Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 19 juillet 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Avenir du Nord, 1900-07-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Quatrième Année — No 29.Journal Hebdomadaire —» 'Deux cents le numéro.Jeudi, le 19 Juillet 1900 1 ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE.Lt MOT DI C AVI N IR 1ST OAKS LE PEUPLE MIME HOUS VER AON} PAO}HrCR U} ML} SM JJ • - - G&- 3«jCtO J CHEtYtER.fc ADoiipepieTits i Un an.$1.00 Six mois.0.50 IJ Jules-Edouard Prévost fils, Directeur.ADMINISTRATION Wilfrid Gascon, Rédacteur politique SAINT JEROME (TERREBONNE) Le pouce Appopces i Un mois.$1.00 Un an.$3.00 SOMMAIRE La loi dn conciliation du 1900 Méli-mélo Echos de Montréal Une promenade dans les jardins du Trocadéro [I] Turnout oraugisto La Chine Affaires municipales Nouvelles de Saint-Jérôme h Sainte Adélo Francos tor Paul Falcon Lily Butler Marcel Monnier Le Franc La loi de conciliation de 1900 Sous ce titre abrégé, la Chambre des Communes vient enrichir le code d’une nouvelle loi qui n’attend plus pour entrer en vigueur que sa ratification par le Sénat avec la sanction officielle du gouverneur.Cette loi a pour fin de prévenir et de régler les conflits du travail, grèves ou lockouts, en encourageant l’emploi des moyens de conciliation et l’arbitrage.Elle prévoit la création de conseils de conciliation par convention écrite entre patrons et ouvriers pour régler leurs différends.Ces conseils se feront enregistrer au ministère en adressant une requête à cet effet accompagnée d’un exemplaire de la constitution et des règles et règlements du conseil.A la place du conseil de conciliation, il pourra être nommé par le ministre un amiable compositeur pour mettre les parties d’accord.Le devoir de cet officier sera de faire naître des conditions favorables à un règlement en s’efforçant de calmer les défiances, d’écarter les causes de froissement, de favoriser le bon vouloir, de ramener la confiance et d’encourager les contestants à se rencontrer et à régler eux-mêmes leurs différends, et aussi de favoriser les conférences entre patrons et ouvriers dans le but de les amener à soumettre leurs différends à un tribunal de conciliation ou d’arbitrage avant de recourir aux grèves ou à la fermeture des ateliers.A leur demande, le ministre pourra revêtir l’amiable compositeur ou le conseil de conciliation des pouvoirs d’un commissaire en vertu de l’Acte concernant les enquêtes sur les affaires publiques par lequel les témoins peuvent être interrogés sous serment.Mais il n’y a pas de sanction au règlement qui sortira des délibérations des parties.Il n’y a rien dans la loi qui oblige les patrons et les employés à respecter la décision prise en commun.C’est une loi pour mettre des moyens de conciliation entre les mains des parties contestantes sans les astreindre à aucune obligation.Elle ne met pas fin au conflit, puisque pour un oui ou pour un non il pourra renaître.C’est donc une loi incomplète.L’année prochaine, il faudra y ajouter un article pour rendre l’arbitrage obligatoire sur appel de l’une des parties, après que les moyens de conciliation auront été épuisés sans résultat.Lorsque les patrons se rendent coupables d’une injustice envers leurs employés, ou quand ceux-ci veulent imposer des conditions inacceptables à leurs patrons, la partie lésée devrait avoir le droit d’en appeler à un conseil d’arbitre.Telle quelle est, cependant, la proposition de loi de M.Mulock est un pas dans la bonne voie.Elle est l’indice, chez nos parlementaires, d’un état d’esprit plus attentif aux misères, aux besoins et aux droits des salariés.Les adversaires des cabinets constatent toujours que ces belles inspirations se produisent invariablement A la veille des élections.La période anté-électorale est la saison par excellence pour la matûrité des projets de loi favorables aux classes populaires.C’est l’air connu.En attendant, les ouvriers en profitent.Que leur fait qu’une bonne loi soit- votée à la fin d’un parlement ou dans les premiers jours du suivant ?La vague des revendications populaires en monte-t-elle moins snr les rivages édentés du modernisme bourgeois.» Lentement mais sûrement ; évolution et non révolution.» Tel est et tel doit rester le mot d’ordre des prolétaires américains pour qui le bul- letin de vote sera toujours, dans un pays où le suffrage universel est souverain, la plus effective des armes.Francastor I — MEL1 - MELO — On veut en certains quartiers que nous regrettions la disparition du Monde canadien.Sans nier à M.Alphonse Nantel ses talents de journaliste, nous ne pouvons regretter bien sincèrement la disparition de son journal, nous souvenant que le Monde canadien n’a jamais perdu l’occasion d’insulter la mémoire des Patriotes de 1837 ; nous rappelant qu’il a prêché bien haut une coalition avec Laurier pour ensuite le combattre à outrance ; nous rappelant qu’il s’est fait le champion de nos compatriotes du Manitoba, dans la question des Ecoles et les a délaissés ensuite, ne trouvant pas un mot de blâme pour le gouvernement conservateur Hugh John Macdonald qui, loin de redresser les griefs tant décriés en ajoute d’autres aussi graves ; nous rappelant qu’il a combattu l’impérialisme en s’accolant cependant aux flancs de sir Chs Tupper le plus redoutable des impérialistes.Un tel journal ne pouvait rendre de réels services au peuple canadien et sa disparition n’éveille en nous aucun regret violent.Le gouvernement d’Ottawa a voté, entre autres subsides intéressant la province de Québec, 864,000 à la compagnie du chemin de fer le Grand Nord pour un embranchement à partir ou près de la ville de Joliette, se dirigeant vers Sainte-Emé-lie en passant par les paroisses de Sainte-Béatrice et Saint-Jean de Matha, n’excédant pas 21 milles.Les nouvelles de la guerre en Chine nous arrivent toujours incertaines et contradictoires.Les dernières dépêches annoncent que les troupes alliées des différentes nations se sont emparées des forts et de la ville de Tien-Tain.Cette nouvelle sera-t-elle confirmée ?Une chose certaine c’est que toutes les nations, la Russie et le Japon surtout, envoient continuellement de nouvelles troupes pour combattre les Chinois.Sur la couverture d’une brochure lancée dans le public par l’Association des épiciers de Montréal, à l’occasion de leur pique-nique à Saint-Jérôme, la Presse s’annonce en grosses lettres noires comme organe national indépendant des partis politiques.Quelle impudence ! Heureusement que ce mensonge ne trompe plus personne et que l’on sait fort bien partout que les couleurs de le Presse sont d’un bleu foncé.Il n’est pas digne de la Presse, tournai dont la circulation quotidienne s’élève à 68,000 (!) de se faire une telle réclame et de chercher à blaguer le peuple d’une façon aussi grossière.ner la loi qui devait donner effet h la loi passée par la province.A la Chambre des Communes, samedi, l’hon.Solliciteur général, 51.Fitzpatrick, au nom du gouvernement, refuse d’accepter cette mutilation du bill concernant la nomination de trois juges additionnels, et il propose à la place une motion motivée affirmant la volonté de la chambre de maintenir le bill dans toute son intégrité.Cette motion est fondée sur les articles organiques de la constitution de 1867, statuant que la création, le maintien et l’organisation des tribunaux de justice, par conséquent la délimitation des districts judiciaires et la fixation du nombres des juges, appartiennent exclusivement aux provinces.Cette motion a donné lieu à de superbes discours où JIM.Fitzpatrick, Madore député libéral d’Hochelaga, Fortin, député libéral de Laval, Bourussa, député libéral de Labelle, Mouette, député libéral de La-prairio-Napierville, et surtout sir Wilfrid Laurier revendiquent vigoureusement les droits *de notre province.51.Bergeron, député conservateur de Beauharnois, s’est joint à 51.Foster- pour défendre l’acte injuste et inconstitutionnel du Sénnt.Dans cette circonstance comme dans beaucoup d’autres, hélas ! M.Bergeron a foulé aux pieds ses devoirs de canadien-français, les droits de la justice et l’intérêt de sa province.Le vote a été pris sur la motion de l’hon.51.Fitzpatrick ; 68 ont voté en faveur et 23 contre ; au nombre de ces derniers, nous avons la honte de voir les noms de deux députés de la province de Québec, M5I.Bergeron et 5Iorin ! 51, Chauvin s’est absenté de la Chambre et n’a pas eu le courage d’aller protester contre la coupable atteinte du Sénat tory aux droits de sa province.A la fin du feu d’artifice, pendant la fête nationale, le 14 juillet au soir, à Paris, sur la place de la Concorde, une foule immense a été prise d’une terreur panique.Lorsque cette foule a cherché à se disperser dans les rues voisines, cela a été impossible ; les gens s’entassaient les uns contre les autres, sans pouvoir avancer ni reculer.