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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 6 octobre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1916-10-06, Collections de BAnQ.

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' ' ;v;?Vingtième année No., 40 Journal hebdomadaire — Deux buus le numéro Vendredi, 6 octobre 1916 5 9 » s ORGANE LIBERAL do DISTRICT dc ERREBONNE.ut mcrr Di t-AvtMiR ut dajq ut ptwu mima sowy ou si mu*K*rt Y > £ K.Abonnement: ’Ju j Canada].S 1.00 “ “ I Etats-Uni»].1-50 Strictement payable d’avance.n Jules-Edouurd Prévost.Directeur A DM TN1 STR ATT ON : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : lè c.la ligue agate, par insertion.A no .oes légales : 10 c.la ligue agate, 1ère uiiorviou ; Oc.la ligne, insertions subséquentes.IL PENSE ET PARLE tigan ; six dans l’Ontario, en remplacement de MM.G.-W.Ross, Jall'ray, McMillan, Codey, Dei by si dre et Frost, décédés; une L^O/VliVl tz LJ IN E,au il:ii,it®bu-due an d«*s de vouug et 1 4 «leux en Colombie-Britannique, causées par par la déquulification de M.MacDonald, M.lie ri Bouriissn vient de donner une I dans le désert vienne dire d’un homme nouvelle main lestai ion publique du mal j d’Etat de l’envergure de sir Wilfrid Lau-dont il soutire et «tue les Canadiens cou-1 rier que c’est l'homme le plus néfaste du naissent jien : il s agit ,807.Le coût de la vie a augmenté au peint «l’inquiéter très sérieusement le père de famille.C’est donc un sujet «le discussion très important et tout à fait «i’aot milité nurmi la population.Ou «ioune cent-une raisons différentes pour expliquer la hausse de prix sur les denrées alimentaires, et chose étrange, on néglige quelques-unes des plus importantes.Nous voulons parler spécialnin-'nt de la protection supplémen- • aire do 7.1 pour cent, accordée sous forme d'une taxe de guerie, aux fabricants «le denrées alimentaire-, pou après la déclaration de la guerre.L’imposition do cette fausse taxe de guerre do 7), pour cent sur les marchandises j importées, signifie, en ct« tjui concerne les denrées alimentaires essentielles à la vie, un alourdissement considérable des fardeaux qui pèsent déjà sur le peuple, tandis que !e trésor du Dominion n’en tire qu’un très petit revenu.Le prix do tous les produits alimentaires, fabriqués au Canada, a augmenté, sans aucun avantage pour le Trésor.En somme, par cette taxe, le ministre des finances, sii Thomas White, autorise les grandes maisons de salaisons et de conserves, d’extorquer aux consommateurs 7.1 de plus pour 100 qu’elles Ile faisaient.Voyous-en les raisons : Cette taxe vient s'ajouter aux droits ordinaires de douane qui -ont déjà bien assez élevés.Elle s’applique à toutes les denrées préparées de même qu’à toutes les matières brutes : bêtes bovines, porcs, mouton», grain, légumes, pois-ons et blé.Or, il n’est pas un Canadien qui ne sache que nous sommes un pays producteur de vivres, nous pouvons produire tout ce qu'il faut pour ia consommation locale, et nous le faisons ; nous en fai-ous même en surplus pour l'exportation.Nos importations sont donc presque négligeables, tant en produits bruts qu’en produits finis, et par couséqueut, cotte taxe de guerre ne rapporte pas un gros revenu.On n’ignori' pas non plus que les maisons de salaison et de jon-»erves, ainsi qui* les intermédiaires, tous de grands acheteur», règlent los prix que lies cnlti- • ateurs reçoivent pour li-urs proiuits.Il est loue tout à fait improbable que le cultivateur relire le moindre bénéfice de la taxe supplémentaire dont se» produits sont frappés.Mais AUTOMNE Les horizons meurtris de tristesse s'imprègnent, Le sentier est désert, on sent l'hiver venir, Un regret rôtie et pleure avec le souvenir ; La fougère agonise tt les arbres se plaignent.Quand le rouge cormier an fond du jardin saigne, L'on voit bientôt les champs de givre se couvrir ; La gelée a passé, la source va tarir ; Après les doux zéphirs le veut d'automne règne.Lui-même, le