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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
vendredi 16 juillet 1880
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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  • Soleil
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L'électeur, 1880-07-16, Collections de BAnQ.

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« /vijga; 4 es \ 1ère année QUEBEC, VENDREDI-16 JUILLET 1880 J ^pfcenec i 6 Rue d ar1?,' V .| RTIGNY, joli No.2 Le numéro : 1 centin.LA COMPAGNIE D’IMPRIMERIE DE QUEBEC.Propriétaire Edition quotidienne QUEBEC, tG JUILLET 1880.jj» charité, a’il Tons plaît.On sait que depuis quelque temps surtout, M.Langevin fait des effort s inouis pour se faire sirer.Ses organes font courir le bruit qu’il se signe des pétitions à la Reine.Toute la presse conservatrice se donne un mal infini, pour prouver que cette marque de distinction lui est due.Un seul journal ministériel avait négligé jusqu’ici de sc joindre au concert d’éloges à M.Langevin auquel nous assistons depuis un mois ; nous voulons parler de l'Evénement.Mais, il son tour, il lui a fallu emboucher la troinpétc, et son spirituel rédacteur qui a tant de fois criblé le ministre des Travaux Publics de traits acérés, qui si souvent l’avait tourné et retourné sur le gril du mépris et du ridicule, a été obligé de joindre sa voix A celle des nombreux thuriféraires de l’iiomme aux $32,000 Nous avons rencontré beaucoup de nos amis qui sont indignés ; les conservateurs qui nous en ont parlé levaient les épaules ; ils nous pressaient de stigmatiser la palinodie de VEvénement.Franchement nous n’en avons pus le courage.Quand nous voyons un homme de la valeur intellectuelle et de la position sociale du rédacteur de VEvénement, réduit à faire l’éloge d’un homme dont il a dit et dont il pense encore tout ce que le public connaît, nous sommes plutôt portés il nous laisser aller à la tristesse et au découragement qu’à l’iu- d'ordres ; que ne doit-on donner à M.Langevin qui en a reçu $32,000?Non seulement il devrait être si ré, mais il devrait être lait grand cordon de l’or dre de l’Eléphant.C'est donc une affaire entendue ; on fera :1 M.Langevin la charité d’un si-rage.Mais voici une autre chose.On nous a communiqué la circulaire suivante : Circulaire confidentielle.Ottawa, 1er juin 1880.Monsieur, Quelques jours avant la clôture de la dernière session du Parlement, un certain nombre de Conservateurs se réunirent dans le but de considérer s’il ne serait pas désirable de présenter un témoignage au Ministre des Travaux Publics, l’hon.M.If.L.Langevin, C.B., et ils formèrent un comité, dont M.W.G.Perle y est le président, M.H.Noel, directeur de la Banque de Québec, en cette ville, le trésorier, et le soussigné, le secrétaire, dans le but de prendre des mesures pour mettre ce projet à exécution.Toutes les résonnes présentes à cette assemblée furent unanimes à reconnaître : que comm-3 conservateur éprouvé et représentant l’élément c«nadiên-français.comme ministre consciencieux et infatigable, qui ne voulut jamais profiter de sa position dans le service public pour acquérir des richesses, M.Langevin a les droits les mieux acquis à la confiance et à l’appui du parti conservateur ; et il fut décidé que le moyen le plus pratique de témoigner l’expression de ce sentiment est de présenter à ce ministre une somme convenable qui serait recueillie par souscription dans le» rangs du parti au’il a servi