L'électeur, 26 décembre 1885, samedi 26 décembre 1885
Edition Quotidienne, QUEBEC, SAMcDI, 26 DECEMBRE 1835 6e annee.No 129 * .0 JOURNAL DU SOIR PLAMONDON 4 Cie-.Editeurs-PropntS„es.BUREAUX: 34, COTE LAMONTAGNE, QUEBEC.ERNEST PACAUD, Redacteur-en-chef.QUEBEC, 26 DECEMBRE 1885 La messe de minait Iti grande fête do Noel a été célébrée dans toutes les églises de notre ville avec une pompe inaccoutumée.L office de la nuit a été particulière* meut beau ; des foules considérables g'v Mat, portées de toutes parts avec empressement.Il nous serait impossible de rendre justice à toutes les sociétés musicales M.Thompson, l’un des nouveaux ministres,vient d’informer son propriétaire qu’il ue pouvait prendre possession de ta maison ni faire vcuirjsa famille à Ottawa avant que le dernier mot ne soit dit sur les difficultés survenues à la suite de i’exécu- m t-iou de Kiel.Un autre fait important, c’est que plusieurs de ceux qui ont des comptes approuvés contre le gouvernement pour dommages causés par l’insurrection s’étant rendus auprès de l’hon.Thom.White, celui-ci leur a répondu que le gouverne ment avait résolu de ne payer aucune de ces réclamations tant qae la crise Ricl n’en serait pas arrivée à un dénouement quelconque.De son côté, le Mail, organe de Sir John, annonce positivement la prochaine dissolution du parlement et demande tous les conservateurs du bout à l’autre du Canada de s’organiser pour la lutte qui va s’engager.Tous ces faits concordent avec les agissements du parti de la corde dans notre district.Jamais encore on n’y avait vu pareil déploiement de forces, pareils préparatif* pour refouler le courant populaire et arracher au peuple la sanction du crime du lf> novembre.La presse ministérielle entière est mise à contribution.Elle a profité de la circonstance pour dicter ses conditions et rançonner le ministère.Mais maintenant tout est en règle ; il y a accord parfait entre tous 1er organes du pouvoir pour détruire ce qu’ils ont écrit sous l’inspiration du womeut, au lcnd;-main de l’exécution de Kiel et pour engager leurs lecteurs à en faire autant.L'intérêt personnel a, dans le cœur d'un grand nombre, pris la place du patriotisme.Tous les meneurs sont à l’œuvre sous la direction immédiate des ministres pour létinir les débris épars du parti ministériel.lt’Electeur est maintenant le seul à crier au^peuple : En garde ! Nous prions tous ceux à qui parviendra notre appel de nous aider, chacun pour sa part.dans cette lutte du patriotisme contre la vénalité.Que chacun de ceux qui sont restés fidèles à la cause populaire fasse son devoir dans sa sphère, si hum-be, si modeste qu'elle soit.L’honneur national est non seulement en jeu, mais aussi le* intérêts les plus considérables de notre race.La tête de notre compatriote Ricl a été livré à l'ogre orangiste parce que nos ministres 1.as-canadiens, s’appuyant de l'expérience de nos faiblesses passées, ont dit u Sir John l’orangiate qu’en supposant que la mort de Ricl soulèverait quclqu'indignation chez nous, ce serait ua feu de paille.(Va toujours été notro vénalité, notre servilité qui nous ont perdus : clics ont été les grandes cau- ses des mille injustices faites à notre provinee ; ec sont elle* qui nous .ont fait charger de taxes, payer pour le* autres provinces, perdre lo terminus du Pacifique, jeté dau* un isolement fatal la proviucc française de 'a Confédération, décimé notre population par l’émigration.En face do 1 échafaud et du cadavre de Ricl, le peuple a ouvert le* yeux, il s’est réveillé.Va-t-il maiutenaut écouter la.voi^' des traîtres et des racrceuailos (pii l’engagent à se rendormir dans la fausse sécurité qui lui a été si f’uueste jusqu'aujourd'hui ?Voilà lo moment où commence le devoir des vrais patriotes.Tous, en voyant la même presse, les mêmes hommes qui il y a un mois parlaient de vengeance, tenir aujourd’hui un langage*/ tout différent, travailler à éteindre le feu qu’ils avaient eux-mêmes attisé, doivent comprendre aisément ce qui s’ost passé.* Le devoir des bons citoyens, des patriotes, est tout tracé : qu’ils renvoient arec dédain tous ces journaux $oudoyéf en proportion du mal qu’ils font au peuple ; qu’ils manifestent ainsi leur sincérité, leur désir toujours ardent do venger le crime du IG novembre ! La prochaine session fédérale On dit que lo Parlement fédéral est convoqué pour jeudi le deux février prochain, pour la dépêche des affaires.La (iazelte du Canada publierait aujourd hui mémo la proclamation.Quel fait, quel écrit, peuvent-ils noms reprocher ?Qu’ils le disent.La Minerve, qui m scandalise do nos assemblées pour u’exprimer après tout 2uc ce qu’elle même disait au lendemain e l’exéoutioa de Rie], serait bien en peine do spécifier une seule fauto contre nous.Elle n’était pas si scrupuleuse lors qu’en 1877 Sir John et tout le parti conservateur à sa suite, faisaient des assemblées monstres par tout le pays pour renverser le gouvernement libéral, le détruire dans l’opinion publique, combattre tans lea hommes qui l’appuyaient et prendre le pouvoir enfin ! Il parait quo, du moment que ce droit de réunion publique*s’exerce contre Sir John et ses collègues, c’est de la révolution, Sir John serait-il l’autorité tout incarnée par hasard ?.M.McKenzie n’avait il pas la même autorité ?.Toujours deux poids et deux mesures / Pour noua, ce qui était bon contre M.McKenzie est bon aussi contre Sir John, et bous pensons que la peuple peut le culbuter comme il a renversé le premier, s’il y trouve ton avantauge.Mais comment le _ ‘c saura-t-il eue c’est à son avantage sinon par la discussion publique ?Voilà pourquoi on a fait des assemblées partout.Nous regrettons de le dire, mais la vérité est (pie «Lus nos campagnes, le3 journaux n'arrivent qu’iusuffiaammcut à nos cultivateurs.Guère plus de 25 par cent peuvent se renseigner sur les u flaires publ iques par lu moyen de la presse.Nos assemblées étaient donc des plus utiles au peuple qui a besoin do cou-nailrc au jour le jour, les grands événements qui peuvent l'affecter dans sa foi, ta nationalité, sa sécurité.Etaient présents : l’hon.C.