L'Avenir du Nord, 2 avril 1943, vendredi 2 avril 1943
i 1897-1943 1897-1943 Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 'Le mot de l'avenir est dans le peuple même; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent" (Benjamin Suite) CHENIER Directeur: HECTOR PERRIER LABELLE QUARANTE-SEPTIEME ANNEE, NUMERO 14 Journal hebdomaire Cinq sous le numéro SAINT-JEROME, LE VENDREDI, 2 AVRIL 1943 Le petiple a repris confiance Le grand argentier de la province a soumis son quatrième exposé budgétaire.Le peuple en a éprouvé une vive satisfaction.La stabilité des finances du Québec y est soulignée avec éclat.La province boucle son budget avec un substantiel surplus, alors qu'un autre est prévu pour l'exercice prochain.La dette publique a été réduite de plus de sept millions de dollars, et pour faire face aux lourdes obligations de la province, nulle nouvelle taxe n'est imposée Tel est.bien brièvement brossé, le tableau des résultats obtenus par 1 administration que la population québécoise s'est donnée en 1939.Le gouvernement libéral de monsieur Godbout mérite qu'on lui concède d'avoir sagement dirigé la barque Lorsqu'il prit le pouvoir, la province traversait une crise financière des plus algue.Le peuple était inquiet, les banquiers et les préteurs d'argent étalent sur les dents De 1936 à 1939, les deniers publics avaient été dilapidés.Jetés aux quatre vents; le gaspillage le plus éhonté avait été pratiqué et le favoritisme régnait en maître.Les amis du régime avaient été littéralement gavés.Les coffres étaient à sec.Devant un aussi manifeste manque de compétence, de prévoyance et de sagesse administrative, les esprits s'émurent et s'agitèrent et l’on assista A la chute du plus néfaste régime que connût la province.C'est alors que M Godbout prit les manchons de direction et distribua, non pas des promesses vaines, des appels nux préjugés et aux passions, mais simplement et bien sobrement, une exhortation A ne pas perdre confiance.La province était trop belle, ses ressources trop considérables et sa population trop saine, pour qu elle chût dans l'ublme de la faillite.Il demanda au peuple de ne pas verser dans l'anxiété et l'appréhension et lui assura qu'il mettrait, de concert avec ses collaborateurs, la plénitude de ses compétences, de son honnêteté et de son civisme dans la recherche des moyens A ndopter pour sauver la province de la banqueroute qui la menaçait, pour assainir nos finances et restaurer la confiance de tous les groupes.Le dernier exposé budgétaire démontre qu'il s'est montré à la hauteur de la tâche qui lui avait été confiée.Le résultat obtenu n'est en somme que l'heureux réflexe de la politique de prudence et d'économie qu'il a instaurée.Le gouvernement Godbout n'avait pas fait de promesses, nous le répétons; il n'avait pas.même A la fin de son premier exercice, soufflé ou exagéré ses prévisions budgétaires C'est ainsi qu'en avril 1942, faisant état des résultats probables du prochain exercice et se basant sur 1 expérience des onze mois précédents, le trésorier de la province annonçait qu'il prévoyait, après avoir acquitté tant les dépenses ordinaires que les dépenses de capital, un excédent de $1,577,300.Le résultat final s'avéra encore plus favorable que les prévisions et, ainsi que le font ressortir les comptes publics, la gestion de l'année se traduisit par un excédent de $1,988,258.60.Il faut aussi mettre en lumière que durant l'année 1942-43.la province n'a recouru A aucun emprunt, ni pour les besoins courants ni pour le» dépenses de capital Plusieurs emprunts en cours sont arrivés à leur échéance.Les fonds d amortissement créés à cet effet ont été affectés à la réduction des sommes devenues exigibles et.pour le reliquat, on a eu recours à des opérations de remboursement.Grâce A la restauration de lu confiance chez le peuple et chez les banquiers, les sommes nécessaires au renouvellement, s'élevant A $57.525.000., ont été sur-le-champ trouvëés Les demandes ont dépassé les offres et les listes de souscription étaient closes quelques heures après leur ouverture.Il ne faut pas croire que les banquiers et les préteurs furent les seuls à mettre les titres de la province en porte-feuille; au contraire, la majeure partie de ces obligations furent absorbées par les petits épargnants qui savaient que sous le régime Godbout.la province de Québec avait repris sa place dans le domaine de la finance et que.partant, les obligations constituaient un placement de tout repos, celui d'un bon père de famille.Parmi les nombreux item mentionnés dans l’état financier soumis par l'hon.Matthewson, nous voulons signaler particulièrement celui relatif A 1 instruction publique.Le Secrétaire provincial n'a jamais dissimulé le désir qui l'anime d améliorer notre système d'instruction.Il pense à la génération qui monte et la veut, plus cultivée, mieux armée pour la Vie Tout en rendant hommage à nos éducateurs et A tous ceux qui, dans le passé, se sont penchés sur le problème de l'Instruction publique, l'hon.Perrier a soumis un programme de réformes qui n'ont rien de révolutionnaire mais dont l’application engagerait 1 éducation de la masse dans une évolution conforme aux temps présents et allant de pair avec, révolution qui s'est produite dans tous les domaines.L'an dernier, un octroi spécial de trois millions était voté pour la première fois.Le même montant est inscrit dans le présent exposé, plus des crédits s'élevant A environ $900,000.Monsieur Perrier aura donc les deniers nécessaires pour imprimer A l'instruction publique un essor nouveau et appliquer quelques-unes des réformes qu'il préconise.* * * Somme toute, 1 exposé de notre grand argentier afTiche une physionomie qui fait contraste avec celle que revêtaient les états financiers du régime le Noblet Duplessis Chacun sent que la confiance est revenue A la surface du flot populaire et que de nouveau.Québec jouit, sur tous les marchés, d'un crédit de premier ordre.11 est donc fini le temps où.dans le public, flottaient des milliers de chèques émis en paiement de salaires et non honorés par les banques fnute de deniers suffisants.Le régime Godbout manifeste, une fois encore, que la politique libérale est la meilleure, la plus saine, qu'elle est la seule A répondre pleinement aux besoins et aux aspirations de la masse.De son côté, la population de Québec applaudit A la décision qu elle prit en 1939 de chasser du temple provincial les serviteurs qui l'avaient odieusement trahie, et malgré les quelques remous que cause l'agitation des déchus de 1939 qui se camouflent et se drapent dans de fausses couleurs pour la tromper A nouveau, un puissant courant d'opinion permet de croire que la masse n'attend que le moment pour faire éclater sa reconnaissance et maintenir au timon des affaires l'honorable Adélard Godbout et ses collaborateurs si compétents et consciencieux.PIERRE-CILS On C*llU4*llOl4k «1U4* IjS semaine dernière, Monsieur John Bracken, le nouveau chef conservateur-progressiste, rendait visite au comté de Terrebonne en compagnie de plusieurs de ses suppor-teiirs.Il est heureux que le nouveau chef de parti ait ainsi songé à se rendre dans la Rcino-du-Nord, sa visite ayant dû être appréciée même par lu très grande majorité des électeurs, quoique ceux-ci ne partagent pas ses opinions.Monsieur Bracken est incontestablement une personnalité d'envergure, mais il est certain que l'honorable William Lyon Mackenzie King, chef du gouvernement libéral fédérai, est de plus grande envergure encore et qu'il incarne à un plus haut point les qualités et l'expérience que doit posséder le premier ministre du pays dans les circonstances tourmentées que nous traversons.* + * Le notaire J.-L.Blanchard, perpétuel candidat dans Terrebonne, a récemment passé deux Jours dans la vieille capitale où il a eu des entrevues avec son chef, M.Maurice fiable de croire que le thème des conversations porta sur l'élaboration des détails de la prochaine campagne du notaire et la fixation du montant qu’il aura à gaspiller au cours de cette lutte.U serait certes intéressant de connaître le montant de lu contribution de l'Union nationale et celle que lui versera M.Bracken.Il serait non moins intô-icssant de savoir jusqu’à quel point généreux se montrera le trust de l'électricité car ce ne doit pas être en vain que le chef conservateur de Québec, M.Duplessis, a fait la lutte que l'on sait au bill Hamel concernant les eaux de la rivière Outuouals.En cette circonstance, il était apparent que le chef de l'opposition provinciale se constituait l’ardent tenant des Intérêts du trust de l’élce-Iriclté.CHANTS LAVRENTIENS Une guérison Ferdinand Boisvert, contremaître dans les camps de bûcherons des Lau-rentides, était un heffé biberon.Il commença sa carrière à 16 ans, avec le fameux contingent des "Pieds-Noirs", groupe de solides gaillards, montant dans les pays d'en haut avec le retour de chaque automne pour abattre les géants de la forêt et préparer la colonisation de belles terres.Dans le temps chaque "Pied-Noir" achetait un gallon de whiskey blanc qu'il payait t4.(C'était l’âge d'or).La réserve durait jusqu'au lac Clair, à 200 milles de Montréal.Puis, après quelques jours de repos, les gars des comtés de Terrebonne, de follette et du Saint-Maurice s'attaquaient à la coupe du bois.Quels fiers hommes, allez! J’ai vu moi-même des équipes de deux abattre 200 arbres par jour.Et cela pendant tout un hiver.Ils retournaient chez eux pour faire 'baptiser", se reposaient tout Tété, pour remonter au bois à l'automne.Notre héros de Boisvert, qui avait déjà tué un ours avec un couteau de chasse, n'avait peur de rien à l’exception des morts.C'est bête mais c'est exact.Je n'oublierai jamais son arrivée en courant à son bureau, au grand Lac Croche, au lendemain d'une cuite de deux semai nés.Il se dirigeait vers ses hommes, à 2 milles de distance, lorsqu'une perdrix, cachée dans les fougères, lui part entre les deux jambes.Croyant à un revenant il tombe sur le dos.revint blanc comme un drap au campement et refuse de retourner dans la forêt pendant deux jours.Vers la fin de sa vie.soit deux ans avant sa mort, il était à Grand'-Mère et avait passé la journée et la soirée à boire dans un bar de l'endroit.A minuit l’ivrogne décide de retourner au logis, puis se trompant de chemin il passe dans le cimetière que Ton était justement à déménager.Il bute sur une pierre tombale, tombe dans le sable et s'endort d'un sommeil de p'omb.Avec l'aube et la fraie heur d'un matin de septembre Ferdinand se réveille, se croit dans son lit et s'écrie.en pensant parler à son frère Wilfrid: "Lève-toé.c'est l'heure des vaches".Boisvert tend la main, touche à quelque chose de froid, ouvre les yeux, regarde et constate qu’il tient le crâne d'un des fondateurs de la place que le fossoyeur n'avait pu transporter ailleurs la veille.Vous auriez dû entendre raconter par son cousin William qui était chez la mère de Boisvert ce matin là.l'arrivée de Ferdinand à la maison.Il brisa la serrure oubliant de tourner la poignée pour entrer dans la cuisine et perdit connaissance sur les belles catalogues.Mais sa nuit dans un cimetière le guérit et depuis ce jour Ferdinand ne but que de l'eau.Le printemps suivant, à l'époque du flottage du bois Ferdinand, toujours contremaitre.alla lui-même placer une charge de dynamite tout en haut d'une chûte de deux milles, dans la rivière du Long.La force du courant lit partir des milliers de billots avant qu'il n’ait pu terminer son travail.Il enfila dans le courant.Les flotteurs de bois courent sur les rives.On avertit justement le père de Boisvert qui gardait la digue que son fils était noyé.Le vieillard descend jusqu'à la première "eau morte" et voit, venant vers lui.un homme nu n'ayant que ses souliers ferrés.la force de l'eau ayant déchiré tous ses vêtements.Le vieux crut à un revenant.Mais non c'était son fils, le plus habile nageur de tout le Nord, qui avait réussi à flotter pendant deux milles, à travers roches, billots et courant violent.En voyant son vieux père en larmes Ferdinand lui dit: "Tab .