soleil, voile un peu, sa beauté ; Perdu dans les brouillards comme l'humanité, 11 adoucit les feux de ses rayons superbes.Et nous sentons pourquoi notre verbe s'émeut, En ces jours où la terre a dépouillé ses gerbes C'est que notre univers s'éloigne, du ciel bleu ! L U UIS-JOSEPH Du U< 'ET [ Extrait (les Palais d'argile, nouveau recueil de vers de M.Doucet J.L.e Canada et la guerre La voix de sir Wilfrid Laurier -Vous tirsna du discours prononcé par sir Wil/rid Laurier, à Montréal, le ~7 septembret le passage suivant tpie lions livrons a Vattention des Canadiens libres de tout parti pris : Propositions allemandes en faveur de la paix Le correspondant dc la Tribune, à Londres.a envoyé le câblogramme suivant : “ Des agents allen.and» ont fait récemment, par l’entremise «lu roi «le Belgique, «les propositions précises an sujet de la Bel-gi.j lie, de ia .Serbie et «lu la Lorraine.Je t vn» cette inform ttion de bonne source." L"» propositions comprennent l'évacuation «les Allemands en Belgique, le paie ment d'une indemnité pour la destruction due à l'occupation militaire et l’évacuation des troupes «in Kaiser en Serbie sans indemnité, et la remise de la Lorraine â la France, •' Malgré que ces propositions ne peuvent être considérées comme formelle», elles ont un caractère officiel et sont plus précises que h'.» précédentes.Le roi Albert a été approché en plusieurs occasions par les agents allemands.“Messieurs, la première question qui se présente, souvent débattue depuis deux ans, la question souvent débattue à l’atelier, dans l«s usines, «lerrière les comptoirs, et surtout au foyer domestique, est celle-ci : Le Canada était-il obligé de prendre part à cette guerre ?Eh bien, messieurs, je voue réponds sans hésitation que cette question-là n'est pas une question ¦ le Canada, Dieu merci, est un pays libre, nous avons une complète liberté (applaudissement») et la constitution ne nous oblige aucunement de prendre part aux guerres de la Grande-Bretagne.Sans doute, quand la Grande-Bretagne est en guerre, nous sommes eu guerre Nous sommes en guerre de cette manière que notre pays est sujet à attaque, comme les villes de l’ouest pouvaient être attaquées par les croiseurs allemands, et évidemment! quand uu pays est attaqué, c’est le devoir de tous les citoyens de le défendre ; non pas en vertu de la constitution, mais en vertu de ce droit primordial qui incombe à tout homme de repousser l'agression contre son pays.Mais, les grandes maisons nt aujourd’hui des bénéfices scan-jdaleux, «-t c’e»t le peuple «pii ies paie Combien de temps, ô Dieu ! devrons-nous encore endurer cet état «le choses ! Il va deux sortes d'opportunisme, uu, néfaste et bas, qui consiste à changer de — TAPIS A VENDRE: Tapi» de passage (rouge), carpette (rug), etc.S’adresser à J.K Prévost, Saint-Jérôme.prendra ou s’il ne prendra pas part aux guerres do l’Angleterre.Et, messieurs, ayant posé ce principle, je n’ai pas hésité à déclarer que dans ce cas-ci, on devait prendre fait et cause pour los Alliés.(Applaudissements).«• Cependant, il y a des gens qui vous disent : Nous no voulons pas combattre pour l’Angleterre.Messieurs, s’ils y a dos gens qui disent qu’ils ne veulent pas combattre pour l'Angleterre, je réponds que nous vivons sous les institution» britanniques, noua sommes uu pays libre et la liberté veut toujours que l'on combatte pour elle.«« Messieurs je vais plus loin, il y a des gens qui vous disent : nous ne vouions pas combattre pour l’Angleterre ; je leur demande : “Vou-liz vous combattre pour la France : t “ (Cris dans la foule : Oui oui).Messieurs, bravo; i| y a-des gens qui répondent oui.Je les reconnais comme Ryant du sang français dans ies veines ceux-là.