L'Étoile du Nord, 18 octobre 1900, jeudi 18 octobre 1900
Bà".' r: mum r ¦ j* C O : I ¦£ 2H:.- ' M $ : -, t : * .: •• /* ü.'! T: SH2k.j_.y r.yj si Bv- j ¦ e i - k —* « 4 — ABONNEMENTS Hjuu »t Ktath-Uhis D*nt mi rayon de quarante millet • 60o Six molt A il ;«U.'S#4*0 PrtrV.I.'t ; u tt* nu .4 w rts lu*rtlc-,e istifîtasM à ALBERT SERVAIS, Propriétaire et administrateur.JOURNAL HE BDOMADAIRE BUREAU ET ATELIER: 25 Ruo Manseau.atccco## 4 iot|t Vrr.M Mroat â so»sl.:u.v* k'iau- r 250 : f *4 /W* faux c LA Téléphone No 43.Paraissant le Jeudi.Rédigé par un Comité de Collaborateurs, j^; j; .in «toi «x^ukUja de VjU «tA-füii «l âlUI I/abonnomont date du 1er et du lft de chaque moi»- Tout •eracstre commencé io pale eu entier.i—— • q-Ja — i vki .T4 *;r*f Agw.17ème ANNÉE JOLIETTE, JEUDI.18 OCTOBRE 1900.No 12 L, QUAND on est vieux pâle sans la regarder.Elle y posa ses lèvres roses.Sous le baiser, il grelotta plus violemment.—Mais iju'nvezwous, enfin V —J’ai froid ! répéta-t-il.Cette fois elle se,fâcha tout à fait.fQUI A DONNE UNE NOUVELLE VIE AUX AUTRES toujours chez elle les joies pures qu’il est en droit d’attendre, h qui la faute?Soyez justes, messieurs, soyez indulgents et laissez à la femme la même liberté que réclamez pour vous-même, et vous verrez les vertus innées chez elle s'épanouir dans cette atmosphère de paix.Au rebours de certains pessimistes qui ne veulent pas que les femmes de la classe ouvrière soient des savantes, je dis aux jeunes filles ; instruisez-vous, quelle que soit la position que vous occupiez plus tard dans l’échelle sociale, vous ne serez jamais déplacée.On peut fort bien, ù mon avis, savoir Je piano et faire de bonne soupe, peindre un joli tableau et tailler une robe, voir même faire des vers et repriser des bas l’un n’empêche pas l’autre.Quand â la lcctme.elle ne peut que donner des connaissances utiles, meubler l'esprit et rendre la conversation plus attrayante.En outre,c’est une puissante distraction, et il faut des distractions aux femmes, ne vous en déplaise jolis faiseurs de morale, qui pensez que la femme instruite ne peut pas faire une bonne ménagère.L.DK St Ma ne.Marché de Joliette.Samedi, 13 octobre 1900 GRAINS.OIîRESl’ONDANf'E INTERESSANTE MF.SAINTE CÉCILE DU BIÇ Madame THS.BEAULIEU, guérie de bronchite (Vous avez besoin de celui _Lîi, mon père, bien emmailloté dans votre douillette, bien enfoncé dans votre fauteuil et dans vos coussins, tout près de ce grand feu et ce paravent derrière votre dos, une chaufirette sous vos vous I cia.6 cte.0 30 à 0 35 050.060 000.000 Arolnt par uilnot Orge par 50 lbe.Blé par mlnot.Poia par minot.0 76 .0 80 Sarraaiu 60 lba .Blé d'Iudo par mlnol Graino do mil do.Graine de trèfle par lba.0 00 .0 00 Graino do trèfle blanc.VIANDES —C’est impossible.Votre peau j est toute tiède.Vous avez chaud, oui très chaud, oui, très chaud, au contraire, et déjà l'air vif de la campAgne vous donne une mine superbe ; mais vous soutenez le contraire afin do me tourmenter, comme si je ne l’étais pas suffisamment ! Vous êtes un méchant père ; je vous embrasse tout de même, mais vous me faites de la peine, beaucoup de peine.Sentant que rien ne romprait ce silence et ne se couerait cette immobilité, clic sonna sa vieille bonne Margot et se résigna à partir fâchée.11 lui en coûta deux petites larmes bien perlées qui l’autorisèrent à se flatter d’être infiniment plus sensible que son père.Et, cela pleuré, elle sortit vivement du salon, pleine d’apitoiement pour son pauvre mari, pour le pauvre cocher et pour les pauvres che vaux qui eux tous, â l'attendre,devraient avoir eu en réalité bien froid.Déjà, à pas amortis, son tricot à la main, la vieille Margot était venue s’asseoir sur un escabeau, de l’autre côté de la cheminée, en face du vieil homme.11 y eut un fracas de roues sur le pavé balayé de la cour, puis tout se perdit, s’étouffa dans la neige.Le vieillard à ce bruit de fuite rapide, fut secoué d’un dernier grand frisson et il se renversa sur le dossier de son fauteuil, très pâle, les dents serrées, les yeux fermés de douleur.La veille bonne s’élança vers lui, lui frappe dans les mains, il fit respirer le flacon de sels posé sur le guéridon, Parvient à le ranimer un peu.Et, dans son trouble, elle criait puérilement : —O mon maître-mon bon maître, revenez à vous-parlez- moi -ne mourez pas, je vous en prie, ne mourez pas ! Il fut ému de son accent d’angoisse.Il rouvrit les yeux faiblement, ses dents se desserrèrent et il murmura dans un soupire plein d’amertume : —Ah ! ma pauvre Margot, je puis m’en aller, va ; cela ne changera pas leur vie : il y a longtemps que je suis mort dans leur tendres- avec pieds et ces couvertures sur vos jambes, vous n’aurez sûrement pas froid ! En coquet costume de fourrure, la jolie jeune femme, dans ce grand salon do manoir, s’empressait, piétinait, furetait, voletait, papillonnait autour du vieillard et affairée sans rien faire, fl ippant et défrip-pant la couverture, tapotant les coussins, tisonnant du bout des pincettes, elle décrivait à mesure, complaisamment, dans un babil étourdissant tout ce qu’elle faisait pour son père.Son visage demeurait souriant, non sans affectation et sans visible effort; mais ses attentions, scs soins et ses égards, par leur vivacité cl leur multiplicité même, trahissaient sa hâte d’en fi air.Déjà la porte du grand salon s’était entrebâillée et un jeune et élégant cavalier, le gendre du vieillard, avait furtivement fait signe à la jeune femme qu’on n’attendait plus qu’elle et que tout était prêt pour le départ.Rendant son geste d’appel plus expressif, les chevaux piaffèrent sur le pavé de la cour dont on avait balayé la neige.La jolie dame n’attendait pour rejoindre son mari qu’un remerciement de son père, une parole affectueuse de congé, qui permissent do sortir du salon.Mais le vieillard, les yeux embrumés de tristesse, dépaysé dans la solitude de ce grand manoir, demeurait immobile et silencieux.Tout à coup il grelotta.