L'Avenir du Nord, 11 février 1910, vendredi 11 février 1910
Quatorzième année— No.6 Journal h.e.bjdoma.dnire — Deux cçnts le numéro i Vendredi, 11 février xqio ORGANE LIBERAL ou DISTRICT de BONNE.ti cne.tr 1er.Lt WTT DI C AVENIR 1ST DAXJ L£ DOiOlt MÎMB FfcJMJ VWIOHJ P»0$rSt«lB FIIJ ousî muAurr ÇR- 3uLTrr_) Abonnement : Un an [Canada].$1.00 “ [Etats Uni»].1.50 Strictement payable n’avance.Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SATNT-JEROMK fT E K H K BONN K', tf * Annonces: lj^ e.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne nonpareil, 1ère insertion ; Gc.la ligne, insertions subséquentes.«^L'VBfc.Lfcfc.^ LA MARINE CANADIENNE Une opinion indépendante Ottawa, 30 janvier 1910 Cher monsieur Piévost, Pardonnez-moi d’avoir remis de jour en jour jusqu’à ce moment l’expression de mon humble opinion sur la question de la marine, (|ue vous m’avez fait l’honneur de me demander.Larticle, le très habile article du Canada de samedi, simplifie {Grandement le problème en mettant de- l’ordre dans les différentes théories émises sur ht question.Après réflexion, et malgré les sympathies que je conserve encore pour le groupe nationaliste, je n’hésite pas à dire que je trouve vain's les déclamations des partisans de Bourassa et de Monk, que j’ai moi-même fait entendre autrefois.Elles ne sont pits sérieuses, parce que la logique demande que le programme d’abstention, dans le cas d une guerre où ht métropole jouerait son va-tout, devrait se compléter par une déclaration d'indépendance politique.Ceux-là seuls sont conséquents qui, décidés à refuser tout secours à la métropole en cas de besoin, déclarent qu’ils aimeraient mieux plutôt renoncer au lien britannique et proclamer 1’iudépeudance du pays.J'étais de ceux-là.Je dis encore que les déclamations des bourassistes sont vaines, parce que ce n’est pas dans une crise où 1 existence ou même seulement le prestige de l'empire britannique serait en question, (pie la ” ' d’abstention pourrait être possible.Tous les Anglais du monde se lèveraient en mas- tant d’énergies humaines et de tant de matériaux à préparer la guerre ou à sauvegarder la paix.J’ai confiance en l'avenir.Laurier peut céder en partie au mouvement général qui s’accuse dans les pays dépendant de l’Angleterre; mais avant qu’on ait dépensé cent millions dans la marine, les idées auront fait du chemin et peut-être même le désarmement de l’Europe aura-t-il commencé à s’opérer.Nous le devrons au courant d'opinion déterminé par le parti socialiste international *m(! do ,B défenae.* psys doit assumer et prendre a sa charge., 1m chambre npprouvera çordialem*.nt toute ’’.’.I .¦ dépense nécessaire destinée à encourager l’or.Ja«>qu a P^nt, les dépenses faites parle : isalion ido ri.Un8,îrvice naval canadien fr maternent ta nomination est Canada pour sa defense so sont restreintes » j en coopération et n-Utwn i.fc avec la mari- acceptee pat un vote de 114 contie 3(î.lal,MI' re u,ro* .110 impériale, conformément aux recoiiunauda- Le gouvernement canadien est tout au- .• , „ , ., , , , .~ .i lions de 1 Amirauté faites lors de la derniere tant dispose a donner son attention a la _________.___., n «> .,, : conference impériale, et en complet accord avec partie navale de cette defense.11 v a sur t • .j t r.j , -i, j , , - I idee que la suprématie navale de la Urande- Les voix les plus auton-ees de la Chain- j les côtes du Canada un grand nombre «1 horn- Bretagne est essentielle à la protection efficace bre des commîmes se sont, u 1 heure actuel- j mrs admirablement doues pour former une re- (ju C(jmmerCe s-rve navale et on espère qu’avant longtemps „ • ., J - , le.prononcées sur la question navale.Sir il seia p>-sible de tomber d’accord sur un sys- r a,pa'X nlol'dlale- .1 J Chambre est fermement convaincue la sûreté de l’Empire et au Sir J il seia p>-sible de tomber d’accord sur un sys- lèino qui assurerait l’entiaiaeiuent de ces hom* i c ¦ i i - i r .» que, chaque fois que le besoin s en fera sentir, du gouvernement est une manœuvre de Sir W ilfrid pour affirmer l'indépendance du Canada.M- Monk proteste vigoureusement et prétend que c’est un noir complot impérialiste pour détruire notre autonomie pas a conclure que si nous devenions indépen- et réduire |e Dominion à une simple insti- durits, les char g» s militaires n'en seraient que plus lourdes, et plus impérieuse serait aussi l’organisation de la défense du pay.