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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-JérÎme en 1897. [...]

FondĂ© Ă  Saint-JĂ©rĂŽme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri PrĂ©vost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libĂ©ral de Saint-JĂ©rĂŽme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La mĂȘme annĂ©e, Jules-Édouard PrĂ©vost, frĂšre du Dr PrĂ©vost, est nommĂ© rĂ©dacteur en chef et Ă©diteur du journal.

Jules-Édouard PrĂ©vost crĂ©e une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter Ă  son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor Ă©conomique de Saint-JĂ©rĂŽme et de la rĂ©gion des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, annĂ©e durant laquelle Jules-Édouard PrĂ©vost en devient propriĂ©taire.

Par son appartenance Ă  la famille PrĂ©vost de Saint-JĂ©rĂŽme, Jules-Édouard est hĂ©ritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposĂ©s comme figures marquantes de Saint-JĂ©rĂŽme et des Laurentides au cours du XIXe siĂšcle. LibĂ©ral modĂ©rĂ©, il appuie Wilfrid Laurier Ă  Ottawa et les libĂ©raux Ă  QuĂ©bec. Jules-Édouard travaille de prĂšs avec son cousin Jean PrĂ©vost, dĂ©putĂ© libĂ©ral de Terrebonne Ă  QuĂ©bec de 1900 Ă  1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 Ă  1936. Jules-Édouard PrĂ©vost est lui-mĂȘme dĂ©putĂ© libĂ©ral fĂ©dĂ©ral de 1917 Ă  1930, puis sĂ©nateur jusqu'Ă  sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des rĂ©formes en Ă©ducation, domaine dans lequel PrĂ©vost est trĂšs impliquĂ©. Cela l'amĂšne Ă  subir les foudres de la presse catholique et Ă  se faire rabrouer Ă  de multiples reprises par l'Ă©vĂȘque de MontrĂ©al, Mgr BruchĂ©si. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergĂ©.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvriÚres et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bùcle et Valdombre), du frÚre Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premiÚres armes au début du siÚcle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problĂšmes de santĂ© poussent Jules-Édouard PrĂ©vost Ă  vendre L'Avenir du Nord aux frĂšres Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriĂ©taires et leurs investisseurs sont d'allĂ©geance conservatrice, mais Jules-Édouard PrĂ©vost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des diffĂ©rends qui amĂšnent les frĂšres Parent Ă  lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mĂšneront une lutte acrimonieuse durant quelques annĂ©es. Jules-Édouard PrĂ©vost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 Ă  1960, annĂ©es durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriĂ©taire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allĂ©geance libĂ©rale et s'oppose Ă  l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montrĂ©alaise rend la vie difficile au journal. GĂ©rald Cyr lui donne un format tabloĂŻd en 1965, mais le journal disparaĂźt en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dÚs sa premiÚre année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon réguliÚre, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), BibliothÚque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la RiviÚre-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siÚcle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-JĂ©rĂŽme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 12 décembre 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1901-12-12, Collections de BAnQ.

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CinquiĂšme AnnĂ©e — No 50.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numĂ©ro.Jeudi, le 12 DĂ©cembre 1901 m s ORGANE LIBERAL ou DISTRICT deTERREBONNE.LE MOT DE CAVE NIH EST DANS LE PEUPLE MIME JtOUiS VEBROHJ PRO^PtRIR l*S FILS BUST t/EURAHT \C>' tĂŻ CH&W>ER.Aboppeinepts i Un an.$1.00 Six mois.0.00 Jules-Edouard PrĂ©vost fils, FrancƓur Directeur.RĂ©dacteur politique ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Apijopoes Š De pouce : Un mois.$1.00 “ Un un.$3.00 L'VBfcLi.L.4 SOMMAIRE Projeta Ă  Ă©tudier Des rois-sandwiches Encombrement M.l’abbĂ© Lamarche MĂ©li-MĂ©lo Chronique franco-amĂ©ricaine Chasse aux nouvelles L’art d’ĂȘtre content NĂ©crologie Narcisse MĂ©nard Nonvelles de Saint-JĂ©rĂŽme “ Sainte-AdĂšle ' “ Sainte-Lucie “ Saint-Casimir Germaine, feuilleton FrancƓur Narcisse Meunier Grognard J.L.K.Laflamme Le P’tit Chose Ginevra Edm.About ; Projets Ă  Ă©tudier Nous croyons avoir dĂ©jĂ  dit un mot au sujet des sociĂ©tĂ©s coopĂ©ratives de tĂ©lĂ©phone Ă  la campagne et dus avantages de ce sys tĂšine pour les souscripteurs qui sont Ă©corchĂ©s par les monopoles.Nous avons citĂ© l’exemple d’un comtĂ© des Etats-Unis oĂč l’abonnement revenait Ă  S5 par annĂ©e, tous frais payĂ©s, alors que le monopole Bell exige, suivant les lieux, de 815 Ă  830.Il n’est guĂšre besoin d'aller loin pour trouver de bons exemples Ă  imiter.Dans notre propre province, dans le comtĂ© de Nicolet, entre autres, les habitants ont rĂ©solu de fonder une sociĂ©tĂ© copĂ©rative de tĂ©lĂ©phone.Us demanderont pour leur sociĂ©tĂ© la personnalitĂ© civile Ă  la session parlementaire du mois cio fĂ©vrier.Mais voici quelque chose de mieux encore.A Neepawa, Manitoba, la municipalitĂ© de cette ville possĂšde et opĂšre elle-mĂȘme non seulement un rĂ©seau de tĂ©lĂ©phone, mais elle a pris entre ses mains l’éclairage Ă  l’électricitĂ© des rues et des habitations.L’entreprise a Ă©tĂ© couronnĂ©e .d’un plein succĂšs.TĂ©lĂ©phone et Ă©clairage sont fournis pour ce qu’ils coĂ»tent, et au lieu de prĂ©lever sur le public les profits empochĂ©s par les actionnaires, c’est le public mĂȘme qui se partage les dividendes sous forme d’une rĂ©duction dans le prix des abonnements.Pour en revenir Ă  la municipalitĂ© de Neepawa, disons quelle possĂšde 1,400 lampes d’intĂ©rieur et 150 lampes dans les rues.Elle a en opĂ©ration 129 tĂ©lĂ©phones.Voici son bilan de l'annĂ©e 1901 : RECETTES LumiĂšres incandescentes Eclairage des ruĂ©s TĂ©lĂ©phones .S4,484.73 1,450 1,870 Total DÉPENSES Bois Huile Salaires Assurance RĂ©parations, etc.ImprĂ©vus IntĂ©rĂȘt ‱ 87,804.73 81,600 .175.57 2,105.82 300.90 2C9.58 277.59 1,050.80 85,779.36 ExcĂ©dent en bĂ©nĂ©fices, 82,025.37 Si une compagnie par actions avait administrĂ© ce service, elle aurait eu les mĂȘmes frais Ă  bĂ©boursor, et Ă  trouver en plus un dividende pour les actionnaires ; ce dividende, c’est l’abonnĂ© qui lĂ© paie en plus des frais ordinaires d’opĂ©ration.LĂ  qu’est la diffĂ©rence pour les citoyens d’une municipalitĂ© entre avoir Ă  faire avec un monopole et s’éclairer elle-mĂȘme par l’entremise d’un service municipal.Un service comme celui-lĂ  dans nos vil-lagesdu nord, oĂč les chutes d’eau sontsi nombreuses, coĂ»terait encore moins cher qu’à Neepawa, ville bĂątie en pleine prairie.A Saint-JĂ©rĂŽme, Ă  Sainte-Agathe et ailleurs, l’article : Bois, 91,600, disparaĂźtrait de la colonne des dĂ©boursĂ©s.Les assurances, les salaires seraient en consĂ©quence aussi fort rĂ©duits.MalgrĂ© cela, Ă  Neepawa l’abonnement au tĂ©lĂ©phone n’a guĂšre dĂ©passĂ© 814 et celui Ă  la lumiĂšre Ă©lectrique, environ 83.25 par lampe.Dans le nord, ces prix pourraient ĂȘtre rĂ©duits de moitiĂ© au moins, Ă  cause de l’économie opĂ©rĂ©e sur les salaires et sur la force motrice que nous offrent nos nombreuses chutes d’eau.FrancƓur Las rois-sandwic!|es * Dans le dernier numĂ©ro de la VĂ©ritĂ©, M.Tardivel, aprĂšs avoir citĂ© de l’EvĂšnement plusieurs .rĂ©clames complaisamment faites par des prĂȘtres et des religieux Ă  certains articles de commerce, s’exprime ainsi : Le produit recommandĂ© peut ĂȘtre excellent, nous no disons pas le contraire ; mais la vente de ce produit est une affuire purement commerciale, et il est souverainement dĂ©sagrĂ©able, pour ne rien dire de plus, de voir lĂ© nom de religieuses mĂȘlĂ© Ă  de semblable annonces.N’y a t-il ." ?‱ I?f '» pas lĂ  abus et abus trĂšs grave! Nous le croyons.Nous estimons que nos ecclĂ©siastiques et nos communautĂ©s religieuses n’ont absolument rien Ă  gagner Ă  se laisser afficher ainsi comme garants de l’excellence d’un tonique quelconque.Que dira donc la VĂ©ritĂ© du placard suivant, trouvĂ© dans le journal le plus orthodoxe de MontrĂ©al ?Distinction sans precedent POUR LE PIANO XX Le tĂ©lĂ©gramme suivant a Ă©tĂ© envoyĂ©, jeudi, par MM.XX «fc Cie, de Baltimore et New-York, fabricants de pianos : " Nous avons appris de Rome, par l’entremise du cardinal Moceni, prĂ©fet des palais apostoliques, que notre maison avait Ă©tĂ© nommĂ©e fournisseurs de Sa SaintetĂ© LĂ©on XIII et du Vatican.C’est la premiĂšre fois qu’une telle nomination est faite.— XX ifc Cie.Un reprĂ©sentant du Journal s’est ren lu chez MM.XX & Cie, et a obtenu les renseigne ments suivants : — Sous quelle forme cette nomination estelle venue 1 — Directement du Vatican sous forme de brevet ou document officiel, forme scellĂ©e et validĂ©e.— Est-ce qu’aucun piano n’a jamais Ă©tĂ© choisi avant par aucun pape, comme devant ĂȘtre fourni au Vatican ?— Jamais dans l’histoire de l’église catholique.Ce fait est unique, et en consĂ©quence, c’est avec un orgueil bien pardonnable que notre maison se rĂ©jouit de ce tribut Ă  l’excellence artistique du piano XX, — Cette qualitĂ© de fournisseur comporte-t-elle quelques privilĂšges spĂ©ciaux ?