L'Avenir du Nord, 17 novembre 1899, vendredi 17 novembre 1899
Troisième Année — No 46.Journal Hèbdonmdairé-^— T)euj$/ee cents le numéro.Jeudi, le 17 Novembre 1899 VS ORGANE LIBERAL ü DISTRICT deTERREBONNE.LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MÊME MOUS VERRONS PROSPÉRER LEJ FU^ DUST I.AURE.HT “ CB-aoirrc.) à CK£)/IER.& Un an.Six moi» .A*>OTl-p®T»T®T'tS * SI.00 0.00 JULES-EDOUARD PREVOST I'ILS, Directeur.ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) .(S' £.4 Appopccs Le pouce : Un mois.“ Un un.51.00 53.00 j aABk».Uu.5> SOMMAIRE A Saint-Vincent de Paul' Un citoyen Discours de M.Jean Prévost Souvenirs et réflexions, poésie Un jeune jérômien Entre frères .M.F.Les Forestiers catholiques de Joliettc Notre marché Nouvelles de Saint-Jérôme “ des environs Feuilleton : Les Frères Ténèbre AV JS Nous avertissons nos abonnés retarda-dataircs qui ne répondent pas à nos deman-desde paiement que nousdonnonsleurcomp-te en collection à une compagnie spéciale, la o Publishers’ Collection Agency." Qu’on se bâte donc de se mettre en règle avec nous d’ici à quelques jours.L’ADMINISTRATION Décisions judiciaires con-cerrçarit les journaux lo Toute personne qui retire régulièrement un journul du bureau de poste, qu’elle ait souscrit ou non, que ce journal soit adressé à son nom ou à celui d’un autre est responsable du paiement.2o Toute personne qui renvoie un journal est tenu de payer tous les arrérages qu’elle doit sur son abonnement, autrement, l’éditeur peut continuer à le lui envoyer jusqu’à ce qu’elle ait payé.Dans ce cas, l’abonné est tenu de donner en ouire, le prix de l’abonnement jusqu’au moment du paiement, qu’il ait retiré ou non !o journal du bureau de poste.3o Tout abonné peut être poursuivi pour abonnement dans le district où le journal se publie, lors même qu’il demeurerait à des cen taines de lieues de cet endroit.4o Les tribunaux ont décidé que le fait de retirer un journal du bureau de poste, ou de changer de résidence et de laisser accumuler les numéros à l’ancienne adresse constitue une présomption et une preuve prima facie d’intention de fraude.A Saii]t-VinGent de Paul —o— Deuxième lettre L’avènement des libéraux au pouvoir fut si-gualé à Saint-Vincent de Paul par une enquête dispendieuse sur le fonctionnement et l’administration du pénitencier.Cette opération judiciaire imposa la suspension immédiate du préfet T.Ouimet.L’honorable ministre de la justice, sir Oliver Mowat, n’ayant pas eu le temps d’étudier le fonctionnement de son département, l’élément tory profita, de sa position avantageuse dans le département, position exprimée par cinq contre un ! M.G.L.Foster, un tory de haute venue, tomba comme une bombe dans l’institution en sa qualité de préfet temporaire.Avec M.Foster arrivent à Saint Vincent de Paul quelques employés enlevés au service du pénitencier de Kingston, nu grand étonnement des libéraux qui regardèrent cet envoi comme une prime do mépris à l’égard du député fédéral de Laval.Le premier soin de M.Foster fut de suivre à la lettre les instructions de son ami, M.D.Stewart, un tory enragé, qui écrasa la population du penitencier avec deux mesures dracon-niennes : la suppression du tabac et la privation du couteau et do la fourchette aux repos.Il n’en fallait pus plus pour faire éclater la révolte qui tint le village de Saint-Vincent de Paul en émoi pendant des semaines, et dont lo retentissement atteignit les quatre points car dinaux de la Puissance du Canada.Les journaux conservateuis trouvèrent dans ce désordre l’occasion d’accuser le nouveau gouvernement, et les auteurs directs de la révolte, MM.Foster et Stewart, riaient de satisfaction sous cap.En effet, les prisonniers ont une vraie passion pour le tabac.C’est sur leurs lèvres qu’on recueille des déclarations comme celles ci : Elle est notre plus grande faiblesse cello de la chique.En la mâchant comme un lronbon, une vive douceur pénètre dans l’iime.* * *- Figuroz-vous lo prisonnier, sans chique, il devient fou.* * * Un petit bout de cigare fait notre bonheur ; mais sans lui nous sommes en peino • • Tendre frère des malheureux.Notre con seiller chéri.Le chiquet en bouche est une rore.Je t’aime mieux qu’une épouse.Le soldat, le eaporal, l’officier, le général, le four- rier et les sergents chiquent.Tout le mondo chique.Tu es pour nous mieux que la manne vénérée des Hébreux.• Chiquet chéri, Chiquer divin, Du prisonnier Tu es le roi.La passion du tabac est tellement violente que dernièrement un détenu mâcha des morceaux d’une vieille tête de pipe culottée, trouvée dans la cour du pénitencier ; il y eut empoisonnement par la nicotine contenue dans ces morceaux de pipe triturée.Il faut quelque chose au prisonnier à mâcher : feuilles, racines de n’importe quoi ; et il est aux oiseaux quand il peut mettre la main sur le tabac du diable (Jusquiuine).Et la privation du couteau et de la fourchette infligée aux prisonniers en même temps que la supression du tabac fut une blessure indéfinissable faite aux sentiments les plus intimes de quatre cents forçats.Les hurlements, les vociférations et les blasphèmes qui effiayèrent même les échos du village, furent une protestation contre une mesure assimilant le détenu à la brute mangeant dans son auge.Le couteau, la fourchette et la cuillèie sont les ustensiles employés depuis des siècles par les habitants de l’Ancien et du Nouveau-Monde : les peuplades sauvages, l’Espagne, la Turquie et la Chine remplacent la fourchette par Jes petits bâtons mignons.Mais au pénitencier, pas d’affaires ; les détenus n’ont plus que la cuillère pour se tirer- d’affaire à l’heure du repas, et ils sont obligés de se servir de leurs doigt» pour porter à leur bouche et y tirailler la tranche de lard ou de bœuf faisant partie de leurs rations ordinaires.La besogne est ennuyeuse pour ceux ayant de mauvaises dents ou n’en n’ayant pas du tout.C’est une inno-ation rétrograde, poussant lo détenu à manger en grinçant des dents et en nourrissant des sentiments de vengeance contre la société qui n’est pas encore coupable de ce traitement outrageant ; car elle l’ignore complètement, aucun document officiel ne le constatant dans les archives du pays.Il serait intéressant de connaître l’attitude de la députation à Ottawa, si un beau jour les députés lui signalait cette cruauté commise en plein jour avec trop de sans gêne.Ce n’est pas tout, M.l’inspecteur fit main basse sur tous les objets de piété appartenant aux détenus catholiques : ainsi les cellules furent dépouillées des images, médailles, christs, livres et chapelets appartenant à cette ciasso de prisonniers.Ce fut un outrage terrible infligé au sentiment religieux du détenu.Pourquoi cette suppression d’objets de piété, auxquels se rattachent souvent des souvenirs de famille précieux ?M.l’inspecteur devrait se rappeler que lo criminel n’est pas toujours un incrédule et en-coro