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L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 30 août 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1940-08-30, Collections de BAnQ.

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1897-1940 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBON NE EXISTANT DEPUIS QUARANTE-TROIS ANS II' 1897-1940 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) CHENIER QUARANTE-QUATRIEME ANNEE, NUMERO 35 SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro LE VENDREDI, 30 AOUT 1940 Troublés dans leur propagande Le Devoir a publié, le 17 août, un article de M.Georges Pelletier en marge de l’allocution prononcée à la radio par l’honorable Athanase David et destinée à la jeunesse canadienne.L’auteur de cet article amer et injuste doit être le premier à le regretter, s’il a réfléchi depuis qu’il l’a commis.Le sénateur David a parlé avec sang-froid ; il a envisagé des réalités qui sautent aux yeux de quiconque n’est pas aveuglé par le parti pris.Raisonnable et raisonnée, justifiable et justifiée, l’allocution du sénateur David a déplu au directeur-gérant du Devoir.Il ne peut admettre que le sénateur David dise franchement ce qu’il pense du sentiment public qui doit animer la nation ; il ne peut souflrir que M.David mette en garde notre jeunesse contre les idées subversives, contre les opinions d’un nationalisme étriqué et antichrétien dont, trop souvent, on essaye de lui bourrer le crâne.Il ne faut pas.dit M.Pelletier, que l’on redresse les idées fausses qui courent les rues et débordent d’une certaine presse, car, alors, on pourrait en conclure que notre jeune génération en est contaminée.Autant dire que l’on ne doit pas préconiser les moyens de prévenir une maladie contagieuse par crainte de mettre en doute la robustesse physique de notre peuple.Nous croyons que l’explication, sinon la justification, du regrettable article de M.Georges Pelletier se trouve ailleurs que dans le désir de défendre notre jeunesse et certains éducateurs auxquels s'adressent les conseils du sénateur David, qui, selon le directeur-gérant du Devoir, s’appuient sur des calomnies.La raison de la mauvaise humeur que M.Georges Pelletier exhale au cours d'un article de quatre colonnes, c’est que le bonnet si consciencieusement fabriqué par le sénateur David lui va à merveille.Le directeur-gérant du Devoir a beau s'agiter et secouer la tête, il en est parfaitement et irrémédiablement coifîé.Voyez donc, ces bons apôtres d'un nationalisme étouffant et étouffé sommer le sénateur David et ceux qui pensent comme lui, de se taire ! ’’Laissez-nous répandre notre propagande sans intervenir”, semblent-ils nous dire.Depuis des années, ces nationaleux se sont montrés antibritanniques, antisémites, racistes, fascistes ; ils ont combattu l'armement du Canada, prêché la neutralité, condamné notre participation à la guerre ; ils ont fait et font encore une opposition sourde et sournoise à la mobilisation pour la défense nationale ; ils ont dénoncé la politique de Laurier — dont ils ont dit qu'il mourrait dans la c.— ; la politique canadienne de King, de Lapointe a été violemment critiquée par eux, au nom de leurs "bons principes" et sous la folle direction de ce pantin politique Maurice Duplessis qu'ils ont adulé moyennant bonnes considérations.Et ils s'offensent quand les Canadiens a l’esprit aéré veulent inoculer chez les jeunes un antidote salutaire contre ces doctrines qui divisent la nation sans aucun profit pour les Canadiens-français dont elles déforment la mentalité.Oui, M.Athanase David a raison de crier : casse-cou, à la jeunesse que peut entraîner une telle propagande.Soyons Canadiens-français, certes oui, mais élargissons nos horizons et soyons aussi CANADIENS, catholiques, chrétiens dans le sens vrai et ample de ces mots.Le Devoir est reconnu comme l’organe impuissant mais militant d’un nationalisme outrancier, condamné par Pie X.Il n’en est pas moins le journal dont on fait le bréviaire de nos enfants dans trop d’écoles.Aux lampions que l’on allume devant ceux qui écrivent dans ce journal, depuis le directeur-gérant jusqu’au plus insipide grincheux proboche.i! est bon et même nécessaire que l’on oppose la grande lumière qui doit éclairer l’âme canadienne.Cette clarté gène M.Georges Pelletier, c’est bon signe.Bravo, M.Athanase David.LE FRANC M.KING FELICITE TROIS DEPUTES Le premier ministre, M.Mackenzie King, a envoyé des télégrammes de félicitations à trois députés dans les circonscriptions desquels l’enregistrement s’est fait volontairement.Ce sont MM.George Mcllraith.libéral, d'Ottawa-ouest, N.-J.-A.-M.Lockhart, conservateur, de Lincoln, et D.-U.McNiven, libéral, de Régi-na."Je viens d'apprendre avec une profonde satisfaction, dit M.King, que dans les comtés que vous avez l’honneur de représenter, l’enregistrement s'est fait volontairement et.ainsi, sans rien coûter au gouvernement ou au peuple canadien."Les Canadiens de toutes les parties du pays, vont être fiers d’un tel exemple de patriotisme et, de la part du gouvernement, je m'empresse (Suite à la deuxième page) GRAVE MALADIE de Son Excellence Mgr GAUTHIER Nous apprenons avec regret que S.Exc.Mgr Georges Gauthier, archevêque de Montréal, est gravement malade.S.Exc.souffre d’une hémorragie cérébrale et a dû être transporté à l’Hôtel-Dieu de Montréal, mercredi.Nous faisons des voeux ardents pour le rétablissement de notre archevêque.L'honorable M.Godbout visitera VAbitibi le 24 septembre Quatre jours de cérémonies officielles.— Assemblées libérales à cette occasion.MELI-MELO LE CANADA AURA AVANT LONGTEMPS.UNE FORTE MARINE Le ministre de la marine, M.An-gus-L.Macdonald, a dit à Halifax " que le Canada devait avoir une marine respectable, proportionné à son étendue et à son commerce”."Nous voyons à son expansion présentement, a-t-il dit, et j’espère que l'on continuera jusqu’à ce que nous ayons la force qu'il faut à une importante nation commerciale comme le Canada".C’est la première visite de M.Macdonald en Nouvelle-Ecosse, où il est né, depuis qu'il est devenu ministre à Ottawa.’’Ces services sont nouveaux, a-t-il ajouté, mais'ils progressent chaque jour.Au début de la guerre, le Canada n'avait que quinze navires: Aujourd'hui, il en a 120, et il en aura cent autres d'ici un an.“La lutte va être dure et longue, mais il ne peut y avoir de doute sur le résultat final.Le peuple canadien a plus confiance aujourd’hui qu’il y a quelques mois, et cette impression est celle des membres du cabinet.A Ottawa, tous sont encouragés par la tenue magnifique de l’aviation royale".M.Macdonald a dit que la nouvelle commission canado - américaine de défense était "une excellente chose”.• * * Sa Majesté le roi a manifesté le désir que le dimanche, 8 septembre, étant le premier dimanche de l'anniversaire de la déclaration de la guerre, soit observé dans le Royaume-Uni comme Jour de prières nationales.Le gouvernement de Sa Majesté au Canada croit que les Canadiens voudront s'associer avec le peuple du Royaume-Uni à une telle pensée.Le gouvernement du Canada prie donc le clergé de toutes les dénominations religieuses au Canada de faire en sorte que le dimanche 11 septembre soit observé par leurs congrégations comme Jour de prières nationales.L'honorable Adélard Godbout.premier ministre de la province, qui a promis, la semaine dernière, de retourner bientôt dans la région de l'Abitibi, tiendra parole dès le mois de septembre.Le chef du gouvernement ira inaugurer officiellement la nouvelle route Montréal-Senneterre, en compagnie de l’honorable T.-D.bouchard, ministre de la voirie et des travaux publics, et tous deux visiteront les régions de la Gatineau, du Témiscamingue et de l'Abitibi.MM.Godbout et Bouchard s'arrêteront en route à Maniwaki, dans le comté de Gatineau.Amos dans le comté d'Abitibi, et Rouyn, dans le comté de Témiscamingue, où ils rencontreront les citoyens de ces comtés à des réunions régionales tenues sous la présidence des député provinciaux.Le premier ministre et son collègue quitteront Montréal le 24 septembre et se rendront à Maniwaki.où une première réunion publique sera tenue à 8 heures du soir.M.J.-C.Nadon, député de Gatineau à Québec, présidera.Le 25 septembre.MM.Godbout et Bouchard arriveront à Senneterre pour le diner, et.le soir, à 8 heures, ils seront à Amos, où une réunion de tous les citoyens sera présidée par M Félix Allard, député d’Abitibi à l’Assemblée législative.Le 26 septembre, les ministres visiteront les centres miniers de Val-d'Or, Bourlamaque, Malartic et No-randa, le soir, rencontre des ministres avec la population à une assemblée tenue à Rouyn, et présidée par M.Paul-O.Goulet, député de Témis-caminjjue à Québec.Les Chambres de commerce de Montréal, Ottawa et Hull, particulièrement intéressées à cette nouvelle route, qui sera un grand facteur de progrès, enverront des représentants qui accompagneront l'honorable M.Godbout et l'honorable M.Bouchard.L'ouverture ofllcielle de cette route qui devait avoir lieu le 19 septembre, a été remise au 24.La raison de ce délai est de permettre à l’honorable T.