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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 5 août 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1938-08-05, Collections de BAnQ.

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y 1897-1938 U _ ^ SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE QUARANTE ANS 1897-1938 “LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : S2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-DEUXIEME ANNEE, NUMERO 31 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 5 AOUT 1938 L’entente Cordiale La sauvegarde de la démocratie Pour l’épanouissement de la culture française George VI et Elisabeth, désireux de continuer la tradition établie par leurs illustres prédécesseurs depuis l'époque victorienne, se sont fait un devoir de rendre une visite officielle a la France devenue la plus grande amie de l'Angleterre après avoir été sa pire ennemie sur terre et sur mer.Après les Dominions britanniques, il n'est pas de pays étranger plus cher au coeur de l’Angleterre que la France.Quant à celle-ci, 11 semble qu'elle porte plus d'intérêt à la prospérité et à la sécurité de sa voisine d'outre-Manche qu'à ses colonies.Rien d'étonnant à cet état de choses.Les deux plus grandes nations du monde moderne y trouvent leur propre intérêt en même temps que la sauvegarde de la démocratie et l'espoir d'une paix ébranlée par le sectarisme et l'ambition des états totalitaires.Après la visite tapageuse de Mussolini à Hitler et celle non moins tarnumesque du Fürher au Duce, la manifestation d'amitié et de solidarité franco-anglaise s'imposait pour redonner confiance aux nations 1 restées tideles à l'idéal démocratique et pour les reposer pour un temps 1 de ces relents de poudre que les Césars de Rome et de Berlin leur font respirer de temps à autre.La réception réservée aux souverains britanniques par la France n’avait rien de la pompe exagérée et du faste de commande qui expriment une sincérité et une solidarité douteuses, que l’Allemagne et l'Italie avaient déployés lors du passage des deux dictateurs.Son caractère possédait la solennité impériale jointe à l'exubérance spontanée des" peuples libres de manifester leur approbation ou leur réprobation.Les allocutions du roi et du président Lebrun ne contenaient aucune déclaration ampoulée, aucun reproche virulent à l’adresse de* nations qui ne partagent pas leur foi politique, aucun défi à leurs voisins.Au contraire, sans obliger les autres pays à rentrer dans le giron de la democratic, le roi et le président ont invité les autres gouvernements — les dictatures surtout — à venir rejoindre la France et I Angleterre sur le terrain de la paix religieuse, sociale et économique.Cette intervention indirecte des deux chefs d'Etat a e>> une influence salutaire sur les actes des dictateurs et aura une répercussion heureuse dans les affaires mondiales.Car pendant le séjour même de Georges VI en France.Hitler manifesta le désir de régler certaines questions dont il retardait toujours l'étude, dans un but d'hostilité envers Londres et Paris.Ces visites d'amitié, pourvu qu elles soient marquées au coin de la sincérité et du désir inébranlable de coopérer à l'obtention d'une fin bien déterminée, exercent une influence plus profonde sur l'esprit et la volonté des gouvernants et des peuples que la olupart des conférences et des assemblées ou les hommes d'Etat s'épuisent en de longues et parfois en de stériles discussions académiques, et qui ne poussent pas les masses à cet enthousiasme souvent nécessaire aux dirigeants qui veulent prendre la température de l'opinion publique.Le séjour des souverains anglais en France a déjà produit ses fruits.II a démontré une fois de plus au monde que la démocratie n'est pas une institution vermoulue et pantelante et surtout qu elle n'est pas fermée aux bonnes volontés et aux esprits larges qui veulent travailler à main- 1 tenir l'équilibre du monde contemporain déchiré par le désir insatiable | des uns et par l'orgueil ou la faiblesse des autres.Il a donné le spectacle réconfortant de deux grandes nations amies et unies dans leur action qui a pour but de combattre tout empiètement des idéologies nouvelles et étrangères qui viennent en conflit avec leur esprit et leur idéal.A ce point de vue.U a tiré les Etats totalitaires de Uur rêve insensé d'étendre leur domination à la civilisation occidentale et de lui ravir ses privilèges auxquels elle tient tant.L Angleterre et la France ne cherchent pas à exterminer les peuples qui s'abandonnent à l'étreinte des dictateurs En retour, elles réclament la liberté de remplir leur mission civilisatrice et de conserver leurs institutions.