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Titre :
L'orchestre
Une revue hebdomadaire de la Compagnie d'opéra français, qui ne paraît qu'à l'automne. Elle présente le programme exact des pièces qui sont données ainsi que des notes biographiques.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-1894
Contenu spécifique :
lundi 1 octobre 1894
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Fichiers (5)

Références

L'orchestre, 1894-10, Collections de BAnQ.

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PER Sgr.] , kîieme Annee.No.1 Rédaction et Administration, 73 Rue St-Jacques Perrault Building) Montréal, 1er Octobre 1894 L’OPCHESTPE PRIX DES ABONNEMENTS: |s% ' *2 50 MOIS .1.50 1 TROIS MOIS .75 Nota.—Les abonnements sont payables entièrement d’avance °* d:"G" du Journal l'Orchestre," ou directement Note de la Rédaction Il y a un an, à peu près à la même epoque, paraissait le premier numéro d’une petite feuille I’Orchestre.L’accueil que lui fit le public amateur de nos théâtres, semblait lui faire présager la réussite lorsque au bout de quelques mois des circonstances imprévues, en arrêtèrent la publication.Cette année, en présence du goût ptogressif de nos concitoyens pour tout ce qui touche aux arts et à la littérature en général, et particulièrement en présence de son goût éclairé pour le théâtre, nous avons pensé qn une feuille hebdomadatie qui se consacrerait exclusivement à nos institutions artistiques, théâtres, concerts, parcs, musées, sans être plus spécialement l’organe de l’un que de l’autre, serait accueillie avec faveur, et nous nous sommes décidés à reprendre la publication de I’Orchestre.Dans le but de rendre I’Orchestre plus intéressant, nous avons résolu de le publier avec de nombreuses illustrations, et sous un format de seize pages in quarto.Voici du reste le plan de travail que nous nous sommes fixés : Donner en première page, une grande gravure représentant une des plus jolies scènes de l’un des opéras joués la semaine précédente.Faire suivre par une revue critique des pièces jouées pendant la semaine, dans les différents théâtres et concerts, avec leurs programmes pour la semaine suivante.Viendront également quelques petits potins et échos des coulisses, qui sont toujours amusants pour les abonnés des théâtres.Suivront la biographie et le portrait d un artiste de passage ou en résidence à Montréal, puis un résumé de la pièce qui doit être jouée le lundi à l’Opéra Français.Nous consacrerons les deux pages du milieu à la reproduction illustrée d’un passage d’une pièce à louer dans le cours de la semaine, (généralement la pièce du jeudi à l’Opéra Français,) ainsi qu’un résumé analytique de cette pièce.Une chronique théâtrale.Une revue générale des “ premières ” et des principales “ reprises ” des théâtres de Paris.Nous terminerons par la publication in extenso illustrée, d operas ou comédies qui devront être jouées dans le cours de la saison à l’Opéra Français, nous engageant à ne choisir que des œuvres absolument morales, et à supprimer ou modifier toutes phrases et tous mots un peu risqué qui se trouveraient dans le dialogue tenant à ce que Y Orchestre puisse être laissé sans crainte dans toutes les mains.Hnfin quelques dessins et vignettes de fantaisie.L Orchesire étant un journal français et s’adressant par consé (tient, surtout à la population de langue française, nous donnerons naturellement la meilleure part à l’Opéra Français, en restant néanmoins indépendant, car nous le répétons nous serons l'écho de tous les théâtres et non d’un seul.1 endant 1 été, moite saison des théâtres, nous donnerons une part plus large aux parcs, musées et concerts divers.Nous projetons également pour cette période, une cxcur-ion momentanée dans le domaine du Spoi t : } achliug.Regaltes, Courses de Chevaux, C/iassc, Rèche, jusqu’à la réouvei ture des théâtres.Afin de faciliter la vente de l’Orchestre, et de le mettre à la p >rtéc de toutes les bourses, nous avons résolu de le vendre seulement que Cinq Centins, prix excessivement réduit si l’on veut considérer le coût très élevé de ses illustrations photogravures et de son tirage de luxe.Nous présentons ce numéro de l Orchesire comme numéro specimen de ce que sera sa publication, tout en sollicitant humblement l’indulgence de Messieurs nos lecteurs et de Mesdames nos lectrices, promettant d’apporter nos efforts constants à son amélioration et à son embellissement.Nota L’Orchestre paraîtra tous les lundi soir l—A REDACTION.Nuua 11 end roniUouj.t>J8u intitulée Chronique à la disposition du nos jeunes écrivains canadiens, qui souvent manquant de facilités pour révéler Semaine du 1er au 7 octobre.Compagnie de ACADEMY Cette semaine, les habitués de l’Académie ont pu apprécier les étonnantes adaptations de Mlle Nellie Ganthony, dans ses mimes musicales.Melle Ganthony nous arrive directement de Londres.Tous les critiques Anglais sont unanimes à lui adresser des éloges, et l’avis de tous ceux qui l’ont entendu ici, est qu’elle est au moins l’égale du célèbre Grossmith.Mme Henry Thomas, l’habile gérante de l’Académie, a engagé la troupe de Mlle Pauline Hall, et cette semaine, la pièce qui tiendra l’affiche sera : “DORCAS” Melle Parnilim© Hall, “DORCAS” GRAND OPERA COMIQUE PRIX HABITUELS.opéra comique, pièce d’origine française, traduite et adaptée à l’américaine par M.Paulto, l’auteur bien connu d’Erminie.Dorcas, serait à proprement parlé plutôt une comédie qu’un opéra, cependant la musique et le chant y tiennent une place distinguée.L’étoile de la troupe est Mlle Pauline Hall, dont nous donnons le portrait en première page.Melle Pauline Hall est une artiste d’un talent remarquable, qui sait interpréter la comédie et l’opéra comique avec un égal succès.Melle Hall est du reste bien connue à Montréal, où chaque année le public lui prodigue des applaudissements enthousiastes.La troupe qui accompagne Mlle Hall est aussi nombreuse que bien composée.loQnmme Semaine du 1er au 7 Oct.