L'Avenir du Nord, 12 décembre 1901, jeudi 12 décembre 1901
CinquiĂšme AnnĂ©e â No 50.Journal Hebdomadaire â Deux cents le numĂ©ro.Jeudi, le 12 DĂ©cembre 1901 m s ORGANE LIBERAL ou DISTRICT deTERREBONNE.LE MOT DE CAVE NIH EST DANS LE PEUPLE MIME JtOUiS VEBROHJ PRO^PtRIR l*S FILS BUST t/EURAHT \C>' tĂŻ CH&W>ER.Aboppeinepts i Un an.$1.00 Six mois.0.00 Jules-Edouard PrĂ©vost fils, FrancĆur Directeur.RĂ©dacteur politique ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Apijopoes Š De pouce : Un mois.$1.00 â Un un.$3.00 L'VBfcLi.L.4 SOMMAIRE Projeta Ă Ă©tudier Des rois-sandwiches Encombrement M.lâabbĂ© Lamarche MĂ©li-MĂ©lo Chronique franco-amĂ©ricaine Chasse aux nouvelles Lâart dâĂȘtre content NĂ©crologie Narcisse MĂ©nard Nonvelles de Saint-JĂ©rĂŽme â Sainte-AdĂšle ' â Sainte-Lucie â Saint-Casimir Germaine, feuilleton FrancĆur Narcisse Meunier Grognard J.L.K.Laflamme Le Pâtit Chose Ginevra Edm.About ; Projets Ă Ă©tudier Nous croyons avoir dĂ©jĂ dit un mot au sujet des sociĂ©tĂ©s coopĂ©ratives de tĂ©lĂ©phone Ă la campagne et dus avantages de ce sys tĂšine pour les souscripteurs qui sont Ă©corchĂ©s par les monopoles.Nous avons citĂ© lâexemple dâun comtĂ© des Etats-Unis oĂč lâabonnement revenait Ă S5 par annĂ©e, tous frais payĂ©s, alors que le monopole Bell exige, suivant les lieux, de 815 Ă 830.Il nâest guĂšre besoin d'aller loin pour trouver de bons exemples Ă imiter.Dans notre propre province, dans le comtĂ© de Nicolet, entre autres, les habitants ont rĂ©solu de fonder une sociĂ©tĂ© copĂ©rative de tĂ©lĂ©phone.Us demanderont pour leur sociĂ©tĂ© la personnalitĂ© civile Ă la session parlementaire du mois cio fĂ©vrier.Mais voici quelque chose de mieux encore.A Neepawa, Manitoba, la municipalitĂ© de cette ville possĂšde et opĂšre elle-mĂȘme non seulement un rĂ©seau de tĂ©lĂ©phone, mais elle a pris entre ses mains lâĂ©clairage Ă lâĂ©lectricitĂ© des rues et des habitations.Lâentreprise a Ă©tĂ© couronnĂ©e .dâun plein succĂšs.TĂ©lĂ©phone et Ă©clairage sont fournis pour ce quâils coĂ»tent, et au lieu de prĂ©lever sur le public les profits empochĂ©s par les actionnaires, câest le public mĂȘme qui se partage les dividendes sous forme dâune rĂ©duction dans le prix des abonnements.Pour en revenir Ă la municipalitĂ© de Neepawa, disons quelle possĂšde 1,400 lampes dâintĂ©rieur et 150 lampes dans les rues.Elle a en opĂ©ration 129 tĂ©lĂ©phones.Voici son bilan de l'annĂ©e 1901 : RECETTES LumiĂšres incandescentes Eclairage des ruĂ©s TĂ©lĂ©phones .S4,484.73 1,450 1,870 Total DĂPENSES Bois Huile Salaires Assurance RĂ©parations, etc.ImprĂ©vus IntĂ©rĂȘt âą 87,804.73 81,600 .175.57 2,105.82 300.90 2C9.58 277.59 1,050.80 85,779.36 ExcĂ©dent en bĂ©nĂ©fices, 82,025.37 Si une compagnie par actions avait administrĂ© ce service, elle aurait eu les mĂȘmes frais Ă bĂ©boursor, et Ă trouver en plus un dividende pour les actionnaires ; ce dividende, câest lâabonnĂ© qui lĂ© paie en plus des frais ordinaires dâopĂ©ration.LĂ quâest la diffĂ©rence pour les citoyens dâune municipalitĂ© entre avoir Ă faire avec un monopole et sâĂ©clairer elle-mĂȘme par lâentremise dâun service municipal.Un service comme celui-lĂ dans nos vil-lagesdu nord, oĂč les chutes dâeau sontsi nombreuses, coĂ»terait encore moins cher quâĂ Neepawa, ville bĂątie en pleine prairie.A Saint-JĂ©rĂŽme, Ă Sainte-Agathe et ailleurs, lâarticle : Bois, 91,600, disparaĂźtrait de la colonne des dĂ©boursĂ©s.Les assurances, les salaires seraient en consĂ©quence aussi fort rĂ©duits.MalgrĂ© cela, Ă Neepawa lâabonnement au tĂ©lĂ©phone nâa guĂšre dĂ©passĂ© 814 et celui Ă la lumiĂšre Ă©lectrique, environ 83.25 par lampe.Dans le nord, ces prix pourraient ĂȘtre rĂ©duits de moitiĂ© au moins, Ă cause de lâĂ©conomie opĂ©rĂ©e sur les salaires et sur la force motrice que nous offrent nos nombreuses chutes dâeau.FrancĆur Las rois-sandwic!|es * Dans le dernier numĂ©ro de la VĂ©ritĂ©, M.Tardivel, aprĂšs avoir citĂ© de lâEvĂšnement plusieurs .rĂ©clames complaisamment faites par des prĂȘtres et des religieux Ă certains articles de commerce, sâexprime ainsi : Le produit recommandĂ© peut ĂȘtre excellent, nous no disons pas le contraire ; mais la vente de ce produit est une affuire purement commerciale, et il est souverainement dĂ©sagrĂ©able, pour ne rien dire de plus, de voir lĂ© nom de religieuses mĂȘlĂ© Ă de semblable annonces.Nây a t-il ." ?âą I?f '» pas lĂ abus et abus trĂšs grave! Nous le croyons.Nous estimons que nos ecclĂ©siastiques et nos communautĂ©s religieuses nâont absolument rien Ă gagner Ă se laisser afficher ainsi comme garants de lâexcellence dâun tonique quelconque.Que dira donc la VĂ©ritĂ© du placard suivant, trouvĂ© dans le journal le plus orthodoxe de MontrĂ©al ?Distinction sans precedent POUR LE PIANO XX Le tĂ©lĂ©gramme suivant a Ă©tĂ© envoyĂ©, jeudi, par MM.XX «fc Cie, de Baltimore et New-York, fabricants de pianos : " Nous avons appris de Rome, par lâentremise du cardinal Moceni, prĂ©fet des palais apostoliques, que notre maison avait Ă©tĂ© nommĂ©e fournisseurs de Sa SaintetĂ© LĂ©on XIII et du Vatican.Câest la premiĂšre fois quâune telle nomination est faite.â XX ifc Cie.Un reprĂ©sentant du Journal sâest ren lu chez MM.XX & Cie, et a obtenu les renseigne ments suivants : â Sous quelle forme cette nomination estelle venue 1 â Directement du Vatican sous forme de brevet ou document officiel, forme scellĂ©e et validĂ©e.â Est-ce quâaucun piano nâa jamais Ă©tĂ© choisi avant par aucun pape, comme devant ĂȘtre fourni au Vatican ?â Jamais dans lâhistoire de lâĂ©glise catholique.Ce fait est unique, et en consĂ©quence, câest avec un orgueil bien pardonnable que notre maison se rĂ©jouit de ce tribut Ă lâexcellence artistique du piano XX, â Cette qualitĂ© de fournisseur comporte-t-elle quelques privilĂšges spĂ©ciaux ?â- Oui, cela nous donne droit de nous servir du sceau officiel et des armes du Pape.MM.XX «fc Cie ont Ă©tĂ© fĂ©iicitĂ©s de cette merveilleuse distinction accordĂ©e au grand piano XX, vu que Sa SaintetĂ© est reconnu comme un des plus grands amis des beaux arts et lie la musique quâil y ait dans le monde.Et puisque nous en sommes Ă ce chapitre, pourquoi ne pas mentionner aussi tous ces boutiquiers anglais, tant Ă QuĂ©bec quâĂ MontrĂ©al et Ă Toronto, qui, depuis jle passage du nouveau prince do Galles au Canada, enveloppent leurs fourrures, leurs chaussettes, leurs vins et leurs eaux gazeuses de diplĂŽmes au seing royal, comme si la royale visite avait eu pour but de stimuler les petites affaires des anglo-saxons.On parle du manque de dignitĂ© des hommes lâEtat amĂ©ricains.Evidemment, on ne les connaĂźt pas.MM.Cleveland et McKinley, pour ne parler que des deux prĂ©dĂ©ceesseurs immĂ©diats de M.Roosevelt, nâont jamais consenti Ă prĂȘter lâĂ©clat de leur nom Ă aucune entreprise privĂ©e ; le premier refusa mĂȘme un superbe hĂŽtel que lui offrait certain architecte en quĂȘte de publicitĂ©.Dans notre monarchique et thĂ©ocratique pays, les " guides naturels de la nation," comme on aime Ă les appeler, ne dĂ©daignent pas de se faire hommes-sandwiches, quand cela les paie.Ce qui ne les empĂȘche pas de garder dans les statuts le crime de lĂšse-majestĂ©, parce que le respect du pouvoir Ă©tabli est Ă la base de notre systĂšme.Narcisse Meunier Encombrement U est vraiment curieux de constater le nombre toujours croissant de ceux qui sâintĂ©ressent au bien do la gent professionnelle.Tous ergotent et discutaillent sur lâencombrement des professions libĂ©rales.Us prennent un malin plaisir, une joie de dilettante Ă constater le fait sans piesquc se demander quelle en est la cause.Quelques-uns essaient de la dĂ©couvrir, mais le prĂ©judice les aveugle : ils se mettent des Ă©cailles devant les yeux et sâĂ©tonnent de ne pas voir.Sans jamais se lasser, ils vous serinent dans les oreilles quâil y a trop dâavocats, mais, par un hasatcl inouĂŻ, ils ne se sont jamais doutĂ©s quâil y ait eu trop de cours classiques.Et cependant, pour ceux qui pensent, comme pour-ceux qui no pensent pas, il est Ă©vident que ce dernier fait est la cause directe et immĂ©diate du premier.Nâallez pas prendre la mouche et mâaccuser de jouer au frondeur.Loin do moi la pensĂ©e (le vouloir bouleverser de fond en comble, un ordre de choses Ă©tablies.L'instruction classique, en soi, est bonne comme une autre forme dâinstruction peut aussi bien lâĂȘtre.Tout en affirmant ceci, je soutiens quâelle ne doit pas ĂȘtre la forme applicable Ă lu majoritĂ©.Non que je veuille lâexclure du populo et lui rĂ©server une place aristocratique : je ne sache pas, quoiquâon en puisse penser en certains milieux, que le classique confĂšre des titres de noblesse.Mais câest une instruction spĂ©ciale, une forme spĂ©cifique, qui ne rĂ©pond pas au besoin de la sociĂ©tĂ©.Souvent elle accomplit trĂšs bien le but pour lequel elle a Ă©tĂ© créée, et aâors nous en voyons les bons rĂ©sultats; Plus souvent, hĂ©las, elle renvoie Ă la sociĂ©tĂ© des jeunes gens qui sont tout dĂ©paysĂ©s dans un monde qui leur est inconnu.On les avait prĂ©parĂ©s pour un but dĂ©termine ; ils manquent ce