moins un athée.m Chaque voleur a sa dévotion, dit le proverbe.Le tatouage des criminels vient à l’appui de ce proverbe.Lombroso rapporte que de 2,480 tacounges relevés sur des criminels, il en a trouvé 238 qui reproduisaient des symboles religieux.Tortora, qui avait tué de sa main 12 soldats et un prêtre, se croyait invulnérable, parce qu’il gardait dans son sein une hostie consacrée.Les Bohémiens meurtriers pensent obtenir le pardon divin en portant une année entière la chemise dont ils étaient revêtus au moment du meurtre.La bande de malfaiteurs de Caruso plaçait dans les bois et dans les grottes des images saintes,-devant lesquelles brûlaient des cierges.Verzém, qui avuit étranglé trois femmes, so faisait remarquer parmi les plus assidus et les plus sincères à l’église et au confessionnal.Les assassins Bertoldi, père et fils, assistaient tous les jours à la messe, agenouillés et le vi sage contre terre.Boggin, condamné à Milan pour 34 meurtres, entendait la messe tous les matins ; il portait le dais à toutes les processions du Saint-Sacrement ; il ne manquait à aucune cérémonie ; il prêchait continuellement la morale et la religion du Christ, et voulait être do toutes les sociétés religieuses Je pourrais remplii des colonnes avec le récit de crimes commis par des criminels contrôlés par l’idée religieuse et le pouvoir de la superstition.Tout cela est bien naturel, car le sentiment religieux a d’autant plus de force que l’esprit est moins cultivé ; c’est pour cela qu’il est dangereux, très dangereux, d’y porter atteinte, même dans un pénitencier.Et rien d’étonnant que dans les circonstances irritantes où se trouvaient les détenus du pénitencier de Saint-Vincent de Paul, la révolte ait été empreinte d’un caractère unique de rage dans los annales judiciaires.Personne, en 1897, no songea à révéler ces agissements fanatiques de l’inspecteur des pénitenciers.Il y a des limites partout ; il faut de la décence, de la discrétion, du jugement, du tact en tout et partout.L’élément tory et lo fanatisme de l’inspecteur sont responsables di la révolte des détenus à Saint Vincent de Paul en 1897.Un Citoyen.DISCOURS De M.J.B.B, Prévost PRONONCE A L’OCCASION DE LA CÉLÉBRATION DE LA ST-JEAN-BAP-TISTE, A ST-JÉROME, LE 1er JUILLET 1S99 Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs.Dans leurs grands tournois, en France, sur la divinité du Christ Jésus, Mgr Frep-pel, dans la chaire et la tribune, Mgr Gau-îne, dans la presse, lançaient cette apostrophe à leurs adversaires : Est-il humain qu’un fils d’ouvrier, d’artisan, entouré de quelques pêcheurs ait pu révolutionner le paganisme et magnétiser le monde civilisé par des paroles de paix et une religion de sacrifice ?Est-il naturel qu’un juif issu de l’humble faubourg de Nazareth ait créé la religion universelle par une mort réputée infâme, sur le gibet des esclaves, sur la croix ?Non, messieurs, on voit là le doigt du Christ divin, de Dieu, et plus tard, cette croix, emblème de l’ignominie, brillera dans le ciel sous le souffle céleste et, labarum de Constantin, illuminera de ses rayons l’univers entier.Plus tard, la France l'arrachera des mains des empereurs romains et l’un de ses enfants, Jacques-Cartier, viendra la planter sur le sol canadien.O geste sublime qui fait brandir cet emblème admirable.Elle pénètre en vibrant dans notre terre eliérie et s’y implante à jamais.Le grand supplicié a souri et nous a dis lors donné une mission divine et immortelle.Fonder dans notre Amérique une nouvelle France que les poètes d’antan appelaient " le plus beau royaume après celui des cieux » et offrir au monde la belle épopée de notre histoire.Nous sommes en 17G0.Le drapeau fleurdelisé a replié son aile et repassé les mers ; les couleurs britanniques battent orgueilleusement sur la citadelle de Québec ; la noblesse française, découragée, repasse l’Àtlautique ; les fonctionnaires royaux retournent dans la mère-patrie y exercer leur métier infâme et recevoir bientôt un châtiment mérité.Quels sont ceux qui restent ?quels sont ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas abandonner ce sol arrosé du sang des leurs ?60,000 braves, G0,000 défricheurs,’60,000 héros, la plupart fils de paysans et d’ouvriers de qui nous sommes les enfants et de qui nous devons être les dignes continuateurs.Que vont-ils faire, ces enfants du terroir et de la glèbe ?Que vont-ils faire ces débris des régiments de Guyenne et du Royal Roussillon ! Le gouvernement militaire anglais est déjà institué ! les fonctionnaires britanniques arrivent en foule ! les voiles qu’ils verront maintenant pnrnîtro à l’horizon du haut du promontoire de Québec ne porteront plus leurs couleurs chéries ! leurs chefs, leurs officiers sont disparus à jamais.Que vont-ils faire, abandonnés de tous, sur le bord de ce grand fleuve encore tout frémissant du passage des caravelles de Jacques-Cartier, dans ces villes et villages surgis de leurs cognées, dans ces grandes forêts si souvent parcourues à la recherche du gibier ou du féroce Iroquois ?Comme l’avenir leur est sombre ! Le voyez-vous, messieurs, votre ancêtre, les yeux tournés du côté de la France, lançant ce cri immortalisé par un de nos poètes canadiens : Dis-moi, mon fils, ne reviendront-ils pas ?Ils ne sont jamais revenus.Mais nos aïeux étaient Bretons, Normands et Franc-Comtois.La France nous abandonne, s’écrièrent-i's, restons français quand même.Dès lors, commence cette épopée grandio- e unique dans l’histoire.Pendant un siècle, depuis la lin de la session jusqu’au gouvernement Baldwin - Lafontaine, ils prouvent à leurs adversaires étonnés mais trop souvent ingrats ce que peuvent une poignée de français isolés sur la terre d’Amérique.Aspirant à pleins poumons le grand air do ce continent nouveau qui grise tous ses habitants d’idées de liberté, ils répondent d’abord aux objurgations par le silence, aux insultes pur le mépris, aux mauvais traitements en combattant pour leurs persécuteurs, contre Montgomery à Québec et contre Hampton à Châteauguay.Plus tard, la coupe trop pleine déverse et apparaissent les jours sombres de 183738.Chapeau bas, messieurs ' A cette période bénie, ces G0,000 prolétaires produisent Cardinal,'Duquette, lus deux Sanguinet, de Lorimier, et tant d’autres martyrs que mon cœur aimerait tant à vous nommer.L histoire a toujours prouvé que pour obtenir une liberté constitutionnelle et parlementaire, il fallait en cimenter la base avec le sang de héros et de martyrs ; chez des descendant.: Jes Gaulois, ils étaient faciles à trouver et nos pères produisit Chénier et ses braves camarades tombés au champ d’honneur sous le regard de la croix de Saint-Eustache.Vaincu par cette persistance séculaire ébranlé par les périodes vigoureuses et enflammées de Papineau d’abord, de Lafontaine ensuite, le gouvernement impérial nous accordera enfin le gouvernement responsable