L'Avenir du Nord, 31 janvier 1962, mercredi 31 janvier 1962
ri * ARCHIVES PROV.AU MUSEE IEC, P.Q.CHENIER 1897-1962 HEBDOMADAIRE DEVOUE AUX INTERETS DE ST-JEROME ET DU DISTRICT Fondateurs: Wilfrid Gascon et Jules-Edouard Prévost 1897-1962 ‘Le mot de l’avenir est dans le peuple même: nous verrons prospérer les fils du Saint-Laurent”.— Benjamin Suite.¦M Pour informatio TEL.GE 8-1350 l.AKEU.F Vol.64 — No.25 — St-Jérôme, 31 janvier 1962 Prix : 10 sous DIEFENBAKER CONTRE LE QUEBEC En vue de gagner ses prochaines élections, Diefenbaker n’hésite pas à soulever les préjugés de race ; il est manifeste que pour gagner les fanatiques anglais il dirigera sa campagne électorale contre la province, de Québec.C’est pour cette raison sans doute qu’il a jugé approprié de mettre en garde les femmes conservatrices de Toronto en leur déclarant faussement que si l’honorable Pearson prenait le pouvoir ce sont les libéraux de Québec qui choisiront le drapeau national.Ce que l’honorable Pearson a eu le courage de dire en Nouvelle-Ecosse c’est que lorsqu’il seta question du choix d’un drapeau national les ministres et les députés de la province de Québec seront consultés comme tous ceux des autres provinces du pays et qu’ils auront leur mot à dire.UNE GROSSE DEFAITE POUR LES BLEUS Les observateurs politiques à Ottawa sont unanimes à déclarer que le résultat des 5 récentes élections partielles dans le domaine provincial en Ontario constitue une grave reculade pour M.Diefenbaker.Non seulement les libéraux ont conservé les deux sièges qu’ils avaient déjà, mais ils en ont enlevé un autre au parti conservateur.Dans les deux autres comtés les conservateurs ne lès ont emportés que de justesse.Pour avoir une idée plus précise du recul du parti de Diefen-baker-Robarts il suffit de souligner que le pourcentage des votes accordés aux conservateurs est tombé de 50 à 38 et que celui des libéraux a grimpé de 38 à 45.Un tel résultat n’est certes pas de nature à enthousiasmer M.Diefenbaker à la veille des prochaines élections fédérales., INSUCCES DU NOUVEAU PARTI Lors des 5 élections partielles tenues récemment dans la province d’Ontario, le Nouveau Parti a connu un échec humiliant.Sauf dans l’un des comtés où son candidat a obtenu un vote raisonnable, les 4 autres candidats ont été écrasés à plate-couture.Le chef de ce parti à la Chambre des Communes, M.Argue, n’a pas caché son désappointement en constatant que les 5 candidats ont obtenu un vote si minime dans des comtés fortement industrialisés.Une conclusion s’impose : les ouvriers n’entendent pas se laisser inféoder de force dans un parti politique, mais désirent conserver leur liberté de parole, de pensée et de vote.C’est un mauvais augure pour le Nouveau Parti du Québec et pour ses chefs Michel Chartrand et Madame Thérèse Casgrain ! ('suite à la page 5) LE GAGNANTS DU CONCOURS D’ETALAGE DOW.— Le tirage des noms des marchands gagnants du concours d’étalage Dow a été fait au bureau du distributeur régional, J.-Sarto Perreault Inc., la semaine dernière.Le sort a favorisé six marchands de la région appartenant à trois catégories différentes.Les premiers gagnants sont: Super-Marché Hamel, St-Antoine-des-Laurenti-des, Marché Eclair, St-Jérôme et Maurice Duval, Mascouche; ils ont remporté les magnifiques radios transistor que l’on voit ci-haut.Le deuxiè me prix consistait en un service à thé, qui a été gagné par MM.Armand Léonard, de Ste-Thérèse, Roland Sauvé, de St-Jérôme et Ch.Hayeur, de Bois-des-Filion.Sur cette photo prise lors du tirage, on reconnaît, de gauche à droite, M.Yves Rolland, gérant des ventes, M.Sarto Perreault, président de J.-S.Perreault Inc., ayant l’agence Dow dans la région, MM.René Blondin, épicier, Roland Lalande, conseiller de St-Antoine-des-Lau-rentides et Yvon David, gérant du district-ouest de la brasserie Dow.LE PRESIDENT DE LA F.L.Q.EXPLIQUE CE QU'EST LA F.L.Q.“La province de Québec, il est bon de le rappeler, possède depuis 6 ans déjà une institution politique démocratique qui offre à tous ceux qui veulent y adhérer la possibilité de s’exprimer, d’énoncer leurs idéaux politiques, de faire connaître leurs aspirations, leurs besoins et ceux de la population aux chefs politiques.Cette institution, c’est la Fédération libérale du Québec.La F.L.Q.grâce à sa maison et à ses structures démocratiques — élaboration d’une pensée politique et du programme qui en découle avec la participation de tous les militants libéraux repartis dans les sections locales, lesquelles forment les associations de comtés — exprime la volonté et les désirs du peuple en politique.“Le temps où les chefs des partis, les candidats, les députés donnaient des directives à leurs militants et imposaient leur volonté au peuple tout entier est révolu.Aujourd’hui, c’est le peuple qui fait connaître au chef du parti et au député ses besoins et ses aspirations politiques”.Telle est l’opinion exprimée par le nouveau président de la Fédération libérale du Québec, le Dr Roger Brault, dans une interview que La Réforme publie dans son numéro des 20-27 janvier.“La Fédération, poursuit le Dr Brault, doit veiller à ce que son chef et ses candidats réalisent, tels qu’ils se sont engagés à le faire, le programme qu’ils ont mis de l‘àvant à l’élection.Elle doit veiller également à ce que les députés libéraux remplissent consciencieusement et honnêtement leur mandat.“En tant que conseillère, la Fédération transmet au gouvernement les suggestions des militants concernant différents sujets d’intérêt commun.Plus précisément elle transmet au gouvernement les résolutions adoptées lors de ses congrès annuels, l’invitant à leur donner suite.“A ce propos, elle ne fait que remplir le rôle des organismes dits intermédiaires qui ont un rôle de premier plan à remplir dans toute démocratie digne de ce nom.“Il faut bien se dire que l’association de comté ne peut et ne doit avoir qu’un rôle consultatif auprès du député.En aucun temps elle ne doit se mêler directement de l’administration du comté.Son rôle se borne à suggérer, à faire part au député des désirs de la population.Ce rôle est conforme à celui défini pas nos derniers congrès qui ont approuvé la formation de comités consultatifs dans les comtés.Activités de Thon.Lionel Bertrand L’hon.Lionel Bertrand, Se crétaire de la Province et! député de Terrebonne, a euj une fin de semaine excessi-l vement chargée'.Il devait faire du bureau la majeure partie de la journée de lundi et assister le soir à l’inauguration du Club Kinsmen-Chomedey, mais il a dû rentrer à Québec lundi midi par avion pour des séances du cabinet provincial qui ont eu lieu dans l’après-midi et la soirée du même jour.M.Bertrand ne reviendra de Québec que vendredi soir, la session retenant les députés en Chambre du mardi au vendredi.Il sera à son bureau samedi matin, mais sera absent en fin de semaine.Il a été invité à assister samedi soir aux fêtes qui marquent à Sainte-Agathe le couron nement de la reine du carnaval, mais il lui est impossible d’y être présent.Il sera cependant l’invité d’honneur au souper canadien du carnaval qui aura lieu lundi le 26 février.La protection des pompiers de St-Jérôme à St-Antoine et Lafontaine Chez les Daines Auxiliaires A l’assemblée du lundi, 22 jan- j responsable avec Mlle Blanchard, vier 1962, une nombreuse assis- j i.l., en charge de la vente aux tance s’était donné rendez-vous.Mme Bruno Martin, présidente 1961, remit un chèque à Rév.Mère Trottier pour le don d’un piano de concert à l’école des Infir- mières.Cet argent était le résultat de deux organisations 1961, soit les thés du printemps et de l’automne ainsi que la perception nière assemblée fut donnée par des contributions des membres.Lecture des minutes de la der-Mlle Blanchard, i.l., secrétaire.Sous la présidence de Sr Supérieure, une élection pour le poste de présidente fut tenue avec comme résultat: la présidence 1962 à Mme Bruno Martin.Les secrétaire, trésorière et les autres membres du conseil demeurent les mêmes.Différents comités furent remaniés.Au comité des billets est de- thés et Mmes J.-Ls, Taillon, Frs.Brien, P.Dion, P.Gagnier et Mlle Andrée Primeau.Le comité de réception sera présidé par Mme Bernard Parent avec Mmes Lucien Foisy, Bruno Martin et Mlle Blanchard.Les comités paroissiaux demeurent les mêmes avec addition de Mme Jean Bastien à Mme Chalut, pour Ste-Paule; Mmes Desrosiers, Brien, Laurin, Tessier, Geo.Au-clair et R.Cadieux à Mme Gon-tran Latour, pour Ste-Marcelle; Mme P.-E.Cloutier à Mmes Fernand Lebeau et J.-P.Duperron pour St-iLucien.Les tables seront sous la responsabilité de Mlle Georgette Dunningan.Le recrutement ou la perception seront faits par Mmes Fleury, Va-liquette, Juliette Cadieux, B.Mar- Lors d’une dernière séance, le conseil municipal voulait savoir quelle est l’économie réalisée par les résidents des villages de Lafontaine et St-Antoine par le fait qu’ils sont protégés par la brigade des incendies de la Cité de Saint-Jérôme.Cette tâche était confiée jneurée Mme Bernard Tremblay tin auxquelles sont adjointes Mmes R.Roy, A.Favreau, P.-E.Cloutier, Lebeau, Tessier, Laurin, Desrosiers, Auclair et Cadieux.Mme Simon Latour demeure présidente pour le comité des prix et tirages.Mme Henri Tremblay conserve la présidence du comité de l’arbre de Noël et des dons avec Mmes Geo.Desautels, P.Gagnier, et Juliette Cadieux.Mlle Marie-Paule Fortier est publiciste avec l’aide de Mme Fleury pour communiqués aux journaux et Mlle G.Dunnigan pour annonces commerciales.Mme G.FLEURY à l’évaluateur en chef M.Emile Martin, dont le rapport était présenté à la séance de cette semaine.