but et las voilĂ Ă la dĂ©rive.Ou bien, ne voyant dâautre issue, ils sâobstinent Ă entrer dans une profession oĂč leurs talents ne les appellent pas, et viennent de la sorte sâinscrire comme tant dâautres sur le martyrologe das mĂ©diocritĂ©s.Le proverbe ast' bien vrai qui dit : ii OĂč la chĂšvre est attachĂ©e, il faut qu'elle broutĂ©." A'la fin de son cours d'Ă©tudes, le jeune homme devrait ĂȘtro mi pleine libertĂ© do pouvoir choisir ce qui lui convient le mieux, et il ne sera en cette position que sâil a eu une instruction libĂ©rale et pratique.Lâenseignement secondaire moderne, ou de tout autre appellation, devrait ĂȘtro la plus rĂ© pnndue dans notre province.Elle devrait prĂ©valoir sur le classique, non pour cause dâune supĂ©rioritĂ© quelconque, mais Ă raison de sa plus grande utilitĂ©.Le systĂšme des high schools anglais et amĂ©ricains, ainsi quo do quelques autres institutions dans ce pays devrait ĂȘtre adoptĂ© plus largement parmi nous.Malheureusement, nous nâen sommes quâĂ l'enseignement primaire et nous sommes menacĂ©s dây demeurer encore longtemps.On me dira peut-ĂȘtre que le classique Ăźlâest pus si exclusif que je veux bien le croire ; quâil prĂ©pare au commerce et aux sciences.Sans entrer Ă fond dans le mĂ©rite de la question, permettez moi de vous signaler un fait patent.L'universitĂ© McGill a plus de cinq cents Ă©lĂšves qui Ă©tudient les sciences, se piĂ©parant au gĂ©nie civil et autres professions scientifiques La Polytechnique nâa quâune poignĂ©e dâĂ©tudiants ; toute proportion gardĂ©e, avec lâuniversitĂ© anglaise, elle nâen a quâun nombre infime.La raison premiĂšre de cette diffĂ©rence anormale est Ă©vidente Dâune part on prĂ©pare le jeune homme presque exclusivement aux professions libĂ©rales ; dâautre part on lui laisse une pleine libertĂ© dâoption pour toutes les carriĂšres de la vie.Encore hier le conseil protestant de lâinstruction publique, avec le se cours du gouvernement, acquĂ©rait pour chacune de ses institutions les instruments nĂ©cessaires pour les opĂ©rations et dĂ©monstration scientifiques.Ne me dites pas que le caractĂšre des deux nationalitĂ©s les porte vers des buts diffe rents.La Palice vous dirait que le meilleur moyen dâencombrer une profession câest dây prĂ©parer.Alors, quây a-t-il Ă faire ?Jâavoue quâil est plus facile de constater le mal que de trouver le remĂšde.Si quelque sĂ©minaire ou collĂšge classique modifiait son programme dans le sens indiquĂ©, tout irait bien.Mais voilĂ , il ne le ferait pas, et pour cause.Outre que leur but est surtout de prĂ©parer au sacerdoce, on leur a accordĂ© plusieurs privilĂšges, entre autres celui du baccalaurĂ©at qui ouvre la porte aux professions libĂ©rales.Si celles-ci, en voulant se protĂ©ger davantage, fermaient cette porte et ne lâouvraient que sur un examen Ă leur choix, nous y verrions un autre remĂšde.Câest prĂ©cisĂ©ment ce que le conseil du Barreau Ă adoptĂ©.Le bachelier, comme le dernier des mortels devra subir cet examen II est Ă prĂ©sumer que ce bill sera fortement opposĂ© Ă la lĂ©gislature.lie bacchot, le solennel et antique bacchot ne se laissera pas dĂ©pouiller de la sorte Dâun grand air irritĂ© il proclamera sa supĂ©rioritĂ© absolue, comme il le fait en tant dâautres occasions.Il nous dira que loin, de fermer la porte aux professions, cet examen, Ă©tant tout Ă fait facile â le bacchot nâest pas prĂ©somptueux ! â sera la cause dâun plus grand encombrement.Mais si lâon prouve quâil sera tout aussi important quiquâil ne soit pas dans le mĂȘme genre, tout sera bien.Le barreau pourra constituer son examen de toile sorte ou transformer ipso facto le programme dâĂ©tudes dans plusieurs institutions.Et lĂ est le hic.LĂ est la vĂ©ritable objection et lĂ aussi le vĂ©ritable remĂšde Dâailleurs, jâai bonne espĂ©rance que le bill passera.Il nây a pas que ma trĂšs haute personnalitĂ© qui approuve une telle mesure : les hommes Ă©minents le favorisent.MĂȘme jâai ouĂŻ dire de source autorisĂ©e, que le juge en chef de la cour dâappel lui donne toute son approbation.Quant Ă moi, je sais bien ce que je ferais si jâĂ©tais dĂ©putĂ©.Mais, au fait, peut ĂȘtre le suis-je.Peut-ĂȘtro suis je un de ces vieux progressistes qui ne reculent pas, ou un de ces jeunes dĂ©putĂ©s qui nâarrĂȘtent jamais.Dans le premier cas rappelez-vous avecJoubert que ii la vieillesse apporte avec soi sa lampe, n et dans le second que n les jeunes gens savent tout.ti Grognard." rtt'Tlint.,ifnTmiârt:mr!flT«,«TmriFilfrt-mrriTrnrtVntvmT'tttrâ/mmi iTitTflTlnw l-o MELI-MELO â Lâinnaugyiration de la maison dâĂ©cole de la Ferine Neuve aura lui le 18 dĂ©cembre courant.Le comitĂ© des journalistes a dĂ©signĂ© pour le reprĂ©senter officiellement Ă cette fĂȘte notre confrĂšre, M.P.A.CĂŽtĂ©, secrĂ©taire de la redaction de la Presse.Il est plus que probable que lâhon.M.Rolland, M.C.'B.Major, M.P.P, M.Girard, M.P.P., M.Cherricr, M.P.P., et autres assisteront Ă cette cĂ©rĂ©monie dâinauguration.On sait que cette Ă©cole de la Ferme-Neuve a Ă©tĂ© fondĂ©e Ă lâaide de souscriptions publiques recueillies par les journalistes.M.G.A.Nantel qui fait la guerre Ă lâimpĂ©rialisme, demande, cependant, quâon laisse ouverte la porte la plus dangereuse par oĂč cette maladie constitutionnelle cherche Ă rentrer chez nous : notre participation aux guerres de lâEmpire.â Nous ne sommes pas, dit-il, de ceux â qui soutiennent que le Canada, restant â colonie, ne doit en aucun cas participer â aux guerres de lâEmpire, mĂȘme en de-â hors des intĂ©rĂȘts directs du Canada.â Nous lier Ă une telle politique serait â nous enchaĂźner les pieds et les poings, â en face de toute Ă©ventualitĂ© future.Il â vaudrait tout aussi bien, sur un point â quelconque de notre politique, dĂ©crĂ©ter â que notre Parlement nâaura pas le droit " de discuter et dâagir Ă sa guise.â M.Nantel parle ainsi, au moment oĂč nous avons Ă dĂ©plorer la triste situation quâa créée une trop grande latitude dâinterprĂ©tation et dâaction laissĂ©e au gouvernement par notre constitution.Sur ce point important de notre participation aux guerres comme aux dĂ©penses Ă©crasantes de lâAngleterre, que nous considĂ©rons comme le seuil du plus dangereux impĂ©rialisme, nous devrions avoir une doctrine imperturbable Ăč lâinstar de la doctrine Monroe do nos frĂšres des Etats-Unis: et plus mĂȘme, nous devrions avoir une clause franche et claire dans notre constitution comme en dĂ©crĂ©tĂšrent sur des points analogues les citoyens de la Nouvelle-Angleterre bien avant 1775.Il est pour le moins Ă©trange dâentendre M.Nantel, anti-impĂ©rialiste, se faire lâavocat dâune politique de u souplesse et dâĂ©lasticitĂ© n sur la question qui nous occupe, alors que nous sommes les victimes dâune telle politique depuis quelques annĂ©es.Ce que, dâailleurs, il a dĂ©plorĂ© en termes non Ă©quivoques.Nous offrons nos condolĂ©ances Ă M.Louis FrĂ©chette qui vient de perdre son seul fils, Ăąge de 24 ans.ClichĂ©s nouveaux.M.J.D.Chartrand, qui Ă©crit les notes du jour dans la Patrie, vise surtout Ă ne pas servir Ă ses lecteurs des â clichĂ©s lĂ©-â gendaires qu'alimentent tous les poussifs â de la plume du livre ou du journal.â M.J.-D.C.force tout de mĂȘme son talent.Ainsi samedi il nous affirme que le militarisme est une, Binon la plus grande, des causes de la prospĂ©ritĂ© physique, morale et pĂ©cuniaire des pay's de lâEurope ! i Ăź â La guerre, dit-il, est dâessence divine.â Oh, lĂ lĂ ! â Les armĂ©es europĂ©ennes con-â tribuent Ă rĂ©pandre Y instruction, VĂ©ner-'âą gie, la vigueur dans le peuple.â Nous croy'ions que toutes ces bonnes qualitĂ©s pouvaient ĂȘtre acquises par une nation autrement quâen immobilisant dos milliers de citoy'ens dans des casernes.Nous croy'ions que priver lâindustrie, lâagriculture d un pay's du prĂ©cieux travail do ces milliers de jeunes gens atrophies par cette engrenage militaire oĂč, quoiquâen dise M.J.D.C., on apprend bien autre chose que la vertu et la bravoure, nous croyions, que câĂ©tait lĂ une des plus pĂ©nibles obligations imposĂ©es par les circonstances actuelles aux vieilles nations de lâEurope.- M.J.D.C.continue la sĂ©rie do ses nouveaux clichĂ©s, en affirmant sĂ©rieusement â quâau point de vue pĂ©cuniaire, les armĂ©es â loin dâĂ©puiser les peuples, les aident.