et la liberté.Notre langue, nos institutions, nos lois sont respectées et nous les devons aussi à des anglais comme Nelson, Hi ticks, Price, Holmes, subjugués par l’éloquence foudroyante do nos tiîbuns populaires.Nous, les fils de ces G0,000 croisés français en Amérique, nous sommes maintenant plus do deux millions jouissant du fruit de leur abnégation, de leurs travaux, de leur éloquence et de leur bravoure.L’Irlande aux champs dévustés, la Pologne aux cathédrales écroulées, ces deux peuples qui semblent voués à une persécution éternelle nous regardent avec envie, et admiration ; l’Angleterre, dans ses fêtes jubilaires, promène l’un des nôtres dans un char triomphal et l’élève aux plus grands honneurs; la mère-patrie, la France ébahie, après un siècle et demi d’oubli et d'indifférence, trouve tout à coup au-delà des mers, à deux mille lieues de distance, une France nouvelle, la chante dans ses académies et lui paie un tribut d’admiration dans ses fêtes patriotiques ' O semence des G0,000 abandonnés do.1760, fécondée par leur sueur et leur sang ! La croix de Jncques-Cavtier, labarum canadien, fut le pliure lumineux dans le passé, puisse-t-il nous éclairer dans l’avenir ! " La liberté, c’est notre soleil à nous, s’écrie Montalembert, nous sommes les descendants des croisés, nous ne reculerons pus devant les fils do Voltaire.» La liberté, c’est notre soleil à nous, se sont écrié nos pères, nous sommes les descendants des preux, nous ne reculerons pas devant leurs ennemis séculaires.Hindelang, ce titan du sacrifice, leur frère d’armes, avant de mourir sur l’éclm-faud, nous lançait cet appel suprême : " Canadiens, en vous disant adieu, je vous lègue la devise de 11 France : Vive la liberté ! " Ln veille de sa mort, lors du banquet funèbre dignement qualifié de banquet des Girondins, il prononçait ces paroles sublimes : " O Cannda, puisse au moins notre mort te délivrer de l’esclavage ! c’est le vœu de celui qui demain va mourir pour toi.Un jour viendra où tes fils se souviendront dans leurs jours de fêtes que Charles Hindelang, un étranger, mourut martyr pour eux." Mous nous en souvenons aujourd’hui, ô Hindelang, et les enfants des patriotes de Saint-Eustache, de Sainte-Scholastique, de Sainte-Anne des Plaines, déposent pieusement sur ta mémoire une couronne d’immortelles.La légende rapporte que pendant les jours sombres qui suivirent ta mort, ton ombre en peine errait sur les murs de la prison de Montréal ; elle s’est évanouie peu à peu à l’aube de notre rachat national et a disparu dans une auréole de gloire, sous les chauds rayons du soleil de la liberté canadienne.Que de leçons pour nous, messieurs, quelle émulation doit agiter nos âmes au souille de souvenirs semblables.Il p a quelques mois à peine, je visitais les principaux pays d’Europe.Après avoir admiré leur esprit d’entreprise, leurs capitales superbes, leurs souvenirs historiques, leurs monuments grandioses, leur commerce étendu, que sais-je encore, je me disais toujours : Pourtant dans notre race canadienne, nous avons tous les éléments pour faire un grand peuple; nous avons la matière première, il nous suffirait de la faire passer par le creuset d’un travail acharné, et d'une étude sérieuse.Le travail ! l’étude! Dans les faubourgs populeux de Paris, le passant voit souvent à la fenêtre d’un sixième étage, trcmblotter la lumière vacillante d’une bougie.Elle a éclairé les travaux assidus du lieutenant d’artillerie Bonaparte, du politicien Gambetta, du prosateur poétique Daudet et de tant d’autres qu’il serait superflu de nommer.Ces petites lumières sont devenues autant d’étoiles que la mère-patrie porte orgueilleusement sur son front.O mansardes bénies où sont écloses les gloires françaises ! Nous avons ici pour inspirer nos politiciens l’expansion de la race française en Amérique, pour inspirer nos historiens, un écrin de perles ingnorées, pour inspirer nos poètes, une nature pittoresque et grandiose, pour inspirer nos littérateurs et nos romanciers, les mœurs pures de nos campagnes et les aventures intéressantes de nos chasseurs et explorateurs canadiens.Pour alimenter cette inspiration, il nous faut le goût; pour perfectionner le goût, il nous faut l’étude, pour bien étudier, il nous faut l’instruction solide.Je ne parlerai pas de l’instruction primaire pour le perfectionnement de laquelle nous avons encore tant fi faire ; des voix plus éloquentes et plus autorisées que la mienne l’ont fait il y a quelques jours il Saiiitc-Scliolastiquc, et MM.Langlois et Grignon ont mis à nu cette blessure nationale.Nos collèges ont aussi beaucoup besoin | de perfectionnement.Constatons avec plaisir qu’un mouvement de progrès semble s'accentuer de jour eu jour pour en faire des centres d’enseignement pratique.H règne dans notre population une idée néfaste, celle de croire que les enfants sortis de ces institutions ont encaissé leur capital industriel.Non, ils n'ont appris là qu’à étudier, ils y ont puisé des éléments de science et de la littérature ; ils ont posé les bases d’un édifice scientifique et littéraire.C’est en étudiant d'une manière assidue pendant nos longues soirées d’hiver qu’ils le couronneront d’une coupole immortelle.Les scientistes deviendront des inventeurs; les littérateurs, des journalistes et des romanciers célèbres.Ah ! messieurs, prenons garde ! tant de nos grands hommes ont disparu ou vont nous laisser, un moment d’accalmie nous perdrait.N’oublions pas la devise de nos voisins d’au-delà de la ligne 45ème : Si nous ne continuons pus à avancer, nous reculons.Avec cette maxime, leur artillerie flottante vient de dégarnir la couronne d’une des plus grandes nations du commencement des temps modernes, et les Etats-Unis, nouveaux Brennus, ont, devant l’Europe étonnée, posé leur lourde épée dans la balance des nations et troublé l’équilibre du vieux monde.Mais, messieurs, il me semble que je viens de dire que de grands hommes avaient disparu.Un nom ici vient de lui-même sur mes lèvres.A deux pas de notre cimetière, tout près de la veuve de Chénier, dort du grand sommeil le plus grand propagateur des idées de nos pères, le curé Ln belle.Son cœur était si grand, l’esprit d’imitation était chez lui si développé qu’il a voulu faire une autre Franco dans notre France.11 a ouvert des horizons grands comme son génie, il a laissé ses vestiges d’aigle sur toutes les montagnes des Lniircntides, chacun de ses soupirs créait un village nouveau*, et l’aimant de son patriotisme a attiré parmi nous des centaines de nos cousins d’outremer.Colosse au physique, colosse dans ses aspirations, il nous a créé le devoir do continuer son œuvre titanesque.Malgré son amour pour le Canada-Français, le curé Labelle nous prêchait aussi le respect envers le pouvoir britannique.Les Jérômieiis s'en sont souvenus et aux trois couleurs françaises se joint dans nos festons le drapeau de la