L'électeur, 16 septembre 1880, jeudi 16 septembre 1880
1ère année auaTo&iau QUEBEC, JEUDI 16 SEPTEMBRE 1880 ¦iiA U No.55 ravir LA COMPAGNIE D’IMPRIMERIE DE QUEBEC Propriétaire chose*.Nous voyons encore bien moins comment la Minerve apron avoir approuvé La conduite de.M.Chapleau, pourrait raisonnablement désapprouver les sentiments qu’elle prête il M.Fréchette.Le blûme qu’elle jette sur ce dernier tombe nécessairement sur le Premier Ministre, et pour être logique la Minerve devrait adresser A M.Cha-plcau la semence qu’elle fait à M.Fréchette.Le fera-t elle?C’est ee que nous verrons.Si elle ne s’exécute pas, nous aurons bien droit d’en conclure que ce qu'elle dit sur le compte de M.Fréchette et de libéraux n’est inspiré que par le dépit et la jalousie du succès que vient d’obtenir l’auteur des Finns Boréales.C’est petit, mais ce n’est pas incompatible avec les habitudes d une partie de la rédaction actuelle de la Minerve.Le numéro : 1 centin.EPIIEJIKKIDEN.16 septembre tit.Cypricn.C55—Mort du Pape Martin 1er.1087— Mort du Pape Victor 111.1380—Mort du roi de France Charles V, surnommé le savant.1701— Mort de Jacquesll, roi d'Angleterre 1736—Mort de Gabriel Daniel Fahrenheit, inventeur et constructeur du thermomètre portant ce nom.1776— Prise de New-York.1824— Mort de Louis XVII[.roide France.1847—Prise do la ville do Mexico par les Américains.QUEBEC, 16 SEPTEMBRE 1880.INJUSTICE ET DEPIT.La Minerve se donne beaucoup de mal pour identifier M.Fréchette et les libéraux canadiens avec les républicains français.A l’en croire, l’illustre poète canadien u applaudirait tacitement aux actes de persécution ” du gouvernement de Paris.C’est une fausseté.M.Fréchette est trop lYancheinout libéral pour approuver quiconque porte atteinte à la liberté.surtout A la liberté que le vernement français s’efforce de aux congrégations religieuses.Si M.Fréchette était un aussi grand admirateur île la république française que le disent les journaux conservateurs, il ne serait toujours pas plus répréhensible que M.Chapleau ; oelui-ci, en cflet,a déclaré ouvertement en Chambre ses sympathies pour le gouvernement français.On se rappelle qu’au bauquet donné, le printemps dernier, au Consul de France, il fut i>orté un toast auquel M.Chapleau répondit.Accusé d’avoir parlé désagréablement du gouvernement français, le Premier Ministre nia en Chambie cette accusation, se disculpa du reproche qu’on lui faisait et déclara qu’il avait bu avec pla'sir A la santé de la république française.Pas un seul journal conservateur ne trouva A redire contre colic declaration, pas plus la Minerve que les autres.Elle s’est même scandalisée de ce qu’on eût eu l’audace de parler il révérencieusement de ce gouvernement qu’elle voue maintenant aux gémonies.Eli bien ! si M.Chapleau a pu sans faire de mal boire A la santé de la république française, nous ne voyons guère pourquoi M.Fréchette serait plus coupable en faisant la même EE PACIFIQUE CANADIEN.Ce que J’ai rôvé ! L’e*prit hanté, uans doute, par 1»»» difficultés quo la ville do Québec éprouve à se faire mieux éclairer, j’ai rêvé, cette nuit, que j'étais transformé en lustre,char* gé d’èclairer la salle d’un édifice londonien ; dans cette salle se trouvait assem blé un aréopage financier, examinant la proposition que Sir John venait do lui fair»*, A l’égard de la construction du Paci fique canadien.Métamorphosé comme je l'étais, je n'ai rien perdu de ce qui a’est dit ; or voici ce que fai entendu : Deux des principaux prince* de la fi* uance, isolés du groupe qui entourait Sir John, devisaient sur les chances de profit que comportait la construction de ce élit» min de fer.L’un disait : 41 Cest une grosse affaire.Il se peut que cela consolide le parti qui est au pouvoir au Canada, ce qui nous est indifférent j mais, où seront nos chances de gain, chose qui nous intéresse ?Le trafic local est nul, ou à peu prés, dans les localités que devra traverser ce chemin de fer.Il eut vrai que ce chemin offre la voie la plus courte pour le transit entre l’Asie Orientale et l’Occident de l'Amérique,mais,si le Pacifique Américain est d’un parcours plus long que ne le sera le Pacifique canadien, il a, du moins, l’avantage de tra verser des contrées qui se peuplent très rapidement et qui deviennent par elles-mêmes des marchés pour les produits Asiatique» et Européens.Ayant déjà un certain revenu Assuré par le trafic inté rieur, il peut réduire à un tiers les prix le tarif de transport des marchandises de transit.Or, comme lo Pacifique canadien ne pouira pas compter, tout d’abord, sur le revenu du trafic local, et que le revenu du trafic do transit sera limité par la concurrence que lui fera, dès le début, le Pa cifique américain, et plus tard, peut-être.lo canal do Panama, il conviendrait d'examiner, d'uno part, ai le tarif douanier du Canada nous permettrait do construire ce chemin do fer à bon marché, et si, d’autre part, les marchandises do transit ne seraient pas exposées à subir des tarifs onô reux de la part de T Intercolonial et du chemin de fer du Nord.” Le financier qui avait écouté ces réflexions, répliqua : “ Ce août des questions sur lesquelles ie voulais consulter Sir John.Si vous le voulez, nous allons l'interroger.Allons le trouver ! ” Sir John ne parut pas surpris des questions que lui posèrent ces capitalistes.Voici ce qu'il répondit : 44 Si je ne vous ai rien dit sur les sujets dont vous me parlez, ce n’est pas faute d’y avoir songé j c'est simplement pareeque j'aurais préféré que les choses que voua m’obligez A vous dire, vinssent à se faire, sans qne ie vous en eusse parlé.Vous êtes financiers, mais je suis homme d’Etat, ét si votre profession vous porte à vouloir élucider toute chose avant que de vous y engager, la mienne m’oblige à cacher mes intentions à ceux que je tiens à gouverner.Je ne gouverne le Canada que par ce moyen.Toutefois comme vous ne faites pas partie du peuple canadien, et que le marché que nous contractons ensemble