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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 30 octobre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1914-10-30, Collections de BAnQ.

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V Dix-huitième année — No."44 Journal hebdomadaire -— Deux sous le numéro Vendredi, 30 octobre 1914 fw u Sî ORGANE LIBERAL du DISTRICT di BONNE.,u Dttrr D« uAvi nia est oaks lï pripu mImi />tvj vtjikohs PAojPtuiB uçj mjws! i^uAurr (f>.5^k3Tt-) CH£L>y t£~R.lfr Abonnement : «.! V-nada].“ [Etats U uis].Strictement payable d'avance.n.oo 1.50 I I t! S Jules-Edouard Prévost, .Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) tl Annonces : lie.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligue nonpareil, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes.Voici un nouvel appel de seeoui luiront avec joie.Oc serait faire nlirdnt à l’intelligence rappeler les titres île la vieille mère-patrie naissance particulière pour les inconcevables que les patriotes du district de Terrebonne sa- le notre vaillante population que de lui i la manifestation tangible d’une reooti-saeritbvs qu elle lait de son sang, de sa richesse et de ses monuments pour le triomphe d’une cause qui est celle de la civilisa- tion et la nôtre autant que la sienne.h appel capital pour notre contribution a cette gigantesque croisade contre le retour de la barbarie et pour l'extermination du militarisme, l’appel à nos bras et à notre vaillance, la race canadienne française y a noblement répondu suivant ses glorieuses traditions.Les bras qui restent pour conduire la charrue ou la machine industrielle ne seront pas moins miles à la cause commune.Mais les bras qui partent ne sont appelés à produire que la mort et la mine, hélas ' tandis que les bras qui restent produiront la vie féconde, que le patriotisme de chacun devra faire rayonner dans tous les foyers où le spectre de la guerre a fait entrer le dénuement, le froid et la maladie.C est pourquoi d autres appels étaient nécessaires, qui ont été généreusement accueillis: tel le Fonds Patriotique pour aider aux familles de nos héroïques volontaires déjà partis ou en partance pour le théâtre, non pas de la guerre puisqu'elle est ici aussi bien qu’à Londres, mais des plus menaçantes hostilités: et tel l’appel diocésain pour secourir les pauvres que la misère guette cruellement dans le cours du prochain hiver.Ici, enfin, le present appel de l’Aide h la France, dont le principe a reçu la plus flatteuse approbation du noble et grand patriote qu’est notre archevêque, Mgr Bruchési.Cet appel procède d’une idée bien touchante.A l’heure qu'il est, en France, tous les hommes valides de 20 h 50 ans sont à l'armée.Qu’on se rappelle avec quelle brutalité la France fut jetée dans cette guerre, au mépris fie toutes les lois divines et humaines et sans préparation éçonomique.Les larmes uiHuenl à la pensée des superbes moissons abandonnées et perdues, faute de bras, des innombrables veuves et orphelins, épouses et enfants privés fie leur soutien unique, à qui l'hiver apparaît avec son cortège de froid cruel, fie famine et de maladie.L’appel qui nous esc présentement fail, par la France, pour secourir ces navrantes misères, est particulièrement touchant en ce qu’on veut non seulement que choque souscription soulage des dénuements, mais surtout qu'elle apporte dans chaque foyer un réconfort moral qui contribue]a énergiquement à faire accepter avec moins d’angoisse an chef de famille éloigné par les opérations de la guerre sa tâche héroïque.Voilà comment cette souscription offerte en bloc par quelques capitalistes manquerait son but essentiel.La souscription demandée par l’Appel de la France est celle de chaque famille canadienne-fiançaise : lo.en argent : si minime que soit cette souscription minima qu'on peut bien, n’est-ce pas, fixer à 25 centins par famille, en tenant compte que 50 contins par famille serait la moyenne qui assurerait le plus exactement le chiffre attendu, ce qui est aussi une invitation à la générosité des familles mieux favorisées de la fortune.2u.En nature gc rie, laine Comment il faut donner.Coller à chaque objet, mettre dans clmqu« paquet une etiquette portant (mère, jeune Hile, fillette, etc ) et l'adresse de la donatrice, avec dédicace a d’état correspondant.Le Canada triplera ain«*i la valeur de ms d-m* et «i* mille familles frarçti**** apprendront à connaître et à bénir !•• Canada franco Il roua reste à indiquer le mode d'emballage et d’expédition.Alin d’epai gner les ennuis d'un nouvel emballage et, pur là, éviter l'emballa go une attention toute particulière fort, de la toil»' cirée ou quelque autre enveloppe qu’ils no soient pas troués et a ce qu iN puissent le nom, l’état une Française s centaines de la cai- * s, bien choisir h* bois et les clous et soigner Les petits colis peuvent s'envoyer par la posh* : l’expéditeur.Dans tous les cas, on pourra se servir Co , la Canadian Co., la Canadian Northern Kxpies* de quelque importance.J/**ur remettre les colis en port dti (collée ).bien nous avertir immédiatement.[\,us I,*h colii sans distinction devront être adressés il MM C! K N IN’, TRUDEAU ,v CIE.Pour le Comité Fiance-Amérique, Si quelques ag°nts refusaient, on la manière suivante : Montréal, rue Saint-Jacques.i 1 A.On voudra bien signifier aussitôt les expéditions à i'ndrt-si* suivante L’AIDE A LA Montréal, Vi la Franco iVouir détachons le passai/*?suivant if un article de M.J’aal Leroi/ IL a alien, para dans L Y) onoiniste Français du 10 octobre: Si l’on envisage tout l'ensemble de la guerre, depuis l’Oise jusqu'à Niémen, depuis la Manche et la mer du Nord jus- ^ patriotique 'de 'l'élément' ‘républi'-Balkans, l’impression est tout à fait • ' • .-.i ______________i satisfaisante et réconfortante.Lecrase- cliacune un pot de conserves alimentaires, un article de lin bas de laine, lavette, confectionné à la maison ou acheté (des couvertures en seraient acceptées comme de véritables trésors.( Voir l'nulructions plu* loin ) Quel sera le piix spécial attaché par la France à ce genre de souscription ! C’est que les noms de chaque famille souscrivant seront publiés à 1 Officiel de France, lu de tous les Français et jusque des combattants, et qu'ils s:- sentiront en communauté d'idées sympathiques avec leurs frères lointains; c’est que chaque mère française pleurera de bonheur en recevant pour ses petits un rayon de confort par l’intermédiaire d'une sieur d’Amérique avec accompagnement, sans doute, de quelque courte et chaude parole de sympathie.Comment offrir votre souscription en argent?Une seule instruction à ce sujet vous est nécessaire : tenez cette souscription piété pour toute heure du jour où des personnes «utoii-éts vous présenteront une liste ollicielle où vous pourrez inscrire ou faire inscrire votre nom et votre souscription.Par oui seront autorisées ces personnes ?Par le comité spécial formé lui même dans votre village ou votre paroisse, sur l’initiative du curé ilu maire et autres notables et agissant ainsi à la demande du comité centrai formé au cln-f-lieu du comté à la demande du Comité national de I Aide à la France, dont le trésorier général est M P ¦ !