* C'est l'axe Londres-Paris qui se cabre en face de l'axe Rome-Berlin, non pour l'attaquer, mais pour l'arrêter dans sa marche effrénée vers la guerre et lui tendre une main loyale et expérimentée, celle de l ' Entente Cordiale' qui a rempli une belle mission dans le passé et qui est appelée à jouer un rôle important dans l'avenir.W.E.Tel sera le but du nouveau Collège français de Montréal, déclare son directeur, M.l’abbé Amable Lemoine.“Nous venons nous mettre à la son travail et sa Conduite ont donné disposition des autorités religieuses dans l’ensemble satisfaction.Dans du diocèse de Montréal pour contri- , le cas contraire, le directeur se ré-buer par notre modeste part à l’é- [serve le droit de le rendre à sa fa-panouissement de la culture fran- mille sans autres raisons que des çaise.Nous suivrons le programme raisons générales de convenance.scolaire de l'Université de Paris en l'adaptant dans la mesure du possible aux règlements de l'Université de Montréal, pour que les élèves du futur collège Stanislas puissent préparer les deux baccalauréats, français et canadien” Voilà ce *u’a déclaré M.l'abbé Amable Lemoine qui vient d’arriver à Montréal pour diriger une succursale du collège Stanislas, de Paris.Il a fait le voyage sur l’Ausonia Notes biographiques Natif de Bourges.M.l’abbé Amable Lemoine célébrera au milieu de nous, vendredi prochain, le cinquantenaire de sa naissance.Il fit ses MELI - MELO UNE CAUSERIE DE M.ADELARD GODBOUT Jeudi de la semaine dernière, l'honorable Adélard Godbout, chef libé- ral dans la province de Québec, a prononcé à la radio une conférence sur la politique.Quoique courte, sa causerie fut Le gouvernement Duplessis conspué par les ouvriers "C’est un scandale pour un gou-' truire ce que nous avions, au prix de vernement provincial catholique comme le nôtre, pour des hommes publics qui se prétendent intelli- claire.précise, substantielle, modé-! gents, que de'déclarer, sur les tré-rée en même temps que ferme et teaux politiques, que le clergé les énergique.j appuie lorsqu’ils diminuent les sa- Parlant de l'Union dite Natio- Iaires des ouvriers C’est faut : le nale, il a signalé l’impuissance du clergé n'appuie pas ce gouverne- gouvernement Duplessis, la faillite ment, lorsqu'il agit ainsi.Il ne peut de la colonisation, l’abandon de l’a- approuver la situation déplorable griculture, les abus du prêt agricole, créée par les trusts, dans notre pro- la mauvaise législation ouvrière, les.vince et ailleurs, et que se plait à qui est arrivé à Montréal dimanche folles dépenses, la hausse de la" dette conserver le gouvernement actuel publique, la désorganisation de la j C’est la déclaration qu’a faite voirie, le tourisme compromis.l'organisateur général des syndicats Puis.M.Adélard Godbout a parlé catholiques, au cours d'une réunion études de théologie au séminaire du programme libéral et de l'orga- publique tenue au marché Saint-Saint-Sulpice de Paris, où il fut or- nisation du parti dont il est le chef Jacques, à Montréal, pour protester donné le 2 juillet 1914.j "N'oubliez pas, a-t-il dit.que no-,coatre les amendements apportés Ancien combattant de la grande tre libéralisme serait un vain mot,1 Par le gouvernement au contrat guerre, il fut blessé comme officier s'il n'exprimait, par son chef et son collectif des métiers de la construc-d'infanterie.Il passa volontaire-1 programme politique, toutes les as- tion- Par ces amendements, le gou-ment dans l’aviation où, comme pi- pirations légitimes de tous ceux qui vernement a diminué de 40 à 60 sous Poésie ‘Poèmes français de poètes étrangers” ANTHOLOGIE OU APPARAIT LOUIS I) ANTIN’ \l Il vient de paraître en France, X EDITIONS DK LA REVUE MODERNE, le second volume (l’une anthologie de “Poèmes Français de Poètes Etrangers".•M.Patrice Buct écrit, en présentant cet ouvrage : "Nous avons voulu .expérimenter par nos propres moyens, sans 'recherches directes ni sollicitations “personnelles, sans appui officiel ni ''secours de groupements, la pro-"durlion poétique de langue fran-"eai.se à l'Etranger, indiquer ainsi aux amis de cette langue que l'on s'intéresse à eux et leur donner la "possibilité de faire montre de leur "activité."Nos poètes étrangers, nous le disions déjà en 1933, ont double mérite et connaissent double difficulté.Non seulement Vis se consacrent au plus Ingrat et au plus dif- ficile des arts, mais encore ils utl-! "lisent un Instrument spécial, de i "telle sorte que, cher eux.ils ne peuvent se faire entendre que d'une i "élite restreinte, et que.chez nous, "ils ne trouvent, du fait de leur "éloignement, que peu d'échos ail-I "leurs que dans les milieux profes-I "sionnels.