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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 5 août 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1910-08-05, Collections de BAnQ.

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Quatorzième année —.j\o.Journal hebdomadaire—- Deux cents le numéro * r Vendredi, $ août 1910 U ORGANE LIBERAL du DISTRICT de BONNE.LE 0WTT DI V AVE NIA EST OAKS LE PEUPLE m!aUE i VTBROKJ PROSPERER US MLJ Ou y tgtURILXT Ç&.3i>LSTL-) J Q.HELty )£ R., Abonnement: Un an [Canada].$1.00 “ [Etals Unit].1.50 Strictement payable n’avance.& § SOMMAIRE Jacques Devrai Jules-Edouard Prévost, .Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (T K RH K DONNE) k.w Annonces : 1 ^ c.la lig io par uiam*iioii.Annonces légales : 10 c.la ligue nonpareil, 1ère insertion ; Gc.la ligne, insertions .subséquentes.L'VBfcLUL.L’actualité : Méli-flélo.La politique dans les collèges : J,.p.Les libéraux du comté de Terrebonne Billet du matin : Gniindorge.Le coût de la marine Le vrai sens de l’évolution : Lo Suint/ Carnet d’un voyageur : Frai ,;„i.s France et Canada: Gibiiel llanotaux l.es mauvais payeurs: ’/Sno Quelques obligations des commerçants.Récréations.Nouvelles.Z-X-Z-IZ XX Z Z X Z Z Z Z X Z Z X'X'Z IZ XIX-X-Z-ZI X x-z L’ACTUALITE LA FLOTTE ANGLAI5E Dans une séance récenle de la Chambre des communes, le chef du gouvernement anglais, M Asquith, a parlé, à propos du budget de la uianne, des constructions navales en Allemagne.Après avoir dit que les relations du gouvernement anglais avec le cabinet de Berlin sont excellentes et que les armements de l’Angleterre ne sont nullement inspirés par des sentiments d hostilité à legard du peuple allemand, M.Asquith a ajouté qu'en avril 11)1 H, la marine anglaise aurait seulement vingt-cinq cuirassés du type “ Dreadnought ”, alors que l Aüema-gue en aura vingt-et-un.Un ne saurait donc, a conclu le premier ministre, accuser l’Angleterre d'avoir poussé à outrance les constructions navales.Il n’y a guère «pie les pacifistes ' un des événements considérables du siècle dernier.L’est en IScO, après un intervalle de’ plus de trois siècles, que le pape l’ic IX signa la bulle (pii reconstituait les diocèses en Angleterre, avec un évêque à leur tête.Disons, ait-i!.une fois le« f™is de con^truc-t est presque une alliance que les ik-ux ;;|iie.(lu liant de leurs chaires nos [notes- j tion effectué-*, l.i dépense pour la marine jointe pays viennent de conclure.jscurs aussi bien que nos prédicateurs fui- celle pour la milice ne s’élèvera pus à plus de Jacques Lcvrai minèrent un jour contre un parti politique $1.25 par tète de la population actuelle du l’a-11uï dut (leinaiuli r justice ù Rome.j nadu ; et à coup sue l’accroissement de la popu Sans alier jusqu’il justifier ces anciens Dation qui va se produire d’année en année va Art/i’s 11 !*'/if r Tagblatt va manda.La jusqu’il dire : o Aucun congrès de la paix na insiste jusqu’ici sur les intérêts de 1 amitié internationale d’une manière plus nette que le premier ministre.Même 1 homme ï- | • fftfriîflWFrimîrfnrt'rmmrnfpntrrrîi*rfrrrrrnirrTifi*.rnmtnrtAnrrA 9 ; < ]jwi e I î abus de l’idéal pratique qui se soucie fort peu (le I i* peut, d'ores et déjà, entretenir certains es-poits au sujet des rapports aug!** allemands, espoirs dont la rëali-atioii est si désirable.