*.de Ciè.vecœur (édifice Doluili.50, rue Notre Dame ouest, a Montréal) et auquel Mgr Bruchési a versé sa souscription personnelle au montant de cent piastres.Oui accusera réception des sousciiptioi s en France?Le Comité do secours national avant à sa tête Son Eminence le cambial Arnette, les anciens présidents Loubet et l-’allières et nombre de Mitritnités religieuses et laïques, puis l'Olliciel.nous l’avons déjà dit, publiera ch ique souscription ' Comment offrir votre souscription en nature ?Cette partie d'oiganisalion sera laissée a un comité de dames qui sera forme en même temps que le précédent.Il convient do rappeler ici les instructions publiées dans les journal v.es ictaids.donner à Pour les paquets, n’t-inplnvn que do papier très du même g-tire.Pour les sacs, voir à ce .'•sister ans fatigues du tran-port.Pour les harpente.on pat cil cas, le port sera n la charge de .le- nie.sagerii s lexptess) l.a Dominion Co., ont des bureaux a toutes les gares “ défendre la France contre ses ennemis:’ Dans son désir de toujours donner le beau rô'e aux antirépublicains et de charger les républicains do tous les méfaits, l'Aetton Suc iule écrit l'histoire à sa manière Ce qui lit la faiblesse de la France en 1870, ce fut le défaut de préparation à la guerre, l’insouciance, l'incompétence, les rivalités, les ambitions personnelles des généraux de l’Empire.Si la France de 11)1-1- n’était pas mieux armée et gouvernée qu’en 1870, les partis de l’opposition ne lui donneraient pas leur appui et chercheraient à remédier aux lacunes qui compromettraient le succès et I l’honneur de la France.Et ils auraient raison.Comme eurent ! raison les républicains de 1.S70 qui cher- j citèrent à relever le drapeau de la patrie j tombé des mains débiles de l'empereur à Sedan Ce fut la tâche aride mais patriotique et glorieuse de l’opposition républicaine, en 1870, de réorganiser la défense du sol français et de retarder le triomphe inévitable de l'envahisseur, après la honteuse reddition de Metz et le désastre de Sedan.L’Empire est tombé de lui-même, par sa propre faiblesse , il n’a pas eu besoin d’être combattu par l’opposition française pour être vaincu par la Prusse.L’histoire vraie de cette époque le prouve surabondamment.Les défaites successives subies par la France du 1er août au 1er septembre 1870, sont due > à l’impéritie du gouvernement impérial Tandis que si, après ces désastres qui semblaient mettre fin à la guerre et livrer la France à l’ennemi, notre mère-patrie a tepu bon et.ferme devant l’ennemi jusqu'au milieu de février suivant, cela fut dû à i'énergie ^ caio qui réorganisa le gouvernement et la défense nationale.Le gouvernement républicain, qui succéda au gouvernement impérial, ne put, malgré1 ses vaillants efforts, éviter la défaite, mais il maintint et sauva l’honneur et la valeur morale de la France.11 lui fut impossible de relever les ruines matérielles accumulées par l’Empire, mais il diminua les ruines morales en continuant à défendre pied à pied le sol de la patrie.La grandeur de cette lutte improvisée presque instantanément étonna le monde et arracha cet aveu à un général allemand : “ Aucune nation u’aurait été capable de faire ce que la France a fait.” ‘ Les radicaux et les républicains de 1870,” dit l’Action Sociale, “étaient plus " pressés d’établir la république que de dé-“ fendre la France contre ses ennemis.” Notre confrère fait erreur et il est prouvé que certains généraux de l’Empire, Bazai-i e le premier, furent plus soucieux de servir leur égoïsme, leur jalousie et leur ambition que de défendre la France.On sait, aujourd'hui, le mobile qui fit agir Bazaine.Ce fourbe, aussi inconscient qu 'égoïste, cioyant la guerre moralement finie après les premières secousses et les chutes tragiques qui humilièrent la France dès le début de la guerre de 1870.ne pensa qu’à soigner ses mesquines ambitions.11 songeait déjà à la restauration prochaine de l’Empire, aux charges, aux honneurs bons à garder.11 voyait déjà Paris tombé, la paix faite, et alors lui.Bazaine, devenait avec son armée intacte.1 arbitre, le sauveur.Il abatt, il la République et il se pavanait Régent, l’impératrice régnante.D'npiè- les historiens sérieux, c’est à cette incroyable absence de sens moral chez un inaréeha' de Frai c \ à cette sombre imbécillité d'un des principaux généraux de l’Empire, à cet, étroit égoïsme de Bazaine qu’il faut attribuer la capitulation de Metz Metz, rempart de la ‘ Lorraine, 3 maréchaux, 00 généraux.0,000 otlic-iers.173,000 chasser les Vandales pays de France, y et les sacrilèges du Nouvelle distinction Le gouvernement fédéral vient, de nommer M.Edouard Monlpetit membre de la commission des Recherches Historiques.Nous prions J! Monlpetit d agréer nos sincères félicitations.Ras d’opposition Les nouveaux ministres, les honorables MM.Casgrain et Blondin, seront élus sans opposition dans les comtés de Québec et de Champlain.Pensées.La calomnie est comme la fausse monnaie ; bien des gens qui ne voudraient pas l’avoir emi.se la font circuler sans scrupule.Lu comtesse Diane Le découragement est.en toutes choses ce qu’il y a de pire : c’est la mort de la virilité.Lacokoaihe Savoir attendre est un gram parvenir.moyen de Joseph de Maistkk certainement pas comme canon mobile, pour I C’était, eu outre, un fin lettié.Deux livres re transporté avec une armée en campagne, qu'il a écrits ont laissé une grosso impression Le plus gros cauon de siège de campagne est dans le monde des lettres : ils avaient pour ti- La situation et les perspectives de la guerre ¦ ment de l’Ail etna gne, car l’Autriche-Hongrie n’est ici qu'un satellite) apparaît comme de plus en plus certain.Après plus de deux mois de guerre acharnée, eu Belgique et en France, d’une part, dans la Prusse orientale, la Pologne, la (!i-licie, la Serbie et la Bosnie, d’autre part, il ressort d’une façon certaine (pie les Allemands et leurs alliés les Autrichiens n’ont sur nous et nos alliés aucune supériorité de qualité des troupes, de commandement ou n’armement : c'est flatter plutôt les Allemands de dire qu’il y a chez eux, avec nous et nos alliés, égalité ou parité sur ces trois points.En 1870, il en était différemment; il y avait, on peut l’admettre, égalité de qualité de troupes (nos soldats de l’armée régulière étant de premier ordre).; mais les Allemands possédaient une certaine supériorité d’armement au point de vue de l’artillerie, puis une incontestable supériorité de com- le colossal howitzer de 1 1 pouces.C’est un grand succès pour la maison ICrupp d’avoir produit un canon de cette’ taille, de ce poids et du cette puissance, apte à être transporté sur les grands ch mills des pays ennemis cl à servir sur ton propre affût sans travaux do fondations préalables.Généralement parlant, le poids des canons et des munitions augmente dans la proportion du cube du calibre.Cela veur dire qu'uu canon mobile de lü poncer, pèserait environ 100 tonnes, et son projectile, en-viiou une tonne.Le meilleur macadam, le meilleur ch-min de brique ou de ciment serait défoncé par une telle charge, si encore on considère possible que les tracteurs mécaniques soient assez puissants pour la transporter.” Il convient de faire observer au pe' scientifique que, d’après les dépêches, les canons qui ont été employés