â Les vieux clichĂ©s, eux, nous apprennent que la somme totale dĂ©pensĂ©e par les puissances europĂ©ennes pour lâentretien de leurs armĂ©es en temps de paix, sâĂ©lĂšve Ă SI,342,330,702 par annĂ©e.La France seule dĂ©pense 8190,000,000.Les nouveaux clichĂ©s de M.J.D.C.ne rĂ©ussiront pas Ă dĂ©truire en nous la conviction que cette dĂ©pense efiray'nnte, due au militarisme, est pour quelque chose dans les difieits annuels de 825,000 et plus qui dĂ©solent les budgets de la France.Et il en est ainsi'de tous les autres pay's de lâEurope.Câest- ce lourd boulet que nous ne voulons pas laisser attacher au pied lĂ©ger de notre jeune nation canadienne.Lorsque les Ă©vĂšnements voudront que nous nous imposions dâaussi pesants sacrifices pour la dĂ©fense de notre patrie, nous serons au nombre de tous les vrais patriotes, qui ne comptent pas lorsquâil sâagit de remplir un devoir; mais nous nous refusons Ă laisser lâImpĂ©rialisme venir alourdir notre marche en nous imposant le militarisme au profit dâune nation europĂ©enne.Que ce soit lĂ un clichĂ© vieux ou neuf, M.J.D.Chartrand peut ĂȘtre certain que câest lâopinion de tous les Canadiens-français ou anglais exempts de fanatisme.Chronique Franco-AmĂ©ricaine Nos fĂ©licitations au Canadien-Français de Saint-Jean pour la bonne idĂ©e quâil a eue dâorganiser un concours littĂ©raire au bĂ©nĂ©fice des enfants frĂ©quentant les Ă©coles de sa rĂ©gion.Celui qui arrivera le premier dans le concours recevra 840 ; le deuxiĂšme S25.MM.P.Deniers et P.Roy, dĂ©putĂ©s du comtĂ© ont souscrit chacun 825 pour ce concours littĂ©raire.Nos lecteurs nous sauront grĂ© des efforts que nous faisons pour donner Ă I'Avenir DU Nord un intĂ©rĂȘt constant et variĂ©.Dans la personne de notre nouveau collaborateur, M.L.J.K.Lnllaminc, nos lecteurs ont un Ă©crivain distinguĂ© et renseignĂ© qui leur donne (la note juste des Ă©vĂšnements franco-amĂ©ricains.Nous ne pouvons nous dĂ©sintĂ©resser de ces deux millions do Canndiens-franç.iis qui font rĂ©ellement honneur Ă notre race dans la RĂ©publique AmĂ©ricaine et leur histoire passĂ©e et contemporaine ne doit pas ĂȘtre ignorĂ©e de nous.M.J.L.K.Laflaminc, qui est rĂ©dacteur en chef de la Tribune de Woonsocket, est un des hommes les plus autorisĂ©s pour nous lâapprendre.(Pour 1âAvenir du Nord) Les Canadiens des Etats-Unis sont insensi blcmcnt amenĂ©s Ă discuter leur situation religieuse.Et la cause de tout cela : le congrĂšs de Springfield.Oui, le congrĂšs de Springfield, dont on a dit tant do bien, trop de bien au dire des uns, et un peu do mal, trop) de mal au diro de tous.Pourtant il faudrait avoir lâĂ©tonnement par trop facile pour ĂȘtro surpris de ce qui nrrrive.Il eut Ă©tĂ© vraiment pĂ©nible que huit cents franco-amĂ©ricains, reprĂ©sentant plus do quatre cents sociĂ©tĂ©s nationales, sc fussent assemblĂ©s afin de discuter leurs intĂ©rĂȘts, sans quâune semblable rĂ©union no créùt la moindre sensation.De fait on sâen occupe, et on sâen occupe beaucoup dans les hautes sphĂšre.) ecclĂ©siastiques oĂč la question -liqucs franco-amĂ©ricains par le Visitor, un journal catholique publiĂ© sous la haute inspiration de Mgr Horkins, de Providence.On y prĂȘche tout simplement lâassimilation en invoquant lâopinion dâun certain groupe des nĂŽtres.Il est bien admis que cette opinion existe Ă peine et quâelle a Ă©tĂ© tout au plus manifestĂ©e (et pourquoi?) par un seul do nos journaux amĂ©ricains.Mais enfin on sâen sert et câest lĂ ce «qui constitue le cĂŽtĂ© d«:piorable do toute l'affaire.Voici plutĂŽt co «que disait lo Visitor : " Nous avons reçu de Rome la nouvelle que le mĂ©moire prĂ©parĂ© par le congrĂšs tenu, il nây a pas longtemps, par les catholiques franco-amĂ©ricains Ă Springfield, a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au Saint-PĂšre qui, apparemment, " rĂ©serve sa dĂ©cision sur le sujet." Le Visitor est tout de sympathie pour les aspirations lĂ©gitimes des exilĂ©s qui ont prĂ©parĂ© pour lo Saint-SiĂšge cet (-XposĂ© «le leurs besoins religieux : mais il regrette avec plusieurs do ses coreligionnaires tranco-nmĂ©ricains dnns toute la Nouvelle-Angleterre et les Etats du centre, que âes nuteurs du MĂ©moire aient frnj>pĂ© une note aussi agressivement nationale en profĂ©rant leurs plaintes.Nous avons soutenu Ă mainte reprise dans ces colonnes et nous soutiendrons la mĂȘme chose aussi souvent «quâil sera nĂ©cessaire, quo " lâesprit national est le jilus grand obstacle Ă la diffusion du vrai catholicisme que lâEglise ait jamais rencontrĂ© dans sa longue histoire." Insister, comme certains dĂ©lĂ©guĂ©s Ă Springfield lâont fait, que la conservation do lâorthodoxie parmi notre population canadienne dâimmigrĂ©s no peut ĂȘtre accomplie quâun perpĂ©tuant sa propre langue et scs coutumes purement loca les dans ln religion ou la sociĂ©tĂ©, câcst comprendre «l'une façon Ă©troite, intolĂ©rante, â jo dirai mĂȘme ignorante,â le caractĂšro de notre foi.Le Saint-PĂšre, dit-on, se propose de remettre la question aux mains dâun atnlinal français, mais on dit aussi quâil nâa nullement lâintention do tolĂ©rer une recrudescence du " Cahenslyis-mo » prĂ©sentĂ© sous un nouvel aspect.I» vĂ©ritable remĂšde pour les griefs do Springfield so-ra trouvĂ© si lâon accepte toutes les coutumes amĂ©ricaines raisonnables et si lâon se soumet avec un esprit parfaitement loyal et catholiquo Ă la hiĂ©rarchie que Dieu a choisie pour gouvqr-ner son Eglise dans un pays libre.Etablir Ă et diffĂ©rents, crĂ©er des divisions, cela peut paraĂźtre quasi-patriotique, mais ce nâest pas chrĂ© M.lâabbĂ© A.R.LAMARCHE nouveau curĂ© de St-JĂ©rĂŽme M.lâabbĂ© Lamarche, qui succiQlo Ă M.lâabbĂ© Lnfortuno comme curĂ© de Saint-JĂ©rĂŽme, est nĂ© Ă Saint-Koch «le lâAehigiiii, le 23 fĂ©vrier 1803.Il n Ă©tĂ© ordonnĂ© prĂȘtre lo 1,S dĂ©cembre 1880.11 Ă©tait curĂ© «le Saint-AndrĂ© «lâArgenteuil depuis 1899.tien et la foi dans sa marche nây trouvera rien do bon.Si lâon pouvait enseigner Ă lâimmigrant Ă accorder Ă l'authenticitĂ© do notre Catholicism» la moitiĂ© «le la confianco «quâil accorde Ă lâauthenticitĂ© de nos dollms, on qinrlerait bien peu de droits ou dâincapacitĂ©s.ŠŠ Cet article «lu Visitor, bien qu'apqirouviS en haut lieu, se passe «le commentaires.Pour nos comqiatriotes «lu Canada, qui savent co «que nous voulons, nous, l«>s Canadiens des Etats-Unis, il e.\q>ose dans uno vive lumiĂšre l'attitude «que nous combattons, «que les autres ont combattue depuis trente et «quarante ans et qui est celle de tous les assimilateurs.Et en face d'nn paroil Ă©tat «!«Š choses, avons-nous tort de prĂȘcher lâunion ?lui Visitor lui mĂȘme nous y engage en citant lâopinion des nĂŽtres Ă lâencontre de nos demandes, «'t «quand il combat " lâes-q>rit national " chez nous, il combat une clioso que les siens mettent en prathque en toutes circonstances dans la " ' , partout.Us sont les agresseurs et nous conjurent de mettre 1ms les armes.Qu'ils cessent «lâabord les hostilitĂ©s en reconnaissant le bien fondĂ© do notro cause.Nous nâavons pns dĂ©clurĂ© la gucrie, nous la subissons.Que les assimilateurs croient do bonne politique leur tentative do nous saxoni-ser, câest fort probable.Mais câest uno rĂ©volution «huis les coutumes do lâEglise quâils veulent accomplir et c'est en vain «quâils chercheront Ă lĂ©nnturer les enseignements de lâhistoire pour appuyer uno thĂšse «qui chancelle et npqiuyer une doctrine qui nâest qms autre quâune innovation mal dĂ©guisĂ©e.Comme nous disions rĂ©cemment dans la Tribune «In Woonsocket, si lâEglise a qui ko rĂ©pan-ro comme elle l'a fait, grĂące a Dieu, dans tout lâunivers, câest surtout qiarco que, toute do charitĂ© et dâamour, elle nâa quis cherchĂ© Ă dĂ©truite dans le cicur des hommes lo seul sentiment digne do marcher de pair avec le sentiment religieux : la fiertĂ© nationale ; câest parce quâelle a envoyĂ© aux peuples des npĂŽttes et non des con-quĂ©ranls ; câest parce quâelle leur a envoyĂ© des frĂšres qmrlant leur langue et comprenant leur Ăąme afin de leur faim apprĂ©cier davantage la sublime beautĂ© du culte qui agenouille lâhumanitĂ© au pied «le la croix et fait encore desccn-sur les autels Ă©levĂ©s sous tous les doux, vĂ©nĂšres dans toutes les langues, lo Dieu dus bons, des forts et des qiucinques.Câest lĂ que repose toute la question.Et les lecteurs de IâAvenir du Nord sont sans douto les premiers Ă nous approuver.An Cnnada, la pĂ©rhxle des luttes pour la race est quelque peu passĂ©e.Cependant le souvenir en est restĂ© vivace et prouve encore do nos jours combien lâidĂ©e dont il a la garde est toujours profondĂ©ment gravĂ©e dans los cĆurs canadiens-français.Aux Etats-Unis, câest pour «les privilĂšges de race quo nous combattons et, malheureusement, câest au seuil do nos Ă©glises que la lutte so fait.En dernier ressort, nous allons nous adresser Ă Rome, foyer do la sublime fnmillo catholiquo ; Ă Rome, foyer do l'Ă©ternelle justice oĂč lo monde va chercher la lumiĂšre et dâoĂč nous attendons, nous aussi le suprĂȘme redressement des griefs nccumulĂ©s par bientĂŽt un demi-siĂšcle do souffrances.Et quand nous agissons «le la sorte qui donc no nous approuve pns ?J.L.K.Laflamme.Woonsocket (R.1.), 8 dĂ©cembre 1901.Chasse aux nouvelles Un capitaine Fracasse.Nul nâest plus modeste quo co colonel Sam Hughes qui a occupĂ© les journaux de Toronto, la semaine derniĂšre, Ă propos dâune lettre que co bravo militu're leur Ă©crit : " Il y n que.ques semaines, Ă©crit le colonel, suivant les suggestions de plusieurs officiers do haut rang qui me disaient que dans lâintĂ©rĂȘt do l'Empire, jâaurais dĂ» retourner en Afrique-Sud pour nider nu rĂ©tablissement de ln paix, jâai Ă©crit une lettre privĂ©e au Dr Borden (lo ministre do la milice) lui disnnt que si un contingent do 1500 cavaliers ou plus Ă©tait appelĂ© en Afrique, je serais prĂȘt Ă en accepter lo commandement, pourvu que je sois absolument indĂ©pendant et que je nâaie Ă obĂ©ir quâaux ordres de lord Kitchener ou du gĂ©nĂ©ral Henry H.Settle.» Je serais alors capable de garantir le succĂšs.En trois mois, jo me fais fort dâenfermer tous les Boers dans mes filets.» En vĂ©ritĂ©, le vaillant militaire nâa {>as trop mauvaise opinion de lui-mĂȘme.Co que nâont pu rĂ©ussir ni Buller, ni Roberts ni Kitchener avec 250,000 soldats depuis vingt-six mois que dure la guerre, le colonel Sam Hughes sâengage a le faire en trois mois et avec 1500 soldats.Mais Ă uno nouvelle condition â et ici, lo fondre do guerre fait un joli petit compliment aux 7446 LâAVENIR DU NORD, 12 DECEMBRE 1901 ^nĂ©raujc qui donnent 1» chasso Ă Bewpt* a ' haĂštaux antres chefB Boeraâc'Ă©st que, .dit-i.