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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 6 avril 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1934-04-06, Collections de BAnQ.

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CHENIER U ¥ 1897-1934 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-SEPT ANS.1897-1934 LE MOT DK L’AVENIIi EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT LAURENT’’ (Benjamin Suite) ABONNEMENT: $J.OO par année.Publié par la Cie de Publication de St-Jérômc Ltée.Directeur- politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI OAREAU, Président SAINT-JEROME.P.Qué.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAQNANT TRENTE-HUITIEME ANNEE; NUMERO 14 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.LABELLE \ KYDREDI, t> AVRIL 1934 LES PECHERIES MARITIMES LES RESULTATS DESAS- MES “ FIGURES CANADIENNES ” TREUX DE LA POLITIQUE BENNETT Le 21 mars 1932, au cours d’un grand débat sur la pêche maritime de la province de Québec, monsieur Pierre-F.Casgrain, député de Charlevoix-Saguenay el whip du parti libéral à la Chambre des communes.ht les observations suivantes.M.CASGRAIN : "Le gouvernement fédéral recherche à l’extérieur des débouchés pour notre blé.Pourquoi n’en ferait-on pas autant poulies pêcheries de ma province ?Au lieu d’aider l'industrie de la pêche, le gouvernement fédéral, l'an dernier, a imposé un droit sur les marchandises venant d’Italie, si bien que le gouvernement italien a imposé un droit de 15 Çr sur le poisson venant du Canada.Cela touche particulièrement le commerce de la morue sèche pour laquelle les pêcheurs de la province de Québec avaient un très bon marché en Italie.Au lieu de venir en aide à l'industrie de la pêche, une des plus importantes du pays de Québec, le gouvernement lui a causé des dommages par ses modifications apportées l'an dernier au tarif.” Le très honorable M.BENNETT: "Comment ça ?” M.CASGRAIN: “Du fait que le gouvernement fédéral a imposé des droits contre l'Italie, le gouvernement italien a répondu par un tirait de 15% sur la morue séchée.Avant cela, les pêcheurs de la province de Québec trouvaient un marché favorable en Italie, comme aussi en Allemagne.En ce moment, je ne parle pas surtout dé l’Allemagne; je sais (pie nos débouchés, pour la monte séchée, étaient surtout en Italie.” Ces observations de M.Casgrain étaient tout à fait au point.Il avait rivé le clou à M.Bennett.Celui-ci.fort embarrassé, ne put que balbutier les quelques paroles suivantes: “Il y a d’autres pays dans la même position.” Dans ce duel entre le chef du gouvernement conservateur et le whip libéral, cèlui-ci eut le dernier mot.Plein île pitié pour le premier ministre à qui il avait démontré les effets désastreux île sa politique néfaste, M.Casgrain se contenta d’ajouter: "C’est possible, mais la façon d’agir du gouvernement fédéral a été préjudiciable à ma province et >urtout à la vente de notre morue.” Ces extraits se trouvent au hansard du 21 mars 1932, page 1290.Deux ans plus tard, le 13 février 1934, un député libéral, reprenant la thèse de M.Casgrain, a comparé les exportations canadiennes de poisson en 1933 et en 1930.Perte totale, $11,637,453.00.D'autre part, la production du poisson et des produits des pêcheries, dans l’année 1932, comparée à l'année 1930, a subi l'effroyable diminution de $21,847,107.00.Ces chiffres sont à la page 606 du hansard.Ni le premier ministre Bennett, ni aucun de ses ministres, ni même aucun de ses députés n’a pu contredire ces chiffres qui viennent du Bureau fédéral de la statistique et qui prouvent clairement que le gouvernement actuel est loin de s’intéresser au sort des pêcheurs.Ne pourrait-on pas dire que les ministres pèchent par négligence coupable ?Le 13 mars 1934, pendant ia discussion des prévisions budgétaires du ministre des pêcheries, M.Jean-François Pouliot, député de Témis-couata, a demandé à l’honorable Alfred Jîuranleau, ministre de la marine, quelle est la raison de la diminution de valeur dans la production du poisson et combien de pécheurs ont pu être atteints de ce chef.(Hansard, p.1551).L’honorable M.Duranleau répondit comme suit : “Répondant d’abord à la question de l’honorable député de Témis-couata (M.Pouliot) qui constate line diminution dans l’exportation des produits des pêcheries, je lui dirai qu’il 11’y a rien d’extraordinaire à cela si l’on considère que, dans tous les pays et pour tous les produits, 011 constate une diminution des exportations, à cause de la cri se qui a sévi dans tout l’univers depuis trois ou quatre ans.La baisse des prix constitue aussi l’une des ‘causes de la diminution des exportations.• “Je puis seulement dire à mon honorable ami que le ministère des pêcheries fait tout son possible pour activer l’exportation de nos produits de la mer et de nos rivières, en adoptant des règlements et en surveillant leur mise en vigueur, de manière à ce que nos produits soient expédiés sur les marchés étrangers dans les meilleures conditions possibles, afin-d'obtenir pour ces produits la meilleure réputation à l’étranger.Je suis convaincu que d’ici peu d’années l'exportation de notre poisson sera grandement augmentée.” (Hansard, 13 mars 1934, P* I553_)- _ La réputation des produits de 110s pêcheries à l’étranger a été tellement améliorée sous le gouvernement Bennett que l’exportation a diminué de Si t .637453.00.Le ministre des pêcheries de M.Bennett a oublié ou négligé de dire quelle était la raison pour laquelle la production des pêcheries avait diminué de $21,847,107.00, et la Chambres des communes n’a pas pu savoir du ministre combien de pécheurs ont été atteints de ce chef.M.Casgrain avait bien raison de fustiger M Bennett et de clouer au pilori sa politique néfaste.M.Bennett a promis à tous nier et monde, aux pêcheurs comme aux autres producteurs canadiens.C'était du humbug et M.Casgrain est sans doute le premier à regretter que ses prévisions se soient malheureusement réalisées.Le whip du parti libéral est constamment sur la brèche à la Chambre des communes.Il connaît M.Bennett de longue date ; il le connaît assez bien pour savoir qu'il ne faut jamais le prendre au sérieux.F.L.N.C.A la session provinciaie Après les vacances de Pâques, la législature de Québec a repris ses travaux.11 lui reste plusieurs projets de loi à étudier.A date, des lois importantes ont été adoptées.Mentionnons celle qui pourvoit à la nomination d’une commission dé deux membres qui protégera les intérêts des bûcherons ; la loi qui donne au ministre du travail le pouvoir de ratifier les contrats collectifs de travail entre les patrons et les ouvriers d’une même industrie et de les appliquer à toutes les boutiques pratiquant le même travail.Le gouvernement a aussi fait adopter la loi qui lui permet d'établir des fermes où les prisonniers pourront aller apprendre la culture du sol à leur sortie du pénitencier.Le secrétaire de la province, l’honorable Athanase David, a fait adopter une loi qui permettra à la province de Québec d'établir une loterie pour tins éducationnelles et charitables, à condition qu’üttawa consente à amender le code pénal qui défend les loteries.Il reste maintenant à adopter plusieurs autres mesures dont quelques-unes ont déjà été considérées.Au nombre de ces dernières, il y a le bill de l’honorable Honoré Mercier, ministre des terres et forêts, pour assurer "la permanence des droits de coupe et l’enrcgislrenient de certains actes s'y rapportant", qui a déjà donné naissance à plusieurs débats.Il y a ensuite le projet de loi de l'honorable Adélard Godbout, nommant une commission de l'industrie-laitière et fixant les prix du lait dans la province, de façon à assurer une meilleure rémunération aux producteurs et une protection necessaire aux consommateurs.Par un autre projet, soumis ji.tr l'honorable M.Taschereau, le gouvernement veut fusionner sous une direction unique la police de la commission des liqueurs et la Sûreté provinciale.Cette fusion assurera encore plus d’efficacité à notre Sûreté provinciale et réduira les dépenses d’administration.Le premier ministre a aussi soumis récemment un projet de loi permettant aux municipalités de percevoir leurs arrérages de taxes.Un autre projet, qui n'a pas encore été touché et qui suscite un intérêt considérable, c’est celui de la municipalisation de l’électricité, auquel viendra se greffer celui du cou (rôle des taux de l'électricité dans la province.I! reste aussi le bill (le Montréal qui a été discuté seulement au comité des hills privés de l’Assemblée législative pendant cinq semaines — et qui doit maintenant passer par le comité des hills privés du Conseil législatif et par les deux Chambres (Ecrit pour L’A Nous publions avec plaisir les noies 1/ne nous communique noire collaborateur, M.l’abbé Elic-J.11-clair, sur son ouvrage portant le titre tic “Figures Canadiennes”.Oit sait qu’il s’agit de deux volumes parus, aux Editions Levesque, .’automne dernier, ayant environ deux cents pages chacun et contenant en tout quarante-huit FIGURES de nos