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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
lundi 12 juillet 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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    Successeur :
  • Soleil
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L'électeur, 1886-07-12, Collections de BAnQ.

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* tdition Quotidienne.QUEBEC, LUNDI, 12 JUILLET 1836 ' r ,ir yZy\ f r 6e année.No 29?JOURNAL DU SOIR PLAMONDON & Cie-, Editeurs-Proprietaires.BUREAUX: 34, COTE LAMONTAGNE, QUEBEC.ERNEST PACAUD, Redacteur-en-chef* QUEBEC, 12 JUILLET 188G Le discours de Thon.M, Mercier Nous publions aujourd’hui la péro raison .si remarquablement belle du discours deThon.M.Mercier sur la question Kiel.¦¦ Nous engageons chacun de nos abonnés à lire attentivement cotte page patriotique et à la faire lire à leurs amis.Nous en répétons aujourd’hui la première partie publiéo samedi, afin de la présenter complète dans un seul numéro.— A nos amis Dans le but d’aider nos amis à répendre notre journal lo plus possible à la veille de la lutte électorale, nous avons décidéj] d’adopter des arrangements spéciaux.Tous ceux qui nous adresseront 25 cents recevront 1 édition hebdomadaire do Y Electeur d’ioi à huit jours après la votation, dussent les élections n’avoir lieu que dans six mois.Tous ceux qui nous adresseront 50 cents recevront l’édition de chaque jour pendant le meme espace de temps.Si les élections ont lieu avant trois mois, le journal n’en sera pas moins servi pendant ces trois mois pour le prix spécifié plus haut.A l’œuvre, patriotes 1 non pas dans notre intérêt, mais dans l’intérêt de la cause que aous avons juré tous ensemble de faire triompher.Que de toutes parts on se fasse un point d’émulation de nous adresser de longues listes do nouveaux abonnés.Ronges et biens Tout le monde connaît la fable I/huitre et les deux plaideurs.Le juge chargé de tranoher ce ridicule différend, trouvant sans doute que les deux parties avaient tort ou raison l’une autant que l’autre,ouvro le bivalve,avale gravement le délioieux mollusque, le savoure en connaisseur, puis tend les écailles aux deux plaideurs tout penauds.Plus d’une fois, cetto leçon du fabuliste nous est revenue en mémoire à la vue des dissensions acharnées qui depuis tant d’années divisent la famille franco-canadienne et épuisent son énergie.Dans les rares moments où la passion politique a fait place chez nous à un sentiment plus relevé, ainsi lorsqu’au lendemain du 16 novembre notre peuple, à travers ses larmes, a eu la som -bre vision de l'abîme où l’entrainait son aveuglement, il n’y a eu qu’une voix pour reconnaître et déplorer bien haut l'indéniable stérilité do nos luttes acrimonieuses de ces dernières années.Nous avons vu alors en blanc et en noir dans J/>us nos journaux, même dans ceux qui pour un peu d’argent sont aujourd’hui les plus fiprcs à défendre les ministres,que l’uuion s’imposait, que notre nationalité était en danger, que des difficultés intestines dénuées do toute raison d être étaient la soûle cause de tout le mal et qu’en fin de compte lo temps était venu de tuer l’esprit de parti si nous ne voulious pas qu’il nous tuât.Eh bien, franchement, à en juger par ce qui se passe actuellement, nous sommes cent fois plus ridicules que les plaideurs de la fable.Nous ne nous battons pas même pour une huître, mais pour des mots, pour dos oouleurs.Quel est le grand argument qu on oppose aujourd’hui à l’union frauoo canadienne, jugée si désirable, si urgente par tout lo monde, par toute la presse, au lendemain de l’exécution do Régina ?Est-ce quelque grande raison d’intérêt public, d’ordre supérieur ?L’Union des Canadiens Français mettrait-ello eu danger l’existence do la.Confédération ?Non, mais elle aurait pour offet, dans les|circonstances,d’amener les Rouges au pouvoir 1 Voilà le grand épouvantail que toute la presse aux gages des deux ministères d Ottawa et de Québec tient de ce temps-ci affiché en tête de scs colounes, comme ces ridicules mannequins que l’agriculteur met aux coius de son champ pour effrayer les poules.u Qare aux Rouges !” voilà qui répond à tout.Quand on a mis le peuple en garde contre les Rouges, on a tout dit : la seule mention de ce nom redoutable dispense ue toute discussion, de toute raison, de toute logique.Les Bleus ont, parait il, par une sorte de prédestination fatidique, l’apanage de toutes les vertus, do toutes les qualités nécessaires pour gouverner les hommes ; sanglante ironie / ils l’ont bien prouvé par les malheurs de toute sorte que leurs récentes maladministrations ont fait fondre sur ce pays.Par la même fatalité, les Rouges sont relégués de toute éternité à l’opposition, et il ce faut pour rien au monde leur donner l’occasion de montrer si leur théorie administrative vaut quelque chose.Le pays peut être mené à la ruine, la confédération peut être mise en péril £par deshommes qui sediscDt conservateurs économes de la chose publique, gardiens farouches des principes et de la vérité,et qui sont en réalité les plus grands dilapidées et les plus effrontés menteurs de leur temps : le nom qu’ils usurpent leur assure l’impunité, grâce à cette théorie de morale facile passée dans nos mœurs, que le nom couvre la marchandise et qu’il vaut mieux endurer tous les affronts en silence plutôt que de donner le pouvoir à oes affreux Rouges.C’est ainsi que notre malheureuse pro vinoe est,au dire des laquais salariés du pouvoir, irrévocablement vouée au bleu.Il nous remble que ces absurdités devraient avoir amplement fait leur temps.Kilos ont pu avoir du succès dans le passé,lorsqu’elles étaient provoquées par les théories excessives d’une certaine éco- * lejmais assurément, personne ne préten dra qu’aujourd’hui ces distinctions stupides