‘ "Il n'est ici ni faveurs ni commerce de pages.Nous avons lu "tous les poèmes qui nous sont par-"venux : nous avons choisi les ineil-"leurs, ou du moins ceux qui nous “ont paru tels ; nous les avons pti-"bliés.Un point c'est tout.” Oc récent volume contient les poèmes français de poètes appartenant à vingt pays différents.I les cinQ mille ouvriers, qui supérieures d'anglais et de phonéti- ia cué.que expérimentale, il appartient au personnel du collège Stanislas de Paris depuis dix ans et occupe au même collège la fonction de directeur particulier.M.l’abbé Le Maître a été retardé dans son départ de Paris par la préparation d’une thèse de doctorat qu'il soutiendra prochainement à l'Université de Paris.“Mon libéralisme n’a jamais (Suite à la dernière page) Le pape condamne le racisme et dénonce le séparatisme M.R.-J.Manion préconise l’immigration IL Y A PLACE AU PAYS POUR 50.000.000 à 75.000,000 D'AMES Le 21 juillet, le pape Pie XI s’est de nouveau attaqué aux théories racistes qu'il juge “détestables" et ! contraires au Credo de l’Eglise cai tholique romaine.S'adressant à un groupe de 200 prêtres italiens qui s'occupent spécialement de la jeunesse et de l'action catholiques en pays fasciste, le Souverain Pontife a condamné formellement le racisme, déclarant que.de par sa nature, l’Eglise est universelle et non séparatiste."Il semblerait, a-t-il continué, que l'on a oublié cet article du Credo : "Je crois en l'Eglise catholique".Catholique signifie universel.pas raciste, pas nationaliste, pas séparatiste, mais catholique.L'action catholique ne doit donc pas être M Robert-J.Manion.chef ciu parti conservateur fédéral, qui était, le 21 juillet, l’invité d'honneur de l'Association conservatrice d'Ontario.s'est déclaré favorable à l'immigration : il considère qu’un ac-roissement de population de quel- [ raciste, ou nationaliste ou sépara-ques millions d’hommes permettrait tiste.mais catholique, de résoudre plusieurs des problèmes | Il y a quelque chose de détestable canadiens, notamment le problème dans cet esprit de séparatisme et ferroviaire.Le Canada, dit-il, n'est de nationalisme exagéré qui, préci-qu'au début de son développement ' sèment parce qu’il n'est pas chré-et il y a place au pay's pour une po- tien, finit par ne plus être humain, pulation de 50.000.000 à 75,000.000 [ Ces paroles doivent jeter un peu de d ûmes.Avec une politique saine et lumière sur la mission que l’Eglise progressive, conclut M.Manion, avec vous a confiée en vous demandant une sage politique d’immigration d’être des créateurs d’action catho-adoptée au moment opportun, 11 n’y lique.a pas de limite à l'avancement de la 1 Dans sa base, l’action catholique nation canadienne.I c'est la vie même de l'Eglise.Que Cette déclaration est à retenir, serait la vie sans l'action ?L'action Les délégués de la province de Qué- j catholique signifie et ne doit signi-bec, qui ont favorisé le choix de M.' fier que vie catholique.Pour cette Manion comme chef du parti conservateur.sont-ils satisfaits ?Plusieurs grincent des dents.Ils n'ont pas fini.raison, comme nous l'avons déjà dit, l'action catholique est comme la prunelle de nos veux et elle est la chose la plus chère à notre coeur”.«coo COOCWWCOCCCOCOOSOCCOCCCCCOCOCCCOCCCCCCCCIK >5007 8 Le procureur général de la province de Québec sait-il : 1.Que, dans un certain district judiciaire de la province de Québec, le shérif fréquente parfois le Palais de Justice, au cours des nuits qui suivent les saisies de certaines machines automatiques ?2.Qu'au cours de ces visites nocturnes, ce shérif est habituellement accompagné des propriétaires des machines saisies?3.Que ces machines sont ouvertes et que l'argent contenu est repris par le propriétaire et partagé par le shérif ?4.Que certains employés du Palais de Justice de ce district ont bénéficié, ayant été témoins, de certaines générosités du shérif, désireux d'obtenir par là leur silence ?5.Que les faits mentionnés se sont renouvelés à maintes reprises et qu'un employé de ce shérif a dû donner sa démission pour ne pas continuer à être complice des vols commis au détriment de la Couronne ?Nous attendons la réponse du premier ministre-procureur-général.SccceooooeccoooGccccoccosoooocccoccocooooccoocceccooS étaient réunis dans la salle et sur la place du Marché, ont hué MM.Duplessis et Trembiay pour leur attitude de dictateurs.Des “balayeurs” Sur l'interpellation d'un ouvrier, M.Philippe Girard déclara "qu'il ne faut pas trop s'en prendre à ce pauvre M.Tremblay, car, en réalité, il n'y a qu’un seul ministre, à Québec, et c'est M.Duplessis ; les autres ministres provinciaux font le balayage des bureaux”.