Canadiens marquants, maintenant disparus, vingt-quatre du inonde ecclesiastique (tome I) et vingt-quatre du inonde civil (tome 11).A ou s savons que la vente ne va pas trop mal et nous sommes certains qu’à l’occasion de la prochaine distribution des prix, nous la verrons s’accélérer un peu.l’ersoniie n’ignore que Vint pression coûte cher et que le marché aux livres canadiens est plutôt restreint.En conséquence tout auteur doit compter sur la sympathie de ses amis.Les petits volumes de M.l’abbé Auelair se vendent $1.00 chacun.A la douzaine, l’éditeur autorise une remise de oo,/c.L’auteur a un lot à écouler, parce qu’il a une partie tics frais à ses charges.Il serait sans doute reconnaissant à ses amis de s’adresser pour leur commande, le cas échéant, à lui personnellement à son domicile de Saint-Polycarpe de Sottlanges.LA REDACTIOX * * * Ou a fait, en général, à mes bouquins, un accueil bienveillant.Mais la critique avait ses droits et elle en a usé, ce dont j’aurais mauvaise grâce de me plaindre.11 y a ce bon Père de la Revue Dominicaine, dont je pari;, s ici même l’autre semaine, qui juge que les morts que je res-uscite ne sont pas assez vivants.M.Daviault, le critique d’Ottawa, estime pareillement que je n’arrive pas à peindre mes personnages d’une façon assez saisissante.M.Richer, du Droit, aurait aimé que je varie davantage ma méthode de présentation de chacun et.que j'évite certaines négligences de style, que d'ailleurs il ne m'indique pas.Le Eaucilleur de l’Action Rationale me reproche ma tendance à surfaire quelques-uns de mes personnages — tel Charles Thibault, qu’il n'a certainement pas connu, puisqu’il s’en tient au Thibault aux grands pieds de la légende, ce qui est une injustice doublée d'une absurdité.J’encaisse tout cela avec sérénité.Il n'v a rien comme de passer sous le crible aux dents piquantes des “chers collègues” pour s'exercer à l'humilité.Je n'ai pas su, j’en conviens, faire oeuvre d’art élégante.Je me proposais avant tout d'instruire les jeunes, de leur faire connaître quelques anciens.On me concède que j’ai été précis et que je n’ai pas trop péché contre l'exactitude.Cela me console.Même ceux qui me "piquent” le mieux, et à l’endroit sensible, admettent que mes petits livres seront utiles.C’est l'essentiel.Et puis, la piqûre faite, on lui met le plus souvent un léger baume.Le Eaucilleur écrit que "l’abbé Au-dair sait conter, épingler avec art un souvenir, un détail pittoresque.”.M.Richer croit que, dans mes modestes volumes, “la jeunesse étudiante sera heureuse d’avoir sous la main une oeuvre de consultation facile.".M.Daviault reconnaît "la grande utilité de l'ouvrage.", C'est ce que je voulais, être utile, pas davantage.D’autres sont encore plus indulgents.M.Orner liéroux, du Devoir, dont je prise beaucoup, cette fois, la bienveillance, écrit fort aimablement : "Les deux volumes de l'abbé Auelair sont d’une lecture aisée et très agréable.Pour notre part, ce qui nous intéresse le plus dans ses deux livres, c'est la partie que l’on pourrait appeler souvenirs et qu'aucun autre n'aurait pu écrire.C'est un genre qui n’a pas été assez cultivé chez nous.” L’accusé de réception de J.-A., dans le Canada de Montréal, dit de même: "Les l’igu-res Canadiennes resteront, pour tous ceux que l’histoire intéresse, une source de renseignements précieux, d'une documentation riche et judicieuse." M.C.-J.Magnan, dans L’Enseignement Primaire, inet beaucoup plus que de l'utilité au crédit de mes petits volumes.Il écrit : "C’est avec le plus vif iuté- rèl que nous avons lu ces Eigures Canadiennes, écrites dans un style sobre, clair, où l'émotion de l’auteur se traduit souvent par des pages vraiment éloquentes.Ces deux volumes méritent d’être distribués comme livres de récompense dans venir du Nord) nos écoles normales, nos écoles primaires supérieures et nos écoles primaires complémentaires." Plusieurs autres journaux et revues m’ont également dit des choses rc confortantes.Je leur en suis, a tous, très reconnaissant.Mon éditeur, M.Albert Lèves que, ainsi qu’il lui était naturel, ai centue encore la note laudatii e, trop peut-être.Je le cite, mais non sans une expresse réserve, que la vérité, à défaut de ma modestie, m'oblige à enregistrer: “L’auteur a réuni, dans son premier volume, une vingtaine de petites biographies: figures d'évêques, de missionnaires, d'apôtres religieux, d’orateurs sacrés, qu’il a connus pour la plupart et dont il parle avec compétence et discrétion.Cet ouvrage d’au delà de deux cents pages est bourré de renseignements et de jugements très précieux.La physionomie de chaque personnage est mise en relief avec tact et l'influence exercée par chacun sur son époque se dégage nettement.” — “Le deuxième volume constitue la suite du premier, sans s’y rattacher autrement que par la forme.Les sujets sont tout différents.Il s’agit ici d'hommes publics, de laïcs qui se sont distingués, chez nous, dans la vie politique, éducationnelle ou littéraire: quelques premiers ministres, des juges, des orateurs, des écrivains."La manière simple et bien humaine de l'auteur rend les portraits palpitants de vie.C’est un demi-siècle d’histoire contemporaine condensée en deux cent vingt-cinq pages.” Alais l’approbation ou le témoignage qui me touche le plus au coeur, c'est bien celle ou celui de mon vieux et toujours cher professeur de rhétorique (18S5-1886), M.Sylvio comme nous disions alors, aujourd'hui Mgr Sylvio Curbed, prélat romain et directeur du grand séminaire d’Ottawa: "Par- tout, mon cher abbé, m’écrit-il en substance, l’on demande de refaire chez les nôtres l’éducation nationale.Pour cela, il faut aller aux jeunes, parce qu’eux seuls sont malléables, il faut leur rappeler l’idéal canadien, qui est si beau ! La psychologie commande en plus, parce qu’à l’école des modèles l’émulation s’allume, de jeter des exemples vivants autour de l’idéal.A cause-île ce but éducatif auquel vous visez, et bien que nos hommes dignes de mémoire 11’aient pas toujours été, sous le poids du jour, des chevaliers sans peur et sans reproche, vous présentez vos humains exemplaires dans la splendeur de leurs mérites et, délibérément, vous vous taisez, ou presque, sur les heures moins lumineuses de leur journée.De cela, je vous loue hautement et voici pourquoi.Les jeunes qui ne s’enthousiasment pas restent dans l’ornière.Or, pour s'enthousiasmer, il est de nécessité de voir les modèles en beau.Vous êtes bon psychologue.Je n’en suis pas du tout étonné.Vous avez tant vécu avec les jeunes !.Quant à moi, je l’avoue en toute candeur, c’est de propos délibéré que j’ai fixé mes “figures" dans le même moule chronologique et anecdotique, sans chercher à travailler pour l’art ou pour l'élégance le moins du monde.A chacun son lot, je n’ai pas visé plus haut.De même, j'ai été sincère et j’ai laissé parler les faits, sans insister sur les ombres à mettre au tableau, ce qui ne convenait pas à mon dessein.Tels qu’ils sont, mes Canadiens me paraissent instructifs pour les générations montantes.Cela me suffit.On demandait un jour au savant jésuite Di Maria, professeur au Collège Romain, quel était le meilleur ouvrage de philosophie à mettre aux mains des jeunes ?11 ré- pondit tout simplement: “J'ai consigné dans mes trois volumes sur le sujet ce que je croyais le plus utile et le plus pratique.Comment voulez-vous que je ne les préfère pas à tant d’autres ?” L’Abbe Ei.itî-J.Aui'i.a 1K "LES ANNALES” Un chef, tel est le titre du roman que les Annales publient sous la signature de Henri Duvernois.Ce même numéro contient la fin des Mémoires de Kubelik; un passionnant reportage de G.-K.Mamie sur un tragique épisode qui sc déroule chez les dissidents du Sud Marocain ; un portrait de Camille Cliau-temps par G.Champeaux et maints articles d’actualité, signés André Lang, André Billy, Yvonne Sarccy, Gérard Baiter.Partout le numéro: 2 francs.LES ELECTIONS MUNICIPALES DE MONTREAL LE FEDERISME UNE DEUXIEME LETTRE DE M.JOSEPH ARCHER LE MAIRE R INFRET Montréal est en ébullition: on y est en pleine campagne municipale.Les candidats à la mairie sont à l’a-v ant-scène.I, honorable Fernand Rmfrct ne brigue pas de nouveau les suffrages des électeurs montréalais.Depuis deux ans, sans démagogie, sans préconiser des réformes et des utopies pleines d'incertitude et de périls, Monsieur Kinfret, comme maire de Montréal, a régné sans gouverner.C’est l'attitude qu'il avait promis de prendre s’il était élu et il a tenu parole.Il avait pris rengagement de s'en tenir au rôle que la charte de Montréal assigne au maire; c'est ce qu'il a fait et bien fait.Puisque l’un tient rigueur à l'homme public de ne pas remplir ses promesses, il est juste, par contre, de féliciter celui qui y reste fidèle.M.Fernand Rinfret a fait honneur à la v ille de Montréal.En toutes occasions il a dignement représenté la métropole.Sa distinction, son tact, sa modération, son éloquence, son esprit de bon alot, et sa cordiale urbanité ont donné à la fonction du maire de Montréal un caractère et un éclat peu habituels Si les temps difficiles