Le bulletin des agriculteurs /, 1 juillet 2003, juillet
Pour Marie-Josée Plourde et Francis April la réussite réside dans l'adaptation.Certains de leurs projets ont I fonctionné, d'autres I a&psr inattendu.- Nous cultivons la même passion (www.lebulletin.com) JUILLET-AOÛT 2003 BILAN DE SANTE DE LA FERME LAITIÈRE DOSSIER MACHINES DE RÉCOLTE Les fabricants franchissent (Q)Zxx WZ/ZU IHC 3ZH 30 1V3W1N0W noH m slzz 30 fiŒ 31VN0I1VN 3fi03Hi0n8I8 1V331 10d3a/S3n0ia0IM3d "d30 10ZU0ÛZ :3 6SC9S00Z 08 prtH/indf/eS.site sMIboIre Sortie 147 de la Transcanadienne (autoroute 20) .un tâffçireS Bienvenue jeunes agriculteurs delite i\ OURNEES SALON//M\\Ri ,„EoŒ i*e««uiTyM www.lebulletin.com SOMMAIRE >» EN COUVERTURE «< 12 J'ÉVOLUE, TU CHANGES, IL S'ADAPTERA Avant de prendre une décision, Francis April observe, conçoit une hypothèse, la met à l'épreuve et, enfin, mesure les résultats.DOSSIER MACHINES DE RÉCOLTE 42 LES FABRICANTS FRANCHISSENT DE NOUVELLES LIMITES Cette année, l'évolution des moissonneuses, fourragères et presses à fourrage porte surtout sur des consolidations techniques.CULTURES 17 LE CASSE-TÊTE DES GLYPHOSATES Le type de sel n'est pas très important.Toutefois, la formulation peut faire une différence en conditions difficiles.20 LA CÉRÉALE PLANTE-ABRI AIME ÊTRE SARCLÉE La condition ?Qu'elle ne soit pas encore devenue plante-abri.ÉLEVAGE 24 BILAN DE SANTÉ DES FERMES LAITIÈRES 29 MAMMITE : VACCINE.VACCINE PAS 30 BOVIN RIME AVEC SAUVAGINE 33 DES ENZYMES RÉVOLUTIONNAIRES POUR LES PORCS ?36 MALADIES EXOTIQUES DES VOLAILLES SOUS EXAMEN FRUITS ET LÉGUMES 38 PLAN DE MATCH DE LA POMME DETERRE Les producteurs ont leur plan : accroître les superficies de pommes de terre de semence et de pommes de terre pré-pelées.VIE RURALE 50 DIALOGUE AUTOUR DE LA FOSSE Pour éviter les conflits entre citoyens et producteurs, il faut d'abord établir une relation de confiance avec ses voisins.52 JOËL BERNIER: CANDIDAT DANS QUATRE ANS ?Ce producteur ovin de Lévis ne regrette pas son expérience en politique.Au contraire.CHRONIQUES 10 Agenda 8 Billet 10 Billet 56 C'est nouveau 60 Coup d'oeil 59 Cuisine 4 De bouche à oreille 55 Les Delaville 61 Météo août 62 Météo septembre 49 Vie rurale PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE : MARTIN LAPRISE Envoi Postc-publication - Convention 749990-PAP - No d’enregistrement 08866.Nous reconnaissons l’aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d’envoi postal et nos coûts rédactionnels par l’entremise du Programme d’aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.Postes Canada : envoyer les changements d’adresses à Le Bulletin des apiculteurs 4380, Garand, Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3.Periodicals Postage Rates are paid at Lewinston, NY 14092.USPS #012-612.U.S.Post-Master : send address changes to Le Bulletin des apiculteurs P.O.Box 4541, Buffalo, NY 14240.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 3 O ROGERS dlBOU Grains entiers pour poulets Pourquoi ne pas nourrir les poulets de chair aux grains entiers, se sont dit les Européens.Sur ce continent, principalement au Royaume-Uni, 20 % des troupeaux sont partiellement alimentés de grains entiers, tels le blé.Au Canada, l'idée fait son chemin, mais le remplacement de l'alimentation faite exclusivement de moulées complètes n'est pas aussi avantageux sur le plan financier, explique le Dr S.Leeson de l'Université de Guelph, dans un récent article du Canadian Poultry.La forte subvention accordée au blé en Europe explique cet écart.Le Dr Leeson note toutefois que le rendement des poulets à griller nourris de rations diluées avec des grains entiers peut être inférieur de 2 à 3 %, et le rendement de la carcasse peut être réduit de 4 à 5 %.Ceci s'explique par la taille plus importante du gésier du poulet.La plus grande activité de cette partie de l'estomac augmente la quantité de sécrétions et,donc,d'acides.» Un pH bas est, bien sûr, bactériostatique; ainsi, une plus forte activité du gésier peut être un outil contre les populations microbiennes », écrit le chercheur.Cette idée remet en cause la taille des particules des rations de poulets à griller.Qui est le plus fou ?Dans le cas de vache folle découvert en Alberta en mai dernier, le dicton dit vrai :« Le malheur des uns fait le bonheur des autres.» Les « uns » sont les producteurs de bovins et leur industrie.Les « autres » sont ceux qui soit cherchent à tirer avantage de la situation ou qui en bénéficient bien involontairement.Par exemple, les organisations qui militent pour le végétarisme n'ont pas hésité pas à titrer Mad cow hits North America : It's mad to eat meat (« La vache folle frappe l'Amérique du Nord : manger de la viande, c'est fou.») sur le site de People for the Ethical Treatment of Animals (PETA).Dans les jours suivant l'annonce, chacun y allait de ses pronostics sur l'augmentation du prix des autres viandes.Par exemple, Canada Porc International affirmait que cela devrait accroître la demande en porc.Ne nous décourageons pas :« A chaque jour suffit sa peine »,dit bien un autre dicton.Porcs suivis à la trace La mise à jour d'un cas d'ESB en Alberta, le 20 mai dernier, a suscité une foule de questionnements, non seulement dans l'industrie du bœuf, mais aussi en production porcine.Ainsi, le Conseil canadien du porc a reconnu que l'événement avait fait réaliser au Gouvernement et à l'industrie l'importance de lancer leur programme national de traçabilité du porc.Un comité composé de producteurs, de représentants de l'industrie, de vétérinaires et de représentants de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a le mandat de développer un tel programme.Karl Kynoch, membre du comité, affirme que l'objectif est de développer une approche nationale pour découper le Canada en différentes zones permettant de suivre les déplacements des animaux.Ainsi, si l'on peut prouver que des animaux infectés par une maladie exotique n'ont pas séjourné dans une zone en particulier, cette zone exempte pourrait ne pas être touchée par un embargo probable.Un projet à suivre.à la trace.4 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 Fausse alerte En 1994, la région de Milwaukee était la cible d'une infestation de crypto-sporidiose.Soixante-dix personnes en sont décédées, et plus de 400 000 autres en ont souffert à des degrés divers.Le coupable,avait-on conclu à l'époque,était un troupeau de bovins dont les excréments avaient contaminé un ruisseau qui se déverse dans le lac Michigan.Cet événement avait contribué à faire de la cryptosporidiose l'un des principaux ennemis des responsables de la santé publique en Amérique du Nord.Et les éleveurs de bovins s'étaient fait « frotter les oreilles » au passage.Il semble que, cette fois-là, les agriculteurs ont eu le dos large.Le Dr Gavin Meerdink, du Collège de médecine vétérinaire de l'Université de l'Illinois, rapporte que des études ont démontré par la suite que l'infes-tation n'était pas due à un élevage, mais bien à des défectuosités du système municipal de filtration d'eau.De plus, à la suite de recherches menées par diverses institutions dont l'Université Cornell (État de New York), on croit maintenant que les troupeaux de bovins sont rarement, sinon jamais, responsables d'infestations de cryptosporidiose par l'eau potable chez les humains.Les éleveurs de bovins doivent néanmoins garder à l'esprit qu'ils peuvent attraper cette maladie au contact de leurs animaux ou d'équipements contaminés.Celle-ci est présente dans la majorité des élevages laitiers et des élevages vache-veau.La cryptosporidiose cause normalement une diarrhée passagère.Chez les personnes dont le système immunitaire est déjà affaibli, les symptômes peuvent toutefois être plus graves.Contraception génétique pour OGM Des chercheurs canadiens ont développé um technique qui préviendrait la propagation de gènes de cultures génétiquement modifiées des espèces sauvages apparentées.Quoique basée sur le principe du gène Terminator, cette technique aurait l'avantage de permettre aux agriculteurs de ressemer leurs graines année après année.En croisant un spécimen infertile avec un autre J réprimant le gène d'infertilité,on obtient ¦ une nouvelle génération fertile.On peut / donc en ressemer les graines, qui * pourraient s'autopolliniser indéfini- I ment.Cependant,quand on croise un I de ces plants avec un plant sauvage, |¦ ^1 le gène d'infertilité et son répresseur se retrouvent séparés.On obtient donc des plants Z génétiquement modifiés 1 qui sont stériles ou des -/ plants normaux fertiles.L Mauvaise haleine ?Essayez le soya ! Des étudiants de l'Université de Guelph ont conçu un produit à base de soya tout à fait original destiné à combattre la mauvaise haleine.Ces petites bandes pour l'haleine aident également à assurer la santé des os par leur teneur en isoflavones.Les jeunes inventeurs ont décidé d'exploiter les propriétés de ce composant secondaire du soya, qui donne d'ailleurs son nom au produit -.Flavonelce.Il est recommandé de consommer 90 mg d'isoflavones par jour pour prévenir l'ostéoporose.Chaque bandelette en 2 contenant 30 mg, la consommation quo-| tidienne de trois bandelettes pourrait < avoir des effets positifs sur le système § osseux.Flavone Ice a remporté le premier K prix d'un concours universitaire visant à développer de nouveaux usages et marchés au soya.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 X Atout moment, des producteurs jettent leur fiel sur les commerçants qui importent du grain (surtout du maïs) des États-Unis.Il est évidemment très fâchant de voir des entreprises québécoises importer de pleins bateaux de maïs alors que les silos de la province ne sont pas encore vides.Cependant, avant de se fâcher, identifions les raisons qui expliquent pourquoi cette situation survient aussi souvent.Nous ne pourrons pas faire le tour de la question aujourd'hui, mais en voici selon moi la principale raison : l'offre et la demande.Si l'offre ne satisfait pas aux exigences de la demande, il n'y a pas de commerce.Soyons plus précis.Si les consommateurs peuvent obtenir du grain américain livré sur place à 160 $ la tonne et que l'offre des producteurs locaux se situe à 163 $ livré, les acheteurs ne se casseront pas la tête : ils choisiront le maïs du Midwest.De plus,sur le plan logistique, l'achat de maïs au Québec est beaucoup plus compliqué que celui d'un bateau ou de 25 wagons.Le marché des grains est mondial, et nous devons souvent à contrecœur nous y ajuster.Est-ce qu'il y a une solution ?Vendre au lieu d'attendre le Pérou en est une.Mais on ne pourra jamais éliminer de telles importations.Consolons-nous en rappelant que tout le Sud du Québec exporte vers ces mêmes Américains des quantités de grains de plus en plus importantes d'année en année.Mea culpa ou donnant-donnant ?La montée du dollar canadien face au dollar américain aura un impact négatif sur nos exportations de fruits et légumes.C'est l'opinion d'AndréTurenne, directeur général de l'Association des jardiniers maraîchers du Québec.Selon M.Turenne, le Bio-terrorism Act est une menace de taille.Cette loi du gouvernement américain qui entrera en vigueur en octobre aura des répercussions négatives sur nos exportations.Elle obligera les exportateurs à s'immatriculer aux États-Unis et à informer le ministère américain de l'Agriculture (EDA) à midi, la veille de l'arrivée de fruits et légumes à la frontière.Cette mesure réduit sérieusement notre atout principal, qui consiste à dépanner les acheteurs américains : plusieurs d'entre eux nous appellent à 16 h pour faire livrer des légumes à minuit.Bien sûr, les organisations horticoles et le gouvernement fédéral ont entamé des pourparlers en vue d'adoucir ces contraintes administratives qui découlent des événements du 11 septembre 2001.Marché DES GRAINS par Dominic Grégoire Ressources pour producteurs bio Le site Cyber-Help for Organic Farmers présente une foule de renseignements pertinents pour quiconque s'intéresse aux productions biologiques.Le visiteur y trouvera de nombreux liens pour approfondir tant ses connaissances des marchés que les techniques de production.Il couvre à la fois les productions animales et les productions végétales.Un forum facilitera bientôt les échanges entre producteurs.Bien que mis sur pied par la Certified Organic Associations of British Columbia, le site présente de l'information provenant du monde entier mais n'est offert qu'en anglais.Un bon point de départ pour initiés et non-initiés.www.certifiedorganic.bc.ca/rcbtoa TEXTES DE : Luc Gagnon, Nancy Malenfant, Marie-Josée Parent, André Piette et Pierre Sauriol COMMENTAIRES OU SUGGESTIONS : 1 800 361-3877 ou info@lebulletin.com 6 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 Dominic Grégoire est journaliste et producteur de grandes cultures (dgnap@sympatico.caj. Quand vous êtes prêt pour ce qu’il y a de mieux, prêt pour Brent Votre équipement de manutention des grains pouvait sembler adéquat à une certaine époque mais vos attentes en termes d’économie de travail, de durabilité et de fiabilité ne sont plus les mêmes aujourd'hui.Le fait même de constater cette différence démontre que vous êtes prêt pour un chariot à grains Brent®.Les chariots à grains Brent sont de conception ingénieuse.On y dénote un souci des grands et des petits détails tels que la vis en coin brevetée offrant une portée accrue et une meilleure vue de déchargement, ainsi que des surfaces inclinées enduites de graphite assurant un déchargement propre et rapide.Personne ne fabrique un chariot aussi robuste et durable.Vous le constaterez rapidement : boîte d'engrenage à 45°, arbre de sortie de 1 3/4 po, construction robuste en acier, axes et moyeux en alliage d’acier spécial, etc.Même la finition de qualité supérieure est des plus résistantes.Les capacités offertes varient de 450 à plus de 1000 boisseaux.Maintenant que votre expérience vous a démontré ce que doit être un bon chariot à grains, consultez votre concessionnaire dès aujourd’hui pour vous familiariser avec la gamme complète Brent.Vous méritez ce qu’il y a de mieux.llnverferth Manufacturing Company, Inc.P.O.Box 357 • Kallda, Ohio 45853 (419) 532-3121 • FAX (419) 532-2468 unver1erth.com 1 800 322-6301 le BILLET par Nancy Malenfant La guerre de l’étiquetage des OGM se poursuit.Pour beaucoup de gens, l’évidence est là II faut légiférer et obliger l’identification des aliments qui en contiennent : la population a le droit de savoir ce qu’elle consomme.D’autres affirment que ce n’est pas aussi simple que ça.Question de gros sous, pensez-vous ?Parfois oui, mais pas toujours.Le principal cheval de bataille des partisans de l’étiquetage obligatoire est de donner le libre choix au consommateur.Celui-ci doit pouvoir choisir ses aliments en toute connaissance de cause.Leurs opposants répliquent que l’acheteur a déjà la possibilité d’exercer ce droit : il n’a qu’à se tourner vers les aliments biologiques ! La solution semble simple, sauf que les épiceries de village offrant une grande variété de produits biologiques à leur clientèle ne courent pas les rues.Et pour s’engager dans cette avenue, il ne faut pas avoir peur d’ouvrir un peu plus grand son portefeuille.Les aliments certifiés biologiques se vendent plus cher que leurs « homologues conventionnels », que ces derniers contiennent des ingrédients transgéniques ou non.Or, l’identification obligatoire pourrait changer la donne.Selon un document de Y American Soybean Association, une étude sur l’industrie alimentaire menée au Canada révèle que la gestion et l’étiquetage segmentâmes augmenteraient les coûts de la vente au détail de 9 à 10 %.Nancy Malenfant, agronome, est journaliste ( nmalenfant@lebulletin.com).LES ÉTIQUETAGES DES ALIMENTS GM : DE QUOI EN PERDRE SON LATIN! Si l'étiquetage obligatoire entre un jour en vigueur, les normes devront être strictes.Sinon, on court le risque de mêler encore plus le consommateur.La population craint les OGM : on a toujours peur de l’inconnu.Cependant, jusqu’à maintenant, aucune maladie ou autre effet secondaire indésirable n’a pu être attribué à la consommation d’OGM.L’étiquetage obligatoire peut servir à ceux qui préfèrent appliquer le principe de précaution.Ceux-ci préconisent de s’abstenir de manger des aliments contenant des OGM jusqu’à ce que la preuve de leur innocuité soit faite.Cependant, on peut voir la situation d’un autre œil.Par exemple, certaines des biotechnologies à l’origine des OGM permettent de réduire l’emploi de pesticides.Préfère-t-on manger des croustilles faites de mais Bt ou faites de maïs non Bt arrosé d’insecticide ?