-»?Nous croyons que oui pour les raisons indiquées plus li lut.D» qu» lque côté que nous examinions le problème de la marine, i! cous faut raisonnablo-i ment conclure que nous sommes en face d’une obligation nat'O iale inéluctable.Au sut plu*, au point de vue de la dos partis, il vaut mieux mille fois que nous ayion.s Laurier à la tète du pay* plutôt que Bordrii, piisque celui-ci friperait le fardeau que la nécessité nous impose * t enlèverait au pn j t ministériel ce qui, précisément, sauv.garde notre autonomie 8-*s di'cnur* et la résolution qu’il a proposée talion municipale.di.Les galeries étaient bondées comme aux jours passés les plus solennels de notre histoire.Le premier ministre commence par re ore t ter l’absence de l’hon.M Brodeur, qui aurait pu donner beaucoup de détails, at- \ ous aveZ l*1 canevas de la nouvelle tendu qu’il a fait une étude soignée de cet progr ainmi*.Notre ami n’a pas abordé ce côté politique de la question, mais irais sommes convaincu qu’il pense comme nous.J Ei- sa suprématie sur l’océan et séculaire dans le monde.Je trouve illogique l’attitude de ceux qui.contents de leur qualité de citoyens britanniques, veulent faire en sorte de la perdre lo jour où l’Angleterre, réduite à combattre avec ses seules forces, sera vaincue par une puissance ou une coalition de puissances plus forte iiu’elle.Je comprendrais la politique d ahsfen- j e ¦rasm -o • _ ï lion ou de neutralité, si elle était franchi.-i | |Vb Oïl" 01 O S* :: ment et carrément complotée par line dé- : duration tendant à l’indépendance ulté- I _____ _____ version ou double cri de “ antibritannique et trop britannique” lancé contre Sir Wilfrid Laurier.” Le cri de race publique | M.Monk, lorsqu'il est à Ottawa, lit probablement le principal organe conservateur de la capitale, le “ Citizen ”, et aura sans doute lu l’entrefilet suivant que nous signalons à son attention : “Sir Wilfrid Laurier est lin très habile homme d'Etat.Sir Wilfrid Laurier est à ht Chambre des députés comportent un tel j aussi lin orateur accompli.Mais il a fallu à Sir Wilfrid Laurier deux heures pour expliquer que deux millions de Canadiens-français sont si superlativement loyaux Iqu’ils ne permettront pas aux six autres j millions de Canadiens de donner une aide navale elfcctive à l’Angleterre, en face du péril allemand.” Qu’en pense M.Monk ! ' ietire du Canada.Dans l'état des esprits et pendant longtemps encore, cette aUi'ude et cette perspective n’ont pas de chance d'être prises an érieux.En tout cas, je m’en désintéresse pour ma part, et ceci m'amène û vous dire pournuoi, moi aussi, je suis contre les dépenses militaires annoncées.Je suis contre le programme naval, non pur raison politique, mais pourries motifs «I humanité, pour les méim s motifs qui, en Europe, et) Amérique même, partout où l'on s'instruit, où l'on pense, ont déterminé des millions d hommes d combattre l'esprit militaire qui retarde la marche du pn-gtè-, réquisitionné pour des besognes de mort et de destruction des millions de bras et d'intelligence.s arrachés à l'agriculture, aux «rts et à l'industrie.Faites, en pensée, si vous le pouvez, le calcul de ce qu’il perdu et de ce que pendra pendant longtemps encore, malheureusement, la société civilisée par l’emploi de Ln justice criminelle en Angleterre et en France Eu décenbre dernier, l’huissier de la cour centrale criminelle de Londres, après avoir fait prêter serment aux jurés, leur rappelait, selon la formule traditionnelle, que t.e succès de •* Chantccler ” L’œuvre Je Rostand, “ Chiuitecler ”, attendue depuis si longtemps, a enfin été jouée au theatre de la Forte-Saint-Martin, à Paris, samedi dernier.Le succès en a été éclatant et les dépêches nous annoncent que ce poème est digne de Rostand et sera peut-être considéré " les accusés maintenant se présentaient i cm"111® son clief-d œuvre, devant eux pour se faire acquitter ", lYc- ^;l première représentation a rapporté mint alors la parole, le juge fil remarquer s' bo.OOO.tu question.Puis il jette un regard en arrière sur la position des (leux partis, ù propos de cette question navale il fait remonter cette question h lu conférence impériale de 1902, alors (pie la question de la défense fut soigneusement discutée.Le secrétaire de in guerre, en Angleterre, suggéra que les colonies équipassent des troupes pour le service impérial eti cas de guer re.et ces troupes auraient ensuite été appelées automatiquement par le bureau anglais de la guerre.Quelques colonies acceptèrent cette proposition : ie Canada s’y opposa.La suggestion comportait également une contribution annuelle au maintien et à l’équipement de la marine anglaise.Les représentants du Canada, non en mesure d’accepter cette seconde proposition, reconnurent cependant l’obligation qu'il y avait pour le Canada d'aider jusqu'à un certain point à la mère-patrie.Le gouvernement, dit-il, n’a pas jugé à propos de se départir de sa ligne de çon-i ni te ; en ctt'et, ii a maintenu la position mes et l’utilisation de ieurs services pour la défense en cas de besoin.