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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 20 décembre 1929
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1929-12-20, Collections de BAnQ.

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TRENTE-TROISIEME ANNEE — NUMERO 51.JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO [VENDREDI, 20 DECEMBRE 1929.vO 1897-1929 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE ANS.1897-1929 ‘LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER Editeur-Propriétaire: LUCIEN PARENT.ABONNEMENT : $2.par année.Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.SAINT-JEROME, Comté de Terrebonne.A L’ETRANGER: $2.50 par année.LABELLE JOYEUX NOEL A TOUS Nous souhaitons un joyeux jour de Noël à tous nos lecteurs et à toutes nos lectrices.L’anniversaire de la naissance du Christ nous rappelle la grande loi qui inspire le christianisme et doit assurer la paix dans le monde: la loi de la charité et de la bonne volonté.Respectons et aimons la charité partout, dans la famille, comme dans la société, au foyer comme dans la vie publique; ajoutons-y la bonne volonté qui donne du prix à l’action et la rend douce autant que féconde.Si nous sommes fidèles à ces deux grandes pensées chrétiennes et si vraiment humaines, nous verrons la paix régner chez nous et autour de nous.Nous avons tout de suite l’occasion d’exercer notre charité et de prouver notre bonne volonté, en nous penchant sur les indigents, les miséreux, les malades et les malheureux, au début de cet hiver qui menace d’être si rigoureux.Pensons à ceux qui souffrent et faisons rayonner dans leur coeur endolori un peu de joie en soulageant leur misère.Au temps de Noël, personne ne devrait manquer non seulement du nécessaire mais même d’un peu de ces plaisirs et de ces friandises qui égayent tout le monde, petits et grands.Après les émouvantes cérémonies de l’église où l’Enfant-Dieu est apparu dans l’éclat des lumières et le charme prenant des vieux cantiques, il ne faut pas que le dénuement, la tristesse vienne assombrir des foyers sans feu, sans pain et sans.bonbons pour les petits enfants.Tout bon chrétien doit y penser et surtout contribuer au bonheur des autres.Le Jour de Noël, mettons au service de notre charité chrétienne la bonne volonté qui doit nous animer.De cette manière notre souhait s’accomplira: ‘‘Joyeux Noël à tous”.H?“ îfei ” bu duré Habrür [Ecrit pour L’AVENIR DU NORD] Aux approches de Noël, je pense au curé Labelle, en la compagnie de qui j’ai vécu ces derniers mois, en écrivant sa vie dans un volume qui ira bientôt sous presse, je l’espère.Qu’on me permette, une fois de plus, d’emprunter une page de mon modeste manuscrit qui attend patiemment — car il est plus patient que son auteur •—• de voir le jour.“Le curé Labelle, ai-je écrit — c’est au début presque du chapitre deuxième — n’était pas un homme à la piété sensible et très expansive, ni, encore moins peut-être, un ascète s’adonnant aux rigueurs sévères des pénitences corporelles.Mais, c’était un prêtre fidèle et ponctuel, autant qu’il le pouvait, à tous ses exercices de vie spirituelle.S’il avait parfois ses distractions et même ses précipitations, que la fougue de son tempérament et le tracas de ses multiples soucis expliquent, il avait aussi, au fond de lui-même, un esprit de religion solide, célébrait sa messe et disait son office avec une.conviction résolue.Pareillement, il était régulier dans l’accomplissement des fonctions du saint ministère, toujours obligeant pour ceux qui venaient à lui et sans cesse prêt à se dévouer pour les âmes.Ses connaissances étendues et variées, constamment nourries par de saines et fréquentes lectures, lui permettaient de prêcher et de catéchiser d’une façon qui n’était pas banale.La lucidité et le sens pratique caractérisaient ses sermons et ses instructions.En plus, il était charitable envers les pauvres et les miséreux jusqu’à n’avoir rien à lui et à tout donner____” “Sa bonne mère, Madame Labelle — Madame curé, comme on la dénommais souvent —¦ voyait en personne à la tenue de son presbytère.On peut dire que, une fois remplis, ses devoirs envers Dieu, elle ne vivait que pour son fils, aimait ceux qu’il aimait, se dévouait pour ceux à qui il portait intérêt, pour ses colons, par exemple, dont elle partageait les joies et les peines et qu’elle appelait “ses pauvres enfants”.Le curé le lui rendait bien.Plus d’une fois, le spectacle très sensible et peu banal de leur affection réciproque a émerveillé et ému les visiteurs étrangers.Ce colosse à la puissante stature se faisait petit enfant et câlin pour sa chère “maman”, comme il disait toujours.Après sa foi en Dieu, si vive et si sincère, il n’eut jamais au coeur de sentiment plus fort que son amour pour sa mère.Son ancien paroissien, qui fut l’un de ses enfants de choeur, M.le protonotaire Joseph Grignon, racontait dans une chronique encore assez récente, donnée à l’Avenir du Nord (21 décembre 1923), comment ses compagnons d’enfance et lui s’édifiaient rien qu’à voir le curé donner la sainte communion à sa mère les jours de grande frète, par exemple à la messe de minuit.Cela vaut d’être cité textuellement.“On peut dire que trois mères se partageaient le coeur et la vénération du curé, écrit M.Grignon: Marie, la mère de Dieu, l’Eglise, notre sainte mère, et sa mère selon la nature.C’est dans ce triple amour qu’il retrempait inépuisablement' son amour de sa race.Maintes fois, mes camarades et moi, nous fûmes témoins de l’épanchement de cette piété filiale, quasi enfantine, du colossal curé pour sa bonne mère, qui était, elle, une toute petite femme.Cette affection touchante s’exprimait, me semble-t-il, d’une façon particulièrement pathétique la nuit de Noël.C’était corfime un bonheur extatique qui rayonnait sur la figure de M.Labelle, quand, en cette auguste nuit, en face de la crèche du “Petit Jésus”] où elle se tenait d’ordinaire, il présentait la sainte hostie à sa chère maman.” Cette scène, en effet, devait être ravissante et l’on comprend que M.Grignon en ait conservé le souvenir très vivant.Il m’a paru intéressant et édifiant d’évoquer ce souvenir du curé Labelle à ce moment où nous allons célébrer une fois encore la fête de Noël.Ce “bonheur extatique”, dont parle M.Grignon, qui rayonnait sur la figure du célèbre curé de Saint-Jérôme, quand il donnait ainsi la sainte communion à sa mère la nuit de Noël, d’où provenait-il, si ce n’est de sa foi bien vivante en la présence de Dieu dans l’hostie pure et toute blanche en même temps que de son amour resté toujours si tendre pour sa chère mère.La poésie et les charmes naturel de la nuit de Noël nous exposent peut-être parfois à trop de sensiblerie.Il faut plutôt vivre ses convictions.Noël, ce n’est pas seulement un souvenir et une date dans l’année chrétienne.C’est beaucoup plus que cela.Noël, en fait, c’est Dieu avec nous en venant en nous par la communion eucharistique ! Ce mystère est si grand, si profond, il nous dépasse tellement, et, d’autre part, nous y sommes à ce point habitués, que nous perdons de vue le vrai sens qu’il comporte, ou, tout au moins, que nous y sommes bien exposés.A l’exemple du brave curé Labelle, soyons des hommes de foi vivante et cherchons d’abord à nous bien pénétrer de la vérité et du sens réel de nos mystères.Le reste, pour nous comme pour lui, viendra par surcroît.L’abbé Elie-J.AUCLAIR WASHINGTON FAIT DES EXCUSES AU CANADA Le gouvernement américain a exprimé ses regrets au gouvernement du Canada parce qu’un de ses navires-patrouilleurs a tiré plusieurs coups de canon sur le navire canadien “Shawnee” en haute mer, à environ quinze milles de New-York.La note américaine a été remise au ministre canadien à Washington, l’honorable M.Vincent Massey, à la suite des représentations qu’il avait faites au nom du gouvernement et elle porte que les Etats-Unis regrettent l’acte de leur navire patrouilleur.L’attaque du “Shawnee’ en haute mer eut lieu durant la nuit du 11 septembre dernier.LE CONCOURS DU MERITE AGRICOLE Le concours annuel du Mérite Agricole a rencontré la faveur et l’entière coopération de la classe agricole des régions provinciales.Le cycle des cinq régions ayant pris fin.les juges du Mérite_ Agricole visiteront, au cours de l’été 1930, les fermes