% ' « je ne voudrai» pas quo inns efforts v soient paralysĂ©s par les tĂątonnements des i:ica-pables." Š Si lo War Office «âaccepte pas immediate- nient les offres du colonel Sam Hughes, il perd 'certainement une excellente occasion de mettre '« fin .V une guorre cruelle que dĂ©plore lu monde entier.Mais comme tout indique quo la Grnn do-Bretagne a plu» confiance dans scs officiers que dans ceux de ses colonies, le colonel Sam Hughes, grand stratĂ©gist-o en paroles, nâaura point la chanco de jouer au NapolĂ©on 1er dans l'Afrique du Sud.Carrie Nat ion en France.Les dĂ©boires que la fameuse Carrie Nution a essuyĂ©s, aux Etats-Unis, dans sa guerre ooutre les buvettes, lui ont fait tourner les yeux vers une terre plus hospitaliĂšre, et câest sur la France qnâelle a jetĂ© sou dĂ©volu.Aune des derniĂšres rĂ©unions de la Liguo nationale antialcoolique, le prĂ©sident a lu une lettre de Mme Carrie Nation, par laquelle lâapĂŽtre do la tempĂ©ranco offre de se trxnspor ter en France et dâentreprendre une croisade contre les cafĂ©s et la vente des spiritueux et du tabac.La lecturo do crtte lettre a Ă©tĂ© accueillie par un Ă©clat de rire gĂ©nĂ©ral.Lo prĂ©sident a informĂ© les membres de la Ligue quâil rĂ©pondrait Ă Mme Nation pour la remercier de ses offres quâil croyait toutefois devoir dĂ©cliner, doutant que Ses mĂ©thodes pussent obtenir le moindre succĂšs en France.HabituĂ© Ă voir dĂ©filer dans les rues de la capitale les cĂ©lĂ©britĂ©s de toutes sortes de lâunivers entier, le Parisien regrettera de ne pouvoir faire la connaissance de la dĂ©molisseuse de buvettes.Un pays altĂ©rĂ©.La Belgique possĂšde actuellement, paraĂźt il, 175,000 cabarets et dĂ©bits de boissons alcooliques, 2,900 brasseries et 229 distilleries.On y compte un cabaret par 36 habitants.Bruxelles possĂšde Ă lui seul 4,281 cafĂ©s, cabarets et estaminets.Le peuple belge a dĂ©pensĂ©, pnndunt les 20 derniĂšres annĂ©es (1870-1890) $500,000,0(10 en geniĂšvre.Cette somme reprĂ©sente tous les crĂ©dits consacrĂ©s depuis 1830 par lâEtat aux ser vices spĂ©ciaux : chemins do fer, tĂ©lĂ©graphes, etc.Eh ! mais voilĂ uno contrĂ©e prĂȘte Ă souhait pour a lâapostolat " de la belliqueuse Carrie Nation.La lune cst-clle habitable 1 H y a uno foule de gens qui sâintĂ©ressent Ă la question de lu " lune habitable." Est-ce parce que le problĂšme do la navigation aĂ©rienne est sur le point dâĂȘtre rĂ©solu ?Et la terre, telle quo lâont faito ses habitants paraĂźt-elle une planĂšte Ă quitter 1 Les observations spectroscopiques fuites au Caire (Egypte) lors de l'Ă©clipse du 11 novem bre dernier, nâont pas permis do constater lu prĂ©sence de raies spĂ©ciales accusant l'existence d'une atmosphĂšre lunaire.Le savants en con cluent â et, astronomiquement, cette constatation est d'une importance capitale â que la lune nâest pas entourĂ©e dâune couche d'uir respirable.Est-ce Ă dire quâelle nâest pas habitĂ©e 1 Elle ne pourrait lâĂȘtre, en tout cas, que par des ĂȘtres douĂ©s dâun organisme tout diffĂ©rent du nĂŽtre.LâĂ©temel Priidhommc - '^M.Prudhomme montrant des tortues Ă son fils : .â Vois, mon enfant, comme parfois la natu ro ;.se complaĂźt Ă distribuer inĂ©galement ses (ĂŻons.Voici, par exemple, la tortuo qui possĂš de en elle-mĂȘme la matiĂšre dont- on fait les meilleurs peignes et qui pourtant no saurait sâen servir puisquâelle nâa pas un seul cheveu., Le RĂ©v.TrĂ©filĂ© Ouimet, de Chicngo, nâaurait -certes pas mieux dit, ni plus profondĂ©ment pensĂ©.Lk Pâtit Ciiosk soient rĂ©ussis et surtout que les pantoufles ne soient {«ns Ă©garĂ©es par le zĂšle do la nouvelle servante.Quo dâintĂ©rieurs ruinĂ©s seraient encore in tacts si l'on nâavait pas demandĂ© Ă la vio plus de joies quâelle no donne et surtout si iâon avait mĂ©nagĂ© la part quâun possĂ©dait.Et vous, solitaire-), Ă qui Dieu a donnĂ© une rude croix, lâisofeim nt, soyez contents nussi.Vous ĂȘtes les plus heureux.Aucune cbslne dĂ©lestĂ©e ne vous lie et vous pouvez faire le bien sons tant de formes.Le benheur câest de sâou-bliei pour les autres, câest dâaimer son petit sillon, mĂȘme quand il nâest nJ largo ni profond, câest dâaccepter le sort que nous fait la Provi derive, non seulement dâun co ur fort mais joyeux.Que de malheurs, de rĂ©volutions sâeffaceraient de la terro ri, un de ces jours, il y germait la fleur modeste du contentement ! G IXBVRA.SOYEZ GON VAINCU QUE LE S1IIĂP DU Dr FRED.J.DEMERS VU U K LES ENFANTS est le meilleur pour le sommeil, la dentition, et contre les coliques et la diarrhĂ©e.NECROLOGIE C'est avec regret que nous annonçons la mort dâun vieux jĂ©rĂŽmion, M.Louis BriĂšro.Avec lui disparaĂźt un ĂŒoh pionniers de notre ville.NĂ© Ă Saint-JĂ©rĂŽme, il a assistĂ© au dĂ©veloppement de notre rĂ©gion et a secondĂ© gĂ©nĂ©reusement les efforts du curĂ© Labellc pour aider au progrĂšs de notre ville et du nord.Toute sa vie M.BriĂšro a travaillĂ© nrdĂ»ment.MalgrĂ© son Ăąge avancĂ© et sa santĂ© dĂ©labrĂ©e, il a visitĂ©, nu mois de juin dernier, scs propriĂ©tĂ©s de Iav LiĂšvre, et il a rempli consciencieusement ses devoirs dâĂ©ehcvin.Il a occupĂ© ce dernier poste de confiance durant do longues annĂ©es.M.BriĂšro Ă©tait figĂ© do 74 ans.Depuis plusieurs annĂ©es, il souffrait dâune trĂšs mauvaise santĂ©, mais il nâa Ă©*Ăą quâun mois complĂštement arrĂȘtĂ©.Il laisse aprĂšs lui Mme BriĂšro et plusieurs enfants: trois garçons, AIM.Louis ot Joseph, do notre ville, Delphi», de la LiĂšvre ; quatro filloH, Elinire, Aime Hubert Descham hault, do Saint-AndrĂ©Avclin ; FhilomĂšne, Aime Vve Brooks, do notre ville ; Marie-Louise, Aline David La be Ile, de la LiĂšvre, et Lysa, AImo Jos Giroux, do MontrĂ©al.Nous offrons nos condolĂ©ances Ă la famille du regrettĂ© dĂ©funt.Les funĂ©railles do AL BriĂšro auront lieu samedi, Ă 8.30 heures.et, do son doigt puissant, planter des clochers Ă droite et Ă gauche, dans la forĂȘt vierge.Or dans une do cos longues courses, Aßénard trouvait le cuiĂ© entĂȘtĂ© plus que jamais Ă la dis traction.H ne rĂ©pondait que par des oui, des non, des hein ! des oui dĂ ! «ans a-propos aux facĂ©ties du jovial canotier.Tout Ă -coup celui-ci se ravise : Alonsieur le curĂ©, fit-il, il y en a qui prctendentjque vous ĂȘtes fort Ă liras.Je ne pense pas ça, moi.Vous avez trop do ven tre Ă porter pour faire un bon homme.Alot ! â Dâailleurs, continua MĂ©nard, on dit que le bien mal acquis ne profite jamais, et Ă mari ger la dĂźme des pauvret: gens on ne doit pas prendre des forces !.et le voilĂ parti de rire : oh ! oh ! Cette fois le curĂ© revint au canot.« Toi dit-il en accentuant Ă©nergiquement, mon Mi-nard, je te Jerai boire de l'eau du lac.h Puis souriant, il alluma sa pipe.Aßénard fit le taut, il savait le curĂ© homme de parole et ne comprenait pas lâimprudence quâil venait de faite en relevant son dĂ©fi.De bonne heure, dans lâaprĂšs-midi, on atteignit la dĂ©charge du lac.Les autres canots de l'expĂ©dition arrivĂšrent.La tonte fut dressĂ©e et tout le monde se dĂ©gourdit de son mieux.Pour le curĂ© il Ă©tait er.gout de truites.Il en prit une couple de douzaines de Indies rouges, puis regagna la tente, aprĂšs avoir soigneusement observĂ© l'inclination du rivage.A peine avait-il fait quelques pus quâil croi-a Aßénard, en quĂȘte de fagots.11 se jette aussitĂŽt dessus en criant Câest le temps, mon MĂ©nard 1 nCe-lui-ci partout dâun gros Ă©clat do rire âplein de provocation, se garantit du premier assaut-, puis enserra dans ses longs bras son udversai re qui lâĂ©treignait.Plusieurs fois lâon vit ces deux Ă©normes niasses d'hommes sâĂ©lever tour Ă tour dans lâespace et faire trembler le sol Ă leur retour en Ă©quilibre.Enfin le cinĂ© mena gea si bien un croc en jambe que Aßénard roula u terre avec lui et que ce dernier continua de lâontruiner, en roulant jusquâĂ l'eau oĂč il parvint Ă lui plonger trois fois la tĂȘte.MĂ©nard se releva satisfait : 11 avait bu de lâeau du lac.Comme par enchantement Berthier, 3 novembre 1899.AImo A.-E.Jonciix; de Berthier en bas, vient do sortir de lâhĂŽpital do lâHĂŽtel-Dieu oĂč ollo Ă©tait retenue depuis deux mois par uno mnlndio grave.Elle attribue sa guĂ©rison nu Vin des Carmes, qui lui a rendu lâappĂ©tit et les forças comme par enchantement.Elle est maintenant trĂšs bien et jâautoriso las propriĂ©taires du Vin des Carmes Ă so servir nie mon nom.Capt.A.