L'Étoile du Nord, 9 décembre 1915, jeudi 9 décembre 1915
s ®p B I l a AGRICULTURE, COLONISATION, COMMERCE.INDUSTRIE.JOURNAL HEBDOMADAIRE ALBERT GERVAIS, Propriétaire et Administrateur BUREAU ET ATELIER : 33 Rue Manseau.32ème ANNEE.JOLIETTE, JEUDI, 9 DECEMBRE 1915.No 20 Notre Commerce.Notre Industrie.AU FIL DE LA PLUME.LA PROHIBITION EN RUSSIE ?Soyons unis et pratiques Meli - Melo Un jeune étudiant, du nom de Agapit Clermont, écrivait au Secrétaire de la Chambre de Commerce, Montréal, la lettre suivait-te I — ¦‘Veuillez me permettre d'attirer votre attention sur le fait qu’il y a plusieurs jeunes Canadiens-français de Toronto qui pourraient trouver facilement de l’emploi dans les bureaux d’ici si leurs compatriotes, marchands de la Province de Québec, correspondaient en français avec la Ville-Reine.M.Ford, manufacturier d'automobiles part pour l’Europe.—En voyage de noce ?—Que non pas! .// s'en va arrêter la guerre, il y a assez longtemps qu’elle marche sur les roulettes.* * * La prohibition l'a emporté aifx Trois-Rivières par une majorité de 461 voix.Une fois de plus le peuple a parlé.Parlera-t-il encore ?Oui ! Quand ?.où ?.Ca vient ! ça vient ! ! * * # Est-il vrai qu’il s’est dépensé dej milliers de piastres aux Trois-Rivières pour l’cmpêclicr de passer ?Hum !.ceux qui en vendent de “ct’affaire-là" ont dû faire de l'argent.EXCELLENTS RESULTATS Quelques mois après la déclaration de la guerre, un écrivain distingué disait dans un journal américain : “Je prévois que les années à venir seront pour les Etats-Unis une période d’affaires comme ils n’en ont jamais vu.Les récoltes sont bonnes et le prix de vente de ces produits sera très élevé ; les fermiers feront donc beaucoup d’argent et .tout le pays en profitera”.Si ce journaliste a raison, nous pouvons nous réjouir avec lui, car les récoltes du Canada ne sont pas moins bonnes que celles des Etats-Unis ; son industrie prendra de l'expansion, et 1ère de prospérité que prévoient nos voisins devrait se produire ici.En Allemagne, en France, en Russie, en Autriche, la guerre ayant paralysé l'industrie, ajoutaient nos journaux quelques mois après la déclaration des hostilités, nous fies Canadiens) serons appelés à approvisionner les marchés du monde précédemment fournis pas les industries européennes.C est donc une absolue nécessité pour nos manufacturiers d’avoir tout l'outillage nécessaire pour répondre le plus promptement possible aux demandes.L'idée suggérée était bonne et l’on peut regretter qu elle n’ait pas été mise en pratique immédiatement, car elle aurait produit des résultats plus efficaces.Le ‘‘Correspondant’ vient de fournissant près du quart de son publier un article très intéressant budget ! il s'agit en effet de trou- intitulé La lutte contre l’alcoolis- ver chaque année de 1000 à 1700 me en Russie, signé par un pro- millions de lianes de ressources Si des hauts fonctionnaires nous fesscur éminent de l’Université de nouvelles et régulières .passons aux industriels, c'est tou- C.and, M.Marcel Lamvick.Nous Cassons aux premiers résultats jours la même appréciation favo- croyons intéresser nos lecteurs en de l'abstinence îovcee, au point de râble des résultats de la tempe- reproduisant ici ce qu’il dit au su- vue moral, économique et de 1 by- rance au point de vue industriel, jet de la prohibition en Russie.giene publique."fins de rixes, plus de grèves, de- "Depuis quelques années déjà, Au point de vue moral, ou est puis que nos ouvriers ne sont plus l'opinion publique s'était émue de unanime à reconnaître que la cou- ivres".Tel est le propos à peu voir les finances de l'Empire dé- union de la lenime, à la campagne près identique que nous tiennent pendre si étroitement de l’exploita- surtout, s est améliorée d'une ta- les industriels, auxquels nous a-tion d'un des vices les plus ancrés çon remarquable.Sa dignité s est vous demandé leur avis sur le redans la vie russe.Ce n'était pas trouvée considérablement relevée gime actuel.seulement dans le