avec tant «le fidélité et do désintéressement.J’ai donc été requis de communiquer cette décision à tous les membres conser- dignation et au mépris.Nous nous disons: que doivent, devant un tel spectacle, penser de nous les autres nationalités?Que va devenir la race française dans notre province?Eh bien ! puisqu’il faut que toute la presse s’en mêle, nous allons joindre nos supplications celle (le la presse conservatrice.Au nom du ciel qu’on sire de suite M.Langevin, et que ce soit fini.Pourquoi ne le serait-il pas?Est-ce que tous les chevaliers du Pacifique ne le sont pas?Est-ce que M.Langevin n’est pas un des plus brillants officiers de la Brigade?Sir Charles Tapper, Sir Samuel Tilley, Sir Alexander Campbell n’ont rien ou presque rien reçu de Sir Hugh Allan, ils sc sont contentés de faire suer les entrepreneurs de lTntcrcolonial et les marchands de bois : Sir John, qui n’a reçu de Sir Hugh que $25,000 est sir et Commandeur de jo ne sais combien valeurs des deux Chambres et aux autre» ami» intéressés, et de les prier do faire tous leurs efforts dans leurs districts pour grossir la liste de souscription, qui s’élève actuellement à $10,000, ufin qu’une forte somme puisse être présentée A, l’honorable monsieur, à une dato aussi rapprochée que possible.Le comité a l’assurance qu’il n’y a qu’une seule opinion dans le purti sur la carrière politique île M.Langevin.Du jour où il est entré dans la politique jusqu’aujourd’hui, il a toujours été l’un des membres les plus utiles du parti conservateur j comme ministre, avant et depuis la Confédération, il a rendu des services Incontestables, et ses adversaires politiques ont maintes fois reconnu son aptitude aux affaires, son zèle infatigable et son habileté comme mini»tre des travaux publics.Cela admis, ii semble qu’il a droit à une marque tangible de reconnaissance île la part do ses amis, et le comité a la conviction quo vous ferez tout en votre pouvoir auprès de vos amis pour l’aider à atteindre le but qn’il se propose.Ci-inclus une liste de souscription que tou» voudrez bien me renvoyer lorsqu'elle sera remplie ; toutes les sommes souscrites doivent être trausmisea au trésorier, H, V, Noel, Ecr., gérant do la Banque de Québec, Ottawa, Ont., qui vous en donnera reçu.Espérant recevoir promptement île vous un^ réponse favorable, J’ai l’honneur d’être, Votre obéissant serviteur, CITAS.II.CARRIERE, Secrétaire honoraire.Franchement ceci dépasse tontes les bornes.C’est cléj.v une chose bien extraordinaire que de voir un ministre mendier un titre, mais de le voir mendier une souscription,c’e^tpositivement révoltant.Nous ne voyons aucune objection A ce que ceux qui appartiennent à un parti politique fassent une souscription en faveur d’un de leurs chefs qui se trouve dans une position pécuniaire voisine de la gêne.Les grandes fortunes sont rares dans notre pays.La plupart de ceux qui s’occupent activement «le politique appartiennent au commerce ou aux professions libérales.Or rien n’est plus propre A ruiner le commerce d’un mai chaud ou lu clientèle d’un homme de profession que l’intervention active dans la politique.Qu’on repasse tous ceux qui ont joué un rôle important dans la politique et l’on trouvera (pie presque tous en sont sortis plus pauvres qu’ils 11*3' sont entrés.Aussi, non seulement, nous n’avons pas trouvé A redire lorsque en 1874, les conservateurs ont organisé une souscription en faveur de Sir John.Nous considérions qu’ils 11c faisaient que leur devoir.Sir John