L'Avenir du Nord, 30 octobre 1936, vendredi 30 octobre 1936
CHENIER QUARANTIEME ANNEE.NUMERO 44 VJ I 1897-1936 EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS 1897-1936 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Public par IMPRIMERIE J.-II.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LABELLE LE VENDREDI.30 OCTOBRE 1936 Un tribunal d’inquisition Comme tous les comités du même genre dans tous les parlements de tous les pays, le comité des comptes publics à Québec constate des erreurs, des irrégularités, des négligences et des abus.Mais, sous la cagoule "nationale” (!) M.Maurice Duplessis et ses suppôts, ont lait de ce comité un véritable tribunal d'inquisition où les témoins et la justice sont soumis à la torture.Non seulement on y amène des témoins qui jurent ce qui est taux, mais, sur l’ordre du premier ministre lui-même on refuse à ceux que l'on traite en accusés et en coupables le droit d'avoir un avocat.Ces inquisiteurs ont faim de scandales.Jugez par les faits suivants de la tyrannie des “juges" et de la véracité des témoignages : Déclaration de Me Valmore Bienvenue Québec, ce 22 octobre, 1936.Monsieur le Directeur : — Ayant été l'objet de vives et d'injustes attaques devant le Comité des comptes publics qui siégeait hier, le 21 courant, à la Législature de Québec et votre journal ayant donné une certaine publicité à l’affaire, me rendriez-vous la justice de publier le texte de la présente lettre tant pour les fins de servir la vérité que pour redresser le tort et le traitement absolument injustes auxquelles j’ai été en butte de la part du premier ministre de cette province.Mes services comme avocat avaient été requis par un témoin assigné à comparaître devant le Comité des comptes publics, M.Antoine Taschereau ; je me suis rendu avec mon client à l’heure fixée pour l’audition.Aussitôt après avoir prêté serment, mon client, s’adressant au président, demanda, comme c’était son droit, d’être assisté par un procureur.La demande de M.Taschereau était basée sur l’article 614 des règlements de l’Assemblée Législative, dont le texte bien formel se lit comme suit : “Tout témoin qui comparait devant la Chambre ou un de ses “comités peut réclamer la protection de la chambre relativement au “témoignage qu’il est appelé à porter et, en outre, demander à se “faire assister par un avocat." En outre du droit clairement conféré par ce règlement à tout témoin de réclamer l'assistance d'un avocat, mon client était par ailleurs justifiable d’en agir ainsi par son grand âge et par sa maladie, puisqu’il était également accompagné de son médecin.Aucune objection ne fut faite ni de la part du président ni de la part d’aucun membre du Comité et il ne pouvait d’ailleurs en être soulevé aucune puisque le texte du règlement confère un droit absolu aux témoins d'être assistés par un avocat.Comme j’eus l'occasion de le faire remarquer au cours du débat devant le comité des comptes publics, le législateur n’a pas décrété qu'une telle demande pourrait être accordée ou refusée ; il s’est contenté d’édicter que tout témoin qui comparait devant la Chambre ou un de ses comités, peut réclamer de se faire assister par un avocat.Ce droit est reconnu par les différents Parlements britanniques et notamment par le Parlement anglais.Halsbury dans son ouvrage “Laws of England,” volume 21, page 781, parlant des droits conférés à un étmoin appelé devant la Chambre ou un de ses comités, dit ce qui suit : “Witnesses who appear to give evidence before either House of “Parliament or febore any Parliamentary Committee and also “counsel, sollicitors, agents and others who are engaged upon the “business of Parliament are protected from arrest or from any “other form of molestation by the House upon wnose business “they are engaged.” Ma présence devant le Comité était donc reconnue bien clairement par la loi et n’en était pas une par simple tolérance, comme a voulu l’affirmer le premier ministre.Je désire, maintenant, préciser les faits qui ont amené le traitement injustifié de la part du procureur-général qui devrait, plus que tout autre, respecter la loi.A cette fin, je ne veux rien relater sans citer textuellement le texte sténographique officiel de l'incident qui a servi de prétexte à M.Duplessis pour m’attaquer comme il l'a fait.Il suffira de lire soigneusement les questions et réponses et l’in ten uption de la part de M.Duplessis pour juger la situation qui m’a été faite ainsi qu’à mon client.Aux pages 768 et suivantes du texte, M.Duplessis interroge le témoin sur ses relations avec l’ancienne Banque Nationale, la Banque Canadienne Nationale et la Banque de Montréal.A la page 769, alors que le témoin, M.Taschereau, était à donner une réponse, il a été subitement interrompu comme on va le voir : Le témoin.— "Ah ! non pas du tout, Monsieur, pas du tout, ce que “J’ai fait, je l'ai fait de bonne foi, parce que l’on me l’a offert, “comme ça a toujours .C’est ici que le témoin est interrompu par M.Duplessis.M.Duplessis.— “Qui vous a offert cela ?M.Bienvenue.— “Vous pouvez compléter votre réponse, M."Taschereau.Vous aviez commencé à dire : comme ça toujours .Le témoin.— "La banque Nationale m’a offert de me donner des “intérêts si je voulais leur donner des dépôts, comme cela s’est “toujours fait depuis la confédération." J’ai simplement réclamé pour mon client le droit qu'il avait de pouvoir terminer sa réponse et ce droit est le droit strict pour tout témoin qui rend témoignage devant n’importe quelle cour de Justice.Pas plus le premier ministre qu'un autre lorsqu’il est à questionner un témoin ne peut l'interrompre dans sa réponse.Je n’ai fait que demander, comme c’était mon droit et le droit du témoin, qu’on permette à ce dernier de terminer la réponse qu’il avait commencée.L’objection que j’ai faite et que le sténographe a notée, a été faite à haute voix devant tout le Comité puisque tous les membres l’ont entendue ; je n’ai rien suggéré au témoin qu'il n'avait pas déjà dit et Je me suis contenté de réclamer que le témoin ait l'opportunité de terminer sa réponse.C'est à ce propos que M.Duplessis, sans aucune justification et absolument à tort, a prétendu que J’avais suggéré une réponse au témoin.Je nie énergiquement une telle accusation que J'ai d’ailleurs niée formellement devant le Comité sans avoir la moindre chance de m’expliquer davantage.M.Duplessis, comme c'est son habitude, a parlé de charité chrétienne mats n'en a pas pratiqué les moindres éléments en parlant sur le ton despotique qu’on lui connaît.Je lui al rétorqué, d'ailleurs, en lui citant l’article 614 des Règlements de la Chambre dont Je viens de parler, et en ajoutant que Je n’avais pas de charité à attendre de lui.M.Bouchard, député de Saint-Hyacinthe et chef de l'opposition parlementaire, a fait ressortir, en termes clairs et énergiques, le droit du témoin d'être assisté par son avocat, qu'au surplus ce droit ayant été reconnu de consentement unanime du comité, on ne pouvait pas priver un témoin de ce droit ni enlever la liberté de parole à un avocat dans l’exercice normal de sa profession.Non seulement je n’ai pas suggéré de réponse au témoin, ni interrompu ce dernier, comme l’a prétendu faussement M.Duplessis, mais c'est ce dernier, comme on l’a vu, qui était l’interrupteur et a empêché le témoin de continuer sa réponse.C’est uniquement pour permettre au témoin de compléter sa réponse que je suis intervenu, comme c’était mon devoir.A la suite de cet incident, non seulement M.Duplessis s’est permis de lancer des accusations fausses, en des termes indignes d’un premier ministre à l’égard d'un de ses confrères, mais il alla, jusqu’à m’expulser de la salle du Comité des comptes publics, tous comme si J'eus commis une offense criminelle.Je devenais un accusé et un condamné à la face de la province et le premier ministre ne me permettait aucune défense.A l’époque où nous vivons, une telle procédure est inconcevable, surtout de la part d'un homme qui parle abondamment de justice et d’honnêteté.Il y a un principe de droit à la base même de nos institutions britanniques, à savoir : que toute personne accusée d’une offense quelconque a le droit d’être entendue.Je pratique ma profession depuis près de vingt ans.au milieu des citoyens de la ville et du district de Québec, j'ai occupé dans un grand nombre de causes devant nos tribunaux de toutes juridictions et je crois pouvoir réclamer la confiance et l'estime des Juges et de mes confrères au barreau.Ces derniers m'ont confié certaines charges au Conseil du Barreau et j’ai eu l’honneur, il y a plusieurs années, de remplir les fonctions de président de l'Association du Jeune Barreau et du Cercle des Etudes Juridiques de Québec.C’est comme simple citoyen d'abord et comme membre de l’Ordre des avocats de cette province, que je proteste de toutes mes forces contre une telle forme de despotisme et d'autocratie.Un mot à l'adresse de mes confrères au barreau avant de terminer cette lettre plus longue que je ne l’aurais voulue.Au cours de ses remarques devant le Comité des comptes publics à la séance d’hier, M.Duplessis a déclaré qu’il avait décidé qu’il n’y am ait pas à l’avenir d'avocats devant le Comité des comptes publics.Une telle déclaration doit étonner les membres de ma profession, car, il n’y a pas deux mois, M.Duplessis, à l’ouverture officielle des tribunaux, à Québec, promettait aux avocats qu’il verrait à étendre et rétablir leurs prérogatives et leurs privilèges.Il promettait que les avocats serait admis devant nombre de commissions où les portes leur avaient été fermées, disait-il, par l’ancien régime.Or, il est maintenant avéré que, nonobstant le droit clair et précis octroyé aux avocats par l'article 614 des règlements de la Chambre, les avocats seront dorénavant empêchés d’exercer leur ministère devant les comités et, cela, de par la volonté du procureur général, membre de notre Ordre.Il refuse, en outre, la liberté de parole dans un pays britannique après avoir dit et répété qu’il voulait faire fleurir davantage toutes les libertés populaires.Mais, Dieu merci, le jour n’est pas encore arrivé où il pourra régenter à sa guise toute la population de cette province.C’est moins ma personne qui est en cause dans toute cette affaire que la liberté des citoyens en général et l’Ordre des avocats en particulier, et je proteste énergiquement contre ces nouvelles méthodes de condamner celui-ci ou celui-là sans leur fournir au moins l’occasion de donner leur version.Présentement, le texte sténographié est mon meilleur témoin et il confond celui qui, dans un élan autocratique mal contenu, a voulu faire du théâtre au dépens de ma réputation et de mon honneur professionnels.Que M.Duplessis continue de faire des victimes avec des gens aussi honnêtes que lui pour le moins, et il constatera que son ordre nouveau ne cadre pas du tout avec l’opinion publique bien en éveil aujourd’hui et plus que jamais.Veuillez agréer, M.le Directeur, mes remerciements pour la publication que vous voudrez bien faire de ma lettre.Bien à vous, Valmore BIENVENUE Le Barreau de Québec doit étudier cet incident.Le conseil du barreau sera appelé à faire des démarches auprès de l’honorable Maurice Duplessis pour lui demander de revenir sur sa décision et de permettre aux témoins qui le désirent de se faire accompagner par leurs procureurs.Les avocats ne songent nullement à faire de la politique avec cet incident mais ils feront appel à la solidarité professionnelle et aux privilèges des hommes de loi.* * * La Maison Daigle & Paul contredit catégoriquement les accusations portées La maison Daigle & Paul, de Montréal, a envoyé, le 22 octobre au soir, le télégramme suivant au président du Comité des Comptes Publics : Le président du Comité des Comptes Publics, Hôtel du Gouvernement, Québec, Nous avons lu dans le Devoir un rapport du témoignage donné devant votre comité aujourd’hui par Monsieur Elzéar Paul.Nous contredisons catégoriquement les accusations que, d’après ce rapport, il aurait portées contre nous.Nous défions qui que ce soit d’en ir.ire la preuve et nous sommes prêts à faire examiner nos livres par n'importe quel comptable licencié que vous désignerez et qui travaillera conjointement avec notre vérificateur, Lorenzo Bélanger.DAIGLE & PAUL LIMITEE.* * * Protestation de la Commission des écoles catholique de Montréal Les membres de la Commission administrative de la Commission des écoles catholiques de Montréal se sont réunis, le 23 octobre, sous la présidence de M.Victor Doré.Voici le texte du communiqué que l'on a remis aux journaux à l’Issue de cette séance extraordinaire.Il est signé par le secrétaire, M.Roméo Desjardins.