-—Qu’avez-vous ?demanda la du- Le Céleri Composé de Paine Loue hautement les proprietors curatives du 0 60 .0 GO 0 GO .0 70 0 00 .0 00 V18M fVlORüNI “Créso-Phàtes” 0 00 .0 00 Le seul Destructeur de la Maladie Ste-Cécile du Biu.A M.Dk Eu.Moisis, Québec Je ne pourrai jamais trop vous remercier de votre admirable préparation, le VIN MORIN "Créao Pliâtes”.Je soutirais depuis DEI X ANS d une forte bronchite, conséquence malheureuse d'un rhume négligé.Je passais le jour à tousser et la nuit sans sommeil, .l'étais exténué, maigre, et sans aucune force ; ne pouvant plus vaquer aux soins de mon ménage, la vie me paraissait une mort continuelle.J’avais consulté le médecin, fait plusieurs r emèdes, suivi un bon traitement sans me pouvoir guérir.Quelques éphémères soulagements et rien de plus ! Vue amie qui était venue me faire visite me trouvant gravement malade, me conseilla de faire usage du VIN MORIN “Créso- Phâtes”.Cette préparation fort en usage dans notre localité,faisait des prodiges dans tous les cas où elle était employée Je prêtai attention A ce sage avis et voulus tenter un nouvel eflorten essayant ce remède dont la brillante renommée n est plus à faire 1 J éprouvai d'abord quelques soulagements.mais la guérison fut lente à venir.Je ne me décourageai cependant pas, prenant régulièrement cette excellente médecine, d'après le> directions données.Finalement, ayant pris cette préparation pendant quelques temps, je lus guérie et radicalement guérie 1 Lt toux disparue, le sommeil revint avec le bon appétit d'autrefois.Je voulus néanmoins en continuer l'usage qui m’a faite ce que je suis présentement forte et courageuse ! Merci, mille fois merci.Lard pur 100 lba.Lard trais par Ibe,.Lard r*U do 0 50 .7 00 0 08 .0 10 0 10 .U 11 0 05 .0 08 Les autres Préparations au t élen ne sont que des Imitations sans Valeur Bœuf par lba.„ Mouton par lba.0 07 .0 09 Agneau par quartier Veau do 0 60 .0 75 do-0 60 .0 70 VOLAILLES KT GIBIERS .0 50 .0 60 .0 40 .0 50 .0 00 .0 OU .0 00 .0 00 .0 35 .0 40 LEGUMES ET FRUITS.0 63 .U 70 .0 25 .U 30 .0 95 .0 30 .0 40 .J 50 .0 08 .0 10 .0 10 .0 12 .1 00 .1 26 .0 03 .0 05 .0 35 .0 40 .0 80 .1 00 LAITERIE ET DIVERS.Beurre frais par lba.0 22 .0 23 do salé Œufs par douzaine.0 16 .0 17 Saindoux par lba Sacre par lba.0 07 .0 0a Sirop d'érable par gallon.0 76 .0 80 Miel par livre.0 10 .0 12 Laine par livre Laine en écheveau* par lb.O 60 .0 GO Savon.0 04 .0 05 Peaux par livre.0 07 .0 OS Foin par cent bottes Foin par botte.Paille par botte,,.Etoffe la verge.Celui de “PAINE” Poules par couple Poulet# do do .Dinde A UN RECORD DE SAI VKL K DE VIE QU’AUCUN AL IKE REMEDE NE PELT EGALER do Oioe Perdrix do do Le rem tue qui * guéri vus aiui*» et voi* mua - lu merveilleuse oi duuiiuce medicale qui a été approuvée pur les plus ha biles médecin?-, doul vous ave/ besoin piewiitvinciit Lelei i < • •itipohé de Paine e.-t, au-jourd hui, 1-pr|isie, wc et de tous les 11 unifies occa-ionnéa par un sang empoisonné et impui II gué.ni les malades aussi sûrement que la nuit .succède au jour.l-a vaste réputation obtenue pur le Vé-Ileri Composé de Paine, ;dc vies, a engagé de> hommes rpules à offrir au public de- imitations sails valeur.lîraurmip de personne- -oui (trompées tous les jours par ces misera (Wcs fraudes.; Ai vous avez décidé d c>-1> er le Céleri •Composé de Paine, voyez & vê que le nom • **Paine”, soit sur chaque enveloppe et ;bouteille, que vous achetez.truand vous javt.z le vrai ‘‘Paine”, vous avez le seul rr-I invdc qui peut vous débarrasser efficac-xnent de votre fardeau de misères et de ; «ouffrxnocs, et vous donner une vie nou-ï vdle, vigoureuse et heureuse.Patate* (2 minuta) Navet* par uiinot.Carotte do e-t ver Vainement celui Oignon* par uilnot do par troeic.Ail par treaue.Fcvea par miiiot.UIiobx (la pomme) Noix par minofc.Pommes par rnlnot Dedie aux parents Un ami de notre journal communique la navrante histoire qu’on va lire.Nous prenons la liberté de dédier ces lignes aux parents chrétiens, trop oublieux de leurs devoirs.Puissent-elles leur ouvrir les yeux ! Est-ce par ironie ou par cruauté que le demi-monde les appelle lilies de joie Y La plus horrible tristesse, l'ennui le plus inexorable, c'est dans le cœur de ces êtres tombés que je les ai rencontrés.L'ame humaine, même au sein de la bouc, entend toujours chanter les divins appels vers le bien, pour elle il est impossible de s’abêtir : l’ange en larmes est toujours là disant “ excelsior ”.Il y a un an à pareil jour, me trouvant à X, je me rappelle avoir été appelé dans un de ces cloaques ou le vice se vend comme du sucre.C’était une diptérique la mala de; après lui avoir administré mes soins, je la conjurai de quitter cette maison infâme dès qu’il y aurait possibilité.Pensez à votre Ame, pensez à votre mère, lui dis-je.En ce moment, mes yeux tombèrent sur une enveloppe qui lui était adressée.Je regardai alors la malheureuse ; plus de doute, malgré son visage flétri par le crime, c’était elle, une compagne de ma première enfance que j'avais bien connue à l’école primaire.Comment vous ici ?Comment en êtes-vous arrivée là ?Elle me raconta alors l’éternelle histoire.J'avais le cœur brisé, je dus sortir.Mais, je reviendrai, je vous le promets, dis-je à la pauvre enfant.Deux jours après cette scène douloureuse, je revins m’informer de mon amie d’autrefois; j’étais avec sa mère; et l’espérance chantait dans mon Ame, Presque heureux je frappai à la porte de la maison.A peine entré, je fus témoin d’un spectacle affreux que je n'oublierai jamais : la malheureuse venait do mourir d’un empoisonnement volontaire ; sa ligure était toute bleuie et des raies violettes cou raient sur ses bras.Une litlo m’apjmi ta la lettre ou étaient, me dit elle, contenues les dernières volontés do la morte.J’y lus cas lignes, que je voudrais montrer à toutes les mères oublieuses du salut do leurs enfants; ° Il m’est impossible do revenir dans le ixm chemin et je préfère me tuer ; si j’en suis arrivée là, la faute en est à mes parents qui pour gagner un peu plus d’or m’ont envoyée toute seule, dans cette ville oà j’ai si souvent pleuré ”.nous Mme Ta< Beaulieu.comme sauveur *ain si nu do 0 20 .0 22 LA 0 CD .0 10 FONDERIE DE JOLIETTE, 0 40 .0 ISO MANUFACTURE DI N S T RUM E N ' 1 S A R A T OIR E S.me.LA GUERRE .5 00 .G 00 .0 0G .0 OS ,.0 02 .0 03 .0 60 .0 70 —J’ai froid ! dit le père.