L'Avenir du Nord, 8 novembre 1940, vendredi 8 novembre 1940
SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERRÉBON NE 1897-1940 EXISTANT DEPUIS QUARANTE-TKOIS ANS 1897-1940 "Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent".(Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Qué.Directeur et Propriétaire Publié par Abonnement: $2.00 par année Honorable JULES-EDOUARD PREVOST IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jerome QUARANTE-QUATRIEME ANNEE, NUMERO 45 Journal Hebdomadaire — Cinq sous le numéro LABELLE LE VENDREDI, 8 NOVEMBRE 1940 Ouverture triomphale de la campagne de l’hon.Perrier Le premier ministre Godbout et son nouveau collègue acclamés par une foule considérable à Saint-Jérôme Le premier ministre de la province L’honorable ADELARD GODBOUT Dans cette province, une question domine toutes les autres : la préparation de la jeunesse.— C’est parce que nous avions besoin de vous que nous sommes allés vous chercher, M.Perrier.— Je demande à Terrebonne non pas un vote partisan, mais un vote clairvoyant.— Je veux dans toutes les classes de ma province, des hommes qui s’imposent, affirme M.Godbout.L’agriculture a placé M.Godbout au premier rang ; M.Godbout a placé l’agriculture au premier rang.— Il faut donner une nouvelle orientation à renseignement.— C’est dans le passé que j’irai chercher l’élan pour l’avenir.— On dira tout ce qu’on voudra, mais rien ne m’em-pêchùra uê faire iriOn devoir.— Je veux traiter les fils des autres ouvriers comme mon père m’a traité, déclare M.Perrier.“M.Perrier, dans celle lutte, n’est pas seulement le candidat du parti libéral, mais celui d’une cause plus haute, celle-là même que le parti libéral a toujours placée au-dessus des autres, la préparation de notre avenir.C’est pourquoi je vous demande de donner un vote non pas partisan, mais un vote clairvoyant.Pour accomplir cette tâche qui prime toutes les autres, et qui consiste à donner à notre jeunesse une préparation pratique et réaliste, et des armes indispensables pour jouer le rôle important qui lui revient, nous n’aurions pu faire un meilleur choix que ^clui de M.Terrier dont l’expérience, le dévouement et les connaissances approfondies du problème de l'instruction et de la jeunesse, nous sont indispensables.Après avoir choisi le nouveau secrétaire provincial, le gouvernement demande au comté de Terrebonne de l'élire son député et de lui donner une majorité tellement forte que le nouveau ministre pourra faire entendre une voix puissante dans tous les milieux de la province.” Voilà, résumé, l'appel lancé, dimanche dernier, à Saint-Jérôme, aux électeurs de Terrebonne, par le premier ministre de la province, qui avait tenu à assister à l'ouverture de la campagne électorale de l'honorable Hector Terrier.MM.Godbout et Terrier, de même que leur collègue M.Bastion et les autres orateurs, avaient choisi comme thème principal, l'instruction publique, la situation de la jeunesse et la préparation de son avenir, problèmes dont la solution vient d'ètre confiée au candidat libéral, et qui sont, avec l'agriculture,, les jalons de la politique du gouvernement God bout.Une date historique Une foule immense avait envahi le théâtre Rex et la salle municipale munis de haut-parleurs, et débordait dans la rue Saint-Georges.Aux auditeurs de Saint-Jérôme, s’étaient joints des centaines d'électeurs de toutes les parties du comté, des amis de Mbntréal et des comtés voisins, qui ont fourni une escorte imposante au premier ministre et au secrétaire provincial, de Saint-Janvier à Saint-Jérôme.Cette journée du 3 novembre 1940 restera une date historique dans les annales politiques de notre