-E.Jouais.Narcisse IV|Ă©nard ArrĂȘtez la toux et chassez le rhume Les Laxnlivc-Bromo-Quinine Tablets guĂ©rissent un rliuniĂš en un seul jour.lâas de guĂ©rison, pas de payment.Prix, 'ib cts.Ă Lâart dâĂȘtre content A lâexemple dâun sage, diparu do la scĂšne du monde, qui Ă©crivait au dĂ©but do lâannĂ©e dans 1âAvenir du Nord, je voudrais signaler Ă ses aimables lecteurs un art, science oubliĂ©e que personne ne pratique aujourdâhui.Tout lu monde so plaint : les riches, les pauvres, les jeĂ»nas, les vieux, ltvj amoureux, les gens mariĂ©s et les cĂ©libataires Si nous cherchions Ă Ă©tudier, non le cĂŽtĂ© sombre des choses mais leurs avantages, comme la vio nous parai trait belle Ă travers cette lanterne mugique aux couleurs consolantes I, Je ne prends pas les riches en pitiĂ©.Si la satiĂ©tĂ© les empĂȘche do jouir, tant pis pour eux.Mais les pauvres ont toute nia sympathie de femme et de chrĂ©tienne.Pourtant leur Ă©tat si pĂ©nible a ses compensations.Câest dans la classe nĂ©cessiteuse quâon trouve la vraie fraternitĂ©, le plus pur dĂ©sintĂ©ressement ; arrive-t-il pp-malheur Ăź les parents, les voisins accourent ; lâun rĂŽmprovise garde-malade, un autre prend soĂ»l des enfants, tous se cotisent pour acheter lâindispensable.Sâil meurt un ouvrier ou sa femme, de braves gens recueilleront les orphelins, et les derniers jours du malheureux nu-ront plus de consolation que le millionnaire qui acn?» au milieu ue «un opulence et dont les relations sâinscrivent Ă la porto sans mĂȘme demander Ă le voir.Les amoureux attendent avec impatienco lâheure de lâhymĂ©nĂ©e, pourquoi abrĂšgent-ils cette saison dĂ©licieuse oĂč lâon est tout l'un pour l'autre, oĂč lâon ne voit que des qualitĂ©s Ă celui que lâon aime ! Tant de gens pressĂ©s aussi se -nsUguen^.du saint Ă©tat oĂč lâon est profĂšs en mĂȘme temps que novice.Et ces pauvres Ă©poux qui traĂźnent* par le monde leurs dĂ©sillusions, ne se feraient-ils pas Ăčn bonheur passable avec de la rĂ©signation et de la bonne volontĂ© 1 II suffirait d'un peu de .ĂčcĂ©, de douceur, de diplomatie pour rat" .ces cĆurs qui deviennent chaque jour ' .11 leur faudrait faire de leur te -Ăčn,' IntĂ©rieur attrayant et non pas -hĂŽtellarie oĂč ils mangent et dorment com-_ e passage.La femme devrait ĂȘtre iSĂŒiĂiS?.- ooâtxn oubli ou un manque .,.sirei mais la meilleure amie qui nâignore rien de ce qui intĂ©resse le mari et de doit venir l'initiative quand il y a un sacri-* Quand le mari arrive, le ooir, le HnĂ«niĂč prĂ©occupĂ© par une transaction le rĂ©sultat lâinquiĂšte, au lieu â de sa journĂ©e ou de elle doit veiller Ă ce -avec soin, que le* plats Ce colon do la premiĂšre heure, cet homme probe, nu courage solide, et Ă la franchise admirable, cet ami et compagnon do voyages du curĂ© Lnbelle Ă travers les fĂŽrcts et les bias du nord, vient do mourir Ă Sainte-Agathe.II est parti sans crier gare ! subitement.Narcissi) Aßénard Ă©tait une personnalitĂ© dans le monde des colons et son nom restera, dans lâhistoire, insĂ©parable de celui du grand patriote le curĂ© Label le.Au dĂ©but de son Ćuvre ditlicilo Ă lâĂ©poque des explorations et des dĂ©frichements do ces belles rĂ©gions du Non! aujourdâhui si prospĂšres, le curĂ© Lnbelle eut comme compagnon fidĂšle et intelligent M.Narcisse Aßénard.Vers 1850, M.Aßénard linbitait les environs do Sainto-Agatho ; qui Ă©tait alois lâendroit le plus reculĂ© du nord, oĂč lâon trouvait dos habitants.Il fit avec lo curĂ© Lalielle de nombreuses excursions dont il serait intĂ©ressant dâĂ©crire lâhistoire.Il nous semble voir encore la figure joviale et francho do ce colosse quâĂ©tait Narcisso MĂ©nard, nous racontant dans notre bureau, en 1897, qne'ques-uns do ces voyages faits No 117âLA GRIPPE La grippe fait beaucoup de victimes chaque annĂ©e, mais non pas chez ceux qui emploient le Hiiunit: ivbuuml.ChĆur de chant A l'assemblĂ©e rĂ©guliĂšre du elireur de cliant, tenue ie 2 courant, sous la prĂ©sidence de Ai.J.Duquette, Al.J.DorĂ©, secondĂ© pur AI.J.Bavard, propose que, ayant appris avec peine la mort du pĂšre do leur confrĂšre, S.DĂ©sonneaux, et- la mort de Mme You, mĂšre de A.Yon, les membres du chĆur offrent Ă ces (leux confrĂšres leurs plus sincĂšres condolĂ©ances.Il est rĂ©solu, sur proposition de M.E.Beauchamp appuyĂ©e par AI.BĂ©langer, que M.lâabbĂ© Caisse soit chargĂ© dâexprimer les regrets du clueur Ă lâoccasion du dĂ©part de AL le cnrĂ© La-fortune.LâĂ©lection des officiers a eu lieu et a donnĂ© le rĂ©sultat suivant : PiĂ©-ident, S, DĂ©cbainbiiult vice prĂ©sidents, AndrĂ© Magnant et J.Savard ; SecrĂ©taire, A.Isipluntc ; trĂ©sorier, N.BĂ©langer ; bibliothĂ©caire et insistant, A.Yon et A.Gendron ; auditeurs, A.Sigouin et A.Donald son ; collecteurs, A.Richard et AV.Pepin ; comitĂ© do rĂ©gie, T.ThĂ©rrien, J.DorĂ©, L.Daoust, A.Richard.PRENEZ LES CACHETS DU Dr FRED.J.DEMERS CONTRE LE MAL DE TETE Ses effets sont vraiment merveilleux, toujours certains, prompts et inoffensifs.Exigez le nom sur chaque cachet.Nouvelles de Saint-Jerome â RĂ©fĂ©rant, Ă lâannonce de la maison Pierre Simard de Saint-JĂ©rĂŽme, vous verrez que ce monsieur est en Ă©tat de servir sa nombreuse clientĂšle nussi avantageusement que les grandes maisons de MontrĂ©al.Nous nous faisons un plaisir do recommander Ă nos lecteurs cotte maison do commerce importante.â Al.T«luis Guvoi), prĂ©sident du Bureau des inspecteurs des Ă©tablissements industriels, Ă©tait do passage dans notre ville mercredi dernier.Il nous a fait lâhonneur d'une visite Ă notre bureau.Al.Guy on, Ă qui certaines plaintes anonymes avaient Ă©tĂ© faites concernant Page des employĂ©s tie M.Fishell, a constatĂ© que co dernier Ă©tait en tĂšgle avec la loi.Dans les manufactures do cigares las garçons doivent avoir 12 ans et les filles au moins 14 ans.Al.Guyon a aussi fait la visite des inanufac tu les Rolland et Boston Rubber Coy.â Pourquoi payer $125 {mur se procurer un clavigrnphe alors que lâon peut se procurer avec pour $00, le clavigraplio Umpire qui est lâĂ©gal l'ApĂŽtre de la Colonisation Ă travers les Ă©paiB- !rd.' s,,ndrim,r s,,r nhâ*,V,,n noint Nous croyons quâil est dâacuahtĂ© de rappeler ici une amusante anecdote se rapportant Ă cette Ă©poque dĂ©jĂ bien lointaine.Nous lâempruntons au Nord do 1892.?* * LE CURE LABELLE ET LE GRAND AIENARD On parlait do deux athlĂštes qui sâĂ©taient, quelques jours auparavant, mesurĂ©s Ă brus le-corps.â Co devait ĂȘtre imposant.â Oui, les spectateurs en paraissaient terrifiĂ©s.â Alais vous ne savez donc pas, fit tout-Ă -coup un troisiĂšme, la prise du curĂ© Labelle avec le grand MĂ©nard, câĂ©tait bien autre chose.â Quoi ! avec ce gĂ©ant qui a si souvent fait trembler le nord du comtĂ© Ăź â Il est haut comme les pins de la Rouge.âIl a une uiĂ choir de fer.Les bras lui descendent aux genoux.â Et allongent des griffes dâours.â Oui, mais il est trĂšs intelligent et a aussi bon coeur que bon bras.Cependant nâoubliez pas que le curĂ© Labelle avait aussi bon bras que bon cĆur.Rappelez-vous la pĂ©riode la plus active des pĂ©rĂ©grinations du grand patriote Ă la Rouge.Pas de chemins Ă peine.On faisait des lieux en canots Ă travers lacs et ri\ iĂšres.Il fallait un bon pilote et un bon canotier sur lâeau, un bras puissant pour {e portage dans la forĂȘt, et un joyeux compagnon partout: MĂ©nard Ă©tait tout cela.Elle est chĂšre au nord lâimage du curĂ© Labelle voguant dans sa frĂȘle embarcation.Voyez-le interroger lâhorizon du regard supĂ©rieur sur plus dâun point.S'adresser Ă u Tlio AATĂŒnm.s Alfg.Co., MontrĂ©al.â Do passage dans notre ville ces jours der niera : Dr Jos.Lapierre, de Sainte-Anne du Sault ; Dr AY'ilfrid Grignon, do Sainte-AdĂšle ; Dr P.E.PrĂ©vost, do MontrĂ©al.ââ La Banane H'TTnohelnim est Ă installer I â ' o bureaux dans notre ville.JusquâĂ nouvel ordre, Al.GagnĂ©, do Mont rĂ©al, sera le gĂ©rant do cotte nouvelle succursale.â AI.Itzweire, comptable Ă la Banque dâHochelaga, est dĂ©finitivement installĂ© Ă St-J Ă©rĂŽme.La nouvelle succursale de la Banque dâHocheluga, dans notre ville, sera ouverte LUNDI, le l(Ăź du courant.J.C.GAGNĂ, GĂ©rant Pro tern.â Vendredi et samedi il y a eu dans la salle du marchĂ© deux superbes reprĂ©sentations de vue» animĂ©es.J.âllistorioqmplie du vicomte dâHanterives est sans contredit ce quâil y a de plus parfait et de plus artistique dans le genre.Nous avons vu se dĂ©rouler sous nos yeux de vĂ©ritables scĂšnes de Ă héûtre.La parabole de lâEnfant Prodigue et le RĂȘve de NoĂ«l ont sur tout Ă©tĂ© trĂšs applaudis.Tapisserie variĂ©e ; stores (blinds) d# toutes sortes ; porte-rideaux de 20 cts en montant, Ă la Librairie J.E.PrĂ©vost fils.C5P* Jolies romances et morceaux de piano Ă vendre Ă La Librairie J.E.PrĂ©vost fils.â Nous conseillons Ă nos amis do payer leurs taxes afin dâavoir le droit do voter aux prochaines Ă©lections municipales.Il nous semble que les quartiers oĂč cas Ă©lections doivent avoir fieu, devraient se choisir dĂšs maintenant leurs candidats.Co choix est'dcs plus importants.Dans les circonstances, vu lâĂ©tat do nos finances, il faut au conseil de ville des hommes prudents en mĂŽme temps qu'omis du progrĂšs ; des hommes conciliants en mĂȘme temps quâindĂ©pendants et droits.Que les contribuables rĂ©flĂ©chissent dĂšs main tenant et s'entendent sans tarder sur !o choix des candidats Ă la future Ă©lection.