n’était plus au pouvoir ; ceux qui souscrivaient 11e pouvaient être portés A le faire par intérêt, puisque le chef conservateur n’étant plus ministre, ils n’avaient rien A Attendre de lui.Mais il n’en est pas ainsi de ce (pii est proposé pour M.Langevin.Sans compter (pie M.Langevin ne passe pas pour être un homme aussi désintéressé (pie Sir John—question qui ne nous regarde pas—il ne faut pas oublier qu’il est ministre avec $30(J() par année de traitement et d’indemnité.De plus il est ministre des Travaux Publics, et en cette qualité il est chargé de donner des contrats plantureux.La prétendue souscription qn’011 propose “n.sa faveur serait une contribution forcée, et non une souscription dictée seulement par la reconnaissance des services rendus.Tous les soumissionnaires d’en- treprises publiques souscriraient, de crainte de déplaire au maître de céans et de voir leurs soumissions écartées, tous les fonctionnaires publics qui ont de l’ambition mettraient la main A leur poche pour 11e pas compromettre leurs chances d’avancement.Nous n’hésitons pas à dire que cette souscription est un vrai scandale.Si ses promoteurs tiennent A montrer qu’ils ne sont mus (pie par la reconnaissance des immenses services rendus au public I,ar M.Langevin, qu’ils attendent qu’il ait été dans l opposition six mois sans aucune chance de retour au pouvoir.Si leur reconnaissance survit encore alors, nous ne verrons aucun inconvénient A ce qu’elle se manifeste d’une manière tangible.Mais tant que M.Langevin sera ministre, s’ils souscrivent pour lui.le publie ne pourra s’empêcher de croire qu’ils le font par intérêt, et «pie le trésor public paiera indirectement $10 pour chaque piastre qu’ils souscrivent.Lu lace «le* la «Icmaude d’une d«*eora-tion, on pouvait se contenter «le «lise hélas! mais devant «*«*tte quête dans laquelle on tend le chapeau aux entrepreneurs publies et aux fonctionnaires, nous dirons, et tout le publie honnête dira avec nous, I10IA ! La Rédaction LEGIHfiATUKL I>E qt ERIX Le Conseil Législatif est positivement inondé de bills venant «le l’Assemblée Législative.Son comité des bills privés siège tous les matins, mais ne peut réussir A surmonter la marée montante de la législation privé© adoptée par l’Assemblée Législative.D’ordinaire le rôle du Conseil se borne à mettre les points sur les i et A mettre «les points-virgules A la place «i«*s virgules.lorsque l'Assemblée a «unis «le le faire.Mais en ce moment, il n’a pas même le temps «h; remplir ces fondions importantes, et si cela continue, nous pouvons nous attendre à trouver «les cédilles omises et des accents aigus la où il faudrait «les accents eheonllexes.*» A L’assemblée Législative, comme ce n'était pas jour «lu gouvernement, ii n’y a pas eu •!«• discussion bien chaude.M.Gagnon a fait adopter la résolu lion suivante.: Résolu.—*4 Qu’à l’avenir 1«* Départe-44 ment «lu Trésor donne dans lescomp- tes publies un état du montant «le la 44 dette «le la Province à la (in de chu-44 que année fiscale et le montant pavé “ pour intérêt et pour le fonds d’amor-44 tisscinent durant l’année.” Cette résolution *a avoir pour elïot de faire mettre «tans les comptes publics un renseignement très-important et très-utile au public.M.Joly a fait adopter les résolutions suivantes après un discours pour lequel il a reçu les félicitations «lu premier-ministre lui-même.M.Joly h fait adopter les résolutions suivantes, après un long discours pour le-ide, P.Q., commerçant, failli.Québec, 15 juillet 1380.A % •> .u Farine de blé, par 100 lbs.2.85 Farluc d’avoine.2.40 Farine île blé d'Inde.1.2.» laiterie.Beurre frais à la livre.Beurre salé do Froinnpre do $ 3.15 2.50 1.35 • •••• • ••••• ••••••••• • ••••• ••••••••• 0.17 0.15 0.10 0.1.S 0.00 0.11 grains.