ville.Car la présence d’un premier ministre à une réunion électorale, ici, est un événement assez rare.Et cet événement prend d'autant plus d'importance et de signification, que M.Godbout qui, selon des connaisseurs, s'est classé en cette occasion, parmi les grands orateurs qu'ait connus notre province, a développé des idées d'une hauteur de vue et d'une actualité telles qu'elles auront une grande répercussion sur la politique provinciale, et deviendront le leitmotiv d'une orientation nouvelle que le gouvernement se propose de donner à la formation intellectuelle de la jeunesse, avec le concours du clergé, des éducateurs et des parents.On parlera longtemps du discours de Saint-Jérôme.De son côté.M.Perrier a exposé avec conviction et franchise les réformes dont il s'ëst fait depuis longtemps, le champion, et qu'il entend effectuer.L’électorat de Terrebonne pour qui M.Perrier n’est pas un étranger, a ovationné à maintes reprises son futur député qu’il réclamait depuis la nomination de M.David au Sénat, avec une unanimité si parfaite que trois libéraux du comté, dont la candidature se dessinait depuis quelques mois, se sont inclinés spontanément devant celle du nouveau ministre, rendant inutile la tenue d'une convention.Les présidents L’assemblée était sous la présidence honoraire des maires des municipalités du comté de Terrebonne et sous la présidence active de MM.le Dr Alfred Cherrier, maire de la ville de Saint-Jérôme, Georges Gauthier, maire de la paroisse de Saint-Jérôme, et Evariste Brosseau.maire de la paroisse de Sainte-Thérèse et préfet du comté de Terrebonne.Les orateurs Outre les honorables MM.Godbout et Perrier, les orateurs ont été l’honorable Cléophas Bastien.ministre sans portefeuille et député de Berthier.M'.Lionel Bertrand, député de Terrebonne aux communes.Me Raymond Eudes, député d'Hoche-j laga aux communes, M.Roland Gadbois.représentant des jeunes libéraux de Saint-Jérôme.Le notaire J.-Marc Vermette ouvrit rassemblée.M.Cherrier présenta les orateurs.Personnalités présentes Sur l'estrade et aux premières rangées, on remarquait un grand : nombre de sénateurs et de députés | fédéraux et provinciaux et.aussi, un grand nombre de personnalités des diverses municipalités du comté 1 de Terrebonne.L’honorable Adélard Godbout „'J'ai présidé l’autre jour, dit le chef libéral au début de ses remar- \ ques, au baptême d'un personnage dont la province attend beaucoup, et cet homme, je l'ai baptisé secrétaire provincial.Aujourd'hui, je viens assister à sa confirmation.Car.c'est vous, électeurs de Terrebonne, qui confirmerez la nomination de M.Perrier.” “Ami de toutes les grandes causes, Hector Perrier mérite votre sympathie, votre appui, votre confiance, non pas parce qu'il est libéral, non pas pour la cause du parti libéral mais pour la cause plus élevée, plus haute, celic de la préparation de notre avenir.Je remercie et félicite M.le maire Cherrier, le notaire Vermette et.un cultivateur à qui allait naturellement toute ma sympathie, pour avoir refoulé leurs ambitions légitimes devant un homme dont la province a besoin.Car.il y a une question qui prime toutes les autres : c'est celle de la préparation de notre avenir, celle de l’éducation, de la formation d’une génération mieux préparée que nous l’avons été à affronter le combat de la vie.Et je ne connaissais qu'Hec-tor Perrier qui eût les qualités, toutes les qualités et qui fut versé dans les questions d'éducation et qui eût les connaissances nécessaires.Et j'avais la garantie de sa haute valeur morale qui m'assurait qu'il saurait traiter ces problèmes importants avec largeur de vue, avec hauteur de vue et avec