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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 12 juillet 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1935-07-12, Collections de BAnQ.

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1897-1935 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TFwENTE-HUIT ANS.1897-1935 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FIES DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) 11 il CHENIER ABONNEMENT: $2.00 par année.Publié par la Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Qué.Secrétaire do la Rédaction: ANDRE MAGNANT LABELLE TRENTE-NEUVIEME ANNEE NUMERO _-S JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, i-> JURXET 1935 PROMESSES ET REFORMES CHIMERIQUES La sixième et dernière session du présent Parlement a pris lin vendredi dernier.Le 18 avril prochain, le Parlement expirera.Des élections générales suivront à brève échéance, probablement en septembre.Le temps de la reddition des comptes est armé pour le gouvernement Bennett élu en 193°, sous de fausses reprèehtations.Le gouvernement incapable de remplir ses promesses, impuissant à remédier à lacrise dont l'accutté n'a fait que s aggraver depuis cinq ans, à recule le plus lom possible l’heure de sa comparution devant le peuple canadien, il se sent d'avance cou damné et il n'est pas pressé de voir arriver le moment de son exécution.A l’inverse du gouvernement Taschereau qui, sans avoir saturé le peuple de promesses, peut se presenter à lut avec des oeuvres utiles, des réformes effectives, une législation sociale adaptée aux besoins de l’heure ; le gouvernement Bennett comparait devant l’électorat canadien avec un bilan de promesses inaccomplies et d’espérances déçues, avec une politique qui a compromis le commerce de notre pays et n’a aucunement remédié aux maux du chômage.Nous avons attendu en vain, pendant cinq ans, la réalisation des promesses que M.Bennett et ses amis nous ont faites en 1930.Cinq années d’attente et de déception ! En janvier dernier, M.Bennett, sentant lui-même la faiblesse de sa cause et la faillite de ses belles promesses, a voulu payer d’audace en tentant, une fois de plus, détromper le peuple canadien.II parla à la radio cl y annonça 'des réformes salvatrices dont le but evident était ûe faire contre-pouls a ses promesses avortées.Que tie reformes essentielles qui devaient assurer le salut _ ‘ ! Cette fois, il n’a fallu que cinq mois — et non cinq ans -—- pou» démontrer que ce programme de réformes n’était qu’un subterfuge.La session paiTemen’laire c»t close, or qu'est-il advenu t IERO.ME.cation.Elle n-e constitue pas une loi nationale du salaire minimum et ne contient rien de précis poui Tétablisement d’une commision du salaire minimum.Heures de travail "Je crois qu'il devrait y avoir une limite uniforme dans la semaine de travail," disait M.Bennett à la radio le 4 janvier.Lme lot fut adoptée, au cours delà dernière session, limitant la journée de travail à huit heures et la semaine à 48 heures.Or cela ne lait que traduire 1111e pratique qui existe déjà dans diverses branches de l’industrie canadienne.De fait, les ouvriers exigent aujourd'hui la semaine de 44 heures, et même de 40 heures.Pour le reste, cette législation est aussi de validité douteuse.I.e travail des enfants "Il faut mettre fin au travail des enfants”, disait encore Al.Bennett à la radio.Il l’oublia au cours de la session.Ce n'est pourtant pas le point le moins important dans une program me de législation sociale qui mérite ce nom.Assurance-chômage "l’donne ne doit être abandonné à l'incertitude de la charité privée ou à l'humiliation d’une gratuité du gouvernement.Comme membre de notre société économique, chacun a droit à la sécurité, pourvu qu'il consente à travailler.C’est pourquoi l’ouvrier, quand il se trouve sans emploi, doit, avec le secours de l'Etat, avoir les moyens d’assurer sa propre sécurité contre le chômage, Celte sécurité lui sera donnée par moyen de l'assurancc-chômagc." Voilà ce que promettait explicitement M.Bennett, il y a six mois Et il ajoutait qu’il se hâterait de substituer aux mesures temporal res de secours tin système permanent et sciciulque d’assurance, contre le chômage.Nous avons une loi dite d’assu rance - chômage.Elle u'embrasse qu'une partie restreinte de la population industrielle.Diverses bran clics importantes de l’industrie en sont exclues, notamment l’agriculture, les pêcheries, l’industrie du bois, les transports, les banques, le service domestique, renseignement, la police militaire, les services publics, etc.Aléme dans les ocupations privilégiées, sous l'emuir** A la loi.seuls peuvent en profiter ceux qui ont actuellement de l’emploi et qui peuvent contribuer au fonds de secours.Rien pour ceux qui sont actuellement sans emploi.Les cho* meurs sont ignorés.Ceux qui peuvent escompter quelque chose de la nouvelle loi devront attendre que la commission soit nommée, qu’une date soit fixée pour la première contribution, et qu’il se soit écoulé ensuite quarante semaines.Ce n est qu’a-lors que l’assuré pourra bénéficier de l'assurancc-chômagc telle qu’instituée.Incidemment, la validité de cette loi est loin d'être établie.Le Dole L ouvrier, disait AL Bennett à la radio, n’est sûrement pas à blâmer pour le chômage.11 faut lui venir en aide.""Et par là, ajoutait-il, je 11e veux pas dire le dole.Le dote est une chose affreuse.C est à la fois, un insulte à l'ouvrier et a ceux qui prétendent avoir le con-irôle de notre système industriel.” Cela s’apparente à toutes les promesses antérieure de M.Bennett concernant le chômage.On ait à quoi s'en tenir.Pour faire suite à ses niomes-ses, Ai.Bennett élabore un pro gramme 71e travaux publics, j/au dernier, 40 nntîions furent effectués à cette lin dont une faible pallie fut effectivement dépensée.Cette année 1111e somme de iS millions fut votée pour les mêmes fins.De plus, une garantie de 15 millions Tut consentie à nos deux grands réseaux pour "leur permettre d'améliorer leur matériel.Pour mette tm au dole, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que ce quTf lit déjà l'an dernier.Or, en dépit des 40 millions volés, ce qui est plus (pie cette an née, on constate qu'en mai 1933 il y avait au Canada 1,096,899 per sonnes sous le secours direct.Le gouvernement, d’ailleurs, admit son impuissance par la hou elle de Sir George l’erley.Quand celui-ci refusa, au nom du gouvernement, d'écouter les griefs des grévistes de Vancouv er, le 27 avril, il déclara qu'une politique fédérale comportant du "travail et des gages" deviendrait vite un fardeau que le peuple canadien ne pont-rail suppvxUX-J'.l -üir George l’er-ley prenait siiïiT d'ajouter (pie le programme de travaux publies sciait forcément confiné dans certaines limites.Pension de vieillesse M.Bennett promit à la radio de Vucetiper des vieillards, incapables de travailler.Il ne voulait pas se fier à la loi que les libéraux 1111-rent daiis les statuts qu'il considère comme "non scientifique et périmée".Cette loi.apparemment.Mit lit à M.Bennett car 71 ne fît rien déplus au cours de la longue session qui vient de se terminer.Outre les pensions de vieillesse, M.Bennett promit l'assurance con lie la maladie et les accidents.Or la législation adoptée ne coin porte pas, en venue, de