fera que vo» intérêts et les miens seront solidaires, je n’ai pas À craindie d’être di Tulguè par vous.Je vais vous parler à cosur ouvert, parce que je ne crois pas que les murs aient des oreilles.” Puis il continua : 44 Je crois vous avoir dit que le Gouver-nemet Fédérai céderait à la Compagnie du Pacifique le* sections de chemin construites et en voie de se construire.L’Intercolonial, qui ne fait pas partie du marché écrit que je vous propose, appartient au Gouvernement Fédéral, et le chemin de fer du Nord est la propriété de la Province de Québec.Celle-ci ne demande pas mieux que de vendre ce chemin au Gouvernement Fédéral ; il ne dépend que de moi de faire la transaction.Je la ferai dés que le marché que nous allons cou dure ensemble sera ratifié par le Parlement Fédéral.Alors, Jes deux aboutissants du chemin de fer du Pacifique sur l’Atlantique, seront la propriété du gouvernement fédéral et il no dépendra plu» que de vous d’en avoir !a possession au prix qu’il vous conviendra.44 En eflet, Retendue de votre entreprise vous assurera le contrôle des élections dans un grand nombre de comtés ; nous pourrons, 6Î vous le jugez nécessaire, créer de nouveaux sièges aux Communes pour le territoire du Nord Ouest ; vous pourrez donc soutenir ma politique, et vous aurez intérêt à le faire : car moi, je suis intéressé à soutenir vos propres intérêts, et voici comment je me propose d’y arriver.11 Quand vous jugerez la possession de T Intercolonial et du chemin do fer du Nord nécessaire à vo* intérêt*, vous n’aurez qu’à le signifier aux députés dont lo mandat sera sous votre dependence.Il m© *era facile alors de faire croire au peuple canadien qu’il serait avantageux pour lui do vous vendre ce chemin de fer au prix que vous avez ofTert : je n’aurai, pour cela, qu’A faire augmenter les frais d’exploitation de ces chemins de fer dans une proportion qui les fera dépasser de beaucoup leurs revenus ; je serai aidé pour cette me sure par nos amis les députés conservateurs,qui ont tous des place» A me demander pour leurs électeurs.“ Reste à examiner maintenant les frais de construction du chemin du Pacifique.Je reconnais que notre tarif actuel élève-veraitde beaucoup le prix des matériaux qui seraient employés pour la construction d’un tel chemin.Mais, les raisons qui font que vous pouvez obtenir la propriété de l’Intereolonial et du chemin de fer du Nord au prix que vous voudrez, vous permettront également de faire baisser, A votre volonté, le tarif des droits d’entrée sur les matériaux dont vous aurez besoin.D’ailleurs, je serai là pour appuyer votre demande, et je puis le faire sans me uè-juger; je n’ai jamais parlé de politique protectionniste, mais bien de politique na tionale, ce qui laisse la port** ouverte à tous les vents.Ceux qui ont parlé d* pro tection, ce sont mes lieutenants et je n’ai qu’A leur dire un mot pour qu’ils fassent volte-face.41 Les généraux qui suivaient Napoléon 1er et qui secondaient si bien ses intentions, ne savaient riou, même au moment de l'action, des plans de campagne de ce génie militaire.11 en est de même de mes lieutenant* : confiants dans mon génie politique, il* me suivent partout, sans me demander les raisons de ma conduite, même au risque de s’exposer à un Waterloo.” Au moment où ce dernier mot était pro noncé, le crochet qui me servait de sus pension se rompit, et, me sentant tomber »ur la tète de l’orateur, je me réveiiiai en sursaut.Un Abonné INFORMATIONS.On vient d’installer A l’intérieur de la gare du Nord, sous lo pavillon d'arrivée et de tlépart des trains, un appa-cil du nouveau système i>our faeiliter le service des trains tant au depart qu’A l'arrivée.Ce système consiste en communications par fils électriques, au nombre de trois par chaque voie.Comme il s’en trouve douze dans toute la longueur du chemin de fer.cela fait trente six fils aboutissant tous A un grand tableau central.En face de chaque numéro de voie, ont été inscrits dans trois cases superposées les textes suivants, couverts al- Edition quotidienne Icmativement chacun par une petite plaquette blanche : Elle est libre.Elle est prise.Je réponds.Ces diverses réponses sont motivée?par les apj>els faits de l’exTémité intérieure de la gare de Paris, A l’aide do süiiueries ordinaires.Grâce A cette innovation, les entrées et sorties de trains dans cette gare mouvementée s’eifecuicnt sans répétitions bruyantes de silllets.On annonce l’apparition d’un nouveau grand crû.Un propriétaire du Bordelais, ne pouvant avoir ni Château Laroso, ni ChAteau-Yqncm, ni Château Laffitte, a demandé A l’illustre chef du Palais-ltourbou la permission do placer ses produits sous son patronage.Donc A bientôt les premières bouteilles de Château- Trumj* tte.QEPECHES TELEGRAPHIQUES EU ROI*E.ANGLETERRE.f/mdrea, 15 Sept* Une dépêche de Londres dit que le» Instruction» envoyées aux différents commandants de la llotte internationale, ordonnent què les amiraux devront conférer avec l’amiral Seymour, avant de prendre aucuue décision, et qu’ils n’auront pa* besoin d’eo référer à leurs gouvernements respectif* j cette liberté d’uctiou s’étend jusqu’au bombardement de Dulcigno.Les ordres de l'Amiral français sont plu» Révères, et il devra ne rien faire ?ans l'a* sentiment du gouvernement à Paris.Le* ouvrier» fileurs d’Uiohan ont consenti A travailler quatre jour* par semaine pendant un mois.Le» manufacturier» re* fusent d’accéder à une augmentation de gages, et l'on croit que la grève s’étendra à d'autres comté*.Les maître» ce forges en Ecosse ont résolu de rallumer leurs fournaux.FRANCE.Pari*, 15 sept.Le Journal Ojiïciel annonce que les Ile» de la Société ont été annexées à la France.ESPAGNE Madrid, 15 sept.La Gazelle publie un décret amnistiant les personnes condamnées à des peine* pour délit» politique» ou civils.ETATS-UNIS.New-York, 15*ept Le Sun d’Auguata dit qu’il n’y a p de doute que la Législature du Maine soit Républicaine.C" FEUILLET0N DE “ L’ELECTEUR.No.4 LES