monde des sa- du tau que les cas de brutalités, I.association des industriels et vanls, des politiciens, des hommes de sévices uni diminué dans des des fabricants du rayon industriel d'étude que l'un se préoccupait du proportions donnantes depuis que de Moscou a publié dernièrement développement de la plaie de l'ai- le seigneur et maître est coudant- les résultats d une enquête qu’elle coolisme.C'étaient les classes pu- ne a la sobriété.a fait faire dans la région indus- pitlaires elles-mêmes et leurs re- Le ministre de la justice obscr- nielle moscovite eu vue de déter-présumants au Parlement qui ré- vc de son cote une diminution in- miner les premiers effets de l'abs- claniaient énergiquement que l'on contestable de la criminalité de- tincncc sur l'importance du chû- prit des mesures sérieuses afin de puis le debut île la guerre, c’cst-à- mage volontaire, les mises à l'a- conibaltrc le mal.dire depuis la prohibition de 1 al- mciulc pour malfaçons ou indis- C'est en effet sur l’intervention cool.Lue bonne part de cet lieu-j eipline, ainsi que sur la capacité des députés paysans que la Douma reu.x étal de choses revient cerlai- île travail de la productivité de vota, eu 1913, une lui limitant la uemeni aux circonstances tragi- l'ouvi ier.Celte enquête s’est pour-durée d'ouverture des débits d'al- ques du moment, les épreuves de suivi pendant les trois premiers cool et apportant diverses rcstric- la guerre purifiant la vie morale mois dit nouveau régime .El-tions à la vente du “poison '.Le des peuples.Mais les spécialistes le a porté sur 190,000 ouvriers .Conseil de l’Empire approuva la en attribuent une bonne part éga- Les résultats de cette enquête loi votée par la Douma, tout en lenient à la suppression de l'ivro- ont permis de constater que les renforçant ses dispositions par guérie, cause de la plupart des chômages volontaires ont diminué, l'autorisation donnée aux commit- rixes, des rébellions contre l'auto- pendant la période envisagée de nés rurales et aux administrations rite et des meurtres.1014, de 31 pour 100 vis-à-vis des urbaines de prendre des décisions Si l'un apprécié les effets de la mois correspondants de 1913 .tendant à prohiber la vente de prohibition au point de vue écono- L'enquête en question a également l'alcool sur leur territoire.Afin inique, un constate que la supples- démontré que la puissance de traque les majorités antialcooliques siuii de l'alcool a donné au paysan va il des ouvriers recensés a aug-pussent se former sur de pareilles et à 1 ouvrier beaucoup plus qu - monté d'environ 7 pour 100 d'un décisions, la loi accordait aux fem- elle 11'a enlevé à l'Etat.Les pay- trimestre à l'autre.Cet accroisse-mes le droit de prendre part aux sans ont de l'argent eu quantité ment de la productivité a été surdélibérations et aux voles.Ces dé- plus que suffisante, depuis qu’ils toul sensible dans l’industrie mc-cisions prohibitives valaient pour ne peuvent plus boire .tallurgique, celle précisément où un terme de trois ans'.\ eut-on encore un indice de la les progrès de la tempérance ont Comment ces mesures ont-elles prospérité économique que la pro- été les plus notables, été acceptées par le peuple ?Iiibition de l'alcool a introduite Enfin les enquêteurs ont deman-‘Cçs mesures prohibitives, qui dans les classes populaires ?C’est dé aux principaux industriels mos-constituaient une formidable révo- 1 augmentation continuelle et pro- coviles leurs avis sur les consé-lution dans les moeurs du pays, grossi vc des dépôts aux Caisses qticnccs, au point de vue indus* turent accueillies avec entliousias- a épargne.Tandis que l’excédent tricl, de l'interdiction de l’alcool, me patriotique par l’immense ma- des dépôts sur les retraits altci- Près de cent soixante directions jorité des corps constitués et des gnail péniblement, avant la guer- de fabriques ont répondu aux autorités locales.U11 nombre cou- re, de 10 à 12 millions de roubles questions qui leur étaient adres-sidérablc