système d assurance sociale, il devient loi-sibfe, sans puis, à la Commission d assurance sociale, d’étudier divers projets ayant trait aux secours medicaux, à la mauvaise santé, aux accidents, aux maladies et le reste.Après quoi, la Commission pourra faire rapport au gouvernement.Tout se résume à une Commission d'études.Itnpôtjjsur le revenu AT.Bennett promet avec grand éclat de faire une üîstuîcllon entre le revenu uu travail et celui du capital.Et cela dans l’intérêt des deux.Car, disait) il, le désiquüibre qui existe actuellement 11e saurait se prolonger indéfiniment sans potier atteinte à” tout le système éco tiomîque.Voici ce que AI.Ralston disait à ce sujet eu Chambre, le 26 mars dernier: "Une taxe est imposée sur deux genres de revenus: d’abord sur les revenus du travail excédait: $14,000 et, en second lieu, sur les revenus que Tou est convenu d'appeler les revenus du capital.Je dois dire que cette surtaxe sur les revenus élevés est plutôt tendre dans son application.Elle ne pèse pas trop lourdement sur ceux qui sont le mieux nantis.Uu constate, en effet, que la surtaxe est de trois pour cent sur tout revenu dépassait $14,000 et allant jusqu’à $20,(XX).La surtaxe se calcule sui l’excédent.Mais dans le cas d’un revenu vingt fois plus élevé, disons $280,000 par année, la surtaxe ne suit aucunement la proportion.Quiconque jouit d’un revenu de celte envergure n'aura qu’à payer une surtaxe de 10 pour cent sur toute somme excédant $14,000.Dix pour cent au lieu de 3 poui cent sur un revenu vingt fois plus 1 élevé, la proportion n’est pas guidée.Rien dans tout cela de bien radical ni qui tende manifestement à une meilleure répartition tie la richesse.” Service civil M.Bennett avait promis la réorganisation du service civil et l'établissement d’un département des communications.Il avait même un plan tout prêt qu'il offrait à notre admiration.Mais rien n’a été fait.Et de plan on 11’entendit plus parler.Conseil economique Dans l’esprit de M.Bennett, cet organisme devait jouer, dans le domaine économique, le même rôle que le Conseil national des recherches dans le domaine scientifique.Ur.le Conseil économique 11'esi pas encore constitué.Un sait, de plus, que M.Bennett s’en réserve la présidence.Avec les multiples fonctions du premier ministre, on ne voit pas comment ni à quel moment un tel organisme peut fonctionner utilement.On ne voit pas, non [ilus, de quelle utilité serait l'avis d'un groupe d’exiierls, se réunissant lieux fois Tan, pour un homme qui ignora pendant cinq ans l’avis de ses ministres et des ofti-ciers des divers départements.Ce n'est sûrement pas ce qui amènera '’Tordre nouveau" promis par M Bennett.Dimanche 14 juillet Sainte-Lucie, après la messe, Sainte-Agathe, 2.30 après midi.Sainte-Adèle, le soir.Orateurs: l’honorable Athnnase David, l’honorable Iréné-e Vautrin, M.L.-E.Parent, M.Raymond Ra\ moud.Samedi, 20 juillet Saint-Janvier, le soir.Orateurs: l'honorable Athnnase David, M.L.E.Parent, M.IL l'erricr.Dimanche, 21 juillet Sainte-Anne des Plaines, après la messe.Terrebonne, 2.30 après-midi.Sainte-Thérèse, le soir.Orateurs: l'honorable Alhanase David, l'honorable A.Godbout, M.L.E.Parent, MM.H.Perrier, L.Bertrand, S.Latour.Dimanche, 2P juillet.Ste-Sophie ci New-Glasgow, après la messe.Saint-Tîippolyte, 2.30 après-midi.ShavvîîFtdge, îe soir.Orateurs: l’honorable Alhanase David, M.I.Tv Parent et autres Samedi.3 août.Val Morin, le soir.Orateurs : l'honorable Athnnase David, M.L.-E.Parent et autres.Dit*eanhc, | août.Ste-Marguerite, après la messe Val-David.2.30 après-midi.Mont-Rolland, le soir.Orateurs: l'honorable Alhanase David, M.L.-E.Parent et autres.* * * M.le sénateur Prévost, à cause de son mauvais état de santé, rc-grette de ne ixmvoir, pour le moment, accompagner les députés de Terrebonne dans la visite de leur comté.Le placement M.Bennett prôna à la radio la protection du placement.Et dans ce but, il promit d’abord de "mettre des dents” à la loi des compagnies.Or, en présentant certains amendements à la loi des compagnies, le 14 juin dernier, le secrétaire d’Etat, M.Caban, prit soin de specifier qu’ils 11e seraient pas considérés comme mesures du gouvernement.Chacun restait libre de voter comme il l’entendait.Et pour montrer le peu de cas qu’il faisait de cette législation, M.Cahan ajoutait textuellement : “En rédigeant cette article, j’ai pensé que je ferais bien de me remettre à la pratique du droit, car je pourrais certainement trouver une demi-douzaine de manières de le circonvenir”.Ce qui porta un député libéral, AL Usley, à commenter: “Cet après-midi, le secretaire d’Etat a analysé le bill article par article, le soumettant à la plus rigoureuse et la plus dévastatrice des critiques.J’ai suivi son discours avec attention.Depuis des année», je n’avais été témoin d'une attaque plus habile contre une mesure législative.A quoi cela rime-t-il?” .Actions sans valeur nominale Voilà pour la protection du placement.Alais Al.Bennett avait encore promis autre chose à la radio.Ne disait-il pas textuellement : "A la prochaine session du parlement, la loi des compagnies- sera modifiée de manière à interdire l'émission d’actions sans valeur nominale.Toutes les valeurs offertes au public doivent l’être au grand jour de la publicité.11 faut créer un organisme adéquat pour scruter les agissement des compagnies tendant à la fusion et à la concentration, et renseigner la population à ce sujet.En d’autres termes, il faut fermer la porte aux abus’ .' Or AI.Bennett profite d'un échappatoire pour ne pas interdire l’émission des actions sans valet»»-nominale.11 réitéra son opposi-! ion de principe, mais prend prétexte d'une alternative suggérée par la Commission royale pour 11e pas faire davantage.l/abolition des actions sans valeur nominale était pourtant la première recommandation de la Coinmission royale.A défaut de l'abolition pure et simple, la Commission suggérait que tout le produit de la vente des actions sans valeur nominale fut porté au compte de capital.C'est ce que AI.Bennett, sans scrupule, interprète comme une ap-probaion.11 dit, littéralement .•'La Commission a donné son "imprimatur’1 aux actions sans valeur nominale.” Tel n’est pas le cas.Et, donc,, l'excuse ne vaut pas c«.qu’elle vaut.Entre termps, AT.Cahan faisait cetTe declaration suave en Chambre: “A fa lumière de (’expérience que j’ai acquise au secrétariat d’R-Tat, il semblerait que les actions sans valeur nominale, sous un strict régime de comptabilité, sont de fait Tics titres aussi nets et aussi peu susecpibles de tromper que les actions de n'importe quelle catégorie qui sont vendîtes au public, au Canada ou dans 1 T'importe quel autre pays".¦lu grand jour l’our ce qui est de l'examen de» valeurs "au grand jour de la publicité", AI.Bennett se proposait de confier ce soin à la Commission du tarif constituée en commission du commerce et de l'industrie Alais, qu'on remarque bien, seulement a la demande du secrétaire d'Etat.A cause de cette restriction, dont on aperçoit le danger, le {sénat rejeta la proposition aux dernière» minutes de la session, et Al.Bennett s’inclina.Dans un article suivant, que nous reproduirons la semaine prochaine.AL Adjutor Savard examine comment le gouvernement a donné suite au cours de la récente session, aux diverses recommandations de Penquêtv sur les bénéfices commercial.et industriels.ATAjUTOTv SAVARD.