-D.Bouchard de représenter la province de Québec au congrès des maires dn Canada et des Etats-Uns, qui doit avoir lieu à New-York les 19, 20 et 21 septembre.LONDRES ACCEPTE DE LOUER AUX ETATS-UNIS DES BASES SUR L'ATLANTIQUE La Grande-Bretagne a annoncé, lundi, qu elle en était arrivée, en principe, à un accord avec les Etats-Unis par lequel elle louera à ces derniers, pour une période de 99 ans, de ses territoires, de Terre-Neuve à la mer des Antilles, afin de permettre à la république américaine de défendre le continent occidental contre toute agression.Ce grand projet a été présenté au parlement et au peuple comme la preuve qu’il était inexorable que les intérêts des Etats-Unis et du Royaume-Uni se fusionneraient.Le premier ministre, M.Churchill lui-même, dans un discours qu’il a fait aux communes, a déclaré que personne ne pouvait arrêter ce mouvement de rapprochement anglo-américain.Où les bases que Washington veut obtenir seront-elles situées ?On ne le sait pas encore.Toutefois, à la Chambre des lords, le vicomte Halifax, secrétaire du Foreign Office, a précisé que les discussions portaient sur des fies de l’Atlantique, les Ber- mudes vraisemblablement, sur divers points de la mer des Antilles et sur Terre-Neuve.M.Churchill, dans son discours, a aussi dit qu’il espérait que les Etats-Unis enverraient certains renforts à la flotte anglaise.On croit qu'il faisait là une allusion à l'affaire des cinquante vieux destroyers que les Britanniques cherchent à obtenir du gouvernement américain.Le discours du premier ministre était rempli d’optimisme.Sans se lasser, fi a parlé du temps où les Britanniques auraient enfin le dessus sur leur redoutable adversaire nazi.Il s'est moquué du blocus du Royaume-Uni que le Reich vient de proclamer.Il a dit que la puissance aérenne anglaise était en train de dépasser celle de l’ennemi.Il a affirmé que les Iles britanniques devenaient de moins en moins vulnérables à l'invasion ; que leur capacité de faire la guerre s'accroissait sans cesse et qu'un Jour lfi paix serait rétablie dans une Europe libérée de la domination hitlérienne.Le service militaire national En mémoire d'un patriote Manifestation sur la tombe Le gouvernement fédéral a annoncé la composition des “commissions des services de guerre” qui verront à l'application du règlement du service militaire dans les diverses divisions administratives du pays.La commission de la division E, iMontréal), se composera du juge R.-A.Trahan, de la cour supérieure, président, de M.Félix Messier, de Saint-Antoine de Verchères, de M.Pierre Décary, registraire, et du Dr C.Barr.Les règlements des services nationaux de guerre concernant les recrues ont été approuvés, mardi, par le gouverneur général en conseil.C’est en application de ces règlements que les Célibataires reçus à l’examen médical seront appelés par tout le Canada pour subir une période d'entrainement de trente jours.Vers la fin de cette semaine, le ministre devrait être en mesure de faire une déclaration relative au nombre des classes d'âge qui seront probablement appelés la première année.Il a déjà été annoncé que la première classe sera celle de 21 ans, et que les autres suivront, par ordre consécutif, jusqu'à ce que tout le nombre d’hommes devant être soumis à l'entrainement ait été pourvu.Il sera publié une proclamation général puis un avis particulier sera envoyé à tous les individus d’une classe d'âge.On se procurera leurs noms et leurs adresses d’après leur carte d’inscription.Les individus qui auraient négligé de se faire inscrire n'en sont, pas moins tenus de répondre à l'appel signifié dans cette proclamation.Les étudiants exclus du 1er appel Tout individu dont la carte d’inscription indique qu’il est étudiant ne sera pas compris dans le premier appel.On veut donner aux universités l'occasion de fournir aux conseils une liste de leurs élèves.Le premier appel sera fait vers le 1er octobre et les universités ne s'ouvrent pas avant cette date, d'où l’ajournement du premier au deuxième appel.Les employeurs doivent reprendre les mobilisés Un article prescrit que les employeurs doivent reprendre à leur emploi les employés qui ont été appelés pour la période d’entrainement de trente jours.Les employeurs seront dans l’obligation de redonner à leurs employés les mêmes emplois et les mêmes salaires, après l’entrainement faute de quoi ils s’exposeront à un emprisonnement de six mois ou à une amende de $500, ou encore aux deux peines.Devoirs et pouvoirs des commissions Les décisions des commissions seront sans appel.Aucune procédure légale ne sera permise contre l’un quelconque des membres d’une commission dans le but de le démettre de ses fonctions.Aucune procédure légale, pas même l’Habeas Corpus, ne peut être invoquée contre une commission.Le gouverneur en conseil a le pouvoir de nommer un registraire pour cliaque division administrative.Ses devoirs comprennent la préparation immédiate des listes des hommes qui avaient ou ont atteint l’âge de 21 ans le 1er jour de juillet 1940 et qui étalent célibataires ou veufs sans enfants le 15 juillet 1940.Quatre listes Le registraire préparera quatre listes une première des hommes de 21 à 24 ans non employés à l’agriculture, aux pêcheries ou comme trappeurs, bûcherons ou occupés à tout autre emploi d’un caractère saisonnier.Une deuxième liste de tous les étudiants âgés de 21 à 24 ans.Une troisième liste des hommes enrôlés dans l’armée active et qui ont servi dans cette armée.Enfin, une dernière liste de tous les autres hommes de 21 à 24 ans.Cette liste sera appelée "liste pour appel immédiat".Le ministère des services de guerre donnera instruction à tout registraire d’appeler tel nombre d’hommes de sa division pour une période d’entrainement militaire en tout temps et en tout lieu du Canada.Tout homme appelé sous les armes et qui refuse de subir l’examen médical peut être emprisonné pen- dant douze mois avec ou sans travaux forcés ; condamné à une amende de $50 à $200.ou les deux ensemble.Les mêmes peines s'appliquent à ceux qui, trouvés en excellent état physique, refusent de répondre à l’appel.Une peine de six mois à deux ans de prison ou une amende de $200 à $500, ou les deux sanctions, sont prévues pour la seconde infraction.Tous ceux qui font de fausses déclarations dont le but de retarder leur entrainement peuvent être punis de douze mois de prison, d'une amende de $200, ou subir les deux peines.Les réfractaires sont sujets à une amende de $10 à $500, à un emprisonnement de douze mois ou aux deux.Les mêmes sanctions s'appliquent aux personnes qui tentent par leurs écrits, leurs publications ou leurs paroles d'empêcher d'autres personnes d'observer les règlements ou cherchent à empêcher l’application de la loi.Toute tentative de corruption des officiers chargés de faire observer les règlements peut être punie d'un mois à un an de prison.Les médecins-examinateurs qui font de faux rapports sont passibles d'une peine de six mois de prison, d'une amende de $100 ou des deux peines.de L.-O.David La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal organisait, dimanche dernier, une manifestation patriotique sur la tombe de l’honorable Laurent-Olivier David, au cimetière de la Côte-des-Neiges.Elle tenait, ainsi à marquer le centenaire de la naissance du grand patriote qui fut, à la fois, un écrivain estimé, et l’un des plus grands politiques qui aient honoré les Canadiens français et le Canada tout entier.Une foule attentive se pressait devant le monument de la famille David véritable symbole de noblesse, pour écouter les orateurs distingués qui avaient voulu rendre hommage à la mémoire du grand disparu.L'honorable Pierre-F.Casgrain, secrétaire d'Etat, représentait le très honorable W.-L.Mackenzie King, que ses fonctions retenaient à Ottawa.L’honorable Bernard Bisson-nette, président de l’Assemblée législative, parla au nom du gouvernement provincial, et Me J.-M.Sa-j vignac, président du Comité exécutif, au nom de la ville de Montréal.D'aussi dignes représentants rappelaient par leur présence que le sé- | nateur L.-O.David avait puissam- j ment servi dans toutes les sphères L’enseignement de l’anglais à l’école primaire Hull demande cet enseignement pour la première année Une question de la plus haute importance, l’enseignement de l’anglais dans les écoles de Hull dès la première année, est actuellement à l’étude par la Commission des écoles catholiques de Hull.M.René Roger a proposé une motion dans le but d'obtenir du surintendant de l’instruction publique dans la province l’autorisation de commencer l’enseignement de l'anglais dès la première année du cours.Après une assez longue discussion, un amendement soumis par le commissaire Ed.Gauthier a été remporté par 3 voix contre 1, à l'effet de référer la question au comité consultatif d'enseignement de la Commission.MM.Gauthier.J.Boucher et A.-J.Desfossé ont soutenu l'amendement.M.Roger votant contre, tout en faisant remarquer que son vote ne devait pas être interprété comme une expression de non-confiance dans le comité pedagogique, mais seulement comme un appui à sa propre motion.Situation particulière à Hull Expliquant cette dernière, M.Roger a souligné d’abord que l’enseignement de l'anglais ne commence qu'en 4e année, selon les prescriptions du programme officiel.Or, dit-il, il y a longtemps qu’à Hull on réclame un enseignement plus hâtif et plus intense de l’anglais, parce que nous sommes dans une situation particulière ; que le besoin de connaître cette langue s'impose davantage.En 1ère année, on pourrait consacrer une quinzaine de minutes par jour à cet enseignement, qui se ferait de façon pratique, par la méthode intuitive, au moyen d’objets.On ferait peu à peu parler les enfants.Plusieurs des nôtres, dit-il, sont appelés à entrer dans le fonc-tionarisme fédéral et ils n’y peuvent réussir ou manquent des promotions faute de savoir suffisamment l'anglais.Discours du T.H.M.King à la radio dimanche Le Très Honorable M.Mackenzie King donnera une causerie aux postes du réseau Halifax-Vancouver de Radio-Canada, le dimanche, 1er septembre, à dix heures du soir, sous la rubrique "Let’s Face the Facts".On donnera la version française du discours du T.H.Monsieur King, à dix heures et quinze du soir.Pour l’écoute dans le Québec, les postes CBF, de Montréal, CBV, de Québec et CBJ, de Chicoutimi, sans oublier les postes affiliés.La résolution Dans la résolution, il est dit “que la connaissance de la langue anglaise est absolument nécessaire et essentielle au Canada : qu’elle facilite l'emploi de nos jeunes gens ; que les Canadiens-français de Hull et de la région trouvent très difficilement de l'emploi dans le service fédéral et et dans nos industries, à cause du manque de connaissance de cette langue ; que notre situation géographique est particulière dans toute la province ; qu’en notre province, la loi de l'Instruction publique a mis entre les mains des commissaires d'écoles une très grave responsabilité.soit le soin de pourvoir à l’instruction du peuple, tâche très difficile et très délicate à accomplir: que l’école.est le meilleur placement et le seul héritage que puisse donner la grande majorité des citoyens de Hull, à leurs enfants ; que.depuis longtemps, les citoyens de Hull réclament incessamment l’enseignement de la langue anglaise sur une plus grande échelle.” Le commissaire René Roger demande à l'inspecteur Joseph Bédard et au député Alexis Caron, de bien vouloir recommander au département de l’Instruction publique à Québec, l'approbation de cette requête, eux qui connaissent l’urgente nécessité pour les petits Hullois canadiens-français de connaître la langue dans la vie.on rfÂKrrinlIlor Le surintendant de l’instruction publique ne peut accorder l’autorisation demandée par Hull.Le programme des écoles primaires est déterminé par le Conseil de l'instruction publique.Or.ce programme, grâce à une regrettable décision, fixe l'enseignement de l'anglais à la 5e année, et.par exception, à la 4e année.Nous croyons que le comité catholique du Conseil de l'instruction publique devrait donner plus de latitude aux commissions scolaires.Tel qu'il est.le programme des écoles primaires, sur ce point, a créé des embarras sérieux et une situation des plus regrettables en certains endroits, notamment à Québec, à Montréal et à Hull, comme on vient de le voir.Le 2e centenaire de Sainte-Rose jcooooeosocooececoeooGeecoc Nos lecteurs trouveront à la page quatre de notre journal, en rez-de-cliaussêc, des notes sur le deuxième centenaire de Sainte-Rose qui sera célébré demain et dimanche.de notre vie politique.Tous s’unirent à M.L.