¦ Des femmes se sont évanouies et beaucoup d’enfants ont été foulés aux pieds.Une centaine de femmes et d’enfants au moins ont été transportés dans les cafés du voisinage.Il est impossible de connaître le nombre des blessés.Personne n’est mort pendant cette bousculade, et il est étonnant qu’il n’y en ait pas eu quelqu’un de tué, car dans une circonstance semblable, pendant l’exposition de 1867, cinquante personnes ont péri, et lors du mariage de Louis XVI et de 5îarie-Antoinette, deux cents personnes furent tuées.Nous accusons réception du » Guide des adresses de la ville de Joliette." C’est un joli recueil très utile dont nous remercions l’éditeur, 51, Albert Gervais.Le Sénat vient de porter une sérieuse atteinte à l’autonomie de notre province.La majorité tory qui y gouverne vient de s’élever et contre nos droits provinciaux et contre la voix du peuple de la province de Québec et même contre la voix de la majorité des représentants du peuple au gouvernement fédéral.Le besoin d’un nombre additionnel de juges se fait sentir à Jlontréal.Il y a actuellement à Jlontréal 311 causes qui attendent leur tour pour l’audition en cour supérieure, et il y a de plus 96 eauses inscrites en revision.La loi de 1899, concernant m la constitution de la Cour Supérieure,n ne contient qu’une seule clause, qui décrète que le nombre des juges, pour le district de 5Iont-réal, sera de quatorze au lieu de onze.La législature n’a pas passé cetto loi sans y être invitée par ceux qui avaient le droit de parler sur la question : par le Barreau et les justiciables, dont les plaintes étaient sans cesse répétées.Il y a plus.Une fois la loi passée le conseil du Barreau de toute la province de Québec, réuni en assemblée, le 19 juin 1899, demandait au ministre de la justice de voir sans retard à la nomination de tr is juges additionnels.Le 28 avril de l’année courante, le même conseil du Barreau votait, ù nouveau, la même résolution.‘ Le conseil du Barreau du district de Montréal avait lui-mêmo bien formellement exprimé le même désir, par une résolution passée le 3 juin 1890.C’est en présence de cet état de choses, que le Sénat vient de refuser de sanction- Glanures : Il est plus facile au riche de faire le bien qu’au pauvre de s’abstenir de faire le mal.— Petit-Senn.C’est surtout à la veille d’une révolution qu’on la croit impossible—Jules Simon.51ine Jlanchabnllé i\ son amie d’enfance : — Ah ! ma chère, combien je suis à plaindre! 5Ion pauvre François est bien malade.— Qu’est-cc qu’il a, Seigneur Dieu ?— Ne ui’en parlez pas.Le médecin dit comme ça qu’il a «n nerf et six pelles darns la tête ! ! Echos de IV|ontréal Euseiynes—Parcs— Vian ville—Jndiscre'lion.Ja m’en revenais l’autre jour sur le train de Sainte-Agathe.J’avais l’avantage d’avoir des voisins intéressants et de les écouter sans qu’ils s’en doutent.J’ai pu deviner ainsi que l’un d’eux était médecin.Il no me tarda pas à reconnaître en l’autre un des meilleurs et plu" honorés notaires de notre digne ville de Montréal.Or, grâce à un excellent dîner, mes deux voisins causaient à bouche-que-veux-tu et de la plus réjouissante façon, je vous assure.Comme je l’ai dit : j’écoutais.On a prétendu avec raison que n c’est encore le seul moyen qu’on ait trouvé d’entendre.n Et voici ce que j’entendis de la bouche du vieux notaire mis en gaieté par un voyage ensoleillé.Nous passions à Saint Janvier.Il y a là une auberge qui a eu la malencontreuse idée de s’intituler n resteront m (sic), sans tenir compte du gros i trousse ou du dictionnaire de l’Académie Française, qu’il devrait évidemment connaître.— n Tiens, dit le notaire, il a écrit restaurant avec un t-o = tô n — n II n’avait pas assez de place sur son enseigne, répondit le disciple d’Esculape ; tu vois bien qu’il n’aurait jamais pu mettre t-o-u.u — n Çà se peut! Mais, il aurait dû faire son enseigne plus lon-gue.n Puis, après une pause : n On devrait faire signer une pétition par les citoyens influents pour faire nommer un inspecteur.Cet inspecteur serait chargé d’aller par villes et villages visiter les enseignes, — pas les enseignes de vaisseau — (car le bon uotaire crut devoir faire cette farco anodine) — il ferait un rapport et ce serait alors au gouvernement d’agir et do prendre des mesures énergiques.n—n Et qu’allèguerais-tu dans La pétition in — n Bien, on pourrait dire que l’on trouve partout des enseignes ridicules qui nous offusquent la vue.Que cela nout rend la risée des peuples civilisés, etc., etc." — J’esquissai un léger sourire.Et le notaire toujours réjouissant continua : n 11 y a de ces affiches qui sont très amusantes.J’en ai vu, l’autre jour, dans Les Débats.Tiens ! Tiens ! Justement sur la rue Saint-Laurent, où je passe tous les midis, il y a une pension de famille qui annonce qu’on y donne à coucher et qu’on y fournit aussi une upensiun d'tablcn.Et combien pourrait-on en mentionner comme cela ! n Et la conversation prit un autre courant.J’en profite pour changer de sujet.Et, si vous le voulez, nous parlerons de nos parcs.Il y en a plus que jamais cet été.Le Parc Soh-raer tient toujours.Et l’Arena a recommencé sa saison d’opéra.Mais nous connaissons cela.Dieu suit combien d’autres nous auront maintenant a connaître : Queen's Parle, Riverside Par!;, le Parc riait, etc.C’est ce dernier qui est le mieux situé et qui est à la fois le plus intéressant placé comme il est dans une paroisse toute nouvelle et qui a surgi de terre comme par enchantement.On sait que Viauville doit son nom et son existence à M.Yiau, le grand industriel de Montréal, mort tout récemment.C'est un beau rêve qu’a réalise là un citoyen entreprenant et ce nous est à tous un véritable plaisir do l’enregistrer comme un succès.Viauville est dès maintenant attrayuntc.Je comprends que son fondateur a exigé de tous ceux à qui il concédait du terrain dans sa ville naissante qu’ils bâtiraient des maisons à façade en pierre.Il a en outre imposé des limites aux étages et cela empêchera les brasseurs d’affaires trop entreprenants d’élever ces échafaudages hideux, qui peuvent bien rapporter un énormo revenu, mais qui ne sauraient prétendre à l’élégance — surtout, qui ne peuvent en aucune façon ajouter à la beauté d’une ville.Viauvillo a déjà un nombre suffisant d’habitants pour posséder son église— laquelle est très coquette — et son curé, lequel doit tout de même pouvoir se donner du bon temps.Nous verrons grandir eette municipalité.Que deviendra t-ellc ?Continuera-t-elle de vivre de sa vie propre et de monter, monter toujours à côté do son immense voisine, 5Iontrénl.Ne sera-t-elle pas plutôt englobée par la grande ville.Celle ci a un appétit vorace.Elle engloutit tour-à-tour toutes ces petites banlieues qui se sont greffées sur la métropole.Chaque jour, en ouvrant les quotidiens, vous apprenez que l’on discute la question d’annexer une mu nicipalité.Sans doute, plus tard, s’agitera dans ce sens le sort de Viauville.En attendant, elle croît à vu d’œil.Elle grossit, sans la fâcheuse préoccupation du futur, commo le petit ruisseau s’élargit en allant se jeter dans le grand fleuve, comme le grand fleuve distance ses rives dans sa lente descente vers la mer.Chaque soir, des milliers de promeneurs tiennent goûter l’air frais dans son parc et, pour eux, l’air frais d’égaic, il so remplit de musique.Et vous savez qu’il n’v a rien de si beau qu’un beau soir avec de la musique.Songez à la mélancolie et à toutes ces façons tristes de se sentir gai qu’ont inventées les romantiques.Si tant est que l’on puisse encore découvrir quelque chose en dépit du déplorable mot : n Rien de nouveau sous le soleil ! n Due ‘ dans les jardins du TPoeadero 5Iaintcnant que vous avez lu ce qui précède, chers lecteurs, je vais vous dévoiler quelque chosa.51 on zélé rédacteur va sans doute vous affirmer que cette chronique est tout aussi ae tucllc que les précédentes, qu’elle n été nbâclécn en deux temps et trois mouvements par votre humble serviteur tranquillement installé dans sa chambre, en fumant des cigarettes.Il n’y a pas un mot do vrai dans tout cela.D’abord, je ne fume jamais.Vous allez peut-êtie me féliciter de n’avoir pas ce défaut.Je vous réponds eu parodiant une phrase de Pic IX : Si c’était un défaut, je l’aurais bien ! n Donc, jo no fume pas des cigarettes.Je no suis même pas confortablement assis devant ma table de travail.Jo suis actuellement entre Montréal et Québec, à bord du u Vancouver n, en route pour l’Europe.Et pour vous prouver que c’est bien vrai et que jo no vous jette aucune poudre aux yeux, je daterai mes prochaines chroniques de Paris.Vous ne m’en voudrez pas, s’il y a une légère interruption dans ma collaboration.Jo vous promets de vous dire franchement ce que je pense de la fameuse section canadienne à l’Exposition.En revanche, je vous demande simplement de me souhaiter un bon voyage.Paul Falcon.No 85 — QUI VEUT PEUT.Voulez-vous guérir votre rhume rapidement et sûrement?Il n’y a qu’à prendra du Baume Rh imal.