-> M.Martin déclare que le village St-Antoine bénéficie d’une réduction des tarifs d’assurance-feu de 25% dans les cas de bâtisses sans système de chauffage central et de 40% pour les bâtisses avec système central, cependant que le Village Lafontaine ne profite d’aucune réduction de primes, parce qu’il n’y a pas de borne-fontaines et nonobstant le service des pompiers de la Cité.L’évaluateur ajoute que les primes dans la Cité de Saint-Jérôme, sont encore les plus basses.Le projet du conseil municipal de la Cité est de réclamer une contribution de $2.00 par personne aux villages de St-Antoine et Lafontaine.Le rapport de l’évaluation mentionne qu’il en coûte à la Cité au moins $4.00 par personne pour les frais d’entretien seulement de la brigade des pompiers, sans compte/ les dépenses à capital.L'ASSOCIATION LIBERALE DEFAIT SES CADRES DE COMTÉ Le Conseil d’administration de l’Association Libérale du comté de Terrebonne a tenu une réunion très importante, vendredi soir dernier, puisqu’elle a décidé de tenir à la fin de mars prochain, une réunion générale de tous les délégués, à Saint-Jérôme, et de procéder lors de cette réunion à l’élection d’un nouveau Conseil d’administration.On sait qu’en vertu des règlements qui la régissent, l’Association, avant la tenue d’une élection fédérale ou provinciale, doit réorganiser ses cadres, dans chacune des municipalités du comté, et chaque organisation de municipalité est tenue de nommer of- 78 propriétaires de St-Jérôme demandent le vote général sur le règlement C-300 à l'effet d'augmenter la rémunération du maire à $2,500.00 et des échevins à $1,500.00 LE REFERENDUM AURA LIEU LES 1er et 2 MARS, DE 9.00 HEURES DU MATIN A 7.00 HEURES DU SOIR ET TOUS LES PROPRIETAIRES ONT DROIT DE VOTE.Mardi soir se tenait à la séance du conseil, la présentation d’un règlement pour augmenter la rémunération du maire et des échevins.Les membres présents à cette assemblée sous la présidence de l’é-chevin Robert O.Desjardins étaient MM.les échevins Roland Lauzon, Bruno Martin, Albert Gascon et Henri Daoust.L’Association du Comité des Citoyens avait depuis une semaine, tenté.et a réussi, à trouver plus de 40 propriétaires pour demander le vote général des nronriétaires de St-Jérôme Or' «fnif cependant préciser que des 78 propriétaires de St-Jérôme qui ont demandé le vote, 65% ne se sont jamais occupé d’affaires municipales et ils se sont prononcé plus ou moins contre le règlement.Avant le début des demandes du référendum, l’échevin Robert O.Desjardins avait tenu à préciser que les membres du conseil ont assisté, au cours de l’année 1961, à 68 assemblées régulières, à 7 comités spéciaux, à 11 assemblées de la Commission Industrielle, à 5 du Comité d’urbanisme, à 3 de la voirie, à 8 du département feu et police, à 4 pour les aqueducs et à 4 pour les loisirs.Ceci fait un total de 111 assemblées en plus des 2 contrats des unions à discuter ce qui nécessitait 10 réunions.Il faut aussi compter tous les samedis passés à vérifier les demandes des propriétaires.Avec tout ceci, les membres du conseil ne méritent-ils pas une petite compensation ?Alors, messieurs les propriétaires bien pensants, rendez-vous et faites un effort pour amener les autres propriétaires à voter une rémunération adéquate à nos échevins qui travaillent pour notre bien.Voici les noms des propriétaires qui se sont présentés pour demander le référendum: Joseph Bastien, Ed.Nadon, Chs.Allaire, Ray.Lauzon, W.Râtelle, Robert Lachance, Aristide Grossin- La F.L.Q.choisit son thème de l’année L’exécutif de la Fédération libérale du Québec a adopté pour thème de l’année 1962: La réforme des structures administratives de la province de Québec.Cette nouvelle est annoncée par M.Gérard Brady, secrétaire général de la F.L.Q.dans une entrevue que publie le Journal La Réforme dans son numéro des 20-27 janvier 1962.En outre, il a été décidé qu’au cours de la prochaine année, les recherches et travaux de la Commission politique porteront principalement sur le thème annuel.A la suite de cette décision, un comité sur la réforme administrative a été formé.M.Adrien Nadeau en est le président et les autres membres en sont MM.Guy Favreau, Maurice Sauvé et Alphonse Barbeau.Ce comité est susceptible de s’adjoindre d’autres membres.ger, Patrick Filion, Aimé Nantel, Roger Tournier, Henri Râtelle, ficiellement ses délégués, à raison de deux délégués officiels et de deux délégués substituts par bureau de votation.Il y a dans le comté quelque 240 bureaux de votation.L’Association a donc demandé à ses organisateurs de secteurs de s’occuper sans délai de la nomination des délégués dans leur secteur respectif.Les organisateurs de secteurs sont MM.Léo Girard, Saint-Jo-vite; Gaston Cloutier, Sainte-Agathe des Monts; Louis de Passilé, Sainte-Adèle; Charles Edouard Rochon, Saint-Jérôme; Georges-E.Filiatrault, Sainte-Thérèse; Yvon Despàtis, Terrebonne.Il y a aussi Me Gérard Vermette, qui Pierre Paradis, Viateur Aubin, Hector Simard, Arthur St-Jean, Joseph Dauphin, Raoul Cadieux, Aurèle Lécuyer, Orner Labelle, Joseph Lafleur, Jean-Paul Labelle, Roger Baune, Wilfrid Poirier, Roland Beauchamp, René Therrien, Delphis Prud’homme, Phil.Paquette, Denis Corbeil, R.Gaston Vali-(BUite à la page 5) s’occupe de Saint-Janvier et de Sainte-Anne des Plaines.Ces personnes devront donc demander aux organisateurs libé raux de leur région, de voir à 1 nomination des délégués; ils leur donneront tous les renseignements voulus; ils se nommeront des représentants si nécessaire pour que le travail se fasse le plus rapidement possible.Les noms doivent être transmis, pour le 28 février, au secrétaire de l’Association, M.Paul Sénécal, 336 rue Labelle, St-Jérôme.Quand les délégués auront été choisis au palier local, le Conseil d’Administration de l’Association Libérale du comté de Terrebonne se réunira à nouveau, et fixera la date de l’assemblée générale.Au cours de l’assemblée générale un Conseil d’administration sera choisi; nous dirons plus tard quelles sont les fonctions que com-comte l’exécutif de l’Association.Lors de cette réunion de fin de mars ou du début d’avril, l’hon.Lionel Bertrand rendra compte de son mandat.Le travail de nomination dans chacune des municipalités du comté commence donc cette semaine même.Il faut que le travail soit terminé pour le 28 février, et les listes des délégués et des délégués substituts transmis pour cette date au Secrétariat de l’Association.1 Cours de conduite en hiver Plus de 75 automobilistes et camionneurs de St-Jérôme ont participé à des cours de conduite d’hiver, la semaine dernière.Ces cours qui étaient sous la conduite des employés de la Compagnie de Téléphone Bell de St-Jérôme ont attiré l’attention des services municipaux tels que la police et les employés du service d’incendie.Sur la photo, on remarque accompagnant le chef Latour, les constables Lavoie, Lévis, Fournelle, Cadieux, Piché, ainsi que J.Gosselin, W.Blackwood, G.Cousineau, C.Boutin de la Compagnie de Téléphone Bell du Canada.Comme la condition des routes pendant la saison froide devient un risque pour tous les automobilistes sans expérience, quelque 75 chauffeurs de St-Jérôme ont résolu de participer aux cours de conduite d’hiver qui se sont déroulés sur les terrains de la Compagnie de Téléphone Bell de cette localité.Ces cours se divisent en deux étapes distinctes, soit une période d’instructions et une leçon de con- duite pratique sur une surface givrée.Les instructeurs furent recrutés parmi le personnel de la Compagnie Bell, instigatrice de cette réalisation.Outre les chauffeurs de la compagnie Bell, les membres de la force constabulaire de St-Jérôme ont bénéficié des cours.Tous les participants se sont soumis à des cours théoriques ainsi qu’à des expériences pratiques.Les cours ont pour but d’analyser les conditions de conduite sur une surface glacée, afin de déterminer la vitesse à laquelle on doit rouler pour accroître la sécurité au volant pendant la saison froide.Un à un, les participants ont pris le volant et contourner les poteaux disposés sur une choche de glace expressément aménagée pour cette fin.Construction d'un Bureau de Poste à St-Sauveur < OTTAWA.— Le ministère des Travaux publics a adjugé à M.Pierre Travaillant!, de Saint- Sau-veur-des-Monts (P.Q.), un contrat de $14,948 pour la construction d’un bureau de poste à Saint-Sauveur -des-Monts.Cette firme a présenté la plus basse des quatre soumissions reçues en réponse à la demande de I soumissions publiques.Le délai de présentation des soumissions se terminait le 13 décembre 1961.La plus haute soumission s’élevait à $19,937.Cet édifice, qui mesurera 32 p.sur 35 p., sera à un étage sans sous-sol, et sera situé sur la rue de la Gare.Il sera en bois, reposera sur des fondations en béton, et son extérieur sera fini en pierre, en panneaux de bois et en brique.L’intérieur sera fini en panneaux de plâtre et en contre-plaqué, et les parquets seront recouverts de linoléum.Le chauffage sera à l’huile.Il y aura une cour de camionnage et une plate-forme de chargement à l’arrière de l’édifice.i| 1 L’AVENIR DU NORD Mercredi, 31 janvier 1962 JOURNAL HEBDOMADAIRE FONDE EN 1897 Publié à Saint-Jérôme, Cté.Terrebonne 295, St-Georges - C.P.160 - Tél.8-1350 wsw* Autorisé comme envoi postal de deuxième classe, ministère des Postes, Ottawa ADMINISTRATION ET REDACTION : Rédacteur-Gérant: J.Geo.Dunnigan — Publiciste: Georgette Dunnigan L'AVENIR DU NORD est publié par L’Avenir du Nord Ltée, et imprimé aux ateliers de l'Imprimerie St-Jérôme Inc., 303 Ave.Parent, St-Jérôme, Que.EN MARGE DU SEPARATISME L amour consiste en deux solitudes qui se protègent se rejoignent et s'accueillent mutuellement A la suite d’une conférence sur le séparatisme, donnée à St-Jérôme par M.Barbeau, et pour faire èuite également à toutes les discussions sur le sujet, nous avons pensé qu’il serait intéressant pour nos lecteurs de connaître t'es opinions d’un canadien anglais.M.Ronald Reynolds, ancien président de l’Association de Publicité Canadienne, a vécu assez longtemps avec l'es canadiens français du Québec pour bien les connaître.Nous croyons que ila publication de sa conférence sera de nature à éclairer nos lecteurs sur Se séparatisme.Voici donc intégralement, le discours prononcé par M.Ronald Reynolds: Vous vous êtes sans doute rendu compte que j’ai un accent d’Ontario.Je viens d’une ville du Haut-Canada qui s’appelait autrefois "Muddy York” mais qui s’appelle aujourd’hui Toronto.Chez nous, à Toronto, nous avons entendu une rumeur voulant que la province de Québec se sépare du reste de la Confédération et, du même coup, libère Montréal.Naturellement, cette perspective de voir Montréal devenir une métropole étrangère — peut-être mêm'e une capitale nationale — nous bouleverse.Si cela 'se produisait, c’en serait fait de nos vieilles rivalités d'e famille et Toronto serait éclip-.sée à jamais par le Paris de l’Amérique du Nord.Mais soyons sérieux.Les citoyens de Toronto — et sans doute les Canadiens de tout Ile pays — ont suivi avec une profonde inquiétude ce que les journaux leur rapportaient touchant le séparatisme.Or je veux prendre là liberté d’y ajouter mon point d'e vue.Vous pouvez vous demander “De quel drott ce citoyen de Muddy York vient-il se mêler de nos disputes familiales?” Mon pèr'e m’a jadis donné un sage conseil en me disant: “Quiconque se met le nez dans une querelie de famille risque d’y attraper des coups”.Cependant, je crois faire partie de cette famille.Ce qui justifie d’abord ma prétention, c’est qu'e j’ai eu la bonne fortune de passer dix 'ans dans cette magnifique province.Je n’en ai peut-être pas profité comme j’aurais dû pour apprendre le français, mais j’ai quand