fière Albion.Ce drapeau, il faut le stiluer avec reconnaissance, car nous lui devons la protection do ses flottes, les larges prérogatives du citoyen anglais, nous lui devons la liberté.Mais, dit l'enfant do Fréchete, " père, il en est un autre ! " " Celui-là, s’écrie notre barde national, il faut lo baiser à genoux.Nos pères nous l’ont légué, nas chefs nous le montrent du geste de leur éloquence : La tête à droite, s'écrient-ils, voici notre drapeau ! la tête vers la France, notre mère, lu tête vers son âme immortelle ' M’inspirant du père Coubé, dans sa récente allocution sur Jeanne d’Arc, sous les voûtes éternelles de Notre-Dame de Paris, je m’écrie à mon tour : Drapeaux de la Franco, dormez dans la grande paix dont les peuples ont besoin.Mais si l’on vous insulte, si do l’âme d’un canon part jamais l'étincelle qui doit mettre le feu au monde, ah ! drapeaux, mettez vous en marche dans l’orage, l'fttne du Canada-Français vous suivra! e^triTfrèhes J’ai un frère.Grand, robuste, fort ; ceux qui connaissent Joe avoueront que je n’exagère pas en disant, suivant uno expression populaire, qu’il peut assommer un bœuf d'un coup de poing.Il a ses défauts comme tous les hommes, mais il a de grandes qualités et je l’uiine comme on aime un lion frère.Un jour, je le vis taquiner, sans raison apparente un petit gamin sale, déguenillé, maigre et chétif à faire pitié.11 poussa la taquinerie si loin que l’enfant, perdant pationcc et oubliant sa fuiblesse, s'arma d’un bâton et fut si vif à l’attaque qu’il administta à mon grand frèie uno raclée, oh ! mais une raclée !.et je ris, mes amis, je ris à m'en tenir les côtes.J’ai d’autres frères plus petits et plus faibles qui vinrent à son secours, mais je ne vis pas la lin de la bataille, le fou rire m'aveuglait.Pourtant le battu était hier, mon frère, mais les forces étaient si inégales et la leçon si bien méritée ! Et puis les grands ont dû être vainqueurs ù la fin.Dans une sphère plus vaste, j’ai un autre frère, très fort, très grand, très puissant, et qui on plus, s’appelle l’Anglais, ne l’aime bien lui aussi.Mais il a poussé la taquinerie trop loin envers un être petit et faiblo mais honnête et brave, et s’il no coûtait pas tant do sang, s’il n’y avait pas tant d’agonies là-bas, si le deuil ne pénétrait pus dans tant do familles, ne serions-nous pas en droit de rire on voyant av< c quelle vigueur on répond aux taquineries par des taloches, avec quelle ardeur se rebiffe le plus fitible.Ne pourrions-nous pas rire 1 car, après tout, l’existence do notre grand frère n'est pas en danger et il reçoit là uno leçon bien méritée.Il est trop batailleur.Nous lui avons prêté du secours, rien do mal à cela, niais un jour peut-être, il aura affaire à des grands, et qui sait s’il ne s'avisera pas de nous dire : Vous m’avez déjà prêté 1,000 hommes quand jo n'en ovnis pas besoin, donnez- m’en donc 20,000 aujourd'hui.Alors ce ne sera plus drôle, inuis pas drôle du tout.M.F.Souvenirs et réflexions.On nous ndressc, sous ce titre, uno jolie pièce de vers écrite par un écolier qui, sans être un poète a certainement du goût et du talent.Monsieur lo Rédacteur, Vous m’obligerez beaucoup en insérant dans vos colonnes cette petite poésie quo vient de me dédier l’un de mes frères à Sainte-Thérèse .11 me fait cette dédicace, sans doute pour mo dédommager do la poudre et du plomb qu’il m’a gaspillés durant les vacances.Je l’en remercie cependant très fraternellement et, pour ce, lui donno quittance.Son frère SOUVENIRS ET RÉFLEXIONS Poésie dédiée à mon frère de Saint-Jérôme.Saint-Jérôme, ville chérie, Que te dit l’automne brumeux î A tes foyers, dans la prairie, Que se dit-on, jeunes et vieux t Pour moi, l’automne me chagrine.Voir sans feuilles l’ormo et l'ormeau, Le buisson vide d’églantine.Oh ! que c’est loin du renouveau 1 Avec la saison qui s’avance Plus do rossignol gracieux : L’oiseau, toujours plein de prudenoei A pris l’essor vers d’autres cieux. L’AVENIR DU.'NORD, 17 NOVEMBRE 1899 / Ils ont donc fini leur carrière, Ces jours en plaisirs si féconds, Où portant mousquet, gibecière, J'allais chasser dans les vallons.¦plus loin que l’onde qui t’arrose, Plus loin que ton collège altier, •le vois le chêne grandiose Qui me fournit plus d’un gibier C’est là que l’écureuil en peine Criait, sautait dans les rameaux Quand je m’approchais dans la plaine, Me faufilant sous les bouleaux.Je songe à tes chers paysages Qui durent perdre leur fraîcheur.Mais ta rivière, avec ses plages, list encor là pour ton bonheur.L'onde y coule encor fraîche et pure, Dans son lit pavé de cailloux .Je vois les rocs lui faire injure lit la transformer en remous.— Deux fameux Nemrods de cette ville, MM.Edouard Gibault et Jos.Bessette, ont abattu, dimanche dernier, dans le court espace de trois heures, huit lièvres et trois perdrix.Ces messieurs passaient fièrement dans nos rues, leurs trophées suspendus au canon de leur fusil.Voilà des braves qui feraient honneur au nom canadien dans les rangs des énergiques Boers — Quelques musiciens de lu fanfare ont reçu une invitation au banquet qui sera donné au Queen’s, le 23 novembre prochain, à l’occasion lu liôèmo anniversaire de la fondation de ’Harmonie de Montréal par M.Kdmond Hardy, le chef actuel de ce célèbre corps île inusi-|ue.Au pied de tes chutes superbes Souvent j’ai jeté 1 hameçon ; La, caché dans les hautes herbes.J'ai pris plus d’un gentil poisson.Mais c’en est fait ! Bientôt la neige Couvrira tout, rivière et près.Je vois l’hiver et son cortège.Adieu, vallons, poissons dorés !.Un .iecnk .ikko.mikn Les Forestiers Catholiques de Joliette Mardi, le 21 courant, les Forestiers Catholiques de Joliette viendront à Saint-Jérôme en excursion.M.le Dr Sheppard et M, Albert Gervuis de 1’ h Etoile de Nord n.nous ont fait l'iionneu,-d’une visite mercredi et nous ont annoncé cette excursion d’une manière certaine.• M.Albert Gervais est chef ranger îles Forestiers Catholiques de Joliette.la: train d’excursion quittera Joliette à 10 heures, sera ici à 1 1 heures, et repartira le soir à ï heures et 10 minutes.Cette excursion se fait au bénéfice des Forestiers Catholiques.M.Laplante, chef ranger des Forestiers Catholiques à Saint-Jérôme, a été informé de cette prochaine excursion et nous espérons qu’une chaleureuse réception sera faite à nos amis de Joliette.Nouvelles de St-Jérome — La maison de M.Arthur Fiset a été vendue mercredi.M.Jean Prévost en a été l’acquéreur, au prix de $050.— M.Albert Théliergc, qui avait commencé ses études de droit à Montréal, est forcé de prendre quelques semaines de repos à cause d’un mal de jambe qui l'empêche de marcher.Nous i ' isotis avec notre jeune ami dont le zèle et l’ardeur sont sans doute contrariés par ee vilain contretemps.