“La Commission administrative de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal, à une séance tenue ce jour, à laquelle assistaient monsieur Victor Doré, monseilgneur Piette, le chanoine A.Sylvestre, l’abbé F.-M.Elliott, l’abbé Aimé Boileau, messieurs Georges Richer, E.-J.-C.Kennedy, B.Bonnier, Emmct-J.Mullally, Hector Perrier, Ernest Gosselin, A.-F.Larosc, E.Dubreau, J.-M.Manning, directeur des études, Roméo Valois, directeur des travaux et Roméo Delcourt, trésorier, a pris connaissance du témoignage de monsieur Elzéar Paul donné à l'enquête des comptes publics.“A l'encontre des insinuations et des explications contenues dans ce témoignage tel que reproduit dans les journaux du 22 octobre 1936, la Commission déclare : "lo — Il est inexact et faux que la maison Daigle et Paul Limitée et ses compagnies connexes aient été gavées par la Commission des Ecoles catholiques de Montréal.Pour tous les travaux Importants, les achats de la Commission ont été faits à la suite de demande de soumission et toujours attribués au plus bas soumissionnaire.“Pour les achats courants et urgents dans les menus travaux de réparation et quelques travaux de réfection, la Commission achetait au prix du marché de fournisseurs établis dans les différents districts de son territoire.“2o — Il est inexact et faux que la Commission des Ecoles catholiques de Montréal ait payé à Daigle et Paul Limitée et à ses compagnies Notre problème national Par A J A X V Tactiques et principes nationalistes MELI- MELO UN COMITE REGIONAL Un comité régional, vu le 2e Congrès de la Langue Française au Canada, qui aura lieu en 1937 à Québec, est en formation à Saint-Jérôme.chef-lieu du comté de Terrebonne.• • • LA LIBERTE SYNDICALE EN AUTRICHE Le gouvernement autrichien vient de prendre une mesure qui correspond aux pressants désirs des ouvriers et des employés et fut souvent réclamée par l'Intermédiaire de leurs organisations.Il a décidé que les élections des hommes de confiance des ouvriers, dans les communautés d’entreprises, ou cor-lx>ratlons, qui auront lieu dans les mois d'automne, désormais, seront libres.Pour comprendre l’importance de cette mesure, il faut se rappeler qu’en février 1934, le chancelier Dollfuss avait créé une seule catégorie de syndicats groupant tous les ouvriers d’Autriche, à quelque formation syndicale, chrétienne-sociale socialiste ou autre qu’ils appartinssent.Il fu.t alors impossible d’accorder au mouvement ouvrier une autonomie dont les fauteurs de troubles se seraient empressés de profiter.Il fallut donc faire nommer par le pouvoir central les fonctionnaires des syndicats nouveaux.Ils furent choisis tant parmi les chrétiens-sociaux que parmi les socialistes qui se montrèrent disposés à collaborer avec la nouvelle Autriche.Mais l'heure est arrivée du retour à l'autonomie du mouvement ouvrier.Il y a donc lieu d’espérer que les travailleurs, dans les villes et les campagnes, satisfaits de la liberté qui leur est rendue, apporteront un concours loyal au gouvernement du chancelier Schusch-ningg.* * * EN BELGIQUE La journée de dimanche dernier a été mouvementée en Belgique, spécialement à Bruxelles.Léon Degrelle, le chef rexiste, que l’on appelle le Hitler des Belges, avait projeté d’envahir la capitale à la tête de 250,000 membres de son parti rexiste le 25 octobre, pour célébrer le 22e anniversaire de la bataille de l'Yser, durant la grande guerre.Il s’en est suivi des bagarres qui ont fait échouer ce projet.Degrelle, deux députés rexistes et le premier lieutenant de Degrelie, le comte Xavier de Gruenne, ont été arrêtés.Nous publions l’article de notre collaborateur Pollux parce qu’il relate des faits qui mettent en lumière les gestes, les oeuvres et les procédés d’un gouvernement de démagogues qui ne vivent que de sensations.Nous savons bien que le “Comité des comptes publics" est un rouage que possèdent tous les parlements britanniques et démocratiques, que son rôle est de découvrir, afin d’y apporter remède, les erreurs, les irrégularités, les abus qui peuvent se glisser dans l'administration des fonds publics.Que l’on promène la loupe d’une telle commission d’enquète sur les actes innombrables de toute administration, quelle qu'elle soit, en quelque pays que ce soit, à n'importe quelle époque, et l’on y trouvera des choses répréhensibles.Nous sommes loin d’approuver et de défendre tout ce que révèle un tel examen.Mais nous tenons corn- ! Avant de poursuivre nos réflexions sur notre problème national, une digression s'impose.M.Henri Bourassa a donné, dimanche, à Radio-Etat, une causerie qui mériterait toute une série de commentaires.De l'aveu unanime, l'ancien chef nationaliste était à son meilleur.De toutes ses remarques auxquelles, nos lecteurs de “L'Avenir du Nord" n'en seront pas surpris, nous souscrivons sans restriction, nous voudrions en retenir une.M.Bourassa invoquait ses quarante ans d'expérience, de lutte politique et nationale pour réclamer la formation d’un esprit, disons le mot qui ne prête à aucune équivoque, d’un patriotisme foncièrement canadien, à base d’entente et de collaboration entre les races et les religions chrétiennes des deux grandes catégories de citoyens canadiens : anglais- protestants, et français-catholiques.Et il a dénoncé les excès nationalistes de nos compatriotes cana-dlens-français comme il avait fustigé ceux de nos concitoyens de langue anglaise, le dimanche précédent.Les déclarations de ces deux dernières causeries de M.Bourassa cadraient-elles avec tous ses discours et toute son action antérieure ?Pour le moment, ce n’est pas ce qui importe.Nous croyons qu’il y a plutôt avantage, pour les penseurs de 1936, à recueillir la leçon que l’orateur voulait bien nous livrer.Après quarante ans de vie politique et sociale, M.Bourassa en vient à la conclusion que seule une politique d'entente et de collaboration entre les deux grandes civilisations anglo-protestante et catholique-française, est susceptible d’amener le progrès du Canada et même de la province de Québec.Car M.Bourassa ne croit plus, s’il y a déjà fait confiance, à la possibilité d’une république française et catholique sur les bords du Saint-Laurent.Il ne s’est pas gêné pour se moquer de cette utopie, dimanche dernier, pas plus qu’il n’a épargné de ses sarcasmes justement mérités les jeunesses patriotes de toute teinte.Mais il est un autre point que nous voulons signaler à nos lecteurs, en marge de ces deux causeries.C’est que quarante ans après me exagérée démagogique et hypocrite l'indignation théâtrale de politiciens qui spéculent sur la crédulité ombrageuse du peuple en criant au scandale à propos de tout et à propos de rien.Cependant, certaines affirmations nous paraissent sérieuses et graves dans les témoignages rendus par M.Wilfrid Edge, protonotaire de la cour supérieure du district de Québec.et par M.Edgar Vézina, vérificateur des comptes de la province.Nous en reparlerons, car tous deux ont juré des faits qui doivent être éclaircis.Sans compromettre aucun des anciens ministres, ils ont porté contre d’autres personnes des accusations qui ne peuvent restées sans réponse.Nous espérons qu’el-| les seront contredites et honnete-! ment repoussées.Sans quoi, elles j prouveraient un état de choses que nous ne pourrons que regretter et JEP.1896, M.Bourassa rend hommage à ¦la sagesse de sir Wilfrid Laurier et de scs disciples qui durent tenir tète à la fureur des dévergondages nationalistes sur ce point précis de l’entente et de l’harmonie à établir entre les idéals différents des deux grandes races canadiennes.La leçon de M.Bourassa, si tard venue soit-elle, au moment où il est sorti de la politique, dépassé par ceux qui se disaient ses disciples et qui versent maintenant dans toutes les divagations, vaut d’être retenue et méditée, mais surtout elle s'impose à la réflexion de tous ceux qui entendent se lancer dans l'action nationale saine et éviter le faux et dangereux nationalisme.Car nous ne nous éloignons pas de notre sujet principal, en signalant ce que devient chez nos nationalistes exagérés la doctrine de M.Bourassa.Au moment d’aborder notre deuxième série d’articles sur notre problème national, il n’est pas inutile de suivre Monsieur l'abbé Groulx sur le terrain de l'interprétation de l’histoire des quarante dernières années, et de voir ce que sont devenus, en pratique, les principes et les tactiques nationalistes.Allons-y donc franchement et disons que le mouvement nationaliste n’a été qu'un camouflage du parti conservateur pour s'emparer du pouvoir, et que de fait c’est le parti libéral qui a traduit pratiquement les véritables aspirations nationales.Reprenons l’histoire.En 1896, querelle des écoles du Manitoba.Aux nationalistes, la solution de Laurier — véritable compromis approuvé par Léon XIII dans “Affarl Vos”, et le compromis était la seule solution possible dans un pays où la minorité catholique était, politiquement parlant, à la merci de la majorité protestante, — parut comme une trahison de droits sacrés.Cependant en 1911, lors du débat sur les écoles du Keewatln, où les textes constitutionnels étaient de beaucoup plus clairs, les candidats nationalistes, devenus ministres fédéraux, après une campagne où ils avaient combattu Laurier, étaient rivés, boulonnés cadenassés à leurs fauteuils.Seuls Bourassa et Laver-gne restaient fidèles à leurs principes.En 1899, question de la guerre Sud-Africaine.Encore un combat nationaliste, tout comme en 1911, sur la participation du Canada aux guerres de l’empire britannique.Reconnaissons ici que, cette fois, c’est le parti libéral qui capitulera, posant avec M.King, en 1921, puis en 1926, les principes de l’autonomie politique canadienne dans les questions de politique militaire extérieure.Mais le parti libéral ne ralliera pas pour cela les nationalistes.Il en sera de même sur les questions de bilinguisme : ce seront les conservateurs qui déclameront le plus fort, au cours des campagnes électorales, sur les droits du français quant aux timbres-postes, la monnaie, etc.Mais ce sera encore un gouvernement libéral qui accordera la loi, tout en se faisant battre par les ardents nationalistes.Mais quels ont été les aboutissants de ces tactiques ?Après avoir réclamé les droits catholiques et français en dehors du Québec, voici nos nationalistes qui semblent renoncer à tout cela pour confiner leur action à l’établissement d’une république séparatiste française dans Québec, lâchant ainsi nos compatriotes du reste du Canada, au moment précis où quarante ans de lutte ont amené un rapprochement qui se dessine de plus en plus nettement entre les deux races.Depuis un an, le mouvement nationaliste compromet tout, et depuis quatre ou cinq ans, les Canadiens-français nationalistes qui réclamaient les droits des minorités en dehors de Québec, s’affichent en persécuteurs des minorités dans Québec où Ils sont eux-mêmes la majorité.Singulière logique ! AJAX.(à suivre) (Suite à la cinquième page) connexes des prix exorbitants, les achats de la Commission auprès de cette maison comme de tous ses autres fournisseurs ayant toujours été faits au prix du marché.“3o — Il est inexact et faux que la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal se soit arrangée pour que tous ses contrats de châssis et de menuiserie soient confiés à ladite compagnie.“Dans tous les travaux de construction d’écoles, la Commission a toujours recouru à des demandes de soumission et a octroyé ses contrats au plus bas soumissionnaire.L'entrepreneur-général a toujours été libre d’accorder aux sous-entrepreneurs de son choix le contrat des châssis et de menuiserie.“4o — Ce fut sur l’avis des architectes et de ses propres techniciens que la Commission a jugé bon de spécifier, de façon expresse, dans ses devis, certains matériaux dont l’emploi lui paraissait recommandable." * * * Nous soumettons ces diverses protestations aux esprits qui ne sont pas aveuglés par la passion politique ou éblouis par les nobles méthodes des inquisiteurs du parti "national’’ (!) POLLUX.Ce que nous en pensons Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 30 octobre J 936 LETTRE DE QUEBEC Riposte de Vhonorable M.Bouchard, au groupe ministériel L’Assemblée législative a entendu, la semaine dernière, à plusieurs reprises, l'honorable T -D.Bouchard se disculper de plusieurs reproches formulés par les ministériels.Au cours d'un débat sur la loi électorale, on a prétendu que le chef de l'opposition avait payé des salaires ridicules à des employés, quand lui-même demandait au gouvernement de mieux payer les secrétaires d'élections et, par la suite, les constables spéciaux.M.Bouchard a répondu à ses adversaires sur un ton très vif et il a exprimé l'espoir que l'on cesse de colporter, à travers la province, ces accusations.Voici les dialogues échangés à cette occasion : L'hon.T.