** LES CATHOLIQUES ANGLAIS < )n vient de consacrer solennellement la eutliédrale catholique de W estininstcr, dont la première pierre fut poser, le 2d juin 1 Ki)5, par le cardinal Vaughan, assisté par lo pii m it d Irlande et par plusieurs autres prélats.L'idée de> doter l’Eglise catholique d'Angleterre d’une cathédrale afLclec a son culte*, appartient au cardinal .Manning qui.lui-inêine ne faisait que mettre à exécution un rêve de son prédécesseur, le cardinal Wiseman.Elle fut reprise il y a une \ing- Lourier dans l’Ouest A Prince-Albert (Snsk.l où il a été acclamé par une foule de trois milles personnes.Sir Wilfrid Laurier a parlé de la marine.Maintenant que le Canada est une nation, a-t-il dit, il est temps pour lui d’nl-iéeer le contribuable anglais d’une partie du fardeau qui lui inc-ombrait jusqu ici et de prendre les mesures nécissaiivs il la défense du territoire canadien Le premier ministre parla de l'altitude des conservateurs dans cette question de la marine et montra que la contribution directe, préconisée par M.Borden ne signifiait rien du tout.11 dùnontra aussi, au milieu d'ap-plaudissenunts prolongés, (pie les diverses propositions des cotise! valeurs étaient inacceptables et que la seule solution possible était de construire une marine.Abordant un autre sujet, Sir Wilfrid Laurier dit, en réponse ù certains journaux de l’est, que jamais il n’a promis des millions aux populations de l'ouest : 11 a sim-Ip'ement dit qu'il faudrait dépenser di s mil- • r • * .Une surprise pour nos lecteurs ou a prodigne les 11 juté- i Afin de permettre à nos lecteurs de se rendre compte I* s dernières améliorations que vient'de subir le journal de niu.siquj /.c /’(isv T< m jn, nous leur offrons un abonnement d'essai de trois mois pour 25 cents [la moitié du prix régulier] pourvu qu’on mi a célébré, de- [ajoute le présent entrefilet au [iris du i alu liOc ! bonnement.De plus, ils recevront un joli du la lue- j recueil de chant, qui vaut à lui seul, 25 cts.la tfiè-e de M l'abbé Chartier pose mxmnmr cette cont îbution au meme prorata, un principe qui, mis en pratique, condui-,11 110 aemble P«W c" *oit excosuf qu’une dérail inévitablement le clergé et surtout non ^ !olille P«*r e" '’u** «»e la de, , .• .teuse du territoire, pour un pays comme le (,a- euucateurs ecclesiastiques vers des excès* r- que ne comporte aucunement leur mission, mais qui, au contraire, en détruiraient les nada riche et en voie de développement.L'antimilitariste le plus enragé ne peut pas dire que notre milice soit une institution coûteuse, pu .squ’elle ne représente que 80 cents par tête de lu population.Sir Frédéric Borden calcule que la construction de la flotte représentera une dépense de 4f> cents par tète, et que les intérêts sur le capital engagé, et l’entretien de la flotte porteront cette dépense à 8l.*Jû par tête.Cela ne parait pas être une augmentation considérable d< s dépenses globales du pays.Le tainc d'années par le cardinal \ atighaii.et jjons dans l’ouest pour arriver ù résoudre le vieil de ces illustres [itvliws est mainte- |t, j .vol >.î* me des moyens de transport, liant un fait accompli.