que nous vivons 11’avaient pas éliminé les manifestations, les réceptions et les fêtes usuelles dans la vie d'une grande v ille, le maire Rinfret aurait davantage fait briller le nom de Montréal dont il aurait toujours présidé les évènements sociaux et populaires avec le talent, l’intelligence.la belle parole et la dignité qui le distinguent.Mais on a su comprendre, durant le terme d'office du maire Rinfret, que l'heure n’était pas propice aux fêtes fastueuses.Le maire lui-niê-111e, dans la sphère qui était la sienne, a comprimé le plus possible les irais que comporte ordinairement le poste qu'il occupait.Le maire Rinfret doit être aussi loué d'avoir présidé et dirigé les séances et les délibérations du conseil municipal avec une habileté cl une impartialité qui n’ont jamais été prises en défaut.Au surplus, Monsieur Rinfret, ainsi qu’il en avait pris l’engagement, n'a pas permis à la de parti d’intervenir dans sa ligne de conduite comme premier magistrat de Montréal.Quoique député et l’un des chefs libéraux du district de Montréal, son activité politique n’a en rien altéré sa loyale fidélité à ses devoirs de maire.Mais le fait capital et dominant de la carrière municipale de M.Fernand Rinfret est, sans contredit, d’avoir mis fin, il y a deux ans, au gouvernement néfaste de M.Hou-de.Son élection a endigué le flot malpropre de turpitudes, de misères, de tristesses et de gabegies qui déferlait sur Montréal et souillait cette ville sous le règne de M.1 lou-dc.Les (.barges et les déficits laissés par ce régime, les circonstances difficiles provenant de la crise plus accentuée que jamais, des obstacles inéluctables, des problèmes multiples, une situation économique affligée de maux malaisés à guérir, tout cela a imposé une tâche excessivement lourde à la nouvelle administration qui, sans doute, 11'a pu l’accomplir sans quelques faiblesses et quelques erreurs.Mais, grâce à la lutte et à la victoire de M.Rinfret, en 1932, nous le répétons, les dévergondages humiliants et les tactiques dangereuses de Al Houde ont été arrêtés.De cela, Montréal doit aussi et surtout remercier M.Fernand Rinfret.Ce sont là autant de choses qui doivent être dites au moment où l’honorable Fernand Rinfret sort de l'arène municipale.La lutte actuelle ramène M.Houde sur les rangs.Des autres condi-dats à la mairie: le Dr Anatole Liante, MM.Salitstc Lavery et M.L.Desrosiers, M.Liante est le plus fort adversaire de M.1 bnnle.Homme probe, intelligent, modéré, de bon sens, dévoué à la chose publique, sincère et digne, le Dr Anatole Liante vaincra M.Camilien Houde.le roi de la démagogie la plus malsaine.Et ce sera pour le plus grand bien de Montréal.J EL La vérité ! 11 faut qu’elle prime tout ! La sincérité est le plus essentiel des devoirs.Nous ne pouvons, sans lâcheté, laisser prévaloir le mensonge.- Cardinal Mercier A la suite de l’exposé, bien imparfait.de certains aspects du système fédériste, j’ai reçu de différentes personnes, au nombre desquels un banquier et un membre éminent du clergé, quelques critiques qui ne me parurent pas entièrement justifiées Elles tenaient à une connaissant', incomplète de la doctrine de M .Irchcr.J’en communiquai la substance à /'eminent ingénieur qui voulut bien me répondre par la lettre ci-dessous, qui apporte quelques nouvelles précisions.\v.c.* * • Neuilly-sur-Seine, le 10 mars 1934 Cher Monsieur Gascon, Je tiens tout d’abord à vous remercier de vos efforts persévérants pour faire connaître la doctrine 1'1C DERI STE” au Canada, et je suis heureux de constater les résultats «pie vous avez déjà obtenus, puisque les articles que vous avez fait publier dans l’Avenir du Nord, ont fixé l’attention des plus hautes personnalités catholiques et des personnages les plus importants de la Finance.Je constate enfin, avec une joie profonde, que les organisations ouvrières les plus aptes à représenter le monde du travail au Canada se sont enthousiasmées pour cette doctrine.11 est bien évident qu’elle doit provoquer des discussions, et il faut s'attendre aux réactions les plus diverses.Ces discussions et ces réactions constituent les premiers succès, car il n'y a qu’une chose qui soit véritablement dangeureuse pour une doctrine, c’est la conspiration du silence, celte conspiration du silence que le proverbe : "Nul n’est prophète en son pays", a permis de définir comme la plus dangereuse pour les idées nouvelles.C’est avec grand plaisir que je vous adresse ces quelques explications, afin de répondre aux questions dont les plus hautes autorités religieuses du Canada ont fait accompagner leurs encouragements.La doctrine économique Fédériste prétend se rapprocher de la loi divine, parce qu’elle tend à revenir vers l'ordre économique naturel; c’est cet ordre économique qui est aujourd'hui complètement faussé par les abus du régime économique et fiscal.La grande faculté qui différencie l'homme de l’animal, c’est que l'homme fait des échanges avec scs semblables.Ces échanges sont aussi bien économiques que spirituels ou moraux.Il est bien évident que l'âme de l’homme se développe dans l'état social ; nul ne saurait comparer l’âme île l'homme civilisé avec l’âme du sauvage.I’ar conséquent, tout ce qui favorise les échanges obéit à la volonté du Créateur, qui tient à développer le nombre des humains et à les élever dans le domaine spirituel.Il faut bien reconnaître que le régime actuel, qui aboutit à la crise présente, a freiné les échanges.Dans un objet qui contient 50 dollars de matériaux et de inain-d’oeuvre, il y a incorporé un minimum de 50 dollars d'impôts, de taxes, d'agios, d’intérêts, de commissions, de profits, de bénéfices, etc., de sorte qu’il faut 2 dollars pour réaliser un échange de 1 dollar.Les échanges avec l’extérieur sont également freinés pour la même raison et on aboutit partout à surélever les frontières douanières.La formule qui a ouvert l'ère de la civ ilisation chrétienne est résumée dans la parole du Christ : ‘‘Aimez-vous les uns les autres”.Véritablement, en présence de la situation actuelle, peut-on dire que cet enseignement est mis en pratique ?N’est-ce pas, au contraire, tout-à-fait l’opposé île la doctrine chrétienne qui triomphe aujourd'hui ?Je ne peux accepter l’observation qui prétend que le Fédérismc se rapproche du marxisme.Au contraire, je prétends que le fédérismc est la soûle formule économique qui soit véritablement opposée au marxisme.Le marxisme est en réalité du capitalisme d'Etat.C’est la concentration de tout le pouvoir entre les mains des soi-disant représentants de la collectivité, minorité infime qui prétend se substituer, parler et agir au nom de toute la collectivité.Voici ce que nous lisons dans le journal le fédériste: “Examinons un acte de commer- ce quelconque.Un commerçant a-chètc des chaises, par exemple.Il «.lit à son vendeur: "Vos chaises sont mal fabriquées, elles ont toutes sortes de défauts, elles sont trop chères, etc." Le marché se fait tout de même."Le commerçant se retourne, a lors, vers son client et lui dit: “Regardez donc mes chaises comme elles sont belles, comme elles sont bien fabriquées et, majorées de 50'.;, comme elles sont lx>n marché !" Comment veut-on que de milliards de mensonges il sorte la vérité ?"Mais, dira-t-on, cela n’a qu’une iiiqxirtuiicc secondaire: si tout le monde se vole, il s’établit une sorte d’équilibre où la minorité des habiles triomphe."Ce système a un grand inconvénient, c’est qu’il fait la vie chère, il amène l'augmentation «les frais de la production; ce système exige l'élévation des barrières douanières."La doctrine fédériste, qui veut qu'on fasse les échanges sur la base du prix de revient, supprime le mensonge dans tous les actes du commerce, puisque ce prix de revient sera connu: les échanges seront faits sur la valeur réelle et non pas sur la valeur enflée par des impôts et intérêts de toutes sortes ; il n’y aura plus de vol méthodiquement organisé.Mais, de plus, le régime économique fédériste supprime la vie chère, il réduit les prix de revient, ce qui permet l’abaissement des frontières douanières.” Le Fédérismc est la seule doctrine qui mette véritablement en pratique, dans le domaine économique, la formule: “Aimez-vous les uns les autres".Dans son application pratique, le Fédérismc arrive à la suppression du prêt à intérêt, et précisément tous les Pères de l’Eglise ont constamment condamné le prêt à intérêt.Le Fédérismc ne supprime pas le prêt à intérêt par des méthodes d’autorité, mais il le rend pratiquement inutile pour tous les travail leurs et tous les producteurs.Le prêt à intérêt ne se conçoit que parce que toutes les valeurs sont mesurées en prenant l’or comme instrument de mesure.Le Fédérismc pose un autre principe.Il dit qu'il n’y a pas que l’or qui ait de la valeur dans le inonde.Toutes les marchandises nécessaires à la vie peuvent servir de gages à la monnaie ; mais alors que seuls ceux qui détiennent l’or, dans le régime capitaliste actuel, peuvent recevoir de la monnaie sans intérêt, dans le régime fédériste tous ceux qui produiront : du blé, de l’acier, du cuivre, etc.toutes sortes d’objets qui peuvent servir de gages à la monnaie, recevront également de la monnaie sans intérêts, et on aura réalisé, par le fait même, une monnaie garantie à 100%, aloiÿ que les monnaies basées sur l'or ne sont garanties pratiquement que dans une proportion infime.Le régime de l’or a amené l’injustice sociale.On l'a bien vu aux Etats-Unis, quand le Président Roosevelt a été obligé d’abandonner l’étalon-or: les fermiers qui avaient emprunté 1 kilo de blé ev: «levaient 3 ! J En réalisant la justice sociale, le Fédérismc obéit à la loi divine.Le plus éminent de vos correspondants s’en approche quand il dit que le Fédérisme entre dans la théorie des coopératives sociales.J’irai plus loin.Notre Fédérative est en somme une Coopérative de coopératives.