générosité.” "Il nous fallait un champion, un passionné des questions éducationnelles, en même temps qu'un grand ami de Terrebonne.M.Perrier vous a dit, il y a un instant que ma sympathie pour lui avait guidé mon choix.Je regrette de lui dire : Non.M.Perrier, c’est parce que nous avions besoin de vous, que nous sommes allés vous chercher." M.Terrier est bien prépare à j administrer le département le plus important “M.Perrier est bien préparé à assumer la tâche qui l'attend; il a une grande expérience des problèmes de l’enseignement ; il a été membre pendant plusieurs années de commissions scolaires ; il est tout qualifié pour la tâche difficile et ardue et importante, la seule qui compte, celle de préparer les jeunes à jouer leur rôle dans la vie.de préparer nos jeunes d'aujourd'hui à remplir leur rôle convenablement et au meilleur avantage de la province aussi bien qu’au leur propre.Quelques adversaires nous reprocheront d’attaquer quelqu'un quand nous parlons de nous intéresser à l'instruction de nos enfants et à l'avenir de la jeune génération.Pour nous prêter de telles intentions, il faut avoir la bassesse d'un Maurice Duplessis et de certains de ses acolytes.En effet, quelques esprits étroits ont rendu cette question délicate à traiter.Malgré eux, nous ferons notre devoir avec la collaboration de ceux qui reconnaissent la nécessité ’ des réformes.” “Nous respectons ceux qui ont dirigé l’enseignement dans cette province; nous avons un grand respect et une grande admiration pour le clergé qui est responsable du miracle de la survivance française dans notre pays, mais nous l’avons, ce respect, à un autre degré que nos adversaires; nous voulons collaborer avec le clergé, avec les pères de familles et avec les corps publics et nous recevons les éloges les plus considérables de toutes les parties de la province, du clergé, qui nous encouragent à aller de l’avant."L’éducation, c’est la préparation de l’avenir de nos enfants qui ont besoin des connaissances utiles pour pouvoir Jouer avec avantage le rôle m jaBj qui sera le leur; c’est former le caractère des jeunes pour leur permettre de se défendre et de travailler a la grandeur de la province et du Canada.” “II n’y a qu’une question qui soit au-dessus de celle de la préparation de l’avenir ; celle de la préparation pour l’au-delà.C’est la tâche clergé.Il s'en est toujours acquitté avec honneur, et il a droit à notre reconnaissance.” Je veux, dans toutes les classes, des hommes qui s’imposent “Il faut des réformes à l'éducation ; il faut que la préparation des jeunes soit plus pratique, qu’ils aient des connaissances des sciences basiques et nécessaires.Et quand nous disons qu'il faut que les nôtres apprennent et sachent l’anglais, ce n'est pas pour nous faire les propagateurs de la doctrine de l'unité de langage comme le prétendent nos adversaires et surtout Maurice Duplessis.N'oublions pas que nos enfants auront à gagner leur vie dans un pays où il y a de 7 à 8 millions de gens d’autres nationalités qui parlent l'anglais et que pour faire sa marque dans la finance comme dans l’industrie ils devront parler la langue de ceux qui composent la majorité; n'oublions pas qu’il faut compter aussi avec les 150 millions d'Américains et de citoyens de l'Empire britannique et que se refuser à reconnaître que c’est avec ces Anglais que nous devons compter serait tout simplement vouloir le suicide.vouloir se suicider comme peuple." “Il n’y a que ceux qui persistent à se contenter pour nous du rôle de scieurs de bois et de porteurs d’eau, qui maintiennent que nous n’avons pas besoin d’ar.glais, de mathématiques et de sciences pratiques.Nous n’avons