^ lé par iniiiot.‘ i • •• • •< n —- -» - ~~.i*ois, do Goelette Mario Delphine, Boulet Wallace, «r*c do NS, U Hudson, plâtre.Vapeur Tagus,-, London, juillet 1 pour Montréal.Barque X vapeur Labrador, -, Terre- Neuve.Etta Stuart, McLeod, Sydney, CB, iuin 22, pour Montréal.Portland, Banlield, Bahia, Mai 21, pour Montréal.James Dale.Robson, Carthagena, Mai 28.entrés en chargement.Juillet 15—Energie, 525, Aberdeen, -» Sillerie.Glen Grant, 749, Liverpool,-,Sillerie Mohawk, 710 Hull, J Burstall et cie,Sillerie Naomi, 737, do do do ACQUITTÉS EN DOUANES.Juillet 15—Vapeur Grecian, LeGallais, Glasgow, Allans Rae et cie.Barque Countes3 de Minio, Spurling, Shields, Roberts, Smith et cie.- Amphitrite, Gran, Grangemouth, R R Dobell et cie.- Madge Wildfire, Whittingham, Sunderland, Roberts, Smith et cie.CAOE ARRIVÉES.Juillet 15—McAllister et McClean, pin rouge et pin blunc.Price Frères et cie, madrier d’énineites.^ Price Ville.Fiatt et Bradlep, douves douelle et chêne Dobell’s cove.TEMPS.Probabilités pour les prochaines vingt-quatre heures.Bas St.Laurent et Golfe—Vents inoilé rés, temps variable, orages et tonnerre en quelques localités.corns DES FONDS-.Québec, 15 Juillet 1880.VALEUR.De 13 80 3 105 • • • • • M Les personnes qui.s'abonneront au journal et qui.désireraient en avoir la se ri c complète, pourront se procurer jusqu'au /;> du mois d'Aoht.le numéro Prospectus de l'Electeur, » en s'„dre.s.siint, pro* écrit, à l'administration au de Hamilton.Bureau du journal, 70 rue St.Joseph ".Üt» Roch, Québec.»••••••• 12s 71 OS?Banque du Peuple.Banque Molson.;,y Banque de Toronio.banque Jacqucs-Uarller.banque îles Marchands.Banque des Town, de l’iist Banque de Québec.Banque Nationale.90 Banque Union du 11.U.7s Banque des Artisans.Banque Can.de Commerce.Banque Ville .Marie.Banque de la Puissance.100 70 122 •••••••• P» .4 ••••••• •••••• AUX DAMES.MM.BRUNET ,t LAURENT, Enseigne «le la Feuille d’Erable, me St.Joseph, St.Koch, vendront pendant le mois de Juillet touto la balance do leur importation du printemps X réduction considérable.Un escompte spécial sera accordé ships Chapeaux, Parasols et tous les objets ( « fantaisie.Aussi venant d’être reçues Un.° Cftisf de ta Malle pour Leveip.M.I, qu Hua le quai Napoh-on, tous les samedis matins a 9 heures précises.U«Hir plu> amples détails s’adresser ii ALLANS, RAE Sc CIE.Agents, Québec.Quebec, 1.» juillet 1880.mebam.le i:t ihpuhiin a la matMKiti:.EXPOSITION PROVINCIALE.J.B.LA LIBERTE MANUFACTURIER —HT—• MARCHAND DE FOURRURES, Nos.124 et 126, Rue St.Joseph, St.Roch, QUEBEC.• A L’k.WSKIGXK DK i/oitUiNAL.CKaPKAUX de paille, casquet n:s, CHAPEAUX de FEUTRE et de SOIE.Salle d’Echantillons de fourrures ouverte oute l’année et nous invitons les étrangers et •s citoyens de Québec â venir visiter.toute le _ Québec, 15 juillet 1880.15js.! '•• ' *4.111 *4* 14.4/r» &i;i”L‘> >4)111 a l.l 4||>po- sition des passagers à l’arrivée de chaque train.• Billets de retour pour Si.Joseph, 1ère classe .