L'Avenir du Nord, 22 février 1935, vendredi 22 février 1935
CHENIER TRENTE-NEUVIEME AN NEE W ” SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-HUIT ANS.1897-1935 1897-1935 ‘•LE MOT UE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) ABONNEMENT: $J.OU par année.Publié par 1a Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Président NUMERO S JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.SAINT JEROME, P.Qué.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT LABELLE VENDREDI, 22 FEVRIER ,o,5 Choses d’actualité AU SENAT 1 /AC PEUT CO X ST 1T UT I ON -NEE DE LA LEGISLATION SOCIALE Ou a abordé au Sénat l’étude de la législation sociale (jue le gouvernement veut faire adopter en s’appuyant sur le traité de Versailles il n s engagements [iris par la Société des Nations dont le Canada la:: partie.Les ré)ormes proposées sont-elles, en vertu de notre constitution, dans la juridiction exclu; ce du gouvernement fédérai cl peuvent-elles être adoptées sans i avis et le consentement des gouvernements p.ovinciaux ?Ce point de vue, d’une capitale importance a été n-boidé, à la Chambre des députés, pat l’honorable Mackenzie King, le chef de l’opposition, et l’honorable M.Lapointe, ancien ministre de la justice.Tous deux, tout en acceptant en principe les réformes suggérées puisqu’elles font partie du programme libéral depuis longtemps, ont mis le premier ministre en garde contre l’empiètement du gouvernement central sur les droits des provinces.Au Sénat, l’honorable M.Meig-hen, a affirmé que la législation sociale proposée touchant, par exemple, i'assurancc-chôinage, la limitation des heures de travail, etc.n’était pas en contradiction avec la constitution canadienne, et que d’ailleurs, cette constitution devait évoluer en harmonie avec les temps nouveaux.Dès le début de ce débat, l’honorable Rodolphe Lemieux défendit les droits des provinces.“Le Conseil privé en Angleterre a toujours maintenu les droits des provinces lorsque le pouvoir fédéral empiétait sur eux”, dit le sénateur Lemieux, rappelant le temps de Macdonald, Mowatt, la loi des eaux courantes en Ontario et autres cas.“L’évolution peut être une bien belle chose, dit-il, mais je m’en tiens strictement aux principes des partisans de la constitution il y a 40 et 50 ans.“Je demeurerai irrévocablement en faveur des droits provinciaux jusqu'à ce que l’on m’ait prouvé que nous avons tort et que nous devons, pour ainsi dire, se frayer un chemin à travers la constitution.“C’est une ingénieuse théorie que celle avancée par le leader du gouvernement (M.Meighen) d’annuler tous les droits provinciaux.“Cette question est d’une grande importance, dit le sénateur Lemieux.je me demande si le gouvernement ne renforcerait pas sa position si avant de demander à cette Chambre d’approuver la législation, il la soumettait à la Cour Suprême du Canada pour savoir à quoi s’en tenir sur la question de légalité et de constitutionnalité”.Mardi dentier, à la reprise de ce débat, l’honorable Raoul Dandu rand a prononcé tin puissant plaidoyer en faveur des provinces qui, en vertu de notre constitution, ont le droit évident d'être consultées et de se prononcer sur les mesures qui concernent les questions d'ordre civil et social.Nous donnerons un résumé du substantiel discours du sénaletu Dandurand.M.DAVID ET LE CAPITALISME M.David, comme nous l’écrivions samedi, croit cpie si la crise actuelle dure plus longtemps que toutes les autres crises qui se sont abattues jusqu'ici sur le monde, cela vient de ce que les peuples sous quelque latitude qu’ils vivent ont perdu confiance dans les idées qu: inspiraient leur action et dans les institutions qui en étaient le cadre.A notre avis, M.David a touché le point juste.La crise que nous vivons est une crise de l’esprit qui se traduit dans la plus formidable désorganisation matérielle que le inonde ait jamais vue.Cela nous n'avons pas besoin de le prouver.La misère de plusieurs millions d’hommes dans tous les pays n’est pas une chose dont on prouve l'existence.Les victimes la ressentent, et tous ceux qui connaissent les angoisses de la pitié humaine.Que la crise morale ait précédé la crise économique ou que celle-ci ait été la cause de l'autre, ce n’est pas le temps encore de discuter ce problème.Toute réflexion qui n’est pas utile à l’action en ce domaine est superflue.La souffrance des boni mes a d’abord droit qu’on s’occupe d’elle.Cela ne veut pas dire qu'il faille agir comme des aveugles, boule verser l’ancien ordre de choses sous le seul prétexte que l'on doit agir coûte que coûte.Une bonne partie de l'humanité a perdu confiance dans le capitalisme.Quelques-uns vont même jusqu'à en faire la cause première de nos malheurs.Que devons-nous croire ?M.David a une réponse à cette m quiétude.Lui-même ne donne pas sa solution comme F unique renié de.Elle vaut cependant la peine qu'on y réfléchisse.* En fait ce n’est pas tant au capitalisme qu’à sa forme morbide que la plupart de ses adversaires s’en prennent.“Le capitalisme est ne cessaire.La Russie à voulu le sup primer, et voilà pourtant qu’elle doit y revenir avec Staline.Mais ce qui fait que contre le capital s‘11 nit l'assaut et du prolétariat et de la bourgeoisie, c’est qu'il a perdu son caractère nationaliste pour (le venir international”.Voilà selon notre secrétaire d’Etat par où a péché le capitalisme.Tant qu’il res te le moyen pour un certain nombre d'hommes groupés sous le même drapeau de faire progresser la vie économique de leur nation, tan.que petits bourgeois, ouvriers, artisans d’un pays savent que les profits qu'un certain nombre d’hom mes particulièrement doués poui cette forme d’activité humaim qu’est la conquête des biens lem reviennent sous forme de crédits e.d’aide de toute sorte pour les son tenir dans le travail auquel ils se livrent, le capitalisme leur semble nécessaire.Il n’y a pas de sacrifices auxquels ils ne soient prêts pour le sauver.Mais qu'un jour ils s'aperçoivent que le capitalisme n’a pas de patrie, qu’il peut aussi bien servir à finan cir l’industrie d’une nation concurrente pendant la paix, ennemie en temps de guerre, ils ne trouvent plus de raison de ne pas lutter contre lui.Le capitalisme comme l’a montré M.David a joué son sort en devenant international.Jamais des Français n’admettront sans révolte que certains magnats de l’in dust rie lourde française puissent s’allier à leurs collègues allemands pour créer au-dessus de leur inlé-rêt commun une internationale de la finance qui joue contre eux avec le fruit de leur propre travail.la mais nous n’admettrons que des industriels canadiens du papier s’entendent au mépris des droits de nos travailleurs avec certains propriétaires de journaux étrangers pour vendre à un prix trop bas pour que leurs ouvriers n’en souffrent pas le produit de leur travail.C’est tout cela que Al.David voulait dire en parlant du capitalisme “devenu un de ces enfants malades qu’il faut sauver malgré lui”.Et l’allusion que nous venons de faire à la question du papier ne prouve-t-elle pas la communauté de vues sur ce point de tous les chefs libéraux de notre province?M.David a en quelque sorte expliqué en la portant sur le plan de l’idée générale l’énergique intervention de M.Taschereau en faveur de nos ouvriers des industries de papier menacés par un coup non équivoque du capitalisme international.M.David a énoncé un principe: il faut garder au capitalisme le caractère national qu’il avait autrefois, empêcher qu’il se tourne contre ceux-là même qui l’ont créé.Nous sommes loin des exagérations de M.Bennett qui chantait il y a quelques mois le requiem du capitalisme.Le libéralisme a ceci de beau et qui doit suffire à assu rer son triomphe définitif sur toutes philosophies politiques qu’il ne veut détruire aucune des forces ne cessai res au progrès du monde, mais les organiser au service de l’homme.— R.G.(du Camilla) LES BONNES ROUTES DU QUEBEC 11 est de plus en plus difficile pour les honnêtes gens de se taire line opinion sur les choses de la po liliqtic.C’est que l’audace des am bilieux, avides de s’emparer du pouvoir, ne connaît plus de bornes 1 Il faut donc pour confondre le - j critiques intéressées opposer à leur j paroles celles de personnes qui POUR CREER DU TRAVAIL Je me suis intéressé à lire ré comment dans différents journaux, tels que le Droit.l'Opinion, l’Ave nir 1 lu Xoni — trois feuilles qui ont publié mes articles sur le l'édc-risme des appels à l’encourage nient des nôtres: " eurs, in dusiriels, commerçants, gens des professions libérales.A propos de l’assurance contre le chômage, le Droit écrivait que la première mesure à prendre est de créer du travail.La formule est brève, mais elle exprime la donnée exacte du pro blême, et il fait appel à l’interven tion de l’Etat, si l’initiative privée ne suffit pas.Avec quoi créera-t-011 du travail ?Avec des capitaux.Où le> prendra-t -on ?On les demandera aux institutions de crédit.Si celles-ci ont confiance dans les entreprises nom elles au point de vm du rendement, elles avanceront des fonds à intérêt; cet intérêt, comme l'amortissement des som mes empruntées, sera payé en définitive par le consommateur, et.dans R- cas du gouvernement, pai le contribuable sous forme de taxes et d’impôts.Donc, tous 11e pouvez créer de travail sans argent, qui sortira des poches du consommateur.Par conséquent, il y a une mesure à pren dre mxiiit la première mesure men donnée par M.Richer, et c’est di créer île l’argent.En vous ouvrant un crédit, forme moderne de la caisse aux écus, la banque crée (h.l’argent à votre usage; mais puis que c’est le consommateur qui doit le fournir en dernier ressort, Ta doctrine fédériste déclare que c’esi lui qui le premier devrait l’avoir cri main.Le financement du consomma leur est le plus sûr moyen d’cncot; rager le commerce local, que mes sieurs les commerçants ne l’oubli eut pas.Ee financement du con-ommatcur se traduit par un plu-grand pouvoir d’achat.Ee consommateur achète autoui n’ont aucun intérêt à tromper le public.Nous ne manquerons aucune occasion de le faire.Et nous commençons tout de suite en chain le bel éloge que M.J.