CHASSEURS DE CHEVELURES PAR MAYNE REID CHAPITRE III.La Fièvre de la Patrie.En me reportant à mou livre do notes, je rois que les premiers jours do notre voyage à travers la prairie no furent signalés par aucun événement extraoidi-naire.Pour moi cependant tout était l’objet du plus grand intérêt et do la plus vive émotion.Et aujourd’hui encore, jo no me rappelle poiut sans un véritable sentiment do bonheur les tableaux variés que présentait aux yeux la longue caravane de nos chariots, ces vaisseaux de la prairie, soit qu’elle se déployât majestueusement dans la plaine, soit qu’elle apparût comme suspendue, pour ainsi dire, au liane de quelque légère colline, avec sa suite do toits blancs et motivants qui tranchait si agréablement sur la verdure dont nous étions environnés de toutes parts.La nuit venue, on s’arrêtait, on dételait les bêtes de somme, on plaçait les chariots en bataillon carré, et l’on formait ainsi un petit camp do l’aspect le plus pittoresque.L’uniformité du paysage était rompue de temps à autre par les bouquets do < donnions qui bordaient tous les cours d'eau du pays que nous traversions, et qui, dispersés ça et là dans la prairie, donnaient à ces vastes plaines l’apparence de champs immenses, divisés entre eux par des haies gigantesques.Nous rencontrâmes plusieurs rivières qui fureut traversées à gué lorsqu’elles éi.lient guéables, ot flottaient nos chariots quand elles se trouvaient trop larges et tnqi profondes.Nous vîmes de temps â aui e d»*H troupes do daims et d’autillopes dont uua ciljssours tuèrent un assez grand nombre, mais nous n’avions point encore rencontré de troupeau de buffes.Nous fîmes une halte d’un jour au fond d’un bocage, où l’herbe était épaisse et l’eau très pure ; de temps A autre aussi nous étions obligés de nous arrêter, tantôt pour réparer un timon brisé, tantôt pour raccommoder une roue, et plus souvent encore pour retirer de la boue quelque chariot trop chargé qui s’y était enfoncé jusqu’au moyeu La partie de la caravane qui me concernait particulièrement me donnait, au surplus, fort peu de tracas, car mes Missouri-eiis se trouvèrent heureusement être deux 'gaillards fort adroits qui s’entendaient parfaitement ensemble, et qui sntlisaieut à la conduite de mon bagage, sans avoir besoin de recourir à chaque pas aux uns et aux autres pour obvier aux petits accidents inséparables de pareils voyages.l/herbo croissait partout autour de nous, et loin de diminuer par la consommation qu’en faisaient nos mules et nos bœufs, semblait au contraire devenir .de jour en jour plus épaisse.Aussi Moro gagna-t-il à cette circontauce une plus large part du maïs que j’avais mis dans le chariot,légimc qui ne contribua pas peu à tenir mon favori dans les meilleures conditions de 1 voyage.En approchant des Arkansas, nous aperçûmes des Indiens qui ne tardèrent pas à disparaître.C’étaient des Pawnies.Pendant plusieurs jours, des bandes de ces sauvages guerriers se montrèrent sur lo?flancs de notre caravane.Mais comme ils virent que nous étions en force, ils eurent soin de se tenir |à distance et hors de la portée do nos lou-gués carabines.Quant à moi, chaque jour m’apportait son contingent de sensations nouvellesqm | résultaient soit dos incidents du voyage, (soit de l’asjk?et du voyage.Godé, qui avait été tour à tour voyageur, chasseur, trappeur et coureur de bois, me donnait, dans les entretiens particuliers que nous avions ensemble, des renseignements précieux sur les habitude la vie de la prairie, et, grâce aux leçons de ce maître expérimenté* je pouvais encore faire une assez bonne figure au milieu de mes nouveaux compagnons.I)e son côté, Saiut-Vrain, qui n’avait pas tardé â gagner ma confiance par la franchise et la noblesse de ses manières, n’épargnait rien pour me rcndie le voyage agréable.Aussi les courses que je faisais pendant le jour et les histoires du désert que j’entendais raconter pendant la nuit autour du feu du bivouac, ne tardèrent-elles pas h m’attacher à la romanesque existence que je menais depuis quelque temps, et à m’inoculer la firm de la Prairie.C’est du moi us ce dont mes compagnons mu tirent compliment.Je ne les compris pas d’abord, mais j’ai su depuis ce qu’ils entendaient par là.La lièvre de la Prairie, oui I j’étais alors en train de contracter cette singulière maladie.Le mal lit des progrès rapides.Les souvenirs du foyer domestique commencèrent â fuir de mon esprit et, avec eux, s’évanouirent les douces illusions de la jeunesse et les folles rêveries de l’ambition Jo sentis s’éteindre dans mon cœur le goût du bruit et du tumulte des villes, le souvenir des grands yeux et des tresses de cheveux parfumés, et je perdis même jusqu’à la mémoire de ces impressions de l’amour si fatal au bonheur de l’homme : car tou* 16' septembre L’ELECTEUR ni Le Times d’Augusta dit que la majorité de riaeated sera de 1,000,mais U pense que le» Républicains ont une majorité assurée dans les doux branches de la Législature.CANADA Montréal, 15, sept.La police fait de nombreuses arrestations de personnes portant sur elles des armes à feu.Elie Mandevillo, Je voleur sacriiégo a été condamné à 3 uus de pénitencier.Une compagnie pour la construction des chars-palais a été formée ici pour fournir les chars nécessaires aux différentes compagnies do chemins do fer.Toronto, 15 sept.L’exposition continue d’ètre un succès.Les Chevaliers de Milite de la section des Etats-Unis, sont ici en assemblée générale avec ceux du Canada.Ottawa, 15 6ept.140,000,000 de pieds de bois scié attendent les wagons do transport qui manquent tout A fait.Le prochain terme de la Cour Suprême, qui s’ouvre le 2 octobre, aura à se pronon.cer dans l'aff aire de la contestation d’élection de Bellechasse.On se plaint de plusieurs cas d’incendies, comme étant l'œuvre de gens mal inten* tionnés.MM.McLean et Roger, imprimeurs du gouvernement onttilé un protêt réclamant une grande somme d'argent pour ouvrages faits en dehors de leur etablissement