L'Avenir du Nord, 21 décembre 1934, vendredi 21 décembre 1934
£ CHENIER S S w » 1897-1934 SEUL JOURNAL du DISTRICT de tERRËBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-SEPT ANS.1897-1934 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) ABONNEMENT : $_\00 pur année.Publié par La Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI OAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Qué.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAQNANT LABELLE TRENTE-HUITIEME ANNEE,- NUMERO 51 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 21 DEC.1934 UN GOUVERNEMENT SANS PRESTIGE COURTES REFLEXIONS SUR DES FAITS EVIDKN’ De la lutte îles partis politiques et des incidents journaliers auxquels elle donne lieu depuis quatre ans, il résulte, en ce moment, une situation économique déplorable et un malaise général d’une gravité persistante.Le gouvernement con servateur dirigé par M.Bennett n’a pas su trouver de remèdes à nos maux qu'il avait promis de guérir.Si, aujourd hui, l’on posait nette ment au peuple canadien la question en lui demandant s'il est oui ou non satislait de la manière dont il a été gouverné depuis 1930, sa réponse serait assurément négative.La crise qui a amené les tories au pouvoir 11'était pas une crise duc au gouvernement libéral, mais une crise profonde et universelle.Pourtant, M.Bennett l’avait attribuée à la politique de M.King et il assura i eiectorat qui, malheureusement, la cru —qu’il la ferait disparaître eu quelques mois s'il arrivait à la direction des affaires du pays.Or, M.Bennett est premier ministre depuis quatre ans.A-t-il pourvu aux besoins du redressement financier, s’est-il attaché, d’une manière intelligente et effective, a porter remède au mal du chômage qui nous ronge ?Loin de la.Malgré des lois expéditives, votées a la hate pour donner le change au public berné pat -es promesses, M.Bennett a fait de son gouvernement une dictature hypocrite qui n'a remédié à rien.Nos industries, notre commerce, nos chemins de fer, les affaires en général ont périclité.Et, surtout, M.Bennett n’a pas su fermer la plaie vive du chômage.Nos lecteurs doivent se souvenir que nous avons prévu ce qui arrive.A cause de son impuissance, conséquence de son inhabileté, le gouvernement Bennett a vu sa popularité artificielle s’évanouir dès la première année de son existence.Ldiuinbug du premier ministre ,1 vite éclate au grand jour.L une des causes les plus agissantes de l'abaissement progressif de la confiance populaire dans le gouvernement a été sa politique de liante protection qui n a fait qu’accroi-tre les difficultés qui ont entrave le commerce canadien.L'opposition à la doctrine économique du gouvernement Bennett émane île toutes les parties du pays.Il n’y a plus que le sentiment étroit, égoïste de parti qui garde encore quelques partisans au ministère.Est-ce que le fait d’être le parti possédant le plus île voix à la Chambre autorise les conservateurs a dire qu’ils ont bien gouverné et à nier le gâchis que nous connaissons et dont ils sont responsables ?Le résultat des élections prov inciules ou complémentaires qui leur ont été adverses, récemment, leur nie le droit d’affirmer qu’ils ont l'appui de l'opinion canadienne.M.Bennett et ses collègues jouent aux hommes d’Etat et iis 11’ont pu rien faire pour alléger les misères qu’en vulgaires magiciens iis promettaient île faire disparaître en un tournemain.Nous comprenons que ces farceurs cyniques ne soient pas pressés de venir rendre leurs comptes au peuple.Malgré son talent — car il parait qu’il en a —; malgré le travail de dictateur qu'il s’impose, le bagage île M.Bennett, devant ceux qui voient, comprennent et apprécient sérieusement, se compose de formules sonores où il fait cliqueter les mots et les termes grandiloquents.Le peuple du Canada est fatigué de ces pièces pyrotechniques qui produisent un éclair fugitif aussitôt suivi de la plus complète obscurité.Avant de reviser la Constitution, l'élecorat canadien veut reviser son jugemen de 1930.LF FRANC Le notaire Joseph-N.Cardinal — 1808-1838 LES ETUDES CLASSIQUES MODIFICATIONS APPORTEES AU CROCK A M M K DES MAISONS AFFILIEES a Lavai, Québec, 17.— Voici le texte du communiqué remis aux journaux par Mgr Camille Roy, recteur de l’Université Laval, relativement aux principales modifications que cette université, île concert avec ïes directeurs des maisons d'enseignement secondaire affiliées, a décidé d’apporter au programme des études classiques: 1°.—-La création d'uu examen digé, mis au point, en vue de cette nouvelle organisation de l'enseignement.- Le conseil des Supérieurs a aussi révisé le progremme de l'enseignement des sciences, et établi un horaire nouveau qui prévoit pour chacune des sciences le temps convenable qui doit lui être consacré.4°.— lia été réglé aussi qu'il 11'y d'immatriculation à la fin de la Versification ou Troisième.Le pro gramme de cet examen comportera des matières collégiales et des matières universitaires.Matières collégiales: instruction religieuse, histoire, géographie et sciences naturelles.Matières universitaires: version latine, thème latin, version grecque; compositions française et anglaise; arithmétique, éléments d'algèbre et de géométrie plane.Cet examen sera sanctionné par un certificat qui correspondra au certificat accordé à la fin du High School, pour l'immatriculation dans les universités anglaises.2.— LTn examen de mathématiques pour le baccalauréat en rhétorique: le nouvel examen portera sur l'algèbre et la géométrie plane.1! sanctionnera les études de mathématiques que l’on poursuivra, après l'examen d'immatriculation, en Belles-!,dires ou Seconde, et en Rhétorique.Il y aura donc désormais continuité de renseignement îles mathématiques au cours de lettres.Cette continuité fera éviter les recommencements inutiles, et profitera â renseignement lui-même; elle sera sanctionnée successivement par les deux examens de Versification et de Rhétorique.Il restera pour sanctionner les é tuiles de Mathématiques faites après la Rhétorique l’examen final du cours classique en.Physique.T,’examen final de Mathématiques, en Physique, portera seulement sur le programme qui n’aura pas été étudié avant les classes de Philosophie-Sciences.11 est c ' 'un nouveau programme de Mathématiques sera ré- aura qu’une épreuve de dissertation à l’examen universitaire de Physique; cette épreuve portera sur des questions île philosophie.Deux sujets seront proposés au choix de l'élève.L’épreuve de dissertation en apologétique a été supprimée connue faisant en réalité double emploi avec la dissertation philosophique.5°.— Les Supérieurs se sont aussi préoccupés de renseignement des lettres, et en particulier du français.Des cours spéciaux et péda gogiques seront établis dans chaque maison pour les professeurs chargés de cet enseignement dans les classes de grammaire.On a aussi prévu l’établissement de cours de vacances.Les prochains cours de vacances seront consacrés à l’enseignement des Mat hématiques,- L’assemblée des Supérieurs a donc fait une besogne utile, cous cicncieuse, qui profitera à notre en seignemeqt classique.L'Utiivcrsiio Laval est toujours désireuse d'assu rer tous les progrès possibles.L’HONOBABLE MACKENZIE KING (Ecrit four L'API Les registres île la paroisse île Saint-Joachim de Chàteauguay s'ouvrent en 1/35- Une mission, qui avait sa chapelle, était établie là, desservie du Sault-Saint-Louis, bien auparavant, dès 1684, et la paroisse n'a été canoniquement érigée que beaucoup plus tard, en 1845.•Niais il y aura exactement deux cents ans l’année prochaine, en 1935, que, par la tenue des registres, l’organisation régulière de rétablissement religieux et paroissial existe.Un se propose de célébrer, à l’été, ce deuxième centenaire, et un comité des fêtes s’est formé, qui m'a fait l'honneur île me chargei d'écrire, pour l’occasion, une histoire condensée et populaire de cette paroisse qui se trouve être la plus ancienne en date du diocèse de Val-leytield.11 me fallait naturellement.pour remplir l’honorable lâche, commencer par me documenter.Je viens de passer, dans ce but, à la mi-décembre, quatre ou cinq jours à compulser, aux archives de l'évêché, les vieux papiers du “cartable” de Chàteauguay.J'y ai trouvé, cela va sans dire, îles choses bien intéressantes.J’extrais de mes notes, à l'intention de mes lecteurs de l'Avenir du Nord, quelques souvenirs concernant le notaire Cardinal, l'un des héros, et Tune aussi îles victimes, des événements de 1837-1838, qui avait, comme l’on sait, son étude à Chàteauguay.NI R DU NORD) ACHETONS CHEZ NOUS Le 17 décembre, l'honorabli Mackenzie King a eu 60 ans.Nous lui offrons, à cette occa sions, nos meilleurs souhaits.Le chef du parti libéral, selon toutes les probabiités, sera bientôt et île nouveau premier ministre du Canada.11 revient frais et dispos, d’un court voyage en Europe.Ses ami s’en réjouissent particulièrement surtout à l'approche d'une sessidi qui promet d'être mouvementée et d’une campagne électorale qui ne saurait tarder.A la veille d’évènements qui vont décider du sort du pays, le prestige du chef libéral 11e fut jamais aussi grand.L'envergure de son esprit sincèrement canadien et ses hautes qualités d'homme d’Etat inspirent confiance à la nation qui le réclame de nouveau comme premier ministre.oscph-Narcisse Cardinal, né à Saint-Constant le 8 février 1808, a v ait fait ses classiques au collège de Montréal, chez les sulpiciens, et il reçut sa “commission” de notaire en 1829.Il s'établit aussitôt à Château gu ay, et il se maria jeune, car, à sa mort, en 1838, il devait laisser à sa veuve cinq enfants, et il n’avait alors que trente ans.En 1834, il fut élu député de Laprairie à l’Assemblée législative.Dès 1831.dans les réunions de paroisse qui ont lieu à Chàteauguay, à propos des "réparations” à faire à l’église, chez le notaire Lel’ailleur, sous la présidence de William Dalton, le notaire nconli-Narcisse Cardinal agit, coin me secrétaire à plusieurs reprises.Ces assemblées de paroisse se succèdent fréquemment et elles sont plutôt tumultueuses.Les gens du ,aut et les gens du bas, ceux-ci partisans de Lel’ailleur et de Cardinal, s’en tenant aux “réparations” sur l’ancien site, ceux-là, partisans de Couillard, arguant pour un changement de site, discutent, se chamaillent et se chicanent comme de vrais fils de Normands qu’ils sont.Et ces chicanes durent pendant des années, au moins jusqu'aux “troubles” de 1837-1838, sous le curé Grenier d'abord (1825-1833), puis sous le curé Jean-Baptiste Labelle (1S33-1840), qu'il ne faut pas confondre avec le curé Antoine, de Saint-Jérôme.qui venait de naître à Saintc-Rosc en 1833.Cardinal, dans ces discussions, 11’est pas le moins ardent et il se montre de tempérament plutôt vif et “brouillon”.Dans une lettre, datée du 11 juin 1834.adressée au curé-missionnaire Marcoux, du Sault-Saint-Louis, le délégué de Mgr Lartigue pour enquêter à Cliâ-tcauguay, il 11e craint pas de contredire son curé.M.Labelle, et de lui reprocher vertement de trop favoriser les gens du haut au détriment des gens du bas.C’est évidemment un homme en vue, qui se met volontiers de l'avant, avec même un peu d’outrance.II n’est pas sans doute étranger au fait qu’on en vint à un coûteux procès devant les tribunaux civils, à l’issue duquel ceux du bas remportèrent sur ceux du haut.Tout cela est à retenu pour mieux comprendre le rôle qu’il a joué à l'occasion des “troubles" politiques et qui devait le conduire hélas ! jusqu’à l’échafaud.“Cardinal se tint tranquille — é crit L.-O.David — pendant l’insur rection de 1837.