(Pour I’Avknir du Nord) Tournant le dos à la Tour Eiffel, jo traverse le pont d’Ienti et j’arrive au Trocadéro.Tout d’abord je reste comme haletante, éblouie des splendeurs sans nombre qui semblent toutes à la fois m’appeler à les admirer.Ce n’est plus Paris ici, Paris avec toutes les extraordinaires inventions do la science moderne, lo téléphone, le phonographe et l’automobile.Non, nous sommes sûrement en Orient, en les sinueuses rue» de Bugdnd, sur les rives du Tigre.Cet Oriental à l’allure majestueuse, sévèrement drapé en un burnous de cachemire blanc, est peut-être bien le célèbre Khalife Haroun al-Kasebid, accompagné de son grand vizir, et errant au travers do la ville sans révéler son auguste rang, afin de dévoiler les forfaits, de récompenser la vertu.Rien ne saurait tendre la magie du grandiose spectacle que présente cette villo exotique par un jour où le ciel est d’azur et où le soleil dore de ses rayons en feu les blancheurs mûtes des mosquées algériennes, ou les polychrômes amalgames des pavillons chinois, japonais ou annamites.Rapidement je vais vous faire vi-sitei les sections qui m’ont lo plus intéressée.Voici la grande allée centrale, à droite s'élève le pavillon officiel de l'Algérie, dont la façade est une reproduction du minaret de Sidi-Bou-5Ié(lino à Tlemeen.Les galeries sont pleines des produits agricoles et industriels de l’Algérie, puis il y a des échantillons du travail scolaire dos enfants indigènes.Une cour centrale, comme il y en a dans presquo toutes les habitations exotiques, nous forco à exécuter ici un-temps d’arrêt admitntif.Dos rnuëlleux divans nous invitent au repos, tandis qu’au milieu de la salle s’élève une fontaine en marbre blanc, dont les eaux rejaillissent en des étin-cellements de diamants.Les palmiers au feuillage vert foncé nous font l’illusion des forêts vierges de l’Afrique.En faco de ce pavillon, nout trouvons la rue do la lCasbah.C’est un brouhaha assourdissant, les tambourins et les derboncks font une musique endiablée; les Algériens effrontés vous convient à leurs hideuses et impudiques représentations do la danse du ventre.La rue tortueuse du bazar a en vente toutes les denrées do l’Orient, bijoux pacotille, parures en simili, parfums exotiques, confiserie mauresque, etc.51ais tous ces attraits ne me charment point, jo presse le pas, et je fuis le Sonk Tunisien aussi bien que la Kosbah d’Alger.Un peu plus haut nous tombons dans lo village du Dahomey.Pittoresques et charmantes ces cahutes en plâtre rose avec leurs toîts en chaume.A l’entrée du villngc, les soldats, au teint d’ébène, en uniforme bleu, le fey rouge sur la tête Bout «n faction.Tout do suite en entrant nous apercevons un urbre dont les branches sont chargées d’oiseaux fétiches.Puis nous traversons le pavillon contenant l’exposition officielle.Ce sont de grotesques divinités à la bodnino protubérante, de mystiques amulettes, des armes finement damasquinées, et puis dans le sous-sol une collection d'horribles instruments do torture, employés par les anthropophages, avant l’occupation française du Dahomey.Les piliers du pavillon sont de tranges cariatides, si l’on peut donner ce nom à des figures de requin, dont les queues supportent l’édifice tandis que leurs gueules en-tr’ouvcrtes se tournent vers la terre.Les indigènes frileux en notre climat, serrent contre leur poitrine des couvertures do laine.Sur lo petit cours d’eau qui serpente à travers lo vil luge, voguent des pirogues taillées dans uh tronc d’arbre.En sortant du Dahomey nous entrons en Tonkin.Cette section se compose de plusieurs pavillons dont les murs sont enluminés d’extraordinaires peintures aux tons les plus crus et les plus éclatants et qui cependant font un tout assez harmonieux.Sur les chambranles des poitcs so tordent des dragons et des hydres aux têtes bleue d’outremer, aux corps écaillés vert émeraudo et aux ailes rougo vermillon.A l’intérieur nous admirons tous les produits de la civilisation tonkinoise.Des coffrets en bois do santal, ar-tistement travaillés, des meubles en loque, des statues en ivoire et en bronze, et de mcrveilou-ses broderies.Nous voici maintenant au Cambodge nu bas d'un escalier qui nous paraît monter vers lo ciel, telle la miraculeuse échelle d'anges que vit en rougo à Bethel, Jacob, lorsqu'il fuyait la colère de son frère Esaü.C’est une reproduction de la montagno sacrée et de la pagode de Pnom-Pcuh qui est un monument funéraire.Montons au sommet, les marches sont hautes et espacées, mais l’ascension en vaut la peine.Avant de franchir le seuil de la pagode tournons nos regards vers le panorama qui s’étend à nos pieds.C’est l’Exposition toute entière on un éblouissement de rutulanto lumière, le soleil à grands flots inonde tout lo paysage féé-riquo et c’est un flamkoyement multicolore do tous les styles d’architecture.ses pylônes do fer solidement enfoncés dans le sol élèvent vers le ciel son immuable masse d'airain, et lù-bas la grande Roue tourno lente- ment en ses évolutions aériennes.Nous redescendons par un chemin escarpé jusqu’au villago Cambodgien.Là en do potito cases on bumliou, bâties sur pilotis afin d’imiter celles que les indigènes construisent eux-mêmes au Ixird des cours d’eau, do gentilles et aecortes petites cambodgiennes, aux yeux fendus en amande, aux dents noircies par la noix deliétel, vous débitent des tasses de thé sans lait pour la modique somme do quinze centimes.Do jeunes garçons, au teint cuivré, vous crient en un exécrable français qu’ils ont do succulents bonbons de maïs, doH éventails et des images.Laissons toutes ces petites industries, nous contournons la montagne, et nous arrivons à un sombre orifère.Nous descendons quolqucs marches inégales, taillées dan» la pierre, et il nous semble quo nous nous enfonçons jusquo dans les entrailles de la terre, et quo soudain nous allons nous trouver on face de» flots on ébullition du sombre Styx.5Iais quelle n’est point nutre surprise en arrivant au bas do l’escalier do voir quo nous sommes en une vosto grotte dont les ténébreuses profondeurs no sont que faiblement éclairées par des torchères suspendues à la voûte.Dans lo roc même sont sculptées do colossales effigies do Brahma, Viehnou et Siva, et do touto la théorie des divinités bouddhistes.De la voûte descendent des stalactites aux formes les plus bizarres.Cette voûte grotte est la reconstitution exueto d’une salle souterraine d’architecture Khmer.Les Khmers étaient une peuplado guerrière vouée nu culte do Brahma, qui dans l'origine habitait Delhi.Vers l’an -143 avant J.-C.ils émigrèrent vers le sud cio l’Tndo-Chir.e et fondèrent un nouveau royaume au Cambodge.Le mot Cambodge signifie en langue klimer : n Royaume sorti des eaux n.La civilisation grandiose de cetto petite peuplade a laissé do plus beaux monuments que n’en ont laissé l’Inde ou même l’Egypte.5fais vers 1002 la décadenco do leurs arts et do lours industries commence, et c’est à peine si l’on entend parler de ce peuple qui n pourtant laissé des temples magnifiques tels que celui dont nous no pouvons nous lasser d'admirer l’extracrdidairo architecture.Nous sortons do la salle souterraine pour venir heurter l’enclos où est retenu captif un jeune éléphant blanc, qui fait des grâces avec sa trompo afin de quêter auprès do nous l'aubaine d’un pou de pain.Lily Butler (A continuer) “Turnout” Oraqgiste Le Correspondant parlementaire de la Patrie donne la spirituelle description suivante d'uno parade d’orangistes dans les rues do la capitale : Celui qui n'a pas assisté à un turnout d’orangistes tel qu’on en voit à Ottawa ignore co que peut produire le fnnntismu religieux et politique allié à la naïveté campagnarde.Cetto procession du douze juillet est lo plus beau jour do ma vio ! Imaginez 2,000 paysans affublés do costumes grotesques, ou mis conuno dos enfants qui jouent nu soldat, déambulant nu bruit d’uno musique sauvage dans les rues do la capitale bordées do curieux amusé» par ce spectacle étrange.Les chefs do section portent un costumo disparate confectionné par leur fermière avoc du coton ouaté de toutes les couleurs, les uns en garibaldi, d’autres en justaucorps ou en tunique, avec basques, revers et parements dépareillés, frangés, brodés ou galonnés en jaune, rougo ou bleu.Au flanc, ou plutôt entre les jambes, une vieillo lnme, n le sabre à mon grand-père n, sur la tête un vieux foutre à bords relevés et dont la calotte disparaît sous un bouquet de plumes d’autruebe multicolores.J’en ai remarqué un qui avait la chevelure do Vercingétorix, la tunique do l’amiral Nelson, le chapeau à plumes du général Kléber et une paire de bottes malouines.Celui-là était un chef ; les simples orangistes se sont fait coudre une bande do coton jaune sur lo pantalon.Quant à la musique, c’est du tamtam : une caisse, un tambour et un fifre ; voilà la bando ; il y en avait uno cinquantaine.La naïveté do ces pauvres gens est incommensurable ; il n’y n pas un Canadien dnns la dernière concession do la plus ignorée do nos paroisses du Bas-Canada qni voudrait se montrer devant le mondo dans le costumo ridicule qui a réjoui tant d’yeux à Ottawa aujourd’hui.La race supérieure n’est pas cello qu’on pense ; car quelle est la mentalité d’une popula lion où ces horreurs peuvent être accomplies en toute conscience et sincérité dans les rues d’une capitale.Tous les Canadiens auraient dû se trouver sur le passage des orangistes d’Ontario pour apprendre à s’estimer eux-mêmes et à relever la tête après comparaison de nos braves et in-telligcnts habitants avec ces fermiers et gar-La Tour Eiffel, ' çons de fermes habillés comme dos pitres.m % 598514 L'AVENIR DU NORD, 19 JUILLET 1900 LA CHINE La Chine attire en lu moment les regards de tous les peuples civilisas : chacun désire mieux connaître ses habitants et leurs mœurs.Nous empruntons au récent volume de M.Marcel Monnier, lo " Tour d’Asie," les deux croquis suivants : PÉKIN A TABLE " Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es." Ainsi raisonnent quelques gourmands.S’il fallait juger un peuplo sur sa cuisine, les Chinois seraient une nation bien remarquable.J’ai été invité avant-hier, par un aimable interprète de la légation do Russie, M.lvolésof, à déjeuner dans le restaurant lo plus renommé de Pékin.Ce temple de la bonne chère se cache au fond du plus sordide quartier de la ville chinoise, dans uno ruelle abominable.Mais si les abords sont vilains, l’édifice n’est point mal : un peu vermoulu, voilà tout ; on y pénètre par la cuisine.Ici, encore une fois, tout est