—- Oui, cela nous donne droit de nous servir du sceau officiel et des armes du Pape.MM.XX «fc Cie ont Ă©tĂ© fĂ©iicitĂ©s de cette merveilleuse distinction accordĂ©e au grand piano XX, vu que Sa SaintetĂ© est reconnu comme un des plus grands amis des beaux arts et lie la musique qu’il y ait dans le monde.Et puisque nous en sommes Ă  ce chapitre, pourquoi ne pas mentionner aussi tous ces boutiquiers anglais, tant Ă  QuĂ©bec qu’à MontrĂ©al et Ă  Toronto, qui, depuis jle passage du nouveau prince do Galles au Canada, enveloppent leurs fourrures, leurs chaussettes, leurs vins et leurs eaux gazeuses de diplĂŽmes au seing royal, comme si la royale visite avait eu pour but de stimuler les petites affaires des anglo-saxons.On parle du manque de dignitĂ© des hommes l’Etat amĂ©ricains.Evidemment, on ne les connaĂźt pas.MM.Cleveland et McKinley, pour ne parler que des deux prĂ©dĂ©ceesseurs immĂ©diats de M.Roosevelt, n’ont jamais consenti Ă  prĂȘter l’éclat de leur nom Ă  aucune entreprise privĂ©e ; le premier refusa mĂȘme un superbe hĂŽtel que lui offrait certain architecte en quĂȘte de publicitĂ©.Dans notre monarchique et thĂ©ocratique pays, les " guides naturels de la nation," comme on aime Ă  les appeler, ne dĂ©daignent pas de se faire hommes-sandwiches, quand cela les paie.Ce qui ne les empĂȘche pas de garder dans les statuts le crime de lĂšse-majestĂ©, parce que le respect du pouvoir Ă©tabli est Ă  la base de notre systĂšme.Narcisse Meunier Encombrement U est vraiment curieux de constater le nombre toujours croissant de ceux qui s’intĂ©ressent au bien do la gent professionnelle.Tous ergotent et discutaillent sur l’encombrement des professions libĂ©rales.Us prennent un malin plaisir, une joie de dilettante Ă  constater le fait sans piesquc se demander quelle en est la cause.Quelques-uns essaient de la dĂ©couvrir, mais le prĂ©judice les aveugle : ils se mettent des Ă©cailles devant les yeux et s’étonnent de ne pas voir.Sans jamais se lasser, ils vous serinent dans les oreilles qu’il y a trop d’avocats, mais, par un hasatcl inouĂŻ, ils ne se sont jamais doutĂ©s qu’il y ait eu trop de cours classiques.Et cependant, pour ceux qui pensent, comme pour-ceux qui no pensent pas, il est Ă©vident que ce dernier fait est la cause directe et immĂ©diate du premier.N’allez pas prendre la mouche et m’accuser de jouer au frondeur.Loin do moi la pensĂ©e (le vouloir bouleverser de fond en comble, un ordre de choses Ă©tablies.L'instruction classique, en soi, est bonne comme une autre forme d’instruction peut aussi bien l’ĂȘtre.Tout en affirmant ceci, je soutiens qu’elle ne doit pas ĂȘtre la forme applicable Ă  lu majoritĂ©.Non que je veuille l’exclure du populo et lui rĂ©server une place aristocratique : je ne sache pas, quoiqu’on en puisse penser en certains milieux, que le classique confĂšre des titres de noblesse.Mais c’est une instruction spĂ©ciale, une forme spĂ©cifique, qui ne rĂ©pond pas au besoin de la sociĂ©tĂ©.Souvent elle accomplit trĂšs bien le but pour lequel elle a Ă©tĂ© créée, et a’ors nous en voyons les bons rĂ©sultats; Plus souvent, hĂ©las, elle renvoie Ă  la sociĂ©tĂ© des jeunes gens qui sont tout dĂ©paysĂ©s dans un monde qui leur est inconnu.On les avait prĂ©parĂ©s pour un but dĂ©termine ; ils manquent ce but et las voilĂ  Ă  la dĂ©rive.Ou bien, ne voyant d’autre issue, ils s’obstinent Ă  entrer dans une profession oĂč leurs talents ne les appellent pas, et viennent de la sorte s’inscrire comme tant d’autres sur le martyrologe das mĂ©diocritĂ©s.Le proverbe ast' bien vrai qui dit : ii OĂč la chĂšvre est attachĂ©e, il faut qu'elle broutĂ©." A'la fin de son cours d'Ă©tudes, le jeune homme devrait ĂȘtro mi pleine libertĂ© do pouvoir choisir ce qui lui convient le mieux, et il ne sera en cette position que s’il a eu une instruction libĂ©rale et pratique.L’enseignement secondaire moderne, ou de tout autre appellation, devrait ĂȘtro la plus rĂ© pnndue dans notre province.Elle devrait prĂ©valoir sur le classique, non pour cause d’une supĂ©rioritĂ© quelconque, mais Ă  raison de sa plus grande utilitĂ©.Le systĂšme des high schools anglais et amĂ©ricains, ainsi quo do quelques autres institutions dans ce pays devrait ĂȘtre adoptĂ© plus largement parmi nous.Malheureusement, nous n’en sommes qu’à l'enseignement primaire et nous sommes menacĂ©s d’y demeurer encore longtemps.On me dira peut-ĂȘtre que le classique Ăźl’est pus si exclusif que je veux bien le croire ; qu’il prĂ©pare au commerce et aux sciences.Sans entrer Ă  fond dans le mĂ©rite de la question, permettez moi de vous signaler un fait patent.L'universitĂ© McGill a plus de cinq cents Ă©lĂšves qui Ă©tudient les sciences, se piĂ©parant au gĂ©nie civil et autres professions scientifiques La Polytechnique n’a qu’une poignĂ©e d’étudiants ; toute proportion gardĂ©e, avec l’universitĂ© anglaise, elle n’en a qu’un nombre infime.La raison premiĂšre de cette diffĂ©rence anormale est Ă©vidente D’une part on prĂ©pare le jeune homme presque exclusivement aux professions libĂ©rales ; d’autre part on lui laisse une pleine libertĂ© d’option pour toutes les carriĂšres de la vie.Encore hier le conseil protestant de l’instruction publique, avec le se cours du gouvernement, acquĂ©rait pour chacune de ses institutions les instruments nĂ©cessaires pour les opĂ©rations et dĂ©monstration scientifiques.Ne me dites pas que le caractĂšre des deux nationalitĂ©s les porte vers des buts diffe rents.La Palice vous dirait que le meilleur moyen d’encombrer une profession c’est d’y prĂ©parer.Alors, qu’y a-t-il Ă  faire ?J’avoue qu’il est plus facile de constater le mal que de trouver le remĂšde.Si quelque sĂ©minaire ou collĂšge classique modifiait son programme dans le sens indiquĂ©, tout irait bien.Mais voilĂ , il ne le ferait pas, et pour cause.Outre que leur but est surtout de prĂ©parer au sacerdoce, on leur a accordĂ© plusieurs privilĂšges, entre autres celui du baccalaurĂ©at qui ouvre la porte aux professions libĂ©rales.Si celles-ci, en voulant se protĂ©ger davantage, fermaient cette porte et ne l’ouvraient que sur un examen Ă  leur choix, nous y verrions un autre remĂšde.C’est prĂ©cisĂ©ment ce que le conseil du Barreau Ă  adoptĂ©.Le bachelier, comme le dernier des mortels devra subir cet examen II est Ă  prĂ©sumer que ce bill sera fortement opposĂ© Ă  la lĂ©gislature.lie bacchot, le solennel et antique bacchot ne se laissera pas dĂ©pouiller de la sorte D’un grand air irritĂ© il proclamera sa supĂ©rioritĂ© absolue, comme il le fait en tant d’autres occasions.Il nous dira que loin, de fermer la porte aux professions, cet examen, Ă©tant tout Ă  fait facile — le bacchot n’est pas prĂ©somptueux ! — sera la cause d’un plus grand encombrement.Mais si l’on prouve qu’il sera tout aussi important quiqu’il ne soit pas dans le mĂȘme genre, tout sera bien.Le barreau pourra constituer son examen de toile sorte ou transformer ipso facto le programme d’études dans plusieurs institutions.Et lĂ  est le hic.LĂ  est la vĂ©ritable objection et lĂ  aussi le vĂ©ritable remĂšde D’ailleurs, j’ai bonne espĂ©rance que le bill passera.Il n’y a pas que ma trĂšs haute personnalitĂ© qui approuve une telle mesure : les hommes Ă©minents le favorisent.MĂȘme j’ai ouĂŻ dire de source autorisĂ©e, que le juge en chef de la cour d’appel lui donne toute son approbation.Quant Ă  moi, je sais bien ce que je ferais si j’étais dĂ©putĂ©.Mais, au fait, peut ĂȘtre le suis-je.Peut-ĂȘtro suis je un de ces vieux progressistes qui ne reculent pas, ou un de ces jeunes dĂ©putĂ©s qui n’arrĂȘtent jamais.Dans le premier cas rappelez-vous avecJoubert que ii la vieillesse apporte avec soi sa lampe, n et dans le second que n les jeunes gens savent tout.ti Grognard." rtt'Tlint.,ifnTmi‘rt:mr!flT«,«TmriFilfrt-mrriTrnrtVntvmT'tttr‘/mmi iTitTflTlnw l-o MELI-MELO — L’innaugyiration de la maison d’école de la Ferine Neuve aura lui le 18 dĂ©cembre courant.Le comitĂ© des journalistes a dĂ©signĂ© pour le reprĂ©senter officiellement Ă  cette fĂȘte notre confrĂšre, M.P.A.CĂŽtĂ©, secrĂ©taire de la redaction de la Presse.Il est plus que probable que l’hon.M.Rolland, M.C.'B.Major, M.P.P, M.Girard, M.P.P., M.Cherricr, M.P.P., et autres assisteront Ă  cette cĂ©rĂ©monie d’inauguration.On sait que cette Ă©cole de la Ferme-Neuve a Ă©tĂ© fondĂ©e Ă  l’aide de souscriptions publiques recueillies par les journalistes.M.G.A.Nantel qui fait la guerre Ă  l’impĂ©rialisme, demande, cependant, qu’on laisse ouverte la porte la plus dangereuse par oĂč cette maladie constitutionnelle cherche Ă  rentrer chez nous : notre participation aux guerres de l’Empire.“ Nous ne sommes pas, dit-il, de ceux “ qui soutiennent que le Canada, restant “ colonie, ne doit en aucun cas participer “ aux guerres de l’Empire, mĂȘme en de-“ hors des intĂ©rĂȘts directs du Canada.“ Nous lier Ă  une telle politique serait “ nous enchaĂźner les pieds et les poings, “ en face de toute Ă©ventualitĂ© future.Il “ vaudrait tout aussi bien, sur un point “ quelconque de notre politique, dĂ©crĂ©ter “ que notre Parlement n’aura pas le droit " de discuter et d’agir Ă  sa guise.” M.Nantel parle ainsi, au moment oĂč nous avons Ă  dĂ©plorer la triste situation qu’a créée une trop grande latitude d’interprĂ©tation et d’action laissĂ©e au gouvernement par notre constitution.Sur ce point important de notre participation aux guerres comme aux dĂ©penses Ă©crasantes de l’Angleterre, que nous considĂ©rons comme le seuil du plus dangereux impĂ©rialisme, nous devrions avoir une doctrine imperturbable Ăč l’instar de la doctrine Monroe do nos frĂšres des Etats-Unis: et plus mĂȘme, nous devrions avoir une clause franche et claire dans notre constitution comme en dĂ©crĂ©tĂšrent sur des points analogues les citoyens de la Nouvelle-Angleterre bien avant 1775.Il est pour le moins Ă©trange d’entendre M.Nantel, anti-impĂ©rialiste, se faire l’avocat d’une politique de u souplesse et d’élasticitĂ© n sur la question qui nous occupe, alors que nous sommes les victimes d’une telle politique depuis quelques annĂ©es.Ce que, d’ailleurs, il a dĂ©plorĂ© en termes non Ă©quivoques.Nous offrons nos condolĂ©ances Ă  M.Louis FrĂ©chette qui vient de perdre son seul fils, Ăąge de 24 ans.ClichĂ©s nouveaux.M.J.D.Chartrand, qui Ă©crit les notes du jour dans la Patrie, vise surtout Ă  ne pas servir Ă  ses lecteurs des “ clichĂ©s lĂ©-“ gendaires qu'alimentent tous les poussifs “ de la plume du livre ou du journal.” M.J.