-Athanase Fréchette, président de la Société Saint-Jean-Baptiste qui doit tant au disparu, pour faire de ce centième anniversaire une imposante manifestation.Le sénateur Athanase David, dont la carrière rappelle par tant de traits celle de son père, rendit un émouvant hommage à la mémoire de celui qui lui fut un modèle et un guide, et remercia tous ceux qui avalent bien voulu se rendre au cimetière de la Côte-des-Neiges."Pourquoi serait-il étrange, a-t-il dit, qu’un fils qui a bien connu son père vienne en parler avec éloge, avec louange, et même avec fierté”.M.L.-Athanase Fréchette M.L.-A.Fréchette fut le premier à prendre la parole : “Fidèle au souvenir de ses morts, notre société nationale a voulu, dans la paix sereine du cimetière, honorer la mémoire de l’un de ses plus célèbres présidents.Elle a voulu associer à ce geste de reconnaissance la famille de l’illustre disparu et des représentants de l’autorité, tant la fédérale que la provinciale et la municipale." Il fit ensuite une rapide revue de la carrière de l’honorable L.-O.David : "Président de notre société de 1888 à 1892, il a été l'instigateur et le réalisateur du projet de construction du monument national et le principal fondateur des cours publics gratuits de la Société Saint-Jean-Baptiste”.Il fut un précurseur, car “il a répandu chez notre peuple cette chose dont il connut l’importance bien avant la lettre : la compétente.(.) "Il savait qu'au-dessus des faiblesses et des misères de la vie politique, subsistent les intérêts primordiaux de notre collectivité canadienne française.Sans aucunement renier ses allégeances politiques, il savait hiérarchiser ses devoirs en mettant au premier rang de ses préoccupations un amour de prédilection pour ceux qui partageaient sa foi.parlaient sa langue et possédaient une même origine culturelle."Le sénateur David a joui d’une verte vieillesse.Jusqu’à la fin de sa longue carrière, il est resté un vieillard jeune, parce qu’au début de cette carrière, il avait toujours refusé d’être un jeune vieillard.(.) "Continuateurs de son oeuvre, nous venons ici chercher une inspiration.” Me Victor Morin Me Victor Morin, ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste, fit, dans ses grandes lignes, la biographie du disparu, “à la mémoire d'un homme qui a consacré sa vie au progrès matériel et moral de ses compatriotes.” "Né au Sault-au-Récollet le 24 mars 1840.Laurent-Olivier David fit ses classes au collège de Sainte-Thérèse et fut admis au Barreau en 1864.Les procédures contentieuses du Palais n’avaient cependant qu'un attrait secondaire pour lui; aux succès du prétoire, il préférait l'emprise moins éclatante peut-être mais plus rayonnante, de la presse qui /> 1» nnnnÂn Jft 1 i j-'ui tv tu jjli(Ote vio i Cwiiiwm j uoijuc dans les chaumières perdues aux limites des terres habitées, et, dès l'année 1870, à l’âge de trente ans, il fondait l’Opinion Publique dont il fut longtemps l’âme dirigeante.Cet excellent journal a fait école en notre pays et c’est avec justice qu’on en vante encore aujourd’hui les mérites littéraires ; sa publication fut suivie d’une collaboration active aux diverses revues et Journaux du pays."Les mérites de M.David ont été reconnus de son vivant, du moins dans une certaine mesure.Ses oeuvres littéraires lui ouvraient les portes de la Société Royale du Canada en 1890 ; ses services publics lui ouvraient celles du Sénat en 1903, et ses activités patriotiques lui valurent le ruban de la" Légion d’honneur que la France attachait sur sa poitrine en 1913.Il avait été élu à la Législature de Québec en 1886, mais il ne tardait pas à constater que la politique est une terre ingrate où l’on sème avec amour le meilleur de son sol pour ne récolter que la désillusion, et il se retirait définitivement de l’arène politique en 1892 pour exercer la charge de secrétaire (Suite à la deuxième page) Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 30 août 1940 EN MEMOIRE D’UN PATRIOTE.(Suite de la première page) du Conseil municipal de notre ville les domaines, aimant sa province, qu’il a conservée pendant près de aimant son pays.trente ans.“Homme affable et généreux, doué d’une âme enthousiaste pour les grandes et belles causes, d'un dévouement et d’une fidélité à toute épreuve, aux jours de détresse autant que dans la prospérité, le sénateur Laurent-Olivier David laissera dans l’histoire un nom que la race canadienne-française a déjà nimbé d'une auréole.Il a donné, au sein ae la Société Saint-Jean-Baptiste, un exemple que ses successeurs s'efforcent d’imiter.Il a tracé à sa famille un sillon droit et profond dans le chemin de la vie : aussi voyons-nous avec satisfaction l’héritier de son nom comme de son titre semer à son tour le grain prometteur de moissons fructueuses pour notre avenir”.Message du très honorable M.King M.A.de la Rochelle, chef du secretariat de la Société, lut, ensuite, la lettre que le très honorable W.-L.Mackenzie King lui envoya : Voici le texte de cette lettre “L'invitation que vous m'avez transmise au nom de votre président général d’assister à la manifestation qui aura lieu au cimetière de la uote-des-Neiges, le 25 août, pour commémorer le centième anniversaire de naissance du sénateur L.-O.David, ancien president de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montreal, m'a profondément touché."S'il m’eut été possible de m'absenter de la capitale en ce moment, ce serait un reel plaisir pour moi d'assister à la cérémonie de dimanche prochain.“J ai eu 1 avantage de connaître le sénateur David personnellement et de l'avoir recontré a plusieurs reprises en compagnie de sir Wilfrid Laurier.Je crois que sir Wilfrid n'a pas eu d'ami plus intime que le sénateur David qui, heureusement pour nous, a conservé ses impressions personnelles des grandes qualités de sir Wilfrid Laurier et aussi de la part qu'il a prise au développement ou Canada comme nation.“En commémorant le centième anniversaire de naissance du sénateur David, les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal font oeuvre nationale.Il convient que le nom, les oeuvres et la mémoire d’un homme qui a joué un rôle aussi important dans les affaires canadiennes soient toujours présents à l'esprit des jeunes générations ae notre pays.Parce quil fut un gentilhomme, un historien et un homme d'Etat, la mémoire du sénateur David restera vivante parmi nous."Veuillez agréer, monsieur le chef du secrétariat, l'expression de ma haute considération.” L'honorable Pierre-F.Casgrain L’honorable M.Casgrain adressa, après, la parole : "Cette manifestation est le résultat d'une coutume qui date de quelques années, et je félicite la Société Saint-Jean-Baptiste d’y avoir donné un caractère national."M.King m'a demandé de représenter le gouvernement fédéral et d’excuser son absence, due à des devoirs impérieux.J'ai connu l’ho- "Dans son livre sur les patriotes, il parle si bien des héros que nous n hésiterons pas à l’appeler, lui.un héros.L'honorable M.David écrivait : "Il est des hommes dont la seule vue inspire de bons sentiments”, et je crois que lui-même était un de ces hommes-là."Il nous faudrait un Panthéon canadien afin d’y déposer les cendres de nos grands hommes, et L.-O David en serait.” L honorable Athanase David On invita le sénateur Athanase David à prendre la parole.Il paraissait ému lorsqu'il commença son discours : "Je vous remercie et je vous suis reconnaissant au nom de notre famille.M.Fréchette, je tiens a remercier la Société Saint-Jean-Baptiste."Pourquoi serait-il étrange qu'un uls qui a bien connu son pere, vienne en parler avec éloge, avec louange, et même avec fierté ?“Dieu nous fait un commandement d'honorer nos parents.Je l'ai fait lorsque mon père guidait mes pas.Pourquoi cesserais-je, maintenant qu'il est disparuu ?"Je n ai pas connu d'hommes qui tout au long de leur vie, acceptèrent avec plus de sincérité, comme forces nommantes et directrices, les principes et les dogmes.Joignant à la foi ou charbonnier celle qu'éclairent îa pensee et la médiation, les épreuves a une longue vie le trouvèrent toujours les acceptant avec une magnifique sérénité, sans murmure et sans découragement."Pour sa famille, il fut plus qu'un pere, ne se oementant jamais, il fut un magnifique exemple du catholique croyant et pratiquant et offrit îe spectacle d'un patriotisme qui ne connut jamais la mesquinerie et î étroitesse d'un chauvinisme ou d'un tanausme aveugle.S'inspirant aes enseignements du Christ, il ne sut jamais hair et fit consister son oonneur a rendre heureux et a etre utile."La connaissance des hommes, des qualités et des defauts inhérents a notre nature, le faisait indulgent pour les derniers et admirateurs des premieres.L'envie, la jalousie ne enieurerent jamais, et toujours il lut heureux d'aider ses contemporains a atteindre des sommets que panois leur humilité les empêchait ne percevoir.Sa bonté n'eut d’égale que sa générosité ; aussi, né d une lamine pauvre, il laissa la sienne sans fortune.Son nom, d’ailleurs, nous a suffi et pour ma part je sais trop ce que je lui dois, pour ne pas avouer que je le porte avec fierté."au nom de ma famille qui lui sait ré ue son geste, je remercie la Société Saint-Jean-Baptiste d'être venue, aujourd'hui, saluer la mémoire de ce mort dont certaines oeuvres sont encore vivantes et qu'elle cherche a continuer, aux Gouvernements au Canada et de la province, et au Conseil de ville de Montréal, j ouit i expression d'une vive et sincère gratitude pour l'attestation de leur souvenir."A monsieur Morin va l’expression de notre gratitude pour l’estime t.i affection qu'il eut pour mon père La défense militaire canado-américaine La première réunion de la commission conjointe pour la défense de l’hémisphère occidental a été tenue à Ottawa, lundi dernier.L'honorable Mackenzie King, premier ministre du Canada, a accueilli les membres de la délégation américaine.Du côté américain, le maire La-Guardia agit comme président.Les autres membres sont : le lieutenant-général Stanley-D.Embrick, le capitaine Harry-W.Hill, le comman-^ dant Forest-P.Shermann, le lt] colonel J.