au rebours de chez nous.La cuisine est immense, une de ces cuisines comme en montrent les toiles des vieux maîtres llamands : la pièce est ce qu’elle doit être, remplie d’un beau désordre, mais non malpropre.Une vingtaine de marmitons, le torse nu, s’agitent autour des fourneaux d’où montent d’ugrcubles effluves.Ensuite, s’ouvre une petite cour aux dalles moussues avec une rocaille au centre et tout autour une série de pavillons à deux étages dont les galeries et les frises de bois délicatement ajourées amusent lo regard, bien que les peintures en soient depuis longtemps ellà-cées, bien que, de la toiture dégradée, pendent en lourdes draperies les lichens et les mousses.Mais lo contenant importe peu.Parlons du contenu.Nous étions six convives.Les plats de résistance apportés en uno seule fois et maintenus à une température convenable dans des récipients d’étain remplis d’eau bouillante, les plats, dis-je, eussent sulli à rassasier soixante personnes do robuste appétit.J’évalue à vingt-cinq le chififio des mets et entremets, non compris le dessert.Au reste, je no puis mieux faiio que reproduire le menu.Ce document vous donnera une haute idée de ce qu’est un repas de haut goût dans la capitale du Céleste-Empire.Le voici tel qu’il m’a été fidèlement tri.' rit.J’en respecte la disposition, tant soit jeu anormale pour nous ; mais les Chinois, nous l’avons déjà dit, ne font rien comme tout lo monde.Nous ôtons notre chapeau et, chez eux, se découvrir pour saluer est une grave impolitesse ; leurs livres commencent où les nôtres finissent ; sur leurs menus, le dessert passe avant le potage.C’est dans l’ordre.douceurs Raisins, poires, pommes, châtaignes d’eau, graines de pastèques confites, noix glacées, gelées de fruits, r.LÎsettes grillées au safran, nous d’œuvre Poulets fumés, poissons fumés au vinaigre de riz, œufs de canard conservés (cinq ans) dans la chaux, crevettes à l’huile de ricin, fro-mrgo aux pois, jambon fumé, choux de mer marinés, choux salés, côtes de laitues salées.DINER Potage aux nids d’hirondelles, ailerons de requin au jambon, canard laqué, pois au miel, filets de poisson aux légumes, lioloturies ou gicn tsang, pousses do bambou d’hiver, crevet tes au sucre, filets do poussins frits, porc bouilli, poisson sauce chrysanthème, champignons au gras, soupe aux graines de lotus, crème de pois aux Heurs bleues, soupe de chlysanthèmes.Pain do maïs à l’étuvée, pains à la viande.VINS Jaune do Slmo Sing, liqueur de rose, liqueur des académiciens.Ces vins ne sont autre chose que des alcools de riz.Le jaunet de Sliao-Sing n’est pas désagréable et rappelle vaguement le Xérès.Il y a sur cette liste nombre de combinaisons vraiment heureuses dont j’aurais voulu vous donner la formule.Malheureusement, les recettes sont un secret professionnel ; notre insis tance s’est heurtée à un refus poli mais fetme.On s’occupe beaucoup en ce moment de trouver des » clous " pour la prochaine Exposition universelle.J’imagine que l’industriel qui établirait sur les bords de la Seine un restaurant chinois, un vrai, un restaurant dont le personnel, trié sur lo volet, arriverait en droite ligne de Pékin, ne ferait point une mauvaise affaire.Bans tous les cas, cela nous reposerait un peu des cafés maures, des brasseries viennoises et des czardas à tziganes.LA SUPERSTITION DES CHINOIS.Superstitieux, lo Chinois l’est à tel point que nous no saurions nous faire une idéo exacte de toutes les entraves apportées aux moindres actes de son existence par la géomancie, la nécromancie, la sorcellerie, le mauvais œil et autres enfantillages.Chacun en Chine, du petit au grand, est plus ou moins prisonnier du jeteur do sorts ou du diseur do bonne aventure.Les gens do la haute classe se donneront parfois, vis-à vis des étrangers, l’apparence d’os-prits forts, affecteront de sourire en parlant de ces balivernes, mais n’en subiront pas moins l’influence dans tous leurs faits et gestes.Partout et toujours ils éprouvent cette sorte d’angoisse, la crainto d’agir à uno heure néfaste, dans un lieu propice, en malchanceuse compa gnie.Tel s’acheminait à un rendez-vous d’affaires et brusquement rentre chez lui sous l’empire de je ne sais quel fâcheux présage, ou d’un simple pressontimennt, quitte à s’excuser du mieux qu’il peut, lo plus souvent très mal, par un mensonge puéril.C’est ainsi quo les étrangers accusent parfois le Céleste de ne pas savoir le prix du temps, de manquer do parole.Ce en quoi ils ont tort parce qu’ils attribuent k la négligence et au sans-gêne ce qui, en fait, résulte le plus souvent d’un cas de foreo majeure.L’homme no demanderait peut-être pas mieux que de tenir son engagement.Peut être esb-il la ponctualité même.Mais il n'eut jxu libre.H se débat dans l’inextricable réseau de ses superstitions comme une pauvre mouche dans une toile d’araignée.Duns ces conditions, comment attendre d’elle qu’elle entreprenne, qu’elle innove ! Vainement allègucra-t-on que les Chinois furent, en leur temps, des novateurs, qu’ils ont, bien avant nous, connu la poudre et l'imprimerie.Il sutlit de remarquer que ces inventions dont on leur fait honneur étaient demeurées chez eux à l’état rudimentaire.D’explosif n’était point utilisé pour briser les écueils, ouvrir des routes à travers lu montagne, mais hier comme aujourd'hui, servait surtout à " effrayer lo Dragon " au moyen de pétards et feux d’artifice.Quant à l'imprimerie, telle que la pratiquaient les Chinois, 'elle n’eût jamais vulgarisé la pensée ni révolutionné le monde.L’imprimerie en réalité ne date que du jour où furent inventés et fondus les caractères mobiles : ces caractères la Chine ne les a connus que par les Européens, à uno époque relativement récente.Aujourd’hui encore, ils no sont guère usités dans l’Empire du Milieu que par les " Diables d’Occident." Il y a mime je ne sais quoi de pathétique dans le spectacle du ce peuple si bien doué, pacifique et prolifique, laborieux, sobre, dur à la peine, d’une probité commerciale que l’on rencontre rarement chez 1’Asia‘iquo — et qui se meurt d’immobilité.Absorbé dans la contemplation d'un passé qui eut ses gloires, il semble avoir épuisé la faculté créatrice.Il ne pense plus.A quoi bon ! puisque ses ancêtres ont pensé pour lui ! 11 n’invente plus, il copie.11 en est de lui, semble-t-il, comme de certaines espèces animales, relativement très développées — telles la fourmi, l’ubeillc, le castor, parvenues jusqu’aux rudiments d’une véritablo organisation sociale, dont le fonctionnement nous étonne, mais qui n’iront pas au-delà, dont le minuscule cerveau u donné toute sa mesure sans qu’il y reste une cellule libre pour loger désormais une impression nouvelle.Présentez à l’abeille un gâteau de cire dont les cases affecteront les comeinaisons de forme les plu* imprévues.Elle y coulera son miel.Puis, après avoir poursuivi longtemps l’expérionce, abandonnez l’insecte à son instinct.Vous le verrez aussitôt disposer le moule à sa façon, suivant sa géométrie particulière, revenir d’emblée à l’architecture traditionnelle, aux petites cloisons en forme de prisme.Un phénomène analogue a lieu pour le Chinois.Il peut devenir, aux mains de l’Européen, un merveilleux outil, un instrument de précision.D’un mode le donné, il exécutera le double avec une adresse telle que vous aurez peine à distinguer la reproduction de l’original.N’espérez pas qu’il modifie, qu’il corrige.Tout y sera, les qualités et les défauts, avec l’inflexible rigidité d'un travail mécanique.Abandonné à lui-même, il retournera bientôt aux formes surannées, aux procédés du bon vieux temps.C’est une force qui, pour produire tout son effet, a besoin d'etro dirigée par un maître.Il possède les éléments pour accomplir de très grandes choses, mais en sous-ordre.Marcel Monnier Nos Affaires municipales —o- MENSONGES SUR MENSONGES Après avoir menti et essayé de tromper les contribuables en laissant entendre que lo contrat du nonvel aqueduc ne serait donné qu’a-près avoir consulté le peuple ; après avoir menti en disant que le conseil avait décidé do payer tone le» frai» dans le procès Cousineau, un journal qui ne se respecte pas plus qu’il ne respecte ses lecteurs, vient do soutenir un nouveau et gios mensonge dans son numéro de la semaine dernière.Tous ceux qui assissent aux délibérations de notre conseil do ville, savent qucllo a été l’attitude de M.Bruno Nan-tel et celle du Dr Henri Prévost dans la discussion qui s’est faite au sujet du payement de* frais du procès Cousineau.Tous ceux qui ont entendu M.Nantel exprimer son opinion, admettent, à l’exception de ceux qui, comme le journal mentionné, ont intérêt à tromper le public, que M.Nantel voulait faire payer par la corporation tour les frais de ce fameux procès même ceux auiquels M.Cousineau seul a été condamné.Tous savent également que l’écheviu Prévost s’y est opposé do toutes ses forces et que c’estsursapropositionquc le conseil et M.Nantel à son corps défendant, ont décidé do retenir uno certaine sommo sur le salaire do M.Cousineau pour aider à défrayer les frais du procès.Ce que nous avons dit et co que nous répétons est la vérité et nous défions qui que co soit de nous contredire avec preuve*.A la séance du conseil tenue le 3 juillet M.Nantel a voulu nous faire payer les frais auxquels a été condnmné le constable Cousineau, bien plus il a voulu, jusqu'à un certain point exonérer ledit constable, et c’est ce qui nous a fait dire que M.Nantel révisait en plein