(à suivre) MORT DU JUGE DESAULNIERS Nous apprenons à la dernière minute la mort subite de l'honorable juge Gonzague Dcsaulniers, survenue hier à Montréal.Nous ne pouvons, aujourd'hui, qu’annoncer brièvement cette triste nouvelle.Le juge Desaulniers était l’un de nos compatriotes canadicns-français les plus distingués.Homme de lettres autant qu’hom-mc de loi, il possédait une belle culture intellectuelle.II dota même notre littérature de très beaux vers et il fut, jadis, un journaliste vigoureux.7776 L'AVENIR DU NORD, VENDREDI.(, AVRIL 1934 De la simplicité CHRONIQUE PJxr.WU L’on me disait récemment qu'une directrice d'école avait refusé de recevoir dans ses classes une fillette farée de bijoux et arborant sur sa figure jeunette des traces prononcées de rouge et de "lipstick".Combien j'approuve cette directrice ! J’irai jusqu'à dire que je l’admire ! Il est si difficile, si dangereux même, de chercher a remonter un courant, ht pourtant si la simplicité, toujours charmante, est de mise quelque part, c’est bien 11 lisait dans F.Ivenir du Nord du 7 a\ ril 1904 : Bien que la dette nationale de la F rance s’élève à $5,8^0,706,,p *>, la richesse de sa population est de .>1,230.par tête.Aux Etats-Unis où la dette nationale n’est que de $921,011,637, la ricin- 1 s'élève à $1178 par tête.Enfin l'Angleterre a une dette nationale de $3,885,ixx>,ooo.et sa richesse par tête est de 81.4 p> IL V A 25 ANS : t )n lisait dans l’Avenir du Nord dtt i/ avril 1909 : - C’est lundi soir prochain qu’aura lieu la grande représentation “Le Chapeau de [raille d’Italie" que préparent nos amateurs sous la direction de M.Henri Rolland.L'orchestre jéromien sera conduit par le docteur Henri Prévost.-M.Charlcs-A.Lorrain a été nommé par le conseil municipal de la paroisse, secrétaire-trésorier de Cette municipalité et de la commis sion scolaire en remplacement de leu M Wilfrid Desjardins ¦ ( )n nous assure que M.A.Si-gouin, notaire, succédera à M.Wilfrid Desjardins comme greffier delà-cour de magistrat.JL à' A 20 ANS: - On lisait dans l’Avenir du Nord du 10 avril 1914 : M.le Dr Ernest Choquette, de Saint-Hilaire, et M.Edouard Mont-petit, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, viennent d’être élus membres de la Société Royale du Canada.MM.Hector Carneau, de Montréal, et M.Eugène Rquillard, de Québec, ont obtenu un nombre égal de voix.Toutefois, comme il n’y avait que trois vacances à combler, le cas sera soumis à la prochaine réunion plénière de la Société et il est probable que MM.Carneau et Rouillard seront déclarés élus.-L’épouse de M.Paul-Emile Limoges a donné le jour à une tille le 31 mars dernier.L’enfant a été baptisée sous les noms de Marie-Joseph l’aule-Marguerile.— Avec le printemps revient la menace des chenilles qui?depuis quelques années, font tant de engages.On se souvient sans doute que l’an dernier l’invasion a pris les proportions d’un véritable fléau.IL Y A 15 ANS: On lisait dans l'Avenir du Nord du 4 avril 1910 : • Une nouvelle société qui portera probablement le nom de Union Nationale Française d’Ottawa a été fondée, la semaine dernière à Ottawa, alors que [dits de soixante membres de la colonie française de cette ville et des environs se sont réunis pour discuter l’établissement d’un cercle ou d’une union.- La semaine dernière la Chambre des Communes s’est prononcée par une majorité considerable contre J’avance de l’heure.M.Fernand Einfret, directeur du Canada, parla vendredi dernier dans la grande salle du Ritz Carlton à Montréal, sous les auspices de l’Alliance F’ranaçise, de la littérature canadienne.La soirée était présidée par M.Oonzalvc I ïesaul niers.président de l’Alliance F’ran çaise.qui rappela que M Fernand Kin fret a fait ses débuts à l'Avenir du Nord.IL V A to ANS: t )u lisait dans I', Ivenir du Nord dit | avril 1924: Samedi dernier M.Vincent Lamarre a vendu aux enchères les propriétés de la Caisse (l’Economie.Nous sommes au grand regret d’avoir à annoncer la mort d'un de nos concitoyens les plus estimés dans la personne de M.Joseph Thérrien, marchand de chaussures, décédé le 2 avril, à l'âge de 75 ans et 7 mois, et celle de Madame René Martin, née Eva Maher, décédée le 23 mars à l'âge de 20 ans.Les travaux à notre t-glise se poursuivent avec activité.On a commencé cette semaine la démolition de la coupole qui, dans quelques jours, ne sera plus qu'à l’état de souvenir.L’Association Artistique prépare actuellement une revue en trois actes et un tableau d'un de nos concitoyens, sur des faits d’actualité.“Me \’là” est le titre de la revue qui sera jouée par une troupe de quarante personnes ! BIBLIOGRAPHIE PIERRE RADLSSON Roi DES COURliURS Mit BOIS C'est un livre captivant et fort, dont l’apparition prend la valeur d’un symptôme.— Jacques Brassier (L’Action Nationale), Un livre d 'une lecture séduisante, d’un intérêt constant, qui captive autant qu’un roman, pour employer la traditionnelle comparaison.Alfred Ayotte (Le Devoir).Je connais peu de livres canadiens plus attachants et mieux écrits que celui-là.Raphaelle (L’.Iction Populaire).Le livre de M.Donatien Frémont écrit avec beaucoup de clarté et de verve, dans un style sobre, est le plus curieux (les romans vécus.— M.Hodent (Paris-Canada).M.F"rémont nous a tracé le portrait d’un héros, tel que Faqpquité les concevait et tel que l’Amérique n’en a pas produit de plus hardi.— Louis-Philippe Gagnon (La l.iber-là)._ _ M.Donatien Frémont a fait de ces deux aventureuses existences (Radisson et des Groseilliers) un récit clair, net, agréable de lecture, passionnant comme un roman de Joseph Conrad.- Sainte-I’oye (La Presse).CALEMBOUR PEU R EJOUISSANT le devais être l'unique héritier de ma tante ; elle vient île décéder, c’est un autre qui obtient tout.Au lieu d’être légataire, voilà mon legs à terre.Son amie lui donne un excellent conseil Mme Langlois souffrait terriblement, mais les Pilules Dodd pour le Rein 11'ont pas tardé à la soulager.Grniidc-Gruve, 2 avril (Spécial) “J'ai pii-; des Pilules Dodd pour mon mal de rein et de vessie”, écrit Mme H.-W.Langlois, Grande-Grave, Guspé, P.Q.*•( "est sur le conseil d’une amie epie j’ai pris ces pilules, ear je souffrais terriblement.Après en avoir pris six boites, mon mal a complet 0111 est dis [tant.Lorsque vous vous sentez tout en hottes, fatigué et épuisé, il y u lix chances contre une que c'est la faute du rein.Quand cet organe devient obstrué on mal en ordre, lu circula tien du sang se fait avec lenteur et le- impureté-, n'en >ont pas expulsée* comme il devrait.II en résulte de la lassitude et du manque d’énergie.-Mettez-vous en garde contre ces affect ions en prenant les Pilules Dodd pour le Rein.Vous n’aurez pas lieu de le regretter.yAL-MORIN STATION — Mme Fidèle Ouellette et Mlle Monique Ouellette étaient de passage à Sainte-Thérèse de Blainville, la semaine dernière.—-Mlle Floride F'iliatrault, de Sainte-Rose, était en visite chez M.F idèle Ouellette.- Mlle Félicité Ouellette, du Pensionnat de Sainte-Agathe-desMonts, et Mlle Yvette Ouellette, du Pensionnat de Saint-Jérôme, ont passé les vacances de Pâques dans leur famille.VOTRE ÉPICIER VOUS RENDRA HEUREUX ET BIEN PORTANT Uncdclicieuscccrcale règle l’intestin Un régime approprié est à la base de la bon*c santé.Il faut sc nourrir pour maintenir sa force et son énergie.Et il faut absorber des “matières înassimi-labiés" pour prévenir la constipation ordinaire.Autrement ce malaise peut causer des maux de tète, la perte de l’appétit et de l’énergie.On les supprime habituellement en mangeant une savoureuse céréale.Le Son All-BràN Kellogg ajoute emenl ; égîroe quotidien dus “matières inassimilables ’ qui agis' sent comme celles des légumes feuillus, les épreuves le démontrent Dans l’organisme, les fibres du Son All-Bran absorbent l’humidité et for* inent une masse molle qui, doucement, nettoie l’intestin de ses déchets.Le Son AlL'Bran renferme de même des vitamines B et du fer.N’cst'Ce pas plus sûr et plus agréable de vous régaler de cct aliment que de prendre des remèdes brevetés?Deux cuillerées à soupe de Son A LL' Bran, par jour, triomphent de la plupart dca cas de constipation ordinaire; et dans les cas chroniques, cette quantité répétée à chaque repas.Si vous êtes gravement malade, consultez votre médecin.Le Son All-Bran ne prétend pa« “guérir de tous maux.” On sert le Son All-Bran comme céréale, avec du lait ou de la crcmc, ou cuisiné dans des muffin' ou de* pains légers.Rappelez-vous que le Son All-Bran Kellogg est tout son, additionné de quelques arômes II contient plus de “matières inassimilablcs” nécessaires que les produits à base de son Exiges de votre épicier le paquet rouge et vert.Fabriqué par Kellogg, à London.JOS.GAUTHIER SAINT-JEROME Agent d’Automobiles des marques suivantes Buick, Pontiac, Graharr|-Paige, Ford -m ?