(censuré) pleure-pas.mais donne moi une chique".Et dire qu’il y a dix ans le brave Ferdinand s'est fait tuer bêtement dans la région de Parent par un arbre qui lui cassa les reins en tombant sur le sol.Adolphe NA NT EL Saint-Jérôme est le choix de M.Bracken Le nouveau chef conservateur fédéral tient sa première réunion de famille dans la ville élue Saint-Jérôme a pris une importance considérable depuis le 25 mars.Le vieux parti tory rajeuni, rebaptisé et recapité a daigné se souvenir de l’ancien fief des Masson, des Chapleau et des Nantel et a pensé qu’il serait profitable à la cause pseudo-progressiste de remuer un passé fait de gloire et de splendeur et mort à jamais pour le parti moribond qui est venu commencer à exhaler ses derniers spasmes à la porte des Lau-rentides fermée pour toujours sur une époque révolue.Qu'un chef politiquqe parte des plaintes de l’ouest canadien pour venir inaugurer à Saint-Jérôme sa tournée préliminaire québécoise, c'est là un honneur que la Reine du Nord n'oubliera pas de sitôt — sauf le jour du prochain scrutin — et qui lui donne un prestige convoité dans toute la province.La Reine du Nord va faire parler d'elle après ce temps-ci et les bailleurs de fonds du parti conservateur vont probablement venir y établier le bureau-chef de leur entreprise.Qui sait si le prochain congrès conservateur national, qui se réunira de nouveau après la défaite consécutive au prochain appel au peuple pour se choisir un nouveau chef et un nouveau nom, ne se tiendra pas à Saint-Jérôme ! Quoi qu'il en soit, le westerner John Bracken est venu jeter sa sonde dans la rivière du Nord.Mais il n’a pu réussir à briser la glace comme il l'aurait souhaite.H pourra toujours y revenir pendant la canicule alors que libéré de son manteau de glace, notre cours d’eau charrie tout ce dont le sol a besoin pour se fertiliser .Descendu du train à Sainte-Thérèse, jeudi dernier, le 25 mars, accompagné de son secrétaire, M.R.-A.Bell, de M.Lucien Gendron, ancien ministre de M.Bennett et conseiller de M Duplessis, de M.J.-A.Mann, vice-président de l'association conservatrice de la province, de M, Paul Lafontaine, secrétaire et organisateur de la même association, autre associé politique de M.Duplessis, et de M.Philias Paré, le chef sans fief, — nouveau Jean sans Terre — s’est rendu ici en automobile.Descendu à l'hôtel Lapointe, il a ouvert discrètement, et non solennellement, — ce qui dénote une forte dose de mesure chez lui — sa visite de notre province, en présence de sa suite, de quelques chefs conservateurs du district de Terrebonne et des journalistes invités.A cette première réunion de famille conservatrice, le chef s’est entretenu avec son entourage sur le ton de la conversation intime.En réponse à une question d'un journaliste sur le problème du blé, M.Bracken a répondu que ce problème réside dans l'ouverture, la conquête de marchés d'exportation, d'anciens et de nouveaux marchés.A son avis, après la guerre, le Canada devra d'abord nourrir des populations européennes et autres, et, pour les années qui suivront, M.Bracken espère voir l'économie du monde s'organiser selon la répartition naturelle, géographique, des tâches.Dans pareille économie géographiquement nationalisée, le Canada resterait grand producteur de blés et son problème de vente serait résolu.Interrogé sur 1»* plan Marsh, il a déclaré: "J'avoue ne pas voir de raison pour qu'on Taccepte, avec la dépense qu'il entraînerait, d'un ou de deux milliards de dollars par année, sans au préalable un attentif, un méticuleux examen.La dépense d'un seul milliard, c'est le double de ce que l'Etat fédéral a dépensé, en dix ans de crise, pour des secours de toutes sortes.Que nous ayons un type minimum de sécurité sociale, j'en suis tout à fait, mais ayons grand soin d'étudier de très près les plans qu'or.nous propose.Notre parti se tient quleque part entre le socialisme d’un groupe et le programme de laisser-faire d'un autre.Notre parti réclame pour tous le droit d'accession au travail.le droit à un emploi, à un juste salaire pour une honnête journée de travail.Après la guerre, les soldats démobilisés, les démobilisés de l'industrie de guerre, n'accepteront pas qu'on les laisse tomber en chômage.Il faudra tâcher de rétablir les entreprises de temps de paix, de façon quelles absorbent la main-d'oeuvre qui sera disponible.L'Etat devra intervenir avec ses propres entreprises dans la mesure où l'entreprise privée ne pourra suffire à la tâche." Idées généreuses et nobles, mais nullement originales.Elles sont professées par tous les partis politiques et réalisées pour la plupart par le gouvernement canadien.M.Bracken n'a pas paru connaître beaucoup notre ville, puisqu’au cours du déjeûner de l'hôtel Lapointe, il a demandé à son entourage ce que Saint-Jérôme offre de particulier.Mais il a sauvé habilement les apparences en parlant du curé Labelle dont ses amis lui avaient soufflé un mot durant le trajet entre Sainte-Thérèse et Saint-Jérôme.C’est de la bonne stratégie que tout chef de parti et organisateur digne de ce nom ne doit pas négliger.M.Bracken est ensuite retourné à Sainte-Thérèse où il a rendu visite au séminaire.Encore de l'habile et honnête stratégie.L'expérience a appris au chef conservateur que ce sont les gouttes d'eau qui font les fleuves.Puis en compagnie de ses acolytes, il a poursuivi sa tournée à Lachute, à Saint-Eustache et dans le reste de la province.A remarquer qu’il a choisi l’époque des sucres pour “faire sa tournée”.Recueillera-t-il autant d'adhésions que le paysan québécois de sève ?M.Bracken est un grand gentilhomme à tendances libérales qui a déployé une certaine sagesse administrative et beaucoup d'habileté dans l'art de danser sur la corde raide au timon des affaires manitobaines.Il aurait pu y rester de nombreuses années encore.Il a commis la mala dresse de venir se fourvoyer dans le capharnaum conservateur.C’est son chant du cygne dont le premier couplet dans la province de Québec a résonné sur les bords de la rivière du Nord pour aller se perdre sans écho dans nos montagnes.Malgré ses qualités personnelles, M.Bracken n’est pas de taille à déloger M.King du pouvoir qu’il continuera longtemps à dominer du poids de sa force agissante et de son patriotisme éclairé.* Guillaume FREDERIC Le travail féminin Le travail féminin est un problème qui se pose depuis longtemps à l’attention des gouvernants: il remonte à la naissance de la grande industrie.Ces dernières années, certains sociologues, et ce dans tous les pays, faisaient avec raison grief aux gouvernements de tolérer un si grand nombre de femmes à gages ou à salaires alors qu’un si grand nombre d’hommes étaient sans emploi.Le nombre des ouvrières s’est accru depuis, en raison des exigences de la guerre et du manque de main-d'oeuvre masculine, ajoutant à ce problème une acuité nouvelle.Partout les sociologues se sont tus en face de cette nécessité impérieuse, sauf dans notre province, où un groupe de petits politiciens à court d'argument ont trouvé là un beau cheval de bataille.Nous reproduisons à ce sujet un article paru dans l’Action Catholique du 13 mars 1943 et que Monsieur Eugène L'Heureux semble publier à l’intention de ceux dont le but est de nuire par tous les moyens imaginables à l’efficacité des mesures prises pour assurer la victoire."Le travail féminin rémunéré existait avant la guerre.Il y en avait même beaucoup plus qu’on ne semble le croire aujourd’hui.Puis il portait un caractère de permanence qui paraît échapjier à plusieurs.Sans doubler — loin de là — ce travail féminin rémunéré a augmenté depuis le début de la guerre.On s’en émeut.On a raison de s’en émouvoir, car le travail féminin hors du foyer, surtout celui de la femme mariée est beaucoup moins conforme aux intérêts de la société que le travail masculin.Toutefois, il faut tenir compte que ce travail féminin est beaucoup plus inévitable durant cette guerre totale qu'aupara-vant et qu’il est appelé à cesser avec la guerre elle-même.Surtout, on doit éviter d’en faire un argument de défaitisme au sein d’une population pour laquelle il n’est pas du tout indifférent de sortir victorieuse ou vaincue de ce conflit mondial.Ceux qui traitent cette question sérieuse avec un esprit généreux sont donc d’accord avec les cinquante-sept Evêques du Canada qui, en appuyant de tout leur prestige l’Autorité chile responsable de l’organisation de la victoire et de la paix, exprimait aussi leurs craintes relativement au travail féminin: “Faut-il exprimer l’inquiétude que Nous causent les mesures destinées à attirer les femmes et les mères surtout hors du foyer, pour les appliquer au travail de l'usine ou à d’autres occupations peu séantes à leur sexe?Sa Sainteté le Pape Pie XII le rappelait récemment “c’est dans les liens de la famille que reposent la force et la gloire d’une nation: une nation ne peut subsister avec des familles disloquées”.Il est grandement à craindre que la dislocation de nos familles ne désaxe aussi toute la vie sociale de notre pays”.L’Episcopat ne condamne pas le travail féminin dan les usines de guerre, mais il en appréhende les abus possibles et les conséquences certaines.Une chose paraît bien évidente: nos Evêques jugeraient encore plus sévèrement cette poussée même temporaire des femmes et des filles vers l’usine, en faisant la synthèse de tous les graves problèmes actuels, ils ne voyaient pas la nécessité d'éviter des actes susceptibles de compromettre la victoire de notre pays en cette “juste guerre”.Trente personnes, en grande partie «les Journalistes, assistaient au lunch offert la semnine dernière par M.John Bracken, à Saint-Jérôme.Chose qui vaut la peine d’être notée, un seul représentant du comté le Noblet Duplessis.On est Justl-'de Terrebonne, RL Henri Renaud, de Shawbridgc, était présent à cette réunlin.Que devons-nous conclure ?Y aurait-il là un vice d'organl-sation ou un manque d’enthousiasme ou peut-être les deux tout à in fols ?A tout événement la tournée du chef conservateur s’ouvre sous de mnuvaLs auspices.* * + Chaque jour nous apporte une preuve de l'alliance ou tout au moins de la sympathie marquée qui existe entre les conservateurs du Québee et ceux d'Ottawa.C’est ainsi que dans sa tournée dans la province, Alonsleur Bracken est flanqué des officiers de l’Association conservatrice-progressiste : M.Bona Arsenault, principal collaborateur .Maurice le Noblet Duplessis, de RL J.-A.Mann.C.R., de Rie Gustave Mnnettc, candidat conservateur défait et de M.Paul-E.Lafontaine, un autre qui fut de tout temps un organisateur acharné de RL Duplessis.Riais le peuple de Québec les connaît si bien.qu’il ne tombera pas dans le traquenard.la?ministère de la voirie provinciale se propose d’élargir la route à partir du pont Bélair jusqu'à Saint-Jérôme, ce qui nécessitera de nombreuses expropriations qui seraient dès maintenant à l’étude.D’ici quelque temps cette route comptera quatre larges allées, ce qui facilitera remarquablement l’intensive circulation qui caractérise la route du nord.Rlonsieur * * * Lucien Bourbonnais, au journal “Le Temps", de M.Phi- avocat de Terrebonne, et monsieur lias Paré, ardent supporteur de le curé Edouard Lafortnne, de la paroisse de Saint-RIauriee (Pont David), étaient à Québec la semaine dernière lorsque le bill pourvoyant à l’érection d’une commission scolaire dans cette paroisse fut étudié par le Comité des Bills Privés.Monsieur Bourbonnais qui avait présenté le bill convainquit les meni bres de la nécessité de son adoption.Le bill fut adopté.