À.F.Pelletier, C.M.G., Thon.P.Garneai, M.P.P., M.F.B.Casgraim If.P., MM.M.A.Hoarn C.R., L.P.Pelletier, Charles Langelier, Amcdée Ro-bitaille, Jules Tes.s Best Pa- came.Plusieurs questions importantes furent discutées.Avant de s’ajourner, le comité décida à l’unanimité do faire adresser à ton* Ici maires et secrétaires-trésoriers du comté de Qnébcc l’article du Chronicle du 23 courant, intitulé : “Sir Adolphe Caron” et dont Y Electeur a douué la traduction dans son édition de jeudi.Le comité va organiser un certain nombre d’assemblées publiques d’ici à la session.I/iirrivée tic vin cl Caron A ¦wLM LL MOUVEMENT NATIONAL (ETTELETTEEDU K.P.ANDRE A HI EL Le mot d’ordre du parti de la corde est d’empêcher la libre discussion de la question Kiel en assemblées publiques.Il y a eu assez (l’agitation comme cela, disent les organes pendards : soyons sages, soyons dignes, croisons-nous les bras ; attendons les événements.Pour couvrir cette odieuse conspira— tion, on invoque le respect dû à l’autorité, les grands principes d’ordre, jusqu’aux sages conseils de Mgr Taché qui demande à ses compatriotes de uc pas sortir des 1 i»ite§ d’une agitation constitutionnelle.Il y a plus.Pour se justifier de leur conduite louche, ces journaux culotn-uienfc les patriotes restés fidèles au serment du IG novembre ] ils les représentent comme des démagogues, des radicaux incitant le peuple à la violence et à l'anarchie.L'l ni ai d»:s Cantons de VEst viCLt do faire une superbe réponse à C2s viles Le Canadien ot les autres journaux «• ministériels publient avec complaisance la lettre du P.André à Rie!—que nous avons reproduite jeudi—comme si ce document avait en soi quelque chose do favorable à la cause ministérielle.Cependant cette lettre est bien réellement une des pièces les plus écrasantes qu’on pût produire coutre les ministres.C’est une réfutation catégorique du fameux mémoire do Sir Alex.Campbell, et de M.Chaplcau, qui se sont tant appliqués à représenter Kiel comme un ambitieux, une ;imo vénale, astucieuse, qui s’était fait ^inviter par les Métis de la Saskatehouan à aller à leur secours.La lettre du R.P.André à Ricl, remise par M.Caron à M.Tarte, lé-truit toutes ces prétentions en établissant hors de tout doute que Ricl n'est venu aemettre à la tête des Métis que sur la (lemaudo des missionnaires et les dénonciations dout la Minerve se fait l’écho à Montréal, et le Cana lien, Y E- j vives instances des Métis.jouruavx vénement et tous les autres ministériels à Québec.Voici l’article du Y Union : “Depuis plusieurs jours, Y Etendard porte un défi à nos adversaires do spécifier daus lo mouvement national actuel, des faits ou des écrits pouvant être raisonnablement interprétés comme hostiles aux anglais ou révolutionnaires.Persoune n’a encore répondu, pour la bonne raison que le inouvemeut national a été et continue d’être ce qu’il y n de plus constitutionnel.Partout les assemblées ont été paisi-siblcs, et les discours tout à fait dan* l’ordre.Nos populations ont usé du droit de réunion, et n’en ont nullement ab:i; sé.Ce droit, on lo sait, est comme la pierre angulaiio de la constitution anglaise.• • Quant à la presse, elle a été aussi généralcmmt digne dans la véhémence de scs dénonciations.Dans tou* les cas, elle n’a pas excéda lo tou erdinaire des luttes de parti.Qu’on songe que cette lettre qui faisait probablement partie des papiers trouvé* sur la personne de Kiel et que le général Middleton a refusé de produire devant le tribunal de lléginu, a été tenue secrète jusqu’ici par les ministres.M.Caron, qui s'en était emparée, la rend publique aujourd’hui que Riel eat pendu et qu’elle ne peut plus servir à lui sauver la vie.Tous les gens bieu pensant* ^diront avec nous qnc M.Caron, en livrant cette lettre à la presse sou* le prétexte de se justifier, a fourni une arme terrible ooatre lui-même et contre ses collègues MM.Campbell et Chaplcau.Un citoyen respectable do cette ville nous a roulis jeudi soir la lettre quo voici : Krncst Pacaud, écr., Y Electeur, Monsidu r, Je viens do lire dans l'Evénement do ce soir le paragraphe quo voici : “L' E scieur est mal renseigné quand il (lit qu'une escouade d'hommes de police avait été mandée à la gare du PaVais, à l'arrivée de »Sir Hector Laugcvin et de Sir A.I*.Caron.” Je suis en position de vous dire que c’est Y El ctcur qui est bien renseigné et que c’est Y Evénement qui trompe lo publie.J'étais à la gare mercredi matin, en compagnie do deux de mes amis, lorsque Sir Hector Laugcvin et Sir Adolphe Caron sont arrivés par le convoi du chemin de fer du Nord.J’ai vu débarquer MM.Laugcvin et Caron.M.Caron est descendu au bras du lieutenant colonel Vobl.chef de police.Lorsqu’ils sont sortis des chars, un détachement de i olico «’est formé eu rang depuis les chars jusqu'à la porte ceutralc de la station.Il y avait dix à douze hommes de police stationnés ainsi à une distance de dix à douze pied*, il y avait en outre aux portes les hommes do police nui s’y tiennent d'ordinaire à l’arrivée des trains.C’est M.Jouanettc.ancicu détective, qui a accompagné M.Caron à son arrivée et pris charge do a>n portemanteau.M.Jos.Bigaouctta est le cocher qui avait été retenu pour l'occasion par M.Caron.V#trc etc, Unqbi à t u.Autre attestation Notre reporter ayant appris que M, le Dr A.Watters, en qualité d'inspecteur hygiénique, avait visité la train du Pacifique le matin de l’arrivée des ministres.est allé rintcrrtger.Le Dr Watters nous a en effet déclaré qu’il avait vu le* ministres dans le char-Pullman et leur avait même posé la question régiernentairo au sujet de la vaccination.—J ai vu dan» la gare et parfaite* nnnt reconnu, a-t-il ajouté, le colonel A obi, chef do police, en uniforme, ainsi qu'uno quinzaine d’hommes de police échelonnés ç.\ et là auprès du train.Je uc me suis pas onquis de la raison de ce déploiement deforces inusité.Comité national Il y a ou jeudi soirj à l’IIôtel de Ville, une réunion importante do ce comité.• ACTUALITES La présentation des candidats à King, N.B.,a eu lieu jeudi.L’hon.M.Poster, le nouveau mi* nistro de la marine et des pêcheries, a a pour adver.-aire le Lieut.-Col Domvil-ic, ancien représentant de ce comté.Il n’y a pas eu,pendant ces derniers jours, un seul décès variolique à Montréal.Il vient de bc former un bureau do Commerce à Ottawa.On apprendra avec plaisir daos notre monde littéraire que Son Honneur le juge Itouthior donnera une conférence, mercredi soir, devant la société Littéraire et Historique de oetto ville.2 LL L/ELECTEin fi Le Parlement anglais ae réunira le 12 janvier.Lee libéraux ont à l'heure qu’il est absolument le même otmbre que les tensorvatcurs et les Parnellistea réunis.Mais il reste eucare deux élections à «lire.Oh dit que, pour ae eoncilier la pro-tuido do Québec, le gouvernement fait des efforts pour engager Son Honueur le lientenaut gouverneur, Massou ù «kam-ger sa position avec Sir Adolphe.NosJ ministres croient qu'en jetant M.Caron par dessus bord, i s feraient au public une concession qui aurait l’eff t d'opérer un retour de sympathie.On «c trompe sur le sentiment publie.Le sacrifice du plus nul, du plue insignifiant des trois ministres bas canadiens ne saurait le satisfaire.Il faut que les deux autres, Sir Hector et M.Chaplcau,disparaissent aussi.Ceux-ci ont beau se cramponner, jeter eu pâture j\ tous les êtres vénal» de la presse et du Parlement de l'or et des honneurs, pour échapper ù la vindicte publique, il leur faudra bientôt déguerpir.Nous allons voir qui va l’emporter de cca ministres coupables et des sangsues collées à leurs flancs ou du peuple si indignement outragé et exploité.Quant à l’hon.M.Ma-son, l'un do *03 hommes politiques les plus honora aies, nousdoatous fort qu’il consente à servir sous Sir John dans les eiroons-tancos.Nous est avis que s’il avait à rentrer dans l'arène politique, ce serait plutôt pour se mettre à la tète de ces conservateurs indépendants qui ont décidé de rompre leur vieille alliance avec les orangiste» d’Ontario.Nous avons fait erreur en disant jeudi qu J le te avait îefusé de pu- bfier lea résolut ions adoptées par les électeurs des Kboulomente.C’est au Canadien que le chef c#a-«ervateur dé l’endroit s’était adressé pour publier ces résolutions et le Canadien a refusé.Il y a aujourd’hui à St Constant, comté de Laprairic, à 11 h.a.ni., une grande assemblée publique des électeurs de ce comté pour adopt *r des résolutions au sujet do l’exécution de Kiel.MM.Bellerosc, Desjardins,(xirouard, Trudel, Bergeron, Lareau, Poirier, Dosiuarais, Clorau, Duhamel et Doré porteront la parole’ Les deux députés du comté ont été invités à se trot ver à cette assemblée.Demain sera lu, dans toutes les églises du diocèse, un mandement de Mgr T Archevêque promulguant l’oncycliquc J m moi talc Jh’i.Du Journal de Québec : “Le Globe ridiculise le J/uî'.qui persist; à monter la tète à ses lecteurs sar l’éventualité de la domination française en Canada.Comment, se demande ie Globe., les Canadiens français, qui 11e forment qu’un quart de la population totale, pourrait ils dominer les trois autres quart*?Le mauvaise foi du Mail est mise ù nu dans cette simple question.” Pour une fois dans sa vie, le Jount il de Qiébcc admet que le Globe, le principal organs des .libéraux d’Ontario, a raison contre le Mxit, l’organe de Sir John.mer- Nous lisonsjlans le Witness de credi : “M.B.Globenaky a donné hier noir, à%a résideucCjiin superl e banquet à Son Honneur le juge Oaroa et madame Caron, de Québec, l’hou.M.Chaplcau et madame Chaplcau, M.et madame Dan seroau, Thon.M.Lacoste et madame Lacoste, Thon.L.O.Taillun, M* L.A.Sénécai etc.’’ Dit le Franco-Canadien : c* Qu dit que la JIinert e tu s’appeler la Cordc, et le J/ mde, la Faïence.” Une particularité me frappe : c’est le nombre de Canadiens-français qui sont prêta à excuser lexéeution do Biol, noa parce qu’ils la considèrent justo et opportune, mais uniquement pour faire leur tour b MM.Langevin, Caron, Chapleau, et Sir Joliu McDonald.Or, aide toi et le ciel t’aidera,” avant de s’attendre à voir lea Anglais et les protestants revendiquer les droits et lea libertés des compatriotes des Canadien dans le Nord-OueBt, oea derniers do-vront commencer par proaver leur houuôtsté et leur sincérité en ohtssanfc du pouvoir Us oppresseurs et les exploiteurs des Métis, les bourreaux de Kiel.Tant que les Bas^Cauadien* consentiront à suivre Langevin, Chapleau et Caron ; tant qu’iU baisseront la tète bous les insultes que leur lance l'organe do Sir John McDonald, le Mail, les libéraux anglais ne peuveut guère faire un grand fonds sur l’honnêteté et la sincérité do leurs intention^ Le Mail s’applique aujourd'hui h formenter une guerre de race, dost l’objet n’est autre que l'extermination des Canadiens-Français.Il parlo de les dépouiller des droits que leur assurent les traités.Il appelle à eon aide dans cette œuvre tous les anglais, constrvateurs et réformistes.Le Mail parle au nom de Sir John McDonald, de Sir Alexandre Campbell et des autres ministres d'Ottawa.Les réformistes protestants qui refusent do se joindre au Mail sont dénoncés«omaie traitres.Cependant nous voyons des Canadiens-Français comme Langevin, Cha-ploau, Carou, Tassé, Grandbois, Bossé cf autres, encourager tacitement lo Mail dans scs brutales attaques contre leurs compatriotes.Nous voyons des journaux français, comme la Minerve, le Monde st autres, non seulement supporter le parti du J/ci/, mais déclarer que la grande massa des électeurs de Québec approuve l’exécution de Kiel otreat prêle à appuyer tous les actes du gouvernement.Comment peut-an exiger des Anglais et des protestants qu ils coudanituent le gouvernement pour avoir pendu Kiel lorsque des Canadiens-Français refusent ?Tant que Sir Het tor Langerin, Sir À, F.Caron ci let autres mi listres responsable» de l’exécution de Kiel seront maintenus, en ofico, les Canadiens-Français n* peuvent s’attendre que les anglais veut faire du zèle pour blimer l’exécution du Kiel M.Biako a manifesté non sv a lame ut une grande sympathie pour les Canadiens-Français, mais encore son vif désir de gouverner le payshonnête-meut et bien.En votant pour l'incorporation orangiste, il aurait pu s’assurer l'appui de la faction orangiste entière ; mai» son grand tous de droit et de justice l’a empêché de donner un pareil vote.A la session dernière, il a prononcé un discours de maître en faveur des Métis opprimés, que Sir John a déclaré être uu véritable plaidoyer en faveur du Kiel.’ Sir John McDonald est orangiste et franc-maçon.M.Blake n’est ni Tub ni l’autre.Mais, dit on, ce n’est pas un crime pour Sir John qui est protestant d’être orangiste et frauc-maçon, tandis que c’en serait un pour uu catholique d’appartenir à l’nn ou l’autro do cos ordres.D’après lo même raisonnememt, je dis que tout excusable que ce pourrait être pour un Anglais et un protestant d’approuver la Manière dont le gouvernement a truité les Métis, es serait pour uu Canadien-Français une trahison de sa race et de sa foi que d’en faire autant.Il ne fait pas oublier que lea protestants anglais ne voient pas Riel du même œil que les Canadicns-français.Ils n’ont pas les mêmes intérêts d’attacher une grande importance à sa mort, et l’on ne saurait raisonnablement exiger d eux qu’ils sortent de leur élément pour vénérer Kiel, surtout lorsqu'on voit tant de Canadiens Français paraître croire qu’il méritait la tarde.Si les Canadiens-Français n'ont pas assez d’esprit do corps pour ressentir les injure* du Mail et pour châtier le» exécuteurs do Kiel, ils n’ont aucun droit LES RENEGATS Pour la première fois depuis son retour d0 s’attendre que les autre* vou?se cha-à Québec, Sir Adolphe s’est montré en ^cr ]c fairo à leur place.Pour quelle public à in messe do minuit, à la chu- raison M.Blake, on Sir Richard Cait- pelb du séminaire, entouré de force armée.Escorté de policcimn à son arrivée, de soldats à sa première sortie, décidé ment Sir Adolphe a peur.Y NE AUTRE LETTRE IMPORTANTE Un homme marquant dans la politique d’Ontario nous écrit : E.Pacaud, écr., M Directeur de T électeur, Québec.M.le Rédacteur.C’est du regard d’un libérald'Ontar.’o animé du désir défaire régner l'harmonie entre toutes les classes du peuple canadien, que j ai suivi attentivement la présente agitation sur la mort do Rich wright Se feraient ils les champions de Kiel, quand Langevin, Chapleau, Caron et les autre?,qui sont du même sang et de la même religion que Kiel, refusent d'en faire autant.La première chose que le peuple do Québec doit faire pour montrer ?a sincérité est de chasser les bourreaux du pouvoir.Tant que cela ne se fera pas, on ne pourra s’attendre au redressement des griets métis,et tant que les présents ministres bas canadiens seront maintenus en charge, lo peuple des autres provinces sera justifiable de croire que les Canadiens-Français approuvent l’exécution de Kiel.Un réformiste »’Ontario* Cornwall, 22 décembre 1E85.