ont leur raison d’être.D’après ocs messieurs payés pour célébrer le bleu envers et contre tout,les Canadiens-français sont condamnés à ne jamais sortir des limites qu’avait faites aux par tis politiques un état de choses qui n'existe plus, lorsqu’au contraire tout les appelle à l’union.D accord sur les idées, iis doivent—pour singer la génération précédente—rester divisés sur les mots.Ainsi sur la question Ilicl—la question dominante du moment— les Canadions-français sont unanimes, et cependant on prétend qu’ils no doi -vent pas le faire voir , à cause d’une fiction de noms et ds couleurs.Sur les principes, nous sommes tous d’accord ; les deux partis font aujour-d hui d’assaut de respect et d’obéissance à l’égard de l’église ; pour sa part, la génération libérale d’aujourd’hui n’a rien à se reprocher sous co rapport et a donné des garanties surabondantes.Il n’y avait plus qu’un point sur lequel nous étions réellement divisés depuis quelques années : c’était sur des questions d’administration ; mais il est survenu de grands changements.L’extension du suffrage eût été réprouvée si elle fût venue des libéraux ; mais Sir John l’a fait voter, et si le pays est aujourd’hui divisé à ce propos, ce n’osc que sur le mode odieux, arbitraire o t centralisateur que Sir John lui a imposé.Sur la question douanière, quelque opinion que l’on entretienne sur la théories rivales du libre échange ou de protectionnisme, personne ue peut soutenir que les promesses fallacieuses de Sir John en 1878 so sont réalisées.Nos industries minées, notre populatiou décimée par l’émigration aux Etats-Unis où il y a déjà prespre autant de Canadiens-français qu’au Canada, nos ports déserts, les affaires ne se maintenant tout bien que mal que grâce à quelques bonnes récoltes çi et là,en sont des preuves trop tangibles pour qu’il soit besoin d’insister et pour que le peuple ne soit pas presque unanimement indigné de la manière dont il a été du pé par la fameuse Protection ou “ politique nationale *' de Sir John.De même, tout le monde est théoriquement d’accord à proclamer l'honnêteté et la probité dans l’administration de la chose publique.On ue diffère que sur un point : les conservateurs prétendent que leurs chefs s< nt d’habiles et honnêtes administrateurs ; mais le peuple peut aisément juger j*de l’inanité de cette prétention en présence des nombreux scandales récemment dénoncés par les libéraux.Ainsi, en tout et partout nous sommes d’acoord sur les idées.Qu’est-ce donc qui s’oppose à cc quo cetto unanimité sc manifeste par la formation d’un parti unique ?Des mots creux, de pure convention.Nous avons les mêmes idées, nous professons les mêmes principes, nous sommes alliés par les mêmes inté rêts puissants de religion et de sang, par un désir commun de .revanche ; et cc pendant nous continuons [d’être, les uns des Bleus, les autres des Rouges.Quand VElecteur, par exemple, émet quelque idée qu’il sait éminemment populaire, nos adversaires, à bout d’arguments, sc drapant dans leur hypocrisie, cherchent à en imposer aux esprits naïfs en soulevant des préjugés^surannés con-l.c les Rouges.Quand ccs messieurs ont dit que Y Electeur est de l’école de MM.Langclicr ci Pelletier, ils croient avoir prononcé l’excommunication majeure contre nous ; ils croient nous avoir fermé la bouche à tout jamais.Eh bien, on a pu, par cc système do dénigrement gratuit, noiroir des réputations au loin ; mais, nous lo demaudona à ceux qui connaissent les lion.MM.Langclicr et Pelletier, où trouve-t-on deux citoyens, plus honorables, plus intègres, plus di guos de respect ?Ne pratiquent ils pas leur religion aussi bien, sinon mieux que bien des chefs conservateurs ?Voyons, faire poser ccs chefs libéraux en espèces de Rochefort ou de Prince Kropotkine, affecter d’effrayer le peuple par la simple mention de leur nom, n’est cc pas insulter au boa sens pu.blique ?Lorsque Thon.M.Mercier parcourt la pays, mettant sa puissante éloquence au service de la cause nationale, il a beau dire de belles choses, lui qui sait si bien traduire les sentiments patriotiques, il faut se méfier, se boucher les oreilles :o’est un Rouge! Il a à ses côtés, il est vrai, des conservateurs, Thon.M.Bcllerose, l’hon.M.Guévremont, M.Bergeron, M.Duhamel, M.Clcran, qui diseût absolument comme lui : cela ne fait rien, il ne peut pas avoir raison, c’est un menteur, pareeque c'est un Rouge ! Franchement, il faut être bien réduit pour avoir recours à un pareil raisonnement, qu’on retrouve pourtant à pleines colonnes, tous les jours, dans les organes ministériels.Est il possible que de telles sottises soient tolérées davantage ?Libre à nos adversaires de s’avilir en brûlant de l’enoens moyennant finances ; qu’ils lassent de la réclame à ceux qui les entretiennent, mais au moins qu’ils cessent de rendre le peuple £do cette province ridicule aux yeux des étran* gers en laissant croire qu’ici le nom couvre iuvariablement la marchandise, qu’on juge tout, non d’après la valeur, mais d après l'étiquette.On dirait que l’on veut faire passer notre population pour un vil troupeau d’ilotes, dénué de toute initiative, de toute intelligence, condamué à tourner éternellement dans le même cercle, dans le même sillon.; 'Ttb^SS ^Quand donc les prétendus organes de l'opinion publique s’élèveront-ils au-dessus des choses do pure convention ?Sont-ils inconscients du mal qu’ils font?Non ; ils savent bien que les ridicules préjugés qu’ils sèment à pleines mains pourraient, si la majorité de nos coin-patriotesVy laissait prendre, tuer chez nous 1 opinion publique et retarder Je vingt-cinq ans l’essor de notre nationalité.What ii in a mime ?disait Shakes- peare ; by amj\ other name a rose wou1 d smell as sweet.Que sont ÿlos mots ?De simples signes de convention appliqués à des choses, à des idées.Lo temps modifie les choses ; les mots seuls restent, mais ils perdent en cc cas leur sens primitif; y persister, c’est parler faux, c’est meutir, c’est induire les autres en erreur.Eu politique, ostraoiser les libéraux paroc qu’ils sont libéraux, combattre les mouvements patriotiquesjdcs Canadiens* français parco qu ilsjpourraieut donner le pouvoir aux Rouge8,c’est nier à nos com patriotes l’une de leurs libertés les plus chères, c’cst les réduire au rôle de simples spectateurs dans les affaires du pays où se joue le sort de leur langue, de leurs institutions, de leur religion.LETTRE DE MONTREAL Montréal,10 juille;.Mon cher rédacteur, Je viens d’apprendre une foule de choses des plu9 étonnautes et des plus importantes à la fois sur lo mouvement politique dans notre province.Vous pouvez, je crois, accepter en toute sûreté ces renseignements dont je vais vous faire part, car je lestions d’une personne haut placée, prenant un intérêt très vif aux événements politiques quoique n’y étant pas directement mêlée.MM.les juges Mathieu, Anger et Routhier à la condition qu’ils leurs suc-céderaieut sur le bano.Los nationaux déra opèrent un peu cepeudaut tous ces projets.MM.Beaubien, Pagnuelo et le rév.M.commencèrent par dire qu il fallait à tout prix retenir le pouvoir puur le partiJconservateur|et que Je moyen était de reconstituer lo gouvernement de façon à remplacer tous les ministres pendards par des hommes nouveaux et nou compromis du parti conservateur.Bien des combinaisons furent alors proposées dans chacuue desquelles entrait naturellement M.Beaubien, mais toutes échouèrent devant la persistance de 1 lion.sénateur Trudcl.“ Je n’accepterai cette combinaison, disait chaque fois M.Trudcl, qu’à la condiliou quo noa pas un ou deux des ministres, mais, le nouveau gouvernement tout entier fasse connaître publiquement au peuple do la province qu’il est l’adversaire des hommes d’Ottawa.“ Je ne veux pas être complice d’uno conspiration qui consisterait à remplacer les ministres actuels par des conservateurs qui viendraient répudier leurs prédécesseurs pour garder le pouvoir grâce à notre appui et qui ensuite, ayant cinq ans devant eux, aideraient les ministres d’Ottawa à échapper au châtiment qu'ils ont mérité.“.Je ue puis croire, par exemple, qu’un homme comme M.Kle juge Mathieu, s’il était Premier-Ministre, ne mettrait pas au service de sir Hector, qui est son paront et qui l’a fait juge, toute l’influence dont le gouvernement looal pourrait disposer.“Je n’aime pas les libéraux plus qu’aucun de vous.Mais nous avons au moins avec eux la garantie qu'ils nous aideront à chasser les meurtriers do Kiel.Ety comme on dit, il est permis de »o servir d’un ennemi pour vaincre un autre ennemi.” Je ne prétends pas que ce soient là les propres paroles dont M.Trudcl s’est servi, mais ccst certainement, à cc quo l'on m’informe, la substanoo “A voir la façon dont Mercier choisi! ses candidats, il est évident qu il no tient pas compte du concours des conservateurs nationaux et que, n’ayant pas do partisans en chambre, nous naurons pas de représentation dans le ministère.” “Nous n’avona pas do plaintes de co genre a formuler dans uotre district,” répliqua M.L.P.Pelletier, de Québec.“Je suis en position de diro que les libéraux vont appuyer M.Garneau et sont disposés à faire élire nos amis dans Je vous écrivais, il y a doux mois, , t_________________________wsi,, que M.Pagnuelo, l’un des pim ardeurs i 7 à 8 autres comtés du district do Qué-riellistes, trahissait la cause nationale b.:c.Si, dans le district do Montréal nou pas brusquement,mais lentement er.sans bruit, afin d’entraincr avec lui le plus de recrues possible.L'Etendar l vou» a contredit.Mais cc que je vous disais alors, c’est à-dire que M.Pagnuelo était allé à Québec vous n’avez pas un plus grand nombre de candidate, c’est peut être votre faute.Au lieu do prendre part au choix des candidats et à l’organisation de la lutto en général, oommo nous le faisons à Québec, vous vous abstenez, vous béai- m - x* | w / — — —— — wmm j i vj 14,1 pour engager les députés conservateurs ( te/.Je parle d’un certain nombre sou-nationaux à rejeter les motions Garneau lenient d’entre vous, car il n’y a assuré* et Turcotte, m’a depuis été jcontirmé.Jl est inconte table que o’e*L M.Pagnuelo qui a empêché M.Beauchamp dé voter avec MM.Garneau et Beaubien pour la motion Turcotte.M.Pagnuelo est l’aseocié, l’ami et le confident de M.Taillon.Je ne sais si meut pas de reproches de cc genre à faire aux sénateurs Bcllerose et Gué-vremont, à MM.Bergeron et Duhamel.” Ou me dit que les remarques de MM.Tiu lel et Pelletier ont eu l’effet de faire échouer MM.Taillon, Beaubien et Pagneulo qui avaient compté décider c’eat cette seule considération qui fait tous les conservateurs nationaux à ac-agir M.Pagnuelo, ou s'il y en a uaeiccptcr une combinaison quelconque ou autre plus platonique.J’ai déjà entendu même le personnel actuel du ministère dire que M.Pagnuelo avait la promesse d'une position de juge s’il réussissait à opérer la réconciliation entre les castors et les minisues fédéraux.A tout événement M.Pagnuelo est à l’œuvre et avec actuce et persistance.Il a réussi jusqu’à présent à enrôler MM.Beaubien ot de Boucherville et un certain nombre de prêtres.Fort de ccs recrues, M.Pagnuelo a fait convoquer par M.Beaubien une réunion des conservateurs nationaux.Les délibérations ont duré trois jours, mercredi, jeudi et vendredi.Les ministres locaux siégeaient pendant tout ce temps, rue St Gabriel,et se fai saient tenir au courant de chaque phase des procédés des nationaux.MM.Taillon, Blanchet et Pagnuelo étaient prêts, parait-il, à s’effacer pour plutôt que de laisser M.Mercier prendre le pouvoir.