L'Avenir du Nord, 26 octobre 1917, vendredi 26 octobre 1917
Vingt-et-unième année — No.43 Journal hebdomadaire —« Deux sous le numéro Vendredi 26 octobre 1917 à CH£>/>ER.^ LIBERAL w district ¦.V'; ORGANE BONNE.ut men si r*viNi* ut oajq u nwu «1 ma.Mko VU* O WJ raejH ma uçj piq> m y utvxuurr (A- ^A>L3-0 Abonnement ».^Canada].$1.00 • “ | Etats-Unis].1.50 Strictement payable d’avance., DIRECTEUR : SECItÉTAIRE DE I.A RÉDACTION [JULES-ÉDOUARD PRÉVOST ANDRÉ MAGNANT SAINT-JÉROME {Terrebonne) P.Q.Annonces : 1J c.la ligno agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquoutos LES PROCHAINES ELECTIONS Bopdep ou Laufief ?D’un jour à l’autre, on s’attend à l’annonce officielle delà date des élections fédérales.Le gouvernement Borden, — ce gouvernement de collusion, dirigé par un cabinet d’aisance, selon le mot rabelaisien d’un homme d’esprit — ne semble pas pressé d’affronter les électeurs.Il faudra pourtant qu’il y vienne : il a beau reculer l’échéance redoutable, i) ne pourra indéfiniment l’éviter.Le gouvernement Borden sentait bien qu’il ne pouvait se présenter devant le peuple du Canada sans encourir Injuste sentence condamnant ses méfaits, ses lois injustes, ses transactions pourries, sou mépris de l’opinion publique.Le premier ministre a donc tenté de donner le change aux électeurs en invitant quelques libéraux à se compromettre en sa compagnie.Il a trouvé des hommes qui, par vénalité ou aveuglement impérialiste, ont trahi leur chef, leurs électeurs, leur passé politique et se sont assis autour de la même table que M.Borden et ses collègues compromis dénoncés, perdus dans l’opinion des honnêtes gens.De ce que quelques libéraux ont trahi sir Wilfrid Laurier et se sont contaminés au contact du ministère Borden, gardons-nous de conclure que le pays va sanctionner et cette trahison et cette union malpropre.Les Canadiens ne veulent plus du ministère Borden avec ou sans transfuges libéraux.Us ne lui pardonnent pas le gaspillage des fonds qu’il a laissé piller par des amis, des contracteurs sans entrailles, des ministres incompétents.Ils ne lui pardonnent pas d’avoir muni nos soldats de vêtements sabotés, de chaussures en carton, d’armes ineffectives.Us ne lui pardonnent pas d'avoir mal organisé et même entravé l’enrôlement volontaire, de l’aveu même de San: Hughes, l’ancien ministre de la milice.Us ne lui pardonnent pas d’avoir accordé d’énormes contrats à des Américains, d’avoir avancé des millions à des compagnies-champignon aux Etats-Unis, au détriment des industries canadiennes, tout cela pour permettre au fameux Allison, l’intime ami de Sam Hughes, de réaliser de gros bénéfices.Ils ne lui pardonnent pas d’avoir laissé le peuple souffrir du haut coût de la vie sans venir à son secours.Ils ne lui pardonnent pas et ne lui pardonneront jamais d’avoir protégé les millionnaires, les grosses compagnies, les accapareurs, les spéculateurs qui ont amassé millions sur millions pendant que le peuple des consommateurs est écrasé par l’enchérissement de ia vie, conséquence des agissements de ces exploiteurs toujours favorisés par le gouvernement Borden.Ils ne lui pardonnent pas l’ignominieux marché du Canadien-Nord par lequel le pays ajoute $600,000,000 à sa dette et achètera au prix presque certain de $60,000,000 des actions d’une compagnie en banqueroute, actions quj ne valent rien, de l’aveu même de la commission Drayton-Aycwortb nommée par le gouvernement Borden ! Iis ne lui pardonnent pas d’avoir décrété l’impôt sur le revenu des pères de famille qui ont de la peine à joindre