d'adresses de félicita- par mois, il s’élève actuellement à sées à ce sujet.Leurs réponses lions au gouvernement furent vo- 50 ou Go millions de roubles.Ce forment un ensemble documentai-tées par les Doumas municipales résultat n'est-il pas très remarqua- cr fort intéressant, dans le détail et.les assemblées de volost (can- file si l'un songe que, beaucoup duquel nous 11e pouvons évidem-tons).Nulle part la brusque fer- d'hommes étant mobilisés, leur fa- ment pas entrer.Relevons-y seu-mctiire des débits d'alcool ne don- mille ne gagne pas ce qu'elle ga- lcment l'unanimité des industriels 11a lieu à des manifestations hos- gnait en temps de paix.pour approuver l’interdiction de tiles.La presse fut unanime pour Les Compagnies ' d’assurance la vente de l'alcool qu’ils quali-combler de Heurs le ministre des contre l'incendie remarquent de fient de mesure de salut publique, finances et l'encourager à persévé- leur côté que, depuis le début de Tous sont d'accord pour lui a‘.tri-rer dans la voie de la prohibition la prohibition, il y a beaucoup lmcr d heureuses conséquences, en l’ctendant aux autres espèces moins de sinistres.Pour (pii cou- telles que l'augmentation de la cade boissons alcoolisées.” liait les ravages causés par les in- parité de travail et de la producti- "Conmient apprécier le grand cendics, si fréquents, de villages vité de l'ouvrier à la suite de la geste de la prohibition de la vente entiers, provoqués par le fait d’un diminution du chômage volontaire, de l'alcool ?Comment l’envisager seul ivrogne, ce résultat est remar- des maladies, des malfaçons, des au point de vue financier, c’est-à- quable." lundis ou lendemains de fêtes.Ils dire au point de vue de l’État ven- l ue question extrêmement inté- insistent tous sur la facilité de (leur ?Comment le considérer au rossante est celle de l’effet de la leurs rapports avec les ouvriers point de vue du peuple consom- tempérance sur la productivité de depuis la suppression de l’alcool”, mateur, au point de vue moral et l'ouvrier, sur son rendement en Que conclure de cet exposé de économique ?Quels sont les pre- travail.Nous avons sur ce point la question antialcoolique en Rus-miers résultats de la prohibition recueilli de précieuses informa- sic ?La prohibition de l’alcool (le l’Alcool — pour autant que l’on lions dans les milieux industriels dans les circonstances actuelles est puisse déjà les apprécier ?ou administratifs.M.Arandaren- une mesure de salubrité publique, Nous nous montrerons dans cet- ko, directeur général du Départe- en présence .d'un peuple conyain-tc appréciation fort circonspect, nient des mines nous a dit que eu des méfaits de l’abus de* l’al-l'expérience de la prohibition n’é- l'intensité du travail a augmenté cool, mais trop faible pour pou-tant pas encore assez longue pour d’un cinquième dans les charbon- voir y résister.L'interdiction de la que l'on puisse se former une o- nages de Dont/.M.Chant- vente des boissons fortes est un pinion décisive à son sujet- On bers dit que, dans l'industrie co- geste superbe de l’Etat, puisqu’il peut toutefois se rendre compte tonnière, la production moyenne sacrifie volontairemcst environ dès aujourd’hui de l’effet de la de l'ouvrier a augmenté de 2/1 1700 millions de francs de rccet-suppression de la vente de l’alcool pour 100 pendant le second se- tes par an.Aussi le gouvernement sur les finances publiques.Le sa- niestre de 1914, et que si, dans mérite-t-il d'être loué sans réser-rrifice financier consenti par le l'industrie linicrc et lainière, la vc pour ce geste, quels nu'en puis-gouvernement russe au relèvement production est restée sensiblement sent être les résultats.Pour que dit peuple dépasse en importance la même, la qualité du travail par ceux-ci toutefois correspondent à ions ceux dont l’histoire des finan- contre est meilleure.ce qu'011 en attend, il faut complé- ces publiques nous a fourni Le Département de l'industrie a ter la prohibition par des mesures l'exemple.Il emprunte