*** Au cours de notre conversation, mou honorable interlocuteur me déclara que l’hon.sénateur Trudcl était certaine ment le plus ferme et le plus sincère d< tous les castors.U est certain que, s’il était le soul propriétaire de l'Etendard ce journal aurait pris depuis longtemps une position plus tranchée vis-à-vis leg pendards de Québec.Il a le contrôle di la rédaction, il est vrai, mais il cherche constamment à ne pas déplairo à SC! actionnaires afin de conserver au jour nal toute 1 influence que lui donnent h position, le nombre et l’influence de sei actionnées. L’ELECTEUR Grande demonstration politique Plu» de 3,000 présentes Succès de* nationaux admis par les ministériels Le Canadien et le Çhroniole publient oe matin la dépêche suivante au sujet de la démonstration politique qui a eu lieu hier à Ste Flavie, dans le oomté de Rimouski : “Ste Flavie.11—A l’assemblée politique tenue ioi aujourd’hui, près de trois mille personnes étaient présentes et qui ont prêté beaucoup d’attention aux discours prononcés.Les orateurs étaient le lieutenant colonel Martin, candidat national, MM.A?selinf le député actuel du comté, L.P.Pelletier, les honorables MM.Tail-lon et Mercier, MM.Desjardins, Ber geron et Billy.Les orateurs libéraux ont fait un chaleureux appel aux sentiments de na tionalité et de religion, à propos de Ta flaire Riel.# M.Bergeron a fait le plus fort dis cours de la journée.La majorité des personnes présentes à l'assemblée étaient des conservateurs.” Pour que MM, Taillon, Desjardins et Billy, d’ordinaire si pleins de jac tance, ne trouvent rien de mieux à faire adresser à leurs journaux, on peut se faire une idée du triomphe qu’ont remporté nos amis MM.Mercier, Martin, Pelletier et Bergeron.Entre les lignes de ce compte-rendu,se lit le dépit de gen3 qui se sentent litté râlement écrasés.Il faut que le sentiment national se soit manifesté bien fort pour que ces messieurs soient for cés d admettre que c’est un national, M.Bergeron, qui a remporté le succès de la journée.La réponse du “ Journal M Le Journal de (Québec ayant prétendu que l’hon.M.Mercier avait parlé et voté en faveur de la vente du chemin de fer du Nord, nous lui avons opposé le démenti le plus formel et l’avons sommé de fournir la preuve de son avancé.A ce défi, le Journal répond comme suit : “ L'Electeur a l’audace de prétendre que M.Mercier, sen chef, n’a pas approuvé et favorisé la vente du chemin de fer du Nord.D nous demande des preuves.Nous lui avons déjà donné ces preuves eu lui mettant sous les yeux les votes et délibérations de l’AsseuiDlée Législative, et nous le ferons encore si c’est nécessaire.” Ce n’est, pas là une réponse satisfaisante.Ce qu’il noua faut, ce sont les]paroles et le vote de M.Mercier em faveur de la vente du chemin de fer du Nord.Puisque vous avez proclamé,messieurs du Journal, que Mercier avait parlé et voté en faveur de cette vente, c’est que vous considériez le fait important.Or,du moment que le fait est contesté et nié, c’est votre devoir de citer votre preuve ou de retirer avancé.Quant à nous, nous prétendons M.Mercier, qui n’était pas alors de l’opposition, était absent lors du vote aur la vente du chemin de fer du Nord et qu’il n’a conséquemment pas voté.votre que chef ACTUALITES C’est aujourd’hui le dernier jour pour les élections en Angleterre.Demain nous connaîtrons le résultat final.Jusqu’à présent le résultat est comme suit : Libéraux.284 Conservateurs.280 Il reste encore 97 élections à faire aujourd’hui.Sur ce nombre les libéraux comptent en remporter 78, ce quifldiviserait la nouvelle députation comme suit : Libéraux.362 Conservateurs.308 Majorité libérale.54 Il faut bien remarquer, toutefois, que ce nombre d: députés libéraux comprend les libéraux opposés au Jhmc Ru e dont 63 sont déjà élus et dont 12 autres le seront probablement au jour-d'hui.Comme nous le disions, l’autre jour, le Home Raie va Ctre rejeté par une majorité de 10 environ et les liberaux de toutes les nuanaces vout couscrver uuo majorité d’environ 50 sur les conservateurs.Les difficultés entre les autorités ca nadiennea et le gouvernement améri-ciin au sujet des pêcheries s’aggravent chaque jour.Pourra qu’elles ne nous lancent pas dans une nouvelle guerre! Au moment de mettre Boas presse, un élocteur du comté; do Bellechassc nous informe qu’ily a eu disoussionhier à St Gcrrais.M.Faucher ouvrit l’assemblée, et fut suivi de M.Charles Langelier.MM.Roy et Bouffard, amenés par M.Faucher pour l’aider à rendre compte de sa conduite parlementaire, ont parlé après M.Charles Langelier.L’hon.M.Mercier, l’hon.C.A.P.Pelletier, M.Bergeron, M.P.et M.L.P.Pelletier arriveront à Québec cet après midi.MM.Mercier et Bergeron parleront mercredi à Bryson, comté do Pontiao,et vendredi àyLongueuil, comté de Cham-bly.On ne se fait pas d’idée das préparatifs grandioses qui se fout pour les 1 ôtes Cardinalices.Le palais législatif et le palais du Cardinal entre autres présenteront un aspect féerique.Les appareils électriques sont déjà plaoés à profusion sur les huit tours du palais législatif.province d’Ontario, du ns le cours mois de juillet.Trentou, 14 juillet ; Cobourg, 15; Campbellford, 16 ; Delta.South Leeds, 18 ; Prescott, 20 ; Dundas, 21 ; Lancaster, ^Glengarry, 22 ; Pembroke, 23.L’hon.M.Blake a déjà porté la parole à 14 ou 15 grandes assemblées.L’hon.juge Wurfcele doit continuer, parait-il, à occuper les appartements destinés à l’orateur du Parlement.C’est aujourd’hui, 12 juillet, la fete des orangistes.Des démonstrations ont été organisées dans tous les comtés d’Ontario.Mais c’est surtout à Toronto, à Hamilton et à Belleville que la fete sera célébrée avec le plus d’éclat.Jamais les orangistes du Canada n’ont encore fait des préparatifs aussi consi dérables.On croit qu’il sera créé un nouvel évôché, ayant son siège à Jolietto et qui serait suffragant de Montréal.Le territoire que la rumeur donne au nouveau diocèse, comprendrait les comtés de Berthier, l’Assomption, Montcalm, Jo-liotte