“ Les ministres répètent, en terminant, que tout en étant obligés de refuser son concours aux mesures proposé".», le gouvernement canadien comprend pat faitenlent l'obligation où se trouve le Canada de contribuer ans dépenses en proportion de son accroissement en population et en richesse.Ces ministres sont d’avis le peuple canadien se montrera prêt et disposé à faire tors les sacrifices rt quis pour donner aux autorités impériales la coopération la plus loyale et la plus cordiale à tonte mesure propre à maintenir l’intégrité et l'honneur de l’Empire.” Il ne s’agit pas ici d’une contribution di, recte en argent ou en hommes, comme ou le que ces dépenses doivent être réparties de fa j demanda à la conférence de 1902 et comme Ç0(.a soulager le contr.buable de la mère pa- ,e refus{.rent a|ors tes miuj.stres canadiens ; trie de quelques-unes de scs charges qu il sup : mftis j, s* it (1‘or \ x-t: i uc puty haut point voir exécuter ces projets de A > -VElt l- iUAl.lt lJAiSo J.lvs itAUA ! defense EN COOPERATION AVEC LES I CAN ADIEXNES,” projet de défense qui j AUTORITES IMPERIALES et sous la di-1 devra, être exécuté “ EX coopération' avec rection d’officiers impériaux d’expérience, en ¦ h ES AUTORITÉS IMPERIALES,” ainsi que hantant que la chose sera confot me aux principes noucèrent et le déclarèrent les ministres de gouvernement autonome qui a été un si | canadiens en 1902.puissant facteur dans le développement de l unité de l’empire i M.Heuri Bourassa condamne atijour- r, ., , , , , ¦ d’hui un projet contre lequel il ne trouva Commentant, à la Chambre des députes, '.c., * ^ pas un mot a dire en 1902.ce rapport officiel de la conférence de 1902, r ¦ ,.-, , ,, .,, ,, ,, .Ce qui ne I empeche pas de s eerier que 31.Henri Bourassa disait : , • 1 , F.' a Laurier se contredit.’’ Quant à moi, je ratifie sans réserve ces pa- Nous est avis (pie c’est le mousquetaire roles du discours du trône : nationaliste (pii tombe ici dans la plus •• Je suis convaincu qu’il résultera un grand éclatante contradiction, tie celte conference qui a reuni dans un contact intime les représentants des grandes Jep tario et de Québec, des appels aux passions de la foule en lançant les provinces les unes contre les autres.Ici, il leur fallait parler prise en 1902.position (pii a été ratifiée à {pour le pays et, nécessairement, le langage aux jurés toute l’importance de cette formule et il ajouta : " Vous avez certainement, lu les comptes rendus d une cause eé-toutes classe à lehre qui vient d’être jugée en France (l’affaire.Steinheil).(Jette cause nous a donné un spécimen de la jurisprudence sous les lois criminelles françaises.Ces lois paraissent avoir pour objet d’assurer la condamnation de l'accusé, ample! le président des assises s ellbrce d’arracher des réponses qui le fassent condamner d’après les déclarai ioti.s sorties de sa propre bouche.Vous (les jurés) remarquerez que, d’après la for- i.j.uttti.Cotte somme est destinée aux pp.j] de vojr l'attitude de ces messieurs simplement un Canadien avant tout et suit tunes ( e moiK ation a 1 arts, qui ne s’entendent plus du tout.Ceux (pii jet britannique de naissance, de traditions l'unanimité du Parlement, dans sa résolution du 29 mars dernier.Sir Wilfrid, après avoir donné lecture de cotte résolution, dit (pi i 1 ne s'ôtait pas écoulé trois mois après son adoption (pie les députés de l’opposition, (pii l'avaient pourtant appuyée, protestaient publiquement dans les journaux et sur les trétaux contre cette même résolution.11 est amusant, à tenir devait être d’application générale pour le pays, et c’est là la grande ditliculté avec laquelle l'opposition se trouve face à face.Trois opinions se sont jusqu’à présent partagé l’opposition • la contribution directe : l'abstention complète et l’appel au peuple.Sir Wilfrid déclare qu’il n'est ni impérialiste ni anti-impérialiste, mais qu'il est tout en secs Nous cherchons l'amitié de ceux dont nous redoutons l'inimitié, si bien que les méchants semblent avoir plus d’amis (pie ies bons, A.d'HoUDKTOT Il ne suffit pas d’avoir de l'esprit pour n elre pas béte, il faut encore savoir s’en servir.De Remisât Parlant de la question du contrôle de notre marine, Sir Wilfrid réaffirme que ce contrôle appartient au parlement canadien.Il montre la contradiction des opposition-nistes sur ce sujet dans les provinces d’Ontario et de Québec 11 donne une explication de ce qu’il a dit antérieurement, à savoir que " quand l’Angleterre était en guerre, le Canada l'était aussi ".loi signification exacte de cette déclaration, contre laquelle certaines gens ont tant tonné, c’est que lorsque l’Angleterre est engagée dans une guerre internationale, le Canada y devient forcément intéressé, car l’Angleterre peut être attaquée sur notre territoire ou dans les autres colonies où flotte le drapeau avaient été si bavards durant les vacances et de convictions.11 fait i’éloge des lois, parlementaires sont devenus muets comme ; britanniques qui nous régissent et qui nous ! britannique.des carpes.Ils ont déclaré iei qu’ils ne j donnent la sécurité ia plus parfaite.Le premier ministre dit que la grande pouvaient discuter cette tpb'stion avant 11 dit (pie la demande pour que le Cana- erreur commise par les impérialistes de la d’avoir vu tons les documents relatifs à la da contribue directement à la marine an- trempe