* * * Nous n'avons pas à nous prononcer sur la grève, au début de la se muine, des employés de tramway de Montréal.Riais, réflexe significatif qu'il était facile d’observer, disons que les “superpatriotes” de la Ligue pour la Défaite du Canada, les “suiveux" du Bloc Popu, et tous ies “grincheux” rachitiques du pieux journal de la rue Notre-Dame fu rent unanimes à s'en réjouir, pour une seule et unique raison facile à deviner : la grève paralysait considérablement le travail de nos industries de guerre, d'où un effort de guerre momentanément amoindri.Ils n'ont invoqué, en effet, aucun autre motif pouvant justifier, dans les circonstances, leur enthousiasme bavard et intentionnellement bruyant.Nos véritables ennemis, par le temps qui court, comme le faisait remarquer récemment l'honorable Valmore Bienvenue, ne sont-ils pas.pour eux, au Canada même et non en Allemagne, en Italie ou au Japon ?.,.Décidément, si la race canadienne-française devait mourir, ce serait le cas, selon le ministre de la chasse et des pêcheries, d’écrire sur notre tombe ; “Ci-gît une race morte empoisonnée,.empoisonnée par les siens,.empoisonnée par les propos défaitistes et pessimistes de quelques agitateurs sans boussole!” * * » "Je voudrais pouvoir dire à tous les colonnards et défaitistes.” a eu le courage patriotique de déclarer l’hon.RI.Bienvenue : “C’est vrai, elle nous coûte cher, la guerre ; mais si vous voulez payer encore plus cher en argent, en vies humaines, en larmes et en souffrances, ch ! bien, continuez de nuire à notre effort de guerre !” Les journaux ont rapporté, tout récemment, que Radio-Paris, sous contrôle allemand, n publiquement révélé que "la dette publique de l’Etat français vient d'atteindre le chiffre astronomique de 1,000,000,000,000 de francs, non compris les emprunts municipaux et ceux des chemins de fer.” Le speaker précisait que, depuis la capitulation, la France paie au vainqueur un tribut de 400,000,000 de francs par jour, ce qui représente pour chacun des 42 millions de Français, hommes, femmes et enfants, une contribution quotidienne de 10 francs.Or, ainsi qu’un confrère le notait, d’après le système franco-russe-américain, un billion (synonyme de milliard) est égal à mille millions, et chaque dénomi- nation supérieure est mille fois plus grande que la précédente.1,000,000.000.000 se lit donc un trillion ou mille billions.N’avons-nous pas ici la preuve diaboliquement brutale que la défaite nous coûterait encore infiniment plus cher que notre effort matériel de guerre.Et que dire du sort que connaîtrait notre capital humain.de beaucoup plus précieux que l'argent ?Qui oserait, d'autre part, pousser le cynisme jusqu'à nier que nos cousins de France ne changeraient pas, à quelque prix que ce fût, leurs conditions de vie actuelles avec nous, du Québec?.* * * On pourra lire, dans une autre page, quelques rapides passages essentiels d'une causerie : “Les sa- boteurs de notre effort", prononcée à Rïontréai, samedi dernier, sous les auspices de l'Union démocratique du Canada français, par l’hon.Val-more Bienvenue.Nous regrettons, faute d’espace, de ne pouvoir en publier le texte intégral, car elle constitue, à notre humble avis, le réquisitoire peut-être le plus courageux, en même temps que le plus patriotique encore entendu contre ceux-là qui tentent, consciemment ou inconsciemment, de “ralentir ou supprimer notre effort de guerre”.Comme le conférencier le soulignait à l’attention de scs auditeurs aux fins de justifier le titre de sa causerie, il ne fait aucun doute que la “campagne défaitiste” dt certains des nôtres ne manquera, pas d’être exploitée contre nous, Ganadiens-français du Québec, surtout après la guerre dans les autres provinces, voire aux Etats-Unis, dont la présence des innombrables armées, sur les champs de bataille en Europe et en Afrique aussi bien que dans le Pacifique, aux côtés de celles des Nations-Unies, nous donne à l’avance l’assurance de la Victoire sur les hordes barbares d’Hitler. Page deux L’AVENIR DU MORD Saint-Jérôme, le 2 avril 1943 Ralentir ou supprimer notre effort de guerre Tel est le but inavouable des saboteurs de notre «venir” o le eourage de dire Vhon.Val more Bienvenue.— “Ce qu'il faut dire, ajoute-t-il.aux Canadiens des autres provinces "Il ost temps, il est grandement temps.” disait samedi dernier, l'hon.Valmure Bienvenue, conférencier invité de l’Union démocratique du Canada français à un déjeuner-causerie en l’hôtel Windsor, "que nous disions aux Canadiens des autres provinces: "Ne nous jugez p.as tous par les déclarations de ceux mômes qui font notre désespoir" Aussi, avant que le mal soit Irréparable, il faut que nous arrêtions les démolisseurs de la patrie, dont le travail ne peut que nous éclabousser, nous qui voudrions porter aussi haut que possible le prestige des Canadiens français II faut que nous empêchions ces démagogues de faire croire au peuple que nos ennemis se trouvent dans les autres provinces, et non en Allemagne, en Italie et au Japon Tous leurs agissements visent au même but inavouable: ralentir ou supprimer notre effort de guerre.Dans des envolées oratoires où ils proclament leur patriotisme.ils s'écrient comme l'un d’eux, l'autre soir, à l'Assemblée législative: Il est plus important de gagner la paix que la guerre" Quelle formule sonore et vide: Il n’est pourtant pas nécessaire d'avoir poussé bien loin ses études de Logique pour comprendre qu'il est impossible de gagner la paix avant de gagner la guerre Mais nous ne sommes plus & compter les illogismes! La race canadienne-française est bien vivante "Si de telles déclarations n'étaient pas faites à un moment aussi tragique de notre histoire, elles seraient accueillies par un éclat de rire homérique.Est-il possible qu’un homme en autorité en soit rendu & émettre des idées aussi bouffonnes ?Est-il possible que des gens putssent écouter de tels orateurs sans s’esclaffer?"Un cynique, doublé d'un pessimiste.a dit un jour que la race canadienne-française mourrait de bêtise.Je suis bien convaincu, au contraire, qu'elle est très vivante et ne manifeste aucune intention de mourir.Mais si.par Impossible, une telle chose arrivait, on pourrait écrire sur notre tombe: "Ci-git une race morte empoisonnée” .empoisonnée par les siens.empoisonnée par les propos défaitistes et pessimistes de quelques agitateurs sans boussole."Et.pourtant, ces empoisonneurs oublient trop facilement que les régimes que nous combattons ne leur permettraient jamais de parler aussi librement.Us oublient que, s'ils peuvent critiquer ainsi, c’est parce que nos soldats outre-mer gardent le théâtre de la guerre en Europe.“L'esprit de parti" “Ces gens qui se défendent pieusement de faire de la politique dirigent leurs attaques sur les partis existants.Us tonitruent contre "l'esprit de parti” et dans leurs jérémiades patriotiques.le rendent responsable de tous les malheurs de la race.Mais par quoi veulent-ils remplacer ces partis dont ils ont juré la mort?Il est bien difficile de ne pas se demander avec méfiance quel est le mobile qui les anime.En supprimant l'esprit de parti, on détruit en même temps tous les partis .comme en Allemagne ou en Italie, i On dirait que le loup laisse voir le bout de l'oreille!) Quand il n'y aura plus qu'un parti.— celui de ces Messieurs, évidemment! — il n'y aura plus d'opposition, c'est-à-dire plus de contrôle sur les actes de leur gouvernement.On se demande avec angoisse ce que feraient exactement ces gens-là, s'ils s'emparaient du pouvoir, puisque le système du parti unique leur éviterait à la fois les critiques de leurs adversaires et la nécessité de faire approuver leur politique par le peuple.Je leur prête peut-être des intentions qu'ils n'ont pas, mais, alors, où est la logique de leur attitude?Conservateurs ou libéraux pendant dix ou quinze ans "Ces exilés politiques, ces "sans-patrie" se sont amusés, en ces dernières années, à se ballader dans tous les partis.Pendant dix ou quinze ans, ils étalent conservateurs ou libéraux.Pour y avoir appartenu s! longtemps, il faut conclure qu’ils trouvaient ces partis suffisamment honnêtes.Us ont pris quinze ans à s'apercevoir que ces partis, à ce qu'ils prétendent aujourd'hui, étaient composés de voleurs et de traîtres! Ce n’est pas très rassurant pour leur clairvoyance future."Ces clairvoyants veulent aujourd'hui réaliser leur utopie: une Lau-rentie entourée d'un mur trèa épais et très haut, une Laurentie qui sera une "réserve" française où rien n'entrera, mais d'où rien ne sortira une réserve fermée à tout progrès social et économique, une espèce de musée pour les amateurs d'antiquités! "Ces élucubrations historiques, économiques et philosophiques ne servent qu'à cacher le véritable but de nos "super-patriotes.” Tout, en somme, se résume à cette question bien simple: la course à la popularité et au pouvoir.Au lieu d'avoir le courage d'enseigner à nos compatriotes qu’il faut regarder en face une situation bien tragique, au lieu d'orienter l’opinion publique, on préfère la flatter dons ce qu’il y a de moins noble dans l'homme: la Peur.Questions à poser “Si le bruit des applaudissements que ces démagogues peuvent recueillir réussit à étouffer la voix de leur conscience, je les plains bien sincèrement, sans toutefois me résigner à croire que les descendants des pionniers français aient dégénéré à ce point."Mais les succès faciles, obtenus par les meneurs, doivent-ils nous faire soupçonner que les Canadiens français manquent de patriotisme ?Non Si nous voulons réellement savoir quels sont les sentiments qu'ils entretiennent il me semble qu'on devrait leur formuler les questions suivantes: "Désirez-vous perdre votre liberté?Voulez-vous le plein épanouissement de la nation, ou son agonie sous la botte d un conquérant sans p:tié?Voulez-vous que vos enfants puissent jouer paisiblement sous un ciel non chargé de menace, ou voulez-vous que les bombardiers ennemis viennent répandre la mort parmi eux ?"Je sais que les Canadiens ont le coeur à la bonne place, et c'est pourquoi je suis sûr que la réponse aux questions que je viens de poser ouvrirait bien des yeux."Nous ne pouvons vivre ni être libres, seuls" Faisant expressément un peu plus loin allusion à notre participation à la guerre, "il faudrait que nous fussions aveugles et bétes.soumet l'hon.M Bienvenue, pour nous imaginer qu'en nous isolant nous échapperons à une tentative de l'Axe sur notre Canada.Une seule lumière doit nous guider: celle de l'Histoire Après la leçon du passé, après ce qui est arrivé depuis quelques années, nous savons que les nations isolées sont fatalement vouées à l'asservissement.La liberté, comme la paix, requiert la solidarité Nous ne pouvons pas conserver notre liberté dans un monde où les trois quarts de la population seront réduits en esclavage La brutalité et la tyrannie gagneraient constamment du terrain, tout comme le feu dans une maison menace tout le quartier Nous ne pouvons vivre seuls, nous ne pouvons être libres, seuls.i 'Je voudrais pouvoir dire à tous les colonnards et défaitistes: "C'est vrai, elle coûte cher, la guerre: mal si vous voulez payer encore plus cher en argent, en vies humaines.en larmes et en souffrances, eh! bien, continuez de nuire à notre effort de guerre!” Remarqués à la table d’honneur L'hon.M.Bienvenue, ministre de la chasse et des pêcheries du gouvernement Godbout.qui avait intitulé sa causerie: "Les saboteurs de notre avenir”, alléguant que la "campagne défaitiste” de certains des nôtres ne manquera pas d'être exploitée contre nous "surtout après la guerre", non seulement dans les autres provinces mais aux Etats-Unis, parlait au salon Prince de Galles, en l'hôtel Windsor, devant une nombreuse assistance d'élite mixte qui l a longuement acclamé à maintes reprises, notamment au moment où il reprenait son siège.Présenté par Mme Georges Gameau, présidente de l'Union démocratique, il fut remercié par Me Robert Véronneau, N.P.d'Yamaska.Outre les personnages mentionnés, on remarquait à la table d’honneur, l'hon.T.