— Il croyait et disait à qui voulait l’entendre que cette rébellion était line échaufFou-rée et qu’aucun mouvement ne réussirait sans i'iade des Américains.F voulait une action sérieuse, faite a vec de l'argent, des fusils et îles canons, ayant pour but l’indépendance du pays.Les derniers actes du gouvernement (Gosford) et le propositions de John Russell (au parlement anglais) l’avaient convaincu que l’émancipation seule sauverait la liberté du pays.Il cachait si peu ses sentiments que soi abstention en 1837 u’cinpccha pas les bureaucrates du comté île La prairie (dont il était le député) de chercher à le faire arrêter.Sur le conseil de sa femme et de ses amis il se rendit aux Etats-Unis, à Co vinglon, où il rencontra Nelson e d’autres "patriotes" réfugiés I4.Un seul sentiment anima bientôt tous ces braves gens: rentrer au pays les armes à la main.Cardiual promit de se dévouer pour la cause, revint au Canada et travailla à l'insurrection de 1838, croyant que des secours viendraient des Etats-Unis.Le 4 novembre.Cardinal était avec Duquette (son clerc à son étude) a la tete des "patriotes” qui tentèrent de s’emparer des armes des sauvages de Caughnawaga (Sault-Saitu-Louis).Trahis par ceux qui devaient les aider, les “patriotes” c-chouèrent dans leur entreprise, Plusieurs d’entre eux, dont Cardinal et Duquette, furent arrêtés et conduits à la prison de Montréal.Bientôt, ils étaient condamnés i mort." (Les i’atriotes, par L.-O.David, page 199-207).Or j’ai trouvé, dans le "cartable” de Chàteauguay, qu'on conset vc aux archives de Valleyfield, quelques lettres, que je n’avais encore lues nulle part, l une de la main de Cardinal et à l’adresse de Mgr Bourget, les autres de la main de Mgr Bourget et à l’adresse de Cardinal et du curé Labelle de Chàteauguay, qui me paraissent sigtnli-catives et bien édifiantes.Voici ces lettres, que je reproduis d’après le texte original lui-même.Le 2O novembre 1838, Cardinal, de sa prison île Montréal, écrit à Mgr Bourget: " Mgr l’évêque de Telmesse, — Douze d'entre nous ont été informés que leur procès aurait lieu après-demain, mercredi le 28 du courant, et, comme nous n'avons que peu de confiance en la justice îles hommes, nous avons cru devoir recourir à celle de Dieu qui est certainement plus juste et qui n'a jamais failli.Nous confions en conséquence notre sort à la Providence, et, pour attirer plus sûrement ses faveurs, nous avons pensé qu’il nou» était nécessaire de faire une sincère confession de nos nombreuses fautes.Plusieurs d'entre nous qui ont commencé des contes-ions à leur curé, M.Jean-Bapislc libelle, de Chàteauguay, désireraient le voir, pour continuer avec ui, s’il pouvait se faire qu’il vien-rait demain.Ceux qui n’ont pas eu ce bonheur profiteraient de la présence de leur pasteur pour avouer leurs erreurs.Si cependant vous ne voyez aucun moyen que M.Labelle se rende ici demain, nous vous prions, au nom de Dieu, de venir vous-même afin de répandre sui ions les ineffables consolation de la religion.Outre le mérite que vous en aurez en présence du Seigneur, vous obtiendrez celui de notre éternelle reconnaissance et de nos prières dans le ciel.—- Pour mes compagnons d’infortune et pour mot-même — J.-N.Cardinal — Daté de a prison de Montréal, ce 26 novem->re 183S.” Mgr Bourget était en ce temps-là encore jeune évêque et il n’était que e coadjuteur de Montréal.Il avait été élu évêque de Telmesse en mars le Tannée précédente (1837) et sacré le 25 juillet.Mais il vivait dans a ville, en qualité de secrétaire de Mgr Lartigue, depuis une quinzaine d’années et son esprit de charité c-tait connu de tous.D'autre part, Cardinal, qui avait eu pourtant des démêlés avec son curé, M.Labelie, e demandait à l’évêque pour se confesser, ce qui constituait une belle preuve de sa foi vive et profonde.Les communications, à cette époque, n’étaient guère faciles.Monseigneur trouva le moyen de faire quand même venir M.Labelle à Montréal, ainsi qu'on va le voir.Le 28 novembre 1838, Mgr Bourget écrivait au curé Labelle.— "M.Cardinal, tant en son nom qu’en celui de ses compagnons qui subissent actuellement avec lui leur procès, m’écrit de la prison pour me supplier de leur procurer l'avantage de vous voir et de se confesser à vous.C’est une grâce que Ton 11c saurait refuser à des ouailles qui sont dans un semblable péril.M.Marcoux (missionnaire au Sault-Saint-Louis), à qui je confis la présente, doit faire ce soir un exprès (c'est-à-dire envoyer un commissionnaire spécial) et je vous prie de venir incessamment demain, laissant le soin de votre cure au missionnaire du Sault.Car il est à craindre que, s'il y a sentence de mort, l'exécution ne suive de près le jugement.— 1g., évêque de Tcl-messe.” Le même jour, 28 novembre 1838, Mgr Bourget écrit à Cardinal lui-même."A M.J.-N.Cardinal, n.p.-— Je viens de recevoir la vôtre du 26, et, pour me conformer à vos désirs et à ceux de vos onze compagnons, j’écris à M.Labelle afin de requérir son ministère en votre faveur.Comme un exprès sera expédié ce soir à Chàteauguay, Les Fêtes ramènent l’époque du magasinage le plus actif de Tannée.Il y a les étrennes, les cadeaux de tous genres ; il y a aussi le renouvellement de tant d’objets nécessaires, l'achat de nouveaux vêtements, et le reste.Avez-vous songé qu'il serait jios-stble de faire tous ces achats "chez nous” ?Avant de vous adresser ailleurs, comme il arrive parfois — , pourquoi n'allez-vous pas examiner (assortiment des marchands de chez ?nous S’il arrive, — et c'est la règle générale ! — que vos marchands aient en magasin ce qu'il vous faut, ne songez-vous pas que vous pourriez du même coup les encourager et y trouver votre avantage ?Vous avez dans votre portefeuille l’argent que vous destinez aux grands magasins île (extérieur.Voyez donc d’abord si, à prix égal, et avec des garanties égales sinon supérieures, votre fournisseur ne peut vous procurer ce qu'il vous faut.Avez-vous pensé qu’en agissant ainsi vous vous épargneriez bien des démarches inutiles et peut-être coûteuses, et ijue vous contribueriez à la prospérité générale de notre région ?Nous avons tous besoin les uns des autres.Pourquoi, même en elïaires strictes, ne pas préférer le prochain immédiat à l’étranger ?Pourquoi ne pas réserver aux nôtres le bénéfice légitime que vous iriez porter à îles groupements composés d'étrangers à notre ville et qui ne contribuent en rien à notre v ie municipale et paroissiale ?L’achat chez nous est donc un devoir social commandé par une solidarité nécessaire et bienfaisante entre les citoyens d’une même localité.La prospérité des uns se reflète inévitablement sur les autres si chacun, vendeur, employeur ou acheteur, se pénètre bien de l’esprit civique.Nos marchands locaux n’hésitent lias à grever leur budget pour soutenir les oeuvres philanthropiques qui profitent à notre population.De plus, par les taxes diverses qu’ils paient, ils contribuent aux frais d’administration de notre ville.Bs sont donc en droit d'attendre (appui du public jérômien.Achetons “chez nous”.Tout le monde s’en trouvera mieux.LE PERE NOEL J'étais tout petit, et déjà Noël était la fête des enfants, et aussi du temps île mon père, et du temps du grand-père de mon grand-père: le petit Jésus descendait par la cheminée et déposait des jouets dans les souliers des enfants sages.A la v érité.le petit Jésus était tellement subtil que personne ne l'a jamais v u ni entendu, et qu’il ne s’embarrassait même point de passer par des conduits de radiateur, tuais nul n'a jamais douté de son intervention personnelle dans les affaires des petits enfants.Ur, je n'entends plus aujourd'hui parler de ce petit Jésus ; il est en revanche beaucoup question d’un personnage qu'on appelle le Père Noël, et dont (identité m'intrigue fort.Qui est le Père Noël ?Ce qui le distingue essentiellement du petit Jésus, c'est qu’on ie voit, il se montre failli fièrement, en cliajr et en os, chez d’ingénieux commerçants.C'est un vieillard chenu et voûté, avec îles cheveux longs et une grande barbe en désordre; il a un vêtement ample et traînant qui lient de la houppelande, de la robe de chambre et de la douillette ecclésiastique MELI-MELO UNE LOTERIE POUR L’UNIVERSITE DE MONTREAL Qu’est donc devenu le petit jé- sus ?Est-ce lui qui, avec (âge, est je pense que ce Monsieur sera ici demain, de bonne heure.A son defaut, un autre sera chargé d’allei vous porter les secours que la religion 11e refuse jamais à personne.E11 attendant, je vous exhorte, vous et vos compagnons d’infortune, à vous abandonner aux dispositions de la Providence, qui saura, je (espère, tourner à votre plus grand bien les moments de détresse où vous vous trouvez.Je 11e manquerai jias île vous recommander à Dieu et à sa sainte Mère.— Ig., e-vêque de Telmesse.” Le 15 décembre 1838, le procès des "patriotes” se termina par la condamnation de plusieurs, dont Cardinal et Duquette, à la peine capitale pour crime de haute trahison, et ils furent exécutés, sur la place de la prison à Montréal, le 21 décembre de la même année.Mgr Bourget ne les abandonna pas dans leur malheur.Le 16 décembre, au lendemain île leur condamnation, il écrivait de nouveau au curé Labelle de Chàteauguay : "Vos malheureux paroissiens ont reçu hier son leur sentence.MM.Cardinal, Le Bailleur, Duquette et Thibcrt sont condamnés à mort.M.Laviolelte et un autre dont 011.n’a pu me donner le nom, mais que je crois être Dumont, ont été trouves blancs.Le sort îles six autres est référé à la reine.Excepté les deux qui seront élargis demain, il parait qu’ils sont au cachot et sous d'énormes cadenas.Je vais néanmoins essayer de pénétrer ce matin jusqu'à eux.Je les ai tous vus hier, vers midi.Ils étaient bien portants, mais flottants entre la crainte et (espérance.Je n'ai pu savoir quand s’exécutera la sentence des quatre premiers.A tout événement, il faut que vous veniez sans délai pour achever votre mission de consolateur avec ceux qui se sont adressés à vous.— Ig., évêque de Telmesse.” Seuls, si je ne me trompe, de ceux de Chàteauguay, Cardinal et Duquètte furent exécutés.LePail-leur et Thibcrt obtinrent une commutation de peine et furent exilés aux Bermudes.Qu'on me permette d’ajouter à ces notes un souvenir tout personnel.En décembre 1909, j’eus (occasion de visiter moi-même, à Montréal, la propre tille de Cardi- evenu le Père Noël ?Je pouvais croire qu'il avait vieilli en même temps que moi et que ses cheveux avaient blanchi comme les miens; mais le petit Jésus avait eu pendant si longtemps une impérissable jeunesse et il 11’avait pas pu, tout à coup, en (espace de quelques lustres, vieillir à l’égal d'une simple et humble créature humaine.Le Père Noël était-il sur les bords de la 8eine un avatar de saint Nicolas ?U11 sait que cet illustre thaumaturge est chez 110s voisins de Belgique le grand distributeur de jouets.Le Père Noël est, en effet, comme saint Nicolas, un grand vieillard chenu, mais la ressemblance s’arrête là, car saint Nicolas a une histoire positive et merveilleuse que tout le monde connaît ; ce n’est pas le Père Noël qui a été évêque de Myre, et qui a rassemblé pour les ressusciter les corps dépecés des petits garçons dans le saloir.Les jeunes Flamands et les jeunes Wallons ne seraient point d’ailleurs dis-[Misés à laisser se faire la confusion; ils savent très bien que saint Nicolas s’honore le 6 décembre et non le 25 ; astucieux, ils fêteraient volontiers les deux, mais les parents, Je ne sais pourquoi, s’opposent à cette double dévotion.Le mythe du petit Jésus s'est-il transformé avec le temps, tout ainsi que les calèches de mon enfance ont fait place aux torpédos ?Ce vieillard courbé et cassé serait donc le signe du progrès ?J’ai péine à le croire.Il faut un autre héros à ce siècle sportif et alerte.Comment veut-on qu’un père Noël, plus vénérable qu’ingambe, se livre à des, acrobaties comme île monter sur les toits et de descendre par les cheminées ?Et puis, qui ose parler de mythe ?Le petit Jésus n’est pas un mythe ; on sait où il est né, comment il a vécu et pourquoi il est mort : on sait aussi qu’il est ressuscité.Ce n’est pas le Père Noël qui est né dans line étable, entre le boeuf et (âne, la Vierge et Joseph ; ce n'est pas le Père Noël qu’ont annoncé les prophètes, qu’ont adoré les bergers et les rois mages et qu'admire le “Ravi” à sa fenêtre; les vieux “noëls” de nos aïeux 11e chantaient pas le Père Noël, mais le petit Jésus, ce u’est pas le Père Noël qui est mort sur la croix.A [.LOS (Figaro, Paris) Le comité de dotation