-D.C.force tout de mĂȘme son talent.Ainsi samedi il nous affirme que le militarisme est une, Binon la plus grande, des causes de la prospĂ©ritĂ© physique, morale et pĂ©cuniaire des pay's de l’Europe ! i Ăź “ La guerre, dit-il, est d’essence divine.” Oh, lĂ  lĂ  ! “ Les armĂ©es europĂ©ennes con-“ tribuent Ă  rĂ©pandre Y instruction, VĂ©ner-'‱ gie, la vigueur dans le peuple.” Nous croy'ions que toutes ces bonnes qualitĂ©s pouvaient ĂȘtre acquises par une nation autrement qu’en immobilisant dos milliers de citoy'ens dans des casernes.Nous croy'ions que priver l’industrie, l’agriculture d un pay's du prĂ©cieux travail do ces milliers de jeunes gens atrophies par cette engrenage militaire oĂč, quoiqu’en dise M.J.D.C., on apprend bien autre chose que la vertu et la bravoure, nous croyions, que c’était lĂ  une des plus pĂ©nibles obligations imposĂ©es par les circonstances actuelles aux vieilles nations de l’Europe.- M.J.D.C.continue la sĂ©rie do ses nouveaux clichĂ©s, en affirmant sĂ©rieusement “ qu’au point de vue pĂ©cuniaire, les armĂ©es “ loin d’épuiser les peuples, les aident.” Les vieux clichĂ©s, eux, nous apprennent que la somme totale dĂ©pensĂ©e par les puissances europĂ©ennes pour l’entretien de leurs armĂ©es en temps de paix, s’élĂšve Ă  SI,342,330,702 par annĂ©e.La France seule dĂ©pense 8190,000,000.Les nouveaux clichĂ©s de M.J.D.C.ne rĂ©ussiront pas Ă  dĂ©truire en nous la conviction que cette dĂ©pense efiray'nnte, due au militarisme, est pour quelque chose dans les difieits annuels de 825,000 et plus qui dĂ©solent les budgets de la France.Et il en est ainsi'de tous les autres pay's de l’Europe.C’est- ce lourd boulet que nous ne voulons pas laisser attacher au pied lĂ©ger de notre jeune nation canadienne.Lorsque les Ă©vĂšnements voudront que nous nous imposions d’aussi pesants sacrifices pour la dĂ©fense de notre patrie, nous serons au nombre de tous les vrais patriotes, qui ne comptent pas lorsqu’il s’agit de remplir un devoir; mais nous nous refusons Ă  laisser l’ImpĂ©rialisme venir alourdir notre marche en nous imposant le militarisme au profit d’une nation europĂ©enne.Que ce soit lĂ  un clichĂ© vieux ou neuf, M.J.D.Chartrand peut ĂȘtre certain que c’est l’opinion de tous les Canadiens-français ou anglais exempts de fanatisme.Chronique Franco-AmĂ©ricaine Nos fĂ©licitations au Canadien-Français de Saint-Jean pour la bonne idĂ©e qu’il a eue d’organiser un concours littĂ©raire au bĂ©nĂ©fice des enfants frĂ©quentant les Ă©coles de sa rĂ©gion.Celui qui arrivera le premier dans le concours recevra 840 ; le deuxiĂšme S25.MM.P.Deniers et P.Roy, dĂ©putĂ©s du comtĂ© ont souscrit chacun 825 pour ce concours littĂ©raire.Nos lecteurs nous sauront grĂ© des efforts que nous faisons pour donner Ă  I'Avenir DU Nord un intĂ©rĂȘt constant et variĂ©.Dans la personne de notre nouveau collaborateur, M.L.J.K.Lnllaminc, nos lecteurs ont un Ă©crivain distinguĂ© et renseignĂ© qui leur donne (la note juste des Ă©vĂšnements franco-amĂ©ricains.Nous ne pouvons nous dĂ©sintĂ©resser de ces deux millions do Canndiens-franç.iis qui font rĂ©ellement honneur Ă  notre race dans la RĂ©publique AmĂ©ricaine et leur histoire passĂ©e et contemporaine ne doit pas ĂȘtre ignorĂ©e de nous.M.J.L.K.Laflaminc, qui est rĂ©dacteur en chef de la Tribune de Woonsocket, est un des hommes les plus autorisĂ©s pour nous l’apprendre.(Pour 1’Avenir du Nord) Les Canadiens des Etats-Unis sont insensi blcmcnt amenĂ©s Ă  discuter leur situation religieuse.Et la cause de tout cela : le congrĂšs de Springfield.Oui, le congrĂšs de Springfield, dont on a dit tant do bien, trop de bien au dire des uns, et un peu do mal, trop) de mal au diro de tous.Pourtant il faudrait avoir l’étonnement par trop facile pour ĂȘtro surpris de ce qui nrrrive.Il eut Ă©tĂ© vraiment pĂ©nible que huit cents franco-amĂ©ricains, reprĂ©sentant plus do quatre cents sociĂ©tĂ©s nationales, sc fussent assemblĂ©s afin de discuter leurs intĂ©rĂȘts, sans qu’une semblable rĂ©union no créùt la moindre sensation.De fait on s’en occupe, et on s’en occupe beaucoup dans les hautes sphĂšre.) ecclĂ©siastiques oĂč la question -liqucs franco-amĂ©ricains par le Visitor, un journal catholique publiĂ© sous la haute inspiration de Mgr Horkins, de Providence.On y prĂȘche tout simplement l’assimilation en invoquant l’opinion d’un certain groupe des nĂŽtres.Il est bien admis que cette opinion existe Ă  peine et qu’elle a Ă©tĂ© tout au plus manifestĂ©e (et pourquoi?) par un seul do nos journaux amĂ©ricains.Mais enfin on s’en sert et c’est lĂ  ce «qui constitue le cĂŽtĂ© d«:piorable do toute l'affaire.Voici plutĂŽt co «que disait lo Visitor : " Nous avons reçu de Rome la nouvelle que le mĂ©moire prĂ©parĂ© par le congrĂšs tenu, il n’y a pas longtemps, par les catholiques franco-amĂ©ricains Ă  Springfield, a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© au Saint-PĂšre qui, apparemment, " rĂ©serve sa dĂ©cision sur le sujet." Le Visitor est tout de sympathie pour les aspirations lĂ©gitimes des exilĂ©s qui ont prĂ©parĂ© pour lo Saint-SiĂšge cet (-XposĂ© «le leurs besoins religieux : mais il regrette avec plusieurs do ses coreligionnaires tranco-nmĂ©ricains dnns toute la Nouvelle-Angleterre et les Etats du centre, que ’es nuteurs du MĂ©moire aient frnj>pĂ© une note aussi agressivement nationale en profĂ©rant leurs plaintes.Nous avons soutenu Ă  mainte reprise dans ces colonnes et nous soutiendrons la mĂȘme chose aussi souvent «qu’il sera nĂ©cessaire, quo " l’esprit national est le jilus grand obstacle Ă  la diffusion du vrai catholicisme que l’Eglise ait jamais rencontrĂ© dans sa longue histoire." Insister, comme certains dĂ©lĂ©guĂ©s Ă  Springfield l’ont fait, que la conservation do l’orthodoxie parmi notre population canadienne d’immigrĂ©s no peut ĂȘtre accomplie qu’un perpĂ©tuant sa propre langue et scs coutumes purement loca les dans ln religion ou la sociĂ©tĂ©, c’cst comprendre «l'une façon Ă©troite, intolĂ©rante, — jo dirai mĂȘme ignorante,— le caractĂšro de notre foi.Le Saint-PĂšre, dit-on, se propose de remettre la question aux mains d’un atnlinal français, mais on dit aussi qu’il n’a nullement l’intention do tolĂ©rer une recrudescence du " Cahenslyis-mo » prĂ©sentĂ© sous un nouvel aspect.I» vĂ©ritable remĂšde pour les griefs do Springfield so-ra trouvĂ© si l’on accepte toutes les coutumes amĂ©ricaines raisonnables et si l’on se soumet avec un esprit parfaitement loyal et catholiquo Ă  la hiĂ©rarchie que Dieu a choisie pour gouvqr-ner son Eglise dans un pays libre.Etablir Ă et diffĂ©rents, crĂ©er des divisions, cela peut paraĂźtre quasi-patriotique, mais ce n’est pas chrĂ© M.l’abbĂ© A.R.LAMARCHE nouveau curĂ© de St-JĂ©rĂŽme M.l’abbĂ© Lamarche, qui succiQlo Ă  M.l’abbĂ© Lnfortuno comme curĂ© de Saint-JĂ©rĂŽme, est nĂ© Ă  Saint-Koch «le l’Aehigiiii, le 23 fĂ©vrier 1803.Il n Ă©tĂ© ordonnĂ© prĂȘtre lo 1,S dĂ©cembre 1880.11 Ă©tait curĂ© «le Saint-AndrĂ© «l’Argenteuil depuis 1899.tien et la foi dans sa marche n’y trouvera rien do bon.Si l’on pouvait enseigner Ă  l’immigrant Ă  accorder Ă  l'authenticitĂ© do notre Catholicism» la moitiĂ© «le la confianco «qu’il accorde Ă  l’authenticitĂ© de nos dollms, on qinrlerait bien peu de droits ou d’incapacitĂ©s.ŠŠ Cet article «lu Visitor, bien qu'apqirouviS en haut lieu, se passe «le commentaires.Pour nos comqiatriotes «lu Canada, qui savent co «que nous voulons, nous, l«>s Canadiens des Etats-Unis, il e.\q>ose dans uno vive lumiĂšre l'attitude «que nous combattons, «que les autres ont combattue depuis trente et «quarante ans et qui est celle de tous les assimilateurs.Et en face d'nn paroil Ă©tat «!«Š choses, avons-nous tort de prĂȘcher l’union ?lui Visitor lui mĂȘme nous y engage en citant l’opinion des nĂŽtres Ă  l’encontre de nos demandes, «'t «quand il combat " l’es-q>rit national " chez nous, il combat une clioso que les siens mettent en prathque en toutes circonstances dans la " ' , partout.Us sont les agresseurs et nous conjurent de mettre 1ms les armes.Qu'ils cessent «l’abord les hostilitĂ©s en reconnaissant le bien fondĂ© do notro cause.Nous n’avons pns dĂ©clurĂ© la gucrie, nous la subissons.Que les assimilateurs croient do bonne politique leur tentative do nous saxoni-ser, c’est fort probable.Mais c’est uno rĂ©volution «huis les coutumes do l’Eglise qu’ils veulent accomplir et c'est en vain «qu’ils chercheront Ă  lĂ©nnturer les enseignements de l’histoire pour appuyer uno thĂšse «qui chancelle et npqiuyer une doctrine qui n’est qms autre qu’une innovation mal dĂ©guisĂ©e.Comme nous disions rĂ©cemment dans la Tribune «In Woonsocket, si l’Eglise a qui ko rĂ©pan-ro comme elle l'a fait, grĂące a Dieu, dans tout l’univers, c’est surtout qiarco que, toute do charitĂ© et d’amour, elle n’a quis cherchĂ© Ă  dĂ©truite dans le cicur des hommes lo seul sentiment digne do marcher de pair avec le sentiment religieux : la fiertĂ© nationale ; c’est parce qu’elle a envoyĂ© aux peuples des npĂŽttes et non des con-quĂ©ranls ; c’est parce qu’elle leur a envoyĂ© des frĂšres qmrlant leur langue et comprenant leur Ăąme afin de leur faim apprĂ©cier davantage la sublime beautĂ© du culte qui agenouille l’humanitĂ© au pied «le la croix et fait encore desccn-sur les autels Ă©levĂ©s sous tous les doux, vĂ©nĂšres dans toutes les langues, lo Dieu dus bons, des forts et des qiucinques.C’est lĂ  que repose toute la question.Et les lecteurs de I’Avenir du Nord sont sans douto les premiers Ă  nous approuver.An Cnnada, la pĂ©rhxle des luttes pour la race est quelque peu passĂ©e.Cependant le souvenir en est restĂ© vivace et prouve encore do nos jours combien l’idĂ©e dont il a la garde est toujours profondĂ©ment gravĂ©e dans los cƓurs canadiens-français.Aux Etats-Unis, c’est pour «les privilĂšges de race quo nous combattons et, malheureusement, c’est au seuil do nos Ă©glises que la lutte so fait.En dernier ressort, nous allons nous adresser Ă  Rome, foyer do la sublime fnmillo catholiquo ; Ă  Rome, foyer do l'Ă©ternelle justice