et Terrebonne.La oompagnio du chemin de fer de Fraserville à Edmonton, non satisfaite d’avoir obtenu un subside de $7,000 par mille du gouvernement provincial et de plus de $6,000 par mille du gouvernement fédéral en tout* $13,000, demande encore $25,000 aux contribuables de Fraserville.Son Honneur le maire Beaugrand a convoqué pour 4 h.demain après midi, une grande assemblée des citoyens de Montréal pour aviser sur les moyens d’accorder une réception grandiose, aux frais de la ville, à Son Eminence le 'Cardinal Taschereau lors de sa prochaine visite à Montréal le 27 juillet.Pondant que les chefs libéraux parcourent en tous sens la province d’Ontario, renseignant le peuple sur les atlai-res publiques, les conservateurs de là-bas comme ceux d’ici fuient la discussion.Iis signifient aux chefs libéraux qu’ils répondront à leurs arguments et à leurs dénonciations par le vote.En attendant ils s occupent à organiser différents systèmes pour détourner Tardent du coffre public, comme celui que l’on vient de découvrir à J/ontréal en rapport avec les droits de douane.Notre ami M.Boyer ne compte pas moins de cinq adversaires à Jacques-Cartier, ce sont MM.Provost, Rastoul, Descarries, Martin et Viau.La jPwrie dit qu’il y en a encore 6 autres qui veulent se présenter.Le Trade Bulletin ou Bulletin du Commerce, journal commercial de Montréal, qui ne s’occupe nullement de politique, fait depuis quelques jours les révélations les plus terribles.Il paraît qu’il y a un système en règle d’établi et qui consiste à faire échapper tous ceux qui fraudent la douane en considération do pots de vin payés par eux à certains politiciens conservateurs.On sait que MM.Lachlin, frères & Cie ont payé il y a quelque temps 84,000 à un membre du parlement et à deux ministres pou^ échapper à une poursuite.Voici maintenant que le Trade Bulletin annonce que trois maisons de gros ont échappéJauFsi au paiement d’uuccentaine dej|tnilles piastres qu’elles devaient au gouvernement pour droits de douane en pay mt 320,000,üw/* nu c piastres, de bonus aux politiciens qui leur obtenaient leur quittance.Est-il possible de concevoir un sys terne de pillage plus diabolique ?Quand donc tout celu finira-t-ii?Wiggins prédit une tempôte formidable pour lo 29 septembre.Une dépêche de Winnipeg, envoyée par le maître de poste de Donald, annonce que le second traiu direct du Pacifique venant de la Colombie en destination de Montréal a déraillé.Le feu a pris et tout le train a brulé- Les passagers et la poste out été sauvés avec grande difficulté.•_______________ L’hou.juge Chauveau et Madame Chauveau partent cette après-midi pour Niagara et Alexandria Bay.Ils serout de retour pour le 21.Mgr Fabre a reçu, samedi, les documents officiels le nommant archevêque.Le paquebot poste (7t7cakua*e3fc entré dans notre port à 8 h.30 ce matin.Son Honneur le juge Plamondon est à Québec, l’hôte de sou gendre M.F.X.Lemieux, M.P.P.Deux joÜB mariages ont eu lieu la semaine dernière.M.le Dr Maguire conduisait à i’autel mademoiselle McCord,fille du regretté juge McCord.Le môme jour M.Sydney Forrcsfc, fils du Lieut.-Col.Forrest,Parie Maître du district, épousait mademoiselle Emilie Girouard, l’ainée des filles de notre excellent concitoyen M.Théophile Girouard, commerçant de bois.Nos meilleurs souhaits de bonheur aux deux nouvell e mariées.du femme eut obtenu la permission de faire transporter le cadavre do son mari do Régina à at Bonifaoo, ou a craint un soulèvement.Les Métis sont venus, nomrno l’attestent des informations que j’ai ici dans mou pupitro, les Métis sont veuus de uès loin pour veiller le corps de ce pauvre Lliel.Et' lorsque 1 heure du départ fut arrivée, on peut dire que toute la nation métisse était là, à l’exception de ceux qui étaient en prison ou en exil.Et oe sont les Métis qui ont porté à sa dernière demeure lo corps de Riel.J’aurais voulu voir là les bourreaux de Riel.‘J’aurais voulu voir là oeux qui disent que la nation métisse a répudié cet homme.Car, à en juger par les lettres privées que j’ai reçues et par lee conversations que j’ai eues avec quelques-uns de ceux qui étaient là, o’était un spectaole réleei meut touchant et il aurait fallu n’avoir pas de coeur pour no pas être ému do ce qui se passait en oette circonstance.Ceux-là qui viennent nous dire que Louis Riel était répudié par ses gens en ont menti.Louis Riel a été respecté,vénéré jusqu’à ses derniers moments.Toutes les nouvelles sont dans co sens-là et ceux qui aujourd’hui disent lo contraire,parlent pour avoir un prétexte de salir cette réputation nationale.(Ecoutez 1 éooutez I) Il n’y a rien de uouveau là dedans Est-oe qu’on » n’a pas traîné dans la boue nos patriotes do 1837 ?Est-oe qu’on no s’est pas emparé de la mémoire de OhéQÎor, de San-guinot ot des antres patriotes de l’époque pour la salir de la fange de la ca* lomnie ?N’avez-vous pas vu la Minerve, journal fondé par un grand patriote, M.Duvemay, jeter l’injure à la face de cos grandes figures nationales ?Est-ce que vous n’a7ez pas vu, vous qui avez lu l’histoire, est oe que vous n’avez pas vu dans la chambre d’assemblée en 1849, au moment où le parlement brûlait, grâce à la torohe des orangistes, en 1849, au moment où Sir John Macdonald refusait de laisser passer le bill d’indemnité en faveur des patriotes, n’avez-vous pas vu M.Blakc se lever et dire: vous m’insultez aujourd’hui parce que je veux défendre la mémoire des patriotes de 1837, mais avant dix ans le pays rendra justice à ces hommes qui ont sauvé les libertés dont le Canada est fier aujourd’hui I (Applaudissements.) M.l’Orateur, c’est l’histoire qui se répète.Tous les grands patriotes ont été traînés dans la boue.Tous les grands hommes ont été insultés p u* des hommes qui n’étaient pas diguca de ^léûouer les cordons de leurs souliers.