les doux bouts et d’avoir aboli la taxe sur les profits excessifs des grosses compagnies.Ils ne lui pardonnent pas d’avoir fait voter, grâce au bâillon, la loi du vote des soldats qui permettra à des étrangers qui n’ont jamais habité notre pays, à des jeunes filles qui ne connaissent rien de notre politique, de voter et de choisir les membres du Parlement canadien pour les prochains cinq ans ! Ils ne lui pardonnent pas d’avoir défranchisé des milliers d’électeurs qui habitent le Canada depuis des années et y sont naturalisés depuis 1902, d’avoir accordé Je droit de vote aux épouses, mères, filles et soeurs de soldats et de l’avoir refusé aux autres femmes du Canada.Ils ne lui pardonnent pas surtout et ne lui pardonneront jamais d’avoir foulé aux pieds les droits du peuple et la volonté de la nation en imposant le service militaire obligatoire sans les consulter et cela à la veille même d’une élection.Le sentiment populaire est contre le gouvernement Borden, même replâtré avec des libéraux de contrebande.Nous en trouvons une preuve entre cent au-autres dans le très grand nombre de demandes d’exemption du service militaire j par tout le pays.Dans la très loyale province d’Ontario elle-même 90 °/ des appelés demandent leur exemption ! Qu’est-ce à dire, sinon que l’on est partout presque unanime à repousser la conscription que le gouvernement veut imposer au Canada ?Quoi qu'il fasse, le gouvernement Borden sera battu.Malgré ses millions, malgré l'iniquité de scs lois électorales par lesquelles il cherchera à étoufler la voix du peuple, il sera battu.C’eut notre conviction et notre espoir.Sir Wilfrid Laurier, en dépit de la trahison de plusieurs de ses lieutenants qui sont passés à l’ennemi, garde son emprise sur la majorité des Canadiens.Dans les provinces maritimes comme dans les provinces de l’ouest, dans l’Ontario comme dans la province de Québec il aura des candidats représentant sa politique qui est celle de tous les Canadiens à qui la guerre n’a pas fait perdre la tête, qui veulent la victoire des Alliéç mais non pas au prix de la banqueroute du Canada et de la mort de la nation canadienne; qui entendent être consultés avant d’être mis dans le pressoir de la conscription qui n’existe dans aucune autre colonie.Dans la province de Québec, sir Wilfrid Laurier remportera 60 comtés sur 65.Quelques chefs conservateurs ont proposé de présenter lîes candidats unionistes ou conscriptionnistes dans tous les comtés de notre province.Qu'ils essayent : le résultat leur démontrera que conservateurs et libéraux n’envisagent pas la prochaine élection comme une lutte politique ordinaire et banale, mais plutôt comme une heure grave où tous doivent s'unir pour donner leur appui sincère à noire grand et vénérable compatriote, Wilfrid Laurier.Entre Borden et Laurier, le choix des électeurs est déjà fait.li faut être pour l’un ou pour l'autre, dans le moment.Il n'y a pas de place pour les indécis, et les candidats doivent se ranger sous la bannière de l'impérialiste Borden ou sous celle du Canadien Laurier.JEP I * ]vleli-]Vlelo >?; —un—— Laurier dans la hntuille Sir Wilf.Laurier était à Montréal, mercredi.H y a rencontré les principaux chefs et les amis les plus influents du parti libéral dans la métropole.Sir Wilfrid est en excellente santé et, malgré toutes les tr«Irisons qui l'affligent, il demeure énergiqneinent confiant dans le résultat de la prochaine lutte électorale.Que reste-t-il à Laurier après les nombreuses désertions de ses principaux lieutenants qui se joignent nu