de ” ’’ »—]- dernière conference de Londres, tandis que glaise est contraire au génie des institutions (uclques mois auparavant ils faisaient des 1 britanniques qui nous régissent.L’Austra-déclarations surprenantes, pour ne pas dire lie elle-même qui, en 1902, avait accepté de compromettantes, sans n’avoir rien vu do ces papiers.Au Parlement, on ne pouvait plus faire comme dans les provinces d’Alberta, d'On- contribuer an maintien de in marine an glaise, a fait volte-face sur cette question, et elle est aujourd’hui de la même polili-qjc que le gouvernement canadien.M Foster, est de confondre l’état de choses qui existe en Angleterre avec celui qui existe dans les colonies.Des objections ont été soulevées dans Québec, dit-il, parce que le bill pourvoit à ce que, dans les cas d’urgence, la ilotte puisse être mise à la disposition de l’Amirauté avant I la convocation des chambres.Nous pour- 7146 l avskih do nord h février 1910 -Cas Z_A NEIGE EST BELLE La neige est belle.O pâle, ft froide, {> calme vierge, Salut ! Ton char de glace est traîne par des ours, Et les cieux assombris tendent, sur son parcours, Un dais de satin jaune et giis couleur de cierge Salut ! Dans ton manteau doublé de blanche serge.Dans ton jupon /luttant tic ouate et de velours, Qui s'étale à grands plis immaculés et lourds.Le monde a disparu.Rien de vivant n’émerge.Contours enveloppés, lajuiges assoupis, Tout s'efface et se tait sous cet épais tapis.I! neige, c’est la neige endormeuse, la neige.Silencieuse, c’est la neige dans la nuit.Tombe, couvre la nuit atroce et sacrilege, O lis mystérieux gui t'effeuilles sans bruit.Jean RICH ER IX.rions être forcés, dit-il, de tirer sur l’ennemi avant qu’il ne tire sur nous, comme les Japonais ont fait avec les Russes.Après avoir parlé du danger d’un conflit entre l’AHemage et l’Angleterre, l’orateur réfute une à une les objections des conservateurs.Puis, il termine son discours en citant quelques passages des déclarations de Lafontaine sur le développement de la liberté constitutionnelle au Canada, et il fait un appel à tous les hommes de bonne volonté de ce pays.M.Borden prend ensuite la parole.Nous ne sommes plus, dit-il, en 1837, et il ne s’agit pas de savoir si oui ou non le Canada doit jouir des droits et privilèges de l’autonomie.Il reproche h.Sir Wilfrid son attitude et ses paroles de i SOU.Tout son discours tend h prouver que nous ne faisons pas assez.Puis, il présente une résolution qui serait le rejet de la politique du gouvernement et l’adoption de ses vues, plus britanniques que canadiennes.Les orateurs suivants furent MM.Monk et Lemieux.Je reviendrai sur ces deux discours dans ma prochaine correspondance, car ils méritent plus que quelques mots de commentaires.J.-A.O.Politique à double face Le parti conservateur suit Lieu ses traditions.Comme sur la question des écoles du Manitoba, comme sur la question des nouvelles provinces de l’ouest, il a sur le projet de marine canadienne, une politique à double face.Les chefs de ce parti souillent en même temps le chaud et le froid.M.Borden est le chef conservateur pour les provinces anglaises, et M.Monk est le chef conservateur pour la province de Québec.Tous les deux se prétendent du même parti et tous les deux disent le contraire l’un de l’autre.Pour l’un, le gouvernement Laurier ne va pas assez loin dans son projet de marine ; pour l’autre, il va trop loin.Pour M.Monk, le gouvernement libéra] foule aux pieds l’autonomie du Canada.Pour M.Borden, le projet ministériel est condamnable parce qu’il donne au parlement le pouvoir de refuser l’aide des forces navales canadiennes à l’Empire en temps de guerre.Pour M.Monk et les nationalistes qui l’entourent, le pays est livré pieds et poings liés à la .Grande-Bretagne.Pour M.Borden, le projet du gouverne ment n’est pas assez en harmonie avec les volontés de l’Amirauté anglaise.Pour M.Monk, le Canada n’a aucune obligation vis-à-vis l’Empire : nous ne devons absolument rien à l’Angleterre.Pour M.Borden, nous devons non seulement créer une marine formidable (celle que propose les libéraux n’étant pour lui qu’une farce !) mais nous devons aussi offrir immédiatement deux dreadnoughts à l’Angleterre, ce qui coûterait au moins 320,000,000.Et c’est ainsi sur toute la ligne.Là où Borden dit blanc, Monk dit noir et vice versa.Et ces gens-là se figurent que le peuple va les prendre au sérieux.Ah J ce que le peuple comprend, c’est que l’armée bleue ne pouvant vaincre les I rouges en les attaquant de front, a résolu de se scinder en deux pour mieux en venir! à bout.Une partie des troupes de l’opposition attaque le parti libéral sur un point, tandis que l’autre marche à l’assaut sur le côté opposé.— Laissez-moi faire dans la province de Québec, a dit Monk à Borden.