— M.Jules Collin, do Joliette, était en notre ville muidi dernier, pour établir ici l'agence d’une buanderie.M.Collin possède à Jeliette une buanderie à vapeur qui fonctionne à merveille.Tous les mardi, M.Brisebois, burbier, chez qui est l’agence de .Saint Jérôme, enverra à Joliette le linge qu’on lui aura confié et ce même linge lui sera renvoyé le samedi matin.Voir l’annonce dans une autre colonne.Le triomphe de la science médicale : 1e Baume Hliumul guérit toux, rhumes, grippe, bronchite, sans nécessité de régime spécial.Chez H.Castonguay, Etoffes à Holies, toutes couleurs et tous prix, de 12 cts à 82.00, ce pi’il y a de plus nouveau ; Soies, Garnitures le toutes sortes ; Flanelle, 12 e.à 10 c.Fia sellette, à 20 cts, Couvertes grises et blanches, SI.00 à 80.00.Chapeaux pour Dames, tout ee qu’il y a de plus chic.Une modiste très habile est chargée de la confection des chapeaux.Mauteaux importés, de 82.25 à 815 — Le bois du chauffage est rare dans la ville; il se vend 82.50 la corde.Voilà une bonne occaston pour les cultivateurs de faire • le l’argen .— Saint-Jérôme est privé de peintres depuis quelques jours, tous ou presque tous sont à travailler dans les paroisses voisines.La ville soufire de cette pénurie de peintres dai.s un moment où leur présence est urgente.Si cet état de choses continue, nous voyons le moment où l’on sera forcé de faire venir des étrangers pour faire face aux nombreuses demandes d’ou-iers.— NOUVEAU TAILLEUR: M.L.Godin qui a enseigné la coupe dans un des meilleurs établissements de Boston, vient- d’ouvrir un atelier de tailleur dans le magasin de M.1.Bélanger, photographe, de la rue St-Georges.Habillements faits dans les derniers goûts et à bas prix.M.Godin a un système de coupe special pour les vêtements de dames.la — A quand le changement du taux des asssurauces contre le feu ?Le conseil de ville ou, mieux encore, la chambre de commerce pourraient-ils nous renseigner?La Jhint/ue du Peuple — Les déposants pourront se procurer lu balance à recevoir sur leur dépôt en s’adressant, avec leur reçu de dépôt, au notaire J.E.Parent, à Saint-Jérôme.— Tabac de toutes sortes, pipes de tous les prix, blagues de 5 cts.jusqu’à 82.00.Forte-cigares, porte-cigarettes, pots à tabac de tous les genres.Allez, voir chez J.E.Prévost fils, rue Sainte-Julie.— Une importante réunion du bureau de direction du club du Lac des Grandes Baies a eu lieu ces jours derniers.Un rapport a été fait au gouvernement indiquant les noms des incités du club, la quantité de gibier tué et de poissons pris.1-e club doit s’enquérir auprès de l’autorité des moyens à prendre pour punir avec sévérité les colons ou autres personnes qui font- la chasse ou la pêche au club sans permission.Des améliorations au montunt de 8200 ont été faites cette année sur la propriété du club.Le nombre des membres actuels est de 2G et plusieurs demandes d’entrée ont été faites depuis qu’une compagnie s’est formée pour construire un chemin do fer jusqu'au Nominin-gue — Ceux qui veulent voir fonctionner le merveilleux crachoirs Elio Benoît n'ont qu’à se rendre à l'hôtel Crevier.L’agent de M.Benoît à Saint-Jérôme est M.Sincère Magnant.— Un travail incessant se fait à la fonde!ie Viau it Fils.Une dizaine d’hommes, lu plupart pères de famille travaillent sans interruption.Deux ou trois fois par semaine, on coule la fonte pour fabriquer dus poêles qui sont, beaucoup demandés, cette année.Le travail est bien fait et rapidement exécuté.Pour ceux qui connaissent le nouveau propriétaire du cette fonderie, il n’y a aucun doute que cette industrie progressera de plus en plus.GRANDE VENTE DE MARCHANDISES D’AUTOMNE Marchandises telles que corps et caleçons, chemises, etc.Joli assortiment de casques dans les derniers goûts.Aussi une grande vente d’habits d’hommes, d’enfants.Capots d'hiver vendus à des prix très bas.• Venez voir et vous en serez convaincus.MARTIN LANDES, Hue Libelle, près du magasin Mouette et Vezilla.— T .es trains du Grand Nord circulent régu lièrement entre Saint-Jérôme et Joliette, de puis le commencement de novembre.Un grand nombre de voyageurs venant de Joliette et des village: intermédiaires préfèrent passer par Suint-Jérôme pour aller à Montréal, ’ t que s'v rendre directement par le C.P.R.Le prix de passage, 82.00, étant le même sur les deux lignes, on aime mieux passer par notre ville et faire 68 milles au lieu de -15.Voilà pour le Grand Nord une ère de prospérité qui common ce et dont Saint-Jérome bénéficiera certainement.— M.Courre, restaurateur, a été volé pour la valeur de trois ou quatre dollars par des gamins qui ont brisé une vitre de sa vitrine et on fait main-bosse sur quantité de tabac et de bonbons.Les voleurs seront bientôt pinces, car ils sont déjà connus.N’OURLIEZ PAS Que le Baume Rliuinal soulage et guérit la bronchite.ON DEMANDE 15 à 20 filles pour travailler à la manufacture de caoutchouc.BOSTON RUBBER CO.— NOUVEL ETABLISSEMENT à Saint Jérôme." The Canada Mill Siock Co.m achète et paye argent comptant : guenilles, os, vieux fer, fonte, cuivre, zinc, plomb, vieilles claques, crin, etc., E11 face du marché, ancien magasin Ls.La-belle, Saint-Jérôme.1 m.— La Ijcurrcrie de Al.Vilhrod Oureau, de la Côte doube, est encore en opération et continuera une partie de l’hiver.M.Gurcuu a fait de grandes dépenses pour chauffer sa beurrerie dans les grands froids afin de pouvoir continuer lu fabrication du beurre.Dans le mois dernier, M.Garcau a payé $1,300 aux culti-uuteurs.Voilà une beurrerie qui paie.— Une rumeur nous fait supposer que la somme de $15.00 payée annuellement par les abonnés du téléphone Bull sera portée à 820.00 Le bureau centrai de notre ville doit faire des démarches pour que le taux d’abonnement reste le même.— Si vous voulez de jolis objets de piété, des choses utiles de tous les genres; des jouets à bon marché, allez voir les vitrines de la Librairie J.E.Prévost fils, entrez dans ce nouveau magasin cù vous trouverez ce qu’il vous faudra.^''HAUSSURES — Pour une belle eliaussul sure et un cluj-pcau à la mode, allez chez J.D.Fournelle marchand de chaussures.UN TRIOMPHE Nouvelles de Saimte-Th-érèse -— Les funérailles de M.B.Deslauriers ont eu lieu jeudi dernier.Le deuil était conduit par le rév.H.Desluuriers, curé de New-Bedford et par ses cinq autres fils.Les porteurs étaient MM.Desroches, Wuddel, Lonergan Paquette, Pielié, Lesage.L’absoute fut faite par le rév.A.Brunet, du séminaire, et la messe fut chantée par le rév.J.Vailhmcourt assisté de MM.Lalande et Fauteux, comme diacre et sous-diacre.Parmi les étrangers on remarquait au choeur, outre messieurs les prêtres du séminaire, MM.S.J.onergan, G.Payette, A.Lefèvre, A.Le-gault, O.M.1., A.Duprat ; dans la nef: MM.Chauvin, M.P., Evunturel, orateur d’Ontario et un grand nombre d’autres.Toutes les communautés du village y assistaient.— Il est rumeur ici que le clueur de.chant du séminaire assistera à la bénédiction de l’église de Saint-Jérôme.11 commence déjà à préparer une messe splendide.