pas de leçon de patriotisme à recevoir de Maurice Duplessis et de ses acolytes.J’aime ma langue et je crois que je la parle aussi bien que certains de nos adversaires.Je la parle assez bien pour dire ce que je pense et pour la défendre.Et j'aime assez ma province pour lui dire ce que je pense quand il s’agit de défendre ses réels intérêts.Et aujourd’hui, si les Canadiens français sont demandés dans les autres provinces du Canada et même en Angleterre, nous le devons au dévouement inlassable de ceux qui avec lesquels nous vouions une collaboration sincère et ardente."Je veux que les cultivateurs de ma province soient les plus instruits du Canada, et capables de concurrencer tous les pays.Je veux que les ouvriers de ma province soient des spécialistes et qu’ils ne soient pas seulement des conducteurs de machines, mais des conducteurs d'industries.Je veux que le capital et le travail vivent en harmonie et que les droits de chacun soient respectés.Je veux dans toutes les classes de ma province des hommes qui s'imposent." Examen de conscience électoral “Une campagne électorale est l'occasion d'un examen de conscience.Reportez-vous aux trois années du gouvernement Duplessis et com-parez-les à notre année d’administration, et demandez-vous si dans tous les domaines, la situation n’est pas plus encourageante qu’au temps de la dictature manquée d'un chef qui n’était jamais là pour imposer ses volontés.“Il y a un an les sociétés agricoles étaient continuellement menacées de disparaitre ; les cultivateurs ne trouvaient plus autant de débouchés qu’autrefois parce qu'on avait fermé à leurs produits la porte des marchés étrangers ; le gouvernement leur avait de plus retiré son assistance pour le drainage des terres." (Suite à la septième page) L’honorable HECTOR PERRIER SO«CCCOÎOCOCC600COOCCOCC«»SOOCOOOOOOCOOSSOCO!OOOS09 Les assemblées de l’honorable Hector Perrier L'honorable Hector Perrier, secrétaire de la province et candidat libéral dans le comté de Terrebonne à l'élection Le vendredi, 8 novembre, à 8 heures p.tn., à SHAWBRIDGE et PREVOST.Le samedi.9 novembre, à 5 heures p.m„ à SAINTE-AGRICOLE.Le samedi.9 novembre, à S heures p.m., à SAINT-FAUSTIN STATION.Le dimanche, 10 novembre, après la grand’messe.à SAINT-JANVIER.Le dimanche.10 novembre, à 3 heures n.m,, à SAINTE-AGATHE, Le dimanche, 10 novembre, à 8 heures p.m., à SAINTE-THERESE.1^ lundi, 11 novembre, à 8 heures p.m., à MONT-ROLLAND et SAINTE-ADELE.Le mardi.12 novembre, à 2 h.30 p.m., apres la nomination, à SAINT-JEROME, au théâtre Rex.Le mardi.12 novembre, à 8 heures p.m., à SAINTE-ANNE DES PLAINES.Le jeudi, 14 novembre, à 3 heures p.m., au LAC MERCIER et au LAC TREMBLANT.I.c jeudi, 11 novembre, à 8 heures p.m.à BREBEUF.Le vendredi, 15 novembre, à 2 heures p.m., à SAINTE-LUCIE.Le vendredi, là novembre, à 3 heures p.m., à SAINTE-MARGUERITE du laïc Masson.Le vendredi.15 novembre, à 8 heures p.m., à SAINT-IIIPPOLYTE.Le samedi.IG novembre, à 8 heures p.m., à PIEDMONT et à SAINT-SAUVEUR.Le dimanche.17 novembre, après la graricTines.se, à SAINT-FAUSTIN .(Village).Le dimanche.17 novembre, à 3 heures p.m., à SAINT-JOVITE.Le dimanche, 17 novembre, à 8 heures p.m., à TERREBONNE.Le dimanche, 17 novembre, à 8 heures p.m., à SAINT-JEROME, au comité.Le lundi, 18 novembre, à 8 heures p.m., à SAINTE-THERESE.Le lundi, 18 novembre, à 8 heures p.m., à'SAINT-JEROME.Le lundi, 18 novembre, à 8 heures p.ni., à SAINTE-AGATHE.Outre l'honorable M.Hector Perrier, rapporte-t-on de source officielle, MM.Lionel Bertrand, député du comté de Terrebonne à la Chambre des communes, Jos.-A.Francoeur, député de Montréal-Mercier à (’Assemblée législalice, Claude-Henri Grignon (Valdombrc).