-J.Meagher, président du Royal Automobile Club of Canada, a fait du travail accompli par le ministère de la voi rie de la province de Québec: "A otre chth, a déclaré AI.Meag-:>er aux membres du Montreal Rotary Club, estime à sa pleine valeur es splendides accomplissements du gouvernement de Québec dans lu création du réseau très étendu de route améliorées que possède maintenant ia province.” Sans doute, M.Meagher cst-il d’avis cpie nombre de mises an point sont encore nécessaires, et il a fait, comme c’était son droit, quelques suggestions que M.Perrault [(rendra certainement en considération.Cependant l’éloge du président du Roçjal Automobile-Club vaut surtout par cela qu’il admet franchement les formidables difficultés que le ministère de la Voirie a dû surmonter pour parvenir à doter la province de son "splendide réseau routier”.Selon le mot de M.Meagher, ces difficultés sont peut-être “uniques” dans le Québec.Il y a l'abondance formidable des pluies d’automne qui détrempent le sol en profondeur; surviennent alors l»s ucrio-des de congélation qui agissent sur les fondations des routes et causeraient chaque année des dégâts encore plus graves, si le ministère de la \ oiric n’avait trouvé un moyen fort ingénieux d'en atténuer les effets.M.Meagher a encore inen-tionné la largeur du Saint-Laurent et de ses nombreux affluents qui rend la construction des ponts si coûteuse, et aussi l'étroitesse des routes à l’origine et l’habitude qu'ont les gens du Québec de bâ lir leurs maisons en bordure des roules.Songez que malgré tout cela li ministère de la voirie a réussi à e-lablir un réseau routier (le [dus de iS.ixxi milles qu'il ne cesse d’étendre et d'améliorer.Le Royal An-lornobile Club a bien raison de demander qu’on 11e s’arrête pas dans la contemplation des oeuvres du passé, mais ceux qui connaissent tant soit peu M.Perrault, le minis Ire de la voirie, savent très bien qu'il n'y a rien à craindre de ce cô té-là.Du moment qu'il reste le chef de cet important ministère, nous pouvons tous être rassurés, le réseau routier de la province de Québec ne cessera pas de s’agrandir et de s’améliorer.— 11.G.de lui.chez les marchands qu’il connaît.Ür, si ccs derniers cons rimaient entre eux une organisation qui favoriserait le financement de leur clientèle, c’est eux qui en profiteraient, et au-dessus d’eux le producteur local, le fabricant qui se procure ses matières premières dans la région.Ainsi, le producteur d’origine, le manufacturier, le commerçant et le consommateur liés ensemble par l'intérêt commun, par l'intérêt local, forment à leur insu une fédération clans laquelle chaque element a son autonomie: c'est du té dérisine inconscient.M.Joseph Archer a compris ce phénomène économique et psychologique.11 a trouvé une formule (l’organisation, une synthèse adoptée par des milliers d’adhérents eu France et qui font du féderisme conscient et profitable.Qui paye ce profit aux fédéris-tes ?Tous ceux qui sont en dehors de l’association.Vous allez comprendre.Supposez qu’un journal dans la région paye en salaires $5,ixx> par semaine.11 se procure des bons du système Archer, pour une expérience, et il les distribue sous forme d augmentation à son personnel au taux de 20 p.c.Tout de suite il ajoute $1,000 de capacité d’achat aux ap pointenients de ses employés qui 1-ront se fournir chez les marchands acceptant les bons pour 10 à 20 p.c.du prix de tout achat ou paiement.Observez que les $1,000 en bons Archer n’ont pas été empruntés à la banque: ils ne paient pas d’inté rêt ! La plus grande partie des $6,000 entrera donc chaque semaine dans la caisse des marchands fédérés n-,vec le journal, et probablement aussi en même temps ses annonceurs.Ceux-ci, voyant accroître leurs affaires, augmenteront le chiffre de leur contrat de publicité, et repasseront leurs billets fédc-ristes au journal, qui les resservira à ses rédacteurs et typographes.Les autres- marchands et fabricants, pour ne pas se laisser igno rer et disparaître, se trouveront forcés d’annoncer à leur tour.Ee journal ajoutera des pages pour la publicité et pour le texte; l'administration engagera de nouveaux employés.Voilà où l’intérêt du journal se trouvera satisfait par l’organisation fédériste.D'autre part, le flot de publicité nouvelle attirera aux marchands fédérés une partie grandissante de la clientèle générale, sans compter celle des acheteurs munis du bon de réduction Archer, qui leur est acquise de toute manière.Avec ce bon et 4 piastres en argon» le consommateur recevra pour 5 piastres de marchandises aux prix courants.Tous les fédérés bénéficient du système.Le roulement ou turn over des certificats Archer fera son office de multiplication dans tous les domaines: production d’origine, transformation industrielle, gros, détail, transport, etc.La monnaie fédériste, passant de main en main, d’un bout à l’autre de la chaîne, remplira le même service que les billets de la banque de Montréal et fera naître du travail.Là où le travail augmente, le chômage diminue.Vérité de La Palisse ?Soit.Qui refusera d’admettre le résultat certain dans l’activité économique d’une telle organisation ?Si le coi.sci! municipal voulait en faire autant en faveur de ses employés et assistés; si une institution comme les Syndicats industriels de Hull apercevait l’avantage d’opérei sur le même plan, le mouvement grossirait encore, et finalement on aurait ce que souhaitent avec tant de ferveur les rédacteurs du Droit.du TRAVAIL et de l’ARGENT.Le système fédériste se prête d’ailleurs à de multiples applications.Mais il ne suffit pas d’écrire et de discourir pour obtenir ccs choses; i! faut agir.On lit dans l’Evangile: “Ce ne sont pas ceux qui crient Seigneur ! Seigneur 1 qui entreront dans le royaume des cicux." L’avertissement est bon.IV.GASCON LES CARTES DE VISITE C'est sous Louis XIV que les véritables cartes de visite rirent loti 1 apparition.C’étaient de petites es lampes allégoriques, d’un goût fort élégant, sur lesquelles on inscrivait son nom à la main.On les appelait “billets de visite”.Cet usage sév it fortement au XVIIle siècle, et il s'aggrava de ce fait qu'il fallait alors distribuer .soi-même ses cartes, au lieu de les confier à la poste.Notre confrère Georges Heaume rapporte, dans l’Opinion, qu’aux environs du ter janvier 1760, un conseiller au Parlement, désirant se libérer aussi courtoisement que FINANCES MUNICIPALES DE LA PROVINCE DE QUEBEC Un passage «lu discours de M.Stockwell sur le budget, il y a dix jours, a suscité un intérêt particulier hors de la province.C’est celui où le Trésorier se félicite de l'étal des finances municipales dans le Québec.“Certaines municipalités qui ont éprouvé des difficultés financières,' dit M.Stockwell, Ont effectué un rajustement radical, et d’au ire-, ont repris leurs paiement là où elles étaient antérieiisement en défaut.Le total des obligations municipales et scolaires (capital et in térêt ) en souffrance dans la pro vince se chiffrait seulement pur i.()2 pour 100 de la dette totale des municipalités de la province, relativement à un pourcentage beau coup plus élevé dans plusieurs autres provinces." Nous devons ee remarquable résultat à l’existence de la Commis sion municipale Le l'inondai Rosi du tu février en parle dans les tei mes de la plus vive admiration.En ( httario, le gouvernement en courage les municipalités à faire défaut et, lorsque la crise se dénoué par un concordat, à ne faire aucun cas des droits légitimes des porteurs.Par contre, dans le Quebec, on estime que le problème des municipalités défaillantes attend tine solution du concours de trois principaux intéressés: 1) la muni cipalité.2) l’obligataire; 3) le public.Lorsqu'une municipalité québécoise se trouve acculée à une impasse financière, la Commission municipale, qui est un organe clu gouvernement de Québec, assume des pouvoirs très étendus sur les affaires de la municipalité déchue.Elle en assainit les finances dans la mesure du possible, après quoi, s’il reste malgré tout indispensable d’effectuer un compromis avec les créanciers, ceux-ci, qui ont été tenus au courant des mesures de rc dressenient, sont invités à accepte! un concordat dont les ternies leurs sont exposés dans le détail.Et les obligataires acceptent ou rejettent de la même manière qu’ils le feraient en cas de réorganisation d’une entreprise privée tombée en défaillance, persuadés au demeurant de se trouver en présence d’unt proposition honnête, — la Commission municipale s’efforçant au tant qu’il est humainement possible de traiter équitablement aussi bien la municipalité que ses obligataires.