— C’est bien, lui a répondu le chef, mais à condition que vous me laissiez faire dans les provinces anglaises.Et l’opposition s'est dédoublé, foidant uux pieds la logique, la bonne foi et la dé-cense politique.L’ambition de parvenir au pouvoir est ce qui conduit, agite et anime l’un et l’autre groupe conservateur.Le peuple le sait et il n’ignore pas non plus que si Laurier tombait du pouvoir, ce serait Borden, l’impérialiste enragé, qui lui succéderait, avec l’appui de M.Monk et de son groupe.Car, soyez-en bien convaincus, si les conservateurs se divisent pour faire au parti libéral une guerre de guérillas, au cas où Uq banquet à M.[{infret .Les amis de M.Thibaudeuu Rinfrut organisent un banquet en «on honneur à i’occiiHion de son départ do Saint-Jérôme.Ce banquet aura lieu dans notre ville, le jeudi 17 février, à 8 heure» du soir.L’honorable juge Kobidoux ainsi que plusieurs autres personnages de marque seront pré sen t s.lx>9 amis tie M.! tin fret «ont cordialement invités à prendre part à cette manifestation d’amitié.On peut se procurer des cartes pour a banquet au bureau de L’AVK.VIK nu Noun.!x prix en est de ÿô 00.On est prié de retenir sa carte le plus tôt possible, en s’adressant directement à M J.-K.Prévost.L’amendement désirable Le Cantula prétend qu’il faudrait près de quinze jours pour mobiliser la flotte canadienne, en temps critique, et que, par conséquent, le parlement aurait le temps de se prononcer avant le départ de notre flotte.Notre confrère a peut-être raison.Mais alors pourquoi ne pas dire expressément dans la loi que le départ de nos marins pour 11 service général dans la marine royale » ne pourra s’effectuer qu'avec l’assentiment du parlement ?Que l’on comprenne bien que nous ne considérons pas l'approbation préalable du parlement comme nécessaire quand il s’agira de la défense de notre propre pays Nous croyons que, dans ce cas, l’article 17 du bill de la marine donne plein pouvoir au gouvernement.Mais, puisque la loi proposée ordonne et, certes, avec raison, de consulter le parlement sur l'opportunité de mettre, en temps critique, notre marine “à la disposition de Sa Majesté pour service général dans la marine royale ”, ne serait-il pas plus logique et plus conforme à nos libertés constitutionnelles d’exiger l’assentiment des Chambres avant d’engager le pays daus une guerre impériale ?L’amendemeat que nous demandons est surtout théorique et ne changerait peut-être rien dans la pratique.Mais la théorie des lois n’est-elle pas la sauvegarde des principes ?Il ne faut jamais perdre l’occasion de réaffirmer clairement dans nos lois les grands principes de notre autonomie, puisqu’ils forment la base même de notre vie nationale.JEP.L’effet salutaire du fer dans le corps affaibli par la maladie le surcroît de travail ou l’anémie est bien connu.Le Fervo-viiu est une préparation qui fournit cet element précieux de la manière la plus efficace, eu combinant avec les qualités r.u -tritivesdu boeuf, l'action légèrement stimulante du vin de Xèrès.Le Ferro vim coûte $1 la bouteille chez les pharmaciens.PLASTER cost: :: i douleurs du dos, SCIATICA.n.EU2« KSI H.POINTS DE COTÉ.CRAMPES.n Ë v r algie, r : : : - m atisai 25 sous piece, renfermé «Inns des boîtes hermétiques.Rouleaux d’une verge $1.00; peuvent être coupés de différentes dimensions.Mettez vous des imitations san \alcur.DAVIS & LAWRENCE CO.Montreal.laærgxxa z-x-z-zxz*z*xzz*zz zz-zz ssæx z-x-z-z f ÊJ CHRONIQUE g -f DH-2 ZZ-Z X Z-X-Z-Z X-X-X-X Z-Z-XZ XZ'X’X z-x-z-z z-x-z-z -O- HIP, HIP.HURRAH ! Au sujet de ma chronique : 4* L’In le se révolte,' publiée dans le numéro de î'A venir du Nord du 28 janvier, j’ai reçu quelques observations exprimant, des doutes sur la réalité des motifs qui poussent les Hindous à la rebellion.Qu’on me permette donc de compléter mon article et d’exposer ici non seulement la réalité mais encore la légitimité des motifs qu’ont les Indiens de secouer le joug d’une puissance qui les pressure et les opprime et qui, jnr son dédain des autochtones, livre ceux-ci à toutes les misères dont ils pourraient se garer, s’ils n’étaient en servitude.Le gouvernement des Indes britanniques a publié, en août dernier, son Livre blanc annuel pour 1907-1008.(’’est dans ce livre, ce document officiel, que je.puise.La statistique des décès est surtout significative.La voici dan» toute son épouvante : que je crains, r*n les reproduisant, de propager une calomnie.Mais que peut-on penser des actes des sociétés anglaises rh»'Z elles, • lorsqu'elles se comportent ainsi chez les autres ?Certes, cela ne justifk; pas les actes des terroristes qui ont tenté récemment de faire sauter lord et lady .MinLo par la bombe, non plus que les attent ats, qui parfois manquent et pafois réussissent, contre de hautes personnalités anglaises.Mais si cela ne les justifie pas, cela les explique.Au mois de* juillet dernie r, on a pendu, dans la cour d’une prison anglaise, un étudiant hindou, nommé Dhingra.qui avait assassiné le lieutenant-colonel William IluttC'urzon Willie, du gouvernement des Indes.Le fait lit peu de bruit.La pudique Albion n’est