contre les fortifications do Namur, de Maubeuge et d’Anvers étaient ins-lai lés sur des hases en béton qui avaient élé construites jour les recevoir, et sans lesquelles, semble-t-il, il n’eut pas été possible de les mettre en action.Im Scientific American nie également qu’il existe des projectiles qui, en explosant, “ lancent une pluie de balles qui extermine fatalement toutes les troupes sur une éterdue de soixante-dix verges carrées.” La meilleure pièce qui fasse un travail de cette nature projette, à l’i xpilosion, 20 balles, qui se distribuent sur une étendue d’environ 15,000 pieds.Cela reviendrait à dire qu’il tombe une balle par 1 20 pieds carrés.Et si les troupes sent placées dans dos tranchées, avec seulement les têtes et les épaules des soldats exposées au feu, avec, disons, trois pieds d’intervalle entre les fantassins, chaque homme a cent chances d’être indemne, contre une d’être atteint.Les dépèilies relatant que certaines pièces d’artillerie feraient mourir des groupes de soldats par asphyxie est, selon le Scientific American, une autre absurdité au point de vue technique.Et, en ce qui concerne les projectiles lancés par les aviateurs, les experts de lu revue nevv-yotkuise u’hé-itent pas a diro que les aéroplanes et les dit igeables, comme engins de destruction, ne sont pas beaucoup redoutables : “ Un seul cation allemand de 11 pouces, dit le Scientific American, peut lancer dans une forteresse plus de projectiles en une heure, que toute une Hotte aérienne en un jour.” Echos de la presse française tro L'Agitateur et Quand la nuit fut venue.le premier est un roman de mceuis politiques, le second esL d’ordre purement sentimental.11 avait fait également une pièce pour le Théâtre-Sarali-Bernhardt.Il n’aimait pas la politique.A ce sujet, il disait, un jour, à M uurice“Üarrès : — Je n’ai jamais eu aucun goût pour la politique; mais, lorsque la mor* de notre père nous a placés eu f ice des responsabilités qu’il avait prises et de son œuvre à continuer, j’ai abandonné mes travaux préférés pour ce que j’ai considéré comme un impérieux devoir.J’ai même pris, vis-à-vis d« moi-même, rengagement île ne rien écrire que de politique pendant cinq années.Avant de partir pour l’année, Guy de Cas-sagnac avait dit : Si je meurs frappé à quelques centimètres au delà de la frontière, je mourrai heureux ! Son vœu s’est, certes, réalisé, car il est mort en ANnco, à plusieurs kilomètres d’un poteau frontière que, la veille, il avait rouvorsé de sa propre main.On ne lira pas sans émotion, le dernier article qu’ écrivait, arec son frère, Guy de C assail une en prenant e.ontji des lecteurs de L'Autorité, la veille de leur commun départ pour l’armée : M.Jean Itichepin exalte, avec son incomparable lyrisme de poète, le sacrifice héroïque i/ue les Jietyes se sont impose' pour le salut de la France et Us assure de son éternelle, gratitude .A nos frères Belges Pics du moment où va sonner l'Angélus, pu ridant, enfin, notre ciel souillé par lu race immonde, c'est à vous, tout d’abord, que.je pett- iiiandeineiit (le haut commandement fran- 6 “°hle ™ce de nos frères belges, û no?an t ais étant alors très défectueux), enfin üs i «es gardiens de la première heure, ô vous, dont ., ¦ i ,.1 riche et heureux pays s est offert, tout d a- avaient une très grande supériorité ues ei- t J .V , ., .j.1 j bord, si généreusement en sacrifice et a subi le s‘ .plus épouvantable martyro pour notre salut 1.Dans la guerre présente, la situation va i (fout entiers, pris, chaque jour, par les an-ëtre retournée ¦ il 'a y avoir bientôt, et de goi-scs de la ggante.que bataille qui dure en-plus en plus, une inégalité notable des et - .cote, et comme nb-orbes dans les espérances fectifs en faveur de la Triple-Entente; il ! croissantes dont elle s’illumine, nous n’oublions Les pas dans les pas Crtte fui-, li cteurs, adieu : à Dieu, c’est notre façon, à nous autres croyants, de dire au revoir.La conseil nce en paix, le corps dispos, nous partons, ce matin, rejoindre nos régiments.Notre père, il y a quarante-quatre ans, adressait, ce même nu revoir aux lecteurs dont beaucoup sont demeurés les nôtres.Après la guerre, il les retrouva tous.Espérons qud, marchant sur ses traces, les pas dans les pas, nous reviendrons aussi.Vainqueurs, nous estimerons que la victo’re ne sera pas chèrement payée si, pour elle, nous donnons notre vie.Vaincus, nous remercierons la mort.A l’heure où nous écrivons ces lignes, les Allemands ont violé la frontière : notre hâte de les rencontrer est fébrile.Nous pensous qu’ils se comporteront plus courageusement que leurs correspondants à Paris, ces fourriers de “étranger.Il partît que le lieutenant von Fortsner, d’odorante mémoire, est envoyé sur la frontière de Russie.Il nous restera le général von Deimiing, mais.c’est dommage ! Le premier de nous compte, comme lieutenant, au 1 lôe d’infanterie du IVe corps d’armée qui part île Mamers.Le second part de Bordeaux, comme sous-lieutenant, avec le 144e d’infanterie, du XVIIIe corps d’armée, et, pour suivre jusqu’au bout la ixmne tredition, il s’embarquera à la gare d'Austelitz ! Ces détails, lecteurs amis, ont peu d’importance à côté des grands évènements que nous allons vivre Mais nous connaissons votre attachement à notre nom ; de cet attachement nous saurons demeurer dignes dans la vie comme dans la mort ! Adieu, et vive la France ! Paul et Gut de Cassagsac va se manifester, cti outre, une autre inégalité importante au point de vue dos conditions économiques.On peut considérer que les effectifs autrichiens, déjà diminués, doivent se réduire chaque jour davantage.Quant aux effectifs français, belges, serbes, d’une part, et allemands, de l’autre, ils ne paraissent plus appelés à grossir : chacun de ces belligérants ne pourra que les maintenir.Au contraire, deux de nos alliés, la Russie et F Angleterre, pourront, graduellement et considérablement, accroître leurs effectifs.La 1 méprisable petite armée du général French ", comme parlait récemment, avec l'habituelle hauteur germanique, l'empereur allemand, est déjà devenue hommes, 56 aigles, ti22 canons de campa- { une armée importante par le nombre, com- voudra gne, 870 canons de place, 72 mitrailleuses, : ",-e «fi la toujours étT par la vaillance: T:i7,000 cliassepots, 123,000 autres fllsi|Si :' 'leyioit grossir a oOO.OOO hommes vers le FRANC'ft (Suction féminine) Immeuble Dulutli, ( h.84 Tl sera gardé un r.gi-tre ries dons par localité- et le .mé, pir la voie des journaux, tiendra le public au courant des progrès de la souscription.Ou Conclut facile.ut du ces in.t.action, que le de, ô, de tous le- olqu.s a,, von, té des (lames est le mode lo plus satisfaisant d assurer des conditions uniformes d .mbu iage .t - .pédiiiun.Vive r Empire.! Vive la R lgique j des munitions innombrables, le Judos qui eu avait charge rendait tout cela.Un tel crime s’ajoutant à toutes les autres lacunes dont le gouvernement impérial jetait et reste responsable devant 1 histoire, j explique la défaite de la France en 1870.Pourquoi chercher à l’nttibuer à la Répu-Iblique qui s’est évertuée à relever le prestige et la force militaire de la France, si vaillante, si vigoureusi 1370-1914 , • plus à se plaindre du régime actuel en •• France, les hommes de 1 opposition à la ' politiqueilito républicaine,sont principale1 .» .1 ! .,1‘.,is li-n i-t , < 11 1 V111 «V I)© véritable contraste ment des hommes d’ordre et de doctrine.Dans un article intitulé: " Contraste à noter," l'Action Sociale compile l'attitude do l'opposition au régime existant, en I' rance, en 1870 et en l'JI-4 Elle attribue en grande partie la force do la l'rance, en 1914, " à ce que les hommes qui ont eu le D’un autre côté, elle dit qu'en 1370 “les 11 radicaux et les républicains ne cessèrent “ pas leur opposition au gouvernement itn-“ périal en face de l'invasion allemande.