conseil les jugements do Son Honneur lo jugo Taschereau.A la séance du G juillet, l’échovin Nantel a tenu le mftmc langage qu’à la séanco précédente.C’est alors que l’éclrevin Prévost s’est fortement opposé à l’actc quo M.N autel voulnit faire poser par le consoil et qu’il a suggéré do retenir sur lo salaire du eonstablo Cousineau, un certain montant qui sera fixé plus tard.Et M.Nantel voyant tous les conseillers do l’avis de l’échovin Prévost, a été forcé do suivro lo courant.Chose très rare et pas du tout de son goût.J ugez après cela do la franchise, de la bonne foi et de la noblcsso du journal qui vient dire : C’est M.Nantel qui a proposé de retenir un certain montant sur les gages do M.Cousineau pour payer les frais dont il est seul responsable, ce que, ajoute le journal aux mensonges, M.Henri Prévost a accepté.Nous sommes vengés des insulU.3 personnelles que nous lancent chaque semaine dos en- vieux et des hypocrites, par la manière inhabile et malhonnête avec laquelle ils essaient de discuter et qui les place bien en vue avec leur caractère propre.Cela nous facilite la besogne de les faire connaître uu public tels qn’ils sont : Aussi faibles que fourbes dans la discussion.Le Franc Nouvelles de Saint-Jerome — Samedi dernier, la Fanfare Saint-Jérôme a fait une jolie fête à l’un de ses membres, M.Thomas Thérrien, à l’occasion de son mariage.Les musiciens ont offert à M.Thorricn, en même temps que leurs meilleurs souhaits, un service à dîner très complet.Le Dr J.E.Prévost, M.P.F.E.Petit, le Dr Henri Prévost, ont, dans do charmants discours, exprimé à M.Thcrrien leur sympathie et les vœux que tous scs confrères musiciens formaient pour lui dans le fond de leur cœur.La soirée s’est continuée à faire du lu musique et à s’amuser fraternellement.- Lundi dernier, M.Thomas Thérrien conduisait à l’autel Mlle Rosa Lachapelle.Nous leur offrons nos vœux les plus sincères.— LA CAISSE NATIONALE D’ÉCONOMIE.En économisant un sou par jour cela suffit pour payer vos contributions comme membre de cette société.C’est lo placement le plus avantageux que vous puissiez faire pour vous et votre famille.Empressez-vous du vous inscrire pour 1900 avant quo l’année soit trop avancée.Bureau principal.Monument National, Montréal.S.Magnant, agent, rue Labelle St.Jérôme.— Son Honneur le maire Rolland, Mme et Mlle Rolland sont arrivés à Saint-Jérôme lundi soir.Les employés do la manufacture ont organisé uno jolie réception à M.Rolland.Une foule considérable do citoyens s’est rendue à la gare, malgré une pluie torrentielle, pour saluer le maire à son arrivée.Lo train est entré en gare au son de la musique.Le ltév.M.le curé Lafortune, MM.les abbés Magnan et Caisse furent les premières personnes qui saluèrent M.le maire, Mme et Mlle Rolland à leur descente du train.Tous les échevins étaient aussi présents, ainsi que les principaux citoyens.L’honorable D.Rolland, M.R.Préfontaine, maire de Montréal, M.l’avocat Archambault ont accompagné M.J.B.Rolland jusqu’à Saint-Jérôme.Tous se dirigèrent immédiatement vers la résidence de M.Rolland.Les carrosses étaient escortés d’une cavalcade dont deux cavaliers portaient un drapeau français et un drapeau anglais.La pluie ayant cessé, les fêtes do la veillée furent très jolies.M.J.B.Laplante lut d’abord à M.J.B.Rolland une adresse de bienvenue au nom des employés de la manufacture.M.Rolland y répondit d’une manière fort gentille.L’honorable Damien Rolland et M.R.Préfontaine adressèrent aussi la parole.Dans la soirée, l’Union Musicale fit de la musique et la fête prit fin par un feu d'artifice.Il va sans dire que M.Rolland est revenu enchanté de son voyage en France.— Grande réduction sur ies articles de Mo des chez R.Castonguay.Un lot de Chapeaux, de 25 à 75 c.sacrifié à 5 et lOcts.Un lot d’étoffes à Robes de 25 à 75 cts, sacrifié à 12 et 15 cts., ainsi qu’une foulo d’autres marchandises.M.Castonguay est seul agent pour les célèbres corsets français D.et Lady Minto.Seul agent pour la vente P.des patrons Buttorick, dont 500 feuilles de modes sont distribuées chaque mois gratuitement à ses clients.— Lo Dr Emmanuel Fournier est aussi revenu d’un voyage d’Europe, dimanche dernier.Il a visité la Franco, l'Italie, la Suisse et la Belgique.Il nous est revenu d’aussi bonne humeur que lorsqu’il est parti.Il a mille chose» merveilleuses à nous raconter et il le fait avec uno verre intarissable.On deinando une servante.S’adresser chez M.Chs Godmer.— M.René Dupont, de Québec, agent voyageur du eliemin de fer du Grand Nord et du chemin de fer du Lac Saint-Jean était de passage dans notre ville, mnrdi dernier.'\7OITURES — M.Jean B.B.Prévost offre en vente de jolies voitures d’été.S’adresser à lui même ou à M.Jos.Boisseau.Naissance—Le 16 du courant, Mme Félix Richard a donné naissance a une fille qui a été baptisée sous les noms de Blanche Alice.— Les pluies diluviennes que nous avons depuis plus de quinze jours ont rendu nos chemins impraticables et fait déborder les ruisseaux.L’eau do la rivièro du Nord a monté de près de quatre pieds.Hier, l’estacado de Wilson et Cio s’est brisée et plusieurs milliers de billots ont été emportés par lo courant jusque chez M.Benjamin Saint Aubin.— Uno heureuse innovation.Le Dr Eugène Fournier possèdo maintenant uno superbe fontaine à soda où tous pourront aller se rafraîchir durant les chaleurs de l’été.Les sodas sont préparés aux sirops do fruits de toutes les sortes.— Comme nous l’avons annoucé, lo chœur de SaintJean-Baptiste de Montréal est venu ici dimanche dernier.Le programme que nous avons donné a été exécuté.Le chœur a elian té la messo de Riga avec accompagnement d’orchestre.M.l’abbé Auclair, curé de Saint-J «an-Baptiste, a prononcé le sermon.Dans l’après-midi a eu lieu la bénédiction de notre nouvelle chapelle du Sacré-Cœur.Sur le terrain situé près do l'école Liebich, des jeux et des amusements ont eu lieu.Le soir, après la bénédiction du T.S.Sacre- ment, le chœur a donné un concert sur la ga-lerio de l'hôtel Bcuulieu.Le train des excursionnistes a quitté Saint-Jérôme à 9 h.30.— Deux superbes bicycles presque neufs à vendre à sacrifice.S’adresser au bureau de 1’Avenir du Nord.— Voulez-vous vous rafraîchir 1 — Vous n’avez qu’à aller à la pharmacie Fournier où pour 5 centi on vous donnera un excellent verre de soda, apprêté à tous les sirops imaginables.— Dans la soirée do dimancho, la fanfare Saint-J érômo a donné un concert au Jardin Lnbelle à l'occasion de la fête nationalo française.— Un do nos plus vieux concitoyens vient de mourir : M.F.X.Guenette, décédé à l'âge de 90 ans.Il était le père do MM.Godefroy Guenette, huissier, et F.X.Guenette, — M.J.E.Leduc, tailleur, autrefois chez I.A.Leduc, marchand, informe le public qu’il a transporté son atelier do tailleur à son domicile situé sur les rues Labelle et Saint-Georges, près de chez M.Gibault, épicier.Habits faits dans les derniers goûts.Ouvrage durable.J.E.Leduc, tue Labelle, Saint-Jérôme.— Plusieurs chaises ont été placées dans la grande allée de notre église et seront louées, le dimanche, à raison de 5 cts, aux étrangers qui n’ont pas de bancs.— M.le curé a fait appel à la bonne volonté de tous les paroissiens, dimanche dernier, pour tenir notre église très propre et pour assister aux offices d’une manière respectueuse.Deux constables ont été nommés pour veiller au bon ordre et à la propreté dans l’église.Tailleur-fasuionable — M.L.Godin a transporté son atelier de la rue Saint-Georges sur la rue Labelle, au logement No 1 du bloc Richard.Habits faits dans les derniers goût* et à prix raisonnables.' M.Godin enseigne un système de coupo spécial -pour les vêtements de dames.Ceux qui désirent faire maintenant leur provisiou de charbon peuvent dès aujourd’hui donner leur commande à AI.B.Beaulieu.— Le grand cirqu e de Lemen Brothers sera à Saint-Jérôme, le 27 courant.Nous prions nos lecteurs de prendre connaissance de l’annonce publiée dans une autre colonne.AVIS — Aime Vve Dongtail Létang donne avis de ne rien avancer à qui que ce soit en son nom.Elle ne se rend responsable d’aucune dette ou emprunt contracté en son nom.— Parmi les étrangers qui ont visité notre ville ces jours derniers, nous avons remarqué : AIM.F.X.Prévost, Sainte-Scholastique; J.B.A.Tison et J.H.Leclair, de Alontréal ; PI.Lafortune, P.Chevalier et J.Dugas, de Jo-liotte.• — Echos du cœur.Valse chantée.Très jolie et facile, a vendre chez J.E.Prévost fils.— Chez J.D.Fournelle, marchand de chaussures, on trouvera : Claques, chaussures en tous genres, fournitures pour cordonniers et selliers, etc.Habillements pour hommes, jeunes gens et enfants.Coiffures à la dernière mode.On échange l’or pour de l’argent.Ve nez en foule.— Hier, la plupart de nos manufactures étaient arrêtées à cause de la trop grande abondance d’eau causée par les pluies que nous avons eues.— AI.Rodolphe Théherge est parti pour faire un voyage à Boston.AI.l’abbé Alagnan doit aussi aller visiter cette ville, la semaine prochaine.— Piano à vendre.Un piano valant $300 est rais en vente pour $125 comptant ou $150 dont la moitié payée comptant.S’adresser au bureau de I’Avenir du Nord.— Ne pas oublier la Grande Loterie organisée par les Dames de charité, au profit de l’hospice des Sœurs Grises.Plusieurs objets de grande valeur sont offerts en prix et peuvent être gagnés moyennant la modique somme de 25c.Le tirage se fera les 30 et 31 juillet et le 1er Août, à la salle du marché.