“The Nominee” COMEDIE EN TROIS ACTES Mr Robert Hilliard PRIX ORDINAIRES Clcopatre, tel est le titre de l’opéra qui a tenu brillamment l’affiche toute la semaine dernière au Queen’s.Ce succès est des plus légitimes, si l’on considère l’excellente interprétation : Mlle Lillian Lewis dans son rôle de Cléopatre et William Humphrey dans celui d’Antoine, étaient irréprochables, et secondés d’une façon parfaite par toute la troupe.Quant aux décors et costumes, il est absolument impossible de rien voir de plus beau et de plus briliant, c'était réellement féerique.C’est une semaine qui comptera pour ce théâtre.Cette semaine, le Queen’s nous donnera la charmante et spirituelle comédie “ The Nominee.” “ The Nominee ” est l’adapt ition américaine de la comédie française “Le Député de Bombignac,” dont nous commençons précisément la publication dans le présent numéro.Le principal personnage de la troupe qui interprète “ The Nominee ” est M.Robert Hilliard, l’excellent artiste qui l’an dernier obtint ici le briliant succès que chacun se rappelle.Par un hazard assez curieux, M.Robert Hilliard, lors de son dernier passage à Montréal, jouait au Queen's en même temps que Melle Pauline Hall jouait à l’Académie, exactement comme cette année, Les Cadets Ecossais ont décidé d’assister en corps à la soirée de lundi.3 i Théâtre Royal wKoMamme DL I.A Semaine du 1er au 7 octobre c =3 ORPHANS OF NEWYORK AVEC LE CONCOURS DE M.N.S.WOOD.PRIX ORDINAIRES.PROGRAMME Semaine du 1er au 7 octobre.Le théâtre de la rue Côté avait encore repris la semaine dernière, le pathétique mélodrame “ Still Alarm," représenté plusieurs fois avec succès à Montréal.Cette fois encore, messieurs Sparrow & Jacob ne s’étaient pas trompés dans leurs calculs, et leur clientèle habituelle a affluée dans leur salle.Décors, costumes, mise en scène, interprétation, tout était irréprochable.Cette semaine, N.5.Wood, l’un des acteurs favoris des habitués du théâtre, reparaîtra dans Orphans of New York, qui convient par excellence à son genre d’interprétation.Orphans of New York est de Con.Murphy, l'auteur de Toy Leaf, et est rempli de scènes de mœurs des bas fonds de New York.Inutile de dire que la mise en scène est absolument magnifique.THEATRE : Les Femmes qui Pleurent COMÉDIE Débuts de Mlles Jane Boes et Léonie St.André.MUSEE ee DC Leon XIII donnant sa Benediction PRIX : Théâtre 10c.Musée iOc.Le Musée est ouvert le dimanche.Ce charmant établissement au prix unique si populaire, tient à faire de mieux en mieux chaque semaine.Sa devise paraît être “Excelsior.” Le clou de la semaine écoulée était la charmante opérette en un acte, La Peau d'un Bourgeois, dans laquelle Mlle Duvernay, fort bien secondée par MM.Léonce et Thierry,a obtenu des applaudissements nourris.Les chansons du Mlle Dolly Cole et de MM.Léonce et Thierry ont contribué pour leur bonne part au succès.Cette semaine, Melles Duvernay et Dolly Cole qui ont terminées leurs engagements, seront remplacées par Mlles Léonie St.André et Jane Boes, qui feront leurs débuts dans l’amusante comédie-vaudeville, Les Femmes qui Pleurent.MM.Moraize, Victor Thierry et Léonce, déjà bien connus du public, continueront à se faire entendre.Quant au Musée, les personnages représentés, sont d’une vérité saisissante, et méritent réellement une visite. Programme non encore fixé.Au grand chagrin de tous, mais surtout de la jeunesse, l’établissement de messieurs Lavigne & Lajoie a ferme ses portes pour la saison d’hiver.| Les directeurs avaient naturellement tenu à se distinguer dans leur programme de cloture, aussi attrayant que possible, et la foule qui tous les jours assiégeait les portes prouvait qu’ils avaient réussi.Pour ne citer que la soirée de jeudi, réservée au bénéfice de l’orchestre et des chœurs, on évalue les entrées à plus de dix mille.Outre le programme ordinaire, la musique de 1 Harmonie, celles du corps de police et de Longueuil se sont fait entendre.Le chœur de St.1 ouis de France, messieurs J.R.Bourdon, Achille Lejeune, H.Giraud avaient également prêté leur concours, concours fort apprécié et fort applaudi.PotSos des Coulisse, Du reste loin de se jalouser, ces Dames sont dans les meilleurs termes et sont mêmes amies intimes.Mr.Giraud, le vieux favori du public, est dans la jubilation, ses camarades sont cette année dignes de lui, et il nous promet un vrai régal de comédies et de vaudevilles gais, spirituels, et Animent interprétés.S’il le dit, c'est que cela est, nous pouvons l’en croire.Mr.Gcraizer, tient à mériter la réputation qu’il s’est acquise en France comme régisseur général.Ce qu’il fait répéter et étudier son personnel ! Vrai ! si les rôles ne sont pas sus et si les chœurs ne marchent pas ce ne sera pas de sa faute ! Voilà une page, qui elle, me cause quelques inquiétudes.Comment en effet pouvoir parler de Melle X.de Mme Y.de Mr.Z.Ils arrivent dans le pays, je les ai à peine entrevus, j’ignore presque leurs