“M.Duplessis a dit, dimanche dernier, ajouta-t-il, que la grand’mère de 1 homme qui lui ferait peur n’était pas encore née.Il se trompe.Cette grand'mère est née depuis très longtemps et elle est même la descendante de plusieurs grand'mères.Ai-je besoin de vous le dire : c'est la piastre”.Défi à Québec Le président général de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada.M.Altred Charpentier, affirma que si le gouvernement ne changeait pas d’attitude à l'égard des ouvriers, ceux-ci se chargeraient de le faire connaître à toute la population : “Le gouvernement a peur que le syndicalisme devienne un état dans l'Etat,” dit-il ; "il craint de nous accorder ce que nous lui demandons, il a peur de nous donner ce fameux conseil économique qui réglerait bien des difficultés.Oui.il veut tout diriger, tout contrôler et prendre la place de tout le monde.Il veut fixer les salaires des ouvriers pour se faire du capital politique et dire, ensuite, à la population, qu’il a relevé le niveau social du travailleur.Mais quand donc se mêlera-t-il de ses affaires '¦ "N’y a-t-il pas assez longtemps qu'il cherche à détruire les unions ouvrières.Nous avions pensé, lors de son élection, que M.Duplessis était sincère.Mais, depuis deux ans, nous avons compris, par les différents incidents qui sont survenus dans notre domaine, qu'il ne cherchait qu’à nous détruire.Sa tentative de former des comités d’usine dans l'industrie du papier, son complot avec la Dominion Textile, lors de la grève générale où il cherchait à nous imposer la loi des Salaires raisonnables, lorsque nous réclamions un contrat collectif et, depuis, le sabotage de nombreux contrats de travail sont autant de choses qui nous prouvent que nous devons être énergiques devant la lutte qu’il nous livre avec acharnement.Le gouvernement libéral M.Charpentier rappela ensuite que, l'an dernier, il avait déclaré dans la même salle que le gouvernement agissait en dictateur envers les ouvriers.“Je n'ai pas changé d'opinion depuis.Je le constate encore et ses diverses attitudes ne font que me convaincre.Il y a vingt ans que je m'occupe de syndicalisme et jamais je n'ai vu un pire gouvernement.La population a renversé le gouvernement libéral parce qu’elle le croyait injuste, mais il nous faut dire que le gouvernement libéral d'alors avait passé la Loi des contrats collectifs, une législation qui dépassait toutes nos espérances.Depuis l'avènement du gouvernement Duplessis, tout a été saboté.On a continuellement tenté de dé- misères de toutes sortes, obtenu des employeurs.MM.Duplessis et Tremblay ont essayé d’imposer partout leur fameuse Loi des Salaires raisonnables, en sabotant nos contrats, pour faire croire aux ouvriers que cette loi était préférable à celle des contrats collectifs.Les syndicats catholiques sont à leur aise pour critiquer le gouvernement actuel, aujourd’hui, car Us n’ont jamais fait de politique et ils ont toujours affiché partout leur indépendance.” Le président général de la C.T.C.C.signala que les amendements apportés au contrat collectif de la construction étaient une décision arbitraire du gouvernement."Elle est arbitraire, dit-il.parce que M.Duplessis a refusé de consulter les ouvriers ; parce qu’il impose des salaires de famine, même contre la volonté des patrons ; et qu’il n’existe aucune définition quant à ce que signifie des réparations et un propriétaire.Je ne crains pas de dire, dit-il en terminant, que c’est un coup d'essai pour plus tard, généraliser cet amendement dans toute la province, si nous ne réagissons pas." “Deux jumeaux très laids” "L’arrêté ministériel 1114 que le gouvernement vient d’adopter constitue une des erreurs les plus grotesques, les plus injustes et les plus iniques que puissent faire des gouvernants”.a dit au début de son discours le président de la Fédération nationale de l'imprimerie, M.Georges-Aimé Gagnon.Il affirma que cet arrêté est non seulement injuste pour les ouvriers, mais aussi pour les patrons honnêtes qui payent des salaires raisonnables.'Par cet amendement, M.Duplessis a approuvé l'exploitation de l’ouvrier au travail et il a prouvé, une fois pour toutes, qu’il préfère protéger les trusts que l’ouvrier.En sommes-nous surpris ?Non, il y a longtemps que nous l'avons jugé.'Pour ceux qui ne savent pas encore ce que signifient ces amendements”, dit-il, “qu’il me soit permis d'affirmer que d’ici un 'an, 80 pour cent des ouvriers de la construction, qui bénéficient encore, en ce moment, de salaires raisonnables, c’est-à-dire de 66 à 80 sous de l’heure, gagneront des salaires aussi bas que 25 et 30 sous de l'heure.Et pourquoi tout cela, si ce n’est pour protéger le gros propriétaire.Car, ici, il ne s’agit pas de dire que le petit propriétaire en profitera.Non, car l’ouvrier qui est son locataire, s'il ne gagne pas suffisaniment pour faire vivre sa famille, en aura-t-il moins encore pour payer son loyer ?”