oĂč lo monde va chercher la lumiĂšre et d’oĂč nous attendons, nous aussi le suprĂȘme redressement des griefs nccumulĂ©s par bientĂŽt un demi-siĂšcle do souffrances.Et quand nous agissons «le la sorte qui donc no nous approuve pns ?J.L.K.Laflamme.Woonsocket (R.1.), 8 dĂ©cembre 1901.Chasse aux nouvelles Un capitaine Fracasse.Nul n’est plus modeste quo co colonel Sam Hughes qui a occupĂ© les journaux de Toronto, la semaine derniĂšre, Ă  propos d’une lettre que co bravo militu're leur Ă©crit : " Il y n que.ques semaines, Ă©crit le colonel, suivant les suggestions de plusieurs officiers do haut rang qui me disaient que dans l’intĂ©rĂȘt do l'Empire, j’aurais dĂ» retourner en Afrique-Sud pour nider nu rĂ©tablissement de ln paix, j’ai Ă©crit une lettre privĂ©e au Dr Borden (lo ministre do la milice) lui disnnt que si un contingent do 1500 cavaliers ou plus Ă©tait appelĂ© en Afrique, je serais prĂȘt Ă  en accepter lo commandement, pourvu que je sois absolument indĂ©pendant et que je n’aie Ă  obĂ©ir qu’aux ordres de lord Kitchener ou du gĂ©nĂ©ral Henry H.Settle.» Je serais alors capable de garantir le succĂšs.En trois mois, jo me fais fort d’enfermer tous les Boers dans mes filets.» En vĂ©ritĂ©, le vaillant militaire n’a {>as trop mauvaise opinion de lui-mĂȘme.Co que n’ont pu rĂ©ussir ni Buller, ni Roberts ni Kitchener avec 250,000 soldats depuis vingt-six mois que dure la guerre, le colonel Sam Hughes s’engage a le faire en trois mois et avec 1500 soldats.Mais Ă  uno nouvelle condition — et ici, lo fondre do guerre fait un joli petit compliment aux 7446 L’AVENIR DU NORD, 12 DECEMBRE 1901 ^nĂ©raujc qui donnent 1» chasso Ă  Bewpt* a ' haĂštaux antres chefB Boera—c'Ă©st que, .dit-i.% ' « je ne voudrai» pas quo inns efforts v soient paralysĂ©s par les tĂątonnements des i:ica-pables." Š Si lo War Office «’accepte pas immediate- nient les offres du colonel Sam Hughes, il perd 'certainement une excellente occasion de mettre '« fin .V une guorre cruelle que dĂ©plore lu monde entier.Mais comme tout indique quo la Grnn do-Bretagne a plu» confiance dans scs officiers que dans ceux de ses colonies, le colonel Sam Hughes, grand stratĂ©gist-o en paroles, n’aura point la chanco de jouer au NapolĂ©on 1er dans l'Afrique du Sud.Carrie Nat ion en France.Les dĂ©boires que la fameuse Carrie Nution a essuyĂ©s, aux Etats-Unis, dans sa guerre ooutre les buvettes, lui ont fait tourner les yeux vers une terre plus hospitaliĂšre, et c’est sur la France qn’elle a jetĂ© sou dĂ©volu.Aune des derniĂšres rĂ©unions de la Liguo nationale antialcoolique, le prĂ©sident a lu une lettre de Mme Carrie Nation, par laquelle l’apĂŽtre do la tempĂ©ranco offre de se trxnspor ter en France et d’entreprendre une croisade contre les cafĂ©s et la vente des spiritueux et du tabac.La lecturo do crtte lettre a Ă©tĂ© accueillie par un Ă©clat de rire gĂ©nĂ©ral.Lo prĂ©sident a informĂ© les membres de la Ligue qu’il rĂ©pondrait Ă  Mme Nation pour la remercier de ses offres qu’il croyait toutefois devoir dĂ©cliner, doutant que Ses mĂ©thodes pussent obtenir le moindre succĂšs en France.HabituĂ© Ă  voir dĂ©filer dans les rues de la capitale les cĂ©lĂ©britĂ©s de toutes sortes de l’univers entier, le Parisien regrettera de ne pouvoir faire la connaissance de la dĂ©molisseuse de buvettes.Un pays altĂ©rĂ©.La Belgique possĂšde actuellement, paraĂźt il, 175,000 cabarets et dĂ©bits de boissons alcooliques, 2,900 brasseries et 229 distilleries.On y compte un cabaret par 36 habitants.Bruxelles possĂšde Ă  lui seul 4,281 cafĂ©s, cabarets et estaminets.Le peuple belge a dĂ©pensĂ©, pnndunt les 20 derniĂšres annĂ©es (1870-1890) $500,000,0(10 en geniĂšvre.Cette somme reprĂ©sente tous les crĂ©dits consacrĂ©s depuis 1830 par l’Etat aux ser vices spĂ©ciaux : chemins do fer, tĂ©lĂ©graphes, etc.Eh ! mais voilĂ  uno contrĂ©e prĂȘte Ă  souhait pour a l’apostolat " de la belliqueuse Carrie Nation.La lune cst-clle habitable 1 H y a uno foule de gens qui s’intĂ©ressent Ă  la question de lu " lune habitable." Est-ce parce que le problĂšme do la navigation aĂ©rienne est sur le point d’ĂȘtre rĂ©solu ?Et la terre, telle quo l’ont faito ses habitants paraĂźt-elle une planĂšte Ă  quitter 1 Les observations spectroscopiques fuites au Caire (Egypte) lors de l'Ă©clipse du 11 novem bre dernier, n’ont pas permis do constater lu prĂ©sence de raies spĂ©ciales accusant l'existence d'une atmosphĂšre lunaire.Le savants en con cluent — et, astronomiquement, cette constatation est d'une importance capitale — que la lune n’est pas entourĂ©e d’une couche d'uir respirable.Est-ce Ă  dire qu’elle n’est pas habitĂ©e 1 Elle ne pourrait l’ĂȘtre, en tout cas, que par des ĂȘtres douĂ©s d’un organisme tout diffĂ©rent du nĂŽtre.L’étemel Priidhommc - '^M.Prudhomme montrant des tortues Ă  son fils : .— Vois, mon enfant, comme parfois la natu ro ;.se complaĂźt Ă  distribuer inĂ©galement ses (ĂŻons.Voici, par exemple, la tortuo qui possĂš de en elle-mĂȘme la matiĂšre dont- on fait les meilleurs peignes et qui pourtant no saurait s’en servir puisqu’elle n’a pas un seul cheveu., Le RĂ©v.TrĂ©filĂ© Ouimet, de Chicngo, n’aurait -certes pas mieux dit, ni plus profondĂ©ment pensĂ©.Lk P’tit Ciiosk soient rĂ©ussis et surtout que les pantoufles ne soient {«ns Ă©garĂ©es par le zĂšle do la nouvelle servante.Quo d’intĂ©rieurs ruinĂ©s seraient encore in tacts si l'on n’avait pas demandĂ© Ă  la vio plus de joies qu’elle no donne et surtout si i’on avait mĂ©nagĂ© la part qu’un possĂ©dait.Et vous, solitaire-), Ă  qui Dieu a donnĂ© une rude croix, l’isofeim nt, soyez contents nussi.Vous ĂȘtes les plus heureux.Aucune cbslne dĂ©lestĂ©e ne vous lie et vous pouvez faire le bien sons tant de formes.Le benheur c’est de s‘ou-bliei pour les autres, c’est d’aimer son petit sillon, mĂȘme quand il n’est nJ largo ni profond, c’est d’accepter le sort que nous fait la Provi derive, non seulement d’un co ur fort mais joyeux.Que de malheurs, de rĂ©volutions s’effaceraient de la terro ri, un de ces jours, il y germait la fleur modeste du contentement ! G IXBVRA.SOYEZ GON VAINCU QUE LE S1IIÜP DU Dr FRED.J.DEMERS VU U K LES ENFANTS est le meilleur pour le sommeil, la dentition, et contre les coliques et la diarrhĂ©e.NECROLOGIE C'est avec regret que nous annonçons la mort d’un vieux jĂ©rĂŽmion, M.Louis BriĂšro.Avec lui disparaĂźt un ĂŒoh pionniers de notre ville.NĂ© Ă  Saint-JĂ©rĂŽme, il a assistĂ© au dĂ©veloppement de notre rĂ©gion et a secondĂ© gĂ©nĂ©reusement les efforts du curĂ© Labellc pour aider au progrĂšs de notre ville et du nord.Toute sa vie M.BriĂšro a travaillĂ© nrdĂ»ment.MalgrĂ© son Ăąge avancĂ© et sa santĂ© dĂ©labrĂ©e, il a visitĂ©, nu mois de juin dernier, scs propriĂ©tĂ©s de Iav LiĂšvre, et il a rempli consciencieusement ses devoirs d’éehcvin.Il a occupĂ© ce dernier poste de confiance durant do longues annĂ©es.M.BriĂšro Ă©tait figĂ© do 74 ans.Depuis plusieurs annĂ©es, il souffrait d’une trĂšs mauvaise santĂ©, mais il n’a Ă©*Ăą qu’un mois complĂštement arrĂȘtĂ©.Il laisse aprĂšs lui Mme BriĂšro et plusieurs enfants: trois garçons, AIM.Louis ot Joseph, do notre ville, Delphi», de la LiĂšvre ; quatro filloH, Elinire, Aime Hubert Descham hault, do Saint-AndrĂ©Avclin ; FhilomĂšne, Aime Vve Brooks, do notre ville ; Marie-Louise, Aline David La be Ile, de la LiĂšvre, et Lysa, AImo Jos Giroux, do MontrĂ©al.Nous offrons nos condolĂ©ances Ă  la famille du regrettĂ© dĂ©funt.Les funĂ©railles do AL BriĂšro auront lieu samedi, Ă  8.30 heures.et, do son doigt puissant, planter des clochers Ă  droite et Ă  gauche, dans la forĂȘt vierge.Or dans une do cos longues courses, Aßénard trouvait le cuiĂ© entĂȘtĂ© plus que jamais Ă  la dis traction.H ne rĂ©pondait que par des oui, des non, des hein ! des oui dĂ  ! «ans a-propos aux facĂ©ties du jovial canotier.Tout Ă -coup celui-ci se ravise : Alonsieur le curĂ©, fit-il, il y en a qui prctendentjque vous ĂȘtes fort Ă  liras.Je ne pense pas ça, moi.Vous avez trop do ven tre Ă  porter pour faire un bon homme.Alot ! — D’ailleurs, continua MĂ©nard, on dit que le bien mal acquis ne profite jamais, et Ă  mari ger la dĂźme des pauvret: gens on ne doit pas prendre des forces !.et le voilĂ  parti de rire : oh ! oh ! Cette fois le curĂ© revint au canot.« Toi dit-il en accentuant Ă©nergiquement, mon Mi-nard, je te Jerai boire de l'eau du lac.h Puis souriant, il alluma sa pipe.Aßénard fit le taut, il savait le curĂ© homme de parole et ne comprenait pas l’imprudence qu’il venait de faite en relevant son dĂ©fi.De bonne heure, dans l’aprĂšs-midi, on atteignit la dĂ©charge du lac.Les autres canots de l'expĂ©dition arrivĂšrent.La tonte fut dressĂ©e et tout le monde se dĂ©gourdit de son mieux.Pour le curĂ© il Ă©tait er.gout de truites.Il en prit une couple de douzaines de Indies rouges, puis regagna la tente, aprĂšs avoir soigneusement observĂ© l'inclination du rivage.A peine avait-il fait quelques pus qu’il croi-a Aßénard, en quĂȘte de fagots.11 se jette aussitĂŽt dessus en criant C’est le temps, mon MĂ©nard 1 nCe-lui-ci partout d’un gros Ă©clat do rire “plein de provocation, se garantit du premier assaut-, puis enserra dans ses longs bras son udversai re qui l’étreignait.Plusieurs fois l’on vit ces deux Ă©normes niasses d'hommes s’élever tour Ă  tour dans l’espace et faire trembler le sol Ă  leur retour en Ă©quilibre.Enfin le cinĂ© mena gea si bien un croc en jambe que Aßénard roula u terre avec lui et que ce dernier continua de l’ontruiner, en roulant jusqu’à l'eau oĂč il parvint Ă  lui plonger trois fois la tĂȘte.MĂ©nard se releva satisfait : 11 avait bu de l’eau du lac.Comme par enchantement Berthier, 3 novembre 1899.AImo A.-E.Jonciix; de Berthier en bas, vient do sortir de l’hĂŽpital do l’HĂŽtel-Dieu oĂč ollo Ă©tait retenue depuis deux mois par uno mnlndio grave.Elle attribue sa guĂ©rison nu Vin des Carmes, qui lui a rendu l’appĂ©tit et les forças comme par enchantement.Elle est maintenant trĂšs bien et j’autoriso las propriĂ©taires du Vin des Carmes Ă  so servir nie mon nom.Capt.A.