L'Avenir du Nord, 25 avril 1930, vendredi 25 avril 1930
fKË^TE-QÜÀTRîEME ANNËË — NUMERO 16.HEBDOMADAIRE — ÔINQ SÔÜS LE NUMÈRÔ.vêjstdëëdî) % ivriîî -îmi CHENIER SEUL JOURNAL DISTRICT de TERREBONNE £-i / i Ov £> fb 1897-1930 EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE ANS.1897-1930 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Publié par la Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.ABONNEMENT : $2.par année.SAINT-JEROME, Comté de Terrebonne.A L’ETRANGER: $2.50 par année.LABELLE MELI-MELO CAMPAGNE DE PREJUGES Le parti conservateur-tory, sentant l’approche des élections générales, renchérit sur sa poitique habituelle de préjugés.Ecoutez les orateurs bleus, lisez leurs journaux, entendez leurs conversations: toujours et partout, ils accusant le parti libéral de tous les méfaits et lui reprochent tous les crimes dont un parti politique peut se rendre coupable.Pour provoquer une panique dans Fopinion publique et faire naître le mécontentement dans la foule, les tories n’hésitent pas à se contredire d’une province à l’autre, d’uns se-main à l’autre, d’un discours à l’autre.Tantôt, ils diront et laisseront dire, dans l’ouest du Canada, en Saskatchewan, par exemple, que le gouvernement King est l’esclave des catholiques et des Canadins-français, que la province de Québec impose s :-s volontés au gouvernement libéral, cherche et réussit à dominer toutes les autres provinces, que le gouvernement sacrifie les intérêts de l’ouest à ceux de l’est.Tantôt, ils clameront, tout au contraire, dans l’est, par exemple dans leurs rares feuilles hebdomadaires comme le Journal, de Québec, l’Observateur, de Hull, et quelques autres, que le gouvernement libéral est toujours prêt à passer par les fourches caudines de l’ouest, qu’il vend l’est à l’ouest, qu’il dédaigne et méprise la province de -Québec, qu’il préfère les progressistes des prairies aux industriels de l’est.On reconnaît là la critique extravagante et la note pessimiste des campagnes de 1925 et 1926 dirigées par M.Patenaude dans notre province.Il faut, pourtant, qu’une porte soit ouverte ou fermée et les tories ne peuvent avoir raison dans leur critique et leur propagande à l’ouest et à l’est, puisqu’elles se contredisent.Le fait est que les tories ne font qu’essayer de soulever les préjugés dans les deux extrémités du pays et que tantôt dans l’ouest, tantôt dans l’est, ils S3 donnent à eux-mêmes le plus éclatant démenti.Continuant leur tactique coutumière qui consiste à préparer les luttes électorales avec des cris plutôt qu’avec un programme d’idées, les tories crient, en 1930, à la ruine du pays.Selon eux, le gouvernement King est en train de livrer le Canada aux Etats-Unis.C’est encore un refrain connu: en 1911, ils ont réussi à battra Laurier en l’accusant de vouloir annexer le Canada aux Etats-Unis avec le traité de réciprocité.Tout de suite après avoir dit que le premier ministre MacKenzie King est pro-américain, les tories lui reprochent d’être trop canadien.Us blâment son souci constant des intérêts canadiens avant tout; ils vont jusqu’à insinuer que le chef libéral manque de loyauté envers l’Angleterre parce qu’il n’est pas impérialiste.Us ont combattu toutes les heureuses initiatives du gouvernement King pour assurer au Canada une plus complète autonomie et une plus grande iberté dans sa politique internationale.C’est ainsi qu’ils ont vu d’un mauvais oeil la création des ambassades canadiennes aux Etats-Unis et au Japon.Campagne de préjugés, toujours: préjugés de races, préjugés religieux, préjugés impérialistes, préjugés de classes et de provinces mettant en conflit l’est et l’ouest du pays.Mais les tories ne s’en tiennent pas là.En vue d’un appel au peuple qu’ils croient prochain, ils cherchent à effrayer tous les intérêts de groupés et de classes : un jour, ils inventeront une crise nationale du chômage pour faire la cours aux ouvriers; un autre jour, ils dénonceront le traité de l’Australie pour faire accroire à ia classe agricole qu’ils se meurent d’amour pour elle.Pourtant, les tonies ne peuvent nier que les prix du beurre, du lait et de la crème ont augmenté au Canada depuis la mise en vigueur du traité de l’Australie et de sou application à la Nouvelle-Zélande.Nous ne prétendons pas que ce résultat est la conséquence du traité, ni nous no sommes opposés à une élévation des droits d’entrée sur le beurre, mais nous constatons un fait qui prouve que le cri de détresse lan-lé par les tories, au sujet de l’agriculture et de l’industrie, laitière en particulier, n’est'qu’une tentative de plus pour tromper le peuple, troubler l’opinion publique et soulever les préjugés des électeurs non avertis, dans le seul but de nuire au gouvernement.Et il en est ainsi sur toute la ligne.Les'tories n’ont-ils pas été'jusqu’à essayer de porter atteinte à la profonde estime dont jouit M.MacKenzie King chez les Canadiens-français, en voulant le rendre responsable de la dédicace d’un livre auquel le premier ministre n’a eu rien à faire.Campagne de préjugés de toutes sortes ! Chacune des attaques et des criti-cpies des tories contre le gouvernement et contre le chef du parti libéral doit être examinée de près, pesée et jugée à la lumière dss faits.Que les Canadiens ne se laissent pas tromper et berner par la propagande sournoise et perfide du parti conservateur-tory.Le parti ilbéral ne craint pas la critiqua loyale et franche.Le gouvernement King recherche même un' examen sérieux da sa politique, car il ne redoute pas le jugement des esprits é-elairés èt biein renseignés.A PROPOS DE JUIFS Les vulgaires politiciens de la petite et triste école du Goglu, essaye de soulever les plus sots préjugés populaires contre le gouvernement Taschereau en l’accusant -bêtement d’avoir livré la province de Québec aux J uifs ! Et savez-vous pourquoi?Tout simplement parce que le gouvernement a laissé aux parents Juifs, citoyens canadiens, la liberté d’instruire leurs enfants; tout simplement parce que le gouvernement libéral a garanti à 12,000 enfants juifs de Montréal les moyens de s’instruire.L’honorable M.Taschereau, premier ministre, a déclaré à la Législature: “J’ai cru de mon devoir, dans les circonstances, de demander à la Législature de donner aux Juifs leurs écoles, parce que je ne crois pas aux écoles neutres.“Je n’hésite pas à dire que c’est l’école juive qui préviendra l’école neutre.Nous sommes en face d’un gros problemî.En 1903, il n’existait pas à l’état aigu.Depuis cinq ans, les Juifs ont dit aux protestants: “Nous sommes prêts à aller à vos écoles, mais nous voulons avoir le droit de participer à la direction de ces écoles”.Les protestants ont dit avec raison, et le Consieil Privé a maintenu cela, “Si vous ne partagez pas notre croyance, vous n’aurez pas votre mot à dire”.“Quelle autre solution y a-t-il pour instruire 10,000 enfants juifs?Las protestants sont prêts à les recevoir à leurs conditions.L’arrangement qui a été conclu expire le 1er juillet.Le 1er septembre, les écoles vont s’ouvrir.Allons-nous laisser les 10,000 enfants sans instruction?, Ces en- fants seront des pertubateurs de la paix.“Je reconnais aux parents et aux autorités religieuses le droit d’intervenir dans l’éducation de leurs enfants mais c’est le devoir de l’Etat de fournir des écoles aux enfants.Par ce projet de loi, nous donnons à •nos compatriotes juifs le droit à leurs écoles.“Nous avons étudié ce projet longtemps avant de le soumettre.Les Juifs auront leurs écoles sous le contrôle d’une commission nommée par le gouvernement.Elle conduira ces écoles, comme les catholiques et protestants conduisent les leurs.Us ne seront pas soumis au conseil de 1’Induction publique.Catholiques et protestants ont cru que les juifs ne- devraient pas avoir leur mot à dire dans le conseil de l’Instruction publique.Je crois qu’ils ont raison.Les Juifs conduiront leurs écoles suivant leur .foi et leur religion.“La province de Québec donne un exemple de tolérance que je voudrais voir ailleurs.J’espère qu les échos de ce que nous faisons se rendront jusqu’à M.Anderson,, dans la Saskatchewan, et que les petits Canadiens de là-bas obtiendront ce que nous donnons aux Juifs de la province de Québec.” U faut bien retenir que la loi adoptée à la dernière session de Québec no fait que permettre aux Juifs de Montréal d’établir à leurs frais les écoles nécessaires à l’instruction de leurs enfants.N’est-il pas honteux de voir des politiciens de bas étage accuser pour cela le gouvernement de “livrer la province aux Juifs”.Et dire qu’il y a des conservateurs assez fanatiques pour approuver une critique aussi étroite, sotte et malsaine.En revanche, nous le savons, plus d’un conservateur digne et sérieux LA CONFERENCE NAVALE Le traité du désarmement naval de Londres a été signé le 22 avril courant.On considère que la signature de co traité est le prélude d’une nouvelle ère d’harmonie dans les relations internationales.Un dos principaux problèmes a été résolu, celui qui concernait la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et le Japon.U reste à résoudre le problème qui regarde la Grande-Bretagne, la France et l’Italie.Cette dernière solution davra être trouvée par les moyens diplomatiques ordinaires.La conférence navale, qui vient de se terminer, a été inaugurée il y a trois mois par le roi Georges V.BESOINS NAVALS DU CANADA Le colonel J.-L.Ralston, ministre de la défense nationale du Canada, qui a représenté notre pays à la conférence navale de Londres, est de retour de l’Angleterre.Parlant des travaux de la conférence, l’honorable M.Ralston a dit que le point saillant da cette conférence a été de voir les trois plus grandes puissances navales en venir à une entente pour limiter l’exercice d’un droit, qui a toujours touché de près à la souveraineté nationale de ces pays.L’intérêt du Canada à cette conférence, à cause de la faible force navale canadienne, a surtout consisté à voir à la restriction de l’usage de forces armées pour le règlement do différents internationaux.Ce fut une très bonne chose, a déclaré le ministre, que les Dominions fussents représentés à.la conférence pour faire valoir leur point de vue.Le Canada a certainement des besoins narvals mais ils consistnt sur-tuot à voir à la défense des côtes et à la protection du commerce sur une distance raisonnable sur l’océan.L’HONORABLE M.KING Ls premier ministre du Canada est revenu des Bermudes où il a passé quelques jours.U a présidé, hier, une séance du cabinet à Ottawa.LE PROCHAIN BUDGET On parle beaucoup du prochain discours du ministre des finances sur le budget du Canada.Les pronostics et les prophéties vont leur train.Voici, d’après un journal de Toronto, les principales propositions que eontiendre ce discours : 1.— Une réduction de la taxe de vente.2.— Un budget impérial — budget qui contribuera à augmenter le commerce interimpérial.3.— De donner une plus grande part du commerce du Canada, en augmentant la préférence britannique.4.— D’augmenter le tarif envers les Etats-Unis sur plusieurs articles.5.—- D’encourager les industries basiques comme le fer et l’acier par des revisions tarifaires de quelques deux ou trois cents articles dans l’échelle douanière.6.— D’imposer un tarif de secours contre le beurre de la Nouvelle-Zélande en attendant la conclusion d’un traité avec co Dominion.7.— De protéger les producteurs de fruits et de légumes canadiens contre le “dumping” en Canada des produits des Etats-Unis à prix ridicules.8.—¦ D’annoncer de nouveaux accords commerciaux avec Terre-Neuve et d’autres pays y compris peut-être la Grèce, accords donnant aux manufacturiers canadiens un accès plus facile sur ces marchés.9.— De faire des propositions définies qui stimuleront la vente du blé canadien dans le Royaume-Uni et les produits britanniques comme l’anthracite au Canada.10.— D’annoncer un surplus de $50,000,000 des revenus sur les dépenses.On s’attend à ce que l’honorable M.Dunning, ministre , des finances, présente son budget à la Chambre des députés dans- la semaine du 28 avril.condamnent de tels appels aux préjugés.Chercher à exploiter cette question contre le gouvernement Taschereau c’est démontrer que ce gouvernement a fait son devoir et que l’on n’a bien peu de reproches à lui adresser.SAINT-JEROME A L’ARRIVEE DU CURE LABELLE L’ENFANT Mères, l’enfant qui joue à votre seuil joyeux, Plus frêle que les fleurs, plus serein que les cieux, Vous conseille l’amour, la pudeur, la sagesse.L’enfant, c’est un feu pur dont la chaleur caresse; Et vous n’avez besoin que de cette humble flamme.Pour voir distinctement dans l’ombre de votre âme.Mères, l’enfant qu’on pleure et qui s’en est allé, Si vous levez vos fronts vers le ciel constellé, Verse à votre douleur une lumière auguste; Car l’innocent éclaire aussi bien que le juste! Il montre, clarté douce, à vos yeux abattus, Derrière notre orgueil, derrière nos vertus, Derrière la nuit noire, où l’âme en deuil s’exile, Derrière nos malheurs,, Dieu profond et tranquille.Que l’enfant vive ou dorme, il rayonne toujours! Sur cette terre où rien ne va loin sans secours, Où nos jours incertains sur tant d’abîmes pendent, Comme un guide au milieu des brumes qui répandent Nos vices ténébreux et nos doutes moqueurs, Vivant, l’enfant fait voir le devoir à vos coeurs; Mort, c’est la vérité qu’à votre âme il dévoile.Ici, c’est un flambeau; là-haut, c’est une étoile.Victor HUGO MORT DU SENATEUR LE SOLFEGE A DESSAULLES SAINT-JEROME (Ecrit pour l’AVENIR DU NORD] Quand je suis passé à Saint-Jérôme, l’autre semaine, on m’a aimablement exprimé le désir, à l’Avenir du Nord, do me voir consacrer quelques-uns de mes modestes articles à l’histoire locale de la région.Quant à moi, je le veux bien, dans le mesure où je le puis.Ceux de mes confrères du saint ministère qui le voudront ou quelques autres amateurs des choses de l’histoire sent cordialement invités à me pourvoir et à me documenter de notes précises sur telle ou telle localité.Au meilleur de ma connaissance, je ferai la distribution par la plume à nos lecteurs de l’Avenir.Cela variera le menu que je leur sers, lequel, alimenté à ma seule source, menace de devenir assez monotone et peut-être sans goût et sans saveur ! Je commence la série en vous par-'ant, cette fois-ci, de Saint-Jérôme à l’arrivée du curé Labelle en 1868.Jusque vers 1832 — il y a tout près de cent ans — alors qu’elle fut érigée en paroisse canonique par Mgr Panet, évêque-archevêque de Québec, Saint-Jérôme se composait uniquement d’une rangée de chaumières, le long de la rivière “La Nord”, avec un seul rang de terres en culture, lequel s’étendait sur une longueur d’environ sept milles.Ce qu’on appelait le village ds Saint-Jérôme •— un groupe de sept ou huit maisons —• ne se trouvait pas exactement à l’endroit de la ville d’aujourd’hui, mais à un mille et demi plus loin au point d’intersection de trois chemins, où l’on avait bâti, au bord de la rivière, une modeste chapelle de trente pieds.L’endroit a précisément gardé ce nom de “La Chapelle”.Saint-Jé zôine alors n’était, à,, vrai dire qu ’une mission, où le curé de Sainte-Anne-des-Plaines, M.Poirier (1823-1840), venait dire la messe tous les quinze jours.Bientôt, un prêtre de descendance irlandaise, mais d’éducation toute française, M.Blyth (qui fut dans la suite curé de Sainte-Martine pendant de longues années et qui est mort vers 1893>, vint se fixer à “La Chapelle”, d’où il desservait aussi Saint-Colomban deux fois par mois.Il en fut ainsi pendant quatre ou cinq ans (1832-1837).La paroisse s’étant tranquillement développée et des colonies nouvelles s’étant formées, on reconnut qu’il valait mieux fixer et construire l’église là à peu près où elle est aujourd’hui (un psu en avant, exactement à la place du carré Labelle), parce que ce serait plus central.Le seigneur Dumont donna le terrain et c’est le curé Pa-quin, de Saint-Eustache, qui fut chargé par Mgr l’évêque de déterminer cet emp'acement de l’église.En 1837, M.Blyth y fixa son domicile, en qualité de premier curé, et l’on acheva, sous sa direction, la construction de l’église et du presbytère qu’ont connus les contemporains du curé Labelle.Lss travaux finis, l’église s’ouvrit au culte en 1839.De 1937 à 1868, six curés se succédèrent à Saint-Jérôme, avant M.Labelle: M.Etienne Blyth (déjà nommé) de 1837 à 1840; M.Isidore Poirier (mort curé do Saint-Anicet en 1857) de 1840 à 1841; M.Patrick Burke de 1841 à 1845; M.Georges- LAROUSSE MENSUEL Sommaire du No 278 — Avril 1930 L’Algérie et l’évolution de là colonisation française, par M.Pierre Rain.