À l’échelle canadienne, on parle d’établir des normes d’étiquetage volontaire, mais ce n’est pas chose faite.Parmi les éléments empêchant d’atteindre un consensus, il y a la teneur minimale en ingrédients OGM qu’un aliment peut afficher pour être identifié comme tel.Il risque aussi d’y avoir des accrochages au sujet des produits hautement transformés qui ne contiennent plus de trace d’ADN modifié.Devront-ils être identifiés comme les autres ou porter une mention telle « ne contient pas d’ADN ou de protéines génétiquement modifiés, mais est dérivé d’ingrédients GM ».?De quoi en perdre son latin ! k des agriculteurs i agi JUILLET-AOÛT 2003, VOL.86, N" 8 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 info@lebulletin.corn Directeur Simon-M.Guertin, M.B.A.simon@lebulletin.corn Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Rédactrice en chef Sylvie Bouchard, agronome sbouchard@lebulletin.corn Journalistes Nancy Malenfant, agronome nmalenfant@lebulletin.corn Marie-Josée Parent, agronome mjparent@lebulletin.corn Rédactrice-réviseure Marie-Carole Daigle Directrice artistique Sylvie Lévesque Coordonnatrice Johanne Bazinet Collaborateurs AMVPQ, Patrice Beaudry, Patrick Breton, Dominic Grégoire, Léon Guertin, Martin Laprise, André Piette, Ghislaine Roch, Pierre Sauriol Bureau de Montréal Tél.: (514) 845-5141 Fax : (514) 845-6261 Directeur du marketing Thierry-Michel Racicot tmracicot@lebulletin.corn Représentant Claude Larochelle clarochelle@lebulletin.corn Bureau de Toronto Tél.: (905) 838-2826 Fax : (905) 838-3169 Représentante Lillie Ann Morris lamorris@attcanada.ca Coordonnateur de la production Claude Larochelle Rédacteur publicitaire Charles Campbell Tous droits réservés 1991 Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec ISSN 0007-4446 Indexé dans Repère Le Bulletin des agriculteurs, fondé en 1918, est publié par Rogers Media et imprimé par Quebecor World.Éditions Rogers Media L'actualité, Châtelaine, Le Bulletin des agriculteurs, 1001, bout De Maisonneuve O., Montréal (Québec) H3A 3E1 Président : Marc Blondeau Services administratifs et financiers : Suzanne Lamouche, c.a., vice-présidente Marie-Claude Caron, c.a., gestionnaire de l'information financière Rogers Media Président et chef de la direction : Anthony P.Viner Président, Rogers Media Publishing : Brian Sega! Vice-présidente, planification opérationnelle : Immee Chee Wah Vice-président senior : Michael J.Fox Éditeur-conseil : Jean Paré O ROGERS' 8 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 4304 OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! OFFRE EXCEPTIONNELLE DU JAMAIS VU ! Tout sur la ferme dépend de vous.La ferme est votre vie.Et le tracteur est le coeur de la ferme.Massey Ferguson a conçu et fabriqué des équipements de ferme innovateurs et sûrs depuis l'ère des pionniers qui s'établissaient au pays depuis plus de 150 ans passés.Montez à bord d'un MF 8200.Après vous, c'est ce qui est de plus fiable sur la ferme.À QUOI SEffcZ QUAND TOUT # © 2003 AGCO Corporation • 4205 River Green Parkway, Duluth, GA 30096 • 800-767-3221 • www.agcocorp.com • MF037F02V01 1 BILLET Ll par Lionel Levac ASRA cadabra Au début du printemps, les producteurs de maïs du Québec ont réussi à éteindre le feu qui s’était allumé à l’annonce d’une révision à la baisse de leur coût de production par l’Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA).La Financière agricole avait aussi annoncé le remplacement de l’ASRA par la mise en place du CSRA, le Compte de stabilisation du revenu agricole.Ces deux mesures signifiaient l’accès à des compensations moindres par les producteurs qui subiraient une chute de prix des marchés, ainsi que des délais de versement des éventuelles compensations.Parce que la colère était vive chez les producteurs; parce que ceux-ci avaient amorcé des manifestations et maintenaient un ton très ferme et aussi, probablement, parce que les élections approchaient, la mise en place des réformes a été reportée.On a ajusté le coût de production de l’année de production 2001-2002 et consenti des avances pour l’année 2002-2003.Et comme il fallait préparer les travaux agricoles, les producteurs se sont tus et ont utilisé les quelques liquidités obtenues pour amorcer leur nouvelle saison de culture.Or, le silence n’aura qu’un temps.La réforme, à l’évidence même, se fera.Elle semble inévitable.En fait, elle est déjà là.En culture du soya et du canola, c’est le CSRA qui s’applique.De nouvelles protestations des producteurs de maïs pourront-elles les exclure encore longtemps de Lionel Levac est journaliste.Ilya parfois des victoires qui ne sont qu'illusion, qui n'ont pour effet que de repousser de quelque peu l'inévitable.la réforme ?Probablement pas.d’autant plus que le passage au CSRA pourrait fort bien n’être qu’une étape vers autre chose.En fait, les experts de La Financière agricole sont sur le qui-vive.On calcule et recalcule.On fait hypothèse sur hypothèse.Premièrement, comme les sommes allouées par Québec ont été établies pour encore cinq ans, il faut bien planifier, surtout dans le contexte où l’on veut assurer une protection minimale à tous les secteurs de production.Donc, le même gâteau est offert à plus de convives.Deuxièmement, on ne peut maintenant plus inclure les sommes venant d’Ottawa dans les programmes québécois.En vertu du Cadre stratégique agricole canadien (CSA), Ottawa ne versera de l’argent qu’en cas de besoin.Autrement dit, la part d’Ottawa ne sera déboursée que lorsque surviendront des catastrophes, des baisses de prix ou des difficultés de marché.Et l’argent fédéral sera versé directement aux producteurs.Bien des questions surgissent.Le calcul des coûts de production sera-t-il pancanadien ?À quel rythme abaissera-t-on le niveau d’aide aux producteurs de maïs ?Quel sera l’effet de la réforme sur la production ?Verra-t-on des déchirements entre secteurs de production ?Et, enfin, l’UPA pourra-t-elle tenir longtemps le double rôle de défenseur des agriculteurs et de gestionnaire des programmes de sécurité financière ?k 'AGENDA1- ¦ 2 et 3 août Le week-end des saveurs Compton (819)835-5448 ¦ 13 au 24 août Expo Québec Site Expo-Cité, Québec (418) 691-7654 ¦ 19 au 21 août Journées de champs du Salon de l'agriculture Saint-Liboire (450) 771-1226 ¦ 20 août Soirée Gala Concours des jeunes agriculteurs d'élite du Canada, section Québec Hôtel des Seigneurs, Saint-Hyacinthe (418)877-1919 ¦ 30 août au 1 "septembre, 6 et 7 septembre Fête des vendanges Magog-Orford Lac Memphrémagog, Pointe Merry 1 866 890-7304 ¦ 9 au 11 septembre Canada's Outdoor Farm Show Woodstock, Ontario 1 800 563-5441 SERVICES AUX LECTEURS SI VOUS DÉSIREZ • vous abonner, vous réabonner ou offrir un abonnement-cadeau; • nous signaler un changement d'adresse (veuillez préciser l'ancienne adresse); • suspendre temporairement votre abonnement; • nous aviser d'un problème de livraison; • que votre nom ne soit pas divulgué à des entreprises ou organismes sélectionnés, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS: Téléphone (de 9 h à 17 h, heure de l'Est) Montréal: (514) 333-9145 De l'extérieur de Montréal, sans frais : 1 800665-5372 Télécopieur :(514) 333-9795 Site interactif: www.lebulletin.com/abonnement 1001, boul.De Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 3E1 TARIF D'ABONNEMENT (12 NUMÉROS) Canada (taxes incluses): 48,31 $ International: 68$ Tarif en vigueur jusqu'au 31 décembre 2004 Protection des renseignements personnels A l'occasion, nous partageons nos listes d'abonnés avec des sociétés ou des organismes sélectionnés, dont les produits ou services pourraient vous intéresser.Toutefois, si vous préférez que ces données (votre adresse postale ou électronique) ne soient pas partagées et souhaitez que votre nom soit retiré de ces listes, vous pouvez le faire facilement en nous appelant aux numéros de téléphone précisés plus haut ou en nous écrivant à l'adresse électronique suivante :info@lebulletin.com.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 Kverneland Le développement “durable” chez Kverneland = • 1956: Introduction des premières charrues “Hydrein” au Québec • 1982: Lancement des charrues portées et semi-portées à ajustement hydraulique variable (Vari-O-Mat) • 1986.jusqu’à maintenant: Établissement du premier centre de distribution (filiale) Kverneland en Amérique du Nord, à Drummondville, en janvier 1986.Développement de plusieurs nouvelles versions de charrues en mode standard et réversible, dans les gammes portées et semi-portées, particulièrement adaptées aux cultures avec résidus importants en surface (maïs), et dégagements extra-longs de 115 cm entre corps.Résultat: Plus de versoirs “Kverneland” sillonnent les sols du Québec que toute la concurrence réunie! Avec un pareil dossier de “traçabilité”, appuyé par un support technique sans égal dans l’industrie, le leadership Kverneland continue de s’affirmer dans le travail primaire du sol au Québec.Dépliant Charrues Kverneland ?Portées ?Semi-portées ?Réversibles ?Trainées ?Démonstration souhaitée Nom:__________________________________________ Adresse: - No.Tél.: Marque tracteur:.kverneland group BA-07-03 1200, rue Rocheleau, Drummondville, Québec J2C 5Y3, Tél.:(819) 477-2055 http://www.kverne!andgroup.com y BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT EN COUVERTURE J'EVOLUE, TU CHANGES, IL S'ADAPTERA fnmalenfanc@lebulletin.com).Francis April a compris que, pour réussir en agriculture, il faut sans cesse s'adapter.Ce qui signifie aussi ne pas avoir peur de reculer ou de faire un pas de côté devant l'imprévu.PAR NANCY MALENFANT Nancy Malenfant, agronome, est journaliste Francis April, jeune producteur de Saint-Clément (près de Rivière-du-Loup), ne manque pas d'idées ni de ressources.Il a essayé la production d’orge de semence.Il a revu et corrigé plusieurs points de sa régie de culture.Il s’est même lancé en production de lait de chèvre en association avec d’autres éleveurs — tout cela en quelques années.Certains projets ont fonctionné, quelques-uns ont été mis de côté, et d’autres ont pris un virage plutôt inattendu.Après avoir cultivé de l’orge de semence durant quatre ans, il délaisse cette production en 2003.La hausse du prix du mais a joué un rôle déterminant dans sa décision.«J’ai calculé que je perdais de l’argent en produisant de la semence d’orge et en achetant du maïs-grain, explique-t-il.L’automne dernier, pour nourrir mes vaches, j’ai acheté de l’orge ordinaire pour remplacer une partie du maïs.Il devenait illogique d’acheter mon grain alors que je pouvais le produire ici.Cette année, je vais utiliser les superficies que je réservais à l’orge pour cultiver des EN COUVERTURE ' grains mélangés (orge, avoine, blé et avoine nue) que j’utiliserai à la ferme.» Pour alimenter son troupeau de 65 têtes dont 40 vaches en lactation, Francis partage environ 160 hectares entre les fourrages (ensilage et foin sec) et les céréales.Il entretient aussi six hectares de pâturage.Il envisage l’essai de maïs-ensilage pour augmenter Pauto-suffîsance de son entreprise sur le plan alimentaire.« Si je produisais de l’ensilage de maïs, je n’achèterais plus du tout de mai's-grain.Pour l’instant, j’en distribue toujours aux vaches en début de lactation.» Quelques agriculteurs de la municipalité, située dans une zone d’environ 1800 UTM, cultivent déjà du maïs-ensilage.Plusieurs réussissent à obtenir de bons rendements malgré une saison de croissance relativement courte.Francis April semble plutôt optimiste.« Je possède des sols de type sableux ou loam sableux qui sont surélevés et exposés au vent, décrit-il.Je peux semer tôt dans ces champs.Et les gelées d’automne y surviennent souvent plus tard que dans les terres plus basses.» MÉNAGER SON SOL, SON TEMPS ET SES INTRANTS La rotation de la ferme Les Prés verts correspond à trois années de prairies suivies de deux années de céréales.L’implantation des plantes fourragères se fait sous plante-abri à la deuxième année de céréales.Même s’il ne doit labourer que deux années sur cinq, Francis April estime encore que c’est Pour la fertilisation des cultures, on utilise les fumiers fournis par les vaches et les chèvres.Le reste des besoins est comblé par du fumier de poulet solide que l’on fait venir par camion du Nouveau-Brunswick.K verneland La spécialité KVERNELAND: le traitement de l'acier à chaud Pour des pièces à la fois très dures dans les zones de friction.et flexibles aux points d'ancrage (pour éviter le cisaillement) voilà le raffinement de la métallurgie Kverneland! Et c'est à la flèche -f* bien incrustée dans le métal que vous reconnaîtrez la signature Kverneland, qui vous permettra de distancer les besoins de remplacement, et aussi de minimiser vos frais d'opération.Oui, la durabilité est économique! kverneland group 1200 Rocheleau, Drummondville, (Qc) J2C 5Y3, tél.: (819) 477-2055 http://www.k vernelandgroup.corn f 14 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 trop.Il a donc remplacé le labour après la première année de céréales par un passage de rotobêche.À l’automne 2002, il essaie un aérateur-cultivateur conçu pour le travail minimal dans ses vieilles prairies.« J’ai passé un coup de l’appareil AerWay l’automne dernier, après avoir brûlé ma prairie au glyphosate.J’ai refait un autre passage au printemps avant le semis.» C’est beau, respecter le principe de conservation des sols, mais Francis April teste aussi cette technique pour une autre raison.« En travaillant ainsi, je remonte moins de roches à la surface, avoue-t-il.On doit consacrer beaucoup de temps au ramassage.Si cet outil nous permet d’en gagner un peu, nous ne nous en plaindrons pas.» La dernière application d’engrais minéral sur les terres de l’entreprise remonte à trois ans.Ce moment coïncide avec celui où Francis a démarré une chè-vrerie avec deux producteurs du coin.Le fumier des chèvres (partagé entre les éleveurs) et le lisier de ses vaches comblent une large part des exigences des cultures.Pour remplir le reste des besoins, l’agriculteur importe du fumier de poulet solide de la province voisine.La frontière du Nouveau-Brunswick se trouve à environ 70 kilomètres du village de Saint-Clément.« Il est plus économique de faire venir trois chargements de 30 tonnes de fumier que d’acheter et d’épandre de l’engrais, calcule-t-il.J’envoie le camion décharger sur mes terres situées plus loin de la ferme.De cette manière, j’évite de circuler inutilement avec la machinerie sur la route.Je peux charger mon épandeur directement au champ.» Côté désherbage, Francis a élaboré sa propre échelle de tolérance face aux mauvaises herbes.« C’est simple, dit-il : si je ne vois pas beaucoup de mauvaises herbes, je ne fais rien.Je sarcle si j’en trouve un peu plus; quand il y en a vraiment beaucoup, j’arrose ! » Cette échelle peut sembler subjective, mais le jeune agriculteur prend sa décision en pratiquant un dépistage consciencieux.Il évalue la quantité et le type de mauvaises herbes présentes.