Le couvent : publication mensuelle à l'usage des jeunes filles, 1 mars 1898, mars
i' • Publication mensuelle à l’usage des jeunes filles.1897-1888.- 13ème année, No 7 - Mars A.bonnement : 25 centins par un.Les nbonnomonts datent du 1er septembre.— On est prié d’adresser toutes les communications à F.-A.Baiu.aihgé, Prêtre, Curé, Hawilon, P.Q.Canada.Le Couvent ne parait pas en juillet et août.LA TOILETTE Ï1 y a de jolies choses que l’on gâte.La toilette en est une.Gâter une jolie toilette, c’est la charger sans mesure, ou la déplacer sans mesure.Dans le premier cas, l’abus Gst un excès; dans le second, c’est un défaut.L’excès sert d’affiche â un goût grotesque ; le défaut annonce à sa manière un sens moral informe.L’excès n’est après tout qu’une nne-rie ; le défaut, lui, est un péché.Oui, lorsque les toilettes à la babel n’engendrent que la onfusion, les autres engendrent la mort ! g 98642880908588376168 — 93 - Mgr l’Archevêque de Montréal, " parlant l’autre jour de ces dernières, disait : U y a un désordre que je dois signaler entre plusieurs autres et contre lequel je veux lutter de toutes mes forces : c’est l’inconvenance de certaines toilettes que l’on porter sans le moindre scrupule.A voir la conduite de certaines personnes, on dirait ose que la pudeur n’est plus qu’un vain mot.Elles font rougir des chrétiens pieux qui les voient, mais elle ne savent pas rougir elles-mêmes.Quelle aberration, en vérité, chez des femmes, épouses et mères chrétiennes, qui font profession de religion et de charité ?Leurs filles feront nécessairement comme elles, mais leurs mères agissaient bien différemment.C’est avec de telles coutumes que l’on contribue à faire baisser, et très vite, le niveau de la moralité chez un peuple : on ne sait pas tout le mal et toutes les peines qui s’en suivent.Je parle, d’après le témoignage d’un grand bre de personnes, affligées de ce qu’elles voient bien souvent, au milieu des assemblées mondaines.J’aime à accuser la légèreté, l'entraînement, la frivolité, plutôt que des intentions perverses, remède est encore facile ; c’est pour moi un devoir de le prescrire, parce que je dois rendre compte à Dieu des âmes qui m’ont été confiées.Dans les soirées et les réceptions, on semble regarder certaine toilette comme nécessairement exigée par l’étiquette.Cela me paraît une grande nom- Le — t)9 - erreur et nous en avons la preuve dans 1 usage traire, suivi en très haut lieu.Mais enfin, si l’on veut s’en tenir absolument à l’étiquette en question, abus aussi con- au moins, que l’on n’en fasse pas déplacé que criminel, et que l’on ne devienne pas sujet de scandale en mettant de côté les pte-mières règles de la modestie chrétienne.Les femmes dont il est ici question ont reçu éducation chrétienne, dans un couvent peut- un un une être.Qu’est-ce qu’elles ont fait de cette éducation ?Les règles de la morale varient-elles ?Y ait-il par hasard deux morales ?filles sérieuses trouveront, dans matière à réflexion et à bonne aur Les jeunes ces remarques, résolution.La bonne résolution, en fait de toilette, se résume i\ ceci : Pets trop, mais assez.F.-A.B.LE SECRET DE BÉBÉ Je connais depuis l’automne Un bébé (les plus charmants, Dont la sœur, pauvre mignonne, Est poitrinaire Quand je vis la blonde tête De ce gracieux lutin, Il parcourait en cachette Les sentiers d’un grand jardin.à quinze ans ! i - iOO- Ses menottes potelées Tenaient un fil qu’il roulait Autour des branches fanées, Que parfois il atteignait.“ Que fais-tu là, petit homme ?’’ L’enfant surpris me toisa ; Puis, souriant, voici comme A voix basse il me parla.“ Tu me plais ; je vais te dira Quel est mon secret à moi, Si tu me promets sans rire, Do bien le garder pour toi, Et, d’abord, je dois t’apprendre Que je m’nppol.e Bébé, Que j’ai, ça va te surprendre, Mes cinq ans depuis l’été.