“ Em 1837, comme de not jours, re marque la presse, il y avait des patriotes et des renégats, en 1887 comme de nos jours, les renégats étaieot des ambitieux égoïstes qui troquaient l’honneur pour leo honneuis, des bureaucrates qui avaieot trahi leur nationalité pour une plaoe ou des faveurs.Pour bien ac rendre compte do l’objection de ces mauvais citoyens, il faut voir avec quel mépris Lord Durham traître les traitres dans sou célèbre rapport de 1880.Sous la réserve apparente de sou langage, il déslare tout uct que ce» gens ne sont d'aucuae utilité, parce qu il n’exerceut aucune influence sur leurs compatriotes, qui les rcgarMit “ avec une haine aggravée, comme étant des reuégats de leur» rase.” Ceci est tout naturel, et il en est de même dans tout pays où se produisent ces sortes de trahisons.Mai» voici le dernier mot, le suprême châtiment de» traîtres : Delà part des Àoglais auxquels ils ont tout sacrifié, “ ils u’obtieuuent, dit Lord Durham, que peu u'affection, de coufiance et d'estime ” on s’eu sort, mais ou les méprise et o» le leur lait sentir.llepoiasé» des leurs, ils ne peuvent pas même trouver, dans lu uuuveau camp où Inhibition et 1 amour du lucre les ont conduits, d'honnêtes gens qui consentent à frayer arec eux et à leur tendre une main amie.Combien l’histoire en contient-elle de ces revanches de la justice du peuple sur les grandes trahisons nationales ! 11 est impossible de regarder ce qui se pssse devant mous sas» se rappeler oer-laius homme» condamné» par la fatalité de leur faute h trainer une vie misérabls et à maudire loir égarement d uo jour saos que rieu ne «oit capable d’effacer auprès de leurs concitoyens et do la postérité la souillure imprimée ù leur front.Qui ne sc souvient des cas trois soldats célèbre» : Bourmont le conquérant de l’Algérie, Mannont le grand Organisateur de la victoire du Napoléon, et Bazainejlo hcroi dn Mexique, auxquels la bravoure u'avait jamais manqué sur h s champs de bataille, mais dtut la loyauté a failli en face de l’étranger.Il* avaient derrière eux tout un passé de gloire et d’honueur.Rien n’y a fait.Il leur a fallu trainer pendant leur vie, comme uu boulet au pied, le souvenir de leur faute.Nous avons cu,nous aussi, après 37, nos traitres.Leurs noms i-out dans toutes les memoir;».Quelle a ét5 leur vio, au milieu de la réprobation publique qui faisait le vide autour d'eux.• Quelle a été la situation do leurs enfants, repoussés de leurs camarades dans les é-oles, condamnés à grandir avec une génération qui avait appris ù épeler leur nom pour le maudire, et pour eu associer la mémoire au souveuir de la nationalité trahie ù l’heure du bon combat.Ces choses sont d’hier et l’histoire se renouvelle.11 est bon de le» avoir do-vaut le» yeux, car la leçon du passé ocra pour les hommes i:d'aujourd'hui la leçon de l’avenir.L’histoire se fera ; elle se fait déjà sur les événements auxquels nous prenons part.I.’humble toit dan* cinquante ans No conuailru plu» d'autre histoire.On parlera de nos luttes astucllos, comme on parie aujourd'hui dca luttes de 1837.‘ Quel souvenir et quel nom laisseront à leurs concitoyens, a leur pays, à la postérité de demain ceux qui ont déserté la bonne cause ?O’est Lord Durham qui va répondre : “ Qaclque* exceptions marquent l’exipteuce de la règle générale de l’hostilité nationale (entre Anglais et Fran çais) plutôt qu'elles n; militent contre elle.Un petit nombre de Français, distingués par de» vtio» larges et modérée», condamnent encore lea préjugés uation&ux et la violence ruineuse de leur» compatriote», tandis qu’ils résii-teut à ce qu'ils considèrent loi prétentions violentes et injustes d’une minorité et b’e fit reçut de former un parti moyen entre le» deux extrêmes.RACE ; TANDIS QU’ILS N’OBTIENNENT QUE PEU D’AFPIC-TI#N, DI CONFIANCE ET D’Etf-TIM1 RÉELS RE tEUX AUX QUELS ILS SB SONT JOINTS.” PROCES TERBAL stunt as emb1Fa t ennemie 1C décembre 1816 am- Ebsulements, peur protester contre *'exécution de Riel.A une assemblée des paroisnieua des Rbomlement», tenue le D» décembre 1885, étaient présent» de troi» coût» à trois cent cinquante citoyens des Hboulements outre plusieurs personnes influente» de* paroisse» environnantes et de Québec.M.le Dr Lepage agissait comme président, et M.Charles Elic Tremblay comme secrétaire.L’assemblée fut ouverte à deux heure» par le président qui so prononça fortement contre l’exécution de Kiel, après avoir donué communication do deux dépêches venant de M.J.C.Kane, écr., N.P., et de Ch.Augers, écr.,avocat, disant que ces deux messieurs regrettaient beaucoup de ne pouvoir assister à rassemblée, mai» qu’ils s’associaient de tout cœur uu mouvo meut.Une invitation avait été adressée à S.X.Cimen, M.P.P., d’assister ù cette assemblée ; M.Ci mou n’y assista pas.Invité* i parler, Thon.C.A.P.Pelletier ; J.A.Tremblay, écr., N.P.: J.b.Perreault, écr., avocat ; M.le Dr Hamel, M.Jos.Archer, M.J.À.Martin, écr., avocat ; M.Germain Lajoie, maire do Saint Irénéc, ec J.E.de Gagné, écr., firent de magnifiques discours, faisant l’histoire do lu rébellion du Nord-#uest et protestant tou» énergiquement contre ce que rassemblé* s’est accordée à traiter de crime politique et de lèse-humauité, de ooucessiou honteuse faite à T infâme secte orun-giste.Résolu ; lo Que cette assemblée; sans justifie: l’insurrcctioc des Méti», *ar il est défendu par la religion catholique do se soulever coutre le pouvoir établi, sympathise avec l’infortunée race métisse dans ses malheurs, et comprend pourquoi ce» braves gens avec qui nous sommes liés par les lieu» du saug et do la religion, se sont soulevé»'contre le» tyrannies des employé» du gouvernement; 2o Que la race Métisse avait besoin d'un chef et qu’elle avait demandé et obtenu le précieux concours de Louis Iticljiiu.de ses enfant» dévoués ; 2o Que ce chef Louis Kiel a fait ooblemeut sou devoir pour défendre les droit» et les propriété» des fiions ; 4e Que Louis Kiel, pour avoir trop aimé ses frères métis et sa patrie, a éié conduit à la potence et exécuté malgré les demandes fréquentes de plus de uu million et demi d'habitant» Canadiens français et d’un demi-million d’Irlandais ciatholiqucs et d'anglais bien pensants, demandant la commutation de la peina de Kiel et ie pardon de» siens ; 5o Que c’est l’opinion de cette assemblée que lu tête du {patriote Louis Riel a été donnée en pâture à la socle orau-giste, l'ennemie jurée de notre race et de notre religion ; 6o Que cette assemblée a va avec peiae et douleur uu de se» eufauts, Sir A.P.Caron, festoyer sur 1» tombe de Riel à Winnipeg au mépris do toutes les convenances nationales.Co Que cette asc>cmblée proteste cou-tre l’injuste exécution de Louis Kiel, patriote martyr,et saura eu tenir compte à qui de droit en temps et lieu.A.D.Lrpage, M.D.président.Chs.Eue Tremblay, Secr.