— L’Association des épiciers de Alontréal, a fait hier dans notre ville son pique-nique annuel.Ça été un succès malgré l’apparence maussade de la température Les excursionnistes très nombreux, après avoir visité Saint-Jérôme, se sont rendus au lieu des amusements, dans le bocage voisin de la King’s School.Là, un banquet fut servi après lequel les visiteurs ont donné libre cours à leur joie et au plaisir de respirer l’air pur de la campagne, en jouissant du beau soleil qui, enfin, a consenti a être de la fête.Jeux, danses, amusements de toutes sortes se sont succédé sans interruptions, jusqu’à ce que l’heure du départ ait sonné.Tous sont retournés à Alontréal, à 6 h.30 enchantés, espérons-le, de leur court séjour, dans notre coquet SaintJérôme.Cour Supérieure Province de Quéiiec ï District de Terrebonne J No.125 Sainte-Scholastique, le 28 juin 1900.Présent : l’Honora’ole juge Taschereau, J.C.S.JOHN ROBINSON, cultivateur du Township de Gore, district de Terrebonne, Demandeur vs HENRY ROBINSON, de la villo de Buffalo, dans l’Etat de New-York, un deé Etats-Unis d’Amérique, possédant des biens mobiliers et immobiliers dans ledit district de Terrebonne, Défendeur, Il est ordonné au Défendeur en cette cause de comparaître sous un mois à compter de la dernière insertion des présentes.(Signé) GRIGNON «fc FORTIER, F.-X.MATHIEU, P.C.S.Avocat du demandeur LE PLUS GRAND CIRQUE a Saipt-defo^ne 27 JUILLET 1900 L’EXPOSITiOfi MONSTRE de LERflEN BROTHERS.5 ménageries, Exhibition d’animaux domptés, Le réel hippodrome romain, Exposition de chevaux; gratuite.% Le puissant Bovalapus Le plus rare, le pliis étrange, le plus terrible des plus puissants monstres de l’océan.Le plus gros animal de la terre.Une vraie tour géante.Le véritable roi des animaux.L’éléphant le plus haut, le plus long, le plus lourd et qui a le plus de valeur.Plus gros que le fameux Jumbo.Capitaine Santiago, célèbre plongeur Il s’élance par en arrière du point le plus haut d’où aucun plongeur ne se soit lancé.-c^-sEDNA COOKE^c^ La fille prodige.La seule femme faisant des sauts périlleux en avant et en arrière sur un cheval sans selle.Un défi de 810,000 est lancé à toute personne qui pourra l’égaler.One [ourse de .Grande Nouveauté ! 100 Champions de cirque des plus célèbres, dans 150 tours merveilleux.La ménagerie la plus complète et la plus nombreuse du monde.KITTIE WATSON, la seule femme au monde qui conduit, debout sur eux, 4 et 6 chevaux à la fois.• * Immenses troupeaux d’animaux, Chameaux géants, Chevaux à longue crinière et à longue queue, jeunes hippopotames, jeunes lions, serpents, oiseaux.Grande parade à 10 h.de l’avant-midi.Grand plongeon à 10 h.30 a.m.et à 6 h.30 p.m.Toutes les tentes sont à l’épreuve de la pluie.Portes ouvertes à 1 h.et à 7 h.p.m.Représentations à 2 h.après-midi et à 8 h.du soir.3 P.C.DE MARGE.Nous n’exigeons qu’une marge de 3 p.c.sur les stocks américains achetés sur la Bourse à New-York.Vous pouvez acheter en blocs ds 25 parts ou plus, commission J % seulement soit pour vendre, soit pour acheter.La spéculation heureuse suit l’application du sens commun et de la connaissance du mouvement des stocks.Nos clients ont fait des profits considérables sur le blé de Jnille,, acheté à 67 et valant aujourd’hui 86.La hausse est due à la grand* sécheresse dans l’ouest.Les stocks américains ont tous subi une baisse considérable, mais les revenus des chemins de fer s’accroissent toujours et on peut s’attendre à une hausse d’un jour à l’autre.D.IWcEvcys & Go.COURTIERS Bâtisse du StocK Exchange MONTREAL 8801 ï/ÀTENm DIT NORD, 19 JUILLET 1900 Nouvelles de Samte-Adèle — M.Moïse Beauchamp a été pris du ho quet il y a huit jour et malgré les soins du médecin il est aujourd’hui dans un état très précaire.Son père, M.Joseph Beauchamp est mort do cette maladie, il y a quelques années.— M.le Dr Wilfrid Grignon est revenu enchanté d’un voyage au Manitoba et au Nord-Ouest.Il nous dit que plusieurs anciens citoyens du Nord, qu’il a rencontrés là-bas, sont aujourd’hui îert bien établis et sur le chemin de la fortune.— Deux jeunes enfants ont été blessés assez gravement c*.-s jours derniers ; l’un, le fils de M.Adrien Belec est tombé d’une voiture ; l’autre enfant, de M.Wilfrid Sigouin, a reçu une ruade d’un cheval.On croit cependant que l’issue dans les eeux cas ne sera pas fatale.— Cette semaine, corvée générale pour améliorer notre cimetière.Nous saurons dimanche si un grand nombre a répondu a 1 appel de notre curé.Embellissons notre cimetière disait M.l’abbé Contant ; c’est notre dernière demeure et c’est là où nous resterons le plus longtemps.Hélas ce n'est que trop vrai et rien que d'y penser.! > — Il mouille, il mouille ! Que d’eau ! Que d’eau 1 II y en a partout.Le plus modeste ruisseau est devenu une rivière, les chemins à certaines heures deviennent des torrents et la rivière gonflée d’une eau sale, boeuse, déverse son trop plein dans les champs tout comme aux inondation?du printemps.Jamais nous n’avons vu semblable chose à cette saison.Et la pluie tombe toujours, avec parfois quelques rares intervalles d’accalmie qui nous jouent de mauvais tours.Après une heure ou drux de pluie diluvienne le temps s’est mis au beau; les nuages s’enfuient, disparaissent, le soleil nous paraît de bonne humeur.Vous avez une promenade en vue, une sortie à faire, vous profitez du beau temps, car c’est bien le beau temps qui est revenu- Vous vous sentez tout frais, tout dispos, vous soignez votre toilette et vous sortez.nil fait chaud, hein ! mais quel beau temps,n dites-vous au premier que vous rencontrez.Et l’autre, regirdant le firmament : n Oui, il fait chaud, le temps est pesant, nous allons avoir de l’orage, n L’orage vient avant que vous ayez terminé votre course, avant que vous soyez rentré chez vous ; elle vous surprend à la rivière où vous péchez en eau trouble, dans le champ où vous cueillez des fruits, dans une grande montée où il n’y a pas de maison pour vous donner abri.Et comme il faisait très chaud, vous n’aviez naturellement pas emporté votre en tout-cas.— Quand va finir cette période de pluie 1 L’ancien a qui je pose cette question me répond : n Avec la présente lune.u — Chat échaudé craint l’eau froide, et en ce moment où l’eau est si abondante partout, la crainte est rendue au suprême degré chez la gente féline et.quelques citoyens de notre village.Depuis la fameuse où M.Cardinal, hotelier, s’est vu soulagé de la jolie somme de §200 par deux hardis voleurs qui avaient pénétré dans sa chambre, nos bons villageois sont devenus.pas poltrons, oh non, mais prudents, très prudents.L’étranger à mine quelque peu singulière qui arrive au milieu d’eux est aussitôt l’objet d’une surveillance attentive Peu habitué à ces manières je fus bien surpris, l’autre soir, en trouvant tout le village en émoi.Ii y avait de quoi vraiment.Deux individus venaient d’arriver dans l’un des hôtels et avaient déclaré qu’ils s’étaient égarés, qu’ils avaient pu monter sur le train à la déro-b e et qu’ils n’avaient pos d’argent.C’était louche, plus que louche.Des hommes qui n’ont pas d’argent et qui s’égarent.cela sent mauvais et on s’organisa pour faire bonne garde toute la nuit.Les deux tramps en ques tion revinrent à la gare dans la soirée et partirent le lendemain sans avoir fait aucun mal, mais après avoir causé une grunde émotion.Toutefois les revolvers sont encore chargés et dans certaines maisons la sentinelle veille encore.Un marchand du bas du village a trouvé un moyen très ingénieux pour se protégur con tre les malfaiteurs.C’est un secret qu’il vous dévoilera si vous ôtes en plein cœur do son in tirnité et s’il est absolument sûr do votre pro bité et de votre discrétion, Chaque soir, il barricade sa porte avec une boîte remplie de verres do lampe et une caisse d’œufH.Ces boîtes sont disposées do manière à ce que le contenu se brise lorsque la porte cède d’une pression quelconque.Vous allez me dire : je comprends maintenant ; les verres en se brisant font un bruit d’enfer qui éveille le proprietaire ; celui-ci arrive et saisit le voleur à la gorge, l’étrangle, le maintient en place en attendant que les autorités s’en emparent.Vous n’y ôtes pas.Le propriétaire en question a une femme qui l’adore et des enfants qui l’appellent papa ; il est brave mais pour ces raisons il ne peut exposer ses jours.Il restera donc tranquillement couché dans son lit, certain que son stratagème lui livrera le malfaiteur un jour ou l’autre et voici comment : en attendant le bruit de» verres qui se brisent le malfaiteur veut prendre la fuite mais il a compté sans les œufs qui se sont brisés eux aussi et qui forment sur le plancher une couche épaisse et gluanto dans laquelle il glisse infailliblement et laisse l’empreinte de sa silhouette, avec cela le voleur est vite trouvé.Très original, n’est-ce pas.Ça mérite d’etre patenté.Mathieu 17 juillet 1900.Ko 87 — COURTE MONOGRAPHIE.Le Baume Rhumal est délicieux à prendre.Il coupe un rhume avec autant de facilité qu’on casse une allumette en deux.Livres, Journaux, Revues tæ n sera rendu compte dans ce journal de tout ouvrage dont on nous enverra un exemplaire.SAINT-NICOLAS 21e année Sommaire du No 30— 29 juin 1900 88e jeudi de Saint-Nicolas.— Petit Mar souin (Capit Danrit.— Boîte aux lettres.— Tirelire aux Devinettes.Illustrations de Guydo.