— Par son style, pur la somptuosité >h décoration pour htqu marbres précieux et les mosaïques rieur de cet édifice .dont le style est celui de In primitive cgiise byzantine, ofiie de grandes analogies avec celui de I incomparable Saint - Marc de \ * nisi Eu même temps (pie Consécration solennelle vaut un grand concours du fidèles, anniversaire du rétablissement (le In nie-j i• en*.n *» iu.m*.j ** i ., , .rarchic catholique en Angleterre, qui fut Pour les trois mois d abonnement, fi Mont- thohque de notre pays devait vrai sens de l’évolution la ceremonie de sa ctlutaîres effets et en amoindriraient la grandeur.Car, si M.l’abbé Chartier veut dire ce qu’il dit, il faut conclure de ses articles, gonflés de précautions oratoires, que nos professeurs ont le lUtiUT et le DEVoilt de guider nos jonm s gens vers un parti politique plutôt ipte vers un autre! Est-ce bien pour cela que les parents confient leurs fils au clergé ?Dans notre pay’s oit tous les partis politiques sont égaux de vant la religion et sont de valeur égale devant la philosophie chrétienne dont parle M.l’abbé Chartier, nos éducateurs n’ont ni le devoir ni le droit de façonner à notre jeunesse une mentalité politique spéciale.M le professeur de Saiat-llyacinthe, ne s'aperçoit-il [tas qu'il excuse, ou moyen de sa thèse, fis collèges où l'on fait de M.Bourassa un Garcia Moreno, où l’on ferme la porte fl tous les journaux, moins à l’vlc-tion Sociale et nu Devoir?Avec le Canmla nous ne demandons pas de la propagande libé-rale, mais nous déplorons que nos collèges cro'en devi r •• sourire au nationalisme,” comme le dit si ingéimement l’abbé Chartier.“ Nous ne leur demandons pas ti tular: r M.Laurier ou, M.Qouiu, comme il 1 ailleurs, nous leur demandons simplement jse, tout en tenant compte des intérêts de la de ne pas adorer M.Bourassa." métropole, au fur et à mesure que nos res- 11 n’est certes pas inopportun de rappeler sources nous le permettent, ici fi s sages exhortations que la Sacrée Nous avons commencé par la milice, en Congrégation du St.Office adressa autre- 1868, il y a de cela quarante-deux ans; fuis au clergé canadien et qui sont toujours nous avons été amenés par la force même d'actualité.Il y était dit quo le clergé ca- jdes choses à poursuivre, par la création e de notre paws devait “observer d’une marine nationale les engagements Nous croyons avoir démontré l'erreur de ceux (pii s’en vont donnant pour prétexte de leurs bruyantes dénonciations contre la marine canadienne, que c’est là une politique nouvelle sur laquelle l'opinion publique n’a [ias eu jusqu’ici l’occasion de s'exprimer.Le principe en vertu duquel cette création de la marine canadienne s’est imposée au Canada, n’a pas varié chez nous ; c’est celui de l’obligation admise, reconnue, proclamée d’année en année depuis 18158 et en 1902 comme en 1909, à Londres comme à Ottawa, par les hommes politiques de toutes nuances, bleus et rouges, tories et rit grits, obligation de pourvoir à notre dél’en- t tuniques.Voyons si ce qui s'est passé pour la création d’une marine diffère sensiblement de ce qui fut fait lors de la création de la milice en 186S.En 18(58, Sir John Macdonald et sir Etienne Cartier, après avoir repoussé les propositions du due de Newcastle, prosè-rent et tirent adopter la loi de la milice.De l’aveu même de M.Monk, au cours de son discours de février dernier aux communes, dans lequel il déclarait que “ Muclonald et Cartier n’ont jamais cède sur le programme qu'ils avaient adopté," programme xui reçoit l’entière adhésion de M.Monk, i) faut conclure que la loi de la milice de 18(58 sauvegardait pleinement et entièrement le principe dont s’inspirait ce programme.Or, ’’es étaient les clauses litigieuses de cette loi de la milice de 1808, loi dont M, Monk se déclare entièrement satisfait l lo.Tel que prescrit par la quinzième section de l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord i 18(57), “le commandement en chef des milices de terre et do mer et de toutes les forces