¦« Messieurs, rappelez-vous que ça n’est pas sur l’Angleterre que l’Allemagne Cest jetée au début do la guerre : c'est sur la Belgique, cVet sur la France ; et si l’Angleterie avait refusé! de prêter main-forte à la France, messieurs, ceux qui disent aujourd’hui qu’ils ne veulent pas combattre pour l’Angleterre seraient les premiers à blâmer l’Angleterre et à latraiterd’é guïste.En 1S70, lorsque l’empereur Napoléon 111 précipita la France eu guerre à la légère, pn-squ’elle était attendue par la Prusse et par Bismarck, la campagne tourna immédiatement contre les Français qui n’était pas préparés et Thiers, le vieux champion de tant de luttes politiques eu France depuis 40 ans et plus, dans ce temps-là, s'eu alla frapper à la porte de l’Angleterre, alla frapper à la f -rte de la Russie, pour leur demander «le venir au secours de la Franco.Je le dis avec regret, l’Augleterro dans ce cas-là manqua à son devuir, elle laissa écraser la France.Ça n’était pas généreux de sa part ; c’était plus que cela, c’était une faute.Si dans le cas actuel, l’Anglsterro avait commis la m«:me faute, vous, mes amis, et moi, nous serions les premiers à l’accuser, mais quand nous soutenons l’Angleterre, nous soutenons qu’elle a bien fait d'al er défendre la France comme elle l'a fait.L’on pent donc dire : Je veux combattro pour l’Augleterre, je veux combattro également pour la Francr.S’il y en a qui disent : Nous ne voulons combattre ni pour l’Angleterre ui pour la France, je leur demande : Voulez-vous combattre pour vous-même ?" Car, messieurs, cette guerre qui se déroule en Europe depuis deux ans, cette guerre est une guerre de la barbarie contre la civilisation ; cette guerre intéresse, remarquez bien ces paroles, cette guerre intéresse toutes les nations, même les nations neutres, à l’heure qu’il est; parce que si l’Allemagne devait réussir dans cette guerre, les nations neutres, d’un jour à l'uutre, seraient obligées de se défendre contre l’agression allemande,—car c’est un fait qui n’est plus niable ; qui n’est plus nié, —que ce que voulait l’Allemagne au début de la guerre, c'était simplement d’écraser la Frauce, d’annexer la Belgique et d’étendre sa domination de la mer du Nord jusqu’aux Balkaus et des Balkans jusqu’au centre de l’Arabie, et là, étant dans cette situation dominatrice, de dicter ses volontés au reste du monde.Ce que je vous dis là, n’est pas un simple avancé de ma part : le fait a été avoué par l’état-major allemand, il a été avoué par les professeurs allemands, le fait a été avoué par les lettrés allemand» et aJopté, et admis avec complaisance par la nation allemande tout entière qui avait fiui par se croire une nation de surhommes.L’Allemagne fait une guerre de barbares.“ Messieurs, ça n'est pas tout : dans cetto guerre, —j’ai dit tout à l’heure que c’était une lutte entre la civilisation et la barbarie — l’Allemagne dans celte guerie est retournée aux méthodes barbares des plus sauvages.Elle a violé toutes les lois des uatious civilisées, elle a commis toutes les horreur» qui étaient commises autrefois par les uations barbares ; elle u’a pas enlevé la chevelure de ses prisonniers comme faisaient les sauvages sur co continent-ci avaut l'arrivée des Européens — c’est à peu près la seule horreur qu'elle n’a pas commise— mais elle a, au mépris des lois les plus reconnues entre nations civilisées, bombardé des villes ouvertes, elle a incendié dca villes comme la ville de 1-ouvain, l’une des plus riches de l’Europe en monuments religieux et artistiques.eile a détruit des monuments d’art comme la cathédrale de Reims ; plus qus cela, elle a livré à la soldatesque immonde de ses armées les femmes, les jeunes filles, et, dois-je le diro dans cetto assemblée, les religieuses elles-mêmes n’oat pas été exemptes de la flétrissure.(Cris de : Honte, honte.) “ Messieurs, n’est-ce pas là de le barbarie?y a-t-il jamais eu rien de plus barbare 1 •• Le Sirop du Dr Fred Demers pour les enfants est un trésor pour le sommeil, la dentition, contre les coliques, la diarrhée, et pour tous les besoins des bét>és et des enfants.Dt-raandez-le toujours.En vente partout et an dépôt, 30(J rue Saint-Denis, Montréal.I V.