-R.McNary, et le secré-I taire John-D.Hickerson.M.O.-M.Biggar, C.R., agit comme j président du côté canadien.Les auI très membres sont : le général Ken-j neth Suart, D.S.O., M.C., le capitai-! ue L.-W.Murray, de la marine roya-I le canadienne, le commodor e de ! i’air A.-L.-L.Cuffe, et le secretaire H.-L.Keenleyside, conseiller aux affaires extérieures.Il s'avère que le commission étudiera d'abord les problèmes de la ueiense en commun sur terre, sui mer et dans l'air.Cela implique la disposition des effectifs, l’armement, les mumunos et l'approvisionnement.Les journaux ont déjà parle ue oases aeriennes, mais ce n est qu un aspect de la question.De même les destroyers au rancart qui seront remis en service immédiatement.Toutes ces questions esquis- sées dans les nouvelles soulèvent nombre d'autres questions.La Commission entend faire diligence discrètement.Son rôle, d'ailleurs, il importe de le répéter, consistera strictement à étudier les divers aspects complexes du problème de la défense.C’est à proprement parler, une commission de techniciens.La commission ne pourra, d'aucune façon, prendre des engagements en matière de défense.Elle avisera les deux gouvernements en cause, sans plus.Au Canada, seul le gouvernement prendra des décisions qui seront éventuellement sujettes à i approbation du parlement.Un autre point à réitérer est que ! les deux pays se rencontrent d'egai a égal.C'est de la sorte qu'ils tral-! teront entre eux.Et l'un n'aban-! uonnpra rien à l'autre.C'est en ( pleine liberté, et consciemment, que enacun entend rechercher la mell-! teure manière de conjuguer leurs j moyens et leurs efforts.Pour le Uu-i naua, la responsaoilité ne serait pas moinure.au contraire, comme i a piecise M.King, il y a deux ans a ! Wooaôriuge, a ia suite de la fameuse declaration de M.Roosevelt a : Kingston, notre pays, du lait de su coopération avec les Etats-Unis, accepte une responsaoihte plus | grande.Et c'est la pensée qui do-i mine ia conference qui se poursuit ! actuenement à Ottawa.Mort du juge Guibauit Le juge J.-Alexandre Guibauit, de Joliette, est mort subitement, dimanche matin, à l'âge de 69 ans et 6 mois.Il laisse, outre son épouse née Di-norah Desrosiers, un fils, Me Guy Guibauit, une fille, Mlle Renée Gui uuult, et sa bru, Mme Guy Guibauit, née Liliane Paradis.Il était l’oncle ae M.René Dumouchel, pharmacien, de Saint-Jérôme.En 1934, il fut notnmé Juge de la cour supérieure.Feu le juge Guibauit fut maire de Joliette et un membre actif des cercles sociaux et du monde des affaires, dans la ville de Joliette.Ses obsèques ont eu lieu mercredi dernier.Nos condoléances à sa famille.Le Canada en guerre Informations récentes norable M.David alors que j'étais ! VIVant- et ûu'il veut bien lui traduire jeune député.Il me guidait.Il était ;encore lnalntenant qufi n’est plus, gai et ses anecdotes sont célèbres.! A vous t0115 ôul ic‘> notre On reconnaissait sa droiture d’es- reconnalssance pour 1 acte que vous prit, son dévouement à la cause pu- j Posez et qui devient un encourage-blique et, surtout, à ia langue Iran- !ment pour ceux qui se dévouent pour çaise diriger notre petit peuple dans la Il est un modèle pour les jeunes vo*e ae ^a fierté et de 1 honneur.Plusieurs couronnes de fleurs avaient été déposées au pied du monument.L’honorable Pierre Cas-grain en déposa une au nom du gouvernement fédéral ; l'honorable | Bernard Bissonnnette, au nom du qui viennent se recueillir sur sa tombe et, pour nous, une inspiration.Journaliste et écrivain de renom il fut aussi l'un des plus grands historiens quf honorèrent notre patrie."Il n’est plus, mais nous avons i gouvernement provincial, Me J.-M.ses écrits et savons ses oeuvres pour aav*gnac.au nom de la ville de l honorer.En M.Athanase David, il a un fils digne de lui.“Héritier de ses talents et de ses vertus civiques, il a tout fait pour continuer l’oeuvre canadienne et française de son père.Montreal, et M.L.-A.Fréchette, au nom oe la Société Saint-Jean-Bap-uste.Mlles Olive et Pauline David, les amis du comté de Terrebonne, M.et Mme J.Clermont et leur famille, Mme Robert Clerk, M.Alex."Aujourd'hui, ceux qui guident le ! 'our, M.et Mme B.Rainville et M.pays ont besoin d'un appui.Il fait Don de venir penser à nos chers disparus, aux Papineau, Cartier, Laurier et David, qui furent tous de fervents Canadiens, prêts à se sacrifier pour la nation canadienne française.” L’honorable Bernard Bissonnette L’honorable Bernard Bissonnette lui succéda.Il se piut à faire le rapprochement entre 1840 et 1940."En 1840, on sortait des troubles de 37, et, aujourd'hui, nous sommes en pleine crise.Mercier, David et Laurier rappellent cent ans d'histoire.Nous leur devons la vigueur de notre peuple.Si les principes de leui carrière politique n'avaient pas été aussi fermes, 1940 ressemblerait beaucoup à 1840.Heureusement, ils ont fait l'éducation du peuple de la province de Québec.David s'est sacrifié avec modestie pour le peuple, et son oeuvre fut grande."Nous qui avons eu tant d'amitie pour son fils, nous savons qu'il a, comme son père, le même amour de sa province et du peuple ouvrier.Il a même élargi le champ d’action de son père.” Me J.-M.Savignac Me Savignac parla au nom de la ville de Montréal : "Je dois dire tout ce que la ville doit à l’honorable L.-O.David.Il écrivit d’un contemporain : “Quel nom ! Quel homme!”.Je me plais à lui appliquer ces paroles.Sa famille est l’une des plus vieilles et des plus honorables du pays, et l’homme a excellé dans tous et Mme Marcel Rainville en déposèrent également.Pourquoi Von évacue les enfants anglais Environ 1,400 enfants du Royaume-Uni sont arrivés au Canada a annoncé, mardi dernier, l'honorable Crerar, ministre des ressources.Le ministre a dit que la majorité des enfants qui sont actuellement au uanada sont venus au pays aux frais de leurs parents ou de ieurs amis et sont logés chez des amis.Il est heureux maintenant, a-t-il dit, que le plan du gouvernement ait commencé ae fonctionner.M.Crerar qui parlait sur le réseau de Radio-Canada, a présenté M.Keith Jopson, officier de liaison britannique auprès du comité canadien de surveillance pour les réfugiés d outre-mer."Dans plusieurs milliers de foyers canadiens”, a-t-il dit, "se trouvent ce soir des enfants britanniques qui sont arrivés au Canada au cours des quatre derniers mois."Des milliers d’autres foyers ont offert de recevoir des enfants et nous espérons leur en donner bientôt.” M.Jopson, représentant auprès du comité de réception des enfants d’outre-mer, a dit que l'évacuation d’enfants du Royaume-Uni au Canada avait une signification stratégique pratique."En vidant les zones de combat des non-combattants qui s'y trou- Ottawa.— Le programme de construction navale du Canada, qui est de 92 vaisseaux, avance rapidement et, déjà, plusieurs lancements ont eu lieu dans les chantiers du pays, mais ce n'est là qu une phase des precautions navales qui ont ete prises.Selon une declaration faite par i honorable C.-D.Howe, mmistre des munitions et des approvisionnements, la conversion des vaisseaux marenands et des yachts de plaisance en navires armés se poursuit a une allure acceleree, même que ce genre ae travail s accomplit encore plus rapidement qu’il n'avait été prevu.Dans sa déclaration, ie ministre ajoute que plusieurs de ces navires nyorides sillonnent déjà la mer en compagnie des navires de guerre delà Marine royale du Canada.Les details relatifs à cette façon d augmenter notre puissance navale ne sont naturellement pas rendus pu-Dlics, mais chaque jour voit le nom-ore de nos unîtes armées de la Manne augmenter graduellement.Ottawa.— On annonce au ministère des approvisionnements que la Aero-Marine Crafts Limited, de Toronto, vient de recevoir une commande pour six grosses barques ae sauvetage qui serviront aux operations cotieres de la Royal Air Force en Angleterre.Chacune de ces bar- , ques mesurera de 60 à 70 pieds de longueur et aura, à bord, des mo-Leurs qui lui permettront de filer i jusqu'à 35 noeuds.La valeur totale vie cette commande est a environ j soOO.UOU.* ’ ’ Ottawa.— Des chiffres communiques par le ministre lui-meme, indiquent que i industrie aeronautique au canada prend de plus en pius u miportance.Depuis îes quatre uet nieres semâmes, ie nombre llcs employes dans les diverses a nunneries canadiennes a augmen-it ue ZUVe- ai i on excepte la Canadian Assu-liuil-u Aircran Limited, qui s occupe uniquement ae i assemblage ues u.vions pour ie compte au Gouvernement britannique, on compte plus ue û,*iuu employes actuenement uans ica bcpi principales usines aeiuiuiu-biques uu pu.