-E.Jouais.Narcisse IV|Ă©nard ArrĂȘtez la toux et chassez le rhume Les Laxnlivc-Bromo-Quinine Tablets guĂ©rissent un rliuniĂš en un seul jour.l’as de guĂ©rison, pas de payment.Prix, 'ib cts.Ü L’art d’ĂȘtre content A l’exemple d’un sage, diparu do la scĂšne du monde, qui Ă©crivait au dĂ©but do l’annĂ©e dans 1’Avenir du Nord, je voudrais signaler Ă  ses aimables lecteurs un art, science oubliĂ©e que personne ne pratique aujourd’hui.Tout lu monde so plaint : les riches, les pauvres, les jeĂ»nas, les vieux, ltvj amoureux, les gens mariĂ©s et les cĂ©libataires Si nous cherchions Ă  Ă©tudier, non le cĂŽtĂ© sombre des choses mais leurs avantages, comme la vio nous parai trait belle Ă  travers cette lanterne mugique aux couleurs consolantes I, Je ne prends pas les riches en pitiĂ©.Si la satiĂ©tĂ© les empĂȘche do jouir, tant pis pour eux.Mais les pauvres ont toute nia sympathie de femme et de chrĂ©tienne.Pourtant leur Ă©tat si pĂ©nible a ses compensations.C’est dans la classe nĂ©cessiteuse qu’on trouve la vraie fraternitĂ©, le plus pur dĂ©sintĂ©ressement ; arrive-t-il pp-malheur Ăź les parents, les voisins accourent ; l’un rĂŽmprovise garde-malade, un autre prend soĂ»l des enfants, tous se cotisent pour acheter l’indispensable.S’il meurt un ouvrier ou sa femme, de braves gens recueilleront les orphelins, et les derniers jours du malheureux nu-ront plus de consolation que le millionnaire qui acn?» au milieu ue «un opulence et dont les relations s’inscrivent Ă  la porto sans mĂȘme demander Ă  le voir.Les amoureux attendent avec impatienco l’heure de l’hymĂ©nĂ©e, pourquoi abrĂšgent-ils cette saison dĂ©licieuse oĂč l’on est tout l'un pour l'autre, oĂč l’on ne voit que des qualitĂ©s Ă  celui que l’on aime ! Tant de gens pressĂ©s aussi se -nsUguen^.du saint Ă©tat oĂč l’on est profĂšs en mĂȘme temps que novice.Et ces pauvres Ă©poux qui traĂźnent* par le monde leurs dĂ©sillusions, ne se feraient-ils pas Ăčn bonheur passable avec de la rĂ©signation et de la bonne volontĂ© 1 II suffirait d'un peu de .ĂčcĂ©, de douceur, de diplomatie pour rat" .ces cƓurs qui deviennent chaque jour ' .11 leur faudrait faire de leur te -Ăčn,' IntĂ©rieur attrayant et non pas -hĂŽtellarie oĂč ils mangent et dorment com-_ e passage.La femme devrait ĂȘtre iSĂŒiÜiS?.- oo’txn oubli ou un manque .,.sirei mais la meilleure amie qui n’ignore rien de ce qui intĂ©resse le mari et de doit venir l'initiative quand il y a un sacri-* Quand le mari arrive, le ooir, le HnĂ«niĂč prĂ©occupĂ© par une transaction le rĂ©sultat l’inquiĂšte, au lieu ‘ de sa journĂ©e ou de elle doit veiller Ă  ce -avec soin, que le* plats Ce colon do la premiĂšre heure, cet homme probe, nu courage solide, et Ă  la franchise admirable, cet ami et compagnon do voyages du curĂ© Lnbelle Ă  travers les fĂŽrcts et les bias du nord, vient do mourir Ă  Sainte-Agathe.II est parti sans crier gare ! subitement.Narcissi) Aßénard Ă©tait une personnalitĂ© dans le monde des colons et son nom restera, dans l’histoire, insĂ©parable de celui du grand patriote le curĂ© Label le.Au dĂ©but de son Ɠuvre ditlicilo Ă  l’époque des explorations et des dĂ©frichements do ces belles rĂ©gions du Non! aujourd’hui si prospĂšres, le curĂ© Lnbelle eut comme compagnon fidĂšle et intelligent M.Narcisse Aßénard.Vers 1850, M.Aßénard linbitait les environs do Sainto-Agatho ; qui Ă©tait alois l’endroit le plus reculĂ© du nord, oĂč l’on trouvait dos habitants.Il fit avec lo curĂ© Lalielle de nombreuses excursions dont il serait intĂ©ressant d’écrire l’histoire.Il nous semble voir encore la figure joviale et francho do ce colosse qu’était Narcisso MĂ©nard, nous racontant dans notre bureau, en 1897, qne'ques-uns do ces voyages faits No 117—LA GRIPPE La grippe fait beaucoup de victimes chaque annĂ©e, mais non pas chez ceux qui emploient le Hiiunit: ivbuuml.ChƓur de chant A l'assemblĂ©e rĂ©guliĂšre du elireur de cliant, tenue ie 2 courant, sous la prĂ©sidence de Ai.J.Duquette, Al.J.DorĂ©, secondĂ© pur AI.J.Bavard, propose que, ayant appris avec peine la mort du pĂšre do leur confrĂšre, S.DĂ©sonneaux, et- la mort de Mme You, mĂšre de A.Yon, les membres du chƓur offrent Ă  ces (leux confrĂšres leurs plus sincĂšres condolĂ©ances.Il est rĂ©solu, sur proposition de M.E.Beauchamp appuyĂ©e par AI.BĂ©langer, que M.l’abbĂ© Caisse soit chargĂ© d’exprimer les regrets du clueur Ă  l’occasion du dĂ©part de AL le cnrĂ© La-fortune.L’élection des officiers a eu lieu et a donnĂ© le rĂ©sultat suivant : PiĂ©-ident, S, DĂ©cbainbiiult vice prĂ©sidents, AndrĂ© Magnant et J.Savard ; SecrĂ©taire, A.Isipluntc ; trĂ©sorier, N.BĂ©langer ; bibliothĂ©caire et insistant, A.Yon et A.Gendron ; auditeurs, A.Sigouin et A.Donald son ; collecteurs, A.Richard et AV.Pepin ; comitĂ© do rĂ©gie, T.ThĂ©rrien, J.DorĂ©, L.Daoust, A.Richard.PRENEZ LES CACHETS DU Dr FRED.J.DEMERS CONTRE LE MAL DE TETE Ses effets sont vraiment merveilleux, toujours certains, prompts et inoffensifs.Exigez le nom sur chaque cachet.Nouvelles de Saint-Jerome — RĂ©fĂ©rant, Ă  l’annonce de la maison Pierre Simard de Saint-JĂ©rĂŽme, vous verrez que ce monsieur est en Ă©tat de servir sa nombreuse clientĂšle nussi avantageusement que les grandes maisons de MontrĂ©al.Nous nous faisons un plaisir do recommander Ă  nos lecteurs cotte maison do commerce importante.— Al.T«luis Guvoi), prĂ©sident du Bureau des inspecteurs des Ă©tablissements industriels, Ă©tait do passage dans notre ville mercredi dernier.Il nous a fait l’honneur d'une visite Ă  notre bureau.Al.Guy on, Ă  qui certaines plaintes anonymes avaient Ă©tĂ© faites concernant Page des employĂ©s tie M.Fishell, a constatĂ© que co dernier Ă©tait en tĂšgle avec la loi.Dans les manufactures do cigares las garçons doivent avoir 12 ans et les filles au moins 14 ans.Al.Guyon a aussi fait la visite des inanufac tu les Rolland et Boston Rubber Coy.— Pourquoi payer $125 {mur se procurer un clavigrnphe alors que l’on peut se procurer avec pour $00, le clavigraplio Umpire qui est l’égal l'ApĂŽtre de la Colonisation Ă  travers les Ă©paiB- !rd.' s,,ndrim,r s,,r nh”*,V,,n noint Nous croyons qu’il est d’acuahtĂ© de rappeler ici une amusante anecdote se rapportant Ă  cette Ă©poque dĂ©jĂ  bien lointaine.Nous l’empruntons au Nord do 1892.?* * LE CURE LABELLE ET LE GRAND AIENARD On parlait do deux athlĂštes qui s’étaient, quelques jours auparavant, mesurĂ©s Ă  brus le-corps.— Co devait ĂȘtre imposant.— Oui, les spectateurs en paraissaient terrifiĂ©s.— Alais vous ne savez donc pas, fit tout-Ă -coup un troisiĂšme, la prise du curĂ© Labelle avec le grand MĂ©nard, c’était bien autre chose.— Quoi ! avec ce gĂ©ant qui a si souvent fait trembler le nord du comtĂ© Ăź — Il est haut comme les pins de la Rouge.—Il a une uiĂ choir de fer.Les bras lui descendent aux genoux.— Et allongent des griffes d’ours.— Oui, mais il est trĂšs intelligent et a aussi bon coeur que bon bras.Cependant n’oubliez pas que le curĂ© Labelle avait aussi bon bras que bon cƓur.Rappelez-vous la pĂ©riode la plus active des pĂ©rĂ©grinations du grand patriote Ă  la Rouge.Pas de chemins Ă  peine.On faisait des lieux en canots Ă  travers lacs et ri\ iĂšres.Il fallait un bon pilote et un bon canotier sur l’eau, un bras puissant pour {e portage dans la forĂȘt, et un joyeux compagnon partout: MĂ©nard Ă©tait tout cela.Elle est chĂšre au nord l’image du curĂ© Labelle voguant dans sa frĂȘle embarcation.Voyez-le interroger l’horizon du regard supĂ©rieur sur plus d’un point.S'adresser Ă  u Tlio AATĂŒnm.s Alfg.Co., MontrĂ©al.— Do passage dans notre ville ces jours der niera : Dr Jos.Lapierre, de Sainte-Anne du Sault ; Dr AY'ilfrid Grignon, do Sainte-AdĂšle ; Dr P.E.PrĂ©vost, do MontrĂ©al.—— La Banane H'TTnohelnim est Ă  installer I — ' o bureaux dans notre ville.Jusqu’à nouvel ordre, Al.GagnĂ©, do Mont rĂ©al, sera le gĂ©rant do cotte nouvelle succursale.— AI.Itzweire, comptable Ă  la Banque d’Hochelaga, est dĂ©finitivement installĂ© Ă  St-J Ă©rĂŽme.La nouvelle succursale de la Banque d’Hocheluga, dans notre ville, sera ouverte LUNDI, le l(Ăź du courant.J.C.GAGNÉ, GĂ©rant Pro tern.— Vendredi et samedi il y a eu dans la salle du marchĂ© deux superbes reprĂ©sentations de vue» animĂ©es.J.’llistorioqmplie du vicomte d’Hanterives est sans contredit ce qu’il y a de plus parfait et de plus artistique dans le genre.Nous avons vu se dĂ©rouler sous nos yeux de vĂ©ritables scĂšnes de Ă héûtre.La parabole de l’Enfant Prodigue et le RĂȘve de NoĂ«l ont sur tout Ă©tĂ© trĂšs applaudis.Tapisserie variĂ©e ; stores (blinds) d# toutes sortes ; porte-rideaux de 20 cts en montant, Ă  la Librairie J.E.PrĂ©vost fils.C5P* Jolies romances et morceaux de piano Ă  vendre Ă  La Librairie J.E.PrĂ©vost fils.— Nous conseillons Ă  nos amis do payer leurs taxes afin d’avoir le droit do voter aux prochaines Ă©lections municipales.Il nous semble que les quartiers oĂč cas Ă©lections doivent avoir fieu, devraient se choisir dĂšs maintenant leurs candidats.Co choix est'dcs plus importants.Dans les circonstances, vu l’état do nos finances, il faut au conseil de ville des hommes prudents en mĂŽme temps qu'omis du progrĂšs ; des hommes conciliants en mĂȘme temps qu’indĂ©pendants et droits.Que les contribuables rĂ©flĂ©chissent dĂšs main tenant et s'entendent sans tarder sur !o choix des candidats Ă  la future Ă©lection.— .A l'assemblĂ©e des anciens et nouveaux marguilliera, tenue dans la sacristie dimanche dernier, les comptes de la fabrique pour l’annĂ©e 1901 ont Ă©tĂ© acceptĂ©s.— Iji Cour de Circuit qui devait siĂ©ger dans notre ville, mardi, a Ă©tĂ© remise au mois de mars prochain.— Le reddition annuelle des comptes des syndics aura fieu le dimanche, 22 dĂ©cembre, Ă  la sacristie.