« Avant, j’appliquais des herbicides systématiquement, sans me poser de questions.Je me rends compte que j’économise temps et argent en visitant mes champs, estime-t-il.Chaque tournée me permet de mieux connaître mes terres : en fin de compte, j’y consacre moins de temps que si je pulvérisais partout.Et j’utilise trois fois moins d’herbicides depuis que je fais du dépistage.» Il a aussi participé à un projet du club agroenvironnemental Sols Vivants Optez pour la 'PulÇÇ-AUCfcet la ! Les tracteurs MF 6200 apportent plus de résistance et de durabilité que vous auriez anticipé d'un tracteur utilitaire ou d'un petit tracteur de culture en rangs.Ils sont dotés de caractéristiques et d'options impressionnantes : • suspension avant QuadLinkMC maintenant la position du pont avant pour offrir le plus doux roulement possible; • manette « joystick » RMS pour un contrôle aisé, précis et mémorisé des distributeurs individuels; • moniteur DatatronicMC II pour gérer plus de 20 fonctions de surveillance, de contrôle et de comparaison; • dispositif AutoDrive™ pour l'égalisation aisée de la vitesse et de l'embrayage; • PdF économique offrant la puissance exigée à des vitesses réduites, tout en réduisant la consommation de carburant, le bruit et l'usure du moteur.MASSEY FERGUSON" Mauey Foguson" ett une fihaJe a pan eotike de la Agio Corporation tXAflh Oofg*.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 15 EN COUVERTURE1 touchant le sarclage mécanique des champs de céréales (voir article La céréale plante-abri aime être sarclée à la page 20).Les résultats de ce projet l’ont incité à adopter le peigne en remplacement des herbicides, dans ses champs de céréales plante-abri.Cependant, il ne favorise l’usage de cet outil que lorsque la pression des mauvaises herbes n’est pas trop élevée.La conjointe de Francis, Marie-Josée Plourde, travaille à l’extérieur et s’occupe de leurs trois jeunes fils, Thomas, Mathieu et Philippe.Il profite cependant de l’aide d’une employée à temps plein, J eanne-Mance Rioux.Il reçoit aussi un sérieux coup de pouce de son père, Toussaint.Même s’il a vendu la ferme % à son fils en 1992, | M.April père reste | en effet actif et par- | ticipe encore aux différents travaux agricoles.DES CHÈVRES, DU LAIT ET DES FROMAGES Francis April, Gabriel Belzile et Luc Veilleux poussent sans doute un soupir de soulagement.Le pire est passé.À l’instar d’autres producteurs du même secteur, ils ont connu la crise des surplus de lait de chèvre.Mais ils en sont sortis gagnants et avec quelques nouvelles idées : huit savoureux fromages de spécialité.Cette aventure a commencé en 1999, quand la demande en lait de chèvre culminait.Les trois natifs de Saint-Clément décident alors de s’associer pour démarrer la Chèvrerie du Cap.Ils font ainsi d’une pierre deux coups.Ils se lancent dans une production d’avenir et créent un débouché pour leurs surplus de foin.En guise de préparation, ils visitent plusieurs entreprises.Il leur faut aussi trouver un groupe de transport du lait.Les chevrettes de remplacement sont retirées immédiatement de leur mère à la naissance.g Elles sont nourries au lait 1 de vache jusqu’au sevrage.| Ils se joignent au groupe Chèvre pur, ^ qui couvre un vaste territoire allant de Saint-Hyacinthe jusqu’au Bas-Saint-Laurent.Un camion viendra récupérer le lait une fois par semaine.Le projet se concrétise en août 2000 : ils louent alors une ferme abandonnée et font l’acquisition d’un troupeau de 150 têtes venant de l’Ontario.Il en compte maintenant 300, dont 180 en lactation.Beaucoup d’autres producteurs s’étant aussi lancés dans l’aventure du lait de chèvre ont abandonné devant les problèmes de commercialisation des surplus.Les trois Clémentois et deux autres éleveurs, Ernest Mosimann et André Pelletier, ont plutôt décidé de mettre leur lait en commun et de le faire Francis April, Ernest Mosimann, Luc Veilleux, Gabriel Belzile et André Pelletier.Les cinq producteurs ont mis le lait de leurs chèvres en commun pour produire huit délicieux fromages sous l’étiquette Les Légendes caprines du Bas-du-Fleuve.Thomas et Mathieu apprécient le caractère sociable de la chèvre.transformer.Ainsi est née l’entreprise Les Légendes caprines du Bas-du-Fleuve.Les huit « légendes » répondent aux exigences et aux goûts de tous par leur diversité : cheddar, brick, parmesan, gruyère et gouda, auxquels s’ajoutent les fromages au poivre et aux fines herbes, ainsi qu’un fromage à rôtir.Pour l’instant, les entrepreneurs commercialisent leurs fromages à l’échelle locale.On les retrouve dans les épiceries, les dépanneurs et les restaurants de la région.Vu leur succès, on peut prévoir que leur marché s’étendra assurément très bientôt, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 GRANDES CULTURES CASSE-TÊTE des GLYPHOSATES Quand on veut comparer des marques de glyphosate, le type de sel n'est pas très important Toutefois, la formulation peut faire une différence en conditions difficiles.PARWONTHÉRIEN 3111 SAGRlt:uu*riF!^tjqi LE E5ULLETIN.DL Un marin du printemps dernier, je reçois une publicité vantant les mérites d’un herbicide à base de glyphosate : ses graphiques et images en couleurs sont très convaincants.Quelques jours plus tard, un représentant d’une compagnie me vante les mérites d’un autre herbicide à base de glyphosate dont je n’ai jamais entendu parler.Tout cela m’amène à me demander combien il existe au juste d’herbicides contenant du glyphosate.Y a t-il vraiment une différence entre tous ces produits ?Que faut-il évaluer avant de choisir ?Le glyphosate est arrivé sur le marché agricole dans les années 1970 sous le nom de Roundup, Yvon Thérien est agronome.lancé par Monsanto.Depuis, les ventes ont progressé de façon vertigineuse.Il se vend maintenant plus de trois milliards de dollars de ce pesticide par année dans le monde.En fait, c’est maintenant le plus vendu au monde.Le brevet canadien accordant à Monsanto l’exclusivité du Roundup a pris fin en 1994.Depuis cette date, d’autres compagnies peuvent légalement fabriquer et vendre un herbicide contenant du glyphosate.Devant des ventes mondiales de 3 milliards de dollars, il n'est pas surprenant que plusieurs compagnies aient flairé la belle affaire et mis sur le marché de nouveaux produits similaires.Au Canada seulement, on trouve plus d’une douzaine d’herbicides agricoles à base de glyphosate (voir le tableau à GRANDES CULTURES' DU SEL DANS LE MÉLANGE.La matière active du glyphosate est un acide organique.C’est sous cette forme que les mauvaises herbes absorbent la matière active.Peu importe la marque utilisée, les mauvaises herbes n’y voient que du feu : les herbicides contiennent tous le même produit de base.Le glyphosate à l’état pur n’est pas très pratique à utiliser.Il se présente sous forme de poudre blanche, cristalline, qui ne se dissout pas dans l’eau.Pour contourner ce problème, les chimistes À l’état pur, le glyphosate ne se dissout pas dans l’eau.Pour contourner le problème, les chimistes ont développé des sels de glyphosate comme le sel d’isopropylamine.ont élaboré des sels de glyphosate.On les fabrique en remplaçant une partie de la molécule de l’ingrédient actif par un sel, comme le sel d’isopropylamine.Le nouveau composé obtenu peut être facilement ajouté à l’eau et il se mélange avec plusieurs autres produits.Les marques de glyphosate se distinguent d’abord par le sel utilisé.La majorité des produits sont faits de sel d’isopropylamine.Il existe d’autres types de sel.Cependant, ils présentent presque tous la même activité.Quand un sel de glyphosate est mélangé à l’eau du réservoir, il se dissout en ses deux composés de base, soit l’acide de glyphosate et le sel.Peu importe le type de sel utilisé, l’acide de glyphosate sera absorbé par les feuilles des mauvaises herbes et diffusé dans la plante jusqu’à son point d’action.Le sel associé à la molécule de glyphosate n’a aucune activité herbicide.Cependant, il y a une exception : le sel de triméthylsulfonium, que l’on retrouve dans le Touchdown 480.Ce sel brûle le tissu vert de la feuille; ce phénomène peut être un avantage, car il accélère le jaunissement des plantes atteintes.Il peut cependant devenir un désavantage quand on l’utilise sur des cultures Roundup Ready, car il laissera des marques de brûlure sur les feuilles.Le Touchdown IQ g a prime vient a point.Cari Boivrin Directeur des ventes | À l'échelle mondiale, de plus en plus de pays sont prêts à payer davantage pour s'assurer de la traçabilité du soya d’alimentation humaine qu'ils importent afin de rassurer leurs consommateurs.Les pays asiatiques et européens constituent les principaux importateurs de soya, mais également les plus exigeants en termes de qualité.Des événements, comme la maladie de la vache folle, avec lesquels ces pays ™ ont eu à composer, nous permettent k de comprendre leurs exigences en matière de traçabilité.Le système de traçabilité exceptionnel mis en place par Leblanc 6 Lafrance ^ lui a permis, en quelques années, de prendre le leadership au Québec dans la commercialisation du soya à l'échelle ™ internationale.Grâce à cet avantage stratégique, Leblanc 6 Lafrance à qui sait exporter! donne la possibilité aux producteurs du Québec d'avoir accès à ces marchés lucratifs et de récolter des primes pour la qualité du soya qu'ils produisent.LE SOYA QUÉBÉCOIS, RECHERCHÉ PAR LES ACHETEURS MONDIAUX Le Québec possède des avantages lui permettant de se démarquer sur des marchés-niches tels que les marchés de soya IP pureté variétale et de soya non transgénique.Tout d'abord, comme la production de soya transgénique est moindre ici qu'aux États-Unis ou en Ontario, les risques de contamination des lots sont moins élevés, offrant ainsi une meilleure sécurité aux acheteurs.À cela s'ajoute la pureté des cultivars québécois offerts par les compagnies de semences qui ont su tenir compte des besoins des acheteurs mondiaux.Enfin, puisque la majorité des semences utilisées au Québec, toutes cultures confondues, sont acceptées par l'Union européenne, cela facilite la circulation de nos grains sur les marchés étrangers.Pour plus d'information sur les marchés d'exportation, communiquez avec nous au 1 800 361-3916.mmmmmm il SOYA IP / NON OGM : Avec un contrat, c'est plus payant! /.¦ 4 — —1000 ml — toA — 800 — 700 — 600 — 500 — 400 300 Leblanc & Lafrance inc.LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 HERBICIDES DE GLYPHOSATE LES PLUS COURANTS AU CANADA Marque Compagnie Sel de glyphosate Concentration en acide de glyphosate Homologation pour cultures Roundup Ready Soya Maïs Canola Roundup original Monsanto Isopropylamine 356 g/L ?RoundupTransorb Monsanto Isopropylamine 360 g/L ?Roundup Dry Monsanto Monoammonium 68,5 % de sel Renegade Monsanto Isopropylamine 356 g/L ?Glyfos Cheminova Isopropylamine 356 g/L ?Credit Nu-Farm Isopropylamine 356 g/L Touchdown 480 Syngenta Triméthylsulfonium 330 g/L Touchdown IQ Syngenta Diammonique 360 g/l ?Vantage Dow Agrosciences Isopropylamine 356 g/L ?Vantage plus Dow Agrosciences Isopropylamine 360 g/L ?Factor IPCO Isopropylamine 356 g/L lancé cette année par Syngenta résout ce problème en utilisant un nouveau type de sel plus doux pour la culture.LE SECRET EST DANS LA RECETTE C’est la formule de fabrication de l’herbicide qui distingue le plus les marques de glyphosate entre elles.Dans un bidon d’herbicide de glyphosate, le tiers du contenu est de la matière active.Le reste est composé des différents produits chimiques que le fabricant a ajoutés pour en faciliter l’utilisation et améliorer l’efficacité.La formulation d’herbicides mise sur plusieurs types de composantes chimiques.Les adjuvants facilitent la dispersion de la matière active dans l’eau du réservoir, augmentent la compatibilité avec d’autres herbicides et réduisent la formation de mousse.Les surfactants, quant à eux, augmentent la surface de contact entre la goutte d’herbicide et la feuille.De plus, ils facilitent la pénétra- tion de la matière active dans la cuticule de la feuille, d’où elle sera diffusée jusqu’au point d’action.La nature et les proportions des produits utilisés sont un secret industriel.Les manufacturiers ne sont pas tenus d’en informer les utilisateurs.Y a-t-il un grand écart d’efficacité entre les différentes formulations sur le marché ?Tout dépend des conditions d’utilisation du produit.En conditions idéales, on note très peu de différence; par contre, en moins bonnes conditions comme c’est Les surfactants empêchent les gouttes d’herbicide de perler à la surface des feuilles, assurant ainsi un meilleur contact entre l’herbicide et la feuille.souvent le cas au champ, certains se distinguent.Certaines formulations permettent au glyphosate de mieux adhérer à la feuille et de la pénétrer plus rapidement, ce qui réduit le lessivage par la pluie.D’autres formulations contiennent plus d’agents chimiques, qui protégeront la matière active contre des éléments indésirables présents dans l’eau de dilution.Sur le marché, trois fonnulations de glyphosate se distinguent par leur contenu en surfactant, soit Roundup Transorb, Touchdown IQ et Vantage plus.Ces marques contiennent aussi davantage de glyphosate au litre.L'ÉTIQUETTE Le mode d’emploi diffère aussi considérablement d’un herbicide de glyphosate à l’autre.Par exemple, seuls quelques glyphosates sont homologués en prévision du désherbage du soya, du maïs et du canola Roundup Ready.Les cultures et les utilisations mentionnées sur l’étiquette ne sont pas toutes les mêmes.Les possibilités de mélange en réservoir avec un autre herbicide varient aussi selon le produit, te LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 19 PHOTOS : ÉTIENNE BOUCHER GRANDES CULTURES' LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 La condition ?Qu'elle ne soit pas encore devenue plante-abri.D RENDEMENT DES CÉRÉALES À L'AUTOMNE 2001 SELON LA MÉTHODE DE DÉSHERBAGE PAR NANCY MALENFANT La méthode est simple.On sème d’abord sa céréale seule.Quelques semaines plus tard, on passe un coup de peigne.L’outil équipé d’un semoir pneumatique implante en même temps les plantes fourragères.Une étude du club agroenvironnemental Sols Vivants a établi la faisabilité de cette méthode en remplacement des herbicides.Plusieurs agriculteurs n’utilisent pas d’outils de désher-bage mécanique.C’est particulièrement vrai chez ceux qui pratiquent des rotations principalement axées sur les fourrages, c’est-à-dire une ou deux années de céréales suivies de quelques années de prairie.Le sarclage mécanique convient aux céréales en semis pur, mais il devient plus risqué, voire impossible, si celles-ci sont associées à des plantes fourragères.Ces dernières semblent plus fragiles que les céréales au stade propice au sarclage.On attribue cette vulnérabilité à leur petite taille et à leur faible enracinement.Le passage du peigne ou de la houe rotative risque alors de détruire les plantules.« Nous voulions comparer deux méthodes d’implantation des plantes fourragères, expose l’agronome du club Sols Vivants, Philippe Dionne.Il fallait vérifier la faisabilité et la rentabilité du remplacement des herbicides par l’implantation avec un peigne-semoir.» La méthode standard consiste à semer les graines fourragères en même temps que les céréales.Dans ce cas, on utilise un herbicide sélectif contrôlant les mauvaises herbes annuelles.La méthode proposée amène plutôt à semer la céréale plante-abri et, au besoin, à effectuer un passage de peigne en prélevée.Vers le stade trois feuilles de la céréale, on a fait l’implantation des plantes fourragères, suivie d’un passage de peigne équipé d’un semoir pneumatique.