—• Bernard de Bulow, par M.Albert Pingaud.— Le Certificat prénuptial, par le Dr Henri Bouquet.•— L’Abbaye de Cluny, par M.Norbert Dufoureq.•— André Devanibez, par M.Maximilien Gauthier.— Production de la fonte et de l’avier, par M.Camille Meillac.— Journal de Guerre de l’empereur Frédéric III, par M.Robert Laulan.— Histoire des marionnettes, par M.Maximilien Gauthier.— La Navigation physique, par M.Hesse.— La Société des gens de lettres, par M.Camille Meillac.— Le mois littéraire, scientifique, scientifique, historique et juridique, théâtral, cinématographique, musical et artistique, financier, etc.50 gravures.Le numéro, 4 fr.En vente chez tous les libraires et Librairie Larousse, 13-21, rue Montparnasse, Paris (6e).PENSEE Les vérités qu’on aime le moins à entendre sont souvent celles qu’on aurait le plus d’intérêt à savoir.BOSSUET Amable Thibault (mort curé de Lon-gueuil en 1886) de 1845 à 1855; M.Michel-David Brunet (mort curé de Saint-Jérôme en 1858) de 1855 à 1858; M.Joseph-Isidore Gratton (mort curé de Sainte-Rose en 1892) de 1858 à 1863; M.Antoine-Fleury Groulx (mort curé de Saint-Jérôme en 1868) de 1863 à 1868.M.Labelle y fut nommé, par Mgr Bourget, le 15 mai 1868, et il s’y rendit vers la fin du mois.En mai, c’est l’époque où, chez nous, au Canada, la nature s’éveille et reprend vie.Ensevelie soùs les neiges de l’hiver jusqu’à a mi-avril, elle sort alors de sa torpeur apparente et se hâte de pousser ses bourgons et ses fleurs.Le temps des sucres est passé, c’est bientôt celui des semailles.En nos climats, la transition se fait rapide et notre printemps, plus que d’autres, est riche d’exubérance et de promesses variées.Le nouveau curé était encore jeune, il ne devait toucher ses 35 ans qu’en novembre suivant.Déjà assez corpulent — un joli commencement de curé, écrivait de lui à Lacolle le chevalier Drolet! —• plein de santé, de force et de vigueur, il était, lui aussi, pourrait-on dire, encore au printemps de sa vie, et c’était, il est permis d l’affirmer, un printemps qui promettait beaucoup, tout connue celui du pays canadien.Si le village où il arrivait était assez modeste et la paroisse elle-même pas très populeuse, Saint-Jérôme cependant était dès ce temps régulièrement organisée, avec son église, son presbytère, ses écoles, voire même son couvent, car les Soeurs de Sainteté-Anne s’y étaient établies, sous M.le curé Groulx, en 1864.C’était une paisible et bonne paroisse, composée de braves habitants pour la plupart, intelligents et légitimement ambitieux, et où régnait, Mgr Bourget avait pu l’assurer au nouveau curé, un véritable esprrt de famille bien unie.Le site même du village, sur les bords de La Nord”, au portique des Lau-rentides, ses progrès déjà marqués, comme aussi ceux des divers rangs de la paroisse, tout annonçait un avenir avant longtemps prospère.Le soin des âmes, cette cura animarum qui est la fonction propre de tout curé, aurait là évidemment des charmes et des consolations, et il laisserait sans doute quelques loisirs au nouveau pasteur pour la réalisation de ses rêves de patriote.En entrant dans son presbytère — le fait est historique — dans la porte même de son nouveau logis, le curé Labelle se jeta à genoux pour remercier le bon Dieu.De toute son âme, il le voulait, il allait travailler pour lui! L’abbé Elie-J.AUCLAIR LETTRE A CHANTAL Je suis bien reconnaissant à Chantal, qui, dans l’Avenir du Nord (11 avril et 18 avril), a donné un si bienveillant compte rendu de la conférence que j’ai faite à Saint-Jérôme, le 8 avril au soir, sur le curé Labelle et son oeuvre.Dans l’ensemble, bien que trop élogieux, ce compte rendu est fidèle et très élaboré.II s’y est glissé cependant quelques inexactitudes, chose que je m’explique très bien.Je pratique la chronique et le compte rendu depuis trop longtemps pour ne pas savoir jusqu’où il est difficile d’être toujours parfaitement exact en prenant des notes au fur et à msure qu’un conférencier parle.Aussi, c’est sans reproche aucun que je voudrais relever l’une des rares inexactitudes qui a échappé à la plume de mon analyste.Chantal écrit ce qui suit: “La colonisation (dans les cantons du nord) — disait le Père Alexis — fut relativement lente et pénible, la gloire du colonisateur est d’avoir été un précurseur.Le jugement du Père est aussi pauvre qu ’incomplet.” Ab ! mais non, je n’ai pas dit cela! Voici ce que j’ai dit: “Le jugement que porte le Père Alexis, m’écrivait M.Prévost, à qui je l’avais signalé, est assez juste, quoique peut-être incomplet.” C’est bien différent.J’estime trop le Père Alexis comme écrivain et j’apprécie trop ses deux beaux volumes de l’Histoire du diocèse d’Ot-tava, qui sont d’une haute valeur documentaire et littéraire, pour dire de l’un de ses “jugements” qu’il est aussi pauvre qu’incomplet.Son opinion, au contraire, sérieuse et motivée, est de tous points respectable.D’ailleurs, le digne Père, et je l’ai dit, a rendu, dans le passage que je citais, un bel éloge à M.le cnré Labelle et à son oeuvre.J’ai trouvé a- L’honorable Georges-Casimir Des-saulles, sénateur, est décédé à Saint-Hyacinthe, samedi dernier, chargé d’années et de mérites, à l’âge de 102 ans et 7 mois.Le vénérable sénateur était le doyen du Sénat canadien.De grandes fêtes eurent lien en septembre 1927 à l’occasion de ses cent ans.A la session de 1928, les sénateurs et les députés de la Chambre des communes lui offrirent leurs hommages et leurs souhaits, dans la salle du Sénat, à l’occasion du magnifique anniversaire qu’il célébrait.L’honorable M.Dessaulles fut, toute sa vie, un gentilhomme et ün grand honnête homme.U accupa comme éclievin et maire de Saint-Hyacinthe, comme député à la Législature et sénateur des postes de haute confiance auxquels il fit constamment honneur.Il fut mêlé aux évènements de notre histoire, un siècle durant, et contre histoire, un siècle durant, et conservait un fidèle souvenir de multiples évènements dont il faisait le récit avec bonhommie et une gaieté de bon aloi.II laisse partout, surtout à Saint-Hyacinthe où il a passé presque toute sa vie, une réputation sans tache et une mémoire qui sera toujours vénérée.M.Dessaulles avait épousé en premières noces, en 1857, Emilie Mon-delet, fille du juge Mondelet, des Trois-Rivières, et en secondes noces, en 1869, Fanny Leman, fille du docteur Leman, de Buckingham, décédée en 1914.De son premier mariage naquirent trois enfants: Arthur, célibataire; Henriette, veuve de Maurice Saint-Jacques, de Saint-Hyacinthe; Alice, veuve de Henri Baudry; de son second mariage: quatre enfants: Emma, célibataire, Fanny, en religion Mère Madeleine, supérieure générale des Dominicaines de Fall River, Mass; Casimir, avocat de Montréal; Henri, ingénieur civil à Shawinigan.Les obsèques ont eu lieu, mardi dernier, à Saint-Hyacinthe.L’Avenir du Nord prie la famille Dessaulles d’agréer ses vives condoléances.vec M.Prévost que son “jugement” — surtout après 34 ans, car son livre fut écrit en 1896 — était peut-être incomplet, mais rien de plus.En toute justice pour le distingué Père A-texïs, et pour la paix de ma conscience, je tiens beaucoup à cette mise au point, pour laquelle, j’en suis convaincu, le trop bien veillant Chantal ne m’en voudra pas.L’abbée* Elie-J.AUCLAIR La 20 avril 1930, Les cours de solfège, donnés à Saint-Jérôme, par l’excellent professeur qu’est M.J.-J.Goulet, sont terminés depuis déjà», une quinzaine de jours.II est malheureux que l’Inspecteur de ces cours, M.Dubois, n’ait pu faire passer d’examens aux élèves qui les ont suivis.II aurait pu se rendre compte que le travail qui a été fait à Saint-Jérôme fut très sérieux et très profitable.La moyenne des présences des élèves s’est maintenue très forte et-tous sont unanimes à dire qu’ils ONT APPRIS QUELQUE CHOSE.En deuxième année même, on est très avancé.Ceux qui dénigrent ¦ ces cours (et les -professeurs qui les donnent) sont de mauvaise foi.Il est certain que la musique n’est ni assez connue, ni assez appréciée à sa juste valeur, mais il faut espérer qu’ici comme ailleurs, on arrivera à faire quelque chose.(A ce point de vue, les cours de solfège rendent un service inappréciable).Il suffit de savoir attendre et de ne pas se décourager surtout, il faut encourager ceux qui travaillent.A Saint-Jérôme, M.Goulet a enseigné des élèves qui espèrent le voir revenir l’an prochain, car son enseignement est clair et fort aimé.On ne pourrait, je crois, que très difficilement trouver de professeur plus dévoué, plus consciencieux et plus désireux de voir avancer ses élèves.Tous les élèves et tous les jéromiens qu’intéressent ces cours (et il y en a beaucoup) espèrent qu’octobre prochain nous ramènera M.Goulet comme professeur aux cours de solfège, qui, nous le souhaitons vivement, ne nous seront pas enlevés.CHANTAL ST-REMI iïAMHERST Mlle Dorila Thomas est de retour à Saint-Rémi après avoir passé trois mois à Saint-Jérôme, chez sa soeur, Mme Lionel Bazinet.Mlle Viola Richard est de retour à Saint-Jérôme après avoir été passé Pâques avec ses parents à Saint-Rémi.Elle est revenue enchantée de son voyage.SHAWBRIDGE A M.et Mme René Foisy, née Germaine Forget, un fils baptisé le 2 avril, Joseph, Jean,, Claude.Parrain et marraine, M.et Mme Adonias Forget, grands-parents de l’enfant.Mlles Irène Foisy et Léonie Giroux de Brownsburg, sont venues passer quelques jours chez les parents de Mlle Foisy.En leur honneur, on organisa une partie de.sucre.On remarquait, parmi les invités: Mlles Germaine, Alice, Irène et Jeannette Foisy, Rollande Guindon, Léonie Giroux, MM.El'ie Foisy, Armand Bas-tien, Tancrède Leblanc, Lucien Mouette, Lucien Guindon. L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 25 AVRIL 1930.tàm CHRONIQUE LITTERAIRE QUELQUES LIVRES DE L’ANNEE DERNIERE [Suite ] Les Jours Eteints (1) de M.Jean Brueliésie ont un titre un peu solennel pour un simple eamet d’impressions notées au cours d’un séjour en Europe.L’auteur était en pleine jeunesse à l’époque où se déroulaient pour lui les beaux vagabondages, les découvertes pittoresques, les initiations d’esprit, déjà les missions à remplir, de cette rapide tournée de France.C ’est comme messager du Canada vers l’industrie française, attaché à l’Exposition roulante canadienne, que M.Bruchésie fit, en 1923, le chemin dont ces pages crayonnent l’itinéraire : excursion fleurie au passage de beaucoup d’incidents où il put explorer, en marge de ses devoirs officiels, l’âme intellectuelle, patriotique et religieuse des divers centres qu’il parcourait.Il y a donc un peu de tout dans ce joumail cursif: notes de chemin de fer ou d’auto, agrémentées des ordinaires descriptions; •— randonnées en Bretagne, en Champagne, en Saintonge, pèlerinages aux villes natales de Maisonneuve et de Champlain; — passages à Lille, à Vichy, à Biarritz; — xuie brève poussées jusqu’en Hollande; — récit des accueils fraternels reçus partout par îe groupe canadien: les échanges d’idées, d’intérêts qu’il suscite; — visites d’auteurs illustres et silhouettes de maîtres disparus; — réceptions d’immortels sous la coupole et conférences des nôtres à la Sorbonne; ¦— enfin, saupoudrant sur le tout quelques touches piquantes, un jour aux Assises de la Seine et une soirée au bal Ballier.Ces esquisses visent surtout à poser en lumière l’aspect national et le caractère catholique des personnalités, des scènes, et par suite leur cercle est un peu restreint.Ni la science, ni l’art, ni les faits sociaux, ni la littérature elle-même en dehors d’écoles exclusives, n’y occupent beaucoup de place.Ce Canadien a vu en France ce qu’il voulait avant tout y voir, et glissé par dessus le reste.Et sans doute il avait le droit de choisir ses angles d’approche et de limiter son enquête.Seulement on croirait parfois qu’il mot la France entière dans le coin spécial qu’il nous en montre.Ainsi il eréarait l’impression qu’Henry Bordeaux, René Bazin, sont les grands romanciers du jour; que la poésie contemporaine n’a rien qui dépasse Louis Mercier ou Botrel; que Mgr Baudrillart et son institut résument la haute éducation française; et que Léon Daudet n’est1 pas seulement un jouteur, mais (1) Un volume de 270 pages.Montréal, Librairie d'Action Canadienne-Française.un homme d’Etat.La peinture s’en trouve déformée, ou tout au moins rapetissée, moins par ce qu’elle trace que par ce qu’elle omet.Il eût fallu, pour des vues plus complètes, que l’auteur étendit ses fréquentations et regardât tout autour de lui au lieu de n’observer qu’en face.Mais constatons pourtant que ce qu’il voit, il le voit bien et le décrit avec précision et vie.