gouvernement " unioniste " ?demandait quelqu’un à des libéraux.Un observateur sagace répondit: il lui reste le peuple.C’est bien là, en efïot, le mot de la situation.Scvigny-ln-BIngOc M.Sévigny, le ministre le plus audacieux du cabinet Borden, a donné une interview à \’Evènement où il parle comme un insensé de la situation politique actuelle.Cet ancien nationaliste, devenu, par amour de la crèche, impérialiste-conscrip-tionniste, se ligure que la population du Canada est composée d’imbéciles et d’ignorants (pii le croiront quand i! dit qu’il est un grand homme d'Etat et que Laurier est un criminel.Il n’y a pas à dire, M.Sévigny devient fou ou croit que les autres le sont.Et c’est tout ce que nous avons pour représenter les Canadiens-français dans ce cabinet de viDgt ministres ’ L’adversaire de l’honorable J.-J.Doherty Une convention libérale a choisi l'honorable Dr Guerin, ancien maire de Montréal, pour faire la lutte à l’honorable Doherty, ministre de la justice, dans la divison Sainte-Anne, de Montréal.On ne pouvait mieux choisir et l’ancien juge Doherty sera bientôt ex-ministre et ex-député.Las Anglo-Canadiens n’aiment pas la conscription Commentant le peu d’empressement des jeunes gens à aller s’offrir en holocauste pour le salut de l’empire, le News dit qu’il ne comprend pas que le peuple de l’Ontario ne soit pas plus convaincu de son devoir.'¦ Nous croyions, dit-il, qu’il était suffisant de démontrer au peuple que l’empire avait besoin de lui et que de son empressement à voler aux armes dépendait la victoire finale, pour voir tous les jeunes gens courir se présenter.Malheureusement, ou constate «pie tout le inonde veut se faire exempter Le Star, de Toronto, chante la même antienne.Le World, de Toronto, note, en passant, que sur 373 jeunes gens qui sont allés signer leur formule, il y en a 358 qui ont demandé l’exemption.Les journaux moins importants, mais aussi impérialistes que ceux de Toronto, affirment qu’à London et à Guelph, villes renommées pour leur esprit antiquébécois et antifrançais, tous les jeunes gens qui se sont présentés aux bureaux de poste, sous la loi du service militaire, ont demandé leur exemption.A Windsor, sur 175 jeunes gens qui ont répondu à l’appel dans les premiers jours, 17-1 ont voulu être exemptés, et le seul qui a déclaré être prêt à partir est un Canadien-français ! H.Jos.Archambault, avocat, candidat dans Chambly-Verchères Cent-cinquante délégués des paroisses du comté de Chambly-Verchèrea, réunis en convention à Longueuil, lundi dernier, ont choisi M.Jos Archambault, avocat, de Montréal, comme candidat libéral, pour faire la lutte à M Rainville.L’assemblée publique, qui a suivi la convention, et où des discours furent prononcés par l’honorable R.Lemieux, MM.Oscar Gladu, McMaster, Bissonnette, Thurber, maire de Longueuil, et Jos.Archambault, a été très enthousiaste.Les enrôlements volontaires sont nombreux Le total des enrôlements dans l'armée expéditionnaire canadienne, du 1er au 15 octobre courant, l’emporte sur les pertes de vie subies durant cette même période, par 571 hommes, déclare un rapport publié, mercredi, par le ministère de la milice.Les chiflres sont lef suivants : Total des enrôlements dans l’infanterie, l’artillerie, la construction des chemins de fer, corps forestiers et autres : 2,458 ; cependant que le nombre des pertes subies à l’ennemi et des licenciés n’atteint que 1,887 hommes.Sur lu nombre total de ceux qui se sont enrégimentés durant la mi-octobre 1,653 ont servi dans les armées au Canada, 799 aux Etats-Unis et