des cultivateurs de la première région qui s’inscriront comme concurrents.L’honorable M.Perron, ministre de l’Agriculture, désire qu’un plus grand nombre de cultivateurs-amateurs prennent part à ce concours et il désire ardemment que le concours du Mérite Agricole de 1930 ait le plus grand succès.NOEL HISTORIQUE Je la vois, comme alors, la rustique cabane, Avec son toit en pointe et ses pans de bois ronds, Que décorent, l’été, les roses de savane, ¦ Les grands soleils d’or pâle et les bleus liserons.Je la vois en esprit, la mission nouvelle, Qui n’avait pour curé qu’un humble desservant, La pauvre mission qui n’avait pour chapelle Que ces murs sans larmier, sans perron, sans auvent.Je la vois, comme en rêve, et j’assiste à la messe Que, parfois, y vient dire un fils'de saint François.On ne le vit jamais manquer à sa promesse.Or, un jour, à Noël, il advint qu’une fois.Une fois, Jean-François fut près de passer outre.Le pain sacré manquait.Plus d’hostie, à Noël! “J’ai rompu la dernière au chantier de la Loutre.” Et le Père, angoissé, pleurait, les yeux au ciel.Mais une vieille femme, en robe de futaine, Lunettes sur le nez, le chapelet aux doigts, Leur dit: “J’aurai tôt fait de vous tirer de peine.On ne se trouble pas pour si peu, dans les bois.” Et la vieille céans, pour leur en donner preuve, En farine broyant quelques gratins, un par un, Quelques beaux grains luisants d’un blé de terre neuve, Fit une hostie, et vint l’offrir au Père brun.Et l’office fut dit.Deux chandelles, pour cierges, Une nappe de lin sur l’humble autel, et puis, Dans un verre, le jus vermeil des vignes vierges, Et dans un autre, l’eau cristalline du puits.Et le Père, ce jour, fit sur l’Eucharistie, Le plus touchant, le plus beau de tous ses sermons.“Gloire au blé, disait-il, gloire au blé de l’Hostie! “Gloire a|u blé du pays, au blé que nous semons! “Gloire au blé dont la fleur est la fleur la plus fine! “Gloire au blé que le prêtre a mangé dans ce lieu! ‘ ‘ Gloire au blé dont la chair devient la chair divine, “Au blé qui s’est fait chair, au blé qui s’est fait Dieu!” NEREE BEAUCHEMIN MELI-MELO L’HONORABLE FERNAND RINFRET .i Samedi dernier, l’honorable Fernand Rinfret, secrétaire d’Etat, était l’hôte d’honneur au déjeuner-causerie du club de Réforme de Montréal.Une assistance nombreuse et d’élite était présente.Le déjeuner fut présidé par le Dr Milton Hersey, président du club.A la table d’honneur-, on remarquait, l’honorable sénateur M.Wilson, les honorables Athanase David et A.-R.McMaster, MM.Paul Mercier, D.Denis, F.Kay, Jules-Edouard Prévost, Pierre Casgrain, Jos.Mercier, députés.L’honorable Rinfret a prononcé un discours d’un vif intérêt sur les attributions et les activités du ministère du secrétaire d’Etat.Comme à l’origine, le secrétaire d’Etat est le porte-parole du souverain, l’intermédiaire officiel entre le gouverneur et le peuple.La correspondance officielle du gouvernement se fait par son entremise, il a la charge des records du gouvernement et est le gardien du “Grand Sceau”.Depuis quelques années on a élargi les fonctions du secrétaire d’Etat.Ce ministère s’occupe des compagnies, de la naturalisation, des brevets et des droits d’auteurs des Archives, de l’imprimerie nationale.Récemment le secrétaire d’Etat a eu à étÿdier et à régler la question compliquée des Réparations Allemandes.On voit que le'ministère du secrétaire d’Etat comporte des branches variées et multiples.• L’honorable Fernand Rinfret, au cours de son intéressante conférence, a laissé entendre que les élections générales n’auraient pas lieu avant 1931.Le secrétaire d’Etat explima toute son estime pour le club de Réforme dont il loua l’esprit et l’oeuvre.Puis il termina sur une note optimiste touchant la prospérité canadienne.Il dit avec raisons que les fluctuations de la bourse ne peuvent entraver la marche ascendante de cette prospérité.Il en sera de la crise de la bourse comme de la crise de la spéculation MonSéal de grandir et de prospérer.Montréal de grandir, et de proférer.L’honorable M.McMaster et M.Paul Mercier, député, remercièrent le distingué conférencier qui fut fréquemment applaudi.AU SECOURS DES TUBERCULEUX Le tuberculeux ne peut profiter de toutes les chances de guérison qu’au sanatorium.La cure à domicile est soumise à toutes les fluctuations de la vie de famille.La cure à domicile inopérante pour le tuberculeux et dangereuse pour ht famille ne résout pas du tout le problème tuberculeux.Il faut que le malade soit hospitalisé.Le sanatorium endroit de cure et d’isolement est l’organisme nécessaire que réclame depuis longtemps la lutte antituberculeuse à Montréal.L’Institut Bruchési fait les premiers préparatifs à la création d’un sanatorium de 400 lits.Mais ces créations ne se font pas sans fonds.Le public a sa part à faire, conjointement avec les administrations provinciales et municipales.La Campagne du Timbre de Noël vous invite à apporter votre concours.C’est à ce prix seulement, que la tuberculose sera vaincue.IMPORTANTES QUESTIONS REGLEES Les deux ententes entre le gouvernement fédéral et ceux du Manitoba et de l’Alberta pour le retour aux provinces de leurs ressources naturelles ont été signées hier après-midi dans la Chambre du Conseil Privé à Ottawa.Ces documents doivent maintenant être ratifiés par le Parlement du Dominion et les législatures de< chaque province avant de pouvoir prendre effet.En vertu de cette entente, le Manitoba reprend possession de ses ressources naturelles, tout en conservant le subside annuel de $562,000 qui sera augmenté jusqu’à ce qu’il atteigne le chiffre de $1,125,000, à mesure qu’augmentera la population de la province.De plus la province reçoit une somme de $4,500,000 en paiement des terres qui furent prises par le Dominion avant 1912.L’Alberta reçoit aussi titre libre sur toutes les ressources naturelles, conserve comme le Manitoba son subside annuel aux mêmes conditions; pour ce qui a trait aux terres aliénées, une commission a .été désignée qui sera chargee de faire une enquête en vue d’établir leur valeur et ce que devra payer le gouvernement fédéral.Il y a, de plus, délimitation des frontières des parcs nationaux, afin d’en éliminer tous les terrains portant des produits miniers, et tous les sites de développements hydro-électriques.Les deux premiers ministres provinciaux, les honorables Brownlee et Bracken, se sont déclarés enchantés du résultat des négociations.M.Anderson, le premier .ministre conservateur fanatique, violent et inhabile de la Saskatchewan, cherchera de se consoler avec ses amis du Ku-Klux-Kan, de l’échec essuyé par lui à Ottawa.[Suite à la dernière page] CONTE DE NOEL LA COMETE | Par LOUIS DANTIN < » [Ecrit poux l’Avenir du Nord] Vous etes le gérant de l’agence des Noëls Faciles?s’enquit le banquier Van Dighen, lisant la carte que lui tendait un individu bien rasé, replet et suave.— C ’est cela même, monsieur.Nous voulons rajeunir cette bonne vieille coutume, l’harmoniser avec notre fige de méthodes progressives.Nous traitons à forfait pour des Noëls à domicile, réglés et arrangés par nous, qui évitent aux familles tous les tracas inhérents a ces fetes.Nous fournissons l’arbre de Noël, nous l’installons, nous le décorons ; nous le parons ’un choix de joujoux; notre représentant mime Santa Claus pour les petits, leur distribue les jolies étren-nes.Tout cela conduit avec tact et dans une atmosphère intime.Au bout de la semaine, nous ramassons arbre et clinquants, balayons les brindilles sans laisser une poussière, et rendons votre appartement à sa propreté reluisante.La famille a joui de tout sans avoir à lever un doigt.—¦ Votre idée est curieuse, dit le banquier, mais au fond qu’est-ce qu’on y gagne bien?— Oh!- monsieur, songez donc à ’ennui des achats, des préparatifs ! Ces bazars étouffants, crevant de cohue, qu’il faut assiéger pour le moindre bibelot! L’embarras de choisir sans etre sur que les mioches seront contents ! Il faut s’y prendre iin mois d’avance, et vous savez qu’on en reste ahuri.Puis la corvée de monter cet arbre, de le couvrir de bulbes, de pendants, de banderolles; toute la soirée y passe, et quand minuit arrive, papa et maman n’en peuvent plus; mais il faut encore s’agiter, se rendre intéressant, jouer le Père Noël.Sans compter, reprit-il comme en confidence, que les jeunes d’aujourd’hui sont finauds, qu’ils vous reconnaissent à la voix, à la démarche; mais un Santa Claus étranger, ça les démonte complètement.Le gérant des Noëls Faciles était bien tombé.M.Van Dighen abhorrait le magasinage, la course aux cadeaux, et surtout l’habillage de l’arbre de Noël.C’était un homme d’affaires qui aimait sa famille, mais le lui témoignait surtout en lui gagnant beaucoup d’argent.Il était peu démonstratif, redoutait les dérangements, et préférait son fauteuil et son cigare à toutes les aménités sociales.