.M.Gagnon continue en disant que toute cette situation alarmante et déplorable est due aux deux jumeaux affreusement laids, les bills 19 et 20.“Ce sont les premiers effets d’une lutte que le gouvernement livre aux unions ouvrières dans le but de les détruire, dit-il.Mais, qu'on n’oublie pas que les unions ouvrières ne disparaîtront jamais, et que les gouvernements passeront.Les ministres ont bien tort de nous traiter d’imbéciles, car rira bien qui rira le dernier."Ce sabotage peut-il durer indéfiniment ?Non, il nous faut des contrats collectifs avantageux et nous les aurons.Il faut que le gouvernement comprenne qu’un contrat signé est une chose sacrée et qu’on ne peut tout détruire d’un trait de plume.S'il prend plaisir à soulever la population et, en particulier, l’ouvrier, c’est autre chose.Mais, alors, qu’il prenne garde.La patience a.une fin.Et le jour où l’ouvrier se révoltera contre l’autorité.on regrettera ces airs fantasques que l’on affiche aujourd’hui."Qu’a-t-on vu récemment à Saint-Grégoire de Montmagny ?Un incident grave dont le gouvernement est indirectement responsable.Et nous avons vu aussi le gouvernement afficher une sympathie toute spéciale pour ce despote de Gordon qui‘tient les ouvriers dans l’esclavage.Ce fut, en un mot, le protégé de nos gouvernants.Depuis un an, il y eut les bills 19 et 20, le bill 178 et tout le sabotage de nos contrats collectifs.Celui de l’imprimerie ne fut pas épargné.Cela est suffisant.Nous en avons assez.La lutte que nous entreprenons aujourd’hui ne devra se terminer que par la victoire complète, et qu’on nous accorde ce que nous réclamons avant qu’il soit trop tard.” Les autres orateurs.MM.Oslas Fi-(Suite à la deuxième page) fi Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 5 août 1938 Le gouvernement.(Suite de la première page) lion, Arthur Proulx, Arthur Viziau ont tous parlé dans le même sens.Jls ont prié le gouvernement de ne pas tes défier continuellement et de terminer là sa lutte contre les ouvriers.Ils ont déclaré que la Fédération du bâtiment tiendrait des assemblées dans tous les quartiers de Montréal pour faire comprendre à la population la situation actuelle des ouvriers.La réunin était présidée par le président de la fédération du bâtiment.M.Osias Fillon, et le président du conseil des métiers de la construction.M.Albert Archambault.Au cours de la réunion, on a reçu des télégrammes de Trois-Rivières.Sherbrooke.Saint-Joseph de Beau-ce, Shawinigan, Saint-Hyacinthe.Valleyfleld et de Québec informant les ouvriers de Montréal que les centres ruraux appuyaient leurs protestations.A l'issue de la réunion, on a adopté la résolution suivante qui sera envoyée au gouvernement de M.Duplessis.Voici le texte de la résolution : “Que demande soi: faite au gouvernement que l'an été ministériel 1114 soit abrogé immédiatement et que le contrat de la construction, tel qu’adopté et signé par les parties signataires, soit mis en vigueur".Menace de rupture entre Mussolini et te Vatican Les exigences raciques du fascisme et de récentes attaques de la presse de Mussolini contre le mouvement de l’Action catholique en Italie inspirent des craintes dans les cercles catholiques.RELIGION* ET POLITIQUE Le Saint-Père dénonce de nouveau, le racisme et le séparatisme et j rappelle que l'Action catholique est un mouvement religieux — Le catholicisme exclut le nationalisme outrancier et le racisme.CONCORDAT MENACE Les catholiques, qui considèrent la réconciliation de l'Eglise et l'Etat, opérée par les traités de Latran du 11 février 1929, comme l'un des plus grands accomplissements du fascisme, redoutent, beaucoup que les tendances actuelles du régime n'amènent une nouvelle rupture avec le Vatican.Le concordat de 3 929 prévoit que l'action catholique aura son champ d'action hors des partis politiques, sous la direction immédiate des évêques et de !