six en Angleterre.Dans l'infanterie, environ deux cents hommes de plus ont été recrutés aux Etats-Unis qu’au Canada, 519 ayant préféré être fantassins aux Etats-Unis, contre 258 enrôlés au Canada.On présume que 45 p.c.de ceux qui ont été licenciés pour maladies ou autres maux pourront reprendre le service militaire d’ici six mois.Une rumeur absurde J.A semaine dernière, nous devions démentir la rumeur, néç daim les bureaux du Star, de Montréal, mise en circulation par le Standard, sa doublure, et qui prétendait que des iibéraux de la province de Québec, se séparaient de sir Wilfrid Laurier pour former un nouveau parti.Celle semaine, nous devons déclarer qu’il n’y a rien de fondé dans la nouveilo lancée par la Patrie — encore une doublure du Star, — et qui disait que sir Lotuer Gouin approuvait la coalition d’Ottawa.Il est de cos assertions dont la fausseté est tellement évidente que personne ne s’y trompe.E-t-il besoin de déclarer que le premier ministre de la province de Québec approuve complètement ia politique île sir Wilfrid Laurier.Voici d’ailleurs ce que sir Lomer a déclaré : j " Une pareille prétention est tout simplement ridicule.On doit savoir à quoi s’en tenir sur mes préférences qui sont et qui resteront pour sir Wilfrid Laurier.h Quunl il la convocation de la Législature, elle ne nuira en vieu-à.l’appui que les dé» pûtes de cette Législature voudront donner aux candidats libéraux." Pourquoi ?Les autorités fédérales américaines viennent de confirmer la nouvelle qu’il y a un surplus de 100,000,000 de minots de pommes de terres aux Etats-Unis ; M.Hanna n’a pas contredit son affirmation que le surplus est :1e 10,000.000 de minots en Canada ; le surplus en Angleterre, est d’environ 30,000,000 de minots.Alors, pourquoi les pommes de terre, à la faveur de l’inertie de M.Hanna, se vendent-elles encore chez nous comme en temps de famine ?La prochaine session provinciale Il a été déclaré officiellement que la prochaine session de la Législature se rouvrira le mardi, 4 décembre prochain.Le gouvernerndnt travaille activement depuis quelque temps à préparer la législation nouvelle, qui sera présentée au Parlement.Le classement des conscrits Voici comment seront classés les jeunes gens, à qui s’applique la loi du service militaire, d’après l’examen médical qu’ils auront subi.Les certificats médicaux sont de cinq classes : La classe A comprend les hommes qt i sont aptes au service militaire actif et capables de porter un fusil dans les tran-citées.Le classe B comprend ceux qui devant faire partie des divisions auxiliaires — infirmiers, cuisiniers, messagers, clercs, etc.— iront en France.La classe C comprend tous ceux qui sont inaptes au service militaire actif en Europe, mais restent au Canada pour faire du service au pays tel que : gardes de ponts, des canaux, ordonnances, etc.La classe D comprend les hommes qui sont exemptés temporairement parce qu’ils soutirent d’une maladie qui pourra guérir avant l’appel aux armes Ces derniers pieu-vent être appelés à paraître de nouveau devant le tribunal pour y subir un deuxième examen.Enfin la classe E ceniprend les hommes qui sont tout à fait iuapites à tout service, et cette classification comporte le congé finale.Toutefois, ceux qui appartiennent à cette classe devront se présenter connue tous les autres au tribunal d’exemptions.La loi veut qu’il en soit ainsi.Ou ne jeûnera plus pendant l’Avant On cous informe qu’à l’avenir "la loi du jeûne ne s’appliquera plus aux mercredis et vendredis de l’Avent, ni l'abstinence aux