-D.Bouchard, ministre de la voirie, MM, Paul Gauthier et Thomas Guerin, respectivement députés de Laurier et de Sainte-Anne à l'Assemblée législative.Mmes Robert Véronneau et Ernest Nicol.celle-ci de Saint-Hyacinthe L’hon.Valmore Bienvenue Je n'ai pas voulu faire un secret de l'admiration que je porte à votre mouvement." a tenu à dire l’hon.M.Bienvenue dès le début de ses remarques; "dès la première heure j’ai tenu à vous dire combien j'étais heureux d apprendre, enfin, la fondation d’une Union qui a devant elle une tâche à la fois urgente et essentielle.Beaucoup de gens dont les idées ne sont pas perverties par cette propagande insidieuse et perfide, qui a précédé la fondation d'un "parti qui voudrait être unique.” se gardent toutefois d'exprimer publiquement leur indignation et leur dégoût.Aussi il est consolant de voir des personnes de votre trempe faire contrepoids au petit groupe remuant et dangereux qui répand des théories néfastes.Il est humiliant pour nous de constater que.pendant que l'humanité se débat désespérément contre les ennemis de la liberté, des arrivistes effrénés, au lieu d'expliquer courageusement au peuple le devoir bien clair qu'il a à remplir, flattent ses Instincts les plus bas afin de faire avancer leur carrière politique." A la suite des remarques citées plus haut, l'hon.M.Bienvenue parle longuement des "saboteurs de notre avoir" et il en conclut ce qui suit."Travail néfaste à enrayer" "Rien ne nous cause plus de tort que les vitupérations et les phrases empoisonnées de nos démagogues.U faut absolument enrayer un travail aussi néfaste.Voilà pourquoi je suis fier des paroles prononcées par mon chef, l'hon Adélard Godbout, à l'Assemblée législative.Voici en quels termes le premier ministre a fustigé ces mauvais Canadiens:— "Pendant que nos soldats versent leur sang pour le salut et la bonne renommée de leur patrie dans le monde, nous n'avons pas le droit de faire des déclarations qui font croire et dire que les Canadiens français sont des lâches.On argumente de tous côtés sur mes raisons d'appuyer l'effort de guerre.Elles sont là, mes raisons.C'est pour que nous ne soyons pan des parlas, demain.Nos gens se conduisent sur tous les champs de bataille aussi bien et mieux que les autres parfois.Et, par dos déclarations écervelées, on empêche cet effort d'être reconnu.” "Ne soyons pas jaloux de la gloire de nos soldats" "Ne soyons pas jaloux de la gloire de nos soldats.N allons pus permettre aux esprits mesquins île la saboter! Les véritables ennemis des Canadiens français sont les farceurs qui croient posséder le monopole du patriotisme, alors que, bien au contraire.Ils sont les dénigreurs de leur race.Pour assouvir leurs ambitions politiques, ces arrivistes effrénés n'hésitent pas à faire passer pour des pleutres les compatriotes mêmes qu'ils font mine de défendre.Est-ce là du patriotisme ?Nous avons beaucoup à faire pour détruire la mauvaise impression que ces ambitieux sans scrupules ont donné des Canadiens français."Oui.nous avons beaucoup à faire.Et votre admirable mouvement sera à l'avant-garde de cette lutte si essentielle.11 faut non seulement que vous vous employiez à faire l'éducation démocratique encore imparfaite d'une partie de notre population, mais vous avez une tâche encore plus Importante qui vous attend: celle de contrebalancer la publicité nuisible qui nous est faite II faut que nos compatriotes des autres provinces soient mis au courant de votre travail: H faut qu'ils prennent connaissance de vos démonstrations populaires; il faut qu'ils lisent notre déclaration de principe Chefs dont on sera her "Nous disons à nos frères des autres provinces que nous n'accordons pas à nos isolationnistes le droit de parler au nom des Canadiens français” Vous savez mieux que moi les difficultés inouïes qui se dresseront sur votre chemin.Vous savez mieux que moi les rumeurs perfides et salissantes que l’on fera courir sur votre groupement et sur chacun de vous."Mais la tâche est belle, il vaut la peine de faire des sacrifices four l'accomplir.Et, ainsi, vous pourrez dire que vous avez fait plus que votre part dans le concert des Nations-Unies.et vous aurez véritablement le droit d'être fiers de votre oeuvre, lorsque l'épreuve sera terminée."Alors, les Canadiens français, comme tous les Canadiens, se féliciteront.lorsqu'ils seront représentés à la table des vainqueurs, d avoir suivi des chefs sages et éclairés, des chefs qui n'auront pas failli devant leur devoir, des chefs qui auront eu le courage de gouverner au lieu de se laisser émouvoir par les criailleriez et les glapissements de nos isolationnistes." La bibliothèque Sainl-Sulpice M.Hector Perrier annonce qu elle ne sera pas ouverte avant le mois de septembre — Délais dus à l'inventaire — Classification.Dans une communication à la presse, M.Hector Perrier, se; crétaire de la province et député de Terrebonne, explique les raisons pour lesquelles la réouverture de la bibliothèque Saint-Sulpice ne pourra avoir lieu avant le mois de septembre.Voici la déclaration de M.Perrier à ce sujet : ‘‘J’ai lu dans un journal que quelques conseillers municipaux s’impatientent en constatant que la bibliothèque Saint-Sul-pice n’est pas encore ouverte au public.Je crois qu’il est utile de faire connaître les raisons qui empêchent la réouverture de cette bibliothèque, avant le mois de septembre prochain.“Jusqu’à date, le personnel a procédé à l’inventaire des ouvrages de la bibliothèque Saint-Sulpice et a établi la liste des livres catalogués au nombre de 63,314.Le total des livres non catalogués, en tenant compte des documents, des brochures et des volumes de revues, est d’environ 67,000.“Tous ces livres, ces fascicules et ces documents publiés non catalogués étaient dispe r s é s dans le magasin des livres, et il importe de les mettre en ordre afin de faire place aux acquisitions nouvelles et ce travail exige une manipulation assez longue.Avant d’ouvrir la bibliothèque, il est nécessaire de refaire la classification topographique et le catalogue officiel, de façon à répondre au public d’une manière satisfaisante et efficace.En même temps que la classification doit être faite, il faut préparer les ouvrages et les revues destinés à la reliure et il faut, en outre, classifier tous les volumes, récemment achetés.On ne doit pas perdre de vue que la bibliothèque Saint-Sulpice a fermé ses portes, il y a plusieurs années déjà, et que de ce fait il convient de la mettre à date par l’acquisition de toutes les publications qui ont été faites au cours de ces années, ainsi que des oeuvres d’actualité.En résumé, le travail qu’il reste à accomplir est très considérable, et le personnel doit s’y consacrer entièrement avant d’ouvrir la bibliothèque Saint-Rulpice au public en septembre prochain”.Différence — Quelle différence y a-t-il entre un boiteux et une boite de sardines?__ ?.— Eh bien, un boiteux boite en marchant, et une boite de sardines.boite en fer blanc ! Sur le narquet de la Chambre M.Lionel Bertrand défend les hebdomadaires Québec est en tête du prêt agricole fédéral Il nous fait particuliérement plaisir de reproduire in-exttnso, le discours prononcé par le député de Terrebonne aux Communes, lundi, le 22 mars dernier, l’n rigoureux plaidoyer Démenti à M.Duplessis obtenu par M.Frédéric Dorian, un ami de coeur de l’Union nationale Statistiques officielles Monsieur l’Orateur, j’ai cru devoir profiter de ce débat pour émettre quelques remarques qui me semblent importantes vu qu’elles concernent ta presse de ce pays, le rôle qu’elle y joue et la mission aux buts illimités qu elle y peut remplir.Je parle en ce moment comme journaliste.comme éditeur de journal, comme président de ht presse rurale de la province de Québec J’ai également conscience de me faire à ce moment le porte-parole de tous le> journaux quotidiens et hebdomadaires, de toutes ce> publications aussi qui, dans leurs régions respectives, demeurent les véritables véhiculés de la pensée, les indiscutables représentants de l'opinion, les propagande tes les plus complets de l’information.La nécessité de la presse, indiscutable en période de paix, revêt en temps de guerre une importance accrue Outil permanent et indispensable au progrès d’une nation, la presse apporte à la population les informations, les directives, les faits qui lui permettront d’adapter son existence aux lois constantes tic révolution, de l’orienter vers un but à la fois defini et pratique, de parfaire les multiples activités qui la constituent.Kn temps fie guerre, alors que le» ordonnances, les arrêtes en conseil, les décrets, les déclarations officielles, des lois faites, refaites.amendes et corrigés sont «liffi-cielmcnt déchiffrables à cause de leur texture légale, le journal, lui.vulgarise l'information pour la rendre accessible à tous.I.c journal peut seul se glorifier d’atteindre ce but II l’emporte sur la radio parce que le public, même s'il a entendu, voudra par le journal sc convaincre s’il a bien compris, et en savoir davantage.Le journal l’emporte sur toutes les conférences et -ur tous les congrès; n’est-il pas à lui seul une conférence permanente, un congrès ininterrompu groupant, non une poignée d'individus, mais des centaines de mille de citoyens, quotidiennement Visiteur indispensable.il parle et il cause; il relate tous les faits; il apporte les nouvelles du monde entier.il expose toutes les situations; il met en relief les lois discutées et adoptées; il discute et il «lis->erte; il dit et il répète.Aussi chacun veut- il siHt journal comme il veut son tabac; aurait-tl à choisir, le journal aurait sa préférence.Nécessaire en temps de paix, le journal devient en temps de guerre, la grosse artillerie de l'information publique.C’est pour être renseigné que le public tient à son journal.Pour suivre lc*> événements de chaque jour, -avoir les progrès de la guerre ou en connaître les revers, apprendre les actes de la nation, ce quelle propose, ce qu’elle décide.Il tient à savoir jusqu’à quel point les restrictions, les impôts, les taxes affecteront son train de vie, afin de l’adapter aux nécessité- du moment.Il brûle constamment de ce désir d'obtenir tous les détails sur telle offensive, sur tel débarquement.sur telle décision gouvernementale.Qui peut mieux le lui dire que le journal?.Mais l'information directe de guerre qui lui est donnée correspondit* elle à son désir de savoir, a son impatience de savoir, a son dr«»iî de savoir?Je sais reffétet tire opinion générale en affirmant que le public aimerait à être 'davantage renseigné sur les actes directs de la guerre.La censure serait-elle pour le- journaux trop sévères ?Les réglements de la censure cri certains cas trop arbitraires: Les déclarations officielles faites trop tardivement et parfois trop peu au point?Le public, à mon avis, a le droit d’apprendre toute la vérité sur les torpillages qui peuvent se produire sur les côtes canadiennes, sur les catastrophes ou les revers qui affectent directement le Canada, et de le savoir pour le moins avant que la nouvelle n'ait fait le tour du monde.Le public applaudira les succès.et son enthousiasme n’en sera que plus grand II acceptera par contre les revers avec sang-froid, comprenant beaucoup mieux, à cause de cette vérité même brutale, le sens de la guerre et rie ses terribles maux.Cette diffusion rapi de et exacte de l’information publique de guerre entraverait ces nuées de rumeurs qui s'amplifient tellement en sc propageant.qu’un jour ou l'autre elles commandent des déclarations officielle?