*Eg!ise.dans un domaine purement religieux.En cas de divergences entre l'Eglise et l’Etat touchant l'interprétation de cet accord.le Concordat prévoit qu’on s'efforcera de régler le différend à l’amiable.Mais le journal Regime Fascista dirigea récemment des traits acérés contre l’action catholique.Dans un article, il posa même la question de savoir s’il n'y av'ait pas incompatibilité entre appartenir au parti fasciste et être membre de Faction catholique.Ce journal est publié par Roberto Farinacci.ancien secrétaire au parti fasciste et leader du mouvement antisémite.Une agence de nouvelles de la cité vaticane rapporte que Sa Sainteté le Pape Pie XI a défini le racisme et le nationalisme outrancier comme étant “des barrières élevées entre les hommes et entre les peuples." Cette déclaration du Saint-Père aurait été faite alon .que le Souverain Pontife a prononcé un long discours à un groupe d’étudiants du Collège de la propagation de la foi qu’il recevait en audience à Castel Gandolfo.D’après le servie*- des nouvelles vaticanes, le pape a demandé pourquoi l'Italie avau jugé nécessaire d’imiter ainsi l’Allemagne, puis il a proclamé la doctrine catholique d'après laquelle le genre humain ne forme qu’une seule "'¦ancle race universelle On lui fait dire en outre : LE SEPARATISME “Séparatisme, non : nous ne voulons rien séparer dans la famille humaine Le racisme et le nationalisme exagéré, tel que communément employés, veulent dire des barrières dressées entre les hommes.” Sa Sainteté continua, disant qu’il existait indubitablement des différences dans la race humaine et comparant cette rase à une grande composition musicale avec plusieurs variations, mais suivant néanmoins le même motif.L’Egiise a sa mission a remplir, et l’Action catholique séparée de l’Eglise n’aurait pas sa raison d’être.Cette action est l'organisation laïque de l’Eglise opérant côte à côte avec le clergé pour promouvoir la doctrine catholique LE PASSE En 1931.une controverse éclata entre l’Eglise et le régime fasciste, les fascistes se plaignant de l'iih-mixtion de l’Action catholique en politique.Ainsi fut mise en péril la réconciliation accomplie entre l’Eglise et l’Etat par les traités de Latran en 1929.Au fort de cette controverse, les fascistes opéraient des descentes presque quotidiennes dans les locaux de l’Action catholique, détruisant le mobilier et jetant meme les portraits du pape à la rue.Ce conflit détermina Sa Sainteté à promulguer l’une des encycliques les plus catégoriques de son pontificat.Lettre de France Défense de la liberté en France Un groupe d'écrivains, de parlementaires et de syndicalistes expriment leur opinion sur la liberté dans le monde.— Les nations où l'on étouffe.“La France veut la liberté” : c’est le titre d’un cahier collectif publié sous la direction de Paul Valéry, de l’Académie française, par une douzaine d’écrivains, de parlementaires et de syndicalistes, reflétant presque toutes les nuances de l’opinion pubiique.“L’intention de ce cahier, écrit en conclusion l’essayiste catholique Daniel Rods, était de faire apparaître d’une part, la fidélité profonde eue la France et les Français portent à la liberté.D’autre part, les contradictions qui les opposent dès quïl s’agit de trouver un I accord entre les principes de liberté et les faits”.Cette “fidélité profonde" est manifestée dans chaque ar-, tide.C’est ainsi que.de tous les parlementaires interrogés, celui qui vante avec le plus d enthousiasme la , démocratie et la liberté est Henri J de Kerillis.considéré comme un des .chefs de droite.“J’aime la démo- j cratie et la liberté, dit-il.et même je n’aime qu'elles.En dehors de la France, je me trouve encore un peu chez moi aux Etats-Unis d'Amérique et surtout en Angleterre.Alors qu'en Italie et en Allemagne — où j'admire cependant bien des choses — et en Russie, j'éprouve la sensation insurmontable d'emprisonne- ment et d’étouffement.Je pense que les régimes d'autorité n'engendrent qu'une grandeur toute relative.toute provisoire, car avec l'emprisonnement des forces de l'esprit il n'y a pas de grand épanouissement humain et de grande civilisation durable.Mussolini et Hitler ne laisseront derrière eux rien de plus que Tamerlan.Glengis-Khan et Attila s'ils ne se sont pas montrés capables de briser les chaînes qu’ils ont forgées eux-mêmes et dont ils chargent l’homme".Un autre parlementaire d'extrè-nie-droite.Le Cour Grandmaison, vice-président de la Fédération nationale catholique, rattache à la foi chrétienne son réquisitoire contre les tyrannies : "L'histoire du christianisme, c’est l’histoire même de la liberté.L’autorité de l’Etat, le patron dans une entreprise, le père dans la famille ; la liberté du citoyen.de l’ouvrier, de la femme, de l’enfant : c'est dans le .christianisme et dans lui seul que peuvent se fondre et se pacifier ces deux tendances dont le conflit fait passer sur le monde de si lourdes menaces - illustration tragique de la parole de l’Evangile : "C’est la vérité qui engendre la liberté”.M.Leduc somme encore M.Duplessis de s’expliquer L'ancien ministre de la voirie remet aux journalistes un communiqué dans lequel il accuse M.Duplessis d'être un dictateur, et lui demande de préciser ses accusations.LA VOIRIE Le pape en Saveur de la liberté Une lettre pontificale sur "La liberté sociale".