L'Avenir du Nord, 18 août 1955, jeudi 18 août 1955
TEMPERATURE AOUT f«es religieuse» jg SU' Hélène Averses ]i( S Jules ‘ Vent 20 S.Bernard * Chaud CHENIER 1897-1955 HEBDOMADAIRE DÉVOUÉ AUX INTÉRÊTS DE SAINT-JÉRÔME ET DU DISTRICT Fondateurs : Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1955 Le met de I avenir est dans le peuple même ; nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent" (Benjamin Suite) Vol.58 LABELLE TEMPERATURE AOUT Fêtes religieuses 21—XII PENTECOTE Ste Jeanne de Chantal Très chaud 22—S.Symphorien Ecrasant 23 -S.Philippe Bénitti Plus frais 24—-S.Barthélémy Frais __ No 32 — Saini-Jérôme, 18 noûl 1955 Directeur et Rédacteur en chef : LEO CADIEUX Le numéro : 5 sous ( Considérations sur la vie canadienne Le commencement de la fin _j____ (par Eugène L'HEUREUX) Mes lecteurs se rappellent tous la iameuse parole tie Winston Churchill.ÇU/\ en 1942, Lit tressaillir d'espérance et de joie tous les ¦tapies déterminés à recouvrer leur liberté.— cette liberté perdue 'ctpuis l’agression des gouvernements totalitaires, principalement ctlui de l'impitoyable dictateur nazi Adolphe Hitler.Parlant de la libération du monde, le grand chef britannique lasça une de ces formules lapidaires dont il possède le secret.En voici la substance, sinon le texte exact .' "Nous avons vu la fin du commencement, et voici le commen-ctaent de la fin .• B B De 1939 à 1941, les Alliés n'avaient encaissé que des défaites, t>rce qu’ils n’étaient nullement préparés à cette guerre que le dicta-ttur de Berlin avait savamment machinée, en utilisant tous les déments de succès que lui offraient le développement scientifique et technique moderne, la soif de domination germanique et l'absence de toute conscience à l'égard des peuples non allemands.Sous le feu et sous la domination des Nazis, les Alliés avaient ;ayé excessivement cher, jusque là, leur manque de prévoyance.En 1940, la Liberté semblait même devoir mourir, dans le monde, « laisser le dictateur Hitler régner sur notre planète, avec une puissance que n'avaient jamais égalée ni Bonaparte ni César, ni Alexandre ni aucun autre potentat de /'antiquité.Si bien que.de notre côté, les âmes faibles, l'une après l'autre, acceptaient 1a tyrannie d'Adolphe Hitler e' trahissaient la Patrie tc vue de se ménager les faveurs du futur empereur mondial.• « -9 Heureusement, il y eut assez d'âmes fortes, chez les peuples déterminés à rester libres, pour organiser, la Providence aidant, la victoire finale des armées alliées.En 1945.cessait la plus grande guerre de l'histoire, accordant la victoire aux peuples brutalement assaillis durant les six années précédentes et offrant, comme épilogue, le spectacle extraordinairement iifnificatif que voici : l'aspirant-maitre du monde, si puissant au cours de son aventure dictatoriale, sc suicidait lâchement, dans une ctve, parce qu'un orgueil démesuré ne lui permettait pas de supporter hiiront d'une défaite aussi complète, deux années seulement après tint de puissance et d'ambitions satisfaites.Ca.c'était "la fin de la fin." Et c’était une première grande victoire de la Liberté sur le Despotisme.• » « Evidemment, la Liberté n'a pas fini de souffrir.Sur le palier iSulte ft la page 5) Xoiivphii |»r1is-position des visiteurs pour * ' 1 g nisation de cette journée spéciale.M Philippe Thlvicrge.fidèle nn-gtvnteuix A qui on avait confié a charge des préparatifs de ce te organisation désire remercier -membres du 3lèmc et 4iir"* grc pour l'aide efficace et I étroite collaboration qu'ils >»i ont apportées dans son office.So li gnons aussi le dévouement de MM P ras et François t>»K< du comité «les patron», deux responsable» du Henri nais.autres grands succès de e«tte fête.Comme il fallait s'v attendre.d'Huber- bienfai- les petits pensionnaires dcau accueillirent leurs tours avec le plus grand enthousiasme et des joyeuses démonstrations qui révélaient combien ils étaient heureux de cette visite.Il est vrai que les Chevaliers de Colomb ne manquent jamais de les visiter deux fois par année, démontrant clairement combien cette oeuvre (le bienfaisance leur tient à coeur.