“Ce que fait le Québec,” dit le l:inancial Dost, “pourrait fort justement servir de modèle aux autres provinces ayant à résoudre de graves problèmes en matière de défaillances municipales.” Le témoignage du Financial Post n'est pas seulement un hommage platonique à la foncière probité des habitants de la province île Québec.Il a par surcroit une valeur tangible certaine, car il renforce une réputation d’intégrité financière qui porte naturellement l’épargne du pays et de l’étranger à se tourner vers nous et à nous consentir, no-laminent à nos municipalités, des taux très avantageux.Et en définitive, il faut en remercier la Commission municipale et, pour tout dire, le ministre des Affaires municipales, M.Taschereau, qui l'a créée, Edmond TURCOTTE (du Canada) possible d'un tel travail, imagina le procédé suivant: à la porte de son hôtel, il plaça deux boîtes, l'une vide, l'autre remplie de cartes à son nom.Sur la première, on lisait l'inscription: Mettez.Sur la se- conde, l’inscription: Prenez.I/em-ploi de ce procédé pratique et sans-gêne n’eut pas de nombreux imitateurs.Avec diverses transformations, l'usage de la carte de visite se répandit.mais fut aboli sous la Révolution par l’Assemblée législative et ne reprit qu’avec le Directoire.En 1S35, on mit à la mode un carton blanc, encadré d’une dentelle, le centre occupé par une petite gouache.Quelques années plus tard, la carte devint très grande, au verso de laquelle le nom de l'envoyeur apparaissait en lettres microscopiques.Plus le nom était fin, plus la carte était élégante.Vint ensuite la carte autographe, qui trahissait l’orgueil du personnage ; ensuite, la carte glacée ; ensuite le bristol.Enfin, la carte de visite devint banale.JALOUSIE D'autres femmes ont ri dans tes yeux, je le sais.D'autres ont murmuré les mots que je murmure.Et tu gardes en toi, comme un trésor secret.I.e souvenir d'autres baisers, d'autres blessures Ce que je sais me faire souffrir Ce que je sois ! Mais, mon ami, ee que j'ignore me torture.Je voudrais te verser l'oubli total, et n‘ai Que mon amour ù t'apporter comme une eau pure Je voudrais effacer de tes yeux tous les yeux, Priser rom me un miroir l'éclat mystérieux Des souvenirs, au fond de fi>n âme ignorée; Je voudrais aspirer ta vie en un sanglot.Posséder ta jeunesse ivre, grave et sacrée.— Et j'écoute en ton coeur résonner mille échos.( ta lie J '/; l\ Cl A dans "Variations du Coeur pensif." LES ENFANTS AU CINEMA Nous ilsons dans L'Illustration, de Montréal : “L’Association de la jeunesse ca tholique a fait procéder à certaines surveillances à la [x>rtc de quelques cinémas montréalais.Elle a appris que les enfants y entrent comme ils veulent, malgré la loi.Ccs cinémas sont connus de tous les enfants.“Il y a belle lurette que les Montréalais qui ont l'oeil ouvert savent que la loi n’est pas observée partout.Certains théâtres de la rue Saint-Laurent, en particulier, pratiquent le “free for ail” sans même prendre de précautions.Aux représentations de l’avant-midi, il y a surtout des enfants."Autre chose.Il existe, me Saint-Laurent, des tenanciers de théâtre qui font le boniment sur le trottoir.Est-ce permis ?Cela ruse voit qu’en une couple d’endroits, mais c’est déjà suffisant.Hier matin, le recorder Plante, a condamné l'un de ces messieurs, trouvé coupable d'avoir laissé des enfants as sister à des représentations."La loi est la loi.La plupart des théâtres s’y conforment rigoureusement.Pourquoi ceux qui la violent ne seraient-ils [ras ramenés a la norme commune ?Nous croyons, ici, qu’il devrait y avoir, en certains lieux et moyennant certaines conditions, des représentations de films éducatifs pour les enfants.Mais ce n’est [tas permis, et tant [iis pour nos préférences.C’est pourquoi nous voulons qu’on fasse appliquer avec rigueur les ordonnances de police.Quand même ce ne serait que par équité pour la majorité (les directeurs de théâtre qui observent la loi."Car les violateurs font aux au' res une concurrence malhonnête.” • • • Parlant de cette même question, L’Ordre dit: “Un journal de notre ville annonce que, d’après une enquête conduite par quelques membres de l’A.C.J.C., et à l’encontre de la loi provinciale à ce sujet, plusieurs enfants entrent au cinéma.11 n'était pas besoin d’une enquête pour établir ce fait.Quiconque va de temps en temps au cinéma peut constater la présence de plusieurs enfants, à toute heure du jour, surtout dans les salles de quartiers.“Néanmoins, l’A.C.J.C.a raison d'attirer l’attention de l’autorité provinciale là-dessus.Outre que certains films présentés dans les salles de cinéma sont de nature à exercer une influence néfaste sur les enfants, ceux-ci, par leur inconduite, empêchent les adultes de goûter (quand il y a lieu) le spectacle.De toute façon, la présence des enfants au cinéma est indésirable, et on devrait poursuivre impitoyablement les directeurs d» salles qui 11e se conforment pas à la loi, pour les forcer à l’observer.“On aurait tort cependant de soulager les parents de leur part de responsabilité en cette matière.Après tout, ce sont eux qui ont l’autorité directe sur les enfants, et ils peuvent, plus facilement que la police, exercer sur eux une étroite surveillance.Les films ne sont pas tous préjudiciables à l’enfant; mais on peut laisser aux autorités compétentes le soin de lui présenter, en guise de divertissement ou de leçon, ceux qui lui conviennent.” - j.-c.M.1 LES CATHOLIQUES ALLEMANDS __ f-.cm CONTINUENT DE .SE DEFENDRE La propagande néopaïenne sc poursuit en Allemagne sous les formes les plus diverses.Journaux, livres et brochures où le christianisme esl l’objet d'attaques incessantes, se multiplient à l’étalage (les libraires.C>n voit même reparaître aux devantures des ouviages qu'on croyait à jamais oubliés coin me ceux d'un ex-jésuite, le Comte Hoensbroeck, ou des pamphlets comme le livre de Miller: la dégénérescence des peuples sous la Croix; les attaques reprennent con-tretit un peu d’essence de café, pour former une pâte très épaisse et bien parfumée, prendre de suite cette pâte par cuillerée à café et en former de petites boulettes, les laisser un peu sécher, un quart d'heure environ, puis les rouler dans du sucre «ris talisé, les dresser sur assiette, les laisser encore quelques heures avant de les servir.jsr*1 PAR 2 GENERATIONS W MONTRE JEUNES MAMANS .Ne fait< d’expérien a v e c 1 rhumes de vos enfants .Employez ce traitement externe qui a fait ses preuves.Pas de drogues I Frottez la gorge et la poitrine avec CONSEILS PRATIQUES Taches d'encre sur les livres os les papiers — Dissolvez «ht chlorure de chaux dans «Te l'eau, frotte», avec cette solution la tache «pii «1«-vienilra rougeâtre ; mouillez ensui te avec «le l'ammoniaque.lavez, è |x>ngez et laissez sécher, il ne les tera aucune trace — Boutonnière trop empesée.— Quelle impatience a souvent votre mari de ne pouvoir passer un bouton dans une boutonnière fortement empesée ! Donnez-lui le conseil «le laissci iomber une petite goutte «l'eau stu l'envers de la boutonnière.Quel qties secondes après l« bouton |tassera avec facilité et le linge sera resté impeccable.CONSEILS DE BEAUTE — La mauvaise haleine est souvent due au mauvais étal «les dints: l'eau bouillie où vous aurc.versé quelques gouttes «l'alcool camphré est un excellent remède contre cet inconvénient.— Un verre de jus de citron frais à l'automne, un verre «le jus d'orange au printemps, chaque malin, assurent une santé parfaite et un temt idéalement frais et put.— Les vieux préjugés contre les fards n’existent plus.Certes il ne faut pas se maquiller à outrance, mais une femme non fardée même jolie semble fade, pauni celles «|i*i savent mettre en valeur leur carnation, leurs cheveux, leurs y eux ci leurs traits.Mère de famille revenue à la santé Mme Simarcl souffrait au point «le ne pouvoir travailler.I»es Pilules DotUl lui font plus «le b.en qu’elle n'aurait cru possible Montrent, P.Q., le 22 lev.(Spécial; “Après la naissance de mon deuxième enfant j’ni eu tellement mal an rein que j’étais incapable de faire mon ouvrage”, écrit Mme C.Simard, de 54 nie Fullum, Montréal.‘‘.T’avais «essayé sans aucun résultat «lit-Icrcnts remèdes, CfCM alors que ,it-rcçtiis l'Almanach Dodfl, je le lis ci je décide de prendre* les Pilules Dodd.1 Vu ai dépensé quatre boîtes et elles m’ont fait plus de bien que j.n'au ra s cru ]>ossible.T’ai maintenant trente-neuf ans, j’ai seize enfants, et avant la naissance de chacun de mes bébés je tiens à prendre une couple de boîtes de Pilules Dodd pour lo Rein.” Si vous souffrez, vous aussi, de mal de rein, poimploi ne pus profiter de l’expérience ds v illes et sur les grandes routes, d'après Mottsieui l’.