— "Que les catholiques ne cessent de montrer que son usage est utile à l'ordre et avantageux au bien commun".SEMAINE SOCIALE La Croix, de Paris, publie une lettre pontificale sur "La liberté sociale”.adressée par le cardinal Pa-celli au commandeur Eugène Du-thoit, président des Semaines sociales de France.Duthoit ayant annoncé au Vatican qu’il célébrerait prochainement à Rouen la Semaine sociale.Le cardinal a annoncé que le Saint Père approuve avec joie cette initiative "qui continuera l’excellente tradition destinée à éclairer les consciences et l’activité des catholiques français.’ Il définit les bénéfices qui peuvent découler des Semaines sociales, “servant à l’affirmation et à la diffusion des principes catholiques.Elles ont ceci de bon qu’elles accommodent cette affirmation et cette diffusion aux besoins et aux possibilités du temps et du milieu.C’est par cette sage adaptation des enseignements étemels aux situations et aux cas particuliers.qu’elles représentent ce qu’on appelle la modernité et l’actualité de la pensée catholique.On peut trouver la preuve de cette affirmation dans le thème choisi pour la Semaine sociale de Rouen "La liberté dans la vie sociale", thème qui nous place au coeur même de la discussion des contemporains et qui rend bien la situation actuelle de la Cette encyclique, commençant par les mots "Non abbiamo bisogno” lit comme suit : "La vente des liqueurs alcooliques et rémission des permis en "conséquence, son* les présents "règlements prohibés, dans les lignites de la municipalité du canton de Gore, en vertu et en exécution de la Loi de Tempérance "de Québec.” AUX ELECTEURS .MUNICIPAUX DU CANTON DE GORE Prenez avis que le règlement ci-dessus mentionné, adopté en vertu de la loi de Tempérance, sera soumis aux électeurs municipaux du Canton de Gore, et qu’un vote au itin era tenu dans la Municipalité.le 27 août 1938.pour savoir si ledit règlement sera adopté oui ou non.Un bureau de votation sera tenu à Lakefleld dans la maison d’école No 1 : le bureau de votation sera ouvert à dix heures du matin et fermera à cinq heures de l'après-midi, (heure solaire).FAIT à LAKEFIELD, le 19 juillet 1638.GEORGE PEET.Secrétaire-trésorier de la municipalité du du canton de Gore.-oot«fK»on nn-in— Paul Larose L.L.B.AVOCAT 128 rue Blainville SAINTE-THERESE Téléphone 50 tooooocoeeooeosccosososoocc J.-A.Beaulieu, c.r.AVOCAT 324 rue Saint-Georges SAINT-JEROME JOSEPH FORTIER AVOCAT 160 avenue PARENT SAINT-JEROME TéL 258 & 201 — Case postale 53g GASTON GIBEAULT AVOCAT de Bourassa & Glbeault Tél.60 — 5 rue Préfontalne SAINTE-AGATHE-DES-MONTS Maurice Demers, LL.L, AVOCAT-PROCUREUR Samedi et lundi à Saint-Jérôme 306, Saint-Georges, Tél.546 -o- Dimanche à S.-Agathe des .Monts 7, rue Albert, Tél.370 Autres jours à Montréal 10 ouest, rue Saint-Jacques, Ch.311-312 — IIA.1833 Tél.761 (Hôtel Plouffei Dr Bruno Rochon MEDECIN-CHIRURGIEN Rayons X et traitements électriques Consultations ; 2 à 4 & 7 à 8 p m.Tél.280 340.Labelle Saint-Jérôme OTA Léonard G Brien NOTAIRES Tél.No 25 320, rue Saint-Georges, S.-JEROME Immeuble Léonard Successeurs de J -Victor Léonard, ragtatralaur HHEK!^ÜX£LO££9l HEURES DE CONSULTATION 1 k 4 heures 7 à 9 heures Ia?dimanche excepté i " Dr Rosaire Lapointe EXAMENS AUX RAYONS X oiireau Excepté le dimanche Tél.215 Hôpital privé Mlle BERNIER, G.M.G.E.Maternité, eonvaleucrnt*.etc 444 Ave Parent — Tél.57 S AIN'T-JEROME Baptcme Hier, à l'hôpital Notre-Dame, de Montréal, a été baptisé par M.l'abbé Henri, aumônier, le fils du docteur et de Mme Jules Prévost, né le 29 juillet.L'enfant a reçu les noms de Joseph-Jules-Henri-Edouard.L’honorable Juler-Edouad Prévost, sénateur, oncle du nouveau-né, et Mme Henri Prévost, sa grand’ mère, en furent le parrain et la marraine.PETITES ANNONCES Mal«on à louer.à vendre.meubles staffs, demande d'emploi.objet» perdu*, etc., etc.TARIF 2 août le mol.minimum 40c.ou 3 Imartlona pour 11.00.• • • BOIS DE CHAUFFAGE La f ie Eagle Lumber annonce à sa clientèle qu’à partir du 30 de ce mois au 15 août prochain, elle vendra son bois de chauffage à 2.50 le voyage.29-5—C.• • • DEMANDE DE SOUMISSIONS Des soumissions cachetées et adressées au soussigné seront reçues jusqu’à quatre heures de l’après-midi, le 15 août 1938, pour obtenir le contrat de transport des religieuses de Sainte-Anne aux écoles Saint-Joseph, Saint - Jean - Baptiste et Saint-Louis, etc.durant l’année scolaire 1938-39 ; pour plus de détail s’adresser au secrétaire-trésorier C.Vian.La.Commission scolaire de la ville de Saint-Jérôme, dans le comté de Terrebonne, Par : C.VIAU, Scc.