[Le Canada J Une cabale plutôt qu’un programme Un mélange ae lignes a rendu inXitelligible le commencement de m\re premier Saint-Jérôme, la se-wnpie dernière.Nous reconstituons les' deux paragraphes estropiés: C’est en arborant l'étendard d’une grande réforme dans le» idées politiques que Al.i’aul Gouin et ses quelques adeptes se sont présentés, il y a quelques moi», devant l’opinion publique, ils ont vite quitté le sommet d’où ils ont lancé leur manifeste de la première heure pour descendre sur le ter-îain d'une opposition systématique aux chefs libéraux.Quittant la sphère élevée de l'Idée pure où ils ont tout d'abord apparu, ils combattent les ministres libéraux, dénoncent des scandales imaginaires, traitent avec mépris la députation UN PARTI NOUVEAU-NE Lui nouveau parti politique vient de naitre.L’honorable li.-ll.Stevens, ancien ministre du commerce dans Te cabinet Bennett, en est le fondateur.T.e nom 11'en est pa» même connu.$vs idées, toutes théoriques, préconisent un changement tundanieiiial dans notre regime économique, notamment dans l'organisation des compagnies, de l'industrie et du commerce.Ce qu’il y a Tie plus clair dans cè mouvement c'e»t que'M.Stevens veut »e venger de Al.Bennett qui Ta mis à la port de son ministère., Aucune des Idées et des critiques de M.Stevens ne sont nouvelles.I )e plus, il est lui -même responsable de la situation qu'il déplore puisqu'il fut ministre et collègue de Al.Bennett pendant quatre ans et demi et esT ainsi au nombre des gouvernants qui ont créé ou maintenu l'état de choses qu'il dénonce maintenant.Ce nouveau marchand d’orviétan, qui veut imiter M.Bennett grand prometteur de réformes de vaut le» électeurs, ne peut conquérir la confiance du peuple trop souvent berné par les conservateurs de toute nuance.Le parti Stevens est un parti-fantôme qui n’éblouira et n’effrayera personne.A LIRE “Une enquête internationale sur Victor HUGO”: voilà ce que nous apporte le dernier numéro de la revue Le Mois.Cette enquête enregistre les réponses de quelques-uns des plus grands écrivains de l’Europe actuelle: du romancier Maurice Baring pour l’Angleterre, de AL Heinrich Mann pour l’Allemagne, du célèbre penseur et poète Miguel de Unamuno pour l’Espagne, du critique et essayiste Adriano Tilgher pour l’Italie, enfin du romancier Alexis Tolstoï pour la Russie soviétique.On ne saurait se dispenser de lire cette enquête qui nous apporte le point de vue de l’Europe sur le poète dont le génie est depuis quelque temps si gravement controversé en France.Outre les informations habituelles, nous relevons encore au sommaire de ce numéro du Mois un article de AI.Alfred Rosenberg, le collaborateur de Hitler, sur le pacte franco-sovictique, un autre de M.Albert Sarrau*, sur le malaise colonial, des opinions de M.Paul Raynaud et de M.Jean Painlevê et enfin une étude en tous points remarquable de l’académicien et critique Ugo Ojetti.Vous pouvez obteinr ce numéro du Mois de ses représentants canadiens: La Librairie Aiethot, 325 est, rue Sainte-Catherine à Montréal.$1.00 franco.libérale, condamnent en bloc la presse libérale.Ces libéraux en rupture de ban, qui veulent, disent-ils, "relibéraliser" le parti libéral par des idées rénovatrices et se proclament indépendants, marchent dans les v ieilles ornières conservatrices à la suite de AI.Maurice Duplessis! M.Bennett sur son tas d’allumettes Notre intention n’est pas d’abu ser le premier ministre dit Canada avec ties paroles qui seraient de nature à diminuer son prestige aux yeux du peuple ! Quand nous pai Ions d’allumettes à son sujet, ce n’est pas pour lui reprocher sa spécialisation dans cette industrie ni l'insolente chance qui a couronné financièrement scs efforts.Que les aalumettes l'aient rendu millionnaire au temps où le protectionnisme out ratifié 11’existait pas dans notre pays, c’est un phénomène qui plaide en faveur de la politique libérale des Laurier et des King, et qui, par con sequent, est la preuve matérielle de l’excellence du régime tarifaire de ce temps-là.Politiquement parlant, nous n’aurions pas raison de lui reprocher sa bonne fortune.Alais ce que nous lui reprochons, par exemple, c’est d’avoir étayé su politique à lui sur 1111e base aussi branlante et inflammable qu’une montagne d’allumettes souffrees.Le tort que nous lui trouvons, et que ses partisans prônent comme une qualité, c’est de s’être servi de la vantardise, de l’audace, de la provocation, comme 011 frotte des allumettes, pour éblouir les gens et faire croire qu’il tenait le tonnerre dans sa main.Avec ce jeu de maniaque, il est parvenu à berner les Canadiens et à provoquer des commencements d’incendie un peu partout au pays et même en .Angleterre.De fait, et sans vouloir insister sur ce danger d’incendie dans les affaires politiques nationales et internationale», nous sommes en face d'une situation qu’il importe de surveiller avec soin.Depuis qu’il est au pouvoir.AI.Bennett a établi.dans les affaires publiques, le système des coups de force.Jusqu’à présent, il a eu le Chemin libre, à cause de circonstances qui n’ont pas permis à scs adversaires, plus humains que politiciens, de le mettre au pas.Mais la réaction est prochaine.Elle se fait déjà sentir dans la presse indépendante et même conservatrice.Elle y montre de la résistance et parfois de l’hostilité ouverte.M.Bennett parviendra-t-il à pacifier ses amis?C’est peu probable.Chose certaine, il ne désarmera pas les chefs du parti libéral, qui l’attendent avec l’attirail ordinaire du fanal et de la brique, c’est-à-dire avec la conscience )',c des cas de parvenir à l’âge adulte et de mener une vie normale.Ces enfants tires de familles pauvres de Montréal, de Québec et de Trois-Rivières en attendant que le svstèmc soit appliqué à d'autres centres urbains sont placés dans des familles do cultivateurs des comtés avoisinant ce.» villes, y grandissent, acquièrent la mentalité campagnarde et constituent dans une certaine mesure un mouvement de return .1 la terre qui a son importance.Il» sont présentement au nombre de |< « > et les dures circonstance.» cconoipiques que nous traversons sont la seule raison qui nous empêche d’augmenter le budget du l’lacement familial el entrave potu le moment la progression que nous avions désirée.Dans combien de domaines encore la protection de la santé publique est-elle appelée à s’exercer?Les progrès accomplis de ce chef i.nt placé depuis un certain nombre d'années la province de Québec dans ntic position enviable, mais ce n est pas faire état d’une trop grau «le humilité que de dire que nous avons encore du chemin à parcou nr avant d atteindre le niveau de certaines provinces et de certains états, beaucoup de choses ont été crie» depuis dix ans, beaucoup restent encore à réaliser.C'est ainsi par exemple que pour avoir un armement complet contre la tuberculose, il nous faudrait beaucoup plus île lits, de sanatorium» vt il hôpitaux - sanatoriums; des préventoriums pour enfants non» manquent, et dans le domaine de la protection de l'enfance un plu» grand nombre d'infirmières visiteuses serait nécessaire dan» 110» Unités sanitaires de comté.Et l'hygiène industrielle! et l’hygiène alimentaire! Le Service provinciale d'hygiène réalise qu'il y n I rca