noms, et vous, mes lecteurs, vous les connaissez encore bien moins.Mais la semaine prochaine, ce sera différent, nous seront déjà tous un peu en pays de connaissance.Jusqu’ici le meilleur accord règne dans toute la troupe, aucune rivalité, aucune trace de discorde n’a encore fait son apparition.Il y a même tout lieu de croire que grâce à 1 habile direction de M.Edmond Hardy et de MM.les Régisseurs, et à la grande satisfaction du public, on ne verra se reproduire aucun des faits qui l’an dernier ont failli compromettre l’avenir de l’institution.Nos deux excellentes premières chanteuses, Mesdames Bouit et Degoyon ont chacune leurs roles et emplois bien délimites, par conséquent, nous au- rons le plaisir de les entendre l’une comme l’autre dans leurs meilleurs rôles, tout en goûtant un répertoir plus étendu.Cette distribution évitera en outre, l’inévitable jalousie qui se produit entre artistes rivales.Jalousie du reste bien excusable quant on connaît la vie et le caractère des véritables artistes qui préfèrent le triomphe et les applaudissements aux plus beaux appointements.Mr.Geraizer possède une fermeté, qui ne laisse rien passer, mais à cette fermeté il sait joindre une amabilité et une politesse irréprochable, qui lui assurent l’affection et le respect de tous les artistes.Mr.Fétis, l'aimable régisseur de comédie, lui aussi possède toutes les qualités d’un bon régisseur, beaucoup de gaieté, beaucoup d’entrain.Du reste on le verra à l’œuvre dans l’Abbé Constantin la charmante comédie de messieurs Hector Cremieux et Vierre de Courcelle, qui pour ses débuts le classera haut dans l’estime des habitués de l’Opéra Français.Rene. Madame Virginia Rouit, la charmante et éminente artiste dont nous donnons ci joint le portiait est née à Gand, Belgique, (ce dont scs c< mpatriotes qui habitent Montréal, ne manqueront pas d’etre fier.) Mais comme compensation pour l’amour propre fran-çai -, il est juste de dire que si madame Virginia Bouit est née en Belgique et a commencé ses études musicales au Conservatoire de Bruxelles, c’est à Paris qu’elle a travaillé et s’est perfectionnée.Son guide et son professeur a été madame Thierry Baudier, qui la première a joué le rôle de Marguerite de Faust à Marseille.Madame Bouit n'est encore passée que par peu de théâtre, sa carrière artistique est donc courte, et cela se comprend si l’on considère sa jeunesse.Madame Bouit n’a débuté qu’en 1890, mais pour ses débuts, elle a paru sur une des plus belles scènes d'Europe, au Grand Théâtre d’Anvers.D’Anvers, madame Bouit attirée vers sa patrie d’adoption, est allée faire une saison au Grand Théâtre de Lille.De Lille, à même d’un brillant engagement, et aussi quelque peu désireuse de voir par elle même ce brillant pays du soleil dont on lui avait tant parlé, elle signe un contrat pour Saigon.En revenant de Saigon, à peine débarquée à Marseille, les directeurs l’assaillent, et elle égrène bientôt ses vocalises au théâtre du Gymnase de cette ville.De Marseille, les moyens de transports sont si faciles et si rapides pour Alger, la jolie perle de la côte d’Afri.que, qu’elle ne sait résister à la tentation de s’y faire entendre quelques mois, et cela ne date pas de vieux, c’était au printemps 1893.Mme Bouit n’avait pas vu son pays natal depuis longtemps, aussi profite-t-elle de l’engagement qui lui était offert aux Galeries St.Hubert de Bruxelles, elle y reste tout l’été dernier.Le dernier hiver, madame Bouit l’a passé à Paris, et là, elle s’est révélée au Grand Public, aussi sa réputation 11 est plus à faire, elle est faite.Madame Virginia Bouit Pour le prouver, nous n avons qu’à prendre au hasard, quelques extraits dans les grands journaux de Paris.“Les Petits Mousquetaires, ' de Varney, ont été remontes aux Polies Dramatiques avec un soin artistique qui donne à cette reprise l’importance de l’attrait d’une premiere, lout est neuf enfin, un d Artagnan tout neuf, Mme Bouit qui rappelle Jeanne Granier à son aurore et qui, venue d Alger, a conquis du premier coup ses lettres de naturalisation parisienne ” — Le Figaro, Nov.1893.D Artagnan, c était Mlle Virginia Bouit, gentille, adroite, et portant à merveille le travesti : un peu émue d’abord, elle s est vite rassurée grâce aux applaudissements que ne lui épargnait pas sa très charmante devancière, Mlle Ugalde, dont le souvenir ne pouvait manquer de revenir, ne se fût-elle point trouvée parmi nous.” — Le Voltaire, Nov.1893.Après une semblable entrée sur la scène parisienne, on peut croire que Mme Bouit 11 avait que 1 embarras du choix, aussi pouvons-nous dire que M.Hardy, habilement secondé par M.Dorcl, a dû user de grande diplomatie pour la décider à quitter Paris pour Montréal, (diplomatie, il faut le dire, appuyée de forces bank notes.) Nous qui avons déjà eu le plaisir d’entendre madame Bouit, nous ne sommes nullement surpi is des éloges que lui ont adressé nos confrères parisiens.Quand paraîtrons ces lignes, madame Virginia Bouit se sera fait entendre dans “ Gillette de Narbonnc,” et son rare talent lui aura déjà gagner la place qu’elle doit occuper dans l’estime des Montréalais.Il ne nous reste à souhaiter à madame Bouit, mais cela de tout cœur, qu’une seule cho.e, c’est que, à elle, nouvelle venue dans le pays, l’hiver ne soit pas trop dur, et dans tous les cas, ne lui joue pas (et ne nous joue pas) le mauvais tour, de lui affecter les cordes vocales, car la privation serait trop grande pour tous.e GILLETTE