—Ce n’est qu’un frisson.Cette pièce est bien close et bien chauffée.Vous serez autrement mieux dans cette belle demeure, vaste, aérée et claire, que dans notre vilain petit hôtel et sombre de Paris.Vous ne serez, ici, troublé ni par nos allées et venues, ni par le bruit des enfants.D'ailleurs, c’est l’avis du médecin, vous avez grand besoin de calme et de repos.Le vieillard ne levait même pas son regard morne vers elle.Il paraissait encore plus accablé par tout le mal qu’elle se donnait pour couvrir do ses petits mensonges de tendresse et de faux prétextes d'intérêt pour sa santé l’abandon et l’exil où on le reléguait.Il grelotta de nouveau.—Qu’est-ce que vous avez encore?—J’ai froid ! dit le vieillard.Elle s’agaça, cessa do sourire, ne prévoyant plus le moment où elle pourrait le quitter.Pourtant elle I se préoccupait encore de rendre sa I moue séduisante : —Froid?C'est invraisemblable, v ou8 voulez me contrarier, me taquiner.Vous savez combien je m inquiète facilement et vous en abusez.Voyons, soyez gentil, dites moi que ce n’est rien.afin que je parte tranquille ! Le vieillard était redevenu muet et regardait la flamme do son œil atone.Elle remit impatiemment une bûche dans le feu, rapprocha 16 paravent du fauteuil et lui enveloppa les jambes d’une nouvelle couverture ; puis, essoufflée, scs remords sourds apaisés par ce surcroît d’égards, elle décida : """La, maintenant, vous no pour-le,z Plus avoir froid.La voiture m attend ; mon mari va me gron-uer.Jo vous quitte.Je vous laisse ma vieille bonne Margot pour vous enir compagnie.C’est un vrai sa-ntico pour moi, cor je n’ai con-anco qu’en elle et mes bébés l'a ma*8 Ie m’en prive bien tontiers pour vous, car elle vous m j0n?» V0UR dorlotera et vous rendra heureux comme un roi ! ut o'x, 8cmblnit vouloir l'étourdir T^urdir elle-même.Peut-être ûin.y^.11"6 e.ftUaai provoquer on ce d£ afie’.0 mot do gratitude et alftU qui lui Permettrait de s’en Sard t le.6cr- Mais le vieil-ce v^,3ait obstinément, sourd à .yerniago, pétrifié do tristesse.I>a récolte des pommes est ex Parar 86 & brusquer In sô- trnordinnircmcnt abondante, cette = année, en Angleterre, en France, ¦ emh^ on8’ au revoir, mon père, en Allemagne, en Belgique et en raasez-moi ! Italie.Aussi les prix ont-ils at- chin.u â ** t6te docilement, ma- teint le plus bas niveau connu do-“^ment, et loi tendit ma joue puis longtemps.Les bœrs opposent toujours une résistance partielle à la domination britannique, mais leur écrasement définitif est inévitable.Il y a eu un an le 11 octobre, que cette guerre est commencée.En Chine, la situation semble s’embrouiller do plus en plus et l’anarchie no cesse d'éclater sur des points nouveaux.Charrues, Moulins battre JOSEPH LEDUC, Clore dn Marché.Faucheuses, Ratoaux, Herses, Hache paille, Hache légumes, Gréements de moulins à scie A VENDRE Moulins farine, Moulins ii bardeaux, Machines h scier le bois de corde, Eté., Etc.; Une jolie propriété d'un demi arpent de front, sur I arpent de profondeur, située au coin des rues PoLanaudiére et St-Edouard, Jolietle, h die d une maison i\ deux logements, t hangars, 1 écurie et autres dépendances ; le tout bien clos.Pour p'u» amp'es information, s'adresser iX M.Narcisse Arbour, commerçant, Juliette, qui promet donner de grands avantages à l'acheteurs 1 lo!2f.POELES, .CHAUDRONS A SUCRE .LA FEMME se ! Toutes commandes sont promptement exécutées et A Puis, ressaisi de son mal, il se reprit à gémir obstinément dans une sorte de râle : —J'ai froid ! j'ai froid !- A ccs mots, éperdue, la pauvre Margot amonccllalcs bâches dans le foyer, rapprocha le paravent, lui entassa des couvertures sur les jambes.Alors avec un geste de fatigue et de chagrin, il lui dit do sa voix désolée et mourante: —Non, non, ma pauvre Margot, tout cela est inutile, ce n’est pas ce qu'il me faut.Il eât suffi d’un peu d’«flection ! Mais ce paravent ces cousins, ces couvertures, ccs flammes, ne me réchau firent que le corps-et c’est dans le cœur, c’est tout nu fond du cœur, c’est tout au fond du cœur, que je me sens froid ! Les femmes sont sur la teire, Pour tout idéaliser.L'avenir est un mystère, Que commentent leurs baisers.V.Hugo.La femme, quand elle est ce qu’elle doit être, est une créature sublime, a dit Chateaubriand, et, de lait, si toutes les femmes savaient quelles grandes missions elles sont appelées à remplir, combien d’entre elles seraient plus attentives à ces grands devoirs que la vie leur impose.La femme pos sède, généralement, une sensibilité exquise, un cœur bon et généreux, un amour sans limite un courage extraordinaire, et surtout un dévouement quo rien n’égale.Par l’eflet d’un pouvoir mystérieux, la femme domino l’homme, elle exerce sur lui une force morale pendant presque toute sa vie.L’histoire nous montre de grands génies, des guerriers célèbres, des monarques puissantsdont les noms brillent dans la nuit des Ages.Eh bien, tous cas héros qui font la gloire do leur pays, ces grands hommes dont le souvenir électrise les foules ont, A un moment donné de leur vie, courbé leur Iront sous la frêle main d’une femme.Lille, épouse, mère ou amante, la femme a reçu en don do la