même eu le privilège de me gagner l’amitié d’un bon nombre de mes compatriotes de langue française; et j’ai quitté votre province, il y a une quinzaine d’années, avec un'e profonde admiration pour lies Canadiens d’origine française.J’avais alors pu me rendre compte, je pens'e, des remarquables qualités des Canadiens français1: leur merveilleuse joie de vivre, leur intelligence bien française, leur capacité de travail, leur gros bon sens en ce qui touch'e les valeurs humaines et leur esprit délicat.C’est ainsi que j’ai pu mieux apprécier les traditions — comme les promesses d’avenir •— que le Canada français offre au reste de ce pays unique, à double culture, qu’est le Canada.La deuxième raison qui m’autoriserait à parll'er de ce sujet, c’est qu’il ne concerne pas uniquement le Québec mais tout le Canada, J’ai un enjeu dans l’avenir du Canada.Certes, j'e ne diffère en cela d’aucun autre Canadien qu’il soit de tangue française ou de langue anglaise, mais cette raison en vaut bi'en d’autres, il me semble, pour dire ce que j’éprouve devant les récents événements survenus au Québec.Je suis troublé, je dirais même consterné, de ce que quelques-uns de nos compatriotes de tangue française sentent le besoin d'e prêcher la dissolution d’un mariage qui dure depuis 1867.Mariage forcé, peut-être, mais mariage qui a tenu le coup.Nous pouvons admettre que la Confédération a été, dès le début, un instrument politique imparfait.La perfection est hors de portée aussi bien en politique qu'e dans toute autre entreprise humaine.Reconnaissons aussi, cependant, que l’esprit de la Confédération consacrait l’égalité des deux principaux groupes ethniques.Nous avons vécu d’après la formule d'e 1867, c’est vrai, mais il est tristement vrai, aussi, que nous n’avons pas vécu selon l’esprit de 1867.Et je crois que nous devons reconnaître enfin que si l’accompliss'ement de notre destinée n’a pas atteint sa plénitude, ta responsabilité doit en être langue anglaise et de langue française.Il est important de reconnaître et aussi de comprendre, d'une part, le manque d’e sensibilité et de prévoyance et, d’autre part, un solationisme sans but, indifférent et désuet devant les réalités lu vingtième siècle.Je parie franchement parce que :e sens que nous sommes entre amis.Il faut reconnaître de part et d’autres, dis-je, les fautes des chefs, révélées par les événements actuels, parce qu’ainsi seulement pourrons-nous éviter de faire les mêmes erreurs ou des erreurs semblables.Ainsi seulement pourrons-nous établir en toute bonne foi et sans parti pris d'es objectifs que nous pourrons atteindre dans un avenir prochain, et convenir des moyens à prendre.Si brillantes que soient les perspectives d’avenir de notre pays, si abondantes que soient nos ressources inexploitées, le fait demeure — et nous devons tous l’admettre — que la destinée du Canada est en jeu.Les séparatistes du Québec ne manquent assurément pas de sincérité; ils ne sont 0'as des ignorants ni simplement des opportunistes.Ils sont pas-sionément attachés à leurs convictions et ils croient avoir trouvé la solution unique d’un problème authentique qui confronte un secteur important de lia population canadienne.Et nous devons tous faire face à ce problème fondamental, dans quelque partie du pays que nous vivions.Je peux respecter la sincérité de leurs convictions; j'irai même plus 'loin: je maintiens non steule-ment que les chefs séparatistes ont le droit d’exprimer leurs convictions, mais que chaque Canadien a le devoir de les écouter attentivement et d’évaluer ce qu'ilis ont à dire.Vous avez probablement déjà deviné que je n'e suis pas d’accord avec la solution qu’ils proposent, car je crois que si jamais ifs atteignent leur objectif, ce serait un désastre pour lie Québec et aussi pour le reste du Canada, pour les Canadiens de langue française comme pour les Canadiens de langue anglaise.Si l’objectif des séparatistes peut se définir à peu près comme ceci: “Faisons disparaître l’inégalité des conditions économiques et sociales”, je proclame alors mon objectif, car ce sont des manquements qui ont créé cette inégalité.Mais je diffère tout à fait d’opinion avec Iles séparatistes lorsqu’ils prétendent être capables d’établir cette égalité à la seule condition que tout pouvoir, toute autorité, toute responsabilité leur soient remis et qu’ils puissent vivre la vie distincte d’un état dans l’Etat.J’affirme que c’est là un rêve impraticable, irréalisable, dépourvu de tout réalisme sensé, auquel! personne ne peut croire sérieusement, mais qui révèle néanmoins l’existense d’un fond d’am'ertume.Le séparatisme du Québec est voué à l’échec et tous les hommes sérieux le savent.Toutefois, si l’agitation présente allait amener la mise en oeuvre de mesur'es pratiques pour parvenir à cette égalité des conditions sociales et économiques, nous pourrions alors au moins envisager ce résultat positif.Je m’oppose, et de toutes mes forces, aux attitudes inutiles de soupçon et d’hostilité que l’agitation séparatiste a provoquées entre le Canada français et le reste des 18 millions d’e citoyens du pays.La source de la compréhension, de la sympathie et de la bonne volonté est aujourd'hui plus abondante que jamais env'ers le Québec.Et il est vraiment malheu-1 reux que tant de voix s’élèvent dans la Province à l’encontre de cette bonne volonté plutôt qu'en sympathie avec elle.Heureusement, ces voix discordantes n’ont ni la puissance ni l’autorité d’hommes de vision et de bon sens comme le premier ministre de la Province.Monsieur Lesage et ses collègues établissent en ce moment des bases qui favoriseront à brève échéance le progrès social et économique, la transformation des moeurs politiques, des modifications au système d’enseignement .changements fondamentaux qui rendront possible cette égalité que je mentionnais plutôt.Qu’ils en soient loués! Mais t'e fait que moi — ou tout autre Canadien — nous ne 'soyons pas d'accord avec les séparatistes n’élimine pas le problème.Le Canada français ne parle pas seule-mei par la bouch'e de MM.Marcel Chaput, Raymond Barbeau, André d’Allemagne et Raoul Roy.Le Canada français parle aussi par la voix d’André Laurendeau, de Gérard Pelletier, de J'°an-Louis Gagnon, du très honorable Louis St-Laurent, pour ne mentionner que quelques-uns de ceux qui ne s’inspirent pas d’un esprit de clocher.Nous devons écouter ces voix avec encore plus d'attention et de réflexion que nous n’écoutons l'es porte-parole du séparatisme, et quand je dis “nous devons écouter”, je songe 'avant tout aux Canadiens de langue anglaise, parce qu’il est clair que les Canadiens de langue anglaise ont depuis trop longtemps — trop dangereusement longtemps — fait la sourde oreille aux différentes voix du Canada français.Le très honorable St-Laurent a dit que le principal grief du Canada français était l’inégaJlité des conditions dans notre économie entre les jeunes dont la langue maternelle est le français et ceux dont la langue maternelle est l’anglais, et il expose le problème en ces termes: “L’égalité des droits existe en vertu de la loi et de la Constitution, mais 'en pratique cette égalité juridique ne joue pas dans l’adminisration des grandes entreprises, à partir des services du Gouvernement fédéral jusqu’à la plupart des sociétés privé'es de quelque importance, même dans la Province de Québec où le français est la langue maternelle de la très grande majorité de lia population.Cela provient de ce que la langue de travail, à tous les échelons supérieurs de ces administration's, est l’anglais.” A la suite de cette déclaration, un journaliste de Toronto disait: “Ce ne sont pas là les propos d’un jeune homme révolté, mais la voix sereine d’un homme d’Etat.” Notre 'ex-premier ministre rappelait aussi que 'lorsqu’il reçut son diplôme de bachelier ès-arts de de l’Université Laval en 1902, les seules carrières qu’envisageait sérieusement un bachelier canadien-français étaient la prêtrise, la médecine, le droit ou le notariat.A cette époque, le commerce, l’industrie et lia science appartenaient, par défaut, aux Canadiens de langue anglaise.Le journaliste dont je viens d'e parler découvrit, au cours d’une visite à l’Université de Montréal, que les diplômés en sciences étaient aujourd’hui six fois plus nombreux, les diplômés en génie, sept fois plus nombreux qu’en 1930, tandis que l’intérêt que l’on manifestait dans les facultés traditionnelles de droit et de médecine avait proportionnellement diminué.En d’autres termes, la poussée vers les responsabilités administratives est déjà commencée dans le Québec et les jeunes chefs du Canada français sont prêts à prendre place et leurs responsabilités à tous les niveaux de l’activité.Et ceci m’amène à un point que i’on écarte souvent trop facilement des .discussions publiques en raison d’une fausse conception de la courtoisie.Permettez-moi d’en parler tout 'en restant courtois.Aujourd’hui, c’est un fait évident, les administrateurs du mon- de des affaires au Canada sont à la recherche d’hommes de langue française (d'e préférence bilingues) qui possèdent une formation académique ou l'expérience des af-àlres, ou Les deux — mais ils ne peuvent les trouver.Dans le passé, le système d'éducation de la province et son climat social n’ont pas favorisé la formation d'hommes dans cette discipline.C’es't pourquoi nous souffrons de cette sérieuse absence des Québécois de langue française dans le monde des affaires.L'a fait que certaines nominations soient faites aujourd’hui pour la forme, pour servir de façade, afin que des entreprises puissent se vanter d'avoir un administrateur qui s'appelle Dupont plutôt que Dupont, ne remplace vraiment pas la formation et L’expérience.Ceci n’e fait honneur ni à l'individu ni à la compagnie qui se l’attadhe.Pour ma part, j'aimerais bien trouver six compatriotes de langue française compétents dans le marché.Je pourrais tout de suite les guider vers des postes de prestige, bien rémunérés, dans le monde des affaires.Ils .doivent cependant être véritablement compétents pour occuper ces postes.Le nom à consonnance française ne remplace malheureusement pas île talent, l’instruction ni l'expérience.Jean-Louis Gagnon — brillant journaliste que la plupart d’entre vous connaissent sans doute et qui jouit sûrem'ent du respect de tous — n’est pas séparatiste et il explique pourquoi.