* qui.pour être entièrement en conformité avec les faits, n'eu laissent pas moins subsister de doutes dans l’opinion publique Si tous les torpillages dans le Saint-Laurent avaient été annoncés en bonne et due forme et en temps et lieu, non seulement le- faits seraient présentement acceptés, mais nous aurions évité cette dise: -i r; actuellement en cours, pour savoir si ce -ont 20 ou 30 navires qui ont été coulés : jeu de cache-cache bien entendu dan- les circonstances Les journaux ne demandent pas mieux que de renseigner le public : c’est leur rôle.Il- -'-m de telle façon organisés que «fun soleil a l’autre onze millions d’habitants sont saisis de la même nouvelle.San> le journaux que vaudrait l’effort de guerre?Quels succès obtiendraient h - campagnes d emprunt de la victoire et toutes les organisations d’intérêt national?Qui renseignerait le public?De* bureaux de renseignements?Combien m faudrait-il?Combien le personnel serait il nécessaire ' La radio?On a donné à mon avis une importance trop grande à la radio en tant que véhicule de l’in formation publique Entendre est bien ; lire ¦ replier i tr< i nonce un discours à la radio ; le l’écoute, parce que tous les journaux ont annoncé le fait, mais le public, le lendemain, recourt à son journal pour relire le texo- de son discours, pour en pe rr les points.Le journal devient doiK dans le rouage de l'information le véhicule par excellence.A-ton jusqu’à maintenant considéré la p-#.*s e comme une industrie essentielle?Le gouvernement, quand il a imposé |c rationnement du papier-journal, a-t-il tenu exactement compte d»* tous les services qu’elle avait rendus?Je n’aime pa> le rationnement, et je l’aime encore rrwins quand il est préjudiciable à la ante publique, au progrès national.Je n’approuve pas celte restriction.On me répondra que < est la guerre.La guerre doit-elle servir rie prétexte à rationner un «!«¦.domaines les plus importants en temps de guerre : l'information.Ne devrait-elle pas plutôt servir de motifs, la .ter • - ï réduire les dépeti »e* ém-r me < t inutile: de papier qui ae font dans les bureaux d'administration, et à annuler pour la duré** de la guerre une série de publication qui, eu plus dç n’ètre pas lues, prennent plus souvent qu’autrement le chemin du J., fournaise sans avoir même cette opportunité de servir à la récupération Le rationnement du papier-journal c.{ ,*i mon avis une mesure injustifiée.surtout en temps de guerre, quand h public recourt au journal plus que jamais et sent cette nécessité, contrairement aux périodes de paix, de lire plusieurs journaux pour mieux former •on opinion.J s-.journaux de vendredi annonçait que la Cic Eddy cesserait de fabriquer du papier-journal, à cause de la pénurie de la pulpe.Cause : manque de main -d'oeuvre pour les opérations forestières ut pourtant, en dépit tir tous ces faits, l'enrôlement se fait encore sans plan dVmemMr défini et sans tenir compte des domaines essentiels de l’industrie et de la nation.Je voudrais dire un mot des annonces de liqueurs Le 18 décembre 1942, un de cret intitulé "Wartime Alcoholic Leverages Order.l‘)42”.stipulait qu'à partir du 1er février 14>43 les distilleries et les brasseries ne pourraient plus annoncer leurs produits ni dans les journaux ni dans les revues ni d’aucune façon.Les journaux de la Colombie-Britannique et du Québec eu furent les plus frappés, de même qu'un fort groupe de revues canadiennes, tant commerciales que sportives.tant sociales que littéraires.Parlant dans cette Chambre, le 8 février, je prenais la défense des journaux de ma province, particulièrement tics helxio-madaircs A cause des restrictions imposées par la guerre sur une multitude d’articles, les journaux avaient perdu un fort volume d’annonces nationales et locales.Certes, les quotidiens, grâce a une source de publicité plus variée et plus considérable, pouvaient, peut-être non sans quelques importants désavantages, faire lace à la situation; mais les hebdomadaires et les revues, pour qui cette annonce de bières, liqueurs et vins constituait plus du tiers de leur annonce nationale nette, se trouvaient dans une situation pour le moins embarrassante.Au nom des hebdomadaires du Quebec, je présentai leur situation, au ministre du revenu national, demandant, si cette annonce leur devait être discontinue*.que le Gouvernement leur accordai des coin pensattons ailleurs.La CAV.N.A.(.Canadian Weeklies Newspapers Association) tit egalement île pressantes representations.En date du J mars 1943, un amendement a etc apporté a la Wartime Alcoholic Beverages Order, 1942 Cet amendement permet aux.compagnies de bières, vins et liqueurs de publier des annonces d'aides a l effort de guerre ou d intérêt public.C’est une amelioration.Mais je croîs que le Gouvernement devrait cependant aussi permettre a ces compagnies de mentionner, au-dessous de leur nom, les noms des produits qu elles îabriqucnt, droit que leur rctuse cet amendement.L amendement, s il est tris intéressant pour les compagnies qui manufacturent un produit qui porte leur nom, ne l'est pas du tout pour les compagnies dans le cas contraire.L) ailleurs, le nom d un produit — que ce soit dans le cas des distillateurs ou de tout autre industriel — est une chose essentielle et particulière, surtout quand on sait qu il a souvent lallu des millions en publicité et des années de propagande pour le consacrer dans I opinion publique.Je désire également attirer l'attention du gouvernement sur le fait que le distillateur et le brasseur américain annoncent a pleines pages dans les magazim-s qui nous arrivent d outre-frontière.Certes nombre de marques annoncées dans ces revues américaines ne sont pa.s vendues chez nous, mais si le gouvernement a tait disparaître au Canada les annonces des boissons sur le principe qu’elles incitaient a boire, le gouvernement ne dev rail pas permettre que ce principe soit voilé par un moyen détourne.J ai feuilleté nombre de revues américaines forte ment en circulation au Canada, et j ai constate que nombre de boissons en vente au pays y >ont largement annoncées, les compagnies qui les fabriquent ayant des succursales tant au Canada qu'aux Etats-L’nis.J ai même note une annonce entièrement canadienne sur la couverture ex térieuhe de la revue Time, édition du 15 mars courant.Il arrive donc que les compagnies américaines qui ont des succursales au Canada, ou vice-versa, vont consacrer des sommes énormes à la publicité de leurs boissons dans des revues qui entrent au Canada, et par tous les moyens possible donner de l’expansion et de la diffusion a ces revues.Ceci a mon avis constitue une injustice criante, d'abord pour les compagnies de liqueurs canadiennes qui n'ont pas de succursales aux Etats-Unis et qui de ce fait sont ¦ litéd’a - ment pour les journaux et les revues de ce pay s qui seront tenus de laisser la place à ces revues américaines dont certaines, en maintes circonstances dans le passé, on publié des articles sur le Canada et sur la province de Québec, article?au goût douteux et au ton pour le moins injurieux.Et ces revues américaines ont au Canada une circulation de 1.118,000 copies.Je reste convaincu que le Gouvernement fait un bon placement de guerre quand il vote ries crédits d annonces dans les journaux du pays.L annonce-loi bien rédigée est toujours lue.même découpée pour références, et produit des résultats directs et pratiques.La presse quotidienne a une importance vitale parce que chaque jour elle couvre une vaste région ; l’hebdomadaire, qui opère dans un district aux limites plus restreintes, loin d’entraver le rôle de la grande presse, en devient le complément.S’il faiilait alors an gouvernement, pour faire connaître à la population d'un vaste pays ‘•«>mme le nôtre, la multitude des lois que crée la guerre, recourir lui-même A l’impression et à la distribution de toute cette matière que les journaux publient gratuitement, et à pleines colonnes comme service de pure information, combien de millions de dollars le gouvernement ne devrait-d pas dépenser?Pas un journal, soucieux de ses lecteurs, ne publie une annonce gouvernementale, sans l'accompagner d'un éditorial, de commentaires d'observations qui créent une opinion ou permettent au public, à cause des diversités /l'opinions, de former la sienne à la lumière des faits.Le Service de l'Information en temps de guerre, qui a obtenu cette année un crédit d’un million et demi de dollars, a-t-il depuis sa fondation donné les résultats qu’on attendait de lui?Non.Bien des personnes, pour la plupart compétentes et connaissent le journalisme* à fond, se sont succédées à la direction de cet organisme, et toutes semblent en être sortie comme si elles avaient considéré l’action de ce bureau comme inefficace, sa raison d’être nulle, son organisation sur une base pratique comme impossible.Un journaliste ne colle pas longtemps à un travail ou son initiative est constamment paralysée.On doit réorganiser ce bureau.D'autres personnes ont déjà été appelées à sa direction.Réussiront elles?Je ne le crois pas.La presse, trop bien outillée, n’a rien à attrndre de cet organisme pour la diffusion de l'information quotidienne, et les journaux ont trop d'information courantes à leur disposition pour s’intéresser à la publication de nouvelles ressassées, de* littérature banale, d’informations sans intérêt local.Ce bureau, s; dans d’autres domaines de l’information peut être de quelque utilité, devrait, au lieu d'inonder les journaux d'articles, de flans et de bulletins qu'ils n’utilisent pas.se Ixjrncr uniquement, par la radio ou par h* film, à une propagande nationale en faveur de l’unité, de la bonne entente, de l’effort en commun.Pourquoi ce bureau ne lancerait-il pas, par exemple, une série de causeries à la radio, sur h-s succès remportés par telle ou telle régiot dans les campagnes d’emprunt national.de la Croix-Rouge, etc., ces eau series pouvant être faites par ries journalistes qui, parce qu'ils dirigent ries journaux dans ce?régions, seraient les personnes les mieux qualifiées pour eu parler aver intérêt et résultats.Et tom-bient d’autres causeries qui auraient corn- M.Duplessis a parlé à la radio la semaine dernière et cette semaine.Oui, à la radio.Cela t étonne, ami lecteur?Qui a jamais empêché le chef de la Désunion nationale de le faire?.Mais vous verrez que le fuerer des Trois-Kivières continuera de faire écho A la folle légende voulant que la chose lui soit interdite M.Duplessis, dune, parlant fi la radio la semaine dernière et tenant à rappeler les oeuvres i ?) de son administration néfaste autant qu'éphémère 11936-39).ne devait pas manquer de faire, une lois de plus, allusion, à la création d'un système de prêt agricole provincial sous prétexte que le prêt agricole fédéral alors existant “ne prêtait pas ', du moins à la province de Québec.Or, voici ce que tous les journaux du pays publiaient, le 9 mars dernier, donc il n’y a pas encore un mois: La province de Quebec vient en tête des provinces du Canada pour le montant qu'elle a obtenu en prêts agricoles depuis T institution de la Commission (fédérale) des prêts agricoles.C'est ce que révèle, ajoutaient les journaux, un rapport déposé hier (8 mars) aux Communes à une question posée par M.Frédéric Dorion, député de Charlevoix, i Vous avez bien lu: M Frédéric Dorion, ami de coeur de l'Union nationale.) La province «le Québec nous citons toujours les journaux du 9 mars a obtenu 6.609 prêts agricoles, représentant un montant global de (13,5*12,713 alors que les prêts A toutes les autres provinces se totalisent a 18,857,372.Voici les montants prêtés par le me but pratique de mettre la population en éveil, de la renseigner sur divers points particuliers, etc.Dans le domaine du journalisme, le bureau d’information en temps de guerre tâtonne, perd son temps, coûte de l'argent au pays sa ai rien lui apporter en retour, 1rs communiqués qu il émet n étant que la repetition des communiqués émis par cliacun des départements de l’administration publique.Je partage d’ailleurs cette opinion que l’information de département pour atteindre un but véritablement efficace, doit être déientralisée d (Jttavva, et routier aux organismes de district ou de province-* On me permettra «le souligner ai passant, afin tir bien illustrer ma pensée, que les communique adressés aux journaux, et notamment aux hebdomadal res, par la Commission des Prix et du Commerce, section de Montréal, sous la signature de Henri Girard, contiennent la formule idéale courts, precis, à point, bien rédigés, et surtout débarrassés de phrases inutiles qui sentent le cliche et le réchauffé Certains départements et certains organismes ont cette malheureuse habitude d émettre «les communiqués trop longs, qui pour cette raison ne sont jamais publiés L’informât s départementale, par district «ju par province, peut être développée à un degré intéressant, et le gouvernement aurait tout avantage à réunir le» divers groupements «Je journaux du pays, afin d’obtenir leurs suggestions.Les quotidiens ont leur association ; ils ont «le» besoins particuliers ; pourquoi ne seraient-ils pas consultés?Les hebdomadaires «h* langue anglaise ont leur association, le C.W.N A qui a rendu de très grands services, et qui aurait certainement, dans bien de »!