- /O BONS CHARS USAGES à des prix très avantageux, entre autres : Un Buick 8 cyl., modèle 31, 7 pass.Un Packard 8 cyl.7 pass.Un Chrysler (75) 5 pass.Un Auburn (30) 5 pass.Spéc.Un Dodge 6 cyl.5 pass.Un (ruck de livraison Chevrolet, modèle 30 VENEZ NOUS VOIR g £ I si Veinez n,*"»’* Hü mm r4vm mm.nenus avec d’appétissants pains faits avec ics GATEAUX levain royal Depuis piu« iJl* 50 ans, les eût de Levain Kovnl «ont reconnus pour leur qualité» supérieure.Atijou.d’hui, ils.sont préférés par 7 ménagère canadiennes sur 8 cjui cuisent à ! 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Il pleut que c’en est désolant.Pas vine pluie fine, légère, mais une grosse pluie, épaisse, qui tombe sur le sol, durement.La rue est couverte de llaques d'eau que les automobiles déchirent à la façon des yachts.Enfoncés par endroits, les trottoirs sont mauvais, peu invitants pour la marche.La procession des parapluies commence et s’éternise vers l'église, à ce point qu’au beau milieu du sermon, des retardataires essoufflés y font encore leur entrée.I e bon Dieu pardonnera bien ces retards involontaires.Il a plu toute la nuit ! On dort si bien sous la chanson monotone de la pluie sur le toit ! Puis un ciel gris si propre à la paresse ! Excuses de Pâques pluvieuses alors .' Oui, mais je crois bien que certains de ces retardataires ne pourront trouver grace près du Bon Dieu pour cette unique raison que, Pâques ou non, beau temps ou mauvais temps, ils n ont jamais de leur vie entendu un Kyrie eleison., * * * Il faut croire que Mérnère Température commence â devenir radoteuse, et qu’il y a certains troubles intestinaux dans son département.Depuis l’automne dernier, eile a fait des siennes.On nous avait prédit un hiver clément: il fut rude comme celui d’il y a cinquante ans ; les prophètes nous déclaraient que la neige couvrirait â peine le sol: il en est tombé tellement qu’on se demande si nous reverrons un jour la terre ; les almanachs nous prédisaient le printemps de bonne heure: nous I attendons toujours.Quelques belles journées, suivies de jours d’automne, et pour un début d’avril, la vieille commère nous réserve de la pluie.De la pluie à Pâques ! Scandale ! Pâques sans soleil, ce n’est pas Pâques, j'ai remarqué depuis plusieurs années que le soleil était de mise en ce saint jour de la Résurrection du Christ, et que le Vendredi-Saint le firmament se couvrait, en signe de deuil, de lourds nuages gris.En 1934, le contraire se produit.Où allons-nous ?Plus rien à comprendre.11 y a quelque chose qui ne va plus sur la machine ronde.* * * De la pluie â Pâques ! Les demoiselles et les dames en sont scandalisées outre-mesure.J.a tradition veut que ce soit â Pâques que fassent leur apparition les toilettes neuves.Pâques est la transition entre le printemps et l’hiver.On en profite dans les milieux de la mode pour délaisser les toilettes d hiver et adopter les toilettes légères.bit comme l’orgueil et la vanité se mettent de la partie, il en résulte que Pâques devient un jour de parade qui commence â l’église, le matin.pour se terminer au coucher du soleil.Madame a un chapeau neuf ; mademoiselle un complet chic .- Commentaires, réflexions, méditations.En 1934, désappointement général ! Hommes, femmes, enfants traînent sous le parapluie et sur le trottoir malpropre, en plus de leurs habits d’hiver dont ils sont dégoûtés, leur terrible mécontentement.Le Bon Dieu prend sa revanche.C’est â soit tour de se moquer des humains qui, au matin de Pâques, oublient trop souvent la grandeur de Sa Résurrection, pour uniquement penser â la résurrection de leurs toilettes mondaines.Me voilà prédicateur ! Passons: je n’en ai ni l’habitude ni le talent.Les oeufs de Pâques ont fait fureur, surtout chez les enfants qui considèrent que Pâques sans oeufs ressemble à Noël sans jouets.Qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, les oeufs de Pâques sont île mise.J’en ai reçu un pour ma part, un oeuf en chocolat, si petit que c’en était triste de le regarder.D’où vient-il ?De quelque farceur ?Soit dit sans blesser les bonnes intentions de l’ex péditeur, j’aurais préféré celui que recevra tantôt Mademoiselle X.Son ami, un de mes bons copains, s’est ‘jeté à la dépense” et a commandé hier â Montréal, un oeuf de Pâques d’une grosseur sans rivale, si bien décoré que c’est une merveille, et qui vous fait pécher par gourmandise rien qu’â le contempler.Les enfants aiment la quan tité, non le volume.Je suis de goût contraire.Mais vous me direz : pleut ! Que voulez-vous que la pluie fasse aux amoureux ?Bien tranquilles dans le coin de salon, entre iloux sourires, ils croqueront l’oeuf.et peut-être seront-ils plus heureux par cet après-midi pluvieux.Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, l’amour ne cou liait d’autre température que celle que lui donne le coeur.* * * Les enfants sont terribles, et en ce pauvre vingtième siècle, sont d’un culot inconcevable.Je leur dois une demi-heure de gaieté personnelle.Ils étaient une vingtaine de bambins au coin de la rue, et s’amusaient — eux qui n’ont pas oublié que Pâques de 1034 coïncide avec la fête du Poisson — â épin gler dans le dos des passants, des "poissons d’avril” taillés â même des feuilles de papier blanc.Le téléphone sonne.Une voix me dit: "Monsieur Leblanc veut vous parler ?Voulez-vous tenir I; ligne ?” J’aurais bien dû m’en don ter ! J’attends.Une minute s’écoule.Puis la même voix reprend sur un ton doucereux : Est-ce que ça mord ?" je ferme le téléphone, froissé.Ils ont dû rire â l’autre bout.Cette idée aussi de faire enrager les gens ! Sous mon balcon où je sors un instant — la pluie vient de cesser, mais le ciel est gris et bas — une voix de femme dit: — Imaginez-vous, ma chère que les X.ont eu un bébé, ce matin.Une grosse tiIle bien portante.Je souris et je pense en moi-même que de tous les poissons d’avril, c’est certes le plus beau.Mes félicitations â la maman et au père ! Et selon le proverbe, je souhaite de grand coeur “que petit poisson devienne grand”.* * * On s’était proposé d’aller â la cabane.aujourd’hui.Les érables ont tait leur possible, ces jours derniers et, encore une fois, l’homme a proposé et Dieu dispose.Heureusement que vers deux heures, la rivière aux Chiens a fait les frais d’un spectacle gratuit pour toute la population, mais bien peu intéressant pour les propriétaires dont les caves ont été inondées.Notre pe tite rivière, sans que personne ne I eut soupçonné, a sorti brusquement de son lit et en moins de vingt minutes a complètement envahi la ru Turgeon sur une longueur de quelque trois cents pieds.Les automobiles 11e pouvaient traverser ce ac improvisé et devenu profond qu’avec de multiples précautions et sur une vitesse des plus modérées, l.â encore, un groupe d’enfants ont fourni aux centaines de spectateurs quelques numéros intéressants.Ils se tenaient â l’extrémité-nord de la partie inondée, et avec des inflexions de voix parfaitement bien tournées, disaient aux automobilistes étrangers: "Vous pouvez passer.Mais allez vite !” La plupart d’eux prenaient le conseil pour du comptant et se précipitaient eti vitesse dans cette petite mer intérieure.Vous voyez d’ici ce qui arrivait ! Les automobiles, les unes â la suite îles autres, s’immobilisaient bientôt, les moteurs étouffés.Alors commençait le sauvetage.Les bambins criaient : “Descendez !" Bref, c’était par instants fort amusant.t’hue à Laques 1 Las de soleil ! Las de toilettes ! Las de randonnées â la cabane â sucre ! Et en plus la rivière qui déborde ! Quel jour de I’âques, mon Dieu ! * * * —• Mon cher, c’est la première fois depuis dix ans qu’il m’est défendu de recueillir lie l’eau de Lâ SIROP DE MAIS EDWAROSBURG CROWN BRAND .—y .1-—- Le sirop de table économique et délicieux THE CANADA STARCH CO r^ARDSBuJ IjSSCbid 9 iüïx 1 IJorn sYfhJJ \ / / Un sucre nourrissant pour toute la famille 'LIMITED.MONTREAL C8 Magasin Victoria Henri Gareau St-Faustin Station Spéciaux du 9 au 14 avril 1934 POUR DU COMPTANT 3R0S SPECIAL DE LA SEMAINE PLEUR DE LIS sacs coton.Limite 2.10 2 sacs par famille Pour mue AVOINE DE 1 JT/T L’OUEST le sac ‘18 lbs A «tJcJ )IN do 1ère qualité Pour.1.lVON BARSALOU, COMFORT ou BLANC 1!) morceaux pour .1MATES grosses boites I pour.