de (université de Montréal a décidé d'organiser à son propre compte, un "sweepstake", dont le mode de tirage et de distribution serait basé sur celui actuellement en vogue pour les hôpitaux irlandais.Personne 11e doute de la crise financière que traverse notre université canadienne-française dont les magnifiques édifices sont en sus ' pens, sur le haut de la montagne, faute de fonds nécessaires jiour eu continuer les travaux.Une loterie, qui donnerait au gagnant une forte somme d'argent, est sûrement (un des plus logiques moyens de se procurer l’argent vou lu.On sait de quelle popularité jouissent les différents "sweepstakes” établis en Europe et aux Etats-Unis.1/appat du gain et le désir de remporter le gros lot versent à chaque année des sommes considérables aux institutions pour lesquelles tel tirage est organisé.Des tentatives et des démarches se font auprès du parlement pour décider la législature à rendre légale une loterie dont la majeure partie des recettes tomberait dans les coffres de notre université.Le local pour opérer le tirage au sort est déjà choisi et c'est à Saint Jean, Tcrreneuve, qu’il aurait lieu.Le comité a en outre décidé de choisir la classique Grand National de Liverpool pour trouver (heureux gagnant qui se verrait rouler dans (opulence si le hasard daignait le favoriser.LA SESSION DE QUEBEC La session de (Assemblée législative de Québec s’ouvrira le 8 janvier.M.Wilfrid Gaudette, député de Nicolet, proposera (adoption__du discours du trône.LA COMMISSION DE L’ELECTRICITE La Commission de (électricité a tenu, samedi, ses dernières séances publiques.Son président, M.Ernest Lapointe, a annoncé qu’avant de se mettre à la préparation de son rapport, elle visitera un certain nombre de régions rurales.Elle tient à obtenir de première main des informations à propos de (électrification rurale.“Nous irons nous renseigner sur les lieux”, a dit M.Lapointe.Le maire de Saint-Hyacinthe, M.Damien Bouchard, qui a suivi les séances de (enquête avec une exemplaire assiduité, profitant de chaque occasion qui se présentait pour prêcher la cause de (étatisation et de la municipalisation de (industrie électrique, a ajouté un mot de commentaire aux paroles de M.Lapointe: “C’est encore ce que vous pouvez faire de mieux.” Les gens île la compagnie Sltatvi-nigan, MM.Huet Massue et R.-J.Beaumont, Me Gordon-W.Mac-Dougald et Me P.-H.Bouffard, ont pris toute la séance de la matinée, que M.Lapointe leur avait d’ailleurs réservée.LE PROCUREUR GENERAL TIENT A ASSAINIR LES CABARETS DE NUIT uni, Mine Barcelo, née Delphine Cardinal.J'ai publié, dans le temps (Revue canadienne, février 1910), le récit de mon entrevue avec cette vénérable dame (72 ans), comme-aussi, au complet, les deux lettres, qu’elle me communiqua, que Cardi nal avait écrites à sa mère, sa femme à lui.la nuit qui précéda s» mort, et dont L.-O.David cite des extraits dans Les Patriotes.Je n’y insiste nas pour le moment.J’ai voulu seulement consigner, dans cet article, la lettre du 26 novembre de Cardinal à Mgr Bourget et celles qui suivirent de Mgr Bourget à Cardinal et au curé de Château-guav, que je crois être toutes inédites.Elles sont en vérité bien c-mouvantes et de celles qui valent d’être lues et relues.Ce sont, elles aussi, des documents historiques, qu’il convient de ne pas laisser dans (oubli.Colligite fragmenta !., L’abbé Flic-J.Auclair 15 décembre 1934, L’honorable Alexandre Taschc reau a annoncé que le gouvernement de la province livrera une guerre sans merci aux représentations immorales ou simplement indécentes dans les cabarets de nuit.Le premier ministre et procureur général dit qu’il reçoit des plaintes de certaines villes.La police provinciale a été avisée de surveiller é-troiteinent ces milieux plus ou moins recommandables que sont les cabarets de nuit.Dans un journal d’Ottawa on annonçait que le premier ministre de la province de Québec avait (intention de faire cesser toutes les représentations des cabarets de nuit.Interrogé à ce sujet, M.Taschereau a déclaré: “Telle n’est pas notre intention.Cependant nous avertissons les tenanciers de ces lieux d’amusement qu'ils devront donner des représentations propres, sinon ils seront poursuivis impitoyablement.“Nous tenons à ce que les spectacles appelés “floor shows” ne choquent personne.Qu’on se le tienne pour dit”.COMBIEN Y EUT-IL DE BERGERS A LA CRECHE ?Combien étaient les bergers auxquels un ange apparut et qui vinrent adorer (Enfant-Dieu nouveau-nc ?Les peintres, guidés par le (Suite à ln dernière page) 641 L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 21 DEC.1934 CHRONIQUE ri "4m LA FETE DE LA CHARITE Les pauvres furent les premiers invites à saluer Dieu fait homme.Ils le furent par les plus grands seigneurs, les anges, qui se montrèrent à eux et chantèrent le premier Noël.Ah ! je les vois, ces bergers, sur les collines de Bethléem ! Ils sommeillaient à demi, appuyés sur leur Làton, n’attendant rien, sinon que la lumière de la lune passât et que vint celle du soleil.Un des bergers, le plus vieux, songeait : “Si je pouvais avoir un abri !” Et le plus jeune rêvait : “Si quelqu'un pouvait me sourire !” Ce tut alors que 'les anges parurent et dirent: "Venez !” Les bergers descendirent ded collines.Ils avaient le coeur tout plein de la musique divine qu’ils venaient d’entendre, et de la promesse faite aux hommes de bonne volonté.Et tant qu’ils furent en chemin, ils se crurent bien heureux.Mais quand ils virent l’Enfant, ils jugèrent que la joie ancienne n’était rien, et que le bonheur c’était maintenant ; ils sentirent que leur coeur s'ouvrait tout grand ; ils comprirent que la joie des âmes était née, que la loi de crainte était finie, que tous les hommes étaient aimés.Nous inspirant de la grande leçon de bonté et d’humilité que l’Enfant Dieu donne au monde en attirant à Lui, tout d’abord, les pauvres et les humbles, nous, chrétiens d’aujourd’hui, nous devons avoir, en cette fête de Noël, une pensée du coeur, une prédilection marquée au coin de la charité chrétienne, pour la classe pauvre.Les bergers de la Judée sont remplacés, de nos jours, par les miséreux, les indigents, les humbles pères et mères de famille qui veillent sur leurs enfants que la misère fait souffrir.Eux aussi, ils attendent un secours du ciel, vivent dans l’espérance d’une bonne nouvelle qui leur annoncera que Dieu a pitié d’eux.Les anges qui leur apparaîtront ne descendront (>as du ciel : ils sont sur la terre.C’est vous, c’est moi, ce sont toutes les âmes chrétiennes qui, obéissant à une douce pensée inspirée par le sublime exemple de l’Enfant-Dieu, iront vers les pauvres pour les consoler, leur chanter le cantique de la fraternité humaine ennoblie par la charité chrétienne.Qui de nous refusera de remplir ce noble rôle ?Le sourire de Noël, nous pouvons le faire briller dans tous les foyers pauvres en donnant un peu de notre coeur à ceux qui souffrent.Les pauvres furent les premiers appelés à célébrer Noël, il y a vingt siècles.Les pauvres doivent encore être les premiers vers qui se porte la pensée généreuse des vrais disciples du Christ.Soyons auprès des pauvres que Jésus-Christ a tant aimés les anges de la charité.Descendons dans leurs taudis, approchons-nous de leur misère, prouvons-leur que la paix appartient aux hommes de lionne volonté et que, depuis la nuit de Noël où les bergers adorèrent l’Enfant-Dieu, tous les hommes doivent s’aimer comme des frères.La charité est l’hymne par excellence de Noël.JEAN NOEL GREGORIEN .EN ROUMANIE PROMENADE DE L’ETOILE.— REVEILLON AU MONASTERE.— LE COCHON DE LAIT EST DE TRADITION.Depuis deux jours la ville tout entière s’apprête à fêter joyeusement la nuit de Noël.Trêve à la crise, à la politique, aux soucis quotidiens.Derrière la fenêtre de mon hôtel, j’aperçois des balayeurs qui s’escriment à rejeter la neige dans les égouts.On m’appelle au téléphoné; c’est mon ami Gregoresco, un Roumain cinquante pour cent, le reste Français de par ses études faites à Paris : — Allô ! Qu’est-ce que vous faites ce soir ?— Mais.rien de particulier.— Pas de messe de minuit, pas de réveillon ?— Mon cher ami, je n’aime la nuit de Noël qu’avec de la neige et à la campagne.On m’enlève la neige ; quant à la campagne.— Et si je vous offrais les deux ?Comme suite à cette conversation, j’étais installé le soir même avec mon ami dans un traîneau qui nous emmenait à la vive allure de deux grands trotteurs à travers la banlieue de Bucarest.Sous la lune qui s’était levée la campagne était toute blancheur ; de la neige autant que j’en pouvais désirer.Je devais, m’assurait mon guide, trouver messe et réveillon au monastère de San R.où notre visite était annoncée.Nous traversons deux, trois villages dont les vitres éclairées disent la veillée joyeuse, puis une plaine étendue, la féerie marmoréenne d’un grand bois, une nouvelle plaine enfin, d’où nous apercevons les lumières du village de San R.qui semblent autant d’étoiles tombées du ciel.Nos chevaux s'arrêtent à la porte du monastère et, comme nous descendions de traîneau, nous sommes entourés par une bande d’enfants portant croix et lampions et chantant une manière de cantique.L’un d’eux, qui paraît mener le choeur, tient au bout d’un long bâton un grand lampadaire de parchemin affectant la forme d’une étoile à cinq branches et tout enluminé d’imagerie pieuse.Mon guide m’initie en quelques mots' — C’est la promenade de l’Etoile, me dit-il.Ces braves gosses, dès que la nuit tombe, vont de maison en maison, chanter sous les fenêtres leur ritournelle familière: Voici l’Etoile des Mages Qui les conduit à Jésus; Honorez la brillante étoile Et Jésus vous bénira.On leur donne quelques sous et ils s’en vont heureux.Nous nous exécutons généreusement, bien qu’à peu de frais, et le petit cortège repart dans la nuit et la neige chantant pour d’autres toujours sa même chanson.La chapelle du monastère de San R., est une splendeur dans un cadre étroit; il en est d’ailleurs de même dans maintes chapelles du rite orthodoxe.Les ors, les émaux, les lumières, le costume somptueux des officiants concentrent sur le choeur une richesse que rehausse la simplicité d’alentour.Pour la fête du jour, de la nuit plutôt, une crèche avait été installée au pied même de l’autel, avec, pour les personnages, un luxe de vêtements inattendu, c’est qu’il s’agit non pas de précision historique, mais de la glorification de la Vierge et du divin Enfant.Dans la nef même, une vingtaine d’assistants, tout au plus, desquels nous nous rapprochâmes, habitants privilégiés du village ou venus comme nous de Bucarest.Mais où donc se tenaient les moines ?J’allais poser la question, quand sortant pour ainsi dire des murs de la chapelle, plus exactement des tribunes qui en faisaient le tour à hauteur d’étage, Rattrapez Tété sur la.COTE ENSOLEILLEE DU PACIFIQUE Billets à bas prix pour Vancouver, Victoria, C.B.et Seattle, Wash.Venez, cet hiver, pratiquer vos sports préférés, ou vous reposer, au milieu de ce véritable Eden qu’est la côte canadienne dn Pacifique : golf, équitation, yachting, tennis, promenades à pied, en auto_ vous avez le choix.Tarifs d’hiver spéciaux dans les hôtels.Billets de chemins de fer valables pour l’aller du 15 décembre au 28 février; 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c'est ici la table d’hôte où ils prennent leurs repas; et c’est à cette institution que nous devons aussi une chambre et un bon lit.Le supérieur entrait sur ces mots et je reconnus en lui un des officiants de tout à l'heure : les petits groupes qui s’étaient formés ça et là s’avançèrent vers lui ; on les sentait en pays de connaissances et habitués de la maison.Mon ami me présenta ; notre hôte me souhaita la bienvenue en excellent français et m'offrit aimablement une place à sa droite.Deux soeurs converses, vêtues de bure marron, un petit chapeau couvert d’un voile sur la tête, nous servirent un souper où figura le cochon de lait qui est de tradition aux repas de Noël en Roumanie.Adroitement dirigée par le supé rieur, la conversation — moitié roumain moitié français —¦ roulait sur les coutumes intéressant la fête, notamment ces ballades, ces complaintes populaires que les paysans se sont transmises de si loin qu’on y trouve encore des traces de l’occupation romaine.La douceur d’une cloche ouatée par la neige se fit entendre ; c'était Mâtines.Dans le remue-ménage qui suivit le repas, le supérieur avait disparu.Il ne restait plus aux profanes qu’à gagner leur lit.Je trouvai le mien dans une chambre où brûlait un superbe feu de bois.Déjà je me promettais de revenir l’été dans cet hospitalier et tranquil le monastère ; mais bientôt mes projets prenaient la forme d'un rêve.REFUSEZ LES IMITATIONS V LES BONNES RECETTES Faisons de la bonne cuisine elle ne coûte pas plus cher que la mauvaise.Soupe au fromage.