par ordre du gouvernement.Ah I la blague !.la blague !.I (La Concorde.) On sait que les quais de Montréal sont maintenant éclairés à la lumière électrique.Voici un fait qui prouve l'avantage de ce système : Le Scandinavian, de la ligne Allan, est arrivé dans le port A 4 heures 30 m.p.m, mercredi : la cargaison a été déchargée, une nouvelle cargaison a été mise A bord, et le navire est parti, jeudi, 1 heure 30 m.après-midi.11 n'est resté que 21 heures dans le port.Autrefois, les vapeurs y restaient trois et quatre jours.COUHK1KK AMERICAIN.Des élections viennent d'avoir lieu dans l'Etat du Moine.Bien que le résultat définitif ne soit pas constaté, il est certain que les républicains ont perdu beaucoup de terrain.Dans ce cas les chances de succès de MM.Hancock et English seraient excellentes, car généralement le Maine dirige l’aiguille du thermomètre qui indique les variations de l'opinion publique dans la république.REPRODUCTION.j.’kmu.ration m;s Canadiens et la PROTECTION.Le croira-t-on !.dit l'Opinion J Pu- blique, le Canada contribue annuellement autant qu'aucun autre pays du globe à grossir le nombre de la population des Etats-Unis.Un rapport du chef du bureau des statistiques A Washington, pour le mois de juin 1880, place le Canada au troisième degré de l'échelle descendante.Voyons : Irlande.14,100 Allemagne.12,548 Canada.12,323 Nouli venons après l’Irlande et l’Allemagne! L'Irlande en proie à la famine, l'Allemagne écrasée par les impôts et regorgeant de population, ne fournissent guère plus d’émigrés aux Etats Unis que le Canada ! Et notre pays est il peine défriché ! Quel sujet do tristes réflexions ! Et quel réveil aussi pour ceux qui se sont laissé charmer par les pompeuses déclarations que le chef conservateur faisait A Parkhill, le 3 juillet 1878, dans le but de capter lu faveur populaire ! N’était-cc pas une humiliation ** criante, s’écriait alors Sir John, que 44 de voir notre pays, possédant un sol “ fertile, un climat salubre, une popu-** lation forte et éclairée, possédant de •* bonnes lois, abandonné par au moins •* cinq cent mille de ses habitants (pii ** ont dû aller s'établir aux Etats-Unis, 4* parce qu’ils ne pouvaient trouver 44 d’emploi ici, (t cela par suite de la 4* mauvaise politique de nos gouver-44 nants?” Nous sommes donc encore mal gouvernés, puisque les.canadiens émigrent plus que jamais?Et la Protection?—Que fait-elle donc pendant ce temps-là?COURRIER 1>'EUROPE.Les mesures de conciliation cmplo-3'ées par le général MelikofT pour faire cesser le mouvement nihiliste ont été couronnées de succès Au lieu de recourir A la terreur, le général Méli-koif s’est contenté de ne faire arrêter que les personnes publiquement connues comme nihilistes, mettant eu liberté toutes celles contre lesquelles il n'existe pas de preuves directes.Celte conduite libérale lui a gagné les sympathies de toutes les classes.Le correspondant russe du Daily Nev:s écrit A ce propos : tfc Jusqu’au premier mai, 1300 étudiants et autres jeunes gens ont été élargis et 4.300 personnes soustraites A la surveillance de la police.Ou a aussi admis dans les établissements d’éducation 2,000 jeunes gens qui en avaient été chassés.Je ne saurais certifier l’exactitude de ces chiffres ; mais s’ils sont substantiellement exacts, ils condamnent péremptoirement les mesures absurdes, exorbitantes et si fa talemcnt oppressives auxquelles l’administration avait recouru dans ces derniers temps, car il est évident que si ces milliers de personnes eussent été réellement coupables, on ne leur rendrait pas, mcuic aujourd’hui, leur liberté.Telle est la façon dont on grossissait si ignoramment et si cruellement le nombre des mécontents dans l’admi nistration «pii a précédé celle du général MilikofT.” L'Exposition tie In PniMMaiice, A peu près 0,000 personnes out visité l’exposition le premier jour.Aujourd’hui l'affluence est considérable.Tout est maintenant en ordre, excepté dans le département des animaux.L'étalage des produits manufacturés est le plus grand qui ait jamais eu lieu à au cune exposition dans le Canada.Les jeux athlétiques ont commencé.I/»s exhibitions dans le département de l'horticulture sont fort belles.Montréal est pleiu d’étrangers, et tous les trains eu amènent d'autres.Les terrains sont aussi l’aduvratiou de tous les visiteurs.A TRAVERS LA VILLE.Douane.—Les recettes de la douane ont été hier de $2,537.18.Ecclésiastique.—Lo révérend Monsieur Lnbrecque, du Séminaire, doit partir, parait-il, le 2 octobre, pour l’Europe.L'élévateur—Ce machin aristocratique dont se servent quelques-uns de nos citoyens paresseux pour monter la côte, est encore une lois on mouvement.Espérons que cette fois-ci, il marchera pour longtemps Billets d'Excursion,— Nous informons nos lecteurs que l’ou pourra so procurer chez Mess.L.Drouin et ft ère, Libraires, dos Billots d’excursion, A l’occasion do l’Exposition de Montréal, pour $3.00 aller et retour, 1ère classe.Son Epatence — Le Recorder l’ecellén-tissimo M.Déry, ayant élu domicile A ITle d’Orléans, n’a pu venir A Québec.Comme d’habitude, la Cour devait s’ouvrir, hier, A 10 heures et plusieurs causes importantes devaient être ploidêes : cinq messieurs du Barreau attendaient la venue du grrrrrrrand magistrat.A 11.30 heures pas de M.Déry.Alors on »o décida A aller chercher le Maire : lui aussi était en villégiature.Enfin, do patience las, ou est parvenu à trouver deux conseillers MM.Johnston et McWilliams qui ont consenti à remplacer le Recorder abseut.Une personne faisait remarquer avec raison que ce Recorder, touchant un salaire de $1,000, devrai» au moins prendre l’air de la campagne dans un endroit pas trop éloigné de Québec ; de manière qu’il puisse se rendre tous les matins en ville pour'^em-plir les devoirs de sa position, qui ne sont pas,après tout, tellement otiéreux qu’il en maigrit ! Comité de Police.