— Ses tableaux des campagnes de France, des paysages bretons, unissent la vérité graphique aux données de l’historié et au sentiment du lointain passé.Ses jugements sont acceptables, ses appréciations plausibles, alors même qu’ils embrassent trop peu.Il n ’y révèle qu ’en germe les opinions oligarchiques, bourboniennes, revêchement statiques et violemment illibérales qui nous choquent trop souvent dans ses écrits ultérieurs.Il n’y prône pas encore le despotisme comma système supérieur de gouvernement (pourvu, bien entendu, qu’il versi de son bord) ; il n’y soutient pas encore, au lendemain de la boucherie qui a décimé et ruiné l’Europe, e.Jte monstruosité de la “guerre bienfaisante’’.Bref, il s’en tient à des principes qu’un esprit modéré, ouvert, peut avoir le plaisir d’admettre.Et puis, ce livre est lestement écrit.M.Bruchésie a un vocabulaire, une phrase, qui le rendent très aisé à lire et font de lui, à l’heure présente, un de nos plus habiles journalistes.Il faut louer aussi son enthousiasme sincère en présence de certaines belles scènes et da certains grands souvenirs; ces impressions en tirent de la sympathie et de la chaleur.Ce serait surfaire ce volume que le déclarer important, mais il est vif, intelligent, semé de couleur et de verve; et il nous parle de la Franco, sujet dont l’intérêt pour nous ne s’épuise jamais.* * * C ’est une oeuvre beaucoup plus sérieuse, aussi plus aérée, plus large, sans être en rien moins orthodoxe, que la série d’études: De Pascal à Péguy, (2) qui s’ajoute à la somme déjà remarquable des travaux littéraires de M.Gaillard de Champris.En dos essais aux thèmes épars, et que ne relie aucun fil sauf l’unité d’esprit et de but, Pascal, Bossuet, St Vincent de Paul, Momy, Balzac, Sainte-Beuve, Barbey d’Aurevilly Péguy, Bourget, Barrés et d’autres, se campent en des portaits d’où leur caractère et leur âme ressortent en même temps que leur oeuvre.L’auteur s’attache en chaque sujet à dégager les questions morales des données historiques et des éléments d’art, et il n’ignore jamais les rapports des écrits ou des personnages avec les normes de la foi, de la conduite intime.C’est ce qu’annonçait le sous-titre: Etudes de Critique et de Morale.On n ’est donc pas surpris de voir Pascal ou Bossuet Soumis non seulement à des observations mentales, mais à des examens de (2) Un volume de 292 pages.Québec, Editions du Soleil.JOSAPHAT BASTIEN Entrepreneur général Constructions de toutes sortes, Fondations et Planchers en ciment, _ Couvertures en gravier et pierre d’amiante.Spécialité : Conètruations en blocs de ciment Des cotations seront fournies sur demande et ce sans aucune obligation de votre part pour réparations ou constructions nouvelles.Malaxeur et vis (jack screws) à louer -Prix modérés.- Tél.399 Saint-Jérôme H K J ryYYTYTYTYTTr XXXXXXXXXXXX^ PACKARD est une garantie dans l’achat d’un AUTO USAGE REMIS au point conformément aux standards de Packard, chacun de ces autos usagés donnera satisfaction complète à son acquéreur.Tous ces autos constituent des valeurs bien supérieures aux prix demandés.Venez essayer celui qui peut vous intéresser, puis nous vous expliquerons notre système de paiements différés.Voyez.Examinez.Comparez (Offerts sujets à vente préalable) LIMOUSINE PACKARD 333 7 places.$1100 LIMOUSINE PACKARD 233 7 places.$825 LIMOUSINE JORDAN Gros “8”.$1000 LIMOUSINE STUDEBAKER Président.$1100 SEDAN PACKARD 126 5 places.$550 SEDAN BUICK 27-47 5 places.$850 Sedan 1929 ESSEX, 5 places, $700 Service des Autos usages, Westmount 9792 Ouvert le soir PACKARD MONTREAL CO., LIMITED 4026 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal ROUTIERE BUICK 27-54.$950 COUPE Conv.BUICK 27-54C.$1000 SEDAN CHRYSLER “70“ 5 places.$650 COUPE CHRYSLER “70” 4 places.$825 COACH Adv.“6” NASH $450 SEDAN WILLYS-KNIGHT “70”, 5 places.$525 conscience.Pascal, qui fut un génie, fut-il en même temps un saint?Jusqu’à quel point a-t-il connu ces délices mondaines dont il dénonce le néant?Dans quel degré ses polémiques acerbes, son attache à l’idée jansénis* te, accusent-elles sont humilité?N’y eut-il pas de la dureté, jointe à des convoitises terrestres, dans ce procès avec sa soeur?Bossuet fut-il ambitieux d’honneurs, même de prébendes, pour lui et pour les siens?Manqua-t-il envers Fenelon à la douceur évangélique?Le romantisme en Franee a-t-il sapé la majesté des moeurs?Péguy, Barrés furent-ils chrétiens?On peut trouver que certaines de ces questions manifestant envers l’âme des gens, leurs conscience et leur vertu, uns curiosité excessive, et qu’elles sont d’ailleurs insolubles.Comment définir, par exemple, le “catholicisme’’ de Péguy, qui récite des Ave sur les omnibus, mais qui délibérément vit avec sa maîtresse, s’exile des sacrements, et voit ses livres condamnés à Rome?celui de Barrés, de Bourget, de Barbey d’Aurevilly, grands prôneurs de l’idée chrétienne, mais qui jamais ne renoncent pour l’amour de Dieu à une thèse hérétique ou à une peinture scabreuse?Les âmes humaines sont elles-mêmes: leurs racines peuvent s’étendre à des sols opposés, leurs actes fleurir hors de toute logique, eit leur espèce se refuser à toute classification rigoureuse.— En tout cas ces prob'èmes donnent lieu à des exposés érudits, à d s analyses pénétrantes et minutieuses, et nous donnent le plaisir qu’on éprouve toujours à risquer l’oeil par dessus le mur du voisin.Mais à côté de ces préoccupations éthiques, et parfois apologétiques, 1 ’etude littéraire, se déroule avec une belle indépendance.La beauté est appréciée, l’art reconnu partout où il se trouve, et sans rien de cette étroitesse qu’évitent rarement les moralistes.L’auteur sait démêler dans l’oeuvre les apports do l’idée, peut-être douteuse, et de l’expression admirable, comme dans lia vie les erreurs pratiques et la sincérité qui les atténue.C’est ainsi que Péguy le touche par son honnêteté rugueuse, même dans son schisme impénitent, et que Le jardin sur l’Oronte, ce dernier rêve de Barrés, le surprend en même temps qu’il le captive.Il ne donne pas dans ces exécutions en bloc que dus outranciers,comme Daudet voudraient nous faire prendre pour de la justice.Il sait voir dans le romantisme, à travers ses divagations, la force et la sève idéalistes qu’il a rénovées dans les lettres.Il ne cède guère a.u sophisme facile qui fausse l’idée adverse pour en triompher plus sûrement; à cet autre qui étend à des théories la responsabilité de fautes tout individuelles.Il a tort cependant, je crois, de relier d’une façon quelconque le nihilisme moral de Gide à son protestantisme: comme si la littérature vicieuse ne se recrutait pas dans tous les camps, moins peut-être chez les protestants puritains que chez d’autres! Et puis, quel degré de foi protestante peut bien conserver André Gide?Je m’étonne encore qu’il emboîte le pas aux âmes scandalisées qui voient dans les Cahiers de Sainte-Beuve un factum d’une méchanceté extrême.Pourquoi ne pas reconnaître en ces notes ce que Sainte-Beuve lui-même entendait y mettre: des opinions pleinement franches, absolument intimes, dégagées de tout souci de publicité, de toute contrainte conventionnelle, sur les évènements et les hommes?Tout critique ne voudrait-il pas s’épancher ainsi quelquefois sans gêne; répudier à 'part soi les réserves, les compromis, les complaisances forcées dont il use devant le public; libérer sa conscience en disant sa pensée totale, i ne fût-ce qu’en face de son miroir?C’est ce besoin d’honnêteté qui dicta à Armand de Pontmartin, après vingt-cinq volumes d’urbanités et de demi-t.intes, les Jeudis de Mme Charbon-neau, où éclatant en rudesse brutale les insincérités de toute une vie.“Ce vague malaise, dit-il, qui m’obsédait depuis si longtemps, c’était cette vérité vive, gauloise, épigrammatique, que je sentais en moi, tandis qu’au dehors s’épanchaient les banalités bienveillantes.Cette lutte de mon vrai genre contre le factice et, le convenu”.Jules Lemaître, par le même remords, mais par une pénitence moins franche, nous a fourni la clef secrète qui distingue dans son oeuvre les jugements sentis, authentiques, de ceux q,ue teinte l’aonitié ou l’opportunisme.Nous savons qu’il y a certaines épithètes qui, chez lui, doivent se prendre cum grano salis, tandis que d’autres, toujours il les réserve pour ce qu’il juge excellent, pour ce qu’il admire; —¦ qu’envers les oeuvres d’amis intimes, il jette sans scrupule l’impartialité par dessus bord et loue carrément, par principe.Sainte-Beuve, lui, s’est contenté de se chuchoter à lui-même ses ' opinions foncières; et même alors il a observé des mesures qui étaient celles do son esprit naturellement si pondéré.Qu’il s’agisse de Victor Hugo, devenu, comma l’on sait, son ennemi, s’il aisse percer parfois la rancune envers l’homme, il maintient envers le talent une justice exacte, blâmant seulement des excès que tout le monde doit reconnaître.Aucun de scs portraits n’égale en malveillance celui que de Pontmartin, dans ces piquants jeudis, a tracé de Sainte-Beuve lui-même: “Caritides a reçu du ciel, auquel il ne croit plus, etc.” Et c’est de Pontmartin qui a créé, en fait, cette légende de Sainte-Beuve sournois et méchant, qui le premier, à son sujet, a parlé de stylets, de fio- les vénéneuses.La “noirceur” de Sainte-Beuve, cela se résume, à mon sens, à des manières nuancées, discrètes, tant soit peu stratégiques, d’exprimer sa pensée, à des Leçons un peu entortillées d'envelopper le J blâme.Mais ce carnet du moins est simple, ouvert, sans réticences, et par ‘suite vénéneux moins que tout le leste.C’est ce traue-üire pourtant, ; qu’on lui reproche comme on lui re-1 prochait ses pointes émoussées.‘ ‘ Malignité pmiue et douloureuse,” ait Champris,'de trouver qu'avec l'ir-‘ go Lamartine s'affadit; ue signaler chez V ictor Hugo des grossissements absurdes.Voyons, cela dépasse-t-ii le droit nécessaire du critique?“Oui, admet-on pourtant, les défauts du poète sont souvent criants, insupportables ; son orgueil, son égoïsme o-dioux; sou insouciance parlois monstrueuse.” Eh bien, Sainte-Beuve n’a pas dit autre chose; il i'a même dit bien moins violemment: pourquoi est-ce du fiel chez lui seul?Il a comparé l’oeuvre de Balzac à “un immense tas de fumier.” Mon Dieu, que d’expressions moins nobles se cueilleraient chez Barbey, chez Léon Daudet, chez le P.Delaporte et d’autres, envers des écrivains qui le méritent moins que Balzac! N’est-il pas tout-à-fait injuste, Balzac s’étant vengé d’un article de Sainte-Beuve en refaisant à sa manière le roman Volupté, de mettre au seul compte de la “ja.ousie” les blâmes subséquents du critique?Son opinion sur Balzac était tonte faite auparavant, puisque déjà, sans provocation, il avait écrit cet article ! L’auteur, vraiment, pousse ici au comble sa tendance moraliste à scruter les coeurs et les reins, et ses interprétations assurées d’intentions, de motifs secrets, ressemblent beaucoup à des “jugements téméraires.’ ’ En somme, Sainte-Beuve, dans nu journal intime, s’est permis des crayons sincères, mais crus, en blanc et noir, sans précautions et sans ménagements, sur des personnages et des livres : il n ’y a là qu ’une liberté et qu’una malice très ordinaires.Il est possible que ces feuillets, il en ait prévu la publication; mais il l’a voulue, en tout cas, retardée jusqu’après sa mort et celle de seg prétendus victimes: elle ne s’opère qu’au bout de cinquante ans.Je me demande quel tort peuvent bien causer de si vieilles méchancetés, et si des poisons même ne s’évaporeraient pas en moins de temps.Mettez en regard de cela l’oeuvre entière de Sainte-Beuve, son effort continu de compréhension, d’équité, son bon sens, sa justesse et sa clairvoyance admirables.Louis Veui:-lot a, je crois, donné la note exacte sur cet homme qui était à cent lieux de ses idées, en résumant ainsi ses méthodes et son caractère : “Il y a des sacrifices à la renommée, à la puissance, à l’amitié que M.Sainte-Beuve n’a jamais voulu faire absolument.Il s’en est tiré comme il a pu, pas toujours en héros; mais il a marqué au moins ses scrupules et mis la bande de bâtardise sur les blasons suspects qu’il avait à vérifier; fidèle encore à la critique dans ses complaisances les plus signalées GRATIS Nouveau service à dîner (semi-porcelaine) 97 morceaux, valeur $30.00, donné GRATIS avec le THE et CAFE MIKADO Meilleur que tout autre thé et café du même prix.En vente à 75c.la lb.aux endroits suivants:- L.P.DESJARDINS EMILE DESORMEAUX RAOUL HAMEL J.C.LAUZON JACQUES LECLAIR A.PAQUIN O.QUENNEVILLE L.VALIQUETTE P.PAUZE I0NAL CHANGEMENT D’HORAIRE EH • VIGUEUR LE 27 AVRIL Le train No.92 partira de L e Rémi a 6.30 A/M., au lien do 7.30 A.M., exe.pté le dimanche, de Saint-Jé-lôme à 9.16 A.M., et arrivera à Montréal à 10.45 A.M.Un nouveau train.No.100, remplaçant le train No.96, quittera Lac Rémi, lo dimauch ¦ seulement, 5.20 P.M.aii lieu de 4.30 P.M., Saint-Jérôme- à 8.08 P.M., arrivant à Montréal à 9.35 P.M.Le train 90-17 quittera Sahit-Jéiô mo à 4.45 A.M., excepté 1 dimanche au lieu de 6 10 A.M., Jolictte 6.17 A.M., arrivant à Montréal à 7.45 A.M.Les autres services demeurent comine il est indiqué dans les horaires courants.Pour renseignements supplémentaires, s’adresser aux Agents des billets.{ WILLIE LIBELLE : .ENTRBRRENEUR-G&NERAL CONSTRUCTION GENERALE, — FONDATIONS PLANCHERS EN CIMENT, COUVERTURES EN GRAVOîS, Etc.POLISSAGE DES PLANCHERS A L’ELECTRICITE PRIX MODERES T avail exécu’.é avec soin et promptitude Telephone 59 * 122, Avs Parent St-Jérôme • •« Réparations générales, Assortiment complet de parties d’autos, Accessoiree, etc.GASOLINE, HUILE5 '¦.J.>•?*3> 14 >* ’•* ¦v* et dans ses expéditions les plus périlleuses.” C’est dire assez qu’il fut un honnête homme ; et, comme le conclut Godefroi, “il est, en somme, l’homme du milieu mondain qui s’est e plus souvent mis du côté de la justice et même de la morale.” C’est là, heureusement, le seul chapitre immodéré que contiennent ces études.Lo reste est raisonné, solide, persuasif, et dénote un esprit aussi élevé qu’étendu, sensible à la beauté et sympathique à toute pensée sincère.De Pascal à Péguy nous fait suivre une route variée, aux tournants un peu raides et entrecoupée d’espaces vid s, lais qui nous montre en son parcours des génies, de grandes âmes, d’autres âmes simplement humaines, en une lumière histoiïuqc et psychologique qui les fait transparaître et vivre.L’histoire littéraire de deux siècles s’ep.trouve, sur autant de points, complétée et élucidée.Si les problèmes intimes que suscitent ces pages ne sont pas toujours résolus, c’est déjà un jeu captivant, un effort qui en vaut la p.ine, que de les poser et de les creuser.Louis DANTIN Allez à a t* S • h I • ».I St-Jérôme Pour la saison froide, Place à louer.Garage chauffé.