nature, la suprême pitié qui endort les douleurs do l’homme, essuie ses larmes et verso sur son cœur meurtri le liaume do la consolation ; elle ranime son espoir relève son courage abattu et lui montre l'exemple en redoublant de zèle et do porsôvé rance.La femme est faite pour l’amour.Alors n’est-il pas naturel quo les étincelles du fou divin jaillissent de son cœur ?Heureux l’homme sincèrement aimé par une femme digne de ce nom ; mais les femmes placent généralement mal leur amour et sont on retour payées d'ingratitude.Donc, la femme est dans In jeunesse, notre joie dans le type par excellence de l’amour un Age avancé ; elles sont l’orne et du sacrifice, l’idéal de la vie du ' ment do la prospérité, la ressource cœur, et si l’homme ne trouve pas et la consolation do l'adversité.” bas prix.P.E.McCONVILLE, j'ai froid t A nos Abonnés GERANT.OmutoS U JOUETTE, P.Q.Vous tous lecteurs qui désitez rappeler A votre mémoire, le souvenir de vos parents et amis, nous vous conseillons de profiter des avantages que vous offre l’Etoile du Nord do vous fournir pour la modique somme de Si,-là un bon portrait au crayon de lt"> x 20 ou avec un magnifique cadre de til pouces de largeur de 4 couleurs différentes pour §2.7», ouvrage exécuté par des artistes do renom et A votre entière satisfaction.Pour cela, laites nous parvenir votre portrait sur zinc ou sur carte et nous vous garantissons de remplir vos commandes prompte ment, et nous sommes convaincus que vous en serez satisfaits.Si toutefois vous n'avez que des portraits sur lesquels il y a plusieurs personnes ensemble ils seront détachés l'une de l'autre et celui do voire choix sera exécuté fidèlement.Ceux qui ont déjà ou l'avantage de venir examiner attentivement le fini et la perfection do ce travail devront se hâter et profiter de cotte offre avantageuse.Si vous vouez à nos bureaux, laites nous lo plaisir île venir examiner l'échantillon maintenant exhibé et nous sommes certains quo vous placerez vos commandes tlo suite.! AVIS PUBLIC ILES SEULES TEINTURES DOMESTIQUES EN PAQUETS DE L’UNIVERS QUI DONNENT DES RESULTATS PARFAITS.K>t par !t< présent donné par 1» Compagnie du chemin de ferle Grand Nord du Canada et par la Compagnie du chemin de 1er des Basses Laurenüdes, à toutes les personnes intéressées, qu'un arrangement pour vendre et transporter à !a Compagnie du chemin de fer le Grand Nord du Canada les droits et privilèges de la Compagnie du chemin de 1er des Basses Lanrentides.a été dûment adopté par les actionnaires des deux Compagnies, sous certaines clauses et conditions, et qu'un projet d'acte de transport contenant telles clauses et conditions a été tëdigé et approuvé par les actionnaire» et les directeurs des doux compagnies.ht que le dixième jour de décembre litOu, À oiuo heures de l'avant midi, au bureau dit Conseil Privé en la Cité d Ottawa, les deux compagnies demanderont conjointement A Son Excellence le Gouverneur Général eu Conseil d’ap prouver et de sanctionner le dit genient concernant la vente et le transport y mentionnés, et toutes personnes intéressé#s pourront alors et IA comparaître et cire entendues sur telle demande, Daté A (JuélsM, ce 25énte jour de septembre V.ttlO.1 ir- Wells et Richard*on.propr.f laire* dn Mlèbrrs TcJiitum l>uinn * brin 1 .t L CHOSES ET AUTRES 1.11 grande exposition de Paris sera close le f.novembre prochain.Commencez par admirer ce que Dieu vous montre, et vous n’aurez plus le temps do chercher ce qu'il vous cache.* ?* Les hommos.coramo les oiseaux, se laissent toujours prendre dans les mêmes Hints.arran- tru*r* À .r*nipulrr._m .'ortement dr taire N oil" u hr- , l.ort> t).S.MTT, h.H’.r, taire «le L Compagnie .lu Chemin .le 1er le Grand Nord du Canada.WiLt.iAM Cook, htcri taire de la Compagnie des liâmes.Lauremide*.lolOf A Newark, Ncw-.lorsey, une (cmme vient de donner le jour à une petite iille qui n’a ni bras ni ïambes ; du reste, le tronc est très bien conformé.Le système du son d’épargne vient d’être inauguré dans les écoles publiques de Winnipeg.Cette excellente habitude est imitée de ce que la ville de Paris fait depuis longtemps pour les enfants de ses écoles, sous le nom de Société de la Fourmi.ILS NK SK COMPTENT PAS Ceux t 'du BAlî parables.l!*t employ A a 100 »uce«\< t«nu> wypit MHlvlA drt 10,IK» femme», Sûr, " 'C.ilf.Mesdames, demand*» A totrv Vh.ir* mst'li'ii Id Cook * Cotton Root Compound.N'vn prime* p.i* d'auim».car tou» In» mélange*.pilule» rt Imitation» mut dantfercit*.Pria, Ho.l, m 01 IaIniHo; No.U.lo.lt grtV nhi» fort, 93.00 |a bola convention des conservateurs a eu lieu aussi samedi, à l’Epiphanie: Voici le rapport que nous en avons, tel que publié dans la " Presse" de lundi : La convention conservatrice du comté de L’Assomption, pour le choix d'un candidat, a eu lieu à l’hôtel du Peuple, à l’Epiphanie, dimanche après-midi.M.Eloi Jeannette u présidé aux délibérations.M.J.E.Bédard Normandeau était le secrétaire de l'assemblée.M.Joseph Marion, M.P.P., a expliqué le but de la réunion, s’est déclaré parfaitement en communion d'idées avec les délégués, et a promis de travailler comme toujours pour la cause conservatrice dans le comté.M.J.E.Faribault a parlé dans le.même sens, et a proposé que la candidature soit otlerte à M.Horace Ethier, banquier, de St-Lin.L'assemblée a unanimement ratifié cette motion et a appelé 51.Ethier iX adresser la parole.Celui ci, dans quelques rem arques appropriées, a accepté de faire la lutte à M.Charlemagne Laurier.ALHKRT (IKKVA1S.ABONNEMENT : Un an, payé d’avance.7n_cts Dans un rayon de 40 milles.50c >IWW Le Laboitrevii Jo suis le laboureur, je sème et je moissonne ; La plaine, par mes soins, d’dpis murs se couronne.Je chasse la disette et j’apaise la faim.Le Vigneron Je suis le vigneron ; dans mes plants que j’aligne, «Te eultive, j’dmondo et j'arrose la