jamais prodigue de détails quand il s’agit de ses misères.Elle n’est sévère et exigeante que pour les autres.Mais sa discrétion ne saurait empêcher h* monde de connaître la raison de ce meurtre politique et surtout de s’intéresser au mouvement de révolte dont l’Inde est aujourd’hui le théâtre et que la métropole s'efforce de cacher, comme un lépreux couvre son mal.I)« fait, depuis plus de deux ans.l’Inde est en fermentation révolutionnaire, et pas une cb'qx che ne parvient aux journaux des deux hémisphères pour les éclairer à ce sujet.Les nouvelles (pii arrivent à leur connaissance passent par contrebande.A l’heure où le drapeau noir des exécutions capitales était hissé sur la prison où .Dhingra payait sa dette, crânement, sans forfanterie, gardant sous le gih t le calme du propagandiste qui a sacrifié délibérément sa vie, les journaux d’Europe publiaient la déclaration faite par l’étudiant lVndjabi aux juges de la Central Criminal (înurt : » Les Anglais sont responsables du meurtre de 89.000,000 de mes compatriotes, au cours des cinquante dernières années.Chaque année, et je les en dis responsables, ils arrachent à l’Inde 100.000,000 «le livres ; je les dis responsables des pernlaisons et déportations qu’ils réservent à mes compatriotes; chaque année, 2,000,000 «les nôtres sont tués ; tous les jours nos femmes sont lâchement outragées.” Ce réquisitoire précis, qui paraît véridique, c’est la raison «les haines implacables qui couvent â présent aux quatre coins de l’Imle, du palais de Rajah il l’humble hutte du paria.Le roi Edouard VII a beau adresser au peuple hindou des messages dans lesquels il exalte l’œuvre d’asservissement entreprise par la Grande-Hretagne depuis un demi-siècle; les manifestes du gouvernement des Indes peuvent essayer «le cacher le fotmidable malaise qui atteint la colonie; les Rudyard Kipling peuvent prôner jusqu'à l'outrance la féroce pénétration anglaise à coups «b* diiin tlum et «le Lillies, il n'en est pas moins vrai que l’Empire «les Indes subit en ce moment les tressants d’une lutte engagée entre les nationalistes de toutes classes et l’accapareur britannique.Henri Roullaud L’AGE CSITIQU Aux Fortes du Tombeau IgM de Consomption Si les femmes savaient Si les femmes savaient que la moitié de leurs maladies «ont dues à l’appauvrissement du sang eiles feraient usage du Ferrozone qui est une nourriture parfaite pour le saDg et donne de la force aux éléments nécessaires pour maintenir la santé et la vigueur.Le Ferrozone est un superbe tonique pour les femmes faibles et nerveuses et chasse tout ce qui constibue à la dépression.Vous allez rétablir vos forces, votre santé va s’améliorer, vous allez vous sentir dix plus jeune après quelque temps d’usage du Ferrozone, qui reconstitue tout l’organisme.Es-sayez-le.Prix 50 cents.En vente à la pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.»rxxx rrrïTirrrrrri * ô • x six i ri i iVtttt tixtt» rrrrrr rTxri'jrrrW1 I A TRAVERS LA PRESSE i i AHERICAINE j unnuiinummumiijuiiiiiiiniiii iUiit ii.iTTTT.mt i i :i : -, rnTTtTfflîfffflrn «tyi'i rt Grnri :: t;i Opération merveilleuse “Lorsque j'eus atteint l’âge critique, xna sauté fut fort compromise.En quelques semaines, j'eus raison de m’alarmer sur ma situation qui empirait rapidement.Je fus alors quelques temps sous les seins de mou médecin de famille, mais, malgré tout et en dépit de toutes ses ordonnances et ses remèdes variés, je perdais considérablement du terrain.“J’eus les fièvres qui me clouèrent sur un lit de souffrances durant plusieurs semaines, et malgré tous les bons soins dont j’étais entourée, je 11e pouvais plus relever de cette terrible maladie qui m’avait mise aux portes du tombeau.La grande faiblesse qui, pendant Je souffrais le martyre, faiblesse plusieurs semaines, menaçait de de cœur, maux d’estomac, étour- : m’emporter, inquiétait beaucoup dissements, douleurs duns tousles ma mere et mou médecin qui me membres, etc., etc.C'était bien faisaient prendre toutes sortes de le beau mal qui me terrassait, bonstoniques Oui, terrasser est bien le mot, car cependant la en peu de temps, je devins telle- défaillances fréquentes, au moiii- Ma position restait même, j’avais desj 1§É|; ¦¦¦¦¦¦¦ y-.1 mm* .sacrements.C’est alors qrm, désespéré, mon mari alla lui-même exposer mon cas aux Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.De retour à la maison, il me fit prendre des Pilules Koug-s.Je congédiai bientôt mon médecin.K11 peu de temps, j’ai pu acquérir as iez de forces pour aller personnellement aux bureaux de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.IA, cp’ès m’avoir soigneusement examinée, les Spécialistes me décimèrent sauvés, giâce au sang nouv au qui m’av.bt déjà si j généreusement réconfortée.Ou n’eut donc rien de mieux à dans le dos, à la tête et dans les jambes.Je 11e sentais jamais la faim, n’avais de goût pour rien et, par conséquent, je refusais toute nourriture, je devins si