DE NARBGNNE Opéra Comique en trois Actes Paroles de Henri Chivot et Alfred Duru.Musique de Edmond Audran.Le bon roi René qui a perdu son royaume de Naples, C't venu habiter Aix-en-Provence.Atteint d’une fièvre maligne, ses médecins après avoir tenté tous les remèdes connus l’abandonnent, le considérant perdu.Heureusement, une jeune fille, Gillette, fille du célèbre docteur Gérard de Narbonne.possède un merveilleux élixir que lui a légué son père, elle l'offre au roi Le roi René refuse d’abord, puis cède aux intances de Gillette qui lui affirme qu’avant huit jours il sera guéri.F.n attendant la guérison, Gillette se retire chez sa nourrice, au village de Meyreuil.Gillette, après la mort de son père, avait été recueillie et élevée par la comtesse de Lignolles, qui avait un fils, le comte Roger, qui fut compagnon de jeu de Gillette.Gillette a conservé le plus tendre souvenir du beau Roger, qui depuis plusieurs années est à l’armée d’Italie à guerroyer pour reconquérir le royaume de Naples au bon roi René.Le comte Roger, porteur d’un message, s’arrête au village de Meyreuil.Quelques compagnons lui font fête, le nom de Gillette est prononcé et Roger porte un toaste à sa santé.Gillette qui sortait d’une maison voisine entend : plus de doute, elle est aimée.Roger la voit, lui cause, et en badinant lui fait des déclarations d’amour.On annonce la venue du roi René qui, miraculeusement guéri, vient faire le pèlerinage promis à Notre Dame des Roses Roger s’éloigne pour exécuter sa mission.Le roi fait venir Gillette, lui exprime sa gratitude et l'invite à formuler sa demande, jurant de la lui accorder.Gillette se croyant sûre de l'amour du comte Rogeq prie le roi de les unir.Le roi René s'y engage.Bientôt Rogei paraît et remet son message.Le roi lui apprend comment il a été miraculeusement sauvé par Gillette et la promesse qu’il lui a faite.Roger proteste et refuse, mais le roi ordonne, il s’incline.Le mariage a lieu séance tenante.Au sortir de la chapelle, Roger furieux, annonce à Gillette qu’il repartira le soir même pour l’armée d’Italie, et que jamais il ne consentira à la reconnaître pour sa femme, tant qu’elle ne lui présentera pas un enfant né de lui et l'anneau qu’il conserve au doigt.Il s’éloigne en chantant, tandis que Gillette, brisée de douleur, s’évanouie.2e Acte.—Gillette qui a jurée de conquérir son mari, part pour l'armée d’Italie, où son frère Henry Gérard est officier.Gillette se présente devant Roger sous le nom d’Henry Gérard.Le comte est d’abord étonné de l’étrange ressemblance du frère et de la sœur, mais Gillette supporte gaillardement son rôle, lui fait raison, le verre en mains, et chante la chanson de bivouac : En avant ! Briquet ma vieille, en avant ! Remplace moi sergent, Vas y prestement ! En avant ! Briquet ma vieille, en avant ! Sauve l’honneur du régiment.Plus de doute, c’est bien Henry Gérard.Roger bientôt gagné par l’entrain du pseudo Henry, s’ouvre à lui, et lui confie même qu’il est en bonne fortune.Gillette s’arrange pour prendre la place de cette rivale.Il fait nuit, elle est bien voilée, elle semble céder aux supplications du comte, mais exige comme gage l’anneau qu’il porte au doigt.Roger hésite, mais Gillette chante : Vous restez sourd à ma prière, Vous refusez en me disant, Qu'un tel don vous parait trop grand Et que vous ne pouvez le faire ! Roger lui donne la bague, pensant qu’au moins comme cela, Gillette ne pourra jamais l’avoir.3® ACTE - Roger va revenir dans son château qui se trouve précisément tout en fête, car Gillette a eu un fils, dont on va célébrer le baptême.Le prince Olivier, fils du roi René, en est le parrain.Le comte Roger de Lignolles, est aussi surpris qu’émer-veillé de la beauté de sa femme et de la grâce qu’elle déploie au milieu de tous les seigneurs et dames.Mais Gillette qui veut lui donner une kçon, fait semblant de ne pas le voir et flirte avec l'un, avec l’autre.Roger, de plus en plus épris, profite d’un instant où elle est seule pour lui faire la cour.Gillette heureuse s’abandonne, mais on entend les cloches, et rappelée à elle, elle s’éloigne.Roger apprenant que Gillette a été mère et que c’est le baptême de son fils qu’on sonne, refuse d’abord d’y croire Gillette, inteirogé répond tranquillement que oui.Roger convaincu de la culpabilité de sa femme, va s’abandonner à la colère, mais Gillette qui trouve la leçon suffisante, prend la posture qu’elle avait sous le déguisement d’Henry Gérard et répète le couplet: En avant ! Briquet ma vieille, en avant ! Sauve l’honneur du régiment ! Buis, changeant de ton et de position : Vous restez sourd à ma prière, Vous refusez en me disant.Qu’un tel don vous paraît trop grand Et que vous ne pouvez le faire.Puis elle lui tend son anneau.Roger comprend tout et tombe à ses pieds, lui demandant pardon.7 De MM.Hector Ore mie Le bon abbé sans s’en douter a contribué à cet amour, car comme tous les cœurs simples et purs, il ne peut s’empêcher de faire à tous propos les éloges de ceux qu’il aime,et naturellement il parle sans cesse de Bettina à Jean et de Jean à Bettinn.Mais Jean, s’il adore Bettina, est fier et il considère les millions de la jeune fille comme un obstacle insurmontable, aus-i il s'efforce de dissimuler soigneusement son amour.Paul, lui, joyeux noceur, ne pense nullement à se marier.Sa mère, elle, le veut, et pour l’y contraindre, elle le menace de lui “couper les vivres’’.Il consent donc à faire la cour à Miss Percival, mais