mercredis du même temps.Les semaines de l’Avent seront donc, au point de vue du jeûne et de l’abstinence, des semaines ordinaires, sauf la semaine des Quatre-Temps, La virgile de Noël reste aussi ce qu'elle était avec son jeûne ".Sir Wilfrid Laurier et la conscription.Sir Wilfrid Laurier revenant au pouvoir, c’est l’abandon de la conscription et le retour à l’enrôlement volontaire.Telle est bien l’opinion de la Galette, qui dit : a Son programme, tel q’annottcé ofliciel-lement, est de tenir un plébiscite et de revenir à l'enrôlement volontaire pour maintenir les effectifs de l’armée canadienne." C’est ce qu’exige l’intérêt bien compris du Canada ; c’est aussi ce que commande la volonté du peuple.Et voilà pourquoi le peuple est avec Laurier.Pensées La valeur d’un ministre dépend beaucoup de son entourage.Cette valeur se montre souvent médiocre parce que l’art de choisir les hommes est encore plus difficile que celui de les gouverner.*- Si l'idée allemande pouvait triompher, la face du monde changerait, parce que l’indépendance des peuples serait anéantie pour toujours.Gustave Lf.Bon tour les Elèves.Ou trouve à la librairie Prévost tous les livres en usage au collège et au couvent de Saint-Jérôme, de mémo que dans le,s écoles rurales.On peut aussi s’y procurer tous les accessoires : cahiers, ardoises, crayons, plumes, encre, ^etc., nécessaires aux élèves.Chronique d’Ottawa Ou sont les braves de /’ Ontario ?La farce des bureaux médicaux '¦ Une souscription pour /'honorable Dr hoche ¦¦ Le vote des soldais •• Le coût de la vie diminue de j sons ¦¦ Un médecin militaire malmené.On ée bat chez les bleus de Lorontô.¦: LcsPibéranx d'Ontario.Eu même temps que le programme du nouveau cabinet arrivait la nouvelle que l’honorable Qeorge Murray avait décidément irfusé i e faire partie du cabinet.Le ministre libéral de I .Nouvelle-Ecosse croit qu’il peut mieux servir son pays qu’m fai-aut partie de la combinaison Borden.o o o Avec l’enregistrement des jeunes gens atteints par la loi dimioo MlUkUl IVjlflMj LA MAISON ROLLAND & FILS CÛNSCfjiPTIOfl Quelques avis pratiques Ceux qui sont atteints par la proclamation imposant le service militaire a la 1ère classe, sont les sujets britanniques qui, le 1*2 octobre 1917, date de la proclamation, étaient âgés de 20 a 34 ans inclusivement.Donc ceux qui out eu vingt ans ou 34 ans depuis le 12 octobre 1917, ne sont pas atteints par la proclamation.Ceux qui désirent se faire exempter du; Deux tablettes commémoratives ont été placées, saint di après-midi, à la Mtiiiou J.-B.Holland et fils, par la Société Historique de Montréal.La cérémonie eut lit u à trois heures.La première tablette, p’acéo sur la façade de la Maison Holland, rue Siiut Sulpice, commémore la fondation de Montréal.Elle rappelle que Montréal fut fondée en 1642 Eu 1659 Judith M reau de Brésolles, Catherine Maie et Marie Maillet, gardes-malades, vinrent vivre en compagnie de Jeanne M ince, à l’IIùtel-l)ieu qui fut érigé a l’endroit où se trouve la Maison Holland.Judnh Moreau de Brésolles, née en 1611, mourut à l’Hôtel-Dieu en 1687, le 1er juillet.La seconde tablette, rue Saint Sulpice, commémore la fondation de la Mai-On J.- B Holland et fil*», en 1842 par l’honorable sénateur Jean-Biptiste Holland, né en 181.5 mort en 1888 L’oeuvre fut continuée p.-ir l’honorable Jean-Damien Holland, conseiller législatif, né en 1841, mort en 1912.M Emile Ro land, président de la M »i-on J.