nerveuse que j’avais complètement perdu le “Pendant sept ans, j’ai souffert d’une grande faiblesse qui menaçait de me conduire à la consomption.A chacune de mes époques, j’étais obligée de prendre le lit pour plusieurs jours, endurant des douleurs sans nom daus les reins et daus tous les membres.Tous les remèdes que j ’avais essayés depuis sept ans pour me soulager, n’avaient eu aucun résultat et 11e diminuaient aucunement mes souffrances.Une cousine à moi qui avait employé avec succès les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, me conseillait depuis longtemps d’en faire l’essai, m’assurant que c’était le remède mtneil, et le plus léger bruit me par excellence.Un jour, je me faisait sursauter.Après avoir essayé, sans résultat, tous les remèdes imaginables, ! mon médecin me conseilla un jour ¦ tie prendre les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Elles furent mon salut! Après en avoir pris deux boîtes, non seulement je pouvais me lever, mais encore faire une assez longue marche sans trop J éprouver la fatigue.Je continuai 1 à en faire usage durant quelques mois, et rapidement je repris toutes nus forets, j’engraissai et je vis enfin mes joues se colorer.Je me fais un devoir de dire aujourd’hui que le Pilules Rouges î m’ont guérie.” I Melle Bkrx co.tu.ucs- voin* convfoincrn «in'* pour l'argent l» dtpfij.4.i .vouw outil iidrcz plus chez • 1 >• i a icon* pour laquelle** 1rs 1 • •, : ••hen out tant tcchciclié* i m ni l élégance, d'un bout de ¦»’ A Future.ou habilité .> ranj plane et en a ami ties tie la modicité de ses ft • i.^ ^ III" Cl «L-vnitt «h./ ImpiiD Frèrr« " ?1 Hj ?• Jw Slc*Caihcrinc Oocti 3 1 MO Ttf T H It A L .tlluura oxcluaiin pour damas ) Cette annonce rapportée vaut 15e par dollar sur tout achat eu lunetterie.AVIS Prenez garde ! l'as d’agent» »o le chemin pour noti«- maison responsable.) 1 lettres de bureau: T ous Us jouis de y à v !>»>• I Dimanche de 1 A 4 hrs.) £ T ?•?7- «fc «J> h1 *t* 'T ’T’ *P V *T’ 4’ *»’ 4" 'T* *' 'D'T'T' «*» 'r' 'Y T* •}’ -t’ I’ *»’ 't* '?•> *î* •5’ •»’ •*» «jv «p «7* «J s- *• ?> Le soin des yeux, particulièrement des yeux des -enfants -— Est si important qu’il est inutile d’insister sur sa nécessité.Une bonne vue est inappréciable.Si vos yeux vous causent des ennuis.S’ils vous causent des maux de tête.Si vous êtes obligé, pour bien voir, de tenir votre ouvrage ou votre lecture A plus tic seize pouces, N’ATTENDEZ PAS.Consultez immédiatement un opticien.Les opticiens ambulants, charlatans et soi-disant spécialistes abîment pins les yeux que toutes les maladies connues.Pour l’examen de la vue j’emploie les méthodes les plus nouvelles.Examen gratuit de la vue W.-H.GARRETSEE.1er Vice-Président de l’Association Canadienne des Opticiens LACHUTE, P.Q.S.Q.LAVIOl-ETTE Marcha li Fmv) îru-ie, Peintures, Vernis, Faïence.Poterie, etc Courro’es pour moulins de toutes sortes Scies ren des, Coffres-forts, Poêles, Charbon, Horloges Poêles en acier Oxford, Chancellor Poêles Royal favorite.Nous donnons avec chaque poêle vendu un certificat garantissant parfaite satisfaction.Assortiment considérable de Montres à des pris défiant toute compétition.Lampes électriques de 1ère qualité à 26 ets.Dynamite, Poudre à fusil.S.G, Laviolette, Coin des rues Ste-Anne et Sl-Georgcs XI B.Villeneuve 6c Cie, Manufacturiers LES MODES DE L’HIVER il Les vêtements PROGRESS BRAND sont étiquetés pour de grosses commandes.On exige $2.00 de plus par habillement pour les commandes spéciales.C’est bien mieux ainsi que d’acheter au détail avec un semblant d’escompte.Les \ étements PROGRESS BRAND vont à toutes les personnes qui ne sont pas dittormes.Les \ étements PROGKLSS BRAND sont reconnus comme étant les meilleurs au Canada, et comme ils ne sont vendus que par les meilleurs marchands dans chaque ville, il n y a pas à redouter une concurrence sérieuse.Quand un client, habillé d’un Vêtement PROGRESS revient chez vous, vous êtes content de le voir parce que vous le savez satisfait ; 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I Jeune, on tu ru vie.Et sans atours Ou diable ou molle, Je suis toujours Alt tyre et drô e.t -r® ® mfôw Solutions drs derniers problèmes : Cil AH A DE : Eu mille JEU DE LETTRES : 1rs anwjramincs demander s sont : Ilot*, Ion fie, nomad-, encart, fiole,l any le, nlit**, /tire, jouet, n re, rame, essor, rime, du/ue, encan, raye, image, endos, navire.P ROY ER II E II ne hint jurer de rien.ZZ-ZZZ-Z-ZZZ-ZZZ M M ZZZZX-Z-ZZZZ-ZZZZ-TZ Notre opinion est qu«j le gou'crnomcnt est assez fort pout subir emoiv iblî- l de plusieurs décisions coinuie celle-Ui I/exécutif est charg» cJe voir à la fidèie ob-ervance des lois.Chaque année, il se soulève des milliers de questions cuneei liant l’application «les lois u des cas parti eu tiers.C’crt aux assistants du pié*ide.ni, dans les diflV*rr-iits ministères, à disposer de ces ques tions Les plus importantes seultment sont soumises aux chefs des ininLtèn*.I^es plus s«*rieus« s seulement de cette catégorie de grosses a flaire- sont réservées au pié>.i(Jent lui-mc-me.Tl est à présumer que le président a considéré la question du wlr.U» y comme ass z vitale, à cause d» s gros int«*iêts flianei rs qui s’y rattachent, pour y donner son attention personnelle.Au lieu «le prouver la banqueroute de notre système «!