•• R;, crurent même le moment bien choisi “ pour faire leur réve'ution et renverser “ f Empire.Ils Jurent apparemment plus de aujourd'hui, dans sa lutte contre le barbare envahisseur.milieu de l'hiver et à 700 ou 800,000 si la guerre se prolongeait bien au delà de ce terme Etant donné que l’Allemagne ne détient aucune supériorité de qualité de troupes, d armement et de commandement, étant donné, de plus, que les conditions économiques où elle se meut, à cause du blocus qu elle subit et qui deviendra de plus en plus rigoureux, sont beaucoup plus mau-• i n , ¦ i vaises que celles de la France, de l’Anele- ! terre et de la Russie, l écrasement ttnal de i l'Allemagne apparaît, plus que jamais, comme nue absolue certitude.victorieuse JIÎP Paul Leroy Beaulieu * S itfleli-TVlelc S i A proposée canons pas, quand même, que c’est votre admirable ex niple qui nous aide à supporter ces angoisse-, et que c’est votre dévouement sublime qui a semé pour nous ces espérances.A quel prix, hélas ! Nous ne le savons que trop.Nous avons vu arriver parmi nous vos pauvres réfugié-, des femmes portant leurs enfants, des vieillards, faces effarées, yeux hagards, où se lisait l'horreur des tortures souffertes et des abominations contemplées Et nous avons appri- tous les détails de votre saciifice et de votre martyre.Nous ne l’oublions pas, sachez-le bien, ô nos frères belges, ô généreux et noble petit peuple qui êtes une grande nation ! En place do la fausse grande nation, qui prétendait asservir toutes les autres, et les modeler à son image do cuistres mâtinés de tortionnaires, c’est vous, ô nos frères belges, c’est votre vaillant, loyal, généreux et sublime pays dont l’on devra ériger l'image en exemple à tous les pays b Peuple dont l’histoire est une ince-sante leçon île labeur, d’indépendance, d’héroïsme, peuple dont la tone est la plus peuplée du monde, peuple ou fleurissent à la fois toutes les cultures, matérielles et morales, l’industrie, lo commerce, les arts et les lettres, peuple des belles cathédrales, des splendides hôtei- do ville, des musées incomparables, peuple ce* optant parmi tes fil- le poète et philosophe Maeterlinck, qui vient de vouer l’âme allemand" à l'extermination, le bourgmestre Max qui ti nt tète au Von der Goltz, et le roi Albert qui dort dans la tranchée après avoir fait le coup de feu avec ses soldat-, ô peuple des bons travailleurs, des grands artistes, des tira vos guerriers, peuple de vrais hommes, c’est toi qui portes en ce moment dan tes poing) de niarlyr et de héros, le palladium de l'humanité ! (Le Petit Journal) Jean Rii'HEI'IS.M.Léo Leyniarie Dans ron dirnier numéro, le Scientific American relève des inexactitudes dans les dépêches de la guerre.Ce sont les absurdités teclitii- Uti mot de notre correspondant parisien, J'tues, fausses à leur face même, et qui cepen-M Léo Leyniarie, nous informe qu'il va dânt ont cours dans les journaux, mieux et que la blessure qu’il reçut au Ainsi, le canon mobile de 16 pouees que les bras, dès le début de la guerre, est en voie Vllem,lnd8 promenaient d’une place forte à i au de guérison.- Je répartirai an front sous peu, nous écrit-il.Souvenir à tous et de toute mon âme: Vive la France et reconnaissance aux presses d'établir la république que de nations amies et alliées qui noua aident à'pour servir dans des fortifications fixas, mais, tre, et dont les coups briseraient comme verre les plus solides fortifications do ciment et d’acier, serait, d’après les techniciens, une fable : “ Il est possible, dit le Seienti’ic American qu’un canon de ce calihre ait été fabriqué pour -Voils Usons dans les “Annales* Politiques et Littéraires ” : Les unités électriques fondamentales Ciuy de Cassngnnc Est-il une conversation d’une heure entre gens de ville qui se piquent d'instruction courante, sans que la question électrique se présente : lampe de cent volt-, do cinquante watts, force de dix kilowatts, courant de six ampères, d’un milli-ampère, résistance de deux cents ohms 1 De plu- raffinés parleront meme de dynes, d eig-, de joules, de coulombs de gauss, de farad-, pour eu avoir puisé la mémoire dans quelque ouvrage de vulgarisation souvent plein d’hérésies scientifiques.Mais quelles conceptions vagues et faus-os chez la plupart ! Voulez-vous étonner cet expert improvisé qui parle à grosse voix d’une force électriqup ae 10 kilowatt-, apprencz-lui quo telle locomotive à vapeur développe une puissance de 150 kilowatts, il tombera à la renverse : des kilowatts â la vapeur ! 11 ignore absolument que le watt est une mesure de travail mécanique et n’a rieu de spécial â l’électricité, non plus que la dyne, l’erg et le joule.D’autre part un lain esprit se contentera-t-il de- définitions empiriques et dira-t-il : " Il me suttir, par exemple, pour la conception du volt de savoir que c’e-t la force élactromotrice voisine de celle d’une pile Daniel (qu’il ne connait pas) comme il me -utlit pour la conception de la valeur d’un franc de me représenter le pain qu’il peut me procurer ! Dt fait, une telle conception et toutes celles que peuvent fournir les comparaisons empiriques suffisent à l’amateur, et même au praticien, mais lorsque la science de l’électricité domine le monde et commando tous les domaines, matériels et intellectuels, un lion esprit sera nécessairement curieux de précision scientifique, au moins en co qui concerne les définitions fondamentales.Et moins que jamais il n’y aurait d’excuse â l’ignorance maintenant que notre législation fédérale nous a familiarisés avec le système métrique et le système C G.8.trois lettres cabalistiques bien inoffensive, qui nous rappellent que désormais nous devons tout compter par Centimètres, Grammes et Secondes comme unités fondamentales de longueur ou de solides, de poids et de temps.Comment introduire ce système dans les phé- M.Guy de Ci—agnne a trouvé, comme lieu- nomènes électriques 1 tenant de réserve, une mort hétoi jue face a L’analogie hydraulique est d’un grand ue-l’ennemi.C'est une figure des plu- -ympathi- j cours mais elle tend continuellement à fausser les ques qui disparaît de la vie parisienne.Bon ; les conceptions en ce qu’elles supposent des va-extérieur était (tes plus séduisants.Grand, à nations de vitesse du liquide, ce qui n’a aucun la fois élégant et simple, il était d'une distinction charmante; c’était le vrai Français de vieille race.rapport avec l’électricité dont la vitesse est invariablement de quelque trois cent mille kilomètres à la seconde.