— Il paraît qu’un des membres du comité de j>olice refuse do siéger jusqu’à ce quo des changements so soient faits dans lo corps do police.Est • ce cela, ou est ce simplement parce que son bouus de $50 J a été refusé.Ce pau vre petit bonhomme joutllu no trouve pas qu’il fait assez d’argent ! ! I Et dire que c’oit lui qu’on a nommé à une des positions les plus responsables de la ville : la trahison marque son front et on y voit buriné le mot de Lâche ! Le Dijalcatairc Martin.—L’ex-détective Martin, qui est parti soudainement do Québec, il y a quelque temps, emportant avec lui un certain montaut d’argent appartenant au Gouvernement, est actuellement établi, dit on, à Savatmah.Sa femme et ses enfants sont partis, avant-hier soir, pour lo rejoindre.Personnel.—LT Ion.M.Baby est arrivé en ville, hier.L'Atalaya.yi.Bogart, propriétaire du Brigontin YAtalaya a intenté une action en dommage pour $0,800 contre le gouvernement fédéral pour l’avoir retenu et arrêté.Chute sérieuse.—L’essieu d'une voiture s’est brisée, hier, dans la rue St.Augustin, et en un clin d’œil, homme, cheval et voiture roulaient dans la rue.Heureusement, aucuu malheur n’est arrivé.Fête de iexaltation de la Sainte Croix.—Cette fête religieuse qui est célébrée avec une dévotion toute spéciale par les Révôreudes Sœurs de l’Hôtel-Dieu, a été observée comme d'habitude, mardi dernier, daus la Chapelle du dit monastère.Lo matin, il y a eu grand’ messe solennelle, et à deux heures, vêpres et salut.Rien de plus imposant que la partie musicale qui est|exclusivemeQt composée de voix féminines.Hier, a commencé au couvent do l’Hôtel,Dieu un jeûne rigoureux devant se continuer jusqu'au 3 de mai, fête de l'invention do la Sainte Croix.Mos trottoirs.—Les trottoirs de la ville sont dans une condition pitoyable dans plusieurs de nos rues principales, et nos lumières municipales devraient voir à ce que les casse-cous soient enlevés avant qu'un ou plusieurs accidents n’arrivent.Le trottoir do la rue do la Fabrique est dégoûtant, et à chaque instant, on est menacé de se tordre la cheville.En face de la cathédrale anglaise, un endroit dangereux existe depuis longtemps ; et dans St.Rocli, presque tous nos trottoirs ont besoin d'être arrangés, surtout les rues des Prairie* et Grant.Voyons, Echevins et Conseillers, remuez vous donc et vous, M.le Maire, qui n’avez pas offert un verre d’eau A l’amiral et aux officiers français, donnez donc quoique chose pour faire raccommoder nos trottoirs.Artillerie de garnison.—A l’inspection de ce corps à ITle d’Orléans, avant hier, le Col.Invin a offert un prix de $4 à la com pagnie qui ferait le plus de points au tir.Ce prix fut gagné par la Batterie No.2 Cupt.Boulanger A qui nous oifrous ainsi qu'à ses hommes nos félicitations.Contestation d'élection.—Une dépêche do la Malbaie annonce que le député élu pour Charlevoix,M.Perreault, est maintenu et que M.F.X.Ci mon e3t condamné à payer les frais de la con testation.Arrestation— Deux hommes ont été arrêtés hier, sur un warrant de la Cour du Recorder, pour assaut sur la personne du détective Fournier, pendant quo celui-ci opérait l’arrestation des doux boucliers qui se battaient, l’autre jour, daus la rue Ste.Madeleine.Membres de la Société de Bord.—Une quantité des membres de cette société ont déjà quitté Québec pour aller travailler durant l’hiver dans les Etats du Sud.Pour les chantiers—Plusieurs 4‘ gangs ” sont partis de Lévis pour les chantiers.I.es gages sont de $22 à 38 par mois, inclus les rations.Le plu» bas prix est donné au bêcheurs et le plus haut aux grandes haches.Vol.—Hier, un nommé Napoléon Charest, s’est fait voler daus un hôtel du coin flambant sa montre et un montaut do $35.Li montre a été retrouvé mais on n’a pu avoir l’argent.Aucune arrestation n’a eu lieu, vu qu’il n’y avait pas de preuvo contre personne.Un des amis de ce monsieur déclara qu'on n’avait fuit que mettre la montro en sûreté.Maison populaire.—Nous avons eu le plaisir de visiter cette semaine, la maison F.X.Lepage, rue de la Couronne, SL Rocb, et nous avons été surpris de voir l’assortiment de marchandises sèches que cet établissement possède.Entr’autres, nous avons remarqué de magnifiques uveods écossais, canadiens et anglais, casi-mirs noirs, moscou, beaver, drap pilote noir, bardes faites, et faites à ordre, de magnifiques étoffes à manteaux pour dames, étoffes à robes do toutes couleurs, spécialité d'articles do deuil.Lo tout à des prix qui peut surprendre l’acheteur.Nous conseillons au public d’aller faire une visite à cet établissement, et nous espérons qu’il sera satisfait.MM.BRUNET & LAURENT, Enseigne de la Feuille d'Erable, rue St.Joseph, St Rooh, viennent de reoeroir par le dernier Steamer de la molle, une caisse de soie de couleur, très bon marché, des étoffes à Robes dans les nouveaux genres, étoffes à Manteaux, Fournitures, Franges, et un assortiment de lainages de fantaisie, une visite est respectueusement sollicitée.—Pendant les grandes chaleurs et la saison des fruits, le Quina Laroche est très efficace dans un verre d’eau.Il décolle ainsi une amertume agréable, qui tonifie en combattant la soif, et prévient les désordres provoqués par les fruitst les boissons fermentées et les glaces.FAIT» DIVERS Accident.— Mademoiselle I^nglais, de lladlow, Lévis, est tombée do la galerie de la maison d’une de ses amies,à la Chaudière, dimanche après-midi.La galerie était à une hautour de 25 pieds de la terre.Nous regrettons d’uppren-dre que le médecin a peu d’espoir de la sauver, à cause des lésions internes qu’elle a reçues.Une victime de la science.