u co u p à faire pour en assurer I amélioration chez nous et il est à la v eille d y consacrer de nouveaux efforts qu’il s'attend de voir couronnés de succès.L histoire de I hygiène publique démontre que dans tous les pays jeunes comme dans le nôtre, les maux les plus terribles à combattre au début sont ceux qui atteignent l'enfance et la jeunesse, et qu'au fur et à mesure de l'avan- cement de la civilisation et du progrès, la vie de l'homme s'allonge et les maladies qu'on est convenu d'appeler celle de l'àg mûr crois-snt en importance et en nombre.La province de Québec 11c fait pas exception à cette règle et l’on voit, à mesure que le plateau de la balance qui représente les pertes causées par la mortalité infantile, la tuberculose et les maladies conta gietises baisser, monter l’autre pia-tau représenté par les maladies de coeur et le cancer.Je viens de dire un nom que bien des lèvres et bien des écrits mentionnent au temps présent.Le cancer.Et au moment où dans tout l’Empire britannique, à l’invitation de Sa Majesté le roi, un effort est entrepris pour restreindre les malheurs causés par ce fléau, je puis dire que [>our y répondre, le Service d’hygiène dé la Province de Québec est prêt à participer à cet effort.Déjà l’an dernier, il a été heureux de collaborer avec les autorités de la Faculté de médecine de l'Université Laval alors que fut organisée la Semaine du Cancer qui eut à Québec tant de retentissement.Les campagnes d'éducation d’hygiène entreprises par lui dans le passé ont toujours été fructueuses.L’experience et la raison nous font prévoir qu’il en sera ainsi à Vavenir et que les succèc passés sont une ga que les succès futurs.La résolution constante qui amine ceux qui dirigent aujourd'hui I organisme dont je v iens de pal let est l’application d'une conception de haute moralité et le but qui consiste à sauvegarder le capital humain de la province de Québec est assez élevé pour qu'ils y consacrent toute leur intelligence et tout leur coeur.( Causerie d'uuvcrturc de ht campagne pour l’hygiène faite à la radio par le Service provincial il'/fyc/icne.) Dr.ALPHONSE LESSARD Ouéliec, le 28 mars, 1935.MACAZA — Mlle blanche Lapointe, de Montréal, pour une quinzaine chez ses parents, M.et Mme R.La' pointe.• Les examens de fin d’année ont eu lieu la semaine dernière dans nos écoles.—-Aille Ernilienne Lapointe est a Sainte-Agathe pour passer les examens pour l’obtention de son diplôme.Nous lui souhaitons bon succès.—.et Mme Azarias Gratton et leur fils Roger, de Montréal, chez M.Alfred Gratton en vacances d'été.— M.et Mine Henri K a patel, de Montréal, visitaient leurs parents dimanche cl lundi.— A une assemblée du Conseil municipal M.Sigefroid Sigouin a été nommé conseiller pour remplacer M.G.Véron, démissionnaire.FERME-NEUVE Dimanche dernier, M.et Mme Charles Crépeau ( Khniria Morin) fêtaient leurs noces de rubis.A 3 heures il y eut cérémonie à l’église, le soir banquet et veillée chez les jubilaires.—Mlle Laurence Neveu, de St-Césaire, passe quelque temps chez -ou frère, le docteur Albert Neveu.Madame Joseph-Emile Da-tieati et sa famille, de Montréal, chez M.Montfort Leduc.M- le docteur Henri Rer-thiaume et .»a femme, de Montréal, chez M.Isaïe Godmer, dimanche.— M.et Mme Edmond Lachance passent quelque temps au Château des Laurentides.— Ces jours derniers, M.le cure Chénier bénissait le mariage de M.Athanasc Léonard avec Mlle Marie-Anne Doré et celui de M.Joseph Brown avec Mlle Marie-Anna Matin.Nous avions au milieu de nous, la semaine dernière, deux instilii-triees du département de l’agriculture, mesdemoiselles Samson et Paré, qui ont donné aux dames et aux demoiselles de la paroisse des cours abrégés d'art culinaire, de?conférences sur l’hygiène alimentaire et des démonstrations sur différentes sortes de tricots de laine.L’assistance a été nombreuse.Posséder la vérité, c’est connaître l’être .Connaître ce qui est, c'est ajouter à notre propre per-t'action la perfection de tout ce que nous connaissons, enrichir notre existence de la science, faire Driller la lumière dans la lampe de CONSTIPEE DURANT 30 ANS UNE FEMME CHERCHE LONGTEMPS UN REMEDE Le grand inconvénient avec la plupart des remèdes contre la constipation, c'est qu'ils n'apportent qu’un soulagement temporaire.Ayant enfin trouvé un correctif efficace et permanent, cette femme nous écrit ce qui suit : "Pendant plus de 30 ans, je souffris de constipation aigue et je fis l’essai de presque tous les remèdes possibles.Chacun d'eux me soulagea bien pendant un jour ou deux, mais après cela c'était encore la même chose.Je dois reconnaître que mon cas était chronique.C’est il y a trois mois que je pris des Sels Kruschen (>our la première fois; j’en ai pris chaque matin depuis et aussi longtemps que je vivrai, mon premier devoir en me levant sera de prendre 111a dose quotidienne de Kruchen.Je me sens aujourd’hui une toute autre femme.Mes intestins fonctionnent avec la régularité de l’horloge et mes amies me complimentent sur ma bonne mine.Mon seul regret, c'est de n’avoir pas connu Kruschen plus tôt”.— (Mme) A.M.Les Sels Kruschen sont la recette naturelle pour assurer la propreté interne.Les six sels qui le» composent stimulent les organes internes et favorisent leur fonctionnement normal et régulier.Votre corps est ainsi débarrassé des impuretés qui, si on les laisse s’accumuler, diminuent la vitalité et minent la santé.notre âme, palpiter sa vie au sein de notre vie, son esprit et sa pensée, son coeur et son amour dans la flamme de notre amour et de notre coeur.—Janvier.Black horse BIERE y* - PT DAWES VOUS allez en vacances?Partez dans un nouveau Chevrolet Master et assurez le succès de vos projets! 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Il ne manquerait pas de belles filles qui consentiraient à l'épouser pour lui sauver la vie! lit plusieurs jours même apres le supplice, elles tenaient le menu langage.Celle croyance, répandue alors parmi le bas peuple, venait, je sup-te dégoûtante boucherie.Le vieux français condamnes au bûcher par les sauvages, avaient dû la vie à des femmes indiennes qui les avaient épousés.La sentence de McLane ne fut pourtant pas exécutée dans tout, son horreur, j'ai tout vu, de mes veux vu.Je ne perdis rien de cette dégoûtante boucherie¦ Le Vtex Dr.Ouvert était près de nous; il lira sa montre aussitôt que Ward, le bourreau, renversa l'échelle sur laquelle McLane, la corde au cou est attaché au haut de la potence, était étendu sur le dos; le corps lancé de tout côte par cette brusque action frappa un des poteaux de la potence, et demeura ensuite stationnaire, après quelques faibles oscillations.“Il est bien mort,” dit le Dr.Ouvert, lorsque le bourreau coupa la corde à l'expiration de vingt-cinq minutes;” — t Itaeun était sous !' 