ï#l 5211 L A VENIR DD NORD - 30 OCTOBRE 1914 A UN PETIT ENFANT Toi qui rêves toujours, ne parlant pas encore, Petit enfant royal par le bleu de tes yeux.Vois-tu la Jlamme orientale de l’aurore Qui sa lève sur ton sommeil silencieux 1 l’ois-tu toute la mer, périlleuse et joyeuse ‘l De lourdes visions émergent des brouillards A travers la Itteur d’une lune frileuse.Et de grands cavaliers portent des étendards.Si, dans la nuit ou dans le jour, lorsque lu rêves.Tu vois ce ciel doré, si tu vois cette mer, Aux heures des douleurs tes douleurs seront brèves Quand la vie aura fait ton esprit plus amer, Tu le rappelleras ces fantômes magiques Pour t'endormir au souvenir de leurs musiques Raymond de La l’aithide Comment débrouiller ulors le cas suivant : avec la machine électrique la plus puissante, lançant des éclairs fulgurants et dont le contact foudroyait de grands animaux, on ne décomposait qu'un minuscule vapeur d’eau, en ses parties constituantes: hydrogèno et oxygène.Jlais voici qu’avec un autre courant silencieux et obscur, et imperceptible à la sensation humaine, ou produisait une décomposition (ou électrolyse) de l'eau, dix fois, cent lois plus puissante.De différence de vitesse dans le courant, aucune, mais alors! Alors, tout bonnement, on a dit : nous reconnaîtrons au dernier une plus grande quantité d électricité avec moins de pression ou énergie, et à l’autre une plus forte énergie avec une moindre quantité d’électricité.De là, l’iwfenxtW d’un courant pour ue parler que de la quantité de l’électricité qui y circule en une seconde et qui prend le nom d'amjyère, pour l’unité, laquelle est définie par la libération d’un quatre vingt-seizo mille «iy.centième da gramme d’hydrogène par seconde.Quant à l’éneigie, elle est mesurée par le volt et c’est bien là l’unité la plus mal connuo et et celle en vue de laquelle est surtout écrit cet aperçu.La conception rigoureuse du volt est inséparable de celle du joule et nous voilà du coup relancés dans un autre ordre de définitions : celles du travail mécanique, ce qui nous entraînera non moins fatalement à l'étude sommaire de l’équivalent mécanique de la chaleur.Et faut-il l’avouer, l'étude du travail mécanique ne, va pas sans des notions spéciales de la pesanteur.Ne craignons pas de nous y aventurer : à des réminécences de collège toujours intéressantes s’ajoutera l’appoint de nouvelles connaissances qu’on chercherait vainement dans les ouvrages de pratique.1ère définition, üu dit qu’une force accomplit nn travail lorsqu’elle déplace son point d’application et l'on convient d’appeler travail de cette force le produit de la force par la distance parcourue par le point d’application, en quelque direction que ce soit.Ainsi quand vous levez un kilogramme (environ deux livres et un cinquième) à une hauteur d’un mètre, vous avez accompli un travail d’un kilogramme mètre ; un travail d’une livre-pied sera donc ce’ui d’un poids d’une livre élevé à nn pied.Il ne faut pas confondre l’efforr avec le travail : deux efforts égaux peuvent ne pas accomplir le même travail, qui variera suivant la direction du point d’application.Autant rappeler de suite que si le travail est de 75.9 kilogrammes s’élevant à 1 mètre ou de 550 livres, s’élevant, à un pied, pourvu, dans chaque, que Ce soit en une seconde, ce travail prend le nom de cheval-vapeur, H.P., de son appellation abrégée.Mais les besoins scientifiques requéraient, ici, l’application du fameux C.G.S.centimètre-gramme- secon d e.Que fera-t-on du gramme-centimètre J On connaît le centimètre mais le gramme ?Est-ce assez de se le figurer par le poids d’un centimètre cube d’eau distillée, à la température de la glace fondante ! Mais ce poids varie à ta surface du globe terrestre ; la pesanteur n’est pas la même à l’équateur qu’à Montréal, tandis que le travail, lui, ne varie pas.Essayons de trouver encore plus précis.Qu'est-ce que le poids d’un corps ! Vous serez bien difficile si vous n’acceptez pas celte définition que : c’est 1» pression exercée par ce corps sur la portion de surface terrestre qu'il occupe et due à l’attraction dé la terre.Cette attraction nous justifie de traiter la terre comme un aimant gigantesque et pour peu que nous ayions jamais vu agir des aimants, la comparaison vaudra raisou.Prenons un petit barreau d’acier bien égal et suspendons-le à un fil attaché juste à son milieu, c’est dire à son centre de gravité ; vous vous rappelez que, de ce moment,.la pesanteur n’agit plus à ses extrémités en équilibre; approchez un faible aimant de l’une des extrémités.Vous coust-aUz qu’elle se déplace paresseusement d'abord, puis en s’animant et finit par se précipiter comme un trait: il y a donc accélération constante de la vitesse Approchez un fort aimant ; l’accélération est plus énergique.Appelons, si vous le voulez bien, accélération, la vitesse qu'avait le barreau après une seconde.Supposons que dans le premier cas elle put été d’un pied par seconde et de dix pieds, dans l’autre, c’est-à-dire décuple, vous eussiez pu alors observer cet intéressant phénomène.qn’en interposant votre main entre l'aimant et le barreau, ce dernier eût exercé une pression dix fois plus forte avec le gros aimant qu’avec le petit.Ne devient-il pas naturel, à la suite, de cette constatation de prendre pour loi que ces pressions sont entre elles dans le même rapport que les vitesses accélérés ! et puisque la terre est un aimant et que l’accélération des corps attirés par elle es» connue, il ue reste donc qu’à la déterminer en un point (on a choisi Pari») pour fixer l’étalon de comparaison.C’est maintenant que le centimètre iotervieût avec le gramme : l'accélération en vitesse après la première seconde de chute (ne pas confondre avec l’espace parconru pendant la seconde) est de 981 centimètres à Paris ; supposons qu’à la surface d’un petit satellite elle ne serait que d’un centimètre, donc ce corps y pèserait 981 fois moins qu'à Paris, eh biet la voilà, l’unité de poids : C’est celle d’un centi»sètre cube d’eau qui après ane seconde de chute, aurait une vitesse d’un centimètre par seconde ; elle a été décorée du joli nom de dyne.On en arrive donc à concevoir deux centime très cubes d’eau identiques en apparence et en nature mais bien différents en poids puisque l’un n’est que 981ème partie de l’autre.La dyne étant désormais définie, (la 981ème partie du gramme-poids), nous aurons recours à elle pour définir l’unité élémentaire de travail qui sera : le travail d’une dyne ae déplaçant sur une distance d’un centimètre, un peu d’attention nous fera saisir, tout d’une haleine, après que nous aurons soigneusement noté que cette unité de travail est dénommée : krci, qu’un gramme équivalent à 981 dynes, le travail d’un gramme-centimètre vaudra 981 ergs, celui d’un travail cent fois plus grand, un gramme-mètre vaudra 98100 ergs et qu’enfin le tra-va,l d’un kilogramme-mètre vaudra 98,100,000 ergs.Pensez s’il y en a des ergs aux chûtes Niagara, où les kilogrammes-mètres vont par millions.Le centimètre et le gramme ayant joué leur rôle d’unités élémentaires, ou n’a pas lardé à leur demander do s’agglomérer eu chiffres ronds pour les besoins d’une unité plus imposante au point de vue pratique et on a appelé joule le travail de 10 000,000 erg» (dix millions) de sorte que comparant ce chiffre avec le kilogrammètre, vous voyez que ce dernier vaut 9,81 jouies (81 en décimales).