vigne.Je fais jaillir la source où boit le genre humain.Le Prêtre te I.a réduction tin joum*2 n'est i•«*• responsable J* * M*.e ut 0 lUti L’ETOEÎiïi DU MORD, JOLIETTE, .1 Kl'DI, 18OCTOBKE 1900 Convention Conservatrice du comté de Joliette Je vais semant la vie et nourrissant les fîmes ; (Vest moi qui de l’amour alimente les II animes.Amis, unissons noun et nous donnons la main.ht: Laiuuueir dit- Hier m eu lieu la convention des conservateurs ; un grand nombre do personnes étaient présentes, réunies dans les salles de 1 Institut.Sur motion de J M Tellier, Ecr M.P.P., l’honorable Dr V.P.Lavallée a été élu président et S.A.Lavallée, Hcr N.P.de Joliette, lut nommé secrétaire.Les Messieurs suivants étaient les délégués : Joliette: J.M.Tellier, J.Martel, D.Désoi mim-, P.arth.Sylvestre, J.B.A.Richard, G.G.Il Brau doin, Joseph Richard, ifs Forest, P.A.A Rivard.Ht Félix de Valois : M.Crépeau, Dr V.P.Lavallée, Hector Uivnl lôo, Pierre Beaudin, Octave Beau-cage, Pierre Adam.St Paul: Théophile Laurin.Ht Thomas : Joseph Mondor, Norbert Comtois, Joseph Comtois, C'y prion Lassallc.Ste-Elizabeth : Cléophas Cor nellior, Narcisse Champagne, Jo seph Casa bon, Eugène Tessier, ( inézimn Lavallée.St Jean de Matha: Théophile Ducharme, Louis Cyr, Maxime Mcrci'e.Ste Mélanie: Onézime Perreault, Zéphirin Tellier.St - Ambroise : André Beausé-jour, Azarie Bourgeois, Dosithé Lafroniôro, Nicolas U-'offroy.Ste-Béatrix : Hormidas Piquette, Alphonse Gariépy, Désiré Marion, Hermécégilde Peltier.St-Alphonse : Mizaül Trudeau, Joseph Richard, James Murphy Si Come: Ephrem Laçasse, .Mi zaël Mireault.Ste-Emmélie: Cyrille Bellorose, Hernias Bazinet.MM.J.D.A.Fitzpatrick et L.Désilets, (tirent nommés scruta tours.Proposé par M.J.Martel, secondé par M.J.M.Tellier : Que cette convention du parti conservateur du comté de Joliette, réunie ici ce jour pour faire le choix d un candidat de leur parti s’engage soleil nellement A ratifier le choix du cand'^dat qui sera fait par les déle gués dont les noms viennent d être nommés et qui ont été choisis et rapportés par les différentes paroi< scs et municipalités de ce comté respectivement.—Adopté.Les délégués votèrent nu scrutin et le vote lut unanime en faveur de J.Ad.Renaud, Ecr C.R.et maire do la ville de Joliette.M.Renaud a accepté la candi dature et fit un superbe discours à la convention qui a manifesté un enthousiasme indescriptible.J.Adolphe Renaud, Ecr.C.R.et maire de la ville de Joliette.fc0Dt f&bir.pour un voyage d, Oui, j'ai besoin du pain que vous donnez, umn père : Haas vous, à qui mon fune aurait elle recours ?Le Vigneron tocej ni Voua wml versez au coeur le vin qui désaltère ; Sana voua, l’ardente soif dévorerait mes jours.Le Prêtre ! Lo cl ni sc si INANITION LENTE i 1V11- Sana vous, amis, l'autel languirait solitaire ; Du froment, de la vigne, il me faut le secours.Tors Trois Ensemble L’état de ceux qui souffrent d'in.Kantea digestion i Les délégués présents à la con-tion étaient : St Sulpice — Léon Peltier, (iis, 1 fermas Perrault, Elisée Giguères.L’Assomption.— Alcide Lesage, N.P ; Joseph Foisy, Gaspard Ami result, Thomas Marsolais, Araédée Hétu, J.E.Faribault, avocat ; E.11.Normandeau, Pierre La salle.L’Epiphanie.— Tréfilé Richard, N P.; J.il.Léonard, N.P.; Phi lias Charpentier, 51.Roch, Ed.Laurier, O.Pauzé, Ludger Thouin, J.Marsan, W.Lynch, E.LeBlanc, L.Pauzé, A.Jéhus Lapierre, Jos.Poitras.St-Roch.—J.B.51agnan, J.Des-longclmmps, J.Vézina, II.Allard, maire; E.Âumond, G Forest, S.T.Forest.5Iascouchc.—Eloi Jcannot te,Prime Mathieu, N.P.; Cléophas Allard, Pierre Riopel, Joseph Brien, O.Crépeau, T.Renaud.Laurentides et St Lin.—Edmond Therrie», Edmond Peltier, Roch l^cvesquc, Armand Lambert, John Ethier, Edouard Pauzé, Joseph Meunier, Ludger Venne, Léon Chaussé, Moïse Gariépy, R.T.Beaudoin, N.P.; David Tourangeau, F.Gagné.Lavaltrie.—D.Lachapelle, An-thime Hétu, G.Laviolette.Lachenaie.—E.Mathieu, O.Villeneuve et autres.Repcntigny.— Louis Thouin, François Payette et autres.St Paul 1 Ermite.—Joseph Marion, 51 P.P.; Jacob Laforest, Phi-lias Deschamps et A.Brien.Seigneur, que par nos mains votre amour s’accomplisse ! Nous vous offrons tous trois et le pain et le vin ; Ainsi, chacun de nous concourt au sacrifice, Et nous coopérons il l'ouvrage divin.La jlatvie Ut>‘ la ma talion, l i yït 'ah salion de lour< ni zonl le tûmes.72.(7' ih | NECROLOGIE A 1.E y KG Vil Dos discours très éloquents et t'ès bien dits furent prononcés par MM J.M.Tellier, Dr Lavallée, J.1*.o.Guilbault, notaire, J.A.Gui bault, avocat, J.Emery Ladou cour, Lionel Léveille, étudiants en droit, Cléoph-ts Cornellier et J.B.A.Richard,cultivateurs qui furent vigoureusement applaudis par l’as semblée devenue plus que jamais enthousiaste.M.J.Martel dit aussi quelques mots.Les conservateurs se déclarent prêts à rencontrer leurs adversaires.La lutte qui s’annonce ne sera pas de longue durée, mais sera chaude et nés animée.Au 7 novembre prochain ! lit it m il' O Les élections Anglaises line dépêche de Londres, en date du 15, dit que les rapports électoraux sont presque complets.11 ne manque que ceux do ('» élections qui ont eut lieu lundi et de celle d Orkney Islands, fixée au 24 courant.Les Unionistes ont gagné Aberdeenshire Est.Les gains respectifs sont comme suit : Ministériels, 36 ; oppositionnistes, 35.633 Députés ont été élus : 331 conservateurs ; 68 unionistes ; 18-1 libéraux et 84 nationalistes.LA C.M.B.A.Au d lortés c louvell “Quoi! Je ne verrai plu» ma mère.[Où donc est-elle Y.Ta mère ., pauvre tnf nt, elle est au [F- radis !.Les membres dms succursales de Montréal do la “Catholic Mutual Benefit Association ” du Canada ont eu, dimanche dernier, une grandiose démonstration religieuse.La dyspepsie, m l'mdL'estioo,comme on 1 appuie souvent.UIH jes craves maladies qui affligent l'humanité.Quand 1 estomac en e-t rendu au point qui! ' O veut plus de nouritureet qu’il ne peut plus digérer a [cr.