— M.C.Laçasse, assistant économe au séminaire, a été élevé à l’ordre du diaconat à la cathédrale do Montréal, dimanche dernier.— La première neige est tombée ici dans la nuit Je samedi à dimanche.• Il y avait près de deux pouces de neige — Jeudi prochain, le IG novembre, à l’occasion de la fête du directeur, M.E.Coursol, aura lieu au séminaire la présentation d’un grand draine : ¦> Antigone u, par Sophocle.Les acteurs en grand nombre sont les mieux choisis et promette de remplir leur rôle à la perfection.— Nous avons le plaisir d’annoncer que Mme E.Bernard prendra quelques élèves pour le piano.Elle donnera ses leçons chez elle ou au domicile des élèves.Rue Lubelle, à côté de M.Jos.Lee!air, voiturier.— Taliac de choix, cigares de toutes sortes, pipes, cigarettes.Papeterie, fournitures de bureau, parfums, eau de toilette, savons de toilette, et e., à la pharmacie Fournier, près du pont de fer.De nouveaux édifices surgissent partout dans notre ville ; mentionnons ceux du Dr J.E.Prévost, de MM.F.Giroux, Antoine Bélisle, Joseph Bélisle, F.Filion, H.Legault.— Les musiciens de la Fanfare Saint-Jérôme ont décidé de chômer la fête de sainte Cécile, patronne des musiciens, samedi prochain, le 25.Un souper aux huîtres, arrosé de lu bonne soupe traditionnelle rouge et blanche, donnera occasion aux dévoués musiciens de se récréer quelques heures.— Arous tous qui souffrez de la toux, bronchite, de maux de gorge et de rhumes de poitrine, le meilleur moyeu de vous guérir est de faire usage du Sirop composé de Pin Blanc avec Goudron, préparé par le Dr E.Fournier, propriétaire.— Le concert que doit donner à Joliette la Fanfare Saint-Jérôme aura lieu le 10 ou le 17 décembre.Une excursion est organisée pour la «ircoiistancn.Un train spécial partira de Saint-Jérôme dans l'après-midi et ramènera les excursionnistes après la soirée.— M.Ernest Gauthier, E.E.M., épousera, le 11 de ce mois, Aille Eugénie Lachaîne.Samedi prochain, les amis de AI.Gautnier enterreront sa vie de garçon.— Département pour hommes, chez 11.Castonguay.Tweeds anglais, écostais et canadiens pour habillements et pardessus.Sweaters tout laine 50 c.à 81-25.Cols, collets, Corps et caleçons tout laine, 45 c.à 82.00.Chemises, de 50 c.à 81.25.Je viens de recevoir un job considérable de Hardes faites pour hommes, jeunes gens et enfants.Capots freize et beaver 81.00 à 810.00.Chaussures, tapis et prélarts Une visite est respectueusement sollicitée.— Le 11.P.Lalande, S.J., était, jeudi, l’hôte de AI.Jean Prévost, avocat.— Le 23 novembre, aura lieu encore au séminaire, à l'occasion de la Ste-Cécile, une jolie conférence donnée par le rév.T.Nepveu, professeur de philosophie au collège de.ValleyfielJ et ancien professeur de notre séminaire.Ancien Elève.RECONNU PAR TOUS Prise à son début, la consomption peut être guérie par un craitement judicieux et l’emploi du Baume llliuinal, dont les propriétés merveilleuses et l’efiicacité sont reconnues par tous.Nouvelles de Saint-jSuscaelie — L"."inaine dernière nous avons vu creuser deux tombes pour deux des nôtres.Al.O.Limoges, rentier, qui, quoique septuagénaire, promettait de vivre encore de longs jours.Il a été soudainement frappé par la paralysie et après quelques jours il a été enlevé à ¦ses parents et amis.Il s’est éteint dans la paix du Seigneur après avoir reçu les derniers sacrements.Les funérailles ont eu lieu mercredi dernier au milieu d’un nombreux concours de personnes.Une fois de plus le glas funèbre vint tinter à nos oreilles pour nous dire que la mort passait dans nos rangs et y faisait une nouvelle victime.C’était Aime Ursule Lefebvre qui était frappée.Les malades et les pauvres no verront pas disparaître cette figure sans re gret, car tous étaient l’objet d’une délicate at tention de sa part.— On annonce plusieurs cas de diphtérie chez les enfants ; mais il faut espérer que l’épidémie passera sans laisser aucune trace sérieuse.— Alonsieur Nicolas Lefebvre est parti de jeudi dernier pour aller faire une excursion de chasse dans les townships de l’ouest.Nous espérons qu’il fera un heureux voyage et qu’il saura se montra un digne disciple de Nemrod.TnÈBLA.— La Cie des sacs à Papier de Québec fabrique les meilleurs sacs à bon marché.Es sayez-les.Adressez-vous à S.Alagnant,, agent général, qui en a en dépôt.COLONNE, J.E.Prévost fils A 1900 ! ! Les almanachs de la première année du XXe siècle sont déjà en vente à notre ma- gasin.Aux dames et aux den\oise!Ies Journaux Nous avons à votre disposition de superbes journaux de modes anglais et français.l.a Mode nationale, illustré en couleurs nous vient directement de Paris et ne se vend que 5 cts.illustrés Le Petit Journal, avec gravures en couleurs, 5 ets.Le Pel it Parisien illustré dont la lecture offre un intérêt captivant, 5 cts.Novembre ! Feuillets - images donnant une prière pour tous les jours de la semaine pour les âmes du Purgatoire, 5 cts.Pour presque rien J.I Prévost ils, Des livres de prière, communs et de luxe, à des prix excessivement bas.Nous en avons eu un grand nombre à de bonnes conditions et que nous pouvons revendre de même.Qu’on en profite 1 Eue Sainte- ]u lie, SAINT-JEROME Nouvelles de Ste-Adèle - Notre curé, AI.l’abbé Roussin, nous quitte cette semaine, pour aller prendre charge de la cure de la Pointe aux trembles.Cette nouvelle connue depuis quelques jours seulement a été annoncée officiellement dimanche et a causé une vive surprise et une douleur générale L’expression de cette douleur a été bien rendue dans une adresse lue après la messe, dans l’église, par AI.le notaire Germain, et par l'offre d’un cadeau généreux fait par les citoyens de cette paroisse.C’est en pleurant que AI.le curé a fait ses adieux, preuve qu’il emporte un bon souvenir de nous, et c’est en pleurant tous que nous l’avons écouté, car c’est un ami et un père qui nous quitte.Il fut l’ami des petits et des grands, des pauvres et des riches ; il fut le père et le protecteur des malheureux, des déshérités.des parias de la nature.Son premier acte en arrivant ici, il y a six ans, fut un acte de charité admirable, étonnant mémo, envers une pauvres famille que la mort avait privée de son chef et de soimouticn, et charitable il le fut toujours.Juste dans ses réprimandes, il ne blessa personne mais ses conseils et ses avis donnés avec beaucoup de tact produisaient leurs fruits.Il ne laisse pas .d’ennemis, pas même d’indifférents, tous le regretteront longtemps.C’est généralement devenue chose banale, à force d’être fréquent qu’un changement de cu- ré, mais dans nos modestes paroisses où ne s’agitent pas de violentes passions et où le pasteur joue un si grand rôle, un tel changement est tout un événement et cause un vide profond dans l’existence.On s’habitue difficilement au nouveau venu, on croit qu’il faudra vieillir de quelques années avant- de le connaître et de l’apprécier ; on craint même de ne pas l’aimer comme on aimait l’autre, celui qui est parti AI.Roussin a pour successeur ici, AI.l'abbé Contant, un des vicaires de Sainte-Cunégonde ; nous lui souhaitons la bienvenue.