•> maints, «les suggestions hetircti.*»es a iaire.Dans Québec.les hebdomadaire* «*ut aussi leur groupement.l’Association «les Hebdoma«!aires canadien français, qui compte actuellement pré* «h 5U membres, dont les problèmes sont peut-être un jk.-u differents des autres heb«I< madairc* «lu reste du pays, et qui auraient peut-être également, dan-* pim d'un domaine, rhv* suggestions qui ne manqueraient ni le sérieux m d’utilité pour la cause commune Il est vrai :t «lit cil pas**anl que le gouvernement ignorait qu'elle rxis tait quand il n’a pas cru tx>n de l’inviter à se taire représenter, en septembre «1er nier, flans le groupe des journalistes canadiens qui ont visité la Grande-Bretagne.(Texte) Monsieur l'Orateur, h- Canada compte a l'heure présente 110 quotidiens et 973 hebdomadaires.C*e*t un chiffre im posant.Les 88 quotidiens affiliés a la Presse Canadienne atteignent un circulation de 2.354.844 copies.Je regrette de n’avoir pas la circulation totale exacte des hebdos, mais j’estiine qu’elle i:Y»t pas moins imposante, car l iicbdo, comme journal local, entre dans tou** les foyers du district qu'il dessert.Sans exagération, je puis «lire que «le-* journaux en trent dan» plus de deux millions et demi de familles canadiennes ur un total «le 2,660,000 Cela prouve indubitablement la puissance «lu journal, son importance, sa supériorité sur tous les autres domaines de la propagande «ni de I information, même sur celui de la radio Parlant à Vancouver, la semaine dernière, le doc leur J -S.Thomson, gérant général de Radi«>~Canada, «lisait La radio ne remplacera jamais le journal.Les gens, âpre avoir entendu le résume des nouvelles, veulent en savoir davantage et ils en rapportent au journal.Voilà une «léclaration qui me plait «*t qui corrobore les quelques idées «pie je viens d'exposer.Le journal ?t la grosse artillerie «le l'information publique.Cha que jour il le prouve.Les services qu'il rend à la nation sont «le ceux qui, à cause de leur valeur, ne peuvent même pi être rémunérés.Certes, chaque journal a ses opinions, et il ! cxprim«* libre ment.La liberté «le la presse est une chose sacrée; quand elle existe dans un pays, on a immédiatement cette preuve que ce pays tient à **e développer, à vivre, à grandir.La presse «‘si une force directrice ; priver une s«*ciété de cette force directrice, c’est la coudamm-r à périr.Aussi, l’existence «h- cette force directrice doit-elle être maintenu' et a.suréc.Le journal, plus que toute autre entreprise financière.» subi les contrecoups de la guerre : d'un côté, rationne ment du papier-journal, augmentation continuelle et encore possible dans le coût de ce papier-journal, augmentation des taxes, augmentation «les salaires et augmentation du mût de la production ; de l'autre côté, diminution constante de l'annonce, sa principale source de rove nus.Aussi le gouvernement se doit il, nar «les mesures appropriées «t par «l< concessions de bon a loi, faciliter la tj.« lie rie la presse à une époque nû elle d«ut faire face elle-même à une besogne accrue, à «h* nouvelles nhligathms, et lui permettre de remplir ainsi sa mission, toute sa mission : renseigner le public.fédéral dans chaque province, et entre parenthèses le nombre des prêts consentis: Colombie il,121) $2,590,437; Alberta 11.693) $9,001.810; Saskatchewan (3,800) $7,990,805; Manitoba (3,711) $5,798,911; Ontario (2,902) >5,968,235; Québec (6,609) $13,542,713; Nouveau-Brunswick (852) $1,187,920; N.-Ecosse (1,023) $1,573,385; Ile du Prince-Edouard (760) $1,200,063.En grui.se de commentaires ii ces statistiques officielles nous nous contenterons.pour aujourd hui, de soumettre ii nos lecteurs ce qu’en disait, le lendemain du jour même où elles furent rendues publiques, c'est-à-dire le 9 mars, le correspondant parlementaire de L'Action catholique A Ottawa, notre confrère et ami Lorenzo Paré, journal dont le Devoir invoquait, on s’en souvient, presque quotidiennement les opinions politiques à venir jusqu'à 1936, époque de l’avènement au pouvoir de l'Union nationale “Le ministre des Finances n rendu public, hier, un rapport sur la Commission fédérale du crédit agricole, en réponse à une question posée par M.Frédéric Dorion.député de Charlevoix-Sagucnny.“Ce rapport indique que le crédit agricole fédéral a prêté aux cultivateurs du pays la somme de $18,857,372 depuis son institution et que 24,171 prêts ont été accordés “Sur ce nombre, la province de Québec vient en tète avec 6.609 prêts représentant une somme de $13.512.713.alors que la province d’Ontario n’obtenait que $5,968,235 pour ces prêts aux cultivateurs La province d'Alberta tient le deuxième rang, après Québec, avec un montant prêté de $9.001.810 "Habituellement, il ne faut guère se réjouir des sommes que 1 on réussit li emprunter puisqu’elles sont souvent en relation directe de la pauvreté « hez celui qui les obtient Mais le emprunta consentis sont également une illustration des garanties de solvabilité que peut offrir un débiteur et.à ce titre, nos cultivateurs peuvent probablement se réjouir d«* la confiance qu'ils méritent.“Néanmoins, nous avons si souvent entendu parler «Ions notre pro-v:n»v du crédit agricole fédéral comme d'un “prêt qui ne prête pas”, que « es chiffres nous suggèrent une autre réflexion.Si le prêt fédéral ne prête pas, il prête encore moins dans les autres provinces que dans Québec.Il arrive assez rarement que Québec ait à se féliciter du traitement reçu auprès des institutions fédérales, pour que le cas mérite d’étre signalé.” M Frédéric Dorion avait-il consulté M Maurice LeNoblet-Duplessis avant de p«jser sa question aux Communes ?Celui-ci avait-il lu la réponse que celui-là avait reçue avant de parler, la semaine dernière.A la radio?A nos lecteurs de faire en-quéte pour se justifier de croire ou de pas croire en 1 Union nationale, même quand parle son chef.Jean PIC Le concours du Mérite agricole 1943 Il se tiendra celte année dans la quatrième région, comprenant 15 comtés Dans un communiqué remis aux représentants de la presse, l'honorable Godbout annonce la tenue du cinquante-troisième concours du Mérite Agricole.Le tournoi de 1943 se tiendra dans la quatrième région qui comprend la rive gauche de l'Ottawa et du St-Lnurent, de Té-miscamingue à Portneuf inclusivement.soit 15 comtés: Té-miscamingue, Pontiac, Hull, Gatineau, Papineau, Labelle, Montcalm.Joliette, Berthier, Mas-kinongé, St-Maurice, Trois-Rivières, Champlain, Laviolette et Portneuf.Tous les cultivateurs de ces comtés peuvent participer au concours.Ils n’ont qu'à envoyer leur nom et adresse à M.Alexandre Rioux, agronome, ministère de l’Agriculture, Québec, qui leur fournira des formules d'inscription.Les concurrents ont jusqu’au 1er de juin pour s’inscrire.Après cette date, la liste serti close et aucune demande ne sera considérée.On est donc prié de faire diligence.On sait que pour le Mérite Agricole, la province est divisée en 5 régions.Le dernier concours tenu dans le district qui nous occupe cette année, le fut en 1938.150 cultivateurs n’étaient inscrits.Le vainqueur fut M.J.-Henri Bettez, de Sainte-Marguerite.comté des Trois-Rivières.L'excuse nouvelle Dis donc, Jos, tu n’es pas venu au travail, ce matin, pourquoi ça?Je vais vous expliquer.Ce matin, lorsque Je me suis levé, Je me suis regardé dans le miroir et Je ne me suis pas vu ; alors, J'ai pensé tout naturellement que Je n’étals plus la et que J'étais déjà parti pour le bureau.Ce n'est que trois heures plus tard que Je me suis aperçu que le .miroir avait glissé du cadre et qu'il était tombé par terre ! * ?* 5 ®s Saint-Jérôme, le 2 avril 1943 L’AVENIR DU NORD Page (roi* HONNEUR AU MERITE 4 iii4|iian( u v - * ; ; V ' ’v'ï / '*W- r?Wr | /;y> W 5 Ï^PS'».d]rtl) urje M*y CAR 51 CES OISEAUX DIFFERENT DE CEUX DES PREMIERES , ANNEES DE IA GUERRE, RS N EW SONT PAS MOINS NUISIBLES! Ül ^•“«SNSW D,„ bout */.««£ *.£7 téfan *’céds ïu"re*c»tl°”‘» d°ZJÏ prononcer prori.ouvo.r la P douc* ^ « nue Vénergie P' ••Nous savon 9 avQir qUe de CC3 breuvages " ^cr30nnel .sur l'efficaoté du P dur, < “Nous travail^ g s iours avec jo.c QV» rafralch temps en ^mps ^ r douce biei unebouteiUed talé que ’^C^saïtï sss-ji-ssrs; nous IHg ¦x.jsàK U: j Ü&.V • MSI • I H : : :«; : • •.•••:•.isifll «S Papotages du F'til Doc Les “Amis de l'art" ont obtenu de superbes résultats En moins de six mois, l’Association a distribué 5,500 billets gratuits L'Association “Les Amis de l’Art’' a été fondée le 21 septembre 1942 dans le but d’occuper les loisirs des jeunes en leur offrant des éléments de culture générale et en les conviant à des distractions saines et éducatrices; de développer en eux le goût de la beauté et des choses de l’esprit, de les intéresser aux oeuvres de nos artistes et de nos écrivains canadiens.Les étudiants de l'Université et des Ecoles spéciales, les élèves des collèges et des pensionnats, invités à en faire partie, se sont inscrits au nombre de 4.000.En moins de six mois l’Association a distribué 5.500 billets gratuits, et vendu 7,190 billets à prix réduits : soit un grand total de 13 460 billets de théâtres.concerts, spectacles, con; férences.etc.j Un programme spécial de ! cours d’initiation aux arts a été conçu par l’Association au bénéfice de ses membres; la première série de ces cours se terminera en mai prochain.Le fonctionnement des services de l’Association est sous la direction de Mme Hector Perrier, sa distinguée présidente, secondée de six collaboratrices régulières (dont deux salariées) et de quarante-sept dames et jeunes filles bénévoles qui se remplacent à tour de rôle.Toutes ces personnes ont fait preuve du plus grand dévouement.L’oeuvre est déjà reconnue pour le plus grand bienfait qu’elle apporte à notre jeunesse.Criblage des grains Le criblage des grains de se-''mence est de première importance en agriculture.Dans la province de Québec, en 20 ans, avec l’aide du ministère de l’Agriculture, des centaines de postes de criblage ont été établis.En 1942.571 postes étaient en opération.Sur ce nombre.390 ont fait rapport qu’ils avaient criblé 56,751,000 livres de grain, dont 40.000.000 livres d’avoine.En 1941, on n’avait rapporté que 36.S52.000 livres criblées.Un progrès très marqué a donc été enregistré l’an dernier.C’est l'indice de la qualité supérieure de semences offertes en vente, ce printemps.M.Chaloult veut rire Me Itené Chaloult prétend, à ce qu’on dit.que 80 pour cent de la population du Québec est avec son ‘‘Bloc.” Est-ce pour cela qu'élu député dans Kamouraska en 1936, il émigrait dans Lotbinière en 1939 et qu'il est d’ores et déjà à la recherche d’un autre comté en vue des prochaines élections générale», cette fois dans le district de Montréal où il est venu, à différentes reprises .depuis sa frousse du camp de concentration, poser nu martyre?Qui vivra en 1944 le saura peut-être.TOUJOUÜS LE NORDIQUE ! Dans notre tournée d’investigation dans les rangs bariolés des insectes, nous avons déjà passé en revue le bataillon des tbysanoures, celui des diptères et celui mieux cuirassé des coléoptères Tel