-I>.Bouclianl : — "M.le président, Je désire protester contre la mesquinerie du gouvernement.Le travail des secrétaires d'élections est long, dilllclle.Tous ceux qui ont déjà été candidats savent qu'il n'y a rien de plus déprimant qu'un dépouillement de scrutin.Souvent les secrétaires d'élection.à cette occasion, doivent travailler de 15 à 18 heures par Jour.On devrai les payer beaucoup plus que $2 par jour.” L'hon.Cléophas Bastion enregistra aussi sa protestation.L’hon.Maurice Duplessis lui répondit que le travail était surtout fait par les présidents de l’élection et qu'à tout événement dans le passé, on avait présenté des factures exhorbitantes au gouvernement.L’hon.T.-D.Bouchard : — "Dans ce cas, pourquoi l’auditeur ne fait-il pas son devoir.C’est lui qui doit refuser les comptes.Il peut le faire avec d'autant plus de liberté qu’il n'est pas soumis au gouvernement, et qu’il dépend entièrement des deux chambres".L'hon.M.Duplessis : — Les protestations de l'opposition seraient pathétiques si elles n’étaient pas si ridicules.Le temps du gaspillage est fini.L’argent que le chef de l'opposition veut nous faire dépenser nous voulons le donner aux vieillards, à la Jeunesse et bientôt aux mères nécessiteuses.Nous allons faire servir les fonds publics à l'intérêt général.Le secrétaire de l'élection n’a pas un rôle bien difficile à remplir.En somme, il n’est qu’un commissionnaire.” L'hon.T.-D.Bouchard : — Un commissionnaire généralement gagne plus de $2 par jour.Le gouvernement avait permis d’améliorer le sort des ouvriers et des petites gens.II s’empresse de diminuer les salaires des sténographes de les porter de $18 à $15 et cependant ce sont des gens qui travaillent seulement deux mois par année bien souvent.Ce n’est pas l'heure pour le gouvernement de donner l'exemple des salaires de famine." M.Delplia Sauvé (U.N., Beauhar-nois) : — Le ehef de l’opposition qui parle de justes salaires, nous dira-t-il s’il n'est pas vrai qu’il a payé 8 sous de l’heure aux ouvriers qui ont construit son théâtre ?” L’hon.T.-D.Bouchard: — Je suis bien aise que l’on parle de cette question.Je défie qui que ce soit de prouver une pareille chose.Je n’ai jamais payé des salaires de 8 sous, de 12 sous et de 15 sous de l’heure.J’ai toujours payé bien davantage.Quelqu'un qui a lancé de pareilles accusations a été assigné devant les tribunaux et a dû retirer ses paroles.C’est lui qu’on vient de nommer reviseur dans mon comté.Quand vous dites de pareilles choses, MM.de la droite, vous ne savez pas ce que vous dites vous parlez sans preuves et sur la foi de racontars.En l’année 1915, au début de la guerre, même alors, j’ai payé plus de 15 cents de l’heure pour la construction de mon théâtre.” Voix à droite : — On ne savait pas que vous étiez acteur”.M.Ilortensius Béique (U.N.Chambly) : — “Vos organisateurs meurent”.L’hon.T.-D.Bouchard : — “Bien plus, c’est grâce à moi que les ouvriers de Saint-Hyacinthe ont eu 30 cents de l’heure quand les syndicats catholiques voulaient qu’ils n’aient que 25 cents.” M.Dalpha Sauvé veut ajouter quelques mots mais le président du comité plénier, M.Marc Trudel, le rappelle à l’ordre.L’hon.T.-D.Bouchard enregistre finalement son dissentiment, et M.Duplessis dit qu’il n’intervient pas trop dans la discussion parce qu’il a horreur des élucubrations.DES IMPRESSIONS Les députés sont plus tard appelés à voter la clause concernant le salaire des constables des jours d’élections, et M.Bouchard proteste de nouveau contre le salaire de $2 par jo.ur.Le chef de l’Opposition dit qu'il ne faut pas craindre de payer les gens.On ne fait jamais périr un pays en payant des salaires raisonnables et en faisant circuler l’argent.L’hon.M.Duplessis : — ‘’J'aime bien entendre le chef de l’Opposition parler de salaires raisonnables.S’il y a quelqu’un qui n’aime pas à payer les employés, c’est bien lui.Quand il était président de cette Chambre il allait même jus- qu'à compter les heures de travail et il mesqulnait sur les salaires des fonctionnaires tandis que son imprimerie faisait de l’argent".M.Bouchard : — "J'en parle bien à l’aise, des salaires raisonnables N'est-ce pas le chef actuel de l’Opposition qui a fait monter de $15 à $18 les salaires des sténographes?Et c’est mol qui ai porté de $9 à $12 le salaire des messagers.Pour ce qui a trait à l’Imprimerie d’Yamas-ka, j'afllrme de mon siège de député que depuis 1927 je ne possède pas une seule action de cette entreprise.Je déclare que les insinuations du chef de l'Opposion, et ses accusations, sont fausses, et je le défie de les prouver.Il y a assez longtemps qu’on colporte toutes sortes de stupidités dans la province.Depuis six ans, on dit toutes sortes de choses qui, heureusement, ne sont pas endossées par les électeurs de Saint-Hyacinthe.SI l'Imprimerie de Yamaska a eu du patronage, elle l’a eu honnêtement, et les comptes ont été vérifiés avant d’être payés.Le chef de l’Opposition trompe le peuple en parlant comme il l’a fait.Je veux croire que ne n’est pas sciemment, car je le crois un homme honnête.On l’aura Induit en erreur et il aura le courage de dire qu'il s’est trompé.J’espère qu’a-près la déclaration que Je viens de faire il comprendra et admettra qu’il a dit quelque chose d’inexact”.M.Duplessis : — "Je répète que le chef de l’Opposition a payé des employés qui ne venaient pas à Québec”.M.Bouchard : — "Quel "fair play" ! J’en appelle à ceux qui ont du coeur dans cette Chambre.J'avais un employé, mon secrétaire particulier.Il n’était pas toujours ici à Québec, mais c’est quelque chose que la loi permet.Et puis, il était dans la même situation que M.Léon Gauthier, l’ancien secrétaire de l'Opposition”.M.Auguste Boyer (U N., Château-guayi : — "N’y a-t-il pas un M.Georges Morin” ?M.Bouchard : — “Le député de Châteauguay ne connaît même pas le nom de celui de qui il parle.Mon secrétaire, c'est M.Gustave Morin.Comme tous les secrétaires particuliers des ministres, je l'ai fait travailler, et je le fais encore travailler quand je le veux en dehors de Québec.Et il a rendu ainsi bien plus de services à la province que vous n’en rendrez jamais”.LA LOI ELECTORALE La loi électorale modifiée sera étudiée, cette semaine, par le comité des bills publics.Ce projet de loi compte 137 pages contenant 391 articles subdivisés en plusieurs paragraphes.C'est sur les instances réitérées de l’opposition libérale en Chambre que le premier ministre a suggéré finalement, vendredi dernier, de renvoyer la loi électorale en comité, car en premier lieu, il paraissait tout disposé à l'étudier et à l’adopter intégralement vendredi après-midi.“Cette loi est trop volumineuse, et contient de trop nombreuses réformes pour que nous la votions aussi vite que cela, sans même avoir eu le temps de l’étudier,” déclara M.T.-D.Bouchard qui avec tous les autres députés à la Chambre, ne l'a reçue dans son texte imprimé que vendredi.Et, malgré l'évidente bonne volonté de l’opposition, il est assez peu probable qu’on réussisse mercredi soir à examiner entièrement cette lourde pièce de législation dans une seule séance de comité.Il se peut donc que le comité soit appelé à siéger plusieurs soirées de suite.NOUVEAU MINISTERE Le Dr J.-H.-A.Paquette, secrétaire de la province, a confirmé la nouvelle qu’un ministère de la santé publique sera créé à Québec.La législation nécessaire sera rédigée et soumise probablement cet te semaine à l’Assemblée législative.M.Paquette a de plus annoncé qu’il a déjà ordonné la refonte de la loi de l'hygiène publique, refonte qui devrait être terpiinée pour la prochaine session, espère-t-il.Il se pourrait aussi qu'au cours de la prochaine session la loi de l’assistance publique soit revisée.Le secrétaire espère obtenir plus de succès dans l’enrôlement des médecins pour les centres de colonisation du nord de la province.Le secrétaire provincial a encore affirmé que le gouvernement fera quelque chose pour l'Université de Montréal, après la présente session.LE CREDIT RURAL Les députés ont commencé à étudier la loi créant un crédit rural A ce propos, M.Peter Bercovitch, député de Saint-Louis, a dit : Je me demande si le système de crédit proposé par ce bill constitue le meilleur remède aux maux dont souffre actuellement le fermier.Le fermier ne souffre pas tant d’un manque de crédit que d’un manque de marchés.Parce qu’il ne trouve pas à vendre ce qu’il récolte, il est obligé de restreindre la production et du même coup, il est forcé de diminuer le chiffre de ses achats."Je me demande s'il ne serait pas A L’ETRANGER -n-n-n- La belgique et la sécurité -n-n-B— Par GEORGES LANGLOIS Les Journaux d'Europe ont fait beaucoup de bruit autour du récent discours du roi des Beiges.Les Journaux d’Amérique ont du faire chorus.C’est pourquoi il Importe de bien préciser l’intention et la portée de l’initiative du roi Léopold qui a été tout d'abord si mal interprétée que la diplomatie belge a dû communiquer aux principales chancelleries d'Europe des explications et des interprétations officielles.Et l'on s’est aperçu que la nouvelle orientation politique de la Belgique, malgré son importance, n'avait rien d’alarmant, comme on l’a cru en France, ni de sensationnel, comme on en a donné l’impression en Europe.On a vu tout d’abord dans l'attitude de la Belgique un geste dirigé contre la France — dans le sens d'une séparation plutôt que d’une agression — et peut-être une inclination inattendue vers l’Allemagne.Il y avait de quoi rester stupéfait, l'alliance franco-belge paraissant la plus solide qui soit et sa rupture la chose la plus Invraisemblable, une chose presque contre nature.On y a vu aussi une dénonciation unilatérale — à l’allemande — des obligations Internationales de la Belgique et cela scandalisait, surtout de la part d'un pays qui ne nous avait pas habitués à un tel manque de scrupules.Tout cela paraissait surtout trop contraire à l'intérêt même de la Belgique pour ne pas causer dans le monde une stupéfaction profonde.Il n’y a rien de tel, heureusement, et l'on semble plutôt se demander maintenant comment on a pu croire de telles choses.Le changement d’orientation politique de la Belgique reste tout de même un fait Important et sa portée est grande, bien que différente de celle qui a été indiquée plus haut.préférable de prêter aux cultivateurs pour cinq ans, sans intérêts, plutôt que de leur prêter pour quarante ans avec intérêts.C'est un fuit que le cultivateur a besoin d'argent ; mais il en a besoin tout de suite, pour traverser les années de dépression.” Le député de Saint-Louis met ensuite la Chambre en garde contre les abus que le cultivateur pourrait faire de l’argent prêté.Il se demande si certains fermiers ne seraient pas tentés de faire de la spéculation avec le capital de l’Etat.• * * • L’INSTRUCTION PUBLIQUE Le secrétaire de la province, l'honorable Albinl Paquette, n’a apporté, au nom du gouvernement, aucune précision ni aucune solution aux graves problèmes de l'université de Montréal et des salaires des institutrices rurales.Il s’est contenté de dire que ces questions étaient “complexes” et que le gouvernement y penserait longuement.Cela n'est ni compromettant pour le gouvernement ni très encourageant pour les intéressés.• • • LE SUFFRAGE FEMININ L'Assemblée législative sera appelée, dès la présente session, à se prononcer sur le principe du suffrage féminin.C’est ce que l’on a décidé au comité des bills publics.Mme Pierre-F.Casgrain, présidente de la Ligue des droits de la femme, est venue plaider au comité en faveur du suffrage féminin.Pour ne pas faire perdre le temps des députés, Mme Casgrain a dit qu’un bill ne serait pas présenté, cette année, en faveur du droit de vote aux femmes.Il suffirait, en comité, d’amender l’article 12 de la nouvelle loi électorale, en ajoutant ou en retranchant trois mots.