(à suivre I Nature LETTRE DE FRANCE A BATONS ROMPUS La •* kulture ” allemande — Les effets du 75 — Au champ d’honneur—Les officiers du Kaiser.Ou n’a jamais tant parlé de la culture des Allemands que depuis qu’ils se sont révélés comme des barbares.Affaire de contraste.Jusqu’à présent ils se vantaient à tout bout de champ d’être cultivés, et on les laissait, dire parce qu’ils avaient des savants, des ingénieurs, dés écrivains.Ou pensait surtout à Gœthe et à Schiller.On s’aperçoit maintenant que ces deux poètes sont morts depuis longtemps et que les Allemands d’aujourd’hui n’ont plus rien de commun avec eux.Les Teutons actuels se croient parfaitement civilisés parce qu’ils percent leurs villes de larges rues bien droites, parce qu’ils construisent des maisons bien régulières où toutes les prescriptions de l’hygiène sont observées, parce qu’ils nettoient leurs voies avec un soin méticuleux .avec la main-d’ceavre des prisonniers français.Ils estiment qu’iis sont des êtres supérieurs, parce qu’ils ont de l’ordre, de la méthode, de la discipline, parce que leurs soldats marchent au pas de parade et que tout chez eux est hiérarchisé.Ils nous trouvent très inférieurs à eux parce que nous avons de la fantaisie, de la belle humeur, parce que nous ne suivons pas une règle toujours la même, parce que nous ne sommes pas ennemis dune certaine nonchalance — quand les évènements nous le permettent — parce qu’enfin nous sommes des hommes et non pas des machines.Ce qu'on appelait la “kulture” allemande, c’était une sorte de caporalisme qui avait tout envahi, même la science et la littérature, un automatisme contraire aux progtès de l'esprit humain, à la raison, à l’art, à la beauté.La culture allemande va être écrasée, et danB le monde devenu libre, il y aura place pour de belles choses.o o o Oa a tout lieu d'être rassuré sur l’issue de la guerre, lorsque l’on connaît les effets de notre obus de 75 Dans une tranchée où les soldats allemands pouvaient se croire à l’abri, on les trouve tous immobilisés, engourdis pour toujours dans la position de combat.Le petit obus a passé par là.Ailleurs, autour d’uDe meulp, ils sont une soixantaine étendus.Ils ont l’air de dormir, et, en effet, ils dorment, mais pour l'éternité, l'a n’ont pas de blessures.1-a mort les a touchés sans leur faire de mal.Voilà les descriptions que nous font ceux qui ont vu.En les lisant, nous sentons un frisson parcourir notre dos.Quelle vision macabre que celle de ces hommes qui semblent continuer de vivre et qui pourtant ne s’éveilleront plus 1 En même temps, nous éprouvons un sentiment intense de confiance à la pensée que nos canons accomplissent cette besogne de mort et sèment la terreur parmi nos ennemis.Nous ne sommes pas sanguinaires et nous aurions sounaité que jamais de telles horreurs n'existassent ; mais puisque les Allemands les ont voulues, il faut qu'ils expiant leurs crimes.Il est réconfortant pour nous de songer que la force ne prime pas toujours le droit et que.parfois la science vient au secours du droit pour châtier la force.0 0 0 La liste est très longue de tous ces vaillants officiers et soldats, cités à l’ordre de l’armée et dont le Journal officiel publie les noms glorieux.Mais il y a d'an lies listes non moins glorieuses dont la lecture étreint notre cœur d’un serrement douloureux : c’eat celle des héros tombés au champ d'honneur.Va retrouve là des amis ou des hommes que nous connaissions seulement de réputation, mais que la mort, dans de telles ciiconstances, rapproche de noos.Nous ne citerons aucun de ceux que nous pleurons ainsi particulièrement.Il cous semble qu’en désignant les uns nous serions injustes envers les autres.Parmi toutes ces victimes de la guerre, illustres ou obscures, il en eec une pourtant que nous voulons signaler, une dont le nom était suivi de ces simples mots : “ Marié cinq jours avant la guerre ! ” Vous figurez vous ce que cette phrase représente de joies et de souffrances 1 Cinq jours avant la guerre ! On pouvait croire encore que La choses s’arrangeraient, que l’affteux conflit serait évité, et deux jeunes gens s'unissaient, voyant devant eux un avenir de bonheur.Cinq jours après, c'est la mobilisation, le nouveau marié doit partir, il va faire son devoir, il ue veut penser qu’au retour.A présent, une femme pleure, son mari ne reviendra plus.o o o Bien des gens croyaient, avant la guorre, que l’officier allemand, qu’on nous représentait toujours l'écume à la bouche et faisant soiiner son sabre sur le parquet ou sur le pavé, était un personnage de convention.Par malheur, il n’existe pas seulement au théâtre ou dans le roman.On commence à avoir des récits de ce qui s’est déioulé dans les villes ot dans les villages où les Teutons ont passé.Rien n’a été respecté, ni l’âge, ni le sexe, ni l’autorité qui s’attache à certaines fonctions.On a vu de jeunes hobereaux allemands, le monocle à l’œil et le casque sur la tête, entrer dans les préfectures et daus les mairies et commander en maîtres.Ils sautaient a la gorge des représentants du gouvernement ou des cités, ils les faisaient coller au mur et donnaient l’ordre de les fusiller.Et plus récemment encore, vous avez su la macabre mise en scène de Cou-lommiers, où les compagnons de fête du prince Eilel, fils de Guillaume II, jouaient la 11 Marche funèbre “ de Chopin, pendant que l’on conduisait.au dthors le maire, le procureur de la République et le secrétaire de la mairie pour les fusiller.Il est bon que uous sachions tout cela, parce que, nous aussi, nous entrerons dans les villes allemandes ot que, sans vouloir copier d'aussi laids modèles, nous nous rappellerons toutefois la conduite envers les Français des officiers du Kaiser pour rendre aux magistrats teutons un peu de la monnaie de leurs pi&es.P.de M.LA CUEÎffiE 22 octobre.Les alliés font d’importants progrès en Belgique.Ils se sont avaucés sur la ligne Ostende-Thouront-Roulers Courtrai.De violente combats ce livrent à La Bassée et autour de Lille, eu France.Les Belges, à l'est de l’Yser, continuent à refouler les Allemands qui ont dù abandonner Ostende et aussi, dit-on, Bruges.Les flottes anglaise et française harcellent ies Prussiens, sur la côte de la Manche, et coopèrent efficacement avec les armées de terre.les Russes annoncent qu’ils ont battu les Allemands sur la Vistule, au sud de Varsovie.Le Tsar a appelé sous les drapeaux les étudiants des universités et des écoles supérieures, en Russie.23 octobre.Dans le nord de la France et en Belgique la situation est toujours favorable aux alliés.Sur la Meuse, les Français ont avancé beaucoup plus au nord de Veydun.Les Belges repoussent les Allemands sur lTser, et des combats se livrent autour de Lille qui est en ruines.Guillaume II a quitté hâtivement la Pologne avec tout son état-major ; ce fait vient confirmer la victoire des Russes sur la Vistule.Un obus tiré par un des navires qui bombardent la côte belge, est tombé sur la maison où logeaient le général Von Tripp et son état-major, près d'Ostende.Tous ont été tués.24 octobre.Eu France et en Belgique, les A’iemands font de nouveaux efforts pour briser les lignes des alliés.Dans quelques endroits ils ont gagné du terrain, en d’autres ils en ont perdu ; mais la situation demeure satisfai-ante.En