\u cours de cette Journée un programme récréatif des plus varie fut présenté par leurs petits protégés qui interprétèrent pour eux des sketches.acrobaties, chants, etc.Un peu plus tard, une partir de balle-molle mit en lice les pensionnaires d'Hubcrdenu contre les Chevaliers, avec le pommée (22 A O) en faveur «le CCS vaillants garçons ; malgré toute raideur et le beau travail déployés par Jean-Paul Ixxtas.Orner Bnè-François Dagenais.Marcel Thlsdalo et K.Ch art ran d.les joueurs de l'orphelinat d Hubcr-deau furent les vainqueurs de cet-tr partie excitante (Suite A la pape 5) i M.ALCIDE COTE par Lionel Bertrand, député de Terrebonne L'hon Alcide Côté, ministre des Postes dans le gouvernement canadien et député de St-Jean-lber-ville-Napicrville depuis 1945.est décédé A sa résidence de Saint-Jean.Une crise cardiaque l’avait terrassé le 1er février dernier, absent de la session il y vint quelques jours en juin, mais ses premières reprises de travail le forcèrent à être hospitalisé une fois de plus, et il y a à peine dix jours un avion le transportait de la Capitale A Saint-Jean Une autre crise eut raison de lui.Il avait 52 ans.Alcide Côté eut une vie bien remplie.Avocat il dirigeait un bureau bien organisé.11 fut le fondateur de la Chambre de Commerce des Jeunes de sa propre ville : toutes les associations sociales, paroissiales, humanitaires et sportives eurent une large part de son dévouement.Maire de Saint-Jean en 1944.il était réélu par acclamation en 1947.Pendant son règne il représenta la Fédération canadienne des maires à ronce internationale de cette organisation, 1948.Elu A la Chambre des Communes en 1945 par une majorité de 7 610 voix, il était réélu en 1949 et en 1953 par des majorités de 8 345 et 14.087 voix.Le 13 février 1952 il devenait ministre des Postes et succédait A l’hon.Edouard Rinfret.En 1953 il dirigea l'entière campagne électorale dans le district de Montréal, et il présidait en juillet de la même année le congrès libéral qui me choisissait comme candidat dans Terrebonne.L'automne dernier, il représentait [•bon Louis Saint-Laurent au congrès du Barreau rural de la province do Québec tenu A Saint-Jérôme ; il en avait été d'ailleurs l'un des directeurs.En 1952.il avait été l'invité du Club Nautique des Mille-Iles A son banquet annuel.Alcide Côté était l'un de mes amis intimes.Bien que je le savais gravement atteint, j’espérais tout de même que son Age.son physique, sa volonté et son moral seraient autant d'atouts en sa faveur.Mais il avait été frappé trop fort pour que l'espoir fût mémo possible.Depuis sa nomination comme ministre.Alcide Côté avait travaillé dur A ses fonctions ministérielles déjA s'ajoutaient celles du député d un comté immense dont il prenait bien soin, et celles d'organisateur en chef du district de Montréal.11 fit face A toute cette besogne avec un courage quotidiennement renouvelé, ne comptant pas les heures, écartant tous ses loisirs Profondément humain il avait le désir sincère de rendre service A tous, et l'impuissance où il se trouvait souvent de (Suite de la page 51 la confé-A La Haye en septembre Sept de nos jeunes scouts sont partis lundi pour Niagara-sur-le-Lac Mercredi soir, près de S00 scouts de la Province de Québec, 500 de langue française et 300 de langue anglaise, se sont groupés au Carré Dominion à Montréal avant de prendre le train qui les conduisait au Jamboree Scout International à Niagara sur le Lac.Cette délégation du Québe', l'une des plus importantes, a été saluée par des représentants du gouvernement provincial, par le Maire de Montréal, M.Jean Drapeau, le président de la Fédération des Scouts Catholiques, Me Honoré Parent et le président provincial de la Boy Scouts Association, M.R.W.Roberts.Sept jeunes de St-Jérôme.Lucien Roberge, assistant-chef, Bernard Ailard.assistant-chef.Louis