>6.Plusieurs miuieia u aui.rtû ira v amène a ia laonuauun ucs avions uans a autres usines, mais s occupent pius parucunerenieni uc certaines parues, comme les aiies, *e tram u atterrissage, le iUàeu6u, etc.u autres encore, qui ne soin p*ju> compris aans les cninres men-uunnes plus naut, travaillent aussi wmus les avionneries à des ouvn0 oeconuaires.on peut dire que nutic industrie aeronautique emploie en tout i/,uuu ouvriers canadiens.Au Canada cette semaine L’aviation de ce temps-ci constitue de la bonne nouvelle au Canada, alors qu’avant la guerre elle ne représentait qu’une petite industrie qui cherchait sa voie.Au cours de ce mots, le plus gros avion jamais construit au Canada a été terminé, puis essayé avec succès.Dans le ^ueoec, 1 Ontario et l'Ouest on fa-oriquera désormais de tels avions et a autres encore selon les principes ae la production en série.La manufacturation d’avions sur une haute echelle est histoire de guerre et il faut s'attendre et se pré-paier a voir cette industrie se poursuivre activement avec l'horrible connu.Le Canada se destine à dominer dans le domaine de 1 aviation et notre pays deviendra comme la croisée aes chemins de l'air de i Empire.L après-guerre verra le pays ri-cne a une douzaine de grosses ia-unques a avions, de plusieurs milliers ue pilotes entraînes, ae navigateurs et u experts en constructions.i_i aviation cit,*vi^ncira unô cpjs pins prospères muas tries ue temps ue paix.Déjà les Canadiens français prennent leur piace parmi les rangs de ces nouveaux professionnels ae 1 air, sou uans 1 industrie ou soit dans i» Force Aerienne Royale Canadienne.a mesure que i industrialisation de ce metier se poursuivra, des milliers d auires se spécialiseront vers ces nouveaux emplois lucratifs.En plusieurs centres au pays, on trouve actuellement les Irançais a l'entrainement, en passe de devenir dhaoi-les ouvriers et ae competents mécaniciens.L est avec sagesse que le gouvernement a décide de laisser l'imative ue cette industrie aux mains de l’in-uustrie privée pour qu'après la guer- vent, les troupes seront plus libres de leurs mouvqments : les bouches a nourrir seront moins nombreuses; le nombre des navires disponibles pour le transport des munitions de guerre sera plus grand ; et le transport à l’Intérieur du pays ainsi que le travail des services de protection contre les raids aériens seront moins délicats".re ces organisations continuent de se développer et de participer à ia structure nnanclère du pays.La vitesse de la production, et surtout la qualité des produits, prouvent largement la justesse de vue du gouvernement en laissant l'industrie Hnvee s'occuper du contrôle uo -nouveau développement.L aviation deviendra un jour aussi importante que lindi/stne de l'automobile et ceux qui s y seront adonnes les premiers en seront les premiers bénéficiaires.m e e Une nouvelle importante cette semaine nous communique l'émission a un nouvel emprunt fédéral au [moulant approximatif de $300,000,-ooo.Le premier emprunt fut largement souscrit et dépassé et plusieurs Canadiens étaient prêts à disposer ae plus de leur argent pour aider le gouvernement a gagner la guerre, aette nouvelle émission leur donnera i opportunité qu’ils cherchaient.En annonçant ce deuxième emprunt, ie gouvernement souligne de nouveau son intention de payer la guerre a mesure qu'elle se poursuit.Dette politique est suivie aussi exactement que possible bien qu'au début on ne pouvait pas prévoir les énormes dépenses qui s'accumulent ious les jours.Le gouvernement veut conduire ia guerre comme une véri-„aoie affaire de commerce et teinui ue balancer ses comptes.Il n'emprunte qu'au fur et à mesure des besoms pressants et n’emprunte que uu peuple.• • • Les pronostics des affaires au début de septembre sont favorables.Plus de gens que jamais travaillent au paya.Les salaires sont meilleurs .une laçon générale et les prix u ont i>as beaucoup changé.Le trahie des touristes au cours des dernieres semaines a largement augmenté au pays de même que les homines d argent dépensées au pays.Les autorités gouvernementales tachent de permettre aux affaires de se poursuivre au rythme le plus normal possible, sans trop de restrictions.Le contrôle des abus et des prix sera grandement apprécié au cours de l’hiver prochain.Petit courrier d’Europe FRANCE Les Français ne crient pas famine Vichy.— Dans une récente déclaration, le ministre de l'agriculture M.Pierre Caziot a dit que ia France avait "en abondance les aliments essentiels".“H est faux de prétendre que la famine nous merface, ajouta-t-il."L’hiver sera dur mais je ne vois pas de raison de dramatiser la situation." Mais à en juger par les hauts cris que jette contre le blocus anglais M.Paul Baudoin, ministre des affaires étrangères du même gouvernement de Vichy, il semble que les Allemands continuent en France leurs razzias ae vivres et leurs pressions sur la politique pour forcer le gouvernement français à quémander des secours de l'extérieur.• • • L'.K.S.S.Amitié française ?Moscou.— L'élément germanophile et anti britannique en France, dans le gouvernement et dans la population, se réconcilie avec le gouvernement soviétique qui fait tout en son possible, a l'heure actuelle, pour aider l'Allemagne et ses conquêtes à combattre le blocus anglais.Le pacte de non-agression germano-soviétique tient toujours et.par le jeu aes alliances et des armistices, prolonge ses effets jusqu a Vichy et jusqu'à Rome.• • • ALLEMAGNE Guerre-éclair ou guerre de stagnation Berlin.— L'opinion allemande est de moins en moins impressionnée par des méthodes de "blitzkrieg" et de rouleau-compresseur qui ne prévalent plus contre la farouche résistance de la Grande-Bretagne.d est ainsi que le vocabulaire qui était a la mode lors de la conqueLe subite de la Pologne et de la France aevient aesuet.Ce n'est plus m guerre soudaine que fait l’Allemagne nazie, c’est la guerre qui traîne en lenteur, et le public allemand oppose déjà au terme si populaire de "blitzkrieg” celui plus actuel de Verlaengerter Krieg" pour qualilier la stagnation que la Royal Air Force par ia riposte et la Royal Navy par le blocus imposent aux conquérants trop pressés.• • • ITALIE Pays de peu de ressources rtome.— Les Italiens renseignés qui ont lu les "Commentaires sur ia campagne d Ethiopie" du maréchal Pietro Badoglio ne s'illusionnent pas sur la gloire à tirer de la récente conquête ae la Somalie britannique cil Afrique orientale.Région de dunes de sable, elle n'a d importance que pour un pays disposant ' d'une marine puissante capaDie de patrouiller îe large et de contrôler le mouvement des navires au sortir et u 1 entrée de la mer Rouge.L'Italie a plusieurs navires de guerre, certes, mais iis resteront inutilisables tant qu ils ne voudront pas se mesurer avec les croiseurs anglais qui les tiennent embouteillés en Méditerranée.Le maréchal Badoglio parlant de ia Somalie italienne, région sembla-oie a la Somalie anglaise disait dans ses commentaires : “Le seul avantage ae ia Somalie — s'il est permis ue s exprimer ainsi — c'était sa situation géo-topographique et la pauvreté de ses refisubrces".Comité de l’épargne en temps de guerre Lmn.s plus de 2,000 manufactures ou autres établissements Industriels et commerciaux de la province de Québec, tous les employés — du garçon de bureau au président de la compagnie, de l'apprenti au contremaître — tous achètent des certificats d'épargne de guerre.Et, en plus de ces 2,008 entreprises du Québec, li y en a 7,432, réparties dans les huit autres provinces, ou fonctionne le plan de déductions sur les salaires, on compte donc en tout plus de 1,250,000 employés qui achètent des certificats d'épargne de guerre selon ce système d’épargne.C'est dire que plus de la moitié des certificats émis récemment l'ont été pour ces groupes de travailleurs.La semaine dernière, on a enregistré 71 nouvelles adhésions dans la province de Québec, alors qu’en Ontario ou en comjite 89, au Manitoba 18 et 14 pour la Colombie anglaise.MELI-MELO tSulte de la première page) de vous féliciter et de vous remercier et, par votre intermédiaire', de remercier tous ceux qui ont rendu possible cette magnifique contribution à l’effort national.” • • • RESULTATS UE L'ENREGISTREMENT NATIONAL Une analyse sommaire des résul-uus de l'Inscription nationale par tout le pays permet à l’autorité de se declarer satisfaite de la réponse qu’elle a obtenue du public canadien, lundi, mardi et mercredi derniers.Les compilations des questionnaires une fuis terminées, le gouvernement canadien saura, le plus exactement possible, à quoi s’en tenir sur ses reserves humaines et surtout sur la façon de les employer.L'inscription nationale, en raison des conditions dans lesquelles se déroulent les guerres modernes, des formes les personnes qui ne se sont pas enregistrées.Le ministère des services nationaux ae guerre a également prié les procureurs généraux d’émettre de semblables instructions à toutes les lorces constabulaires municipales.du a demandé, en particulier, qqe ies policiers ue la circulation c*i-gent la production des certificats u enregistrement.De son cote, la gendarmerie royale uu canada entreprend une campagne uans le meme but.• • • LE DUC DE GUISE EST MORT AU MAROC Le uuc ae uuise, prétendant au trône ue France, est mort, dimanche dernier, a son chateau de Larache i El-Araicn», au Maroc espagnol.Lui succédé son fils Henri de Guise, prince a Orléans, comte de Paris, qu'elles affectent, et du droit de ré- a8e ut' ^ ans> dul depuis plusieurs quismon qu'utilisent les pouvoirs années était de fait prétendant à la publics dans les pays totalitaires que nous voulons vaincre, est une mesure indispensable.RESULTATS Une analyse sommaire des résultats de l'inscription nationale par tout le pays permet à l'autorité de se declarer satisfaite de la réponse qu elle a obtenue du public canadien, nés compilations des questionnaires uné fois terminées, le gouvernement canadien saura, le plus exactement possiole, a quoi s en tenir sur ses réserves Humaines et surtout sur la façon de les employer.L'inscription nationale, en raison des conditions uans lesquelles se déroulent les guerres modernes, des formes qu'el-ies affectent, et du droit de requisition qu'utilisent les pouvoirs publics dans les pays totalitaires que nous voulons vaincre, est une mesure indispensable.• • • LA SEMAINE SOCIALE DE NICOLE!’ Réflexions en temps de guerre La guerre porte à la rèttxion, à l’amendement des vies.Le chrétien uoit voir en elle un avertissement ue Dieu, un appel à une existence mieux ordonnée, plus conforme a sa destinée surnaturelle.Cette reforme doit atteindre non seulement ia vie individuelle du chrétien, ma.s encore ses devoirs au sein de sa famille et dans la nation.Quel sujet plus propre actuellement à de sérieuses reflexions, suivies de resolutions pratiques et fécondes.C'est le sujei qui sera étudié à la Semaine sociale ue Nieolet du 20 au 23 septembre proenain.Une équipe ut pretres et de laies, hommes de savoir et d'autorité, exposeront les principes dont doit s inspirer tout vrai chrétien a l'heure actuelle, puis i.-n feront 1 application à sa vie dans la famille et dans la nation.Ces cours seront donnes dans la saiie académique du Séminaire.Ils sont ouverts a tous.Et comme ils auront lieu cette année en lin de semaine, le vendredi, le samedi et it uimanche, il sera plus facile aux gens de l'extérieur d'en profiter.L'entrée est gratuite.Ceux cependant qui voudraient se faire retenir une chambre sont priés de s'adresser au procureur de l’évèché de Ni-coiet, l'abbé Oscar Morin On peut, pour tout autre renseignement, écrire au secrétariat des Semaines sociales, 1961 rue Rachel Est, Montréal.* • • LES CANADIENS PEUVENT TRAVERSER BEAUCOUP PLUS FACILEMENT AUX ETATS-UNIS Il sera dorénavant beaucoup plus facile aux Canadiens et aux autres sujets britanniques habitant le Canada de visiter les Etats-Unis.Le consulat américain vient de recevoir ae nouvelles cartes d’identité et il ne faut plus que quelques minutes pour remplir les formules nécessaires.Toutefois .seules les personnes projetant de demeurer moins de trente jours dans le pays voisin peuvent obtenir ces cartes.La seule difficulté pour les Canadiens est que le Contrôle du change étranger ne leur permet pas d'acheter d'argent américain pour le dépenser en frivolités.e e e LA POLICE COMMENCE A RECHERCHER CEUX QUI NE SONT PAS INSCRITS Le procureur général de chaque province vient d'être prié de donner des instructions à la police provinciale.dans chaque province, d'entreprendre immédiatement une campagne intensive en vue de dépister couronne de France.La loi républicaine interdisant aux princes de la maison de France ae résider en territoire français, le comte de Paris s'etant vu refuser la permission de servir dans l'armée française, au début des hostilités.En octobre dernier, le comte se rendait à Londres ann d offrir ses services à l'armée oritannique.• • • UNE ARMEE I)E 4,000,000 AUX ETATS-UNIS Un a révélé au sénat des Etats-Unis, lequel semble maintenant mieux disposé à l'endroit de l'adoption d’une loi de conscription en temps de paix, que le département ae la guerre de Washington projetait a avoir a sa disposition, d'ici 1945, une armée de 4,000,000 d'hommes bien entraînés, y compris les réservistes.M.Roosevelt, le candidat démocrate à la présidence, et M.Wendell Willkie.le candidat républicain.recommandant tous deux que le Congrès se hâte de rendre k service militaire obligatoire, les leaders du sénat ont annoncé qu'ils s'efforceraient d'obtenir le passage ue la législation si chaudement disputée avant la fin de la présente semaine.L'EN REG I STR EM ENT DES ARMES A FEU Le gouvernement fédéral vient d'adopter un arreté ministériel augmentant les peines contre ceux qui negligent d'enregistrer carabines et fusils.Ceux qui ne se conforment pas* à la loi sont passibles d'une amende de $500 ou de deux ans d'emprisonnement ou des deux peines.Cette peine a été ajoutée à la peine de $50 d'amende ou 30 jours d'emprisonnement imposée après conviction sommaire.Toutes les armes à feu doivent etre enregistrées au plus tard le 15 septembre.L'enregistrement se fait présentement.• 9 • LA MOBILISATION L'honorable Ralston, ministre de la défense nationale, vient de préciser que le premier groupe de recrues serait appelé le 9 octobre.Il est trop tôt pour spécifier les classes qui feront partie de la première levée.Il faut, d'abord connaître le nombre de célibataires susceptibles d'être appelés, après avoir subi l'examen médical.Mais le ministre répété que 30,000 hommes formeront le premier détachement, ainsi qu'il a déjà été annoncé.A ce sujet il est intéressant de noter que 83 circonscriptions électorales donnent 118,181 célibataires de 19 à 45 ans dans Quebec, 147,057 dans Ontario, 12,737 au Manitoba, et un nombre quasi Identique et qui n'atteint pas 8,000 dans les autres provinces.Le médecin de famille est reconnu par le gouvernement.C'est lui — si on le préfère — qui examinera les recrues et qui décidera si elles sont aptes au service militaire.LE SENAT DES ETATS-UNIS APPROUVE LA CONSCRIPTION La Chambre haute de Washington a voté, mercredi, la première loi d'entrainement militaire obligatoire en temps de paix aux Etats-Unis.La nouvelle mesure affecte les hommes de vingt-et-un à trente ans.La Chambre des représentants sera maintenant saisie de la mesure Burke-Wadsworth.Elle en commencera l'étude dès la semaine prochaine.PHOTO-ENGRAVING Req’d.DESSIN COMMERCIAL COMMERCIAL ART WORK PHOTOGRAPHIE PHOTOGRAPHY PH O TO OR A VU RE PHOTO-EHORA VIH O IMPRIMERIE PRINTING R:R.LABELLE, 447 STE HELENE,mohtrealn Saint-Jérôme, le 30 août 1940 L’AVENIR DU NORD Pag9 trou M Devant le champ Honorons en ce champ de blé Les vertus de la bonne terre Dont les épis se sont gonflés ! Il est, dans sa splendeur austère, Plus beau que les jardins en fleur, Plus beau que les prés remplis d’herbe, Et que les bols lourds de senteurs ; La mer et toute sa superbe Doit s'humilier devant lui ; Elle n’a que des flots stériles Et des vagues grosses de bruit, Mais la multitude fertile Des épis frôlés par le vent Chante, pour l’oreille humaine, Un cantique plus émouvant Que sa chanson farouche et vaine, La mer.Dieu l’a faite sans nous, Mais pour que le sillon prospère Sous la grâce des épis roux, L’aide de l’homme est nécessaire.Louis MERCIER CONSEILS POUR LA RENTREE DES CLASSES Les vaccins contre la variole et la diphtérie.— L’examen médical complet.A l’occasion de la prochaine entrée des classes, le ministre de la santé, l'honorable Henri Groulx, vient de donner quelques conseils aux parents sur les soins qu'ils doivent prendre de leurs enfants à cette période particulière de l’année.Ces sages conseils peuvent se résumer comme suit : Faites vacciner vos enfants contre la variole.Faites-les protéger contre la diphtérie.Faites-leur subir un examen médical chez votre médecin de famille ou à l’un des différents services sociaux qui sont mis à votre disposition.Enfin, faites corriger les défauts physiques que l’on trouvera."Rien n’est plus important pour les enfants, déclarait l'honorable Henri Groulx, que de surveiller étroitement leur croissance, les parents doivent à ceux-ci tous les moyens que la science possède pour les protéger contre les maladies si fréquentes à leur âge.Un gage de succès "Si vous voulez que vos enfants obtiennent des succès à l’école ou au collège, au couvent ou dans les autres institutions où ils passeront leur année, ajoute M.Groulx.vous devez d'abord veiller sur leur santé.Un enfant en bonne santé fait un travail magnifique.Cela lui facilite ses études.La maîtresse ou le professeur ont moins de difficulté à lui inculquer les notions du savoir.Son intelligence devient un réceptable beaucoup plus souple et plus propice à retenir ce qu’il apprend.Surveillez donc la santé de vos enfants et que de soucis vous vous épargnerez.LA COMMISSION DES ECOLES CATHOLIQUES DE QUEBEC BONNE UN BEL EXEMPLE La commission des écoles catholi- ; ques de Québec vient de prendre une ; courageuse initiative qui mérite d’ê- ] tre citée en exemple à toute la pro- j vinee.Le 14 août, son président, M.J.- j Oscar Auger, recevait la lettre sui- j vante de M.le Dr Georges Grégoire, j secrétaire du comité provincial de défense contre la tuberculose."Monsieur le président, "A la veille de l'ouverture des clas- ! ses, le comité provincial de défense contre la tuberculose sollicite votre concours et celui de vos collègues pour assurer le maximum de pro- .tection aux écoliers."Vous savez quels ravages exerce la tuberculose chez nous.Québec a même le triste privilège d'avoir un des taux de mortalité les plus élevés au Canada."Cette maladie est dangereuse à tous les âges, mais particulièrement dans la jeunesse.Et ici ce sont les contacts qu’il faut craindre.La tuberculose se communique d’une personne à une autre, et le plus souvent d’un adulte à un enfant."Avez-vous l’assurance que tous vos instituteurs et institutrices sont indemnes ?Ne s'en trouve-t-il pas parmi eux qui propagent, en même temps que la science, le bacille meurtrier ?Ils ne le font pas volontairement, et peut-être ignorent-ils eux-mêmes qu’ils sont malades ?N’empêche que, pendant dix mois, ce sont eux qui auront sous leur garde nos enfants.De leur bonne ou de leur mauvaise santé dépendent donc autant de vies humaines que vous tenez comme nous â conserver “Or, il existe un moyen très facile de protéger les écoliers.Pourquoi la commission scolaire, qui en a le pouvoir, n’exigerait-elle pas que tous ses professeurs, avant de reprendre leurs classes, ou au début de l’année scolaire, se soumettent à un examen pulmonaire complet, clinique et radiologique ?Les instituteurs et institutrices n'auraient qu’à se présenter chez leur médecin de famille, à condition que celui-ci soit en état de faire une radiologie.Ou encore, s’ils ne peuvent assumer cette dépense, le dispensaire antituberculeux de Québec est toujours â leur disposition."Veuillez agréer, monsier le président, etc”.Dès l’assemblée suivante, le 19 août, M.Oscar Auger, gagné depuis longtemps â la cause de l'hygiène, fit part de cette communication â scs collègues.Et l’un d'eux, M.le Dr Ferdinand Fortier, d’accord avec le président, apporta des arguments convaincants à l’appui de la demande du comité provincial de défense contre la tuberculose et Insista panique la mesure préconisée entrât immédiatement en vigueur.Le 22 août, la lettre suivante était donc adressée, par le secrétaire trésorier de la commission scolaire catholique, M.Eugène Huot, au secrétaire du comité provincial de dôfen se, M.le Dr Georges Grégoire : "Cher docteur, "Comme suite â votre lettre du 14 courant, nous avons l'honneur de vous faire part de la résolution 1182 dûment adoptée par messieurs les commissaires à leur séance du 19 : RESOLU : "Que le personnel enseignant, religieux et laïque, soit soumis à un examen pulmonaire complet, clinique et radiologique, dont le résultat devra être transmis au Bureau des Commissaires le ou avant le 31 août 1940 : que soit laissé au titulaire le choix du médecin, à la condition toutefois que celui-ci soit en état de faire une radiologie ; que les titulaires, dans l'impossibilité de payer le coût du dit examen, s'adressent au dispensaire antituberculeux de Québec qui est toujours à leur disposition."Vous remerciant de l'intérêt que vous nous portez, nous nous souscrivons, etc." Et voilà ! Ce n’est pas plus malm que cela.En quelques minutes, la commission scolaire catholique de Québec, qui, le printemps dernier, sous la présidence de M.Emile Simard, agissant lui aussi de concert avec le Dr Ferdinand Fortier, avait autorisé le comité provincial de défense à donner des conférences sur la tuberculose dans toutes ses écoles ; la commission scolaire catholique, aujourd'hui présidée par M.Auger, vient de prendre une mesure énergique qui aura pour effet d'enrayer le fléau de la peste blanche chez nous.Quelle institution, quel corps public veut suivre ce bel exemple ?