“ Pour jouer à la cachette, Je suis tout seul à présent, Car bien malade est sœurette, Et le docteur vient souvent.Ce docteur est très sévère, Mais il ne paraît pas méchant : Cependant petite mère Toujours pleure en l’écoutant.“ Aussi, j’ai voulu connaître Ce qui la faisait pleurer : J’étais curieux , peut-être, Monsieur, tu vas me gronder.Sous un meuble, avec mystère, Hier, je me suis caché.Le docteur causait à ma mère ; De là, j’ai tout écouté. — 101 — Il (lisait : “ Voyez par terre, Combien de feuilles déjà, “ Quand tombera la dernière, “ La chère enfant s’en ira ! ” Voilà pourquoi je rattache Les feuilles qui vont tomber ; Mais c’est une grande tâche ; Dis, Monsieur, veux-tu m'aider ?PlïOVANSAL, FAITS DU JOUR Le E, P ETOURNEAU, C’est, le nouveau prédicateur de Notre Dame de Paris.C’est un dominicain.Son début fait bien augurer de l’avenir.“ Quel doit être l'enseignement distribué du haut de celte chaire, où l’opinion s'est accoutumée à voir la première chaire du monde catholique.Etoile en est la première en effet, non seulement parce qu’elle se dresse nu sein de la métropole de Paris, coeur de la fille aînée de l’Eglise de Dieu ; mais surtout parce que les plus illustres prédicateurs on jeté, dans ce corps de pierre et de chêne, une âme vivante, immortelle, imprégnée d’éloquence et de foi ; mais aussi parce que des générations de chrétiens ont envoyé l’élite des esprits se nourrir et s’illuminer aux grandes leçons qui s’en épanchaient.L’enseignement du conférencier de Notre-Dame, a répondu le R.P.Etourneau, doit présenter un double caractère : il doit être à la fois immuable et actuel.La définition est heureuse ; elle offre elle aussi, un double caractère : elle a ces deux vertus qui gravent les définitions dans les cerveaux et leur assurent la durée ; elle exprime une idée juste et vraie, sous une forme simple et lumineuse ”.François Vkuillot. — 102 — EMILE ZOLA.Le voilà en prison pour Il avait porté des accusations fausses contre les principaux officiers de l’année.Le sale écrivain va pouvoir réfléchir sur son passé.Ii n'y a pas longtemps qu’il portait la main sur Notre-Dame de Lourdes.Son roman naturaliste ne lui a pas porté bonheur.Zola, dans son éloge de Daudet se mettait au nombre J ^ des “ géants intellectuels ” ! Plusieurs sont à se demander si cet homme assoiffé de bruit ne commence pas à perdre la tête.un an.CATASTROPHE du MAINE.Un navire de guerre, américain, jette l’ancre dans le port de la x Havane, sous prétexte de protéger les Américains domiciliés en cette ville.Un bon soir le navire saute.Plus de 250 marins périssent.Grandes surexcitation.L’Espagne est menacée.On procède à l’enquête.Est-ce le fait d’une explosion intérieure ?Est-ce le fait d’une torpille ?Rien ne transpire.Le cardinal Gibbons disait à ses auditeurs, à Baltimore : Du calme, mes frères, en supposant que ce ne soit pas un accident, ce peut-être le fait d’un cubain révolutionnaire, pour raisons faciles à deviner ’.L Espagne dans tous les cas, bien que réduite à la plus grande détresse finaneiê: e fera bien des sacri lices encore avant de lâcher prise.Plusieurs puissances européennes erraient d’un mauvais œil toute intervention améri- caine.L’ARCHE VE ŒU E CLEARY.Le nom de ce prélat distingué restera dans l'histoire.Il est décédé à Kingston, Ont., le 24 février dernier, à l’âge de 72 ans.Gradué des universités de Rome et de Salamanque, toujours il lit honneur à ces grandes institutions, par — 103 - l’étendue et la sûreté do sa science.L’un de ses derniers écrits, condamnant la participation des catlioli-quos aux oEces religieux chez nos frères séparés, a fait du bruit.Certains catholiques mal instruits mal inspirés, qui ont attaqué l’illustre archevêque, ont oublié ou n’ont jamais su, que la législation en matière de communication passive avec les hérétiques, est entre les mains des évêques qui sont seuls juges du scandale donné ou du danger de perversion.