• • • • QUAND PROROGERA-T-ON ?La loi abolissant la Commission des Liqueurs ; une autre loi abolissant la Corporation du pont du lac Saint-Louis sont toutes deux à l’ordre du jour pour être discutées en deuxième lecture.Deux autres seront présentées en première lecture par M.Duplessis : loi abolissant la Commission des services publics de Québec, et la loi abrogeant la loi concernant les agents de la province à l’étranger.Ajouter à cela la loi pourvoyant à la création d'un nouveau ministère de l’hygiène, proposés par l’honorable Albinl Paquette, secrétaire provincial.En voilà assez pour deux semaines de session, même de session d’urgence.Aussi, la prorogation des Chambres, qu’une rumeur fixe à vendredi, serait-elle bien prématurée avant la mi-novembre.Les députés ministériels se sont réunis en caucus, mardi soir, entre les deux séances de l’Assemblée législative.D'après des renseignements que nous tenons de borme source, il fut surtout question de l’indemnité parlementaire.Il appert que pour avoir droit à leur pleine indemnité, les députés doivent siéger Jusqu'au 7 novembre inclusivement.Tous seraient d’accord pour que la session dure au moins Jusqu'à cette date, et l’on prévoit, en conséquence, plusieurs débats.Vive l'économie !.JEROME.L'idée fondamentale en est que la Belgique, sans tomber dans le nationalisme outrancler de l’Italie ou de l’Allemagne, entend se détacher des politiques d'ensemble, qui n’ont fait qu’entretenir l'Inquiétude en Europe, et poursuivre une politique qui sera essentiellement belge avant d'être internationale.C’est-à-dire que pour se protéger et se défendre contre toute menace ou toute agression elle se rend compte qu'elle doit tout d'abord compter sur elle, que la politique de compter sur les autres ou sur des pactes est dangereuse.Et elle agit en conséquence.Pour cela elle se fortifie et s'arme.Une politique d’armements en Belgique ne peut rien avoir d’alarmant pour ses voisins.Mais une politique de provocations réciproques accompagnées d’armement lntentif comme en poursuivent la plupart des grandes puissances peut être fort Inquiétante pour un pays comme la Belgique, placé entre deux ennemis séculaires et toujours près d’en venir aux prises.La politique belge de réarmement devait logiquement s’accompagner d’une déclaration non équivoque des intentions belges.Des conditions de politique Intérieure rendaient cette nécessité plus grande encore.Le réarmement de la Belgique pouvait en effet donner à craindre à l'Allemagne.Non que celle-ci ait des raisons de redouter une agression de la part de la Belgique.Mais, à tort ou à raison, sincèrement ou hypocritement, l’Allemagne redoute ou fait semblant de redouter la France.La France s’est récemment alliée à la Russie, l’ennemie jurée de l'Allemagne qui se dit ainsi menacée simultanément à J’Est et à l’Ouest.Le réarmement de la Belgique, fidèle amie de la France, pouvait faire croire aux hitlériens à la préparation d’un 1914 à rebours, c’est-à-dire à une Invasion de l’Allemagne par la Belgique.Le roi Léopold avait le devoir d'assurer la tranquillité de son peuple en faisant savoir qu'il ne permettrait pas plus aux armées françaises d'envahir l’Allemagne par son territoire qu’aux armées hitlériennes de recommencer le coup de 1914.D'un autre côté cette attitude était de nature à refaire l'unité du peuple belge et à lui faire accepter les lourdes charges fiscales que comporte le réarmement.La Belgique, il ne faut pas l’oublier, est un pays bilingue et bi-ethnique.Et les Flamands sont de race allemande bien que non moins patriotes que les Wallons ; il y a même des Flamands séparatistes qui subissent plus ou moins l’influence nazi comme c’est le cas des minorités d’origine germanique dans presque tous les pays qui environnent l’Allemagne.Cette définition catégorique de la neutralité belge par le roi Léopold a montré aux Belges en même temps qu’aux Européens que Bruxelles ne recevait de consique politique d'aucune autre capitale ; elle a rallié tous les sujets autour du souverain et tous les partis autour de sa politique, des catholiques aux socialistes, les libéraux aux rexistes.Cela ne comporte aucunement, comme on l'a cru, la répudiation par la Belgique de ses alliances défensives ni de ses engagements Internationaux.C’est simplement une mesure de sécurité qui indique que la Belgique compte plus encore sur elle-même pour se défendre que sur la protection illusoire de la sécurité collective.Voulant préciser ce dernier point, le roi des Belges a dit qu'en cas d’agression à l’Est la Belgique peut compter sur la France et l’Angleterre parce qu’elles ont un intérêt immédiat à la défendre ; mais il a ajouté qu’avec la brusquerie et la vitesse que les moyens modernes peuvent donner à une attaque, la Belgique doit être en état elle-même de tenir l’ennemi en attendant le secours.C'est à cela que tend sa politique d’armement.La ferme et claire résolution belge est de nature à faire réfléchir tout agresseur en même temps qu’elle tranquillise l’Allemagne.Cela vaut mieux pour la paix que les plus beaux principes de sécurité collective.Encore une fois, la vaillante Belgique donne une belle leçon au monde.Georges LANGLOIS.Londres, 16 octobre 1936.LETTRE DE MONTREAL Guerre civile !.— Communistes et fascistes.— A Vhôtel de ville.Par André-R.BOWMAN Votre correspondant ne perd pas l'espoir (ceci dit au point de vue professionnel) de devenir un jour "correspondant de guerre civile”, si les choses continuent du train dont elles vont.Il n’aura même pas la peine de se déplacer et il pourra suivre de sa fenêtre les "auto da fé" de communistes, de semi-communistes, de sous-communistes, de crypto-communistes, de proto-communistes, de philo-communistes et même de “pas-assez-antl-commu-nistes”.Entre deux tasses de café, il pourra probablement contempler les exécutions de libéraux, de conservateurs, d'anti-anti-quelque chose, de gens convenables, de personnes qui le sont moins et d'autres qui ne le sont du tout.Il sera peut-être donné à votre correspondant de vous faire un compte rendu sur nrunyï la prise, la destruction et l’incendie LE REMPART CONTRE M.Bourassa qui n'a certainement pas manqué les Pharisiens.• • • Beaucoup d'intrigues à l'Hôtel de Ville depuis la mort de M.Phillie.Le conseil municipal est arrivé cependant à boucler son budget pour l'hiver — du moins sur le papier La querelle du taxi est presque ap-paisée, mais l’enquête sur les textiles ne semble pas près de terminer.On découvre tous les Jours quelque chose de nouveau mais pour rester fidèle aux immortels principes, cette enquête se terminera par un volumineux rapport que personne ne lira.Quant à des sanctions !.A.-R.BOWMAN.du McGill et de l’universtié par des enfants en bas-âge.Il lui sera peut-être possible d’enregistrer la naissance d’une ligue pour les vétérans des guerres civiles futures de la bonne et doulce province de Québec.Toutes plaisanteries mises à part, votre correspondant a noté au cours des ces dernières semaines un mouvement violent, de nature politique, qui se développe avec une inquiétante rapidité.Le Canada semblait être à l’abri de cette contagion morbide du fascisme et de LE COMMUNISME | S.Ex.Mgr Georges Gauthier, ar-i chevêque-coadjuteur de Montréal; j le rév.Père Louis Chagnon, s.j ; M., Edouard Montpetit, secrétaire gé-antl-fascisme jusqu au moment de n(,ral de runlversUé de Montréal; Deux grandes manifestations catholiques ont eu lieu, dimanche dernier, à Montréal et à Québec.A Montréal, plus de 100,000 personnes ont célébré la fête du Christ- _ Roi, assemblées au manège mili- ciujte familiale, dans votre vie so-taire et sur le Champ de Mars.I ciale dans votre vie politique ; reDes discours furent prononcés par connaissez le règne du Christ Roi ; les catholiques de s’unir en associations professionnelles totalement catholiques, une demande aux gouvernements pour qu'il se débarrasse des ferments de révolte parmi la population, etc.* • • A Qu;' c, une foule de vingt mille personnes a pris part à une vibrante démonstration catholique dans l’immense enceinte du Colisée.Son éminence le cardinal Villeneuve y a été acclamé.Des discours furent prononcés par le cardinal, l’honorable Maurice Duplessis, premier ministre de la province de Québec, et M.Ernest Grégoire, maire de la ville.Lorsque Son Eminence a pris la parole, lorsqu’il a dit tout ce que le catholicisme contient d’éternel, tout ce qu’il représente de grand, de noble et de beau dans l’univers, tout ce qu’il porte en lui-même d’humanité, de charité et d’espérance, la multitude présente l’écouta avec respect, fierté et émotion.Le communisme, dit-il, nait de la souffrance en des âmes sans fol, de l’injustice sociale et troisièmement il se propage par tous les moyens imaginables de publicité.Voilà ce qui explique sa diffusion.Les moyens de le combattre ; pratique cohérente de la foi et de la vie chrétienne.obéissance aux enseignements de l’Eglise, foi complète en Dieu : regardez au Ciel, dit Son Eminence, croyez en Dieu, chevillez la foi en vos âmes, priez et fréquentez les sacrements, observez le dimanche, mettez la religion à la base de votre vie, dans votre con- COVP DE GRIFFE Le gouvernement de l’Union dite nationale a, comme on le sait, donné le contrat pour la fabrication des plaques d’automobiles à la General Steel Wares Limited dont M.J.-C.Newman est le président.Ce n’est pas une compagnie canadlcn-ne-française, me direz-vous?Non.Mais M.Newman est plus que Canadien français.C’est un vrai conservateur, ami personnel de l’honorable M.Alphonse Raymond et, comme lui, ancien commissaire du port de Montréal, sous le régime Bennett.Gageons que M.Newman, comme M.Ward-C.Pitfleld, trouve que les produits Raymond sont "faits pour plaire.” la déclaration de la guerre d’Ethio pie.De ce jour, l’opinion publique s’est divisée en deux camps, et les pêcheurs en eaux troubles se sont chargés d’aggraver la confusion des esprits.Les journaux jaunes — et certains même qui se piquent de ne pas l’être — ont versé à plaisir de l’huile sur le feu.Depuis, les événements d’Espagne ont fait éclater la crise.Les élections provinciales ont, pour un temps, accaparé l’opinion publique et les colonnes des journaux, mais le vote passé, il fallait bien jeter une nouvelle pâture au public affamé.La lutte fratricide ibérique était un sujet tout trouvé, d’autant plus que des excès très regrettables ont eu, dans le monde entier, de profondes répercussions.Pendant deux ans, votre correspondant a dit et redit à l’Ordre et à la Renaissance que, quelle que soit la distance qui sépare le Canada de l’Europe ou de l’Asie le pays était appelé à subir un jour ou l’autre les contre-coups d’une crise importante à l’étranger.Ces prédictions se sont réalisées, puisque la population se trouve maintenant partagée en deux camps adverses : les communistes et les anti.Il faudrait, pour être juste, ajouter le camp des adversaires des deux partis pius haut nommés.La bonne ville de Montréal que l’on pouvait croire à l’abri de ces accès d’hystérie, plongée comme elle l’était dans des questions de pavages, d’intrigues à l’Hôtel de ville et autres choses aussi importantes aux yeux du public, se trouve maintenant coupée en deux, par les fascistes et par ceux qui ne le sont pas.Il n’a fallu qu’un banal incident pour mettre le feu aux poudres.Un groupe de professeurs du McGill ayant convié une délégation espagnole à venir à Montréal exposer le point de vue de Madrid, les adversaires des communistes ont déclenché une campagne d’opposition, puis ont bruyamment manifesté.Malheureusement, les manifestations sont allées trop loin.De pâles jeunes gens se sont mis cinquante contre un pour rosser un professeur suspect de sympathies envers la gauche.Quant à la délégation espagnole, Inutile de dire qu’elle a été empêchée de parler.L’Interdiction officielle a été diversement commentée et pas toujours favorablement.Depuis, l’incident s’est envenimé et s’envenime chaque jour.On a même passé le stage des paroles aigres-douces ; on en est à la période d’hostilité presque ouverte, ce qui réserve bien des choses pour l’avenir.Il résulte d’une enquête menée par votre correspondant que le mouvement fasciste s'étend rapidement à Montréal.Il n’y aurait rien détonnant si l’on assistait par réaction à la création d'un front populaire au Canada.En attendant, les esprits sont de plus en plus surchauffés.Sérieusement parlant, on n’en est pas au stage de la guerre civile, mais si les choses continuent de ce pas, 11 n’y aurait rien d’extraordinaire à ce qu'elle finisse par éclater.La menace fasciste doit être assez forte pour qu’à la fête du Christ-Roi.le maire-suppléant ait crû bon de condamner fascisme et communisme en quelques