$8.00 par mois Pour renseignements, voyez M.SANSOUCIE, Gérant, Téléphone 410 — St-Jérôme ., • » • », » ¦ ».¦ »,.* 4.4 The Eagle Lumber Go.Ltd Marchands de Bois de Construction Bardeaux, Pin rouge, Planchers en bois franc, Lattes, Moulures, Etc.CONSTRUCTEURS Economisez 15% en achetant notre bois préparé spécialement pour lambris extérieur et intérieur.Telephone 60 STJEROME - F.GIROUX Saint-Jérôme L.DUBOIS Saint-Jérôme vain!-::.; • :.' /•; / des renseignements snr las assurances à prix réduit de la Série ContéJ .on, émises par a Confederation Life Association.Mettez ce b coupon à la poste de suite Adresse Occupation.Age La Confederation Life Annonce les Nouvelles Polices “Série Confédération” La Confederation Life Association vient d’offrir des polices d’une série toute nouvelle, dite “Série Confédération”, à primes très basses.Ces polices permettent à l’assuré d’obtenir un maximum de protection immédiate, à un taux peu élevé; elles sont émises d’après les systèmes vie ordinaire, à primes continues ou à primes en nombre limité, et dotation.Le bénéfice en cas d’incapacité totale et ceiui de double indemnité peuvent être ajoutés à ces polices.Nous avons préparé une brôchurette qui donne une idée très précise de l’objet que nous avions en offrant ce genre de polices, et des avantages qu’elles vous rapportent.Demandes-nous donc un exemplaire de cette brôchurette, et dans ce but, veuillez utiliser le coupon ci-joint.Confederation.Lift ation Toronto Social Son Rêve le plus Cher! une icyclette OCM AVEC LE PEDALIER TRIPLEX'- LE FREIN A ROUE LIBRE HERCULES— LES PEDALES GIBSON ' IJgrTf ' %-, ¦: :ï; % F E ROCHON-¦—*— * * aOUn Accessoires de toutes sortes en stock.— Expérience de 9 ans dans VENDEUR.les réparations.— Nous posons les caoutchoucs aux rous de carros- 36, JY8.Lepult, ShjBFÛÎÏB ses de bébés, aux tricycles et^ux voiturettes._ G g t=> >=< Qué.SA1NT-J0VUE M.Yves Grignon, fils de M.Dr Henri Grignon, étudiant au collège djs Pères du Saint-Esprit à Ottawa, était en vacances, chez ses grandparents, M.et Mme C.Coupai.M.Henri Marchand, étudiant de Montréal était en vacances depuis mercredi soir, chez ses parents.M.Léopold Bédard, de Québec, est en promenade à Saint-Jovite depuis lundi midi, l’invité do sa fiancée, Mlle Lilianne Meilleur.Mlle Abina Vaugeois, institutrice de.Val-Barrette, était en vacances pour quelques jours, chez ses parents.Mlle Paule Dury, étudiante à l’école normale de Saint-Jérôme était en vacances de Pâques chez ses parents.M.A.Salmon, revenait lundi midi, d’un Court voyage à Thetford Mines.Mlle Laura Vaugeois, institutrice de Saint-Faustin, a passé plusieurs jours chez ses parents.Mme J.Bouvrette, de Montréal, était en promenade chez ses parents, pour quelques jours.M.Gérard Laviolette revenait lundi soir, d’un court voyage, à Saint-Ours, chez ses parents.M.P.E.Grenon, partait jeudi matin, pour Montréal.Le trajet fait en automobile a été des plus heureux.Mlle Bernadette Brisebois, de Montréal, était en premenade pour quelques jours chez ses parents.Mlle Rolande Vaugeois, étudiante au Couvent de Sainte-Agathe des Monts, était en promenade chez ses parents.M.R.Marchand, gérant de la banque de Montréal est en vacanees depuis lundi dernier.1 M.M.Draper, de Montréal,, était la semaine dernière de passage à St-Jovite.M.A.Meilleur, accompagné de sa fille Alice de Val-Barrette, étaient en promenade chez son frère M.R.Meilleur.M.Y.Lamarche de Mont-Laurier était en promenade à Saint-Jovite, la semaine dernière l’invité de sa fiancée Mlle Ange-Emma Lacassse.M.A.Pelletier, partait samedi soir pour Val-Banvtte, où il était attendu par sa fiancée.Mlle G.Lamou-reux.M.J.Lafrenière, accompagné de Mlle Jeanne Bédard, de Montréal, étaient en promenade, chez M.L.Faquin.M.J.Gauthier, était lundi dernier de passage à Saint-Jovite.Lundi soir, à la salle paroissiale étaient données des vues animées par M.H.Paradis.Sa soirée fut des plus agréables.Mlle Archambault, de Montréal, est en vacances à Saint-Jovite depuis quelques jours.M.W.Middleton, est de retour à Saint-Jovite, après une absence de plusieurs mois.Le Garage Grenon, a terminé sa toilette de Pâques.Rien ne manque pour distraire et accommoder ceux qui forcément sont obligés de stationner au Garage.Toutes les commodités possibles sont offertes.Comme l’utile a été joint à l’agréable, vous pouvez donc trouver un radio dans le joli salon d’attente, des fleurs, des livres, enfin tout ee qu ’il faut pour faire passer les heures très confortablement, et très agréablement.Venez, et jugez par vous-mêmes de cette petite merveille du Nord.«¦ M.Day, agent de la Rundle Cie, était à Saint-Jovite, ces jours derniers.M.Giroux, de la Conception était ici lundi dernier.Les élèves pensionnaires du couvent des Filles de la Sagesse sont revenues reprendre leur études après avoir passé quelques jours dans leur famille.M.Eloi Labonté de Saint-Rémi d’Amherst était de passage à Saint-Jovite.MM.Georges et Arbondius Léonard de Moonbeam, visitent des parents à plusieurs endroits, mais particulièrement à Saint-Jovite, leur village natal qu’ils ont quitté depuis plusieurs années.Jeudi dernier, M.et Mme Hervé Jolicoeur sont allés à Saint-Jérôme par affaires.LAC A^AROIS Mlle eBrthe Raymond, Inst, du Lac des Seize.Elle a passé une partie de ses vacances de Pâques chez M.John Foisy et Mme Wilfrid Foisy est repartie jeudi pour Montfort afin d’assister aux offices de la semaine sainte.Elle partira samedi pour revenir vers sa classe, SAINTE SOPHIE Mlle C.Pesant est allée visiter ses parents aux vacances de Pâques et est revenu avec sa soeur, Mlle M.Rose Pesant.M.Roger Aubin, de Saint-Jérôme, est venu passer quelques jours chez son père, M.Orner Aubin.La famille J.Desjardins est allée à une partie de sucre à Saint-Hennas et i's sont revenus enchantés de leur voyage.Mlle Juliette Dion était de passage chez ses parents la semaine dernière.Mlle Marguerite Clavel'e est venue passer huit jours chez ses parents.Lundi a eu lieu chez M.Eugène Lapointe une partie de tire.Etaient présents: M.et Mme E.Lapointe et M.et Mme Lucien Lapointe, M.J.Bre n M.et Mme Geoiges Breen, M.et Mme Edmond Desjardins, M.D.Green, M.et Mme Henri Aubin, M.Arnold Gr_en, Mlle Laurette Aubin, Ml'e Marguerite Aubin, Mlle Marguerite Clavelle, Albert.Léo, Jeannette, Madeleine et Victor Lapointe, Joseph et Réal Aubin, Kathleen et Raymond Breen, Tous sont revenus emportant un bon souvenir.M.Albert Carey d’Huberdeau est en promenade chez son père, M.Alfred Carey.M.Joseph Tourangeau s’est acheté un autre cheval pour ensemencer les terrains de la fabrique.Mlle Alexina Lévesque était de passage à Terreboijne et à Joliette il y a quinze jours.M.Edouard Lévesque est venu visiter son gendre, M.Léo Lauzon.M.Wibrod Carey qui est à l’hôpital est en bonne voie de guérison.ST-REMI D’AMHERST M.et Mme Léopold Racicot, ont lait baptiser une fille Marie-Pauline.Parrain et marraine, M.et Mme Pierre Thomas.Mlle Aurience Lafortune, de Saint-Jérôme, est venue pass r les Fêtes de Pâques chez des parents, oncles et cousins.Mlle Vio'a Richard, de Montréal, est venue passer les Fêtes de Pâques dans sa famille, M.Joseph Richard.M.Eustache Thomas, ancien maire, est arrivé d’un voyage d’affaires importantes à Montréal.M.Hilaire Thomas est aussi arrivé ce soir d’un voyage d’affaires à Montréal.M.Napoléon Dumoulin, père, est revenu de Kapuskasing où il était a -lé demeurer depuis quelque mois, avec sa femme qui est tombée malade presqu’en arrivant là-bas, et est dans un état grave, par une attaque de paralysie.AVIS PUBLIC Canada, • Province de Québec District de Terrebonne, Je soussigné Napoléon Fleurant hôtelier de Saint-Canut district de Terrebonne donne par les présentes Avis aux intéressés que si l’automobile Dodge Sedan laissé chez lui l’automne dernier n’est pas réclamé d’ici au 30 avril 1930, à cetts date à 11 heures de l’avant-midi il sera vendu à l’enchère publique pour le loyer échu et les frais.Daté à Saint-Canut ce 17 avril 1930 NAPOLEON FLEURANT 30% à 60% nnout le monde sait qu’il y a de JL l’argent à faire dans l’élevage des renards argentés.Il s’agit de le faire et de savoir s’y prendre.Le plan coopératif Laurendeau & Langevin qui a donné de si bons résultats depuis cinq ans, vous offre l’opportunité de devenir associé avec eux vous aussi et partager des profits importants, en plus d’être propriétaire des ' renards que vous achetez.Pas de risques, pas de pertes, intérêt garanti sur capital placé, renards enregistrés pur sang et propriété exclusive de vos renards.Profits payés à tous les ans.Tous nos associés sont satisfaits et prov pères.Réferences fournies.Demandez notre livret qui vous sera envoyé gratuitement.LAURENDEAU & LANGEVIN ST-GABRIEL DE BRANDON QUÉBEC MM.LAURENDEAU & LANGEVIN, St-Gabrlel d* Brandon, Qué.Messieurs: Sans aucune obligation de ma part ?•uilles m’envoyer votre Dvret traitant dm renards argentés.^ Nom.Adresse.i Ville ou Village.CREE PAR DES FEMMES avec toutes les qualités recherckées des fenun.es dans la cuisson électrique moderne ' ;v./ mMÊiÊmW ppaaiifeiappl NOUVEAUX BAS PRIX JAMAIS un poêle ne s’est acquis une aussi rapide popularité que le nouveau Hi-Speed Hotpoint.Et cela parce qu’il a été créé par des femmes pour les femmes .parce qu’il offre maintes qualités recherchées des ménagères et qu’il rend la cuisson à l’électricité plus simple, plus propre, plus rapide et plus commode.Il doit ses qualités de rapidité et d’économie à ses Eléments Hi-Speed indestructibles.Il vous offre la commodité du Contrôle SuperAutomatique du Fourneau, la sécurité d’une excellente Construction Tout-Acier et les avantages sensationnels de la Marmite Combinée Economique (Cooker).Vous pouvez maintenant acheter un Hotpoint à partir de $85 .et votre marchand peut vous accorder des conditions faciles.CRÉÉ PAR 4trr FEMMES pour LES FEMMES VENDU PAR Gatiieau Electric Light Co., Limited.: ' , ü ' ¦ CANADIAN GENERAL ELECTRIC Sa, Bureau chef fwwmtk Toronto La qualité est la meilleure politique V aleur rencontréeT nulle part auiprix defGraham Vous offre un Sedan a quatre grandes portes et capitonnage Mohair.t» ÛAAHAM de 115 pouces.Seul dans sa catégorie de prix a un empattement Prix f.à b.Windsor, taxes en plus.AAAMAM Sedan Universel Standard Six Graham à 6 fenêtres $1100.Six Standard et Six Spécial, $1040 et plus.Huit Standard et Huit Spécial, $1875 et plus.Prix à Windsor Ont.Taxes extra.Six Spécial et Huit Spécial équipés avec la transmission Graham à quatre vitesses.&AAHAM , Le seul dans sa catégorie de prix qui a un moteur à 6 cylindres développant 66 chevaux-vapeur — avec cylindres de 3Vb x 4 Va et 207 pouces cubes de déplacement.&AAMAMSeld ., .°eul c*ans 84 categorie de prix a un arbre de cou- che a 7 paliers avec 81.4 pouces carrés de surface portante.Seul dans sa catégorie de prix est entièrement ajustable: les sièges aussi bien que les pédales.G A A / \ A AA Seul dans sa catégorie de prix a des freins hydrauliques à expansion interne aux quatre roues avec tombaurs de 12 pouces.— Frein d’urgence séparé.AAAHAM Seul dans sa catégorie de prix a une conduite à came et à levier.Construit maintenant ses propres automobiles complètement — une carrosserie de qualité et un chasse de qualité.Plus aue cela, Graham a équipé ce char — et tous les autres modèles Graham — avec la sécurité et 1a protection qu’offrent les vitres iné-clatables* ©t cela au plus bas prix additionnel.J OS.GAUTHIER Représentant exclusif pour les comtés de Terrebonne et Deux-Montagnes Saint-Jérôme x L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 25 AVRIL 1930.Le Masque Noir Homan, par Céliber [Suite] Nota bene: Le roman “Le Masque Noir” se termine la semaine prochaine.Ceux qui l’ont suivi à la lettre, auront le dernier mot de l’énigme.Quel est le nom du bandit1?Quelle est sette relation qui unit sa famille à celle du chef Lesage?Parlera-t-il avant de mourir,?Ira-t-il à la poten-ee sans broncher?Le prêtre aura-t-il le don de lui toucher le coeur et de le faire prier?Ne manquez pas la dernière partie: elle est le clou de toute l’histoire.HUITIEME PARTIE QUAND LA JUSTICE.Le procès du Masque Noir avait é-te fixe, au vendredi de la même semaine, le 12 juillet.Capturé le dimanche dans les circonstances qu’on connaît, le désormais célèbre bandit avait pris la vie de prison très calmement.Il avait dévoré avec avidité les volumes que le shérif lui avait apportes, dans une attitude presqu’é-tonnante.Pas un mot de colère, pas un mot de révolte, bref un maintien fait de silence et de repos.Les geôliers le déclaraient récemment: ja- mais prisonnier ne fût si paisible et si galant.Et quand le jeudi soir, on lui annonça qu’il aurait à comparaître le lendemain devant le tribunal de la justice, il se contenta de répondre avec un étrange sourire qu’il en était prêt.Les journaux pendant ces quatre jours firent sensation.Us se vendaient comme par enchantement, et il ne se trouvait pas dans toute cette province une seule personne qui ne parlât pas du Masque Noir.Nous oserons dire que tout le Canada avait les yeux tournés vers Saint-Jérôme et que les grands journaux américains commentaient l’exploit.Aussi le jeudi soir, le train de Montréal déversa dans la Reine du Nord une foule si grande que nos hôtels en furent bouleversés.On dressa des lits dans les corridors dé l’Hôtel Lapoin- à ce mot : souffrir.Autrefois, j’ai vécu des années de bonheur mais la souffrance trop longuement supportée mo les a fait oublier et m’a rendu méchant,,, J’ai eu une mère comme vous, messieurs.Un soir, la mort a frappé à notre demeure: elle est entrée, la gueuse ! et celle pourquoi j’ai conservé , la respect le plus solide au monde, s’en est allée vers ce pays inconnu qu’on nomme le ciel.Ce deuil a imposé à mes dix-huit ans une mélancolie des plus inquiétantes.C’est alors que je rencontrai une jeune fille, charmante et sainte.Pendant cinq ans, elle fût la directrice de ma vie et je l’aimais.Elle demeurait tout près de chez nous, si près qu’à toutes les minutes du jour, nous nous disions bonjour.Je crois qu’elle m’aimait : tous les soirs, côte à côte, l’été St-Jérôme ; Té'éphone 152 sonnez 2-2 RODRIGUE BOIVIN Livraison générale entre St-Jérôme et Montréal Adresse de Montréal : E.ROUSSEAU, 4715, rue St-Hubert Téléphpne FAlkirk 1725 I I Manufacture de PORTES et CASSIS à Saint-Jérôme Portes, Chassis, Jalousies, Tournage, Découpage, Bois préparé Bois de charpente, etc.Toute commande sera remplie dans le plus court délai et à très bas prix.EUE MEUNIER, Prop.es centaines de milliers de Frigidaires Ain Canadien Croix «l oi* Cést UNE des D’autres raisons pourquoi 3 fois plus de Frigidaires sont employés maintenant que tente autre mar que de réfrigérateur électrique.Chaque cabinet est en porcelaine sur acier4 à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur.Possède un surplus de pouvoir qui permet de garder les denrées dans une parfaite condition, même durant les jours torrides.Le fameux “Régulateur du Froid” qui rend possible d’activer la congélation de la glace et des desserts.Le moteur est dans le bas du cabinet, ce qui laisse le dessus uni et utile.Le Nouvel HYDRATEUR qui conserve les légumes frais et même rafraîchit les légumes fanés.Les rayons sont élevés ce qui élimine la nécessité de se baisser.Opération continuellement silencieuse .