— 4 tasses de lait, 2 ou 3 tranches d’oignon, 2 cuillerées à soupe de beurre, 2 cuillerées à soupe de farine, 1 cuillerée à soupe de sel, poivre, y* tasse de fromage râpé, 2 jaunes d’oeufs.Ebouillantez le lait avec l’oignon, puis ôtez l'oignon.Faites fondre le beurre dans la partie supérieure d’un bain-marie.Remuez dans la farine jusqu’à ce que le tout sou lisse.Versez ensuite le lait chauffé et les assaisonnements et faites cuire dans un bain-marie en remuant constamment jusqu’à ce qu'il soit épais.Ajoutez les jaunes d’oeufs battus en remuant.Faites cuire u ne minute et ajoutez le fromage râpé.Battez avec une batteuse d’oeufs et servez immédiatement.On peut se passer de jaunes d’oeufs, mais on obtient une sauce plus riche et plus délicieuse en les employant.Boudin sauté lyonnaise.— Faites sauter le boudin dans un peu de-saindoux.Ajoutez-y 3 oignons hachés préalablement frits dans du beurre.Mouillez d’un peu de bouillon.Placez avec symétrie dans un plat chaud, entourez avec les oignons.Terminez avec une bordure de pommes de terre pilées.Décorez avec persil et servez avec marinades.Aubergines chiffon.— Pelez quatre aubergines, coupcz-lcs en tranches, tandis qu’elles marinent dans le sel, épluchez en les trempant dans l’eau chaude quatre belles tomates, enlevez les graines, coupez la pulpe en morceaux, et faites-les cuire a-vcc un bouquet garni, un oignon en tranches, du sel et du poivre.Ecrasez bien les tomates et dans le coulis ainsi obtenu déposez les tranches d’aubergines et faites cuire une heure à petite ébullition.Servez ce ragoût très chaud dans un légumier.Poires fclicia.— Coupez en morceaux des poires en conserve.Pla-cez-les dans une coupe.Couvrez de caramel et garnissez de crème fouettée.Saupoudrez de noix hachées.Pudge au chocolat.— Deux tasses de sucre granulé et 2 tasses de cassonade, t tasse de lait, gros comme un oeuf de beurre, '/1 d’un pain «le toc.de chocolat non sucré, râpé.Faites bouillir dans l’eau froide, jusqu'à cc que ce soit durci.Enlevez de sur le poêle.Mettez-y en brassant 1 tasse de noix hachées et 1 cuiller à thé de vanille.Battez jusqu'à ce que ce soit durci.Versez dans des plats beurrés et tracez par petits carrés.GATEAU DE NOEL¦ — 1 lb.de beurre, 1 lb.de raisin de Corinthe lb.de sucre brun, I demiard de mélasse, 1 lb.d'amandes, '/\ lb.de citron, 10 oeufs, 1 pinte de farine, 1 c.de hcaque épice.Enlevez le» grains des raisins si ce ne sont pas des raisins épepinés, puis faites pâlir Vs amandes dans l’eau bouillan te.Mêlez bien ensemble et cuisez pendant 1 heure et quart dans u 1 lourneau chauffé modérément.JANOISES.— Four la confection île ces délicieux petits biscuits vous prenez 3 oeufs et leur pesanteur de sucre, autant de beurre et vous dilayez le tout ensemble, asséchez la pâte, étendez-Ia bien mince avec le rouleau à pâte et faites cm rc sur u-ie tôle beurrée.GATEAUX AUX NOIX.Prenez 2 tasses de sucre, 1 tasse dt beurre, 3 tasses de farine, x/i tasse d’eau froide, '/1 tasse de lait, 1 c.à thé de soda, 2 c.à thé de crème de tartre, 2 tasses de noix concassées.Brassez l/± tasse de noix dans la pâte et faites cuire dans 2 lèchefrites.Couvrez les deux gâteaux et glacez bien.Saupoudrez la glace de noix et mettez les gâteaux ensemble.CONSEILS PRATIQUES Une façon de préparer de bons cornichons.— Cornichons marines: Prenez un cent ou plus de cornichons.Brossez-les bien et enlevez toute la terre, et après avoir coupé le petit bout et la queue, mettez-les dans un saladier ou une terrine; saupoudrez-les ensuite de sel gris (pour-un cent par exemple, il faut une demi-livre de sel) ; puis mettez un lit de cornichons, un lit de sel et ainsi de suite, jusqu’à ce que vous ayiez employé tous les cornichons.Laissez-les dans le sel vingt-quatre heures, puis égouttez-les bien, et placez-les dans des pots en grès.Remplissez les i>ots avec du bon vinaigre; ajoutez pas mal d’astragon, poivre en grains, ail, piment, et petits oignons.Couvrez de papier épais ou d’un couvercle s’adaptant bien au pot.Huile à polir les meubles.— Deux cuillerées d’huile d'olive, quatre cuillerées de vinaigre faible, trois d’essence de térébenthine.Bien mélanger à l’aide d'un pin-scau dur, nettoyer les moulures des meubles.Frotter ensuite avec un linge sec.Ce mélange est excellent pour nettoyer et donner du briliant à de grandes surfaces, aux lits et aux armoires, par exemple.LES HUITRES Le gastronome intelligent affirme que les huîtres sont comme le baromètre de la culture d'un peuple, ce qui revient à dire: "Dis-moi combien tu manges d’huîtres, je te dirai quelle est ta civilisation." New-York, naturellement, est la ville où l’on mange le plus de mollusques.11 y a des hôtels et des restaurants qui dépensent h,000 dollars ou plus en achats d’huîtres.On assure que la pêche, l’élevage et l’exploitation des huîtres font vivre des milliers de personnes.Le marché le plus important d’huîtres aux Etats-Unis est à Baltimore, où se trouve une “Bourse des huîtres”.Paris passe pour être la ville du continent où l’on consomme le plus d’huitres et, à certains jours, 8 à 10 millions de ces mollusques sont engloutis par les boulevardiers.Il n'est pas rare, en effet, de voir un seul commissionnaire réaliser en line matinée la vente de ioo,cxx> huîtres de foutes provenances.Des villes d’Espagne, Barcelone est sans aucun doute celle où ies huîtres sont le plus appréciées.Les huîtres admettent d’inombra-blcs préparations.La plus savoureuse est celle qu'on nomme "à la Philippe IV”.En voici la recette: Après les avoir ouvertes et séparées de leurs coquilles, on les fait cuire quelques minutes dans la même eau qu’elles ont rendue, on les égoutte ensuite pour les mettre dans .une sauce piquante.On y ajoute persil, raifort, une cuillerée de beurre et de farine, on mouille le tout avec tin bon fond blanc et on les met à réduire.On a, d'autre part, nettoyé les coquilles les plus grandes ; on place dans chacune quatre à six huîtres, en y ajoutant la sauce que l’on recouvre de chapelure.Au moment de servir, 011 nappe d’une cuillerée de beurre decanté et l’on fait dorer au four Les huîtres préparées de cette manière forment un plat délicieux et de digestion facile, surtout si l’on boit en même temps un verre de lait.Les huîtres ont un mystère et les naturalistes nous l’enseignent : l’huître est mâle une année et femelle l’année suivante.Et ainsi de suite.Elle peut donc être tour à tour père mère.Et quand elle se mêle d’être mère !.Un million d’oeufs à elle seule, cette année-là ! L’huître est sans aucun doute le meilleur des mollusques.Il ne faut jamais l’avoir goûtée pour ne pas l'aimer.— Aimez-vous les huîtres ?demandait un jour un certain personnage politique au maire du pays qu’il avait invité à manger à sa table.— Je ne sais pas, lui répondit le paysan, je n’en ai jamais mangé.Donnez-m'en quelques-unes pour voir.L’homme fut si admiratif et partit si enthousiasmé de sa découverte qu’il mourut quelque temps après de.maladie engendrée par les huîtres.Ossorio y Gallardo.(El Viagcro, de Barcelone.) LEUR APPETIT Dans ses souvenirs, l’illustre cuisinier Escoffier nous dit que parmi les souverains qu’il servait à table, le Kaiser est celui qui mangeait le plus simplement.A cause de son bras atrophié, il évitait les plats qui exigeaient l’emploi des deux mains.Il ne mangeait que peu de viande, buvait avec modération et préférait les fruits.Escoffier a rencontré des ecclésiastiques qui étaient de très bonnes fourchettes.Un prélat lui tint un jour ce langage : — Dieu a créé tant de bonnes choses pour le plaisir et la satisfaction de la race humaine que ce serait plutôt un péché de ne pas les apprécier.La goinfrerie est certainement un péché et peut avoir des conséquences désagréables.Mais je crois que le plaisir de bien manger, qui est un privilège aussi bien de l'homme que de la femme, est un don divin, et nous offenserions Dieu en le dédaignant.CHAQUE SOIR Le soir, dans la tranquillité de votre chambre, passez minutieusement en revue chacune des conversations de votre journée ; essayez de vous rappeler de qui vous avez parié et ce que vous avez dit ; puis dressez votre bilan.De qui avez-vous parlé en bien ?De combien, au contraire, avez-vous parlé en mal ?Renouvelez, chaque soir, durant une semaine, le même examen de conscience.Vous serez effrayé, peut-être, du nombre de vos critiques désobligeantes à l’adresse de l’autorité, de vos médisances, de vos épigrammes peu charitables, de vos paroles indiscrètes ou frivoles.Mais, vraisemblablement, vous serez stupéfait du petit nombre de personnes dont vous aurez dit du bien : j’entends du bien tout de bon, et non de ce bien palliatif, ou de préface à une critique que vous sentez trop acerbe pour être acceptée sans précaution oratoire.Vous apprendrez ainsi à mesure la vigilance que suppose la perfection impeccable de la parole.“Celui qui ne pèche pas en parole est un homme parfait”, a dit l'apôtre saint Jacques.Cardinal MERCIER MESSAGE DE L’HONORABLE A.GODBOUT “Si nous passons en revue les diverses manifestations de la vie agricole en notre province au cours de l’année 1934, nous y trouvons plusieurs sujets de réconfort et de puissants motifs d'avoir confiance en notre avenir national.Le développement de l’agriculture scientifique, l’adoption de méthodes rationnelles propres à assurer une production plus forte et de meilleure qualité, la faveur de plus en plus grande dont jouissent nos denrées agricoles sur nos propres marchés, et surtout l’ardeur au travail et la ténacité dont nos cultivateurs font preuve, sont nos meilleures raisons d’anticiper pour 1935 un relèvement encore plus marqué que celui qui a commencé à s’opérer en 1934."A la grande famille agricole et à tous mes compatriotes de la province de Québec, je souhaite un Joyeux Noël et une Nouvelle Année féconde en joies et en succès sous l'égide d’une coopération de plus en plus étroite entre la ville, et la campagne”.ADELARD GODBOUT, Ministre de l’Agriculture de la Province de Québec • r/*4 NEIGE DE NOEL Le soleil de décembre est disparu sans flammes.Il neige.C’est Noël, l.c Mystère des deux Donne, en ta grande paix du soir silencieux, La blancheur à la terre et la lumière aux âmes.L’onde qu’en pur cristal l’abîme constella, Veut embellir la nuit de la très sainte fête.C’est le rêve cthérc del ’espace, qui jette Sur les ombres vivantes ce rayon d’au-delà.Avec le flot lacté des plages éternelles.Les anges sont venus; ils veillent près de nous; Et le coeur attendri des croyants à.genoux Peut rythmer son extase aux frissons de leurs ailes.Le tourbillon s'engouffre à pleine immensité; Déjà, la terre a mis sa robe à blanche traîne; Ville, fleuve, forêt, montagne, gouffre et plaine, D'innocence vêtus sont prêts, Divinité ! Drape-toi dans la neige immaculée, ô terre ! Pare-toi de candeur, pare-toi de lumière ! Les principes du Maître, enfin, te sont donnes.Sur le recueillement de nos fronts inclinés, Tombe, tombe, cristal de la voûte profonde ; Il faut des langes blancs dans le berceau du Monde ! Charles GILL GLANURES On a accoutumé de représenter l’Amour avec un bandeau ; bien plutôt qu'un bandeau sur les yeux, l’attribut qu'il lui conviendrait ce sont des oeillères.Car lorsqu’on dit que l’amour est aveugle, ce 11'cst C’est un bon tonique qu* il vous faut Un tonique que vous pourrez facilement digérer et assimiler—qui vous fera vite recouvrer force, santé et énergie.Ce tonique c’est 1* ra lixirTonique - j - pas être aveugle que de ne consentir à regarder que l’objet aimé, et personne et rien d’autre.Vous dites que vous aimez et il y a un grand nombre de malades qui languissent, privés de secours, sur leur pauvre couche, des malheureux qui pleurent sans que personne ne pleure avec eux, de petits enfants qui s’en vont demander aux riches une miette de leur table et qui ne l’obtiennent pas.Vous dites que vous aimez vos frères ! Et que feriez-vous donc si vous les haïssiez L’homme le plus modeste du monde, au sujet de sa propre valeur et de son érudition, pensera, néanmoins, qu’il “en sait toujours assez” pour enseigner à son fils le métier qu’il exerce.J’ai appris à aimer certains hommes par le mal que j'en avais entendu dire par d’autres hommes que je n’aimais pas.