phrases bien senties.M.McKenna n’est pas le seul à prononcer pareille condamnation : le R.P.Bryant, s.j.a fait le procès des deux partis, au cours d’une conférence donnée au Loyola.M.Léo McKenna, maire suppléant de Montréal ; M.Gérard Thibault, député de Mercier ; M.Philippe Girard.C’est le catholicisme qui est le pratiquez les vertus sociales.Il faut travailler sur soi avant et pour réformer les autres.Il ne suffit point de dire : Seigneur Seigneur, il faut aimer le prochain, rendre à chacun ce qui lui est dû, avoir de la charité, de la bienveillance, de l'amour, de la miséricorde, de la pitié pour ceux qui ont faim, pitié pour ceux qui travaillent, pitié pour ceux qui meilleur rempart contre le commu- sont las n {aut avoir de la justice nisme, a décalré Son Excellence Mgr j a pégard de ceux qui sont en rap-Georges Gauthier.La seule force i p0rt, avec vous.Ayez de la loyauté, que craignent les communistes, j l'honneur, de la sincérité, de la c’est le catholicisme, parce qu’il ré-|droUure> de la ndélité.de la no-pand parmi ses membres, des prin- blesse, du désintéressement, de la cipes et des pratiques qui sont les coopération humaine et morale, meilleures garanties contre la guer- c’est ainsi que l’on éteindra le bra-re sociale.sier de ia révolution.Les gouver- Dans son discours, Mgr Gauthier nants doivent gouverner pour le rappela la triste situation qui pré- bien commun.Laissons-les gouver-vaut actuellement en Europe et ner pour le bien commun, la justi-particulièrement en Espagne.L’his- ce et l’équité.Protestant contre toire de ce pays, dit-il, est la même l'abus du secours direct.Son Emique celle des autres pays où le mou- nence rappelle le grand principe : vement d'opinion publique est diri- Tu mangeras ton pain à la sueur gé contre le clergé, les institutions de ton front.Vous les jeunes, vous religieuses, les dogmes, la morale avez le droit et le devoir de vous et les pratiques de l’Eglise.Le corn- employer à la réforme de la société munisme désire avant tout créer par des moyens honnêtes.Mais on l’anti-cléricalisme.dirait que Lucifer lui-même a ins- “Catholiques, votre heure est ve- pire les chefs du communisme.Ils nue”, s’écria en terminant l’ora- j ne négligent ni la presse, ni la ra-teur.“Vous pouvez voir ce qui ar- dio.On connaît les méthodes du riverait dans cette province si vo- ! communisme, ces méthodes “cellu-tre mère l’Eglise n'était plus.C'est laires”, par lesquelles il ronge l’or-elle qui vous a introduits dans la dre établi et les populations”, dit le vie.Elle vous a enrichis de la grâce j Cardinal qui termine par un vi-du baptême.Pendant trois siècles : brant appel en faveur de l’action elle a guidé vos pas, vous a consolés ; du bien, de l’action catholique.Il dans vos chagrins, a consacré vos joies.C'est elle qui, aujourd’hui, vous sauvera du plus grand danger social que le monde ait jamais connu ; le communisme”.Organisée par le comité des Oeuvres Catholiques, l'assemblée a adopté sept résolutions différentes concernant l’attachement des catholiques au Saint-Siège, la guerre au communisme, l’importance pour faut des catholiques de force et de courage, des catholiques d’acier et non des catholiques de paille, des catholiques conscients, fidèles au Christ Roi qui doit régner dans les siècles des siècles.Après les discours, une résolution fut adoptée demandant au ministre de la justice d’empêcher l’immigration des communistes au Canada.Fabrication canadienne Vous obionez toute la lumière pour laquelle vous payez quand vous utilisez les Lampes Edison Mazda.Elles consument peu do courant et éclairent mioux plus longtemps./O POUR MEILLEUR ECLAIRAGE — MEILLEURE VUE —EMPLOYEZ LES Signalons enfin — dans le même domaine — le troisième discours de EDISON MAZDA L-wr CANADIAN GENERAL ELECTRIC CO,, Limited GATINEAU POWER Company m U AVENIR DU NORD Page trou Saint-Jérôme, le 30 octobre 1936 ft JLA Chronique TOUSSAINT La fête des béatifiés est une morne fête.En vain l’Eglise l’enveloppe-t-elle de son Incomparable pompe.La Toussaint qui devrait chanter les gloires, pleure invinciblement les regrets.Le matérialisme humain consent à se sentir une âme.Demain elle sera redevenue muette, cette âme, et si froide qu’il la croira morte, elle qui ne peut mourir.Mais aujourd'hui, il faut qu'elle vive, qu’elle palpite, qu'elle vibre, pour faire la mort moins désolante, moins implacable, moins close.Si tout devait se refermer pour jamais sous les quelques pelletées de terre qui suffisent à combler une fosse, tout ce tribut de souvenir que la tradition paye, une fois l’an, aux trépassés, serait un culte passif et machinal.Ce n’est pas le pèlerinage en troupeau, la visite forcée et uniquement polie aux champs de repos, qui se peut confondre avec la religion silencieuse et profonde où se réfugie la douce mémoire des êtres demeurés chers.Que le temps réduise lentement en poussière leur cendre, que sous la dalle où ils reposent plus rien ne subsiste de ce qui fut eux, n’y-a-t-il pas néanmoins des heures où flotte autour de nous leur Invisible présence ?Si tout n’est que matière, quel est donc ce fluide qui pénètre la pensée, qui la hante jusque dans les songes ?Mais à qui bon s'interroger : Il est bien plus simple d’accomplir le rite banal, avec la foule, et de s’y soumettre avec elle.Quelques fleurs d’étoffe ou de métal, quelques attributs exprimant leur affliction de parole peinte, une couronne de perles cylindriques ou de porcelaine mate, relèvent de toute plus intime piété.Trop absorbante est la vie pour permettre d’entretenir mieux les relations posthumes.On se présente plus volontiers chez les gens lorsqu’on se sait attendu.Les morts sont casaniers ; ils restent chez eux ; mais enfin, à l’instar des vivants, ils ont leur jour : le 1er Novembre ils reçoivent.* * * Pauvres morts ! Ce n’est pas assez, souvent, de leur élever des mausolées que démocratise le plus riche mauvais goût ; on leur impose encore la ferblanterie et la poterie de tous les zincs et de toutes les céramiques.Cette chose humble et obscure, une tombe, que devraient ombrager seulement les érables et les saules, ne se soustrait pas au commun sacrilège de la vanité.L’art, qui possède seul le secret de s'harmoniser avec la nature, n'a pas l’outillage au rabais de l’industrie.Et celle-ci, insolente comme la masse qui est avec elle, prodigue les trésors de ses laideurs.Le marbre qui s’animait jadis pour ressusciter la vie, se débite en tablettes, multipliant ces médaillons, ces cartouches aux mensonges éplorés, aux mains unies dont les poignets laissent lamentablement pendre deux bouts de chaine brisée.Le gazon, le gazon qui fait un linceul si délicieusement vert aux tertres sous lesquels se prolonge un si calme sommeil, ne flatte pas assez les yeux.Tout ce que le négoce invente d’artificiel, de faux, de vulgaire pour pasticher la Création, bannit peu à peu l’herbe, la plante, la fleur de l’étroite place que tient ensevelie, la créature ! Les tombeaux sont avides de fleurs, mais de fleurs fraiches, de fleurs écloses du sol, et qui elles aussi vivent et meurent.Les autres, celles qui se fripent au lieu de se faner, qui ne s’effeuillent pas, mais se décolorent, et ne voient pas se détacher un à un leurs pétales, mais leur tissu se déchirer après avoir montrer sa trame, celles-là sont odieuses."Elles durent plus longtemps’’, répondent1 les esprits économiques et pratiques .C’est bien ce que je leur reproche de trop longtemps durer.On ne rajeunit jamais assez les tombes, et c'est leur donner une éternelle jeunesse que d’éternellement les fleurir.A notre existence éphémère, à notre mémoire qui si peu lui survit, il faut des offrandes à leur image.Tout ce qui s’en écarte est vain.* * * Mais vous ne le persuaderez à personne.Les morts, d’habitude, habitent loin.C’est un temps précieux dérobé aux loisirs que les heures perdues sur les routes qui mènent aux cimetières.Puis, on n’est pas disposé à être triste plus d'une fois l’an, ou à le paraître, — ce qui est tout comme.Ce n’est pas qu’on oublie, oh ! non ; mais enfin, prendre pour but de promenade ces endroits où tout rappelle que fortune, honneurs, beauté, succès, aboutissent au même terme fatal, est-ce bien divertissant ?On ne vit pas avec les morts, dit l’égoïsme des sages.On a tort, peut-être, de ne pas vivre davantage avec eux.Ils nous enseigneraient à ne pas attacher trop grand prix à la vie, à en faire quelquefois un meilleur usage qu'eux-mêmes et à ne pas être trop injuste, trop intéressé, trop vindicatif, trop ombrageux, à ne pas sacrifier tout à l'ambition et à l'orgueil, à se mesurer mieux enfin à sa taille en regardant combien petite est celle, couchée, des plus grands.DANSE LA GIGUE ECOSSAISE A ^2 UNE VIEILLE DAME CONFIE LE SECRET DE SA VIGUEUR L'auteur de la lettre ci-dessous souffrit déjà de rhumatisme, maux de tête et dépression.Une vieille dame bien alerte lui confia un jour le secret de sa robuste santé.Voici comment cette personne fut soulagée par Kruschen : — "Kruschen me fut recommandé par une vieille dame ae soixante-douze ans qui, grâce à Kruschen qu’elle prit pendant trente ans, danse encore la gigue écossaise.Elle me conseilla de prendre des Sels Kruschen pour me soulager des maux de tète dont je souffrais tous les matins au réveil et de rhumatisme aux deux épaules.Les Sels Kruschen firent disparaître si bien les deux que je continue d'en prendre pour me tenir en bonne santé." — (Mme) F.B.VV.Kruschen est une combinaison de sels minéraux qui aident à régulariser le fonctionnement du foie, des reins et de l’appareil digestif.Ces sels nettoient les organes et gardent ainsi le sang pur.CASSE LATOUX r sirop i MATHIEU RHUMES k BRONCHITES i L.LA GRIPPE Jt mrinrus GRATIS Ub DUfnlflqiu oadMO est âowaA gratis a too chaque livre A* Thé ou Café BRISTOL TU noir fantnil CcjUn et ItWIlai Café (tnaU par.EN VENTE PARTOUT Dauuf«i-J« à votre lom11tUmm Hygiène EQUILIBRE Le corps humain possède une force vraiment prodigieuse mais il est aussi d’une extrême fragilité.Privé d’air ne fut-ce que pendant quelques instants, il meurt ; privé de son sang pendant seulement quelques minutes, les cellules les plus importantes du cerveau sont à jamais endommagées.La force réelle du corps réside dans son pouvoir de compensation, c'cst-à-dire dans son adaptation aux différents changements de la nature.Un simple exemple peut illustrer ce fait, c’est celui de la température constante maintenue par le corps en dépit des variations atmosphériques auxquelles il est exposé.Une foule d’autres exemples intéressants pourraient être cités pour démontrer ce pouvoir d'équilibre dans les fonctions de notre organisme.Ainsi le cerveau humain ne possède-t-il pas un pouvoir extraordinaire d'adaptation et de coordination de la vie intellectuelle et morale ?L'équilibre parfait de toutes les fonctions de notre corps dénote la santé ; au contraire, tout déséquilibre est signe d'altération de la santé et quelquefois l'indice de la maladie.Il est évident qu'il faille nous adapter aux variations de la température de même qu’aux autres agents modificateurs externes.11 n'est pas moins nécessaire de nous adapter aussi au caractère et au tempérament des personnes qui nous entourent et auprès desquelles nous travaillons quotidiennement et de celles qui ont autorité sur nous, c’est l’unique condition d’une vie en harmonie dans la société au milieu de laquelle nous vivons.L'équilibre des fonctions du corps humain pour être parfait ne requiert pas seulement une adaptation aux agents modificateurs externes mais aussi aux changements internes qui peuvent se produire.Notre organisme serait détruit par sa propre chaleur et ses déchets organiques si son pouvoir d'élimination était entravé.Il faut aussi de l'harmonie dans les fonctions de notre système nerveux ; plusieurs agents modificateurs entrent ici en cause.Nous ne naissons pas tous avec les mêmes qualités intellectuelles ; 11 faut, par conséquent, apprendre à nous connaître tel que nous sommes, être capables de rc-connaitre la supériorité des autres sans toutefois nous sentir inférieurs.L'autorité doit nous paraître comme une amie, une aide, servant à nous diriger sagement vers des fins désirables.Chacun doit pouvoir accomplir quelque bien avec une satisfaction personnelle et de façon à le faire reconnaître de la société.Récréations Solutions des questions posées] (dans l’Avenir du Nord du 16 oc-i ( tobre 1936 : INSTRUISONS-NOUS Quelles sont las distances moyennes des planètes au Soleil ?La distance moyenne de la Terre au Soleil est de 149,498,500 kilomètres.Cette distance étant prise pour unité, celles des autres planètes sont respectivement : Mercure: 0,387; Vénus: 0,723 ; la Terre : 1 ; Mars : 1,524; les planètes télescopiques: 2,8 ; Jupiter : 5,203 : Saturne : 9.539 : Uranus : 19.183 ; Nep- tune : 30,055.On voit que la loi de Bode, que nous avons rappelée la semaine dernière, n’est pas absolument exacte.D’où vient le nom de "Pont d'Arcole" donné au pont qui relie 1 ) l’ile de la Cité à l’Hotel de Ville ?j Contrairement à la créance générale, le pont d’Arcole ne tire pas son nom de la célèbre bataille de Bonaparte, mais de l’exploit d'un jeune homme, appelé d’Arcole.qui “participa", le 28 juillet 1830, à l'attaque de l'Hôtel de Ville, en s'élançant sur le pont.Quel est le point le moins élevé du Monde ?Les rives de la mer Morte, dont le niveau est 394 mètres au-dessous de la Méditerranée, sont certainement les plus basses terres du monde.Notons que la mer Caspienne est à 26 mètres au-dessous de la Méditerranée, et que dans le désert de Gobi se trouve une vaste dépression au-dessous de 50 mètres.CHARADE Char — Rue — Charrue MOTS EN CARRE N I M B E M B E A N U U M E E E L E E N NOUVEAUX PROBLEMES * MOTS EN LOSANGE j 1.En Occident.