(.11 Le décès du député fédéral de H.DUPONT.Bagot, à la suite d’un accident de chemin de ici, -fait une bien douloureuse impression dans la province de Québec.C’était un homme instruit, religieux et convaincu.Il avait du caractère.H servait son pour la patrie.IL savait qu’un dépu-marionette, cju’il a des devoirs & pays par amour té n’est pas une remplir.Ses funérailles ont réuni près de ses restes multitude désireuse de rendre un dernier mortels une hommage à ce vaillant député.Bébé, en fouillant dans un tiroir, trouve les lunettes voir le bon Dieu et qui a oublié ses lunettes ! chaises vont, dit-on, se mettre eu ^ C’est le moment de placer le mot suivant : On demande à l’un d’eux : — Combien gagnez-vous ?___Quinze francs par jour.— Mais moi, je ne tourne pas que la difficulté ! Les tourneurs en - 104 SAINTE ANNE Son sanctuaire de Beaupré attire toujours un grand nombre de pèleiins.Dans la saison dernière, on a compté 139 pèlerinages et 1:13,455 pèlerins ! c’est une augmentation de 5,700 sur 189(5.Cette a 111 uonce à Beaupré a sa source dans les faveurs merveilleuses dont la mère de Marie est la dispensatrice.LA NEIGE Du 1er novembre 1897 au 28 février 1898, 4 mois, il est tombe 163 pouces de neige, soit 4 mètres et 50 centimètres.C’est 21 pouces de plus qu'en 1875 qui avait atteint 158 pouces.Les années de grande neige deviennent facilement des années de grandes inondations.C’est ce que nous éprouvons malheureusement cette année.K> LE SACRÉ-CŒUR DANS LES ARMOIRIES DES ÉV'EQUES ( Bulletin de l’Œuvre du Vœu National ) Aux listes précédentes, où a été commencée l’énumération des évêques qui ont placé le Sacré Cœur dans leurs armes, nous sommes heureux d’ajouter le nom de Mgr Bruchési, archevêque de Montréal.Parti : au 1, d’azur au monogramme de la Vierge en (leurs de lis d’argent, posées 3,2,3 ; au 2, de sable à l'ancre d'or posée en pal ; au chef, d’or chargé du Cœur de Jésus de carnation, enflammé, couronné d’épines et surmonté d’une croix.Ecu posé sur la croix patriarcale d’or on pal.Timbre : chapeau de l'archevêque, de sinople aux cordons entrelacés supportant des pendants terminés par dix houppes du même, posées de chaque côté 1, 2, 3, 4,.Devise : In Domino, confido. — 105 — RIEN DE TROP Trop de repos nous engourdit, Trop de fracas nous étourdit, Trop de froideur est indolence, Trop d’activité est turbulence, Trop d'amour trouble la raison, Trop de remède est un poison, Trop de finesse est artifice, Trop de rigueur est cruauté, Trop d’audace est témérité, Trop d’économie est avarice, Trop de bien devient un fardeau, Trop d’honneur est un esclavage, Trop de plaisir mène au tombeau, Trop d’esprit nous porte dommage, Trop de confiance nous perd, Trop de franchise nous dessert, Trop de bonté devient faiblesse, Trop de fierté devient hauteur, Trop de complaisance bassesse, Trop de politesse fadeur ! ) y < Pensées en voyage \ ( Pour lo Couvent ) LA PATRIE 1 Qui pourra trouver des mots assez doux, assez délicieux pour exprimer tout ce que dit cette seule parole : Patrie.Il semble que notre âme est une cire molle et que dès qu’elle apparaît dans un pays pour la première fois elle reçoive immédiatement l’empreinte de sa nationalité.Nous ne naissons pas américain ou français, mais le ciel, la terre, les eaux, les arbres du pays natal se reflètent tellement clans notre âme, qu'elle eu est s — 106 — comme coloriée et