¦f ¦ ¦ ¦ B B B CADEAUX pour les Fêtes Bouteilles Thermos Boîtes pour Thermos Carafes Thermos Bouteilles Vacuum 0.85 1.25 2.00 et 2.50 0.59 et 0.75 6.50 et 12.50 0.39 0.50 et 0.75 Etuis Cutex 0.35, 0.60, l.oo, 1.25, 1.75, 3.00, 4.50 Sacs à eau chaude 0.39, 0.69, 0.98, 1.50, 2.00 Chocolats Laura Secord délivrés où vous le voulez ici, à Montréal ou ailleurs.Crème à barbe et talc Stag Poudre pour hommes, savon à barbe en étui et crayon styptique Lotion après-barbe, savon à barbe en étui et crayon styptique Lotion et talc à la lavande Eau de Cologne Coty, savon et crème de savon Eau de Cologne Coty, savon et poudre Poudre de bain Coty et savon Eau de Cologne Coty, savon, talc et crème de savon 0.80 l.oo 1.00 1.25 1.90 2.00 2.25 2.75 >: Essences Lachance Essences et sirop Noirot Sirop-liqueur Lachance 0.35 0.35 0.39 CRAYONS et PLUMES Waterman, Schaefer, Parker.Eversharp BROWNIES et KODAKS £ OSCAR LANDRY PHARMACIEN 339, rue Saint-Georges S £ TA 481 ÿ.VV.V.V.V.V.V.V.VV.V.V.V-i ¦c L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 21 DEC.1034 SOUVENIRS DE Il y a des souvenirs qui ne s’effa cent jamais: ceux-là qui sont faits de joies ou de souffrances trop fortes.En dépit des années qui font vieillir le coeur et grisonner les tempes, en dépit des difficultés, des soucis et des inquiétudes qui troublent l’existence, la pensée les conserve malgré nous dans le fond du cerveau, en un coin particulier, pour les faire jaillir sans peine à la frontière des yeux.Il est impossible de les oublier.On voudrait s’en défaire: peine inutile.Ils sont liés à l'âme et c’est l'âme seule qui les laissera tomber dans le néant quand elle montera vers le grand inconnu où le bonheur est parfait.C’est un de ces souvenirs que je voudrais ici rappeler.Vécu un soir de Noël, il m’a toujours, pour des raisons que je dirai plus loin, prouvé que le bonheur même à Noël se fait parfois bien avare pour certains coeurs.C'était la veille de Noël, vers les six heures du soir, il y a quelques années.Je me trouvais dans une maison où, sept jours auparavant, le malheur, après avoir frappé, était entré pour définitivement s’asseoir.Il ne voulait pas s’en aller bien que ce fût Noël, et qu’à Noël il est bien permis de posséder quelques heures qui ne ressemblent pas aux autres.Sur les trottoirs, la foule passait et repassait, en une procession heureuse de mots joyeux et de rires prolongés, sous une neige qui tombait sans bruit, presque avec lenteur sut un sol déjà tout blanc de la poussière d’hiver.Dans cette maison, Noël n’existait pas.Pas de rires.Pas de propos joyeux.Pas île préparatifs pour la messe de minuit.U11 silen ce prenant et froid, rendu brutal par le tic-tac continu d’une vieille horloge et les sanglots étouffés d'une femme aux cheveux blancs.— Ce serait un miracle si elle en revenait ! murmurait cette femme.Et pourtant Dieu devrait penseï que c'est ma seule enfant.Il ne peut pas me l’enlever.Vous le savez bien.Non !.notj !.non ! — Voyons, Madame Beaulac, ne désespérez pas : les miracles sont toujours possibles ! reprenait Madame Duclt>s, une voisine qui depuis deux jours prêtait à Madame Beaulac son entier dévouement.Maurice et moi nous nous regardâmes à cet instant.Nous avions l’un et l’autre ce même pressentiment : elle n'en reviendrait jamais de cette maladie trop grave.Une pneumonie ! D’ailleurs les hausse ments d’épaules du médecin nous avaient fixé sur son état.Puis comme il avait recommandé une dernière visite du curé, visite que nous attendions avec anxiété, nous nous expliquions que Pauline vivait scs dernières heures.Pauline Beaulac se mourait.Depuis le midi, le mal s’était aggravé et la pneumonie ne semblait plus vouloir pardonner.Et pourtant elle n’avait que vingt-trois ans, âge si précoce pour mourir ! Je ne pouvais me faire à cette pensée de la mort toute proche.Je ne pou-rais m’expliquer qu’on pût mourii au beau milieu de son printemps, au milieu des rêves, des fleurs, des illusions heureuses, avant même d’avoir au contact de la vie subi quelques blessures ou avoir pu à son gré se laisser aller à l’amour.J'étais passé par la petite rue, je m'était arrêté à la maison Beaulac pour quérir des nouvelles de Pauline que je connaissais depuis toujours.Son état pitoyable me contraignait maintenant à ne pas m’éloigner.Je inc devais de rester car j'avais trouvé Madame Beaulac découragée, et mon ami, Maurice, le futur fiancé de Pauline, dans une nervosité exceptionnelle.J’ai vu mourir quelqu’un qui m’était cher; depuis les forces physiques me manquent pom regarder la mort en face.Je me sens faiblir, chanceler.Dieu m'aida-t-il en cette minute grave où je me trouvais le seul consolateur de cette femme et de cet homme.Je le crois, car je trouvai sans peine les mots d'espoir qui consolent les paroles qui réconfortent et, crânement, j'allai dans la chambre voir Pauline.Elle faisait pitié à voir.Elle me reconnut car elle sourit.Elle voit lut même parler mais d’un geste de sa main elle m’indiqua qu’elle n’en avait plus la force.Puis ses yeux se fermèrent brusquement sous la violence du mal.Un frisson me secoua le corps.Je dus faire un effort de volonté pour maîtriser mes nerfs.Pauline était de mon âge.De l'âge de Maurice aussi.Ils s'aimaient tous deux à la folie.Ils s'étaient promis l’un à l'autre.Je leur avais permis de se connaître.C’est moi qui avais dit à Pauline: ’’C’est le meilleur garçon du monde !” C’est moi qui avais dit à Maurice: “Elle t’aime !" Je les savais heureux.Et pourtant, bien que je ne détestasse pas Pauline, bien que j’eusse aimé à lui faire la cour, jamais je ne lui avais exprime tues sentiments, car je constatais bien qu'elle préférait Maurice.J'étais pour elle un ami tout simplement et je me trouvais heureux d'être considéré comme tel.D’ailleurs, elle était l’image parfaite du sourire.Toujours gaie, réservée, contente d’un rien, elle se fabriquait du bonheur avec une rose, un livre, une promenade, un peu d’amour Elle chassait les chagrins, les inquiétudes, les soucis.Elle chantait: c'était sa vie.Elle chantait le soir où la maladie la prit, et dès lors le logis ressembla à une prison.A ce moment, à>demi-inconsciente, noyée dans un délire causé par la fièvre, elle murmurait des paroles une nous ne comprenions pas.Sa figure émaciée semblait de plâtre.Sa tête presque renversée sur l'o-teiller mettait en relief son front poli par les sueurs.Ses cheveux s’étalaient en désordre tout autour de sa figure.Sa respiration devenait de minute en minute plus oppressée.Sa main rampait sur les draps, et ses doigts, longs et décharnés, semblaient aller chercher aux plis des couvertures quelque appui mystérieux ou imaginaire.Celui qui a vu la mort faire son oeuvre sait qu'il n’y a pas de moment plus redoutable.I’our les assistants surtout.Car l'agonisant, par une loi de ia bonté de Dieu, ne craint pas la mort ; il a fait le sacrifice de sa vie et, dès lors, les anges du ciel viennent près de lui ; le mal lui a fait perdre la notion des faits.Il parle et ne sait pas ce qu’il dit.L’âme est déjà tournée vers la miséricorde de Dieu.Mais pour les assistants la minute est grave.Ils éprouvent le frisson de la Mort qui attend sa victime: ils assistent aux v iolentes réactions de la vie qui ne vêtit pas se rendre; et.terrassés dev ant les grands mystères de l’inconnu qui veulent qu’à ces derniers instants, les saints du ciel viennent encourager l’âme à bien mourir et chasser les démons, s’inclinent pres-ilue effrayés devant les lois de Dieu.Le prêtre arrivait.Il entra dans la chambre, pria quelques instants à voix basse, puis commença le chapelet.Nous le récitions les yeux fermés comme au matin de notre première communion.Les Ave tombaient, coupés des sanglots de la mère et des soupirs de la malade.,’e pleurais presque.Je n’oublierai famais cette scène.Des cris joyeux nous parvenaient du dehors, le son des cloches nous arrivait en musique joyeuse.Et de minute en minute, la respiration de Pauline devenait plus embarrassée.Quand nous eûmes fini de réciter le chapelet, le curé attira à l’écart Madame Beau iac.U lui parla longuement, à voix basse, avec son coeur de prêtre.Quand elle revint nous rejoindre, .-lie 11e pleurait plus.Elle venait de se résigner à la v olonté de Dieu.O Sainte Religion catholique, que tu es sublime ! A minuit, quand les cloches dans le vieux clocher de bois, se mirent en branle, Pauline ouvrit les yeux.Le son des cloches l’avait-elle tirOe vie sa torpeur ?Elle regarda autour d’elle, promena sur chacun de nous un regard prolongé et attendri, puis avec un effort immense, elle parvint à murmurer: -Les cloches.Maman.Maurice.Toi Je suis bien malade.Les cloches de Noël ?Elle délirait à ce moment.Ses veux devinrent subitement lucides.Elle se souleva presque.J’eus peur, car ces sursauts d’énergie précèdent ordinairement le dernier soupir.— La Messe de Minuit.La crèche.Le beau chant.11 sem ble que je ne suis plus.sur la terre.Tu pleures, maman ?Ne pleure pas.Nous allons nous marier.Maurice et moi.tu viendras res- PRIX RÉ DU ITS Entre tous les points au Canada NOËL, et le JOUR de L’AN PRIX DU PASSAGE SIMPLE PLUS 25% POUR ALLER-RETOUR FIN-DE-SEMAINE DE NOEL: Valable pour aller du 21 décembre au 25 déccmbro inclusivement.Coupon de retour valable pour partir pas plus tard que minuit, mercredi, 25 déccmbro 1934.FIN-DE-SEMAINE DU JOUR DE L’AN: Valable pour aller du 28 décembre au lor janviei inclusivomont.Coupon de retour valable pour partir pas plus tard que minuit, mercredi, 2 janvier, 1935.PASSAGE SIMPLE PLUS UN TIERS POUR ALLER-RETOUR: Valable pour aller du jeudi, 20 décembre au mardi, 1er janvier inclusivement; au retour le voyage devra commencer pas plus tard que minuit, jeudi, lo 10 janvier 1935._____ LES ROIS 6 JANVIFR PASSAGE SIMPLE PLUS 25% POUR ALLER RETOUR: Vnlablo pour aller sur n’importe quel train à partir do midi, vendredi, 4 janvier jusqu’à 2.00 p.m., dimanche, (i janvier.RETOUR: valable pour partir pas plus tard que minuit, lundi, 7 janvier, 1935.Billots et renseignements de tout agent.PACIFIQUE CANADIEN ter avec nous.Une belle petite maison [nés de la rivière.,.Nous ne te laisserons pas.Le réveillon après.Les étrennes.Que c’est beau.Le beau jardin.Tout plein d’anges.Le beau chant.Que c’est beau !.— Voyons, Pauline ! disait Madame Beaulac.— Que c’est beau ! répétait Pauline et scs deux bras se tendaient vers le mur au-dessus de ma tète.Je me retirai.Instinctivement je regardai le mur.Rien.Mais, invisibles, un cortège d’anges, de vierges, de saints ?Ou l’Enfant-Dieu venant lui-même chercher Pauline ?Ses yeux fixaient toujours le mur, comme eu extase.Les cloches carillonnaient dans le vieux clocher et nous étions là, rivés au plancher, transportés devant ce spectacle de si rare grandeur.Mais tout à coup, comme les cloches se taisaient, elle voulut dire un mot, mais sa tête s’affaissa sur l’oreiller.Un soupir d’enfant mar qua la fin.11 y eut dans la chambre comme le bruit que feraient des ailes.Nous tombâmes à genoux.Nous pleurions tous, mais de minute en minute, nous voyions la figure de Pauline reprendre son air de santé, son sourire revenir sur sa bouche.Je dis à Maurice: ‘‘Dieu l’a prise dans son Ciel.Elle nous le dit.Viens dehors”.La neige tombait, fine, douce, soyeuse, une vraie neige de Noël.La rue était déserte.L’air me ranima : j’en avais besoin.