-YVENIR DD NQRD — G OCTOBRE 101.3 L’école du soir à Saint-Jérôme La commission scolaire do la villo do Baint-Jérôtuo réorganise l’écola du soir dans notre ville, cette année.On sait que lo gouvernement provincial psye les frais encourus par les écoles du soir, afin de mettre l'instruction à la portée (les ouvriers qui veulent s’instruire.I.» commission scolaire n'a qu’à se procuier le local et le mobilier.M.lo curé de Saint-Jérûmo veut bien mettre les salles du soubassement de l’église à la disposition de la commission scolaire pour l’école du soir.Les cours commenceront le 2 novembre C’est à-dire que ce soir-là, de 7i’ b.à ‘J h., les élèves dovront aller s’inscrire.Pour engager les élèves à fréquenter a^siriu-ruent les cours, un prix d’inscription de 50 sous sera demandé à chacun d’eux.Ces 50 sous leur serout remis à la fin do l’année s’ils ont assisté à au moins les j dos cours qui seront au nombre de 88 eu tout, du 1er novembre au 31 mars.Le principal do l’école du soir sera M.J.-15.Primeau, inspecteur d’écoles.Trois professeurs compétents seront aussi engagés pour faire la classe aux élèves qui, nous l’espérons, seront nombreux.Il est inutile d’insister sur l’importance et l’efficacité de l’école du soir.Nous avons à Saiut-Jéiômo une foule de cor- citoyens, jeunes et vieux, qui ont besoin de «’instruire.Pour eux, le temps est passé d’aller aux écoles du jour.C'est pourquoi, on leur facilite 1 instruction par cos cours du soir qu’ils peuvont aisément fréquenter huiis nuire à leur travail Parmi notre classe ouvrière combien de jeunes gens et même d’hommes à l’âge mûr sentent la nécessité de mieux apprendre le français ou l’ari' hmétique ou l’anglais, quelques-uns, peut-être et hélas ! ne savent ni lire ni écrire.Eh bien, l’école du soir leur fournira la précieuse chance d'acquérir les connaissances qui leur manquent et qui deviennent de plus en plus nécessaires, Que l’on n’ait pas do fausse honte, à cause de son âge par exemple, à fréquenter l'école du soir.Ce dont on doit avoir honte par-dessus tout> c’est d'être ignorant et de refuser de s’instruire.Le 2 novembre au soir, qu’on aille s’inscrire en grand nombre dans la crypte de l’église, où seia présent M Primeau, le principal, et le» professeurs de l’école du soir.En réorganisant cette école les commissaires d’écoles du la ville font une oeuvre d’utilité publique dont il convient de les féliciter.CHOSES ET AUTRES Automne—Les guerres Ce n’est pas do l’automne fleuri de colchiques et parfumé de mûres, que nous parlerons aujourd’hui, mais de notre mélancolique automne féminin, simplement, de celui qui, un jour, inspira la psychologie de M.Marcel Prévost, de celui qui s annonce par la patte d’oie au coin de l’œil et la mèche blanche sur la tempe.Et celui ci—le déclin de ce qui fut pour la plupart d’entre nous le meilleur de la vie — est infiniment plus amer que l’autre, celui qui marque la mort des roses et la chute des feuilles.Que n’avons-nous, mon Dieu, la docilbé de la nature, sa certitude, surtout, des floraisons nouvelles ! Ce serait alors très facile de se résigner.Ce qui est dur, c’est le définitif, c’est de se dire, voyant passer une jeune fille, qu’on a’possédé comme elle un corps alerte, des joues fraîches et des yeux claiis, qn’on a eu, comme elle, les mains pleines d’espoir, le cœur plein d’amour, et que tout cela est rentré dans le passé.Le passé ! Ah ! le terrible petit mot pour celles qui n’ont pas eu la sagesse de ee donner assez à l’œuvre présente — la fa mille ou le devoir social, peu importe l’activité pourvu qu’elle fasse vivre l’âme—pour que son intérêt dépasse la vieillesso et lui prépare un abri.Et il y en a tant parmi nous, comme cela, qui ne vivent pas leur jeunesse mais qui la brûlent.On dirait un beau feu de joie attisé de choses précieuses.On regarde danser sa flamme avec l’unique souci de la faire durer le plus longtemps possible, par n’importe quel moyen.Ce n’est qu’sprès, quand il n'y a plus qu’un petit tas de cendre devant soi, qu'on s’aperçoit qu’il y avait dans