—-Il y a du bon dans votre plan, reprit-il, je suis tenté de l’essayer.Quels renseignements vous faut-il?— Simplement combien d’âmes dans votre famille, et le genre de cadeaux que vous souhaitez.— Eh bien ! j’ai ma femme, ma belle-mère, une fille de dix-sept ans et un petit garçon de six.Je puis me charger des adultes, ou ma femme y verra; mais choisissez pour le mioche quelques beaux joujoux.Entre autres, il veut un pistolet, un automatique: trouvez-lui quelque chose qui ait l’air bien féroce.Et, tenez, pour la fille aussi, quelque bibelot de surcroît, une jolie broche peut-être: ce sera une surprise pour tous.Quant au reste, faites à votre idée.Et que le tout ne dépasse pas cent cinquante dollars.— C ’est entendu, monsieur, comptez sur nous, absolument.En effet, le 24 décembre, vers deux heures de l’après-midi, un camion chargé s’arrêtait, avenue des Pins, devant la somptueuse demeure du banquier Van Dighen.On en voyait surgir un sapin verdoyant flanqué de paquets et de boîtes.Un grand jeune homme, bien fait, en paletot gris-bleu, en descendit et pressa le bouton de la sonnette.La bonne se trouvait à cette heure en commissions de par la ville: Mlle Van Dighen elle-même vint ouvrir.Un regard lui montra le but de cette visite.— Envoyé des Noëls Faciles?dit-elle.— C ’est bien ça, mademoiselle.Puis-je entrer pour l’installation?— Bien sûr: vous étiez attendu.Elle lui fit monter l’escalier feutré de moelleux tapis, l’introduisit dans le grand salon aux dalles de marbre et aux panneaux sculptés.— Tout le monde est sorti, dit-elle, mais je suis au courant.Vous venez nous livrer un Noël sur commande, complet et garanti, avec un paquet de surprises.Ça va être pour le moins curieux.Eh bien, voici l’endroit.Vous placerez l’arbre, je suppose, juste en face de cette cheminée.Et 'si ça ne vous fait rien, je reste à vous regarder faire.Ça m’intéresse de voir comment vous arrangez tout ça.Le jeune homme eut un sourire froid qui ressemblait à une grimace.— J’aimerais mieux, dit-il, travailler seul; mais pourtant, si vous y tenez .— Ah! c’est tout le cas, reprit-elle, que vous faites de ma compagnie?Vous n’êtes pas très gentil, dites donc.Mais enfin vous me permettez.Elle s’était déjà installée dans un des grands fauteuils et allumait une cigarette.Car Hélène Van Dighen était une personne très moderne, très naturelle d’allures, et qui toujours, en tout, agissait comme il lui plaisait.Radieuse d’ailleurs de fraîcheur et de vive jeunesse, dans un négligé ondoyant d’où saillaient ses bras roses et sa tête blonde et mutine.¦—-Je descends chercher le sapin, dit l’employé des Noëls Faciles.Il remonta bientôt, portant la verte pyramide, dont l’odeur balsamique emplit aussitôt toute la salle.C’était, certes, un arbre de choix, éta-geant en cercles parfaits ses rangées de ramures hérissées d’aiguilles miroitantes.Dressé devant la cheminée, son faîte toucha l’or du plafond.Puis les divers colis s’étalèrent à leur tour sur le parquet; les uns emplis de lampes multicolores, d’autres bondés de boules de toutes dimensions, de pendants de toutes formes, d’autres encore contenant les poupées minuscules, le fil d’argent et les paillettes de neige.Le jeune homme commença à disperser le tout dans la dentelle des branches, et la verroterie lança par le salon, à la demi-lumière, des éclairs vifs, des pointes métalliques, des flammèches bleues, vertes et rouges.Son travail cependant marquait quelque embarras, une lenteur hésitante, une absence de technique qûe remarqua bientôt Hélène.— Combien d’arbres, s’enquit-elle, avez-vous décoré comme ça?— Oh ! pas beaucoup, ‘dit-il, ce n ’est pas mon réel métier.— Eh bien, cela se voit.On ne met pas ainsi des boules de même couleur tout à côté les unes des autres: ou alterne, on varie.Tenez, laissez-moi vous aider.Elle déposa sa cigarette et, s’approchant de l’arbre, se mit sans gêne à transposer les boules, à les grouper dans une harmonie de couleurs.Ce fut elle qui dès lors dirigea le travail, et le décorateur novice n’eut plus qu’à observer ses ordres, lui passant les objets qu’elle disposait à son caprice.Il se tenait sur la réserve, peu empressé et peu loquace.C’est vous qui allez faire Santa Claus?demanda-t-elle.— Oh non, ce soir, je ne serai pas ici du tout.— C’est dommage, je paierais pour vous voir avec cette grande barbe.A propos, il paraît qu’il y a une surprise pour moi?Il lui jeta un regard oblique.— Cela se pourrait bien, dit-il.— Qu’est-ce que c’est?dites-le moi.Je connais mes autres étrennes.C’étaient de grands secrets, mais on n’a pas des yeux et des oreilles pour rien.Papa me.donne un collier de perles, maman une montre-bracelet et grand’mère une toilette d’argent.Voyons, quel est votre cadeau?— Ça, mam’zelle, je ne peux pas vous le dire, c’est tout-à-fait contre mes ordres ; mais vous serez surprise, c’est sûr.— Vous croyez?rien ne me surprend.Ces colifichets, vous savez.Je vais vous dire ce qui me surprendrait, ce qui vaudrait la peine.C’est si- Santa Claus, par exemple, m’apportait un charmant jeune homme qui se jetterait à mes pieds, qui me dirait que je suis belle, qu’il m’aime à la folie, vous savez, comme au cinéma.Ça, ce serait une vraie étrenne.Mais les parents ne pensent pas à ces choses.Croyez-vous qu’à mon âge je n’ai pas eu un amoureux?Il faut que j’attende, paraît-il, que j’aie fait mon debut.Mais moi, je serais prête à débuter tout de suite.Rapportez cela, tenez, aux Noëls Faciles.L’employé, pour le coup, se dérida et se mit franchement à rire.— C’est pas bien dans notre ligne, dit-il, mais si on avait su, on aurait pu arranger ça.Et j’aurais demandé à accompagner Santa Claus.— Vous feriez aussi bien qu’un autre, reprit-elle, le toisant.Vous n’êtes pas mal de mine, vos yeux me plaisent assez.Seulement, vous n’êtes pas expansif.En ce disant, elle s’éloignait à re- culons, voulant juger de l’effet d’ensemble de l’arbre miroitant, dont la parure semblait complète.Mais soudain, frappée d’un oubli: — Où est l’étoile?dit-elle.— L’étoile?quelle étoile?fit-il avec surprise.— L’étoile des Mages, pardi: un arbre de Noël a toujours son étoile.— Ma foi, je n’ai pas vu d’étoile dans notre assortiment.Elle est peut-être au fond d’une boîte.Ils la cherchèrent ensemble, remuant les papiers et la sciure.* Pas d’étoile! dit-elle consternée.Ça ne peut pas aller comme ça.Une étoile, voyez-vous, c’est la vie de l’arbre; c’est le signe que le Christ est né, et la bonne chance, et tout.Hen faut une absolument.— Je voudrais vous contenter, mam’zelle, mais vous voyez qu’il n’y en a pas.Ce que je pourrais faire serait de m’en procurer une.Je connais le magasin où l’on vend des étoiles.¦ ¦ Faites donc ça pour moi, mon ami.Et prenez-en une grande, une belle.Revenez vite: je serai ici.__ Le jeune homme obéit, haussant les épaules, monta dans sa machine et, dix minutes après, reparaissait avec une boîte qu’il ouvrit avec précaution.Mais ce qu’elle contenait, ce n’était pas une simple étoile.L’astre pentagonal, argenté, était imposant et superbe; mais il portait en plus une queue de rayons épandus qui flamboyait, pareille à une rivière de diamants.— Ce n’est pas une étoile, s’exclama la jeune fille, battant des mains, c’est une comète! Mais ça n’en vaut que mieux.Une comète, voyez-vous, ça présage des mystères, des choses merveilleuses.Mettons-la tout en haut de l’arbre, ce sera le bouquet.Au faîte du sapin festival l’astre mystique se posa, ruisselant de feux, illuminant la salle d’une lueur lai-tée, irréelle.— Mon ouvrage est fini, dit le jeune homme, et je in’en retourne.A onze heures et demie le Père Noël se présentera, apportant les cadeaux, y compris la surprise pour vous.Placez, de votre côté, sur la cheminée, toutes les autres etrennes, pour être distribuées ensemble.Recommandez a la famille de mettre le petiot au lit et de ne pas l’éveiller avant le signal.