Barreau, chef de patrouille, Ghys-lain Chalut, chef de patrouille, Jean-Pierre Joly, Hubert Beaudry' et Carol Allaire, routiers de service, sont partis lundi.Le Séminaire de Ste-Thérèse sera représenté par dix jeunes scouts à ce jamboree qui réunira environ 11,000 scouts de tous les pay's.Ils reviendront le 28 août après la clôture du Jamboree.Le 26 le jamboree suspendra ses activités pour permettre aux jeunes de visiter l'Exposition Nationale de Toronto.La Fédération des Scouts Catholiques au Jamboree a charge du sous-camp Alouette dirigé par Me Gérard C'orbeil, commissaire général de la Fédération, les scouts de langue anglaise ont charge du sous-camp voisin appelé Bonaven-ture, et dirigé par M.J.Barry' Cale.I ii “Hit and lluii** «»ù la victime «Iciimmire iu«‘oiiiiue Mardi dernier, le 9 août, à 4.30 hres de l'après-midi un garçonnet se faisait frapper par une automobile.sur la rue St-Georges au coin de la rue St-Faustin.Le véhicule a continué sa route comme si rien n'était arrivé.Des témoins ont eu le temps de noter le numéro de licence de la voiture et de reconnaître le conducteur.De même, ils ont vu l'enfant s'éloigner du lieu de l'accident en boitant.Personne n'en connaissait l'identité.Depuis, aucune plainte n'a été portée A la police.Nos officiers se trouvent devant le dilemme d'avoir en main les faits et de connaître le coupable d'un "hit and run” sans savoir qui en est la victime.Les blessures qui se ferment Par Léo Cadieux —~ La renaissance des villes détruites par la guerre invite à des réflexions consolantes sur la virtuelle indestructibilité d’une communauté humaine qui se refuse à mourir.Certaines cités furent, durant plusieurs années, au cours du dernier conflit, massivement bombardées jour après jour et nuit après nuit.Des centaines de milliers de tonnes d'explosifs les ont systématiquement arrosées de leurs gerbes meurtrières.Les forteresses les plus solides ont été anéanties.Et pourtant, l’élément humain, le plus fragile et le plus vulnérable, a lentement résisté, a conservé même assez de résilience pour retrouver, le conflit terminé, l’énergie nécessaire à la reconstruction des villes calcinées.Aucune n’a disparu ! Plusieurs ont retrouvé un éclat comparable à celui qu’elles connurent jadis.La plupart ont surgi des décombres plus belles encore, modernisées, aérées et hardies, affichant ça et là leurs glorieuses cicatrices.Sur le plan culturel, sans doute faut-il déplorer la perte d’inestimables trésors d'architecture ou de sculpture, comme aussi, sur le plan humain, regretter les inutiles massacres de citoyens.La guerre reste le pire des fléaux.Mais, c’est une épreuve à fond des plus belles vertus de l’homme.Sur sa trace rougeoyante surgissent l’héroïsme auréolé, le dévouement partagé, la foi salvatrice.La paix, la bienfaisante paix, est certainement achetée au prix de tous ces immenses sacrifices conjugués dont les peuples entiers donnent le constant exemple.La guerre, faucheuse d’hommes, trempeuse de nations.Les hommes ont mérité d’être libres et, tout au long des siècles, la lente alchimie de l’histoire ies a préparés à posséder la terre.C’est leur vocation retrouvée.L’épreuve de la guerre a secoué leurs énergies, enhardi leur curiosité, développé leurs moyens, le sursaut contre la mort collective les a poussés à s’accrocher plus étroitement à la nature protectrice.Des secrets nouveaux ont été mis à jour.La conquête de l’homme a progressé.Je songe pourtant à certaines promenades solitaires dans le Havre reconstruit.L’étonnement de découvrir un immense boulevard déserté dès huit heures du soir, de traverser le silence des parcs restaurés, de trouver claquemurée une grande cité maritime, voie d’accès et de sortie de tout un secteur de continent.Dans le déploiement moderne d’un urbanisme qui s’est exercé sans obstacles sur des ruines totales, je devine le secret des innombrables persiennes closes: des existences rendues secrètes ou protégées par le prudent