dans son ennui et son trouble, il vide force coupes de champagne.Aussi est-il bientôt “ému", et ayant rencontré Jean, il lui annonce non-seulement son mariage, mais lui fait ses confidences, ce qui indigne Jean.Bientôt une querelle éclate et Jean est gravement insulté, en présence de Monsieur de l.arnac, aussi un duel est décidé, mais sous le prétexte d’une querelle dans l’armée.On se battra séance tenante, car le régiment de Jean doit partir à cinq heures du matin, pour les écoles à feu, et il sera absent vingt jours.L’abbé Constantin l’apprend, il est terrifié, il voudrait bien empêcher ce duel, mais il a été aumônier, il comprend que c’est impossible, car il connaît “l’honneur militaire".Jean ne voulait se battre que pour la forme, car trois fois il désarme son adversaire, et celui-ci, dégrisé, lui tend la main en faisant des excuses.Le duel aura cependant eu des conséquences capitales, car Bettina a réussi à “confesser" l’abbé Constantin, et trahissant son amour, elle quitte la maison malgré un violent orage, et en robe et souliers de bal, les pieds dans de légers sabots, un manteau jeté sur le dos, elle sort afin de savoir quel est l’issue du duel.Mais l’abbé de son côté est parti aux informations et raconte aux deux sœurs ce qui s’était passé.3ème Acte.— Mme Scott pour réaliser le rêve du bon abbé Constantin a acheté un petit orgue pour l’église de Longueval.Afin de lui en faire la surprise, tout le monde s’entend pour l’éloigner tandis qu’on installera l’orgue.L’est Madame de Lavardens qui doit toucher l’oigue le lendemain à la messe.L’abbé de son côté est gêné, car il a reçu une lettre de Jean, lui disant qu’il revient pour le voir et lui parler, mais que c’est en cachette et qu’il faut que personne ne le sache.Le bon abbé ne sait comment il fera pour dissimuler son secret à Pauline, car elle est curieuse et il n’a encore jamais rien pu lui cacher.Jean arrive et avoue à son parrain qu’il a demandé et obtenu son changement pour la Tunisie, et cela à cause de son amour irréalisable pour Bettina.L’abbé quoique brisé de douleur à l’idée de se séparer de son enfant, l’approuve, et lui dit d’aller où son devoir l’appelle.Mais Bettina à qui Paul a généreusement tout appris, veut sauver son amour, elle parait et jure que jamais elle ne sera un obstacle à la carrière de son mari, qu’elle saura se plier à toutes les exigences du service, et elle termine en invoquant l’aide du bon abbé.L’abbé Constantin au comble de l’émotion et de la joie leur donne sa bénédiction.L’ABBE CONSTANTIN COMEDIE EN TROIS ACTES L'abbé est aussi heureux qu'il peut l'être, car son église ne manque plus de rien et il peut secourir ses pauvres, sans crainte d’épuiser sa bourse.Madame de Lavardens, l’un des trois propriétaires conjurés, rêve de faire épouser Bettina à son fils Paul.Elle s’est faite l’amie des deux sœurs, et cherche à se rendre indispensable, en dirigeant et en organisant toutes les fêtes au château de Longueval.Au lever du rideau, on est en pleine fête, l’abbé Constantin a consenti à s’y rendre, car c’est une fête don- née aux fermiers du pays et aussi, il l’avoue, parce qu’il a ; un petit faible pom les feux d'artifices, et ce soir il doit y ¦ || en avoir un très beau, tt Madame de Lavardens profite de toutes les occasions pour parler de son fils à Madame Scott, cette der nière consent à faire quelques ouvertures à sa sœur.Aux premiers mots Bettina l’arrête en lui répondant que Paul ne lui plairait nullement comme mari.Cependant elle ne fait aucun aveu à sa sœur, et continue à cacher son secret, qui est qu’elle aime Jean autant que Jean l’aime.Le dernier des mirquis de Longueval est mort, les propriétés doivent être vendues judiciairement.Le bon vieux curé de Longueval, l’abbé Constantin est mortellement inquiet, car si le château allait passer dans des mains impies, que deviendront ses pauvres à lui ! Car le pauvre abbé a été habitué à puiser largement dans les mains de la vieille marquise de Longueval, et craint que cette ressource ne lui manque définitivement ! Les trois principaux propriétaires du pays se sont coalisés pour acheter au plus bas prix un des trois lots des domaines de Longueval.La conjuration semble avoir réussie à la première adjudication, car personne n’a couvert leur enchère de 50 francs.Tous sont dans la joie.Mais bientôt arrive l’abbé Constantin, qui a l’air consterné.Il annonce que conformément à la loi, les trois lots ont été réunis, et le tout remis en vente, que l’enchère a été couvert à 2.100.000 francs, et que l’acquéreur est une dame, Madame Scott, une américaine habitant Paris.Le bon abbé est navré, car si Madame Scott est américaine, elle doit être protestante.Alors, ses pauvres ! sa vieille église ! qui leur viendra en aide Ou annonce deux dames, ce sont Madame Scott, et sa sœur Miss Bettina Pe ici val.Elles apprennent à l’abbé Constantin qu'en arrivant dans le pays, leur première visite est pour leur curé, car elles sont catholiques, leur mère était canadienne-française ! Elles remettent chacune mille francs au bon curé pour ses pauvres, et lui annoncent que désormais, leurs bourses lui sont ouvertes.Grande joie et grande émotion de l’abbé qui ne s'est jamais vu autant d’argent à la fois.On continue à causer, Madame Scott et Miss Bettina ne tardent pas à faire la conquête de l’abbé Constantin.C’est l’heure du souper, ces dames s’invitent sans façon.Pauline la fidèle gouvernante et cuisinière, Pauline