À des fins de comparaison, on a conservé une zone témoin.Dans cette parcelle, on a semé simultanément céréales et plantes fourragères, mais on ne pratique aucun désherbage.DES RÉSULTATS RÉVÉLATEURS À la récolte, les deux techniques de désherbage donnent un rendement en céréales équivalent (voir le graphique 1).Nancy Malenfant, agronome, est journaliste ( nmalenfant@lebullecin.com,).ID S, 1 Témoin Peigne 1X Méthodes de désherbage - - L _ BIOMASSE SÈCHE DES MAUVAISES HERBES ANNUELLES À L'AUTOMNE 2001 SELON LA MÉTHODE DE DÉSHERBAGE 300-i JS "55 ai I € Ê $ ii ta E Témoin Peigne IX Herbicide Méthodes de désherbage En fait, les parcelles sarclées mécaniquement donnent un rendement un peu supérieur (3688 kg/ha) à celles qui sont désherbées chimiquement (3175 kg/ha).Le passage du peigne stimule probablement le tallage de la céréale et active la minéralisation de l’azote du sol.La récolte de la parcelle témoin non désherbée se situe à mi-chemin entre les deux traitements, soit à 3449 kg/ha Les rendements moyens des diverses parcelles ne diffèrent pas de façon significative.« Ces résultats appuient nos observations sur le terrain, dit Philippe Dionne.Dans les conditions de l’essai, les infestations de mauvaises herbes semblaient plutôt faibles.Elles ne justifiaient peut-être pas une intervention chimique ou mécanique.» « On a aussi réalisé une analyse économique, ajoute le conseiller.Pour ce faire, on a utilisé le revenu généré par la récolte, duquel on a retranché les frais de désherbage.On voulait voir si la réduction des herbicides représentait un avantage économique intéressant, ce qui pouvait être particulièrement le cas en culture de céréales grainées.» L’analyse démontre que l’utilisation du peigne rapporte LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 2 SOURCE : CLUB SOLS VIVANTS SOURCE :CLUB SOLS WANTS GRANDES CULTURES' 70,82 $ de plus par hectare que l’application d’herbicides (voir le tableau à la page suivante).De plus, elle ne coûte que 4,54 $ de plus que la culture en champ non désherbé.Comme elle combat efficacement les mauvaises herbes annuelles (voir le graphique 2), cette méthode associe économies et tranquillité d’esprit.« L’objectif demeure toujours le même, résume M.Dionne : se rapprocher du rendement maximal tout en diminuant son risque.Le semoir-sarcleur concilie bien ces deux aspects.» Le projet de 2001, financé par le programme agroenvironnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire et le Plan d’action Saint-Laurent Vision 2000, a été prolongé en 2002.Cette dernière étape visait à constater la qualité de l’implantation des plantes fourragères.Les légumineuses ne souffrent pas du délai au semis (de trois à cinq semaines) Pour l’expérience, il a fallu adapter ce semoir destiné au semis direct de prairie.La tôle niveleuse et la section aérateur, normalement placées devant le peigne, ont été retirées.« En 2000, le représentant de la compagnie Einbôck, en Ontario, m'a révélé que c'était la première fois qu'il faisait venir des semoirs de ce type au Canada, raconte l'agronome du Club Sols Vivants, Philippe Dionne.À sa connaissance, il s'agissait même des premiers à être importés dans toute l'Amérique du Nord.» À l'origine, le peigne-semoir utilisé dans l'expérience était un semoir à semis direct pour prairies.Aux fins de l'essai, on a modifié quelque peu sa vocation.« On a laissé tomber la tôle de nivellement, qui était optionnelle.On a aussi enlevé la section servant à aérer et à écroûter.On n'a conservé que la partie peigne-semoir et les rouleaux-tasseurs.» UN SEMOIR UNIQUE EN AMÉRIQUE DU NORD 231, chemin Thames E.Exeter (Ontario) NOM 1S3 1308, route 137 Sainte-Cécile-de-Milton (Québec) JOE 2C0 Tél.: (519) 235-0840 Fax : (519) 235-2931 Tél.: (450) 778-0444 Fax : (450) 778-0440 CHARRUES KONGSKILDE OV RUM 22 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 PLUSIEURS MODELES OFFERTS I CT : porté I CX, DX : porté réversible DTL : semi-porté CVL, DVL : semi-porté réversible CXL flexible, série 6000 : traîné KONGSKILDE MODELE DTL Encore plus de dégagement, soit 115 cm entre les versoirs 85 cm de hauteur Disques de 22 po Réglage hydraulique variable Conduite hydraulique Déclenchement facilement réglable selon le type de sol imposé par la technique du peigne-semoir.Par contre, le pourcentage de recouvrement des graminées révèle les difficultés d’une implantation au semoir pneumatique.Cette situation tiendrait au fait que les graminées offrent une compétitivité moindre aux céréales déjà en place.Les graminées profitent aussi d’une saison de croissance écourtée.Leur développement moins vigoureux peut découler de ce semis retardé.Même si la méthode d’implantation n’a été évaluée que sur une année, les résultats sont positifs.« Nous concluons que cette méthode convient à nos conditions.Cependant, les producteurs ANALYSE ÉCONOMIQUE DES DEUX METHODES D'IMPLANTATION DES PLANTES FOURRAGÈRES ET DE LA PARCELLE TÉMOIN Méthode d'implantation Revenus-coûts ($/ha) Différence par rapport à la méthode standard ($/ha) Standard avec herbicide 407,50 — Avec passage de peigne équipé de semoir pneumatique 478,32 +70,82 Standard sans herbicide (témoin) 482,86 +75,36 Source .Club Sols Vivants qui voudront en faire l’essai devront obtenir un encadrement adéquat.Il faut maîtriser ou connaître certains facteurs, comme le réglage de la machine, son sol et le climat régional.» LE RESPECT DES RÈGLES DE BASE Le peigne-semoir pneumatique nécessite le respect de quelques principes élémentaires.D’abord, il faut semer la céréale plante-abri dès que possible au printemps, pour ne pas retarder le semis des plantes fourragères.Si les conditions climatiques repoussent trop la date du semis, il vaut mieux semer les deux cultures en même temps.De même, l’implantation au semoir pneumatique doit impérativement se faire au stade trois feuilles de la céréale.Au-delà de ce stade, les chances de réussite diminuent.Il est bon d’augmenter la proportion des graminées dans le mélange fourrager, car elles s’implantent plus difficilement que les légumineuses.Le semoir doit être réglé pour que le taux de semis des céréales représente 70 % du taux recommandé en semis pur.Cette recommandation s’applique à la technique d’implantation standard.Pour faciliter le regain de la prairie après la récolte des céréales, mieux vaut éviter d’andainer les céréales et choisir une espèce et un cultivât hâtifs.L’orge représente alors un choix intéressant, te DESHERBERTOT, C'EST GAGNANT! On sait que le maïs doit être exempt de mauvaises herbes durant la période critique de 3 à 8 feuilles.Mais sait-on pourquoi?Bien sûr, la mauvaise herbe concurrence la culture pour s’approprier l’eau et les nutriments.Mais en plus, elle affecte la qualité de la lumière qui parvient aux plantules de mais, ce qui provoque une réaction dommageable d’évitement de l’ombre.Le professeur Clarence Swanton, de l’Université de Guelph, a démontré que le maïs réagit à la présence d’une mauvaise herbe à proximité de la même manière que s’il se trouvait sous un couvert végétal.En fait, la qualité de la lumière est aussi importante que sa quantité.En effet, la première défense d’une plante contre une mauvaise herbe repose sur sa capacité à percevoir des changements de qualité de la lumière.Or, une mauvaise herbe reflète la lumière différemment du sol nu.La plante perçoit donc le signal lumineux émis par la mauvaise herbe comme un déclencheur qui l’incite à accélérer sa croissance.Les petits plants ont alors une surface foliaire supérieure et accumulent plus de matière sèche, ce qui peut sembler positif.Malheureusement, ce n’est pas le cas ! La tige et les feuilles croissent en effet exagérément, au détriment de l’élon-gation du réseau racinaire.La plante achemine ses ressources dans sa partie supérieure, n’en laissant guère aux racines.Le potentiel de rendement perdu à ce moment ne sera probablement pas récupéré au cours de la saison de croissance.(N.M.) LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 23 LAIT SANTE En production laitière, on a l'impression que les temps sont de plus en plus difficiles.Comment la situation économique des entreprises évolue-t-elle réellement ?Une étude en donne un aperçu.PAR ANDRE PIETTE André Piette, agronome, est journaliste agricole fapiecce@apexcommunications.org).De nombreuses voix s'élèvent pour déplorer l’endettement élevé des entreprises laitières et leur marge bénéficiaire rachitique.Cette impression est-elle fondée ?Pour en avoir une idée précise, quatre groupes-conseils des régions de Québec et de la Beauce ont uni leurs forces et mesuré l’évolution de leurs entreprises membres en sept ans (soit de 1996 à 2002, inclusivement).Les groupes en question (GCA Beaurivage, GCA Beauce-Frontenac, GCA Chaudière-Etchemin et GCGA Lévis-Bellechasse) ont constitué une banque de 68 entreprises au sujet desquelles ils possèdent des données complètes et validées touchant ces sept années.Le conseiller du groupe Beauce-Frontenac, Michel Vaudreuil, a ensuite analysé leur performance sous toutes les coutures.Il a présenté les résultats de son étude lors d’une assemblée tenue à Saint-Joseph-de-Beauce, le 29 avril dernier.Bien sûr, il ne s’agit que des résultats de 68 entreprises.Nul n’affirme que ce portrait reflète fidèlement ce qui s’est produit dans l’ensemble de l’industrie laitière québécoise.Nous croyons toutefois que les tendances qui s’en dégagent sont représentatives de l’ensemble de la province.! 24 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 CLE BULLETIN DES AGRICULTEURS ÉVOLUTION DE L'ENDETTEMENT PAR HECTOLITRE 130 125 120 115 110 105 100 01 02 98 99 00 96 97 "Or Dette/hl 300000$ 250000$ 200000$ 150 000$ GRAPHIQUE 3 ÉVOLUTION PRODUITS BRUTS 96 97 98 $ CAPACITÉ DE REMBOURSEMENT % solde résiduel % paiements % retraits % dépenses 96 98 99 LES TROUPEAUX GROSSISSENT.Il est clair pour tous que les fermes grossissent.L’étude quantifie l’impression.Le quota moyen des 68 fermes s’est accru de 10 kilos/jour.De 29 kilos en 1996, il a atteint 39 kilos en 2002 : une hausse de 34 % ! Évidemment, la productivité des troupeaux a augmenté pendant cette période.Or, pour que la production gonfle de 34 % en 7 ans, il a nécessairement fallu que le nombre de vaches par troupeau augmente lui aussi (voir l’encadré à la page 26).LES DETTES AUSSI Sans surprise, le grossissement des troupeaux s’accompagne d’un accroissement de l’endettement.On ne parle pas de peanuts, ici.Pendant la période de sept ans, l’endettement par hectolitre, un paramètre avec lequel bon nombre de producteurs sont habitués de jongler, est passé de 85 à 129 $.Cela correspond à une augmentation de 53 % (voir le graphique 1) ! A quoi ont servi ces emprunts ?À acheter du quota, en priorité : 43 % des 535 000 $ investis en moyenne par chaque ferme ont servi à cette fin.L’acquisition de machinerie arrive bonne deuxième, à 29 %.La construction et la rénovation de bâtiments suit, affichant 22%.L’achat de terre n’a représenté que 5 % des investissements.C’est un fait intéressant si l’on considère qu’une partie des fermes de l’étude se trouve en Beauce, une région où le prix des terres a augmenté considérablement.Visiblement, ce ne sont pas les producteurs laitiers qui ont fait gonfler le prix des terres.ET LE CHIFFRE D'AFFAIRES AUSSI, BIEN SÛR Évidemment, et heureusement, les investissements auxquels ont servi ces emprunts ont fait progresser le chiffre d’affaires moyen des exploitations.Évalués à 170 000 $ en 1996, les produits bruts, comme on les appelle, ont augmenté régulièrement chaque année subséquente, pour atteindre 270 000 $ en 2001.Ils ont ensuite descendu à 260 000 $ en 2002 (voir le graphique 2).Michel Vaudreuil attribue ce plafonnement à la réduction du cheptel survenue cette année-là à la suite de changements à la réglementation sur les surplus de production de lait.Le conseiller a calculé que 65 % de la hausse des produits bruts survenue entre 1996 et 2001 découle de l’augmentation du volume de lait, alors que 25 % provient de la hausse du prix du lait et 10 %, de l’augmentation de la valeur des animaux commercialisés.LE SOLDE RÉSIDUEL BAISSE On a emprunté, on a investi, on a grossi.mais fait-on plus d’argent ?Une fois que l’on a réglé les dépenses, remboursé les emprunts (capital et intérêt) et fait des retraits pour se verser un salaire et payer les impôts, que reste-t-il ?Au bas de la colonne doit figurer un solde résiduel qui permettra de remplacer ce râteau à foin qui rendra l’âme d’un jour à l’autre — bref, grâce auquel on pourra renouveler des immobilisations.« On vise un solde résiduel de 5 à 8 % », mentionne Michel Vaudreuil.Eh bien, tout allait mollo jusqu’en 2001 (voir le graphique 3) ! Entre 1998 et 2001, les entreprises affichaient un fort bon solde résiduel de 7 %, ce qui équivaut à!8 000$.En 2002, les choses se sont gâtées : le solde a chuté à 4 %, ou 10 000 $.« Huit mille dollars, c’est peu par rapport à un chiffre d’affaires de 260 000 $, s’empresse de signaler Michel Vaudreuil.Et si ça durait cinq ans, l’endettement risquerait de s’alourdir.» Deux facteurs expliquent cette baisse.D’une part, le cheptel a diminué en 2002, pour les raisons que l’on sait.D’autre part, la tranche des paiements s’élargit (bien que ce ne soit pas évident au graphique 3).En 1997, ils représentaient 21 % du chiffre d’affaires.En 2002, cette proportion était passée à 25 %.C’est autant d’argent qui ne s’est pas retrouvé dans le solde résiduel.Par ailleurs, l’étude révèle que le coût LE BULLEnN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 25 LAIT de vie s’est accru de près du tiers entre 1996 et 2001, pour ensuite baisser légèrement en 2002.MAIS L'EFFICACITÉ DU TRAVAIL BONDIT Silos, mélangeur RTM, distributeur automatique.On a investi dans l’espoir de générer davantage de revenus avec la même main-d’œuvre.Les résultats sont tout simplement spectaculaires.En effet, l’étude démontre hors de tout doute que l’efficacité du travail a bondi, quelle que soit la façon dont on la mesure : RST/UTP, Produits bruts/UTP, Lait/UTP (voir le graphique 4 à la page suivante).« L’efficacité du travail s’est améliorée chaque année, à l’exception de 2002, où les Produits bruts/UTP ont décliné légèrement, note le conseiller.C’est un signe de dynamisme éloquent.» CEUX QUI N’ONT PAS GROSSI S’EN TIRENT MIEUX.POUR L’INSTANT Le conseiller Michel Vaudreuil s'est livré à un exercice fascinant : il a fait une seconde étude en ne retenant que les fermes dont le troupeau n'a pas augmenté de taille depuis 1996.Elles constituent 19 des 68 fermes de la banque.En 2002,ces fermes comptent en moyenne 38 vaches.Entre 1996 et 2002, leur quota est passé de 28 à 32 kg/jour.Donc,elles sont nettement plus petites que la moyenne.Évidemment, elles sont aussi moins endettées.En fait, elles l'étaient déjà moins en 1996 (79 $/hl contre 85 $/hl).Or, l'écart s'est accru en 2002:104 $/hl contre 129 $/hl.Elles ont investi sensiblement de la même façon que les autres, le quota et la machinerie décrochant la manne.Les répercussions sont de prime abord surprenantes.Alors que, dans l'ensemble des fermes, le solde résiduel s'est détérioré à partir de 2000, il s'est amélioré dans ces fermes.Notons que, en 1997,20 % de leur chiffre d'affaires allait aux paiements.En 2002, cette proportion s'est maintenue.Non seulement leur solde résiduel s'est-il stabilisé, mais leur retrait par UTP a surpassé celui de l'ensemble des fermes : 20 800 $ contre 19 400 $.Enfin, leur coût de production réel est passé légèrement sous la barre du prix reçu.« Le groupe des 19 fermes s'en tire mieux maintenant sur le plan de la trésorerie, constate Michel Vaudreuil.Cependant, ça ne veut pas dire qu'il s'en tirera mieux dans quelques années.En théorie, ceux qui ont investi devraient faire des gains d'efficacité.En pratique, on verra.Tout dépend : sauront-ils continuer à faire des investissements rationnels ou succomberont-ils à la tentation de se payer la traite ?» lOième TARIF PAR PERSONNE* 4 jours et 3 nuits, du 9 au 12 septembre 2003 Simple 663.00 $ CAN Net Double/jumeaux 499.00 $ CAN Net Triple 452.00 $ CAN Net Quadruple 429.00 $ CAN Net * Repas compris Canada's Outdoor Farm Éto 9,10,11,2003 Ontario, Canada 10“'"'e anniversaire du Canada’s Outdoor Farm Show La plus grande foire agricole commerciale en plein air à se tenir au Canada vous convie à son lôlèmc anniversaire.Des accompagnateurs bilingues, un pavillon du Québec VIP et des visites guidées en français vous y attendent.Offrez-vous une journée à la foire de Woodstock (Ontario) et profitez-en pour visiter l’un des nombreux attraits de la région : les Mille-Îles, les chutes Niagara et Kingston.Réservation avant le 31 juillet 2003.