écrivain, Bernard Lebel, avocat, Jean Rochon, ancien député de Deux-Montagnes à l’Assemblée législative, et d’autres porteront la parole au cours de ces diverses assemblées.:v (Mi-, :r-i& Le secrétaire de la province Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 8 novembre 1940 LA CAMPAGNE ELECTORALE Les assemblées de l’honorable Hector Perrier LE CANDIDAT LIBERAL VISITE PLUSIEURS PAROISSES A Sainte-Sophie et New-Glasgow C’est l'agriculture qui est l'industrie basique de la province de Québec, et si nous voulons garder le prestige de notre province, il nous faut nous ancrer dans le sol natal.Le rôle d’agriculteur n'a rien de honteux, — bien loin de là.malgré que les amis du candidat de rUnion Nationale dans le comté de Terrebonne essaient de déprécier le premier ministre de la province, l'honorable Adélard Godbout, parce qu’il est cultivateur et fils d'agriculteur.L’agriculture honore M.Godbout, comme M.Godbout honore l'agriculture.M.Godbout a redonné à notre province son prestige et le bon renom dont elle jouissait avant 1936, alors que M.Duplessis et ses acolytes ont essayé de nous faire passer pour une race de voyoux.M.Godbout a sauvé l'honneur et le crédit de la province, et grâce à lui, le monde sait aujourd’hui que nous sommes une race honorable et respectable.Et c’est parce qu’il veut aussi rétablir le crédit de la province dans le domaine financier qu’il a été forcé, pour combler les déficits accumulés par un régime de trois ans caractérisé par des orgies de dépenses, qu’il a été obligé d’imposer des taxes qui ne sont pas populaires.Mais, il a placé le bon renom de la province, les réels intérêts de la province et de sa population au-dessus des intérêts de parti, de son parti, et le gouvernement a confiance que la population aime mieux s’imposer les sacrifices nécessaires que se dispenser des services publics jugés indispensables.C’est là, en substance, ce que disait l'honorable Hector Perrier, secrétaire de la province de Québec, candidat libéral à l’élection complémentaire du 19 novembre dans le comté de Terrebonne, à deux réunions électorales tenues, l'une à Sainte-Sophie et l’autre à New- "Je suis heureux d'apporter mon concours et ma collaboration à M Godbout.Si nous voulons garder le prestige de la province, il nous faut nous ancrer dans le sol natal.L'agriculture honore M Godbout.tout comme M.Godbout honore l'agriculture.Nos adversaires essaient de diminuer, de déprécier le premier ministre parce qu'il est cultivateur et fils de cultivateur.M.Godbout a redonné à notre province son prestige, son bon renom que les scènes de folie et de démagogie qui ont caractérise le régime de ceux qui ont essayé de nous faire passer pour une race de voyoux.nous avaient fait perdre.M.Godbout a sauvé l'honneur de la province, et le monde sait aujourd'hui, grâce à lui, que nous sommes une race honorable et respectable."Après trois années d’orgies de dépenses sans nom, la province était aux portes de la banqueroute.Résolument.énergiquement, M.Godbout s’est mis à l’oeuvre et, puisqu'il fallait maintenir les grands services publics tout en comblant les déficits accumulés par le gouvernement Duplessis.pour empêcher la province de rétrograder, il a suivi la ligne de conduite que son devoir lui traçait.