— Paul de Sémant.Envoi franco d’un numéro spécimen sur demande par lettre affranchie.Librairio Ch.Delagrave 15 rue Soufflot, Paris, Et chez tous les libraires.Abonnements : Paris et Départements: six mois 10 fr.un an 18 fr.LE PASSE TEMPS est une superbe revue musicale, littéraire et sociale avec texte et musique qui paraît tous les quinze jours.Intéressente et utile ponr professeurs et élèves.8 pages de texte et IG pages de musique choisie : musique de piano, d’orgue, de violon, de mandoline, duos, etc.Une magnifique prime est donnée aux abonnés d'un an.En vente partout, 5c.le numéro.Abonnement, SI,50 par année.S’adresser au bureau de IAvenir du Nord ou à J.E.Béluir, éditeur, 58 Saint-Gabriel, Montréal.LA GRANDE REVUE Revue mensuelle, Il rue de Grenelle, Paris.Sommaire du numéro du 1er juillet 1900 Croisière dans les régions arctiques (1ère partie), Prince de Monaco ; Notes et Impressions, Léon Gambetta ; Pan Michaël (lèie partie), Henryk Sienkiewicz ; Figures byzantines : L’Impératrice Théodora, Ch.Diehl ; Un amour platonique du marquis de Sade, Paul Ginistry ; Les trois capitales : JLa ville forte (suite), D.Melegari ; Causerie littéraire, Marcel Tliéaux ; Chronique politique, J.Cornély.Conditions d’Abonnement Un an Six mois Paris 30 fr.16 fr.Départements 33 n 17 n Etranger 3G u 19 n Trois mois 8 fr.9 M 10 No 86 — VOGUE MERITE Si le Baume Rhumal est maintenant autant répendu dans le monde, c’est bien dû à son efficacité et à son bon marché.!— -1 Messieurs, si vous avez des étourdissements, si votre travail vous fatigue, si votre estomac se refuse à digérer les vivres que vous mangez, si le matin votre bouche est mauvaise, que votre langue est chargée et blanchâtre, si après vos repas, vous sentez une pesanteur au creux de l’estomac et que vous êtes porté à dormir, c’est que votre foie et votre estomac sont dans une mauvaise condition.' La bonne digestion est essentielle au bien être général de la santé.Il n’y a pas de bonne santé possible sans le bon fonctionnement de l'estomac.Soyez sur vos gardes et prenez en temps la médecine avec laquelle j'ai guéri tant d’hommes malades et dyspeptiques, et qui aussi vous guérira, si vous la prenez avec soin et patience.Les Pilules du Dr Moro pour les hommes vous donneront appétit et feront que vous pourrez manger ce que vous voudrez, sans que cela fatigue votre estomac.Elles vous débarrasseront de la bile que vous avez et vous donneront l’énergie et la force de remplir votre devoir et de faire votre journée d’ouvrage sans fatigue.En facilitant la digestion, elles reconstituent le système et donnent à l’homme émacié et affaibli par un mauvais estomac, sa force primitive.Monsieur J.E.Nolet, No.325 rue Shawnut, Boston, Mass., m’écrit ce qui suit : Dr.A.A.Moro, Montréal.“ Cher Docteur Je souffrais de dyspepsie et mon estomac me fatiguait beaucoup depuis plusieurs années.“ Mes vivres digéraient mal et après mes repas, je ressentais comme une pesanteur au creux de l'estomac.J'étais "porté à dormir et j'étais aussi constipé.Mes intestins étaient irréguliers et je souffrais beaucoup de douleurs “ dans les côtés et aussi à ta tête.11 Les Pilules du Dr Uoro me guérirent de la dyspepsie bien vite, et en guérissant cette maladie, mes autres “ maux disparurent.Aujourd'hui je puis mangé et boire ce que je veux sans trouble."Je recommande les Pilules du Dr Moro à tous les hommes qui souffrent de leur estomac."Je demeure, Monsieur, “ Votre bien dévoué, "J.E.NOLET, "No.J?s rue Shawnut, Boston, Mass." Je répondrai avec plaisir à toutes les lettres qui me seront adressées.Je donnerai des conseils A tout homme qui m'en demandera, et pour faciliter les hommes malades qui voudraient me consulter, un blanc de questions leur sera envoyé gratuitement, sur demande, h Mes consultations sont absolument gratuites.Je soigne les hommes seulement.?Les Pilules du Dr Moro se vendent 50c.la boîte ou six boîtes pour $2.50.Si votre marchand ne 5 les tient pas, elles vous seront expédiées par la malle sur réception du prix.£ Adressez vos lettres comme suit : Dr A.A.Moro, Boite 782, Montréal, Canada.1 S cnj\/uaji/ijiJTnjTJ’jTnjTJiJixuTJTJTJT_r\rirLrmjTjTjTxixmjuajarLrLrLrux/trLru^ Nouveau et Grand Catalogue Jllustfc.DE LA Des Moitiés Incubator Go.(Edition française) accompagné d’un traité complet sur l’élevage des volailles, Canards, Oies et Dindons, Construction des Poulaillers Aussi instructions nécessaires pour l’élevage artificiel d«s Volailles.Sur réception de 10 cts., nous vous adresserons notre Catalogue.O.Rolland, 373, rue St-Paul, Montréal.BO YEARS’ EXPERIENCE qalsklr tare*» tu ion la probably patentable.Connanles-.rtetlr eonldeatUü.Handbook on Patenta tteaa etiietlr eonldenl- •eut free.Oldest aasncy for ai Trade Marks Disions Copyrishts 4c.Anyone aondinc e sketch and description noy alskly ascertain our opinion free wkwther aa ' * -itentabï - I.Hand «oncy for ¦ecnrlnçpatonis.ronnk Mann A Ce.reeeire ryecitU nmtit», wltboat ekartre.In tbo Scientific American.A kandaomely Ulnttmted weekly.Lnmeot otr-onlatlon of any s ci on tile lonraal.Terano.M a year : four montka, f L Sold by all aowsdnalera.MUNN New York Bra.* OBm.SB F SL.WuklRIH, D.S.Inventions nouvelles MM.Marion A Marion, Edifice de la New-York Life, Montréal, uous fournissent la liste suivante do brevets récemment accordés par le gouvernement améiicain à dos inventeurs canadiens.Le Guide des Invenlears sera envoyé à toute adresso sur réception do 10 cents.G53.251 — Victor Laliais, Montréal, Cun.Marqueterie pour parquets, plafonds, décoration do cloisons, etc.653,303 — At.nio C.B.Macdonald, Toronto, Can.Jeu do société.653,410— James II.Cash, Toronto, Can.Siège do bicyolo njustnblo à volonté.653,426— Louis H.Nadeau, Saint-Athunaro, Can.Ferrure do timon.653,498—Frank N.Barnett, Toronto, Csn, Appareil do sauvetage dans les cas d’incen dies.G53.523 — Frank O’Neil, Wallaburg, Can.Machine pour manufacturer les articles en verre.AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentes donné que Dame Caroline Hutchin soussignée épouse de Daniel Joss, de la ville de Lachute, a, sous l'autorisation de son dit mari, accepté sous bénéfice d’inventaire la succession do feu John L.Hutchin en son vivant charretier de la dite ville de Lachute.Daté à Lachuto ce seize do juillet 1900.CAROLINE HUTCHIN J.E.VALOIS, N.P.t- VIN de QUININE CAMPBELL Guérit les Rhumes Rend le Sommeil Restore les Forces UN TONIQUE IDEAL K.CAMPBELL 4 CIE, Mfr*.M.ntreal Leonard & Marchand Avocats, Procureurs (Ancien bureau du Dr Daniel Longpré) Rue Ste-Julie, SAINT-JEROME Décisions judiciaires concertât les journaux lo Toute personne qui retire régulièrement un journal du bureau de poste, qu'elle ait souscrit ou non, que ce journal soit adressé à son nom ou à celui d'un autre est responsable du paiement.2o Touto personne qui renvoio un journal est tenu de payer tous les arrérages qu’ello doit sur son abonnement, autrement, l’éditeur peut continuer à lo lui envoyer jusqu’à ce qu’ello ait payé.Dans ce cas l’abonné est tenu do donner en outre, lo prix do l'abonnement jusqu’au moment du paiement, qu’il ait retiré ou non !e journal du bureuu de poste.3o Tout abonné peut être poursuivi pour abonnement dans lo district où le journal se publie, lors môme qu'il demeurerait à des cen taines de lieues do cet endroit.4o Les tribunaux ont décidé que le fait de retirer un journal du bureau do poste, ou de changer de résidence et do laisser accumuler les numéros a l'ancienne adresso constitue une présomption et une preuve prima jacie d’intention de fraude.CONTRE_____ .L’IVROGNERIE Remède Infaillible .f Traitement à la maison Hyl/p pi i pn T connu sous le nom de.OUI G En trois ou cinq jours, il enlève tout désir des boissons enivrtnles et dans trois ou quatre semaines il remet ic patient dans son état normal.Ce remède est pris privéïnent sans que personne s’en aperçoive, sans perdre une seule journée d’ouvrage, sans négliger ses alTeires et sans danger pour le patient.Ce remède consiste dans un liquide végétal pris comme tonique.Les heureux résultats du Dyke Cure ont déjà été _ certifiés par des hommes de grande réputation dans mai mil huit cent quatre-vingt-dix-huit, toutes les provinces du Dominion.Dr chj D LONGP1{g lisme nommé < Dyke Cure » e*t un bon médicament qui a obtenu, à ma connaissance de très bons résultats.Je connais personnellement quatre ou aiaq individus qui, ayant Tait usage de cotte mêdiaatian ici, ont été guéris de leur habitude da boira.Deux de ces derniers surtout qui étaient da mauvais sujets, ayant suivi le traitement dans le oours de l’automne dernier, ont très bien persévéré jusqu’à ce jour.Donné à Saint-Jérôme, ce vingt-troisième jour da M.W.H.Scott, deSain,-Jér4me est l’agent spècial pour ce remède merveilleux.M.W.H.Scott a II est à remarquer que le prix eut moi» éie-déjà reçu plusieurs certificats importants.On peut référer au Rév.M.Lafortune, curé de St- vé que celui de tous les autres reined•« du Me-Jérôme, ei ô MM.les abbés Magnan et Landry, vi- , , T , , .vaires de Saint-Jérôme.Nous ajoutons ici le certili- me 6enre et 9ue le DYKE CURE ne n4cM.it.cal du Dr Daniel Lougprè : pas, comme le Gold Cure, un bain tous lea deux Je soussigné, médecin pratiquant à Saint-Jérôme, _ .certifie par los présentes que le romède contre l’alcoo- jours ni injeotiOBS hypodermiques.Prix de ce Remède infaillible - $25.00.S adresser à IV.H.SCOTT, Saint-Jérôme, P.Q LUNETTES ET LORGNONS Essai gratuit de la vue.Montures en or solide, 84.50 Montures doublées en or, garanties pour 10 ans, 2.50.Montures en aluminium, 75 cts.Montures lunettes acier nickelé, 50 cts.Verres 1ère qualité, la paire, 50 cts.Armand Cartier Horloger-Bijoutier, v Rue Sainte-Anne La Cie d’Assurance mutuelle contre le Feu de la Cite de Montreal AVEC DÉPARTEMENT D’ASSURANCE A TAUX FIXES, SANS MUTUALITÉ.