-B.Holland et fil*, pronoi ça le discours suivant : Monsii ur le président, Messieurs, C’est avec le plus vif plaisir que je félicite la Société Historique de Montréal qui a eu l’h- u-reuse idée, à l’occasion du 275ème anniversaire de la fondation de Montréal, d’apposer sur l’immeuble de nos bureaux une plaque commémorative en l’honneur de M idemoiselle fie Bré-ol-h“-, et une autre plaque qui rappellera que a maison Holland fête, en cette année 1917, le 7.5e anniversaire :1e son établissement.Lo fondateur Jean Bipti-te venu a Montréal à l’age d " 17 ans entra à titre d’apprenti imprimeur à U Minerve, que dirig uit LuJger Duvernay, fondateur de la Sucié è Suut-Jean-Baptiste.Eu 1 832 Jean-Bapi i*to Holland prenait la direction do c journal qu’il quittait «n 1836 pour entier au Morning Courrier.Mais c’était là un champ trop limite pour l'esprit d’entreprise et le sens des all lires dont il était d iué.En 1842, le jeune imptitneur et son compagnon de travail John Thompson moLtrn: n commun 1< ur avoir $300.00 et se portent acquéreurs fi’un établissement en ruines, qu’ils restaurent tant bien que mal et tù ils installant, sous la raison sociale Rolland vi Thompson, une umi-on d'imprimerie et reliure.Trois ans apiès la société est dis ou te à la demande de Jeun-Baptiste Rolland qui veut se consacrer tout entier au commerce de la librairie.La maison Rolland grandit et les quatre fi s Damien, Jean-Baptiste, Octavim et Donatien, qui out grandi avec elle, s'associent à leur père dans la maison J.-B Holland «fc Fils, qui sous I habile direction (Je 1 honorable J eau-Damien Holland, n’a pas cessé depuis de prospérer fl’étendre de p us en plus le r nom d’honnêteté commerciale que lui avait fait le fondateur.Dans notre jeune pays, et même dans tout ce nouveau monde, l'exemple n'est pis commun d’une maison demeurant pour ainsi dire sous la même direction pendant, tiois quarts de siècle.Le fait est assez rare pour que la Société Historique dt* Montréal ait cru bon de la célébrer, nous l’eu remercions du fond du cœur.Et jw me fais le fidèle int* i prête de tout le personnel de la maison HJIand pour lui en témoigner notre reconnaissance la plus profonde.t- Lorsque le voile qui recouvrait les deux plaques tomba nombieux et sincèies forint les applaudissements des membres de la Société Historique de Montréal et du* nombreux amis de la maison Holland qui se trouvaient présents.I.'édifice était pavoisé aux couleurs do la vieille France, de l’Angleterre et du Canada.M.Victor Morin, président de la Société Historique, prenant la parole, demanda à ses auditeurs d’oublier pour quelques instants les grandes maisons d’affaires qui les entouraient, et de te reporter par la pensée deux siècles et demi en arrière, afin de pouvoir se promener dans le petit j vrdiu de l’Hôtel-Dieu qui avait été con -truit sur remplacement même où se trou valet t les personnes présentes.Ii rappela les scènes de ces premiers temps, évoqua les personuag s historiques de* premiers colons et des premiers explorateurs ; il indiqua la place où chacun d’eux vivait, et fit ressortir en termes élogieux les vies de dévouement des femmes qui avaient travaillé dans 1 institution établie sur ce lieu par Jeanne Mance.Combien merveilleux furent les résultats qui ont découié de ces premiers travaux.Quel étonnement, quelle fierté u éprouveraient pas ces premiers colons, femmes et explorateurs, s’ils pouvaient venir visiter la grande métropole qui a’est élevée autour de ce poste perdu qu’ils avaient établi au milieu de la solitude.La Maison Holland reçut tous les invités au deuxième étage de l’édifice.Ce fut une occasion de renouveler les félicitations et les encouragements a la Société Historique de Montréal.Voici les noms de quelques-unes des personnes présentes : Victor Morin, président de la Société Historique ; .Nap.Biisebois, sociétaire : Azarie Couillard Despiè*, pire; N z Duboi*», pire; Marie-Claire Daveluy, Dr T.V B is>ou, Lu-cièn-C.Vallée, Montarville Boucher de La-Bruère, O.Lapa!ic~, Il Godin, Alfred Labelle, S.Beaugrand-Ch un pagne, Eugène Poirier, E-Z Mas.