(Communiqué du comité provincial de défense contre la tuberculose) Wrtsst 7 L’enregistrement volontaire des femmes Comment répondre au questionnaire Sur la carte de l’enregistrement volontaire des femmes la question No 20 se lit comme suit : "Vos conditions de vie actuelles vous permettent-elles de rendre certains services dans la crise nationale actuelle en transportant vos efforts du domaine de votre emploi actuel à un autre pour lequel vous avez des aptitudes ?a) Où vous pourriez retourner au foyer tous les jours ?bi Où vous seriez éloignée de votre foyer ?" Le questionnaire préparé par le Comité National de l’Enregistrement Volontaire des femmes, dont la section de Québec est dirigée par Madame Athanase David, à Montréal, et dont la présidente pour le comté de Terrebonne est Mme Jos.Brais.299, rue Labelle, à Saint-Jérôme, est en réalité cette question en détail.Les questions posées se rapportent aux compétences féminines qui pourraient être utilisée dans la présente crise nationale.Toutes leurs aptitudes sont énumérées.On leur demande aussi la somme de temps qu’elles pourraient fournir sans rémunération ou, si leur situation ne leur permet pas de travailler gratuitement, le temps qu'elles pourraient donner moyennant un certain salaire.Une attention spéciale est portée à la question "Seriez-vous disposée à accepter temporairement des enfants ou des adultes chez-vous ?Maintenant ou en cas de crise ?Moyennant paiement ou non ?" C'est un problème qui a besoin d'être envisagé dans un avenir très rapproché et chaque femme sait que sans organisation nous ne pourrons faire face à une telle situation.Cet enregistrement volontaire des femmes du Canada, commencé au début du printemps, est maintenant terminé dans presque toutes les provinces du Dominion, excepté Québec et les Maritimes.Quand le gouvernement décida d'enregistrer tous les Canadiens, Mlle Margaret Hyno-mann, K.C.de Toronto, qui est présidente du comité exécutif et directrice de l’organisation de l'enregistrement volontaire des femmes du Canada, suggéra au gouvernement fédéral d'inclure des questions d’après lesquelles l'entrainement volontaire des femmes et différents services pourraient être organisés.Le gouvernement demanda alors que l’enregistrement volontaire, déjà complété dans quelques provinces, se poursuive à travers tout le Canada.L'honorable James-G.Gardiner.ministre des services de guerre, expliqua que le plan serait employé en union avec ceuu dt l'enregistrement obligatoire.Madame David fait remarquer que dans les mille premiers questionnaires remplis.16?femmes consentent à prendre des réfugiés, 426 sont capables de travailler sans retourner à leur foyer.34 sont gardes-malades graduées, 79 possèdent des certificats de "premiers soins aux blessés" et une un diplôme de médecin.Dans ce premier mille se trouvent aussi 13 mécaniciennes et 23 techniciennes de laboratoire.Toutes désirent vivement mettre leur activité au service de leur pays.Pour plus de détails, s’adresser au Comité de l’enregistrement volontaire des femmes du Canada, HA.2939, à Montréal, ou, pour le comté de Terrebonne, à Mme J.Brais, 299.rue Labelle, tél.159, Saint-Jérôme.Le service volontaire des femmes assumer le coût de leurs propres uniformes et travailler sans rémunération.v Toutes inscriptions peuvent être effectuées par l'intermédiaire de n’importe quelle succursale de la Croix Rouge dans la province de Québec.OPTOMETRISTE-OPTICIEN Bachelier en Optométrie DIPLOME DE L’UNIVERSITE D2 MONTREAL Spécialité : EXAMEN DE LA VUE Correction des troubles musculaires des yeux Prescriptions de verres PAUL E.TALBOT, B a.O.330, rue SAINT-GEORGES — SAINT-JEROME Pour consultations : Tél.171 A Saint-Jérôme, tous les jours, de 2 à 9 h.p.m.BUREAU-CHEF : 6761, rue SAINT-HUBERT, MONTREAL La colonne de beauté dirigée par Cousine Blanche Dipifanét it r ümverrité it Beavti it Paru Les taches de rousseur C’est un choix des plus judicieux que vient de faire la Société Canadienne de la Croix Rouge, section du Québec, en désignant Mme W.-D.Chambers, une Montréalaise, au poste de Commandante du nouveau Service de Transport Féminin, rattaché au Comité de Service Volontaire des Femmes pour tout le Canada.Cette nomination, qui sera assurément bien vue partout, se distingue du fait que Mme Chambers est une femme de la province de Québec et la nouvelle en a été annoncée à Montréal par la Croix Rouge.Mme Chambers fut la première femme canadienne à décrocher la médaille militaire au cours du dernier grand conflit, pour services rendus en contribuant au transport des soldats blessés dans des endroits de tout repos, hors de portée des bombardements aériens.Toutes femmes désirant s'inscrire comme postulantes dans ce Service de Transport doivent être âeées de plus de 18 ans : posséder un certificat de soins d'urgence de la "St.John Ambulance" et avoir suivi régulièrement l'un des cours approuvés en mécanique de moteur, avant d'être acceptées comme candidates.Cependant, à défaut de la possession de l'une de ces qualifications, on acceptera comme alternative une preuve à l'effet que la personne ap-plicante aura acquis une expérience quelconque dans ce sens au cours de la dernière guerre.Les postulantes doivent posséder au moins deux années d'expérience comme chauffeurs et détenir un permis de conduire pour l’année 1940.Elles doivent aussi subir un examen médical et produire des références émanant de deux personnes de haute réputation de leur localité avec leurs inscriptions.La culture physique et les exercices de parade seront obligatoires et les membres devront porter l'uniforme désigné par leur commandante d’unité.L’uniforme consistera en une tunique et une jupe de serge, couleur khaki ; et comportera une casquette à visière, une chemise et cravate khaki ; des bas de coton, des chaussures brun Oxford à talons bas.des gants genre gantelet et un manteau à ceinture avec doublure détachable.Les membres devront I - L’automne revient et l’on songe à faire disparaître les rousselures “acquises” (le mot est juste) au cours de l’été sur le nez, le front, le dos des mains.Comme on a pu le constater, ce sont surtout ies blondes et les rousses qui sont victimes de ces vilaines colorations dues à l’effet des rayons ardents du soleil, dont on est fière en été parce qu'elles prouvent à tous qu’on a pu se payer une villégiature à la campagne ou aux plages populaires mais dont on est beaucoup moins fières à l’automne quand on reprend le petit train-train de la vie normale.Evidemment, le premier soin à prendre pour faire disparaître les rousselures et le hàle ou bronzage résultant de l’exposition aux rayons ardents du soleil et du grand air, c'est d’en supprimer la cause déterminante et de protéger son épiderme contre les effets du soleil et de l'air.Ensuite, on doit faire usage d'une lotion anti-rousselures qui efface graduellement les colorations disgracieuses.Notez que j'ai dit graduellement.On a pris huit ou dix semaines pour acquérir ces taches.On ne saurait espérer les faire disparaître du jour au lendemain.Il existe des préparations à base de sels de plomb ou de mercure qui produisent des résultats plus rapides mais il faut s’en méfier.Elles ont pour effet d'irriter la peau et d'en occasionner le pelage.et si, par un malheureux hasard, il se déclare l'inflammation, gare aux complications ! Il vaut mieux d'abord prévenir que guérir, c’est-à-dire protéger son épiderme contre ies rousselures par l'application d'une préparation qui permet le bronzage sans effets désastreux.Mais si le mal est fait et qu'on a le teint délicat, il faut sans délai effacer les taches résultant de l'effet du soleil sans quoi on risque que ces taches deviennent indélébiles.Si vous êtes pax'mi celles qui ne veulent pas que leur visage soit rousselé jusqu’à la Noël, procurez-vous sans délai mon feuillet sur les soins du visage.Il comporte de précieux conseils et pas une virgule de réclame.Il s'agit non d’annonce mais de conseils tout à fait désintéressés.que ce journal m’a priée de préparer à l'intention de ses lectrices.J’ai écrit ainsi toute une série de feuillets sur les soins de beauté, tels que soins du visage, des mains, des yeux, des cheveux, des pieds, la maigreur, l’obésité, le développement normal du buste, la transpiration excessive, les poids et mesures normaux.Demandez-moi ceux qui vous intéressent — on m’atteint en adressant ses lettres à Cousine Blanche, 197 ouest .rue Sainte-Catherine, Morftréal.Ayez soin, cependant, d'inclure un timbre de 3c pour chaque feuillet désiré pour en couvrir les frais de poste et d’expédition.En se^ SERVANT DES 5 PAPIERS à MOUCHES WILSON LIRE ET SUIVRE lÈS^ INSTRUCTIONS / urytur / ATTENTIVEMENT & JL) ' r* Chaque papier tuera de* mouches toute la journée et chaque Jour pendant trois semaines.3 Papiers dans chaque Paquet* 10 CENTS LE PAQUET dam let Pharmacies, let Epiceriet et le» Magasins Généraux.POURQUOI PAYER PLUS?TH, WILSON FLY P AD CO., H.millon,Ou.yGcccgcosccceoeoocooooooGA, Achetez les produits annoncés dans L’AVENIR DU NORD tCOSOOCOOSCCCCOSOSOSOOMO' U VE S ET SAVOUREZ LE MEILLEUR a n $ GRANDS VERRES 6 SAVEURS Voici les gagnants du concours Ogilvie “vieux loup de mer” pour la semaine dernière Voici les gagnants du concours de la semaine dernière : Service de Vaisselle à : Isoline Godfrey, Gaspé, comté de Gaspé, P.Q.; Anne Leclerc.Saint-Pamphile, comté de l’îslet, P.Q.; André Beaudin, Hovvick Station.P.Q.; Mme Conrad Comeau, 829 Gervais, Trois-Rivières, P.Q.Des billets de SI.00 vont à : Georgette Langis, C.P.363, Moni Joli.P.Q.; Alphonse Bourassa, Saint-Boniface de Shawinigan, P.Q.; Mme Gérard Lamontagne, Saint-Pascal, comté de Kamouraska, P.Q.; Isabelle Trépanier, .Mont Albert, comté de Gaspé, P.Q.; Mlle Cécile Jobin, Pont Rouge, comté de Portneuf.P.Q.; Antoine Ouellet, Pa-doue, comté de Matapcdia, P.Q.: R onia Gagnon, Sainte-Anne des Monts, comté de Gaspé, P.Q.; Mlle Marie Parent, Sainte-Marie, comté de Beauce, P.Q.; Mlle Jean-d’Arc Brunelle, Gentilly, comte de Nicolet, P.Q.; Mlle Marie-Marthe Brunelle, Saint-Gérard, comté de TVolfe, r.Q.Des prix aux marchands sont décernés à : J.