$2.00 “ “ “ 2mc “ .1.25 ROBERT SMITH, Gérant.Quebec, 15 juillet 1880.MADAME RECARIA, THtKCSK DE CAItTKS ÉOYPTIKNNF, 186 Rue St.Valier, MOUNTAIN HILL HOUSE (If O TEL D/ON) COTE DE LA MONTAGNE, Nouvellement meublé.Tout le confortable «l’un hôtel supérieur.A proximité des chambres du Parlement.E.DION & CIE., Propriétaires.Québec, 15 juillet 1880.15j*.Maladies des veux ef des oreilles Dr.L.J.A- SIMARD, O oui is to et Oeisto, 46.ICI K ST.LOUIS.Heures de eoii>ultation> de 9 b.a.m.;• 12 a De 1 li.p.lu.a I b.p.lu.Quéliec, 15 juillet 1880. 16 juillet L’ELECTEUR La stintè publique.LE VIS.Tous les poètes l’ont chanté, tous 1 ci philosophes, tous les moralistes on parlé de ses vertus et île ses dangers on retrouve le vin au berceau de toute.** les sociétés et il a eu les honneurs de: livres saints.A chaque instant la Bible en fai' mention.*4 Le vin rend insolent/* di sent les Proverbe*.Le vin et les fem mes font tomber les sages eux-mémes Le bon vin réjouit le cœur de l'homme Un peu de vin n’est-il pas plus qui suffisant à l’homme réglé.Vous n’au rez pas ainsi d’inquiétude dans le lit,” s'écrie Y Ecdésiaste.“ Est-ce que ji puis abandonner le vin qui réjouit h cœur de Dieu et celui des hommes.” lit-on au livre des Juges.La loi de Mahomet l’a proscrit, mais nous savons que ses plus zélés sectateurs transgressent la loi du prophète.Pindare célèbre les efFets magiques du vin et Anacréon, au milieu d’un festin et couronné de rosts, tirait les sons les plus harmonieux de sa lyre, après avoir bu du Chio, du Chypre ou du L'sbos.Selon Properce, il excite la verve des poètes : Ingônium j otis irritât musa poetis.Berehoux.dans sa Gastronomie, l’a dit aussi : Approche, bienfaiteur et conquérant de [l'incle, Tu m’inspireras mieux que les tilles du [Pilule ; Verse-moi ton nectar dont les dieux sont [jaloux, Et mes vers vont couler plus faciles, plus [doux.D’après Horace, il dissipe les soucis rongeurs : Dissipât Evius Curas edaces.Ailleurs, il dit que Caton perdait sa sagesse dans le vin : Karratur et prisci Catonis Sæpe mero caluisse rirtus.La vertu du vieux Caton Chez les Romains tant prônée, Etait souveut, ce dit-on, De Fulerne enluminé».Ne prétend-il pas encore qu'il n’est pas un buveur que le vin n’ait rendu éloquent, pas un infortuné à qui il n’ait fait oublier ses peines?Fœcundi caluis quam non fecere disar- tum ?Contracta quern non in paupertate solu- [tum ?Ne nous laissons pas aller sur la pente facile des citations ; nous n’en finirions pas.N’oublions pas que nous avons à vous parler du vin vu point de vue médical et hygiénique.L’usage médical du vin est aussi ancien que la médecine, et Athénée dit que les dieux ont fait connaître le vin aux hommes comme un très grand bien pour ceux qui en usent avec raison.mais comme très pernicieux pour ceux qui en abusent’ sans discrétion.Selon lui, il nourrit, fortifie le corps cl lâme, et devient très utile pour la médecine, car ou en fait entrer dans les médicaments.Vuilà pourquoi Bacchus est invoqué partout connue médecin et pourquoi aussi la Pythie ordonne d’invoquer Bacchus comme dieu de la santé.Ouvrez Hippocrate et vous verrez qu’il faisait souvent usage du vin comme médicament.N’est-ce pas Àsclépiade, u.'i autre médecin grec du temps de Pompée, qui a dit que le vin égale la puissance des dieux pour la guérison des maladies?L’école de Pythagore rejetait les>»n-s végétaux tirés de quelque partie que ce soit des plantes, lesquels par le moyen de la fermentation, sont réduit.