que convenu nous poursuivons aujourd'hui lu parade.De bataillon suivant en est un lui aussi de cuirassés: les orthoptères.Tout comme les coléoptères, ces messieurs traînent leur vie dans un étui de peau coriace.Pourtant, au contraire de ceux-là.ils laissent appa-raîtr- sous leurs ailes antérieures une autre paire d'ailes, membraneuses celles-là.et plissées soigneusement le long de leur corps.A peine avons-nous commencé la revue qu'un cri strident et plaignard nous agace le tympan.Qui n'a reconnu le cri-cri, le grillon tant chanté qui depuis des siècles retape inlassablement son stridulement monotone, cette note vive, unique, claire comme une eau de cascade et associée par Dickens au crépitement du merisier dans Pâtre?Depuis tant de siècles que le cri-cri égaie les soirées devant la bûche, un autre orthoptère, moins alléchant, moins rassurant et affecté d'une odeur de heure rance, infeste les logis des villes.Appelez-là cafard ou blatte.la coquerelle n'en rend pas moins certains quartiers inhabitables.Comme à un convive parasite, vous n'avez qu’à lui permettre le seuil de votre foyer pour la voir bientôt s'installer en maîtresse chez vous, s'insinuer dans la noirceur des fentes, dans la chaleur de vos vêtements, et promener sans cesse derrière elle son relent de putréfaction Un el individu suffit déjà à jeter dans le discrédit l’ordre entier des orthoptères.Par malheur, un coquin ne vient Jamais seul.Tandis que la blatte ou coquerelle ravage les demeures, la commère sauterelle ravage les champs.Ce régal du palais de saint Jean le Baptiste est vomi par les cultivateurs de l'Ouest canadien, et arpente l'Afrique en nuées suffisamment denses pour cacher momentanément le soleil.Lorsque cette masse grouillante et vorace s'abat sur terre, elle vous fauche des milles de culture en l'espace d'un souper.Aussi fal30ns-nou» mieux de quitter cet ordre de goulus pour passer au suivant.Partout dans ce monde d'inconstance oscillent des indécis: il en est de même chez les insectes.Rien de plus "In-betwecn" de plus "entre deux eaux" que l'ordre des hémiptères (hemi, pteron: demi-ailes)! Ccux-oi décidèrent un jour de passer aux coléoptères, ramollis qu'ils étaient par la sécurité de ces êtres retirés dans leur forteresse cornée.Ils se mirent donc en frais de s'assimiler à la parenté du hanneton.Tout alla bien d’abord.Les hémiptères sentaient déjà leurs ailes durcir et leur petit corps s'engainer.Mais voici que.pendant la transformation, Jupiter, Saturne.Vulcain ou quelque autre barbe de l'Olympe, irrité de ce changement à l'ordre de son royaume terrestre, conçut le mauvais plan de couper court à cette amélioration.LES LIVRES THERESE DESQUEYROUX — roman — Au début de ce roman, qui est sans doute la plus grande création du prestigieux écrivain.François Mauriac s'adressant au lecteur, s’exclame : "Thérèse, beaucoup diront que tu n’existes pas.Mais je sais que tu existes, moi qui.depuis des années, t'épie et souvent t'arrète au passage, te démasque.L'histoire émouvante de cette femme passionnée constitue un roman d'une poignante Intensité.En lisant ce beau livre de Mauriac, chacun se dira que Thérèse Desqueyroux existe.Il la connaît, il la reconnaîtra.A chaque page de ce livre unique, il répétera son nom.Un volume de 240 pages.Prix S1.25 ; par la poste $1.35.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés.1410, rue Stanley, Montréal.ES CONSEQUENCES POLITIQUES DE LA PAIX par Jacques Bainville de l’Académie Française Il appartient à l’historien de se pencher sur le passé, de l’analyser et de l'expliquer.Jacques Rainville nous a habitués à ses lumineuses trouvailles.Pourtant, dans ce livre, prophète plutôt qu’historien, Jacques Bainville se penche sur l’avenir.Déjà en 1920, Il a prévu, il a prédit, il a annoncé tout ce qui s’est passé et probablement tout ce qui se passera dans les années à venir.Dans LES CONSEQUENCES POLITIQUES DE LA PAIX.Jacques Bainville définit la seule politique qui aurait pu conjurer la guerre actuelle.C’est un livre d’une lecture facile, et d'un intérêt passionnant.Un volume de 252 pages.Prix $1.25, par la poste $1.35.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal.Aménités — Je ne double face, suis pas moi ! un homme à — Heureusement 1 .Une gueule comme la tienne, ça suffit ! * * ?MUSIQUE — Ne trouvez-vous pas, Maître, qu'elle chante dans un mouvement dix fois trop rapide ?— Tant mieux.On pourra se coucher plus tôt ! AVIS Canada Province de Québec District de Terrebonne No 1915 COUR SUPERIEURE RENE VIA U, demandeur.vs JEAN LAFRAXCE, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Saint-Jérôme, le 16 mars 1943.Le Protonotaire de la Cour Supérieure, R.RAYMOND.Les hémiptères tentèrent bien alors de retourner A leur status primitif mais les lois de l’évolution ne prirent pfis si bien la ehose, car chez eux un pis avancé se retire assez difficilement.Aussi voyons-nous aujourd'hui les hémiptères campés entre deux ordres, rattachés au premier par la moitié cornée de leurs ailes intérieures et au second par la moitié membraneuse.Ici intervient tir.cas assez typique.Par le fait même de leur Indécision.les hémiptères se groupèrent autour du maître de 1 instabilité: l’homme.Ainsi, les poux dansent ur-tistement leur ronde "piquante it-ini, les crins raidis et dans les bar 1:4elles mal émondées des (ils de Jacob.Par contre la punaise mène de pair le bon combat et vous propage partout son “odeur de feuilles mortes".Plus d'un gourmet s'est sans doute arrêté quelque jour au plus ragoûtant d'un repas, pour esquisser une grimace de chimpanzé devant une framboise à la saveur trop piquante, cette saveur curieuse où l'imagination pourrait retracer toutes les épices d'Extrême-Orient.La cause de tout cela?Une punaise quasi-mteroscopique, agrippée â quelque poil de la framboise et qui s'est obstinée à suivre son tuteur jusqu'au creux de l'assiette du convive.Poux et punaises terniraient diablement le blason des hémiptères si )es cigales ne venaient entonner au soleil cet hymne que les versificateurs de la "Belles-Lettres” divinisent dans leurs pontes, mais qu'aucun de ces maîtres raccordeurs de "pieds" n'a jamais connu.Ce chant "divinisé" a convoqué près de moi l’ordre délicat des "demoiselles".Devant tant de grâce, je me vols forcé de vous tourner la plus irrespectueuse des révérences, afin daller me refaire la toilette pour jeudi prochain.P’tit DOC LES OUVRIERS DE GUERRE ONT BESOIN DE CETTE SOURCE RAPIDE D’ÉNERGIE Visitez n’importe quelle usine de guerre où hommes et femmes travaillent d’arrache-pied à produire les outils de la victoire.Vous y constaterez le bien-fondé des déclarations reproduites ci-contre.A chaque période de repos, les travailleurs accourent vers le comptoir de liqueurs douces, et chacun réclame une bouteille de la liqueur douce qu’il préfère.Chacun boit avec un plaisir évident puis retourne au travail rafraîchi et plein d’une vigueur nouvelle.Il n’y a pas de doute, les liqueurs douces accomplissent à leur façon un véritable travail de guerre.Elles constituent une nécessité dans la vie moderne, et surtout dans le domaine de la production de guerre.ASSOCIATION DES EMBOUTEILLEURS DES EAUX GAZEUSES DE QUEBEC Les liqueurs douces aident à maintenir le moral et la production H COIX nvs IMCOIISSIOXM1S m FORTIER & PREVOST AVOCATS 160, avenue Parent SAINT-JEROME Me JOSEPH FORTIER Me HENRI PREVOST Téléphones : 258 - 201 - 35 a vu*; ai LEGAULT & LEGAULT AVOCATS et PROCUREURS L-L LEOAULT, K C FERNAND LEOAULT.B A .LL B Tel.60 295 rue Ma'n LA CHUTE OUÏ LEGAULT.B.A., LL B.10 ouest, rue Saint-Jacques MA.3866 — Montréal Paul Larose, L.LJB.AVOCAT 128, rue Blainvllle SAINTE-THERESE Téléphone 50 üooo&oooooeoscoeooooooooeo; AVOCAT GASTON GIBEAULT AVOCAT fit! BOÜRA8SA ât OIBEAULT Tél.60 — 5, rue PréfontaK.?SAINTE-AGATHE-DES-MONTS SOSCOSOGCCeaCOOOSOOOOOOOfiO CLAUDE PREVOST Substitut du Procureur général (district de Montréal) BENOIT ROBERT GUY ROBERT Préuosf, Robert & Robert AVOCATS ?comité tient ses réunions régulières et concourt à remplir régulièrement, chaque mots, les vacances créées par chaque promotion à Saint-Jérôme.Tout candidat civil, qui se croit les dispositions voulues pour devenir officier dans l’Armée, est Invité par le comité à se présenter à la chambre 836, édifice Sun Life, Montréal, pour obtenir la formule et les renseignements voulus.SOU LA VENTE REXALL aura lieu 7 - ft .«g, 10 avril 1013 S PHARMACIE OSCAR LANDRY La mieux assortie du district 339, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme Voisin du marché Téléphones : 558 et 559 TUBES — TUBES — TUBES Pour chaque tube de pâte dentifrice ou crème à barbe que vou» désirez acheter, U vous faut apporter un tube de métal flexible ayant contenu une substance quelconque.Pendant la vente, nous devrons refuser de faire ces ventes si vous n’apportez des tubes vides quelconques en échange.Service rapide de deux messagers jusqu'à 10 heures p.m.CHEVRIER — A M.et Mme Roland Chevrier (Antoinette Voyer) un fils, né le 26 mars et baptisé le 28.J.-Armand-Robert-Serge.Parrain et marraine, M.et Mme Armand Chevrier.ETHIER — A M.et Mme Paul-Emile Ethier (Lucienne Millette) une fille, née et baptisée le 28 mars.M.-Lucienne-Claudette.Parrain et marraine, M.et Mme Léon Ethier.CARRIERE - A M.et Mme Roger Carrière (Georgette Lauzon) un fils, né le 25 mars et baptisé le 28.J -Jean-Marie-Yves.Parrain et marraine.M.et Mme Ovila Lauzon.LAFOND — A M.et Mme Gilbert Lauzon (Hélène Geoffroy) une fille, née le 18 mars et baptisée le 28, M.-Paule-Nieole.PaPrrain et marraine.Paul Brière et Marie-Ange Geoffroy.CHARRON — A M.et Mme Roger Charron 'Jacqueline Wilsey) un fils, né le 28 mars et baptisé le même jour, J.-Roger-GUles-Ar-thur.Parrain et marraine.M.et Mme Albert Aubin.LANGLOIS — A M.et Mme François Langlois (Aline Blais) une fille, née le 27 mars et baptisée le 28.M.-Françoise-Monlque-Rhea.Parrain et marraine.M.et Mme El-phège Phaneuf.LABELLE — A M et Mme Emillen Labelie (Rita Béllsle» un fils, né le 28.M.-Paule-Nicole.Parrain Louis-Ronald.Parrain.Joseph Labelle ; marraine, Mme Ernest Bé-lisle.LORRAIN — A M.et Mme Lionel Lorrain (Thérèse Charbonneau> une fille, née le 29 mars et baptisée le 30, M -Monique-Nicole Parrain et marraine, M.et Mme Napoléon Lorrain.TESSIER — A M.et Mme Wilbrod Tessier i Bertha G ingras ) une fille.née le 29 mars et baptisée le 30, M.-Muriel-Ginette.Parrain et marraine.M.et Mme Polydore Gingras.LABELLE — A M.et Mme Gaspard Labelle (Laurette Lapointe) une fille, née le 29 mars et baptisée le 30, M.-Thérèse-Lise-Pierrt-tte-An-drée Parrain et marraine, le Dr et Mme Ludger Labelle.* m * Décès CARRIERE Delphis Le 27 mars est décédé subitement Delphis Carrière, époux de Sophro-nie Dénommée, a l'âge de 63 ans.Les funérailles ont eu lieu le 30 mars à 9 heures a.m.* * * GUENETTE, Dame Vve André Le 30 mars est décédée Marie-Louise Beauchamp, veuve de André Guénette, à l'âge de 79 ans.Le service a eu lieu aujourd'hui vendredi, à 9 heures.* * * Retraites paroissiales Dimanche après-midi, clôture de la retraite des demoiselles.Le soir, à 7.30 h., ouverture de la retraite des garçons.* * * Confirmarion et Première communion Les difficultés de communications, comme le cas s’est présenté cet hiver, causent de graves préjudices, quand il faudrait agir en vitesse pour des traitements urgents motivés par des accidents d’automobiles, ou dans nos Industries locales.Los frais de déplacement sont onéreux tant pour l'hospitallsé que pour I les parents qui vont le visiter.Par-| fols, un malade agonise, il faut le 1 transporter en toute hâte à son chevet et cela souvent trop tard, la mort ayant déjà fait son oeuvre.Des êtres chers, le coeur navré, ont souvent été incapables de le visiter avant cette fin soudaine.Le décès survenu, les nombreuses formalités requises pour ramener le décédé dans sa famille, font encore surgir des va et vient Interminables et des soucis nombreux.Toutes ces raisons majeures démontrent clairement la nécessité impérieuse qui s’impose de doter Saint-Jérôme d'un hôpital.C'est une oeuvre humanitaire et sociale à laquelle tous se doivent de coopérer.M.le docteur J.