« le résultat d’améliorations extraordinaires.Bas prix.Les prix du Frigidaire sont bas, le coût d’opération est minime ne coûtant que quelques sous par jour.raisons pourquoi f _ .te Utm ip pRk3tD.AIRp L^rOUvée paTGVendü avec un couCe-T garan«— annél^i°mplète dù’que'p'U."ou* expirée.°n^«ps ap/j^V a garanti f,T/erWce ^i-ci e est ^rd^ret-S^r1:( Dubois & Bélanger St-Jérôme Grenon Auto Reg’d St-Jovite aââcÜai i .11.¦ '.—^ • • liàMSYHDi WAY -iniiüfrfT^ - m-iim ,Œ DU .NOKD.VEXMËDÎ, 25 AVRIL 1930: ^¦ÜÉ ¦MrüHffllB LE MASQUE NOIR truite] avait été trop fort, que sa puisée n’avait pas pu supporter le choc sans connaître la folie et qu’il s’était suicidé inconsciemment.Ces derniers jours, en prison, j’ai réfléchi.je me suis rappe:é les enseignements donnés par mes professeurs de collège.Le suicide n’est pas permis: c’est l’oeuvre d’un lâche.Pour moi d’abord, pour ceux qui l’on connu mon père et qui l’on coudoyé, ne croyez-vous pas qu’il serait pénible de faire rejaillir ces vieux souvenirs?J’ai parlé assez vaguement pour ne pas me trahir, et je considère que j 'ai le droit devant Dieu de ne pas dévoiler mon noni.Seule la vieille terre de là-bas, aujourd’hui occupée par un homme qui ne se soucie pas d’hier, gardé encore s.-s souvenirs d’antan.Ule ne parlera jamais car elle est fidèle.Je lui ai' causé si souvent quand j’étais jeune qu’elle doit se souvenir' que nous fûmes grands amis.Je lui dis adieu à travers l’espace, assuré qu’elle m’entend et me salue .Moi-même, je suis disparu de la vie.Comment?Ceci est un mystère que trois personnes .xistmites connaissent.Le Masque Noir en est la première.La seconde est cette jeune fille dont j’ai parlé: el e ne le sait que depuis une semaine et c’est moi-même qui le lui ai appris.Elle me croyait mort depuis longtemps.Jamais elle ne-parlera, jamais.La troisième est peut-être dans cette salle, et elle non plus, ne dira rien que je vivrai.Je lui cannais assez d’honneur et de droiture pour croire qu’elle ne tient pas à faucher l’honneur de ceux qui vivqnt au détriment de ceux qui vont mourir.Ces paroles sont vagues, je le sais.Mais, cette personne nie comprend et je lui dis merci.Je nie suis confié à elle parce qu’ellè a eu le don de me toucher le coeur, et malgré les accusations portées contre moi, je me sens p’us heureux car mon coeur s’est épanché.Jd: n’ai autour de moi que des accusateurs, je le conçois.Ne se trouve-t-il pas dans cette salle un seul coeur pour me comprendre, une seule âme pour sympathiser avec ma douleur?CLr, je suis un homme, e’est-à-dire un être vivant, pensant, marchant: comme tous les autres hommes, j’ai un comr, qu’il soit gâté, endurci ou non, qu’il soit hideux, peu importe ! Ma vie n ’est qu’une conséquence du malheur.11 y a sept ans, j^ me trouvai tout-à-coup une épave sur Je fleuve de l’existence : honteux, j’ai tout sacrifié, même mon amour.Jamais je n’ai r-vu l’idole de mon coeur: elle m’a cru mort, je le répète.Alors, moi tel un paria, j’ai gagné les.bois, et épuisé, sale, en guénil’es, je tombai un soir dans la boue du chemin.Une vieille dame qui passa me recueillit et m’amena chez elle: désormais je ne fus connu que sous le' titre de petit-fi's de la vieille Bégon.Un mois plus tard, cette vieille dame devenait sourde et malade.Pendant six ans, je demeurai là, ignoré et inconnu, loin du monde, calme et insouciant, passant pour un idiot et heureux de passer pour tel.Mais je vous le dis, je me gonfle d’orgueil car pendant si longtemps, je réussis à dépister ce qu’on pourrait appeler le passé.Il y a un an, j’ai commencé ma vie publique : la justice me la reproche, mais moi, je m’en félicite.On m’accuse, moi je m’excuse.On me condamnera, j’en suis certain, mais jusqu’à la dernière minute, je considérerai que j’ai satisfait l’honn ur.Mon père est mort: il s’est suicidé parce qu’il a été tué.Deux hommes lui ont proposé des transactions, et ces deux êtres inhumains lui ont volé jusqu’au dernier sou.A mon avis, je tiens r sponsa-ble de la mort de mon père ces deux personnes.L’une se nommait Lame: Laruo n’est plus.Je l’ai tué a.vec calme, avec sang-froid, avec préméditation, après l’avoir-cherché six ans durant, et ce crime que j’ai commis, s’il est énorme pour vous, est sub'i-me pour moi.Je m’en réjouis et n.; le cache pas.La seconde vit encore : je la maudis.Il me semble que je serais plus heur ux si j’avais pu la frapper elle aussi, l’écraser de ma vengeance.Le hasard m’a été défa-vorab’ e : c ’ st passé, n ’en pai Ions plus.Je n’ai obéi qu’à un sentiment: 'a vengeance.Je la croyais permise, licite.J’y ai consacré toute ma vie t ma vie va finir avant que mon oeuvre n’ait été complète.J’ai tué je l’avoue.J’ai blessé un homme à Sainte-Adèle, mais sur le crucifix qui orne cette salle, qui est mon maître et le vôtre, je le jure, je ne l’ai pas voulu.A Sainte-Lucie, j ’ai agi impoliment, mais j’étais sous l’influence de boissons enivrantes.J’ai attaché à un arbre, un hom-ie de l’Annonciation parce que j’aVais b soin d’argent, mais comme je ne l’ai jamais revu pour le lui rendre, j’ai donné amplement à une pauvre veuve qui en avait besoin.J’ai maltraité Us deux préposés à la locomotive par nécessité mais j’ai pris garde de ne pas les tuer.J’ai à Sainte-Thérèse, à la banque de Montréal, te nté d’affoler le caissier pour le voler; j’ai même, au bureau de Poste de Saint-Jérôme, sommé les demoiselles Lemay de me remettre le contenu de leur caisse mais je me suis heurté à une énergie de femme.Je suis venu voir le chef L sage sous de fausses représentations: je voulais le voir, considérer sa figure, ses traits, car entre lui et ma famille, il y a une affinité d’honneur'.Monsieur Lesage, vous ne le savez peut-être pas, vous, mais ma famille et la vôtre ont été amies de toujours.Et vous comprenez encore que je ne puis pas dévoiler mon nom.Mais je le confesse, Monsieur Lesage, j’ai été lâche quand je vous ai tiré : je voulais vous tuer .car je me sentais pris.Mais vous étiez le plus fort: je me moquais de vous comme de la justice : je riais de l’autorité avec mépris.Que dois-je dire de plus?Il y a tant de détails à cacli.r dans ma vie, tant de faits.Un jour, peut-être, découvrira-t-on ce que je fus, à quelles circonstances je dus me soumettre et comment?Pour le moment, à cette heure présent-, alors que mon nom couvre toute cette province et tout ce pays, je le répète et j Un suis fier : j’ai tué pour venger mon père, et toutes les fautes que j’ai commises, je ne"les regrette pas car elles m’onl servi à faire éclater ma vengeance davantage et à la faire connaître.J, ne me reproche rien : j’avoue mes crimes.Je suis descendu trop bas dans l’abîme du vice, je suis trop endurci, trop embourbé, pour jamais revenir à la vie.La peut' qui mène aux abîmes est si raide qu’elle ne peut plus ê- tre gravie.Celui qui s’y laisse entraîner est fini sans retour.Jeunes gens qui m’écoutez, je vous souhait que la vie ne vous mette jamais dans a terrible position où je me suis trouvé un jour, car la route du crime est rugueuse, sale, dégoûtante, étouffante.Soyez honnêtes comme j’aurais voulu l’être: j’ai peut-être obéi à d: fc.ux principes.Prenez garde à ceci: on se fait des illusions parfois, on cro!t bien agir et la justice vous prouve le contraire.Je dis adieu à tout ce que j’ai aimé, à tout ce qui m’a aimé, je dis adieu à la rie, je plaide coupab’e à tous les forfaits qu’on m’impute, et si devant cette cour, mon sang doit racheter le sang de d’autres, veuill z croir que je puis le verser, héroïquement, car devant ma consci nce, je considère que j’ai bien agi.Je ne veux pas de procès, Monsieur le juge, je préfère la mort plustôt que la prison.Ayez pitié de moi sur ce point du moins.Un frisson courût sur toute l’assistance.Pendant ce long plaidoyer, un silence de tombeau avait plané sur cette salle.Tous les regards tendus vers l’accusé n’avaient pas dévié même une seconde.Il faut l’avouer, le Masque Noir avait été d’une éloquence chaude et simple, calme et solide: il avait parlé, tiré un peu le voile sur son passé, mais ce qu’il avait dit se résumait à bien peu de choses.Ii avait confessé ses crimes, avec sang-froid, s’en g’orifiaint même, sans rougir.Le juge alors se mettait à parler: — Monsieur, votre obstination à caché votre nom m’étonne.Je comprends qu’il y a peut-être dans votre vie des secrets qu’il vous coûte de trahir, mais quand la justice l’ordonne, vous n’avez pas le droit de protester.Vous commettez.ainsi une injure grave et sérieuse envers ce tribunal et ceux qui le représentent_____ Et s’adressant à l’assistance, il questionna : •—' Y a-t-il quelqu ’un dans cette salle qui connaisse le nom de l’accusé.?Personne ne se Lva.Seul, le Masque Noir répondit: — Personne ne me connaît.J’habite le comté, je suis né dans la région .Personne ne peut dévoiler mon nom sauf la jeune fille dont je vous parlais.¦— Et cette demoiselle, reprenait le jug ', quel est sou nom et où habite-t-ede?—¦ Croyez-vous que je puis dire son nom quand je l’ai aimée et l’aime encore?Croyez-vous que je l’exposerai, elle sans tâche et distinguée, à subir le mépris populaire en associant son nom au mini?Croyez-vous que j’aie assez peu de coeur pour manquer à l’amour et ruiner la vie de celle qu’autrefois j’adorais?Non merci: la justice, ce me semble, est assez puissante pour la retracer sans avoir besoin des déclarations d’un prisonnier?Et d’ailleurs, là encore ma conscience me défend de parler.— Très bien, reprenait le juge.Je vois en vous un révolutionnaire, un entêté, indiscipliné.Vous vous moquez de la justice avec sang-froid.Nous la trouverons cette jeune fille quoique vous en pensiez, malgré votre sourire méprisant et vil.Quant à vous, monsieur, votre rie a été celle d’un lâche.Vous n’avez pas eu la fierté de braver l’existence et je vous plains.Votre père s’est suicidé: sa fortune qu’il a perdue en aurait été crxmi UK afedim IK PAINT VARNISHES & LACQUERS wmm feSiWN.-.QNXCACNE A EMPLOYER LES PRODUITS MARTIN'SENOUR pour mures fms y pour toutes surfaces ~~ jÉÉjjMIÜ Les Planchers en Ciment Peuvent Maintenant Très Bien se Peinturer Ç Vous pouvez maintenant avoir une cave propre et bien en ordre, car il vous est possible d’en peinturer le plancher en ciment avec la Préparation Concre-Tone de Martin- Sen our, Ç La Préparation Concre-Tone forme, en séchant, une surface lisse et durable qui vous permet de toujours avoir ensuite une cave bien propre et vous évite -l’ennui de trainer de la poussière aux étages supérieurs chaque fois que VOUS descendez à la cave.Ç Le coût en est remarquablement modique—$3.00 pour un demi-gallon et $5.50 pour un gallon.Un gallon de Concre-Tone suffit pour deux couches sur une superficie approximative de 400 pieds carrés.Produits Martin-Senour, pour toutes finis pour toutes tur/aces, vendus par ' C.E.LAFLAMME SAINT-JEROME CONCRE-TONE PEINTURE A PLANCHER la cause.Vous-même vous êtes disparu de la vie réelle.Mais vous n ’a-vez pas dévoilé comment, dans quel-.es circonstances ; vous n’avez pas insité sur votre existence réelle, sur le rôle joué alors que vous étiez masqué, sur le maquillage que vous usiez, sur le souterrain que vous avez creusé pour faciliter votre évasion au cas où vous seriez cerné, sur votre retraite construite au sommet d’une montagne, sur le cheval blanc que vous possédez, sur vos relations, sur l’automobile qui vous amenait à Montréal très souvent, sur votre p r-sonnalité.Seriez-vous prêt à éclaieir la justice sur ces points?— Je n’ai rien à dire, soulignait l’accusé.— Et croyez-vous que nous allons prendre au comptant les déclarations que vous avez faites.Peut-on croire une personne dont les mains ont trempé dans le sang?S’il fallait vous juger sur toutes les accusations portées contre vous, il faudrait un tribunal spécial siégeant pendant un an.Vous avez commis un nombre incalculable de délits.Je ne vous jugerai que sur un point, le plus grave: le meurtre.Vous avez tué.Il est défendu de tuer: la loi humaine comme divine est précise et claire.Pourquoi avez-vous tué?Pour vous venger, circonstance qui aggrave le cas.Venger qui,?Votre pèr(?.En aviez-vous le droit même naturel?Je dis non, car le meurtre n’est pas permis même pour satisfaire l’honneur.Si parfois il serait excusable, dans le cas présent il ne l’est pas.Vous avez tué résolument, avec méditation, le déclarant ouvertement.Ainsi, je ne puis faire autrement que de ; vous appliquer le maximum du châtiment.Vous êtes un être dangereux dont la société a le droit d’exiger le disparition.S’il ne s’était pas trouvé pour vous capturer un policier dans la trempe du ehef Lesage, vous auriez commis un autre meurtre dont vous regrettez la non-exécution.De sorte que, me basant sur les devoirs exigés par ma responsabilité et ma conscience, sans parti pris, mais convaincu de mon jugement, devant les accusations portées contre vous et que vous admettez comme plausibles, moi, juge de la Cour Supérieure, ce 12 juillet 1929, à une heure et dix minutes de l’après-midi, je vous condamne à être pendu par le, cou jusqu ’à ce que mort s’en suivre, dans le préau de la prison do Saint-Jérôme, à huit heures du matin, le 9 août prochain.Que Dieu vous soit en aide et ait pitié de votre âme.Avez-vous quelque chose à dire?— J’aeeepte le verdict, reprit avec calme l’accusé.Mais ne pourrait-on pas m’accorder la date du 12 août?