— Divers points de prise en charge par autocar partout au Québec.Communiquez avec Voyages Escapade, au (866) 470-7071 ou visitez le www.voyagesescapade.com.26 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 COÛT DE PRODUCTION DU LAIT EFFICACTÉ DU TRAVAIL (RST/UTP) GRAPHIQUES GRAPHIQUE 4 20000$ 15 000$ .ET L'ÉCART RÉTRÉCIT ENTRE PRIX CIBLE ET PRIX REÇU Observez bien le graphique 5.La courbe du haut montre ce qu’il a en coûté réellement pour produire du lait; celle du bas, ce que l’on a reçu pour ce même lait.La première s’est rapprochée de la seconde et l’a presque rattrapée en 2002.Ne nous méprenons pas sur la conclusion à tirer de cette tendance.Elle démontre une amélioration, et il y a tout lieu de s’en réjouir.Mais en offrant un salaire moyen de 19 000 $, le lait n’a pas encore atteint le statut de pétrole blanc ! N’oublions pas non plus que la hausse de l’endettement fragilise les entreprises.S’il continuait en ce sens, le coût de production pourrait recommencer à s’éloigner du prix reçu.Et si les taux d’intérêt, qui sont exceptionnellement bas, montaient rapidement, le choc serait douloureux pour plusieurs.Heureusement, pour l’instant, il semble appelé à rester stable, k Les éléments fondamentaux de la biosécurité ' .Il existe une formule éprouvée pour atteindre vos objectifs en matière de biosécunté.La désinfection fait partie intégrante de l’équation.Ajoutez la désinfection.Supprimez les pathogènes.Optimisez votre rendement! Faites échec à la contamination et à la propagation des maladies en misant sur la puissance de produits haute performance tels que Virkon, le biocidele plus avancé du monde, et hyperox.Vétoquinol 2000.chemin Georges, I avaltrie (Québec) Canada |0K 1H0 1-800 363-1700 www.veioqumol.ca LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 27 Comment prévenir la mammite à coliformes Discutez avec votre vétérinaire des façons de prévenir la mammite à coliformes.Voici quelques mesures préventives : • Environnement propre et sec • Vaccination contre les coliformes, au tarissement • Gestion de l’alimentation des vaches en transition Méthode et équipement de traite appropriés ' Abreuver et alimenter après la traite afin d'inciter les vaches à rester debout Le saviez-vous ?La bactérie E.coli, la principale cause de la mammite à coliformes, se multiplie rapidement «Dans un environnement théoriquement parfait», affirme le DrTiemann, «une bactérie £.coli peut se multiplier et atteindre une masse dépassant la masse de la planète en moins de 24 heures.Heureusement, elles manquent de ressources avant d’en arriver là.Mais cet exemple illustre bien la menace que représente cette redoutable bactérie».Escherichia Coli Bacterin-Toxoid Mammite à coliformes : une maladie foudroyante L industrie laitière a fait de grands progrès dans la lutte contre la propagation de la mammite contagieuse.Malgré son avancement, voici qu’un nouveau danger menace : la mammite à coliformes.Cette maladie peut rapidement prendre une forme clinique très sévère pouvant causer la mort de l’animal ou la perte d’un quartier, forçant ainsi une mise à la réforme précoce.L’entretien de l’équipement, les bains de trayons et les traitements intramammaires au tarissement ne préviennent pas adéquatement la mammite à coliformes, contrairement à la mammite contagieuse.«Les bactéries associées à la mammite à coliformes sont différentes de celles de la mammite contagieuse», explique le Dr Martin Tiemann, DMV, Merial Canada.«Escherichia coli est la bactérie la plus fréquemment incriminée dans les cas de mammite à coliformes, mais il existe d’autres agents pathogènes importants».Cette «forme environnementale» de mammite frappe habituellement les vaches les plus productives, et ce, au tout début de leur période de lactation», affirme-t-il.Les vaches sont encore plus vulnérables dans les troupeaux où les comptes somatiques sont inférieurs à 200 000 cellules par millilitre, quantité détectée à l’état de trace seulement, dans le cadre du test californien de dépistage des mammites.Un trayon non protégé représente un milieu idéal pour les bactéries coliformes, lesquelles peuvent se multiplier à un rythme exponentiel si les producteurs ne ripostent pas à l’aide d’un traitement efficace.Voici les principaux signes cliniques : • Fièvre allant jusqu’à 40 °C (104 ° F) • Chaleur, rougeur et enflure au niveau du pis • Diminution soudaine de la production laitière • Inappétence • Déshydratation • Diarrhée Selon les explications du DrTiemann, les dommages causés par les bactéries coliformes sont attribuables aux endotoxines, un sous-produit chimique du cycle de vie des coliformes, qui tuent les cellules tissulaires et les leucocytes avoisinants.Les antibiotiques ne sont d’aucun secours, puisqu'ils ne font que tuer les bactéries coliformes et libérer encore plus d’endotoxines.Il vaut donc mieux aider les vaches à acquérir une solide immunité contre cette maladie et l’endotoxémie qui s’ensuit.«L’administration du vaccin J-VAC® permet de protéger les vaches contre les endotoxines des bactéries coliformes, ce qui entraîne une diminution des décès et des réformes, augmente la production laitière et réduit les coûts liés aux interventions médicales.1 Chaque cas de mammite clinique à coliformes constitue un bond en arrière qui s’avère très coûteux pour le producteur», précise le DrTiemann.La vaccination permet de combattre les agents pathogènes et les endotoxines au niveau du pis, ce qui accélère la guérison.2 «Vous pouvez recouvrer les frais liés à la vaccination de l’ensemble de votre troupeau à l’aide de J-VAC, une bactérine-anatoxine, si vous réussissez à prévenir un seul cas clinique au sein d’un troupeau de 100 vaches.1 En outre, puisque le taux d’incidence varie entre 15 et 20 pour cent chez certains troupeaux ayant un faible compte de cellules somatiques, nous incitons les producteurs à avoir une attitude préventive plutôt que passive pour ainsi éviter de perdre une vache3».Le DrTiemann incite donc les producteurs à opter pour un protocole incluant J-VAC lors de la période de transition.Administrer la première dose 2 mois avant le vêlage prévu, ensuite vacciner de nouveau deux à trois semaines avant le vêlage, vérifier le pis, évaluer l’état de chair et l’alimentation et préparer la vache pour la lactation.J-VAC peut également être administré à l’ensemble du troupeau.Protocole fiable qui ne requiert que deux doses J-VAC, une bactérine-anatoxine inactivée, est le seul vaccin à deux doses offrant une protection contre la mammite à coliformes attribuable à E.coli et contre l’endotoxémie causée par E.coli et Salmonella typhimurium.La vaccination peut réduire jusqu’à 80 % le nombre de cas cliniques de mammite à coliformes.Ce vaccin peut aussi aider à prévenir la dégénérescence d’une infection intramammaire en une mammite clinique.Le vaccin J-VAC peut être administré par voie intramusculaire ou sous-cutanée, et ce, peu importe le stade de lactation, sans qu’aucune période de retrait du lait ne soit nécessaire.Consultez votre vétérinaire au sujet des protocoles destinés aux vaches taries et aux troupeaux en entier.MERIAL 1.F.J.DeGraves, DMV et J.Fettrow, DMV., MBA., Partial Budget analysis of vaccinating dairy cattle against coliform mastitis with an Escherichia coli J5 vaccine, JAVMA Vol.199, 1991.2.Tomita, G.M., and Nickerson, S.C., Proceed of 2nd International Symposium on Mastitis and Milk Quality, (sept.2001), A comparison of two commercially available Escherichia coli J5 Vaccines against E.Coli Intramammary Challenge: 34-38.3.Radostits, O., Blood, D.et Gay C., Veterinary Medicine: A Textbook of The Diseases of Cattle, Sheep, Pigs, Goats and Horses.8e édition.Londres, Angleterre : Ballière Tindall, 1994, 584-594.®J-VAC et le logo TÊTE DE BOVIN sont des marques déposées de Merial.©Merial Canada, 2002.JVAC-02-5053-JA-ADV-VF i: VIRGINIE ALTEAU MAMMITE : VACCINE.VACCINE La vaccination contre la mammite est-elle rentable ?Oui, si plus de 1 % des lactations de l'année ont été touchées par un épisode de mammite à conformes.PAR VIRGINIE FILTEAU Les producteurs laitiers dont le troupeau présente un problème de mammite clinique savent combien il leur coûte en désagréments et en argent.Diverses pratiques de conduite peuvent diminuer le nombre de mam-mites.La vaccination en est une.En vaut-elle vraiment la peine ?Ça dépend.En effet, le vaccin ne protège que contre un type de mammite environnementale : la mammite à coliformes.Un des pathogènes les plus fréquemment responsable de cette infection est la bactérie Escherichia coli (E.coli).Ce pathogène entraîne généralement les symptômes suivants : mammite aiguë avec enflure, ainsi que chaleur et rougeur du pis, accompagnée d’une fièvre importante.Le lait du quartier atteint est souvent clair comme de l’eau.Dans certains cas, la vache ne mange plus.Elle souffre d’abattement, de déshydratation et de diarrhée.Au pire, l’infection peut entraîner la mort de l’animal.Au mieux, les survivantes s’en tireront avec une perte permanente ou temporaire de la production d’un quartier, ce qui, bien souvent, les mène à plus ou moins court terme vers la réforme.Le vaccin n’empêche pas les coliformes d’infecter la glande mammaire.En fait, il réduit le nombre de cas cliniques (c’est-à-dire de cas visibles) de mammites causés par les coliformes.On signale une diminution de l’ordre de 80 %.Mais, Vii^inie Filteau, DMV, est médecin vétérinaire à la Clinique vétérinaire de Coaticook et membre de l’Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec.Un calcul sommaire permet d’évaluer la rentabilité de la vaccination.surtout, le vaccin peut atténuer la gravité des signes cliniques associés à ce type de mammite.AU PROGRAMME ?La vaccination contre la mammite à coliformes s’intégre à un programme de contrôle de la mammite adapté à chaque troupeau.Par exemple, la vaccination s’avérera peu efficace dans un troupeau où la mammite est causée par un pathogène contagieux, tel que Staph aureus.Dans les troupeaux où une culture bactériologique du lait confirme le diagnostic de mammite à coliformes, il est envisageable d’implanter la vaccination pour prévenir de nouveaux cas.Un calcul sommaire peut permettre d’évaluer la rentabilité de la vaccination.Dans le cas d’une vache ayant une production moyenne de 9000 kg, un cas de mammite clinique à coliformes peut entraîner, sans exagérer, des pertes d’environ 700 $ : 160 $ de traitement médical (visite du vétérinaire et médicaments) et 540 $ de perte de production laitière (900 litres de lait à 0,60 $ le litre, soit une diminution de 10 % de la production normale).La vaccination coûte approximativement 7 $/tête (incluant deux doses de vaccin et le matériel).Par conséquent, on pourrait conclure qu’il serait payant de prévenir un seul cas de mammite grâce à la vaccination dans un troupeau de 45 vaches mais pas dans un troupeau de 150 vaches, puisqu’il en coûte respectivement 315 $ et 1050 $ pour vacciner chacun de ces troupeaux.Par contre, la prévention d’un seul cas mortel d’infection à E.coli, qui aurait entraîné la perte de la vache et son coût de remplacement, rentabilise rapidement la vaccination dans le plus gros troupeau.Un chiffrier informatisé permet un calcul plus précis tenant compte de paramètres économiques et de données de production d’un troupeau : nombre de vaches en lactation, production moyenne de lait/vache/an, nombre de cas de mammites causées par des coliformes par année, valeur des vaches en lactation, coûts associés au remplacement d’une vache réformée, prix du lait, etc.Créé par un fabricant de vaccin contre la mammite à coliformes, ce chiffrier est à la disposition de votre vétérinaire.Peu importe la façon de l’évaluer, il est payant de vacciner lorsque plus de 1 % des lactations de l’année ont connu un épisode de mammite à coliformes.Parlez-en à votre vétérinaire, k LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 29 fBŒUF1 BOVIN RIME avec SAUVAGINE En Outaouais, vaches et bernaches du Canada partagent les mêmes champs en toute quiétude.Chaque groupe y trouve son compte.Stefan Steiner, un producteur participant au projet, devant l’un des marais aménagés pour les canards Tôt au printemps, les bernaches du Canada, un oiseau migrateur de la famille de la sauvagine, se gavent allègrement dans les Les agriculteurs voient rarement d’un bon œil la présence d’oiseaux migrateurs dans les champs.Pourtant, à la Réserve naturelle du ruisseau Trépanier, en Outaouais, c’est tout le contraire.Les deux producteurs vache-veau qui y font paître leurs bêtes, Stefan Steiner et Réal Carrier, comme le propriétaire du terrain, Canards Illimités, voient de multiples avantages à la cohabitation des bovins et de la sauvagine.Il s’agit d’un cas unique au Québec.Les marais du ruisseau Trépanier ont officiellement vu le jour l’an dernier.Située le long de la route 148 entre Thurso et Masson, cette réserve naturelle en milieu privé de 246 hectares en compte 102 de pâturages.Selon les propos de Canards Illimités, « l’objectif est d’utiliser l’agriculture comme un outil d’aménagement faunique ».Les bovins prennent du poids tout en maintenant les prairies basses tant recherchées par les bernaches, affamées par leur long voyage en provenance de la côte Est américaine.Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste fmjparent@lebulletin.comj. BOUFFE POURTOUS L’emplacement choisi se trouve dans le corridor naturel d’arrêt des bernaches.Canards Illimités estime qu’entre 100 000 et 200 000 d’entre elles transitent dans la région, chaque printemps.Il n’y a pas de recette miracle pour appâter ces oiseaux migrateurs.« Ce qui les attire, c’est l’accès à des prairies basses, de la bouffe », explique le responsable du projet de Canards Illimités, André Michaud.Les bernaches du Canada, aussi appelées familièrement « outardes », s’arrêtent en Outaouais faire le plein d’énergie avant leur dernière étape, soit leur lieu de ponte plus au nord.Dans ces pacages, elles broutent les premières pousses de foin.« Elles font la première coupe avant les bovins », précise André Michaud.Ce spécialiste de la sauvagine, nom qui désigne à la fois les oies, les canards et les bernaches, explique que les producteurs doivent s’attendre à amorcer la saison de paissance un peu plus tardivement.Les bovins y trouvent tout de même leur compte.L’entente entre Canards Illimités et les producteurs est avantageuse pour les deux parties.D’un côté, le terrain appartient, depuis 1997, à l’organisme voué à la conservation, la restauration et la gestion des milieux humides et des habitats associés à la sauvagine nord-américaine.De l’autre, les producteurs voient à mettre en valeur les pâturages.MM.Steiner et Carrier ont été choisis parce qu’on leur reconnaît des compétences en gestion des pâturages.