-icolie, Albert Ft r.and, L.-N.Cantin, Edgar Gariépy, A.-S Beaupré, J.-A.-U.Beaudry, h - C.Lavallée, J -A.Vaillancourt, président de la H.« que u’Hucholaga ; J.-L.Archambault, avocat de la cité ;8.J.-B.Holland, président üe la Cio de Papier Holland ; Henri Holland et Oiivh-r Holland, de Saint J dôme ; MM.Léon et» Emile Holland, de Montréal ; Léon id as Labile, F.Poudrette et un grand sombre d'autres dont les noms nous échappent.CONDOLEANCES Les membres de la fanfare "Mont Rollaud" réunis eu assemblée lo lun-ii 22 courant, oui a Jople 1 ordre du jour Suivant, proposé par M Jean Rolland, appuyé par M.Théo.St-Ger-main et adopté l’unanimité.“lara membres de la fanfare "Mont-Rolland* ° 11 appri» avec regret la mort de AI.Héliodon B isscite, ancien membre de la fanfare, qui s’é lait toujours distingué par une ténacité et uni bonne volonté à toute épreuve ; ”1 !s désirent offrir leurs sympathies à son frère Hortni-da», membre actuel, à son épouse ei a sa f-iiuiiie."Copie de c-t te ré olution devra être transmise a son frère II irmisdas et à I’Avkxir ni Noun pour pub icatiou.A.DESJARDINS, Sec Oh, combien de femmes malades se bercent de la fastidieuse illusion que “Ca se passera”.C'est par exemple, l'anémie : cause première de toutes les maladies qui «ont particulières aux femmes.Ya-t-il affection plus insidieuse, plus décou-j rageante, et qui accable davantage sa victime que l'anémie?La femme qui en est atteinte, perd toutes ses forces, et tout son courage.Elle ne peut se livrer à aucun travail ; elle est incapable d’aucun effort, parce que son énergie est complètement anéantie.Le moment est venu de prendre les Pilules Rouges pour les FemmesPâles et Faibles.A leuraction réconfortante et stimulante, l’ordre se rétablira dans l’organisme féminin ; tontes les fatigues disparaîtront ; la digestion s'exécutera facilement, et la malade reviendra à la santé.“Depuis quelques molajo perdais des forces, mes membres étaient lourds et il m'était impossible de rester debout, de marcher longtemps.A cela s'ajoutait une digestion mauvaise, des étourdissements, dos douleurs et des faiblesses d’estomac, des maux de tête.Unmé-decin me traita sans beaucoup de résultat et après, lorsque Je consultai lo médecin do la Corn- tals Plus fa™e* Je pagnie Chimique Franco-Aîné- gne pIujJ dlfflcUcment, ricaiine, j o n’en pouvais plus d é- puis apparurent des puisement.Je suivis, sous ses douleurs d’estomac,des soins, un traitement spécial et, maux de této, de cœur, pondant six mois, J’ai pris réjju- *7° ne mangeais plus et liôrement les Pilules Rouges.-l'étais souvent prise de Au bout do six mois je n’étais vertiges, do vomisse., .monts.Je mo procurai plus la meme femme ; je tray des Pilules Rouges pour vaiUais avec facilité; les étour-(Jj,omme8 p/UoB et Pal.dlssoments-étaient disparue, b,es ot el,es eurent de l'estomac fonctionnait bien.J'è-*kons effets.Dans l'estais guérie enfin.Mmo Joseph pace de quelques so-Porron,133a, rue Ste-Elizabeth, moines j'avais repris lo Montréal.jd e n ¦ u 8, mon appétit LA PLUS MALHEUREUSE DES FEMMES C’est bien celle qui est toujours malade, celle qui