—Il se nommait François Augulo Pant, celui qui vient do mourir, comme était mort Le GoQ',comme avait succombé Herbelin et tant d’autres.Augulo Pant, interne à l'hôpital des Enfants Malades, avait le 15 août dernier, contracté le germe d’une terrible maladie en pratiquant l'opération do la trachéotomie sur un petit garçon atteint du croup.C'était la seconde fois qu’Augulo Pant faisait cette difficile et dangereuse opération on moins de quinze jours.Le lendemain, c’était un lundi, il seutit qu’il était lui-même atteint, et il comprit aussitôt qu'il était perdu.Sans faiblesse, très câline, avec une admirable résignation, il prit le parti de se faire mener de son domicile de la rue Linné A la maison Dubois.Il s’était fait une première cautérisa tion, mais il n’espérait déjà plus rieu.Pant a conservé jusqu’au bout sa connaissance, disant doucement à un ami qui le veillait : — Hein ! quelle belle étude il y aurait à faire sur mon cas ?Il suivait les progrès du mal 5 il put presque prévoir l’heure de sa mort.Quelques minutes avant sa mort,—il y a trois jours—il fit appeler le directeur de la maisou de suuté et lui remit deux bagues qu'il avait au doigt en le priaut de les faire parvenir à sa mère.Et il eut le courage d’ajouter, avec un sourire triste : —Ce que je vous dis-lA, c'est presque une phrase de mélodrame, n'est-ce pas ?Ce furent ses dernières paroles, bientôt après il commençait à râler.On l’a enterré avant hier.Lo cortège, très modeste, est parti de la maison Du* boia, où il s’était fait transporter dès qu’il s'était aciiti condamné.Quelques amis, quelques collègues ont suivi le cercueil.Quelques mots ont été dits sur la tombe.Augulo Pant était né à Sau José de Costa- Rica.— Le Patriote.Le mois de septembre.—Le mois d’août est fini pour faire place à septembre, qui recommence la série deB mois en U, à la grande joie des uraateurs d'huîtres.Lo mois de septembre on France était renommé autrefois, commo le fureut nos printemps ; mais, hélas ! depuis do longues années l’ordre des saisons semble bouleversé ; il n’y a plus ni printemps ni automne : on dirait que le ciel est en république.mourut en moi, le souvenir (le ce que j’avais été et le souvenir rie ce que j’avais fait.Je devins un homme nouveau pour lequel le passé n’existait plus.La crise augmentait,et ses effets se ressentaient au physique aussi bien qu’au moral.J’éprouvais en moi une jeunesse ries prit et une vigueur rie corps que je ne m’étais jamais connues auparavaut.Je ne trouvais rie plaisir que dans l’action et le mouvement , il me semblait que mon sang circulai! dans mes veines avec plus rie chaleur et rie rapidité, et que mes yeux saissisaieut l’espace à ries distances incommensurables.J’osais meme lixer le soleil en face, sans craindre l’éclat rie ses rayons.J’étais je donc pénétré de cette essence divine, cause rie la vie et du mouvement qu’on respire avec l’air dans ces vastes solitudes / Qui pourrait le dire ?La lièvre rie la Prairie ! Mais je l’éprouve oiicoie ! Pendant que i écris ces mémoires, mes doigts se crispent comme pour saisir ries rênes, mes jambes se contractent comme pour serrer les fhutes rie mon noble coursier, et mon esprit s’élance û Paventure au milieu ries vagues mouvantes rie cette nier rie verdure qu’on nomme la Prairie.CHAPITRE IV.A cheval sur un buffle.Nous étions en marche depuis quinze jours à peu près, quand nous atteignîmes la pente d’Arkansas à environ six milles pins bas que les buttes rie Bluui ; là nous times une halte, et nous établîmes notre campement.Nous étions arrivés jusqu’à ce point sans avoir, pour ainsi dire, rencontré de buffles, car nous ne pouvons considérer comme des rencontres les quelques animaux rie cette espèce que nous avions aperçus rie temps à antre à ries distances très considérables.C’était la saison de la passe; mais nous ne nous étions point trouvés sur le passage d’aucun grand troupeau.Voyez là-bas, cria tout d’un coup Saiut-Vrain, il y a de la viande fraîche pour notre souper ! Et eu regardant au nord-ouest ce (pie noire ami nous indiquait du doigt, nous aperçûmes sur un plateau pou élevé cinq objets qui se découpaient en noir sous Ja ligne rie Phorizon.Un coup d’œil nous suffît, c’étaient des buffles.Au premier mot rie Saint-Vrain, nous avions couru à nos cheveaux ; leur passer la bride, leur sangler la selle, saisir les rênes et nous élancer sur leur dos, lout co- la fut l’affaire d’un moment ; en un clin d’œil nous fûmes à cheval.Nous n’avions marché qu’une partie de la journée, nos chevaux étaieut encore frais, et en quelques minutes nous eûmes réduit à uu seul les trois milles qui nous séparaieut d’abord des objets rie notre convoitise.Mais à cette distança, nous fûmes éventés.Quelqu’un ries nôtres, Jchasseur aussi inexpérimenté que jo l’étais moi-môme, avait, malgré les avis qu’on lui donnait, poussé tropeu avant, et les buffles nous avaient flairés.Aussi, qnaud nous fûmes environ à uu mille du troupeau, nous vîmes Pnu d’entre eux tourner la tête vers lions, renifler avec force,; Frapper la terre du pied, nous fixer une seconde lois, puis partir à .fond rie train suivi rie tous ses compagnons.Il ne nous restait plus qu’à abandonner la chasse ou à nous lancer à la poursuite des fugitifs daus le but rie les gagner rie vitesse.C’est ce dernier parti que nous prîmes, et nous voilà partis au galop.Mais au bout rie quelques instants, nous nous trouvâmes arrêtés dans notre course par un escarpement qui se dressait devant nous comme un mur do terre d’environ six pieds rie haut.Nous eûmes beau regarder, il ne se trouvait nulle part rie brèche capable rie nous livrer passage.C’était là uu obstacle rie nature à nous faire réfléchir, et devant lequel la plupart des cavaliers firent tourner bride à leurs chevaux, et so mirent tranquillement à regagner le campement.Mais quelques-uns d’entre nous, plus entreprenants et mieux montés que les autres, no se découragèrent pas si facilement, et, donuaut de l’éperon dans le ventre de leur chewux, ils leur firent franchir cet obstacle imprévu.J’étais (lu nombre de ceux-ci, avec Saint-Vrain et mon voyageur Godé.Nous eûmes encore à galoper pendant cinq grands milles, nos chevaux étaient blancs d’écume ; mais nos peines eurent enfin leur récompense, et nous fûmes assez heureux pour abattre un jeune buffe, qui tomba sous la balle d’un de nos chasseurs.Comme nous nous trouvions fort loin de nos compagnons et que nous avions rie la viande pour tout le