« Nous sommes associés à des spécialistes », fait remarquer André Michaud.Un comité a été mis en place pour gérer l’emplacement.En plus d’André Michaud et des deux producteurs cités précédemment, un troisième producteur observateur et un conseiller du MAPAQ en font partie.Le comité tire ses revenus des sommes versées par les producteurs qui y amènent des sujets.Un tarif quotidien vache-veau est en effet perçu afin de payer les taxes liées aux pâturages, l’approvisionnement des pacages en eau par la Ville, l’aménagement de clôtures subdivisant les lieux de paissance, l’électricité et l’entretien de toutes les clôtures.Toute somme excédentaire est consacrée à l’amélioration du site, par exemple, au traitement contre le chardon ou au chaulage.Une bonne entente règne entre les deux producteurs occupants qui se partagent les visites aux champs.Pour sa part, Canards Illimités a l'n Fkr Soutien des 4 II C'est plein de j ju m dS Schering-Plough Santé Animale Division do scherinq canada inc.IAVOI«.MIII.IN«âOIMINt.VtLIUI * Marque déposée de Sobering Canada Inc.NUF004-02H-PA NUF-026 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 31 Consultez votre vétérinaire.Nuflor FLORFENICOL 1C BŒUF a aménagé les étangs pour canards en 2000.Ces oiseaux bénéficient d’une aire de nidification d’une vingtaine de mètres autour des étangs.L’organisme a installé des clôtures électriques délimitant ce qui allait devenir les pâturages et il a installé les canalisations d’eau ainsi que les abreuvoirs dans chaque parcelle.Le producteur Réal Carrier, à sa ferme Mise bas?Tête haute.‘Planate* cloprostenol rssrsa- “Planate* cîûproitenol PlANATE Consultez votre vétérinaire.dfii Schering-Plough Santé Animale Division de BCMgRING CANADA INC.s a v o i ¦ .t a im .¦ w e » a imi n t .v a i ¦ u ¦ PLA001-03F-AD * Marque déposée de Sobering Canada inc.plan-009 UNE CENTAINE DE VACHES « Trois troupeaux fréquentent le site, décrit Stefan Steiner.Deux m’appartiennent, et l’autre est à Real Carrier.» En tout, on compte une soixantaine de vaches avec veau appartenant à Stefan Steiner et une quarantaine appartenant à Réal Carrier, plus deux taureaux.Chaque troupeau occupe un pâturage.Les pâturages sont subdivisés en parcelles pour permettre une rotation en cours de saison.Les améliorations qui seront apportées aux champs avec les années permettront d’augmenter le nombre de sujets.Les pâturages ont accru la superficie dont disposent ces deux producteurs, ce qui leur a permis d’envisager augmenter la taille de leur troupeau.L’an dernier, la ferme Marie-Rose et Réal Carrier avait 155 vaches ; cette année, elle est passée à 180.D’ici deux ans, Bayview Farm, la ferme de Stefan Steiner, devrait passer de 90 à 120 vaches.Un peu plus à l’ouest, Canards Illimités possède une autre réserve en aménagement, qui sera gérée avec un autre producteur.Par ces réserves, Canards Illimités conserve la vocation agricole du terrain tout en offrant un habitat privilégié à la sauvagine.De plus, André Michaud croit que, comme ces terres mal drainées sont mises en valeur par l’agriculture, les agriculteurs des environs reçoivent moins de bernaches dans leurs champs.« L’équipe de Canards Illimités a l’expérience de ce genre de projet et sait que les canards et les bernaches ne viendront pas si les terres ne sont pas cultivées; finalement, tout le monde y gagne », renchérit Stefan Steiner, te 32 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 REVOLUTIONNAIRES ?Un certain produit appelé MaxiZyme diminuerait de façon spectaculaire les gaz nocifs et augmenterait les performances des porcs.Selon certains, le scepticisme est de mise.PAR MARIE-JOSÉE PARENT En avril 2002, Bruno Demers, de la ferme Bruno Demers et Danielle Fontaine à Racine (en Estrie), cherche désespérément à atténuer un problème d’odeurs.Un article d’un journal régional vient de mettre son entreprise sur le banc des accusés.N’ayant rien à perdre, il décide d’essayer, avec un certain scepticisme toutefois, un nouveau produit « révolutionnaire », selon son promoteur.Dix fois plutôt qu’une, ces dernières années ont vu défiler de supposés produits devant régler les problèmes d’odeurs de porcherie, des « poudres de perlimpinpin » comme les appelle M.Demers.Le 1" mai Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste ( mjparent@lebulletin.com,).2002, le producteur, sous la supervision de son conseiller en alimentation, Yves Ferras de la compagnie Olier Grisé, commence l’utilisation du produit en question, le MaxiZyme de la compagnie Nuvac.Un an plus tard, M.Demers n’en revient toujours pas des résultats obtenus.Non seulement les odeurs sont beaucoup moins présentes, mais le confort des porcs et celui des travailleurs se sont accrus, ainsi que les performances zootechniques.« Les animaux sont plus calmes », estime M.Demers.Même s’il n’avait pas de problème de santé dans son élevage car le troupeau est assaini, M.Demers croit que la santé de ses animaux est encore meilleure, étant donné la réduction de la teneur en gaz nocifs (tels l’ammoniac et le LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 33 PORC sulfure d’hydrogène) dans l’air.« Autrefois, les porcs avaient les yeux rouges; ce n’est plus le cas », dit-il.MM.Demers et Perras ont comparé les résultats obtenus avant et après l’ajout du produit, et les données sont étonnantes (voir le tableau).La conversion alimentaire a été grandement améliorée, passant de 2,75 à 2,55.De plus, il y a moins de fumier parce que l’aliment est mieux digéré.Les porcs produits par les 215 truies de la ferme sont nourris au sol.La moulée est fabriquée à la ferme et non cubée.« Les gens me demandent ce que ça va coûter; je leur dis que ça va leur rapporter de l’argent », explique M.Perras.En combinant l’amélioration de la conversion alimentaire, le loyer et la main-d’œuvre non nécessaires grâce à un meilleur gain quotidien, l’amélioration du taux de mortalité et la réduction de l’épandage, M.Perras évalue l’économie brute à 7,50 $ par porc.Une fois soustrait le coût du MaxiZyme, l’économie réelle est évaluée à 6 $ par porc.« On dépense d’importantes sommes pour développer des systèmes de traitement coûteux alors qu’une solution économique est juste là », plaide M.Demers.Bruno Demers est le premier client chez qui Yves Perras a essayé le MaxiZyme.Au début, le conseiller était aussi sceptique que son client.Depuis, il le recommande à tous.« Dans ma vie d’agronome, je n’avais jamais vu des données zootechniques changer aussi rapidement », clame M.Perras.UN CERTAIN SCEPTICISME Plusieurs personnes expriment leur scepticisme face aux résultats du MaxiZyme.Il s’explique en partie par le souvenir des promesses non tenues par les promoteurs d’autres produits.On trouve aussi difficile à croire que des améliorations soient aussi rapides.Mais il y a un troisième fait : les tests concernant le MaxiZyme n’ont pas tous été concluants.34 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 Ammoniac ambiant 5 ppm (ianv.-avril 2003) 25 nom (1" mai 2002) Nombre de porcs abattus Indice Consommation totale de moulée Conversion alimentaire Gain moyen quotidien 890 g/jour 770 g/jour Rotation des stocks (par an) 3,65 lots 3,16 lots Jours en engraissement Mortalité 1,63% 2,43( Âge à l'abattage 150 jours 165,5 jours Données Sans MaxiZyme (Janv.-avril 2002) PERFORMANCES EN ENGRAISSEMENT AVEC ET SANS MAXIZYME À LA FERME BRUNO DEMERS ET DANIELLE FONTAINE (18 KG À 107 KG DE POIDS VIF) Traité au MaxiZyme (Janv.-avril 2003) Bruno Demers ne voudrait plus se passer du produit MaxiZyme. L’agronome Lauréat Nolet, du MAPAQ Lanaudière, a testé le produit dans trois fermes de sa région, à la fin de l’hiver.Dans chaque ferme, des porcs étaient traités et d’autres ne l’étaient pas.M.Nolet voulait empêcher les autres variables que l’ajout du produit d’interférer.« Après quelques semaines, nous n’avions toujours pas de résultats, raconte M.Nolet.Nous avons fait 150 tests d’ammoniac, sans résultat.Puis, nous avons analysé la moulée et nous n’avons pas trouvé de produit actif.» Aucune des trois fermes à l’étude n’a donné de résultats positifs.M.Nolet justifie : « Selon Noël Gauthier (le président de Nuvac), le produit que nous avons reçu aurait été défectueux.Il aurait gelé.» Le produit a aussi posé quelques problèmes à Bruno Demers, l’automne dernier.« À cette époque, le produit provenait de l’Ouest canadien.Sa concentration n’était pas assez élevée, précise-t-il.Depuis, Nuvac fait ses propres mélanges, et le problème a disparu.» De son côté, Yves Perras a été témoin de quelques essais décevants.Une quinzaine de ses clients l’utilise déjà, mais deux n’ont pas eu les résultats escomptés.« Il est d’abord très important d’ajuster le pH de l’eau : le produit fonctionne bien lorsque le pH est aussi neutre que possible.Deuxièmement, il ne faut pas qu’il y ait trop de chlore dans l’eau.Troisièmement, la moulée doit être homogène.» Le MaxiZyme est donné moyennant une dose de 250 grammes par tonne métrique de moulée fabriquée.Tous les clients de M.Perras font eux-mêmes leur Le président de Nuvac, Noël Gauthier, et l’agronome Yves Perras constatent le taux d’ammoniac mesuré à la hauteur des porcs.moulée ; elle n’est donc pas cubée.Le cubage ne devrait toutefois pas empêcher le produit d’agir, selon la documentation de la compagnie.« Ma plus grande difficulté de la dernière année a été de convaincre les producteurs et les spécialistes en nutrition que notre produit a été testé de façon scientifique », mentionne M.Gauthier.De fait, le président de Nuvac appuie la promesse de rendement de son produit sur des recherches faites à l’Université de l’île-du-Prince-Édouard.Dans le milieu porcin, le produit suscite un questionnement.A preuve, le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie a présenté, dans son mémoire déposé au BAPE, le produit de Nuvac comme l’une des solutions aux problèmes de l’industrie porcine.Même la Fédération des producteurs de porcs s’intéresse à la question des additifs pour moulée.« Nous voulons faire un brainstorming tout à fait informel, précise le responsable du dossier environnement à la Fédération, François Boutin.Nous voulons réfléchir à la question et, peut-être, former un comité.» k UN DEFANAGE LENT, POUR DE MEILLEURS RENDEMENTS ET MOINS DE BRUNISSEMENT DU TALON Un produit de qualité demande du temps.Pour produire une meilleure qualité de tubercules, les plants de pommes de terre doivent être soigneusement et complètement défanés avant la récolte.Et, Ignite™ permet une dessiccation naturelle et graduelle des plants.Ignite alloue le temps nécessaire au défanage de la partie aérienne et au transfert des nutriments vers les tubercules afin de produire des rendements maximaux.Les tubercules continuent ainsi à convertir les sucres en amidon, de façon à en maximiser la qualité et la durée de conservation.Cette période de temps supplémentaire assure une pelure des plus ferme.Une seule application dignité 14-21 jours avant la récolte, procure le défanage naturel qui vous assure une récolte de pommes de terre de meilleure qualité.Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience./-A-) frnn^riprmp 1-888-283-6847 www.bayercropscience.ca Ddyei '-'UpOLlCllLC Toujours lire et suivre le mode d'emploi de l'étiquette.Ignite"1 est une marque de commerce déposée de Bayer.2085-011 0603 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 35 VOLAILLE Y a-t-il des risques d'apparition de maladies exotiques dans nos élevages avicoles ?Qu'adviendrait-il dans un tel cas ?Quelles seraient les indemnités accordées aux élevages touchés ?Questions et réponses.La présence de l'influenza aviaire hautement pathogène aux Pays-Bas,en Belgique et ensuite en Allemagne préoccupe.Et pour cause ! En plus d'entraîner des pertes économiques énormes, cette maladie serait responsable de conjonctivites chez plusieurs travailleurs.Un vétérinaire hollandais est même décédé d'une pneumonie vraisemblablement liée à la maladie.On a aussi vu, en Asie, divers types d'influenza provoquer une « dynamique entre les porcs, la volaille et les humains ».Le Canada dispose d'un plan d'action en cas d'émergence de maladies exotiques, aussi appelées « maladies à déclaration obligatoire ».En aviculture, on en dénombre quatre.Deux d'entre elles, virales, sont difficiles à combattre.Il s'agit de la maladie de Newcastle et de l'influenza aviaire hautement pathogène.La pullorose et la typhose aviaire étant bactériennes, elles sont plus faciles à maîtriser.Pour combattre les maladies à déclaration obligatoire, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) est subdivisée en quatre réseaux : le Québec, l'Ontario, les Maritimes et l'Ouest.Le responsable du Québec, le vétérinaire André Vallières, a répondu aux questions du Bulletin.Marie-Josée Parent, agronome, est journaliste fmjparenc@lebulletin.com).Le Bulletin : Quels sont les risques qu’une maladie exotique fasse son apparition dans les élevages avicoles du Canada ?André Vallières : Ces maladies ne se sont pas manifestées au Canada depuis plusieurs années.La dernière occurrence de l’influenza aviaire date de 1966; celle de Newcastle, de 1973.Quant à la pullorose et à la typhose aviaire, voilà au moins 20 ans que nous n’en avons pas trouvé.On a signalé des épisodes de pullorose dans l’île de Vancouver il y a deux ou trois ans, mais ils n’ont pas touché des élevages commerciaux — seulement de petits élevages d’arrière-cour.Quand nous déclarons être indemnes, nous tenons compte des élevages commerciaux, car ce sont eux qui peuvent se retrouver sur le marché de l’exportation.Il n’y a pas très longtemps, nous avons identifié des souches de Newcastle.Leur présence n’a cependant pas touché les élevages domestiques, se limitant aux animaux aquatiques migrateurs.Or, cette maladie est si infectieuse que sa présence aurait un impact sur l’industrie même si elle ne touchait qu’un petit élevage d’arrière-cour.Ce serait beaucoup plus difficile de défendre notre statut sanitaire avec des maladies excessivement infectieuses comme la maladie de Newcastle ou l’influenza aviaire que dans le cas de la pullorose.L.B.: Qu’a-t-on fait pour éradiquer les maladies, par le passé ?A.V.: Nous avons procédé comme nous le ferions aujourd’hui, c’est-à-dire que nous avons effectué un abattage sanitaire.Pour ce faire, on identifie toutes les fermes infectées ou qui ont pu l’être.Les animaux de ces fermes sont détruits de façon systématique.Il n’y a pas d’autre moyen.Nul traitement, nulle vaccination ne permet d’enrayer la maladie.L.B.: Qu’advient-il aussitôt que vous détectez une maladie ?A.V.: Premièrement, il s’agit de maladies à déclaration obligatoire.Tout vétérinaire praticien qui constate ou soupçonne la présence d’une maladie exotique doit obligatoirement aviser l’ACLA.C’est la loi.Nous allons alors à la ferme, afin d’y effectuer des prélèvements ensuite transmis à notre laboratoire de Winnipeg.Dès que le diagnostic est confirmé, nous devons aviser nos partenaires commerciaux par l’entremise de l’Office international des épizooties (OIE).Tous les pays sont ensuite informés, et les décisions MALADIES EXOTIQUES SOUS EXAMEN Un programme d'éradication doit redonner au pays un statut qui lui permet de reprendre ses activités commerciales internationales.PAR MARIE-JOSEE PARENT 36 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 d’embargo touchant nos produits suivent sur-le-champ.L’avis aux partenaires constitue une obligation morale, et non légale.Un pays qui omettrait de le faire perdrait toutefois sa crédibilité sur le plan international.Le programme d’éradica-tion vise à nous redonner notre statut afin que nous puissions reprendre nos activités commerciales internationales.Dès la confirmation de la maladie, nous mobilisons nos équipes d’intervention d’urgence et décrétons un avis d’abattage sanitaire.Nous mettons en place tout ce qu’il faut pour y parvenir : identification des fermes infectées, mise en quarantaine de fermes, identification des zones infectées et, possiblement, installation de postes de contrôle de la circulation des véhicules et des personnes dans ces zones.L.B.: Qui prend une telle décision ?A V.: La décision, c’est le ministre de l’Agriculture qui la lance et décrète les zones infectées, parce que l’Agence dépend de ce ministère.Il y a donc un décret ministériel.