«• gouvernement, à cause de la multiplicité «!• s détails dont il est chargé, la décision personnelle «le M Tuft quant à cette question controversée «lu Nvhi.ski-y, démontre que le président a encore du temps à donner à des «flaires de cette nature **.Pour le public voyageur M.Douglass M mit, de Khineb» ck, N.Y., écrit à la Tribune : *• La nouvelle loi qui exige qu’un rapport de tout accident J«* chemin d«* fer suit fuit à la commission des chemins de fer est un pas dans le sens de la réforme, mais il faudrait ail r plus loir».Les statistiques démontrent que !«• voya ge en chemin il* fer est six f«>is plus dangereux en Amérique quVn Angleterre, et sept foi-plus qu’en A leiiw’gne.I va aussi une opinion, généralement a.o pté», qu’il y a plus de péril à prendre les convois t t as sans charme et nui tout sans suuwidrs.Les prix «lu cone»*ur> «h :»ri«" n i ».wcr, Saint .1 è» fin e — M.1.t aii'li» il.eii.p’ové sur la ligne du Grand Nord, c milubait a ÎCiej.\ lumb.M •«* Aubin, *ie cette ville.L U*:v M Aubin, Cillé de Suint»*-H»»**» , »»nca* de la marié, a donné la bénédiction nuptiale.Le Menthol soils la fortin* dur $5 00, par lu poste.The Scobell Drug G»»., St.Catharines, Ont.Inoireunif, «l'une pu-r« ïc a b ««Inc.u.rit «n C « 43 KCURES ygry.j ^^COU'.CHUMUS qU î exigeaient autrefois «lesseinainesdetraite ment par le copahu.le cubtbe, les opiats et les injections.FERROV l M, le tonique fortifiant contient du bœuf, l’aliment le plus fortifiant sous le moindre vo’uuie, «lu fer qui produit du sang muge et s «in et donno la force et.la vitalité à tous les organ»*-,et du xin espagnol pur de Xérès pour stimuler la digestion «*t aider à l'assimilation de fer et, «lu Ixeuf.$1 00 la bouteille * h*'/ tous les pharmaciens.Meunier • r GOUDRON ;i-?| }] ¦f r.Mutte rc (3 : |î , mmmm r ?I L [ih P«3 i'veaxu&sh»lu Pour HO'flMrS ot FEMMES Les meilleures «u monde contre MALADIES des REINS, «lu FOIE, de l’ESTOMAC et L MAL*!«• DOS.50c.la Ixiite, 6 Lîites, $2.50.SI »#«re lotirnlp».««» nt les s f»*4- érri • : nt [ TiaUlNUAlMl-IIIMIl » l.« U.I.II'.MlilItlUt Ç Celte toux -cche el pénible survenant à 1 .suite* d’un Tfî’rowlissemcnt e*t un r.r ij-.-eint nt de la nature qui réclame une action immé-diatc.Faute »le soins, rinflaxn-maiion s’étend aux grosses et D ^ moyennes bron-e\ | cli es : c’est la Üroncblte A i ^ u c ; puis, aux petites r«inclu s : c’est la BroncMtc Capil’alrc : • .lit.- y\.M ÀTlïïtV • ! ’ j K y a V e ; puis la bronchite Cl»ronlqu** et se s complica-ti< ns: Cong*.stion des Poumons, Fmpbysême.J CLIO Vi kJ i iii .1.- ._ _ La naissance de mon premier eu- MaJ é les traitements que qua- battement d’ailes d’oiseau Deve-fantacheva de me débiliter.Enfin, tre rn&lecins me donnèrent tour Ijue, nerveuse, je passais la nuit, déDddal un f u,r d’er lcs à tour, mon élat s’ageravalt cba- dcs ,he“rcs sans dormlr' J?man' rilules Ronges de la Compagnie e jour j.avais des douleurs quais dappé-tit et ne pouvais man-Chimiqne Franco-Américaine qui dans ]es c6l& dans pcslomac ger suffisamment pour me soutenir, -n étaient recommandées depuis; ^ k dftS et dans tons lcs mem.Enfin je décMal de me procurer longtemps.Elles fu^it mon sa- bres Je finis par ne plus me tenir dcs Pl l:k’s RonS“ c'ue.1 lu-.Des les premières boites je debo,u et ju croyais qUe je ne me dc,,ms longtemps 1 intention d’es- rétabürais jamais.toutefois d’essayer ^ , , .,, , , - .Rouges et après en avoir employé 011 tr.ois ^oltes et- c^u,e .Pti«»tiitP lé* mé» CP taie nine fnrfo depuis longtemps l’intention d’es-Je décidai sayer- J’éprouvai un grand soula-les Pilules gement après en avoir pris deux quelques boîtes, j’éprouvais un si grand mieux que je pensais me faire illusion ; tous les jours ensuite je devins plus forte et plus courageuse.Enfin, après deux ans de l’emploi de ce remède, 011 ne me reconnaissait plus tant ma santé paraissait bonne.Madame JOSEPH LAPIERRE, 14, rue Savoie, Montréal, j ensuite, je me sentais plus forte, plus calme.Grâce à ces pilules, j’ai acquis de l’appétit, un bon sommeil et une parfaite santé.Après avoir été si longtemps dans l’impossibilité de travailler, je puis maintenant faire un ouvrage assez dur et sans fatigue.” Madame F.SAURIOL.570 rue Amherst, Montréal.au Goudron, à l’Huile de Foiode Morue et autres Extraits Médicinaux.Il vous npportna prompt soulagement et rapide guérison île l’infiatumu-ti.m it iK?lé.tous tin p.-union, j ré venant ainsi le danger de la Consomption.-, N M.Mi; l'.sli .o.l- Les Poudres Nervines de Mathieu, nxiimpioa do Morphine, cl* ChJorat el r
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