[Applaudisse ments.) Lisez l’histoire et vous verrez cela.Nous regrettons d’apprendre que l’hon.M.Gérin, conseiller législatif, est de nouveau gravement malade.Gare aux promesses du gouvernement ! Pour importer les élections proviu-ciales à i lie du Prince-Edouard, le gouvernement fédéral a fait voter à la dernière session trois millions de piastres pour creuser un tunnel sous le St Laurent devant relier file à la terre ferme.Pendant les élections, les ingénieurs firent de grands travaux.Mais les élections étaient à peine terminées que lo gouvernement, satisfait d’avoir obtenu son but, ordonnait la suspension immédiate dc3 travaux et déclarait le projet impraticable.On conçoit l’indignation 'de la population de l’IIe.Le Journal de Québec dans son numéro du 8 juillet prenait, au nom du gouvernement Ross, la défense de la vente du chemin de fer du Nord.Nous prions nos amis £d’en prendre note.Nouj y reviendrons.•- *^V- M*.T«ra4 Sir Richard Cartwright adressera la parole aux endroits suivants ^dansjla Les Cuuadiens-français des Etats-Unis se proposent d organiser dos excursions à Québec pendant les fotej cardinalices.DE L’hon.Mercier Prononcé devant ra.s.sem-l)lôe l(*i,rishUive de (Quebec le 7 mai 1880 [Suite et Jin) M.l’Orateur, j achève mes observations.J’ai entendu l’autre jour avec surprise un honorable ministie \euir dire : •* Pourquoi donc faire ici tant de bruit pour Louis Riel.Les Métis ne s’occupent pas de Louis Kiel ; ils ne le regrettent pas.Il c*t iuort et ils nen parlent plus.” Eh bien 1 -M.i’Üra teur, voici des résolutions qui ont été passées quelques jours après 1 exécution de Riel, pas à Montréal, pas à Québec, mais dans les prairies du Nord Ouest, où les Métis se sont réunis.Ils se sont transportés de très loin, de distances immenses pour venir protester contre l’exécution de celui qu’ils appelaient leur frère.Ils ont demandé à leurs frères du Canada de reproduire ces résolutions pour prouver que leurs frères du Nord-Ouest ont du cœur.Et l’on dit qu’ils ne s’occupent plus de Louis Kiel I Est-ce que ces messieurs ont oublié la triste scène des funérailles de Louis Riel ?Riel eut sou service funèbre dans l’église de Saint Boniface.L’égliso do St Boniface eat à huit ou dix milles de la paroisse où demeurent la femme, la mère et les enfants de Riel, à St Vital.Quand cette pauvre • On nfa reproché, on l’a dit dans certaines gazettes, d’avoir comparé Riel au Christ, "v oici mes paroles, et j’espère que cette fois ci, on les reproduira telles que je les ai dites.Je suis fier d’avoir prononcé ces paroles et je n’en ai pas honte.“#Riel notre frôro est mort victime de son dévouement à la cause des Métis dont il était le ohef.Il cat tombé victime du fanatisme et de la trahison, victime du fanatisme de Sir John A.Macdonald et do quelques-uns de ses amis ; et comme lo Christ il a pardonné à ses bourreaux.” (Applaudissements].Je n’ai pas comparé Riel.au Christ.Je suis un de ceux qui croient à la divinité du Christ, et ma conduite religieuse lo prouve : je no comparerai jamais un homme à un Dieu.Mais quand j’ai dit que Riel avait pardonné à ses bourreaux comme le Christ, j’ai dit la vérité.[Applaudissements].M.I emieux—Très bien 1 L’hon.M.Mercier—Le Christ est le premier sur la terre qui ait pardonné à ses bourreaux.Avant lui, les condamnés mouraient en les maudissant.Le Christ est le premier qui ait donné ce grand exemple de charité.Et les patriotes de 37 et ie patriote de 85| out suivi l’exeinple du Christ.J’avais raison de dire, que, comme do Lorimier, Riel avait donné son cœur à son pays, et que, comme le Christ, il avait par-douné à ses bourreaux.[Applaudisse ments].M.1 Orateur, ma tache est fioic.Je sais que j’ai fatigué une partie considérable des membres de cette Chambre.Je suis convaincu qu’il aurait été plus sage de ino taire, qu’on me permette do le dire, je suis convaincu que j’ai fatigué mes adversaires sans profit pour ma cause, tuais j ai voulu,avant que le vote fût enregistré, établir notre position d’une manière bien claire et bien définie.L’honorable Procureur général a cru devoir être persouncl dans ce débat, je ne les suivrai pas sur ce terrain.Il a cru devoir dire que co que nous faisions était de l’hypocrisie, que nous n’étions pas sincères,que lui était un ancien condisciple da Kiel, qu’il l’avait aimé, qu’il l’avait aidé, qu’il l’avait soulagé.M.l’Orateur, quand Louis Riel est venu en Chambre, en 1873, pour y prendre sa p1 ice comme député de Provcncher, à la mort de Sir Geo.Etienno Cartier, à qui s’est-il adressé poar ôtro reçu dans la Chambre ?Il s’est adressé au député de Rouville, et lo député de llouvillc, o’était moi.(Applaudissements]Il m’a fait demander un rendez-vous chez M.1 Al- phonsc Desjardins, député d’Hoohula-a Abra M.Desjardim n’était pas député do la Ohambre.il n’a été élu qu’en 1874 Jo buis allé le rencontrer danB la vieille maison de M.Paré.Riel était un fugi-üf, j étais un libéral.Il est venu à Hull Il était convenu que j’irais le recevoir à une petite porto latérale pour le faire assemontor, je m’y iUU rendu avec I assistant-greffier qui n’est plus lé Malheureusement, au moment où nous allions faire oo qu’ily avait ù faire, quclqu un est arrivé dans la chambre et oe pauvre Riel est parti.L’année suivante, il a réussi à se faire assermenter d une manière régulière.Jo n’étais pàs à.la Chambre alors.Mais quand Riel a ou besoin d’un ami, il ost venu à Saint Hyacinthe, dans l’humblo étude d’un avocat qui était alors en société avec lo juge Bourgeois, .des, Trois-Trois Rivières.H est venu me demau-der l’hospitalité et il l’a euo loyalement* il est venu demander protection à oe libéral, et i) a eu protection II est resté dans ma maison,, ot c'est un des b*aux souvenirs do ma vie do l’avoir reçu chez moi.L’honorable Procureur-général a bien tort de croire qu'il n'y en a pas d autres que lui