— Et pourquoi cette date?Le Masque Noir eut un frisson dans les yeux.Il pensait probablement à Hélène qui ce matin-là, le 12 août, allait au pied de l’autel consacrer sa rie à l’amour et il lui avait semblé qu’il serait mieux pour lui de mourir à l’heure où le bonheur descendrait sur sa vieille amie.Mais il s’aperçut qu’il parlait trop, et regardant devant lui, les yeux du shérif le .scrutaient.— Le 12 août est mon anniversaire de naissance, dit-il.C’eût été mie bel’e date pour mourir, à trente ans.— La loi ne permet pas de changer mon verdict.et la justice a fixé le vendredi comme jour de supplice à ceux qui n’ont pas su bien vivre.— Très bien, reprenait le condamné.Il me reste une chose à dire.Journalistes, écoutez bien.Je mourrai en brave.Un homme comme moi sait monter à l’échafaud.Ecrivez dans vos journaux que j’accepte la mort pour réparer mes crimes.A joutez-y que je mourrai en prononçant le nom de celle que j’ai aimée et qui aujourd’hui me haït peut-être.Et le condamné à mort descendit à sa cellule, marchant fermement.La loi veut que tout condamné soit é-eroué dans une prison commune jusqu’à la veille de l’exécution: aussi une heure plus tard, une voiture blindée amenait à Bordeaux le Masque Noir.Jusqu’au soir, les commentaires se firent nombreux dans la Reine du Nord.A 6 heures, le shérif recevait une lettre du boureau Ellis offrant ses services pour le 9 août.CELIBER [A Suivre] Wi m m B Wm RÜFjF.ED m m I Tirés de Canons Explosion de 125 millions de cellules alimentaires C’est ce qui rend les Grains Soufflés si délicieux et croustillants — pratiquement aussi nourrissants que les céréales cuites VOUS vous êtes peut-être déjà demandé comment il se faisait que le Blé et le Riz Soufflés étaient si légers, si croustillants.si délicieux à manger?Voici le secret de cette qualité.Ils sont préparé?d’après un procédé entièrement différent de tous ceux employés dans la fabrication des autres céréales prêtes à manger.Des grains de blé et de riz sont enfermés dans de puissants canons de bronze, qui sont ensuite tournés dans des fours brûlants.Au contact de cette chaleur excessive, l’humidité naturelle qu’il y a dans chaque cellule infime des grains se gonfle en se transformant en vapeur.Et lorsque les canons sont tirés, il se produit dans chaque grain 125 millions d’explosions qui brisent chacune des cellules (tout comme elles le seraient après des heures de cuisson).Ceci rend le Blé Soufflé et le Riz Soufflé complètement digestibles et pratiquement aussi nourrissants que les céréales cuites.Lorsque ces grains émergent en trombe des canons, ils sont soufflés à 8 fois leur grosseur normale.Ils sont croustillants, fragiles et délicieux .ils possèdent une saveur d’amande et pour qui ne les a pas encore goûtés, ils sont une véritable révélation.Ne manquez pas de régaler votre famille de ces exquises céréales.Commandez dès aujourd’hui du Riz et du Blé Soufflés.5761F QUAKER PUFFED WHEAT et PUFFED RICE DOD EE- BROTHERS *1065 et plus f.o.b.à la manufacture Le plus bas prix demandé pour un Dodge Six Un gros char, élégant, confortable, avec carrosserie MonoPiece en acier, sûre, robuste et silencieuse.Une automobile d’une beauté magnifique, d’une performance sans égale, et ayant la fiabilité prouvée par le temps de Dodge Brothers.Une automobile pourvue, aux quatre roues, de freins hydrauliques à expansion interne, à l’épreuve des intempéries, d’une action positive.Bas prix étonnant pour un char aussi beau.; LE DODGE CONSTRUIT AU CANADA POUR “"LES CANADIENS sixes AND eiSHTS MAINTENANT LA TRADITION DE CONFIANCE DE DODGE BROTHERS C.A.Lorrain & Fils Saint-J érome Cinq styles de carrosseries, $735 à $775.Tous prix f.à b.à la fabrique, comprenant l'équipement régulier de la fabrique (transport et taxes en plus).MAINTENANT UN DES AUTOS LES MOINS CHERS AU MONDE $735 et plus, f.à b.à le fabrique UN PRODUIT DE CHRYSLER MOTORS VENDU PAR LES VENDEURS DODGE BROTHERS PARTOUT iaatkst tÊË «ifiSi u'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 25 AVRIL 1930.CHRONIQUE DE SAINTE-ADELE • Adieu, pxocès.— Notre municipalité vient de rompre avec les procès C’est de bonne politique, et la sagesse qui commande n’a d’égale que la bonne volonté des commettants.Tout le monde sait qu’il y avait en lutte monsieur Oscar Sauviat et la Municipa ité.Les deux parties pouvaient avoir des torts et avoir raison.' 11 importe de dire que les deux en sont venues à la conclusion qu’il était prefei able de regler amicalement ; et, a cet effet des papiers en bonne et due forme furent signés.Tant mieux.A partir de cet instant qui glorfia les annales de notre paroisse les contribuables commencèrent à respirer plus librement, et comme le printemps s’achève en beauté, ils sortirent de cette bataille plus jeunes que jamais.Des vieux conseillers me disaient, en plein visage en plain solil, sur le perron de l’église: “Il vaut mieux rég’er ainsi; plus de procès c’est la prospérité prochaine ’ ’.C ’est là une parole sage qui vient du coeur de l’expérience.A nous les jeunes, de profiter de ces enseignements qu’on ne trouve pas dans les gros livres mais qui s’acquièrent au prix des années de luttes, de discussions, de défaites et de victoires.Il n’y aura plus jamais de procès à Sainte-Adèle, et les contribuables sont heureux de féliciter le.conseil et M.Sauviat.Peur ma part je les bénis et les embrasse avec effusion.et intérêt.Des descendants de français ne pou- hfiSB i aient faire autrement que d’épou-un jour là mesure, fille de la sagesse et du bon sens.Adieu procès ! D un coup de balai formidable nous les avons poussés vers des paroisses plus riches.Tant mieux.Los sucres.— Ah ! que de souvenirs ce mot ressuscite dans ma pauvre mémoire.Il y a vingt-cinq ans “ader aux sucres”, “faire les sucres” étaient des expressions canadiennes consacrées poétiques et très belles, qui voulaient dire quelque chose, qui ne manquaient pas de jeter dans le coeur des amoureux beaucoup de soleil, do chants lénitifs et de douceur aux lèvres.Heureux temps où l’on organisait ces parties de sucre bruyantes, traditionnelles que des artistes canadiens ont rappelées sur des toiles célèbres.La neige recouvrait encore les chemins, et les traîneaux cahin caha parvenaient au faîte d’une montagne, d’où montait, verticale et bleue, la fumée de la cabane.C’était là que l’on faisait bouillir lentement, avec des plaintes et des complaintes la belle eau d’érable, orgueil et délices de nos pères.De bon matin on se préparait à Les sucres ! Jadis cet événement renfermait des conséquences graves.Que d’amoureux ont lié à cette occasion leurs vies.On faisait sa déclaration d’amour et l’on se mariait l’automne d’ensuite.Que d’alliances y furent nouées pour toujours.Le vent tiède, venu du Sud, répandait, et dans l’âme, et dans la chair se désir violent de ' vivre, de marcher vers un bonheur possible qui a fondu depuis avec la neige grise des jours d’autan.Autrefois, Sainte-Adèle retentissait vainqueur et jeune de ces parties de campagne, effectuées avec grand tapage, trompettes et chansons dans les bois accessibles qui entourant le merveilleux petit lac rond, unique dans les Laurentides.On y accourait de partout, d’Ottawa, de Montréal, de Saint-Jérôme, de Sainte-Scholastique et voire même de Sainte-Agathe, où il n’y eut jamais que du sirop de ‘‘plaine”.Quels souvenirs ineffables qui égayaient le coeur de mon vieux père, et le mien donc aujourd’hui- Je raconterai plus tard dans un roman canadien une partie de sucre dont les héros vivent encore, J’attendrai qu’ils meurent avant que de publier eett cabane vers dix heures; on y dînait à midi et jusqu’à ce que le crépuscule art répandu du sang sur les plaques de neige disséminées, on chantait, on causait des vieux et de l’avenir.Le bois retentissait toute la journée de r Trains sonores et gais que les amoureuses palpitantes, blotties en des bras robustes répétaient à voix basse afin de consoler * leur triste coeur.On vivait du présent, si vite écoulé, mais si tendre à la jeunesse.Heureux temps! no reviendrez-vous plus jamais adoucir mon existence ! Hlllliimiimilimiimimiimilliliiiiiimmiliiliilllllllllllilllillillllllllllllllllllliu | EXCURSION AUX BERMUDES I Du 27 juin au 6 juillet, f = Par le transatlantique BERMUDA via New York = ~ organisée par : £j 1 L’Association Chorale St-Louis de France 1 S PRIX DU BILLET:—Pour chaque personne comprenant passage et Z S char dortoir, aller et retour MONTREAL-NEW YORK.—Cabine et E E repas sur vapeur “BERMUDA” aller et retour NEW YORK-BERMUDES.= Z Séjour de deux jours à l'hôtel IVJcAlpin à New York et séjour de deux Z E jours à l’hôtel Hamilton aux Bermudes: $140.00 et plus, suivant accom- E —j modation.— Toutes dépenses comprises à l’exception des pourboires et S Z des visites à New York et aux Bermudes.Sjj Z La Direction se réserve le droit de refuserl’admission à qui que ce soit, à 9a discrétion, Z Z * en remboursant le prix payé pour le billet.Z Z D’après les rapports des bureaux météorologiques des Etats Unis et des Bermudes, la — différence de température entre Montréal et les Iles Bermudes n’est que de trois ou S quatre degrés plus chaude.E Les passagers ont accès à toutes les parties du bateau, il n’y a qu’une seule classe à bord.“ Z pour autres détails, s’adresser à LARIVIERE INCORPOREE, 3715 Bird.St-Laurent, Téléphone Z Z PLateau 7201.Le soir, iour de fête et dimanche à 424** Esplanade Téléphone BLlair 3917.Z E Références: Garde Thouin, St-Jérôme = irniiimiiiiiiimmiimiimimmmiiiiimmiiiimiiiiniimimmMiiiiiiiiimmiiirl MAGASIN INDEPENDANT VICTORIA St-Faustin Station Spéciaux du 28 avril au 3 mai POUR DU COMPTANT SUCRE GRANULE le 100 lbs.SUCRE GRANULE la 1b.BEURRE DE CREMERIE la lb.LAIT CONDENSE Eagle La bte.LAIT EVAPORE St-Char- les 2 pour.THE SALADA NOIR paquet V2 lb.pour.SAVON HACHE la lb.SAVON LIFEBUOY 3 pour .FARINE D’AVOINE QUAKER Avec CADEAUX Pour.Sans CADEAUX Pour.FARINE DE SARRAZIN 10 lbs.pour .POUDRE A PATE MAGIC 1 lb.pour.POIS SOLEIL Moyen gros 2 boîtes pour.COCOA BAKER i/2 lb.Pour.FROMAGE VICTORIA la lb.GOMME CHICKLET 3 pour .SEL FIN Boîtes 2 lbs.2 pour .RIZ GLACE Pour.PRUNES LOMBARDIE L.M.L.2 btes pour .SAUCE AUX TOMATES 2 lbs.pour.• • 5.70 6c 37c 19c 25c 36c 10c 21c 1KER 34c 27c 50c 34c 25c 22c 33c 10c 15c 7c 27c 17c 23c 25c 10c CORNED BEEF FRAY BENTOS pour.GRAINES DE JARDIN 1930 7 paquets pour .PEINTURE A L’HUILE RAMSAY en chaudière de 1 gallon Q AA Pour.Oevfvl en chaudière de 5 gallons O rj p* le gallon.ùdn I fj 1’ochre en poudre rouge ou jaune pour .1’ochre en poudre vert OA „ Pour.Avec l’huile de lin pour faire de la bonne peinture.J’ai du beau BARDEAU en cèdre rouge de la Colombie à t le mille.ainsi qu’un BARDEAU plus corn- ni.4.00 Je viens de recevoir un gros assorti ment de RUNNING SHOES.Mes prix sont les plus bas., PRELART FELTOL.la verge carrée pour.42VzC.PRELART DOMINION sur toile la verge carrée .-.50c.Veuillez noter que mes prix sont plus bas que ceux des catalogues.J’ai un bon asortiment de SOIE, CREPES, BROADCLOTH pour 15 couleurs différentes, ainsi que des coupons à la livre, INDIENNE, SATINE, TOILE BLEUE et KAKI, CRETONNE.Lorsque vous achetez argent comptant à mon magasin, cet argent vous rapporte un gros profit.Notez le bien.a fête annuelle.On arrivait à la mémoires un peu trop gais II sied de respecter les fautes d autrui si l’on veut qu’on pardonne les nôtres.C’est de justice élémentaire et de la politesse la plus française.Cependant il est malheureux que eette coutume soit disparue.Elle renfermait tant de vie et tant de vie ça/-nadienne.Peu à peu les usages, les divertissements anciens disparaissent, s’en vont, emportés par un vent impitoyable vers la mort de toutes choses.Il semble que les vieux en mourant ne veulent rien laisser après eux de ce qui constituait jadis leur part de joies et de plaisirs terrestres.Si les parties de sucre n’existent plus, les cultivateurs n’en continuent pas moins de fabriquer du sirop, pour leur consommation.Ils en vendant un peu.C’est bien dommage.L’honorable ministre de l’agriculture, M.Perron préconise la fabrication du sirop et du suere d’érable.Il prétend avec raison qu’il y a là une source importante de revenus.Et c’est vrai.Je connais des cultivateurs qui possèdent de belles érablières et qui pourraient produire beau-soup plus.C’est une industrie très payante.Il n’y a pas à dire du sirop $2.50 le gallon, voire à $2.00 cela représente un bon profit net, surtout à l’époque de l’année où la ferme est inactive, la terre pas encore prête pour les semailles.Le jour où nos cultivateurs comprendront le côté pratique de ce commerce, ils feront de l’argent.Il ne restera plus alors qu’à joindre l’utile à l’agréable, et nous vivrons heureux.J’ai tenté, eette année d’organiser une partie de sucre.Peine inouie.Peines inutiles (au pluriel).Peut-être parce que je n’ai pas beaucoup d’amb(?C’est un peu vrai.J’ai un don, un don capital qui me rapporte énormément : c ’est de me créer des ennemis, beausoup d’ennemis dans un espace de temps relativement court.Que voulez-vous, je possède un mauvais caractère et je suis violent.Si je n’ai pas du sang indien dans les veines je dois avoir un peu de sang périgourdin.En tout cas je parvins à réunir quelques invités chez moi et nous fîmes des sucres à la maison.Ca perdait; son charme.Et le sirop était rare.Il y en avait bien d’une autre sorte, mais de celui-là.AUX PECHEURS La saison de la pêche approche.Il serait peut-être intéressant de se rappeler la loi provinciale qui nous régit.Saumon: du 1er mai au 31 juillet; pêche à la mouche du 1er mai au 31 août excepté dans les eaux louées" de la rivière Restigouche où la pêche à la mouche prend fin le 15 août.Truite saumonnée du 2 décembre an 14 octobre.Achigan du 16 juin au 31 mars.11 n’est pas permis de garder d’achigan noir mesurant moins de 9 pouces de longueur.Maskinongé : du 16 juin au 14 avril Il n’est pas permis de garder des pièces de moins de 24 pouces.Ouananiche: Du 1er décembre au 30 septembre.Truite mouchetée: Du 1er mai au 30 septembre.La pêche à travers la glace est interdite.Truite grise: Du 2 décembre au 14 octobre.Doré: Du 16 mai au 14 avril (longueur minimum de 15 pouces).Poisson blanc: du 2 décembre au 9 novembre.Esturgeon: du 1er juillet au 31 mai (minimum 36 pouces).Licences: Les Etrangers à la province doivent payer une licence de pêche au saumon de $25.00 par saison; pour les autres sortes de poissons $10.00 Les membres actifs résidents dans la province et faisant partie de clubs incorporés qui ont loué des territoires de pêches doivent payer $5.00 par saison.m au Man NOUVEL HORAIRE EN- VIGUEUR LE 27 AVRIL 1930 HEURE SOLAIRE Trains pour Montréal quittant Saint-Jérôme: • No.438.5.27 A.M., Dimanche èxc.No.442, 7.27 A.M., Dimanche exc.No.446, 7.28 A.M., Dimanche seul.' No.436, 12.15 P.M., Sam.et Dim.excepté.No.452, 4.52 P.M., Dimanche exc.No.456, 5.20 P.M., Dimanche exc.No.458, 7.40 P.M., dimanche seul.Trains venant de Montréal arrivant à Saint-Jérôme : No."437, 9.29 A.M., Dimanche exc.No.443, 9.33 A.M., Dimanche seul.No.435, 11.50 A.M, sam.et dim.exe.No.449, 1.24 P.M., Samedi seul.No 452, 1.42 P.M., Samedi seulement No.455 4.29 P.M., Dimanche exc.No.457, 5.47 P.M.Dimanche exc.No.461, 6.39 P.M., Ven.Sam.et Dim.excepté.No.467, 6.39 P.M., Vendredi seul.No.463, 11.15 P.M., Sam.et Dim.seulement.Pour autres informations, s’adresser à l’agent des billets, phone 28.UC ST-PAUL Ces jours derniers ont eu lieu e» l’église de Lac Saint-Paul au milieu d’un grand concours de parents et d’amis les funérailles de M.Martial Longpré, autrefois de Sainte-Adèle, époux de F.Guindon.Il laisse pour pleurer sa perte quatre fils Jos.de Sainte-Agathe, Raoul de Montréal, Mathias et Roméo de Lac St-Paul; | cinq filles, Mme Arthur Lafleur, Y.