— 2.N’a pas j de patrie, dit-on.— 3.Du verbe ! (avoir.— 4.Demande liturgique.[— 5.Peut se trouver dans les dé- [ [ combres d’un incendie.— 6.Ne i (fait pas ia chanson.— 7.En ! Occident.j.MOTS JANUS Voyez-moi sur la grève, Je vais, je viens, grondant sans trêve.Maintenant, retournez : (Alors, vous le verrez, (Ce qui doit arriver au rocher j du rivage ÎSous les coups répétés de mon ' premier visage.I CHARADE (Aux bois retentit mon premier ( Souvent, repérant mon entier, } L'hirondelle y fait mon dernier.ANAGRAMME Je suis couleur de feu, Mais je n’ai point de flamme.] Mais brouillez mes six pieds : ( je peux être de feu Je témoigne une flamme, Vous brouillez encore, alors je pourrai être [Les vêtements de nos ancêtres.L’adulte sera ce que l’auront fait ses habitudes d'enfant.L’enfant puni inutilement en classe ou traité injustement à la maison n’apprendra pas une juste soumission à l’autorité.L’humiliation chez l’enfant, sous quelque forme qu’elle soit est toujours un mal : elle le blesse dans son orgueil et le porte à la défiance.L’enfant a besoin d’être compris et d’être dirigé afin do lui permettre de pouvoir s’adapter aux circonstances à mesure qu'elles se présenteront et de mener ainsi une vie heureuse au milieu de son entourage.Pour questions au sujet de l’hygiène.écrire à l’Association Médicale du Canada, 184 rue Collège, Toronto, Ont.Une réponse personnelle sera envoyée par écrit.LA SCIENCE DEFEND LES REPAS SANS MATIÈRES ^ASSIMILABLES’’ Elle Déclare que le Son Kellogg’s All-Bkan Fournit ce Complément du Régime Les épreuves scientifiques ont démontré que les repas dépourvus de “matières inassimilablcs" appropriées favorisent la constipation ordinaire.Cet état cause des malaises, des maux de tête, la perte de l’appétit et même des maladies graves.Evitez cette alimentation défectueuse en ajoutant du Son Kellogg’s All-Bran à votre menu.Il fournit abondamment des “matières inassimilables” sous une forme commode.Ces matières nhsorbent l’humidité, stimulent et nettoient doucement le système.Iai Son Kellogg’s All-Bran contient aussi des vitamines B et du fer.Les “matières inassimilables” du Son Kellogg’s Ai.l-Bran sont souvent plus efficaces que celles des fruits et des légumes, parce qu’elles ne se dispersent pas dans l’organisme.Deux cuillerées à soupe par jour suffisent ordinairement.Si vous n’ête8 pas soulagé par ce traitement, consultez votre médecin.Iæ Son Kellogg’s Au.-Bran peut être servi comme céréale, avec du lait ou de ln crème; parsemé sur les ’soupes, salades ou autres céréales; ou cuisiné dans d’appétissants muffins, petits pains, gaufres, etc.Il ajoute à vos plats une délicieuse saveur de noisette.Cela vaut beaucoup mieux que do prendre des remèdes brevetés, souvent nuisibles! I.e Son Kellogg's Am,-Bran est vendu dans toutes les épiceries.Fabriqué pur Kellogg, à London, Ontario.LA MORT Qu’est-ce donc que la mort ?C'est la feuille qui tombe.C’est le son qui s'éteint, c'est le jour qui finit.C’est le mystérieux abime de la tombe Qui s’ouvre sous la croix de bois ou de granit.C'est le noir océan, la froide catacombe Où tout roule et s’endort, où tout se réunit.C'est la faulx qui moissonne et vautour et colombe, Et qui renverse tout, et qui tout aplanit.La mort !.mais c'est aussi la fin d'un mauvais rêve.C’est aux yeux étonnés le rideau qui se lève.Inondant tous nos sens de céleste clarté.C'est le port qui s'ouvre aux naufragés de la vie.C'est l’âme, en une extase amoureuse ravie, Au seuil blanc de la gloire et de l’éternité.Charles GARNIER.LA FERME ET LA TOUSSAINT Origine et légendes La colon no do beauté dirigée par Cousine Blanche Diplômée de V Université de Beauté de Paris \o> Y jé / / SI VOUS VOULEZ ETRE BELLES, SOIGNEZ VOTRE ESTOMAC Les fruits de la terre sont à l'honneur au jour de la Toussaint ; ils occupent même une place toute spéciale dans les traditions et les coutumes qui entourent cette solennité La pomme que les enfants vont quêter de porte en porte ou qu’ils doivent saisir avec leurs dents dans des baquets pleins d'eau la citrouille creusée, taillée et éclairée, qui revêt des formes fantastiques, rappelant les lutins ou fcux-follets, et même l’humble chou ont, en cette occasion, une importance significative.Ne sait-on pas en clTet que dans certains pays, les jeunes filles se lèvent la nuit de la Toussaint pour aller cueillir une tige de chou dans la plate-bande ; si la tige est haute, courte ou crochue, ainsi sera leur mari.Toutes ces coutumes remontent a l'antiquité païenne ; bien longtemps avant que l’Eglise eût établi la solennité de la Toussaint.Rome célébrait ce jour-là la fête de Po-mone, déesse des fruits, et les enfants qui, samedi prochain, iront de maison en maison quêter des pommes, répéteront inconsciemment le geste que faisaient il y a trois mille ans les enfants d'autres pays ; la flamme placée au centre d’une citrouille pour imiter le feu-follet rappelle l’ancienne croyance druidique que la veille de la Toussaint était la seule nuit de l’année où les sorcières, les diablotins de la terre et de l’air et les mauvais esprits avaient la permission d’errer sur terre.En cette nuit, disaient les Druides, Saman, seigneur de la mort, rappelle les âmes mauvaises qui ont été condamnées au cours des douzes mois précédents à habiter le corps des animaux.En Irlande la veillée du 31 octobre est encore désignée “Oidhche Shamh-na,” la vigile de Saman.Le 1er novembre les Druides allumaient de grands feux de joie pour remercier le Dieu du Soleil de la moisson dont il les avait gratifiés.En Ecosse, ces feux font encore partie des célébrations de la Toussaint où ils constituent une relique du culte voué à Baal.On prétend même que les mauvais esprits des temps druiti-j ques reviennent encore sur terre Isous forme de jeunes étourdis qui , dans leurs ébats dépassent sou' vent les bornes permises et saccagent la propriété.Toutes ces coutumes ne sont pas cependant d’origine païenne et il en est une au moins inspirée par l’esprit chrétien.Dans nos campagnes québecquoiscs les cultivateurs apportent fruits et légumes pour les vendre à l’encan à la sortie de l’église le jour de la Toussaint, et le produit de ces ventes sert à faire dire des messes pour les âmes des trépassés.La pomme occupe toujours la première place aux fêtes de la Toussaint, spécialement au Canada où les agronomes ont plus fait peut-être pour améliorer ce fruit que ceux de tout autre pays, mais la citrouille qui donne des tartes et des confitures exquises est aussi tenue en haute estime.Voici quelques recettes dont la ménagère pourra s’inspirer pour le repas de la Toussaint.TARTE A LA CITROUILLE ET AU MIEL 1 tasse de citrouille cuite, >/2 tasse de miel, 1 /3 cuillerée à thé de gingembre, 1 >4 tasse de lait, 1 /3 cuillerée à thé de cannelle, 1/3 cuillerée à thé de sel, 1 oeuf.Pressez la citrouille à travers une passoire fine, ajoutez le sel.les épices et le miel.Battez bien.Ajoutez un oeuf bien battu, puis le lait.Versez sur une abaisse à tarte dans un plat profond et faites cuire au four à 450 degrés F., pendant dix minutes, puis réduisez la chaleur à 325 degrés.Faites cuire jusqu’à ce que la citrouille soit ferme.La confiture de citrouille est excellenie pour les enfants, on pourra leur en donner et réserver la tarte pour les grandes personnes.Pour la confiture servez-vous de la même recette.mais sans épices.Faites cuire dans des tasses à crème (custard).TRANCHES DE CITROUILLE 6 livres de citrouille, 4 livres de sucre, ! j, once de racine de gingembre, 2~citrons.Coupez la citrouille en tranches, rejetez les graines du centre et la croûte extérieure dure.Coupez la pulpe en petites tranches minces.N’employez que le jus et le zeste du j citron.Mettez le tout ensemble dans un plat émaillé.Faites chauffer jusqu’au point d'ébullition et laites bouillir lentement pendant deux heures, en ayant grand soin de ne pas faire brûler.Enlevez la racine de gingembre.Mettez dans des bocaux stérilisés.• * • CITROUILLE CONFITE Pelez la citrouille.Otez les graines et coupez en morceaux d'un pouce carré.Pesez et ajoutez un poids éga! de sucre.Laissez reposer pendant la nuit.Egouttez.A chaque tasse de sirop ajoutez une cuillerée à thé de vinaigre et un petit morceau de racine de gingembre.Faites cuire jusqu’à ce que le mélange adhère à la cuiller.Ajoutez la citrouille et faites bouillir jusqu'à ce que la citrouille ait absorbé presque tout le sirop.Egouttez parfaitement, puis mettez sur des assiettes pour faire sécher.Lorsque c'est sec, roulez dans du sucre, et enveloppez entre des couches de papier cire.Recettes éprouvées GATEAU POLAIRE AUX PECHES 1 (> tasse de sucre, 2 c.à soupe de farine, Une pincée de sel, 2 jaunes d’oeufs, 3/4 fasse de lait chaud, 2 blancs d’oeufs, 1 c.à soupe de beurre, 1 tasse de pèches écrasées, 1 gâteau éponge, ou l'/b douz.de biscuits à la cuiller, (doigts de dame), 1 tasse de crème à fouetter, 2 c.à soupe de sucre à fruits.Mélangez ensemble le sucre, la farine et le sel et faites cuire avec le lait chaud jusqu’à épaississement.Ajoutez les jaunes d’oeufs battus et faites cuire encore 3 minutes.Retirez du feu, ajoutez le beurre, les blancs d’oeufs battus en neige ferme et les pêches.Garnissez un moule de tranches de gâteau-éponge ou de biscuits à la cuiller.Versez dans ce moule la moitié du mélange, recouvrez de gâteau-éponge, puis versez le reste du mélange et recouvrez le dessus de gàteau-épon-ge.Laissez reposer au froid, dans le compartiment à glace du réfrigérateur, plusieurs heures.Démoulez et recouvrez entièrement de crème fouettée sucrée avant de servir.CREME DES ANGES 1% tasse de lait 14 tasse de farine, 1 /3 tasse de sucre, Une pincée de sel, 2 jaunes d'oeufs, 2 c.à thé d’essence de vanille, 1 tasse de crème à fouetter.Faites chauffer le lait au bain- marie.Mélangez ensemble la farine, le sucre et le sel.Combinez avec les jaunes d'oeufs battus et ajoutez au lait chaud.Remuez jusqu’à ce que le rnt-unge s’épaississe et faites cuire iô minutes.Ajoutez la vanille.Fouettez la crème et incor-porez-la au pouding refroidi.Servez avec des fruits écrasés.?* * GATEAU POLAIRE A L’ERABLE !4 tasse de sirop d'érable, 2 oeufs, V2 c.à thé de vanille, !4 tasse de crème à fouetter, 1 douzaine de doigts de dame, 1 c.à soupe de gélatine granulée, 2 c.à soupe d'eau froide, 2 tasses de lait, 2 c.