-N.Maihguy, récemment élu president de cette ligue.First”, doit son origine au mouvement pour augmenter la sécurité publi«|ue dans le Québec.Ce tut à une assemblée tenue à l'hôtci Windsor, à Montréal, en 1911, «pie ce mot d’ordre qui s'est tant répandu depuis, fut, «lisons le mot, inventé.AU PALAIS — Hervé Campeau, «le Saint-Jérôme, trouvé coupable «le vol d'un revolver a été condamné à un mois d’emprisonnement./.otique Mouette, trouvé coupable d’avoir converti frauduleusement à son usage, une somme de $30.00 qu'il avait collectée pour fêter le quarantième anniversaire «le M.I.-ti.Daoust, a été condamné à deux mois «l'emprisonnement.M.Mainguy, qui est gérant à Montréal de la succursale «le la Ford Motor Company of Canada.Limited, a obtenu, grâce à ses dé marches, une autre Ford V-8, (jui vient d’être présentée à la ligue.Tout comme la première Ford pré sentée à la ligue, cette nouvelle Ford V-8 équipée «le tous les appa reils nécessaires pour donner des conférences au moyen de haut-parleurs et pour la présentation de' vues animées instructives sur les moyens à prendre pour éviter le?accidents sur les grandes routes et dans nos villes.La Ligue de Sécurité de la province de Québec fut organisée en 1923, alors que le Colonel A.Ga-bourv fut choisi directeur général, poste qu’il occupe encore.Le president honoraire, cette année, n’est autre que M E.-W.Beatty, C.R., président du Pacifique Canadien.La ligue a toujours été* inlassable dans ses efforts pour obtenir un Code de la Route pratique, précis et pas troji détestable.Les combats «le masses et «le vitesse qui sc livrent de nos jours sur la v«vie publique exigent une discipline «pii, sans être trop sévère, établit clairement les obligations «les usagers de la route.C’est grâce surtout à elle, par exemple, si nous avons tine loi qui commande les arrêts aux croisées de chemins de fer.A l’heure qu'il est elle est à faire des démarches pour obtenir un règlement qui rendra obligatoire l'éclairage de nuit des véhicules à moteur animal.Les feux de nuit sont tint protection pour les automobilistes, mais aussi pour ceux qui se servent de voitures attelées.Toutes les activ ités de la ligue sc font en français et en anglais, et te personnel des voitures de démonstration est bilingue.Le but est de rendre plus sûres pour tous et non rues et nos grandes routes, d’inculquer à tous, grands comme petits, l'esprit de la loi.de coopérer avec les agents de sûreté en matière «te circulation, et enfin, d'appuyer te Département de la Voirie dans son oeuvre d'éducation.Cette oeuvre de propaganile est sous la direction de la section «lu transport et de la circulation.Les efforts de la section de la sécurité publique tendent surtout à augmenter la securité à la maison, et elle a réussi à obtenir à Montréal, un by-law qui réglemente le service de fumigation.Elle espère voir ces règlements s’appliquer à toute la province.On sait quels dangers il y a à nettoyer les habits à la maison avec de la gazoline.11 faut sc garder contre les dangers d'acci dents inhérents à cette pratique, et le but de la ligue est «le faire connaître la cause de ces dangers.Il y a aussi la question des cours de récréation pour les enfants.11 faut protéger nos enfants contre les dangers de la rue, et la Ligue s'en occupe activement.Des cours pratiques sur la sécu rite sont donnés aux jeunes gens qui fréquentent nos écoles et nos institutions publiques.Dans presque toutes les écoles de Montréal, et dans les écoles de plusieurs endroits «le la province, il y a ce qu’on appelle les Brigadiers de la sécurité écolière.Ce sont des jeunes gens entraînés qui veillent sut les enfants d'école à leur passage aux intersections et aux jonctions de rues.A Montréal ces brigadiers s’assemblent tous les mois pour entendre des orateurs distingués et pour voir sur l’écran des films sur la sécurité.Chaque Fortl de démonstration est équipée d'une génératrice spéciale, ce qui la rend indépendante du pouvoir électrique local.Les haut-parleurs sont assez puissants pour permettre à une foule de 5,000 personnes d’entendre facile ment les orateurs.Elle est aussi c-quipée d’un appareil de v ues ant niées; d'un radiophone; d'appareils pour la transcription électrique des conférences ou discours; et enfin de puissants instruments cinématographiques.Le personnel de chaque voiture consiste en un conférencier et un conducteur-mécanicien.L’année dernière la Ford V-8 «le démonstration, presentee en 1933.a visité les quatre coins de la province- Cette année, avei deux voitures, on compte doubler les distances parcourues.Les voitures prennent la route vers la fin de mai et continuent de voyagei jusqu'à ce que les routes soient rendues impayables par les neiges.La ligue obtient ses fonds pat souscriptions publiques.Elle re çoit, en outre, des octrois «le quelques municipalités et du département de la voirie.La ligue est une association soeur de l’association pour la préservation contre les accidents industriels de la province de Quebec.Il convient de mentionner ici que M.Mainguy est président de la onzième classe dé cette association, c'est-à-dire de la classe «|iii comprend les corps de métier appartenant à l'industrie automobilière.La ligue travaille de concert avec l’association, et le Colonel Gabotiry est directeur général des deux.Il est bon de noter «pie le fameux cri de guerre; "Safety APPEL MAINTENU — L'honorable juge Philemon Cousineau vient de rendre jugement dans une cause de J.-A.Grat-ton et Henry Doyle.Le 16 août 1934, J.-A.Gratton, commis-voyageur à l’emploi «le la maison \ ait-lancourt Ltée, de Montréal, était condamné par le juge de paix J.-D.Magean.«le Terrebonne, à une a-tnendc «le $10.et les frais, pour infraction au règlement No 281 de cette ville qui statue «juo tout v endeur étranger venant vendre et livrer sa marchandise aux épiciers, restaurants, hôtels, commerçants, doit payer une licence annuelle de 325.00.Gratton, le 8 janvier dernier en appela du jugement du juge (le paix J.-D.Magean.L'honorable juge Cousineau a maintenu la prétention de Gratton et a appuyé son jugement sur l'article 6 de la Loi des exemptions des taxes municipales «jui décrète qu’aucune corporation municipale ne peut obliger un voyageur de commerce à se munir d’un permis pour prendre «les commandes ou vendre des marchandises, effets «le commerce ou autres articles sur échantillon, catalogue ou liste de prix, ou livrer ses marchandises, nonobstant toute disposition contraire dans une lot quelconque, pourvu que telles commandes ou ventes soient prises ou faites avec «les marchands, commerçants ou manufacturiers seulement dans le cours ordinaire tic leur commerce”.La sentence ren due contre Gratton, le 16 août 1934, a donc été cassée et annulée avec dépens.S ENTENUES PRÜNONCEES — Le magistrat Donat Lalande a prononcé les sentences suivantes: Alexandre Bastien, ayant plaidé coupable à l'accusation «le possession illégale de boisson, a été condamné à S 100.00 «l’amende et aux trais et, à défaut de paiement des frais, à trois mois d'emprisonnement.Bastien a été renvoyé devant les assises criminelles pour y subir son procès sur une accusation de voies de fait contre un officier de justice dans l'exercice de ses fonctions.— Henri Raby, ayant plaidé coupable à l’accusation «l'avoir volé des cartouches et des balles dans le cours des années 1932, 1933 et 1934 à la Canadian Industries Ltd., a été condamné à 39 jours «le prison; Edgar Monette et Elzéar Massie de Brovvnsburg, de même que Raby, ayant plaidé coupable à une accusation de recel de cartouches et de balles, ont été condamnés chacun à 23 jours de prison.BRIEUX ET LECONTE DE LISLE M.Jean Bernard raconte dans la Tribune de Genève une belle anecdote au sujet du regretté Eugène B ri eux.Quand Brieux fit sa tournée a-cadémtque, il se présenta un matin chez.Leconte «le Lisle qui devait être, comme à l’ordinaire, olympien et de méchante humeur.— Que voulez-vous de moi, monsieur ?demanda-t-il d’un ton sec à l’auteur dramatique.Une voix à l’Académie ?vous 11c l'aurez pas.Au surplus, je n’ai vu jouer aucune de vos pièces.Brieux malgré sa douceur pro verbiale ne put s’empêcher de répondre : — Bien, cher maître.Puisque vous me refusez votre voix, j'attendrai votre fauteuil.S1111 Life AssiirEâ&ee Coisagmny m UsmsiaBa .* Soixante-quatrième rapport annuel—1934 ASSURANCES EN VIGUEUR au 31 «lé-cembre 1934 .Ce înoutuiit considérable, qui représente la fortune, en train «le se constituer, de près d*un million d’assurés «le la Sun Life, s«rra versé à ceo assurés on à leur» héritier» avant la lin «lu vingtième siècle.On ne saurait surestimer cet «46m< ut de nlahilité économique et sociale.NOUVELLES ASSURANCES EMISES (première prime versée»).