“Si le Québec se sépare du Canada, dit Monsieur Gagnon, les Canadiens français auront à lutter pour acquérir davantage .L'es Canadiens français ont déjà trouvé assez difficile d’organiser leurs effectifs même avec 30 pour cent de la population du Canada.S’ils doivent demain faire face à tout un continent de langue anglaise, ils risqueraient fort de disparaître.” Mqnsieur Gagnon croit que si Québec se séparait l'e Canada anglais n’aurait que l'alternative de s’associer aux Etats-Unis; je ne doute pas que nombre de Canadiens de langu'e anglaise partagent, avec appréhension, cette opinion.En 1930, André Laurendeau était un ardent séparatiste lorsque Ve mouvement connut une certaine vigueur, comme aujourd’hui.Il est intéressant d’observer que Monsieur Laurendeau a depuis changé d’opinion là-dessus.Un autre remarquable Canadien de langue française qui fut actif dans le mouvement séparatiste d’il y a trente ans, le chanoine Groulx, n’a pas tout à fait changé d’opinion mais il a certainement modifié sa position.U 'est raisonnable de penser que les chefs séparatistes ne penseront peut-être pas demain comme ils pensent aujourd’hui.Nous pouvons peut-être même prévoir que quelques-uns de ces messieurs pleins d’énergie, au Verbe net, atteindront peut-être au premier rang de la politique non pas dans une nouvelle république de Laurentie, mais au stein d’une nation canadienne “reconfédérée” dans son esprit.Je ne peux m’empêcher de me demander ce qu’e Robert Cavelier, Sieur de LaSalle, et les autres grands explorateurs français penseraient du mouvement séparatiste s’ils revenaient aujourd’hui.L’idée de diminuer et de comprimer le Canada français à l’ihtel-rieur des frontières1 du Québec n’aurait sûrement aucun attrait poür eux.Leur rêve était à l'échelle continentale.Nos infatigables ancêtres français ont parcouru les leuves, l'es rivières et les forêts lu Nouveau Monde pendant que nos ancêtres de langue anglaise — au même moment de d’histoire — cultivaient leurs plantations de tabac en Virginie.Si LaSalle et les explorateurs français revenaient aujourd’hui, ils favoriseraient sûrement l’expansion — et non la contraction — de la culture française sur le vaste continent que leurs explorations avaient ouvert.Vous direz peut-être que tout ceci, c’est de l’histoire.Eh bien, jetons un coup d’oeil sur le présent.La France est devenu un pilier de l'a nouvelle communauté économique européenne; les Français conservent la perspective continentale.L’Angleterre est sur le point de se joindre à cette confédération embryonnaire.Lorsque nos .deux mères-patries s’associent sur le vieux continent, Heurs robustes descendants du Nouveau Monde, Canadiens de 'langue française et Canadiens de langue anglaise, vont-ils se séparer?Je crois que la réponse est non; nous n’allons pas grandir séparés; nous n’allons pas empêcher le sablier de couler — (nous ne le pouvons pas!) — nous n’allons pas renverser le cours de d’évolution de notre histoire et de l’histoire du monde.Nous sommes au stade de transition nationale, ’entre l’adolescence et la maturité, nous nous montrons parfois le poing et nous crions un peu trop fort, mais ce sont là des manifestations d’une vigoureuse jeunesse, exubérante, en pleine croissance — plutôt que celles d’un malaise physique ou émotionnel vraiment sérieux.Une chose que nous pouvons facilement perdre de vue, dans la chaleur et l’éloquence de nos débats, c’est notre responsabilité nationale devant ia communauté mondiale.Le Canada occupe à bon droit une place importante dans les affaires mondiales; c’est peut-être un cliché de dire que notre influence internationale dépasse nos 'exploits nationaux, mais c’est un de ces clichés qui valent d'être rappelés.Dans un monde divisé et exposé ! au danger, on écoute avec attention la voix “nationale” du Canada.L’opinion canadienne est respectée à l’étranger parce que, dans un sens véritable et unique, nous J sommes une nation internationale.Nous avons hérité d'es plus belles ! caractéristiques de nos ancêtres français et anglais; et à ces deux Si nous, en Amérique du Nord, é.iuns forcés de compter exclusi-, ventent sur nos ressources pétro-i -ières actuellement connues et im-| médiatement exploitables, nos ré-I serves de pétrole ne nous dureraient pas 20 ans.Mais dans les sablés bitumineux de lAthabaska.dans le nord de l'Alberta, il y a assez de pétrole pour alimenter tout le continent durant au moins cent ans.et peut-être plusieurs centaines d’années.L’estimation officié!Te du potentlon des sables j bitumineux de l’Athabaska est de 300 milliards de barils, soit plus que toutes les réserves de pétrole connues dans le monde entier, et les estimations non officielles doublent ce chiffre.Le Canada a 1 retardé l’exploitation de ces énor-1 mes ressources en refusant de permettre les explosions atomiques souterraines, seule méthode grands groupes de la population nous avons joint, au cours des j dernières décades, des groupes importants de citoyens d'autres origines.Les Canadiens sont bienve-, nus à Paris parce qu'un grand nombre d'entre eux parlent le .français, tout comme les Canadiens sont bienvenus à Londres et à Washington, parce qu'un grand nombre d’entre eux parlent l'anglais.Parce que nous en sommes pas satellite des Etats-Unis, ni de l'Angleterre, parce que notre voix, dans le contexte nord-américain, s’exprime avec un esprit indépendant nous sommes en mesure de servir, sinon d'arbitre du moins de truchement, pour favoriser la compréhension et réduire 4a tension dangereuse qui existe entre les Etats-Unis d’Amériqu'e et l’U.R.S.S.Notre attitude de nation indépendante .dans les affaires mondiales n’aide pas seulement les alliés, mais aussi les pays sous-développés et non engagés; en effet, dans un effort d’unité mondiale ,ees nations qui ne sont pas encore nos amies pourront bien être demain nos alliées.Cette attitude nationale, cette responsa-bilhé unique et sacrée, Seraient perdues 'si quelque division profonde et prolongée venait détruire une union qu’il a faullu tant d’années pour édifier, et qui ne s’est pas faite sans 'effort ni sans difficultés, entre les Canadiens de langue française et les Canadiens 1e langue anglaise.En plus de notre voix nationale dans Iles affaires mondiales, nous devons garder présente à l’'esprit une seconde et grande responsabilité internationale.Le Canada possède, en abondance spectaculaire, les ressources naturelles dont le monde a besoin.Nous entendons tellement parler de l’explosion démographique dans plusieurs régions d'e notre planète, croissance qui ajoute déjà plusieurs millions de bouches affamées chaque année dans un monde où d'es millions d’enfants s’endorment le soir le ventre creux.Notre sol vast'e et fertile, peuplé de citoyens robustes et entreprenants, nous impose une obligation et il a, Dieu merci, la capacité de contribuer à nourrir ces peuples.Dans le domaine industriel, nous pouvons prévoir le jour où nos ressources hydroélectriques d u Québec produiront plus de kilowatt heures par citoyen que celles de tout 'autre pays et permettront de subvenir aux besoins d’une population canadienne encore plus élevée.La province de Québec est aussi riche des perspectives qu’offrent, pour des siècles à venir, ses réserves de minerai de fer des riches gisements du nord.A mesure que notre nation devient de plus en plus une nation manufacturière et technologique, nous devenons aussi 'les gardiens et les exploitants de ces ressources pour toute l’humanité.Même l’utilisation incomplète de nos ressources naturelles actuellement accessibles nous a déjà donné le deuxième standard du monde.Et nous n’avons même pas encore fini de gratter la surface.Ne l’oublions pas.d’exploitation qui soit prometteu-Be, Mais ces ressources sont toujours là et les techniques atomiques d’extraction y seront sans aucun doute appliquées un jour ou l'autre.On estime à au moins un million d’acres le soi fertile du bassin du fleuve Mackenzie, dans le Grand Nord canadien.Près de l'embouchure du Mackenzie, à Ak-lavik, plus de 100 milles au nord du cercle polaire, la température atteint en été jusqu'à 93 degrés.L'exploitation agricole d'e régions comme celle du bassin du Mackenzie a été précédée par l’exploitation de l’immense bassin de la Rivière de la Paix, où l’on a déjà commencé à transformer 16 millions d’acres de terre arable en une région propice à la culture des céréales.Les grands lacs du nord canadien, comme lie Grand Lac de l'Ours, et les profondes échancrures de la côte peuvent, fournir quelques-unes des meilleurs bases naturelles pour la culture de l’avenir, celle de la mer.L’emploi d'e fertilisants pour favoriser la croissance du plancton, facteur fondamental de la vie dans les océans, et l’emploi d'e 'l’énergie nucléaire pour tempérer les eaux froides du Canada et aider à nourrir une population qui grandit dans un monde qui se rétrécit.Il semble évident qu'e dès demain l’ascension du Canada au rang de nation commerciale à d’échelle mondiale, aidée par notre optimisme quant à l’avenir, proposera d'es perspectives enrichissantes pour plusieurs générations.Voilà d'attrayantes possibilités, mais elles n'auront pas la chance, ou si peu, de se réaliser bientôt, si le Canada se divise contre lui-même.Nous abdiquerions alors devant toute responsabilité comme puissance mondiale.Néanmoins, nous ne devons pas oublier que l'es aspirations du Canada français sont légitimes et que ses griefs sont authentiques.Si la Confédération s’est révélée tolérable suivant la lettre de la loi, telle n’a pas libéré les grandes ressources spirituelles et créatrices des deux nations qui constituent presque tout le pays.J’aimerais dire un mot de la relation qui existe entre nos deux cultures dans d’autres domaines que celui des affaires.En Amérique du Nord, nous nous avons depuis plusieurs générations bénéficié sans contrainte des privilèges de la libre 'entreprise.Nous avons soigneusement tiré parti de toutes les accasions et , au cours de là première moitié de ce siècle, nous avons vu les fruits de l’esprit d'initiative se manifester sous la forme de grandes fortunes familiales là où de vastes entreprises sont devenues l’ombre grandissante d’un seul homme.Alors, le processus naturel de l'évolution des affaires à fait naître l’administration professionnelle et multiplié les sociétés commerciales tout en leur donnant plus d’ampleur.Le résultat de tout ceci, c’est que l’expansion technologique, source de confort et de bien-être, nous a conduits au standard de vie l'e plus élevé du monde.C’est là une réussite » AGISSEZ DES MAINTENANT PROPRIETAIRES! MARCHANDS! INDUSTRIELS! Faites faire vos travaux de réparation, de décoration d’intérieur, de peinture ou de renovation avant le printemps.La main-d’oeuvre qualifiée est disponible et les matériaux sont abondants.Pour tout renseignement, adressez-vous au Bureau national de placement 380, rue Labelle, Saint-Jérôme, Tel.: GE.2-4385 