¦ • JILE DE FOIE DE MORUE pré parée du Dr Hcrvay La bouteille.recevrai un char de GROS SEL laits quelques jours.J’aurai aussi rientôt un char do CIMENT et un :liar de BONNES BRIQUES pour dieminéos.20,00 FORT ou 60c 35c tUE pré- 75c Je viens de recevoir nies MILS et TREFLE do semence.Pour ceux qui achèteront est avril pour du comptant, le MIL No 1 Q AA 1 de choix 100 lbs 1 Z .U t / Je crois vous soumettre le plus bas prix pour la meilleure qualité, MACHINE A LAVER, A BRAS, cuve en coppc, bonne pour la vie.Spécial â.GRAINES DE JARDIN 1931.7 paquets pour .RHUMOL contre la gourme des chevaux.Grande bouteille Pour.23.50 25c des chc- 1.50 Dans le village de Saint-Faustin Station, GRANDE MAISON, 11 appartements, complètement rcmiso à neuf et meublée à vendre $3.000.00 à bonnes conditions.Convenable pour maison de peJtsion ou 2 logo-men ts.que- ! nie disait avec un sanglot dans la gorge mon vieil ami Léon.- Et ça te chagrine ?dis-je.Oui, parce que l’eau de I’âques m’a toujours porté bonheur.Ne te chagrine pas, mon vieux, île l’eau de Pâques, il y en a plein la rue, aujourd’hui ! ajoutai-je en ricanant.Il me quitta, mécontent, et avec raison.Ma réponse n'était guère encourageante et je constatai que je venais de commettre une gaffe.Il n’est pas le seul qui ait regretté de n’avoir pu se procurer de l’eau de Pâques.Je suis allé presque tous les ans m'en chercher.Vous connaissez la légende : Le matin de Pâques, vous descendez au mi>-seau avant le lever du soleil.Lâ, vous attendez.Dès que la première lueur du soleil levant apparaît â l’horizon, d’un mouvement rapide vous plongez la bouteille dans l’eau et vous la laissez se remplir.Cette eau, vous l’apportez chez vous, et douze mois durant, elle vous porte bonheur.Vous vous en servez pour frotter les jambes malades, pour les maux île tête, et que sais-je encore ?Elle a un pouvoir miraculeux extraordinaire.Malheureusement, personne n'a recueilli l’eau de Pâques, cette année.C’est la faute â la pluie.Pourquoi donc les Pâqües île 1034 sont-elles pluvieuses ?* * * Seules les cloches n’ont pas eu de désappointement, car elles ont sonné connue aux plus beaux jouis.Au temps de ma jeunesse, le cure nous avait dit, un Vendredi-Saint : "Les cloches sont parties pour Rome !” Naïfs, nous regardions le clocher."Mais elles y sont encore ?” disions-nous en choeur.Le curé nous avait répondu avec un large sourire; "Ce sont leurs âmes qui sont allées â Rome : elles v erront le Pape et le Pape les bénira.” Depuis longtemps cette illusion a fui, comme beaucoup d’autres, hélas ! Les cloches demeurent au clocher, silencieuses pendant les saints jours, pour mieux chanter la Résurrection et la Vie.11 est faux qu'elles vont â Rome, mais il est v rai que dans le clocher elles prennent, chaque année, un peu de repos, un peu de calme.Les cloches ne sont pas restées silencieuses.Elles se sont fait entendre ce matin, avec leurs notes joyeuses, en dépit de la pluie, et malgré le ciel gris, leurs chansons résumaient l'espoir, la joie.Un an durant maintenant, elles carillonneront sur les petits qui naissent, sur les nouveaux époux, sur les joies familiales; elles tinteront sur ceux qui meurent, sur les deuils, sur les chagrins.Elles chanteront.elles pleureront: c’est leur rôle.* * * En dépit de la pluie d’aujourd'hui, en dépit du ciel gris qui a glissé dans les coeurs la tristesse et la mélancolie, le printemps n’est pas loin.Pâques vient île nous l’annoncer.Demain, ce sera la résurrection île la nature qui sortira de son sommeil, les belles journées de printemps, l'herbe verte, les lilas, les roses, l’été,.Un peu d’espoir encore, et an firmament bleu, le soleil aura sa place.Un peu de courage encore et cette neige souillée s’en ira en eau, disparaîtra, et sur les trottoirs par les beaux dimanches matin, la procession des toilettes neuves et claires reprendra vers l’église, mais en ces matins île ciel clair, il n’v aura personne en retard, car tôt le matin, le soleil et l’air pur entrant par la fenêtre apporteront â chacun des humains â sou réveil, un peu d'allégresse mêlée aux odeurs suaves de la nature en fête.Clit.nu:u Pâques 1934, 1er avril.1 K-truie ncillc l Oil Ut SAINTE-THERESE — A l’occasion de Pâques, les é lèves du Séminaire ont eu leur tra liitioiniel congé du mois.Quelques mois encore et ce seront les grandes vacances.— Les élèves de l'Académie ont interprété avec très grand succès, mardi soir, plusieurs pièces au programme d’une soirée dramatique et musicale fort appréciée par des centaines d’assistants.Félicitations â nos jeunes artistes.Les élections annuelles de la Jeunesse Libérale auront lieu lundi soir prochain, à la salle du marché.Av is aux membres d'en prendre bonne note.C ette soirée sera sous la présidence de l'organi-ateiir-en-chcf des forces libérales dans le comté, le Dr Alfred Cherrier.maire de la ville de Saint-Jérôme.Les élections municipales dans la paroisse seront très animées, si on juge par les commentaires qui, dès maintenant, vont bon train.Il appert que les trois conseillers sur tant de charge auront de l'opposition.M.André Eiüatrcault a répondu â une délégation importante de cultivateurs qu'il acceptait de briguer les suffrages contre M.lv milieu Charron.M.Arthur Charron se présenterait contre M.Jean Franc.Les érables ont coulé cette semaine en assez grande quantité pour nous faire espérer que le sirop d’érable fera son apparition au marché.â la fin île cette semaine.Les routes environnantes sont encore interdites â la circulation des automobile-, mais d'ici une semaine on croit qu’il sera possible de se rendre bien aisément â Saint-Augustin, Sainte-Anne, etc.Le département île ta voirie provinciale a commencé â réparer les dégâts causés par la fonte déneiges, dans les rues de la ville et dans la montée Sanche dont tC pavage rempli de trous profonds devenait dangereux pour les automobiles Pour le moment ces trous sont remplis de pierre et de i*mi—iè-re de pierre.SA1NT-H1PP0LYTE M Stevens, île Montréal, était â sa résidence au lac l’Achigan, pour la fête de Pâques.Etaient de passage chez.M.liven mime Collier, la semaine dernière.M et Mme Jean Eabclle, leurs enfants André et Irène et Mlle Simonne Collier, lotis de Saint-Jérôme.M.Fernand Forget, du collège de Saint-Jérémie, était chez son père, M Emile Forgot, pour les vacance- de Pâques Etaient chez M Aldéric Mouette, dimanche dernier.Mlle Jeanne Mouette, Mlle C écile Eatreillc, de Saint Jérémie, et M Alcide La-belle.de Slont-Rolland.La semaine dernière, nous a l ions parmi nous le R.P.Y over dominicain, venu ici pour aider M.le curé Barbeau |>our les offices de-jours saints.Outre-les offices de jeudi et de vendredi, nous avons eu une heure sainte jeudi -oir, précitée par le R.P Voyer.Il a également prêché le vendredi saint avant-midi et le dimanche de Pâques.Nous le remercions de tout coeur; nous es-pétons qu'il reviendra parmi nous et que nous aurons encore le plaisir de l’entendre.Le _>4 mars a été baptisée Marie Yolande-Jeanne-d'Arc, enfant de M et Mme Félix I.«égaré (née Simonne Lamotireux).Parrain et marraine, M.et Mme Jus.Mariant Porteuse, Mlle Simonne Légaré, tante de l'enfant.— Mme Antoine Laurendeau, qui était à Montréal depuis quelque temps, est revenue dans sa famille.IMPERIAL TOBACCO COMPANY Qf CANADA IIMIUD MONIRtAL ^ BUVEZ LA BIERE OLD STOCK PRIME PAR LA FORCE ET PAR LA QUALITk CmVROLET lliilCI lats^ X Chevrolet Régulier Coach à 5 Places Prix de détail.ti t’usine, Oshawa, Ont Seulement le jret *t la licence en plus m .•• *757 LA LIGNE DES AUTOS LES MOINS CHERS AU CANADA .LE NOUVEAU CHEVROLET SIX REGULIER POUR 1934 LIDEE d’avoir la véritable qualité CHEVROLET — au i plus bas prix demandé pour n'importe quel auto au Canada—ne vous plaît-elle pas?Certainement que cela vous plaît.Alors, venez voir les nouveaux modèles Chevrolet SIX REGULIER dans nos salles de montre, aujourd’hui même! 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Marchands et hommes d’affaires en général, vous eu reconnaissez lotis la nécessité, surtout aux moments difficiles où il faut se liguer pour plus et mieux se protéger, sc grouper et lutter par des moyens efficaces, légitimes contre les ex ploiteurs et ceux qui tentent par toutes sortes de détours de s'accaparer le commerce de Saint-Jérôme à votre détriment.I.e but de la Chambre de Commerce est toujours d'aider au relèvement et à la protection du commerce par une activité soutenue, afm de conserver chez nous l’esprit de coopération et par là préconiser davantage l'achat chez nos marchands locaux, plutôt que de dépenser son argent à l’étranger, bien souvent en achetant des marchandises sans en connaître ni la véritable valeur, ni la qualité parfois douteuse, pour un prix demandé bien souvent trop élevé.Lors du centenaire de Saint-Jérôme ([u sera fêté cette année, comme il sera beau et qu'il fera bon aux anciens de chez nous, de constater l’harmonie, l'entente et le concours de toutes les classes pour contribuer au développement de notre ville.Il appartient à tous de faire sa part pour démontrer le progrès intense de notre ville, afin d'affirmer à nos nombreux visiteurs l'esprit social ([ui nous anime et l'intérêt que l'on porte à l'avancement et au développement de Saint-Jérôme par une même mentalité, les mêmes aspirations et l’ambition soutenue qui doit encourager tous ceux qui peuvent et qui