-Trés.L’AGITATION ST ISIDORE DE PRESCOTT Il y a eu service fuuèbrc le 1er décembre courant pour le repos de l’âme Je Louis Riel, puis une grande asscin-* bléo, ù laquelle out été adoptées des ré- grande partie du ciergé’ catholique, wrV T ' À’ c ([uclqucs-uus des principaux proprié- ao!u.t\oas «“1“°»« k‘s / • * i .a , J .ministre» Langevin, Chaplcau et Caron tairos ue» families scigucuriales, et .4 ., T ., _ , _ * • J.- sont, traites de Juche» et de traîtres.L as quelques-uns de ceux qui wont influencé?par d’anciennes connexions de parti, appuient le gouvernement contre la violence révolutionnaire.Très peu de personnes d’origine anglaise continuent ncorc à agir avec le parti qu'ils épousèrent daas l'origine.Ceux qui affectent de former us parti* moyen u'exercent aucune influence sur les extrêmes cm contention; ET CEUX QUI FONT CAUSE COMMUNE AVEC LA NATION DONT LEUR NAISSANCE LES DISTINGUE, SONT REGARDÉS PAR LEURS COMPATRIOTES AVEC UNE HAINE AGGRAVÉE, GOMME semblée était présidée par M.J03.Leduc voc le 1)^’ Denis comme secrétaire.CONSEILS MVK1C1PAUX Le 7 décembre, le conseil municipal d» Chambly-Canton a adopté le» résolution» du Champ de Mars.Le 15, les mêmes résolutions ont été adoptée» par le conseil municipal de St Sulpico (L’Assomption), LIVRES D'ETRE® J.HHT.ZKL 1 Oit, Editsma.— Jatth.AUTOUR D’UN LAPIN BLANC Par F.àlovi Un volume ii-8®, m Kratké F ‘ Breehi, 5 fr ; csulssaiê, 7 Jr.Uue des choses lea plus délicates et lee pluz difficile» de l’éducation de* enfants c’est iucontestablemejRt la réforao des caractères emporté».Rieu n’eu mieux fait que le livre de F.Alone, Autour d uu t*pin blanc, pour en montrer h* inconvénients, quelquefois les dim'ers et pour servir d’enseignement & tic» eu-fant» dont le cœur est loin d’être uum-vais, mais qui ae savent ou ne veulent ni rompre ni céder.De charmâmes compositions de Kratké ornent ce livre d! uue inspiration autsi saine que fraîche et qui mon tre ausai i|\iol empire peu» vent exercer la douceur et la patin ente sur les organisations le» plus difficiles et les plus rebelles.Autjur a*u niapin blanc rappellera aux lecteurs Pierre Casse Ceu et Yette,dm aimables livres de Brentzou : La petite JjouiteUe, Gennevrayo ; 1 ts Expériences de Madeleinef de C.Lemaire ctxj.J.HETZBL IHC JkOtlu à Cic, Üdilourt.-A-Pail# 13 VOYAGE D’UNE FILLETTE AU PAYS DES ETOILES Par P.Goczy On vtlttmo in-b0, illusiré Drstrz Broché, 5 fr.; cartonné, 7/r.Mettre la Fciencc à la portée dts jcin ne» intelligences n’est point chus» Loi.h.Il faut une dese énorme d * savoir et de bien dire.C es deux qualité?«listent, au plus haut degré, duu» le lint de M.Gouzy : Voyage d une fii ttk au pays des étoiles, fort bien illustré p&r Destez.Les gens da monde liront ce beau livre avec Luit et connaîtront, outre les principaux phénomènes physiques et les lois qui les régisfieut, tout notre système planétaire.Lj Voyage au pays da éloi.fS jl &\ place toute marquée dans la fcéue faite aux livres de vulgarisation scientifique, ù coté de ïHistoire d'u ne Boui h ’y de pain et des Se vitcurs de VEstom c, J.Macé; do lu Gilcppc et do» Aventures d'un G ri-Ion, du l)r Candèzc ; / raraï leurs et Mafaitcurs microMfl-quis, do (Jahturs et Roche ; du Y Lit totre d'un Ruisseau ci do VJ/isteirt et tue Montay.e, d’Elitéc Reclus; de la Plante et du Jardin d'A>\ li/nstion, de Grimardjde Y J listé ire su Ciel, de Fiamaiarioa ; des Sciences usuelles et des f0 nim unie* liai is de la Pensée, de Du Temple, et des ouvrag s do \ iollet-le-Due: Histoire d'une Miiso •, ttu% Dessinateur, sCvue Forteresse, de l'Habitation humaine, d'un Hôtel de ville et d'une Cathédrale.ANXOXCK* XOlVHLïÆi Vente par le Shérif.Présent» pour Noël—Glover, try à Cie.Bière et Porter.—N.Y.Montreuil.Terre h vendre.—Robitailie 1 Piclur.Beaux Cadeaux de Noël.—11 n«ht 1 60.Confiserie Kejièrieure.—W.McWiiliam.Avis a x gourmets.—G.Bouchard.^ La saaté est la fortune.—A.B.Dupuis.A fis important /— Gingras.Langlois a t:c.Un a bcsota.—» It.Pel Liter.UsbiHooeuU d’hivor.—Gtever, Fry s «C e, Avis aux entrepreaeurs.—B.uaelLt.On deuiuuds.Argenterie massive.-—G* Seifert.Classes do soir.—M.K.Cêté.Fou entres.—G.R.Refrëur x Cie.AviH —Grave! a Giguère.A vendre.—N.Lcpiuay.nouvelles LOCALES PROTESTATION L’Union St Joseph du village Lau-zou a adopté des résolutions de protestation contre l’exécution de Riel, à l u* ÉTANT DES RENEGATS A LEUR uanimité de tes membre».AUJOÜRDIUn 26 DECEUHBï : *• Etiorme— Lover du soled u * u- » coucher à 3 heure» 57.Dernier quartier do la lune lundi uuv.m a » h.22.Quarautc-IIetires demain Beaumont.I buts : variable, calme et froid*—! ¦ mètre 10° .MORTS SUBITE» Mme Grarel, épouse de M.dre Gravel, cultivateur * du Lbatea» Richer, est morte subitement hi;r.diSfunte Otait ogrîe .d'une quarantaine d’anute» et u’avait, qu’uu entant, w coroner Bellcau dû .tenir une enquv» aujourd’hui.