refuse de se soigner, en disant : “Ça se passera ”a Malheureusement, lorsqu’elle s’aperçoit que “ pas”, il est trop tard.,. s élèves du col ège et de l’orchestre “Jéiômien ”.Le nrogramme comportait non seulement de la musique d’orchestre, qui a été bien exécutée sous la direction de M.Emile Deschambault, mais encore un solo de clarinette par M.Paul Pratt, professeur de musique, de Longueuil, accompagné au piano par Mlle Marguerite Pratt ; du chant par M.Clis.ltoc hou qui chanta L’Echu Muet ”, et *’ Le Cor ”, de Fœgier ; des chœurs canadiens par les élèves du collège de Saint-Jérôme ; une récitation par M.Cam.Houde qui dit à merveille : “ Le Zéphir ”, extrait des Bouffons, de M gui ! Z iruacoï-', et lut fort bien la “ Corvée do l’érable ”, par le révérend Fière Victoria, des E.C., narration très littérairo où l’auteur fait revivre un touchant épisode de la vie du curé Labeile et que i’Avfc Nnt pu Nono a déjà publiée.Cette lecture fut attentivement écoutée et vivement applaudit par l'auditoire profondément intéressé et vraiment ému.Les deux pièces de résistance du piogramme furent deux comédies : “ Les Bertrand ”, comédie dramatique en un acte (inédite), par M Geo.-L.Fortin qui y tint l’un des principaux rôles ; et “ Le Cultivateur de Chicago ”, comédie-bouffe en deux actes, par le célèbre humoriste américain Maik Twain.M.Fortin a droit à des félicitations pour sa comédie “ Les Bertrand ”, qui est une pièce bien construite, habilement couduite et intéressante du commencement à la An.L’auteur, qui est un jeune, a fait preuve d’une très just observation de certains hommes d’affaires ch.z qui l'amour de l’or étouffe la conscience, ainsi que d’une connaissance exacte du cœur paternel, de l'amour Alial qui distinguent nos familles, du fonds d’honnêteté qui se trouve et se retrouve chez les Canadiens Les interpi êtes : MM Houde, Brissette, Fortin, Loiseile, Maurice et Rochon surent faire ressortir toutes les qualités de la comédie.Lis mêmes acteurs eurent aussi un gros suc cès dans *• Le Cultivateur de Chicago”, corupo sitiou remarquable, d’uue Ane observation, d’un espiit de bon aloi et qui met en scène d’une manière bouffonne mais on ne pout plus spiii-tuelle, le culte de l’incompétence si sérieusement traité par Emile Faguet.Ici, c’est sur les journalistes que l’on t&ppe, mais la critique peut s’appliquer à toutes les autres catégories où l’audace tient souvent lieu de compétence Le tôle de Sam Brocher fut tenu avec talent et originalité par M.C.Houde.L'auditoire s’est amusé comme jamais.Bnf.cette soirée fut charmante.l.e cercle I.a Salle et son distingué directeur, le révétend Fière M.Victorin voudront bien accepter nos siucèies félicitations.— fl y aura un exercice général pour les membres de la fanfare Saint-Jétôme, merertd soir prochain.Des questions importantes y seront discutées.Tous les membres sont priés d’être présents.NAISSANCE — Le 22 octobre, l’épouse de M.Victor Gaudet a donné le jour à un Als, baptisé sous les noms de Joseph-Marie-Jeau-Paul Parrain, M l’abbé J.Gaudet, oncle, marraine, Mme O.Gratton, grand’mère do l’enfant.__ Nous avons été heureux de set rer la main à notre and et ancien concitoyen M.Arthur Donaldson, qui était ici cette semaine.M.Donaldson habite toujours Ottawa où il travaille à l’imprimerie du gouvernement.__ M.Arsène Leroux, de Montréal, était à Saint-Jérôme, lundi dernier.__ M, J.-A.Lessard, notaire, de Sainte- Agathe, était de passage à Saint-J chôme, lundi.__ M.l’ahlé Clmrlebois, ci-d
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