aux cir- également remarqué que les cais- répressives sévères contre les frau-constances tragiques de l’heure scs de maladie, chargées d’accor- deurs et intensifier la propagande présente un caractère grandiose, der des secours aux ouvriers ma- antialcoolique.Vit-on jamais un grand Etat en- Indes, voient leurs dépenses dimi- La prohibition des boissons for-gagé dans une lutte mortelle re- ntier dans de fortes proportions tes a pour elle l’opinion publique, noncer à une source de revenus depuis le commencement de la Ce n’est pas douteux .guerre, situation qui a un rapport étroit avec la suppression de l’alcool.“A la demande de plusieurs des jeunes d'ici, je prierais bien humblement la Chambre de Commerce de Montréal de bien vouloir communiquer à tous scs membres la requête suivante : "Qu'ils fassent tout en leur pouvoir pour écrire aux maisons de Toronto en français et cxgigcnt une réponse en français".Moi-même je suis étudiant en droit et je cherche à faire de la traduction française ici pour gagner mes cours.On me répond dans une foule de maisons que les marchands de Montréal et de Québec écrivent en anglais et sont satisfaits de faire leurs affaires en cette langue.Si vous saviez le bien qu’une seule lettre française écrite avec fermeté peut faire ici, vous n'tic-sitcricz pas à affirmer notre langue’’.Cette lettre et plusieurs autres du même genre, prouve bien que si les Canadiens-français voulaient s'unir et réclamer les droits de leur langue avec fermeté et ténacité ils obtiendraient justice.Ce n'est pas en criant : du français! du français aurons ; commençons par le commencement : parlons français dans les rues, dans les chars, au téléphone, dans rtos- bureaux et surtout dans nos lettres.Enfin, soyons pratiques ! Les Anglais, les Américains sc vantent de l’être, pourquoi ne le serions-nous pas ?Ce ne doit pas être si difficile ! Essayons le remède pour juger de son efficacité ; il produira à coup sûr de bons résultats et dans peu de temps.Dans le présent combat pour remporter victoire il suffit à chacun de nous de savoir manier ses propres armes.* * » “Si les Canadiens-français ne veulent pas démordre, disait un Hoche ontarien, nous les chaufferons à blatte".Tiens ! il nous manquait la torture, nous allons l'avoir, ch bien, nous remordrons que diable /.* * # Aimons la lecture, fréquentons les bons livres de préférence à la bouteille et aux mauvais amis.I.es choses de l'esprit ne nous servent pas, Seulement de préservatif contre les tentations du luxe, elles nous aident à être honnêtes * * * Au commencement de l’année 1914 le commerce de l'Allemagne s est élevé à $2,500,000,000.En Amérique Sud son exportation s’est chiffrée à $1 Go,000,000 annuellement.Le Canada lui-.même a reçu pour au-delà de $15,000,000 d’importations Allemandes.Ces chiffres devraient nous mettre Y eau à la bouche, surtout s’il est vrai de dire que notre pays .trouve une occasion exceptionnelle de remplacer sinon totalement, du moins partiellement l’action commerciale allemande dans l’Amérique du Sud, en Australie, aux Etats-Unis et ailleurs, et ce, en autant que ses produits manufacturés e,t naturels le lui permettront.* * * il est encore temps d’affirmer que pour annoncer son industrie, son commerce, le Canada doit faire de la réclame ; produits, les marchandises portant l’inscription, Manufacturés Canada” doivent être de première qualité.C'est ainsi que l'annonce sc fait d elle-même, qu elle assied le commerce et l'industrie d’un pays sur des bases solides, c’est ainsi qu’un pays a sa large part de l'approvisionnement mondial, qu’il voit ses efforts couronnés de succès.Mais pour atteindre ce but, les maîtres de notre industrie ne doivent pas rester les mains dans leurs poches ; l’inertie 11e rapporte jamais de fruits, et, ce n’est pas en bâillant neilles, en regardant voler les mouches que l’Américain s'est" enrichi.Hommes d’actions, que nos industriels, çants se gai dent bien d imiter les pessimistes, les sceptiques qui sèment partout le découragement, qu’ils se rappellent bien que notre situation future dépend de nos actions présentes.