—Mme Connolly, épouse de M.Cou-nollT, l'un dr« entrepreneurs du t>ass u de carénage de St Joseph de Levis, et morte subitement à Indiana, Ltats*t d* .M.Connolly fcst actuellement à la LC7 lombio Britannique. I ».’ ‘h TJUM8ACÏI0M IJIMOBltlEEE M Falardeon, riche rentier d« St g.nveur, tient de faire I'acqmialUoo «onlina i farine et de la propriété de ft0 i.B.llenaud, à Beauport.hx ria du mo.idk g’il faut eu croire »»e prophétie de Soiirtto»»# telle °,C1J C6t fait de *ô»i Oumt Georje* Die« otudfiera, (jae Mire U kt*sa»cit*r»»7 ju «u* **int JtHU Io P**1***» L* ûa du monda arrivera I qui doit eeriamemset vouloir dire que le monde finira lorsque la Saist George se trouvera un vendredi !*int, la Saint Marc le jour do Pâques et la rôte-Dieu lo jour do la tfuiul- Jean.Or, la sinistre prédiction devra s’accomplir en 188G.E* effet, lo vendredi faint arrive le 23 avril (saint George) ; Pâques, le 25 avril (saint Marc), et la Fête-Dieu le 24 juin [saint Jean).CLUB DR RAQUETTE LB M#NTAGNA1S Assemblée générale lundi le 28 courant à 7.30 h.p.in.au lieu ordinaire, pour affaire importante.Par ordre A.Fontaine.Secrétaire.îfc WN K CAItTE A terns ceux qui souffrent des suites d’erreurs ou d’indiscrétions do jeunesse, déblito nerveuse, épuisé men* avant l’âge, perte do virilité, etc., j eu verrai, «0ÂTUITEMKNT, une recette qui vous guérira.Ce grand remède a été découvert par un missionnaire duns P Amérique du Sud.Envoyez uuo enveloppe, Ïrtant votre adresse au rév.Joseph '1.man, Station D, New-York citi/.lan.TAPiSflKlUES La maison Gauthier »t frère est cer-taiiK-ment celle qui, à Québec, est la mieux assortie en tapisserie* de tous genres lîM.Gautiiicr A frère ont au moins plus de 50,000 pièces de tapisseries, depuis la plus commune à la plus riche, ù de?prix variaut de 4 cents la pièce eu moulant aussi un assortiment complet de toiles pour fenêtre, de patrons variés, à CO cents.Au?si vitres, peintures, «\ trèi bas prix.Les WM.Gauthier fout, une spécialité des vitres en couleur pour chassis d’église, \U peuvent remplir sous 8 jours toute commande pour miroir, grandeur 8 x 15,et plus petit Venez voir et vous aurez satisfaction.1 moi».ABONNEZ-VOUS A L’XUCIIVB Aujourd'hui Punique organe du mouvement national dans le district de Uuébeo PEIECTEÜR c*t aujourd'hui indispensable pour tous ceux qui veulent suivre pat A pas la grande évolution politique qui fe’opèro pur tout le pu va.SON EDITION QUOTIDIENNE contient un exposé ruiuoiutc, prépuié avec Hoin et au prix de beaucoup de tn.vull, des questions qui passionnent tous les esprit*.SON EDITION HEBDOMADAIRE eftt uu recueil tre* complet do tou.s le» gra-V' h événement* de la semaine.L'KLEUTEUri donne aussi un résumé complet «le toutes le* dépéchep du pays et de l'étranger, font.s les nouvelles do la cité et «lu district de Québec, et un maguiliquc feuilleton littéraire.ARO.V\E.lïENTS : Edition quotidienne.Jn an.$3.C0 •*s*x mois .0 ft ci s moi*.0.75 A ait ion hebdomadaire Un A- .$1.00 Six mois.0.50 Trois mois.0.25 VsTLt prix de l'abonnement est strictement vai/ab »* La circu'aUoii croissante «le L Electeur «*n fait un journal précieux pour Ii EM A A X O ^ € fi': i; fit M qui par ?on entremis* sont certains do faire connaître leur commerce ou leur industrie de toute* les dusses de In société.PLAMONDON a CIE, 3d, Cote Lamontagne, Québec Va».QUEBEC-CENTRAL ARRANGEMENTS D’AUTOMNE et d’hiver A partir «le LUNDI,le 3d octobre 1985 e* convoi* circuleront comme suit : Départ «le Sherbrooke pour Joncti on IL .tucc, Lévis et québeu.Malle*.A.U.8.15 I*.U 1.10 3.45 4.0U Mate.NAISSANCE A Lévii, le 2d du ixoiu courant, dame de M.Ch.Darveau, avocat, fils.la uu A.M.7.15 1*.M.4 30 a.v.l.lo 1.25 6.15 • ••••• » e % • • ••• Afiuouce&i ^ouvdlcs Vous voulez de vraiment JMJX CAEEADX DE NOEL r.m.3 00 8 00 A.U.5 00 10.00 A.M.G.45 I».y.3.00 ALLEZ AU B0\ EABltOIT " Nouveaux article» onro- pécuH : filégaut* néceiarim pour dame* ut ines-*ieur«, encriers, au n driers, pn**c.partout*, lunettes d’opéra, «usutiUe* ù ouvrage et bijoux, j>r.«*s#-papiers, sécrétait ev, vases, éta-fireiâ pArfums, toilettes, plume* et crayons dur, livrea de cadeaux illustrés.LE NOUVEL AGENDA POUR 1886 U.I»a célèbre bière Labatt do Londres «'«t reconnue la meilleure du Canada par le.coatrahison et l'imitation du véritable libelle p-ir de* bras.ïours et cmbouteillours peu scrupuleux.fit LES FKTkOS, utdicic/, la célèbre USèrc et l*«>r-1er bnlmff, KiOiidre.s t*t ireu ppt nez point «ruiitre eu KubstifutioEi.N.Y.i p.s.- 10 déo Ne ni a (vent, t&iiébee.En tnninâ le stock le plus confidéiablc de Québec do Bière en bourcllles.lui La Santé est !a Fortune GA fil K At’X COSfFISKKIEM FIIELATCEM I-.l M AISO.Y 57, RUE ST-FAÜL 57 A conquis la couftunct* de ses nombreux patron* eu no leur fournissant quo de* PiU * DU ITS PURS ET DELICATS.A ItOAHOlVSde tou* goures que fabrique et importo cet établissement-^LE PLUS CONSIDERABLE DE LA VILLE, peuvent satisfaire loi goût des plas ruflitté*.Uue grande variété do RISCUITS DE IM AT A Sbfl IL spécialomout pour e* fête*.fiiJE POIDS UXUAXWI B-M MARCIIK UïmYAU KN GROS SEULEMENT Vente parle Shérif FERME ET Wï DE (JREVE a vas anrouiAXT DE ÜUANDE V A « « !•’ I ' 11 ' • • ** Termes «I«* pnicment fncilf’N.