— Les marchands du noid sont priĂ©s do remarquer qu’en faisant leurs achats chez AI Fierre Simard de Saint-JĂ©rĂŽme, ils Ă©pargnent de fulgent car le transport des marchandises leur coĂ»te bien meilleur marchĂ© que s’ils les achĂštent Ă  MontrĂ©al — Nous prions AI.Octave Rose d'agrĂ©er nos sympa, hies Ă  l’occasion du dĂ©cĂšs de sou Ă©pouse, AImo Rose est morte aprĂšs une longue et douloureuse maladie.Ses funĂ©railles ont eu lieu lundi.Les porteurs Ă©taient : Dr J.E.PrĂ©vost, AIM Stanislas Desclmmbaulr, Corbeil, Alfred Thibault, Ferdinand Filion et — Le conseil de ComtĂ© a en sa sĂ©ance rĂ©gu liĂšre mercredi.Rien de saillant y a Ă©tĂ© discutĂ©.— Le Rvd.Al.I-afortune nous quittera dĂ© finitivement dans le courant de la semaine pro chaitie.Tous les jours notre curĂ© icçoit de nombreuses marques d-: sympathie Ă  l’occasion de son dĂ©part.— Alardi soir il y a eu un joyeux parti d’huĂźtres Ă  1 hĂŽtel St-Vincent.y^UX SOURDS — Une dame opulente, guĂ© rie de surditĂ© et de bruits dans la tĂȘte par le li//n//uu artificiel du Dr Sicholson, a donnĂ© $25,000 Ă  son institut afin que les sourds qui ne peuvent se procurer ces tympans artificiels puissent les avoir gratis.Adresse : The Nicholson Institute, 780, 8th avenue, New York.— M.Armand Cartier, horloger-bijoutier, do notre ville, vient d’ouvrir un autre magasin Ă  Saint-Lin.Nous lui souhaitons tout le succĂšs qu’il me rite.— Les cadeaux de NoĂ«l et du Jour de l’An, les cartes de souhait, les Almanachs Agricoles, des Familles et du Peuple sont tous arrivĂ©s chez Al.J.E.PrĂ©vost, tils.Choix superbe et prix excessivement bas.Que tous so hĂątent d’y aller faire leur choix.— AL Godfroy Lalande a rachetĂ© la terre qu'il avait vendue il y a quelques semaines.A la derniĂšre sĂ©ance du conseil de la paroisse il a Ă©tĂ© réélu maire.— On dit quo M.RĂ©gis GuĂ©nette a l’inten tion d’acheter la scierie Villeneuve situĂ©e au Cordon.No 146—SANS DISTINCTION Toutes les affections des organes do la respiration sont rapidement guĂ©ries par l'emploi du Baume lthumai.Nouvelles de Sainte-AdĂšle — AI.McDuff Lamb vient do faire l’acquis!-sition du pouvoir d’eau du Dr AV.Grignon ; c'est une chute d’eau de prĂšs de 100 pieds formĂ©e par la dĂ©charge des lues Alorel que l’on aperçoit des chars en arrivant Ă  la gare de Ste.Alarguerite.AL Lamb a l'intention d’y installer un bĂ©lier hydraulique pour pousser l’eau dans sa jolie rĂ©sidence.Il se propose Ă©gale ment d’utiliser les forces do ce pouvoir d’eau pour Ă©clairer Ă  l’électricitĂ© Ha rĂ©sidence ains que tout lo village do Saiuto-Adelo.EnfoncĂ©e, Sainte-Agathe ! — Iji querolle do la Presse et du Journal nous amuse passablement, ls.’s partisans de la Presse sont nombreux.Il faut avouer que si le parti conservateur a subi une si grande dĂ©faite, c’est dĂ» su fanatisme des journaux toryx, et il est fort, Ă  craindre que tant qu'il y aura dans les colonnes de ces journaux des insultes Ă  l’adresse des Canadiens Français et du Pape, u-cun des anciens conservateurs ne songera Ă  retourner sous son ancien drapeau couvert des crachats et tic la bave infecte do ces torys fanatiques.De mĂȘme que j’aime mieux un protestant honnĂȘte qu’un catholique malhonnĂȘte, je prĂ©fĂšre un libĂ©ral tolĂ©runt Ă  un conservateur passant son temps Ă  dĂ©nigrer ma race et ma religion.Pas d'alliance possible avec do pareilles gens ! — La fĂȘte de notre souverain a passĂ© inaperçue dans nos Ă©coles.Pourquoi?je n’en suis rien.Je n’en accuse personne, mais tout de mĂȘme c’est regrettable.Quelle bell* occasion de faire un peu d’histoire, d'expiiquer ce qu’est l’impĂ©rialisme.Toute institutrice aurait pu dire Ă  peu prĂšs ceci : " Aujourd’hui, c’est In fĂȘte de notre roi Edouard AUI.C’est lopins grand roi de lu terre.Cependant il doit souffrir beaucoup de fil guerre injuste que l’on fait en ce moment Ă  un petit peuple de cultivateurs, les Boers ; d’un autre cĂŽtĂ© nous ne pouvons l’en blĂąmer fortement, car lo roi rĂšgne mais no gouverne pas ; ceux qui mĂ©ritent le plus de rĂ©probation sont Joe Chamberlain, Cecil Rho des et le peuple qui laisse faire cette boucherie.Quant Ă  nouĂ©, nous pouvons ĂȘtre loyaux Ă  8a AlujestĂ©, tout en n’approuvant pas cette guerre injuste et tout, en refusant de devenir impĂ©rialistes, c’est-Ă  dire de nous laisser englober par l’Angletere oĂč notre nationalitĂ© se trouverait noyĂ©e Ă  tout jamais.Restons loyaux sujets de 8a MajestĂ©, mais ne soyons pas des esclave».Prions Dieu pour qu’il mette fin Ă  cette guerre injuste et qu’il accorde Ă  notre Souverain longue vie et prospĂ©ritĂ©.Au nom du Roi, je vous accorde congĂ©." Dans l’aprĂšs-midi de la fĂȘte du souverain, Ă  l’heure do l’école, un pĂšre rencontre dans la rue un de ses petits gamins, ĂągĂ© de huit ans et lui dit :— Pourquoi n’es-tu pas Ă  l’école Ă  cette heure ci ! — J’ai pris congĂ© de moi-mĂȘme, reprend hardiment l’enfant, parce que c’est la fĂȘte de MON roi.VoilĂ  encore du bois pour faire un plaideur.AgĂ© de 8 ans seulement, il tient dĂ©jĂ  Ă  user ce ses privilĂšges et de ses droits- Lo pĂšre a dĂ» rebrousser chemin aprĂšs cette sublime leçon de loyalisme.— Nous remercions MM, les marguilliers d'avoir bien voulu faire rĂ©parer notre orgue qui n’était pas un exemple d’harmonie pour notre paroisse.Avec un tel orgue, il n’était pas Ă©tonnant de voir ici tant de cacophonie.Dimanche dernier, grĂące a l’harmonie de notre instrument, j’ai remarquĂ© bien plus de dĂ© votion dans l’assistance.La trompette n’était plus nasillarde ni beuglante comme autrefois.Ce n’est pas avec une pareille trompette que l’ange de la RĂ©surrection, au jour dernier, aurait pu faire sortir les morts de leurs tombeaux.Tout harmonieuse qu’elle soit aujourd'hui, ehangeons-la au plus tĂŽt, car i! n’y a rien d’aussi trompant qu’une trompette ; rien d’aus si sensible aux catarrhes, aux enrouements au simple contact (l'un changement de tempĂ©ra ture.Notre orgue a Ă©tĂ© rĂ©parĂ© par AL Jos Alorin, un aveugle de AlontrĂ©al.Quel homme habile ! Dire qu’il voit si bien sans yeux quand il y en a tant qui voient si peu avec leurs yeux grands ouverts.Quelle oreille musicale ! On le fait venir dans une famille pour accorder un piano Tl en tire quelques accords : " Tiens, s’écrie-t-il, le piano du lxmhomme Charbonneau que j’ai accordĂ© il y a 20 ans." On retrace l'histoire du piano et on constate que M.Morin disait vrai.C’est de ce piano, ajoute M Alorin, que le bonhomme Cnarbonneau me disait : je viens de terminer le meilleur do tous les pianos que j’ai mis au monde, il est ravissant Ă  entendre, il imite admirablement le violoncelle.— Citoyens de Saint-JĂ©rĂŽme, donnez donc Ă  la vieille Ă©glise son coup de grĂące.Quelle longue agonie ! Puisque cette relique du passĂ© doit disparaĂźtre, finissez-en donc de suite.Pourquoi lui infliger la honte d’une comparaison avec sa fille ?Pourquoi l’offrir si longtemps en spectacle dans une si pauvre toilette ?J .es Tout le monde voudra profiter E3T DE '^3 L’Avantage Exceptionnel CF* OFFERT PAR du 1er au 31 dĂ©cembre MESDAMES ET MESSIEURS, J’ai l'honneur de vous informer que, du 1er au 31 dĂ©cembre 1901, afin de faire place aux nouvelles marchandises du printemps, je ferai, LE LUNDI et LE SAMEDI de chaque semaine, Une Vente Ă  Grande RĂ©duction sur les marchandises suivantes qui seront vendues absolument au prix coĂ»tant Pardessus en Ă©toffe et en drap, Habillements pour hommes, jeunes gens, enfants AIanteaux pour dames, Jupes, Blouses, Tweeds, Etoffes Ă  costumes, Sous-vĂȘtements, Chapeaux garnis et non garnis, Casques, Chaussures, cfiĂ©e., AI outres or et argent, Joncs de mariage, Et une foule d’autres marchandises qu’il serait trop long d’énumĂ©rer ici.Une visite chez moi vous convaincra de la vĂ©ritĂ©.Saint-JĂ©rĂŽme, 29 novembre 1901.C HQ.GO DM ER fenĂȘtres ressemblent Ă  dos yeux crevĂ©s : l’arriĂš.‱ e-chƓur Ă  un flanc ouvert par unu corne j0 aurcau et d’oĂč s’échappent h-s etifuillcs ; H(Il clocher dĂ©mantibulĂ© est semblable Ă  un'chapeau de politicien qui a reçu des coups do Citoyens do Suint-JĂ©rĂŽme, cotte leliqun no mĂ©rite pas un tel sort ; de gr Ăące, rasez la ‱-j js la laisser vivre que dans le cƓur et la mĂ©moire de ceux qui ont rule bonheur de connaĂźtre son toit bĂ©ni.C.Vrai.Nouvelles de Ste-Xaicie Un joyeux parti d’huĂźtres a eu liiu lundi dernier, chez Al.ltooli Tliouin, liĂ»telii r.Un grand nombre d'auiis des paroisses onvhonnan-tes y ont pris part, parmi lesquels nous avons remarquĂ© AIM.Gibault et Lecluir, de Saint-JĂ©rĂŽme; AIM.Dagennifl, Lnclmnce, Lallier, C.Guay, A.Lachance, C.Beaulieu, Constatai-neau, Boiviu, Saint-Louis, Taillon, de Sainte-Agathe ; MAI.A.Gibault, L.AndrĂ©, C.Beauchamp, F.Tliouin, F.Giroux, T.Thouin, A» MaĂźtre, P.Thouin, F.LĂ©pine, J.Legault et autres de Sainte-Lucie.Plusieurs daims sont venues rehausser de leur prĂ©sence l’éclat de cette fĂȘte.11 y a eu chant et musique et tous te sont retirĂ©s emportant un bon souvenir do ce joli festin.— AI.J.Leclair, voiturier, de Saint-JĂ©rĂŽme, Ă©tait de passage ici cette semaine, dans l'intĂ©rĂȘt de son commerce.— Nos institutrices sont allĂ©es laicmaine derniĂšre, assister aux confĂ©rences pĂ©dagogiques que donnait Ă  Sainte-Agathe, AI.l’inspecteur Primeau.— Les chantiers sont trĂšs nombreux cet hiver et la main d’Ɠuvre est trĂšs chĂšre." s'os coIons n ont pas besoin de s’expatrier pour subvenir Ă  l’existence de leur famille.Alais, grand Dieu, il y en a toujours qui aiment Ă  rou 1er d une place a 1 autre, e: c’est ce que fait PlKHRK QUIUOULK M.JOSEPH CHAiniU Prend des PILULES MORO .t: j guĂ©rit en quelques d’une maladie qui durait depuis Ces mois.L’estomac est l'organe le { ’., important du corps humai u.tt sans sou bon fonctionnement L e t impossible Ă  l'homme d'avoir nue bonne santĂ©.Lorsque les vivas digĂšrent mal, il Ă©prouve des nianx de cƓur, la langue est chargĂ©e et Ă©paisse et aprĂšs le repas ses vivres le fatiguent.Tous les organes se ressentent de ce dĂ©rangement e t l’homme'qui souffre de dyspep-ie et d indh-es-tiou devient bientĂŽt Ă©pni Ă© dans tout son ĂȘtre.Quelques boĂźtes d» I finies Moro prises Ă  temps f ri ‱ t toujours un grand bien, rame ront l’appĂ©tit, donneront m: bonne digestion, et en ce fni-.