— Maurice, dis-je en regardant dans les yeux cet ami de toujours, rien ne sert de pleurer ! Pauline est plus heureuse que nous.—-C’est vrai, répondit-il en me serrant les mains, elle est plus heureuse que nous ! C’est dur de la voir partir.— C’est dur ! continuai-je, mais puisque c’est Dieu qui le veut.* * * Il v a des souvenirs qui ne meurent pas.Us ne peuvent s’oublier.Par deux fois dans ma vie, Noël 11e m’a pas été heureux.11 va seize ans, ia veille de Noël, j’ai vu mourir mon père, emporté par une pneumonie, dans l’espace de quelques jours.Huit ans plus tard, j’ai vécu le fait que je viens de vous narrer, Madame Beaulac est morte, dix mois après sa fille.Maurice a été tué au cours de l’été dans un accident d’automobile.Madame Du-clos, la voisine, n’est plus de ce monde, et le curé qui depuis est devenu à la tête d’une grosse paroisse de Montréal, ne se souvient probablement plus de Pauline.Son devoir est de sauver les âmes et d’oublier les noms.Je suis donc le seul ce soir à donner un souvenir à cette petite fille qui mourut avant de vivre son rêve et qui s’en est allée rejoindre clans l’au-delà l’autre personne à qui ce soir inlassablement je pense: mon père.Les cloches de Noël chantent pourtant le bonheur.Je souhaite qu’elles chantent pour vous au gré de vos désirs, mais dans votre bonheur, ayez une toute petite pensée pour ceux qui à Noël n’ont plus le droit de sourire.CELIBER Décembre 1934 m ._______ NOUVELLES D’AUTREFOIS IL Y A 35 ANS: On lisait clans Y Avenir du Nord du .'8 décembre 1890 : — Un M.Boisvert, propriétaire sur la route de New-Glasgow, a découvert, parait-il, une mine d’or et l’a vendue à un Montréalais, pour la somme de $50,ex».Qui aurait cru qu’il y avait autant d’or dans la pauvre paroisse de Saint-Hippo-lyte ! ! IL Y A 35 ANS: On lisait dans Y Avenir du Nord du 29 décembre 1904: — Le 27 du courant notes avons eu une forte tempête de neige et durant la nuit il est tombé plusieurs pieds de neige.— On se propose d’organiser un parti d huîtres pour les musiciens de la vieille fanfare de Saint-Jérôme.Une souscription est organisée à cet effet.IL Y A 25 ANS: On lisait dans Y Avenir du Nord du 31 décembre 1909: La chorale de Sainte-Cécile a exécuté la messe de Wicgaml à la messe de minuit.M.Joseph Fortier, de Sainte-Scholastique, a chanté "Jésus de Nazareth" et M.André Maniant le Minuit Chrétiens.Le directeur était M.F.-X.Saint-Michel.IL Y A 20 ANS: On lisait dans Y Avenir du Nord cltt 31 décembre 1914* Le journal germanophile A.B.C.de Madrid, publie, en date du 30 nov embre, une dépêche de Budapest, disant qite les pertes totales depuis le commencement de la guerre s'élèvent à 903,306 hommes.— M.Atnédéc Tremblay, organiste à la cathédrale d'Ottawa, mu- sicien de grande envergure, en visite chez M.J.-E.Prévost, a donné un magnifique concert d’orgue dans notre église.IL Y A 15 ANS: On lisait dans Y Avenir du Nord lu 26 décembre 1919: — Un bill est présentement devant la législature dans le but d'amender la charte de Saint-Jérôme.IL Y A 10 ANS: On lisait dans Y Avenir du Nord du 26 décembre 1924: — MM.E.Bertie, Kiliatrault, William Cadieux, Léopold Nanle et L.P.Iîélair ont remporté un grand succès avec les sujets qu'ils jnt exposés à la récente exposition avicole à Sainte-Rose.MACAZA — Mlle Emilienne Lapointe, du couvent des SS.de Sainte-Croix de LabcIIe, était dans sa famille samedi.— M.Delphis Desjardins, maire-est allé à Mont-Laurier, cette se inaine.— M.Eugène Charbonneau est retourné à Montréal dans sa fatnil STE-ANNE DU LAC — M.et Mme Arthur Melançon sont heureux de faire part à leur: parents et amis de la naissance de leur fille, née le 22 novembre e baptisée le 23 sous les noms de Ma ric-Emtna-Rhca.Parrain et marrai ne AL et Mme Ovila Bélislc, oncle et tante de l’enfant.Porteuse Aline Simon Melançon, sa gratte mire.AUX FAMILLES NOMBREUSES A VIANDE DE BOEUF A NOËL, La dinde est considérée comme le mets de résistance au dîner de Noël dans les maisons canadiennes, mais ce n’est pas nécessairement la seule viande que l’on puisse fournir.11 y a par exemple le boeuf le boeuf classé par catégories.Aucune nourriture peut-être n'est aussi appétissante qu'un bon morceau de boeuf, de goût délicieux et exhalant un arôme séduisant.Le boeuf, qu'il soit servi sous forme de rôti ou de steak, ou sous l’une ou l’autre de nombreuses autres formes, apporte xu menu de Noël une variété toujours bien accueillie et trouve une place utile sur le buffet ou comme viande de réserve dans la desserte >u Je réfrigérateur.La faveur dont jouit la viande de boeuf repose cependant sur îles qualités beaucoup plus importante» que son bon goût.11 a été démontré dernièrement par des expériences et des recherches que la prédilection que l’homme éprouve pom le boeuf s’explique par des motus scientifiques, parce que le boeuf est un bâtisseur des tissus du corps o qu’il facilite la digestion lorsqu’il est consommé avec des céréales ou les légumes.Aucun pays au monde n'a de meilleur boeuf que le Canada.Le boeuf classé sous la sur veillance du Ministère fédéral de l’Agriculture est garanti au point de vue de la qualité et de l'état sa nitaire.La marque rouge, indiquant la catégorie "De choix” représente la meilleure qualité, et ta marque bleue indique la catégorie "bonne”, qui porte la quantité de gras nécessaire [tour protéger le boeuf au cours des manutentions et de la cuisson, et le rendre tendre, iuteipî et de bon goût.l’Ius de cent recettes de cuisson sont données dans le bulletin intitulé "Boeufs — choix et cuisson” publié par le Ministère fédéral de l'Agriculture.On trouvera également dans ce bulletin une carte des morceaux de boettt pour le commerce du détail et du gros et un schéma de la coupe.Comment Mieux .Maîtriser les Rhumes n r A VICKS A" n’0'Xc i"’u'llon dU .dè la rnomdo.” ROuUC» vite' nol.Enw'oyé Au coucher, Vick» cl la poitnnc ic5SOV>rce de» VapoRuh.j le rhume», mérc.vour nmj*^ nuU, par Vendant tout iohniat,on.slimutatiov un *oulaS VnpoRuh opP0” ment direct.-¦ L’ANNONCIATION Pour Augmenter la Résistance contre les Rhume*: Suive?les r rides d'hygiène qui font partie du Système Vicks pour Mieux Maîtriser Je» Rhumes.soumis à l'tprcuvc clinique.(Ce Système est expliqué en détnt! dans chaque paquet de Vicks.) SYSTÈME VICKS ;pour mieux MAITRISER LES RHUMES Côté, Noémi, Lucille et Fabienne Cartier, Georgette Giroux, Bélani Charette, ont profité de l'excursion du C.l’.R.jiour aller à Montréal.L’ASCENSION — MM.G.McLeod, de Sainte-Thérèse.et D.-M.Hodgson, de Montréal, ont chassé l'orignal dans nos [tarages.Ilotes de l'hôtel 1 )e-lislc, ces messieurs sont retournés enchantés de leur voyage avec tnt superbe orignal et plusieurs perdrix.— Les chantiers de bois franc sont fermés, et on attend pour plus de neige [tour faire le charroyagc de ces billots.— M.C.Deltslc a fini le charroy-tge de bois qu'il expédiait à New-York pour l'International Paper Company.— Dimanche dernier, M.et Mme Alédéric Lcgault, Mme Ernest Charrette prenaient le dîner chez M.Patrick Sarrazih.- M.Lucien Baribeau, de Mont-Laurier, est venu faire l’audition des livres de notre fromagerie.Cette audition nous fait voir un [vêtit surplus, ce qui est satisfaisant [xtur l’année de dépression economique.— Mme Pierre Beauchamp (fils) a [vassé la semaine à Montréal.SHAWBR1DGE M.et Mme Germain Dagenais (née Rhéa Alaric) font part à leur.» parents et amis de la naissance de leur fille, baptisée sous les noms de Marie-Yvette-Claire.Parrain et marraine, M.et Mme Roméo Ala-rie, de Montréal.Porteuse, Mme D.Alarie grand’mère de l'enfant.Mlle Marie-Paule Chartier, est en promenade à Saint-Jérôme pour une quinzaine.- Mlle Fernande Blondin, est de passage chez son frère.M.A.Blondin de Saint-Hippolyte.Nous avons dans la province des centaines de familles où il se trouve trois, quatre ou cinq garçons et parfois autant de filles vivant sur la ferme paternelle, en âge de s'établit maintenant, ou d’ici quelques années.Pour l’immense majorité leurs parents ne peuvent les établir dans le voisinage : soit que le prix des fermes est trop élevé, soit qu’il n’y en ait pas de libres, ou encore que le père qui a travaillé fort pout nourrir, vêtir et tenir à l'école ses enfants n’ait pas l'argent nécessaire pour acheter les terres voisines, même si on les lui offre à de bonnes conditions.Pour des centaines, cependant, ces gens pourraient vendre leur ferme en exploitation, réaliser ainsi, une fois les dettes payées, quand il y en a, de mille, deux mille à cinq ou six mille piastres.Ce n’est pas la réserve de la Banque Prov inciale, surtout quand on a cinq ou six enfants à établir, mats c’est toujours ça.Et.parfois, c’est suffisant quand la famille sait s’y prendre pour dépenser cet argent à bon escient.Si, par exemple, ces familles choisissaient le canton Cléricy, en Abitibi, elles trouveraient un soi d'alhtvions argileux de la meilleure qualité, pouvant produire abondamment l’orge, les pois, l’avoine, les légumes, mais surtout le blé dur — comme dans les prairies de l'Ouest — le foin de mil et de trèfle.Ce canton est traversé par une belle rivière, la Kenojévis, qui se jette dans l’Ottawa; la voie du Canadien National le touche, on y a trouvé du minerai à trois endroits différents, et il 11'est situé qu’à quelques milles des villes de Rouyn, Xoranda et Beattie.Les terres sont de défrichement facile, car elles ont été généralement déboisées et le feu y a fait des ravages qui ont rendu pour de larges espaces la terre presque prête à la culture.Et ces lots, de 100 acres chacun, de par la loi, le gouvernement les donne pour 30 cents de l’acre, payable en cinq ans, en travaillant aux chemins, par exemple.De plus, il paie des primes de défrichement et de labour, et il accor de divers autres avantages à ceux qui mettent ces terres en valeur pour leur propre compte.Plusieurs centaines de familles pourraient s’établir dans cette région.Nos gens voudront-ils de ces terres ?Ou préféreront-ils laisser leurs enfants se débrouiller comme ils le pourront, comptant sur les secours-directs, en ville.C'est à choisir.J.-E.LA FORCE On cause, dans une société, du talent qu'ont certaines personnes d'imiter le cri des animaux.— Tout cela n'est rien, dit un Marseillais, j’ai un ami, lorsqu’il imite le chant du coq.— Eh bien.?— Le soleil se lève ! dat^s Gâteau **AGlC BAJK1N6 Une bonne vieille coutume de chez nous c'est celle d'offrir è ses invités pendant les Fêtes un p’tit coup de bon vieux gin canadien MELCHERS Croix d’Or.V finest CANADIAN HBiinuu** TROIS GRANDEURS IO ONCES - $ LOO 2 6 onces —2.30 3.30 ONCES CAWAraHBEM GIW CROIX I D'OR , ¦ ' J&Qin Canadie/i 'Qaieya*AUTHENTIQUE.fcmetatfotuirptits'de 35 ¦ MEtCHERS DISTILLERIES UMÎTEO LU ruts i ftCStTHICRVIUC.A«.• QISTIILATCUV* DEPUIS ;M|' eURÏAU-CHEF.: MOB?* vviv// .»¦-y» md j** — M.Moïse Charette est rendu à l’hôpital Sainte-Jeanne d’Arc Montréal pour suivre un traitement.— Mlle Jeannette Boileau est à l’hôpital Sainte-Jeanne d’Arc pour subir une opération.— M.Maurice Boileau, élève du Séminaire Saint-Joseph de Mont-Laurier.est arrive pour les vacantes des fêtes.— M.Roger Taillon est revenu convalescent de l’hôpital de Verdun.— M.Lionel Racicot était à j Montréal la semaine dernière.