à soupe de fécule de maïs, 12 tasse de sucre.Faites tremper la gélatine dans l'eau froide.Faites chauffer le lait au bain-marie.Ajoutez le sucre et la fécule de maïs humectée de lait.Faites cuire 10 minutes, en remuant jusqu’à épaississement.Ajoutez les oeufs battus et faites cuire 3 autres minutes, en remuant constamment.Ajoutez la gélatine, le sirop d’érable et la vanille.Lorsque le mélange commence à s’épaissir ajoutez la crème fouettée.Garnissez le moule de biscuits à la cuiller (doigts de dame) et remplissez de couches alternatives du mélange.Mettez dans le réfrigérateur et laissez reposer plusieurs heures.Démoulez et garnissez avec de la crème fouettée, sucrée et aromatisée au goût.Ces recettes sont extraites de la publication intitulée "Desserts à la crème” que l’on peut obtenir en en faisant la demande au Bureau de publicité et d’extension, Ministère fédéral de l'Agriculture, Ottawa.Je reçois, de mes lectrices chaque semaine au delà de 500 lettres.Comme on le devine, ces lettres proviennent de personnes de tous les âges et de toutes les classes de la société.Or, depuis quelques temps, j’ai été frappée par le nombre de lettres provenant de jeunes filles — de 17 à 25 ans — qui se plaignent du fait que leur visage est couvert de “points noirs” dont elles n’arrivent pas à se débaras-ser.Naturellement, on me demande quelle pommage employer pour les chasser.Or, si l’on veut réellement se débarasser de comédons ¦ points noirs) il ne faut pas recourir uniquement aux remèdes extérieurs.Ces remèdes sont utiles, voir même nécessaires, mais le fait qu’a-près traitement les comédons paraissent de nouveau prouve qu’ils sont causés par un dérangement interne.Si vous voulez réellement vous débarasser de ces vilains points noirs, il faut non seulement soigner la peau de votre visage, mais surtout.surveiller votre estomac! Moins de bonbons, de sodas à la crème et de sucreries de tout genre.Plus de jus de fruits, de légumes, plus de fruits crus.et surtout le grand air.Une maman m’écrit qu’elle s’est efforcée par tous les moyens de chasser du visage de sa fille, les vilains comédons qui déparent sa beauté — mais cette Jeune fille qui prépare un bachot quelconque, ne veut pas lâcher ses livres.Elle ne prend aucun exercice.Sa mère voit à ce qu’elle se lave le visage à fond plusieurs fois par Jour, à ce qu’elle rince sa figure d'abord à l’eau tiède puis à l’eau bien froide, comme je l'ai tant de fois conseillé, mais il ne se produit d’amélioration que lorsqu'on force la petite à sortir, à faire de la marche ou de la bicyclette — ce qui a pour effet d’activer la circulation.Pour les cas rebelles, chez les adultes, on recommande fortement le nettoyage à l’huile d’olive chaude — aussi chaude qu’on peut l'endurer.On applique cette huile chaude sur le visage pendant une minute ou deux pour amollir la peau, puis on enlève les points noirs avec un tire-comédons ou en pressant les comédons avec les doigts.Il faut, cependant, prendre soin de ne pas briser la surface de la peau en serrant de trop près le comédon.Mais surtout, prenez le plus d'exercice possible au grand air pour ramener le sang au pore malade.Mangez des mets simples et évitez la constipation.La constipation est la pire ennemie de la beauté féminine et c’est là un fait que toute femme soucieuse de son apparence ne doit jamais oublier.C’est pourquoi j’ai toujours posé comme règle basique de tous les soins de beauté de prendre chaque matin au lever un verre d’eau dans lequel on a fait dissoudre des sels de fruits (Fuits salts, comme on les appelle en anglais).Comme il existe plusieurs marques de ces sels et qu'il ne sont pas tous de même force, on devra suivre le mode d’emploi de la marque que l'on choisit pour déterminer le dosage des sels nécessaire pour assurer une abondante évacuation tous les jours.Il faut que la dose prise ait un effet laxatif mais non un effet purgatif.Suivez ce conseil et vous ne tarderez pas à constater une amélioration dans votre teint ainsi que dans votre santé générale.« * • Si vous désirez obtenir des renseignements sur l'obésité, la maigreur, le développement du buste, l'enlèvement des poils follets, votre poids normal, les mesures proportionnelles à votre grandeur, les soins du visage ou des mains et autres questions de ce genre, vous n'avez qu'à me faire parvenir vos questions et inclure une enveloppe timbrée à votre adresse, et vous recevrez par poste les renseignements désirés.Adressez vos lettres à Cousine Blanche, 197 rue Sainte-Catherine ouest, à Montréal.Ta tàk BE BEXON NAIT la.S4VOX BÀBVS OWN CinaUhuh fioul Rsibt itfioulVuin.'bf, JH "Inutile de vous dire que pour le faire je me sers do la Farine Préparée XXX Brodie.C'est pour cela qu'il est si léger, si délicieux.Et la Brodie est si commode—on n'a pas besoin de s'inquiéter de la poudre à pâte, du soda et du sel, car ces ingrédients sont déjà dans la farine".Essayez cette recette éprouvée de fit GATEAU BLANC beurro 1 tasse lait 3 ¦% \ I Ji tasse doux 2 tasses sucre 3 tasses Farine Préparée XXX Brodie 5 blancs d'oeufs 1 c.à thé essence •à Battez le beurre à la consistance d'une crème épaisse; ajoutez graduellement le sucre et continuez à battre jusqu'à ce que les grains de sucre se soient dissous; ajoutez la farine alternativement avec le lait; incorporez les blancs d'oeufs battus ferme, mais non sec; ajoutez l'essence; versez dans des moules à gâteau enfarinés et graissés.Cuisez à four modé»é (350 F.).Joignez ensemble avec un bon glaçage.Pour mieux réussir, employes IA FARINE PREPAREE BRODIE GRATIS- Durant décembre, un magnifique plat & sandwichs sera donné gratuitement, en plus des primes ordinaires, on échange de* coupons provenant de* produits de qualité Brodie.FOURRV le célèbre aliment producteur d’énergie à la saveur délicieuse SIROP de BLÉ-D’INDE(maïs) EDWARDSBURO CROWN BRAND Un produit do Tho CANADA STARCH COMPANY Limited âcoutcz tes "Syrup Symphonies" du Lundi soir de S ii S.J0 E.S.T.SpOCOOCOCCCOOOOCOCCCCOCCCOCCOOCCCCOOCCCCOCCOCCOOOBOOq I 1 Madame, votre manteau de fourrure usagé aura vraiment l'apparence d'un chic manteau nouveau après avoir été remodelé.Ce travail vous coûtera bien moins cher s'il est fait chez moi que si vous le faites exécuter à Montréal.Vous évitez les transports et les taxes, et en plus, 25% meilleur marché.-o- 40 ANNEES D'EXPERIENCE EST UNE GARANTIE 8 DE COMPETENCE ET DE SATISFACTION | APPORTEZ VOS FOURRURES DES MAINTENANT, AFIN DE LES AVOIR POUR LES FROIDS | A.GIGEERE | 62 Ave Legault Saint-Jérôme k OUVRAGE GARANTIE NOUS ACHETONS LES O r-r DrcnmiCiDi c PEAUX VERTES ET RESPONSABLE Page quatre L’AVENIR DU NORD NOUVELLES DE PARTOUT (De nos correspondants) A Sainte-Thérèse — Le banquet d’huitres de la Chambre de Commerce aura lieu le samedi, 21 novembre prochain.— Le Ministère de la Voirie procède actuellement à l’étendage de gravier sur les routes qui avoisinent la paroisse de Sainte-Thérèse, ainsi que sur celles des paroisses de Terrebonne et de Sainte-Anne.— Il est toujours question de la construction probable d'un hôtel de ville.Ce ne serait pas une dépense inutile.Pour le moment on Installe un système de chauffage dans l’hôtel de ville actuel, et cela temporairement, en vue de la sécurité à apporter à la pompe à Incendie.Il est probable que cette question d'hôtel de ville sera discutée largement d'ici le printemps.— Une nouvelle manufacture vient de s'installer dans notre ville, et occupe un des étages de la manufacture Lesage.Cette compagnie, la Silex, s’occupe particulièrement de chromage.On dit qu’elle emploiera plusieurs employés, et que bientôt elle sera en pleine activité.— La salle paroissiale est devenue, depuis ces derniers mois, le rendez-vous de presque tous les jeunes de notre ville.On y trouve d'ailleurs tous les amusements, et les quilles sont fort à l’honneur.Il est probable que plusieurs organl- 1 sations seront levées dans le but d'apporter des améliorations à cette salle, et de créer bientôt un véritable organisme de cercle paroissial.— Une rumeur veut qu’un groupe de citoyens, la plupart des ama- teurs connus, fondent un cercle dramatique, et présentent au public une représentation, au début de l’année prochaine.Nous applaudissons, et on nous communique que des acteurs, tels que Damase Ju-teau, Arthur Mathieu, et autres ne seraient pas étrangers à ce mouvement.- L’hiver s’approche.Il est certain que la route d’hiver sera entretenue de Montréal à notre ville.Mais on ne sait pas encore si la route sera entretenue Jusqu’à Saint-Jérôme.Les organisateurs de cette dernière ville ne semblent pas vouloir s'en occuper, cette année.— L’hiver s’approche.On ne sait pas encore si nous aurons des sports d’hiver.Aurons-nous du hockey ?Qui en prendra la charge?Du ski ?Qui organisera le club dont 11 était naguère question ?Mats d'ici quelques semaines, quand la neige manifestera son Intention de ne pas partir, on verra bien a secouer son apathie ! THEATRE GEORGES Salnfc-Thànèsc Samedi et dimanche, ce dernier Jour en matinée et en soirée, en plus d’un 111m d’actualités, de plusieurs courtes productions, la célèbre production française : "Crime et Châtiment.’’ qui met en scène deux des plus fameux artistes du cinéma français : Harry Baur et Pierre Blanchard.Un programme de premier plan.Mardi et mercredi soirs, programme entièrement français.Le principal film au programme : “Dernier Chapitre’’ avec Paul Lukas, comme vedette.Le programme de ces deux soirs de la semaine sont à prix populaires, soit 20cts.Jeudi et vendredi : Programme anglais : 3 chapitres de la série : "The Pirate Treasure” et le film "Two in the Dark”.Pour bientôt : Anne-Marie.A Saint-Faustin — Un groupe de nos Jeunes gens ont suivi, tout dernièrement, une retraite fermée chez les Pères Oblats, à Sainte-Agathe.— Mlle Lucile Boivin, de Sainte Agathe, rendait visite à ses parents de Saint-Faustin.— M Wlllie Elliott, de Saint-Alexis-des-Monts, a passé une semaine Ici.Lundi, 20 octobre, a été béni le mariage de Mlle Laura Patry, fille de M.et Mme E.Patry, avec M.Ernest Séguin, fils de M.et Mme André Séguin, du Lac Tremblant.Nos meilleurs voeux de bonheur aux nouveaux époux.— M.et Mme Donat Forget ont l'honneur de faire part à leurs parents et amis de la naissance d'un fils baptisé Joscph-Bernard-Ollles ; parrain et marraine, M.et Mme B.-L.Brosseau, porteuse, Mlle Nicole Brosseau.M.et Mme Joseph Tessier, de Saint-Faustin, étaient de passage à Oka où Us visitèrent des parents.Mlle Mathilda Levert était de passage à Montréal pour une semaine.— Mlle Agathe Binette était de passage au Lac Tremblant, lundi dernier.— M.et Mme Josaphat Valllères, de Notre-Dame du Laus, sont arrivés à Saint-Faustin pour y demeurer.• • ?A Ferme-Neuve A Brébeuf — Vendredi dernier, 23 octobre, • eurent lieu les funérailles de Mme Adrien Tougas, née Lauzon.Beau- | coup de parents et d’amis, sont venus témoigner des marques de sympathies à la famille.— M.Gérard Coupai est en voyage à Halifax.— Mlle M.-Antoinette Coupai est de retour d’un voyage à Montréal.— M.et Mme Paul Manviel étaient à Brébeuf, ces jours derniers.W.C.PITFIELD & COMPANY LIMITED laleurs de Placements 235 rue St-Jacques, 63, rue Ste-Anne MONTREAL QUEBEC Renseignements financiers sur demande TORONTO OTTAWA SAINT JOHN MONCTON FREDERICTON CAMPBIXLTO.N HALIFAX CHARLOTTETOWN VANCOUVER — M.et Mme Arthur Cloutier, est de passage à Montréal.— M.Arthur Lefebvre, grand comédien du poste CKAC, ainsi que quelques copains, ont passé quelques jours à la Villa des Loisirs, sur le bord du Lac des Journalistes.— De passage à Montréal, Mmes Isaïe Lévesque, Arthur Labelle, MM.Orner Brosseau et D.-D.Leduc.— M.et Mme Ange-Albert Lafontaine ont fait un voyage à Ottawa, Montréal et Saint-Jérôme.— Mlle Bibiane Beauchamp, de Mont-Laurier, passe quelques Jours dans sa famille.— Mlle Simonne Gibault est retournée à Woonsocket, R.I., après avoir passé un an chez son oncle, M.l’abbé J.-A.Génler.— Mlle Annette Lafontaine a passé quelques jours à Mont-Laurier.— Samedi dernier, M.Philias Laçasse, fils de M.Alphonse Laçasse, de Ferme-Neuve, unissait sa destinée à celle de Mlle Simonne Gué-nette, fille de M.Joseph Guénette.de Mont-Saint-Michel.La noce a eu lieu au Château des Laurentid js.* * • A Sainte-Adèle — M.et Mme Charles Suchet, de Montréal, ainsi que leur fils Jean-Yves et leur fille Louise, étaient en fin de semaine à Sainte-Adèle, les invités de M.et Mme A.Ouimet.— M.et Mme P.Charette sont heureux d’annoncer la naissance d'une fille baptisée Marie.Anne, Denise.Marraire, Mlle M.-A.Beaul-| ne ; parrain, M.Orner Beaulne.Vient de paraître Une traduction française de “CANADIEN” par le col.Wilfrid Bovey Le public, qui a accueilli avec un empressement si marqué la publication de “CANADIEN" par le col.W.Bovey, regrettait, cependant, de ne pouvoir disposer d’un texte français.Avec la collaboration du R.P.Guillaume Lavallée, o.f.m., • auteur de la version française i, les EDITIONS ALBERT LEVESQUE peuvent ollrir aujourd'hui un volume qui ne le cède en rien à l’édition anglaise.