retrait au sein du foyer hermétique, une fois le labeur quotidien terminé.Habitudes de la guerre que l’on a conservées.Cette ville fut soumise s l’inquisition nazie à l’intérieur, elle fut la cible sans interruption visée par les bombardements alliés.La population s’est repliée sur elle-même, cachant ses blessures et ses activités.Elle est d’une telle réserve aujourd'hui quelle interdit la curiosité.Son drame est à la fois dans le souvenir de ses intimes souffrances et dans la loi farouche en un avenir meilleur.Le pavage de I'll— IJi.l.i ne meme Le règlement, qui détermine les rues à être pavées, mentionne l'Ile Idéale.Comme les travaux avancent et qu'on doit maintenant passer à la partie sud de la ville, un problème surgit qui semble n'avoir pas été prévu.Le seul accès à l'Ile Idéale est un pont dont la solidité est précaire et sur lequel il serait risqué de lancer de lourdes machines à étendre l’asphalte, aussi bien que les camions chargés de gravier et de bitume.Le seul remède, si la chose est possible, serait de consolider ce pont Le Conseil a demandé A M.Camille Lorrain de l'examiner et de faire rapport jeudi soir, de façon à ce qu'on procède au plus tôt et que les travaux ne soient pas retardés.Grande Fête Mariale à la Grotte de Lachute La fête de l'Assomption fut des pius grandioses au sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes, de Lachute.Après deux soirées et un chute, il voulut rappeler le souvenir d'un grand apôtre franciscain de la Royauté de Marie : S.Exc.Mgr Ange-Marie Hiral, O.F.après-midi de pluie, une tempéra- M qui présida les cérémonies du turc splendide permit de donner tout son éclat A cette fête, qu'avait préparée toute une neuvaine de prières, de prédications et de messes.Devant des milliers de fidèles.venus de tous les coins du dio-rèse de Saint-Jérôme et de la région de Montréal, S.Exc.Mgr Emilien Frenette, évêque de St-Jérôme.chanta la messe pontificale et donna le sermon de circonstance.n rendit hommage à une "petite Bernadette de chez nous", inspiratrice du sanctuaire marial de Lachute qui, fondé depuis peu d'années, situé dans le jeune diocèse de St-Jérôme et dans un site magnifique, attire déjA tant de foules nombreuses et ferventes.Après avoir rappelé le message de Marie A Lourdes, sa vie terrestre si humble, si modeste, sa grandeur et son rôle de Mère de Dieu et du corps mystique du Christ, il exhorta les fidèles A reproduire en eux, A l'imitation de la Sainte Vierge, les principaux actes de la messe .l'offrande et la consécration de leur vie A Dieu et la communion fréquente et fervente A Jésus-Eucharistie.En signalant l'apostolat marial des Franciscains A la Grotte de La- 15 août 1950 A la Grotte même de Lachute et décéda A Québec en janvier 1952.Un grand nombreu de personnes.répondant A la pressante invitation de leur évêque, tinrent A recevoir la sainte communion.A la fin de la messe.Mgr Frenette lut un acte de consécration du diocèse'de Saint-Jérôme A Notre-Dame de Lourdes.M.l’abbé Jacques Lépine, chancelier, dirigeait les cérémonies.Le R.P.Romain Légaré, O.F.M., remplissait la fonction de prêtre assistant, pendant que M.l’abbé Gilles Sauvé, vicaire de Broxvnsburg, et M.l'abbé Roméo Raymond agissait comme diacres d'honneur, le R.P.Zénon Roberge.O.F.M., et M.l'abbé Jean-Guy Joanr.ette comme diacre et sous-diacre d'office.Quelques membres de la paroisse Saint-Julien de Lachute assumaient les frais du chant.On remarquait dans ia nombreuse assistance qurtques prêtres, les représentants de la famille Ayers, donatrice de la Grotte Notre-Dame de Lourdes, de Lachute.Cette messe pontificale avait été immédiatement précédée, vers 8 (Suite A la page 5) J.O.C.: Cercle d’étude lundi le 15 août au local de la J.O.C.fournée d’études à Ste-Thérèse le 2S août.CHEVALIERS DE COLOMB : Assemblée des officiers le 25 août pour préparer l'ouverture des activités de i'année.CERCLE DES FERMIERES : Journée d'études le 23 août à Stc-Adèle.Un autobus sera à la disposition des membres.Réservez vos billets d’avance.S'adresser à : Mme P.Doré, 277 b, rue Laviolet-te.ou à Mlle J.Daoust, 253 a, St-Georges.LEBLA NC AUTOMOBJLE Ltêe Tirage de la motoramique Chevrolet le 2 septembre à St-Antoine des Laurentides.A L’HOTEL LAPOINTE : Jeudi soir le 1er septembre Sammy Kaye sera à 1'Hotel Lapointe avec ses quinze musiciens renommés.AU NORD : De mer.