le type par excellence des bonnes de curé des campagnes de France, reçoit des compliments sur la qualité de sa cuisine, sur la propreté de tout son ménage, et comme déjà elle a été presque aussi heureuse du don des deux mille francs pour les pauvres, que ne l’a été son curé, elle aussi est entièrement conquise.Miss Bettina a de plus fait une autre conquête, celle de Jean Reynaud, lieutenant d’artillerie.Jean Reynaud, fils du docteur Reynaud qui a été tué en 1870 en secourant les blessés, est le filleul et l’enfant d’adoption du bon abbé Constantin.L’excellente Pauline le considère aussi un peu comme son enfant, car elle l’a élevé et le tutoie toujours.Miss Bettina est, comme sa sœur, riche à vingt millions, et cette dot prodigieuse a naturellement suscité de nombreux prétendants à sa main, elle en a déjà enré-gistré trente quatre, mais tous lui sont absolument indifférents, car elle sent que c’est surtout son argent qn’on vise.Mais Jean a l’air si différent de tous les hommes qu’elle a connus jusqu’ici, qu’elle ne peut s’empêcher de le remarquer dès cette première soirée.2cme Acte—Madame Scott et Bettina sont installées depuis déjà près de deux mois au château de Longueval.I ’EST-CE pas le moment où la saison théâtrale débute, que l’on doit choisir pour faire quelques recommandations générales.Recommandations bien inutiles, nous en sommes convaincus, étant donné la discrétion et la distinction naturelles de nos concitoyens et concitoyennes, car c’est surtout à ces dernières que la présente s’adresse.Nous voulons parler du coup d’œil que la salle doit présenter, grâce au bon vouloir et à l’accord de tous, par une tenue et une mise irréprochables.Nous nous permettons donc ci-après quelques prières, avec la ferme conviction de n’avoir jamais de critiques à formuler.D'abord quelques mots aux Messieurs: nous n'avons pas à parler de leur mise, qui l'année dernière a toujours été irréprochable sauf quelques cas absolument isolés.Nous savons fort bien, qu’il n’est pas au pouvoir de tout le monde, de arborer journellement l’habit, mais à défaut de l’habit, la redingotte ou tout au moins la jaquette noire, (qui toutes deux, font partie de toutes gardes robes), doivent être mises pour venir au théâtre, et le veston de fantaisie absolument exclu.Quant aux dames, nous nous donnerions bien garde de leur parler toilette, le bon goût, la grace et disons le mot, la coquetterie de nos jolies Montréalaises, (car il n’en existe pas de laides), est un trop sûr garant du charmant coup d’œil que nous présentera la salle.Nous ne voulons parler que des chapeaux De grâce, Mesdames, pensez un peu à vos voisins, songez que les monuments que vous mettez quelquefois sur vos têtes, les empêchent totalement de voir ce qui se passe sur la scène et les forcent a uneven table gymnastique.Gymnastique désagréable pour tous, car l’espace e^t si étroit que lorsque quelqu’un se penche tant soit peu à droite ou à gauche, il force plusieurs autres à le faire.Je s iis bien qu’une tête de jeune femme, surmontée d’un chapeau, fut-il empanaché, est chose agréable à voir.Quant à moi, cela me plait infiniment .dans la rue, mais seulement là, car je vais pour autre chose au théâtre.Nous sommes bien convaincus, que celles qui ont assez mauvais goût pour arborer dans le théâtre, un chapeau autre qu’une minuscule capote, n ont jamais été condamnées au supplice qu’elles imposent aux autres, car ^ans cela il est plus que probable qu’elles sauraient s’en abstenir.Et du reste, quoi de plus joli qu’une fleur ou un peigne-bijou, si modeste soit-il, dans les cheveux ?Nous nous proposons d’y revenir, s il y a lieu, car l’an dernier, nous avons trop entendu pester contre cet abus des chapeaux, et nous prions instamment nos grands confrères de nous seconder dans cette campagne.En attendant et dè; maintenant, nous implorons de M.Hardy, d'imposer dans son théâtre, et cela énergiquement, le règlement en force dans les neuf dixième des théâtres européens, règlement qui prohibe à l’orchestre, tous chapeaux si petits fussent-ils.Cette ordonnance mise en vigueur dès l’ouverture, serait acceptée sans protestation de la part de toutes les dames.Cela du moins, nous est affirmé par toutes celles à qui nous en avons causé.Pour eu terminer avec cette question d'étiquette, nous solliciterons de tous et de toutes, de déposer leurs pardessus et manteaux au vestiaire, non que je veuille faire ici de la réclame au préposé du sus-dit vestiaire, mais par suite de la gêne que cela cause aux voisins, et aussi dans l’intérêt de la beauté de la salle.Et franchement, on en conviendra, tous lO les dossiers encombrés de volumineux manteaux, chapeaux, pèlerines, fourrures, sont loin, bien loin, d’être d’un aspect gracieux.Nous avons un gentil théâtre, qui est à nous, bien à nous, car les Anglais, eux, ont le Queen, 1’Academy, dont ils sont à bon droit fiers, et où ils ne vont et où nous 11 allons qu’en tenue de soirée.Pourquoi ne pas faire de même chez nous ?Notre confrère le “ Monde” dans son numéro du 24 Septembre, laissait supposer que la Société du Monument National aurait sollicité de Monseigneur ICabre, la condamnation par lettre pastorale de l’Opéra Français.Nous aimons à croire, dans le propre intérêt de cette œuvre, que cette rumeur est dénuée de fondements sérieux, car cette démarche serait de la part de ces Messieurs “ une malice cousue de gros fil blanc”.En effet, le public s’apercevrait bien vite que