Aider l'Institut afin qu elle vous aide en retour Jean et François âgés respectivement de 8 et 9 ans, vivaient dans un joli petit village.Ils fréquentaient tous deux la même école et jouaient ensemble aussi souvent que possible.Par une chaude après-midi d’été, François n’ayant rien d’autre à faire, flânait dans un champ, non loin de la construction d’un nouvel édifice.Tout à coup, il aperçut quelque chose, il se pencha et vit que c’était de la dynamite.Fier, il appela son ami Jean et lui fit part de sa merveilleuse découverte.Mais comment s’y prendr pour faire sauter tout cela ?Ils se rendirent à la voie ferrée tout près de là, où Robert, un autre de leurs amis les rejoignit.Il avait justement dans sa poche une boîte d'allumettes, il en alluma une et mit le feu à toute la dynamite.Un bruit terrible s’ensuivit.Les résultats furent les suivants : Jean est totalement aveugle et François en plus d’avoir perdu la vue y a laissé son bras droit.On demanda du secours à l’Institut National Canadien des Aveu- gles pour ces deux bambins.Hp reçurent tous les soins nécessai res et suffisamment d’instruction pour réussir dans la vie.Aujourd’hui, l’un d’eux est secrétaire-administrateur quelque part au Canada et l’autre est le surintendant de tous les secrétaires-administrateurs dans une de nos provinces.Ceci est dû pour une large part à votre générosité des années précédentes.Et nous sommes fiers d’avoir trouvé du travail à plusieurs personnes aveugles dans des établissements commerciaux et même dans de grandes industries.Ne voulez-vous pas nous aider ?Car un accident peut vous arriver à vous aussi.Envoyez votre souscription à l’Institut National Canadien des Aveugles, C.P.192, St-Jérôme, ou bien donnez quand le travailleur bénévole passera chez-vous vous solliciter, du 29 janvier au 12 février.Soyez aussi généreux que vous pouvez l’être, car vos dollars aideront sûrement encore beaucoup de Jean et François.remarquable que rien ne peut faire oublier.Cependant, si tous nos efforts sont orientés vers un standard de vie p.us élevé, nous laisserons à nos enfants un héritage qui n’est rien de plus qu’une collection de symboles vid’es.Le moment est venu de réfléchir sur le but de notre vie.Ceci ne nous empêche en aucunte façon de continuer à améliorer notre confort et notre bien-être, mais c’est un facteur d’équilibre dans notr'e existence.Il y a ici dans la province de Québec une culture qui, plus que partout ailleurs en Amérique, continue d’exal.ter .des raisons de vivre qui appartiennent au noeud sacré de la famille, à des valeurs d’un ordre spirituel et à la poursuite de l’instruction afin de vivre une vie mieux remplie.Nous, dans le reste du pays, nous pouvons enrichir votre vie familiale et notre vie communautaire grâce à l’texemple que vous nous mettez sous les yeux.Nous pouvons 'travailler ensemble avec réalisme, pour faire du Canada une nation véritablement bilingue.C’est être réaliste, il me semble, que d’admettre qu’une connaissance profonde des deux langues puisse nous être utile à tous, mais cette connaissance acquiert toute sa valeur dans les régions du Canada où d’importantes minorités parlent la langue seconde, qu’itl s’agisse du français ou de l’anglais.L’étude du processus d’assimilation faite par le grand chirurgien du cerveau, le docteur Wilder Pen-field, révèle que la connaissance d’une langu'e doit s’acquérir dès la plus tendre jeunesse.Nous devons faire de notre nation une nation bilingue non pas seulement suivant l'e mécanisme de la traduction, mais d’esprit bilingue chez nos enfants.Nous devons par-dessus tout encourager les citoyens du Canada français à tendre de tous leurs efforts Vers la place à laquelle ils ont droit et à atteindre cette place dans les échelons ad-minisratifs du gouvernement, d'e la science, du commerce et de l’in- dustrie.Nous transformerons ainsi le Canada, d’un pays où se côtoient deux solitud'es, en un pays qui fera entendre ses deux voix.Je veux vous rappeler ces mots du poète: “L’Amour consiste en deux solitudes qui se protègent, se rejoignent et s’accueillent mutuellement”.Oes mots ont un sens pour nous.C’est pourquoi je répète que nous devons transformer nos deux soitudes en deux voix.Nous y parviendrons grâce à nos efforts soutenus et à notre bonne volonté, grâce à un jugement éclairé, à des discussions franches et à un travail acharné de la part de tous.Canadiens de langue anglaise comme Canadiens de langue française.Et lorsque nous aurons enfin réussi, il n'y aura pas de Canadiens pariant exclusivement le français ni de aCnadien parlant exclusivement l’anglais, il n’y aura que des Canadiens qui parleront l’anglais et le français, ce seront les vrais Canadiens.Même si je ne vous laissais rien de plus compliqué que cette dernière pensée, ma mission aujourd’hui aurait été accomplie.Etouffons les voix qui crient: “Qui a besoin de vous?” — Transportons nos énergies hors des sentiters de l’amertume pour les diriger vers ceux de l’affection fraternelle.PuLtfe lia paix régner dans la famille car, en vérité, nous avons, auj urd’hui plug que jamais, besoin les uns des1 autres.Sachez vous accommoder de l’insomnie Etes-vous de ceux qui demeurent éveillés "pour voir si le sommeil va venir”?Lisez dans S ÉLECTION du Reader’s Digest de février pourquoi l’angoisse de ne pas dormir est plus préjudiciable à la santé que le manque de sommeil .et comment tirer parti de vos heures d’insomnie pour connaître un repos presque aussi réparateur que le sommeil lui-même.Achetez Sélection de février aujourd’hui même! Ë yj&ÿ "HB J3h5 æSs fiæ$e fm m RESSORTIR I ?GE.8-2912 GE.2-4433 GERMAIN BOCK c.r.AVOCAT St-Jerome w 4.w W LE PLUS ANCIEN HEBDOMADAIRE DES LAURENTIDES 268, rue St-Georges chenieb 2ÎK*.rue §i-(ieorges T€»l.GE.8-l»r>0 Sf-Jprôme Soutenons nos industries, elles sont un gage de la prospérité Assurons le progrès de Saint-Jérôme en encourageant de notre vaillante population ouvrière.notre commerce local.JEROME • Charpente d'acier • Escalier de sauvetag • Erection avec "Cram • Service d'ingénieur • Estimé Gratuit Albert-André LANTHIER, prop St-Jérôme Tél.GE.8-6491 Mercredi, 31 janvier 1962 Page 3 "S M i 1 a9H ^ I A q Ne serait-il p uan •as opportun ; d y pour la Cité de il Saint-Jérô hotel me I d le v ¦Ile i ARATTAGE R’AIIRKES L’ingénieur de la Cité fait rapport qu’il n’a pas trouvé de chômeurs disponibles pour faire l’abattage d’arbres.Ces travaux sont confiés à un entrepreneur.LES VESPASIENNES Le projet de construction de vespasiennes sur .les divers terrains de jeux dans les paroisses est de nouveau étudié et le Conseil en vient à la conclusion de demander des soumissions pour une seule vespasienne dans le centre de la Cité, au poste des autobus locaux.Quant aux autres paroisses, le conseil doit rencontrer les commissaires d’écoles pour discuter de cette question.LES CONSTABLES ET LES POMPIERS — CONVENTIONS Le conseil municipal doit de nouveau rencontrer les constables et les pompiers pour discuter des nouvelles conventions de travail.ASS ISTANCE PC BS.IQIJ E ET NON EXCES Les membres du Conseil municipal ont été mis au courant d’une demande d’assistance par une famille qui recevait déjà $308.00 par mois, avec seulement 2 enfants.Le conseil demande qu’une surveillance plus étroite soit exercée.LES COMPTEURS DCE AC Le maire Murray revient devant le conseil avec le projet d’installation de compteurs d’eau chez tous les consommateurs.Il soumet des réponses qu’il a reçues de diverses municipalités, suggérant l’installation de tels compteurs, et donnant diverses opinions sur la quantité d’eau épargnée.L’échevin Roland Lauzon n’est cependant pas en faveur des compteurs et il croit que les familles nombreuses seront les premières à payer plus cher d’eau.La question est encore en suspens, et la proposition du maire d’ordonner par règlement l’installation de compteurs dans toutes les nouvelles bâtisses, n’a pas suite.Le conseil décide cependant de faire faire une inspection de tous les appareils distributeurs d’eau dans les maisons, robinets, toilettes, etc., afin de prévenir les pertes inutiles.L’HOTEL HE VILLE: ' iÿUSin- On apprend qu’un certain montant a été prévu dans un règlement de travaux de chômage, pour réparations à la bâtisses de l’hôtel de ville, lesquels travaux ont été approuvés par le gouvernement, , moins le lavage et le peinturage.Il reste donc que les travaux à faire consistent à déplacer certaines cloisons pour l’agrandissement du bureau des ingénieurs.Comme tous les contribuables bien pensants, nous croyons que la construction d’un hôtel de ville s’impose.de profiter des allocations de chômage de 90% sur les salaires, accordées par les gouvernements provincial et fédéral, pour doter notre Cité d’un hôtel de ville convenable.L’EDU CATION QU'EST-CE QUE L'EDUCATION?Le terme “éducation” a une grande variété de définitions.Rien de surprenant puisqu’il y a une grande variété d’opinions sur l’éducation et sur l’homme.Pour plusieurs, l’éducation n’a de sens que pour l’application pratique immédiate.Pour d’autres, l’éducation s’identifiera avec l’expérience, la formation des habitudes, l’ajustement au milieu de vie.Insuffisant, diront d’autres, l’éducation doit tenir compte davantage des facultés supérieures.Ainsi l’éducation concernera l’acquisition du savoir, la lormation de la volonté ou plutôt l’éducation de la liberté.Par rapport au but à atteindre, ce sera l’éducation en vue de la culture, pour développer sa personnalité, pour acquérir une discipline de vie, pour jouir davantage des beautés de la vie.Le but pourra être en dehors de soi et porter sur des valeurs supérieures.Toutes ces définitions contiennent du vrai, mais elles ont besoin d’être complétées et précisées, si on veut donner à l’éducation une définition qui intéresse l’homme tout entier.Au sens large du mot, l’éducation résulte de tout le travail qu’on a accompli, de toute l’expérience qu’on a acquise, des connaissances dont on a meublé son intelligence, de l’entraînement qu’on a donné à sa volonté.En ce sens l’éducation se poursuit durant toute la vie.Au sens strict du mot, l’éducation comporte un éducateur et un éduqué.Ce terme “éduqué” ne revêt pas un sens uniquement passif puisque l’éducateur n’a pour rôle que d’aider l’éduqué qui doit sortir lui-même et de lui-même toutes ses énergies et ses possibilités tant dans l’ordre naturel que surnaturel.Ainsi entendue, l’éducation pourrait se définir: Une influence délibérée et systématique exercée par une personne mûre sur quelqu’un en voie de développement, influence qui s’exerce par le bon exemple, l’instruction, la discipline le développement ordonné de toutes les facultés physiques, intellectuelles et morales, personnelles et sociales, et dirigé vers Dieu comme fin ultime.Sans entrer dans une explication détaillée de cette définition, mentionnons que le développement des facultés doit être un développement ordonné, c à.d.respectant l’échelle des valeurs.Toute la confusion qui résulte de la multiplicité des opinions sur l’éducation et, on peut dire aussi, toqte la déception qui provient des résultats qu’on obtient parfois, est souvent dû au fait qu’on n’a pas suffisamment respecter l’or- »r Statistiques comparatives globales Nombre de personnes en chômage Hommes Femmes Total 15 janvier 1962 1707 461 2168 15 janvier 1961 2163 547 2710 Diminution du nombre de chômeurs en janvier 1962 .542 Déjà plusieurs municipalités ont profité de ces allocations et en voici quelques exemples: COWANSVILLE — Avec une population de quelques 7,000 âmes, vient de construire un hôtel de ville, au coût de près de $200,000.00.ST-FRANÇOIS.