-R.Brais se dit assuré de voir ce mouvement mené à bonne fin et il compte sur les efforts de tous pour le réaliser.Il communiqua à l'assemblée les noms des membres qui composent les comités ; Comité d'honneur : M.le sénateur J.-E.Prévost.M.Lionel Bertrand.l'honorable Hector Perrier.M.le curé Emile Dubois, M P.-C Octroi accorde à Saint* Agricole Nous annoncions récemment la destruction de l'église de Saint-Agricole Ce temple avait été construit il y a dix ans au coût de $12.000, A l'époque, les touristes avaient apporté une large quote-part au défraiement du prix de cette construction.La dette de la paroisse avait été réduite à $1,600.00 lorsque le temple fut réduit en cendres II n'y avait que neuf mille dollars d'assurances.Pour la reconstruction.M.le curé Boisvert compte sur l'assistance du diocèse Je Mont-Laurier et.une fois encore, sur la générosité des touristes.les quatre-vingts familles de colons qui résident à Saint-Agricole n'étant pas en mesure d’ajouter à le.urs charges.Voulant venir à la rescousse, l'honorable Hector Perrier fit des instances auprès du gouvernement de la province qui vient d'nc-corder un généreux octroi à cette paroisse si cruellement éprouvée M.et Mme Hercule Filion se noient dans la rivière des Mille-Iles Un drame de l'onde s'est déroulé lundi soir, le 22 mars dernier, dans les Rapides Fillon de la rivière des Mille-Iles, à peu près en face de Sainte-Rose.Los victimes de cette tragédie sont M.Hercule Fillon, 48 La marine et les universités Jones.M C.-G.de Tonnancour.le et son éP°use ,née ol,bcrte lt-colonel Paul Brosseau, M Orner Desjardins).43 ans.qui habitaient WILFRID PRUD'HOMME, pharmacien-gérant i jeune mais merveilleux Choeur.Le Choeur Lavallée-Smith à Sainte-Thérèse Le Cercle d’Etudes des jeunes filles présentera mardi le 0 avril 1943 à 8.30 heures p.m., dans la salle du Séminaire, le Choeur Lavallée-Smith, dont la réputation dépasse maintenant les bornes de notre province.Ils arrivent d’une tournée triomphale dans les Etats-Unis et doivent repartir pour une tournée à New-York et jusqu’en A rnérique Latine.Ce choeur de 35 voix mixtes chantera des oeuvres religieuses et spécialement des arrange ments de folklore.Il ne faut pas manquer ce ré gai artistique que dirigera le jeune chef Jean Charbonneau qui conduit son ensemble vers la plus grande renommée.L’accompagnatrice, Mlle Ma-do Donais est déjà connue à Ste-Thérèse et dans les environs pour son talent d’accom pagnatrice et de grande pianiste.Profitons du privilège qui nous est donné d’entendre ce Tel qu’annoncé par M.le curé, au prône de dimanche dernier, la Confirmation sera conférée aux petits enfants, le dimanche 16 mal, à 3 heures de l'après-midi.La première communion aura lieu le lendemain, au cours de la messe de 8 heures.Projet d'hôpital à Saint-Jérôme L« 25 mars 1943, un groupe imposant de citoyens, répondant à l’Invitation de l'Association des Médecins de Saint-Jérôme, se réunissait à l'hôtel de ville afin de discuter le projet, depuis quelque temps à l’étude, de doter Saint-Jérôme d'un hôpital régional.Assistaient à cette réunion : les docteur R Lapointe, A Duval, L.Dugal, J.-R.Brais, F.Leclerc, A.Cherrier ; le lt-colonel Paul Brosseau, MM.R Dumouchel, C.Vlau, H Trudel, A Lorrain, A.Charbonneau, S.Morand, Eug.Waddell, J.-P.Rolland, M.Gendreau, J.-W.Cyr, A.Lessard, E.Vanler, R.Latour, A.Boyer.J.-H.Desjardins, C.Simard, C.-L.de Martigny, L.Lachance, O.Fillon, R.Castonguay, P.Caston-guay, Jos.Forget, Geo.Hamel, J.Jarry, N.P , W.Prud’homme, l.Auger.M.le docteur Rosaire Lapointe, président de l'Association des médecins de- Saint-Jérôme, expliqua à tou : les raisons qui militent en fa veur d'un tel projet.Saint-Jérôme, avec une population de 15,000 âmes, doit faire face à des problèmes très épineux vu le nombre Imposant de malades a hospitaliser, s’élevant parfois de 30 à 40 par semaine.Il Fillon, maire de la paroisse, M.R Castonguay.Comité actif : Président : M le maire A Cherrier : vice-présidents : Dr R Brais, Dr R Lapointe.M Eddy Topp.M Jean Paul Rolland ; secrétaires : M Paul-A Castonguay.Dr A Duval ; assistant-secrétaire : M.Octavien Tessier : Trésoriers ; M.Lucien Giraldeau.Dr B Rochon; ass.-trésorier : M.C.Vlau ; aviseurs médicaux : Dr A.Laplante, Dr M Groleau.Dr Léon Dugal, Dr F.Leclerc : aviseurs légaux : Me C -L de Martigny, Me R Raymond, protonotalre.Directeurs : Chs Aubry, Me H.Barrette.C.-H Beaudry, Rodrigue Bélanger.A.Fournelle, J.-W.Cyr, Ubald Rase.Emmanuel Bertie, Dr Y Boudreau.Conrad Bourbeau, A.Boyer, Albert Charbonneau, A.Clark.J.-H.Desjardins, Armand Desjardins, Fabien Desjardins, Dr C.Contant.R.Dumouchel Armand Filion, Henri Francoeur.Dr C.Gauthier.Geo.Hamel, notaire J Jarry.Léopold Lachance.Alfred Langlois, Alfred Lapointe.Raoul Latour.Isidore Auger, Auguste Lauzé, Emile Lauzon.notaire G.Léonard, notaire V Léonard.Antony Lessard.Dr P Liboiron.Dr J Pagé, Charles-A Liboiron, A.Lorrain.François Marchand.Aurèle Maurice.Auguste Morin, Me L Nantel, J.Bousquet, Jos Parenteau, J Morrin, Edouard Plouffe, Wilfrid Prud’homme, Melchior Roby.Clodomir Simard.Eug.St-Vincent.Charlemagne Taillon, Lionel Thémens, Me L.Thinel, Hervé Trudel, Ant.Vaillancourt, Eug.Rochon, Eug Vanler, Cléophas Viau.Lauréat Marcoux, Dr L.Labelle, Raoul Villeneuve, Eug.Waddell, R.-P.Gendreau, Geo.Hébert.Me H.Prévost.M Jos.Chartrand, Léon Juteau, Albert Richer.Jos.Forget, Orner Fillon, maire de la paroisse.M.Jos.Lorrain, Dersey Bélanger, Patrick Forget, Arthur Raymond.Nap.Cloutier, Magloire Boyer, conseillers ; W.Sanderson.M.le maire Alfred Cherrier, connu de tous pour son inlassable dévouement, remercia les médecins jérômlens de la confiance qui lui était manifestée en le nommant président du comité actif.Il les félicita et leur donna tout le mérite d’avoir fait renaître ce projet.La ville dépensant chaque année de 13 à $14.000 pour l’assistance publique, il est de l'intérêt de tous les citoyens de faire un succès de cette entreprise.Il compte que les nouveaux membres actifs élus, accepteront leur tâche généreusement et le seconderont de leur précieux concours.Lors d'une prochaine assemblée des sous-comités seront formés pour discuter du site de l'hôpital, du nombre de lits requis et déterminer le coût approximatif de sa construction et de son aménagement.L’honorable Hector Perrier, secrétaire de la province, Incapable d’assister à cette première séance, c-tant retenu à Québec par les travaux de la session, sera consulté prochainement afin de connaître l’octroi que le gouvernement pourra accorder Les RR.Soeurs Grises de la Croix d'Ottawa qui dirigent notre hospice accepteraient la charge de cette oeuvre sans assumer cependant les frais de la construction.Grande-Côte, dans la municipalité de Salnte-Thérèse-dc-Blalnville Les circonstances de la tragédie, telle que reconstituée par M.Lud-Rer Blanchette, directeur du service de la police de Sainte-Thérèse, sont les suivantes : M.et Mme Fillon se rendaient, lundi soir, de Ste-Thérèse à Ste-Rose.Ils voyageaient avec un traîneau tiré par un chien Ils transportaient aussi sur ce trai-| neau un bidon de lait.En traversant la rivière sur la glace, Ils auraient été engloutis dans un puissant remous où l'eau a environ quarante pieds de profondeur.Le chien réussit toutomois à se défaire de son harnais et retourna à la maison.Ce n’est que plus tard qu'on s’alarma de l'absence prolongée des deux époux, après uvoir entendu les vaches qui beuglaient à cause du manque de nourriture.Le fils des victimes, aussi cultivateur de Grande-Côte, se rendit au domicile de ses parents et ce fut alors qu’on découvrit la tragédie.On fit de vaines recherches pour retrouver les corps des victimes.Le chien réussit toutefois à se est un ancien limier bien connu de la métropole, a rapporté l’affaire au sergent détective Emile Joyal.de la Sûreté municipale, ainsi qu’au capitaine-détective J.-Albert Marl-neau, de la Sûreté provinciale.Arrivée de nouvelles troupes en Angleterre Des milliers d’hommes viennent d'arriver du Canada en Angleterre.Il y a parmi eux le plus fort contingent d’aviateurs jamais transporté depuis le commencement de la guerre, — aviateurs anglais, australiens et autres ayant reçu leur formation au Canada Le même convoi compte quelques officiers du Corps féminin de l’armée canadienne.Dos divisions d'entrainement naval universitaire ont été établies dans un certain nombre d’universités.les étudiants consacreront un temps requis de l'année scolaire aux différents exercices, aux éléments des signaux, du pilotage et de la navigation Durant les mois d'été, ils suivront un cours de deux semaines d’entrainement sur la côte de l'Atlantique ou celle du Pacifique.Quatrième Emprunt de la Victoire Le Quatrième Emprunt de la Victoire, qui s'ouvrira le 26 avril, aura comme objectif un milliard 100 mil-lons On demandera aux souscripteurs individuels de fournir 500 millions, soit une augmentation de 35(4 sur les souscriptions individuelles du Troisième Emprunt de la Victoire, lancé en octobre 1912 .Dans le Troisième Emprunt de la Victoire, avec un objectif de 750 millions, 2,041,610 souscripteurs fournirent $991,500,000 comptant Le Second Emprunt, en février 1942, avait un objectif de $600 millions et donna $996.706.900 provenant de 1.681,269 souscripteurs.Le Premier Emprunt de la Victoire, en Juin 1911, avait un objectif de 600 millions et s'éleva a $836.820,250 obtenus de 968.259 souscripteurs Deux emprunts de guerre antérieurs, lancés respectivement en Janvier 1940 et septembre 1940.portèrent le nom d'Emprunts de guerre et furent tous deux sursouscrits Volontaires rejetés gui pourront s'enrôler Des milliers de Canadiens qui avaient été rejetés de l'armée pourront s'enrôler de nouveau pour service actif, grâce à un nouveau plan en vertu duquel on corrigera les défauts physiques corrigibles.On mentionne spécialement parmi ces défauts physiques la hernie et les varices, qui comptent pour plus de 10Çc dans les causes de rejet de 1 armée.Toutes les imperfections physiques remédiables seront corrigées par des opérations ou des traitements, après admission dans l'armée.Les volontaires de cette catégorie recevront la solde de l'armée, ainsi que les allocations, durant leur traitement et leur convalescence.Ce plan n'a pas seulement l'avantage d'étre une mesure Immédiate pour permettre aux hommes d'entrer dans l'armée, il rendra aussi les citoyens plus en santé pour l’après-guerre Nouvel examen des réformés Des bureaux médicaux de révision, placés sous la juridiction de l'armée, ré-examinent actuellement un certain nombre d'hommes dans les groupes d'âges assujettis à l'appel militaire, qiu avaient été antérieurement placés dans des catégories inaptes au service militaire.Environ 30,000 hommes ont été examinés Jusqu'à maintenant et l'on espère en passer 120.000 autres d'ici quelques mois.Pensée L'idéal est souvent la maladie des meurt-de-faim, l'effort admirablement tragique de l’esprit pour faire taire les besoins matériels.Pensée Il y a trois sortes d’ignorances; faut souvent s’adresser à plusieurs , institutions de Montréal avant de I ne rlcn savolr' Savoir mal ce qu on pouvoir trouver un lit pour ces pa tients.• sait et savoir autre chose que ce | qu’on doit savoir.Cherchez toujours l'élégance pour garder votre personnalité Vous qui êles, particulier dans voire loileile avec des vêlemenis de qualile et de bon goût.Nous vous offrons fouf ce qu’il osf possible de vous procurer pour répondre ù voire bon goût.Palofol et complet Tip Top, $29.75.Paletot et complet Johnson, $29.75 h $39.50.Paletot et complet Royal York, $37.50.Paletot et complot Lombardi, $40.00 à $60.00.Paletot ol complet à prix variés.Chapeaux, $2.50 n 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