veulent contribuer au progrès marquant de notre ville., Faisons en sorte que les visiteurs étrangers admirent les beautés de notre ville, que les anciens Jérô-miens soient de nouveau chez eux, afin qu'ils rapportent une impression favorable et qu’ils parlent toujours avantageusement de leur ancien pays.A tous montrons-nous ce que nous sommes et ce que nous aspirons à devenir.De [dus la célébration du centenaire de Saint Jérôme nous fournit l oi ca-ion d'organiser un bureau de renseignements commerciaux ; il y va de l'intérêt du commerce, d’avoir un bureau d'informations pour répondre aux demandes des visiteurs et des touristes nombreux que nous aurons durant ces jours, de même que durant toute la belle saison.Je pourrais bien encore attirer votre attention sur certaines questions importantes, mais je me réserve de vous les soumettre chaque semaine dans L'Avenir du Nord où l’on a bien voulu m'allouer un coin pour certaines réflexions et sugges Iions commerciales.Alors, Messieurs les professionnels, commerçant!» et hommes d’aï faire,, venez grossir nos rangs, venez donner vos noms, venez seconder nos efforts et tout en travaillant pour la sauvegarde de vos inté-icts, vous aiderez et accomplirez un devoir social envers votre ville en contribuant au développement du commerce de çhez nous.Soyez les bienvenus.VENTE PAR LE SHERIF “ON N’Y GAGNE JAMAIS A RISQUER IUT .MISS ANN AI»AM.r.hmnitittrtitu» rulimiirr futur lr 447/o/»M' St-rt it f Itun-un” tlu * Smatlinn Juiirnnl MAGIC I-vLLE coûte si peu et vous donne des résultats U si satisfaisants, chaque fois que vous I employe/.De fait, il vous faut pour moins de m- Ce cette poudre à pâte de quali té pour réussir un l.i-yi; gros gâteau.Ne vous exposez pas au désappointement.Cuisez avec la “Magic ’ et soyez certaine.“.VK CONTIENT PAS !>' VI.I N " nn result at.s".Des milliers de titres font la môme chose, non seulement pour les rhumes, mais aussi pour la mauvaise digestion, la constipation, les troubles do dentition, lend éra n go me a t * • i’eslornae, etc.Ees 'tablettes Rabv’st >wu soulagent sûrement les troubles ordinaires des bébé*.Prix, 25e.roc mssmnmB COLONNE PAROISSIALE MOIS DE MARS NAISSANCES: ier M-Thérèse-Suzanne, enfant «le Joseph Deschatnps et Marguerite Ouimet.3 J.-Wilfrid-Réal, enfant de Ernest I'ugère et Irène Chartrand.5 J.-Arthur-Lucien-Louis-Philippe, enfant de L.-Philippe Desjar «lins et Cécile Lapointe.6 J.-Gaston-Réjean, enfant de Chs-Auguste Forget et Fiorina Bu-hémier.6 J.-Georges-Aimé, enfant de Camille Desjardins et Lucienne Mouette.f> M.-Claire-Lise, enfant «le Adélard Ouellette et Virginia Johns.7 J.-lsidorc-Kéjean-kéal, enfant de Jules-Edouard Paquin et Cécile Morand.io M.-Reine-Henriette-Madelei-ne, enfant «le Henri Groulx et Germaine Couillard.it M.-Jeanne-Germaine, enfant «le Zenon Dagcnais et Marie-Anne Lécuyer.ti M.-Rita-Denise, enfant «le lv douard Traversy et Emilia Saint-Jean.13 J.-Léonidas-Lindsey, enfant de Maxime Dagcnais et l'iorence Bertrand.14 M.-Thérèsc-Alexandrine, enfant de Arthur Tremblay et Germaine Foumelle.14 Hercule-Pierrc-Hubcrt-Roger, enfant de Honorius Leblanc et Ali-da Auclair.15 M.-Alina-Juliette-Louise, enfant de René Lemay et M.Cécile Lauzon.16 Rotnéo-And ré-Louis-Georges enfant «le Napoléon Saint-Aubin et Albertine Piclié.18 M.-Claire-Aline-Laura, en faut «le Horace Limoges et Ëva Ce mstantin.19 J.-André-Dieudonné, enfant île Honorius Cloutier et Agnès Va-liqtiette’.20 M.-Denise-Andrée, enfant «le Philippe Mireault et Anna Laliber-té.20 J.-Wilfrid-Guy-René, enfant de Wilbrod Plarnondon et Germaine Beauchamp.21 M.-I,ucile-Rollande, enfant «l’Achille Lebeau et Emilia Racine.22 M.-Hélène-Denise, enfant de Jean-Baptiste Gauthier et Irène Huot.23 J.-Pierre-Paul-Camille, enfant de Donat Richer et M.-Anne Bric-re.23 J.-Léo, enfant de Donat Cour-sol et Paulixine Lebeau.23 M.-Renée-Germina-Léona, enfant de Emile Aubin et Bertha Prud’homme.26 J- Edouard-J acques-C lauile, entant «le Edouard \*enncttc et Yvonne Brunet.27 I Julieii-l.ucicn-kémi, enfant «l’Edouard G ingras et Léontine S.- Louis.27 | -Bernard-Rosaire-Jac«jucs, enfant «le Delphis Prud’homme et l-'lore F'orget.28 M.-Adrienne-Margucrite, entant d’Aldérit: t harhonneau et Gertrude Paquette.ter avril J.-Philippe Sylvio-Ed-motul, enfant de Guillaume Richard et Alzéric Parslovv.DECES 6 Dame Alphonse Motte, née Angelina Legault, 84 ans.6 Wilfrid Morand, 64 ans.O Dame Antoine .Marie, née Rose-Aima Charron, .} jours.15 Daine Joseph Morand, née Q-nésitne Chartrand, 80 ans.18 André Wilson, 12 ans.26 Dame Raymond Boileau, née Tcrsilc Lasablonnière, 87 ans.27 Jacques-Emmanuel I.ebeau, 8 ans.29 Maric-Lisc Gauthier.3 ans 30 Dame Vvc Louis Leblanc, née Virginie Paquette, 86 ans.NECROLOGIE DECES DE MME ARTHUR LANTH1ER I,e 30 mars dernier, est «lève «lée à Montréal, Madame Arthur Lanthier, née Bernadette Eabelle.âgée de 47 ans.Madame Lanthier était la fille «le M.Elie Eabelle, ancien citoyen bien connu de notre ville,- Mlle Eabelle était aussi une ancienne employée des magasins J.-D.Gttay, à Saint-Jérôme.Madame Lanthier laisse dans le deuil son époux, M.Arthur Lan thier, 8722 Boyer, Montréal, quatre enfants: trois garçons et une fille, un frère de Montréal, M.Jules Labelle, «le nombreux beaux-frères et belles-soeurs, dont M.André Lanthier, employé à la Eagle Lumber, de Saint- Jérôme.Le service funèbre fut chanté à l’église Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus et l’inhumation eut lieu à S.-Jérôme lundi dernier le 2 avril.L'Avenir du Nord offre à la famille si éprouvée ses sincères condoléances.CONSEIL MUNICIPAL Session «lu 3 avril 1934.Présents: M.le maire Alfred Cherrier, MM.le échevius A.Filion, Dr R.La; [minte et J.-A.Lessard.Attendu qu’à certaines é{>oques de l’année le débit «Ici sources alimentant le système d’aqueduc de la ville n’est pas suffisant et ne peut fournir à la consommation, qu’il devient nécessaire de se servir de l’eau de la riv ière et que, [KHir se conformer aux exigences du département d’hygicne provincial et protéger la population en lui fournissant une eau salubre, il est de toute importante que l'eau «le l'aqueduc soit chlorée ; le président de la commission d'aqueduc et l’ingénieur sont autorisés à faire l’achat d’un appareil de chloration lequel pourra c-tre mis en opération en cas tl’acci-tlent ou de défectuosité «pii pourraient arriver à l’appareil déjà installé.Toute soumission pour la construction du système d’alarme intérieur de la ville pour protection contre l'incendie tlcvra être adressée au bureau «lu greffier «le la ville avant le 16 avril 1934 à 8 heures «lu soir et dev ra être accompagné «l’un dépôt de $2,000.00 en garantie.K LUETTE POUR BIEN' S'ENTENDRE Le journal La Erançaise reproduisait dernièrement tut amusant écho susceptible d’intéresser fort les jeunes ménages.Il s'agit d'une série de conseils dont l'auteur serait, parait-il, un très grave magistrat soucieux «ic voir diminuer le nombre des divorces pour incompatibilité d’humeur.Voici le- “nouveaux commande monts : Pour i.i: m \ri 1 Ayez la générosité de vos moyens.2.Ne vous mêlez pas «lu ménage.3.Soyez gai.Rien ne porte plus sur les nerfs d'une femme fatiguée que la rentrée d'un mari taciturne.4.Traitez votre femme avec égards.5.Soyez aimable.6.Ne la grondez pas.7.Soyez, bon et juste envers Vos enfants.8.Ne prenez jamais de pensionnaire.9.Soignez votre tenue et soyez toujours propre.Pour i.a femme t.Ne soyez pas extravagante.2.Tenez votre maison bien propre.3.Ne vous laissez pas aller à perdre tout charme et tout attrait.4.Mais ne cherchez pas, non [dus, à attirer l’attention des autres hommes.5.Ne vous opposez pas à la discipline du père à l’égard de ses enfants.o.Ne parlez pas toujours d’histoire «le concierges.7 N’écoutez ni les voisins, ni les amis, quand il s’agit de votre intérieur 8 Ne diminuez pas votre mari.9.Souriez, soyez attentive.Une jeune femme indifférente est souvent supplantée par une lemnic ardente.DE PLUS EN PLUS HAUT Jacquc-.—J’ai vu un avion qui volait si haut qu’on aurait dit un petit oiseau.Lulu Et moi, j’en ai vu un qui volait si haut qu’on ne le voyait pas.DU SERVICE good/Vear PARTOUT OU VOUS ALLEZ Quand vous voyez l’enseigne ‘•(Joodyeur,” c'est lû où II faut aller pour avoir un bon service sur vos Pneu».Vous y trouverez des hommes d'expérience pour donner des conseils.PSl M Grandeur q nr Grandeur 1 1 ne 4.50x21 U.00 5.00x19 1-l.lü Grandeur n rv nn Grandeur 19 09 4.75x19 1U.00 5.25x18 iOML Taxe incluse Garage E.Giroux Coin Labelle et St-Sauvcur SAINT-JEROME HÉ mm A.* va.-.«au à l'aulre- toutes les Expositions le De Solo \irflow créa une sensation.Vous avez vu le prétendu style aérodynamique des autres marques .voiri la chose elle-même .saisissante comme un avion moderne.ï e De Soto Airflow .Sensation des Expositions .En Montre Aujourd’hui! /.H» Pfl vpel vv- y a?.U: YAK MODELES: Sedan À 4 portières, 6 passagers; Brougham à 2 portières, 6 passagers; Coupé à 2 portières, S passagers.mmê Gf v; >+yA}' U T' mm.• -• ' * !«.