â .A l'assemblĂ©e des anciens et nouveaux marguilliera, tenue dans la sacristie dimanche dernier, les comptes de la fabrique pour lâannĂ©e 1901 ont Ă©tĂ© acceptĂ©s.â Iji Cour de Circuit qui devait siĂ©ger dans notre ville, mardi, a Ă©tĂ© remise au mois de mars prochain.â Le reddition annuelle des comptes des syndics aura fieu le dimanche, 22 dĂ©cembre, Ă la sacristie.â Les marchands du noid sont priĂ©s do remarquer quâen faisant leurs achats chez AI Fierre Simard de Saint-JĂ©rĂŽme, ils Ă©pargnent de fulgent car le transport des marchandises leur coĂ»te bien meilleur marchĂ© que sâils les achĂštent Ă MontrĂ©al â Nous prions AI.Octave Rose d'agrĂ©er nos sympa, hies Ă lâoccasion du dĂ©cĂšs de sou Ă©pouse, AImo Rose est morte aprĂšs une longue et douloureuse maladie.Ses funĂ©railles ont eu lieu lundi.Les porteurs Ă©taient : Dr J.E.PrĂ©vost, AIM Stanislas Desclmmbaulr, Corbeil, Alfred Thibault, Ferdinand Filion et â Le conseil de ComtĂ© a en sa sĂ©ance rĂ©gu liĂšre mercredi.Rien de saillant y a Ă©tĂ© discutĂ©.â Le Rvd.Al.I-afortune nous quittera dĂ© finitivement dans le courant de la semaine pro chaitie.Tous les jours notre curĂ© icçoit de nombreuses marques d-: sympathie Ă lâoccasion de son dĂ©part.â Alardi soir il y a eu un joyeux parti dâhuĂźtres Ă 1 hĂŽtel St-Vincent.y^UX SOURDS â Une dame opulente, guĂ© rie de surditĂ© et de bruits dans la tĂȘte par le li//n//uu artificiel du Dr Sicholson, a donnĂ© $25,000 Ă son institut afin que les sourds qui ne peuvent se procurer ces tympans artificiels puissent les avoir gratis.Adresse : The Nicholson Institute, 780, 8th avenue, New York.â M.Armand Cartier, horloger-bijoutier, do notre ville, vient dâouvrir un autre magasin Ă Saint-Lin.Nous lui souhaitons tout le succĂšs quâil me rite.â Les cadeaux de NoĂ«l et du Jour de lâAn, les cartes de souhait, les Almanachs Agricoles, des Familles et du Peuple sont tous arrivĂ©s chez Al.J.E.PrĂ©vost, tils.Choix superbe et prix excessivement bas.Que tous so hĂątent dây aller faire leur choix.â AL Godfroy Lalande a rachetĂ© la terre qu'il avait vendue il y a quelques semaines.A la derniĂšre sĂ©ance du conseil de la paroisse il a Ă©tĂ© réélu maire.â On dit quo M.RĂ©gis GuĂ©nette a lâinten tion dâacheter la scierie Villeneuve situĂ©e au Cordon.No 146âSANS DISTINCTION Toutes les affections des organes do la respiration sont rapidement guĂ©ries par l'emploi du Baume lthumai.Nouvelles de Sainte-AdĂšle â AI.McDuff Lamb vient do faire lâacquis!-sition du pouvoir dâeau du Dr AV.Grignon ; c'est une chute dâeau de prĂšs de 100 pieds formĂ©e par la dĂ©charge des lues Alorel que lâon aperçoit des chars en arrivant Ă la gare de Ste.Alarguerite.AL Lamb a l'intention dây installer un bĂ©lier hydraulique pour pousser lâeau dans sa jolie rĂ©sidence.Il se propose Ă©gale ment dâutiliser les forces do ce pouvoir dâeau pour Ă©clairer Ă lâĂ©lectricitĂ© Ha rĂ©sidence ains que tout lo village do Saiuto-Adelo.EnfoncĂ©e, Sainte-Agathe ! â Iji querolle do la Presse et du Journal nous amuse passablement, ls.âs partisans de la Presse sont nombreux.Il faut avouer que si le parti conservateur a subi une si grande dĂ©faite, câest dĂ» su fanatisme des journaux toryx, et il est fort, Ă craindre que tant qu'il y aura dans les colonnes de ces journaux des insultes Ă lâadresse des Canadiens Français et du Pape, u-cun des anciens conservateurs ne songera Ă retourner sous son ancien drapeau couvert des crachats et tic la bave infecte do ces torys fanatiques.De mĂȘme que jâaime mieux un protestant honnĂȘte quâun catholique malhonnĂȘte, je prĂ©fĂšre un libĂ©ral tolĂ©runt Ă un conservateur passant son temps Ă dĂ©nigrer ma race et ma religion.Pas d'alliance possible avec do pareilles gens ! â La fĂȘte de notre souverain a passĂ© inaperçue dans nos Ă©coles.Pourquoi?je nâen suis rien.Je nâen accuse personne, mais tout de mĂȘme câest regrettable.Quelle bell* occasion de faire un peu dâhistoire, d'expiiquer ce quâest lâimpĂ©rialisme.Toute institutrice aurait pu dire Ă peu prĂšs ceci : " Aujourdâhui, câest In fĂȘte de notre roi Edouard AUI.Câest lopins grand roi de lu terre.Cependant il doit souffrir beaucoup de fil guerre injuste que lâon fait en ce moment Ă un petit peuple de cultivateurs, les Boers ; dâun autre cĂŽtĂ© nous ne pouvons lâen blĂąmer fortement, car lo roi rĂšgne mais no gouverne pas ; ceux qui mĂ©ritent le plus de rĂ©probation sont Joe Chamberlain, Cecil Rho des et le peuple qui laisse faire cette boucherie.Quant Ă nouĂ©, nous pouvons ĂȘtre loyaux Ă 8a AlujestĂ©, tout en nâapprouvant pas cette guerre injuste et tout, en refusant de devenir impĂ©rialistes, câest-Ă dire de nous laisser englober par lâAngletere oĂč notre nationalitĂ© se trouverait noyĂ©e Ă tout jamais.Restons loyaux sujets de 8a MajestĂ©, mais ne soyons pas des esclave».Prions Dieu pour quâil mette fin Ă cette guerre injuste et quâil accorde Ă notre Souverain longue vie et prospĂ©ritĂ©.Au nom du Roi, je vous accorde congĂ©." Dans lâaprĂšs-midi de la fĂȘte du souverain, Ă lâheure do lâĂ©cole, un pĂšre rencontre dans la rue un de ses petits gamins, ĂągĂ© de huit ans et lui dit :â Pourquoi nâes-tu pas Ă lâĂ©cole Ă cette heure ci ! â Jâai pris congĂ© de moi-mĂȘme, reprend hardiment lâenfant, parce que câest la fĂȘte de MON roi.VoilĂ encore du bois pour faire un plaideur.AgĂ© de 8 ans seulement, il tient dĂ©jĂ Ă user ce ses privilĂšges et de ses droits- Lo pĂšre a dĂ» rebrousser chemin aprĂšs cette sublime leçon de loyalisme.â Nous remercions MM, les marguilliers d'avoir bien voulu faire rĂ©parer notre orgue qui nâĂ©tait pas un exemple dâharmonie pour notre paroisse.Avec un tel orgue, il nâĂ©tait pas Ă©tonnant de voir ici tant de cacophonie.Dimanche dernier, grĂące a lâharmonie de notre instrument, jâai remarquĂ© bien plus de dĂ© votion dans lâassistance.La trompette nâĂ©tait plus nasillarde ni beuglante comme autrefois.Ce nâest pas avec une pareille trompette que lâange de la RĂ©surrection, au jour dernier, aurait pu faire sortir les morts de leurs tombeaux.Tout harmonieuse quâelle soit aujourd'hui, ehangeons-la au plus tĂŽt, car i! nây a rien dâaussi trompant quâune trompette ; rien dâaus si sensible aux catarrhes, aux enrouements au simple contact (l'un changement de tempĂ©ra ture.Notre orgue a Ă©tĂ© rĂ©parĂ© par AL Jos Alorin, un aveugle de AlontrĂ©al.Quel homme habile ! Dire quâil voit si bien sans yeux quand il y en a tant qui voient si peu avec leurs yeux grands ouverts.Quelle oreille musicale ! On le fait venir dans une famille pour accorder un piano Tl en tire quelques accords : " Tiens, sâĂ©crie-t-il, le piano du lxmhomme Charbonneau que jâai accordĂ© il y a 20 ans." On retrace l'histoire du piano et on constate que M.Morin disait vrai.Câest de ce piano, ajoute M Alorin, que le bonhomme Cnarbonneau me disait : je viens de terminer le meilleur do tous les pianos que jâai mis au monde, il est ravissant Ă entendre, il imite admirablement le violoncelle.â Citoyens de Saint-JĂ©rĂŽme, donnez donc Ă la vieille Ă©glise son coup de grĂące.Quelle longue agonie ! Puisque cette relique du passĂ© doit disparaĂźtre, finissez-en donc de suite.Pourquoi lui infliger la honte dâune comparaison avec sa fille ?Pourquoi lâoffrir si longtemps en spectacle dans une si pauvre toilette ?J .es Tout le monde voudra profiter E3T DE '^3 LâAvantage Exceptionnel CF* OFFERT PAR du 1er au 31 dĂ©cembre MESDAMES ET MESSIEURS, Jâai l'honneur de vous informer que, du 1er au 31 dĂ©cembre 1901, afin de faire place aux nouvelles marchandises du printemps, je ferai, LE LUNDI et LE SAMEDI de chaque semaine, Une Vente Ă Grande RĂ©duction sur les marchandises suivantes qui seront vendues absolument au prix coĂ»tant Pardessus en Ă©toffe et en drap, Habillements pour hommes, jeunes gens, enfants AIanteaux pour dames, Jupes, Blouses, Tweeds, Etoffes Ă costumes, Sous-vĂȘtements, Chapeaux garnis et non garnis, Casques, Chaussures, cfiĂ©e., AI outres or et argent, Joncs de mariage, Et une foule dâautres marchandises quâil serait trop long dâĂ©numĂ©rer ici.Une visite chez moi vous convaincra de la vĂ©ritĂ©.Saint-JĂ©rĂŽme, 29 novembre 1901.C HQ.GO DM ER fenĂȘtres ressemblent Ă dos yeux crevĂ©s : lâarriĂš.âą e-chĆur Ă un flanc ouvert par unu corne j0 aurcau et dâoĂč sâĂ©chappent h-s etifuillcs ; H(Il clocher dĂ©mantibulĂ© est semblable Ă un'chapeau de politicien qui a reçu des coups do Citoyens do Suint-JĂ©rĂŽme, cotte leliqun no mĂ©rite pas un tel sort ; de gr Ăące, rasez la âą-j js la laisser vivre que dans le cĆur et la mĂ©moire de ceux qui ont rule bonheur de connaĂźtre son toit bĂ©ni.C.Vrai.Nouvelles de Ste-Xaicie Un joyeux parti dâhuĂźtres a eu liiu lundi dernier, chez Al.ltooli Tliouin, liĂ»telii r.Un grand nombre d'auiis des paroisses onvhonnan-tes y ont pris part, parmi lesquels nous avons remarquĂ© AIM.Gibault et Lecluir, de Saint-JĂ©rĂŽme; AIM.Dagennifl, Lnclmnce, Lallier, C.Guay, A.Lachance, C.Beaulieu, Constatai-neau, Boiviu, Saint-Louis, Taillon, de Sainte-Agathe ; MAI.A.Gibault, L.AndrĂ©, C.Beauchamp, F.Tliouin, F.Giroux, T.Thouin, A» MaĂźtre, P.Thouin, F.LĂ©pine, J.Legault et autres de Sainte-Lucie.Plusieurs daims sont venues rehausser de leur prĂ©sence lâĂ©clat de cette fĂȘte.11 y a eu chant et musique et tous te sont retirĂ©s emportant un bon souvenir do ce joli festin.