ne pourra jamais se défaire entièrement de cette formation première.Plusieurs enfants naissent avec des taches de naissance, nous naissons avec nos prédispositions nationales qui deviendront de plus en plus tranchées _ l’influence du climat, des paysages et de 1 éducation.Bientôt, dès que la raison se manifeste, naît en nous un amour instinctif et tort pour notre sol natal.Plus nous y vivons, plus comme le chêne nous y plongeons des racines que rien ne pourra détruire.Plus fort que la mort, ce sentiment nous pousse à demander comme dernière grâce que nos os reposent sous cette terre tant aimée.Lorsqu’un pauvre a perdu sa mère, sa femme, ses enfants, ses trésors, il lui reste sa Patrie, sa pauvre âme s en réjouit comme d’une dernière consolation.Je n’oublierai jamais ces paroles d’un pauvre irlandais rencontré dans un carrefour de New-York.Il faisait un temps superbe, nous étions en septembre des vapeurs sillonnaient la baie américaine toute direction et l’ouvrage pressait sur le port.Au milieu de cette confusion un seul individu semblait inactif, il était assis sur un baril de bière et son regard plongeait dans le vide.L • monde semblait le troubler très peu, et cependant malgré cette insouciance apparente il y avait sur ses traits une tristesse visible qui faisait peine.Je m’approchai de lui en souriant et lui dit d un ton enjoué : A qui i ensez-vous ?Je pense à la vieille Irlande, dit-il, avec émotion ! ! cette fois les larmes voulaient de ses grands yeux bleus, et puis rougissant de cette faiblesse il murmura : je ne puis me taire a * ^Traitez cet homme de paresseux si vous le voulez, dites uu’il faut savoir se plier aux circonstances de la vie et dominer ses sentiments, vous finirez par savoir que le cœur souvent lutte en vain contre des émotions qui finissent par le briser.La Patrie c’est un tout tait de détails infinis.Semblable à ces superbes vitreaux de cathédrale, posés de milliers de pièces et de centaines de cou- sous en coin - 107 — leurs elle est faite pour refleter la lumière d’un ciel spécial et lance ses jets de feux dans les âmes qui sont renfermées dans son enceinte sacrée.On aime sa Patrie comme on aime sa mere; la beauté ou la laideur naturelle de ses traits n est pas le motif de notre affection, sa richesse ou sa pauvreté ne change pas nos sentiments, l’exil n éteint pas ce feu qui lit écrire à Virgile : Et duleis moriens reminiscitur Argos.On aime sa Patrie avec pas don ; la moindre allusion blessante fait monter le sang à la figure.L imagination, l'ardeur de notre affection nous la représentent invincible, et le sang qui bouillonne dans nos veines est prêt à se répandre pour son salut et sa prospérité.Ah ! les rivages de la °atrie comme ils sont beaux au retour d’une longue absence, et que les rives éternelles du ciel doivent être belles à 1 âme qui les entrevoit il la dernière agonie de sa vie mortelle .Oui quand tout a défailli, lorsque tout s est évanoui dans l’existence d’un homme, .quand il a survécu a scs défauts, à ses douleurs, à ses amis, et que le malheur ne trouve plus où l’atteindre, il lui reste près de son église, il l’ombre des autels, à quelques pieds de sa terre natale, la verdure du vallon de son enfance, la rosée des champs de sa jeunesse, un rayon de ce soleil qui ranimait ses rêves éteints.Il lui reste le repos chez lui, mais séparé des multitudes qui ne l’ont pas compris, et l’œuvre lugubre de la mort s’y fait plus doucement, avec plus cl égard et de charité que l’œuvre do la vie qui brisait avec angoisse chaque fibre de son cœur., Heureux ceux qui peuvent ainsi s endormir chez ” avec la suave espérance du Resuryam calholi- Emile Piché, pire eux que.i Ne faites pas sonner l’s clans