* * * Des agents de démoralisation payés par l’Allemagne pour faire sombrer notre commerce, notre industrie nationale, pour enrayer son essor dans la présente guerre, ont accompli — quelques mois surtout après que le cri : guerre ! guerre ! fut lancé — leur dangereuse besogne et à la grande satisfaction de l’Allemagne, à son prolit, et celui de ses alliés.Ces entremis sont des plus redoutables ; ils craignent de frapper en face ; ils portent leurs coups dans l’ombre et sont bien coupables.Nous ne saurions trop recommander, à nos industriels, à tous ceux qui exercent un négoce quelconque et aux cultivateurs en particulier, de ne pas prêter l'oreille à ces discours perfides.Il sera toujours temps de crier au désarroi, à la débâcle générale des affaires ; il suffira de lancer le cri |K>ur qu'il produise des conséquences désastreuses.i/cns.* * * L’hiver s’annonce, il s’avance lentement avec sou froid cortège.A son approche le pauvre s’effraye.le financier s’inquiète, et le cultivateur sourit, car, pour lui, c'est la saison du repos.* * * que nous cil que les Le mérite de l’homme de bien ne mesure pas au bruit qu’il fait, mais aux services qu’il a rendus, à l’idée qu'il a créée ou servie si humble soit-elle .* * * "L’Orange Sentinel’’ continue de baver, et son petit frère s’en donne à coeur foie.Pauvre petit ‘‘Jack’’ !.si tu savais comme tes niaiseries, tes farces t/rotesques et malpropres dégoûtent ceux qui possèdent l’honneur que tu n’as pas, que tu abhorre et que tu voudrais salir !.* * * De tous les biens humains, les fias grands sont de belles qualités sans leurs défauts, le talent sans la vanité, l’éloquence sans le bavardage, et la science de finir À temps.au aux cor- nos conuner- Petit Français.Nouvelle paroisse à Mette On apprend de source officielle, que la ville de Joli et te sera divisée en deux paroisses : le nou-l.c commerce reprend vigueur veau temple du Seigneur sera érigé dans la partie sud-ouest de la ville, et le curé sera Mgr E.Du- * * * et l’Hon.E.L.Patcnaudc, jeune ministre, affirme que le pays traverse une ère de prospérité et cite des chiffres à l’appui de sa thèse.C'est drôle que personne ne s’en doutait.gas.NAISSANCE * * * "Oscar II” le vaisseau du manufacturier - pacificateur vogue gaiement sur la mer enchanteresse ; rcinendra-t-il ?Oui, quand son maître aura vide les tranchées de l'Europe, et empli *.l'empereur d’Allemagne.Ca va être long !.A Ste-Elisabeth, le 24 novembre, l’épouse de M.Edmond Fer-land, un fils qui a reçu au baptême les noms de Joseph-Mathias-Gérard.Parrain et marraine : M.Mathias Ferland, grand parent de l’enfant et dame veuve Maxime Piette.grande tante de l'enfant.* * * Au milieu des troubles financiers qui bouleversent le monde européen, l'Angleterre, trésor inépuisable de l’Empire, source pécuniaire féconde, reste impassible en face de la crise monétaire et ce 11’est pas là son moindre mérite.Au début des hostilités ses industries éprouvèrent une certaine dépression ; un malaise se répandit dans tous les centres industriels et commerciaux.Mais, pratiques comme ils le sont, les Anglais comprirent vite qu’il valait mieux aviser aux moyens de remplacer les exportations allemandes par les leurs ; attaquer dans sa racine le commerce de l'Allemagne, lui porter de durs coups, plutôt que de s'apitoyer, de se lamenter à tous les saints.Aussi le commerce intérieur et extérieur de la Grande Bretagne va-t-il toujours croissant, .tandis qu'un grand nombre de fabriques américaines lui fournissent les munitions dont elle a besoin.Comme le fait remarquer si justement un financier américain riche et habile : ce commerce de munitions ne durera pas éternellement, et l'autre que l'Angleterre développe grandira toujours.Oui, il grandira sur des bases inébranlables et dans peu d’annccs, pour peu que cela se continue, les produits importés (les Etats voisins ne porteront plus la marque : “MADE IN GERMANY’’.Et voilà comment l’Anglais est habile, diplomate, rusé ; voilà comment il joue la partie et comment il la gagne .lentement mais sûrement.A nous d’en faire autant en pro]>ortion de nos forces ; travaillons ferme, bûchons dur, — c’est le fond qui manque le moins — et nous récolterons plus de mérites et d’avantages qu’à nous plaindre à tout venant d’une crise plus fictive que réelle, dans nos milieux ruraux surtout.