â AI.J.Leclair, voiturier, de Saint-JĂ©rĂŽme, Ă©tait de passage ici cette semaine, dans l'intĂ©rĂȘt de son commerce.â Nos institutrices sont allĂ©es laicmaine derniĂšre, assister aux confĂ©rences pĂ©dagogiques que donnait Ă Sainte-Agathe, AI.lâinspecteur Primeau.â Les chantiers sont trĂšs nombreux cet hiver et la main dâĆuvre est trĂšs chĂšre." s'os coIons n ont pas besoin de sâexpatrier pour subvenir Ă lâexistence de leur famille.Alais, grand Dieu, il y en a toujours qui aiment Ă rou 1er d une place a 1 autre, e: câest ce que fait PlKHRK QUIUOULK M.JOSEPH CHAiniU Prend des PILULES MORO .t: j guĂ©rit en quelques dâune maladie qui durait depuis Ces mois.Lâestomac est l'organe le { â., important du corps humai u.tt sans sou bon fonctionnement L e t impossible Ă l'homme d'avoir nue bonne santĂ©.Lorsque les vivas digĂšrent mal, il Ă©prouve des nianx de cĆur, la langue est chargĂ©e et Ă©paisse et aprĂšs le repas ses vivres le fatiguent.Tous les organes se ressentent de ce dĂ©rangement e t lâhomme'qui souffre de dyspep-ie et d indh-es-tiou devient bientĂŽt Ă©pni Ă© dans tout son ĂȘtre.Quelques boĂźtes d» I finies Moro prises Ă temps f ri âą t toujours un grand bien, rame ront lâappĂ©tit, donneront m: bonne digestion, et en ce fni-.-u t ramĂšneront Ăč la santĂ© les lu,mm t affaiblis par le mauvais fom tiou-nement de leur estomac.Les Pilules Moro guĂ©riss"- â aussi le mal de rognons, les battements de cĆur, les douleurs fi-» rhumatisme, le scrofule, les c'm r-dissements, les langueurs, 1 t troubles nerveux et tout s e s maladies si communes dm;'.1 s hommes qui cul abmĂ© de 1 r santĂ©, soit par excĂšs de travail e-u mauvaise Conduite._ Z//" M.JOSEPH CIIAKTlr.lt.Tlmolgnzge dt M.Joseph Charter.âąâ Jâai fait usage «les rilnh-s At-.ro pour des Ă©tourdissements que lâavais l.c-| quemment et douleurs durs K- ,!,,s entre les Ă©paules dont je so-.ffrn:* depuis longtemps.I.e pu q -i r i-pau me fatiguait et ma (biasdc il :a ' faisait mal.Tontine rcst.*t M-r lâi-s-tomac.Je me levais le matin, lu.- -ue Ă©paisse et mauvaise lx» e* c, et j't tais aussi fatiguĂ© et plus l.risĂ© que quand If mâĂ©tais couchĂ© la veille.â Mais depuis que jâai pr-s les Pii"' s , Mot°.mes Ă©tourdissements H.i.t d.-, P3âąÂź, Je p a?plus de f-tiguc e t e le i , Ă©paules, je travaille tous les j.r.trs et , Je su's «s parfaite santĂ©, le cous, ille , aux "Onimes qui souffrent des mĂȘmes , maux que mot, de prendre les Pilules Moro, car pour moi, je certifie quâelles mâout guĂ©ri.â JOSEPH CIIARTIER, Hudson, Mass.Les MĂ©decins de la Compagnie MĂ©dicale Moro prient tors 1 s hommes malades de leur Ă©mir.-, de leur donner une description complĂšte de leur maladie, c n ayant bien soin de mentionner tous h s dĂ©tails nĂ©cessaires.Us leur rĂ©pondront avec plaisir et tmit-Ă -fr t gratuitement, leur donnant tu o foule de bons conseils et d'instructions qui leur seront d'un grand secours et les guĂ©riront de leurs maux.Ils feront aussi l'envoi grnt"ât dâun petit livret rempli (âe lwii s conseils Ă tous les hommes qui t.u feront la demande.Les Pilules Moro se vendâ iât Soc.la boite ou six 1 au tes jour $2-50.Si votre marchand re 1 s tient pas, elles vous seront expĂ©diĂ©es sur rĂ©ception du prix.Adressez vos lettres comme suit: fcompagnie Medicale fiiero, 1724 nie SU-Catherine, âą âą H on! rĂ©al. 9 LâAVENIR DU NORD 12 DECEMBRE 1901 Feuilleton de lâAvenir du Nord zsx-x-xsz-xsrxxxxrafĂŻxxxssxsxĂŠxs P GERHA1NE '[ Par Edmond About Ă-X-X-Z-X-Z-X-XXZ-XXXZ-X-XZXXTX-Z-X-XX-X-X-XX-XX- 25 VI LETTRES UE CO UEO U 7.6' docteur Le Pris Ă Madame Chermidy On apporte l'hĂ©roĂŻne sur ries coussins ; une Ă©charpo tachĂ©e (le rouge indique quâelle est blessĂ©e Ă mort.Kilo se relĂšve avec peine, chan te un air du haut de sa tĂȘte, et expire aux ap plaudis8ements de la salle.Tous les habitants de Corfou sont persuadĂ©s que Jeanne est morte dâune blessure et dâune roulade.Le comtt mâa laissĂ© aller seul au théùtre ; et pourtant vous savez sâil raffole de Verdi Nâest-ce pus Ă une reprĂ©sentation A'Ernani que ses yeux ont rencontrĂ© les vĂŽtres pour la premiĂšre fois 1 Mais le pauvre garçon sâimmole littĂ©ralement Ă son devoir.Quel mari, madame, pour celle qui sera sa femme dĂ©finitive ! Les journaux nous ont apportĂ© des nouvelles de Chine que vous avez dĂ» lire avec autant dâintĂ©rĂȘt que nous.Il paraĂźt que la nation la plus camarade de la terre a traitĂ© lĂ©gĂšrement deux missionnaires français, et que la NaĂŻade sâest, mise en route pour punir les coupables.Si la NaĂŻade nâa pas changĂ© de commandant, nous attendrons avec impatience les nouvelles de lâexpĂ©dition.Chacun pour soi.Dieu pour tous.Je souhaite toutes les prospĂ©ritĂ©s imaginables Ă mes amis, sans ' toutefois demander la mort de personne.Les Chinois sont, dit-on, de mauvais artilleurs, quoiqu'ils se vantent dâa voir inventĂ© la poudre.Cependant il ne faut quâun boulet clairvoyant pour faire bien des heureux.Adieu, madame.Si je vous Ă©crivais comme je vous aime, ma lettre ne finirait pas.Mais, aprĂšs le plaisir de causer uvec vous, il faut me rendre au devoir qui mâappelle dans la chambre voisine.Pluisir, devoir ! deux chevaux bien difficiles Ă atteler ensemble.Mais je fais de mon mieux, et si je nâarrive pas Ă concilier toutes choses, câest quâun homme nâa pas ses coudĂ©es franches entre lâenclume et le marteau Aimez-moi si vous pouvez, plaignez moi si vous voulez, ne me maudissez pas, quoi quâil arrive, et si je vous adressais par le ptochain courrier une.lettre cachetĂ©e de noir, faites-moi lâhonneur de ctoire fermement que je nâai aucun droit Ă votre reconnaissance.Je baise la plus jolie main de Paris.Charles Le Bris, D.M.P.La comtesse douairiĂšre de Villanera Ă madame de La Tour dâEmblense.Villa Dandelo 2 mai 1853.ChĂšre duchesse, Je nâen peux plus, mais Germaine va mieux.Nous avons tous dĂ©mĂ©nagĂ© ce matin, ou plutĂŽt câest moi qui les ai dĂ©mĂ©nagĂ©s.Jâavais les caisses Ă faire, la malade Ă envelopper dans du coton, le petit Ă surveiller, la voiture Ă trouver, et presque les chevaux a atteler.Le comte nâest bon Ă rien : c'est un talent de famille.On dit en Pspagne : maladresse de Villanera.Le petit docteur bourdonnait autour de moi comme la mouche du coche ; jâui dĂ» le faire asseoir dans un coin.Quand je suis pressĂ©e, je ne peux pas soufiĂŻir lâempressement dâautrui; qui mâaide me gĂȘne.Et cet Ăąne de Gil, qui s'est avisĂ© de prendre la fiĂšvre, quoique ce ne fut pas son jour' Je vais le renvoyer Ă Paris pour qu'il guĂ©risse, et je vous prie de mâen chercher un autre.Jâai tout fait, tout prĂ©vu, tout arrangĂ© pour le mieux ; jâai trouvĂ© le moyen dâĂȘtre Ă la fois dedans et dehors, en ville et Ă la.maison.Enfin, Ă dix heures, fouette cocher ! Heureusement les routes sont magnifiques ; le macadam des boulevards.âą Nous avons roulĂ© sur le velour jusquâĂ notre bicoque, et nous y voici.Jâai dĂ©ballĂ© mes gens, ouvert mes paquets, fait mes lits, apprĂȘtĂ© le dĂź ner avec un cuisinier indigĂšne qui voulait tout poivrer, mĂȘme la soupe au lait.Ils ont man gĂ©, tournĂ©, promenĂ© ; ils dorment enfin, et je vous Ă©cris au chevet de Germaine, comme un soltat sur un tambour le soir de la bataille.La.victoire est Ă nous, foi de-vieux capitaine.Notre fille guĂ©rira, ou elle dira pourquoi.Elle mâa pourtant fait passer quinze nuits dĂ©sagrĂ©ables dans cette ville de Corfou.Elle ne se dĂ©cidait pas Ă dormir, et jâavais beau la bercer comme un enfant.Elle mangeait uniquement pour me faire plaisir ; rien ne lui disait : et quand on ne mange pas, adieu les forces.Elle n'avait plus quâun souffle de vie qui semblait Ă cliaquo instant prĂȘt Ă sâenvoler, mais je faisais bonne garde ! Ayez courage ; elle a dĂźnĂ© ce soir, elle a bu deux doigts de vin de Chypre, et elle dort.Jâavais souvent entendu dire quâune mĂšre sâattache Ă ses enfants en raison du mal qu'ils lui ont fait ; je no le savais point par expĂ© rience.Tous les Villanera, de pĂšre en fils, se portent comme des arbres.Mais depuis que vous mâavez confiĂ© le pauvre corps de cette bulle Ăąme, depuis que je fais le guet autour de notre enfant pour dĂ©fendre Ă la mort dâapprocher ; depuis que jâai aporis Ă souffrir, Ă respi rer, Ă suffoquer avec elle, je sens mou cĆur.Je nâĂ©tais mĂšre quâĂ moitiĂ©, tant que je nâavais pas Ă©prouvĂ© le contre-coup des douleurs dâautrui.Je vais mieux, je suis meilleure, je monte en grade.C'est par la douleur que nous nous rapprochons de la mĂšre de Dieu, ce modĂšle de toutes les meres.Ave Maria, mater dolorosa ! Ne crains rien, ma pauvre duchesse ; elle vivra.Dieu no mâaurait pas donnĂ© ce profond amour pour elle, sâil avait rĂ©solu de