-u t ramĂšneront Ăč la santĂ© les lu,mm t affaiblis par le mauvais fom tiou-nement de leur estomac.Les Pilules Moro guĂ©riss"- ‘ aussi le mal de rognons, les battements de cƓur, les douleurs fi-» rhumatisme, le scrofule, les c'm r-dissements, les langueurs, 1 t troubles nerveux et tout s e s maladies si communes dm;'.1 s hommes qui cul abmĂ© de 1 r santĂ©, soit par excĂšs de travail e-u mauvaise Conduite._ Z//" M.JOSEPH CIIAKTlr.lt.Tlmolgnzge dt M.Joseph Charter.‱’ J’ai fait usage «les rilnh-s At-.ro pour des Ă©tourdissements que l’avais l.c-| quemment et douleurs durs K- ,!,,s entre les Ă©paules dont je so-.ffrn:* depuis longtemps.I.e pu q -i r i-pau me fatiguait et ma (biasdc il :a ' faisait mal.Tontine rcst.*t M-r l’i-s-tomac.Je me levais le matin, lu.- -ue Ă©paisse et mauvaise lx» e* c, et j't tais aussi fatiguĂ© et plus l.risĂ© que quand If m’étais couchĂ© la veille.“ Mais depuis que j’ai pr-s les Pii"' s , Mot°.mes Ă©tourdissements H.i.t d.-, P3ℱ¼, Je p a?plus de f-tiguc e t e le i , Ă©paules, je travaille tous les j.r.trs et , Je su's «s parfaite santĂ©, le cous, ille , aux "Onimes qui souffrent des mĂȘmes , maux que mot, de prendre les Pilules Moro, car pour moi, je certifie qu’elles m’out guĂ©ri.” JOSEPH CIIARTIER, Hudson, Mass.Les MĂ©decins de la Compagnie MĂ©dicale Moro prient tors 1 s hommes malades de leur Ă©mir.-, de leur donner une description complĂšte de leur maladie, c n ayant bien soin de mentionner tous h s dĂ©tails nĂ©cessaires.Us leur rĂ©pondront avec plaisir et tmit-Ă -fr t gratuitement, leur donnant tu o foule de bons conseils et d'instructions qui leur seront d'un grand secours et les guĂ©riront de leurs maux.Ils feront aussi l'envoi grnt"’t d’un petit livret rempli (’e lwii s conseils Ă  tous les hommes qui t.u feront la demande.Les Pilules Moro se vend’ i’t Soc.la boite ou six 1 au tes jour $2-50.Si votre marchand re 1 s tient pas, elles vous seront expĂ©diĂ©es sur rĂ©ception du prix.Adressez vos lettres comme suit: fcompagnie Medicale fiiero, 1724 nie SU-Catherine, ‱ ‱ H on! rĂ©al. 9 L’AVENIR DU NORD 12 DECEMBRE 1901 Feuilleton de l’Avenir du Nord zsx-x-xsz-xsrxxxxrafĂŻxxxssxsxĂŠxs P GERHA1NE '[ Par Edmond About Ï-X-X-Z-X-Z-X-XXZ-XXXZ-X-XZXXTX-Z-X-XX-X-X-XX-XX- 25 VI LETTRES UE CO UEO U 7.6' docteur Le Pris Ă  Madame Chermidy On apporte l'hĂ©roĂŻne sur ries coussins ; une Ă©charpo tachĂ©e (le rouge indique qu’elle est blessĂ©e Ă  mort.Kilo se relĂšve avec peine, chan te un air du haut de sa tĂȘte, et expire aux ap plaudis8ements de la salle.Tous les habitants de Corfou sont persuadĂ©s que Jeanne est morte d’une blessure et d’une roulade.Le comtt m’a laissĂ© aller seul au théùtre ; et pourtant vous savez s’il raffole de Verdi N’est-ce pus Ă  une reprĂ©sentation A'Ernani que ses yeux ont rencontrĂ© les vĂŽtres pour la premiĂšre fois 1 Mais le pauvre garçon s’immole littĂ©ralement Ă  son devoir.Quel mari, madame, pour celle qui sera sa femme dĂ©finitive ! Les journaux nous ont apportĂ© des nouvelles de Chine que vous avez dĂ» lire avec autant d’intĂ©rĂȘt que nous.Il paraĂźt que la nation la plus camarade de la terre a traitĂ© lĂ©gĂšrement deux missionnaires français, et que la NaĂŻade s’est, mise en route pour punir les coupables.Si la NaĂŻade n’a pas changĂ© de commandant, nous attendrons avec impatience les nouvelles de l’expĂ©dition.Chacun pour soi.Dieu pour tous.Je souhaite toutes les prospĂ©ritĂ©s imaginables Ă  mes amis, sans ' toutefois demander la mort de personne.Les Chinois sont, dit-on, de mauvais artilleurs, quoiqu'ils se vantent d’a voir inventĂ© la poudre.Cependant il ne faut qu’un boulet clairvoyant pour faire bien des heureux.Adieu, madame.Si je vous Ă©crivais comme je vous aime, ma lettre ne finirait pas.Mais, aprĂšs le plaisir de causer uvec vous, il faut me rendre au devoir qui m’appelle dans la chambre voisine.Pluisir, devoir ! deux chevaux bien difficiles Ă  atteler ensemble.Mais je fais de mon mieux, et si je n’arrive pas Ă  concilier toutes choses, c’est qu’un homme n’a pas ses coudĂ©es franches entre l’enclume et le marteau Aimez-moi si vous pouvez, plaignez moi si vous voulez, ne me maudissez pas, quoi qu’il arrive, et si je vous adressais par le ptochain courrier une.lettre cachetĂ©e de noir, faites-moi l’honneur de ctoire fermement que je n’ai aucun droit Ă  votre reconnaissance.Je baise la plus jolie main de Paris.Charles Le Bris, D.M.P.La comtesse douairiĂšre de Villanera Ă  madame de La Tour d’Emblense.Villa Dandelo 2 mai 1853.ChĂšre duchesse, Je n’en peux plus, mais Germaine va mieux.Nous avons tous dĂ©mĂ©nagĂ© ce matin, ou plutĂŽt c’est moi qui les ai dĂ©mĂ©nagĂ©s.J’avais les caisses Ă  faire, la malade Ă  envelopper dans du coton, le petit Ă  surveiller, la voiture Ă  trouver, et presque les chevaux a atteler.Le comte n’est bon Ă  rien : c'est un talent de famille.On dit en Pspagne : maladresse de Villanera.Le petit docteur bourdonnait autour de moi comme la mouche du coche ; j’ui dĂ» le faire asseoir dans un coin.Quand je suis pressĂ©e, je ne peux pas soufiĂŻir l’empressement d’autrui; qui m’aide me gĂȘne.Et cet Ăąne de Gil, qui s'est avisĂ© de prendre la fiĂšvre, quoique ce ne fut pas son jour' Je vais le renvoyer Ă  Paris pour qu'il guĂ©risse, et je vous prie de m’en chercher un autre.J’ai tout fait, tout prĂ©vu, tout arrangĂ© pour le mieux ; j’ai trouvĂ© le moyen d’ĂȘtre Ă  la fois dedans et dehors, en ville et Ă  la.maison.Enfin, Ă  dix heures, fouette cocher ! Heureusement les routes sont magnifiques ; le macadam des boulevards.‱ Nous avons roulĂ© sur le velour jusqu’à notre bicoque, et nous y voici.J’ai dĂ©ballĂ© mes gens, ouvert mes paquets, fait mes lits, apprĂȘtĂ© le dĂź ner avec un cuisinier indigĂšne qui voulait tout poivrer, mĂȘme la soupe au lait.Ils ont man gĂ©, tournĂ©, promenĂ© ; ils dorment enfin, et je vous Ă©cris au chevet de Germaine, comme un soltat sur un tambour le soir de la bataille.La.victoire est Ă  nous, foi de-vieux capitaine.Notre fille guĂ©rira, ou elle dira pourquoi.Elle m’a pourtant fait passer quinze nuits dĂ©sagrĂ©ables dans cette ville de Corfou.Elle ne se dĂ©cidait pas Ă  dormir, et j’avais beau la bercer comme un enfant.Elle mangeait uniquement pour me faire plaisir ; rien ne lui disait : et quand on ne mange pas, adieu les forces.Elle n'avait plus qu’un souffle de vie qui semblait Ă  cliaquo instant prĂȘt Ă  s’envoler, mais je faisais bonne garde ! Ayez courage ; elle a dĂźnĂ© ce soir, elle a bu deux doigts de vin de Chypre, et elle dort.J’avais souvent entendu dire qu’une mĂšre s’attache Ă  ses enfants en raison du mal qu'ils lui ont fait ; je no le savais point par expĂ© rience.Tous les Villanera, de pĂšre en fils, se portent comme des arbres.Mais depuis que vous m’avez confiĂ© le pauvre corps de cette bulle Ăąme, depuis que je fais le guet autour de notre enfant pour dĂ©fendre Ă  la mort d’approcher ; depuis que j’ai aporis Ă  souffrir, Ă  respi rer, Ă  suffoquer avec elle, je sens mou cƓur.Je n’étais mĂšre qu’à moitiĂ©, tant que je n’avais pas Ă©prouvĂ© le contre-coup des douleurs d’autrui.Je vais mieux, je suis meilleure, je monte en grade.C'est par la douleur que nous nous rapprochons de la mĂšre de Dieu, ce modĂšle de toutes les meres.Ave Maria, mater dolorosa ! Ne crains rien, ma pauvre duchesse ; elle vivra.Dieu no m’aurait pas donnĂ© ce profond amour pour elle, s’il avait rĂ©solu de l’arracher de ce monde.Celui qui gouverne les cƓurs mesure la violence de nos sentiments Ă  la durĂ©e de ce que nous aimons, et j’aime notre fille comme si elle devait ĂȘtre Ă©ternellement Ă  nous.La.Providence se joue de l’ambition, de l’avarice et de toutes les passions humaines ; mais elle respecte les affections lĂ©gitimes ; elle y regarde Ă  deux fois avant de sĂ©parer ceux qui s’aiment pieuseL'ent dans le sein de la famille.Pourquoi m’aurait-ello attachĂ©e si Ă©troitement Ă  notre Germaine, si elle avait eu le dessein de la tuer dans mes bras Ăź Ce serait un jeu cruel et indigne de la bontĂ© de Dieu D’ailleurs, l’intĂ©rĂȘt de notre race est liĂ© Ă  la vie de cette enfant.Si nous avions le malheur de la perdre, don Diego se mĂ©sailtierait un jour ou l’au-tte.Saint Jacques, Ă  qui nous avons bĂąti deux Ă©glises, ne permettra jamais qu’un nom comme le nĂŽtre soit portĂ© en ferronniĂšre par Mme Chermidy.Je n’espĂšre rien du docteur Le Bris : les savants ne s'entendent pas Ă  guĂ©rir les malades.Le vĂ©ritable mĂ©decin, c’est Dieu dans le ciel et l’amour sur la terro.Les consultations, les remĂšdes, et tout ce qu’on achĂšte a prix d’argent n’augmentent pas la somme de nos jours.Voi- Les Epreuves d’une Femme 1901 Dim.Lun.cAlĂ»AĂ© Mar.Mer.Jeu.1901 VEN.SÀM.3 4Š 3 6 7 i 8 2 9 w M m m m m m m «1st 20 21 22 23 2%> 25 26 27 28 29 30 Les femmes comprendront facilement la signification de ce calendrier avec ses dix jours biffĂ©s, car pour un grand nombre d’entre elles, et ceci au mieux aller, un mois n’a plus qu’une vingtaine de jours oĂč elles peuvent vaquer Ă  leurs occupations sans trop souffrir, le reste du mois est perdu pour elles.Il y a mCmc des jours oĂč les douleurs qu’elles endurent leur font dĂ©sirer la mort.Souvent elles ont cherchĂ© du soulagement chez leurs mĂ©decins ou ailleurs, mais sans rĂ©sultats, cependant, il y aurait du soulagement pour ces femmes, car Madame Patrice et Madame Couture souffraient de maux semblables et elles ont Ă©tĂ© guĂ©ries, et l’histoire de leurs souffrances et de leurs guĂ©risons racontĂ©es par elles-mĂȘmes, intĂ©resseront les femmes qui souffrent des mĂȘmes maux et qui obtiendront les mĂȘmes rĂ©sultats en employant les mĂȘmes moyens.