- $2,748,725,403 RECETTES DE L’EXERCICE -DÉBOURSÉS DE LIA E RC ICE -EXCÉDENT DES RECETTES SUR DÉBOURSÉS .LES VERSEMENTS AUX ASSURÉS ET AUX BÉNÉFICIAIRES: En 1934 .Depuis la fondation .ACTH Oi»l(galion.4 hluts, de municipalités, de compagnies de her v iee publie, etc.; uctious privilégiées el actions ordinaires; prêts hypothécaires; innni-ntites; prêts sur polices Je la Compagnie; especes en huni|ue, etc.PASSIF.Près de» neuf dixième* de -elle somme constituent le fonds de réserve des polices—-le montant mis de côté poor garantir (pie tous les payements relatifs aux ih li-.-es seront effectués à leur échéance.CAPITAL \ ERSÉ («2,000,000) et.solde créditeur du compte des actionnaires .$3,299,728 RESERVE peur déprécia Lio«i des prêts hypothécaires et des immeubles .5,912,619 SURPLUS.5,950,818 236,215,901 159,251,028 115,661,302 43,589,726 88,160,206 888,330,239 665,378,716 651,115,551 $14,263,165 I-es obligations et les actions ont été évaluées suivant les données autorisées psr le département fédéral des Assurances du Cumula et conformément aux données autorisées par le.départements des Assurances des différente» provinces du < annula et par la ISIntioiml Comvnlion of Insurance Commissioners des eitutH-l riis.I.a méthode des primes uniformes nettes a servi de base au calcul des exigibilités relative» aux polices; les chiffres ainsi obtenus sont plus élevés ipie les réserves exigées pur la loi fédérale des Assurances.Ssm SJ îe Cwnpïmy é.J.M£&:uï:s I.AVENIR DU NORD, VENDREDI, 22 FEVRIER 1935 EMPARONS-NOUS DE LA JEUNESSE C'est le cri du jour dans tous les pays qui veulent se survivre, c’est l'appel lancé par tous les chefs, tous les éducateurs qui, à la lumière des expériences acquises depuis la guerre et principalement au cours des années de dépression, veulent préparer l’avenir et l’asseoir sur une base inébranlable.“Emparons-nous de la jeunesse’’.C'est le conseil pressant que le sous-ministre de l'agriculture de la province de Québec, M.J.-Antonio Grenier, donnait tout récemment aux agronomes régionaux réunis en congrès à Québec.“C’est ce que font tous ceux qui veulent conduire les peuples", ajoutait M.Grenier.Intéressez-vous aux jeunes.Votre action n’obtiendra peut-être pas des résultats immédiats, mais elle n’en sera que plus fructueuse et plus solide.Le corps agronomique est créé depuis vingt ans dans notre province.Si nous nous étions intéressés spécialement à la jeunesse dès le début, nous aurions toute une génération de cultivateurs parfaitement préparés à jouer leur role dans tonte sa plénitude.Mais il n’est pas trop tard pour intensifier l’oeuvre déjà commencée, et d'ailleurs, je sais qu’un grand nombre parmi vous le font déjà”.I/oeuvre déjà commencée!.Elle existe, cette oeuvre.Elle vit et elle se manifeste à travel s nos campagnes sous la forme de cercles de jeunes agriculteurs actifs et studieux qui exercent leur initiative dans plusieurs sphères a gricoles.Leur création remonte à une dizaine d’années environ, tuais quel beau chemin ils ont depuis tracé, quel bel exemple ils sont pour les jeunes de demain ! Les autorités fédérales et provinciales otit présidé à la naissance de ces cercles et elles suivent leui progression d'un oeil attentif, en ., ^ Avez-vous vu le ' / CARTON ENSOLEILLE chez votre épicier?Succulente céréale, prête à servir, le Son All-Bran Kellogg a révélé A des millions de Canadiens un moyen •ûr et efficace de corriger la consti- Sation ordinaire qui résulte du éfaut de matières inassimilablea dans le régime alimentaire.Les épreuves du laboratoire démontrent que le Son All-Bban fournit les matières inassimilablea qui aident à l'élimination et qu'il est riche en fer et en vitamines B.Les matières inassimilablea de cette céréale appétissante sont plus actives que celles des fruits et des légumes; elles sont moins affectées par la digestion.Dans l'organisme, elles absorbent l'humidité et for* ment une masse molle qui chasse doucement les déchets de l'inteatin.Cet aliment naturel n*«st>il pas Préférable aux remèdes brevetés?leux cuillerées à soupe de Son All* Bban chaque jour suffisent générale* ment, ou a chaque repas quand le mal est chronique.Si ce traitement n'agit pas, consultez votre médecin.Régalez-vous de Son All-Bran, servi comme céréale ou cuisiné dans des meta appétissants.Le Son Aix-Bran Kellogg est plus riche en matières inasaimilables nécessaires, que les produits composés en partie de son.Vendu en carton rouge et vert.Fabrique par Kellogg, à London, Ontario.Vivez désormais des Jours ensoleillés ALi-BRAH leur dispensant tous les encouragements inoraux et financiers qu’ils méritent.Et les jeunes ruraux répondent admirablement à la sollicitude que nos gouvernants manifestent à leur égard en créant de nouveaux cercles, en multipliant leurs séances d’étude, en faisant excellente figure dans le concours annuel du Mérite Agricole Juvénile, en décrochant les prix les plus convoités à l'Exposition Royale de Toronto, alors qu'ils ont à lutter contre les concurrents délégués par les cercle» de jeunes agriculteurs les plus avancés des autres provinces du Dominion.“Si nous voulons avoir une clas su agricole instruite, ouverte, aux méthodes nouvelles et apte à pratiquer l’agriculture scientifique, commençons par faire l’éducation des jeunes parce qu’ils représentent l’avenir”, déclarait l'honorable Adélard Godbout en 1931, quelques mois après avoir assumé comme membre du cabinet la haute direction de la chose agricole en cette province.Nous comptions alors chez nous 54 cercles de jeunes agriculteurs groupant un total de 1,140 membres.Aujourd’hui, nous en possédons près d’une centaine réunissant un effectif de près de 3,000 jeunes, soit un apport d'environ dix nouveaux cercles par an.C’est déjà beau, mais est-ce assez Xous posons la question aux premiers intéressés tout d’abord c’est-à-dire aux jeunes qui, dans un an, deux ans, trois ans devront abandonner l’école rurale pour le travail assidu de la ferme, aux fils de cultivateurs qui, déjà, dépensent leurs jeunes forces aux côtés de leurs aînés.Ces jeunes, sont-ils suffisamment préparés aux tâches de demain ?.Connaissent-ils assez des secrets élémentaires de l'agriculture raisonnée pour obtenir un plein rendement de leur effort et de leui dépense d’énergie ?.Demandons-nous sérieusement si nous avons fait tout ce que nous devions dans le passé pour les jeunes ruraux, si nous ne pouvons pas faire davantage maintenant que la dépression est en voie de devenu une chose d’hier, et qu’il nous faut repartir sur un autre pied.La dépression, la crise mondiale, si l’on préfère, nous aura donné u ne leçon en nous montrant la nécessité urgente de l’organisation ci du groupement de l’effort.Kl quand il y a dans la province tic Québec près de cent sociétés d’a griculture, quelque 800 cercles agricoles et bien au-delà d'une centaine de sociétés coopératives, nous ne voyons pas pourquoi nos cercles de jeunes agriculteurs ne seraient pas deux fois, trois fois, cinq fois plus nombreux.Pourquoi ne verrait-on pas un tel cercle se former dans chaque paroisse, à l'ex emple des cercles agricoles qui rendent d'immenses services aux agriculteurs adultes ?.Le clergé appuie l’oeuvre îles cercles de jeunes ruraux- en lesquels il voit le moyen le plus efficace de garder à la terre les fils de cultivateurs; le ministère de l’agrt culture de Québec, avec le con cours du ministère fédéral de l'agriculture, soutient cette oeuvre par le maintien d’une section de» jeunes agriculteurs, et nos société nationales l’encouragent par la parole, par l’action, par des coupes et des prix décernés à l’occasion de divers concours.Mais ce n’est pas assez ! Il importe que les jeunes eux-mêmes fassent leur part, qu’ils réalisent les avantages qu’ils retireront de leur groupement en cercles d’étude, de leur participation aux concours organisés spécialement pour eux.Il se doivent, eux qui seront dans quelques années les nourriciers de toute une province, de s'applique) à acquérir les secrets de la science agricole s’ils veulent retirer de la terre tout ce qu’elle est en mesure de leur donner.Les cercles de jeunes agriculteurs sont là [Hitir les aider, pour faire leur éducation, pour stimuler leur ambition et faire d'eux tics cultivateurs avertis et prospères.Qu’ils en forment partout, qu’ils couvrent la province de tels cercles, et ils auront fait leur part dans te mouvement de redressement general qui se dessine.Francis DksRoohes L’ACHAT CHEZ NOUS POURQUOI .1 TORONTO ?Xous nous plaisons à répéter que nous sommes un peuple pauvre.El c’est malheureusement vrai.Seulement, nous ne sommes pauvres que parce que nous faisons tout pour l’être.N oyons ce que nous faisons., Les trois principaux comptoir postaux du pays, soit celui de •Montréal et les deux de Toronto, put vendu en 1934, par la poste, pour une valeur totale de 4 mi'-lions de dollars.La population du Québec étant dans la proportion de 28'r de la population totale du Canada, il n’est donc pas exagéré d’e-timer ce que nous avons du acheter dans la proportion de 20% des ventes de ces trois comptoirs, soit pour environ neuf millions de dollars.Comment se sont répartis les a-rhats de notre part ?Les ventes par la poste faites par la maison de Montréal n’ont été que tie 2J/3 millions.C’est dire que la même année nous avons acheté O-yj million.