— Il est tombé deux pouces de neige dans la nuit de samedi à dimanche ; qu’en restera-t-il à la fin de la semaine ?— La prophétie du savant autrichien, annonçant la fin du monde pour lundi n’a causé aucun émoi ici, et personne n’a montré de surprise en s'éveillant vivant mardi matin.Evidemment nous sommes des esprits forts et on ne nous u emplit n pas facilement.AIatiiieu.THE ETUDE THE ETUDE est une superhe revue music avec texte et musique qui paraît une par mois.Intéressante et utile pour professeurs et ' ves\ pnges de texte et 25 pages der inusii choisie : musique de piano, d'orgue, de viol de mandoline, duos, etc.Le tout par année.S’adresser au reau de P Avenir du Nord ou i\ Théo, Presi 170S, Chesnutst., Philadelphia.Feuilleton de l’Avenir du Nord 19 Les frères Ténèbres ( Suite) XTT.-LE LEVER DE MME LA PRINCESSE.— Ceci passe les Ijorncs, marquis ! dit-elle en sc redressant.Puis elle ajouta d’un ton sarcastique : — Et dans quelle partie du monde faudrait-il adresser à cet G'idipo lu lettre qui soliieitc la main de son Antigone.— Je n’nurnis pas osé, madame, repartit toujours le paisible Gaston comparer celle que j’aime à lu plus sainte figure que nous ait léguée la poésie antique.Il faudra adresser lu lettre à Chrétien Baszin, prince Jncobyi, à son château do Chandor, près Szeggedin, Hongrie.La pir cesse ouvrit de grands yeux.— Gaston, murmurâ t elle, y a-t-il véritablement quelque chose au fond de tout ceci ?— Je ne sais pas comment vous convaincre, madame, -épondit lo marquis, de cette vérité, si élémentaire pourtant, qu’il y a en tout ceci une jeune fille qui doit être votre bru et qui m’apportera en dot cinq ou six cent mille livres do rentes.— Cela est si extraordinaire ! murmura la princesse.Pas un mot ! vous no m’avez pas dit un mot avant aujourd’hui ! ¦—- Il est convenu, madame, que je suis homme seulement depuis vingt-quatre heures.— Arous n’espérez pas cependant, dit Aline de Alontfort, d’un ton qui était déjà bien changé, que je m’embarque dans une démarche de ce genre sans explications ni preuves.— Ala mère, répliqua Gaston avec une véritable solennité, je vous donnerai des explications nettes et précises, mais pour preuves, il faudra vous contenter de la parole d'honneur d'un homme qui n’a jamais menti.— Est-ce votre parole d’honneur à vous ?— C’est ma parole d’honneur à moi, madame.— Je vous écoute, mon fils.Songez au nom que vous portez à l’indigne lâcheté qu’il y aurait à tromper votre mère.Gaston, en quelques paroles brèves et claires, établit les règles de la législation liongroi-•se en matière de licitation.Toutes les princesses connaissent un peu lo langage des affaires.Ne nous y trompons pas : on ne tient qu’à cette condition les rênes d’une grande fortune, et cette prose est le sol même où fleurissent toutes les poésies de la grnndcur.Almo la princesse de Alontfort comprit à demi-mot lo mécanismo des rémérés de plein droit, ins trunient puissant, qui ne blesse pas insolemment l’idée de progrès comme le principe d’inaliénabilité ou le droit d’aînesse, mais qui travaillé utilement et sans cesse à consolider les grandes dominations territoriales.— Chrétien Baszin, prince Jacobyi, continua Gaston, ayant été dépossédé à la fin de 1821, avait jusqu’à la fin de 182G pour racheter son domaine, au prix même de la première vente, et sans avoir égard aux ventes successives et partielles qui ont pu intervenir jusque lors.C’est la loi.Tant pis pour ceux qui ont bravé l’éventualité posée par la loi même ! Le prince Jocobyi, profitant du bénéfice de la loi, a racheté son château et son domaine, grand comme une province.— A racheté 1 répéta lu princesse.C'est chose faite et bien faite, n’ost-cc pas ?Vous m’affirmez cela sur votre serment î — Je vous affirme, sous mon serment, ma mère, répondit le jeune marquis d’un ton ferme, que le magnat recevra votre demande au chateau de Chandor, oit il sera seul et souverain maître.Je vous affirme sous mon serment que si j’amène Lénor dans votre maison, ee sera la princesse Jncobyi, unique héritière île l’immense fortune de son père.Tout était dit.La princesse garda le silence et Gaston la laissa réfléchir.Nous profiterons de ce temps d’arrêt pour avouer au lecteur qu’étant donné le caractère de Aime do Alontfort, qui était pourtant une bien excellente et charmante princesse, Gaston avait choisi avec un tact terrible la seule route pouvnnt conduire à un consentement.Il avait si admirablement joué à l’homme d’argent, ce petit marquis, que la première parole de sa mère fut celle-ci : — Je crains, en vérité, oui, je crains, mon enfant, que cette i-lée de fortune.dans le mariage, songez-y bien, la fortune n’est pas tout ! — J’aime la fortune, madame.— Sans doute, mais la femme.— Et j’adoio la femme qui est un ange ! — Eli bien, Gaston, sonnez mil femme de chambre : je vais me lever.Nous venons.nous réfléchirons.Au lieu de sonner, Gaston alla prendre sur 11 console un do ces bijoux en bois de rose qu’on appelle des papeteries.Il plaça sur la couverture, au-devant de sa mère, le petit meuble charmant qui contenait encre d’azur (le docteur Récamier et les princesses l’aiment : moi, je la liais), papier Surrey, plus brillant que le satin, plume d'acier, lu première plume inventée par Perry, et cire d’Espagne exhalant un léger et sobre parfum.Gaston ouvrit le mignon pupitre, arrangea lo cahier de papier et trempa la plume Perry dans l’encre bleue.— J’ai des rivaux, je vous nssuve et le temps presse.S’il avait fait comme d’autres ont si birn raison do faire ; s’il avait mis son f/ont sur lo bras de sa mère en disant seulement : J’aime.Ecoutez ! peut être cut-il réussi également.Nous racontons ce qui eut lieu : la princesse qui était une femme do style, écrivit une lettre digne, concise, allant droit au but et parfaitement convenable.Elle fut payée, car Gaston l’embrassa comme si elle eut été une pauvre bonno femme des faubourgs et que lui, AL le marquis, eut porté le bourgeron des gamins de Paris.Ces gros baisers proscrits par l’étiquette, sont cependant une bien bonne chose.