ÉTADLIE EN 1859 Nouveaux risques de juin dernier 5434.462.00 Primes aux taux ordinaires sur ces risques $5,896.58 Primes chargées par la Cio sur ces risques 3,962 62 Economisé par nos assurés du mois $1.933.96 Saint-Jérôme est placé dans la classe D, avec une réduction do 20 % ; faisant une réduction de 25 à 35 % sur les taux des autres compagnies.J.B.LAFLEUR, Secrétaire.ALF.A.LAVIOLETTE, Agent pour St-Jérôino et les environs Hotel Clio.I ‘ ' (Ancien hiltl Corbeil) Maison remise à neuf et très confortable.Service fait avec rapidité.Boissons de 1ère qualité, etc.Rue Saint-Georges, SAINT-JEROME, P.Q.10 5—la No 82 — RESSOURCE PRÉCIEUSE.Quelle ressource précieuse que le'fameux Baume Rhumal ; il gnérit comme par enchantement les rhumes les plus obstinés.I ' ‘ Saint-Jepome R.Leroux, prop.Ci-devant do la Buanderie canadienne de Montréal.Tout ouvrago fait à la main.Aucuno machine ni ingrédients chimiques no sont employés.RIDEAUX EN DENTELLE, une spécialité.M.Leroux a aussi l’agence pour la teinturerie 11 British American Dyeing Co.11 U.LEROUX, En face du marché, SAINT JEROME, P.Q.10-5—1 a A LOUER Un magasin situé à Lachute, sur la rue principale, en face du vieux collège.S’adresser à M.WILLIAM STRONG, Cambria.ou à M.G.J.WALKER Lachuto.HOTEL VICTORIA O.n.LABELLE, Prop.Saint-Jérôme, P.Q.Liqueurs et Cigar» de choix.Repas bien préparés et bien servis.L’hôtel Victoria est bion aménagé pour eommis-voyagsurt.All improvements fer travellers.Mandats d7 Argent A VENDRE AU BUREAU DE “L’AVENIR DU NORD’ Le meilleur mode et le moins coûteux pour faire remise duns toutes les parties du monde, est celui des Mandats d'Argent de.la Cie.Dominion Express.Les Mandats sont en vente, à toute heure du jour, au bureau de l’Avenir du Nord à Saint-Jérôme.Us sont plus commodes, meilleur marché et offrent une plus grande sûreté qu’aucune autre forme de remise.Aucune demande d’application écrite n’est requise.Vous envoyez votre commissionnaire avec la somme et le nom de la personne à qui la remise doit être faite.Des reçus sont donnés aux acheteurs et une prompte remise sera faite pour tout mandat perdu, retardé, volé ou détruit Payables partout.On pent s’en servir comme change sur New-York eu les autres principales villes des Etats-Unis ou du Canada, et sur tous lea pays de l’Europe.gS?” En vente à toute heure, au bureau de l’Avenir du Nord, près de l’église, rue Sainte-Julie, Saint-Jérôme.JOS.LECLAIR Gayyossier — SAINT-JEROME, P.Q.— Tient toujours un bon assortiment de Voitures d’hiver et d’été.Toutes commandes exécutées sans délai, ainsi que toutes réparations.Prix très modérés.Dr STACKHOUSE, D.D.S.L.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE Sera à l’hôtel Beaulieu, à Saint-Jérôme, le second lundi do chaque mois et y demeurera jusqu’au mardi soir.Dents extraites sans douleur f3r Deux jours par mois seulement "fEJ J.z.PARENT.N.P.COMMISSAIRE.AC, W Prêta au n Corporation* religieuses sur ddbsutures «f sur hypothèque*.^ C-D 7234 L’AVENIR DU NORD 12 JUILLET 1900 LES ANNALES Revue donnant chaque semaine IG pages de lecture des plus variées et un supplément illus tré.Francisque Sarccy y écrit les notes de la semaine.François Coppéo.Jules Claretie, Jules Lemaître, in Baronno Stuffo et plusieurs autres écrivains distingués en sont les collaborateurs assidus.Abonnements: (texte seul)'un an, $1.50, six mois .80 ; (texte et supplément) un an, $2.50, six mois, $1.30.15, rue Saint-Georges, Paris.Lecture pour tous Nouvelle revue populaire, illustrée.Itavue de famille pour tous les figes et toutes les classes.Chaque numéro renferme environ dix ou douze articles variés et superbement illustrés.Prix d’abonnement, $1.80.A ceux qui paient immédiatement, il est envoyé en prime $1.25 de livres chosis dans une liste publiée dans chaque numéro de la revue.S’adresser au bureau d I’Avknïk du Nokd ou directement à Paris, 70, Boulevard St-GerinaMi.Les Livres d’Or de la Science Bibliothèque de vulgarisation scientifique.Depuis mai 1808, il parait un volume par mois, l^a réunion des volumes de toutes les section»* composera une vraie h Encyclopédie universelle m, d’un mode tout nouveau et d’un attrait profond.Prix du volume ail Canada * 25 cents En ?ente au bureau de 1'Avenir i vjhü.LE MOIS Revue Mensuelle, Littéraire et Pittoresque Magnifique revue illustrée sur papier de luxe.Au nombre des principaux collaborateurs se trouvent François Coupée, Hené Bazin, Edmond Koslnnd, Ernest Daudet, Charles Vincent V.Delapnrtc, 8.1.Abonnement: Un an, $2.80 8, rue François 1er, Paris, France.THE ETUDE THE ETUDE est une superbe revue musicale avec texte et musique qui parait une fois par mois.Intéressante et utile pour professeurs et élèves.30 pages de texte et 25 pages de musique choisie : musique de piano, d’orgue, de violon, de mandoline, duos, etc.Le tout $1.50 par année.S’adresser au bureau de l’AviiNiit du Nord ou à Théo, Presser, 1708, Cbesmitst., Philadelphia.L’iiiustré Rational SPLENDIDE journal parisien, illustré, paraissant chaque semaine.Dans le genre «lu Petit Journal, si connu au Canada.Ecrits littéraires, chronique politique, nouvelles charmantes, etc.Prix excessivement bas : $1.00 par année.S’adresser au bureau de PAvkniii du Nord.Saint-Jérôme, P.Q.La meilleure roule et lu plus populaire pour Toronto, les Chutes Niagara, London, Détroit, Chicago et toutes les stations du Canada et des Etats-Unis.Des trains express quittent Montréal aux heures et jours ci-u| ris pour Toronto et l'ouest.Quotidien Fix.Dimanche Qte Montréal ü h.matin J10 h.25 soir Arr.Toronto 5 h.30 soir 7 li.15 mat Arr.Hamilton G h.55 soir 8 h.45 mat Arr.Ch.Niagara 8 l>.40 soir 10 h.55 mat Arr.Buffalo 10 h.soir midi Arr.London 3 h.10 matin 11 h.30 soir Arr.Détroit G h.45 matin 2 h.soir Arr.Chicago 2 h.soir 8 h.35 soir J Quitte Montréal le dimanche, à 8 h.soir Tous ces trains font la communication sans retards à Chicago avec les trains rapides allant à St.Paul, Winnipeg, et toutes les stations de l’Ouest américain, y compris les Etats do la Californie, de l’Orégon, de Washington et de la Colombie britannique, sur la côte du Puci-fique.Le chemin de fer du Grand Tronc est aussi la route la plus directe entre Montréal et Portland, Boston et toutes les stations des Etats de lu Nouvelle-Angleterre, ainsi que New-York.Pour acheter vos billets et retenir votre place dans lus chars-dortoirs, udlesse/.-vous à J.M.DOI1ION.I.udiule ou St-l’liilippe d'Argenteuil.et au Dr E.N.KOUItNIEIt, Suint-Jérôme.LA REVUE HEBDOMADAIRE Homans, histoires, voyages, etc., et supplément illustré.Revue d’un intérêt palpitant.Abonnement : un un, $5.1)0 ; siv mois, $2.00 ; trois mois, $1.10.10, rue Gaimicièro, Paris, France.Prévost & de IVJartigny Avocats, Procureurs, Solliciteurs Saint-Jerome, P.Q.Guérit le Rhume en un Jour Tablettes “ Laxative Bromo-Quinine ”.Prix 25 cents.Rendu si elles ne guérissent pas.Signature E.W.Grove, sur chaque boîte.IVJénasippe Forget MANUFACTURIER DE Portes, Chassis, Jalousies, Moulures, Bois préparé, Découpage, Tournage, Sculpture.Réparation aux moulins à battre, Tout ouvrage exécuté à prix très modérés.Satisfaction garantie.MENASIPPE FORGET, Saint Jérôme, P.Q.MODES ET LINGERIES Salon tenu par rime J.A.DEFAYETTE CHAPEAUX garnis et non garnis.LINGERIE faite sur commande.Une modiste de renom est au service du public.Une visite est sollicitée.Mme J.A.DEFAYETTE, Rue Saint-Georges Saint Jérôme.JULES DROUIN MEUNIER Peut fournir en tout temps : FI.EUK, MOULÉE, SON, OKU, »LÉ-I>’lXDE ET GRAINS.RUE LA BELLE, SAINT-JEROME Sirop calmant du Dr Demers, pour les enfants.Ce sirop, qui est inoffensif, ne peut être trop recommandé pour rendre le sommeil aux bébés, faciliter la dentition, calmer les coliques et arrêter les diarrhées.Et ce qu’il y a de remarquable, il n’agite pas les enfants.X> Tent* partout.Dépôt, 1157, ru* Saint.Laurant, MoutréaL CHS.GODMER MARCHAND RUE LA BELLE ST-JEROME, P.Q A.CARTIER HORLOGER-BIJOUTIER Magnifique choix d« Montres, ri'IIorloges, de Bijoux, Joncs do mariage.Bagues, Chaînes, etc.tir Itôpnrulions do toutes sortes faites avec soin, promptement et garanties.Lût Choix"de lunettes de tous les prix.Rue Sainte-Amie - Saint-Jerome, P.Q.Foqderie Sairçt - Jérônje M.ï.VIAU «Se FILS o— • -a M.I.VIAU, C.S.VIAU, A.A.VIAU M.T.Vian et fils ont fait l’achat du pouvoir d’eau et l’ancienne fonderie Laviolctte, ainsi que «le tout l’atelier des h machines à finir h.Ces messieurs sont prêts ti exécuter tous travaux et toutes réparafions.Ouvrage, fait rapidement et garanti.SAINT-JEROME, F.Q.i S-11-98—G ms.EAU MINERALE PURGATIVE “AGENDA” Excellent purgatif en tout temps de l’année pour Enfants, Vieillards, Adultes, Femmes enceintes.Purge sans donner de coliques ; n’empêche pas de travailler.Chaque bouteille contient S à 10 purgations.PRIX, 25 cts.En vente i\ la PHARMACIE LONGPRÉ, En face du Marché, Saint-Jérôme, P.Q.Les Maisons Suivantes DE MONTREAL, aï-s* Boni recommandée* A co* w oiîï LECTEUKS.FER Huiles, Pointures.RONNERIE, Outils, Poeles, HoWTflfAL MEUBLES et-KPate,as.Quo tou» nyet Itonolo d'une cbidte ou de 100 «et» de cuüwbro A eouchor, écrive! pour non prix, RENAUD KING & PATERSON, 060 A 052 Kuo Craig, HontrML PAPETERIE, Imprimerie.Livre* do TUanc*.etc.N’Importe quoi rn fait
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.