-vomie, de Saint-Paul Alba, Mme Alexis Guindon, de Val-David, Mme Achille Pagé de Sainte-Adèle, Alice, Mme J.Ernest La Palme, Blanche, de Mont Saint-Michel, Mme Jean Meilleur, Germaine, de Lac Saint-Paul; cinq soeur, Mme J.McLaughlin d’Huberdeau, Mme F.Beauchamp, Mme C.Demers, Mme C.Massy de Montréal, Mme Félix Miron de Mont-Laurier un frère Arthur de Saint-Canut, ainsi qu’un grand nombre de petits enfants.Les porteurs étaient MM.Félix Miron, son beau-frère, Alexis Guin-don, Ernest La Palme, Jean Meilleur, ses gendres.La famille Longpré remercie sincèrement ceux qui leur ont témoigné des marques de sympathies soit par visites, bouquets spirituels et assistance aux funérailles.EMPLOYEZ LA PEINTURE RAMSAY De la pêche.¦— Le lac ne dégèle pas.Un homme qui lit dans les • astres m’a assuré qu’il ne dégèlera pas.Cet homme ment sans doute, mais ça fait le bonheur des vieux habitués de la pêche,, car si la glace “ne part que le premier de mai, nous tomberons juste avec la date fixée par la Loi, et tout le monde sait que lorsque la glace part, la truite se met à mordre immédiatement en apercevant le soleil.Elle a faim, et cherche l’appât.Autrement, si le lac était libre demain, par exemple, des passionnés de la pêche (et j’en connais) ne pourraient résister à l’envie de jeter l’hameçon, courant le risque de se faire pincer et de payer une forte amende.On dit que le gouvernement est très sévère à ce sujet, et qu’une grande surveillance, cette année va être faite par les autorités.C’est juste.Le gouvernement fixe une date.Suivons la loi, coûte que coûte.Quant à moi, je m’en moque pas mal.Je me suis arrangé une patente.C’est une corde secrète qui, attachée à un vieux cadran, déclanche la sonnerie lorsque ça mord.Je n’ai alors qu’à m’éveiller, à'm’habiller dans la nuit avec mille précautions (car ma femme n’est pas au courant de cette invention) et aller décrocher ma proie.C’est merveilleux.Mais je vais vous dire tout bas : depuis quinze jours que ma ligne est tendue ça n’a pas encore mordu.Je pense que les truites n’osent MONT ST-MICHEL Quand le malheur nous frappe, nous nous en prenons à la vie.Pourtant est-ce réellement elle qui nous blesse, ou nous qui se blessons à la vie?La vie est une ligne droite qui part de la naissance à -la mort et toutes bifurcations ajoutées sont une illusion.Exerçons notre esprit et notre oeil à voir juste, puis nous jugerons mieux nos actes.Les blessures de la vie sont faites par les heurts de nos illusions; n’en accusons pas la vie mais les hommes.Mais, il y a les blessures du coeur qui sont bien les plus cruelles et celles qui éprouvent le plus les âmes sensibles.On est heureuse, avec son père sa mère, on les aime, on est aimé, on a de la joie plein le coeur, on chante, on rit, ce n’est pas assez, on crie sa joie ou on pleure.Oh ! la vie est bonne et belle; C’est si bon vivre! Puis vient la mort, cette triste mort qui nous prend l’être cher : c ’est le réveil le pénible réveil.L’être aimé est parti (Mon Père).Non non, on se refuse à le croire; c’est un cauchemar et l’on ferme les yeux pour ne pas voir.Hélas! c’est trop vrai.Il est parti, nous ne voyons plus que notre malheur.Tout nous semble méchant.La douleur nous aveugle et l’on a déjà oublié qu’hier la vie était belle.La vie est pourtant ce qu’elle était hier, les oiseaux chantent encore dans leurs nids, le parfum de nos grands bois embaume l’air, les jours ont la même longueur et la vie garde son énigmatique sourire devant notre douleur et l’erreur de notre jugement.Mêlons un brin de philosophie à notre existance; aimons la vie telle que Dieu la veut pour nous avec ses peines et ses sacrifices acceptés chrétiennement et le bonheur viendra avec l’accomplissement de notre devoir.CELIMENE 20 avril 1930.MWWWWMHWWMWWWWIW .,, m O.À.Lorrain & Fils Assurances gnérales liai aCET Vendeurs Autos Dodge HSïT" 312, rue Saint-Georges Saint-Jérôme gfWliWBBi enfreindre la loi et qu’elles attendent le 1er mai pour mordre.Avis aux intéressés.Villégiature.— Elle sera belle cette année.Si le printemps est tardif, l’été ne sera que plus beau et plus long.Plusieurs des amants de notre exceptionnelle nature de l’an passé ne reviendront pas, ce qui est bien dommage.Il arrive souvent que ces touristes se fatiguent d’un endroit et cherchent ailleurs des distractions nouvelles, une atmosphère différente, ce dont on ne saurait les blâmer.Mais nous pouvons compter sur d’autres nouveaux venus.La nature est tellement reposante et saine dans notre pays de Sainte-Adèle que les richards ne peuvent s’abstenir de nous visiter.Ils y viendront en grand nombre.Déjà, grâce à la belle route nationale, ouverte depuis quinze jours, les touristes commencent à venir et à se renseigner.Sans hésitation voyant le beau panorama qui nous entoure, ils louent nos maisons et.réservent leur pension dans nos hôtels chics, reconnus aujourd’hui dans toute la province de juqu’aux Etats-Unis.L’été sera profitable à notre population, instruite, toujours prête à satisfaire les visiteurs et à leur procurer des divertissements saints et profitable.* Sainte-Adèle est le point de mire des connaisseurs, et tous ceux qui nous ont visités, s’accordent à dire que c’est ici le coin le plus charmant ode villégiature, tant par sa scène unique dans les Laurentides que par l’hospitalité de nos gens.Ami d’Alceste NOUVEAU RECORD DU C.N.R.- - 'tr; ¦ < Sllffl§8 ' ' ‘•a* ï' Et voilà, Guy, les réflexions qui me hantent pendant que mes amies ca quettent sur les prochaines .retraites.' .DZINN intéressant, c’est-à-dire le numéro traitant de ‘‘ma” catégorie.Ainsi, vous-n’aimez pas Céliber romancier?En effet, l’envie valait beaucoup mieux.La directrice du “lutin espiègle” est ravie de votre appréciation et n’oubliez pas quelle vous attend,-aussitôt les sombres examens terminés.THE-REZE: J’accuse réception de votre jo’i c(arte de souhaits de Pâques.Vous êtes pardonnée de votre longue absence, la joie du retour, efface tout.Profitez des illusions qui peuplent votre vie.Elles se dissipent toujours trop tôt, j’en sais quelque chose,.non que pour moi, elles aient toutes pris leur vol devant la sotte réalité.Ma visite ne se fera probablement pas avant cet été.D’ici là, je ne vous oublie pas1.Faites de mêm .Diiigez vos voyages vers Saint-Jérôme.ALFRED BRUNET: , “Dans la Métropole”, donc à l’équateur de la bonne amie Sim.Comment se fait-il que, même étant homme, vous êtes curieux?Il est vrai que , cette curiosité est pardonnable puisque, c’est vous qui êtes en cause, A quoi bon feindre quand, ypus sem-blez si bien informé.' La gentille “amie” aux cheveux châtains est ma cousine.Mais peut-être le saviez-vous depuis l’incident du cadre?Je n’ai jamais fait partie d’autres courriers que de celui de.mon coin, j L’accueuil est toujours aussi cha-'eureux?Comme amie de.l’amie, je vous'tends amicalement la main.; i ‘ DZINN ;.Vf , t 7.• ; , 4 SIM, la martyre, .! 1 - ,v " ¦ , .J; -i1' , .• j "7 VLy, ¦'7;i7y- ' 1 \ - ; A-quoi tiennent-les louanges, lés protestations - de fidélité — un pseudo suffit- pour brouiller la mémoire.Ja pis donc bien quelconque, que ma plume ne me trahit pas du tout.La \jôtre, * Sim,.lors même, la cacheriez-' \lous.Sous cinquante ps xidos, elle vous- trahirait encore.Vous êtes toujours vous, vous1 ne changez pas.i Félicitations ! l’ouverture du Martyrologe du Royaume fera époque ! ! ’accepte votr: sacrifice, craignant ¦Cpendant que Dzinn ne vienne à voie secours: elle a si bon coeur.— Je îe me fais pas connaître, soit “Mais 7 ne vous reconnais pas” — oh ! oh ! lette phrase r sscmble à “la barbe lu matelot” — Vous me faites dire les choses que je ne pense pas.—-l niez-moi, je reste?E.TRANGE A M.ALFRED BRUNET, Ma joie, en voyant votre arrivée •parmi nous, s’est" vite tournée en tristesse.C.e silence eomp’e't, Ist-ce résolution de Carême?Que Pâques vous, réveille ! Je conserve un souvenir fidèle, et.reconnaissant à “Ti-Loup” pour sa bonté envers moi.Que de lettres,'que de causeries, que de taquineries,: ma première' arintié, mon premier correspondant !.— .Veil 'z, vous trouverez en.E.Tranga, une amie qui n’a pas changé, quelque soit le nombre d’années écoulées, -— Qui suis-je'?BiènVenueT E.TRANGE A GUY M., -Vous ho perd z rien pour attendre.Dans quelques jours, je.répondra ri.à votre bil et "et prêterai'main forte à 3im, mon amie.E.TRANGE- COURRIER E.TRANGE.': J’envie cercle, cours, travaux, visites, premières communions, oncle de vous accaparer ainsi.Voyez comme on devient exigeante.P.D.ès't-il bien pesant?Vous1 pourriez lui demander le loyer da son “pesage”!!! Etes-vous de celles qui ont protesté par lettre à c:s critiques retentissantes ?.11 voit j us to, c est.déjà quelque chose.J’ai manqué le plus  VOUS'MESDAMES , .Lisez/.¦attentiv-einùrit/ CAUSERIE .FEMININE ' .Albert Lozeau Aujourd’hui, le salon.est.plein de ,-;4 .¦ ' .[je,unes filles.Aux yeux'noirs, aux yeux gris, aux f [yeux bleus et .gentilles Elles causent très haut de bijoux ' [enchantés; Elles causent surtout1 de puérilités.De .cette foule -monte tin parfum de [fleurs mort s, Tiède et trop fort, formé d’extraits i-'- “ [de toutes sortes.IM lés causent, — leurs coeurs ne [sont pas .indulgents Et médisgnt avec-plaisir des jeu- [nés gens.Elles se font des compliments sur i .[leurs toilettes, Et projettent toujours de nouvelles .[emplettes, Et mutuellement se disent des se' [crets .Que 'chacune répète à l’autre, une [heur.: après.Le ton s’élève.on cause.Est-[ce qu’on va s-;, battre?Elles sont bien quatorze ou quin- [zë.j-,.E .les 'sont quatre.(Envoi de Saul)- DES CEINTURES NOUVELLES - Sur vos rob s d’après-midi et du soir les ceintures , les' plus nouvell es s'ront en piécettes d’argent ou de métal, c|oré.On peut aussi port r des fleurs de métal, roses ou ma-guérites disposées en chaîne, c’est très joli.NOTES BREVES SUR LA MODE SUR LES PETITS SOULIERS RICHELIEU Les oeillets pour les lacets sc font en émail de couleur et les ferrons desdits lacets sont remplacés par un bout de ce même émail.Il prend des formes ehaimantes et un coulant eu broche ou en boucle vient serrer le noeud du ruban.C ’est tout une bijouterie de souliers qui vient do n.î-tre et qui marque une recherche nouvelle dans la toilette.POUR REMPLACER L’HERMINE Pour remplacer l’hermine fort coûteuse que l’on pose en garniture sur les vêtements noirs et aux encolures des robes, en bandes minces, ce n’est pas du lapin qu’il faut employer, non plus que de la chèvre hermine.ce ne serait pas dernier cri.Ce qu’il faut porter, c’est du karakul blanc., .i LES BIJOUX POUR LES ROBES Chaque robe doit avoir son col’ier et son bracelet, ses boucles et ses bagues.Ces bijoux sont étroitement assortis de coloris au ton de la robe.On ajoute à ces détails le petit mouchoir do poignets et puis le sac et la fleur de la boutonnière et l’on varie, ces garnitures à l’infini.C’est un charmant caprice.LES MITAINES Voici revenues les mitaines qui se portent des mains au-dessus du coude.Elles seront blondes ou noires GRAND PELERINAGE .CANADIEN ROME Organisé par les Révérends Pères Jésuites Canadiens A l’occasion du jubilé sacerdotal de Sa Sainteté Pie XI et de la canonisation des bienheureux martyrs canadiens, 1 -s Pères Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Noel Glr.banel, Charles Garnier, Antoine Daniel, Jean de la Lande, René Goupil, de la Compagnie, de Jésus, pionniers de l’apostolat et de la civilisation en terre canadienne, les R.P.Pères Jésuites des deux pro vine s française et anglaise du Canada se sont joints pour organiser à Rome, un pèlerinage qui promet de r mpor-ter un gr.nd succès.Ce pèlerinage, qui vient de recevoir la h .uts approbation de Son Ex-c l'Ionee le délégué apostolique et de S.E.le cardinal Rouleau, ainsi que de l’épiscopat canadien, sera le seul patronné, organisé et dirigé par les Pères.Jésuites canadiens.Le départ aura li u de Montréal le 29 mai prochain, à bord du p qnebot “Montq'are” du Pacifique Canadien.C’est un navire sûr'et rapide de 16,400 tonnes, qui assurera aux voyageurs un: traversée confortable.faites avec de jolies dentell-s à réseaux fins et petits motifs.C’est une réminiscence d s modes d’autrefois qui a son petit genre et qui permettra les br is nus tout en gardant une allure fort correcte ! L’itinéraire, depuis l’arrivée .à Cherbourg-vers1 le 5 juin, jusqu’au retour dans !e même port, où aura lieu l’embarqueimlnt à bord du “Montrose” du Pacifique Canadien pour revenir à Montréal le 12 juillet, sera le suivant: De Ch rbourg, pèlerinage en autocar à Condé-sur-Vire, pour y visiter la ferme où naquit Jean de B.éboauf et l’égise où il reçut le bapJê:ne t à Lisieux.Quelques jours à Par's.— Bordeau-Biarritz-Pèlerinage à L'oyo-là, Espagne et à Lourd s en autocar.Lyon Pèlerinage à Ars et à Para.y-’e-Monit.l en autocar.Visite de Genève Suisse, Nice — D i Nice à Menton par Monte-Carlo et Monaco en autocar.— Gênes Innsbruck, Autriche.— La Passion à Oberammergau, Al-emagne.—- Venise.Séjour d’une semaine à Rome.•— (Voyage facu t tif de deux jours à Nap'es).— De Rome à Milan.— De Milan à Paris.