militaires et navales en Canada est attribué à la Reine et sera exercé et administré par .Sa Majesté personnellement ou par le gouverneur eu conseil.” (ilo.Sa Majesté pourra appeler, en tout ou en partie, la milice au service actif, dans ou hors la puissance, lorsque la chose sera, eu au cun temps jugée à propos, en conséquence de guerre, invasion ou insurrection ou d’appréhension d’aucun de ces dangers.Nous avons, comme garantie de l’orthodoxie de ces deux clauses, l'opinion même de M, Monk.Quelles sont les clauses correspondantes de la loi navale qui sont celles précisément auxquelles s’objecte M.Monk ?lo.Le commandement en chef dos forces navales est attribué au Roi qui l’exerce et l’administre personnellement ou par l’intermédiaire du gouverneur géuéral agissant comme son représentant.18o.En temps critique, le gouverneur en conseil peut mettre la marine ou en mettre toute partie que ce soit a la disposition de Sa Majesté pour service général dans la marine royale.Si les deux clauses citées de la loi de la milice sont irréprochables aux y*eux de M.Monk ; si, en les adoptant, Macdonald et Cartier ont sauvegardé tous les principes pour lesquels tremble ce pauvre M.Monk, il est difficile de voir en quoi et pourquoi il peut trouver à redire sur les clauses similaires de la nouvelle loi navale, lesquelles sont, ou bien la reproduction exacte comme pour la clause 4, de la clause 1 de la loi de milice de 1868, ou, comme la clause 18, constituent une sauvegarde additionnelle pour le principe de notre autonomie La clause (il de la milice (1808) dit : “ Sa M'ijes'è pourra appeler en tout ou en partie,” etc.La clause 18 de la loi navale dit : “ En temps critique, le gouverneur en conseil peut mettre la marine,” etc.Macdonald et Cartier étaient satisfaits de s’en rapporter au bon plaisir de Sa Majesté pour convoquer la milice ; Sir Wilfrid Laurier et ses collègues remettent au gouverneur en conseil, c’est-à-dire au cabinet représentant le pays, le droit de disposer de la marine canadienne.Et cependant ce bon M.Monk, qui se déclare entièrement satisfait de !a solution fournie par Macdonald et Cartier en 18(58, ne cesse de se lamenter sur les affreux dangers que la clause 18 de la nouvelle loi va faire courir à l’autonomie du Canada ! C’est à croire que M.Monk veut se moquer de nous ! Se peut-il qu’il soit sérieux, lorsqu’il saute aux yeux que cette clause 18 est au contraire une affirmation — et des plus catégoriques — de notre pouvoir autonome ?De 11 part des comparses, rhéteurs impénitents, qui lui font chorus, pareille palinodie ne nous surprend nullement, mais pour ce qui est de M.Monk, il est difficile d’expliquer de quelle aberration il est victime.L’inconséquence et l’illogisme de sa thèse sont choses incompréhensibles ! Le Soleil Les libéraux du comté de Terreborçne Réaffirment leur confiance dans le parti libcrul S.iint-Jéiôme, 21 juillet 1910.Les libéraux du comté do Terrebonne croit nt qu’il est opportun pour eux de réaffirmer leur entière confiance dans le parti libéral, dont 8ir W ilfrid Laurier est le cli* f illustre et respecté.I ,.s tiennent h dissiper toute équivoque et à éloigner lout soupçon que l’attitude de M.Jean I’îévost, comme député du comté de Terrebonne, pourrait faire rejaillir sur eux.Le gouvernement Laurier, à Ottawa, aussi bien que le gouvernement Gouio, à Québec, po-sedent leur confiauc * Les libéraux du comté de Terrebonne savent que les ch fs du parti liberal administrent fis affaires publiques avec honnêteté et clair voyant*-*, que leur patriotisme ne peut être soupç mué et que, notamment, dans la question de.la murine canadienne, lo gouvernement Laurier a sauvegardé l'autonomie du Canada, a repoussé les propositions impérialistes du parti conservateur et a rendu lo plus léger possible l'accomplissement d'un devoir national.