qui ont soulagé cc pauvro malheureux.Non seulement je lui ai domé l'hospitalité, mais j'ai trouvé moyen do l'aider, et il a’on e«t toujours souvenu.Et quand plus tard il a été question de fai»e un mouvement pour Ambroise Lépino, nous n’avons pas attendu que les conservateurs do Montréal commençassent le mouvement.Je me sais mis à l’œuvre aveo mes amis de St.Hyacinthe et j’ai collecté une somme oonvonable que j’ai envoyée à MjApep*ie on une faible digestion, bavez l’Eau de St-Iiéon après chaque repas et avant déjeuner pour la ton «tipatioM.Gingras, Langlois & Cio QUEBEC Annonces JNourell«ui ;J« PELERINAGE [Applaudissements.Bravos.Ap -plaudissements dans les galeries.La séance est suspendue et M.Mercier Oit entouré pir une foule qui lui presse la man.] AITOONCES N OU VJELL.ES it.4 Pèlerinage,— Encan do pointures, vernie.,— Avis—Frs.Jolicceur, A vendre—OChalifour.On demande— Cic du Pacifiquo Canadien— Demandé—.N.C.Cormier.Tories à vendre—Jos.Daujoa.Poêles h l’huiio de charbon—F.O.Valle-rand.Avantages sans piécédents—F.X.Lepago.On demande— Pharmacie du Palais—Dr C.O.Lebol.NOUVELLES LOCALES AUJOURD’HUI 12J JUILLET : S.Jean GuJilbert— Lover du soleil ù 4 h.9, coucher à 7 h.32.Quarunte-IIeures demain à Standon.TKVP6 : variable et frais ; nuits froides— Thermomètre : GO ° MORT SUBITE M.McKiernan, professeur do musique et directeur de fanfare distingué, est mort subitement hier soir à Lévis t EXCURSION DANS LE PORT Les zouaves de Québec ont lancé un certain nombre d’invitations à l’occasion d’une promenade en yacht en vapeur qu’ils offrent à M.lo comte Gazzoli, Garde Noble do SaSaii tcté.Cetteprome nadeaura lieu jeudi prochain, le 15.Le Végi> qui a été nolisé pour la circonstance, 1 \issera le quai Champlain û 7 heures p.m.et sera de retour à 11 heures.LA SOIRÉE DU 20 Ce matin, à neuf heures, s’ouvre chez l'éditeur de musique A.Lavigne, 55 rue de la Fabrique, le plan de la salle pour les personucs qui désirent retenir leurs places pour le Festival, mardi 20 juillet prochain.Ceux qui ne vou dront pas s'exposer û des désappointements feront, bien de ne pas attendre à la dernière heure.ESPLANADE Il n’y a pa9 4 Québec de place pu bliquepius négligée que l’Esplanade, qui est la propriété du gouvernement fédéral.Cela couterait-il donc si cher que de faire couper au moins l’horbe qui y pousse oommo dans un champ ?Franchement, lo gouvernement devrait faire quelque chose pour mettre 1 Esplanade dansjun état au moins conve nable.TEMPERATURE se .V./.w PE RETOUR M.A.Charlebois, contraoteur, est de retour d’une excursion dans les provinces maritimee.LA FOUDRE On écrit de la Maltaic que la grange et les écuries de M.François McNicholl, cultivateur, ont été réduites en cendres par la foudre.Les pertes sont évaluées à $500.i* * AU CAMP DE LEVIS 11 y a eu messe militaire hier matin en l’église paroissiale de St Joseph de Lévis* Un détachement de l’école de cavalerie, la batterie d’artillerie Lynd-say et les trois bataillons d’infanterie volontaire 61e, 8Se et 92e s’y sont rendus musique en tetc.Le lieutenant colonel Duchcsnay y assistait, entouré d’un nombreux état major.—A midi et demi, lo lieutenant colonel Duchcsnay a fait l'inspection de l’école de cavalerie et de la batterie d’artillerie.# —Dans la'près midi, des centaines de personnes de la ville ont visité le camp des volontaires.PARTI DE TOURISTE Près d’une centaine de touristes américains sont arrivés hier à Québec et s nt allé visiter la chute Montmorency dans une longue file do carosses.GRANDE-ALLÉE * Une centaine d hommes travaillent activement û 1 élargissement de la Grande-Allée.Quand ces travaux, qui se font aux frais de la corporation, seront terminés, la Grande-Allée sera une véritable place publique, un des boulevards favoris de Québec.La nuit dernière a été extraordinairement froide pour la saison.On craint qu'il n’ait gelé en quelques endroits exposés.Heureusement, ce matin le soleil reprend ses droits.POLICE La police municipal a endossé son accoutrement d’été, dont la nouveauté est le chapeau de paillo.La troupe compose maintenant do 54 hommes.QUATORZE JUILLET Les Fiançais de Québec célébreront leur fête nationale mercredi prochain par un grand diner au restaurant du duc de Kent, rue St Louis.LOUP.MARIN Trois jeunes gens de Lévis ont tué un loup-marin samedi près du quai du gouvernement., SUR LES MARCHÉS Les poids verts et les patates nouvelles ont fait leur apparition sur les marchés samedi dernier.l l • cuançàrd Le prix de $50;du Monde Llustré a été encore gagné par un Québeequois, pour la quatrième ou cinquième fois, Cette fois, c’est un imprimeur, M.Victor Côté, qui a été l’heureux gagnant pour le mois de juin.GRIEF DE COCHERS Les cochers de place stationnant en face de l’hôtel St Louis se plaignent amèrement d’une sorte do conspiration montée contre eux.Il parait que les hôteliers do Montréal ét lo personnel de la compagnie du Richelieu recommandent particulièromont aux toueistes destinés au St Lauis de prendre l’omnibus ou do faire venir les voitures de chez Hough plutôt que d’employer les cochers de place.AVIS AUX MERES Le sirop calmant de Mme Winslow devrait toujours être administié aux enfants qui sont dans la période de la dentition.Ce sirop calme l’enfant, amollit les gencives, fait cesser les douleurs, fait disparaître toutes les coliques et est lo meilleur remède pour la diharrhée.—-, Vingt contins la bouteille.