-des maisons de Toronto, soit trois fois plus.Pourtant, nos cultivateurs ne vendent rien à ces maisons en retour.Xos petits employés n’ont rien à attendre d’elles.Plus mê me; les gens des autres province, n’achètent pas de la maison cana dienne-française du Québec.— Pourquoi alors continuerions-nou: à employer notre argent inutile ment, sachant que nous ne recevrons rien en retour ?X’est-ce pa parce que nous avons ainsi agi dans le passé que nous sommes paît vres ?N’est-ce pas pour cette rai son d’abord qu’il y a des milliers de chômeurs dans nos villes el qu’en conséquence 110s cultivateurs ne peuvent écouler leurs produits ; des prix raisonnables ?Dirigeons nos achats vers le maisons de notre localité d’abord Et pour ce que nous devons acheter en dehors de notre ville ou de notre milieu achetons des maisons de Québec ou de Montréal, dc.-> Trois-Rivières ou de Sherbrooke ou d’ailleurs dans notre province achetons des maisons qui sont aux mains des nôtres au lieu d’aller au dehors, et non seulement nous agi rons dans l’intérêt des nôtres, mais nous assurerons notre propre pros périté, notre succès personnel.C’est ce que font les autres groupes et ils sont riches; nous sommes pauvres pour ne pas l’avoir fait jusqu’à au jourd’hui.Prenons dès mainte nant la ferme décision de ne plus acheter que chez nous quand nous e pouvons à égales conditions; il est plus temps que jamais de It-faire.Et si nous ne connaissons pas toutes les maisons dans un do line quelconque, consultons la ligue de l’achat chez nous, chambre 1001, 4 est, Notre-Dame, Montréal Elle se fera un plaisir de nous renseigner gratuitement.Avis ! ?HÉ’SALADA a maintenant une qualité pour toutes les bourses Marque Jaune 28e¦Ilb MARQUE BRUNE 33c % lb.ORANGE PEKOE - 4©c V4 lb.La Qualité prime tout .» NOUVELLES D’AUTREFOIS IL Y A 35 ANS: On lisait dans l'.livnir se rendit ensuite à Béthanie où l’attendait le très révérend Père Prévost, supérieur général de la congrégation de la Fraternité Sacerdotale et fondateur de cette congrégation ainsi que de celle des Oblates de Béthanie.Déjà étaient réunis à la chapelle les religieuses Oblates de Béthanie, les parents des futures novices, des voisins, des religieuses Dominicaines, des Soeurs Grises de la Croix, représentant leurs communautés e tablies ici, le R.Frère Alphonse, assistant-provincial des Frères de l’Instruction Chrétienne qui ont 5 la Pointc-du-Lac leur maison pro vinciale, M.J.-O.Dugré, maire «le la Pointc-dtt-Lac, M.A D.Gascon, architecte, M.H.Auger, entrepreneur, M.Gustave Catellier, du Cap-de-la-Madeleine.A eux sc-joignirent M.le curé Poisson, M le vicaire Pompré, M.l’abbé M.S.-Pierre, aumônier des Frères de l’Instruction Chrétienne.Construit sous la direction de M-Auger, d’après les plans de Gascon et Parent, architectes, sur des indi cations précises et après une étude sérieuse des RR.PP.Prévost et Ouellet, le nouveau couvent est un succès.Tl a quatre étages.La parfaite ordonnance des pièces, l'harmonie des lignes et des teintes, l’a- bondance de la lumière, favoriseront éminemment la vie d'adoration, de perfection et de travail que mènent les Oblates de Béthanie.|,a chapelle est remarquablement belle avec son autel en chêne dore, ses colonnes cannelées aux délicats chapiteaux, ses fenêtres cintrées aux verres de couleurs, sur mur-découpés en panneaux, ses dorures qui la font resplendir.l' est cet édifice que Monset gneur Comtois venait bénir.Déjà ie T.K.Père Prévost y avait cèle bré la messe le matin.Le Très Saint Sacrement était exposé quand son excellence fit son entrée à ta chapelle au chant de l’“Ecce Sacet dos magmis” exécuté par les Pères ur tous ceux qui souffrent de mauvaise digestion ( Y i pain- que “la petite dose quotidienne” de Krusclinn active d’il herd l'écoulement des sucs gastn-» , aidant ainsi à la digestion, puis u-un- l'élimination régulière et no.male de tous les déchets et toxines.phases.Fuis il dit brièvement, mais avec le feu qu’on lui connaît, dans quel esprit doivent sc sanctifier les Oblates de Béthanie.11 montre les avantages inappréeia Ides que leur apporte leur vie d’a-(loiation et d'intimité qu’elle établi, entre elles et Jésus Frétre et Victime au l ié- Saint Sacrement.Après ce court exposé, sou excellence Monseigneur Comtois a-drisse à l'assistance une allocution qui portera certainement beaucoup tie fruits.“Vivo, jam non ego, vivit vero m me Christus.” "Je vis, non, ce n'est pas moi qui vis, c’est Jésus qui vit eu moi.” L'épiscopat est indéfectible, dit-il, .les évêques meurent, l'épiscopat ne meurt pas.I est ainsi que là où se termine l'oeuvre du regretté Monseigneut Cloutier, là commence la mienne.Alors Monseigneur relève, relativement à la construction de ce couvent, la coïncidence île la benediction de la première pierre p„r son prédécesseur quelques jours avant sa mort, et la bénédiction du couvent achevé, quelques jours a près son accession au trône épiscopal de Trois-Rivieres.Monseigneur ajoute qu’il a tenu à venir présider la vêture de ces trois nouvelles novices.11 imparte, dit-il, que ces âmes comprennent qu'en endossant les livrées du Christ elles doivent vivre de si vie Files doivent développer en elles le germe de sainteté reçu au baptême en travaillant constamment à avancer dans la voie de la pen’ec-lion.Aon seulement elles doivent pratiquer les vertus qui ont brillé en leut Maître Jésus, mais elles doivent arriver à avoir les mêmes pensées et les mêmes sentiments que Lui.“Hoc enim sentite in velus, quod et in Christe Jesu.” Novices, elles devront se former aux vertus que dans un an elle-devront pratiquer par voeu : la pauvreté, la chasteté, l'obéissance, ào;, excellence exalte alors ces vc nu, elle en montre les difficultés, les mérites, comme aussi les avantages précieux qui résultent pour la société de cette vie de prière et de sanctification qui se mène dans les cloîtres.Eloquente, claire, persuasive, la parole de notre évêque a impressionné profondément.Après l'allocution a lieu le ques tionnaire des postulantes par son excellence, qui entonne ensuite !t Feni Creator Spiritus, pendant le chant duquel elle bénit les costumes.Après que les postulantes les ont reçus de la main de l’évêque et sont allées s’en revêtir, elles viennent lire à haute voix au pied du Très Saint-Sacrement leur consécration officielle.Revêtues de la robe noire, du scapulaire blanc, du voile des novices et du grand manteau blanc de choeur, les élues du Seigneur offraient un spectacle qui impressionna et attendrît profondément leurs parents et toute l'assistance.Après la prise d'habit eut lieu la bénédiction du Très Saint Sacrement donnée par son excellence, assistée des RR.PF.Ouellet et Renuart comme diacre et sous-diacre.Feu après, des agapes joyeuses réunissaient au Cénacle son excellence Monseigneur Comtois, Monseigneur Gélinas, le clergé de la paroisse, le Rév.Frère Alphonse, MM.Dugré, Gascon, Auger, Catellier.Le 'J'.R.Père Prévost adressa à tous avec beaucoup d’esprit.de tact et de délicatesse, des remerciements où se mêlait une note de gaieté.11 exprima de nouveau à Monseigneur la vénération, l'affection profonde qui fait vibrci tous les coeurs à son endroit.' Il y eut ensuite un moment d’intimité joyeuse au solarium.Puis Monseigneur se rendit au pension nat des révérendes Soeurs Griser de la Croix, où on lui fit une ré-! ception marquée d’une affection filiale profonde.Après quoi, conduit en voiture par Monsieur le maire Dugré et accompagné du R.Père Allard, il prit la route de Trois-R."-vières, , L’ERABLE CANADIEN ET SES PRODUITS par Fksncis Di-Rociii:- fnihliciste au Ministère de I - loi i culture de la province encore aperçu un seul Visage I’àle.L’érable a toujours été mêlé à la \ ie canadienne.Nos pères en a doptèrent la feuille comme emblème national parce que l'érable représentait pour eux un symbole de vigueur, de force, de survivance Et cette feuille figure orgueilleusement aujourd’hui dans le blason canadien, clans les armes de ta pet! te colonie d’il y a trois cents ans et plus, qui est devenue un grand pays aux jxissibihtés innombrables, aux ressources naturelles prodigieuses.L’érable est au nombre de ces ressources.En plus d'être un magnifique ornement autour de nos demeures, dans nos parcs, le long des routes, il est l'une des essences les plus fournies de 110s forêts, l'u> des bois les plus durs que non -possédions, et comme tel il procure à l’homme un excellent cotnbuslt ble en même temps qu’un “matériau" fort recherché pour les tra vaux d’éhcnisteric.Mais à ces propriétés il s'en a joute une autre qui a créé toute tine poésie autour de cet arbre qui les Sauvages respectaient et qui nos pères ne manquèrent pas d'ail mirer lorsqu’ils débarquèrent su> les rives du Saint-Laurent.Il n’est pas un recueil de poème-, pas un roman du Canada qui tic parle de l'érable, qui ne situe sous son ombrage quelque scène roman tique, familiale ou rustique.Sans aucun doute, ce culte que nous portons à l’érable est dû au fait ((tie cet arbre, en plus de sa double utilité comme bois, laisse, chaque fois que reviennent les les jours printaniers, couler par ia blessure faite à son flanc par ta main de l’homme, une sève qui, traitée suivant certains procédé.