À partir du décret, le président ou le vice-président de l’Agence a le pouvoir de mobiliser l’équipe et de mettre en place les plans d’éradication.L.B.: Quelles mesures permettent de dédommager financièrement les propriétaires des troupeaux touchés par une telle décision de l’ACLA ?A.V.: Actuellement, la Loi sur la santé des animaux nous permet d’indemniser les éleveurs jusqu’à concurrence de la valeur marchande des animaux abattus, compte tenu d’un plafond réglementaire.Les frais d’abattage sont assumés par l’Agence.Par contre, la loi de l’ACIA ne lui permet pas d’indemniser ce que l’on appelle les « pertes de production ».Ceci représente évidemment un problème de taille pour les producteurs.En effet, le producteur d’œufs de consommation dont le troupeau serait abattu ne peut disposer dès le lendemain de pondeuses ayant atteint le stade de ponte du troupeau initial.De toute façon, les mesures que nous mettons en place dans la région peuvent même empêcher ledit producteur de ramener des animaux dans sa ferme avant quelques semaines ou quelques mois.Notre loi ne prévoit pas compenser cette période de non-production.Des demandes peuvent cependant être présentées à d’autres instances, par exemple au gouvernement provincial ou à Agriculture Canada.L.B.: Comment protéger une ferme contre les maladies exotiques ?A V.: On sait que la présence d’oiseaux aquatiques migrateurs présenté un risque.Le maintien des animaux à l’intérieur, ou du moins le fait d’éviter les contacts entre les animaux, les oiseaux sauvages et les oiseaux domestiques, réduit assurément les risques.On évitera, par exemple, d’aménager des étangs de basse-cour où les oiseaux sauvages pourraient aussi venir.Une hygiène rigoureuse, surtout dans les élevages industriels, est excessivement importante.On doit voir à ne pas entrer avec des bottes souillées dans les poulaillers.On doit bien désinfecter l’équipement utilisé d’un poulailler à l’autre.De même, on peut voir à ce que tous ceux qui circulent sur la ferme (ouvrier, livreur de moulée ou électricien externe) respectent les normes et évitent d’entrer inutilement en contact avec les animaux.S’ils doivent s’en approcher, que ce soit dans le respect des normes de biosécurité de la ferme, te Le vétérinaire André Vallières, de l’ACIA : « Notre loi ne nous permet pas d’indemniser ce que l’on appelle les « pertes de production «.» OU TROUVER DE L'INFORMATION SUR INTERNET?• Fiche d'information sur l'influenza aviaire de l'ACIA : http://www.inspection.gc.ca/francais/anima/heasan/ disemala/aviainfluf.shtml •Bulletin zoosanitaire sur l'influenza aviaire du MAPAQ : http://www.agr.gouv.qc.ca/qasa/cqiasa/desa/pdf/bul no36.pdf • Rapports Fluwatch de Santé Canada : http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/fluwatch/index_f.html • Fiche d'information sur la maladie de Newcastle de l'ACIA : http://www.inspection.gc.ca/francais/anima/heasan/ disemala/newcastlef.shtml UN DEFANAGE MINUTIEUX AMELIORE LA QUALITÉ DES TUBERCULES L’activité défanante, graduelle et constante d’lgniteMD, procure de meilleurs rendements et une meilleure qualité de tubercules.Le défanage naturel dignité permet aux plants d’accumuler des réserves et de maximiser sur les rendements et le calibre des tubercules.Les données de recherche* démontrent que les rendements des pommes de terre traitées avec Ignite étaient environ 405 kg/ac plus élevés - rendements totaux et rendements commercialisables.Aussi, moins de brunissement du talon grâce à Ignite.Les plants étant moins stressés par le défanage graduel dignité -le coeur vasculaire des tiges reste en santé - pas brun.Parce que les tiges se détachent plus facilement à la récolte, la cicatrice laissée sur le tubercule est endurcie, ce qui contribue à prévenir les pertes causées par les infections secondaires.Bayer CropScience Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience.1-888-283-6847 www.bayercropscience.ca Toujours lire et suivre le mode d'emploi de l'étiquette.Ignite* est une marque de commerce di "données tirées d'essais en recherche et développement sur L'I.P.é.en 1997/1998.2085-011 0603 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET AOÛT 2003 37 Fruits et légumes1 LE PLAN DE MATCH ELA La production de la pomme de terre a plus d’un enjeu à considérer.Pomme de terre de table, croustille, pré-pelée ou de semences, tous les secteurs ont été abordés lors d’une suite de réunions de producteurs tenue en 2002.De là ont émergé des solutions qui se retrouvent dans le plan d’action 2003.Consacrant autour de 20 000 ha à | cette culture en 2002, le Québec se classe 5 cinquième au Canada sur le plan des | superficies et des revenus reliés à la q pomme de terre.Il se classe cependant £ septième sur celui du rendement, soit S derrière les Maritimes et les provinces des Prairies, mais devant l’Ontario.Cet écart s’explique par les variétés cultivées.La Dans le secteur de la table, la pomme de terre rouge et les variétés longues prendront un peu plus d’importance.POMME DETERRE Les producteurs sont décidés : ils veulent accroître les superficies de pommes de terre de semence et de pommes de terre pré-pelées.Pierre Sauriol, agronome, est consultant privé en horticulture fp.sauriol@sympatico.caJ.primeur, qui affiche de petits rendements au Québec, baisse en effet un peu sa moyenne.Selon une étude d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, les superficies canadiennes affichent une croissance continue depuis 1988 grâce à l’expansion du secteur des frites, essentiellement orienté vers le marché américain.Plus de la moitié de la pomme de terre cultivée fis LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2 au Canada est destinée à la transformation, (surtout en frites), et 15 % sert à la fabrication de croustilles et à la déshydratation.En 2003, l’entrée en production d’une usine manito-baine exigera près de 12 000 ha additionnels.Quant à l’agrandissement de l’usine de McCains Foods en Alberta, il en exigera 4500 de plus.Ces nouvelles superficies de pommes de terre de transformation nécessiteront aussi la production de semences de pommes de terre.CONSOMMATION À LA HAUSSE Depuis 30 ans, la consommation canadienne de pommes de terre fraîches est passée de 71 à 75 kg/personne.La consommation de frites a énormément augmenté, surtout à cause de la restauration rapide.Les frites canadiennes sont exportées dans 66 pays du monde, dont 88 % vers le marché américain et 6 % vers le Japon.Du côté des exportations canadiennes de pommes de terre fraîches, 97 % sont destinées aux États-Unis; les Antilles et le Venezuela absorbent le reste.La pomme de terre de semence est exportée vers les États-Unis (72 %), le Mexique, l’Uruguay, le Venezuela et Cuba.La demande en pommes de terre pré-pelées est en hausse.Le transformateur Michel St-Arnaud, qui détient environ la moitié des parts de ce marché au Québec (frites, précuites et surgelées), s’approvisionne de plus en plus au Québec.Il projette d’ailleurs d’y ouvrir une deuxième usine.Une quinzaine d’autres transformateurs se partagent les marchés régionaux.Dans ce secteur, la durée de conservation après pelage est la clé du marché.Plusieurs y travaillent fort.Récemment, la compagnie Naturally Potatoes, située à Mars Hill (Maine), annonçait l’utilisation d’un nouveau procédé qui permet de conserver durant 30 jours des pommes de terre pelées et prêtes à servir.Elle offre aussi des morceaux de pommes de terre à pelure rouge, prêts à cuire, emballés sous vide plastique.La compagnie a ainsi pu étendre son réseau de distribution jusqu’à 3000 km de distance.Ce type de marché doit être considéré sérieusement par les producteurs du Québec.L’évolution de la consommation mondiale de pommes de terre a convaincu les auteurs de l’étude d’Agriculture et Agroalimentaire Canada que cette production continuera à se développer et deviendra une source plus importante d’aliments dans le monde.L’expansion du commerce se poursuivra en particulier du côté des produits transformés, des produits spécialisés à forte valeur ajoutée et des semences de qualité supérieure nécessaires à ces nouvelles productions destinées à des marchés spécialisés.PLACE AU BON SENS Il régnait donc un climat serein à la dernière assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec, en mars dernier.Les objectifs de développement de ce secteur témoignent d’un optimisme prudent, mais réaliste.Le président, Pierre Chouinard, souligne qu’il trouve inconcevable de devoir écouler notre pomme de terre en promotion dans les magasins du Québec alors qu’on y laisse entrer 700 camions de pommes de terre de variétés longues en provenance des Maritimes.Cette importation équivaut à une récolte de 670 ha et représente une valeur au marché d’environ 3 millions de dollars.Ce besoin pourrait fort bien être comblé par les producteurs du Québec, puisqu’il n’exige pas d’investissement en coûteuses usines de transformation.M.Chouinard cible aussi le développement des créneaux de la semence et du pré-pelage, dont les superficies au Québec ont déjà augmenté de 1000 ha CE SONT DE GROSSES PATATES DODUES.ET ELLES ONT LA COUENNE DURE.Pour des tubercules de qualité supérieure avec une pelure bien en santé, optez pour la méthode Ignite - une dessiccation graduelle et complète.Communiquez avec votre représentant de Bayer CropScience., *_ \ „ „ .1 -888-283-6847 www.bayercropscience.ca Bayer CropScience Toujours lire et suivre le mode d'emploi de l’étiquette.Ignite* est une marque de commerce déposée de Bayer.2085-010 0603 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 39 « ICI, IL Y A DU QUOTA ! » En neuf ans, la ferme de Guy Couture est passée de 29 à 64 kilos par jour de matières grasses.Portrait d'un développement accéléré.LES DEUX VIES D'ANGE-MARIE Pendant 10 ans, Ange-Marie Delforge a travaillé au sein d'institutions financières.Depuis 10 ans, elle exploite avec son mari une entreprise horticole.De son travail en milieu bancaire, elle dit avoir adoré le contact avec le public, mais détesté la routine du 9 à 5.En agriculture, elle aime diriger du personnel et vendre ses récoltes.Même si ça l'oblige parfois à faire du 5 à 9.QU'EST DEVENU LE PRODUCTEUR DE BOIS ?Pour vivre de la coupe de bois, il faut posséder d'immenses territoires ou encore exploiter ceux d'autres propriétaires.C'est ce que fait Jean-Maurice Fortin.Entreprise :_________________________________________________________________ Adresse :____________________________________________________________________ Ville :____________________________________________________________Province : Le Bulletin des agriculteurs Service des abonnements 4380, rue Garand, bureau 1 Saint-Laurent (Québec) H4R 2A3 Téléphone : 1 800 665-5372 Région de Montréal : (514) 333-9145 Télécopieur : (514) 333-9795 info@lebulletin.com www.lebulletin.com Code postal : Courriel : _ .Tél.: ( )„ Durée de l’abonnement : O un an 48,31 $ O deux ans 86,27 $ O trois ans 113,87 $ O chèque ci-joint Q envoyez-moi la facture Q O No de carte : Signature : _ Date :_________ u_ J I I I I I I I I I I Date d'expiration Cette offre est aussi accessible à nos fidèles lecteurs, qui la recevront par la poste au renouvellement de leur abonnement.Il arrive que des annonceurs souhaitent communiquer avec nos abonnés.Si vous ne souhaitez pas que votre nom figure parmi ces listes d'abonnés, cochez ici ?.N" TVQ 1016624728 N" TPS R137813424 ! TARIFS D’ABONNEMENTS un an (12 numéros) 42,00$ 2,94$ 3,37$ 48,31 $ deux ans (24 numéros) 75,00$ 5,25$ 6,02$ 86,27 $ trois ans (36 numéros) 99,00$ 6,93$ 7,94$ 113,87$ Autres pays, 1 an : 68,00 $ Cette offre expire le 31 décembre 2004.ABONNEZ-VOUS SANS TARDER ! : Nom : 0354 Fruits et légumes"1 chacun depuis 1998.La force demande touchant ces deux catégories offre encore du potentiel aux nouveaux producteurs et à ceux qui veulent diversifier leur production.Selon la secrétaire de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec, Marie Bouillé, la production de semence a des exigences préalables.Par exemple, il faudrait renforcer la loi 71, qui a créé une zone de protection de pommes de terre de semence au Bas-Saint-Laurent et au Saguenay—Lac-Saint-Jean.On pourrait aussi redonner un nouveau dynamisme au Centre Les Semences Elite du Québec inc.Déjà, les partenaires économiques de la Côte Nord ont développé un plan d’affaires visant la poursuite de l’amélioration de cette source de semence de grande qualité, tant pour les marchés locaux qu’extérieurs.Dans le secteur de la table, la pomme de terre rouge et les variétés longues prendront un peu plus d’importance au Québec, estime Mme Bouillé.La pomme de terre rouge est surtout recherchée par les anglophones.Au Manitoba, le transformateur Peak of the Market possède une expertise difficile à concurrencer.La croissance des superficies québécoises se verra donc dans le secteur du pré-pelage.Le secteur de la semence devrait s’accroître d’environ 500 ha, et celui de la croustille sera stable.Les superficies totales de pommes de terre au Québec devraient atteindre 25 000 ha en 2005, comparativement à 20 500 en 2002 et à 18 000 en 1998.Le développement de la pomme de terre doit être soutenu par un réseau d’experts mondial.Les producteurs ont besoin du soutien d’experts pour exceller en production de pommes de terre à pelure rouge, à chair jaune ou de variétés longues.Selon Mme Bouillé, le Québec a de bons généralistes de pommes de terre, mais il y manque de l’expertise pointue en ce qui concerne les nouveaux cultivars.Le plan de développement intègre la poursuite de la mise en marché collective, sans pour autant éliminer la relation privilégiée qui lie producteurs et acheteurs, te La table d'hôte pour rongeurs Ils rongent le bois, les fils et les matériaux d'isolation.Ils se gavent de fourrage, qu’ils contaminent au passage.El pourtant, lorsqu’il s’agit d’appâts, les rats et les souris font la fine bouche.Les rodent icidcs ne sont efficaces que s’ils sont ingérés.Elaborez le menu parfait à l’aide de notre gamme complète de produits éprouvés qui répondent aux goûts des rongeurs.et à vos besoins.Le choix du bon appât est la recette du succès en matière de biosécurité.DESINFECTANTS/ MED 10A, TION I N S E C T C D E 5 / R O D^N \ / ROD E'N T I C"l D E S Vote >quinol VOTRE QUOTIDIEN, LE SENS DE NOTRE RECHERCHE 2000, chemin Georges, lavaltric (Québec) Canada JOK 1H0 1 800 363-1700 www.vetoquinol.ca LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 41 DEUX MASSEY FERGUSON ROTATIVES AVEC ROTOR HORIZONTAL les FABRICANTS FRANCHISSENT de NOUVELLES LIMITES PAR SIMON M.GUERTIN Cette année, l'évolution des machines de récolte porte surtout sur des consolidations techniques.La puissance des moteurs augmente et franchit de nouvelles limites.La transmission variable équipe les systèmes d'alimentation des fourragères motorisées et permet de faire varier la longueur de coupe à volonté depuis la cabine.Les moissonneuses gagnent en appétit et se tournent vers le laboratoire de prise de données installé à l'usine.Enfin, l'option Spécial ensilage se généralise chez les constructeurs de presses à balles rondes.Du côté des outils de fenaison, les fabricants européens sont résolument tournés vers les largeurs d'envergure.Au printemps, Massey Ferguson a lancé deux moissonneuses rotatives MF 9690 et MF 9790 de catégories VI et VII.La première est entraînée par un moteur Cummins QSC de 8,3 litres délivrant 285 ch à 2200 tr/min avec une remontée de puissance à 305 ch à 2000 tr/min.Le tout nouveau moteur QSL 8,9 litres de Cummins, qui produit 330 ch à 2100 tr/min avec une remontée à 350 ch,équipe la seconde.La réserve de grain est de 300 boisseaux, et la capacité des vis de déchargement est de 2,2 boisseaux/seconde.Le rotor unique (140 po de longueur x 27,5 po de largeur) est commandé par un moteur hydraulique, ce qui réduit considérablement le nombre de courroies.En effet, trois transmissions à chaîne et neuf transmissions à courroie suffisent.Par ailleurs, l'opérateur peut régler la vitesse de rotation du rotor, qui change automatiquement si la vitesse du moteur fluctue.Un nouveau rotor à pales hélicoïdales portant le nom