- nvo qui .•?trouve dans ce cm est m»lheureu»e*-w sous le raoport moral, et mut port physique L- s eytnptômes de la maladie sont quent parmi les prii i-ation de lourdeur d n l’estomac, de vii''dit' d- tùte, la mi-uvai.it; hulciu". ilé-meiu d'et-tomae, un goût d.- gr- .b e ;• la bouche, nn oaiactèr» iro-r i un n.n.ed troublé, etc O est i i effet un éi»t d inanition 'ente du .-a .• m-.-I'.h diB®**^ ^ corps, et dès les premiers ,-ytnpt on devrait avoir n -ur» -t trait ••meat au muy-n dis IV:V- Ho v: du 11: Il îlliams 51.Wi iiatn liirt, for;: >¦ roi ht ri connu de I1: ¦¦ .ni, I V.K., ayant souffert pendant qu i a éprouvé, ; îles personnes qui |„,ij Connue il asouff.r: M Hiri dit : “ Dr-' uis plusieurs m :u e.-, je touffriih dm-dice-tion, accompagnée d,- nervosité, ¦ mais palpitation de ne .r et autre- ?yi tt-i-fc ; mt-s alarmant- .) a.égulier, et t- getiamtHCiUjq faisait 11 li'i t d'une irdeui .¦ lesto-HoutOl 100 c Oh ! la Mort est sans entrailles.rien n'est sacré pour elle, pas même le toit qui abrite la jeune épouse, cette jeune mère toute dévouée aux petits anges que la Providence lui a confiés ; la Mort a été sourde aux sanglots, aux cris déchirants de ces chers enfants qui voyaient leur mère aux prises avec cette faucheuse sans pitié; elle ne s’est pas émue.elle n’a pas été touchée de leurs supplications désespérées près du lit de douleurs.“Oh! Maman, ne meurs pas.il ne faut pas que tu nous laisses.tu ne mourras pas ”, disaient les deux plus figés, et les deux plus jeunes, deux petits chérubins balbutiaient tout bas : “ Elle ne mourra pas, Maman, elle va dormir C est au milieu de cette scène navrante pleine de tristesse, d angoisses et de larmes que Madame Philippe Manseau, née Cordelia Peltier, a rendu le dernier soupir le 12 Octobre, à Rfvre de 33 ans.Bonne épouse, oersoune accomplie, si pleine de mérites, Madame Manseau n’a pas été prise à l’impro-vistc : tout en se berçant d’espoir que le Souverain Maître de la vie, pouvait lui accorder encore quelques années, elle réalisa le sacrifice qui l’attendait, il n’en fut pas moins grand et elle s’y est soumise avec toute la résignation d’une mère bien chrétienne, aussi sa belle âme a dit s’envoler lit oit il n’y a plus de croix, au Ciel.où toutes les larmes sont séchées, au Ciel.d’où elle suivra encore de son œil maternel ceux pour qui seuls elle avait vécu sur la terre : sou mari et scs en hints, car sa vie peut se résumer en deux mots qui renier ment tout un poème : dévouement, résignation.Aux pleurs de la famille se joignent les regrets, les sympathies de ses amies qui l'aimaient d'une sincère affection ; plus d'une a versé des larmes, n’a pu contenir son émotion en voyant cette existence se briser d’une manière si imprévue.Offrons aussi à la chère défunte le suffrage de nos prières, après l’avoir estimée ici bas nous ne l’aurons pas oubliée au de là de la tombe et nous pourrons dire avec plus de certitude comme l’inimitable poète : 11 Elle est mise dans le tombeau ! liiO C (lî.OO ; I I nc messe solennelle a été chantée pour les sociétaires dans l’église St-Patrice.Ln procession s’est formée sur lo Champ de Mars ; les succursales françaises et anglaises avaient envoyé un grand nombre de délégués.Le spectacle de cette troupe d’hommos, au nombre d’environ 800, portant sur la poitr ine les insignes de la société, et défilant on bon ordre dans les rues de la ville, était très imposant.La fanfare de Tempérance de l'église St-Pierre avait piété son concours pour la circonstance, et a accompagné les sociétaires dans la grande parade religieuse.Au vont flottaient les bannières représentant les insignes et b- devise do 1 Ordre.A 1 église St-Patrice, les membres et invités prirent place sur des sièges qui avaient été disposés dans l'allée centrale.Le Rév.Père Quiulivan, curé de St-Patrice, célébra le service divin.Le sermon fut donné en anglais par le Rév.M.T.1.J le fi: r-nan, membre delà société, succursale No 21 i Le prédicateur a fait une excellente impression sur les auditeurs et ses paroles de bienvenue aux membres français de 1 Ordre ont prouvé que la langue française était très familière à l'orateur.M.l'abbé He fl unau avait pris pour texte de son sermon.“ Vous serez jugés selon vos œuvres Il demande aux membres de rendre gloire et honneur au Dieu tout puissant en ce grand jour de fête.“Plusieurs autres sociétés, a t-il dit, sont déjà venues s’agenouiller dans ce te mole, mais le Catholic Mutual Benefit Association ' est ordre supérieur à toutes, car il est essentiellement catholique.La ra ce et la nationalité no sont pas considérées dans la “Catholic Benefit Association." Anglais, Français, Ii landais ou Ecossais,tous peuvent, s’ils sont catholiques sineô es et pratiquants, entrer dans les rangs de la société.Les membres doivent pratiquer la justice et l'amour du prochain, car le but de l’Ordre est la charité qui éclate au dehors, mais celle que l’on peut appeler la vertu qui rend le> hommes tous frères.Dieu seul peut assurer une base solide à cette charité chrétien ne.Les sommes payées par I Ordre aux membres de la famille d'un sociétaire défunt mettent des malheureux à l’abri du besoin et de lu misère, mais le but de la société est encore plus noble Tous doivent prier Dieu de leur accorder la charité fraternelle, la charité chrétienne.En travaillant avec entente commodes frères, les membres acquerront des droits à une éclatante récompense que sera la possession du Royaume éternel.” Lo prédicateur répéta en français ces paroles si pleine de vérité.L bon.M.C.B.A.du Canada ; le président du grand cons'-il de Qué bec, M.McCaffrey, et M.J.Merle, syndic de la succursale de Quebec, Assistaient à la cérémonie religieuse à St Patr ice.L’exécution du programme de la fête avait été cou fi m aux grands députés du district, MM J.J.Coa-tigan, J E.Bourgenu.A.B.Poitevin, J.H.Feoiey, G.A.Carpenter, A.H.Spedding, et Chs.Fortier.100 C jettes c c heu: nemiè .'a rtin.r- nombreux.mx : ace tén- ia ù: -a de ouït 1 CONDOLEANCES 300 1 Convention des libéraux du comté de Joliette Une assemblée des Commissaires d’Ecole de la ville de Joliette, a été tenue au bureau du secretaire ti 6-sorier, le Notaire D.Désormier, il laquelle assemblée étaient présents MM.Pierre Chevalier, président ; Dr J.C Bernard, André Trudeau, Albert Gervais, Avila Clr uland.Il a été proposé par M.Albert Gervais, secondé par M André Trudeau, que les Commissaires d Ecoles de la ville de Joliette, ont appris avec un vif regret, la mort de feu M.S.Boulet, eu son vivant, Ecr.médecin, et pendant long temps président dévoué de la corn mission scolaire.