— C’est bien, monsieur Mystère; je vous en veux d’être si discret, mais je vous souhaite tout de même un Noël excellent, heureux.Elle lui tendit la main, sans remarquer l’éclair singulier, un peu triste, qui traversa, en la serrant, les yeux de l’artiste apprenti.La famille Van Dighen était, vers les onze heures, assemblée dans le grand salon que dominait l’arbre enrubanne.La femme du banquier, belle personne d’allure distinguée, et sans un cheveu gris, lisait assise dans un fauteuil.L’aïeule, sur un divan, causait avec la vive Hélène.Le banquier,, impassible, fumait son cigare, en songeant vaguement au travail de l’année finie.A onze et demie précices, un bruit de grelots résonna.Hélène, courant a la fenêtre, annonça gravement: — Voici le Père Noël! C était lui.Il entra, rherveillêux dans son froc d’hermine bordé de velours rouge, constellé de paillettes, sa longue barbe neigeuse retombant jusqu’à sa ceinture.Un assistant l’accompagnait, en costume d Esquimau: masque au nez écrasé, veste de peau de renne, hautes guêtres à courroies.Des paquets de formes diverses s’étageaient sur ses bras tendus.^11 y eut un instant de silence amusé.Puis, ayant salué, le Père Noël prit la parole.Le Grand Esprit des régions du Nord, dit-il, m’envoie comme il l’avait promis, ha! ha! Bonne fête à ces messieurs et dames.Je vois que 1 arbre est tout cfressé : venons-en aux derniers arrangements.J’aperçois ici les cadeaux déjà reçus par la famille et ceux qu’elle va échanger ce soir.Je les étalerai d’abord sur cette cheminée.Ensuite je déballerai les surprises que j’apporte moi-même.Nous suspendrons le tout à 1 arbre; et alors seulement nous éveillerons le petit.Ce disant, il marcha vers la cheminée, et, déficelant un coffret qu’il prit au hasard, il l’ouvrit en lisant l’inscription qu’il portait; I i L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 20 DECEMBRE 1929.LA COMETE CONTE DE NOEL Par Louis Dantin [Suite] — Voici, dit-il, un peigne avec cinq diamants que j’offrirai bientôt à Madame Van Dighen de la part de sou cher mari.Voici, continua-t-il, ouvrant un autre écrin, une épingle en platine que recevra M.Van Dighen de sa dévouée belle-mère.Voici un collier de vraies perles, cadeau de son papa, qui fera plaisir à Mlle Hélène.Pour Mademoiselle aussi, cette montre-bracelet ornée de rubis, avec les souhaits de sa mère.Tour à tour il tira de leur enveloppe tous les présents, ceux de la famille et ceux, plus nombreux encore, reçus de parents et d’amis.Chaque bijou, chaque bibelot, surpendu au bout de ses doigts, miroitait un instant aux feux des candélabres, était ensuite rangé soigneusement à côté des autres.L’assemblée regardait, intéressée à ce déballage, curieuse de ce qui allait suivre; mais la moqueuse Hélène pouffait : — Ce qu’il est rigolo ! murmurait-elle à sa grand’mère; il fait l’article comme un encanteur.— Maintenant, dit le Père Noël, c’est le moment de nos surprises.Passe-moi, Koyakuk, une de ces boîtes à nous.Il sortit d’un carton que l’Esquimau lui présenta un sac de toile qui semblait vide et qu’il secoua en le dépliant.—- Ce sac, dit-il, peut vous mystifier, mais l’usage vous en sera clan bientôt.L’autre boîte, Koyakuk.A peine eut-il levé le couvercle de celle-ci qu’une surprise des plus étonnantes fit bondir en sursaut la famille Van Dighen.4 Deux revolvers polis, luisant de lueurs fauves aux jets des bulbes festivales, jaillissaient de cette boîte, étaient braqués sur eux aux mains des deux agents de la firme des Noëls Eaciles.Et une voix, non plus caressante, mais autoritaire et brutale leur jetait l’ordre: “Haut les pattes! Allons, ouste, et plus vite que ça ! ” La stupéfaction fut telle tout d’abord que personne ne bougea.Tous restaient ahuris, impuissants à comprendre, paralysés sur place.Mais la voix surgit de nouveau : .— Haut les pattes, que je vous dis! Et c’est la dernière fois.En même temps le bonhomme Noël bondissait, menaçant, devant le banquier et sa femme, tandis que Koyakuk couvrait de son arme la grand’mère et la jeune Hélène.Ils obéirent alors, le banquier lentement, conservant son sang-froid, la vieille dame et sa fille avec la hâte de la terreur.Seule, Hélène Van Dighen ne bougea pas.Et devant le canon brandi, lui touchant presque la figure: — Je ne veux pas, dit-elle; je lève les bras quand ça me plaît.Les deux apaches se regardèrent, hésitèrent un instant devant cette audace imprévue.Mais enfin le premier reprit : — Je m’en fiche, la petite, on te passe le caprice; mais gare si tu remues! Allons, Lantier, fais bonne garde.Et, laissant au compère la surveillance des lieux, le très digne Père Noël se mit à faire glisser dans le sac de toile tous les cadeaux étalés sur la cheminée.Le collier de vraies perles, le peigne à diamants, la montre-bracelet, la toilette, la jarretière ornée d’agates, l’épingle cerclée de rubis, l’éventail, les gants de Suède, les couteaux de vermeil, le porte-cigare d’or, le camée florentin, la cassolette indoue, jusqu’aux cravates et jusqu’aux boutons de manchettes, tout y passa sans exception.La famille Van Dighen assistait, impuissante, à eette scène inouïe.Cependant son âme outragée s’éveillait peu à peu.La vue de ces bandits sous ces masques de fête, profanant cette soirée vouée à la paix, à la joie suscitait une protestation intime.En face de ces rameaux baignés d’effluves mystiques, ce brigandage prenait l’horreur d’un sacrilège.Ces revolvers portaient comme un défi diabolique à tous les souvenirs, à tous les symboles révérés, niaient le Christ, la Vierge, la foi de tout un monde.La honte d’une telle impiété soulevait ces gens à l’égal de la perte de leurs cadeaux.Ce fut bien pis quand Santa Claus, enfournant la dernière étrenne, prononça d’un ton de sarcasme, dans un rire insultant qui secoua se barbe blanche : —-Faut bien qu’chacun ait son petit Noël.A présent, reprit-il, amenez les breldques et le comptant que vous portez sur vous,.Il marcha droit vers le banquier, qui tira de ses doigts des bagues, et ¦de ses poches un chronomètre et un rouleau de billets de banque.— Voici, dit-il très froidement : vous êtes une dégoûtante canaille.— Eh! pas de ça, mon vieux, fit l’apache menaçant.Mais l’injure l’avait pris à l’improviste et cinglé comme un, coup de fouet.Madame Van Dighen à son tour ôta de son cou des colliers, de ses poignets des bracelets de prix.— De quel droit, dit-elle indignée, osez-vous faire pareil scandale, gâter le Noël de mes enfants?Il n’y a pas assez d’autres jours pour exercer votre sale métier?Si vous croyez que ce beau coup vous portera bonheur ! , Dévaliseurs de l’arbre de Noël: quelle honte! I Et elle lui jetait en parlant les bijoux et les pierres précieuses, qu’il T-r.j *.->•' :«!§ Uriïfy ïM ' % ‘ —-* «‘CVK m&m SS®® illliiil £ .1 '«¦ * i ÇéLfl, ?.f= k.’à: • • > : - • ¦ mm iiiSSi." i® *î**fl* »Jo c^a Ojj i £a *2»«|» J FEU! Si le malheur se produisait, seriez vous suffisamment assuré ?Lorsque les flammes lugubres s’attaqueront à vos biens, il sera trop tard pour prendre une assurance.Nous pouvons vous offrir des termes attrayants en rapport avec vosrevenus.Donnez-nous le plaisir d’une entrevue.C.A.LORRAIN & FILS Assurances générales Saint-Jérôme Ri e Saint-Georges S?î Éssffil mmmm attrappait sans répliquer, vaguement confus.Après quoi il reprit sou automatique, tandis que l’Esquimau recueillait le .tribut de la vieille grand ’mère.Mais elle aussi protestait ferme: , — Si votre mère vous voyait ! se récriait-elle.Il faut être pis qu’un réprouvé pour agir comme vous faites.De mon temps vos pareils se balançaient au bout d’une corde.Le sapin de Noël dominait toute cette scène en un contraste absurde et grotesque, souriant à cette violence, lui prêtant sa gaieté, mettant dans ces yeux indignés des reflets colorés, comiques.L’Esquimau se tourna enfin vers Hélène Van Dighen, tendant la main d’un signe impératif.Mais elle, pour toute réponse, avant même qu’il pût s’y attendre, s’était lancée sur lui et lui avait, d’un tour de main, arraché son masque.Et alors apparurent les traits d’une ligure connue, celle du décorateur de l’arbre, de son aide de l’après-midi.