sous prétexte de moralité, on aurait encore voulu mêler une fois de plus, la religion et notre clergé, à une pure spéculation.Chacun ne manquerait pas de se dire: Messieurs du Monument National, ont construit une grande salle de concerts, dont grâce à leurs prétentions élevées, ils n’ont pu tirer parti que tiès rarement.Voilà l’Opéra Français, qui vient nous apporter une distraction saine, intelligente, agréable, et on veut le supprimer ! Et pourquoi le supprimer ?Pour nous donner dans la salle du Monument National quelques concerts ou réprésentations d'amateurs du bon vieux temps ! Trop tard, Messieurs, le progrès avance et ne recule jamais.Pour votre bazar actuel, si la préférence du public pour la belle musique et les charmantes représentations de l’Opéra Français, le laisse plus ou moins vide, à qui la faute ?Voici plus de trois mois que l'ouverture de l’Opéra est annoncée pour le 1er Octobre, vous n’aviez donc qu’à commencer votre bazar quinze jours plus tôt.L Kevue OVER A.— Aucune neuve le pièce n’a etc jouée ces temps-ci.Comme reprises, nous remarquons, Lohengrin, la Valkyrie, Samson et Ualila, la Maladetta On répète activement Otello, qui sera joue prochainement OPERA COMIQUE— Aucune nouvelle pièce non plus.Principales reprises, Palstaff, Mireille, Mignon, Carmen.Comme nouveaux artistes, nous apprenons que Mme Brejean-Gravière, a débutée lundi dernier dans Manon.On a remis à l’étude Paul et Virginie.THEATRE FRANÇAIS.- Le Théâtre Français n’a donne non plus aucune première.Reprise de Severo Ton lli.Cabotins, Hernani.En répétition “ Vers la joie ’’ de Jean Richepin.THEATRE DES VARIETES.— A fait sa réouverture le tS Septembre, par une première, “ L’article 214” comédie en trois actes de MM.André Sylvanc et Maurice Ordonneau.PORTE ST.MARTIN.— La Porte St.Martin va remettre en scène " Les Mousquetaires ”, avec des costumes et des décors d’une richesse inouïe.L’interprétation sera en tout digne de la mise en scène, car l'habile troupe habituelle se'a renforcée de Mette Laurent-Ruault, qui remplira le rôle de Henriette d'Angleterre.M.Joumard, qui a déjà joué à la Porte St Martin, dans Michel Stiogoff.Enfin rentrée de M.Desjardins dans le rôle de Mordaunt, illustré par Chilly Montai et Taillade.L - - ." - ; ^ Nous terminerons cette revue de la Porte St.Martin, en disant qu’elle a donné avec un succès toujours croissant sa Cinquantième représentation de " Tibère à Caprée ”, BA-TA-CLAN.— La jolie salle du boulevard Voltaire, obtient un succès colossal avec “ Tahïs ”, succès auquel Bataille et Madeleine Guitty contribuent beaucoup par la gaieté endiablée de leur interprétation.BOUFFES-PARISIENS.— Le théâtre des Bouffes-Parisiens a rouvert le 1 5 avec la Femme de Narcisse.M.Marius Baggers dirige l’orchestre.THEATRE DEJAZET.— A donné comme première le 12 Septembre, le “Baiser d’Yvonne ”, vaudeville en trois actes de Mr.Médina, avec musique de Mr.Domer-gue.THEATRE CLUNY.— A donné comme première le Jeudi 12 Septembre la “ Marraine de Charley ”, comédie burlesque en trois actes de MM.Maurice Ordonneau et Thomas Brandon.LA SCALA - A réouvert sous la direction de Mr.Marchand, avec un succès colossal.La pantomine, “Joséphine elle est malade ”, musique de Mr.Ch.de Sivry, a été enlevée par Melle Bob Walter avec un brio et un talent qui fait courir tout Paris.Une troupe composée en grande partie d’artistes du Vaudeville, est partie de Paris le 14 Septembre, pour faire une grande tournée en France, en Algérie, en Suisse, en Belgique et en Hollande, jouant l’illustre pièce de MM.V.Sardou et E.Moreau, “ Madame Sans-gêne ”.Nous apprenons la mort de M.Emmanuel Chabriel, le distingué compositeur.Mr.Emmanuel Chabriel était né à Ambut en 1842.Il fit son droit puis entra au ministère de l’intérieur, où il resta seize ans.Emmanuel Chabriel, occupait tous ses loisirs à étudier la composition avec Aristide Hignard et le piano avec Pierre Wolfï.Voici ses principales œuvres : l’Etoile, représentée aux Bouffes-Parisiens en 1877, et en 1879 l’Education mau-quee.Gwendoline représentée à l’Opéra Comique en 1887.La fameuse valse Espana, Sulamite, l'Ode à la musique.11 Le Député de Bombignac Comédie en trois Actes de M.Alexandre Bisson La Scène se passe de nos jours au château de Chantelaur près Poitiers.ACTE PREMIER Cabinet île tiavail, richement et artistement meublé.— Grande porte au fond, ouverte sur le parc ; fenêtres de chaque côté de la porte- — Portes latlérales et en pan coupé.— A droite, bibliothèque ; à gau che, cheminée.— Bureau devant la bibliothèque Petite table devant la cheminée.— Fauteuils, divan devant la petite table, cl aises, tableaux, statuettes, etc.SCÈNE PREMIÈRE PINTE AU, DES V ERG ETTES.Pinteau lit un journal.Des Vergettes, paraissant au fond.—Pardon!.Je ne vous dérange pas, mon cher Pinteau ?Pinteau.— Mais du tout, mon cher des Vergettes! Des Vergettes, à part.— Il est familier !.(Haut.) Va bien, ce matin ?Pinteau.—Va pas mal, merci !.Des Vergettes.— Le soleil m’a tenté !.Je me suis dit: “Tiens, au fait, si j’allais demander à déjeuner à ce bon Chantelaur!.” J’ai fait seller Pluton, j’ai trottiné tout doucettement pendant deux ht ures.et me voilà !.(Finement.) Est-ce que Chantelaur est rentré ?Pinteau.—Comment.rentré?De Vergettes.—Je vous demande cela parce que, lorsque je l’ai quitté cette nuit, à Poitiers, après le théâtre, il n’avait pas l’air pressé de regagner le chateau de ses pères.La troupe des Variétés de Paris venait de terminer sa representation d'adieu et Chantelaur avait fait préparer, à l’hôtel du Palais, un souper magnifique.paraît-il, car il a négligé de m’y inviter.Pinteau.