à ven.: "Voyage à Rio’’ et "Rio Grande” AU REX : Mer et Jeu."Foxfire" et "Prince PlayerVen.et Sam.”The prodigal" et "Woman's prison” En Cour Municipale Deux automobilistes de Montréal Jack Adclson et Harry Baker ont écopé respectivement de $15.et les frais et de $25.frais compris, pour avoir dépassé les limites de vitesse dans la ville.M.Maurice Lajeunesse de St-Canut, accusé de conduite dangereuse dans la nuit du 1er au 2 juillet, s’en est tiré avec $10 d’amende et les frais après que son avocat Me Thinel eut fait valoir des circonstances atténuantes.Me Raymond Raymond agissait pour la Cité.Le procès de Marc Prud'homme accusé de voies de fait sur la personne d'un officier de police, a été pris en délibéré par le juge Marc Boucher après les plaidoiries de l'avocat de la Cité Me R.Raymond et de Me Jean Guérin qui défendait l'accusé.Le jugement sur la motion de no» juridiction sera rendu le 15 septembre. L'AVENIR DU NORD %;: y*.VÏ .U' .- §glp&s % s^v > ?- .-g£>x:- W-^% ; &&(*&$** mm * m%.mm& ¦ .I CORPS D’AVIATION ROYAL CANADJËN SB - « PAGE 2 Le lieut-généra! G.G.Simonds passe en revue la 1ère Division d’infanterie canadienne au camp de Gagetown.N.-B., avant de quitter son poste de chef de l'état-major général de l'Armée canadienne.On le voit ici er la compagnie du major-général J.M.Rockingham à l'aéroport de Slissville.camp de Gagetown.Une belle carrière pour nos jeunes Le métier militaire est aujourd'hui un des plus avantageux et des plus lucratifs.— La solde des officiers va de S316 à $1020 par mois.— Celle des hommes et des sous-officiers, de SI63 à 5426.— Une forte pension annuelle pour tous.— Divers avantages qu'on ne trouve pas dans la vie civile.— Lettre du major général J.P.E.Bernatchez, officier général commandant la région militaire du Québec.Je suis heureux de cette occasion qui m’est donnée de vous parler de la carrière militaire, carrière qui n'est pas connue des Canadiens-français et pour de bonnes raisons.Jusqu'à la fin du ISième siècle notre histoire nous | révèle les noms de grands militaires tels les d'Iberville.Salaber-ry.Montcalm.Vaudreuil et combien d'autres Après la conquête ! dü Canada par les Anglais, peu de ] Canadiens-français avaient le dé- j sir et l'opportunité de s'enrôler dans les forces armées régulières au Canada.De la Confédération au début de la dernière guerre, les Forces Régulières canadiennes étaient tellement minimes qu'elles n'offraient que peu d'opportunités au jeune homme ambitieux, rien de surprenant puisqu'en 1939.elles ne comptaient que quelques cents officiers pour un total de 4.000 hommes.Depuis 1945.c'est-à-dire depuis la guerre, le Canada est devenu une des plus importantes puissances dans le monde au point de vue économique et politique.Ce grand essor du -Canada dans le domaine politique et économique fut forcément accompagné de responsabilités plus grandes, et voilà pourquoi nos forces armées comptent aujourd'hui plus de 120.000 hommes.dont 50.000 appartiennent à l'Armée, et qu'à peu près 40Çi du budget fédéral est attribué à la défense nationale.Il est bien certain que notre jeune pays continuera de grandir à tous les points de vue.et que.par conséquent, la part, du Canada pour le maintien de la paix dans le monde ne peut que s'accroître proportionnellement.Tout porte à croire que le Canada et les autres pays de l'Or-| ganisation du Traité Atlantique Nord devront maintenir des effectifs militaires considérables pendant longtemps.Il est important que vous, jeunes Canadiens-français possédant une formation solide, soyez renseignés sur la carrière d'officier