la vie autre chose que le feu de joie, autre chose qui eut duré et qui maintenant est hors de portée ! Et c’est le néant dts miroirs où sans cesse se reflète la fuite éperdue de la jeunesse, c.’est lé mensonge, la fraude où sombrent tant de dignités humaines, ce sont, enfin, les tragiques marionnettes du theatre mondain, sans âge et qu’on croirait sans âme, si quelquefois une larme ne ternissait leur fard.Cependant, à celles-ci même il ne faut pas jeter la pierre.Elles ne sont pas les seules coupables et ce sont elles qui, le plus, souffrent de leur erreur.Mais ce qu’il faut se dire, c’est que plus nous allons de l’avant, moins nous savons vieillir, moins nous savons accepter l'automne ; le pire moment parce que c’est celui où le dernier espoir agonise Et pourtant sa mélancolie pourrait être charmante.Un poète, d’Au-bigné, je crois, n’a-t-il pas écrit quelque part i ce joli vers : a Une rose d’automne est plus qu’une autre, exquise n Seulement, il faudrait avoir le courage de re noncer, l’heure venue, de partir “ en beauté ¦*, comme on dit en laDgue romantique, de rester harmonieuse jusqu’à la fin sans permettre à quelque mode ridicule— comme nous en avon< aujourd’hui—d’entacher sa personnalité.C'est précisément les silhouettes absurdes qui depuis quelques saisons peuplent les rues qui uous ont fait écrire cette causerie.Cela touche au grotesque.Et se dire que sous ce maquillage, sous ces oripeaux de mannequin, il y a peut-être de» femmes qui furent de vraies femmes intelligentes et jolies, n'y a-t-il pas là ce quoi pleurer î Renoncer, faire place aux autres, oui c’est cela qu’il faudrait et sans bruit, dignement, comme le soleil couchant meurt sur le coteau, redescendre l’autre versaDt de la jeunesse.Les guerres sont des sortes de convulsions qui secouent l’humanité à la manière dont les maladies secouent les hommes, il semble, au plu» fort d’une crise mortelle, que les pensées, les goûts, les habitudes soient pour toujours modifié», et cependant, la guérison venue, la vie reprend son intensité première et le péril couru n’est bientôt plus dans le souvenir que le fantôme d’un cauchemar lointain de plus en plus imprécis.C’est que la guerre et la maladie sont des accidents et non des périodes normales dans l’existence individuelle ou générale ; les états d’esprit qu’elles créent sont factices et momentanées comme elles et condamnés à disparaître avec elles.Ceci explique la difficulté qu'éprouveront les écrivains à exploiter longtemps le thème d'hé-roï-me et d’horreur qui s'impope à eux depuis tant de moi», et aussi pourquoi, très tôt après le» évènements les plus grandioses et les plus tragique», les écrits qu’i.s inspirèrent semblent surannés et d'intéi ét médiocre car pour conii-nut.r à les lire avec pa««ioD, il faudrait conserver la mentalité surexcitée qui fut celle de l’heure où ils furent conçus.Micheline.d’œufs et détruisent ainsi des milliers de ce poissonj; il y a même des gens qui emploient la dynamite sur les frayères, connue cela s’est vu l’an dernier au lac Ouarreau ; d’autres qui étendent des lignes dormantes, des rôts, comme cela se pratique au milieu même de notre ville, sur notre magnifique lac des Sables.Il nous faudrait un garde-pêche très sévère, à Sainte-Agathe même, pour surveiller tous les lacs des alentours.La deuxième raison pour laquelle nos nappes d’eau perdent de leur valeur, c’est la pêche intense qui s’y fait le printemps, en vue de l’expédition du poisson à la ville de Montréal et ailleurs.Durant le mois de mai, des milliers de livres de truites partent de Sainte-Agathe et de Saint-Faustin tous les matins.Il est vrai que ceci représente une forte somme d’argent, qui est distribuée parmi les colons du Nord ; mais tout le monde sait aussi que la plupart de ces colons négligent de cultiver leurs terres pour faire la pêche et qu’ils retireraient beaucoup plus de bénéfice de ces travaux que de la spoliation de nos lacs.Si au fieu de dévaster nos nappes d'eau, ils