-,, se transforme en sucre et en sirop qui font les délices des gourmets et satisfont les palais les plus difficiles.Goutte à goutte, plein de lumière, C'est le sang du sol des aïeux Qui de l’érable au tronc rugueux S’écoule en sève nourricière.Ces vers empruntés à un poète canadien-français figurent dans un riche album que le gouvernement de la province de Québec distribua par milliers en France, il y a plusieurs années déjà, à l’occasion du voyage d’une exposition ambulante canadienne sur le continent européen.Ils furent reproduits au bar, d’une illustration en couleurs rc-ptésentant une érablière ait tuo ntent de la récolte de la sève.Le tableau, copie lithographiée d'une peinture due au p nceav d’un artiste canadien, est à lui seul un poème.Un tapis de neige s'.i lequel les érables prolongent l’ombre de leurs troncs gonflés de sève; un soleil d'avril fait étinceler les chaudière accrochées à ici.tî.aii; doit coule “goutte à goul e, plein de lu-mieic" le précieux liquide que i un transformera ta.en un produit savoureux; des homines vont t» viernent à ti.tv.i, ! é.ubitère, dé versant le contenu des chaudiète-j dan, un tourna 1 qu un rpv/ste cheval t raine \t ’1 cab.u.j a mIch , pente u .u dunl l'activité sc lin.ite à quelques m-iu unes ie du-Ti-‘.niais bouril tan le de travail le jour, la nui;, pi me de 1 ires, de o.ansons et d Y spoils Rires, chansons, espoirs.Il y a de tout cela dans la cabane à sucre Construite de rondins ou de planchi spacieuse ou étroite, elle est le lieu de prédilection des parents et des amis du village, l'endroit où l’on se rassemble, à la brimante, pour causer, rire, chanter, tandis que dans l’évaporalcur l'eau d'érable bout en chantant elle aussi, laissant flotter dans l'air une odeur pénétrante et parfumée.On conte des histoires, on relate une anecdote, on se confie les dentiers racontars, on joue aux cartes, on fume, on boit un gin ou un whisky, et l’on se régale ; crêpes arrosées de sirop d’érable, oeufs bouillis dans le sirop encore fumant, tranches de pain épaisses d'un pouce que l’on baigne dans le liquide doré, tire que l’on déguste lentement comme un bonbon délicat, etc., etc.La vie à la cabane à sucre est line détente.Certes, il faut travailler, mais dans quelle atmosphère reposante et sereine ! La paix des hoir, encore enneigés, le tintement de la sève qui tombe dans les chaudières le pétillement des bûches, la gaieté communicative des visiteurs.Et puis, il y a le côté pratique de la chose.Quand les amis sont partis, le cultivateur qui doit passci la nuit a la cabane pour surveille» les feux et tenir .tout prêt pour le lendemain matin, se prend à songer.La récolte scra-t-clle bonne ?la sève sera-t-elle riche on pauvre : le sirop sera-t-il doré à point ?le sucre sera-t-il beau ?.Et par dessus tout cela, le marché sera-t-il avantageux, les prix seront-ils raisonnables, rémunérateurs ?.Autant de questions (pie le producteur retourne en sa tête, taniln qu'il s’étend, pour ne dormir qui d’un oeil, sur sa couchette de plan elles, pas loin du foyer qui lui tiendra chaud toute la nuit.Autrefois, le cultivateur se rendait à la cabane à sucre comme on s’en va cueillir des fruits sauvages.Si la récolte est bonne, tant mieux, et si elle est piètre, on n’en mourra pas.11 produisait pour lui et sa famille, et sa provision faite, s'il lui restait une balance de sucre on de sirop, il l’écoulait de la main a la main dans son voisinage.Un chaudron bien souvent installé en plein air sur trois cailloux constituait son evaporatcur.La fabrication des produits de l'érable n'étaii pas encore une industrie.On pro cédait à la bonne franquette.Il n'en est plus de même aujourd’hui.Il existe maintenant un marche pour les produits de l’érable, la fabrication s’opère suivant des méthodes et des principes établis par ! expérience et la science, un outillage moderne est imposé au producteur par les commandements de l'hygiène.D’où frais de production plus élevés, et, partant, nécessite d’écouler la marchandise dans des conditions avantageuses.L’acheteur ?.Voilà le “hic’-.A quoi bon produire si l’on ne vend pas ?.Pour parler franc, no» produits de l’érable ont un bon marché, mais ce marché est relativement meilleur à l’étranger qu’il ne l'est chez nous, alors que c’est ïe contraire qui devrait exister.Le but des articles qui suivront cette introduction déjà trop longue sera de taire l’éducation du public, des ménagères surtout, sur la va- leur nutritive et hygiénique de nos produits de l'érable, de les mettre au courant de leurs divers emplois, et d'intensifier la demande nationale en faveur de ces mêmes produits.Nous avons tous intérêt à soutenir par notre clientèle une industrie- essentiellement propre à notre pays, particulièrement à la province de Québec, puisqu'il est admis que de la prospérité des individus et des sections d’un pays dépend la prospérité de la communauté.L’ASCENSION — M.et Mme Samuel Bisson ont l'honneur de faire part à leurs parents et amis de la naissance de leur fils né le 13 février et baptisé le 17.Parrain et marraine: M.et Mme Jean Meilleur.Nos félicitations.— Mme Joseph Delisle, de l’Annonciation, a passé quelques jours parmi nous avec son fils Carmen et sa fille Violette.De passage à l’hôtel Delisle ces jours derniers; MM.Paul Fortier, de Saint-Jovite, J.-F.French, de Saint-Faustin, Roméo Allant, Pierre Miljours et René Racicot, de Labellc ; Hormisdas Vallée, Mlles Yvette Valiquette et Simonne Vallée, de l’Annonciation.— M.Henri Durand, à l'emploi de l’International Paper Co.à S.-Jovite, est de retour dans su.famille.— La semaine dernière M.Patrick Sarrazin assistait aux funérailles de Mme Ovila Kohi doux à l’Annonciation.Vendredi dernier plusieurs ont profité de l'excutsion du Canadien Pacifique pour sc rendre à Montréal.— M.Arthur Sarrazin aecupé a son camp de bois franc au lac Chaud a passé le dimanche dans -si famille.— Depuis une quinzaine de jours nous avons eu plusieurs malad.dans nos parages.Tous semblent convalescents maintenant et nous leur souhaitons un prompt rétablis sement.ANMGINE Les Capsules Antaigine maîtrisent les maux dotî'te.nèvrnlijios.rhu-mos,lagrippe,dmilour « périodiques,etc.Faciles à prendre ; bUi3 quo les tablotto?En vente partout 25c % EVITEZ LES DESAPPOINTEMENTS! 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OUAISt ^ ENCORE DES Al'ôqe de sept ans, tous les cadeaux qu’on lui fait lui déplaisent Et à trente-sept ans, il continue de trouver a redire sur ce qu'on luidonne.DEVPAl-Jt) ima?du 1 P0BC TOUTE.RAVIE: U J , ICI LES GARS-) VLA U/NE mccôTEi- lQUE VtULCflT-TLS DlPt -fa VjSt PENCHER ClnyV, «et TOUCHER -"QfSfS ORTEILS?A l'âqe de huit ans, il refuse demanqerae certaines choses ~ UNE CHOSE CtRIAIfie -C'EST QUE Jt • RESTERAI TOUJOURS FIDÈLE A , LA BLACK MORSE!] huil >r $.Dufresne, Trois-Rivières 208.40 W.Ball.Red Bird .196.90 W.-G.(.’lark, S.Patrick* 's .I86.O» A.-R.Bail, AL S C.• - t8470 W.Hoover, AI.S.C .171.80 Il Cochand, Laurentian .160.70 K.Bnndvik, Viking .149.80 Combiné Points W4-G.Clark, S.-Patrick .426 H.Baggulev, Ottawa .• • 379*9 W Ball.Red Bird .A.-R.Bail, AL S.C.360-s K.Baadsvik, Viking .• • 323-3 — Samedi soir un grand festival eut lieu sur la patinoire locale.Le succès fut également complet.Quelques quatre cents personne* assistèrent aux événements qui se déroulèrent au cours de la soirée.Le club Boy's Farm remporta les honneurs de la partie de hockey par le score de 5 à 2.Les courses furent chaudement contestées.Le feu d'artifice fut gracieusement offert par L.I larding et L.Christiansen.— AI.et Mme Emery Lachance recevaient dimanche, à l’occasion de la fête sportive, AL et Mme II Lachance, Mme Z.Bertrand, Aille E.Lachance, Aline Lavoie, de S.-Jérôme, AI.et Aime O.Faquin, de Sainte-Sophie, AL le capitaine et Aime Gignac et AL Gilbert Gignac.L’ANNONCIATION — Dimanche, le 17 février, le club des "Bébés” est allé visiter le club Labelle.Le score est de 4 à 2 pour L’Annonciation.— C’est avec regret que nous annonçons ia mort de Mme Ovil i Robidoux (née Léa Boire).File laisse pour pleurer sa perte outre son époux, quatre filles: Aime Ernest Charrette (Yvonne), Mme Lucien Fi lion (Aurore), Aime Honoré Allaire (Juliette) t Pâquerette; cinq garçons: Conrad, AJirald, Céad, A read, Ubald : trois gendres et cinq brus; et près de trente petits-enfants.La levée du corps fut faite pai AI.le curé Arpin qui chanta aussi le service.L’église était remplie de parents et d’amis qui sont venus sympathiser avec la famille.Nos plus sincères condoléances à la famille éplorée.— Mlle Thérèse Denis est retournée h Alonlréal après un séjom d’un mois parmi nous.— Aille Cécile Péclet est partie à Montreal passer le temps du carnaval.