** en liqueur.Cette fermentation, selon le philosophe grec, n'est propre qu’à augmenter la viscosité et la cohésion de notre sang et.par conséquent, à ralentir le cours de ce liquide, au lieu de le rendre plus fluide.C'est de là, dii-il, (pie vient au vin la faculté do redonner la vigueur, (h* dessécher, d’augmenter la chaleur et le* mouvement dans le corps, et le pouvoir encore plus dangereux d’oîfenser nos nerfs avec la phi" grande activité et do produire en trou blant leurs opérations, selon les différents degrés de leur maligne efficacité, l’ivresse, le délire, l’oubli et 1 assoupissement.Jean-Jacques Rousseau a soutenu la même thèse en proscrivant le vin.Il a dit dans Y Emile que le vin n’etait qu’un besoin artificiel et en opposition avec les vues de la nature, qui n’a rien créé de fermenté.A ce compte, il fau drait du même coup Hipprimer certaines substances de première nécessité et en particulier le pain.A ce romancier de la vie sauvage je; répondrai, avec M.Fonssogiives, que si Dieu n’a pas donné a l'homme le pain et le vin tout formés, il lui a donne l’industrie qui devait les trouver.Ici n’est donc pas la question Le vin est-il un bon aliment et un aliment utile?Oui.sans doute.Est-ce un aliment indispensable?Non certes.On voit des gens— beaucoup de religieux sont dans ce cas —qui, à l’inverse du chantre dont parle loi lean : N’ont jamais dan» leur eau du vin connu [l’usage.pii ne s’en portent pas moins bien ; eur force, leur embonpoint et leur eint même accusent qu’il ne manque rien d’essentiel à leur régime.Mais, où je donne raison au citoyen le Genève, c’est quand il déconseille le vin aux enfants d'une santé ordinaire.Tous les médecins savent, en effet, les efFets désastreux que peut produire le vin sur ces jeunes organisations où prédomine l’élément nerveux et cérébral.Après Hippocrate et Asclépiade.dont nous parlons plus haut, Galien, Avicenne, C’œlius-Aurelianus.Celse employaient fréquemment le vin dans les maladies.Dans les temps modernes, Sydenham, Wan-Swieten, Iluxhain, Grant, Ilufoland Brown ont montré tout le parti que l'on pouvait tirer du vin comme aliment et agent médica menteux.Voyons maintenant en quelques mots, les principales qualités des vins: Disons tout d’abord que nous ne parlerons guère que des vins de France et surtout des vins de Bordeaux et de Bourgogne, qui peuvent être employés dans la plupart des maladies et, en particulier, dans les convalescences.Nous suivrons ici l’ordre qu'a établi M.Fons-sagrives, dans un excellent travail sur le sujet.Parmi les vins rouges austères, le plus utile de tout est le Bordeaux.C’est le vin des malades par excellence.Il donne du ion à l'estomac et aux autres appareils de l’économie, en laissant la bouche fraîche et la tête libre.Il peut remplacer tous les autres vins et nul autre ne saurait le remplacer.Le Bordeaux premier choix comprend les crus de Château-Laffitte, Cliàteau-Margaux, Château-Latour et llaut-Brion.Le propriétaire du Château-Laffitte porte depuis plus de cent ans le titre de Ilot des vignes, mais Château Latour lui dispute le ppemier rang.M.Biarnez, qui a chanté les vins de Bordeaux, a dit de Château-Latour ; As>cz d’autres dans l’art cherchent la majesté; Lueur n’a pas besoin d’un éclat emprunté.A ses seules vertus, il veut devoir sa gloire.C’e.-t le vin le plus riche et le plus coloré.Et pourtant il c>r tin, vif.délicat, ambré, , Quand il esr dépouillé de son tannin par Page, D'a-nauthine et d’alcool, c'est un noble assemblage.Au point de vue hygiénique, les quatre vins que nous venons de citer n’ont aucun avantage sur les Bordeaux fins: Moutaii-Branne, Cos-d'Estoumel, < iruau-Laro/.c.Cantenac.Lalande, Léo ville*, qui sont plus alcooliques.Léoviîle ii l’égal dos rois e-t vénéré.Qu’il «c nomme Barthun, Lt.