-Tréso.SOUMISSIONS POUR DRAGAGE D signé et portant en suscrlption les mots “Soumission pour drag.*,.?, Berthierville Chenal du Nord .P.Q ", seront reçues ju mardi '* août 193X.On ne tiendra compte eue de* soumissions fuites sur les formules fournies par le Ministère et conformément rux conditions mentionnées dans lesditei» formules.On peut se procurer les devis et formules de soumission combinés en ^'adressant au soussigné.ainsi qu'au bureau de l'Ingénieur régional.station postale H Montréal.P Q Les soumissions devrnrt comprendre 1** remorquage dp la drague et es accessoires, aller et retour Les dragues et notre outillage qu'or; se propose d'employer pour ce r travaux devront avoir été dûment enregistrés nu Canada le ou avant le trente et unième Jour de décembre 1929.ou avoir été construits et enreai.tr*'.a; Canada depuis ladite dat** On devra joindre a U .soumission un chèque égal a 5 p JOO du montant de la soumission, payable a l’ordre de l'honorable ministre des Travaux publics et visés par une banque a charte, au Canada, ou de* bor.« au p< rieur du Dominion du Canada ou de la Compagnie des chemins de fer Nationaux du Canada et d>- ses compagnies constituantes garanti* .ans condition par le Dominion du Canada, quant au capital et a l'Intérêt, ou les bons susdits et.s'il y a lieu, un cheque visé pour compléter le montant.En nul cas la garantie ne devra être moins de |f»00 00 Par ordre.J -M SOMERVILLE, Secrétaire Ministère des Travaux publ'rs.Ottawa, le 29 Juillet Ii»3P ^eooooooooooooooeooooooa.Pour votre publicité utilisez les colonnes de (Etabli en 1*97 303 Avenue Parent — SAINT-J F.ROME Saint-Jérôme L’un des hebdomadaires les mieux connus et appréciés dans toute la province seooeooeooocoococeoooocoe lit rue Saint-Georges SAINT-JEROME ¦ooceoseccoooooooooooogoow RODOLPHE BEDARD Bureau établi en 1908 EXPERT-COMPTABLE LICENCIE ET AGREE (Chartered accountant) CONSULTATIONS PRATIQUES EN MATIERES COMMERCIALES ET FINANCIERES 425, avenue Viger, Montréal sceoccccooccccooMccescco® Assurances SPECIALITE ASSURANCE AUTOMOBILE Nos prix sont les plus bas et défient toute concurrence J.-T.CLEMENT, gérant 330, rue Saint-Georges — Tel.171 — B.P.675 Saint-Jérôme, P.Q.Expérience et service connus depuis au-delà de 25 ans N’hésltei pas.qu'il s'aglaae d* nouvelle* avturanee* nu de renouvellement voua y gtgnrrri toujour* en venant noui consulter.ENCOURAGEZ NOS ANNONCEURS PRIX SPECIAUX POUR MATERIAUX DE CONSTRUCTION en tous genres • • O SYSTEMES DE CHAUFFAGE, PLOMBERIE à des prix rivalisant avec Montréal O U V It A G K GARANTI ALFRED LANGLOIS 473 rue LABEI.LE Tél.54 SAINT-JEROME ministère des Travaux publics recevra 1 >q • ¦ midi «heure ttanrrr le jeudi 1# »OÛt 19.38 d'un édifice public .* Saint - André-d'Argenteutl, PO .le quelle s soumissions devront être cacheter.».adressées «*] sou .M«né.et porter aur l'enveloppe, en .sus de l'adresse, les mots Soumission pour édifice oublie, Salnt-Ahdré-d'Argcnteuil.P.Q" On peut consulter les plans et le devis, ri hc procurer la formule de soumission aux bureaux de l'architecte en chef du ministère de* Travaux publics.Oltawr.du Surintendant.150 ouest rue Balnt-PauL Montréal, P Q.du Commis des Travaux, édifice de la douane.Québec.V Q .et au bureau de poste de Salnt-Andrê-d Argcnteull.I* Q On ne tiendra compte que des soumission* faites sur la formule fournie par le ministère, conformément aux conditions contenue* dnn* ladite formule Un cheque égal à lft pour Ir>o du montant de la f.oiimisslon.fait a l'ordre du ministre «les Travaux publics et visé par une banque 1 charte, au Canada, deçra accompagner chaque soumission On net calera aussi comme garantie des bons nu pu; leur du Dominion du Canada ou de la Compagnie de cl Ins de fer Nationaux du Canada et de se* compagnie* constituantes.garantis ran* condition par le Dimlnion du Canada, quant nu capital et i l’intérêt, ou 1er bons susdits et.s’il y a heu.un cheque visé pour compléter le montant Remarque Le mil foui r !‘en* tremisi» de la division de l'architecte e:; chef.1rs bleus et le devis de l'ouvrage sur réception * un dépôt .m montant J*» J15 CK), sou» forme d un chèque de banque ••laé.fait payable i l’ordre du ministre fies Travaux publier Ce dépôt sera remis au déposant dès que ledits bleus et devis seront retournés au ministère.jKmrvu que la chose soit faite pu* plus tard qu uri mois après la flair fixée pour lu réception des soumissions Si 1er bleus et le dOTU ne sont pas remis nu ministère dans c.r délai, Je dépôt sera confisqué Par ordre.J .1 SOMERVILLE.Secrétaire Ministère «1rs Travaux publics, Ottawa, le 28 Juillet 1938 fp ¦I
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