* * * Excepté dans nos grands centres, les affaires du pays ont repris leur cours normal; des maisons considérables—nous pouvons , les nommer — après avoir suspendu une partie de leurs operations et fermé leurs portes, les ouvrent de nouveau, augmentent leur personnel afin de répondre aux commandes.Un grand nombre de pos industries canadiennes marchent à merveille : dans les centres ruraux — et ce ne sont pas toujours les moins importants — le monde agricole et commercial s’agitent comme aux jours de grande prospérité.Et si l’on demande au marchand ; “ça va mal, dites-vous.quelles sont parmi vos marchandises celles que vous vendez le moins ?’’ Invariablement il vous répond : “Ah ! elles se vendent toutes bien également, si ce n’est la marchandise de luxe qui semble un peu eu baisse”, Un peu, remarquez bien, ef ce un peu n’est pas toujours au détriment du commerce général ; il exclut toute idée de gaspillage, renferme celle de l’économie, et partant, opère beaucoup de bien de nos jours.Un peuple économe est ordinairement un peuple riche, et si le Canadien savait conserver ses sous et les employer à bon escient, il n’envierait pas les millions de l’Américain.* * * Plus de 300 manufactures canadiennes fabriquent des obus ; cette industrie importante, riche et solide, donnera naissance à plusieurs autres industries qui aideront lx-aucoup au développement des ressources naturelles du pays.“Jusqu’ici, dit le “Moniteur du Commerce ”, le cuivre n’était pas raffiné au Canada, il le sera à bref délai, car on vient de fonder un nouvel établissement qui sera bientôt en opération et qui donnera un nouvel élan à l’industrie du cuivre au Canada.Il en sera de même pour le zinc et le plomb”.C’est une heureuse nouvelle, une innovation qui, avec d’autres, grandira notre industrie et .profitera à tous jios sans travail, pères de famille qui gémissent sous un fardeau trop lourd ; elle activera notre commerce, et c'est ainsi que le Canada aura sa large part de l’approvisionnement mondial, qu’il verra un jour les portes de son marché ouvertes à l’univers entier, que la prospérité sourira dans nos centres urbains comme elle sourit dans nos centres ruraux.Vente par Eicae St-Félix 4e Vite |En foule! Enfouie!!; ° O Lundi, 3 janvier 1916, à 2 heures p.ni., sera vendu par encan public à Raxvdon, comte de Montcalm, à sa fabrique, tout le matériel de la “Racettc Cigares Cic Ltcc", avec une quantité considérable de tabac importé, deux “marques" de cigares enregistrées et les dettes de livres au montant de $1400.Le tout sera vendu argent comptant.Par ordre des Directeurs.D.F.RHEAUME, Prés.< > M.L.A.Stevens succède à son père John A.Stevens, décédé en cette paroisse le 26 octobre dernier.comme Représentant de la Pépinière Internationale de la Cie Luke & Frères ; il continuera la vente des arbres d'ornement et fruitiers.Ceux qui ont des commandes à donner pour le printemps de 1916, doivent s’adresser à M.E.A.Stevens, St-Félix de Valois.< ?.MARDI 14 KOIKE : - :: 1 ! Allons applaudir les Zoua- j | \ [ ves ! Ce sont des braves qui 1 > < > se dévouent à une noble eau- 1 \ o se ; ils méritent encourage- J ] [ ment.< > La séance promet d’être • ! ! très belle, et nous rirons à ! J ! [ gorge déployée.J \ j ?Allons-y ! c’est pour une < » bonne oeuvre 1 î ! ! WMMMMMMWMMM* )d 4fs < > I ?9d 4f« 5 MAGASIN 6, 10, 15 et 26ct».MAGASIN 6, 10, 18 et 26cte.MAGASIN 5, 10, 15 et 25cta.MAGASIN B, 10, 15 et 26cte.Les Fêtes Approchent ! ! !
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