Premièrement, parce qu'il est désirable, et même nécessaire que le Canada français 3oit dûment représenté dans les forces armées puisqu'elles jouent un rôle si important dans la nation : deuxiè- mement.parce que la carrière militaire elle-même est devenue très intéressante.Ii y a place dans l'Armée pour à peu près toutes les professions de même que pour un très grand nombre d'officiers possédant leur Baccalauréat ès Arts ou ès Sciences Nous voulons surtout dans 1 Armée, des gens qui ont reçu une formation universitaire soit dans une des universités ou dans un de nos Collèges des Services Armés.JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ À SAINT-JÉRÔME.Cté Terrebonne Fondé en 1897 Autorisé co.iune envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes.Ottawu.L'AVENIR DU NORD est publié par ' L'Avenir du Nord Ltée" et imprimé aux ateliers de l'Imprimerie St-Jérôme Inc.3G3, ave Parent.Saint-Jérôme, Qué.Président : Me J.-Marc Vermette, n.p.directeur politique.V ice-président : Arthur Gohler, Saint-Jérôme.Trésorier : Knluiul Bock, industriel, Montréal.Secrétaire : Me Gérard Vermette.notaire.ior.>irccteur et rédacteur en chef : Léo Cadicux.Publiciste et gérant : Georges Dunnigan.Goniptable : Gérald Cyr.< hroîiiqueur sportit : Gaston Laporte DERNIERE INSPECTION DU GENERAL Im ctifôs dta&tth&M Equipée «les a\:on> .¦ : le* pSu* «apiilr- .\viatit>n Rmi • C.iriadif nn»- powdc dans rcs rangs une téritable «mm Y •! cm elle; u.-tImu icu • qui f.-i.uurienncnt en tout temp* m- .ipp.trciK en partait état de fonctionncriiei i ( \ mé: ou trois mo,s aPrès 11 cipline 'qui est à la base de tout* a,1,t l,n co,Jrs P;,r lefPiel il se rP,;i* morale, puisqu'elle comporte le *‘^*e caP°rai Plus tard viennent sens du devoir, l'obéissance à l’au- p's cours spéciaux ayant trait a torité et le respect de ses sembla- • »*u-seignement blés Et conjointement avec cette Notre jeune homme qui est am discipline militaire, on y trouve ! et travailleur s’est rendu l’influence du prêtre-aumônier, qui compte que ses chances d avance-de carrière lui aussi a pour pa- naent seraient plus grandes s’il pos-roisse totale un batailllon de quel- •s'*^a‘t- une formation scolaire su-que 900 hommes et leurs familles Prieure â une 9e année Aussi Maintenant, venons-en à l’aspect # stia*C't-il de combler cette lacune financier.Je veux tout simple- en suivant assidûment, depuis son ment signaler un fait.r>st que enrôlement, les cours académiques ’’Armée qui est en compétition donné* F»r les officiers dans cha-avec l’industrie pour 1* recrute- TJe régiment.ment de son personnel, offre aux Apres un an 2 ans, peut-être 3 militaires des conditions aussi ans» de service avec grade de ca-avantageuses que celles de l’in- Poral.il se qualifie et est promu dustrie sergent.Il devient alors l’assistant L'Officier-Cadet *‘L le Second- de son lieutenant commandait de Lieutenant reçoivent une solde an- peloton et.en l’absence de ce der-nuelle de S2.209 90 s’ils sont réü- nier, doit commander, entraîner et ba ta ires < logés et nourris aux frais administrer le peloton.Il sert nom • le l’Etat > et $3.792.00.s'ils sont bre d’années h son régiment, puis mariés ; -es salaires «u>nt sujets ‘ instructeur ^ Montréal on aux mpôts sur le revenu et au ailleurs aver les unités d* la milice fonds de pension ou encore dans une de nos écol*' Voici l’échelle de la solde men- de l’armée régulière Ses promo-'i -ile des officiers mariés (salai- îions subséquentes sont celles d»* res sujets à déduction pour impôt* sergent-major de compagnie, puis spécialisant dans ce domaine.Devenu sergent et mécanicien expert, j on lui confie la direction d un ; groupe de mécaniciens dans un de ( nos ateliers.Notre troisième candidat, du 1 même âge que ses deux confrères, j possède une 10e année d'étude scolaire.il apprend avec beaucoup tic facilité.Cependant, il ne possède pas les aptitudes nécessaires pour j devenir instructeur ou tenir un poste de commandement.Il est donc