“ J’ni commencĂ©, dit Madame J.Patrice Ă  prendre les “ PILULES ROUGES au mois d’avril dernier, et je les ai “ prises pendant quatre mois.DĂšs le premier mois je senilis du soulagement, et aprĂšs trois antres mois, tous mes “ maux Ă©taient disparus.“ J’étais malade depuis huit ans, mes pĂ©riodes Ă©taient “ douleurenses, duraient longtemps, m’affaiblissaient benu-“ coup et m’obligeaient de prendre le lit ; je soutirais aussi “ de tous les maux qui nccompagnent la faiblesse gĂ©nĂ©rale 11 comme mal de tĂšte, mal de cĂŽtĂ©s, douleurs de reins, points “ de cĂŽtĂ©s et nervositĂ©.“ Deux MĂ©decins, Ăą plusieurs reprises m’avaient prodi-" guĂ© leurs soins sans aucun rĂ©sultat.Les PILULES RQU-“ GES firent disparaĂźtre mes maux comme par enchante-“ ment, rendirent la force Ă  mes membres affaiblis, “ firent de moi uue femme nouvelle et me guĂ©rirent de “ tous mes maux.Š “ J’ai Ă©crit plusieurs fois aux mĂ©decins spĂ©-11 cialistes, ils m’ont toujours rĂ©pondu nvec soin “ et leurs bons conseils m’ont Ă©tĂ© d’une grande “ valeur.“ MADAME JOSEPH PATRICE, “ Rigaud, Co.Vaudreuil, P.Q.” “ Mes maladies, dit Madame George Cou-“ ture, Ă©taient arrĂȘtĂ©es sur moi depuis long-41 temps, lorsque je commençai Ă  prendre les 44 PILULES ROUGES.Ce retardement avait “ Ă©tĂ© causĂ© parce que le feu avait pris Ă  la mai-44 son oĂč je demeurais, et j’avais Ă©tĂ© obligĂ©e de 44 me sauver dans la neige nu pieds.44 Trois mĂ©decins m’avaient soignĂ©e sans m’appor- V ter aucun soulagement.J’avais toujours des douleurs dans le corps et surtout Ă  l’époque oĂč mes mois devaient venir, je souffrais Ă©normĂ©ment et j’étais mĂȘme souvent obligĂ©e de prendre le lit.lin tout temps d’ailleurs, il m’était presque impossible de travailler.44 J’écrivis aux mĂ©decins spĂ©cialistes qui me donnĂšrent de bons conseils et me dirent de prendre les PILULES ROU-44 GES.Je pris 9 boĂźtes en tout, et elles me ramenĂšrent 44 en parfaite santĂ©.Je suis aujourd’hui forte, je vois mes 44 mors rĂ©guliĂšrement, je ne souffre plus de douleurs, je 44 suis grosse et grasse et en parfaite sautĂ©.44 J’avais souffert de cette maladie pendant 5 ans.44 E* dehors de ce retardement de mes mois, j’avais 44 aussi des faiblesses de cƓur, des douleurs de rhumatismes, toujours mal Ă  la tĂšte et mal aux reins.Les PILULES ROUGES seules m’ont fait du bien.Je les recommande aux femmes qui pourraient souffrir comme moi.44 MADAME GEORGE COUTURE, 44 Winooski, Vermout.” La meilleure rĂ©clame faite en faveur des PILULES ROUGES, est celle faite par les femmes guĂ©ries, qui disent Ă  leurs amies et Ă  leurs voisines le bien qu’elles en ont obtenu, et qui les encouragent Ă  suivre leur exemple et se guĂ©rir, en publiant leurs tĂ©moignages.Mais dans ces tĂ©moignages publiĂ©s, il faut aussi remarquer que la grande majoritĂ© de ces femmes qui Ă©taient si malades et qui se sont guĂ©ries, ont pris la peine d’écrire aux MĂ©decins SpĂ©cialistes, et par leurs conseils et l'emploi des PILULES ROUGES, elles ont obtenu la guĂ©rison de leurs maux.Il est vrai qu’il n’est pas nĂ©cessaire pour les femmes qui veulent prendre les PILULES ROUGES, de consulter les MĂ©decins SpĂ©cialistes, car les PILULES ROUGES guĂ©rissent presque toujours sans autre aide, les femmes malades.Mais on ne saurait trop conseiller aux femmes qui auraient perdu patience, ou qui seraient malades depuis longtemps et auraient abandonnĂ© les PILULES ROUGES avant d’obtenir leur guĂ©rison, de recommencer leur usage et aussi de consulter les MĂ©decins SpĂ©cialistes, car peut ĂȘtre qu’elles n’ont pai pris les PILULES .ROUGES comme elles auraient dĂ» les prendre, alors elles apprendront d’eux ce qu’elles devraient faire pour se guĂ©rir.Leurs avis sont gratuits, que vous Ă©criviez ou que vous alliez les consulter Ă  leurs bureaux au No.274 lue St-Denis, MontrĂ©al.Les femmes devront refuser comme imitations, toutes PILULES ROUGES vendues dp porte en porte, au 100 ou Ă  23c.la boĂźte, et aussi exiger que le nom de la CIE.CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE soit sur chaque boĂźte ; c’est le seul moyen d’avoir les vĂ©ritables Pilules Rouges et de se guĂ©rir rapidement.Si elles ne peuvent les obtenir de leur marchand, elles leur seront expĂ©diĂ©es sur rĂ©ception du prix, 50c.la boite ou six boites pour ÂŁ2.50.Adressez vos lettres comme suit : Compagnie Chimique Franco-AmĂ©ricaine, No.274 Rue St-Denis, Montreal, Canada.ci ce que nous avons imaginĂ© pour obtenir qu’elle vive.Tous les matins, mon fils, mon petit-fils et moi, nous prions Dieu de prendre sur notre vie pour ajouter Ă  colle de Germaine.L’enfant joint ses mains avec nous ; c’est moi qui prononce la priĂšre, et le ciel sera bien sourd s’il ne nous entend pas.Don Diego aime sa femme : je vous l’avais bien dit.Il l’aime d’un amour pur, dĂ©gagĂ© de toutes les grossiĂšretĂ©s teirestres.S’il l’aimait autrement, daus l’état oĂč elle est, il me ferait horreur.Il a pour elle cette adoration religieuse qu’un bon chrĂ©rien voue Ă  la sainte Ă©glise, Ă  la Vierge de sa chapelle, Ă  l'image chaste et voilĂ©e qui rayonne au fond du sanctuaire.Nous sommes ainsi faits, nous autres Espagnols.Nous savons aimer simplement, hĂ©roĂŻ quement, sans aucun espoir mondain, sans au tre rĂ©compense que le plaisir de tomber Ăą genoux devant une image vĂ©nĂ©rĂ©e.Germaine n’est pas autre chose ici-bas : la parfaite image des saintes du Paradis.Quand saint Ignace et ses glorieux campngnons s'enrĂŽlĂšrent sous l’étendard de la mĂšre de Dieu, ils donnĂšrent Ă  tous les hommes l’exemple chevaleresque de l’amour pur.(A suivre) Nouvelles de St-Casimir (LABELLE) — Les chantiers sont en pleine activitĂ© depuis les derniĂšres bordĂ©es de neige qui nous ont apportĂ© des chemins d’hiver trĂšs convenables.‱ Notre paroisse est maintenant dotĂ©e d’u ne beurrerie de premier ordre, si on en jugo par les rĂ©sultats qu’elle a donnĂ©s ces derniĂšres semaines sous la direction de M.Donat Loran-ger, de Sainte-Anuo de la PĂ©rade, expert bien connu des fabricants de beurre et de fromage Avec le sĂ©parateur U S qu’y a installĂ© M.Loranger, on a obtenu une moyenne de cinq roixante-un centiĂšme (5.61) par 100 lbsdolait1 No 145—SON OMBRE SEULE Un homme prĂ©venu en vaut dix.Le rhume L'Avenir du Nord est publiĂ© par J.Ë.est l’imprĂ©vu, mais l’ombre seule du Baume J PrĂ©vost, fils, Ă©diteur - propriĂ©taire, Ă  Saint- Oil trouvera Ă  La Libraire J.E.PrĂ©vost fils Hue Sainte-Julie, SAINT-JEROME Le plus considĂ©rable et le plus bel assortiment de Cartes pour Noel et le Jour de l’an Objets de fantaisie pour Cadeaux Jouets de toutes sortes Almanachs pour 1902 Ecrivez Pour vous procurer un exemplaire gratuit du Canadian Horticulturist, le plus grand magazine de ce genre en AmĂ©rique, traitant trĂšs au long de In culture des fruits et des fleurs ; ornĂ© de nombreuses illustrations et ayant la collaboration d’horticulteurs pratiques et professionnels.Adressez : L.Woolveraton, M.A.Grimsby, Ont.On demande des garçons et des filles comme apprentis cigariers.S'adresser le plus tĂŽt possible Ă  Smith, Fischei & Cie., Saint-JĂ©rĂŽme.Pour guĂ©rir un rhume en un seul jour PrĂŽnez des Laxetive-Bronio-Qninine Tablets.Tous les pharmaciens remettent l'argent si l'on n’est pas guĂ©ri.La signature «le K.\V.Grove doit ĂȘtre sur chaque boite.Prix 25 cls.Cour de Circuit l Canada Province de QuĂ©bec District de Terrebonne.) No 701 Joseph Arthur Calixto Ethier, avocat, du village de Sainte-Scholastique, district do Ter-bonne, vs Demandeur, Wilfrid Cadi'iix k Dolphis Cadieux, tous deux peintres de la citĂ© et du district de MontrĂ©al, et maintenant absents de cette province, DĂ©fendeurs, II est ordonnĂ© aux DĂ©fendeurs de comparaĂźtre dans le mois.GRIGNON * FORTIER, G.C.C.Sainte-Scholastique, 12 novembre 1901.Tonique Ă©nergique Stimulant persistant Reconstituant nutritif ApĂ©ritif exquis.EmployĂ© avec succĂšs clan» tous lĂźs HĂŽpitaux, Couvents, CollĂšges, CommunautĂ©s religieuses pour combattre rapidement l’AnĂ©mie, la Faiblesse, la PĂ»lcur, la DĂ©bilitĂ©, l’Insomnie, la Dyspepsie et le manque d’AppĂ©tit.Pour les adolescents, les convalescents, les vieillards, le Vin St-Micliel est l’alimeut rĂ©novateur par excellence.EN VENTE PARTOUT.BOim, WILSON & CIE, 338 rue Saint-Paul, MONTREAL-, Seul* agents pour le Canada et ea Ctats-UnU.Que la LumiĂšre soit ‱ussi telle cnex vous ou dims votre uiugasiu, que dans les grandes mai* sous et les magasins de Moutreul, achetez une ^ npe a Gaz “AUER” Cette latnpe produit le paz qu’elle brĂ»le, et seule, lu lumiĂšre du soleil |>cut se comparer il celle qu’elle douue.Fresque .vins ehn-leur, trĂšs Ă©couonique.fuel-le Ă .manier.Cette lnui|>e est la meilleure »ur le mnr-chĂ© ; satisfaction gni initie, ou votre argent tendue.Catalogue illustrĂ© gratis sur demande.LA CIE DE LUMIERE AUER, MONTREAL.IS^SS DAMES! i ' * .(.CHAPQ^AtfTy: ; Ne pas confondre nvec Apiol.L’Aplolinc, Z 2 en petites canules rondes, eoulngo les ; Š douleurs et renulnrlee les Ă©poques, Bans Z 2 duuger pour les femmes enceintes.: ‱ Un flaçon dure trois mois.Prix, $1.‱ ‱ LYMAN, SONS & CO., Montukal.- HOTEL A VENDUE L’hotcl de M.John Forgot Ă  Sain te-ThĂ©rĂšse.TrĂšs bien amĂ©nagĂ©, avec hangars, remises, Ă©curies, balance publique, salle d’échantillon, etc.L’hotel compte 27 appartements, a bains, water closets et chambres confortables.Grande cuisine de 24 pieds carrĂ©s.Maison chauflĂ©e Ă  l’eau chaude.Le tout couvert en gravois et en tĂŽles.S’adresser Ă  Al.John Forget Sainte-ThĂ©rĂšse ou au bureau de l'Avenir du Nord.Epicerie enjros et en detail IM PORTATION S 1)’AT JTOMN E SS Manchester 50 caisses Scotcli J.Dewar “ Tritonia 50 caisses Scotch McArthur 4 drums Vin Tarragona “ 3 “ Vin Sherry “ 2 “ Vin de messe Mexican 50 caisses Gin La Clef EugĂ©nie 50 caisses Gin Croix-d’Honn.30 I-oct.Gin do Kuypcr Aggi (J00 caisses Gin de Kuyper 40 J-oct.Gin de Kuyper ’’ Manchester 150 caisses Brandv Godet k FrĂšre ; 75 caisses En 125 caisses Brandy Ile 150 caisses Brandy Guimont i 125
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