monde, nous jugeâmes à propos do descendre do cheval, tant pour nous reposer que pour enlever, dépouiller et dépecer- notre buffle, ce qui n’est pas une dos opérations les moins délicates pour le chasseur.Ceci terminé, nous avions tout le loisir de regarder en arrière, et nous nous mîmes à calculer la distance qui nous séparait du camp.Il y a huit milles au moins, dit l’un.Nous sommes sur le chemin rie lu caravane, ajouta Saint-Vrain en nous faisant remarquer quelques ornières rie chariot qui iuriiquaiut qu’en effet nous étions sur la route rie Santa-Fé.Eh bien ! (A continuer.) I I If.I ¦ ELECTEUR 16 septembre Les astrologues aiment assez le mois de septembre ; ceux qui oaisaoat tous cette constellation sont d’un caractère doux et pacifique, sans cependant jamais transiger avec la l&clieté et le déshonneur.Le beau sexe enclin un peu au plaisir, mais doué d'une grande modestié et d'un esprit pénétrant, devient vers l’âge mûr, très religieux et finit ordinairement une vie un peu trop mondaine par la pratique de toutes les vertus.Au point de vue de la santé, l'astrologue ajoute sagement : Au vieux temps la sobriété Fut la mère de la santé.L'excès devient toujours nuisible, Modérez vous, s'il est possible.Les fleurs do septembre sont : la cam• panait pyramidale, symbole do l'attachement, et le dalhia, symbole do la reconnaissance.Peu de mois rappellent autant do souvenirs douloureux ; ainsi nous relevons dans les éphémérides de septembre :—en l'an 22 avant J.-C., la mort do Virgile j en l’an 768 après J.-C., la mort de Pépin le Bref j en 1560, la mort du Tasse; en 1660, la mort de Saint Vincent do Paul ; en 1715, la mort de Louis XIV ; 173G, la mort de Dugay-Trouin ; en 1702, le massacres dans les prisons ; le 4 septembre la proclamation do la troisième République.Un dernier détail pour terminer : Septembre amène la fin do la morte-saison pour les pompes funèbres.En effet, ou no meurt que raisonnablement en hiver et en^té ;• mais au printemps et à l'automne, la clientèle abonde.—La Pairie de France.Un père énergique.—Un fait dont le dénouement fera certainement plaisir aux gens honnêtes a eu hier pour théâtre l’esplanade des Invalides.Vers deux heures do l’après midi, plusieurs gamins jouaient aux billes, lorsque des frère» des écoles chrétiennes viurent à passer.Aussitôt deux ou trois de ces gamins trouvèrent plaisant d'injurier et de jeter des pierres h ces religieux, dont ils avaient été les élèves quelque temps auparavant A l'école de la rue de Grenelle.Un officier d’état-major, en tenue bour-gooise, qui passait, indigné de la conduite do ces garnements, en empoigna un, le plus acharné, et le remit entre les mains des gardiens de la paix, tout en recevant force coups de pied de la part du frère de ce petit vaurien, âgé de dix ans à peine, Alors un monsieur, so disant avocat à la cour d’appel, protesta au nom des sacrés principes et réclama lit mise en liberté du jeune F.Comme cet incident comtneuçait à attirer beaucoup de monde, un dut aller s’expliquer devant M.Gouet, commissaire de police du quartier.Ce magistral ayant fait appeler le père des deux enfants, celui-ci, au grand désappointement du représentant des sacrés principes, donna raison A l’officier et le remercia vivement d’avoir corrigé ses enfants.La Patrie de France.T Hudon.1 caisse Pevcrloy et Cie.10 quarte d’huile do .6 boites lampes F T Thomas.-.6 caisses porcelaines Par steamer Montréal.G Paterson.G boites tabac.F T Thomas.75 caisses verreries SO.H.U 1IKK D AWO.NCEH NOtVKLLKS.*#••••••• *••••*«•• • •••• 130 M Mill Fermeture île bonne heur»-.* * I • , t • 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cinquante-huit bâtiments à varies d’outre-mer «ont entrés à la Douane depuis l’ouverture do lu navigation.Les transactions pendant la semaine ont été comme suit : Londres—Bols dur 22a.à 27s.madriers, 65*.Liverpool—Chêne 26s ; madrle-s 90.Liverpool—Tous autres durs et pin 26s.Glasgow—M-udrh-rs, 60s 4 67k.Montréal a Rivière Plate—Bols de service $16 par mille.Banque Ville Marie.Banque de la PuUsnnoo.Banque do Hamilton Banque Mnrltlme Banque Fédérale Banque Impériale.— 108] Axs.financière D’Ontario Mtock préférentiel.101 do do ordinaire.103 Bons du G.T., 7 c «••••••••• ••••• Chars Urbains, Québec.1*3 do do Montréal.117 Cle.du gaz, Québec.••••••••• do do Montréal.Cle.du Tél.de Montréal.Do de la Puis*.Cle de N»v.du Richelieu.Cle des Vapeurs du Golfe.Cle dcM^Traversler» Québec.Assur.Royale Canadienne.do pour le Feu.Bons M.Cli.R p.c.stg—.Do 6 p.c.cy.La Bourse •••••••••• MM •••• •••«•• Cl édit Foncier.Cle.Mann.Coton Montréal.Valeurs de lu Puissance.Bons de ln Puissance.Dép.de gouv.6 |».c.bfg.Do û p.c.cy.Bons du Havre Québec.Boas de ln Corp Québec •••••• 103 140; 182 74} 61} 86} 125 62 60 »• • •••••* •• MM* •••••• ••••••••• Farine—Supérieure extra p.Extra superfine • •• IMIMMt •••••• Bello (fancy) • •••••••s.*••••••••• •••••• Extra du printemps.Superfine Ml •••••• I-'urinu forte du boulanger 1- ine .Moyenne • ••••••••••• ••• Recoupe*.-.Farine en sacs d'OutarlCk.Farine en sacs de la cité MIM •••••• •••••• ••••••?• «4 mais blanc, 100 lbs.44 Jaune, “ “ .Farine de blé d’Inde Jaune.•* •* •* blanc.Mr Graisse eu sceaux • ••••• ••••••••• -• Jambons par livre.Fromage par livre.••••••••«••••« ••••«.••••• BEURRE : Autre* qualités, tinettes.QUÉBEC* PORT DE QUEBEC.ARRIVAGES.Sept 15—Barque Esmeralda, Anderson, Lianelly, juillet 27, G M Webster et cie, charbon.- Dunrobin Castle Milne, Aberdeen, juillet 30, R R Dobell et cie, lest.- Zimi, Jenkins Rio Janeiro, juillet '0, Geo.M Webster er cie, lest.Navire Stadacona, Blais, Bonno Espérauco W Hunt et fils, poissons et huile.- St Augustin, Tremblay, Anticosti, A Gagnon, débris de naufrage.