— M.Marc McGray est parti pour passer les fêtes dans sa famille.TL voua en prend pour moins de lt de Poudre ù PAte “Magic** pour fulre un gâteau—et vous pouvez compter sur une réussite chaque fols! Il n’est pas étonnant que les plus grandes autorités en art culinaire au Canada disent qu’il ne paie pas de risquer l’usage de poudre Inférieure.Servez-vous de la “Magic** et soyez certaine des résultats! — M.et Mme Côme Robidoux, j M.Arthur Paquette, Mme O.Giroux, Mme Wilfrid Taillon, M.Lucien Beauchamp, Mlles Fleurette MAGIC FABRIQUEE AU CANADA “NE CONTIENT PAS D’ALUN’*.Cette déclaration sur chaque boite est votre garantie que la Poudre & Pâte “Magic” ne contient ni alun, ni aucun ingrédient nuisible. NOEL La suite continuelle «les ans amène de nouveau la saison de Noël et un temps d'arrêt l>ien accueilli, quoique temporaire, «les épreuves et «les tribulations du inonde travail leur.C’est la saison des réunions de famille, de» visites joyeuses aux vieilles gens restées au foyer, et tout émaillées du Rai rire «les petits enfants attendant la venue du Ilon-homme Noel.I ,a bonne volonté règne sur la terre.Jetons un coup d'oeil sur cette (été qui tient une si grande place dans le coeur des hommes.La célébration «le la Noël ne faisait pas partie des premières fêtes «les chrétiens, et l'on ne s'entendait pas sur la date exacte à laquelle la fête de la Nativité devait être observée, soit le 6 janvier, le 25 mars ou le 25 décembre.Un ne faisait jamais mention d’une fête dans les premières relations des célébrations de la Noëi.La première mention certaine du 25 décembre se trouve dans le calendrier «le Félix, publié en 354.Ce lui-ci déclare qu'en Tan un du Christ, le Seigneur Jésus-Christ est né le 25 décembre, un vendredi, et le 15e jour «le la nouvelle lune”.Cette mention, toutefois, n’est pas entièrement exacte, car le 25 décembre «le l’an un était un dimanche.En Angleterre, le 25 décembre é tait célébré bien avant sa conversion au christianisme, Bede rapporte que "les anciens peuples des Angles commençaient l'année le 25 décembre, tandis que maintenant nous célébrons alors la naissance «le Xotrc-Seigneur, et la nuit même, qui est maintenant si sainte pour nous, était appelée par eux la nuit des mères, à cause, supposons-nous, des cérémonies qui étaient accomplies pendant cette vigile de toute la nuit.” 11 est intéressant de rappeler que la célébration «le Noël fut défendue, en Angleterre» par une loi du parlement en 1644.Cependant, Charles 11 rétablit la fête.L’arbre «le Noël, que les enfants aiment tant, semble avoir eu sa contre-partie «lans les premières religions payennes.En Egvpte, sur U-palmier, croissait une nouvelle tige chaque mois et, au temps du solstice d’hiver, c’était la coutume des E-gyptiehs de décorer les maisons d'une branche de palmier portant douze tiges.A Rome, le sapin était considéré avec vénération, et pendant les saturnales, «les rameaux de verdure pendaient aux palais et aux maisons.Parmi les tribus européennes du Nord, un grand sapin était plante dans chaipie maison au temps de Noël.A sa base, on plaçait des représentations d’Adam et Eve ; dans les branches s’enroulait le serpent, et au rameau du faîte brillait une chandelle symbolisant cette lumière du monde, par laquelle seule la victoire sur le serpent était possible.Plus tard l’arbre fut décoré plus généreusement de brimborions colorés, et tous étaient d’abord symboliques.Les guirlandes de houx et de gui donnent un cachet particulier à la saison de Noël.Le houx était pour les chrétiens, à une certaine époque, un objet de vénération, les petites feuilles épineuses et les baies rouges représentant la couronne d'épine et les gouttes de sang.Sans aucun doute on introduisit ce souvenir de la fête joyeuse, afin rie ne pas oublier le caractère sacré de l’occasion dans les célébrations générales.L’usage du gui comme dé coration de fête remonte au temps pay en.Chez les Celtes, le gui avait un caractère sacre, et à la fête du solstice d’hiver le prince des Drui «les en coupait lui-même un rameau.Les gens étaient assemblés et ensuite conduits dans les Imis par les prêtres, au «levant desquels marchaient deux boeufs blancs châtrés.Quand on avait trouvé !ur cent et la décroissance de la mortalité générale de 15.1 pour cent.Mais, comme le disait toutefois non sans regret, l'honorable M.David, le taux de la mortalité infantile s'établissant par le nombre de naissances vivantes et la natalité décroissant d’une manière considérable dans notre province, il s’ensuit que nous ne pourrons pas nous attendre d’ici quelque temps à une baisse sensible et continue dans le taux de la mortalité infantile, même si le nombre de décès d’enfants de o à un an continue à tomber.PAS DE DROGUES COLONNE SPORTIVE L’OUVERTURE OFFICIELLE DE L’ARENA DE S.-JEROME Saint-Jerome en pki:miche POSITION DANS LA LIGUE Mont-Royal Dimanche après-midi, près de 1100 personnes assistaient à la bénédiction de l’Aréna et à l’ouverture officielle de ia saison de gouret à Saint-Jérôme.Le révérend Emile Dubois, curé de Saint-Jérôme, vint à trois heures, accompagné de ses vicaires, bénir l'Aréna, et mettre la rondelle au jeu dans une partie entre le Saint-jérôme et le Concordia.Etaient présents à la bénédiction, l’honorable Athanase David, secretaire de la province, L.-E.Parent député de Terrebonne au fédéral, Son Honneur le maire Emmanuel Bertie, de Saint-Jérôme et les échc-vins C.-E.Huot, A.Lessard, L.Gi-raldeau, G.-E.Hamel, A.Vaillan-court, A.Filion, MM.Therrien, Lc-may, gérant du Club Concordia, Max Larocque, président de la Li-gueMont-Royal, Eugène Saint-Vincent, Gérant de l’Aréna, Jean-Paul Rolland et Alfred Cherrier, et nombre d’autres.Au nom des amis et des employés de la manufacture Rolland, M.Alfred Cherrier, qui officiait comme "maître de cérémonie”, présenta à M.Jean-Paul Rolland, gérant du Saint-Jérôme, un magnifique manteau de chat sauvage.La fanfare de Saint-Jérôme, sous la direction de M.F.-X.Saint-Michel, a exécuté un magnifique programme musical.A trois heures et vingt-cinq minutes, le révérend Emile Dubois mît la rondelle au jeu.Au milieu de l’enthousiasme des spectateurs, nous avons assisté à line magnifique joute de gouret entre LE PREMIER POINT DJ CANA DirN FAiT 5UR UN LANCER CE PUNITION LE FUT PAR ARKMONDOD CONTRE RANGERS ftU .forum le*?deceit.y/,wz//v iiiliîi mmmwt v NE A YAMASKA IL JOUE POUR LE CANADIEN DEPUIS x 1926 , MONDOUEST 1 ROBUSTE.SOUDE Y l ET ALERTE PATI - - I NEUR.LA PRtSTNTE SAISON DTVRA1T NOUS EN REVELER TOUT LE TALENT.ARMAND P055EDFASSU REMENT LE PIUS FORMIDABLE LANfER DES JOUEURS.DU CANADIEN?*’ lieux clubs d’égale force et animés d'un réel esprit si>ortif.Le premier point fut enregistré par le Saint-Jérôme après 5.15 minutes de jeu La première période fut animée du seul esprit sportif et il n'y eut aucune punition.Malgré tous leurs efforts, les joueurs du Concordia no purent enregistrer aucun point.A la troisième période surtout, ils se ruèrent tous à l'attaque mais, leurs efforts furent vains.Trépanicr, le gardien île but du Saint-Jérôme a été invincible.11 eut, durant cette troisième période, à arrêter des lancés vraiment sensationnels et successifs, malgré qu’il eut subi une légère blessure.Le jeu a été plutôt dur durant cette dernière période et les punitions ont été nombreuses.Le joueur Couil-lard du Concordia fut blessé d'un coup de patin et cm dut le transporter hors de la patinoire.Le héros de la joute, fut sans contredit le gardien de but Trépanicr.Concordia: Jimmy Muir, gardien de buts : A.Valois, centre ; Léo Lacoste et G.Gravel, ailes; R.Hébert et F.Carter, défenses; A.Alarie, W.Couillard, Léo Dubé, Paul Gau-dette.G.F rancoeur et R.Laughton, substituts.Saint-Jérôme: Trépanicr, gardien de buts; Laforce, centre; Saint-Pierre et Reauchamp, ailes; Lavi gne et Mignault.défenses; Carrière, Ralleux, Riddell, Saint-Michel.Rivard et R.Raymond, substituts.Les arbitres étaient MM.Thompson et L épine du Canadien.LA VERITABLE MELASSE £XTRA FANCY BEMA ifil! :?• »]« UNE CAISSE POPULAIRE ETABLIE A SAINT-JEROME Jeudi soir dernier, sous les auspices de la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme, était tenue, dans la salle municipale, une assemblée publique présidée par le shérif J.-I YV.Cyr, président de la Chambre de ! Commerce.A Tissue de cette assemblée, 18 | jérômiens signaient les formules nécessaires à l’établissement à S.-Jérôme d’une caisse populaire.A cette assemblée étaient prê-sents MM.les notaires Eugène Poi-I l ier, président de l’Union régionale des Caisses Populaires Desjardins, de Montréal, et Wilfrid Guérin, sc: crétaire de la même association, le | révérend P.Deguire, s.j., aumônier général de TUnion des Cultivateurs Catholiques de la province de Québec.M.le notaire Poirier, économiste distingué, expliqua le fonctionnement et la raison d'être des Caisses populaires, leurs avantages au point de vue économique et au point de vue nationalité.Il félicita la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme de ses activités et de son initiative.“La fondation d’une Caisse Populaire, dit-il, est établie suivant les données de l’Achat chez Nous, en faveur duquel on fait maintenant campagne”.M.le notaire Poirier apporta les raisons qui commandent l’établissement des caisses populaires parmi les Canadiens Français qui sont un tiers de la population et qui sont soumis presqu’entièrement à la régie de banques anglaises.Il nous apporta aussi des chiffres concluants, des données précises sur I le système bancaire du Canada et ; plus particulièrement de la province de Québec.Ee fonctionnement des Caisses Populaires établies dans notre province, a étonné et force [ l’admiration d’étrangers à notre raI ce et à notre pays, qui se sont nettement déclarés en faveur de ces or-ganisaions.Les Caisses Populaires sont fondées par des gens de chez nous, administrées par des gens que nous coudoyons tous les jours, et ne prêtent qu’à bon escient, à des gens de chez nous.C’est donc une organisation purement locale et absolument sous la surveillance de chacun des intéressés.Elles se composent de quatre éléments différents; Les actionnaires, le bureau de direction, la commission de crédit et la commission de surveillance.Le bureau de direction, choisi parmi les actionnaires, se compose de 7 membres, qui 11e peuvent disposer d’une affaire sans être obligés de passer par la commission du crédit qui elle-même est composée de trois membres.Si Ton de ces trois membres est d’avis que telle ou telle transaction ne doit pas être faite pour le bien géne-i ral.cette transaction ne peut être 1 effectuée par les deux autres mem-1 bres seuls.D’un autre côté, cette * commission du crédit est elle-même subordonnée à la commission de surveillance, qui se compose aussi de trois membres.11 ne i>eut donc être question d'intérêts particuliers, puisque toute l’organisation et toutes les transactions sont affaires de collccivitc.Il y a dans la province, 234 caisses populaires avec un effectif de neuf millions et demi de dépôts.SI nous avions une caisse populaire dans chaque paroisse et dans chaque ville de la province, nous aurions une réserve, nous, Canadiens, (en prenant les chiffres qui ont ser vi à l’établissement de la donnée cl-dessus) de S4S.000.000.L'influence et la puissance des Canadiens-français s’accroîtraient d’autant et il n’en résulterait pour nous que des bénéfices.M.le notaire Guérin, après quelques mots de félicitations à l’adresse de la Chambre de Commerce, insista sur le fait que les Caisses populaires ne sont pas affaires de particuliers, mais qu’elles consistent à prêter chez nous l’argent de chez nous.Elle n’ont pas pour but de faire de gros bénéfices, mais de fai re oeuvre sociale.Elle ont aussi t>our but la déccntralistion de notre argent aux mains d'étrangers.Familier avec la procédure à suivre pour l'établissement et le bon fonctionnement de ces Caisses Populaires, M.Guérin a donné toutes les explications nécessaires, à la satisfaction de l’assemblée.Le révérend Deguire, appelé à prendre la parole, assura que s il y avait eu des caisses populaires dans toutes les paroisses depuis 25 ans, la question du crédit agricole ne se présenterait pas actuellement.Nous devrions profiter de la crise pour préparer l’avenir.Cette question de caisse jiopulaire intéresse aussi beaucoup la classe des cultivateurs.Il y a actuellement 623 cercles de l’Union Catholique des Cultivateurs.Le révérend père termine en promettant de revenir rencontrer les cultivateurs de la région.Ont aussi adresse quelques mots, M.J.-E- Parent, et M.G.