Du Gucsclin. — 108 - CUISINE PATISSERIE La ménagère qui ne sait pas faire la patisserie, n’est pas une bonne ménagère.Du solide, il faut sans doute.C’est beaucoup de savoir faire une bonne soupe, un bon bifteck, un bon roast' beef, mais l’agréable doit en tout temps se joindre à l’utile.La jeune fille doit donc s’accoutumer de bonne heure à confectionner, galettes et gâteaux.N’est-ce pas le moyen de faire plaisir à petit frère et à petite sœur?Voulez-vous faire de la patisserie qui vaille, ayez : lo de la farine de bonne qualité, 2o du beurre frais, Ho des œufs frais.Voilà la base.Les livres de recettes vous donneront les détails.Noémie.LES CERISES Dans le charmant village de Rebenheim, situé à peu de distance du Rhin, tout environné de riches vignobles et de beaux arbres fruitiers, vivait un brave et excellent homme nommé Ehrenberg.Maire, ou, comme l’on dit dans ce pays-là, bailli de cette jolie et florissante commune, il se faisait généralement estimer pour le zèle et l’intégrité qu’il mettait à remplir ses fonctions et à maintenir la justice et le bon ordre parmi ses administrés.On chérissait également sa femme, dont le caractère attable et la bienfaisance envers les pauvres gagnaient tous les cœurs.Les deux époux n’avaient qu’un seul enfant, la petite Caroline, qui montrait déjà une intelligence précoce et un excellent cœur.Ses parents l’aimaient du plus tendre amour, et songeaient surtout à lui donner une bonne éducation. — 109 — A la maison du bailli étaient joints un magnifique verger, un potager bien entretenu et un petit jardin planté de fleurs.Le jour où naquit Caroline, le père avait planté an milieu de ce parterre un jeune cerisier ; Il avait choisi ce petit arbuste dans cette espèce dont le tronc ne s’élève jamais bien haut, de sorte qu’on peut en cueillir les fruits plus aisément.Lorsque ce jeune arbre vint à fleurir pour la première fois, et qu’il fut tellement couvert de fleurs, qu’il semblait n’ôtre qu’un gros bouquet, M.Ehrenberg et son épouse le contemplaient avec une vive satisfaction.Cette dernière portait la petite Caroline dans ses bras ; l’enfant souriait à l’aspect du joli arbuste, vers lequel elle étendait ses petites mains en témoignant sa joie par des mots à peine encore intelligibles, mais que les lions parents comprenaient très bien: “Ali! an I fleurs I fleurs I bon, bon ”, Celte joie de leur enfant chérie était mille fois plus agréable pour les bons parents que l’aspect du charmant cerisier, de tout leur jardin et de toutes les fleurs de l’univers.Alors les deux époux promirent solennellement à Dieu d’élever Caroline chrétiennement et avec le plus grand soin, et tous deux supplièrent le Seigneur de bénir leurs efforts, de seconder leurs soins par sa grâce, afin que leur enfant prospérât pour la gloire de Dieu et la joie de ses parents.Pour cet effet, ils ne négligèrent rien de ce qui était en leur pouvoir.La mère se chargea de donner elle-même à sa fille les premières instructions religieuses.Elle lui parla avec amour et émotion de ce bon père qui est au ciel, de ce Dieu qui fait éclore les fleurs, croître les arbres et mûrir les fruits.Elle lui parla aussi du divin ami des enfants, de Jésus, qui aime tant les enfants lorsqu’ils sont sages.Puis elle commença de bonne heure à l’habituer à quelques travaux du ménage proportionnés à son âge et à ses forces.Le père, de son côté, ne connaissait point d’occupation plus agréable, dès qu’il s’était acquitté des devoirs Je si charge, que d’enseigner lui même à sa fille à lire et à écrire.Sa plus douce ou plutôt son unique récréation, il la trouvait dans son verger.Comme il passait la plus grande partie de sa journée dans son bureau à l’hôtel de — 110 - ville, au