-•.rVT-T •• H «M; ¦ ¦; A ¦: mm ( Ci* de t* out) Le De Soto Airflow est construit tout d’UNE PIECE, châssis et carrosserie formant une unité toute d’acicr .40 fois plus robuste que les constructions ordinaires.Vous ct*s en sûreté sur tous les cotés.(A droite) Roulement doux sur fa banquette arrière.Lisez votre journal à RO milles à l'heure.Vei.cz voir 1 auto dont on parle le plus au Canada .Faites votre première “Promenade Flottante” p LUS émouvant que le cinéma .‘ plus poignant qu'un roman! Pourquoi?Non pas seulement pnreeque c'est un nouveau modèle.Mais parccque c'est une nouvelle manière de voyager .c'cst-à-dirc l'abandon définitif de la tradition attachée à la “voiture sans cheval" qui régna pendant trente ans.Peut-être êtes vous un fervent de l'automobilisme.Peut-être aussi que vous ne songez nullement à acheter une nouvelle voiture.Peu importe.Allez voir le De Soto AIRFLOW tout comme s'il s'agissait d'un néro- drome .vous en aurez pour tout ce votre imagination peut donner.Amenez votre famille et vos amis.Voyez comment trois peuvent rouler dans le siège avant.Essayez ces banquettes enchâssées dans le chromium.Voyez comment, pour la première fois, et châssis et carrosserie sont fondus en une unité touto d'acier.Vous verrez des douzaines d'autres caractéristiques uniques.11 y a un Salon DcSoto dans votre voisinage.Rendez-vous y dès aujourd'hui.Faites-en l'essai.AUGUSTE LORRAIN, SAINT-JEROME I,’AVENIR Dl NORD, VENDREDI, g AVRIL 1934 NOUVELLES DE SAINT-JEROME TéL Bureau 246 Ré*.173 Camille L.de Martigny AVOCAT — BARRISTER 310, Rue LARRT.I.F.SAINT-JEROME, P.Qué.Téléphone 310 Raymond Raymond Avocat et l’rocureui 287, LABELLE.ST-JEROME Samedi et dimanche à Sainte-Agathe LE CENTENAIRE DE SAINT-JEROME — Une importante réunion du comité (lu Centenaire de Saint-Jérôme a eu lieu, hier soir, à l'hôtel de ville.Une cinquantaine de personnes étaient présentes.Le président du comité a fait un rapport succinct du travail accompli jusqu'ici par le Conseil exécutif.Puis un programme des fêtes projetées |)our les 2 et 3 septembre prochain a été soumis à l'assemble qui l’a adopté.On procéda ensuite à la formation de neuf comités qui se partage ront la tâche d'organiser les fêtes du centenaire.Nous donnerons, la semaine prochaine, un compte rendu complet «le la réunion d'hier soir.* * * LES STATISTIQUES DE LA PRISON DE SAINT JEROME — Le shérif J.-VV.Cyr vient de publier les statistiques de la prison de Saint-Jérôme.En 1933, 146 prisonniers ont été internés dans la prison du district de Terrebonne, savoir: 136 boni mes et 10 femmes.4 âgés de 14 â 16 ans; ->7 de 16 â 20 tins, 25 de 20 â 30 ans, 29 de 30 à 40 ans ; 22 de 40 â 50 ans et 3 de plus de 9t> ans.On y comptait 4 ouvriers qua lifiés, 96 journaliers, S domestiques, 2 commerçants, 17 dans leur fatnil le et 3 femmes mariées.Ces prisonniers ont fait 521 1 jours de détention dans la prison.132 étaient tempérants et 14 intempérants.i.es délits étaient: 7 assauts, 1 ivresse, 8 ventes de boissons, 11 vagabondage, 44 vols et effractions, 4 vols par serviteurs, 10 autres vols, 54 autres causes, 1 meurtre, 3 inceti-diats.Ec plus grand nombre de prisonniers durant l’année a été de 23 hommes et 4 femmes.18 hommes ont été transférés au Pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul et 1 garçon à l’Ecole de Réforme.* * * — Ea taxe d’amusements perçue â l'Aréna a rapporté la somme de $15.66 pour la semaine du 26 au 31 '¦—M.Hervé Thinel, étudiant au Grand Séminaire de Montréal, passe quelques jours chez son père, M.Albert Thinel.* * * — Les élèves de nos couvents et collège sont revenus reprendre leurs classes interrompues pour les vacances de Pâques.* * * — Plusieurs jeunes Jérômiens et Jérômiennes sont retournées â leur couvent et collège respectif après de joyeuses vacances dans leurs familles.* * * — M.le notaire Brien, de Saint-Sauveur, était de passage à Saint-Jérôme, cette semaine.* * * — Il nous fait plaisir de souhaiter la bienvenue parmi nous â M.J.-E.Nadeau, anciennement de Montréal.M.Nadeau a acheté le commerce de M.IE-E.Rochon qu’il continuera d’exploiter avec l’aide de M.Bouchard, ancien employé de M.Rochon.* * * — Un bien douloureux accident est arivé â l’un de nos concitoyens, M.1.Paquin, laitier.M.Paquin est un cultivateur demeurant "au Cordon’’.Mardi dernier, en entrant dans son étable, il vit son boeuf détaché.H voulut lui remettre sou attache quand le boeuf subitement enrage, le corna dans la poitrine.Sous le choc M.Paquin tomba â la renverse et alors le boeuf, le frappa de sa tête par tout le corps.M.Paquin fut trouvé inconscient par les membres de sa famille et transporté jeudi matin à l’Hôtel Dieu où il est mort dans la journée.M.Paquin était âgé de 65 ans.* * * — La Chambre de commerce de Saint-Jérôme a eu sa séance régulière le 4 avril dernier, â laquelle tous les membres furent présents.M.Isidore Paquin était l'un des citoyens les plus en vue et les plus estimés de notre paroisse.Il fut plusieurs années conseiller municipal.Nous prions la famille d’agréer nos vives condoléances dans le grand deuil qui la frappe.* * * — Le superbe reposoir du Jeudi Saint était orné de (leurs naturelles.Ces fleurs ont été payées par la population jérômienne par le moyen d’une collecte qui a rapporté la somme de $70.45.Quelques jeunes filles et jeunes garçons se sont occupés de “quêter” pour le reposoir, parmi les employés de 110s manufactures seulement.— Avec le "déglaçage” des trottoirs, on peut croire que le printemps va venir plus tôt.On ne joue plus, du moins, aux équilibrâtes sur les trottoirs.* * • — Mlle Germaine Raymond, G.-M., «le MontréaJ, et Mme Alfred Richard, également de Montréal, ont passé les fêtes de T’âqucs chez Mmes Raymond et (.’adieux de S Jérôme.» » « M Eugène Thomas, garde-chasse de Saint-Rémi d'Amlierst, était de passage â Saint-Jérôme, ces jours derniers.* ?* Mlle l .Chalut, coiffeuse, a passé huit jours â Montréal.La semaine dernière elle a assisté aux démonstrations données par la compagnie Bclfontainc Idée.Mlle Chalut reprendra possession de son salon de coiffure le 16 courant.Nous lui souhaitons le meilleur succès.* * v M.et Mme l’aul Langlois, de Montréal, ont passé les l'êtes de ITiques chez M.et Mme losepli Fortier.* * * M J.I’.Bêlair et Mme Bé lair ont fait ntl séjour de quelques jours â Montréal et â Saint lin-tache.* * * - Nous avons en de superbes offices de la semaine Sainte.Le set mon de vendredi a été donné par M.l’abbé Mayer sur les Sept Paroles du Christ qui lurent chantées par notre chorale.M.Richer, directeur musical a fait préparer et exécuter pat les membres de sa chorale le programme musical suivant : Vendredi: Quelques paroles du Christ de Th.Dubois.Solistes : Jean Gascon, K.Vanier, I'.ug.Richer ainsi que la Chorale paroissiale, .Messe de Pâques : Kyrie, Gloria, Sanetus, Agnus Dei de Salomé; Credo de l’érosi ; offertoire: Regina Coeli, Merlier.Solistes: F,.Vanier.J.Gascon, G.Michaud et E.Richer.* * * DEMONSTRATION DU “NU-BACK'' — La Maison Castonguay, toujours désireuse d’offrir à s,à clientèle des innovations, conviait dans le soubassement de son magasin, mardi, mercredi et jeudi derniers, les dames et jeunes filles de notre ville.Madame Massé, corsetière d’expérience de la "Dominion Corset Go.,” donna, mardi et mercredi dans l'après-midi et la soirée, de très intéressantes démonstrations de toutes les formes de corsets et corse-leltes appelées "Nu-Back” et pouvant convenir à toutes et â chacune.Ces causeries étaient "illustrées” par modèle vivant et toutes pouvaient constater les avantages des nouvelles méthodes employées dans le Nu-Back.Madame Massé s'est tenue â la disposition des personnes qui désiraient un ajustement ou des conseils, relatifs au choix d’un corset.Près de trois cents dames et demoiselles se rendirent à la maison Castonguay c-t deux prix de- présen ce furent tirés au sort.Mmes Véronique Lafontaine et Marie-Ange Joly eurent le plaisir de recevoir chacune un drap et taies d'oreillers Wabasso, offerts par M.Caston guay.Tous ces corsets et corselettes, qui ne remontent pas dans le dos, qui sont lavables, dont certains sont faits spécialement pour la soirée, d’autres pour "les temps chauds”, quelques-uns enfin i«nir personnes très fortes, sont en vente â la Maison Castonguay.* * • — M.et Mme Edouard Gingras (née Léontine Saint-Louis) ont l’honneur «le faire part â leurs parents et amis de la naissance de leur fils baptisé sous les noms de Joseph-Julien-Lucieu-Rémi.Parrain et marraine, AL Jules Saint-Louis et Mlle Lucienne Gingras, oncle et tante de l’enfant; porteuse Mme Vve Delphi*.Gingras, sa grand’mè-rc.* * * — AL et Mme René Lemay ont l’honneur de faire part â leurs parents et amis de la naissance d’une fille baptisée Marie-Alma-Julietlc-Louise.Parrain: AL Joseph Lemay.Marraine: Mlle Alma Lemay.Porteuse: Aille Alice Lemay, oncle et tantes de l’enfant.* * * — Le numéro gagnant du sixième et dernier tirage mensuel j avril prochain et qui durera jusqu’au 20 avril Une AVIS AUX AUTOMOBILISTES Cette année, plus que jamais, je vous invite â vous informer
de

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