-E.Hamel, de Saint-Jérôme, M.Alcidas Paiement, de Saint-Hennas, le fondateur de la Caisse Populaire de Saint-Ilermas, qui nous a fait connaître les services signalés rendus par la Caisse Populaire établie depuis 19 ans à Saint-Hennas, à la .population de celle petite paroisse.M.Paiement donna aussi aux actionnaires de la caisse populaire, d’excellents conseils, acquis au cours de sa longue expérience de 1 administration de la Caisse Populaire de Saint-Hermas.Plusieurs personnes qui n’avaient pu assister à l’assemblée de jeudi soir dernier, ont depuis, signé les tommies nécessaires pour devenir actionnaires de cette Caisse Populaire de Saint-Jérôme, formules qui sont entre les mains de M.J.-W.Cyr, président de la Chambre de Commerce.Une assemblée de ces actionnaires doit avoir lieu sous peu.ANTALtlNE » Pour *.MauxdeTête de Dents et d’Oreilles, Rhumes, La Grippe, Névralgies-Rhumatisme.Douleurs En Vente Partout 25* En Vente Partout 25* PAYSAGE D’AUTOMNE Une atmosphère grise enveloppe la terre l'-t >lonne au paysage une figure austère; Une égalé rousseur a terni le gason.Dans le brouillard lointain, échancrant l'horison, J,es grands monts, en ce jour lourd et sombre d'octobre.Ont l air de rois déchus gui meurent dans l’opprobre.Mais voici que soudain un rayon de soleil, Comme un oeil gui regarde après un long sommeil, Se faufile ù travers un fouillis de nuées, lit s en vient éclairer des branches dénuées Qui végètent au fond boueux d'un petit val.L existence ressemble ù ce four automnal: l.a joie et le bonheur, soleil des eieux intimes, •N e réchauffent souvent que des vallons infimes, Tandis que tout autour, il est de fiers sommets Où leur chaude clarté ne se pose jamais.Alfred DosKOCl 1 ERS LACOSTE —• Samedi dentier, chez M.Ro-biiloux, eut lieu une soirée en l'honneur de M.et Mme Uhald Brunet, à l’occasion de leur retour de voyage de noces.On remarquait : Mlles l'aijuerette, Rlica, Cécile, Armande Robidoux, Yvette Rohidoux, MM.Rolland Denis, Orner Robidoux et L.Denis.— Mlle Rliéa Robidoux est de retour de Montréal.—• M.Hervé Eegault est allé à Montréal en voyage d’affaires.— Nos fervents du ski attendent avec impatience la neige, qui se fait beaucoup attendre.Espérons qu’ils pourront s’en donner à coeur joie bientôt.THEATRE REX Vendredi et samedi; Laurel et Hardy dans Song of the Desert - -Red Grange dans Galloping Ghost (7, 8 et ijième episodes) — comédie — Cartoon.Dimanche et lundi: Dick Powell, Pat O’Brien, Ginger Rogers, The Tour Mills Brothers dans “Twenty Million ’ Sweetheart” — Comédie musicale — News — Cartoon.Mardi, mercredi et jeudi : Marie Dressier, Lionel Barrymore dans Her Sweetheart —— Comédie musicale —• News — Cartoon.Nous avons des gens qui aiment les pauvres; ce qu’il nous faudrait ce sont des gens qui aiment la pauvreté.—• Tournier La grâce du Saint-Esprit ne s’accommode point de nos délais et de nos remises.— Saint Augustin Maintenant paru : Almanach Rolland 1935 £d vente au bureau de L’AVENIR DU NORD et aux endroits suivants : Chez José, 350 rue Labelle chez Albert Duclos, 329 St-Georges “ Raoul Bélisle, 301 St-Georges “ Alph.Boutin, 178 Labelle “ Guillaume Cadieux, 274 Labelle “ Edouard Godard, 676 Labelle 20 cts Aux Hommes d’Affaires ; LETTRES ; Conhez-nous les ! ETATS DE COMPTES ! | FACTURES i i Travaux d'impression J ENVELOPPES i CARTES D’AFFAIRES i : de tous genres | PROGRAMMES ; dont vous avez besoin.; CIRCULAIRES ! CARTES DE VISITBS i 1 Votre commande sera ; FAIRE-PART ; CARTES MORTUAIRES i exécutée avec le plus i BROCHURES grand soin et au meil- ; Etc., Eta leur marché.DEMANDEZ NOS PRIX 1 La Cie de Publication de St-Jérôme Ltée 316, St-Georges TEL.344 St-Jérôme pgffg L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 21 DEC.1034 | T 4L Bonn 246 B4a.17S 1 Camille L.de Martigny 1 AVOCAT — BARRISTER I I SIS, Rua LABELLE j I SAINT-JEROME, P.QuA | Téléphone 310 RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche ù Sainte-Agathe 289, LABELLE — ST-JEROME Assurances Générales Bureau responsable.Expérience et sénrire connu* depuis au-delà de 24 110a J.T.G LE M E NT Gérant de district District manager 178 avenue Parent Tél.171 Saint-Jérôme 1 Krpré«*ntant principal** contpailnirs faisant affaires au Canada Mf Mf Of - \f • Mf Mf Mf Mf M» Mf Mf Mf / if Mf MfMf MfMf Mf Mf Mf/*f/ NOUVELLES DE SAINT-JEROME *w »vv >^Tv^Và\v»'i v>v/, E.Desjardins — Dagenais y2 Vz E.Desjardins — D.-D.Desjar.>/2 A la dernière séance du conseil aquellc étaient présents MM.les échevins A.Filion, Y-C.Hunt, G.-E.Hamel, I,.Giraldeau et A, V'ail-ancourt, sous la présidence tin maire suppléant, M.L.Giraldeau, diverses questions d’intérêt local ont été discutées, ainsi que certains pro jets mis à l’étude.Après les préliminaires ordinal res, le secrétaire-trésorier a été chargé de certaines perception d’arrérages île taxes et d’effectuer des mutations au rôle d’évaluation actuellement en vigueur.Le bois acheté par la ville de M.David Lauzon est maintenant épuisé; cette entreprise de coupe de bois fie chauffage ayant donné des résultats satisfaisants, l'offre de M.Emile Labelle de vendre à la ville le droit de couper 500 cordes de bois franc sur sa terre est acceptée suivant certaines conditions : i—La ville paiera au dit Labelle un montant île $0.60 par corde de bois franc coupé par les bûcherons de la ville.Cette quantité de 500 cordes devra être divisée comme suit: Yi en bois de 12 pouces de longueurs et les -/$ en bois de 15 pouces.Lorsque cette quantité de 500 cordes de bois sera prise, le vendeur avertira d’avance la ville tie toute quantité supplémentaire qu’il décidera de vendre encore.Il est entendu que M.David l.au zon continuera de faire la surveillance fie la coupe de bois sur la terre de M.Labelle, et qu’une allocation de $0.10 par corde lui sera payée par la ville.Cette surveillance devra s'exercer sur le travail des bûcherons, le charroyage et l'entretien fies chemins nécessaires pour rendre le bois au chemin public.Après recommandation du paie ment de certains comptes le conseil ajourne la séance au 20 décembre.Saint-Augustin, trouvé coupable de voies (le lait, a été condamné à $2o.cxj d’amende et à fournir un cautionnement personnel de $200.00 pour garder la paix durant deux ans.ENQUETE AJ OURNEE L’enquête préliminaire dans la cause de Léo Savage, accusé d'homicide involontaire, a été ajournée par Son Honneur Donat Lalande, an 20 février 1935, pour l’examen volontaire et pour la preuve de l’accusé.La Cour Criminelle a été ajournée jeudi dernier, au 8 janvier •935.L'honorable juge en chef Grcenshields présidera probablement la deuxième session des assises criminelles.AVIS DES POSTES Le maître de poste désire porter à la connaissance du public que mardi le 25 courant, fête de Noël, et le ter janvier 1935, ces jours seront observés comme congés statutaires.En conséquence, le couloir du Bureau de Poste sera ouvert pour les propriétaires de cases [xjs-tales entre 7 et 8 heures de l'avant midi, et fie 11 heures à nndi seulement.Tous les guichets, sans exception, resteront fermés toute la journée.Vu l'arrivée de la malle par le train à 2.21 hres le samedi après-midi, et le départ des courriers poui les routes rurales Nos t, 2 et 3 de la paroisse de Saint-Jérôme, aprè la réception fies journaux et ties let ties par le train précité, il a été décidé par les autorités de laisser Bureau de Poste fermé le dimanche après la messe; mais les employés et le maître tie poste seront tou -jours heureux tie répondre et donner fin service le dimanche dans le cas urgents.Joseph-H enri DES JA K DI NS, Maître de post 2-21 ¦ 12 PETITES ANNONCES Tarif: 60c.par insertion; $1.00 pour 3 insertions.Strictement payable d'avance ATTENTION.— Skis pour granités j>crsonnos et enfants aiusi que jeux fie sacs de sable (jeu île poches) à vendre à bons prix, fabriqués par Willip Labelle, en face fin Club île Golf.Tél.90.3-21-12 Caftes pyof essioppelî e& CLAUDE PREVOST AVOCAT 112 Rua SAINT-JACQUES OUEST MONTREAL MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL IVRY NORD Téléphone 172-r-ll A VENDRE.Un coffre d’outils île menuisier, comprenant un set complet d’outils en très bon état.Excellente occasion.Bon marché.S’adresser ù 197 me Briôre, Saint-Jérôme.1-21-12 A VENDRE.— Boulangerie bien établie ainsi que bon roulant.Production 1000 gros pains par semaine.Conditions: $0000 dont $4000 comptant et balance par paiements faciles.Une vraie cbancc à celui qui veut s'établir avantageusement.S’adresser ù Casier 52, Biownsburg, 1*.Q.8-14-12 Tél.54 42, rue Principale DR GUY LEFORT C n t r i'rg 1 e n Dentist e Travail sans douleur ST F.-AG AT H F.DF.S MONTS Téléphone : Diii-cau p| liés.0" Gaston Giboault Avocat kt Procuhkuii (le la société Ir^ab* Boums»a A (iibcanlt ST K AOATHK DKH MONTS LEGAULT & LEGAULT L.L.Legault, C.R.Guy Legault, B.A., L L.B.AVOCATS et PROCUREURS Téléphone 60 — Boîte Postale 93 LACHUTK Téléphone 25 Rés.68 ARMAND BRIEN NOTAIRE 317-400, rue LABELLE SAINT-JEROME Tous les jeudis à Saint-Sauveur J.-PAUL VERMETTE Syndic Licencié sous la Loi de Faillite — Comptable public Administration Générale Suite 705 à 709 Bâtisse Montreal Trust 511 Place d’Armes, Montreal Téléphones: HArb.0261-0261 A VENDUE.— Radios Victor et Phileo, comme neufs garantis.Repris pour non paiement.Vraies occasions.II.-E.Rochon, 178, rue Labelle, Saint-Jérôme.Tél.le soir 357, le jour 129.' 3-14-12 AGENTS DEMANDES.— Pour représenter compagnie d’assurance Vie, Accidents, et Muladi e.territoire exclusif offert.Bonne commission payée.S’adresser à Casier 52, 1 Browns),urg, P.Q.8-14-12 A VENDRE ù 508 nie Saint-E- douartl, set salle ù dîner radio, cou- t f-hette, avec matelas, sommier, com- 1 mode à 5 tiroirs, |>etils tapis, petite table de cuisine et autres tapis.Yisi- ble tous les soirs après 5 hres et le dimanche.3-14-12 C.A.LORRAIN & FILS ASSURANCES GKNEKALKS.— Bureau existai»t depuis .*4 ans V endeurs autorisés dos Autos Dodge Bros, De Soto, Chevrolet, Oldsmobile Tél.No 58 — Saint-Jérôme '/2 Isabelle 1 Labelle 0 Mainville 0 Mainville 0 Beaucage 0 Bcaucage 0 Chartrand 0 Chartrand 0 Matte - 0 Matte 1 I.eclair 0 Leclair 8 D.-l).Desjardins ’L - A.Thérrien Ô — E.Corbeil 1 — R.Lebeau 1 — R.Lebeau 1 — E.Corbeil 1 Granger 1 — A.Lajeuuessc 1 A.Dtjeunesse 1 Granger 1 — Alf.Therrien 0 — dis.Laurin 1 10 Le Jérômien tient à remercier les Thérésiens de leur aimable visite.— Notre ami, M.J.-T.Clément, gérant de district en assurance, est parti le 20 décembre pour un voyage à Winnipeg.Il passera les fêtes, avec sa mère et sera fie retour le 12 janvier 1935.Le bureau de M.Clément sera cependant ouvert aux affaires et satisfaction est assurée aux clients é tant donné la compétence 'lu personnel qui le représentera.Nous souhaitons un bon voyage à notre ami et concitoyen.É MEDECINS-VETERIN AIRES I Dr Rosaire Gauthier, Dr Charles-A.Gauthier 1 D.M.V.D.M.V.1 Rue Saint-André 261, De Villemure j Tét.32 TERREBONNE Tél.301 SAINT-JEROME AU PALAIS SENTENCES l‘RONONCEES PAR L’HONORABLE JUGE LOUIS LORANGER Mardi dernier, l’honorable juge-Louis Loranger, présidant la présente session fies assises criminelles du flistrict de Terrebonne, a reri(îu les sentences suivantes: — Louis Daoust, trouvé coupable de viol, 7 ans de pénitencier, et aussi trouvé coupable de séduction d’u 11e employée, 2 ans fie pénitencier.- Gabriel Vreudge flit Lajoie trouvé coupable d'incendiat, iS mois d’emprisonnement, à part le temps fait en prison.— Georges Picottc, trouvé cou pable fl’avoir lancé un projectile contre un wagon de passagers, ans moins un jour fie prison.— Ernest Therrien, trouvé coupable fl’attentat à la pudeur sur une enfant fie 9 ans, au temps fait en prison.- Sévérien Matte, trouvé coupa ble de vol, $25,00 d’amende.— Arthur Sauvé, trouvé coupable d’assaut indécent : un mois d’emprisonnement et obligation de fournir un cautionnement fie $200.0 pour garder la paix durant un an.— Josaphat B.erniquer et Alexan dre Berniquer, tous fieux trouvé-coupables d’assaut indécent, à trois mois d'emprisonnement chacun.— Aldège Prud'homme, trouvé coupable de viol, a été condamné à 4 ans fie pénitencier à Saint-Vin cent fie Paul.—• François Saint-Jacques, de MÉLI-MÉLO (Suite
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