—> «Tardent eomptasif r«k«|ttlir QdkBBC [ Cour Supérieure District de Québec.) No 2254.Marguerite Savant,'de la parois» * i St-Alban, épouse de George • 11 oage, contractent, «lu rn«hn * I i • ut dûment autorisée A esters * / lier, Douma c s* VS Lu diUGeorge Bcaucage, > 11 i rie Une action en séparation de l i i » » iti instituée en cette ca» *e.Quebec, 14 décembre 1885.PELLETIER A BEDARD, Procureurs de la DemandeTSbsc.15 déc lin Avis aux Gourmets A YËXfifillK ÎOO tlnetteu dtt b«Mirr© supérieur extra, venant «lu la fromag«rie de la Riviére-Ouello.GUILLAUME BOUCUAltD, Etui Ne C, Marché Fialay.li it* 2s Le certifient suivant venant «1 uno liante nutoii é, vu que la personne qui le doun# et-t im'de in dki ]>ort, h une valeur q'«i ne Nuirait 0 ro niée même par 1-s hc ^-.ojilc*.M.Giiumri, auquel la lotira ont ;uh« • *.* , c»*L le pré*iib*i»t du lu compugnio de J : cé.èhr»?SOURCE DE ST-LLON.Québec, 30 juii 1885» Cher p!- Oilman, Je ponsu quo co fait doit Hn* r-ndu pu* bile quo l'Eau Miuérale de St*Léoii *: l ht ro-niéd'* ht pim- cxccllout que l'on «hu contre les fièvres scarlartiuc* et •:«- rougc«*le Je prétfîi'l.s .voir étfi !«• premier à découvrit cette propriété du cette cnu«*t d’en avoir pit'Uvé l’cfliciicité dans pluriirur* uxpéiicn-ces.11 est étonnant de voir avec quelle ra-\ itliié « cite eau lui : sortir les éruptions de la fièvre scarlatine et débarrassa la gorge «lu putiv-nl H.UIH l uid'* d'aucun autre remède Il n’y a rien de pareil dans b»us 1er, rviné Ica « ontiua j‘i.*-qu u prés* nt Je pr serin tm l ain « hiiutf chaque jour dans l'Eau Minérale et d’en boire autant que possible juin «;t nuit-il ne tant pas s'oacupei tl’s vnuiissemeiit-«l«ii tèmu «h; toi* te substance délétèienvc« beaucoup de rapidité.J'ai guéri plusieurs cas d'épilepsie exi*-tanti» depuis bingtemp* i»ur l'emploi seul «le cette ca u.Elle rétablit, je suppose, le» organes digestifs dérangés, ce qui est or*h-niiironiüitt t'affecUon capitale do cette maladie.Je n’ai rien à dire de ce qu'olle pout fuira dans les cas de rhumatisme et de dyspepsia.Ses piopiiélé* sont déjè amplement couues du public.Votre très liuinblw, A Row ami*.Le certificat ci-dessu* a été remis pu» M.Oilman nu soussigné.Il dispensa de tout-coimuontulre.Lu « élèbre Eau de St-Léori out eu vente en gros et au détail par G1NGRA8, LANGLOIS* CIE, Agents de la Puissance, Québec.Confiserie Superieue Fréquenté*© pur rarUtocrali© «*«'«! 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ù la "iranr, I ub.lle 1 Tn me diras que celte ri-vite nu* ne te manque j-a* jmils fous c* vwi de santé sont contenus bien d 'autres -uciihvitsjc crois —Et moi, et moi, vous m’oubliez, dit M.Tirocliamp enchanté de tremper dans la li-üoear d'une autre,un biscuit acheté par une autre.mon cousin.Vous oublier ?irn- —Mon, passible, t'oulcz-rou* rao passer la isilte de hwoaiU.Elle e î LVbns près de Vulande.h votre santé a«i$*i ot à.QaVd- co ^vii vous sor.donc de la pocli-j ?on di-ait un bouchon.— Ce n'efct rien, ce n'est rien, dit M.Tire-•liAzap « n faisant' faire le plongeon à la humtcMe ùimt le goulot éu.it resté accroché • eitu .*.* poche, de l'encre.;r>- bouteille d encre.Yolande, cieinaudvz •lotie à Victorine In rectUc de celte liqueur, .rilcc-t tua foi txquh“, et t il ne faut que des abricots.Etdu cognac, et du suer*.*, mon coa du.* —Eh bhn.je donnerni les abricots, j*ui vjl espaliers superbes, et vous.le Victorine éclata clc rire et voulut Lien, air égard jour l-alell» qui ne b êlait j us le sou père.mademoiselle, je arrière-boutique me un •*i ruevre aperçue de l’a varia) t _ , wcolrj iacLoît-cü plaisanterie.Ei cou verrai.m, par une sorte do convenant» tacite, continaa aimablement.Les 3i adversaire* firent une trêve ou plutôt ! Que i.onomble famille ; mais enfin on Allée \ iciorinc désarma toujours en i hou- , que son père,.« r dJUnbcile et lé oiulit en liant aux pu- j —«Eu bien î son père.vous reste donc dm s La gorge ?—N* *cst pits ta chambre eu $ rubis aigrés-dquee*de son lion cou-in dont •cr -i recuits et l'abricotine n avaient pas en-jèntzietit aunè le- ;?ppré lieu* ions.31 jioussa raumbilitô jiibqu à aller la r« -’.vtfidufre ; mais en revenant il avait l uir -«NIKOleUX.—Eh lien, que veux-tu ?dit-il brusque-xt'nt à Marit-Jeaune qui l‘attendait un •«hJKvdclicr ù la main ; et pourquoi cette lu-xuiîrû pai ce beau clair de lunft ?-'-Cest pour vous, mousieur, et puis mn-doauoiFclle m a i bargee de «lire que you** scie» bien gentil daller l'embrasser avant de «co&.erdiez vous.Vn énergique haussement d'épaules fut la réponse du Undig père, il prit lo cliandc-ii«r des mains de M.u le-Jeanne, hou/lLi sur • i */• -ugic ttb’en alla vers .lounucbaii.—Si cette belle demoiselle c roit être la aaai&e**** ici elle bc trompe, murmura Ja jr.n*te servante en s’en allant de son côtn ; -i cuttf* esco.t* Marie-J can ne qui mència le c'è.r:* ;ur le.bout du ucz u» flattant ses ava-•ex:-.'r-’.Eît avait-il un : uiiuvaisi ligure tout -A Kbture *«m» ta chandelle qui fnmuit ! fi il -uvA ! eu des cornes, t étât la vraie tigins «aJu diable.CHAPITRE XU Isabelle Tircclmmp est arrivée à Luune* .no pour n’en plus cinittcr.TciLù ce que savait tout Lann 1er le lon-zéri&ain, Ijhooaétc pi.blic ne recevait pas par la poste *1 gratuitement, de» hottes d'ordnre et •J*: mensonge?.Tevsonnc ne s’honorait d'être purti de lu mjoucratie.Et la nouvelle du jour lut une f-orte de •houqUct parfumé jK»rîè ESÏ/A IV UN CADEAU DE NOEL! 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