1 mpression que la sentence allait être exécutée dans toute sa rigueur que la victime even tree vivante verrait brûler ses entrailles! Mois non: le malheureux était bien mort quand Ward lui ouvrit le ventre, tii lira le coeur et les entrailles qu il brûla sur un réchaud et qu il lut coupa la tête pour la montrer toute sanglante au peuple.Les spectateurs les plus près d, ia potence rapportèrent que h bourreau refusa de passer ouïr, après la pendaison, alléguant “qu’il était bourreau, mais qu’il n’était pas boucher,” et que ce ne fut qu’à /ronds renforts de gainées que le shérif réussit à lui faire exécuter toute la sentence; qu'à chaque non vel acte de ce drame sanglant, il devenait de plus en plus exigeant.Toujours est-il que le sieur Word devint après cela un personnage très important ; il ne sortait dans les rues qu'en bas de soie, coiffé l'un chapeau tricorne et l'épée au côté.Deux montres, l'une dans le gousset de sa culotte et l'autre pendue à son cou avec une ehaine d'argent, complétaient sa toilette.Mais je reviens à McLane Un spectacle semblable ne pouvait manquer d'impressionner vivement un enfant de mon âge; aussi ai-je beaucoup réfléchi sur le sort de cet homme qu'une partie de la population considérait comme avant été-sacrifié à la politique du jour.J’ai jait bien des recherches pour m’assurer de son plus ou moins de eu! fabilité.Je pourrais dire beaucoup de choses sur ce sujet; mais je me tairai.Qu'il me suffise d’ajouter i/ue si, maintenant, tin yankee van tard proclamait à huit venant qu'avec cinq cents hommes de bonne volonté, armés de bâtons durcis an feu, il se ferait fort de prendre la ville de Québec, les jeunes gens s'empresseraient autour de lui to humour him, pour l'encourager à parler, lui feraient boire du chain pagne, et en riraient aux éclats sans que le gouvernement songeât à l'éventrer.On a prétendu que McLane était un émissaire du gouvernement français; je n'en crois rien pour nia part.La république français-faux prises avec toutes les puissan ees de l'Iiuropc, avait alors trop il, besogne sur les bras pour s'oeeu per d'une petite colonie contenant quelques milliers d’arpents de nei ge.suivant une expression peu fiat tcusc pour nous.La politique de nos autorités, à cette époque était soupçonneuse et partant cruelle." Autre temps, autres moeurs direz-vous.' Combien peu l’être humain se renouvelle à travers les siècles.Il n’y a en somme de va riétés que dans la lagon d’étrangler ou d'électrocuter les parias en marge de la loi.Quant aux es liions accusés de haute trahison on 11e les êventre plus.Ils ont main tenant une belle occasion de mourir en crânant.» Les bras croisés face au ]ieloton qui épaule en visant sur cette cible humaine.Et voilà ! AFAR Y SE le 9 juillet 1935.Standard Sentinel Oldfield 111 U b Speed *3(1x31 4.40/21 4.50/21 4 75/19 5 0«/19 5.25/18 l'uur uutn 4 75 6.05 6.60 7.orter convenablement sans quoi, l’on impose à ses muscles encore peu développés une tension trop forte.Le matelas d'un lit d’enfant doit être ferme et égal et ne pas fléchir sous le poid» du corps.Il vst préférable vie ne jets mettre d’orat-Ivr sous la tète «le l'enfant qui ne le manquera aucunement s'il 11'y a pas été habitué.L'alimentation joue un rôle pré pondérant dans la bonne tenue que nous ne pouvons pas attendre d’un corps mal nourri.Les vlénourris ressentent vie la fatigue, d’où les attitudes vicieuses.l'nc quantité suffisante de vitamines et vie sels minéraux est sscntielle à une bonne alimentation, c’est pourquoi l’huile de foie vie morue et le jus d’orange sont introduits vie bonne heure lans le régime de l’enfant.11 y a aussi l’habitude de se mal tenir, par exemple en lisant penché sur son livre ou en se tenant courbé sur sou pupitre.Voilà donc autant de causes qui peuvent nuire à la bonnes attutde vie notre corps et auxquelles nous devons ap|>orter toute notre attention.11 faut habituer l’enfant naturellement à se bien tenir quand il vst assis ou debout, et favoriser ainsi le vlévelopjiement normal de ses muscles dans ses jeux.V.) Les Papiers a Mouches WILSONS TUENT REELLEMENT Un papier tuera de* mouche» toute la journée et chaque jour pendant 2 ou 3 ftemaines.3 papiers dan»chaque paquet.Pas d'arrosage, de viscosité et de mau« vaisc odeur.En vente dans les Pharma* cies, les Epiceries et les Magasin» Généraux.10 CENTS LE PAQUET POURQUOI PAYER PLUS?Tlif WII.SON Fl.Y PAO CÔ., H.milyan.Oni EAU DE LAITUE Lavez 3 ou 4 laitues, coupcz-Ic» en vieux, faites bouillir une pinte d'eau, ajoutez quelques grains de sel vt plongez vos laitues dans le liquide que vous faites bouillir pendant une heure.Passez ensuite votre eau de laitue; ou boit cette eau légèrement sucrée et tiède, elle apaise les tiraillements d'estomac.Ut) MM E NT I Ml’ER M EA BII.Ï-SER DES ETOFFES Mélanger deux parties d’essence térébentine, une de litharge pulvérisée et trois d’huile vie lin ; faites bouillir au bain-marie et passer deux couches vie ce mélange sur l'étoffe à imperméabiliser.Magasin Victoria Henri Gareau St-Faustin Station Spéciaux du 15 au 20 juillet 1935 POUR DU COMPTANT Gros Spécial de la semaine GRur la construction de «leux ponts sur le chemin «le Ste-Marguerite.On a ensuite fait la nomination des évaluateurs, savoir: MM.Arthur Latrcille, Edmond Brisebois et Dosithé Dubé.—Nous sommes heureux de compter parmi nos visiteurs, notre ancien pasteur, M.l’abbé Lesage, il passera une quinzaine au presbytère.M.le curé Martin est pfjur lui un ami très intime.-Dimanche prochain sera tenue une assemblée pour le parti libéral On comptera parmi les orateurs notre député ; l’hon.L.A.David.Tous sont cordialement invités.£A VERITABLE MELASSE ¦EXTRA FANCY BARBADES L’ASCENSION M.et Mme Lucien Cadieux et M.et Mme Hervé Cadieux de St-Jovite, étaient en promenade chez M.A.Massy, dernièrement.—Aille Juliette Neveu est revenut?de Montréal pour passr l’été dans sa famille.—MM.Ronald et Armand Séguin et Mme Claude Séguin, sont retournés à Pittsfield, Mass, après avoir passé deux semaines à l’Ascension.—Mlle Yvoting Labre, correspondante de l’Avenir dit Nord pour La Conception, passe ses vacances à L'Ascension.—M.Jean C.Ellis, -M.et Mme J.Kami, de Montréal, ont passe-une semaine à la pension Lachapelle M.et Mme Paul Taille-fer, de Glen-Robertson, sont venus passer une quinzaine chez M.Louis Séguin.ST-ADOLPHE DE HOWARD En venant à St-Adolphc, pour une conférence et une clinique de-bébés garde Larose conduisant son auto, vient en collision avec M.Richer, à deux milles du village.D'après les versions, l'auto de M.Richer allant assez vite, garde Larose, quoiqu’ayant fait l'impossible pour éviter l’accident, fut frappée de côté et les spectateurs craignirent réellement que l'accident fut très grave.Fort heureusement, l’un et l’autre gardèrent leur sangfroid et ne reçurent aucune blessures.L’auto de garde Larose est un peu endommagé.—Le 9 juillet, le Dr Lalande, du Bureau (l’Hygiène de I,adulte, était de passage à T-Adelphc et convoquait les enfants de 7 ans et moins à la salle paroissiale pour examen médical, etc.Le Dr.Ernest Lapointe, dentiste de Montréal, était chez son père, M.A.Lapointe, en fin de semaine.—La Cie de Téléphone Bell a renouvelé sa ligne ici et placé plus convenablement ses poteaux, ce qui donne un meilleur coup d’oeil.On aurait aussi l’intention de poser des lignes privées.IgLld e.UfrUs EnVente Partout ’25*' Émission du DIOCÈSE DE TORONTO $1,500,000 d’obligations amortissables Echcjncc le 1er avril 1945 Tau» 4', Pri» 93.50 Rendement 4.13% Cet emprunt est gagé par une première hypothèque sur des immeubles situés dans la ville de Toronto meme et évalués à plus de S3,000.000 L'actif total du diocèse se chiffre par au delà de 513,000,000 Prospectus sur demande L-G.BEAUBIEN & CIE, LIMITEE rue Notre Dame 84 ouest MONTRÉAL QUÉBEC TROIS RIVIÈRES OTTAWA PARIS (Franc*.ST-FAUSTIN STATION —Nous avons le regret d'annoncer le décès de Mme Veuve-Ferdinand Alarie, le 28 juin, et dont le service a eu lieu le ter juillet.Les porteurs étaient MM.Uléo-phas Levert, Wilfrid Perreault, Médard Dufour et Olivier Joli-coeur.Le deuil était conduit [«ailes neveux de la défunte: Raymond et Faustin Brunet Nos sincères condoléances.