Alsace, les Français ont repris Altkirch à la pointe de la baïonnette.Dans l’Est, les Allemands reculent sous la poussée des Russes qui ont traversé la Vistule.75 vaisseaux de guerre français, anglais, ja pouais et russes font la chasse aux vaisseaux allemands, sur toutes les mers.L’expot talion du sucre a été prohibée dans le Royaume-Uni : l’Angleterre veut empêcher ce produit de pénétrer en Allemagne par les pays neutres L’amirauté anglaise déclare que sur 4 000 vaisseaux anglais qui font le commerce sur toutes les mers, 39 ont été coulés par les Aile mands.26 octobre : Les Allemands ont réussi à traverser le canal de IVser entre Nieuport et Dixrnude.Leurs attaques ont été repoussées à l’ouest et au sud de Lille, et ils n’ont pu déloger les alliés de 1-a Bassée, centre important de chemins de fer.Entre l’Oise et l’Argonne, les Français lien nent des routes importantes menaçant les communications prussiennes près de Saint-Mihiel.Le gouverneur de Trent a demandé au clergé de préparer la population sur les pertes au trichiennes en Galicie.Sur les 25,000 Irenti-nois partis pour la guerre, 5,000 sont morts et 15,O0O sont blessés ou disparus.La Serbie annonce des succès pour les Mon ténégrins et les Serbes, en Bosnie.Un sous-marin allemand a été coulé par les Anglais au large des côtes de Hollande.27 octobre : Sous le feu des canons français et culbutés par de terribles ch irges à la b»ï mnette, les Al lemands ont dù repasser l’Yser en désordre, après quelques heure» seulement d’occupation.La lutte la plus terrible se livre entre Nieuport.et Dixmhde Les nouvelles de Russie sont très optimistes.Allemands et Autrichiens.continuent de retraiter en Pologne et en Galicie.1-a famine menace les 7,000,000 de Belges ; il n’y aurait plus que pour quinze jours de vivres dans les villes ; la situation est encore pire dans les campagnes.Une expédition italienne a occupé Avlona, en Albanie.28 octobre : I-a lutte se continue toujours violente en Flandre et dans le nord de la France.Les allié* annoncent quelques progrès.Les Russes remportent des «uccès pnrtoot contre les Austro-Allemands.Ils ont traversé la Vistule au nord d’Ivangorod avec des corp* d’armée frais.Une révolte a éclaté en Afriq»e-Sud bous la direction des généraux boers Dewet et de Beyer*.Le» Allemands ont envahi les possessions portugaises d’Afrique.— A VENDRE: Un poêle (fournaise) à charbon •• Belle Oncle ¦ No 15.N’a servi que deux mois.Offert à bon marebé.S'adresser à M.Jean Bouzelli.« CHRONIQUE niLITAIRE L’armée en campagne La guerre moderne, pour le commun des mortels, est un drame à grand fracas.Pour le soldat elle est plutôt une suite d’opérations froidement calculées où tout doit être conduit par la réflexion.C’est ce » mécanisme » de la guerre, plus que le tableau saisissant de la lutte, que ces chroniques ont pour but d’i xpliquer à nos lecteurs qui auront ainsi une idée d’ensemble sur les armées, leur composition et leur manière d’opérer.La guerre est une sorto de chasse.Il en fut ainsi de tout temps, depuis que l’homme a combattu l’homme.Suivant les circonstances, le soldat est chasseur ou gibier.Il lui faut doue conm itre les moyens de se rendre maître de son adver-aire ou de l’éviter.La règle essentielle est d’ouvrir l’oœil, de sentir, de deviner le danger, de voir sans être vu, d’utiliser le terrain avec des ruses de coureur des bois et toujours se garder, en avant, par côté, en arrière.o Un général peut être battu, disait Napoléon, il ne lui est pas permis d’être surpris." Une armée en marche est précédée du service d’exploration, qui doit toujours se composer do forces numériques importantes et surtout de êavalerie.Dans les armées d’invasion, il a le premier contact avec les populations étrangères, et, dans les armées qui défendent le sol de la patrie, il permet de parer aux mouvements de l’euvahisseur, de les retarder, de les paralyser.D’abord, en tête, enfants perdus de la guerre, viennent les " vedettes ", cavaliers d’élite ; derrière eux marchent des petites patrouilles, sillonnant en tous sens la campagne.Puis arrivent, à quelques milles, tout prêts à pousser des pointes lointaines, à commencer une attaque ou à en simuler une qui disputera l’ennemi, des régiments de cavalerie légère et des " batteries*" à cheval.Des généraux de division et de brigade avec leur état major, les accompagnent.Uue nuée d’estafettes les suivent, portant les ordres, transmettant les dépêches, gardant constantes les communications avec le gros des troupes.D’ordinaire, un petit convoi de subsistance vientensuite, souvent soutenu par quelques compagnies d’infanteries.Tout ce “Service d'exploration" précède d’environ trois ou quatre journées (de 40 à 70 milles) l’armée proprement dite.Les corps de cavalerie indépendante chargés spécialement du service d’exploration, ont pour mission de fournir au général en chef tou9 les renseignements dont il a besoin pour diriger ses troupes.Mais l’ennemi va s’opposer assurément à ce qu’on surveille ses mouvements.I-a cavalerie d'exploration devra donc sV fiercer de percer le rideau ennemi, de conser ver b contact avec lui.de refouler la cavalerie adverse, qui cherchera de cent façons à la tromper, pour qu'elle ne découvre pas 1 emplacement d"s masses d’infanterie, objectif probable de I ennemi.« De là des combats, et par suite nécessité de ne pas trop s’éparpiller, de rester en nombre.Four prendre contact avec l'ennemi, on envoie des reci unaissances d’officiers et des détachements r'e force variée.Ces éléments constituent ce qu’on appelle la " découverte." Le rô'e essentiel des reconnaissances et des détachements est, avant tout, dé.voir.Oïl ne combat que si la lutte est nécessaire pour obte nir des renseignements.Ces renseignements on les envoie par tous les moyens possibles : estafettes à cheval ou eu voiture, bicyclistes, télégraphe, etc.Le commandant de la cavalerie d’exploration reste toujours en relation avec le commandant eti chef.A deux ou trois jours de marche en arrière, viennent des détachements de troupes a i heva', puis de l’iufunterie.Ces troupes ne perdent pas de vue un seui instant que l’ennemi peut tromper la surveillance du service d’exploration et marcher à l’improviste sur le gros de l’armée.Elles ne manquent donc à aucune des prescriptions du service de sûreté qui, en ce qui lfes con cerne, a pour but : 1” De renseigner le commandement sur la présence et les mouvements de l'ennemi dans une zone déterminée ; 2' de protéger les troupes et de leur permettre de prendre leurs dispositions de combat.La " sûreté éloignée " est assurée par la cavalerie des corps d’armée qui établit un service de sûreté, dit de première ligne.Tous les escadrons clos corps d’année, sauf un par division, placé en réserve, sont affectés à ce service.Le rôle de la cavalerie de sûreté est de renseigner le commandement sur ce qui se passe en avant des lignes Elle s’oppose aux incursions de la cavalerie ennemie ; mais le plus souvent, elle fournit les reuseignemeuls nécessaires sur les voies de com municulious et les ressources qu’on peut trouver dans le pays.Connaître la région à prendre ou à garder, savoir ce qu’on en peut attendre pour l'alimentation des troupes, ne pas ignorer l'état d'esprit des habitants, tout cela