orienté vers le travail th* bureau et acquiert des connaissaces comme sténo-dactylo.Il obtient successivement ses grades de capo- ; rai.de sergent tout en augmentant son expérience dans le travail de bureau.Plus tard, comme sergent-major, il assumera la direction d’un groupe de commis militaires et ci- : vils dans un de nos grands bu- j reaux.Il est probable qu’au cours de leur service nos trois bons hom- , mes serviront chacun au moins J deux ans en Allemagne Vous pouvez être certains que ces militai- j res et leurs épouses ne manque- ' ront pas de visiter Bruxelles.Paris et probablement bien d’autres endroits en Europe.De plus il y a possibilité que notre commis de bureau serve dans les missions militaires.ou dans nos nombreuses ambassades à Paris, à Washington.en Indochine ou ailleurs.Voici qu’après 35 ans de service 1 notre premier candidat, maintenant sergent-major régimentaire ! (et âgé de 52 ans» prend sa retraite et retire une pension dt* • S303 par mois.Le sergent-mécanicien lui.après 20 ans de service, décide d’exercer son métier dans la vie civile et quitte donc l’armée à l’&ge de 37 ans .il bénéficie d’une pension de $134 par mois Quant â notre commis dt* bureau qui a atteint le grade de , sergent-major de compagnie, il se ; retire de l’armée, après 25 ans de service pour accepter une offre alléchant-• d’une maison d’affaires et devenir ainsi directeur du personnel dans un de ses bureaux .celui-* i reçoit alors une pension de $193 par mois.En mentionnant ces exemples de pensions, j’ai abordé le côté financier je vais donc poursuivre ce sujet et vous donner tout de suite une idée des salaires à différents échelons Le salaire initial de la recrue est de $163 par mois, s’il est célibataire, et $213 s’il est marié.Un caporal ma né requit $275 par mois et un sergent marié $315.Un sergent-major marié gagne $361 à $426.De plus, si le militaire est parachutiste et appartient à une unité de parachutistes, une somme additionnelle de $30 par mois lui est allouée Ces salaires s’appliquent aux militaires qui doivent se loger et se nourrir à leurs frais et ne comprennent pas les déductions faites pour impôts et fonds de pension.Major-Général J P.E.Bernatchez Exemple sans pécédeni de respiration artificielle En •vvi'iupU* Jt* co que peut si-; grutier lu persistance à appliquer) la respiration artificielle même ! quand on a perdu tout espoir de j ressusciter une personne noua est fourni par le fait suivant rapporté par M Willis M toLachlan de FHy-dro d Ontario.Le 20 mai 1937, vers deux heures de l'après-midi, un jeune électricien occupé au haut d'un poteau à des travaux de réparation reçut un cho< électrique de 26.000 volts, i On réussit à le descendre du po- ‘ teau inconscient et respirant à i peine.Immédiatement ses camarades entreprirent d - pratiquer la après qu'on l'eut déposé ,|ans j lit.1 Un médecin de la localité s'étaiït j mis en communication avec j.! I spécialistes de la ville voisine r” çut des instructions que devnu,.n.suivre ceux qui tentaient de nmu mer la victime.Ce ne fut que Vers dix heures le soir que le patient commença à respirer librement.Im respiration artificielle fut continuée sans re” pit pendant huit heures Ce cas est unique du fait que c'est la première fois, à notre con naissance, que l'on a pratiqué !i respiration artificielle aussi longtemps.d’une façon continue.Le même cas peut s'appliquer aux noyés.On ne doit pas arrêter la respiration artificielle même lorsque la.vu lune est dans Limbu-lunce.en route pour l'hôpital et ici encore continuer le procédé jus-respiration artificielle que l'on qu'à ce qu’elle suit ranimée ou continua durant son transport par1 qu'on l uit définitivement déclarée ambulance à l'hôpital, et môme morte.,-iïria.ï g I f i Un Nouveau Service Aux Gens En Vacances : 1 ~~ Ai.im ¦ '“'TA y» =j’Tw/77771 G - .e à eu nouvïo-d service de vous pouvez partir en voc-C'-'zes i esprit rror.Qu'M
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