—Adopté à l’unanimité.M.le Dr J.C.Bernard, a propo sé, secondé par M.Avila Charland, que les membres de cette commis sion scolaire, désirent enregistrer dans les archives de cette corporation, l’expression de chagrin qu’ils éprouvent pour la mort de l’uu de leurs collègues les plus compétent-et les plus dévoues à lu diffusion de l’instruction bonne, saine et pratique à donner à la jeunesse de notre pays ; et que durant les nombreuses années que feu le Dr Bou let a été président du bureau des Commissaires d’Ecolcs, il a fait preuve de beaucoup de zèle et d’une grande efficacité, dont l’cx cm pic restera toujours à imiter.— Adopté unaniment.Proposé par M.Avilit Charland, secondé par M le Dr Bernard, que les présentes soient consignées dans les archives de cette Corporation Scolaire et que copies eu soient transmises à la famille du regretté collègue, ainsi qu’à I’Etoilk du Nord, avec prière de publier.Copie certifiée véritable.P.Chevalier, Président.D.Désormier, Sec.-Trés.Peau Les libéraux du Comté de Joliette.ont tenu leur assemblée au-jourd hui, à 2 hrs p.m.dans la salle du marché.Environ 200 personnes étaient présentes.Sur motion de M.P’.O.Dugas, secondé par le vote unanime de Rassemblée, M.Hilaire Neveu, a été élu président et M.J.N.Prud'homme, secrétaire.M.11.Neveu prononça quelques paroles et expliqua le but de la réunion.51.F O.Dugas, après un discours d’une demi heure, proposa que M.Chs Bazinet soit nommé candidat à la présente élection, et cette motion a été secondée unanimement.51 Chs Bazinet étant présent, se rendit au désir des délégués et accepta la candidature qui lui était offerte de nouveau.L Hoir, sénateur Cnsgrain, 5151 l-ouia Bazinet, J.E.Rivet, E.E D., et J.N.Prud homme, adressé rent ensuite la parole, et vers 3.1 hrs Rassemblée se dispersa.Pen u m es il i années, rdcontt (t grdiil bi«3 i.t hutffriz Robe ce ci r iv Casq i l ap|n til h- Comté de Berthier Mardi, M.J.A.Renaud adressa aux électeurs de Berthier, une lettre leur annonçant qu'il ne pouvait accepter la candidature qu’ils lui offraient dans le comté de Berthier, tout en les remerciant cordialement pour la marque d es time et de confiance qu’ils lui avaient donnée en le proposant unanimement comme le porte-étendard du drapeau conservateur dans leur comté.mao ; Moi était ¦! une sen-Husquei nation do stupeur i l ausaB m’arrivait-il rarement de pi 'r une J Colle nuit à dormir d’un profo d eom I d’un Lorn que jo mo couchje soûlais : langueur m'envahir, a.mpi-pnée dt douleurs et du hilteim-Ms de cuir ; rt lorsque je me levais, le initia, j* Wj a-ntais au.-si f» i„- • et :» i-i i-p.ist-qe j» l’étais avant du m< tire au ll'-I nui i e de dire que je prenais cootv y»') ie on m a te- N RI- i Nos i qu’l u nie i h nullement dv rei: -de-, cl .> pense, presque lo commande patrons dv Hl’T-TERICK toujours Capots, Cloques, en mains.Collerettes, 14 Pelleteries en général.: r lté î 4 # : "1 100 Capots, manteaux et collc-'\Mcttcs eu pelleteries, choisis A bon ï'ic heure su: les premiers lots des t3 lenitives maisons, de ;.00 ; r 4- i A U rvannfartor» "Slatfr" H cb*o»-rire de l ’infini *-4 frT»r a ver ntarit de soin ce île du pèr" ; ouvrier* *;ni k* torn f actionnent ont U méir" ^xp*n?ncar tues # 3 ^ f?.'•et Dr MAGASIN D’UN SEUL PRIX 'm vast V I* liira ffrir (Brandie üliance aux Aehetemps.#s De- % I’m- I/, r.W, plu- ie; m H N “ DA Air.LOUIS HELCOURT, " St- Pâtnck, Smictfc, Ont,** /% it it- c.c.m.couru, Casques en castor, casques en outon de Perse,casques en nutria, i.sques en australian beaver.s me i l’SlO* .-on* Depuis plusieurs années commis & l’emploi de l’importante maison de M.Camille Labrèche et qui s’est acquis une forte expérience dans le commerce de nouveautés et de marchandises sèches, informe le public qu’il a fait l’acquisition du une Collets dans les derniers goftb d’une grande variété.X t Voici aussi ce que mus écrit MLLE BURKE: TJH.b il i Je “ Quand j’ai commencé :\ prendre Its Pilules Rouges j’étais malade depuis dix ans et presque incapable de faire quoique ce soit Je soutirai» du mal de tête, du mal dans le dos et de douleurs dans les cé»tés Mon estomac me fatiguait tellement qu’il m’était iinj»ossible de rien manger et le peu que je prenais digérait très mal.l.a grande faiblesse du sang était la cause île tous mes troubles, et avisée par / une de nies amies, je pris les Pilules Rouges.Idles me tirent un grand bien, F, _ » w ^ i! Car ,na*ntr,,anlt je mange ce que je veux, je travaille fort toute la journée, sans zy \ nÜt*1 M ressentir de fatigue ni de douleur.Je suis heureuse et bien satisfaite des conseils y//\ ** Zâ^^,’ “ que vous m’avez donner.WwmÊ *rMt riSx ai;ai: stock de hardes FAITES.11 o-l f.fonds de commerce de feu K, $, piquette i- ”j V /¦& y ERECTION DE LA CONFRERIE DU ROSAIRE i h'.ot.lv CONDITIONS TRES AVANTAGEUSES Nos casquettes d'automne sont ; qu’il y a de plus chic dans la u nie et les couleurs.u, jt A DES i ;e- A SAINT-MICIIKL DES SAINTS r m Ce oui permettra A