lâarracher de ce monde.Celui qui gouverne les cĆurs mesure la violence de nos sentiments Ă la durĂ©e de ce que nous aimons, et jâaime notre fille comme si elle devait ĂȘtre Ă©ternellement Ă nous.La.Providence se joue de lâambition, de lâavarice et de toutes les passions humaines ; mais elle respecte les affections lĂ©gitimes ; elle y regarde Ă deux fois avant de sĂ©parer ceux qui sâaiment pieuseL'ent dans le sein de la famille.Pourquoi mâaurait-ello attachĂ©e si Ă©troitement Ă notre Germaine, si elle avait eu le dessein de la tuer dans mes bras Ăź Ce serait un jeu cruel et indigne de la bontĂ© de Dieu Dâailleurs, lâintĂ©rĂȘt de notre race est liĂ© Ă la vie de cette enfant.Si nous avions le malheur de la perdre, don Diego se mĂ©sailtierait un jour ou lâau-tte.Saint Jacques, Ă qui nous avons bĂąti deux Ă©glises, ne permettra jamais quâun nom comme le nĂŽtre soit portĂ© en ferronniĂšre par Mme Chermidy.Je nâespĂšre rien du docteur Le Bris : les savants ne s'entendent pas Ă guĂ©rir les malades.Le vĂ©ritable mĂ©decin, câest Dieu dans le ciel et lâamour sur la terro.Les consultations, les remĂšdes, et tout ce quâon achĂšte a prix dâargent nâaugmentent pas la somme de nos jours.Voi- Les Epreuves dâune Femme 1901 Dim.Lun.cAlĂ»AĂ© Mar.Mer.Jeu.1901 VEN.SĂM.3 4Š 3 6 7 i 8 2 9 w M m m m m m m «1st 20 21 22 23 2%> 25 26 27 28 29 30 Les femmes comprendront facilement la signification de ce calendrier avec ses dix jours biffĂ©s, car pour un grand nombre dâentre elles, et ceci au mieux aller, un mois nâa plus quâune vingtaine de jours oĂč elles peuvent vaquer Ă leurs occupations sans trop souffrir, le reste du mois est perdu pour elles.Il y a mCmc des jours oĂč les douleurs quâelles endurent leur font dĂ©sirer la mort.Souvent elles ont cherchĂ© du soulagement chez leurs mĂ©decins ou ailleurs, mais sans rĂ©sultats, cependant, il y aurait du soulagement pour ces femmes, car Madame Patrice et Madame Couture souffraient de maux semblables et elles ont Ă©tĂ© guĂ©ries, et lâhistoire de leurs souffrances et de leurs guĂ©risons racontĂ©es par elles-mĂȘmes, intĂ©resseront les femmes qui souffrent des mĂȘmes maux et qui obtiendront les mĂȘmes rĂ©sultats en employant les mĂȘmes moyens.â Jâni commencĂ©, dit Madame J.Patrice Ă prendre les â PILULES ROUGES au mois dâavril dernier, et je les ai â prises pendant quatre mois.DĂšs le premier mois je senilis du soulagement, et aprĂšs trois antres mois, tous mes â maux Ă©taient disparus.â JâĂ©tais malade depuis huit ans, mes pĂ©riodes Ă©taient â douleurenses, duraient longtemps, mâaffaiblissaient benu-â coup et mâobligeaient de prendre le lit ; je soutirais aussi â de tous les maux qui nccompagnent la faiblesse gĂ©nĂ©rale 11 comme mal de tĂšte, mal de cĂŽtĂ©s, douleurs de reins, points â de cĂŽtĂ©s et nervositĂ©.â Deux MĂ©decins, Ăą plusieurs reprises mâavaient prodi-" guĂ© leurs soins sans aucun rĂ©sultat.Les PILULES RQU-â GES firent disparaĂźtre mes maux comme par enchante-â ment, rendirent la force Ă mes membres affaiblis, â firent de moi uue femme nouvelle et me guĂ©rirent de â tous mes maux.Š â Jâai Ă©crit plusieurs fois aux mĂ©decins spĂ©-11 cialistes, ils mâont toujours rĂ©pondu nvec soin â et leurs bons conseils mâont Ă©tĂ© dâune grande â valeur.â MADAME JOSEPH PATRICE, â Rigaud, Co.Vaudreuil, P.Q.â â Mes maladies, dit Madame George Cou-â ture, Ă©taient arrĂȘtĂ©es sur moi depuis long-41 temps, lorsque je commençai Ă prendre les 44 PILULES ROUGES.Ce retardement avait â Ă©tĂ© causĂ© parce que le feu avait pris Ă la mai-44 son oĂč je demeurais, et jâavais Ă©tĂ© obligĂ©e de 44 me sauver dans la neige nu pieds.44 Trois mĂ©decins mâavaient soignĂ©e sans mâappor- V ter aucun soulagement.Jâavais toujours des douleurs dans le corps et surtout Ă lâĂ©poque oĂč mes mois devaient venir, je souffrais Ă©normĂ©ment et jâĂ©tais mĂȘme souvent obligĂ©e de prendre le lit.lin tout temps dâailleurs, il mâĂ©tait presque impossible de travailler.44 JâĂ©crivis aux mĂ©decins spĂ©cialistes qui me donnĂšrent de bons conseils et me dirent de prendre les PILULES ROU-44 GES.Je pris 9 boĂźtes en tout, et elles me ramenĂšrent 44 en parfaite santĂ©.Je suis aujourdâhui forte, je vois mes 44 mors rĂ©guliĂšrement, je ne souffre plus de douleurs, je 44 suis grosse et grasse et en parfaite sautĂ©.44 Jâavais souffert de cette maladie pendant 5 ans.44 E* dehors de ce retardement de mes mois, jâavais 44 aussi des faiblesses de cĆur, des douleurs de rhumatismes, toujours mal Ă la tĂšte et mal aux reins.Les PILULES ROUGES seules mâont fait du bien.Je les recommande aux femmes qui pourraient souffrir comme moi.44 MADAME GEORGE COUTURE, 44 Winooski, Vermout.â La meilleure rĂ©clame faite en faveur des PILULES ROUGES, est celle faite par les femmes guĂ©ries, qui disent Ă leurs amies et Ă leurs voisines le bien quâelles en ont obtenu, et qui les encouragent Ă suivre leur exemple et se guĂ©rir, en publiant leurs tĂ©moignages.Mais dans ces tĂ©moignages publiĂ©s, il faut aussi remarquer que la grande majoritĂ© de ces femmes qui Ă©taient si malades et qui se sont guĂ©ries, ont pris la peine dâĂ©crire aux MĂ©decins SpĂ©cialistes, et par leurs conseils et l'emploi des PILULES ROUGES, elles ont obtenu la guĂ©rison de leurs maux.Il est vrai quâil nâest pas nĂ©cessaire pour les femmes qui veulent prendre les PILULES ROUGES, de consulter les MĂ©decins SpĂ©cialistes, car les PILULES ROUGES guĂ©rissent presque toujours sans autre aide, les femmes malades.Mais on ne saurait trop conseiller aux femmes qui auraient perdu patience, ou qui seraient malades depuis longtemps et auraient abandonnĂ© les PILULES ROUGES avant dâobtenir leur guĂ©rison, de recommencer leur usage et aussi de consulter les MĂ©decins SpĂ©cialistes, car peut ĂȘtre quâelles nâont pai pris les PILULES .ROUGES comme elles auraient dĂ» les prendre, alors elles apprendront dâeux ce quâelles devraient faire pour se guĂ©rir.Leurs avis sont gratuits, que vous Ă©criviez ou que vous alliez les consulter Ă leurs bureaux au No.274 lue St-Denis, MontrĂ©al.Les femmes devront refuser comme imitations, toutes PILULES ROUGES vendues dp porte en porte, au 100 ou Ă 23c.la boĂźte, et aussi exiger que le nom de la CIE.CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE soit sur chaque boĂźte ; câest le seul moyen dâavoir les vĂ©ritables Pilules Rouges et de se guĂ©rir rapidement.Si elles ne peuvent les obtenir de leur marchand, elles leur seront expĂ©diĂ©es sur rĂ©ception du prix, 50c.la boite ou six boites pour ÂŁ2.50.Adressez vos lettres comme suit : Compagnie Chimique Franco-AmĂ©ricaine, No.274 Rue St-Denis, Montreal, Canada.ci ce que nous avons imaginĂ© pour obtenir quâelle vive.Tous les matins, mon fils, mon petit-fils et moi, nous prions Dieu de prendre sur notre vie pour ajouter Ă colle de Germaine.Lâenfant joint ses mains avec nous ; câest moi qui prononce la priĂšre, et le ciel sera bien sourd sâil ne nous entend pas.Don Diego aime sa femme : je vous lâavais bien dit.Il lâaime dâun amour pur, dĂ©gagĂ© de toutes les grossiĂšretĂ©s teirestres.Sâil lâaimait autrement, daus lâĂ©tat oĂč elle est, il me ferait horreur.Il a pour elle cette adoration religieuse quâun bon chrĂ©rien voue Ă la sainte Ă©glise, Ă la Vierge de sa chapelle, Ă l'image chaste et voilĂ©e qui rayonne au fond du sanctuaire.Nous sommes ainsi faits, nous autres Espagnols.Nous savons aimer simplement, hĂ©roĂŻ quement, sans aucun espoir mondain, sans au tre rĂ©compense que le plaisir de tomber Ăą genoux devant une image vĂ©nĂ©rĂ©e.Germaine nâest pas autre chose ici-bas : la parfaite image des saintes du Paradis.Quand saint Ignace et ses glorieux campngnons s'enrĂŽlĂšrent sous lâĂ©tendard de la mĂšre de Dieu, ils donnĂšrent Ă tous les hommes lâexemple chevaleresque de lâamour pur.(A suivre) Nouvelles de St-Casimir (LABELLE) â Les chantiers sont en pleine activitĂ© depuis les derniĂšres bordĂ©es de neige qui nous ont apportĂ© des chemins dâhiver trĂšs convenables.âą Notre paroisse est maintenant dotĂ©e dâu ne beurrerie de premier ordre, si on en jugo par les rĂ©sultats quâelle a donnĂ©s ces derniĂšres semaines sous la direction de M.Donat Loran-ger, de Sainte-Anuo de la PĂ©rade, expert bien connu des fabricants de beurre et de fromage Avec le sĂ©parateur U S quây a installĂ© M.Loranger, on a obtenu une moyenne de cinq roixante-un centiĂšme (5.61) par 100 lbsdolait1 No 145âSON OMBRE SEULE Un homme prĂ©venu en vaut dix.Le rhume L'Avenir du Nord est publiĂ© par J.Ă.est lâimprĂ©vu, mais lâombre seule du Baume J PrĂ©vost, fils, Ă©diteur - propriĂ©taire, Ă Saint- Oil trouvera Ă La Libraire J.E.PrĂ©vost fils Hue Sainte-Julie, SAINT-JEROME Le plus considĂ©rable et le plus bel assortiment de Cartes pour Noel et le Jour de lâan Objets de fantaisie pour Cadeaux Jouets de toutes sortes Almanachs pour 1902 Ecrivez Pour vous procurer un exemplaire gratuit du Canadian Horticulturist, le plus grand magazine de ce genre en AmĂ©rique, traitant trĂšs au long de In culture des fruits et des fleurs ; 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