- Sea Flower, Miller, Antigonish, A J Mnxhara et cie, débris de naufrage etc.Vapeur Scotland, James, Londres, août 31 Ross et cie, 41 pnssg, charg, gén, Québec et Montréal.Eleonore, Newcomen, Belfast, noût 4.Ocean Child, Edwards, St Tudwal I?»ads, juillet 26.Viola, Lulis, Rio Janeiro, juillet 11.Louis Montgomery, Armstrong, i'ictou, NS Vopeur Titania, -, Glasgow, pour Montréal.ACQUITTÉS EN DOUANE.Sept 15—Va peur Montréal, Thearle, Liverpool, W M Mucplierson.Barque India, McCarthy, Liverpool, R R Dobell et cie.KIÏKTS nu n.ni'VE, A Montréal—Sel,à 6 5 7 contins par suc.Char! t>on,$0.R0 il $1.00 pnr tonne.Bols scié par 1000 pieds, planche», $0.80 5 $0.00.De Montréal 5 Québec—Fleur 6 contins par baril, 4 centins par sac*.Lord 10 contins par barils.Gros article*, $1.00 par tonne.Farine du b?é, pur 100 lbs.Farine d'avoine.LAITEUX K.•••••••••* ••••••••• »•••••••« PRET» DES TOUTS DU GoLFK De Québec à Mlrumlchl, Guspé I’ictou, otc., 40 couUiw par baril, et $5.00 par tonne par vapeurs.Par goélette 80 5 35 contins par bar’l.CHARDON.• ' * *- .Marché lourd— Char!-on fie*«ml», la der-ulèroyento .Julien, à $5.15, Anglais, $4.50, à $1.75 Syduuy, $1.25 à $1.50 par chaldron.Une cargaison de charbon écossais, est encore sur le marché.Le coke anglais m> vend$8.50 lu tonne.Beurre salé do Fromage do GRAINS.Blé pur minot.Pols, do Orge, do Avoine par 40 livres.Sarrau?ln par minot.Mil do .LJ n do .Blé d’Inde do MM MIMIM ••• • • •••• • M GIBIERS.Canards [suuv.] par couple.Canards noirs par couple.* Pluvier* par douzaine.Bécasse nu couple.Pigeons do meat, au couple».Perdrix au couple .DIVERS.SEL, Marché ferme.— Pas do ^cargaison cette semaine — 10 au tonneau — s'est vendue 47} ceutlns pur sac.Vendu en magasin 52} contins par sacs pour 11 nu tonneau, et 55 |K>ur 10 au tonneau.DUXQUKS A HEU.Marque do Corr, en vente sur lo quai de 28 à 30 pur mille.M.T.et Cle.$26 à $28 par mille.HER EN SAUMON, Marché plus ferme—Sumincrleo No.1 a été vendu $22.50 comptant la tonne on petits lots.commerce: COTES DES FONDS.Quél>ec, 16 sept 1880 VALEUR.s ce s 2 ë CQMMEHCE.IMPORTATIONS.Par vapour Scotland.Ciiice Têtu.13 caisses Par Grand Tronc.Hossack, Woor”! et Cie.3 quarts verreries Cliicic, BeauJet et Cie.3 fournages S J Shaw et Cie.1 boite do .1 rouleau © rs l| — 5 et J* U 3: «s c c> u 0 Banque de Québec IU3 102} •••••• Banque Union du B.C 82 5 r Banque des Town, de l’Est.JJ Î07 vu 106 O ê Banque de Montréal 153} 158] H Banque des Marchand.101} 104 6 Banque Can.do Commoreo 127} 127] 8 Banque Ontario f.6 85 6 Banque de T ironio 13G * 133} 4 Banque MoKoii 100 P9 6 Banque du Peuple .K2 KO 4 Banque Jacqucs-Carllor.- 91} 90 5 Banque (l’Echange 55 51 •••••• Banque do l’A.B.du N .106 10J Haddock à la livre.0.40 Saindoux pur livre.0.10 iftGUMXS Pommes au baril.2.06 l’utatc* par minot.0.25 Fèves par minot.~ 0.50 Oignons par boite.3.00 VOLAILLES.Dindes fvImiTl au couple.2.00 Dinde* [Jeune*] do Ole* nu couple .CausnU au couple.• • • • 108 M MM • • • • • ••• •••••• • ••• •••••• 107 7 100 8 106 8 • ••• •••••• 141 8 115} 5 101 7 14*] 10 131] 8 71 5 611 85} S 120 8 60 10 50 •••••• •••99 .•••••• • • • • •••••• • «M • ••• •• • ••• •••••• • • • •• •••••• 99 9999 — 90 ••990 •••••• • •• M 999999 • 1 sept I860.- $5.25 $5.30 5.20 5.25 ‘ 5.60 5.65 5.25 5.30 * 4.75 1.90 5.80 0.40 4 5.00 5.10 4 4.25 4.40 4 3.60 3.70 2.00 2.70 3.00 3.05 ri 4.75 5.00 1.85 1.40 2.40 3.00 4 2.70 2.80 4 2.90 XOO .2.25 2.30 .0.11 0.12 ^ 0.09 0.12} .$0.15 $0 16 0.18 .U.ll 0.15 î DÉTAIL Il ept 1880.$ à $ 3.00 3.45 2.50 3.00 1.23 1.25 0.17 U.20 0.15 0.00 £_0.10 0.11 1.50 1.60 1.00 1.50 0.70 00 0.45 0.50 0.65 0.70 3.00 3.50 1.15 1.30 0.65 0.70 0.65 0.75 0.20 0.25 0.09 0.10 0.50 0.65 0.11 0.12 MARCH F.AU CUIR.Cuir espagnol n semelle, No.1 pnr livre.$0 25 a $0 27 Do do No .2.0 28 a 0 25 Cuir à semelle dit Slaughter n.I 0 30 a 0 32 Cuir à harnais.0 30 a 0 35 Waxed Upper.0 40 a 0 45 Vache dite Buffet Pebbled, par.P».Dubé, R.Matt** et Cie.F.H.Grenier, Ovide Grenier, M.W.Coleman, H.A.Paré, J.R Martel, Ed.Clarclc Jean Lemelln, N.Lnberge, O.D.Huot, G.Drolet, M, Denis, X.FiscL A.Marceau et frère, W.G.R i’axmau, N.Glguère, Et.Paradis, O.Vocelle, E.Drouin, Il Butler, P.O.Foui lot, G.\Vm.Pelletier, John Brysou, I- J.Constantin, F.H.vl .tt'Ofllîrffh‘Mï San Sous contrat avec le gouvernement du CamuU pour le transport des mallei CANADIENNES et des ETATS-UNIS - B‘L‘L’1 18SO Arrangement* d'Etê 1880 Cette ligno se compose do puissants et rnnidej steamer» en fer do premiere classe, aj machines doubles, bâtis sur le 44 Clyde.** LES VAPEURS DH LA LIGNE DE LA MALLE DE LIVFRP00I partent de LIVERPOOL tous les JEUDIS et de QUEBEC tous les SAMEDIS, faisant escale « Loch Foch, pour recevoir à boni et débarquer Ici Malles et les Passages* allant en Irlande et co Ecosse, ou en venant, devront partir comme 6uit: DE QUEBEC Peruvian.^Samedi, 4 sert.Polynesian .44 H 44 Moravian .44 18 44 Sarmatian.44 25 44 Circassian." 2 oct Sardinian.44 9 44 D'autre* vapeur* pour Lcvcrpool seront envoyés à des époques régulières pendant toute la saison.Prix du passage de Québec : Cabine .$70 et $80 Selon la position Intermédiaire.$40 Entrepont.25 Maladies «l«*s veux et des oreilles Du.L.J.A.SIMAED, Oculiste ot Auriste, 46.RLE ST.LOUIS.Heures de consultations de 9 h.a.m.à 12 a.de 1 h.p.m.à 4 h.n m.Québec.15 millet 1880.4L y % ' w «.Un médecin habile est à bord de chaque vapeur.pTLes cabines ne sont retenues qu'en payant le prix de passage.Des connaissements directs pour tous les point» du Canada et des Etats de l’Ouest donnés i Liverpool et dan* les grandes villes da conti.3 nent.Un 44 Tender " arec les Malles et les Passagers des steamer* de la Malle pour Lcvcrpool, quittera lo quai Napoléon, tois les samedi» matins à 9 heures précises.Pour plu* ample* detail* s'adresser à | ALLANS, RAE & CIE.Agents, Québec.Québec, 15 juillet 1880.F.0.Vallerand & Frère IMPORTATEURS LAMPES, LUSTKE8, VERRERIES, HUILE I)E CHARBON, Etc., Etc.SEULS PRORIETAIRIM DV Goblet National Fabriqué 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0 STEVENSON, Montréal, Secrétaire du Conseil de* Art* et Manufactured GEORGES LECLERE, Montréal.Secrétaire du Conseil U’Agriculturc, l'.Q.Québec, 18 août 1880.
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