M.Coûta d'ollrirde grands avantages A ceux qui voudront bien faire une visite A son magasin ; tous \ trouveront ear profit et économiseront beaucoup d'argent.Voici une liste «le quelques articles qui vous démontreront la modicité des prix : Indienne de S et U) cts.pour t! cts ; Cotou A taulier, 33 pouces de largeur, valant S cts pour '» cts ; Flanellettes splendides, pour fi cts la verge : Mellon A robe, double largeur, valant 2f> cts pour lf> cts .Shirting valant 12 cts pour S cts ; TWEED, REAVER ET SERGE, AV PRIX DU GROS.Un grand lot de coupons à sacrifice.DEL Ut MAY lit'R K K, rroir La très sainte Vierge, honorée sous tant do vocables, l’est surtout d'une manière populaire par le chapelet ou rosaire.Notre Saint-Père le Pape Léon XI11 semble avoir fait de cette dévotion le soutien de l’Eglise universelle.Chaque année, par des lettres admirables A tous les fidèles de l’univers, il recommande spécialement la dé votion au rosaire de la saintc-Vierge.La confrérie du rosaire n’existait pas encore dans la paroisse de Saint Michel-dos Saints ; elle y a été canoniquement érigée le 29 du mois d’août dernier, par le ministère d’un Père Dominicain.A cette occasion, l’on lit une magnifique démonstration religieuse Une statue de Notre Darne du Rosaire avait été achetée, et l’on décida do la porter processionnello-ment, si la température le permettait, le jour de l’érection de la confrérie.Depuis une quinzaine d'années, il n'y avait pas eu de retraite dans la paroisse ; aussi avec quel zèle et quelle assiduité les fidèles se sont rendus A l'église deux fois par jour, le matin et le soir, pour entendre les instructions ! Le jour de la clôture do la retraite, le dimanche A l’heure des vêpres, tous les paroissiens, après avoir donné leurs noms comme membre de la confrérie, se mirent en procession avec la statue du Rosaire installée sur une voiture, ., , irai née par deux chevaux et es Du haut de cette colline qui do surtout do ce jour mémorable sera cortée par messieurs les marguil- mine les environs du village, le inollavable, comme les fruits spiri-tiers et le» conseillers municipaux, spectacle était vraiment rang ni li- mois en seront Hlectifs ; et cotte Le temps assombri la veille, s’est Quo- Notre Dame du Rosaire y affirmation publique de la foi vive remis au beau et toute la journée était entourée de tous les pnroissi- ct profonde de nos bonnes popula-se passe sous un ciel serein et on- eus, lui [demandant avec ferveur tiens des montagnes est un oxem «oieillé Lu foule pieuse s’avance 8es grAees les plus signalées.Ans pie d'attachement inviolable A no-triomphaletncnt au chant des8* avons-nous confiance quo la tro sainte religion, que bon nom-hymnes sacrées’ ct dos prières du sainte Vierge cxaui.a alors bien bro do chrétiens, plus favorisés rosaire et se dirige vers un mon- des vœux et qu'elle continuera à sous lo rapport do la fortune et do Houle ’voisin distant d’une vine- faire descendre sur m-us ses plus l’instruction, pourraient considérer t!d!!e dïpènts LA, sur ce moïlt abondantes bénédictions.et méditer avec profit, appelé Roberval, est située une Au retour do la procession on D C.chapelle dédiée A Notre-Dame do déposa la statue dans le chœur, La Semaine Atltyteuted* Mv-tmi Ron-Secours.Ce sanctuaire ron-1 puis lo prédicateur lut les pièces ferme aussi le tombeau d'un véné- \ relatives à l’éiection do la contré-râble piètre : M.l’abbé L.liras- rie.La cérémonie se termina par sard, fondateur de la paroisse et le salut solennel et le chant du ‘‘Te ancien curé de Saint-Paul de-Jo- Deum”.llette.I Le souvenir de cotte retraite et EN FAIT " Nu.L'û i uc Williams, KM Tout coup c n.f ragé a’iil Wil- coop ¦r.ce c marchandises régulières, ce seat un peu long de tout énumérer, ais je puis vous assurer d’avance ic vous no.serez pas trompés en dus rendant une visite A laquelle dus porterons une grande atten / m " WeUtiam, Mas*.* T Les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine doivent être prises persévérance et patience, car une femme qui souffre de faiblesse de sang depuis des et des années ne peut pas être guérie eu quelques jours.La régularité des intestins est aussi très importante chez les femmes qui s.que Montée depuis i Dans l’intérêt de ceux qui s’intéressent aux inventions, MM.Marion & Marion, Solliciteurs de brevets, édifice de la New York Life, Montréal fournissent la liste suivante de brevets canadiens récemment obtenus par leur entremise.Le Guide des Inventeurs, contenant toutes les informations utiles aux inventeurs, est envoyé sur demande.08,694—Michail E.McNeil, Little Glace Ray, N.E.Méthode pour la préservation des oeufs.08.752—David Ilolford, Grank-brook Southeast, C.A.Harnais.68.800— Albert Stansfleld, Manchester, Ang.Appareil pour recevoir le paiement de la quantité de gaz dépensé.68.800— François Morin, St.Lin Qué.Machine pour rétrécir ou étendre le bandages de roues.08.822— Adélard Leclers, St.Antoine de Tilly, Qué.Baratte.68.823— James A.Gemmill, Car-leton Place, Ont.Cadre Pour étendre les rideaux.08.827— Hjalmar Lange, Veste-ras, Suède, Manière de souder l’aluminium.68.828— James Edgar G illis, Hoad of Tido, N.B.Cloche d’alarme automatique.68,843—MM.Dauphinais & Ga-ron, Ville St.Paul, Montréal, Ciseaux perfectionnés pour couper les cheveux suivant la longueur désirée.rent COI]- Ancien propriétaire rmicole du dépérira rie l’Hérault, (France) "-*'mS8SSS& Ligne la plus courte, la plus rapide et les plus bas prix pour les passagers et le fret pour New-York, Portland, Old Orchard, Boston, Lowell, Manchester, Nashua, Concord, Lynn, Salem, Lawrence, Haverhill, Chicopee, Holyoke, Springfield, Worcester, Fall River, Providence, New-Bedford, Pawtucket, Woonsocket, etc., etc.Dvpart St*Gabriel de Brandon 5.46 A.M.3.50 P.M." 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