“CANADIEN” est une étude, conçue dans un esprit de grande compréhension et de sympathie sur les Canadiens français, leurs moeurs, les coutumes, leurs habitudes, leur gouvernement, leur histoire, etc.Ce livre s’adressait tout d’abord aux Anglo-canadiens, mais il comporte, même pour les Canadiens français, d'utiles enseignements.Le col.Bovey étudie d’abord le cadre géographique où évolue le Canadien français.Il le fait en homme qui connaît les coins familiers et sait goûter le charme unique de la nature canadienne.U passe ensuite aux considérations historiques : ensemble de nos origines et faits marquants de notre histoire.L’auteur considère particulièrement, dans un chapitre d’un haut Intérêt, la continuité de notre effort qu’il appelle “la volonté de durer”.Notre système d'éducation a fait l'objet d’un travail très documenté, où la comparaison avec les systèmes en vigueur dans les autres provinces du Canada n’est pas toujours, loin de là, à notre désavantage.Notre gouvernement provincial, notre littérature, noire art, notre architecture sont étudiés d'une façon assez poussée, où ne manquent ni les aperçus nouveaux, ni les savantes synthèses.M.Bovey sait faire la part de l’emprise de modernisme et marque la place toujours plus importante que les Canadiens français ont su se tailler dans la domaine industriel, économique et financier.Cette étude d’ensemble ne s'en tient pas uniquement à la province de Québec.Elle apprécie le mouvement des Acadiens aussi bien que celui de nos compatriotes des provinces de l'Ouest."CANADIEN", important volume de 321 pages, sur papier souple, est publié dans la série des "Documents sociaux" des Editions Albert Lévesque.En vente, au prix de $1.25, chez l’éditeur, 1735, rue Saint-Denis, Montréal, et dans toutes les librairies bien assorties.Prix spécial pour les membres de la Société des Mécènes.AU SALON DE L'AUTO “Le Salon de l'Auto de Montréal pour 1937 sera une exposition de haute qualité à tout point de vue, déclare M.P.-N.Mainguy, ancien président et directeur actuel de la Montreal Automobile Trade Association, Limited, et gérant pour toute la province de Québec de la compagnie Ford du Canada.Non seulement l’édifice choisi.le Sun Life, est-il le plus beau de la ville mais le décor sera d’un luxe inégalé dans le passé.Tous les détails ont été l'objet d'une minutieuse attention de la part des organisateurs et aucune dépense n’a été négligée pour réhausser l’apparence des divers exhibits."Evidemment, les décorations ne sont pas encore en place, continue M.Mainguy.mais nous pouvons déjà entrevoir ce que sera l’effet général.Nous avons retenu les services d’un décorateur expert se spécialisant dans la décoration des expositions de tous genres.Notre artiste nous a dessiné un décor beaucoup plus élégant, cette année, que dans le passé.Des colonnes de métal “La principale note décorative, cette année, sera de resplendissantes rangées de colonnes recouvertes entièrement du brillant métal Monel, dit M.Mainguy.Fortement illuminées, elles feront un contraste saisissant avec l’ensemble des décorations dont le plan général est fait de satin rouge, de draperies Jaunes et bleu et de grands panneaux d'un riche matériel et de diverses couleurs.Il y aura des fleurs et du feuillage naturel à profusion.Chaque colonne sera striée d’une bande de velours rouge de la base au plafond ; du haut de la colonne retombera du feuillage verdoyant.Toutes les fenêtres seront entourées de chics draperies en jaune et bleu.Sur les murs, entre les fenêtres, de grands panneaux seront suspendus.Ces panneaux seront en lourde soie et artistiquement brodés.Les couleurs varieront ; certains seront noirs avec des dessins dorés; d'au- ; très seront futuristes avec une corn- j plexlté de triangles reproduisant | toute la gamme de l'arc-en-clel.Les : difïérents exhibits seront limités par des affiches sur lesquelles on pourra lire le nom de la marque d'automobile exposée dans ce rectangle.Modernisme élégant “La décoration intérieure sera digne de la position qu’occupe l'industrie automobile au tout premier rang du modernisme américain, affirme M.Mainguy.L'aspect des deux étages de l'édifice Sun Life ravira les connaisseurs.La premiè • re chose qui impressionnera le visiteur sera la luminosité douce et reposante de l’intérieur — un Salon bien éclairé mais ’ sans rien d'éblouissant et formant un fond parfait pour les nouveaux automobiles qui resplendissent partout sur le plancher.Les colonnes seront entièrement recouvertes de minces feuilles de métal Monel, ce qui donnera un cachet tout particulier a l’ensemble.Grâce à l’art magique du décorateur, elles deviendront de grandes colonnes de lumière, s’élevant vers le ciel harmonieusement.Ces colonnes sont divisées en quatre groupes : pour la moitié d’un étage elles seront couleur argent et sur l’autre moitié couleur or ; à l'autre étage, une moitié sera cuivre et l’autre d’un beau vert.Entreprises coûteuses "Nécessairement toutes ces décorations sont coûteuses, mais le bureau de direction de la Montreal Automobile Trade Association, Limited, a donné instruction à son gérant-général, M.Adelstan Lévesque.de n’épargner sur rien dans la réalisation du prochain Salon de l’Auto.Carte blanche a été unanimement accordée à M.Lévesque et il est libre d’aller de l’avant avec tous les détails de l’organisation.Il n’a rien pour lui nuire ou retarder ses plans, et nous sommes convaincus qu’ii ne flanchera pas devant la tâche, affirme M.Mainguy.“Comme par le passé, nous publierons un programme-souvenir de luxe.Il contiendra toutes les spécifications des nouveaux modèles des différentes marques d’automobiles et une liste complète des prix.Plusieurs articles remarquables s’y trouveront aussi et nul doute qu’il sera d'un grand intérêt pour les visiteurs du Salon et qu’il sera conservé comme un livre de références pouvant guider dans les achats futurs.Service rapide "Seize ascenseurs modernes et rapides seront à la disposition du public dans l’édifice Sun Life, nous dit M.Mainguy, en terminant.Cela sera plus que suffisant pour transporter le grand nombre de visiteurs et il n’y aura jamais encombrement.De grands vestiaires et des salles de repos ultra-modernes seront aussi à la disposition du public sur les troisième et quatrième planchers.Comme vous pouvez en juger par ces quelques détaiLs 1" prochain Salon de l'Auto sera fait sur une grande échelle et il nourra être comparé favorablement avec l’Exposition de New-York.” Saint-Jérôme, le 30 octobre 1936 -¦fis?26 oz.s 1.90 40 oz.*2.65 %mflytajULS/aAqwi Plcdr Distillé et «mboutnllé au Canada par MEICHERS DISTILLERIES LIMITED Montréal «t BarthlorrliU -"II; fëfteAÈÿ-E'Z. Una Merkel, Waller Abel.LA CONSERVATION DES LEGUMES DANS LA CAVE DE LA MAISON Il est très facile de conserver des légumes tubéreux pour l'emploi de la famille pendant l’hiver.Les betteraves, les carottes, les choux, le céleri, les panais, les pommes de terre, et les rutabagas, mieux connus sous le nom de navets de Suède ou choux de Siam, peuvent aisément se conserver dans une cave â l'épreuve de la gelée, humide et sombre, mais bien aérée.La meilleure température d’entreposage est de 33o Fahrenheit.Dans tous les cas, dit T.-F.Ritchie, premier aide horticulteur de la Ferme expérimentale centrale du Ministère fénéral de l’agriculture, les légumes choisis pour la conservation doivent être bien développés, sans tares causées par les insectes ou d’autres agents, et de grosseur moyenne.Les légumes de grosseur moyenne, bien formés, ont une meilleure qualité que les produits plus gros, trop développés.On peut aisément et sans frais construire une petite chambre é légumes dans le coin de la cave de la maison, au moyen de planches ordinaires ou isolantes.Une rangée de montants ou colombages revêtus de planches des deux côtés, intérieur et extérieur, empêche les écarts de température que la fournaise pourrait causer.La porte de ce compartiment doit être construite pour correspondre avec les murs et être munie de panneaux mobiles, l’un au sommet et l'autre au bas, afin de régler la température pendant les grands froids, il vaut mieux que le châssis du mur extérieur de la cave puisse servir de ventilateur.Si le plancher est en béton, il faudra le recouvrir en dedans du compartiment à légumes, d’une couche de terre sablonneuse de 3 pouces d'épaisseur.Ceci permettra de maintenir au degré voulu l'humidité de ce compartiment ; en arrosant de temps à autre cette couche de terre il sera possible de garder l'air humide et d’empêcher les légumes entreposés de se flétrir.Cette même terre sera utile également pour la conservation des choux et du céleri, que l’on placera dans une position verticale, en laissant leurs racines, les choux les têtes se touchant, et les plants de céleri serrés l'un contre l'autre dans les rangées, mais avec un espace de huit pouces entre les rangées.Les compartiments ou coffres en planches d'un pouce d’épaisseur par trois pouces de large, pour les extrémités, les côtés et les plan- Comme appartenant audit défendeur l'immeuble suivant, savoir : Un certain emplacement situé dans la paroisse de Saint-Colum-ban, comté des Deux-Montagnes, formant partie du lot connu et désigné sous le numéro deux cent soixante-seize (No ptie 276) aux plan et livre de renvoi officiels de ladite paroisse de Saint-Columban, et borne comme suit : d’un côté par le lot numéro deux cent soixante-quinze (2751, d’un autre côté par le lot numéro deux cent soixante-dix-sept (No 277), â une extrémité par la Rivière de Bellefeuille, et l'autre extrémité par les terres du comté de Terrebonne — avec toutes bâtisses érigées sur ledit emplacement.Pour être vendu à la porte de l’église paroissiale catholique de Saint-Columban, district de Terrebonne, le DIX-SEPTIEME jour de NOVEMBRE mil neuf cent trente-six à DEUX heures de l’après-midi.Le shérif.Bureau du shérif, J.-W.CYR.Saint-Jérôme le 10 octobre, 1936.FIERI FACIAS DE BONIS ET DE TERRIS.Cour Supérieure.Canada, Province de Québec, District de Terrebonne, No 5876.GODFROY DELORME, agent, de la ville de Lachute, comté d’Argen-teuil, district de Terrebonne, demandeur ; vs DANIEL RANDALL, de la paroisse de Saint-André, dit comté et district, défendeur.Comme appartenant au dit défendeur, l’immeuble suivant, savoir; Un certain emplacement situé dans la paroisse de Saint-André, connu et désigné aux plan et livre de renvoi officiels de la dite paroisse de Saint-André, dans le comté d'Argenteuil, comme formant la partie est du lot numéro quatre-vingt-treize (ptie E.93); borné au nord, par le lot numéro cent quarante-cinq, au sud, par le chemin utilisé comme prolongation de la rue Saint-André, â l’est, par le chemin conduisant à Carillon, et à l’ouest par le résidu du dit lot No 93, appartenant à la "Communauté des Soeurs de Charité de la Providence” mesurant en front, vers le sud environ deux cents pieds (200'), en arrière, vers le nord environ cent cinquante pieds (150’), d'un côté vers l'est, environ deux cent cinquante-cinq pieds (255’) et de l’autre côté vers l'ouest, environ deux cent quarante pieds (240’), les dites mesures étant d'après la mesure anglaise et plus ou moins, le plus ou moins étant au profit ou à la perte de l’acquéreur, l’emplacement vendu par les présentes étant tel qu’enclos — avec une résidence, étable et hangar sus-érigés.Pour être vendu à la porte de l’église paroissiale catholique de Saint-André d’Argenteuil district de Terrebonne, le VINGT et UNIEME jour de NOVEMBRE, mil neuf cent trente-six à DEUX heures de l’après-midi.Le shérif, Bureau du shérif, J.-W.CYR.Saint-Jérôme, 13 octobre 1936.chers permettent l’aération et préviennent la fermentation avec les pertes qui en résultent.Ils peuvent servir à conserver les racines et les pommes de terre.Lorsque l’on enlève du jardin les choux et le céleri pour les entreposer, il faut avoir soin de détacher a terre meuble que portent les racines et d’enlever les feuilles grossières.Une danse a été organisée par le club de tennis Dominion, pour jeudi soir prochain, 5 novembre, a la salle Maurice.Cette soirée est organisée à l’occasion de la distribution des coupes aux heureux gagnants, lors des tournois de la dernière saison.Tous les membres des clubs Regent et Dominion, ainsi que leurs amis, sont cordialement invités à se rendre à cette réunion.L’entrée est gratuite.DIMANCHE ET LUNDI 1er et 2 novembre U Marraine de Charley avec Lucien Baroux ; Aux Jardins de Murcie avec Juanita Montenogro.MARDI, MERCREDI ET JEUDI 3, 4 et 5 novembre I live my Life avec Joan Crawford ; Ladies in I,ove avec Janet Gaynor, Loretta Young, Constance Bennett et Simone Simon.ECOLE TECHNIQUE 200, rue SHERBROOKE OUEST, MONTREAL COURS D’AUTOMOBILE Un cours pratique de mécanique et d'électricité d’automobile.Moteurs modernes de 4, 6, 8 et 12 cylindres.Rétribution réduite de 20%.Venez voir eu écrivez.Le prochain cours commencera le 9 novembre 1936
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