leur conservaient leur fécondité, ils verraient affluer les sportmen durant toute la belle saison, et ce poisson, que les colons vendent de dix à douze centins la livre, leur rapporterait plus d’une piastre la livre, quand il serait pris par des amateurs étrangers.Il me semble que la loi de pêche devrait être amendée de manière à ne jamais permettre la vente au même homme de plus de vingt-cinq livres de truite par jour.Ne serait-il pas il propos également d’amender la loi de manière à permettre aux colons, et aux sportmen s’ils le désirent, de pêcher la truite rouge, pour-leur wicvje.personnel duraut l’hiver, alors que ce poisson a lin de frayer, c’est-à-dire à partir du premier janvier jusqu’au mois de mai -?Cela aurait pour effet d’aider à la subsistance de nos colons, de leur rendre la vie plus agréable, sans nuire à la fécondité de nos lacs.J'attire l’attention de notre député, M.A.David, à ce sujet.U N* PÊCHEUR A LA LIGNE.Sainte-Agathe-des-Monts Conservez la san-té du bébé durant l’été Les mois sont les plus dangereux pour les enfants.Les maladies de cette saison, qui sont le cho'éra infantum, les colique, la diarrhée et la dysenterie, se produisant si rapidement que souvent le petit est en danger avant que la mère ne s’en rende compte.La mère doit être sur re» gardes afin de prévenir ces malaises, ou s’ils se produisent subitement, les guérir.Il n’y a pas de.remède qui soir plus utile aux mères durant les chaleurs que les Tablette» ]j rhv'« Own.Elles régularisent l’estomac et les ines-tins et sont absolument i.-ioffen«ives.Vendues par les marchands de remède» ou par la po«te 25c.la boite de The Dr.Williams' Medicine Co., Brock ville, Ont.La pêche dans les lacs du Nord La saison de la pêche à la truite rouge est terminée, au graud regret des amateurs de ce sport.La pêche n’a pas été aussi abondante que d’habitude.Il y a plusieurs raisons à cela : la première, c’est que beaucoup de gens enfreignent la loi et prennent la truite dans le temps défendu, alors quelle est pleine ALCOOLISME qu L’alcoolisme e»t 'empoisonnement chronique j i résulte de l’usage habituel de l’alcool, alors même que celui ci ne proiuirait pas l'ivresse.C’est une erreur de dire que l'alcool est nécessaire aux ouvriers qui se livrent à des travaux fatigants, qu'il donne du cœur à l’ouvrage ou qu'il répare les forces,; l’excitation attifi cielle qu’ii procure fait bien vite place à la dépression nerveuse et à la faibles-e il ; er> réalité, est nuisible l’alcool n’est, utile à personne ; pour tout le monde L’habitude de b,ire des eaux-de-vie conduit rapidement à l’alcoolisme ; mais les boissons dites hygiéniques contiennent aussi de l’alcool ; il n’y a qu’une difiérence de doses : l’homme qui boit chaque jour une quantité immodérée de vin, de cidre, de bière, devient aus-i sûrement alcoolique que celui qui boit de l’eau-de-vie.Les boissons dites aperitives (ab-inihe, ver-mou'h, amer»), les fiqueurs aromatiques (vulnéraires, eau de mélisse ou de menthe, etc.), sont les plus pernicieuses parce qu’elle» contiennent, outre l’alcool, de» essences qui sont, elle» aussi, des poisins violents L'habitude de boire entraine la désaffection de la famille, l'oubli de tous les devoirs sociaux, le dégoût du travail, la misère, le vol et le crime.Elle mène, pour le moins, à l'hôpital : car l’alcoolisme engendre les maladie.» les plus variées et les plu» meurtrières ; les para'vsie», la foiie, les affections d» l’eatomac et du foie, i’hydropisie : il est une de» causes les plus fréquentes de la tuberculose.Enfin il complique et aggrave toutes le» m -ladies aigues : an» fièvre typhei le, une pneu- : munie, un érysipèle qui seraient bénins cil* z un homme sobre, tuent rapidement le buveur al- I coolique.Lo» fautes d’hygièn • l ¦« parents retombent sur leurs enfants ; s’il» * , p ¦sent les plumiers mois, ils sont menacé» 4, -* l% - ; » —A f, - * - .-> t, .) «I, f « rfr,, -> t » —A
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