(Signé) LM 11.K PLANTE, Président de l’Association libérale du comté de Terrebonne.HENRI ROLLAND, vice-président.RODRIGUE CASTON G U" A Y, trésorier.J U LES-ED.PREVOST, secrétaire.EMMANUEL BKRTTE, ass.-secrétaire.A.-A.VI AU, vice-prés, pour la ville du Saint-Jérôme.Ce document a été approuvé et signé par tous les piincipaux chefs libéraux du comté do Terrebonne.Une copie en a été adressée à Sir Wilfrid Laurier et à Sir Lomer Gouin.Garnet d’urç voyageur Allez-vous à la campagne le dimanche pour vous reposer ?Non ?Vous avez tort.Rien n’est plus intéressant, pour un esprit observa teur, que le spectacle do cette foule, hommes, femmes et enfants, se précipitant dans les wagons fi s mains remplies de panier-*, fusils, agr- s de pèche etc., etc.On se bouscule, on se presse les uns sur les autres, on se bat pour trouver un siège et, une fois bien installé, on discute le programme de la journée.Enfin, on arrive ! C'est la campagne, la verdure, la forêt vierge.Et tout le monde de s’é crier : Ah ! qu’il fait bon cl’è*ie à la campagne.La journée se passe, comme çi comme ça.Les parents s’esquintent à préparer le repas sur l’herbe.Les enfants se chamaillent et risquent de se casser le cou ou de faire fi* plongeon dans le lac au bleu d’uzur ! Enfin, l’on se prépare au retour.L’enthousiasme a dispaiu pour faire place à une grande fatigue.Les wagons sont généralement trop petits pour asseoir tous les voyageuis et force est à un grand nombre d'excursionnistes do se tenir debout tout le long du trajet, pressés les uns contre les autres comme des sardines ! Presque tous les voyageurs sont éreintés, fourbus, apiès la journée ifi: repos à la campagne ! Ou trouve le t mps long, lo convoi va trop len-tomi nt, un s’endort.Et tout le monde songe au lit moelleux dans fiqud les justes trouvent un repos réconfortant.Il y a bien, de temps à autre, de petites exceptions.Il y avait hier à mes côtés, une délicieuse “ petite exception ", sous la forme d’une gentille jeune fille :i qui jVffi is de partager mon siège.Elle accepte.Je me permets de lui passer une magazine quVl'e lit distraitement.Inévitablement, la conversation s’engage entre nou**.J’apprends qu’elle a pas- é la journée à Saintu-M irguerire où li ibito une de scs tantes.La malheureuse ! Elle va là de temps à autre, le dimanche, pour se reposer ! Nous causons.Je remarque que ma petite compagne est jolie, très jolie.E le a des yeux qui font lever.Ils sont remplis de promos s ci lui,lent comme des diamants.L;s lèvres sont roug s comme des cerises.Ça donne envie d’en cueiiür.Enfin ! Montréal, gne Vig r.Nousdascen-dous du train.J’offrë la ni-lu à ma compagne qui me donne lu sienne, si petite, si fragile, que je crains de la biisoren la serrant trop fort, l’ai le grand prlai-ir de porter pour ma petito amie une énoime valise.Ah ! cette valise.