concerne la cavalerie de sûreté.oa mission exige: autant de tact que d’audace, de calcul que d’élan I-a cavalerie de sûreté marche concentrée! dans une direction indiquée ; elle surveille, au moyen de reconnaissances, les voies d’accès uii-i lisables pour l’ennemi.Elle reste en liaison constante avec les tioipesen arrière, distantes seulement d'une journée demarche, soit 16' radies.Tes détachements d’infanterie, des batteries d’artillerie sont parfois adjoints a la cavalerie de sûreté.Aptes le service de sûreté, un certain nombre de certains nombre de groupes r|t! toutc-a «rues s’échelonne à des distances variables O i-t l’avant-garde.On ne peut en fixer la force d’une manière absolue.Elle dépend, (.n effet, d’une foule de circonstances très variables à la guerre "ù tout est «ans ci sse subordonné a la nature du terrain, elle dépend enfin île la f iree même de la colonne à couvrir.Son tô’e est de s’emparer ries po-itions avantageuses, d’attaquer vigoureusement l’ennemi pour le contraindre à montrer se= forces, en se déployant, de le contenir assrz longtemps pour p rmettre à la c donne de prendre ves di»po-i tions à l’abri du feu ; enfin de dégager et au besoin, de réparer la mute qu’elle doit suivre L’avant garde comprend d’ordinaire: la majeure partie de la cavalerie divisionnaire |’jn.fanterie dans une proportion variant du sixième au tiers de l’infanterie totale; de l'artillerie dans une proportion fixée par le commandant de la colonne, un détachement du génie avec les outils nécessaires.Elle est commandée par l’i (licier le plus élevé en grade.L’uvaut-garJe se fractionne en plusieurs échelons dont la force croît à mesure qu’on se rapproche de la colonne, (-’es échelons mut • la " pointe " formée par la cavalerie ; fit " tête " qui comprend ur e fraction d’infanterie e' le détachement du génie ; le " gros " comprenant, avec l’artillerie, la majeure partie do l’infanterie.Le commandant de la colonne doit être prévenu sans cesse de ce qui so passe à l'avant-garde.i-a t ran-mission des rerisignemeuts est assurée pur des cavalier-, des bicyclistes, ou par des hommes de communications, éclie’onnés sur la route entre les divers éléments de l’avant- garde 1-a » pointe " d’avant-garde doit être composée de cavaler ie ou d’infanterie.Son rôlo (j-d'examiner avtc soin le terrain en avant et sur les flancs, elle reconnaît les obstacles qui se trouvent sur la route ou à proximité; elles refoulent les patrouilles ennemies La " tête " d’avant-garde renforce et appuie la pointe, c’est avec elle que marche, d'habitude le commandant de l’avant-garde.Le " gros de l’avant garde renforce la tète.C’est lui qui se déploiera le premier pour accueillir l’ennemi et donner à la colonne le temps de preudre sa for (nation tie combat.La manière dont le combat est engagé peut avoir une influence considérable sur son issue , j le comma'ndaui de la colonne, fiV-il même gé-J uéral en chef, marche presque toujours avec le gros de l’avant-garde.Mais, sauf les cas rie rencontre de forces en-n mies très supérieures en nombre, les divers ai-tes de l’avant girde ne doivent, n principe, nj arrêter ni retarder la colonne.S.-s divers éche-! ms se soutiennent, de manière à renverser tous les obstacles qu’i s ont devant eux.(A suivre) LES PILULES ROUGES La grande spécialité pour les maladies des femmes.Parmi les affections les plus douloureuses et redoutées des femmes, il n’y en a pas de plus graves que la métrite, appelée communément beau mal, qui aboutit trop souvent à l’intervention chirurgicale avec ses tristes conséquences._ Voilà une jeune femme qui, de prime abord, n’est pas à proprement parler, malade, ou du tno:ns ne se plaint pas d’une maladie déterminée.Mais elle souffre sans cesse de maux d’estomac, de pesanteur dans le ventre, de malaises de toute nature Elle ne peut monter les escaliers ou mar cher un peu longuement sans aggraver ses troubles.Sa mine est pâle, son corps s’anémie; peu à peu, toute gaieté, tout entrain disparait.’ Enfin, ses douleurs deviennent si intolérables exaspérant le système nerveux et aigrissant ie caractère au point que le médecin en est rendu à prononcer, pour en finir, le mot opération interne.C'est alors que surgissent les frayeurs et les plaintes, le désespoir.La crainte de la chirurgie met cette jeune femme en pleurs, elle se croit perdue «t passe ses journées dans les larmes.L'affaissement nerveux, qui résulte de cette menace suspendue sur sa tête, l’abat complètement et en fait une ruine réelle.La voilà donc atteinte de métrite, affection rave, très répandue, et qui peut se développer la suite de maladies, lorsqu’une jeune femme est obligée de reprendre son travail trop vite, de •’exposer à l’humidité ou de faire trop d’efforts.Mais, quelquefois aussi d ailleurs, ce mal se produit sans cause appréciable, comme dans le cas que nous allons citer.L affection n aboutit pas toujours invariablement a une intervention chirurgicale.Des soin-constants, le repos au lit ou allongée, pendant de longues semaines, des injections antiseptiques •ont d une grande assistance pour aider à apaiser cette maladie tenace.Mme ACHILLE OANOURANO Ce 274 Avenue Church, Montréal, j’étais accablée me rendait incapable d’aucun travail.J’avais des maux de tête qui me rendaient presque folle et je ne pouvais rien digérer; à chaque repas j’éprouvais des indigestions douloureuses.Je ne pouvais pas marcher, car aussitôt j'étais prise de douleurs qui m’obligeaient à m’arrêter.Il me semblait impossible de dire quelle avait - - .e , .1- '-***'- tjutaç avail Mais on ne peut songer à la guérir totalement cte loriSine de ce mal.Il y a un an que je suis qu en purifiant et en tonifiant le système, car il mariée’; j’avais beaucoup souffert avant mon ma- • vant tout à'fém «Sa ''ma.Ï 7 f “‘"f beaUCOUp pluS malade - ’ ¦ - maiaue.Les apres.Mes douleurs étaient intolérables et c’est Pilules Rouges de ' la Compagnie Chimique Franco-Américaine sont sans rivales pour régulariser le cours du sang, le purifier et rétablir la souplesse des vaisseaux.Les Piiulcs Rouges ne sauraient être trop recommandées aux jeunes femmes entrées dans la vie conjugale.Pour celles qui vont être mères il est absolument necessaire de prendre des force-avant et de recouvrer leurs forces après pour éviter les consequences de la dépression inévitable des suites de I événement.Compagnie Chimique Franco-Américaine, 374 rue Saint-Denis, Montréal.Messieurs, J ai cruellement souffert durant trois années à peu près, de douleurs internes, et la faiblesse dont pourquoi je me suis décidée à consulter les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.J'ai commencé à prendre des Pilules Rouges, conformement à leur prescription et j'ai été soulagée immédiatement; mes douleurs ont cessé, j'ai repris de la vigueur, de la force et du courage à 1 ouvrage; aussi j'ai persévéré et je suis maintenant parfaitement guérie.Cependant, je prends encore cet excellent remède et je le recommande à toutes les jeunes femmes qui entrent en ménage.” — Dame ACHILLE DANDURAND, 2?4 Avenue Church, Côte Saint-Paul, Montréal.CONSULTATIONS GRATUITES -L ' f ' Montrea1’ médecins, peuvent les consulter par lettres- sur Imirdmianl BO'U l|"P
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