•—- Ah ! c ’est toi % fit-elle, méprisante.Je m’en doutais.Bel artiste, vraiment ! Et c ’est ça la surprise que tu me réservais?Moi qui t’imaginais gentil! Voleur, Esquimau, va! Et, rapide comme l’éclair, elle lui plantait sur la figure deux gifles so-.ides et sonoi-es.Le Père Noël avait bondi.“Je tire!” rugit-il.Mais, sur un geste du jeune homme, il resta seulement le doigt sur la gâchette, l’arme pointée vers la jeune fille.Il y eut un silence tragique.Les bandits, c’était clair, étaient désemparés par la résistance unanime de ces êtres, même impuissants.Ils ne s’étaient pas attendus à eette réprobation morale.Leurs victimes, d’ordinaire, n’aimaient pas à se faire dévaliser, mais n’y mettaient pas de leçons.L’indignation qui les accueillait ici leur semblait anormale et xorbitante; ils hésitaient à la braver, à payer d’audace.Pourtant l’impasse restait périlleuse.Le revolver tendu menaçait toujours.Mais à ce moment même la porte du salon s’ouvrit sur une apparition fantasque.Le marmot, le petit Henri, l’héritier Van Dighen s’y encadrait.Eveillé par l’éclat des voix, descendu à tâtons de la nursery, il était là, coût blanc dans sa chemise de nuit, pieds hus, tête ébouriffée, mal conscient encore, ébloui du flot des lu-nières et se.frottant les yeux.Puis bientôt il distingua l’arbre; il vit la famille assemblée; il vit le Père Noël en sou costume, connu, et, dans sa main, ce précieux joujou, ce bel automatique qu’il avait souhaité si fort ! Et d’instinct il courut à lui avec un cri de joie, le saisit aux ge-roux, enlaçant sa robe argentée : — Père Noël! Père Noël! donne-le, Jonne-le moi vite! Le silence pesa, si possible, encore plus écrasant.Chez les deux compères stupéfaits c’était l’embarras, la coère; chez les autres, pitié et terreur.Mais, sans rien remarquer, le pet.it répétait : —¦ Donne vite! Je savais bien que ;u l’apporterais.Et il tirait le Père Noël par les pans de l’hermine, se cramponnait aux franges de sa ceinture.L’attente devenait intenable.Le oandit sentait tous les yeux rivés sur lui, conscients de sa gêne, épiant ce qu’il allait faire.Ceux d’Hélène, par éclairs, se détournaient vers Koyakuk, démasqué et piteux, le foudroyaient de leur dédain.Le banquier seul recouvrait son calme, et nul ne remarquait^ dans la confusion ambiante, qu’il tirait doucement un carnet de sa poche, y écrivait deux mots, et glissait le feuillet par la fente d’une fenêtre toute proche et légèrement soulevée.Mais le mioche reprit, subitement distrait : — Et le bel arbre! Toutes ces boules et toutes ces images! C’est toi aussi qui les a apportées?Et en haut, qu’est-ce qu’on appelle ça?Machinalement l’apache leva les yeux et, pour la première fois, il aperçut sur l’arbre l’astre étrange qui Je dominait.Cela lui donna un sursaut.D’où venait cette comète don i il ne savait rien?Comment était-elle là, projetant ces rayons d’une blancheur crue, presque sinistre?Elk semblait le fixer, le montrer du doigt tourner vers lui le tremblotement de ses feux.Etait-elle descendue pour lui de quelque monde occulte ! Comète, signe de malheur, qu’est-ce qu’elle lui voulait?Oeil blafard qus ie surveillait, qui le dénonçait conu me les autres; était-ce le regard de quelque .puissance irritée?Ce mystère l’intriguait, l’inquiétait et, comblant la tension qui déjà possédait ses nerfs, achevait de lui enlever toute énergie., toute assurance.Enfin il n’y tint plus.Il abaissa le bras qui pointait l’arme dangereuse et se mit à retirer dé celle-ci, une à une, toutes les cartouches.Puis il la tendit au gamin toujours surpendu à ses guêtres; — Eh bien! oui, petiot; le voila, ce joli fusil! Tu vois que Santa Claus ne t’a pas oublié.En même temps un rire bon enfant sortait des flocons de sa barbe.—-L’Agence des Noëls Faciles, dit-il en se frottant les mains, aime à donner à ses clients deS surprises, de réelles surprises.Avec nous, pas de ces Noëls sans incidents, sans caractère.C’est pour moi un plaisir de voir avec quel goût vous avez suivi nos efforts.Maintenant complétons la fête par une dernière chose merveilleuse, ^ Il s’empara du sac de toile gisant à ses pieds et, en tirant au hasard un magot chinois: -—Avez-vous cru, dit-il, que nous voulions vous déposséder d’une si remarquable sculpture,?En même temps il posait l’objet sur le manteau de la cheminée.Et tour à tour sortirent du sac le collier de vraies perles, le peigne à diamants, la montre-bracelet, la toilette, la jarretière ornée d’agates, l’épingle eer-lée de rubis, l’éventail, les gants de Suède, les couteaux de vermeil, le porte-cigare d’or, le camée florentin, la cassolette indoue, jusqu’aux cravates et jusqu’aux boutons de manchettes.Tous les cadeaux sans exception s’étalèrent sur la cheminée; et l’arbre de Noël, lançant des feux de toutes ses branches, les fit rutiler de nouveau de reflets mobiles et rieurs.Vraiment cela redevenait une fête de famille.Les nerfs se détendaient.Un délicieux soulagement relâchait les coeurs.Le Père Noël, debout près des étrennes resplendissantes, reprenait ses traits vénérables, était réinstallé dans son rôle bienfaisant.On lui pardonnait presque le grave oubli où il était tombé.Si bien qu ’Hélène, retrouvant sa nature taquine et s’adressant au faux Esquimau avec la moitié d’un sourire: — Laissez-moi voir, commanda-t-elle, ce bijou d’arme que vous avez C’est bien le moins que je tâte ma surprise.Il hésita pour une seconde, puis, comme piqué au jeu, lui présenta l’automatique, qu’elle se mit à examiner curieusement, à retourner entre ses doigts.Le petit Henri, lui, gambadait autour du sapin, cueillant au branchage des nougats et des prunes confites.M.Van Dighen gardait une attitude rigide, surveillait la croisée, semblait attendre quelque chose.Et en effet, à ce moment, un coup de sonnette résonna et fit se dresser toutes les têtes; de vagues bruits de pas montaient en même temps de la rue.•—Qu’est-ce que c’est?dit le Père Noël avec une touche d’inquiétude.— Du monde pour nous, dit le banquier, je vais aller ouvrir.Mais déjà d’autres roulements se suivaient pressants, répétés.Puis un coup de sifflet, au timbre bien connu, vibra par dessus le vacarme.— Sacrebleu ! pour ça non, fit l’a-,sache effaré.Lantier, c ’est la police ! Le premier qui bouge dans cette salle !.Les compères s’étaient élancés vers .a seule issue du salon et, le dos tourné à la porte, ils la barraient résolument.¦ Et alors ils eurent une seconde et vilaine surprise.Car Hélène, revolver au poing, se dressait devant eux et prononçait d’une voix stridente: — Ah ! on n ’ouvrira pas ?Eh bien, vous allez vite répondre à cette sonnette, introduire ces gens-là vous-mêmes.Allons, ouste, haut les pattes, et plus vite que ça! Et comme ils tardaient un instant : — Je tire, vous savez, cria-t-elle, et ce n’est pas pour rire! Ils prirent peur et levèrent les bras.— Lantier, dit-elle, ouvrez cette porte; et vous deux, marchez devant moi.La porte s’ouvrit et les deux hommes s’y engagèrent à reculons, la jeune fille les tenant à trois pas de distance, suivie de près par le banquier, très inquiet de cette audace, craignant quand même d’intervenir et de gâter tout.Mais à peine en eut-elle dépassé le seuil qu’elle referma vivement cette porte et en tourna la clef, coupant le passage à son père.Puis, changeant de ton tput-àrcoup : —r Par ici, dit-elle aux bandits, leur montrant du doigt uft couloir, au bout, l’escalier de service! Sauvez-vous vite, filez, disparaissez, bonsoir! — Je fais ça.surtout pour toi, monsieur Lantier, ajouta-t-elle, je ne te vois pas bien derrière les barreaux.Eux, ils couraient déjà, et entendirent à peine le dernier trait qu’elle leur lançait: — Vous pouvez me remercier de vous rendre le Noël facile ! Réparations générales, d’autos, Accessoiree, etc GASOLINE, HUILES Assortiment complet de parties ** Une heure plus tard, dans une chambre isolée au grenier d’une pension minable, deux hommes échangeaient des réflexions tristes, assis sup une vieille malle, l’air déjeté, a-îéanti.