-ca.-e ou l'oiféré; Des grands vins du Médoc, c’est la grâce idéale; Le parfum le plus doux do son sucre s’exhale.Assemblage parfait de force, de chaleur, : En lui tout est royal, la moelle et la couleur, Ht je ne comprends pu.- quel expert malhabile A pu, dans les seconds, classer le Léoviîle.Los bordeaux ordinaires, et en particulier les ntédocs.ne* sont pas supérieurs à certains bourgognes pour fustige des malades Le bourgogne a ses indic lions spéciales.Il «.“St plus chaud et plus stomachique que le bordeaux, et les lymphatiques, les gens à digestion lente, s’en accommodent parfaitement.Les vius de la ente de Xjiits : le chamber-tin, le romanéc, le nuits, le clos-vou-geot ;c rapprochent assez par le goût de celui de Bordeaux ; les vins de la côte de Beaune : le volney, le beaune, le poniard sont plus fortement alcoolisés.Quant aux vins ordinaires de bourgogne, ils no sauraient être comparé-.au point de vue hygiénique, aux vins ordinaires de Bordeaux, dont la digestibilité est plus sûre.En dehors des vins de Bourgogne, citons encore, parmi les vins austères qui conviennent aux convalescents.Its vins de l’IIermitage et de Cûte-Rûlie qui contiennent de fortes proportions d’alcool.Les vins blancs secs sont “ ‘ ‘ es, et au temps d’Hippocrate on les conseillait déjà aux hydropiques ; mais ils donnent de l’insomnie, de l’agitation, et leurs proportions d’alcool «’expliquent pas ces effets qui sont produits aussi bien par le sauterne que par des vins de Ve: dée et des coteaux de la Luire.Le sauterne, le graves, le blanc-latour sont les vins auxquels on doit donner la préférence quand il faut exciter les urines ou combattre la torpeur cérébrale ; mais il ne faut pas oublier que les vins blancs doivent être employés comme medicament et non comme aliment chez les malades.Banni les vins mousseux de Champagne, les deux crus les plus recherchés sont le Sillery et l'Aï.Ai chum qui Voltaire De nos légers Français vit F image légère, Ai l'âme du | laisir, le charme du festin.Dans 1« Grimai brillant son nectar argentin.Tombe en perle liquide, et aa mousse lu* [tueuse bouillonne en pétillant dans la coupe écu [ meu.se ; Puis, écartant son voile avec rapidité Reprend sa transparence et aa limpidité.Le vin mousseux de Champagne exerce une action spéciale sur lVconomie : une action diurétique et une stimulation cérébrale.On peut donc l'employer comme médicament dans tous les cas où il faut stimuler les reins et dans ceux où l’acide carbonique est indiqué.Aussi le conseille-t-on pour combattre le vomissement dans un certain nombre de maladies et dans le mal de mer.Mentionnons, en passant, le vin du Rhin, qui a certaines propriétés du vin de Champagne.Frédéric Hoffman lui attribue les plus grandes vertus, et il assure, dans son enthousiasme, que l’usage rationnel de ce vin, sous la direction d’un médecin habile, guérirait plus de maladies chroniques que toutes les eaux minérales du monde.Parmi les vins alcooliques secs : le Marsala, le Madère sec, le Porto, le Ténérilfe et le Xérès sont les seuls qui intéressent la diététique îles malades.Ils conviennent dans tous los cas où il faut stimuler rapidement le système nerveux et relever la défaillance du pouls.Les vins sucrés ou de liqueurs : le Malaga, le Malvoisie, le Constance, le Lunel, le Rota, le Paearet, le Chypre, le Lacryma-Christi, le Frontignan, T Alicante sont loin d’avoir une place aussi importante.Ils sont d’une digestion difficile, et on