de AIR (pour Advanced Technology Rotor) reçoit le matelas de récolte sur une surface de 360°, d'où une plus grande capacité de battage et de séparation.La cabine a été redessinée pour accroître la visibilité et le confort.Les commandes électroniques et le moniteur rendent la récolte plus facile et précise.De plus, ces modèles sont prêts à recevoir le système GPS FieldStar.www.masseyferguson.agcocorp.com ROTOR PLUS GOURMAND CASE IH Après 27 campagnes, Case IH lance le tout nouveau rotor AFX.Par cette percée technologique, le fabricant assure d'augmenter de 5 à 25 % le débit de sa 2388, tout en minimisant son usure et sa consommation de carburant.La présence de battes en pas de vis à l'avant du rotor assure un débit uniforme de la récolte entre les sections de battage et de séparation.On a aussi modifié les battes en vue d'augmenter le contact entre les grains.L'air circule mieux dans le rotor, d'où une réduction des émanations de poussière du convoyeur d'alimentation.Case IH a fait le nécessaire pour que ce Simon M.Guertin, agronome et ingénieur, est directeur du Bulletin des agriculteurs fsimon@lebulletin.com>).42 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 Les moissonneuses R65 et R75 de Gleaner ont tout ce qu'il faut pour confirmer la réputation d'innovateur technologique de ce fabricant.Le confort y est accru grâce aux miroirs surdimensionnes.au siège ergonomique pneumatique à réglages multiples, à la climatisation améliorée, à l'élargissement de la portière et à la présence de huit phares halogènes.S'ajoute à cela le meilleur accès aux commandes offert par la cabine ComforTECH II : les commandes suivent en effet le mouvement du siège, même en terrain inégal.Il en résulte une réduction de la fatigue de l'opérateur et une amélioration considérable de la productivité.Par ailleurs, le nouveau moniteur Pacer Grain, qui comporte neuf témoins lumineux, suit le bon déroulement des opérations.On peut même y associer le système FieldStar.Un moteur QSC Cummins développant 285 ch à 2200 tr/min et 305 ch à 2000 tr/min équipe la R65,tandis que le modèle R75 reçoit un Cummins M11 équipé du système d'injection Centry produisant 330 ch à 2100 tr/min.Par ailleurs, Gleaner est l'un des seuls fabricants à offrir une transmission à quatre rapports couplée à sa boîte hydrostatique et donnant des vitesses au champ entre 0 et 24 km/h et sur route de 34 km/h.www.gleaner.agcocorp.com nouveau rotor convienne aux modèles existants, les 1688,2188 et 2388.Par ailleurs,Case IH mettra sur le marché un certain nombre de nouvelles moissonneuses axiales AFX 7010 et AFX 8010.Ces modèles ne remplaceront pas les 2366 et 2388 : ils s'ajouteront à la gamme existante.Comme dans le cas des nouveaux modèles Case IH 2388, le ventilateur de refroidissement des AFX 7010 et AFX 8010 est sur le côté plutôt qu'à l'arrière.Ses courbes arrondies lui procurent une allure moderne.Son nouveau rotor peut traiter divers types de grain dans diverses conditions.Les éléments du rotor ont été repositionnés, pour en éliminer le grondement en conditions humides et difficiles.L'alimentation du rotor est plus douce, et la récolte est distribuée plus régulièrement.L'air circule mieux dans le rotor, d'où une réduction des émanations de poussière du convoyeur d'alimentation.Parmi les autres nouveautés annoncées par Case IH en 2003, notons une augmentation de la puissance du moteur équipant le modèle 2366 (10 ch), un nouveau siège d'opérateur, un tuyau d'échappement plus silencieux et un essieu avant plus robuste pour recevoir le cueilleur à 12 rangs, www.caseih.com NEW HOLLAND : TOUJOURS DEUX ROTORS Les moissonneuses CR de New Holland retiennent le concept du double rotor.Les quatre modèles (CR 920, CR 940, CR 960 et CR 970) font partie des catégories V,VI,VII et VIII respectivement.Les ingénieurs ont obtenu un gain de capacité en allongeant les rotors de 16 po et en augmentant leur diamètre à 22 po dans le cas du CR 970.La puissance du moteur varie de 255 à 370 ch, selon le modèle.Sauf dans le cas du modèle CR 920, l'injection se fait par commande électronique.L'opérateur peut vider la réserve en marche grâce à un surplus de puissance à demande.La réserve de grains fait de 205 à 330 boisseaux selon le modèle, et la vis de déchargement a une capacité de trois boisseaux/ seconde.Si le champ est en pente, le système de nettoyage se remet automatiquement au niveau.Le rouleau solide au centre du convoyeur d'alimentation a été remplacé par un capteur électronique qui détecte les pierres au bas du convoyeur et qui ouvre automatiquement le récepteur de roche, au besoin.La gamme de moissonneuses rotatives CR de New Holland a remporté une médaille d'argent au Palmarès de l'innovation du SIMA 2003 pour son mécanisme ASD (Advanced Stone Detection) de détection des pierres novateur.Un moniteur électronique garde en mémoire les réglages par type de grain et règle entièrement la batteuse sur demande.www.newholland.com >» LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 43 CAT LEXION AMÉLIORE LES MONITEURS DE RENDEMENT À la récolte 2002, Cat Lexion ajoutait un huitième modèle à son parc de moissonneuses qui occupe quatre catégories.De conception rotative, la Lexion 460 R appartient à la catégorie VI.Cette moissonneuse équipée d'un moteur Caterpillar 3126B s'insère au milieu de la gamme et pourrait convenir aux producteurs exploitant des superficies de dimensions moyennes.En 2003, Cat Lexion annonce des améliorations des moniteurs de rendement de l'ensemble de son parc de moissonneuses.L'abonnement au service d'analyse des données se fera par Internet.Des rapports touchant la récolte totale, l'humidité et le rendement moyens de chacun des champs s'ajoutent; ils pourront donner les résultats sur base humide ou sèche.Un nouvel outil appelé Polygon permet de calculer la superficie d'un champ de forme irrégulière.On peut également obtenir les rendements de petits champs dont le rendement diffère de l'ensemble du champ ou retirer ces champs du calcul du rendement moyen.Ces logiciels s'obtiennent par Internet : www.farmworks.com.Par ailleurs, Cat Lexion a amélioré les filtres à air et le hache-paille.L'entreprise offre des rallonges de trémie, celle-ci pouvant désormais contenir 320 boisseaux.Enfin, une caméra pointée vers l'arrière de la machine et jumelée à un moniteur couleur dans la cabine peut faciliter les manoeuvres en marche arrière.www.daasomaha.com JOHN DEERE AUGMENTE LA CAPACITÉ ET LA PORTANCE John Deere a apporté des améliorations à ses trois gammes de moissonneuses.En effet, le rotor des STS voit sa capacité augmentée et elles offrent un nouveau concave (contre-batteur) de petits grains.En récolte de mais, de nouveaux tamis permettent d'améliorer la capacité et ainsi de traiter les rendements toujours croissants.Enfin, le hache-paille a été redessiné pour mieux répartir les résidus.Tous les modèles 9550 reçoivent le nouveau moteur John Deere Power Tech six cylindres avec quatre valves de 6,8 litres.Ce moteur remplace le 8,1 litres,qui reste la motorisation des 9650,9650 CTS, 9650 STS et 9750 STS.Le nouveau moteur développe autant de puissance que l'ancien, soit 220/240 ch.Par contre, des améliorations visent le couple, la consommation, le bruit, le démarrage, etc.Par ailleurs, des équipements autrefois optionnels viennent maintenant de série, notamment le contrôle du rabatteur, ainsi qu'une vis de déchargement de 20 pieds (modèles 9650 et 9750 STS) et de 17 pieds (modèles 9450 et 9550).Enfin, le système de moniteurs GreenStar équipe de façon standard les séries 50.Les récepteurs de positionnement et les logiciels se commandent séparément.De nouveaux pneus grande portance 600/65R28, R1W pour roues arrière sont maintenant offerts dans certains modèles de la série 50.L'empreinte au sol de ces nouveaux pneus se situe entre celle des carcasses 18.4-30 et 28L-26.La sculpture de la semelle des pneus RI West plus « mordante » que celle des R1.www.deere.com LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 LA FOURRAGÈRE CLAAS SE BALANCE DES RANGS Claas a redessiné ses tables à maïs rotatives RU 450 et RU 600, qui produisent des largeurs de travail de 15 et 20 pi.On y trouve de nouvelles protections pour faciliter le transit des tiges de maïs.Les nouveaux doigts des disques sont faciles à entretenir et éliminent les doubles coupes.Chaque rotor est équipé d'un embrayage indépendant qui peut fonctionner dans les deux sens de rotation.Ces tables adaptées aux fourragères Jaguar de Claas peuvent s'accommoder de champs irréguliers où l'espacement entre les rangs de maïs ne sont pas standards.Les deux disques de chaque rotor tournent en sens inverse, ce qui réduit la puissance nécessaire et améliore la coupe.Ces machines reçoivent le guidage automatique en option, www.daas.com JOHN DEERE: SIX MODÈLES DE 315 À 640 CH Le nouveau boîtier d'entraînement hydrostatique des rouleaux d'alimentation appelé IVLOC de John Deere permet de faire varier la longueur de coupe millimètre par millimètre, sur une plage de 5 à 22 mm et de la cabine même.Les nouvelles fourragères John Deere 7000 se démarquent par leurs lignes plus fluides.Elles conservent sous leur capot en composite des moteurs en position longitudinale.D'une cylindrée de 8,1 à 15 litres, ceux-ci développent de 315 à 640 ch et disposent d'une meilleure réserve de couple pouvant offrir jusqu'à 57 ch de puissance additionnelle.La transmission des 7000 fait désormais appel à un pont arrière hydromécanique qui permet un engagement en douceur des quatre roues motrices.L'essentiel des commandes est regroupé sur le levier multifonction dans le prolongement droit de l'accoudoir.www.deere.com NEW HOLLAND : TROIS MACHINES DE 386 À 517 CH New Holland lance les fourragères motorisées FX30, FX40 et FX60.L'entraînement des rouleaux d'alimentation et des équipements frontaux,appelé HydroLoc,est désormais hydrostatique et autorise une multitude de longueurs de coupe (entre 6 et 30 mm) grâce à son tambour à huit couteaux.Affichée au moniteur InfoView,cette longueur se règle de la cabine.La transmission HydroLoc assure également un démarrage progressif des équipements frontaux, l'arrêt immédiat des rouleaux d'alimentation en cas de détection de métal et une possibilité d'inversion des rouleaux d'alimentation.Les modèles FX30 et FX40 sont équipés d'un moteur New Holland six cylindres développant des puissances maximales de 386 et 460 ch, tandis que la FX60 reçoit un moteur Caterpillar six cylindres fournissant un maximum de 517 ch.www.newholland.com >» -Siift'SiSS PETITE CHAMBRE VARIABLE CLAAS Moins de pertes : voilà l'objectif qu'avait en tête le fabricant Claas en concevant la nouvelle presse à balles rondes Variant 260.Son mécanisme de contrôle de la densité permet en effet d'adapter la pression à l'état du foin, afin de lui permettre de respirer plus ou moins, selon le cas.Le diamètre des balles peut varier entre 36 et 60 po.Elle possède un double entraînement des cinq courroies.Celles-ci sont maintenues en tension par un système à deux bras combinés à des ressorts et cylindres hydrauliques.Elle se décline en version Roto Cut avec 14 couteaux.www.daas.com AUTOMATION ET HESSTON Hesston lance sept nouveaux modèles de presse à balles rondes.Les formats fabriqués sont la 945 et la 945 Spécial ensilage (4 pi x 5 pi); la 955 (5 pi x 5 pi); la 946 Auto Cycle et la 946 Auto Cycle Spécial ensilage (4 pi x 6 pi);ainsi que la 956 et la 956 Auto Cycle (5 pi x 6 pi).La série 900 vise à accroître la productivité tout en facilitant le travail de l'opérateur.La nouvelle portière latérale monopièce rend l'entretien aisé.On a même installé des pentures inclinées,qui empêchent la portière de se refermer sur un coup de vent.À cet égard, la série 900 possède un écran pour Pour amender les sols et en corriger le pH, la PIERRE À CHAUX NATURELLE constitue la meilleure source de carbonate de calcium et de magnésium.C'est pourquoi elle demeure encore aujourd'hui la solution idéale pour obtenir des récoltes en grande quantité et de haute qualité.Choisissez la pierre à chaux certifiée par le B.N.Q.sous la norme NQ 0419-070/1998.Cette norme est la plus élevée de l'industrie en termes de pouvoir neutralisant.Vendue dans les carrières certifiées ou par les transporteurs-épandeurs.Information : (450) 796-3159 LES PRODUCTEURS DE PIERRE À CHAUX DU QUÉBEC euR^QEN.q^uSATTor-, ''ajioii/ihc'.TRANSPORTEURS ÉPANDEURS DE CHAUX AGRICOLE DU QUEBEC Pour prendre soin de vos champs, chaulez naturellement ! La chaîne.alimentaire Dans notre écosystème, la nature assure un équilibre entre les divers intervenants de la chaîne alimentaire.L'homme se situe à la tête de cette chaîne mais sa survie dépend de la qualité des autres maillons.En effet, une saine alimentation débute d'abord par un sol en santé qui permet de produire des végétaux de qualité.Qu'elles soient destinées aux animaux d'élevage, à la transformation ou à la consommation directe par les êtres humains, les récoltes provenant d'un sol naturellement équilibré contribuent, en bout de ligne, à la bonne santé de l'humanité.46 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 NOUVELLE GAMME D'ENROBEUSES TAARUP protéger l'andain contre le vent et faciliter son ramassage.Les autres améliorations apportées — aux courroies, par exemple — agissent sur la fiabilité et la simplicité d'opération.Elles minimisent les interruptions de travail,d'où une production accrue à l'heure.www.hesston.agcocorp.com Parmi ses nouveautés 2003,Taarup propose deux modèles d'enrobeuse destinés aux fermes de petite et moyenne envergure.La 7120 offre au choix les commandes manuelles à câble ou la commande électronique à distance pour activer le processus d'enrobage à partir du siège du tracteur.Le châssis redessiné offre la possibilité de traiter des balles pesant jusqu'à 1200 kg au lieu de 1000,et le nouveau positionnement convivial des commandes principales ainsi que des valves de l'appareil figure parmi les améliorations apportées.Le 7420 profite d'un châssis surbaissé qui augmente la capacité de portance de l'appareil, si bien que le déchargement s'effectue en douceur.Taarup est une marque du Groupe Kverneland.www.kvernelandgroup.com >» Choix defaucheuses traîné spécialistes Monmiu&'lhilxxl{ y' AlmonteV \ / )TTAWA LANARK Carleton ^/1 \C0UNTY Place \ ^SnuHw peW_a ya4s &t: @y JorontoJjjIIK^ 129] 53 BROCKVILI E / pôil ( / IVY LEA ^^JF-nCINGSTON bridge 62 LE BULLETIN DES AGRICULTEURS JUILLET-AOÛT 2003 pales fonctions STX STEIGER ROUGE PU ISS A NCE bientôt disponible.MODÈLE 500 HP Le plus puissant au test du Nebraska.5 modèles de 275 à 450 HP QUADTRAC ROUGE TRA EXCLUSIF! Moins de compaction.Aussi peu que 4,8 lb/po2.Qui dit mieux?375,425 et 450 HP.J* - * Â' T ¦l Un confort inégalé! Dotée de grandes surfaces vitrées, la cabine ergonomique SurveyorMC de la série Steiger vous offre un grand confort et une vue parfaite.Elle est équipée d'une climatisation automatique, d'un siège « Positive Response » avec suspension automatique assistée par ordinateur et d'un accoudoir droit com- plètement réglable avec les princi LE SERVICE ROUGE.chez votre concessionnaire local! ROUGE POUR TOUJOURS Visitez notre site Internet : www.caseih.com Case IH est une marque déposée de la Corporation Case.CASE fil UNE TRADITION DE LEADERSHIP Gaz Métro sème aujourd’hui pour que vous récoltiez demain.Lentement mais sûrement, Gaz Métropolitain s'implante en région pour vous permettre de bénéficier de l'énergie de l'avenir, le gaz naturel.C'est pourquoi, au cours des prochaines années, Gaz Métropolitain étendra progressivement son réseau gazier en régions rurales.Ceci permettra aux entreprises agricoles comme la vôtre de bénéficier d'une source d'énergie fiable, performante et productive.('l 800 567-1313 » www.gazmetro.comj EG" Métropolitain V.source d-avenir
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