— D Paris à Cherbourg, et retour à Montréal, à bord du “Montrose” le 12 juillet.Uno double extension est prévue pour ceux qui désir raient prolonger leur voyage d’une semaine ou d’une quinzaine: Reims, Verdun, Mayence, le Rhin, Cologne, Brux lies, Anvers (exposition) formeraient la première partie; Londres, Oxford, Dublin.Belfast, etc.pour la seconde.Les prix demandés pour ce voyage, avec ses extensions, sont remarquablement modérés, si l’on tient compte de la durée et des nombreux endroits visités en Europe.Aussi les organisateurs augurent-ils que ce pèlerinage sera très populaire parmi les catholiques du Canada tout entier.Pour renseignements complets et location de places, on est prié de communi-qu r avec le R.P.Primeau.s.j.1855, rue Rachel Est à Montréal.Economie et Confort ! Le temps des chaleurs qui arrive devrait vous faire penser à vous procurer un Foêle à l’huile.Nous vendons le célèbre ©HL MT&WM Poêle à l’huile Red Star à six brûleurs No.415.— Le d> ssus a quatre brûleurs.Le four en a deux et cuit aussi vite que le gaz.Le fini est en porcelaine blanche et émail noir.Par sa construction perfectionnée tou es les têtes de boulons sont éliminées aussi bien que les fissures et les reliefs, ce qui rend sa surface parfaitement unie et facile à nettoyer.De trois à six brûleurs J.H.BOUDREAU March.a;iid de Meuble s 313, rus Labelle St-Jérôme Manufacture Encore des valeurs sensationnelles qui vous donnent une idée des occasions sans précédent que nous vous offrons en vous faisant bénéficier du prix de la manufacture et épargner les profits des intermédiaires.Les JEUNES MARIES sont particulièrement invites à profiter de nos prix exceptionnels—nous EMMAGASINERONS et ASSURERONS les articles qu ils achèteront jusqu’au moment où ils désireront en prendre livraison—et cela sans CHARGE aucune.AUX ECOUTES LES LUNDIS SOIRS DE 9 A 10 POUR NOTRE RADIO-CONCERT PAR C.K.A.C.DES CONDITIONS LIBERALES DE CREDIT A PORTEE DE TOUS |El & -7" I_______________ .7F AMEUBLEMENT DE 4 MORCEAUX rm "£ M MANUFACTURE Exactement toi qu’illustré on mohair anglais Superbe ameublement Chesterfield avec devant serpentin en simili noyer.Couverture en mohair importé.Choix de nuances: taupe, brun et bleu, fini satiné ou naturel.Coussins à ressorts réversibles recouverts en Frisette française, dessins médaillon, velours coupé ou mohair à dessins.Tabouret avec couverture en même matériel que le Chesterfield.L’égal se vend régulièrement au détail pour $225.Notre prix exceptionnel vous fait profiter des profits que réaliseraient les intermédiaires, puisqu’il n’est que de 5 129 r a®- AC.BNTS AVTOtUSES K)VR LES RADIOS PHILCO, LYRIC et TEMPLE i r "WE ___I aw- i__ LOT DESASSORTI de FAUTEUILS Superbes Fauteuils, construction sur bandes, dossier et siège rembourré et capitonné.Surfaces exposées eu bois en simili-noyer.Choix considérable de couvertures.Pas de C.O.D.ou commandes par téléphone.Serait une bonne valeur au détail à 915.—¦ 17 do ees fauteuils sacrifiés à., , ., , , $7-99 “3WE LIT DE VIVOIR Un superbe Chesterfield le jour-—transformé en lit confortable la nuit.Ajonte une chambre à votre résidence.L'ameublement comprend un fauteuil  bras, oreillettes ou fauteuil haut, matelas en coton et tabouret.Couverture en velours Jacquard coupé de bonne qualité.Coussins à ressorts réversibles.Offert à moins du eeût du fabricant .Ameublement cto 5 morceaux rei.uoavermrs $119 OUVERT LE SOIR VENDREDI JUSQU’A 9 HRS SAMEDI, JUSQU’A 10 H.30 *Notre garantie absolue de satisfaction appuie chaque vente que nous faisons”.J.-Geo.Dangelier, Dir.-gérant.Tabouret Joli tabouret, pattes solides.Choix considérable de couvertures.Valeur réelle de 93.75.Le matin seulement _ Pas de C.O.D.ni command par téléphone.Pas de livraison.95 des \ I ! Superbes coussins Choix énorme de jolis coussins fantaisie.Couvertures variées— dessins, patrons, couleurs Cau choix.Valeurs jusqu'à $3.50.Le matin seulement Pas de C.O.D.ni commandes par téléphone.Pas de livraison.: r> 1Ï5 ¦- • •• 'i w m FURNITURE MANUFACTURERS, IHinimi ?JL LIMITED 2566 Ste.Catherine E.Frontenac ~ CHerrier 3119 «-^.vENIR DU NURD, VENDREDI, 25 AVRIL 1930.RESTONS CHEZ NOUS Tu as connu Pierre Chartrand qui a vendu sa terre à un prix de “fou” à Dubois.' ' Chartrand.celui qui est allé rester à Montréal?— Justement.-— Eh bien?• Vendredi, j’étais au marché avec une charge de patates, je m’appareillais pour partir, j’étais un peu pressé., lorsqu’en mettant un baril vide dans ma voiture, je heurte un homme.je m’excuse., mais quelle ne fut pas nia surprise lorsque je me vis en face de Pierre.Ah, tiens, Mathiirin, comment va-t-il?— Pas trop mal, comme tu le vois, et toi, comment aimes-tu la ville?— Ah ! c’est charmant.On jase un peu çi et ça.puis il me dit : - Tu as vendu tout le contenu de ta “calèche” et bien,-tu vas venir dîner à mon “home”.— Je ne puis pas, Pierre, tu sais, depuis que je me suis fait frapper, j’aime mieux m’en aller de clarté.— Arrive donc, ce n’est qu’à une dizaine de minutes d’ici.mon chauffeur m’attend.Au mot de chauffeur, je me décide d’y aller, car je voulais voir quel train de vie il menait en ville.Je fus conduis en une belle machino fermée, à travers plusieurs ru.s pour arriver devant une maison d’apparence en dehors bien ordinaire.Mais c’est quand tu entres là-dedans, mon vieux, que ce n’est pas la même chose, ce ne sont que tapisseries dorées, lustres, meubles en acajou, tapis de turquie où tu “cales” un pouce dans le poil, fauteuils où tu enfonces un “demi-pied en t’assoyant”, tellement que je croyais celui où je m’étais assis, défancé ’ ’.Tu comprends que j’avais l’air un peu empêtré avec mes grosses bottines et mon habit de semaine devant Pierre qui.était surson “trente-six”.Je ne savais pas trop comment me p’acer les pieds, lorsqu’une servante vint nous annoncer que le dîner était servi.— Tu excuseras bien, me dit-il, Madame est absente, elle est sortie pour je ne sais trop quoi.Cela faisait autant mon affaire.Après le dîner, il me passe un bon cigare enveloppé dans du papier doré et l’on parle de al ville, des faits du jour, puis on en vient à la terre.— Comment ont été les récoltes, l’automne dernier, me demande-t-il?— Assez bonnes, même très bonnes pour les céréales, s’il n’avait pas tant plu durant le mois d’octobre, les patates auraient été encore à meilleur marché, mais après tout, c’est une bonn# année.— Dubois, qu’est-ce qu’il fait de bon sur la terre\ —Il va bien, très bien même.il s’est fait construire une étable, s’il continue, dans quelques années', il pourra faire comme toi.— Il ferait bien mal, m’entends-tu.-—Comment, aurait-tu l’id.,?— Ecoute, Mathurin, on a beau être riche et avoir ce qu’on veut, lors-' qu’on a été élevé sur une “terre”, que l’on y a travaillé, peiné, arrosé de nos sueurs ce sol où germent les épis d’or, fruits d’un labeur constant qui nous procure une certaine aisance, le meilleur moyen pour être heureux, c’est do rester parmi les siens.Ca te surprend, je le sais; moi aussi quand j’étais sur la 1 ‘ terre”, souvent je me disais: ah! si je peux mettre la patte sur une vingtaine de mille piastres, on vas-tu s’en aller à Montréal, là au moins on va c-tre heureux; je m’achèterai une belle maison, de beaux., meubles, recevrai mes amis, donnerai des parties de plaisir, enfin cela me 'paraissait comme un commencement de “Paradis sur terre ’ ’ : plus d’inquiétude, plus de durs travaux au soleil brûlant de midi, mais l’aisance,'le luxe, le repos quoi.! Eh bien, Mathurin, c’est faux, absolument faux, il n’y a rien, il n’y aura rien pour m’ôter la gaieté de ma maison des champs, des soirs d’hiver passés avec ma femme assis tranquille dans la cuisine éclairée par les dernières lueurs d’une bûche en braise; oui, rien ne repose tant qu’une bonne pipe fumée par un doux soir d’août embaumé par le captivant arôme qui se dégage des beaux champs de foin”.Sur ces mots, la porte s’ouvrit, Madame entrait.un bout de babillage, une franche poignée de main de Pierre.après quoi je me retire joyeux, content, d’être cultivateur et plaignant nos déserteurs des plaines d’or.Paul GREZI SAINT-FAUSTIN Les cérémonies de la semaine sainte ont été très imposantes.Nos pédi-cateurs ont su intéresser leurs auditeurs dans les sermons de circonstance, le jeudi saint, par M.l’abbé Côté, de Mont-Laurier, “en commémorant la Cène”, ee le Vendredi Saint, “sur la Passion” par M.l’abbé Sanscha-grain.Enfin le Jour de Pâques, le soleil se lève radieux.Notre coquette église est artistement décorée par nos religieuses aidées du sacristain.La Messe fut célébrée par M.l’abbé Côté, accompagné de M.l’abbé Lalon-de et de M.Sanschagrain, comme diacre et sous-diacre.Le choeur de chant ordinaire, sous la dirction de M.Di-nelle chanta la messe royale.M.le "Curé Génier avec son éloquence habituelle, fit le sermon.Mme H.Desjardins chanta avec sa soeur Mlle Jeanne Gareau en duo le Regina Coeli de Labat et Sérène, accompagnées à l’orgue par Mlle Demers.Passent les fêtes de Pâques ici: Mlles Marie-Ange Brunet, Mme Roberge, M.et Mme Emile Latreille.Mlle Forget est actuellement en repos chez Mme Guillaume Alarie.' Sont allées à Montréal la semaine dernière Mme J.A.Dufour, Mlle E.Lyrette, Mlle S.Florant.De passage ici, ces jours derniers, M.et Mme A.Brunet de Sainte-Agathe.Dimanche, un groupe do jeunes gens se rendirent à l’érablière de M.Joseph Dufour, et se régalèrent de bonne tire d’érable, espérant que ces joyeuses excursions se renouvelleront prochainement.STE-ANNpU LAC .M.et Mme Gérard Touchette sont heureux d’annoncer la naissance d’une fille baptisée sous les noms de Marie-Thérèse-Fernande.Parrain et marraine, M.et Mme Henri Lincourd, de Mont-Laurier, parents de Mme Touchette.M.et Mme Lencourt, de Mont-Laurier, ont passé la semaine chez leur fille Mme Touchette.Scies, Réparées Nous réparons et affilons les scies usagées leur assurant un rendement satisfaisant.Scies nouvelles circulaires et à ruban toujours en stock.Consultez noua sur vos aciea 6IMONDS CANADA SAW CO.LTEE.MONTREAL - TORONTO VANCOUVER - ST-JEAN, N.B, HOPITAL PRIVE CRESCENT Chirurgie : Hernie, Appendicite, Maladies de la Femme, etc.Service Spécial d’Accouchement Dr.G.E.MILETTE Chirurgien-Chef 1535, rue Crescent, près Ste-Catherine MONTREAL v -> MONT-LAURIER Mlle Renée Desmarais, de Montréal, en vacances à son “Alma Mater” a visité ses anciennes compagnes de l’Ecole normale, Mesdemoiselles J.-B.Morin, Laurette L’Allier, et Georgette Rouleau.Mlle Majie-Ange Lafontaine, Institutrice à Val-Barrette est venue passer ses vacances de Pâques chez ses frères MM.Joseph et Henri Lafontaine.SCIES SÏMONDS.Décoration Générale M Tapissage, Blanchissage, Vernissage de meubles, Peinturage d’enseignes, Imitation de tous genres, Réparation de statues, Imitation du marbre, Coussins à la peinture, Paysagiste, Peinturage et Décoration de maisons, d’églises, d’édifices publics.Tout ouvrage fait par contrat ou à la journée.Estimation gratuite.ENGELBERT PELLETIER Entrepreneur-Peintre et Décorateur 140, Ave Castonguay Tel.385w St-Jérôme :xxxrcrx2 •a " V.•* .T Wwmm iln iissi Rapports Agricoles et Bulletins Commerciaux LA Banque de Montréal publie périodiquement au cours de la saison des rapports sur 1 étav des récoltes canadiennes.Tous les mois, elle publie un Bulletin commercial sur la situation economique du Dominion et de3 pays où la Banque a des succursales.Ces publications sont adressées gratuitement a tous ceux qui demandent d’inscrire leurs noms sur nos listes d’expédition.Banque de Montréal Fondée en 1817 L'acth dépasse $960,000,000 Mlle Laçasse institutrice de Val-Barrette rendait visite à ses amies à MontLaurier.Mlle Bernadette Demers institutrice à Lesage est venue passer ses vacances dans sa famille.M.Emile Vanchesting, J.A.Bois-clair, Jos.Lafontaine sont allés à Montréal cette semaine, par affaires.Le ministère des Travaux publics recevra jusqu’à midi (heure avancée), le mercredi 14 mai 1930, des soumissions pour une allonge et des changements à l’édifice de Saint-Hyacinthe, P.Q.lesquelles soumissions devront être cachetées, adressées au soussigné, et porter sur l’enveloppe, en sus de l’adresse, les mots: “Soumission pour un allonge et des changements à l’édifice public, Saint-Hyacinthe, P.Q.” On peut consulter les plans et le devis et se procurer des foi-mules de soumission aux bureaux de l’Architecte en chef, du ministère des Travaux publics, Ottawa, du Surintendant, 150 rue Saint-Paul ouest, Montréal, P.Q., du Commis des Travaux, édifice de la douane, Québec, P.Q., et du concierge de l’édifice public de Saint-Hyacinthe, P.Q.On ne tiendra compte que des soumissions faites sur la formule fournie par le ministère, conformément aux conditions mentionnées dans ladite formule.Un chèque égal à 10 p.100 du montant de la soumission, fait à l’ordre du ministre des Travaux publics et accepté par une banque à charte, devra accompagner chaque soumission.On acceptera aussi comme garantie des bons du Dominion du Canada ou des bons de la Compagnie du chemin de fer Canadicn-National, ou des bons et un chèque, si c’est nécessaire, pour compléter le montant.On peut se procurer au bureau de l’Architecte en chef, ministère des Travaux publics, des tracés bleus (bleu prints) en fournissant un chèque de banque accepté au montant de $20.00, payable à l’ordre du ministre des Travaux publies.Ce chèque sera remis si le soumissionnaire offre une soumission régulière.Par ordre, N.DESJARDINS, Secrétaire.Ministère des Travaux publics, Ottawa, le 22 avril 1930.wwwwvwwwwmwwv DONN’Z-Y SAINT-SAUVEUR Dimanche dernier a eu lieu une partie de sucre qui avait lieu shez Monsieur Hormisdas Filion, organisée par M.le curé Eugène Goyer, assisté d’un Père du Très Saint-Sacrement, M.l’abbé Paient, de Sainte-Agathe des Monts.Etaient présents la chorale dont voici les noms des membres: Jos Brosseau, Jos.Dugal, Gaston Râtelle, Marcel Fortier, Rolland Chartier, J.Ed.Chevalier, Robert Saint-Denis, Ed.Saint-Denis.Invités: M.et Mme J.Moreau, M.et Mme Z.Dagenais, Raoul Lapointe, Géràld Chevalier, Jean Paul •Chartier, Roméo Râtelle, ainsi que des amis de Saint-Jérôme qui ont pris part à la partie de sucre: Mlles Léontine Aubry, Thérèse et Simonne Charbonneau, Alice Brière, Rose Anna Dufour.MM.Emile Brière Laurent Aubry, Euclide Desroehes.Après que tous furent rassasiés, quelques-uns ont chanté de belles chansons canadienne, française ; d’autres, acrobates amateurs, ont fait des jeux très intéressants.Sur la fin de l’après-midi tous allèrent à la cabane, vu la belle température, et prirent plusieurs photographies comme souvenir de cette charmante partie de sucre.Le tout s’est terminé par le chant de l’hymne national entonné par les voix jeunes et vieilles.On annonce pour samedi prochain, le mariage de M.Guillaume Desjardins avec Mlle Donalda Léonard.STOCK* Minier* ss, PÉTROLIER* Achetés— Vendus— Cotés STATISTIQUES FOURNIES sur demande Mount
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.