—Un autre décès arrivé dans lans de pénibles circonstances est celui de Aime Gédéon Fleurent.Le feu de provenance inconnue était à la grange durant la nuit et Mme Fleurent étant seule, voulut aller sauver des effets qu’il v avait dans cette bâtisse, lorsque ouvrant la porte elle fut atteinte pai les flammes et gravement brûlée.Elle fut transportée d’urgence à l'hôpital, mais mourut presque aussitôt.Ses funérailles curent lieu le 6 du courant, en l’église de St-Faus-tin.Nos sincères condoléances.—Nous regrettons aussi d'apprendre la mort de M.Jos.Boileau, père, qui tomba paralysé dimanche matin et mourut le même soir, laissant [jour le "déplorer son épouse et un fils, Jos.Boileau, Nos sincères sympathies.Eugène Desjardins, grand oncle; marraine Mlle Juliette Chaboillez de Montréal, tante de l’enfant; Porteuse Mme Geneviève Morin.M.Georges Desjardins, Mme J.A.Lapointe, Mlle Marie A.Lapointe et M.Laurent Dumas, de L’Anrioncîafîon, se rendaient à Mont Laurier, lundi.—Mme Gervais et ses fillettes d’Ott avva, passaient une semaine chez sa soeur Mme Gravel.VAL-MORIN -¦-Nous sommes heureux de voir les villégiateurs venir nombreux dans notre paroisse.Pour cette laison notre curé a décidé de dire trois messes: à sept heure;, huit heures et demie et dix heures.AI.l’abbé Clairoux, professeur au séminaire de Ste-Thérèse, a été choisi pour aider notre curé dans son ministère durant le temps des vacances.—AT.l’abbé Edmond Thérien, notre curé, a été élu comme commissaire d’école, en remplacement de M.D’assise Marinier.M.T.AI.T.Legault a été réélu.—Mercredi dernier le docteur Vézina, de l’unité sanitaire accompagné de garde Augustine Blanc, a fait la première injection aux petits enfants, contre la diphtérie.Le petit Alarcel ne veut pas aller se coucher.Pour le persuader sa mère lui dit: —Allons, mon enfant, il est tard ; tu sais bien ([lie les petits poulets rentrent quand il fait nuit.—Oui, répond Alarcel, mais la poule va aussi se coucher avec eux.La vérité catholique est dans l'ordre en même temps que dans la charité.—Louis Veuillot.PAPIERS à ciqWictUb ^ BLANC ^ MACAZA —M.et Aime Adrien Rosatel (Marguerite Chaboillez) font part a leurs parents et amis la naissance «1 un fils baptisé sous les noms (le Eugène Normand.Parrain Al.\A fetes GROS LIVRET AUTOMATIQUE DO U BLE ; " ’ vV,.: POELES GLACIERES Poêles pour la campagne, une spécialité.Poêles et Glacières émaillées aux nuances variées.Poêles remis à neuf, en acier et en fonte, un bel assortiment.J.P.DAVIGNON ENR.1308, Mont-Royal est (Tél.FR 1919) Montréal DENTISTE Dr JUTRAS Chirurgien-Dentiste Spécialiste EXTRACTION ET PLOMBAGE SANS DOULEUR TRAITEMENT DES GENCIVES — DENTIERS ET PONTS EN PORCELAINE ET EN OR, Temporaires ou permanents garantis pour dix ou vingt ans- reparations de toutes sortes La troisième année û Saint-Jovite, et ayant donné satisfaction à plus de 1500 patients.Tous les samedis soir eL les dimanches toute la journée, à la pharmacie du Dr Henri Grignon St-Jovite Village Tél.No.9 L’A VENIR DU NORD, VENDREDI.12 JUILLET 1935 Sir Louis-Amable Jetté Causerie ((file tin programme de la Petite Histoire qui fut donné chaque soir J huit heures sur le secteur français de Radio-Canada, par l’entremise des studios du poste C RCM, à Montréal.Ce programme était préparé et dirigé par M.Robert Choquette, sous forme de dialogue avec le conférencier du jour, l.a causerie suivante fut faite par M.le juge Edouard Surveyor.M.Choquette.— On m’a dit, monsieur le juge, que vous aviez fort bien connu Sir Louis Jette, qui fut, pendant plusieurs années, lieutenant - gouverneur de notre province.Pourriez-vous m’en dire quelque chose?Le conférencier.— Certaine ment.Que désirez-vous savoir au juste?M.Choquette.— Ce que vous voudrez bien m’en dire.Tout sera, je n’en ai aucun doute, fort intéressant.Le conférencier.— Louis-Aiha ble Jette est né à l'Assomption, en janvier 1836.Fils d’Amable Jette, marchand, et de Caroline Gauf-freau, petite-fille d’un planteur de Saint-Domingue.M.Choquette.— Tiens.Le conférencier.— Chose asset curieuse, sa vie se divise en quatre parts égales, de vingt-et-un ans chacune: il est reçu avocat à 21 ans, appelé à la magistrature à 42, nommé lieutenant-gouverneur à 63, il meurt à 84.M.Choquette.— Après une carrière bien remplie, je vois cela.Mais revenons, je vous prie, en arrière.Quels furent ses débuts?Le conférencier.— M.Jette fit, comme il était naturel, ses études au collège de l’Assomption, en même temps qhe sir Wilfrid Laurier.Sa cléricaturc, sous Thomas Kennedy Ramsay, un des grands avocats de son temps, plus tard un juge éminent de la Cour d’Appel.Pendant sa carrière d’étudiant, il fut un des membres du Cercle Po-ihier, où les aspirants avocats se réunissaient pour commenter les vieux auteurs français — avant le code.M.Choquette.— Et il fut reçu avocat très jeune, m’avez-vous dit?Le conférencier.— Oui.Le 31 décembre 1856, il annonçait à M.François Pominville — alors secrétaire du Barreau — grand-père de l’honorable juge Rinfret — qu’il se présenterait aux examens du 2 février suivant.Il avait, disait-il, étudié Pothier, Domat, Argou, la Coutume de Paris, etc.M.Choquette.— Ayez pitié d’un profane, monsieur le juge! Le conférencier.— Ce n’est pas moi qui parle, c’est M.Jetté.Son principal examinateur fut M.Strachan Bethune, qui, lorsque Jetté mats coin - Un plaisir des anciens Même dans le bon vieux temps, les fumeurs s’y connaissaient et préféraient la saveur du tabac naturel cultivé dans notre cher Québec.Ce même bon tabac est partout en demande aujourd'hui et donne plus satisfaction que jamais! C'est l’Alouette, l'incomparable tabac naturel, produit de la belle province de Québec.Conservez les Cartes Gagnantes LE TABAC A PIPE ALOUETTE est le choix des connaisseurs La Cle B.Houde Limitée—Québec l'on fêta le cinquantenaire professionnel du juge Jetté.était présent en qualité dv bâtonnier.Le juge Jetté n’a jamais parlé de lui qu’avec le plus profond respect et la plus sincère affection.M.Choquette.-—- J’imagine qu'il ne tarda pas à se mettre à la pratique du droit ?Le conférencier.— En effet.Ce fut cette année-là que se forma la société légale: Fabre, Lesage et Jetté.M.Choquette.-— L’honorable Rodolphe Lemieux, qui a vu la bonté rie me donner une entrevue, me disait l'autre jour que M.Fabre définissait ainsi le ride des trois associés: “Jetté travaillait, Lesage pensait, et moi, je lisais." Le conférencier.— C'est exact.M.Jetté était certainement le plus grand travailleur des trois.Sans négliger sa profession, il trouvait le temps de collaborer à l'Ordre .M.Choquette.- Le Journal "juste-milieu" dont nous parlions déjà.Le conférencier.— Précisément.( Pause) M.Choquette.— Vous pensiez que j’allais faire une remarque ?Non, non, monsieur.Je vous écoute.Le conférencier.— M.collaborait donc à yOrdre; lorsque Y Institut Canadien mvnça à prêcher des doctrines subversives, il fonda, avec M.Fabre, l'Institut canadien-jrançais.Après le départ de messieurs Fabre et Lesage pour Québec, M.Jetté s’associa M.F.