-Si elle m’appartenait, comme je la confierais à l’un (ic-s portiers de la gare ! Mai-*, je veux être gaunt ju-qu’au bout.Jamais je n’ai porté une vaiise aussi lourde avec autant de plaisir.Seulement, la distance est longue et je sens mes bras qui s’ankylosent.Mais, que m’importe, le construis, tout en marchant et transpirant, un superbe château en Espagne.Je décide d’aller conduire ma nouvelle amie chez ello eu taxi-auto.Je pourrai alors conuaitrb son nom et son adresse, rua timidité naturelle m’empêchant de lui demander ce renseignement.Je décide que nous nous verrons souient, très souvent, et peut-être le dimanche irous-nous ensemble à la campagne nous reposer, effeuiller des marguerites et cueillir des cerises ! Nous sommes enfin sur le trottoir.Au moment où j’ouvre la bouclio pour faire ma proposition un grand type d’anglais aborde ma compagne et lui dit : •* Bonsoir, Gladys, as-tu fait un lion voyage » Elle répond : " Excellent, Bob, merci." Et, se retournant de mon côté, avec un sourire angélique qui me pénètre comine un discours nationaliste, elle inédit : "Monsieur, vous avez été très aimable.An revoir et merci ! Mon ami m’attend." Je laisse tomber la lourde valise, je salue, je pivot te sur mes talons et je m’en vais bien triste et très désappointé.Je rentre chez moi en songeant a ELLE et à la vanité des choses humaines.1 ai reverrai-je jamais! Je voudrais me donner des coups de pied quelque pirt, je me traite d’imbécile, d’idiot et de qualificatifs non moins énergiques et jn que j’avais complètement perdu le m’assurant que c’était le remède par excellence.Un jour, je me rendis à sou désir ; j’en avais à peine employé deux boîtes, que j’en voyais déjà l’efficacité.Je sommeil, et le plus léger bruit me faisait sursauter.Après avoir essayé, sans résultat, tons les remèdes imaginables, 1 mon médecin me conseilla un jour • .de prendre les Pilules Rouges de ; me sentis plus forte et je voyais la Compagnie Chimique Franco-! avec bonheur disparaître ces don-Américaine.Elles furent mon [ leurs qui me rendaient si mals .lut ! Après en avoir pris deux heureuse depuis tant d’années, finitrs nnn seulement le nouvais boites, non seulement je pouvais me lever, mais encore faire une as^ez longue marche sans trop éprouver la fatigue.Je continuai à en faire usage durant quelques mois, et rapidement je repris toutes rut s foret-s, j’eugratssai et je vis enfin mes joues se colorer.Je me fais un devoir de dire aujourd’hui que le Pilules Rouges m’ont guérie.” Melle Bernadette Church, No.229 rue Sanguinet, Montréal, Qué.Après en avoir fait usage pendant quelques mois, j’étais transformée, grasse, colorée et en parfaite santé.Il y a de cela quelques années, et je 11e puis trop recommander ce remède, le seul, sur tant d’autres, qui m’ait apporté une guérison complète.” Melle ALICE BRAIS, 217 rue Sanguinet, Montréal, Qné.Les PILULES ROUGES de la Compagnie Chimique Frauco-Américalne guérissent les maux uopres au x fnnuu s.parce qu’t.Iles 11c sont que pour les femmes et qu’elles sont appropriées aux maladies lt aux malaise:, qui leur su: viennent durant la vie.depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse.L< s PILULES ROUGES de la Compagnie Chimique Franco-Américaine guérissent les scrofules, Rs ér.plions, L -.dartres et toutes les maladies de la peau.Elles donnent des couleurs, ramènent au teint s 1 frai ch ur 11 Hurdle.Elles guérissent le mal de tête, les étourdissements, les points de côtés, les 1v1lr.it:»lions du cœ ;r, les douleurs de l’abdomen, les dérangements, les irrégularités, les douleurs de r-ins, les tiouhe- delà vessie, les maladies nerveuses, les époques douloureuses chez les jeunes filles, 7 xc-u s les r.