— Sacré sort! disait le “gérant”, mieux connu dans le monde sous le nom de Bibi-1 ’Anguille, quel plâtras, quel gâchis! Avoir raté une chance pareille! Tu me connais, je conspue le sentiment: qu’est-ce qui m’a pris, je te le demande, de laisser filer ces bijoux?Cap, il n ’y a pas à dire, nous les tenions, il§ étaient dans le sac; et je m’en vajg bêtement les leur remettre soùs le nez! Bien oui, y avait ces femmes qui faisaient leur potin, qui piaillaient comme si on leur cassait les os; en as-tu jamais vu d’aussi biscoteuses?Et le gosse qui se pendait, qui voulait le fusil, qui m’étouffait les jambes! Tout ça m’a énervé.Mais sais-tu ce qui m’a perdu, ce qui m’a coulé complètement?Eli bien, c’est cette comète.Nom de non?; gui est-ce qui avait fichu cette comète en haut du sapin?Les bras me sont tombés de la yoir tout-à-coup me reluquant, Pair pas commode! L’idée m’est venue: c’est le bon Dieu qui me la pointe dans la figure; et pas moyen de secouer ça! Faut-il être idiot, voyons ! Mais après tout, comment cet astre s’étàit-il fourré dans notre arbre?Je n’y comprends encore rien.— Moi, dit Lantier pensif, y avait deux autres étoiles qui m’intimidaient encore plus : c ’étaient les yeux de la petite Van Dighen.LOUIS DANTIN Allez à la ES SM St-Jérôme Pour la saison froide, Place à louer, Garage chauffé.$8.00 par mois Pour renseignements, voyez M.SANSOUCIE, Gérant, Téléphone 410 — St-Jérôme où le Père Noël s’attarde davantage 111 l ltl MOLSON {aBière que votre Arrière* (jmml*Père Buvait* Demandez les Liqueurs douces ^ REX Cream Soda, Orange, Ginger A le, Dry Ginger A le, Lemon, Cidre, Eau minérale En vente dans toutes les épiceries et par tous les restaurateurs.397, rue Label le* Tél.372 GEOFFRION & CIE VALEURS DE PLACEMENTS Membres de la Bourse de Montréal Membres du Montreal Curb Market 231, rue Notre-Dame Ouest.Tel.HArbour *2291.• MONTREAL® Fil direct avec New York MONTRÉAL SUCCURSALES: OTTAWA Immeuble “Canada Cernent’* 18, rue Elgin QUÉBEC, P.Q.PARIS, FRANCE 93, 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un vif intérêt la causerie de M.Claude Prévost sur la jeunesse étudiante d’aujourd’hui.Le travail de M.Prévost fut remarquable ^ut par le fond que par la forme.Le conférencier, malgré son jeune âge, sait scruter avec une grande acuité d’observation l’esprit et l’âme de la jeunesse de notre époque, ses pensées, ses goûts et son action.Nous espérons pouvoir publier le texte même de cette intéressante étude.M.Claude Prévost fut chaudement applaudi.D’autres discours furent prononcés par M.Emile Lauzon, président du club, qui présenta M.Claude Prévost à l’auditoire, par M.Jules-Edouard Prévost, député; M.Georges Reid, un autre jeune étudiant de l’université de Montréal, qui accompagnait M.Claude Prévost; M.J.-P.Bélair, avocat, M.le major Lebeau et M.Roland Bock de Montréal; MM.Adélard Lebeau, Jos.Lebeau et Chs.Aubry, échevins de Saint-Jérôme, M.J.-E.Parent, notaire.M.Claude Prévost termina la série des discours en remerciant le club David-Prévost de sa magnifique réception.Il fit, au pied levé, une allocution d’humour qui lui valut des applaudissements enthousiastes.Cette réunion eut un cachet tout particulier de cordialité, car la présence de M.Claude Prévost .rappelait le souvenir de son père, Jean Prévost qui fut tant aimé dans le comté de Terrebonne.Une foule d’anciens liberaux regardaient et écoutaient avec émotion le fils d’un homme dont ils avaient été les amis fidèles.Us recherchaient dans son fils les traits, les gestes, la physionomie qui leur rappelaient Jean Prévost.Sans avoir encore la fougue de son père, M.Claude Prévost possède comme lui de belles qualités qui lui promettent un bel avenir.Grand, svelte, distingué, sans prétention, figure sérieuse souvent égayée d’un bon sourire et sans cesse animé par de beaux yeux observateurs —• piqués d’étincelles électriques; tel est M.Claude Prévost, au physique.Il possède déjà une bonne culture générale, aime l’étude, s’intéresse surtout à la profession qu’il a choisie mais aussi à la politique : attaché aux idées libérales, plus encore peut-être aux meilleures traditions canadiennes-françaises, foncièrement Canadien, M.Claude Prévost est au nombre des jeunes d’aujourd’hui qui nous font honneur et qui demain seront quelqu’un parmi nous.* * * Nous félicitons le club David-Prévost d’avoir si bien inauguré la série de-conférences qu’il a l’intention de donner dans les salles de son joli club de Saint-Jérôme.PAS DE CRISE DU CHOMAGE AU CANADA Le gouvernement fédéral ue croit pas qu’il soit nécessaire de convoquer actuellement une conférence au sujet du chômage, a déclaré lundi dernier, l’honorable M.Heenan, ministre du travail.La situation du travail dans notre pays est différente de celle qui existe aux Etats-Unis.Les statistiques de l’emploi démontre que si on prend pour base de comparaison le chiffre-indice de l’emploi au mois de septembre, 1926, le plaçant à 100, ou voit qu’en septembre, 1929, il devenait aux Etats-Unis de 99.3, et de 119.8 au Canada.De plus le chiffre-indice pour novembre, 1929, était au Canada de 124.6, le plus haut niveau jamais atteint pour cette saisôn de l’année depuis l’inauguration du service de la.statistique, soit en 1920.De plus les directeurs de nos grandes institutions financières se sont accordés à prêcher un optimisme du meilleur aloi.Nos chemins de fer sont contrôlés par le gouvernement et le Canadien Pacifique.La seule cause de chômage qui a pu prévaloir a été la diminution dans la valeur quantitative de la récolte, chose entièrement incontrôlable.Mais là ne doi£ pas s’arrêter une étude de la situation.Le gouvernement a pris sur lui-même de voir ce qui pouvait être fait pour remédier d’avance à ce qui pourrait survenir.L’honorable C.-A., Dunning, alors ministre des, chemins de fer, discuta avec les officiers de nos deux grands réseaux ferroviaires de la situation, avec le résultat que ces deux organisations; pousseront avec activité des travaux de construction et d’amélioration.Le Canadien National dépensera au cours, de l’année pour son matériel roulant une somme de $20,000,000.Le gouvernement fédéral de son côté, continue des travaux considérables déjà commencés, et accorde des contrats pour d’autres qui représentent plusieurs millions de dollars.Si cet exemple est suivi par les gouvernements provinciaux, les administrations municipales et les grandes corporations il n’y a pas de doute que l’on n’ait rien à craindre pour la saison d’hiver, et qu’il n’est aucunement nécessaire de convoquer une conférence.236, RUE ST-GEORGES BEAUX SUCCES D’UN ELEVEUR DU LAC ST-JEAN LA RACE BOVINE CANADIENNE Un éleveur de bovins Canadiens, M.Osias Tremblay, Saint-Bruno, Lac Saint-Jean, vient de remporter un beau succès en établissant un nouveau record de production laitière pour la race bovine Canadienne, classe de 2 ans, division de 305 jours, avec la vache “ PRINCESS-" ID ”, No.8873.Celle-ci s’est inscrite au Livre d’Or avec une production de 11,101 lbs.de lait et 503 lbs.de gras, soit environ 610 lbs de beurre; dans une période de 305 jours.M.Tremblay possède également une autre vache, “ALICE-DD-ID”, No.9068, qui vien-t de s’inscrire au Livre d’Or, dans la division de 305 jours, classe de 2 ans, avec une production officielle de 10,883 lbs de lait et 492 lbs.de gras, soit environ 592 lbs, de beurre.Il est à remarquer que la championne antéiieure pour la classe de 2 ans, division de 305 jours, était la vache “QUATRIEME”, No.6445, la propriété de l’Ecole d’Agriculture de Sainte-Anne de la Pocatière, dont le record est de 8,438 lbs, de lait et 357 lbs.de gras.Ces deux nouveaux records de production laitière et beurrière, avec tous ceux qui précédemment établis au cours de l’année 1929, démontrent les progrès rapides qui s’opèrent chez la race bovine Canadienne et sont tout à l’honneur des éleveurs de cette race.GRATIS DEUX DISCOURS IMPORTANTS L’honorable M.Taschereau, premier ministre de la province de Québec, et l’honorable M.Cardin, ministre de la marine et des pêcheries, ont prononcé d’importants discours au grand ralliement libéral organisé à Montréal par le club libéral ‘ ‘ Laurier Hebrew Political Club,” lundi soir.L’honorable M.Cardin a fait avec sa chaude éloquence le relevé des actes du gouvernement King.L’honorable M.Taschereau a fait ressortir la prospérité de la province de Québec.Il a de nouveau affirmé que sans imposer sa volonté, le gouvernement de Québec, de concert avec celui de l’Ontario, croyait que l’industrie du papier avait droit à une protection légitime et que les manufacturiers canadiens avaient raison de fixer à $60.la tonne le prix du papier.NOUVELLES