“Il s'est dit qu'il fallait que les contribuables se rendent compte ne suffisaient pas à combler l’écart.C'est la raison d'ètre des nouveaux impôts.Le revenu global des péages sera de plus d'un million et demi.En décidant de relever les péages, les gouvernements ont placé l'intérêt généra! au-dessus de l’intérêt privé.Les prêts n'ont pas chassé les touristes, puisque les statistiques montrent qu'il y avait plus de touristes dans le comté de Terrebonne durant le mois d’août 1940 que par les années passées.L’Instruction publique “M.Duplessis, à son assemblée de Sainte-Thérèse, a accusé MM.Godbout et Perrier d’injurier le comité catholique du conseil de l’Instruction publique, dit ici M.Perrier J’ai le plus grand respect pour le comité catholique de l'Instruction publique, et c'est bien naturel, puisque j'en fais partie depuis sept ans.Je suis aussi canadien que M.Duplessis et je crois que je suis aussi fervent catholique que lui.Jamais je ne voudrai exploiter les préjugés religieux, ni la religion, pour faire de la politique.Et c'est justement ce que M.Duplessis fait.- Ce sont des réformes que nous voulons, pas une révolution.M.Duplessis nous accuse de ne pas respecter le comité catholique et de mépriser le comité protestant de l’instruction publique.Savez-vous ce qu'il faisait, ce M.nés.et Grégoire Bélanger.M.Des-chambault présentait les orateurs.On remarquait sur les estrades, outre les présidents, les orateurs et les ministres, déjà mentionnés, Mmes L.Gravel, Roland Bock.T.Gauthier.V.Lefebvre et L.Bourbonnais et MM.L.-J.Comeau, député de Verdun, Joseph Francoeur, député de Mercier, C.Miron.J.Bourgouln.Ed.Despaties, Alfred Cherrier, maire de Saint-Jérôme, le Dr J -O Lapointe, le notaire Léo- Je veux que les ouvriers et les fils pold Giavel.et plusieurs autres.d'ouvriers soient non pas des eon-M.Rochette ducteurs de machines, mais qu'ils L espace nous manquant pour soient préparés à devenir des con-donner même un résumé du dis-| ducteurs d'industries, cours de 1 honorable M.Rochette.| Honorable Adélard Godbout nous nous contenterons de citer ce ' Pensées à retenir Je veux que les cultivateurs de cette province soient les plus instruits de toutes les provinces et, qu'ils soient les mieux préparés à afironter les difficultés et les exigences de la vie.Honorable Adélard Godbout tionnelles qu'il entend accomplir uassitôt qu’il pourra se consacrer exclusivement à la direction de son ministère.A Sainte-Sophie L'assemblée de Sainte-Sophie se tenait dans la salle municipale sous la présidence de M.Albert Pauzé.maire de la municipalité de Sainte-Sophie.Sur restrade, on remarquait, aux côtés du président et de M.Perrier, outre les orateurs MM.C.-A.Kirkland, député de Jacques-Cartier, Emile Boucher, député de Saint-Henri, Lionel Bertrand, député de Terrebonne aux commîmes.Roger Ouimet et Edouard Rinfret, les conseillers municipaux de Sainte-Sophie, MM Donat Corbeil, David Brière, Paul-Emile Aubin, Frédéric Forget, Arthur Racine et Harry Green.Dans l’assistance, on remarquait MM.Alfred Carey.Olivier Lamarche.Roger Aubin.Georges Green, Rosaire Roy, Ed.Lamarche, tous membres de la commission scolaire.A New-Glasgow L’assemblée de New-Glasgow avait lieu dans la salle de l’école, sous la présidence de M.Albert Mc-Cubbin.Celui-ci remplaçait le mai re de la municipalité de New-Glas gow, M.James Griffin, qui arriva un peu en retard, ayant dû assister à une réunion du conseil municipal MM.Willie Rudy, F.-X Latour.René Gendron, et d’autres personnalités de l'endroit étaient également présents.Aux deux assemblées, les auditoires furent très attentifs et applaudirent les orateurs à plusieurs reprises.M.Perrier reçut un accueil très chaleureux aux deux endroits M.Lionel Bertrand Le député de Terrebonne aux communes, M.Lionel Bertrand, précéda M Perrier.Il parla de l’unité nationale réalisée par un gouvernement libéral et invita les électeurs de Terrebonne à donner une forte rri J» T?~ — - - i .~^w4iw
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