milieu des paperasses, c était pour lui une grande jouissance de revenir au milieu de la verdure de son beau verger, qu’il se plaisait à cultiver lui-même.Là, depuis les premiers jours du printemps jusque fort tard en automne, il trouvait toujours, à sa grande satisfaction, quelque chose à faire, tandis que son épousé, assistée par la domestique, prenait soin du potager.Lorsque Caroline eut atteint sa huitième année, et e fut chargée de soigner le parterre, sous la direction de sa mère.Elle se sentit honorée de ses fonctions ; elle >8 accepta donc avec joie, et s’en acquitta de maniéré a contenter ses parents.Pour l’en récompenser, son pere lui donna en toute propriété le petit cerisier qu’il avait planté le jour de sa naissance, et ce cadeau lui fit plus de plaisir que si on lui avait donné toutes les fleurs ensemble.Elle y trouvait un continuel sujet d’admiration, depuis l’instant où il commençait à pousser quelques boutons jusqu’à celui où les fruits parvenaient a leur maturité.Il est vrai que d’abord elle s’attrista en voyant a la fin du printemps tomber une à une les jolies fleurs blanches de son arbre chéri ; mais elle ne tarda pas a remarquer, et avec une douce satisfaction, les cerises naissantes; ces fruits, d’abord petits et verts comme des pois, elle les vit grossir peu à peu, puis mûrir, et enfin briller d’un rouge éclatant dans le vert feuillage.“ Il en est ainsi de notre existence, disait son pere : les charmes de la beauté de notre jeunesse passent ; la vertu est le fruit qu’on attend de nous à 1 époque de sa maturité.Celte terre sur laquelle noi s vivons est, pour ainsi dire, un vaste jardin dans lequel Dieu a assi ,r„é à chacune des créatures humaines sa place pour y croître et porter de bons fruits.Et de même qu il envoie aux arbres la pluie et la chaleur vivifiante du soleil, de même aussi il daigne nous accorder sa grâce pour nous faire croître en vertu ; mais il faut que nous aidions nous-mêmes cet heureux développement, et que iforts répondent à la bonté de Dieu ”.Suite.mais nos e - Ill - PETIT VOCABULAIRE DES PRINCIPAUX TERMES DE CUISINE Abatis.On appelle ainsi les pattes, les ailes, le le foie et le gésier de la volaille.cou, Aileron.Extrémité de l’aile d’une volaille ou d’un oiseau., 'à'K'Marie.Faire chauffer ou cuire au bain-marie, c es mettre le plat ou vase contenant ce qu’on veut faire cuire ou réchauffer, dans un autre vase mis sur le feu et rempli d’eau bouillante.Bardes.Tranche de lard mince avec laquelle on recouvre les viandes avant de les faire rôtir et dont on garnir aussi le fond des casseroles.Blanchir les viandes on les légumes, c’est les passer u 1 eau chaude avec ou sans sel, pour les nettoyer ou leur faire perdre leur âcreté.Mlle Wirtz.La plus utile et la plus honorable science, pour femme, c’est la science du ménage ”, une Montaigne.Prochainement nous nées retardataires.Mous recevons parfois des numéros du Couvent avec réfuté, sans autre indication La personne qui refuse doit laisser son nom sur la bande.C’est élémentaire.enverrons des comptes aux abon- h' |^SUI>PIjKMENT» huit pages (de la page 65 à la page 72) de notre Deuxième année de Géographie, prochainement en vente. - île - CALEMBOURS D.Quelle chose trouve-t on légère, lors même qu’elle pèse beaucoup ?, .„ H.C’est une bourse pleine il or.j) Quel est le saint qui fait mieux (sans ^ ^ ^ dn fllfi Ique (physique) ?5: 1 " X?un p», „ B.Quel est le saint le moins lourd t r! C’est St-Léger.recommandes * de l’œuvre expia-pôur'objet'le Soulagement des âmes Pour renseignements s’adresser a Al.L’Almanach de l’espérance, organe Loire.Cette œuvre a l'abbê Buguet, Montéligon, France.\
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