«ladi s causées parle beau mat et particulières aux femmes.Elles sont le retnede par è xclleiu etle la f aime s-.r le retour de l’âge, car elles guérissent et préviennent les maux et les malaises i fré neut- :i celle époque critique de la vie.Elles sont de plus le meilleur tonique et doivent être uiîuoVêcs j a r h s L ii mes qui se sentent faiblir, même si elles ne souffrent pas.^ Kn peu de temps, elles ¦ liimilciit l'a petit, ai lent à la digestion, ramènent les forces et la sauté.Elles ne sont que pour les femmes et les"femmes seules doivent les prendre., I es vraies PILULES ROUGES sont toujours mises, au nombre de cinquante (50) pilules, dans des .îles recouvertes d’une étiquette imprimée eu rouge, laissant voir, eu grosses lettres, le 110m de la Jompagnië Chimique Franco-Américaine., Si vous doutez que les PILULES BOUGES que vous achetez soient les véritables, envoyez-nous étiquette qui en recouvre la b.îte et nous vous dirons si vous avez été trompée.¦ Si vous dédiez acheter les PILULES ROUGES directement de nous, nous vous les expédierons sur ceptiiin du prix, 50c pour une boite, $2.50 pour six boites.Toutes les lettres contenant de .argent doivi nt être enregistrées._ ., , ._ Envoyez une description de tout ce que vous avez à souffrir, car nous donnons des consultations gratuites iion seulement à 110s bureaux, mais aussi par lettre.° Adnsscz toujours : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue balnt-Dcnls, Montreal.Le Six’op du Dr Coderre donne a\ix enfants un sommeil paisible InufienMf, ifutir pureté absolue, ’ U* m» en j 48 HEURES len écoulement* qui 5 c\vr.»-nil autre!’- i J «tes scmainestlc tuute ment jvif te »• p.iîui.t le cub< !*•, tes opiâtsj et tes injections.A.tz.B Nous Offrons à grandes réductions pour écouler notre stock plusieurs lignes spéciales de services à diner qui sont incomplets.«î Noue stock comprend tous les articles de vaisselle, verrerie, coutellerie, lampes et articles poui cadeaux.d Nous payon, le fret sur toute commande de $5.00 ou plus.DEUX MACASINS: 533 STE-CATHEKI.NE Es», >,rè, Amhmi J27 Bout.ST-i.\URENT, i>r4» Sie-Chcrine.MONTREAL — De passage ie-, de Montréal : M.et A’me l-i (Iiiéoett—, JIM.et Mmes A.-Ci.Desjardins, h.-K.Limoges, Aldéric Forget, Mme N Forget et si fillette Diuisette, Melle Rosa Lnrose.Nous leur souhaitons la bienvenue, — Notre curé, M.O.Labonté, est absent Chile semaine pour sa letrailejaunuolle, à Montréal.Revkusk Fieri facias île bonis et terris HORLOGER BIJOUTIER OPTICIEN Réparation- géné ale- de M ont res ordinaires et de Montres de précision HORLOGIïS.PENDULES, LUNETTES, PIPES, ainsi que ft 1.1 OUI FRIE de toutes sortes *.-: Ouvmgo fait avec soin et promptement.Satisfaction garantie.’s’il RUK SAI NT-CîEOllGES (Bloc Parent) SAINT-JEROME, P.Q.Une belle revue canadienne Nous m’onimainlons fortonionl ii nos lecteurs uiu* revue camulieune-an^laiso intitulée Resources of British Sort h A merica.L’ahorint'iiiennt à cet album mensuel n’est que de f Trade.Muntréul.District de Terrebonne Saint e-Schoh.» tique No.51.ISIDORE BOUCHER, COUR SUPERIEURE Demandeur, — contre — Lie Gaulois LV *l,l,s *nn;} rn,IV*a,: r- «lu matin.lino Drouot, Paris, i l’ ranei*! î)n .t teur, Arthur Meyer.1 Mihlie chaque manli nu sujtj‘lt'iiieiil conlenaiil des correspondances «le France «*t l'etranger, et, chaque samedi, un sup|»l«Mnenl littéraire illustre, gracieux pour se5-abonnes.AhoiiiKunenls, Union postuio: (i iulois quotiilicn, un an, $D,ôO; Gaulois «lu Dimanche, seul, uii.üii.$ 3 ÜO.L:’ A VIE HEUREUSE, lii’vnc ft'in initie illustrée.La plus belle reçue
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