-L.Béiquè, mort l'aft dernier.Il eut aussi comme associés MM.F.-X.Archambault et J.-U.Emard.Il fut à plusieurs reprises membre du Conseil de l'Ordre, et son trésorier pendant quatre ans.M.Choquette.— M.Jette a sans doute plaidé des causes célèbres ?Le conférencier.— Celle qui eut le plus de retentissement fut l’affaire (àuibord, en 1870.La veuve d’un topographe avait pris un mandamus pour forcer les Sulpt-ciens à inhumer dans le cimetière catholique le corps de son mari, mis hors l’Eglise pour avoir persisté à fréquenter l'Institut Canadien après la condamnation de ce cercle par Mgr Bourget.Le Conseil Privé décida contre lui, mais sa plaidoirie fut très remarquée.La Revue Judiciaire de Belgique, appréciant cette plaidoirie, disait : “Cette langue est celle du siècle de Voltaire’’.M.Choquette.— Je vois que vos souvenirs concernant le juge jetté sont très précis et, si vous le permettez.Le conférencier.— .remontent à fort loin?11 n’y a pas de gène à le dire, puisque M.Jetté était un habitué de la maison de mes grands-parents maternels.Mgr Fabre, qui avait béni son mariage, était son ami depuis toujours.M.Choquette.— Qui épousait-il?Le conférencier.— Berthe, fille de M.Toussaint Laflammc ei soeur de 1 honorable Rodolphe La-flamme, plus tard ministre de la justice.’1 rois enfants atteignirent maturité: Mme Rodolphe Le- mieux, Mille Siméon Grondin cl le R.P.Jules Jetté, jésuite, homme , il fut fait commandeur de la Légion d’I lonneur.M.Choquette, — N’avait-il jamais été tenté par la politique?Le conférencier.— Oui, et il y remporta une victoire éclatante irsqu’en 1872, il défit, dans le quartier Saint-Jacques, et par une majorité de 1300, voici, un ad-adversnire aussi redoutable que Sir tieorges-Etienne Cartier.M.Choquette.— C’était, en effet, un début retentissant.Le conférencier.—Je crois,' pour ma part, que l’homme délicat, raffiné, d'une courtoisie parfaite, qu’était Louis Jetté, devait se sentir assez mal à l'aise dans l’arène politique.Ce qui 11e veut pas dire qu’il se désintéressa de l'admirns-tration de son pays.Loin de là, et il eut l'occasion de lui être utile.Ainsi, quand il fut nommé président d'une commission dont faisaient partie M.W.A.Weir, plus I tard ministre et juge de la Cour Supérieure, et M.Léon Lorrain.M.Choquette.— M.Léon Lorrain.Le conférencier.—Notaire à Iberville, père de Al.Léon'Lorrain, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales.Cette commission* obtint de la Législature d’alors des réformes utiles pour l’abréviation des délais de procédure.Une autre fois, il fut l’un des commissaires chargés de délimiter, avec les Etats-Unis, les l routières de 1 Alaska.Lorsque le président 1 héodore Roosevelt câbla au président de la Commission: ' We don’t want the land”, Fir Louis Jetté et Sir Allan Ayles-worth (qui vit encore) refusèrent de participer au jugement de la majorité de la Commission, adopté par Lord Alverstone.M.Choquette.- Ceci me fait penser que nous n’avons encore rien dit du magistral proprement dit, bien que je croie pouvoir déduire de notre conversation qu’il était à la hauteur de cette fonction.Le conférencier.— Vous pouvez en être assuré.Al.Jettté était bien de la noblesse de robe.C'était le type du magistrat de l’ancien régime.Il n’eut jamais dicté un jugement.11 écrivait tout de sa belle écriture si claire, si nette.Juge à.la Cour Supérieure, à partir de 1879, les avocats venaient entendre ses jugements parce que 'on appréciait au barreau sa science du droit français.Il possédait une bibliothèque légale très complète, qu’il a léguée à son gen-Ire, l'honorable Rodolphe Lemieux, qui, à son tour, l’a donné à l'Université de Montréal.AI.Choquette.— C’est un beau K«stc.: ,, Le conférencier.— Un peut la consulter à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales.AI.Choquette.— A quelle épo que Sir Louis Jetté fut-il lieutenant-gouverneur?Le conférencier.— De 1899 à |7.J1 l’était pendant les fêtes du tricentenaire de Québec et fut lors président de la Commission des champs de bataille.L'année suivante, il était nommé juge en chef de la province, poste qu’il occupa jusqu’à sa retraite, en 1911.Pendant son séjour à Spencer-wood, il eut l’honneur d’héber-ger les représentants de l'Angleterre: le duc de Cornwall et York (aujourd’hui Georges V), le duc de Norfolk, lord Lovât, et celui de la fiance: AI.Louis Herbctle, conseiller d’Etat.-M.-Choquette.— Si j’ai bien compris, presque toute sa vie s’écoula à Québec.Le conférencier.— Dans ma jeunesse, il habitait Montréal, rue Saint-Hubert, entre les rues Dorchester et Sainte-Catherine, au nord du couvent des Soeurs de Sainte-Croix et des bureaux du docteur Narzal Birtz dit Desniar-teau.Plus lard, il alla demeurer avenue Viger (alors rue Dubord), dans une maison qu’après son départ pour Québec occupa son gendre, l’honorable Rodolphe Lemieux, jusqu’à ce qu'il allât habiter à Ottawa.Lorsque Sir Lotus Jetté quitta Spencerwood, il s’ins- talla â Québec, rue d'Auteuil, ou il avait pour voisin l'évêque anglican.Al.Choquette.—• Tous ces détails sont d’un vit intérêt, mais sa vez-vous, AI.le juge, que nous avons négligé de tracer le portrait physique de Louis Jetté?Le conférencier.—- Il était peut, extrêmement frêle, â tel [xiint qu«i Cartier, après sa défaite dans St-Jaeques, disait: “Yous allez en- voyer cet homme à Ottawa?Il est trop maigre pour faire un Parlement !” Et Cartier mourait l'année suivante, alors que M.Jetté devait vivre jusqu'à l’âge de 84 ans, AI.Choquette.— C’est ce que j'allais dire! Le conférencier.—Toujours vêtu de façon impeccable, son tailleur, unit Dussautoy, de Paris, a venin, de l’Opéra.Il écrivait: "Monsieur, je vous laisse le choix du tissa, pourvu qu'il soit de ton sobre, et quant au reste.suivez la mode.,, de loin.” Ce trait nous le jieint assez bien.Bref, je ne saurais mieux définit le juge Louis-Amable Jetté, qu'en vous disant de lui, [xmr terminer, qu'il fut au cours de sa carrière, l'honnête homme, dont nous par lait l’autre soir, à Saint-Sulpice, M.Paul Hazard.AI.Choquette.— Une dernière question: la date de sa mort.1a’ conférencier.M.Jetté est mort en mai 1920, à Québec.AL Choquette.- - Je vous remercie, au nom de nos auditeurs, Alon sieur le juge Surveyer, de l’inte ressante leçon de petite histoire que vous venez de nous donner.LES LAURENT1DES AU NORD DE MONTREAL On a appelé avec raison la "Suisse du Canada” cette région doucement montagneuse, aux accidents de paysages variés et aux richesses naturelles abondantes, qui va de St-Jérôme, (Terrebonne), à Alont' Laurier, (Labelle).Si aujourd’hui on la peut parcourir avec autant d’aise sur une route qui est l’une des mieux conçues de la province, si touristes étrangers et villégiaturâtes de Montréal peuvent y passer les mois les plus chauds de l’été, et même s’y livrer aux sports de l’hiver avec toutes les garanties de confort et de bien être qu’ils souhaitent, ils le doivent d’abord à cee tt grande figure de notre histoire, le curé Labelle, qui à la fin du dix-neuvième siècle, réalisa son rêve d’implanter la civilisation en pleines montagnes, à quelques milles de Montréal,et qu’aucune difficulté n’arrêta dans la tâche qu’il s’était fixée.Au temps du curé Labelle, il n’était pas question de tourisme dans la province de Québec.Le