— population de 5,000 environ.Projet de construction d’un hôtel de ville de $100,000.00.DUVERNAY — vient de terminer la construction d’un hôtel de ville.STE-DOROTHEE — Les travaux de construction d’un hôtel de ville sont commencés depuis quelque temps.- CHOMEDEY — Est en voie de négocier un emprunt pour la construction de son hôtel de ville.La population de Chomedey est de 8,000.PONT-VIAU — population de 17,000.Un projet de construction d’un hôtel de ville au coût de $246,000.00 est en marche.ST-ELZEAR — Population de 3,800.La construction d’un hôtel de ville est déjà commencée.Pendant qu’à Saint-Jérôme on se contente d’un vieil édifice, sale, vétuste, à brique toute écaillée que l’on a tenté de peinturer pour faire encore plug laid.Une bâtisse de 40 par 60 pieds pour loger tous les départements de l’hôtel de ville, greffe, trésorier, ingénieurs, salle du conseil, salle des comités, avec d’anciennes chaises en bois dans la salle du conseil et tout un mobilier du siècle dernier.Le bureau du maire attire l’attention avec un tapis trop petit au centre du plancher.Dans une Cité de près de 26,000 de population, c’est réellement une honte pour les citoyens et quand on mentionne l’hôtel de ville, c’est simplement un endroit pour y payer les taxes.On est honteux de le faire voir aux étrangers et visiteurs.C’est avec raison que l’Hon.Premier Ministre du Canada, J.D.Diefenbaker disait, lors de son passage à St-Jérôme, “c’est une antiquité”.Chaque année on peut dire que près de un million de dollars est dépensé pour la construction de conduites souterraines d’aqueduc et d’égouts, mais depuis des années et des années, rien pour l’embellissement qui vaille la peine d’être mentionné.Admettons qu’un hôtel de ville coûterait quelques centaines de mille dollars, ce n’est pas ce qui contribuerait à une hausse de taxes, pas plus que- pour des conduites souterraines, et il serait facile de compenser par la location de quelques locaux ou bureaux, comme le font certaines villes.Les Jérômiens seraient fiers d’avoir un bel hôtel de ville et approuveraient certainement le projet et il est urgent qu’on s’en occupe, afin de trouver tout d’abord un terrain convenable et central, tout en mettant de côté toute idée d’utiliser un de nos parcs, car les parcs sont déjà fares à Saint-Jérôme et l’on doit Conserver ceux qui nous restent, avec l’expoir que peut-être un jour ils pourront être améliorés.UN JEROMIEN' LETTRE OUVERTE Aider les aveugles afin qu'ils s'aident eux-mêmes L’Institut National Can adien pour les Aveugles s’occupe depuis une vingtaine d’années de placer des aveugles dans les industries.A St-Jérôme, 3 aveugles travaillent à la Dominion Rubber Ltd, et un autre à la Diva Shoe Ltd.Le meilleur moyen de combattre la paresse et l’indifférence au catholicisme est de trouver du travail à ceux qui peuvent travailler.Pour ceux qui en sont incapables, l’Institut a aménagé un local où tous les aveugles peuvent se récréer; ils y jouent aux quilles, aux cartes, aux échecs, etc.Quelques-uns peuvent gagner un peu d’argent en vendant des cartes de Noël, des objets de cuir ou encore en tricotant des chandails, mitaines, etc.Mlle Colette Belzile, notre pro- fesseur, qui est elle-même totalement aveugle, offre ses services gratuitement à ceux qui ne peuvent se rendre au local pour leurs cours.Monsieur Anthony C.Za-plaski, notre secrétaire-administrateur et qui est aussi aveugle, visite et encourage tous les aveugles du comté de Terrebonne, et si une aide financière est demandée c’est notre Conseil Exécutif qui s’en occupe immédiatement.La campagne de l’Institut National Canadien pour les Aveugles est maintenant lancée et les dirigeants en sont : Monsieur Gérard Simard pour St-Jérôme; Monsieur A.J.Carducci pour Sainte-Adèle ; Monsieur George Powell du Çhan-teclerc; Mme Mary Glaveen pour St-Sauveur; et Monsieur Paul Hur- Encore la question Monsieur le Rédacteur.Dans le - journal “L’Avenir du Nord” édition du 29 nov.1961, dans une lettre ouverte, M.Albert Magnant, étudiant de l’université de Montréal, s’en prenait à M.Jacques Tremblay sur la Question du séparatisme.Je ne suis ni philosophe ni journaliste ni bien instruit, car je n’ai jamais eu la chance d’aller aux H.E.C.de l’université comme vous, mais j’aimerais vous dire pourquoi je suis contre le séparatisme.D’abord ce petit groupe me fait un peu penser aux “Témoins de Jéhovah” et tout ce qui ressort de l’extrémiste, à mon point de vue, est condamnable.Quand je pense qu’il y a tant à faire sur le plan économique, social et surtout humanitaire, alors si les séparatistes mettaient autant d’ardeur de ce côté plutôt que de semer la désunion, je suis convaincu qu’ils pourraient rendre de grands services.Quand on pense qu’en ce moment il y a des enquêtes publi- “Insolences” de Labatt maintenant le mardi La populaire émission “Insolences d’une caméra” sera désormais télédiffusée le mardi à 9.30 et, cela, à compter de mardi, le 13 février.Ce changement à l’horaire français de télévision est le résultat des pressions qui ont été exercées par des centaines et des centaines de téléspectateurs auprès de la brasserie Labatt depuis le début de la série.Les experts en statistiques et en ratings ont déjà placé les “Insolences’ parmi les dix premières émissions du réseau français et ce changement devrait les placer parmi les premières sinon la première.dre, la hiérarchie des valeurs.Ainsi 1e sport, en tant que valeur, doit rester au rang qui lui convient.Il est certain que le sport, outre le développement physique qu’il procure, contribue à développer des qualités personnelles et sociales.Mais le championnat dans un sport donné ne constitue pas le critère d’une éducation supérieure.Une autre tentation, c’est de juger la valeur éducationnelle d’un système principalement en fonction des succès obtenus dans les sciences physiques.Il est vrai que les sciences physiques sont à l’ordre du jour.On n’est pas sans être agacé devant les réalisations scientifiques des Russes.Qui nous défend de redoubler d’effort?Si Dieu a donné à tout homme le mandat de conquérir et de dominer le monde matériel, à plus forte raison l’a-t-il donné au chrétien dont la vocation est de tout faire servir à la gloire de Dieu.La science n’est pas le sommet de l’éducation.Plus que le sport, plus que la science, il y a l’homme, il y a Dieu.Vianney DUPRE ptre-curé Nombre de chômeurs embauchés à date sur les travaux d’hiver, CITE DE ST-JEROME PAROISSE STE-ADELE .PAROISSE ST-SAUVEUR .PAROISSE STE-ANNE-DES-LACS VILLAGE DE PREVOST .LESAGE .STE-SOPHIE .MONT-ROLLAND .MONT-GABRIEL .ST-HIPPOLVTE .SHAM BRIDGE .TOTAL 213 15 10 8 5 16 26 15 25 46 12 391 AVIS RE COIVVOVATION Assemblée annuelle de la LIGUE DES PROPRIETAIRES DE ST-JEROME INC.Mardi le 6 février à 8.00 h.p.ni.au Contre Biouusniii sujets discutés: élections — rémunération des membres du conseil tibise du Mont Gabriel Lodge.Notre objectif est de $5,000.00.LT.N.C.A.est très fier des citoyens de St-Jérôme et du district, comme travailleurs bénévoles.Et nous espérons que vous les recevrez chaleureusement quand ils vous solliciteront.Si pour une raison ou pour une autre ils ne peuvent vous rejoindre, envoyez votre contribution à Boîte Postale 192, St-Jérôme.Il ne faudrait pas oublier qu’une campagne éclaire, de porte en porte, aura lieu lundi soir le 12 février.Aux jeunes gens sérieux de 17 ans et plus Les LOUVETEAUX ont besoin de vous.Le LOUVETISME a besoin de vos capacités pour les faire servir à l’éducation de la jeunesse.Un garçon a besoin de LOUVETISME pour devenir un exemple de fidélité au devoir d’état et de dévouement à son entourage.Un JEUNE HOMME s’occupant de LOUVETISME peut souvent utiliser des trucs particuliers d’éducation à son propre perfectionnement les faisant servir à l’amélioration des plus jeunes dont il a la charge.Les Autorités Diocésaines organisent des cours de renseignement sur le LOUVETISME à partir du 11 février.Elles souhaitent que plusieurs J EUNES GENS sérieux, épris de dévouement, viennent s’enquérir des secrets de cette méthode d’éducation.Le génie éducateur de Baden Powell l’a innovée, l’Eglise catholique l’a reconnue et adaptée à notre religion, les nations l’ont admise universellement comme complément le plus parfait d’éducation physique, intellectuelle, morale et religieuse des hommes clefs de l’avenir.Demandez de plus complets renseignements en indiquant si vous avez une soirée libre et dont vous pouvez disposer pendant la semaine.Commissaire Diocésain au Louvetisme, 263, Boul.Bruno-Nantel, Saint-Jérôme, Tél.; GEnéral 8-5298.M \ ATTBMAM £4 ymm" du séparatisme.ques qui révèlent des choses dégoûtantes qui pourraient faire dresser les cheveux sur la tête de Khrouchtchev, des choses horrifiantes et épouvantables de catholiques dont le Dieu est l’argent et tout cela semble laisser les séparatistes indifférents et y compris la langue Française si mal parlée .La corruption des moeurs électorales, qu’en dites-vous ?Pourquoi aussi ne commencez-vous pas une croisade contre la guerre, atomique ou autres, et laissez donc dormir en paix nos ancêtres qui n’ont pu réaliser ce que l’homme de 1962 recherche, “la paix durable”.Comme disait le Dr B.Chisholm, “devant des situations nouvelles il faut trouver des solutions nouvelles.” Qu’attendent-ils les séparatistes et toutes les autres sociétés en “ismes”, pour mettre sur pieds un mouvement anti-nucléaire ?Qu’attendent-ils pour faire signer des pétitions pour que notre pays ne serve pas de base militaire, d’entreposage de bombes atomiques et refuser toute participation advenant une guerre entre les “méchants Russes” et les “vertueux Américains” qui ont calciné Hiroschima et lapident leurs