se les procure rarement purs.Les gastralgiques, et tous ceux qui ont l'estomac délicat doivent s’en abstenir.Si les limites qui me sont imposées ici me le permettaient, je vous énumérerais les diverses maladies dans lesquelles l’usage du vin est plus particulièrement indiqué.Qu’il me suffise de vous dire avec un savant professeur et pour me résumer, que le vin n’est pas seulement un article de régime usuel qui complète agréablement et utilement l’alimentation des gens bien portants, il devient aussi, dans l’état de santé, limitrophe de la table et de la pharmacie, et quand il est bien manié, ses effets s’élèvent à la hauteur de ceux des médicaments énergiques.L’emploi du vin et du vin généreux en médecine.a pris, dans ces dernières années, une importance considérable et nous lui devons maintenant, dans des cas déterminés, même des maladies inflammatoires, des succès que nous demandions vainement à d’autres moyens.Les familles ne doivent donc pas gêner l’initiative de leur médecin, s’il juge opportune cette stimulation, dût-elle heurter les idées qu’elles se font sur la nature de la maladie- Et maintenant, je ne i *_ *ai pas eu terminant, connue Pierre Dupont dans la chanson de la Vigne: Bon Français, en vidant mon verre Plein de ce vin couleur de feu.Je dis, en remerciant Dieu, Qu’ils n’en ont pas en Angleterre.Mais je regrette de n’avoir pas étudié plus .implement, avec vous les merveilleuses richesses du pays de la vigne, les plus précieux joyaux decette féconde et généreuse terre de France *’ le plus beau royaume après celui de Dieu ” comme disait Grotius.Du.E.Décaissé.Annonces Nouvelles.F.0.Vailerand & Frère I MT B* O 85 T A T K IJ IC S LAMPES, LUSTRES, VERRERIES, HUILE DE CHARBON, Etc., Etc.SEUL PROPRIETAIRES ur Goblet National Fabriqué expressément pour la fête de la St.Jean-Baptiste.EN GROS ET EN DETAIL.02 Cote l.ainoiilagtie, 33 rue .>utre*])aiiic 23asse-Ville- Québcc, là juillet, 1880.31’ps.E.JACOT, HORLOGER ET BIJOUTIER, 171, ï\ue J5t.Joseph, ST.nOCH, QUEBEC.Montres en or et en argent, Pendules et Horloges de tout genre, assortiment des plus variés et des plus complets, Bagues pour Dames et Messieurs, 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juillet, 1880.DINNING et O’NEIL FOURNITURE POUR NAVIRES ET GOELETTES.Conlaye, Etoupe, tio talion, lirai, Poulies, Par il fous, Compas, Cartes marine s.Toi te à voile, Etc., etc., AUX PRIX LES PLUS BAS.23.-u.e St- -Pierre XTo- 70 Québec, lô juillet 1880.l.'.js.J".Sc W- E/EID INTo- -=10, RUE ST.PAUL, QUEBEC.VI A N U FACT U It IE ILS de PAPIER FEU-1U-THE pour h* rombrissnge des maisons et pour mettre sous les tapis.PAPIER GOUDRONNÉ pour les couvertures îles maisons.PAPIER A ENVELOPPER, (iris, Brun, Dr:»b et Manilla, de toute grandeur et de toute qualité.SACS 1)E PAPIER faits à la machine pour épiceries, et marchandises sèches, de toute qualité et de toute grandeur.IJ V R ES BLANCS, pour comptes ou mémoires grands et petits faits à ordre, sous le plus court délai.IMPORTATEUR et MARCHANDS De papiers à écrire, D'enveloppes, De plumes et d’Enere.Et de toutes sortes de Papeteries.Le tout sera vendu au plus BAS PRIX, soit en gros, soit en détail.TAPISSERIES, en gros seulement.J.a av.ui;ii>.No.08 et 100, rue St.Paul.Québec, 15 juillet 1880.F.C.THOMAS.lin port il leur de PORCELAINES, VERRERIES, FAÏENCE, 1IUILE DE CHARBON, LAMPES ET CANDELABRES.i.\”! nr.rors.10 rue des So urs.11 Union Line.MAOASIN .1 l(i Côte
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