— Pas possible !.De Vergettes.- C’est comme je vous le dis !.Pinteau.—Vous m’étonnez bien !.De Vergettes.—Ce n’est pas gentil de sa part !.Moi, qui précisément m’occupe de lui depuis quelque temps!.Pinteau, à part.—Aïe ! Des Vergettes.—Car, lorsque j’ai des amis, moi, je ne les lâche pas ! Pinteau.—A qui le dites-vous ?Quoi qu’il en soit, Chantelaur n’est pas rentré si tard que vous le supposez, car voilà plus de deux heures qu’il est sorti.Des Vergettes.—Ah !.Et madame de Chantelaur est-elle visible ?Pinteau.— Madame la ccmtesse de Chantelaur est sortie également depuis ce matin, avec madame la marquise de Cernois, sa mère.Des Vergettes.—Ah !.Personne ici, alors ?Pinteau.— Rassurez-vous !.Tout le monde sera rentré pour le déjeuner !.Ces dames font aujourd’hui leur visite hebdomadaire aux pauvres de la commune.Des Vergettes.— Quelle femme supérieure que la marquise de Cernois, hein ! Pinteau.—Ne m’en parlez pas !.Des Vergettes.— Quel esprit élevé !.Quelle âme antique! Ne pactisant pas avec les idées modernes! Plus royaliste que le roi! Plus catholique que le Pape ! Pinteau.—C’est admirable! Des Vergettes.— Une des dernières représentantes de notre vieille noblesse !.Pinteau.— Vous savez qu’elle est la fille d’un gros marchand de café ?.Des Vergettes.—Oui, mais ça ne fait rien ! .Le marquis de Cernois, son mari, était assez noble pour deux !.Ah !.Chantelaur n’est pas à plaindre d’avoir épousé une de ses filles !.Pinteau.—Et vous, vous ne seriez pas fâché d’épouser l’autre ?Des Vergettes.—Mademoiselle Renée ?.Comment ?.Vous vous êtes donc aperçu ?.Hé ! hé ! Vous êtes clairvoyant, mon bon Pinteau ! Pinteau.— Mais oui, mon bon des Vergettes !.Des Vergettes, à part.- Est-il familier, cet animal-là ! (Haut.) Quelle charmante jeune fille que mademoiselle Renée! Quelle grâce !.Quelle élégance !.Pinteau.—Et quelle jolie dot !.Des Vergettes.—Cinq cent mille francs, m’a-t-on dit !.Pinteau.—Oh! vous devez être bien renseigné! .Des Vergettes.—Et croyez-vous que j’aie quelque chance de lui plaire.entre nous ?.Pinteau.—Mon Dieu! Entre nous.Je ne le crois pas.Des Vergettes.—Ah ! Et pourquoi donc cela ?Pinteau.—Et, si j’avais un conseil à vous donner, ce serait de ne plus penser à mademoiselle Renée.Elle est jeune, intelligente, spirituelle !.J’ai bien peur que vous ne puissiez pas faire son affaire!.Des Vergettes.— C’est qu’elle ferait joliment la mienne !.Dites donc, Pinteau.entre nous.est-ce qu’il n’y aurait pas quelque amoureux sous roche, hein ?(A SUIVRE.) 18 Oi 3>éra - ] praoçais MM.EDMOND HARDY, GERAIZER, - - FETIS, - - -DESFASSIAUX, - ADMINISTRATION.- - Directeur Gérant.MM.DOREE,.Chef J'Orchestre - Régisseur Général.SAUCIER,.Chef Machiniste.Régisseur de t omédie.FONT ON, - Coiffeur.Second Régisseur.DEHAEK, - Costumier ORCHESTRE.MM.DOREL,.- Chef d’Orchestre.GOULET,.1er Violon.LEJEUNE,.do GEORGES,.do ROY,.- - - - do RIDEAU, - 2ème Violon.GOULET.- - - do DUQUETTE, - - Viola.LERICHE, - Violoncelle.HARDELIN,.Contrebasse.MM.BOUCHER,.Flute.ROSTER, - Hautbois- MEDARD,.Clarinette.VANLOOT,.do LAROSE, - -.- - - Cor.VANPOOK,.- - - - Cornet.De la CASSINIERE, -.do LALIBERTE, - - Trombone SCHEPENS, - - Timbales MM.BOUir, - -VISSIERE, -GERAIZER, G1RAU L>, - -FETIS, - -DEBRIGNY, NILLO, - -DESFASSI AU COLOMBAY, LESIEUTE, CHOPPIN, LEBRUN, DORMEZ, DEHAECK, GANORA, DEFAIX, .ier Tenor.Baryton - Basse chantante et basse boude Grand 1er comique Laruette - - - Trial et Tenor Comique.- - - Jeune ier rôle de comédie.- - ier comique maïqué.X, - gème basse des second es ARTISTES.MM ES.BOUIT, - DEGOYON, Choristes et petits rôles.MILLER, -GIRAUÜ, - -GERAIZER, BERTHAEL, BOTHZEN, ¦ NIEL, KOSTER, NILLO, FETIS, GUERARD, GAUVIN, RAYMONDS, DERBLAY, PETIT, NELLA, AUGER, DEHAF.CK, ière chanteuse d’opéra comique et d’opérette, ière chanteuse d’opérette et Dugazon d’opéra comique.zème chanteuse.Jeune 1er rôle de comédie.Declauzas mère Dugazon.zème Dugazon et ière Soubrette de comédie.2ème Dugazon et 2ème Ingénuité de comédie.Choristes et petits rôles.lit Dr.J.G.A.GENDREAU Chirurgien-Dentiste No.20 Rub ST-LAURENT Extraction de dents sans douleurs par l'électricité et par anesthésie lacale.Dents posées avec ou sans palais, d'après les procédés les plus nouveaux.Fournier & Boyer MANUFACTURIERS DE VALISES Sacs de Voyage, SOUFFLETS de FORGES, Etc., Etc.EN GROS ET EN DETAIL Bureau et Magasin de Detail 1805 Notre Dame Manufacture, 4 RUELLE DOLLARD Ouvrage spécial et Réi orations exéiutés avec soin.Valises e" Folles d’Echantillons une Spécialité.SAMUEL LEE.Gérant.I ous les connaisseurs reconnaissent que le Cognac Jockey Club Carte Or • II MStE V¦ Sa Oi P.3^=’- I ! • marques du même prix En vente partout $1.25 la bouteille.Vente annuelle 10,000 Caisses.Fleurs Naturelles Melle VEZINA, m e&- Spécialité de Bouquets Sp en Fleurs Naturelles pour Soi- ^ re'es et Mariages.290 rue St-Denis, ^ MONTREAL, Le meilleur Chocolat EST LE CHOCOLAT du PLANTKUR DE LA C‘ Colon fr Cognac Jockey Club CARTE OR V.S.O.P.En Vente Partout $1.25 la bouteille ASSORTIMENT DE CORSETS P».D.P».IV.db D.db A.Assortiment de GANTS d’Été et d’Hiver et d’Opéra.J.B.À7LANCTOT 99 Rue St.Laurent Cognac Jockey Club Carte Or V.S.O.P.marques du même prix En vente partout $1.25 la bouteille.Vente annuelle 10,000 Caisses. 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