propres citoyens qui commettent le crime de “naître avec la peaux noire ?” Dernièrement, je lisais dans la Patrie, la lettre d’une petite Japonaise qui a lancé une campagne pour la paix au Japon et elle demande que l’on corresponde avec elle afin de connaître nos manières de vivre.Elle voudrait établir des contacts avec nous et d’autres pays qui ne parlent que de guerre.Pourquoi n’essaierions-nous pas, nous aussi à établir de ces contacts de fraternité comme il en existe dans certains milieux “pour la paix”.L’échange d’étudiants par exemple, coûterait bien meilleur marché que l’échange de bombardiers avec les Américains.Pour ma part je souhaite beaucoup plus de petites Japonnaises et beaucoup moins de Eichmann .Autres suggestions Pourquoi n’entreprenez-vous pas une “lettre à chaîne” adressée au premier Ministre du Canada lui disant que nous ne voulons pas être calcinés en poussière atomique, sur un simple jeu d’un bouton pressoir, mis en branle par vice ou par erreur ou encore sur l’ordre des avides “capitalisa-teurs” habitués depuis longtemps à se constituer des empires sur des hécatombes et de débris d’ossements humains ?Croyez-vous que c’est en séparant le Québec du Canada que vous allez éviter tous ces crimes et massacres, que nous allons parler un meilleur français et tuer le “jouai” à jamais ?Non ce n’est pas en se divisant que nous allons enlever les “griffes” de la haute finance Américaine déjà trop ancrées dans le sol du Québec, car bientôt nous deviendrons un second Cuba .Comment pouvez-vous expliquer que feu Duplessis a presque donné nos richesses naturelles aux Américains, cela sans nous avoir consultés?Vous les séparatistes vous n’étiez pas morts en ce temps-là ?Pourquoi vous en prendre toujours à nos concitoyens Anglais plutôt qu’aux vrais exploiteurs ?Et j’y pense, si vous obtenez la séparation du Québec quelle langue allez-vous mettre obligatoire, le “jouai ou le français” ?“Moé tou j’emrais ben à souèr.” mais j’ai bien de la difficulté à comprendre comment une province d’un pays peut obtenir son indépendance dans un pays qui n’est pas indépendant, qui est sous la domination d’une autre puissance ?Il y a une chose sur laquelle je suis d’accord avec les séparatistes, c’est que la grosse majorité des postes de commandes sont détenus par des Canadiens d’expression anglaise, mais la différence est que les séparatistes eux, ne veulent pas admettre la vraie raison tandis que moi je l’admets.La première, es' que l’on a cru trop longtemps que du moment que nous pouvions dire correctement “maudits Anglais” notre cours était termir ' Selon le maire Mayer de St-Antoine des Laurentides, il y aura .beaucoup d’activités dans cette municipalité.La construction des trottoirs dans la majorité des rues, et la construction d’un pont reliant St-Jérôme à la route 41, en passant par la 20e avenue, sont les principaux travaux exécutés prochainement.John Diefenbaker et son gouvernement n’ont trouvé rien de mieux que d’envoyer tous les chats de la province de Québec au Congo.C’est ce que demandait.une annonce publiée par le Département de la Défense Nationale .Au bureau de poste de St-Jérôme, on a reçu des appels .à savoir si on prenait les chats morts ou vivants.si on pouvait les déposer dans les “boîtes à maüé” .Ça dépasse vraiment l’imagination La semaine dernière s’est glissée une petite erreur dans cette chronique.Nous disions que M.Bastien avait démissionné comme membre de l’exécutif de l’Association du Comité des Citoyens.On doit faire correction.M.Bastien n’était pas membre de l’exécutif.bien qu’il ait fait tout son possible pour se faire élire.Nous pouvons ajouter que M; Bastien, sans être membre de l’exécutif, est bel et bien l’âme dirigeante de l’association passant par-dessus le président.Donc, notre erreur.n’était vraiment pas une erreur.Dans la constitution de l’Association du Comité des Citoyens, on a trouvé qu’un fonctionnaire de la Cité ne peut prendre de charge dans l’exécutif de l’association.Ça fait bien l’affaire de Jos.Bastien qui depuis longtemps veut.la présidence.C’en est fait de M.Raymond qui n’a pas besoin de donner sa démission .il est automatiquement démis de ses fonctions et M.Bastien a été élu président.F.st-oe que ça changé pour le mieux?H appartient au président d’y voir et de mettre de l’ordre dans l’association.Une telle organisation ne doit pas toujours chercher à détruire un conseil.Il faut aider sans toujours avoir cette petite “clique de partisannerie”.Ce n’est pas ainsi que vous obtiendrez la confiance du public.Au cours de 1961, la Cité de St-Jérôme a été une des meilleures “industries” pour les salaires payés à ses employés.Les employés de la Cité se sont partagé $772,980.57.Les contracteurs, fournisseurs d’équipement (comme pelles mécaniques, bull-dozers, graders, etc.,) au nombre de 18, ont reçu $118,590 .00, et les camionneurs ont touché $81,368.42 (cet item ne comprend pas les tempêtes de la fin de décembre) Ceci représente un total de près d’un million.Après ça, on dira que la Cité ne fait rren .A vous d’en juger .Mardi midi, l’ami Jean-Paul Villeneuve, vieux garçon de profession, s’est mis les doigts là où il ne devait pas.Il s’est fait érafler les bouts des doigts .heureusement.ceux de la main gauche.Il s’est dirigé vers l’hôpital.Nous espérons qu’il n’y restera pas trop longtemps.mais les gardes-malades sont si gentilles!!! Chaque année, il nait au Canada, entre 1047 et 1067 garçons contre 1000 filles.Pourtant on compte plus de vieux garçons que de vieilles filles .On parle de plus en plus d’élections au pays.Pour votre information, depuis la Confédération, i! y a eu 24 élections générales.et les gains des partis ont été également partagés .A la suite d’une sentence arbitrale rendue au mois de décembre dernier, affectant le budget d’une dépense extraordinaire de $120,000.00 en salaires, ie conseil de Hull a adopté ïa semaine dernière, une résolution à l’effet d’imposer aux contribuables de la ville, une taxe spéciale de $2.00 par mille dollars d’évaluation, ceci en plus des taxes foncières courantes.Ce n’est pas très intéressant pour les Hullois.et on a toujours oublié que nous étions et que nous sommes encore contrôlés par la haute finance Anglaise et Américaine.„ Aujourd’hui les séparatistes se disent exploités et humiliés par les Anglo-saxons.Ils se considèrent comme une minorité abandonnée et mal comprise.Comment expliquer que les Juifs au “Québec” qui sont une vraie minorité et cependant dominent tout le commerce du détail et même du gros.Ils ne se disent pas exploités, ni humiliés, et ils ne sont pas obligés de devenir protestants pour conserver leurs droits et leur religion.Non, je ne crois pas à un Etat UN CADEAU POUR L’AVENIR! Pour un comptant minime L’avenir de vos enfants est votre première pensée! Préparez votre famille à un avenir de sécurité avec un cadeau de vie entière! Le clavigraphe portatif “REMINGTON” Les ETUDIANTS utilisant la portative obtiennent des résultats 33% meilleurs! Donnez cette chance à vos enfants avec la REMINGTON Quiet-riter Termes faciles SIGNALEZ r GE.8-3459 ou rendez-vous chez BENOIT INC.Vente — Réparation — Location de Machines à écrire Machines à additionner et Caisses enregistreuses Ameublement de bureau 285 ST-GEORGES — ST-JEROME I séparatiste, mais plus que jamais à l’unité Canadienne.Je crois aussi que celui qui a reçu le don de la foi ne peut mépriser son frère qui, lui, ne l’a pas.Qui est votre frère ?Où se trouve-t-il ce prochain, pour lequel le Père nous fait un si rigoureux commandement ; Tu l’aimeras comme toi-même .N’est-ce pas celui qui comme vous et moi a une âme à sauver ?Pourquoi des citoyens d’un même pays veulent-ils changer ce passage de l’évangile par “Mangez-vous les uns les autres .” Raymond Deschesnes, Ste-Agathe-des-Monts, Qué.4 •age 4 L’AVENIR DU NORD ^r'T'T i PROPOS FEMININS par Georgette DUNNIGAN VENEZ À UNE RÉUNION "SOUPE ET CRACKERS" ilüi mm m!WÊÈËë> ,^vSn Février est le mois des réunions! Que ce soit pour célébrer un anniversaire de naissance ou de mariage .ou que votre réunion ait un caractère intime, il est amusant de se réunir au cours de ce mois.Cela crée un peu de diversion pendant cette période ordinairement calme.Organisez une réunion simple.Disposez des gobelets ou des bols de bonne soupe chaude sur votre table.Ouvrez simplement une ou deux boîtes de la soupe condensée que vous préférez.Essayez aussi de mélanger des soupes.C’est amusant de créer vos propres spécialités en mélangeant ou en “panachant” deux soupes en boîtes se trouvant sur l’étagère de votre dépense.La soupe et les crackers vont naturellement ensemble.Disposez sur un plateau un choix de crackers croustillants, de “trempettes” savoureuses et de garnitures, pour que vos invités puissent se servir eux-mêmes.Il est aussi facile de préparer des “trempettes” et des garnitures avec des produits alimentaires en boîtes comme du poulet désossé, du jambon à la diable, et des fruits de mer que de faire de la soupe avec des soupes en boîtes.Quoi de plus simple .et quoi de meilleur pour une réunion?POTAGE AUX CHAMPIGNONS ET AUX LÉGUMES 1 boîte (10 onces) de soupe crème de champignons condensée 1 Va boîte à soupe d’eau 1 boîte (10 onces) de soupe aux légumes et boeuf condensée Mélangez la soupe aux champignons avec l’eau; ajoutez la soupe aux légumes et boeuf.Faites chauffer, en remuant de temps en temps.4 portions.GARNITURE AU FROMAGE ET AU CRABE 1 boîte (714 onces) de crabe défait en paillettes 2 paquets‘(3 onces chacun) de fromage à la crème 1 cuillerée à thé de jus de citron 1 cuillerée à thé d’oignon râpé pincée de sel pincée de poivre noir Egouttez le crabe; mélangez 2 cuillerées à soupe du liquide du crabe avec le fromage à la crème et le jus de citron jusqu’à consistance lisse.Ajoutez en remuant l’oignon râpé, le sel et le poivre.Mélangez délicatement le crabe avec le fromage.Faites refroidir si désiré.Employez comme garniture sur des crackers ou du pain.114 tasse.Né dans la capitale canadienne il y a une quinzaine d’années, le cours de Préparation au Mariage par correspondance a été diffusé dans le monde entier en dix langues différentes par les soins du Centre Catholique de l’Université d’Ottawa.A date dans notre pays, 31,224 élèves ont suivi le cours par correspondance en français et 10,189 l’ont suivi en anglais.Cela semble énorme quand on songe à la somme de travail que nécessite l’envoi à un élève de 14 leçons, et la correction attentive par des personnes autorisées et averties des réponses au questionnaire qui accompagne chacune de ces leçons.Pourtant, le Service de Préparation au Mariage du Centre Catholique estime que