DE SAINTE-ADELE Dimanche, le 8 décembre courant eut lieu une fête tout à fait intime chez Mme Jos.Campeau eu l’honneur de l’anniversaire de sa fille Caroline.Ses frères et soeurs lui iDrésentèrent un magnifique cadeau accompagné d’une adresse lue, par sou neveu, M.Emile ^Courtemanche.Les enfants de Marie ont fait les frais du chant à la messe de l’immaculée Çonception.Les solistes furent Mlles Régina Aubert, Estelle Lessard, Clarisse Corbeille et Lucia Brisebois.Le mariage de Mlle Georgette Cloutier à M.Léopold Gauthier eut lieu à Saint-Jérôme, il y a quelque temps.A M.et Mme Hector Forget, née Germaine Marinier, un enfant, baptisé le lundi 9 décembre.Parrain et marraine: M.et Mme Arthur Forget.SUBVENTION FEDERALE A L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE On se rappellera que, désireux de permettre aux provinces d’épuiser les crédits mis à leur disposition pour fins de diffusion de la formation professionnelle, le Gouvernement, du consentement des Communes, au cours de la session parlementaire de 1929, prolongea de cinq ans la période d’application do la loi sur l’enseignement technique.L’Ontario est la seule province qui, a l’expiration de la période originale de dix ans, eut épuisé la subvention globale mise à sa disposition (Voir Gazette du Travail, mars 1929, page 278).La province d’Alberta a mérité et reçu durant l’exercice en cours le reliquat de sa subvention, nommément $21,779.82.L’état ci-après indique le reliquat des crédits pour diffusion de la formation professionnelle encore à la disposition des différentes provinces aux termes de la loi sur l’enseignement technique et ses amende-# ments :— Ile du Prince-Edouard .$115,922.46 Nouvelle-Ecosse.355,669.73 Nouveau-Brunswick .86,377.61 Québec.125,302.35 Manitoba.504,749.05 Saskatchewan.686,193.29 Colombie britannique .12,797.48 $1,887,011.97 Une merveille | pour la femme f La Nouvelle * Planche à repasser f “Eclipse” 1 (DANS LE MUR) I Brevetée le 14 mai 1929 $ Philippe Samir { Tel.61 St-Jerome I AVIS AU PUBLIC La Commission des Liqueurs de Québec fait savoir au public que les demandes de permis pour l’année 1930-1931 seront reçues au bureau de Montréal, ‘.‘Place-des-Pa trio tes”, jusqu’au 31 décembre 1929 inclusivement; les décisions seront communiquées aux intéressés dans les délais prévus par la loi.Aucune pétition présentée après le 31 décembre 1929 ne sera acceptée.On est prié de prendre note que cette règle sera strictement observée.COMMISSION DES LIQUEURS DE QUÉBEC WiV« Joyeux Noël et Bonne et Heureuse Année à tous nos clients.N' oubliez pas les circulaires pour notre Magasin de Chaussures que nous avons passées la semaine dernière.Aous avons décide de continuer cette vente jusqu9à la fin du mois.PARDESSUS pour dames, annoncé à $1.39, nous donnerons 39c de cadeau, c’est-à-dire nous les ven- nn drons, la paire à.tJ)l.UU Nous avons le plus beau CHOIX de CHAUSSURES pour Dames et Enfants, dernier modèle.Un Cadeau de Noël sera donné avec chaque achat d’une- paire, 33 pour cent d’Escompte comme Cadeau A NOTRE GRAND MAGASIN DE NOUVEAUTES nous avons reçu un Lot de CHEMISES en SOIE pour Hommes, modèles très beaux et nouveaux, en boîte spéciale pour Noël, grandeur 13J^ à 17 Vendues à des prix très surprenants.Une visite à notre magasin et vous serez certifié du choix de première classe et de nos bas prix.Le Bazar de Saint-Jérôme, Enr.S.HATTEM, PROP.340 à 346, rue St-Georges Saint-Jérôme U W.V La Banqut Canadienne Nationale Succursale de Mont-Laurier remercie sa clientèle de Mont-Laurier et de la région de la confiance qu’elle veut bien lui témoigner et souhaite à tous un Joyeux Noël et une Bonne et Heureuse Année.G.A.CHARBONNEAU, Gérant Je dis à, mes fidèles clients un solide merci pour , lenr confiance à mon égard, et leur désire, en plus d’un joli Noël, la réalisation de tous leurs vœux pour 1930.J.Albert Charbonneau Marchand Tailleur Tél.366 Saint-Jérôme Magnifique Plat A Viande de 12 pouees (Valeur $1*25) donné gratis avec le Thé et Café MIKADO Meilleur que tout autre produit au même prix.En vente partout Demand en-le à votre fournisseur GLOBE TEA CO.MONTREAL MONT ST-MICHEL Il est situé dans le Nord de la province de Quebec, pauvre, ruais ses Habitants vivent bien.Ils sont vêtus convenablement et chaudement pour endurer les froids de l’hiver et ils mangeut trois fois par jour.Ils ont à coeur d’obéir à la parole de Dieu qui a dit à nos premiers parents : •‘Tu gagueras ton pain à la sueur de tou irout”.Notre Mont-Saint-Michel petite reproduction du grand Mont-iSaint-Mi-cliel de France voulait imiter la ville de Québec : ii a été bâti sur une hauteur, mais ii ne pourrait pas ce comparer à elle, car ii est bien moins peuplé, et il compte à peine dix années d’existence.On dit que dans le Nord, il fait bien froid, je ne le trouve pas, car dans le milieu du mois de décembre, le treize, j’entends la pluie tomber sur la couverture de tôle.L’incertitude hante, je me rassure, en regardant à l’extérieur, que c’est bien la pluie qui cause ce bruit.Il ne tombe pas seulement de la pluie dans le petit Mont-Saint-Michel, il y tombe aussi de la neigé, car nous avons eu déjà de très gros froids durant les mois de janvier et février.Nous sommes heureux dans le Mont-Saint-Michel.Tous ont le coeur gaie, ils aspirent le bon air du Nord qui est excellent pour la santé.Tout le monde est gros dans ces environs et tout sont en bonne santé, excepté notre bon M.le curé, c’est un tempérament maigre.Il rencontre tant de préoccupations dans ce village de colonisation comme notre petite paroisse.Je profite de l’hospitalité que veut bien m’accorder M.le Directeur du journal si intéressant, l’Avenir du Nord, pqur remercier notre digne pasteur de toutes les fatigues qu’il se donne pour faire prospérer Mont-Saint-Michel dans la route du progrès matériel et spirituel.NANETTE FINEST» CANADIAN MELCHER3 ©.si.litva u» MO NT RCA».CAW*®*.?/ 10 “Polis, Galants, Hospitaliers99 Comme leurs pères, les Canadiens aiment à trinquer joyeusement au Réveillon de Noël et aux réunions du Jour de l’An.Pour ces santés traditionnelles, ils choisissent toujours la plus saine des boissons fortes, le Gin Canadien Melchers Croix d’or Fabriqué à Berthierville, Que., sous la surveillance du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.TROIS GRANDEURS DE FLACONS: Gros : - 40 onces $3.65 Moyens: - 26 onces 2.55 Petits : - 10 onces 1.10 MELCHERS DISTILLERIES LIMITED Distillateurs depuis 1898 L’A VENIR Dü NORD VENDREDI, 20 DECEMBRE 1929.MONT LAURIER SAINTE-THERESE M.et Mme Alfred Venie, de Mont-Laurier, deux filles jumelles baptisées, Marie-Hélène-Georgette et Marie-Hélène-Madeleine.Parrain et marraine de Marie-Hélène-Georgette, M.et Mme René Meilleur, oncle et tante de l’enfant.Parrain et marraine de Marie-Hélè-nc-Madeleine, M.Emile Venne et Mlle Marie-Ange Desrosiers, cousin et cousine de l’enfant.A M.et Mme A.Labelle de Mont-Laurier, une fille baptisée Marie-Marguerite Suzanne Laurette Françoise.( arrain et marraine, M.Joseph Labelle, Mlle Marguerite Blais.Porteuse, Mme Joseph Blais, tante de l’enfant.M.et Mme Orphir Whissel sont de retour d’un voyage de quelques jours à Montréal et à Saint-Jérôme.La sortie des élèves du Séminaire Saint-Joseph de Mont-Laurier aura lieu le 23 décembre courant.A l’approche de cette fin d’année, nous remarquons avec plaisir que les vitrines de nos nombreux magasins prennent un air de fête.Les décorations de teintes diverses et les étalages d’articles de choix, font surgir des tentations et favorisent les goûts de tout le monde.Il ne faut pas oublier que c’est le jour de Noël que le “fameux” Bas de Noël expasé dans la vitrine, à “La Librairie Populaire, sera remis au gagnant.Ce bas contient pour une valeur de $10.00 en jouets de toutes sortes.Il est encore temps de vous faire inscrire dans les livrets de ti- La route demeure ouverte, cet hiver, entre Sainte-Thérèse et Montréal.Voici de quoi faire sourire les automobilistes «t les camionneurs.La sortie des élèves aura lieu, lundi, le 23 prochain.On attend avec anxiété, dans la gent écolière, cette heureuse minute.