(A continuer) L’armee do Salut La vie de ces travailleurs qui se sacrifient est souvent dure Au cours de ses travaux le capt.lien llrynn fat atteint June maladie supposés incurable ci forcé d'abandonner le travail — H a maintenant recouvré la santé.qv il valait la peine de se procurer de sa pro bouche un récit de sa maladie et de sa | vison.11 trouva AI.Bryan à l’ouvrage, homme robuste, en santé, son apparence i cusant aucun signe de sa récente maladie, L histoire de sa maladie et de sa guéri qui suivit par les Pilules Roses Du Dr A Des News, Alexandrin, Onr.La vie d’un adepte de l’armée du Salut est loin d’être une sinécure.Les travaux des salutistes ne sono pas seulement ardus, mais ils sont appelés par let règlements de l’armée à présider des assemblées au dehors en toute saison et par toutes sortes de température.Ceci étant, rien d étonnant à ce que la santé de ces travailleurs pleins d’abnégation s’en aille.Le capitaine Ben.Bryan, qui demeure à Alaxvil-lc, Ont., est bien connu par suite do ses relations premières avec l’armée, ayant stationné à des pinces importantes comme Alontrénl, To lonto, Kingston, Guelp et Broekville, en Canada, et à Schenectady, Troy et autres endroits des Etnts-Unuis.Au cours de scs travaux il fut atteint par une maladie soi-disant incurable, mais ayané été ramené à la santé au moyen des Pilules Roses du Dr Williams, un représentant des News, d’Alexandria, crut limns, tient du miracle et il l’a racontée même comme suit : — „ Alors que j’étais tionné à Deseronto, en juillet 1897, je fu teint de ce que les médecins appellent ______->______ A fancy goods and stationery store at popular prices, such is the opening we advertise to day.At J.E.Prevost’s you may procure at the lowest prices all that is necessary in books and papers.Parents will find an extraordinary choice of toys and fancy goods and may make their children happy at very little cost.Smokers "will find here everything to make life happy.Pious people will find the most complete assortment of prayer books, also a great variety of chromos and illustrated books.SCHOOLBOYS ! !.We have for you a beautiful collection of school books, exercise books, paper, rulers, ink, pens, pencils, pencil cases and drawing materials.Wc keep all the; 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va.E.LAPIERRE et ai,., Défendeur, savoir : Les propriétés appartenant à Arthur Fiset, l’un des défendeurs.lo Un eraplucemeut connu et désigné aux plan et livre de renvoi officiels du cadastre hypothécaire du comté de Terrebonne, comme étant une partie du numéro deux cent quinze (210), de la ville de Saint-Jérôme, comprise entre l’enplacement Charbonneau, la rue Ste Julie et la Fabrique, contenant trente pieds de front sur quatre'vingt-quinze pieds de profondeur—avec les bâtisses y érigées.2o Les lots connus et désigués au même cadastre., comme étant les numéros 1, 2, 3, 4, 7, 9, 10, 11 et 12 de la subdivision du No 311, des plan et livre de renvoi officiels de la ville de Saint-Jérôme, et les numéros •!, 5, 0, 7.8 et 9 de la subdivision du No 342, des dits plan et livre de renvoi officiels de la dite ville de Saint-Jérôme, dit district.Pour être vendus à la porte de l’église catholique en la ville de Saint-Jérôme, dit district, le QUINZIEME jour de NOVEMBRE prochain, à ONZE heures de l’avant midi.LAPOINTE & PREVOST, Bureau du Shérif, Shérif.Sainte-Scholastique, 11 octobre 1899.Ferme à vendre Une des plus belles fermes du district de Terrebonne, située sur la rivière du Nord, dans la paroisse de Saint Canut, à 9 milles de la ville de Lacliutc et de la ville de St Jérôme, à 3 milles de Stc-Scholostique et 2 milles de la gare du Grand Nord, à un demi-mille d’une école, d’une beurrerie, d’une fromagerie et d’un bureau de poste où il y a une malle tous les jours.La ferme comprend 300 acres dont 200 sont en culture et 100 non défrichés et où se trouvent érables, ormes, bouleaux, frênes, et une érablière de 2000 arbres.Les constructions qui sont en très bon état sont : une maison en pierre de 28 x 30 pieds une cuisine de 18 x 24 contiguë à la maison ; tout est très bien fait de la cave au grenier.Un hangar en bois avec grenier longe la mai son.Des granges disposées dans la forme d’un Let mesurant 210 x 30 pieds.Très bonnes clôtures et bons canaux.100 tonnes de foin peuvent être achetées sur la ferme.Cette ferme sera vendue le plus tôt possible et l’acheteur entrera immédiatement en posses sion.S’adresser à Wm MILLER, Lacliutc (Argenteuil) ou à AUGUSTE GLOBENSKY, Canuta (Deux-Mon'agnes) Avez-vous jamais entendu dire qu’il y eut fur terre une femme ou une jeune fille qui n\fit jamais souffert du mal de tôle ?Il leur semble que c'ist une nécessité et elles ne font rien pour se débarrasser de ces migraines ou maux de të'e dont la cause vient toujours, soit de faiblesse féminine, dérangement de la matrice ou menstruations irrégulières.A toutes ces femmes ainsi affligées, nous leur recommandons les .Pilules Rouges du Dr.Co~ fcVT .tierre pour les “ Femmes Pâ’es et Faibles.” Tousles jours liens ' recevons un grand nombre de lettres et de certificats, tous î emplis de faits ausxi f.rts et aussi convaincants que ceux qui se trouvent dans ks certificats que nous publions aujourd’hui.Allez voir ces femmes si vous doutez de leur guérison.flmejos.Dumontier, 25J rue Chatcauguay, Montréal, Dît : “ Pendant un an, j’ai souffert lo martyre du mal de têtu causé par ta pauvreté du sang.J'étais bien faible et j’avais les pieds et les jambes ctlllés.Les Pilules Rouges du Dr Coderre ont été miraculeuses pour moi, je 11e souffre plus et je les recommande à toutes les femmes.’’ flme Jos.Breton, 305 rue Richelieu, Québec.Dit : “Je souffrais do grande faiblesse, maux de tête et de dyspepsie au point que je ne pouvais rien manger.Je Commençai A prendre les Pilules Rouges et dès ta première boite, je nie sentis bien mieux, alors je continuai à les prendre bien régulièrement, et je me déclare complètement guérie.” rielle Marie Grondin, Si.Léonard, N.B.Dit : “Je inc fais un plaisir vie recommander les Pilules Rouges du Dr Coderre A toutes tes jeunes filles.Pendant plusieurs mois j’ai été bien malade du mal de tête ot faiblesse féminine.Maintenant je suis guérie et j’engraisse tous les jours.” Nous ne pouvons trop recommander aux femmes qui prennent les Pilules Rouges du Dr.Coderre, de consulter en même temps nos médecins spécialistes.Ecrivez-lcuren leurdonnantnne description de votre maladie.Si vous le préférez, écri-VuilLfi vez-nous pour un blanc de traitement, nous les ?ur no.prix, RENAUD KING & PATERSON, CM A 062 Huo Cruiic, Montréal.& & * * * * * * m * * * * * m * * & * * * ÏK üi.**l\ % X X & m * * & & & m x üi •-/V \D 77\ m >/*> >?r & 3ff A V yf\ S,> ¦\V vx & m & 3ff Enveloppes, etc., etc.Imprimerie, I.lvro» do Blancs, etc.N’importo quoi en fait do papotCTlOjJhn-iiB do compte, etc.Ecrives pour prix.* PAPETERIE, PATENTES BREVETS B'lNVKNTIOM OBTENUS DANS TOUS LES PAYS.FETHERSTONHAUGH & CO.Canada Ufa Building, - - Montreaf.A Remington TYPEWRITERS.AumI nmchlnvn A écrire d'occasion d'autres manufactures.Agents actifs demandés.SPACKMAN A CO.Montreal.Pour Contracteurs Boyaux, Ciment, Briques a Feu.Tous les Matériaux pour Constructeurs, Fonderies, etc.Ecrivez pour prix.F.Hyde & Co., Montreal.§«ychocolate A.Walker & Cie, Mfrs., MONTREAL.* * EAU MINERALE PURGATIVE “ AGENDA ” Excellent purgatif en tout temps de l’année pour Knfanls, Vieil la ni.s.Adultes, Fem mes eucei n les.Purge sans donner tie coliques ; 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