ce n’,est pas assez.Plus que jamais les jeunes, époux et épouses de demain, ont besoin de connaître profondément les droits et les devoirs que comporte l’état du mariage; plus que jamais ils ont besoin d’être à la fois rassurés et avertis de ce qu’est réellement la vie à deux dans le mariage.La littérature, le cinéma, la télévision leur offrent trop souvent une image déformée, affadie et ridiculisée de la vie conjugale et familiale.Si la vie du mariage n’est pas toujours aussi rose tendre que la décrivent les romans feuilletons, elle n’est pas non plus aussi noire encre que veulent bien le laisser croire certains films dits réalistes.Où est la vérité dans le mariage se demandent avec angoisse les jeunes balancés par tant d’influences contraires ?C’est pour répondre à cette in- Hiîver est la saison propice pour l'amélioration des maisons Pourquoi Attendre 3a Printemps FAITES-LE MAINTENANT AIMER SON PAYS, C’EST CA! Comme le dit un vieil adage: “Rien n’est si beau que son pays Et de la chanter, c’est l’usage” Le mien, je chante à mes amis.Le pays, c’est un concitoyen, un ami, un frère, une soeur, un père, une mère; c’est la cité, la ville, le coin de terre où nous chantons, nous peinons, nous pleurons.Oh! comme nous aimons ce coin de terre avec ses habitants, ses prés verts et souriants, l’été.Quand l’hiver se présente avec son cortège d’ennuis, il vient obscurcir et refroidir notre enthousiasme.Nous nous réfugions alors dans la chaleur de nos foyers.Devant les difficultés naturelles qui se multiplient, nous disons: “C'est l’hiver, il faut bien que ça se passe ainsi”.Non, il n’est pas nécessaire que cela se passe ainsi.Notre père, notre frère, notre ami, notre voisin chôme; sa vie et celle de sa famille devient difficile, l’économie perd son salaire et les gens qui dépendent de lui pour acheter des biens et des services en subissent les conséquences.Laissée à son libre cours, la situation s’aggrave.Il faut aimer son pays.Donner du travail à un concitoyen, c’est restaurer ses salaires à l’économie.En aidant cet ouvrier auquel on fait appel, on fait bénéficier aussi une foule de gens.Aimer son pays, c’est ça! Actuellement, à travers notre région, on mène une grande campagne pour diminuer le chômage.Allons-nous rester sourds à la voix qui nous invite à créer du bien-être en faisant travailler un chômeur?Que de travaux nous pourrions faire exécuter, quand la main-doeuvie abonde.Pourquoi attendre au printemps” pour entreprendre certains travaux d’entretien à l’intérieur?L’amour de notre concitoyen et notre intérêt personnel peuvent s’accommoder.Allons, que ces “bordées” dé neige ne viennent pas paralyser nos projets d’amélioration et d’embellissement.Recherchons les travaux que nous pouvons faire exécuter, cet hiver.Posons cet acte de civisme.Aimer son pays, c’est ça! A.-H.DAVIGNON.Il est toujours surprenant — et réconfortant — de voir que les amateurs ont bien souvent autant de talent que les spécialistes Afin de vérifier l’authenticité de cet adage, Châtelaine-La Revue Moderne a lancé parmi ses lectri ces un grand concours de recettes dont elle publie les résultats dans son numéro de février.La grande gagnante, Madame Marie Bouyat, de Côte Saint-Luc.dans la banlieue de Montréal, a eu l’idée de délicieuses crêpes farcies ,au poulet.C’est une recette saine, dans laquelle il n’entre que des produits simples, et préparée avec tant d’art qu’elle joint le goût savoureux à une élégante présentation.Les autres concurrentes apportent elles aussi mille et une recettes originales, toutes sélectionnées nour leur simplicité et leur goût délicat: des viandes, des poissons, des gâteaux, des desserts, des entrées, enfin tous les plats nécessaires pour faire de la bonne cuisine, variée et personnelle.Lorsqu’elle s’est mariée, en juillet 1959, Madame Bouyat ne savait pas cuisiner.Au bout de six mois, elle se tirait d’affaire; un an après, elle n’était plus l’esclave de son livre de recettes et savait fricoter par coeur quantité de bons petits plats.Encore une année, et elle mettait au point la crêpe dentelle farcie au poulet qui lui a valu ce grand prix.L'As de nos grands couturiers U y a vingt-cinq ans que Marie Paule, notre grand couturier, lance des défis qu’elle relève; il y a vingt-cinq ans qu’elle se tient en équi’ibre sur la corde raids.La décision, prise à l’âge de vingt-trois ans, de faire une carrière, a été.m oremier défi lancé à la société d’alors pour qui une jeune fille du monde ne devait pas travailler.Mais quand Marie-Paule a élabo ré un projet, elle le réalise.Elle est rêveuse, mais a ceci de particu-'ier qu’e’le va au bout de ses rêves.C’est ainsi qu’elle débuta dans ’a haute-couture.Nous voyons Marie-Paule, élégante femme blonde, évoluer au milieu de ses modèles dans les pages que Châtelaine-La Revue Moderne lui consacre dans son numéro de février.A ce monde bizarre de la haute couture, à ses lois qu’il faut observer pour réussir, elle est une initiatrice expérimentée en la personne de Mlle Ferland.Et Marie-Paule meubla somptueusement un oetit salon.et commença sa carrière avec des dettes.Pendant sept ans, Marie-Paule a conservé son premier-salon.Les robes des Montréalaises les plus élégantes portaient sa griffe, devenue synonyme de bon goût.Pen-dans les dix années qui suivirent, elle devait diriger le salon de haute couture de Holt Renfrew, avant de rouvrir le salon qui présente aujourd’hui de magnifiques collections.Marie-Paule est aussi la maman de deux charmantes jeunes filles qui l’adorent.BIEN AU CHAUD ; Toute souriante dans les bras d’un “habitant” en papier mâché du Carnaval d’hiver de Québec, la duchesse Carole Turcotte présente ici le beau manteau réversible de Lydia, très pratique, en simili-fourrure de fibre acrylique “Orion”.L’autre côté du manteau, en Islon genre suède, convient aux occasions non officielles où une xoilette plus simple est de mise.quiétude que le Centre Catholique offre cette année encore aux jeunes qui se destinent au mariage son cours de Préparation au Mariage par correspondance.Ecrites dans une langue claire, simple et dépouillée de tant d’artifice, les 14 leçons qui constituent ce cours, donnent une vue d’ensemble bien réelle et réaliste des différents aspects moral, psychologique, social et physique que comporte la vie à deux dans le mariage.Ce cours constitue à lui seul une source unique d’informations et de réflexions pour les fiancés et fiancées; il constitue aussi une source inépuisable de retour sur soi-même et de recommencement pour les époux et les épouses.C’est un placement pour la vie, quoi ! Les jeunes qui passent volontairement à côté sans s’y arrêter laissent peut-être leur seule chance de bonheur, Cela mérite qu’on y réfléchisse et qu’on s'inscrive sans plus tarder, n’est-ce pas monsieur ?n’est-ce pas mademoiselle ?L’Histoire retiendra sans doute de notre époque de feu et de sang qu’elle a donné au monde la bombe atomique et l’avion à 'propulsion, mais elle retiendra aussi qu’elle a vu naître les cours de préparation au mariage et les a rendus accessibles au commun des mortels.Peut-être à cause de cela, les historiens de ce temps conclueront-ils qu‘après tout les gens du 20e siècle n’étaient pas si barbares.Je désire m'inscrire ( ) seul(e) ( ) avec mon ami(e) au cours par correspondance de Préparation au Mariage du Centre Catholique.Veuillez me faire parvenir gratuitement la première leçon et tous les renseignements concernant ce cours.Nom: .Adresse : .Ville: .(Zone postale: ) Comté: .’.Le Service de Préparation au Mariage du Centre Catholique 1, rue Stewart, Ottawa 2, Ont.Réf.No.117 Carnet mondain Samedi le 27 janvier dernier, en la Salle Saint-Laurent de l’Hôtel Reine Elizabeth, avait lieu un cocktail donné par l’Association des Traducteurs du Canada sous la présidence de Mlle Thérèse de Noncourt.A cette occasion, on présenta aux invités et à leurs amis, un .programme musical très intéressant.M.Jean Claude Valiquette, accompagné au piano par Mlle Jacqueline Desjardins exécuta quelques pièces du répertoire classique, puis interpréta des chansons d’auteurs canadiens.Le cocktail se terminait par une danse.C’est à Mlle Gabrielle Lefebvre qu’on avait confié la musique pour la danse.Il est à noter que la partie musicale de cette réunion avait été confiée totalement à des jérômiens.En effet, Mlles Desjardins et Lefebvre et M.Valiquette sont tous trois de St-Jérôme.tl L Si QU B.T fTEtlATURE.G.L.D.*r E L E Y I S B O Y .Coll.« T.es Maîtres de la spiritualité » TRAITÉ DE LA PAIX INTÉRIEURE par Ambroise de tombez, capucin Le monde moderne nous offre sans cesse lin spectacle assez paradoxal: tandis qu’ une large part de l’humanité recherche l'agitation et le bruit, l’autre part s’oriente vers le silence et la paix.C’est pour cela qu’un grand nombre d’âmes s’intéressent aujourd’hui à tout ce qui peut les aider à gagner la paix intérieure, si essentielle à la vie spirituelle et si importante pour se prémunir contre les maladies morales et psychologiques de notre époque.L’ouvrage du Père de Lombez ne comporte évidemment pas tous les avantages que nous avons requis pour un livre moderne sur le sujet, mais il contient tout un traité de la vie spirituelle centré sur le thème essentiel de la paix intérieure, où abondent les fines observations psychologiques et les sages conseils spirituels.Malgré son style littéraire un peu vieilli, sa matière est si riche et si importante, qu’il nous semble pouvoir être éminemment utile aux âmes de notre époque.Elles y trouveront les moyens pour se protéger con- tre les envahissements de l’activisme et les conditions pour progresser en oraison; qu’elles soient timorées ou audacieuses, elles y puiseront aussi les plus précieux conseils pour l’organisation d’ensemble de leur vie spirituelle autour d’un pôle unique: l’habitation de la Trinité Sainte dans l’âme du juste.Ambroise de Lombez était un homme d’une grande culture théologiqué et d'une grande perspicacité psychologique.Directeur d’âmes expérimenté, et lui-même avancé dans les voies intérieures, il a vraiment connu par la pratique ce qui est nécessaire à l'épanouissement de la grâce chez les fervents, St le rôle fondamental que doit jouer la paix intérieure non seulement dans tout progrès spirituel mais aussi dans tout équilibre psychologique.L’ouvrage du P.Ambroise de Lombez sera grandement utile à tous ceux qui s’intéressent à la vie spirituelle.Traité de la paix intérieure édité par Fides est en vente dans toute librairie au prix de $2.50.($2.60 par la poste) L’hiver est la saison idéale pour la ciné-photo pour la ciné-photo ¦•«i
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.