« La semaine dernière M.et Mme G.Quidoz de Sainte-Thérèse recevaient en leur demeure, à l’occasion du départ de M.Gérard Ampleman assistant agronome.Un programme des plus variés fut exécuté.Dès l’arrivée du héros de la fête, Mlles Suzanne Quidoz e£ Annette Kimpton rendirent un magnifique duo.Une adresse lui fut lue par un ami, R.Courtemanche, et des cadeaux présentés par Mie S.Quidoz.Il y eut chant, déclamations et danse.M.Amplôman malgré sa grande surprise sut remercier chaleureusement tous ses amis.A minuit, Mme Quidoz aidée de Mlles Jeanne et Alice Kimpton servirent un succulent goûter.rage.10 sous vous donnet droit à dou-zes chances.La construction de l’Hôtel du Red Pine est presque entièrement terminée.Pour toutes nouvelles de Mont-Laurier, adressez-vous à M.Jules Cloutier, propriétaire de la Librairie Populaire.M.Cloutier est aussi le représentant de l’Avenir du Nord pour vos impression de toutes confiez-les lui.A FERME-NEUVE, P.Q.Trois toast furent présentés: à la santé Famille Quidoz (R.Courteman-chc) ; Santé des Dames (M.Ampleman) et un troisième au nom des invités rendu avec chaleur par Paul Quidoz.Assistaient à cette soirée : Mlles Suzanne Quidoz, Annette Kimpton, Marcelle Laroche, Alice Kimpton, Marcelle Dansereau Jeanne Kimpton, Annette Urbain, Bernadette Waddell, Irène Kimpton; MM.Gérard Ampleman, Gérard Quidoz, Gérard Desjardins, Gérard Parent, Maurice Kimpton, Julien Quidoz, Campbell Wurtele, Aldo Laroche.Benoit Turbide, Paul Quidoz, Réné Courtemanche.Tous se séparèrent enchantés de leur soirée.On sait que M.Ampleman, assistant-agronome à Ste-Thé-rèse a été promu agronome du comté de Valleyfield.Nos restaurants se mettent en dimanche pour les fêtes.Le restaurant La Durantaye a été complètement transformé, le restaurant de Peter Danis a été allongé et décoré on ne peut plus, et ' le restaurant Chartrand se pare d’un air de fête.Certes, nous sommes bien servis, en fait de restaurants.Ils ont de quoi faire sourire toutes les amoureuses, et les “cavaliers” doivent en prendre note.M.Maurice Pepin a essuyé une vi-d.ine grippe qui ne l’a pas empêché de travailler d’ailleurs.Toutefois, très courageux, il s’est rendu à pied à son bureau, tous les jours, ce qui mériterait la médaille d’or.THEATRE ROXY VENDREDI ET SAMEDI Le fameux chien Rin-Tin-Tin dans “Silver Fox”: une magnifique histoire.Aussi Tuxedo comédie, Revue, etc.PETITES ANNONCES A VENDRE — Poêle fournaise, presque neuf, chauffant aux bois et charbon, fini nicklé et émaillé.S’a-dersser à Henri Gascon, 7209 rue St-Dominique, près Jean-Talon, Montréal.ROSES DE JERICHO Curieuse plante de maison, poussant dans l’eau, prix 25c.(poste payée), aussi fleurs japonaises, ouvrent immédiatement submergées dans un bocal.Magnifique décors, de longue durée.Prix 35c.(poste payée).Sur réception de 50c.(bon postal), nous expédierons (franco) ces deux plantes avec directions.Agents vendeurs demandés.Union Mercantile Agency, Suite 315, Edifice Amherst.A LOUER — Logement, maison neuve, située avenue Parent.S’adresser à Eugène Léveillé, notaire.Petite famille demande à louer à Sainte-Thérèse maison confortable.S’adresser à Casier 65, Sainte-Thérèse.Tél.82.Obligation hypothécaire de 5,000.00 à 6%% à vendre, sur propriété de $15,000.00 située à Saint-Jérôme dans le carré; pour informations et détails écrire casier No.390 L’Avenir du Nord.Soirée Amusante et Récréative A la Salle Municipale Samedi, le 28 Décembre 1929, à 7.30 heures P.M.Parties de carties libres, Jeux, Déclamation, Chant, Etc.Organisée par les membres de la Cong.des Enfants de Marie, et dont le produit des recettes sera pour l'Eglise.Un goûter sera servi gratuitement.Invitation cordiale ! ! Bienvenue à tous ! ! Qu’on se rende en foule ! ! Portes ouvertes à 6.30 heures P.M.ENTREE: 50c KACiFlûUE CAPftp A VENDRE — 1 set de costume de hockey, comprenant 9 costumes presque neufs, ainsi que ce qu’il faut pour un gardien de but, s’adresser à L’Avenir du Nord.' " LUNDI ET MARDI Grand spécial double à l’occasion de Noël.Mardi soir: 35c.d’admission.Programme exceptionnel se terminant à UV2 h.Deux grandes vues: “Greyhound Ltd”, avec Monte Blue, et ‘ ‘ Revenge ’ ’ avec Dolorès del Rio, l’artiste de Ramona.Personne ne devrait manquer t ce programme d’une unique valeur.MERCREDI ET JEUDI Ken Maynard dans un de ses plus beaux rôles: “Lawless Legion”.Une vue splendide qui sera appréciée, en plus d’une comédie de Laurel et Hardy.VENDREDI ET SAMEDI Pour finir l’anné la sensationnelle histoire qu’immortalisa Bartelmess “Patent Leather Kid” une vue d’hé-roïme et de nobles actions.La route jusqu’à Saint-Jérôme est très difficile, et au delà, impassable.Au nord de Ste-Agathe, il appert que tout va à merveille sur de faibles distances toutefois.L’Avenir du Nord souhaite à amis térésiens un joyeux Noël.ses SERVANTE DEMANDEE — Pour famille sans enfant, avec connaissance de la cuisine et ouvrage général.Bon salaire pour la personne désirée, s’adresser à L’Avenir du Nord.A LOUER — 2 logements 6 appartements avec chambre de bain, maison neuve condition très facile pour mois d’hiver.Adresse Emile Lauzon.Palais de Justice ou 123 rue Saint-Faustin.Tél.123 ou 327.A celles qui sont ambitieuses.Gros salaire.‘ Grande demande à celles qui veulent apprendre la culture de Beauté et la Coiffure.Joignez le plus grand système du Canada.Diplôme décerné.r Ecrivez pour Information ACADÉMIE MARVEL 8 Ste-Catherine Est - - Montréal GAGNEZ 6.00 à 10.00 PAR JOUR Gagnez tout en apprenant métier Mécanicien d’auto, de batterie*, de Soudure autogène, Vulcanisa teur, Electricien, Brlqueteur, Plâtrier, Barbier, Salon de Beauté.Bonnes positions.Ecrivez ou venez voir.Livret d’informations Gratis.DOMINION TRADE SCHOOLS 1107 BLVD.ST-LAURENT.MONTREAL Bureau de placement gratuit—à travers le Canada Caftes pj'ofessioppellcs AVOCATS GARDE-MALADE Mlle Alice Teasdale garde-malade enregistrée, offre ses soins pour service privé.S’adresser 138 rue La-violette, téléphone 218.réls: Bureau 246 Rés.173 Camille L.de Martigny AVOCAT — PROCUREUR 319, Labelle Saint-Jérôme.ON DEMANDE — des filles d’expérience sur machines à coudre.S’adresser à The Regent Knitting Mills Ltd.A VENDRE — Un séparateur De Laval, en bon ordre.S’adresser à M.Pierre Labadie, coin avenue Leclerc et rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.ON DEMANDE — une bonne cuisinière pas trop jeune, pour petit hôtel.Bon chez soi.S’adresser à M.P.Chartier, Saint-Sauveur des Monts, Co.de Terrebonne.AVIS — La Gatineau Electric Co., succursale de Saint-Jérôme, tient à annoncer au public que le magasin sera ouvert tous les soirs jusqu’aux fêtes.OCCASIONS — Terres et maisons à vendre ou à louer.S’adresser à J.-E.Parent, N.P., Saint-Jérôme.LU PLUS GPWDE O,7CM'/SATJ0N DET/MNSPOPTAUMONDE- TRAINS SPECIAUX POUR NOEL ET JOUR DE L’AN Le 25 décembre et 1er janvier Laissant Place Viger 11.30 P.M., arrivera à Saint-Jérôme 12.50 P.M.Le No.461 sera allumé pour ces deux jours.Le 25 décembre et le 1er janvier Jérôme pour Montréal à 8.00 h.P.M.Aussi laissant Saint-Jérôme 9.03 Ausi.laissant Saint-Jérôme 9.03 P.M.le 1er janvier seulement.Pour détails, s’adresser à l’agent les billets.P.A.Trotier — Toi.2^ lères et 2èmes hypothèques EUGENE LEVEILLE, N.P Edifice Parent Tél 55 Siiitérôme ! C.E.Marchand, C.R.J.C, Marchand, L.B.L.Marchand & Marchand Avocats 304, rue Labelle St-Jérôme Phone 85 Casier Postal 408 Etn.Charette J.R- Labelle 4261, DeLanaudière 4304, Delorimier Amherst 4308 Amherst 2460 Charette & Labelle Comptables — Syndics de Faillite Edifice “La Sauvegarde” Chambre 41 152, N -Dame Est Hontreal Tel.HArbour 4373 Bureau: 400, Labelle, Tél.25 Léopold Man tel AVOCAT — PROCUREUR Ré#.: 200 Labelle Tél.No.197 SAINT-JEROME Téléphone 149 J os.P.Bélair AVOCAT — BARRISTER 340, Labelle, Sait-Jérôme.Téléphone : Bureau et Rés.60 Gaston Gibeanlt Avocat et Procureur de la société légale Bourassa & Gibeanlt STE-AGATHE DES MONTS Tél.WAlnut 8991 L.J.T.DEDARY ii ARCHITECTE Expertises et Evaluations ;; 285, Boulevard Décarie MONTREAL MEDECINS Tél.98 Casier Postal 420 Dr L.P.Marleau 324 Labelle .Saint-Jérôme.Lavery & Demers Avocats et Procureurs 15, rue Saint-Jacques, Montréal Tél.Harbour 4118 4119 Succursale Sainte Agathe des Monts Emile L.Sasseville L.L.L.AVOCAT - PROCUREUR 57.St-Jacques Ouest, Montréal Jeudi et samedi à Terrebonne Téléphone 54 Dr Guy Lefort Chirurgien - Dentiste 30, rue Principale, Sainte-Agathe-des-Monts, - P.Q.Phone 110 Casier postal 438 Léonard
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