brave curé comp'.lt-il qu’une fois ses colons du proche-nord bien enracinés dans leurs montagnes, naturellement croîtrait dans la région l’industrie pour quoi elle est faite: le tourisme?Peu iniporte.Le sort a voulu qu’au moment où la vie allait devenir encore plus dure pour les habitants du nord, le tourisme se développât dans leur petit pays, et leur apportât l’aide dont ils avaient besoin, ALnis en fait quel est l’intérêt touristique particulier des Laurentides du Nord de Alont-ré-al.On peut diviser les régions de tourisme en deux grandes categories: celles où le tourisme est ra pide, continu et où le touriste laisse naturellement la plus faible pro-pirtion des sommes qu’il a l’inten tion de dépenser chez nous.A cette catégorie appartiennent toutes nos régions pittoresques où le touriste ne peut pratiquer aucun sjxirt.pèche, chasse, etc.Le type le plus parfait de la région touristique appartenant à cette première catégorie comprend les régions ot» l’abondance des cours d’eau, des lacs et des rivières pernfet au touriste de pêcher, et où la densité du boisement lui fournit de nombreux gibiers.C’est dans ces régions, qui sont habituellement aussi des régions de villégiature, que le touriste s’arrêtera le plvas longuement, et qu’il dépensera le plus.Les Laurentides du Nord de Montréal sont le type même de cette riche région touristique.C’est d’abord à St-Jérônic que s’arrêtera le touriste qui aura pris la route numéro 11 en quittant Montréal.11 y verra un centre 111 dustriel en plein développement.Filatures, industries du papier, fonderies, scieries et usines à bots y fonctionnent à plein rendement et donnent un caractère industriel tout à fait pittoresque à cette pc tile ville du nord.C’est à St-Jérôme dont il fut le curé fondateur qu’on a installé le monument de Mgr Labelle, dont la réputation de courage et d’énergie e>i le thème des récits que se racontent les habitants du Nord pendant les longues veillées de l'hiver.Aux (xirtes de St-Jérôme, le touriste trouve le paysage lauren-licn dans son admirable et simple grandeur.De St-Jérôme à Stc-Agathe-des-Monts s’échelonnent de nombreux et séduisants village» traversés par des cours d'eau, >rs aux bords des lacs poissonneux, (>u cachés au creux d’une montagne.Toute la région est en effet parsemée de lacs et de rivières poissonneux.On en a compté récomment plus de quinze mille.On y pêche surtout la truite, l’achigan, le brochet et le doré qui sont parmi les plus beaux spécimen de notre faune aquatique.Ste-Agathe-des-Monts est située sur les bords de l’un de ces riches lacs du Nord, le lac des Sables.Incrustée au flanc d’une montagne boisée, elle est très recherchée de tous ceux qui ont besoin de refairt leurs forces physiques et qui re- cherchent l’air pur des monts boisés.Les distractions y sont abondantes, hiver comme été, puisque de nombreux touristes étrangers vont y faire chaque année des sports d’hiver au temps des fêtes de Noël.Beudant l’hiver, le ski, pendant la livlle saison, la pêche, le canot, le bain, le tennis, le golf, etc.Les ter-vents de l’excursion peuvent faire île Sic-Agathe leur pied à terre sans crainte de s’y ennuyer, la proche région compte plus de trente lacs qu’ils s’v amuseront à visiter pendant leur séjour là-bas.S'ils {«Hissent plus au nord, ils trouveront autour de presque chaque \ illage ces groupes de lacs qui sont l’un des grands charmes île la région.Noinininguc, le centre de villégiature le plus couru entre Ste-Agathe et Alont-Eaurier, a plusieurs lacs disposés en raykm autour de son \ illage, le Grand et le Petit Noniiningue, les lacs Stc-Marie, St-Joscpli, Bourget et La-flèche.Plus loin, entre Nominln-gite et Mont-Laurier, les lacs Sa-guay.Guénette, aux Ecorces, du Yal-Barrette donnent au milieu de forêts touffues qui abritent d'1-iieptiisablcs réserves de chasse.H suffit en somme que le touriste fasse les quelques trente milles qui séparent Montréal (le Saint Jérôme et il entre dan» l’Kden du Nord, où, à chaque nouveau mille, il découvre soit un lac, soit line forêt, soit un de ces petits villages soigneusement tenus dont la seule vue repose des fatigue de la v ie urbaine.Que les citoyens de la province réfléchissent et profitent autant que les étrangers des richesses merveilleuses et du pittoresque du Québec.REFUSEZ-LES IMITATIONS blanche ij r—¦ ifi oiw.xm (»•»•— .(„ 'Wmor.éidM I# MA»«.a CHHf W'R*“TaNY.Ib*01IGH MFC COMPA* les DE E.\ NEW à 7 V.M.pouïlc»°Ppel^ 'entre PUK LE PLUS LONG Il est indispensable, quand on parle du plus long jour de Tannée, de préciser la partie du monde dont il est question.Voici la longueur du plus long jour dans plusieurs villes: A Stockholm, le plus loti;; jour dure dix-huit heures et demi.A Hambourg et à Dantzig, il dure dix-sept heures.A Léningrad iX â Tobolsk, le plus long jour dur dix-neuf heures, et le plus coirrt cinq heures.A Tornéa (Finlande) le 21 juin apporte un jour qui dure presque vingt-deux heures, et le jour de Noël ne dure pas tn heures.A New-York, le plus long jour dure quinze heures, et à Alont réal, seize heures.A Vardac (Norvège), le plus long jour dure du 22 niai au 22 juillet, sans in tcrruplion.Dans le Spit/berg, il dure trois mois et demi.“LES ANNALES” I ne visite a l'Exposition de, Bruxelles; de tort curieuses pages sur le Monde vivant des Eaux; le troisième ade d'une oeuvre dramatique extrêmement attachante ; /a/ Tragédie de François-Joseph; des arides (l'actualité concernant les livres nouveaux, le théâtre, le cinéma, des souvenirs historiques, voilà les principaux éléments du dernier numéro des Annales.En vente partout, le numéro: 2 francs.Monsieur, SUIS L'agent de police, je vous arrête.Le marcheur.- Mais je somnambule.Lagent de police.Je ne m'occupe pas de la religion à laquelle voit» appartenez, mais vnu» n'avez pas le droit de vous promener en chemise dans les rues.J.-PAUL VERMETTE Syndic Licencié sous la Loi de Faillite — Comptable public Administration Générale Suite 705 à 709 Bâtisse Montreal Trust 51 j Place d’Armks, Montreal Téléphones: HArb.0261-0262 R UR E A U-SUCCURSALE A LACtIUTE (Argcnteuil) GERARD RAYMOND AVOCAT 276 Ouest, rue SAINT JACQUES MONTREAL, TEL.PLatcau 9073 MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL IVRY NORD Téléphono 172-r-ll 400 Labelle Bureau 364 Ste-Anne Résid.Tél.25 TéL 341 ARMAND BRIEN, N.P.S.-JEROME, Comté de Terrebonne Agent de la maison Lajoie, Robitaille & Cie I,tëe 60 Saint-Jacques Ouest, Montréal pour la vente d’obligations et debentures Téléolione: Bureau et Rés.60 GASTON GIBEAULT Avocat et Procureur de la société légale Bourassà & Gibeault STE-AGATHE DES MONTS C.A.LORRAIN & FILS ASSURANCES GENERALES Bureau existant depuis 34 ans Vendeurs autorisés dos Autos Buick, Pontiac Chevrolet, Oldsmobile Tél.No 58 Saint-Jérôme Docteur A.-D.TESSIER MEDECIN-CHIRURGIEN 1817, Boulevard Rosemont, près Papineau Montréal SPECIALITE — OPERATION DLS AMYGDALES Rayons X, Radio-Diagnostic, Diathermie Sinusoidal, Infra-Rouges, Rayons violets Traitement Dyspepsie, Eczéma, Tuberculose ^ Chirurgie et Médecine générale BILLETS DE VACANCES ./ P R I X S P /;’ C 1 A U X Excursionnez commodément et à bon compte durant vos vacances.Renseignez-vous d’avance sur les combinaisons de billets à prix réduits.Economisez.Voyages en 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