— Al.et Aime Triché ont eu la visite de leurs fils Fernand, élu dinnt à l’Universitc de Québec.—-AI.Brissette, de Sainte-Agathe, était de passage parmi nous la semaine dernière.—• Plusieurs ont profité de l’excursion du Pacific Canadien.Mmes Pierre Basticn, Cômc Cartier, Paquette, Saint-Pierre, Osias Chalifoux, Hervé Clément, Aie Grandcl, Adrien Lebrun, Joseph Eilion, Ailles Cécile Péclet, Thérèse Denis, Lucie Bastien, Noémle Cartier, Rachel Bélanger, Béatrice Clément, Dionne, Laurelte Sauvé, Georgette Giroux, Jeannette Gau-vreau, MAL Alphonse Boileau, A.Dusscault, AL et Aime Georges Po-clet, AL et Mme Côme Robidoux, Pierre et André Paquette et d'autres.— AL Zéphir Legault nous rc vient après un séjour d'un mois a Alontréal chez son fils L,éo.— Mme Zéphir Legault, convalescente, revient de l’hôpital Sainte- 1canne «l'Arc.SAINT-JOVITE — M.Benoit Forget nous quittait, samedi dernier, pour un court séjour à Sainte-Agathe.-MAI.Henri Botvin, Pa mile Laçasse ainsi que P.-E.cher partaient samedi dernier poui Montréal.— Le club de hockey de?"Boivin” rencontrait le Saint-Jovi-le dimanche dernier.Malgré les efforts que firent nos jeunes la Baith .116 127 89 — 332 1\.Perry .139 98 166 — 4i>3 Hagnult .76 110 124 — 316 Tessier .107 147 103— 417 Fletcher .116 106 76 — 298 S.-Mielul .9S 88 107 — 293 Blain .140 130 169—- 439 Bt'nueliiiiiip .119 130 107 — 356 44S 479 458 — 1385 523 463 4S3 - 1460 Regent gagne 2 parties.Dominion Rubbcrt I partie.C.P ROLLAND CHEVALIER DE COLOMB S.-PU'ire .84 95 134 — 313 Boudrenu .117 loi 131 — 349 Desjardins .90 S5 150 — 325 Frmioocur .125 110 151 - 386 J.S.Vincent .101 SS 119 — 308 «h- Martignv .124 115 82— 321 Brisson .138 14.8 126 — 412 Pitt .97 109 110 — 346 Dummy .97 101 82 — 280 Dugns .105 142 122— 369 510 517 611 — 1638 508 577 626 -1771 victoire pas-a aux mains «lu club «les visiteurs Le score fut «le 7 à K.Perry .136 105 144 — 3S5 Boudivnu .no 120 127 - 357 3 Tessier .147 159 91 — 397 Franeocur .145 lus 122 - 375 S.-Michel .117 100 102 319 ,!«• Miiitignv .73 101 113 - 317 Notre équipe de hockev doit Mailloux .147 107 lit :u»s Pitt 107 132 172 - m aller ri'iicontrer un club de la ré- Beauehnmp .92 132 116 3 m Dugns 125 161 110 396 gîoii, dimanche prochain, â Sainte-Agathe.Chevalier de 639 003 567 — 1809 Colomb gagne 2 parties.Regent 1 partie 560 622 174 i 856 - AL P.-E.N attier, de Sainte Agathe, était de passage parmi nous la semaine dernière.Aille Aimée Saint-Jean revenait lundi dernier d'un court vota ge à Alontréal.Ailles Véronique Charbon neau et l’aule Lafieur sont revenue-.après avoir passé trois semai nés à Alontréal.LIGUE DES QUILLES INDUSTRIELLE LE 11 FEVRIER 1935 DOMINION RUBBER REGENT Chevalier de Colomb gagne 3 parties.LE is FEVRIER 1935 REGENT CHEVALIER DE COLOMB DOMINION RUBBER C.P.ROLLAND Barth .125 106 93 - 324 llngnult .98 95 ,8 4 - - 277 t).Plouffe .159 129 131 119 Blain .140 132 101 373 522 462 409 - 1393 Dominion gagna S parties par défaut sur C.P.Rolland SAINT-H1PP0LYTE THEATRE GEORGES Al.Paul-Emile La framboise est retournée à Montréal après a voir passé quelque temps ici.Dimanche dernier, étaient de passage chez Al Jules Boivin: Al et Aline Bruno Boivin, M.Napo léon et Iréné Boivin, Aille Fernande Boivin et Al W ilfrid de Repen tigny tous «le Alontréal, MM, Joseph, Jean-Paul, Lucien, Maurice Boivin et Z.Perreault de Sainte-Agathe, AL et Mme Douât Boivin, AL Onias Boivin et ses deux fils, Léo et Bernard «le Saint-Faustin, MACAZA -— Aille Dolorès Rapatcl est retournée à Alontréal après avoir passé l’hiver chez sa soeur, Mme L Dubuc.•—- Aille Réjeanne Saint-Jacques était à Alontréal en fin de semaine.— AI.et Aime Raoul Varin est chez Aline Georges Lessard.— Aime Emile Lapointe est allée à Labelle samedi visiter sa fille au couvent des Soeurs Sainte-Croix.— Garde Rodrigue, de l’Unité Sanitaire de AIont-Rolland, était «le passage ici la semaine dernière.Aille Berthe Chagnon est de retour d'un voyage à Alontréal.FERME-NEUVE — Aime Isidore Prud’homme et sa fille Florida étaient «le passage à Saint-Jovile et Brébeuf, ces jours derniers.— AL J.-B.Cloutier, de Saint-Cyrille de L'islet, était à Ferme-Neuve dernièrement.— AL A.-A.Lafontaine était à Saint-Jérôme samedi et dimanche derniers.— De passage à Montréal: AL et Aline Isaïe Godmer, AL Eusta-che Legault, AL Albert Ri vest et son fils Rosario, Ailles Marguerite et Henriette Charbonneau.— Ces jours derniers, AL Albert Nadon voyait sa jolie résidence située à quatre milles du village entièrement détruite par un incendie, il n'y avait pas d’assurance.— Alardi dernier, les amies de Aille Laurette Lapointe, fille de AI.Alexandre Lapointe, fille de AL Alexandre, l’ont fêtée à l’occasion tic son départ pour le postulat «les Soeurs Sainte-Croix de Saint-Laurent.Line adresse et une bourse lui furent présentées, ensuite il y eut chant, musique, danse et réveillon.— AI.et Mme Aurèle Lafontaine (Blanche Godmer) ont l'honneur de faire part à leurs parents et amis de la naissance de leur fils baptisé sous les noms de Joseph-Cyrille-l'emantl.Parrain et marraine, AL et Mme Jules Courtc-manchc.— AL et Aime Donat Godmci (Renée Léonard) une fille baptisée sous les noms de Alaric-Lucic-llélène; parrain et marraine, AI.et Mme Cyriac Léonard.— A AL et Aime Ernest Leduc 1111e fille baptisée sous les noms de Marie-Florence.Parrain et marraine AL et Aime Donat Leduc.—-Dernièrement est née à AI.et Mme Denis Lc\ois.une fille b.q> tiséc Hélène.Parrain et marraine M.et Mme Hector Collier.—-On nous apprend que M.le curé Barbeau «pii subit actuellement un traitement à l’hôpital 1 lô-tel Dieu de Montréal est en voie de guérison.Nous espérons qu’a vant longtemps nous aurons la joie de le voir complètement guéri et qu’il continuera comme par le passé à nous édifier par ses exemples et ses bons enseignements.VILLAGE PREVOST —• AI.et Aime Victor Morin (née Marguerite Chaplcau) font part à leurs parents et amis «le la naissance «le leur fils baptisé Joseph-Jean-Alarie.Parrain et marraine, AI.et Aime Rosaire Morin, oncle et tante «le l’enfaut.Porteuse, Mlle Marie-Marthe Chaplcau sa tante.NEUVAINE A SAINT JOSEPH Suivant une tradition commencée en 1928, une neuvaine solennelle et universelle se fera encore cette année à l’Oratoire Saint-Joseph de -Montréal, «lu 10 au 19 mars.Afin de pouvoir participer à cette neuvaine, il faut que les intentions soient adressées avant le 10 mars pour être déposées au pied «le la statue à l’Oratoire Saint Joseph, Côte-des-Neiges, Montréal, P.Q.Une médaille et un feuillet de ncu-vainc seront envoyés sur demande.SAINTE-SOPHIE — Le 2i février, est décédée, à l’âge de 13 mois, Harold Breen, Idle de AI.et Mme George Breen, de Sainte-Sophie.Les funérailles rnt eu lieu vendredi après-midi.Nos condoléances.SAINTE-THERESE Samedi, dimanche et lundi, à l’affiche F grand film canadien “Marin Chapdelaine” mettant en volette Madeleine Renaud, la célèbre actrice française, et notre compatriote F'rcd Barn Nul doute que ce film dont l’action se passe (lan-, notre province, au lac Saint-Jean, suscitera beaucoup «l’inlérêl chez tous les amateurs de bon cinéma.I Vautres films français sont aussi au programme EXCURSIONS à bon marché A TOUS LES ENDROITS DE l'Ouest Canadien I )(’|iint.s : Tons les jours du I au 1 I nuirs.Limite de retour : 30 jours.UN SOU DU MILLE en wagons de première seulement.USAGE FACULTATIF DES WAGONS-LITS Billets d’excursion aussi en vente, valables dans : — (a) wagons-lits touristes à environ 1 Vjc.du mille, plus les prix réguliers pour les lits.(b) wagons-salons et wagons Lits de luxe à environ 1 ’/2c.du mille, plus les prix réguliers pour les fauteuils ou les lits.Faculté d’arrêt à Port Arthur, Ont.et à tous les endroits a l’ouest.Renseignements complets d, s agents «lu PACIFIQUE CANASIÈN PENSEES Ne passe pas un jour sans faire (un peu de bien .Le bien c’est le travail «pii fuit (l’ennui «le l’heure.Que ton esprit s'attache aux choses (qui demeurent ; Tâche «le mériter ton pain (quotidien.Ne perdons pas le temps en des (des paroles vaines, Puisque pour être heureux le (grand silence est bon, Aléflitons donc souvent et parfois (nous courbons Sous l'hymne «le beauté dont la (nature est pleine.lyOuis-Joséph Doucet CETTE RÉELLE SAVEUR DE HOLLANDE En vente au Canada, depuis pdus de 100 ans GIN mOO .ja bouille •- delOpnc.es >• 30 la bouteille JÉm-X- ¦ de26 onces : fX30 la bouteille" V-D ¦ ¦' de’40onces DiiililK et embouteillé au Canada bous la surveillance directe de JOHN de K HYPER & SON.Distillateur* Rotterdam.Hollande • Maison fondée en 1695 1 AV K XIR nu NORD, V’K X DR EDI, _>j FEVRIER 1935 T6L Bureau 245 Ré*.173 Camille L.de Martigny AVOCAT — BARRISTER 319, Rue LABELLE 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manque de cohésion, d’homogénéité.Il n'en est cependant rien et le directeur musical a réellement tout son mon de “au bout de sa baguette”, dont il n’a pas oublié le maniement, loin de là.Elle a remporté, jeudi soir, un é datant succès, au point de vue exécution, choix
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