-R.Gagnon, Gaspé, P.Q.; \V.Brunelle.Saint-Pampliile, P.Q.; S.Beaudin, Howick, P.Q.: Alexandre Ricard, Saint-Boniface.P.Q.Organisation au bénéfice de la Croix Rouge Un bulletin émanant du siège de la Maison de la Croix Rouge, à Montréal.et adressé à toutes les succursales de cette Société, attire leur attention sur le fait que “certains clubs de golf, clubs champêtres et autres sociétés encouragent des jeux de hasard et autres genres de jeux de même nature, en alléguant que les recettes seront consacrées aux oeuvres de la Croix Rouge." Le bulletin en question, en commentant ce qui précède, s’exprime ainsi : "Nous sommes persuadés que ces organismes ont pris cette initiative, de la meilleure fol du monde, mais nous tenons à souligner aux organisateurs le fait que la Croix Rouge ne peut rien avoir à faire avec une initiative qui ne comporte aucun permis ou autorisation émanant de la succursale locale de la Société de la Croix Rouge.La Société n’autorisera absolument rien du genre, qu’il s’agisse d’une loterie, ou de jeux de hasard, tels que le bingo."Les succursales de la Société sont priée d’attirer l’attention du Commissaire sur tous appels du genre, non autorisés, faits au public, afin d’y mettre promptement un frein”.* , nnre i uait QUE N0US THF5 CETTE ORGE A MAL/u a NOUS AVONS ACHETES $12,000,000 est une grosse somme d’argent! C’est le montant que les brasseries canadiennes paient chaque année pour le houblon et Forge qu’elles achètent des cultivateurs.ét.ft 50BRE EN TOUT-LA BIÈRE ME SUFFIT iiilfi Page quatre Saint-Jérôme, le 30 août 1940 L’AVENIR DU NORD APPEL AVX CULTIVATEURS Chaque classe fie la société peut contribuer de la manière qui lui convient le mieux et, dans la mesure de ses moyens, aux oeuvres de la Société Canadienne de la Croix Rouge.C’est pourquoi d'ici peu, les cultivateurs de la province de Québec seront priés de faire leur quote-part en donnant des victuailles non périssables, de façon à constituer une réserve additionnelle pour 'a.Grande-Bretagne.A cet effet, un Comité, qui sera présidé par Mme Bernard Languedoc, de Montréal, vient d être formé et prendra les dispositions requises pour mener à bien cette entreprise.Cet organisme s'intitulera le Comité de Ravitaillement en Victuailles.La Croix Rouge est d'avis qu'en venant ainsi en aide de façon tangible à la Grande-Bretagne, dans sa lutte pour la liberté du monde, les nations faisant partie de l'Empire donnent une preuve additionnelle de la solidarité qui les unit et doit les unir, dans tes heures graves que nous traversons présentement.Les cultivateurs seront priés de souscrire dans t ne certaine proportion, fixée au préalable, par la donation de victuailles non périssa- régulière pour la mise en conserves de ces produits, de même que les caisses nécessaires pour tins d'expédition, le tout sans frais.Des dispositions ont aussi été prises pour le transfert de ces dons en nature à la Maison de la Croix Rouge, rue Saint-Antoine, à Montréal, sans frais d'aucune sorte, de telle façon que les généreux donateurs ne se verront pas dans l'obligation d’assumer de déboursés quelconques, moins toutefois le coût initial de leur donation.Les boites métalliques comporteront des étiquettes sur lesquelles les donateurs seront priés d'y inscrire leurs noms.De plus, afin d’assurer l'efficacité de la réception de ces1 produits à Montréal, les cultivateurs de Montréal ferait bien d’expédier leurs dons dans des caisses, car autrement l'expédition en boites individuelles ne saurait que susciter du travail inutile.Mme Languedoc nous prie de laisser savoir aux intéressés que les formules de réquisition, sur lesquelles les fermiers pourront commander le nombre voulu de boites et caisses, seront bientôt prêtes pour fins de distribution et qu'elles seront émises sur demande.Les taxes ne doivent pas faire monter les prix Le sens d’un avis aux négociants de la part de la commission du commerce La Commission des prix du commerce en temps de guerre du Canada a communiqué aux fabricants, importateurs et distributeurs au Canada l'avis suivant : "Votre attention est attirée sur’le décret suivant du parlement concernant la "taxe de guerre relative au change de 10 pour cent” de la valeur, à la douane, des marchandises importées Loi spéciale des revenus de guerre, article 88 a (3) Nulle personne ne doit profiter de la taxe imposée par le présent article pour hausser le prix des marchandises dans une proportion plus forte que ne le justifie la hausse réelle que cette taxe entraîne, ou pour maintenir les prix à des niveaux plus élevés qu’il n'est justi- i fiable de le faire, et, si la Commis-Enfin, les succursales de la Croix jsion des prix et du commerce en Rouge, à travers la province, sont ; temps de guerre fait rapport au blés, tels que des légumes en conser- j priées de bien vouloir collaborer à j gouverneur en conseil qu’à son avis ves, des fruits desséchés, du sirop j cette tâche humanitaire, de même \ une personne en a ainsi profité, le d’érable, du miel et autres aliments ! que les conserveries groupées en j gouverneur en conseil peut, sur la à base de vitamines, productrices j coopératives, à qui l'on demandera 1 recommandation de ladite Commis-d'énergie.La Croix Rouge fournira j de contribuer dans une certaine pro-’ sion et pour ja période qu'il déter-des boites métalliques de grandeur portion de la récolte de cette année, mine, frapper la totalité ou toute partie des marchandises produites, ou vendues par cette personne, ou faisant l'objet d'opérations commerciales de sa part, dune taxe d'accise ne dépassant pas dix pour cent dti prix de vente des produits en question : abolir ou réduire les droits de douane applicables à ces produits, en fixer les 'prix, et prendre ou autoriser ladite Commission à prendre les autres mesures que cette dernière peut recommander sous le régime des Règlements de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre ; et pour les fins d'enquête et de toute recommandation de la part de ladite Commission et en vue d'empêcher toute personne de profiter d'un tel avantage, ladite Commission possède, à l’égard d’une pareille personne et de pareilles marchandises, les pouvoirs que lui confèrent à l’occasion ces règlements, comme si ces marchandises étaient des denrées nécessaires à l'existence y définies, et le fait de profiter d'un te! avantage est QUEL EST CE BREUVAGE QUI EST À LA FOIS SEC ET LEGER?LA FRONTENAC BLEUE .au Canada qui fabriquent, importent ou distribuent des marchandises ou des denrées de quelque genre, doivent être prêtes, suivant réception de cet avis, à fournir sur demande : a» Des renseignements complets concernant toutes hausses des prix nets de vente, en vigueur le ou après le 25 juin 1940, soit que ces hausses nettes résultent d'une modification dans la liste des prix ou d'une revision des conditions de paiement ; b) Des renseignements en détail | concernant les raisons de telles j hausses de prix, v.g.soit qu'elles j soient attribuables aux coûts aug-1 montés résultant de la taxe de guer- j re relative au change ou à l'incidence i de la taxe elle-même, ou à toute au- ' tre cause, tel des augmentations des gages, le coût plus élevé des maté- | riaux et des pièces détachées, etc.j Afin de faciliter la compilation des j données qui ne rapportent au degré ! auquel les prix de vente su bissent! ou peuvent subir l'influence de la i taxe de guerre relative au change, on devrait faire un relevé séparé du montant total de cette taxe payée , chaque mois.c) Tous renseignements dont la Commission pourrait avoir besoin et ; pourrait utiliser < i> pour enquêter sur ces plaintes qu'elle pourrait recevoir < ii • pour accomplir, d'une façon générale, les devoirs qui lui sont imposés par la législation précitée."Les personnes sujettes aux stipulations de la Loi spéciale des revenus de guerre, en autant qu'elle concerne la taxe de guerre relative au change, sont priées de communiquer avec la Commission des prix et du commerce en temps de guerre, pour tout renseignement concernant son application." L’adresse de la Croix Rouge Ces jours derniers, un commuai- ! qué en provenance de la section provinciale du Québec, de la Société Canadienne de la Croix Rouge, mentionnait que les familles ou proches j censé une infraction à la présente j parents de Canadiens, en service ac-loi et à ces règlements, et les peines j tif dans la Force Aérienne Royale prévues à ces règlements s'étendent1 Britannique, ou toutes autres urités et s’appliquent à une telle infrac- ' militaires de l'Empire, étaient priées j j d'envoyer tous renseignements uti-j "Dans l'accomplissement des de-1 les.a leur sujet, au siège central de! voirs qui lui sont imposés par cette ; a Croix Rouge, soit à la Maison d et le plus grand apôtre de la charité, qui vécut en France de 1576 à 1660.Sainte-Rose eut sa première église, ou plutôt son premier presbytcrc-chapelle, "pour y faire les services divins et loger le missionnaire”, dès 1741, et il fut construit à quatre milles plus bas au fil de l'eau que l'endroit de l’église actuelle, sur les bords toujours de la rivière Saint-Jean
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