• 10 mai 188G—la.q «& h.DECES Avoc l'autorisation de Son Eminence le Cardinal Taschereau, L’UNION LAM-BILLOTTE de St Sauveur lera son pèlerinage annuel i\ Nutro Dame de Lourdes à |St Michel, I>i waiie lie.le 18 Juillet.Le bateau è vapeur P é for in laissera le quai Champlain à hrs a.m , arrêtant & St Joseph de Levis, à St Laurent et 4 St Jean I.O.I Un R.P.de la maison de Ht Sauveur accompagnera les pèlerins et entendra le* oonfessions L bord.Il y aura une grand’mosse en arrivant à la grotte à laquelle |il y aura communion.L’Union Lumbillotte chantora une messe solennelle, soutenu par plusieurs instrumentistes du 9e bataillon.Ce pélôrinage coïncidant avec la bénédiction des cloches à St Michel, nous iuvitons les personnes qni désirent assister h cette belle cérémonie ù se joindre aux pèlerins.Il y aura chant par l’Union, et musique par les instrumentistes du 9o à bord du vapeur aller et retour.Prix 50c.Enfants 25e.CYRILLE FALAUDEAU, Vice président.Eucan tie Peinture*, Ver» nia.Vitres, etc., etc.Pur F.ALF.ST LAURENT .«oui / -i Le soussigné ec retirant du commerce de peinture, vendra par encan è son magasin No 17 rue St Jacques, JEUDI le 15 JUILLET courant, toute lu balance de sou fonds de magasin, consistant on peinture à l'huile en canietres de 1 à 5 lbs, peinture sèche, bronze, vernis, verre à vitres, vitres do couleurs, huile pour l’usago des moulins, huile pour lo cuivre, matêrirux pour artistes, encre à écrire, otc.AUSàP:—Une consignation de ferronno-ries et d’épiceries, etc.La vente à 1J heure P.M.F.ALF.ST LAURENT, IT * Encanteur et agent général.Seul fabricant do la peinture élastique pour les toits et agent #pour la vente do la peinture d’amiante.12 juillet Soiimisttionr* dumaudécN Des soumissions cachetées et endossées “ Soumissions,” Hcront reçues d’ici au 24 JUILLET courant, inclusivement, par le ltév.Mess.S.Unron, Pire, curé de St Sébastien d’AjImor, pour la construction d'une église en pierre, etc., dans la dite paroisse.On pourra voir les plans et devis au près-bytère de St Sébastien ou au bureau do l’architecte soutsigné.On ne s’engage pas â accepter la plus ba6sc ni aucune des soumission*.D.OUELLET, Architecte, 85, rue d’Aiguillon ü juillet 9,10,13,15,17,20 A New-Liverpool, le 10 courant, Samuel Dubé.è l’fige de 30 ans et 9 mois.Les funérailles auront lieu mardi le 13 û 7 h.30 a.m.Le convoi quittera* la maison mortuaire ïl 7 h.Parents et amis et les membres de !a 1 Q.S.L.B.S.section no 2 sont priés d’y assister sans autre invitation.Par ordre Tiios.Sinjohns.Secrétaire.Un engin de 7 forces, avec bouilloire, en ordre parfait, n’ayant servi que quelques mois.Conditions très libérales.S’adresser è jO.CH ALI FOUR, .yv Rue du Prince Edouard.i> IV ïm ni» jlï «•: «J y.-: V VI» CO m co m»î Tnr q oi p in].*(«»•/ ilo iioj m r i i ff! » mril ni Jud* i >i.» ’«•[ IJfclli UOh Variété et Nouveauté A vendre aux prix des manufactures par F.0.VALLERAND, AGENCE JIATUI510SIALE JENSEN & CO 9, Station JPlaifctow, Londres, Angleterre.Maison établie dans lo but de fournir aux 1 settlers ” des colonies l’adresse de jeunes personnes respectables consentant h se mettre en relations avec des artisans, ngri culteure et autres ouvriers do bonne foi »\ la recherche do bonnes épouses.Celles-ci sont recrutées dans les districts agricoles d’Angleterre, d’Irlande, d’Ecosse et du pays de Galles, aussi bien que sur le continent euro, péen.Les applicants sont priés do spécifier les conditions et leur* préférences pailieu! ières, et d'ajouter à leur lettre un mandat-poste Je deux chelius, pour rencontrer les frais préliminaires.G joil lui Manufacture de Plessisvlllc (Limitée) Il y aura une assemblés générale des actionnaires de la “ Manufacture de Plessis-ville” pour l’adoption des réglements, l'élection des directeurs, etc., au magasin do N.C.Coimier, écr., à Pleseisville, Je 15 juillet courant, ;\ 1 h.p.m Acte des clauses générales des compagnies à fonds social, Cap.24, 31 Vict., art.22.Aucuu actionnaire devant quelques arrérages sur des versements, n’aura le droit de voter à aucune assemblée do la compagnie.Par ordre, A.VAILLÀNCOÜRT, Gérant.Plcbfiisville.3 juillet 1880.G juil AVIS AUX CAPITAINES ET AUX PILOTES ENTRE QUEBEC ET MONTREAL Nous, les soussigné», donnons avis que nous avons placé un pilier pour briser lo courant au Cap è la Boche, à 15 pieda en avant du steamerOttawa.” P.FRADETTE k FILS, G juillet 18 J &KSEYS .11 .- - 'JW' » 11 Nous invitons le public \ veoitfleiamioor le plu» grand assortiment de Jcrseo* en cachemire, dans les derniers genres, los plus nouvelles couleurs et les plus bas prix ou* core offerts, Jerseys unis, couleur crème, pour dames $.155.Jer88ysbraideH, couleur crème, pour dames, de $1 G5 à $3 50.Jerseys braidés, |couleur crème, avec (lovant cardinal, $2.5').J" Jerseys noirs brailles, pour dames, $i.65.Jerseys noirs braidés, pour dames, $1.65.Jerseys noirs perlés, pour dames, $3 35.Jerseys braidés, bleu marin, cardinal, su U tan, brun* bleu ciel, bronze et or, & $1.G6 etc., été.Jerseys de couleur, garnis do grosses per» les, $4.00, etd.Jerseys d'j soie noi-e pour dames.GLOVES, FRY k CIE.ROBES J RSEYS~POUR ENFANTS Derniers genres, couleurs cromo, cardinal brun et bleu manu, $2.10.Derniers genses eu bleu marin et blanc cardinal et blanc, bleu et cardinal, $3.50 —AÜSLI— Un lot de Robes Jerseys, différentes cou leurs, ofTeites à é peu près moitié prix.Un lot do Robes do Batiste et Réphlr, de $2 75 â $13.60.N.B.—% Nous désirons faire remarquer aux dameé que les robes jerseys sont len plus économiques et les plus convenables que l'on puisse acheter pour les enfants.GLOVER.FRY & CIE.UKK ADTUE GtlF.ltlSOX OBTENUE PAU L’AU MINlR ALE ST-LE0N —1 1 1 '¦ —-1 1 ~ ¦ ¦ | uuiiiiuii?, » iiuu uwiirn «Mil' un, uu /"ï ! I C" D C" PCMTD A i indienne»* sateen, valant 3:c pour U U lDLU-LlIN I nnL'^dB «t.s'-aj», i ° ^ • Dos garni luien et des dentelles i Ligne rit le docteur, a plus de cent cinquante mille livres de rente pour cette raison qu'il a rait fructifier encore l'avoir du père Salvetat et que toute cette fortune est dans le commerce.Mais ne m interrompez pas & chaque car à ce compte je n’en nuirai la’caille se refroidira.—Se craignez rien.^Et, puis, mon cher Crésus, laissez pas enflammer ainsi par fres.Je ne comprends pas.—Tant mieux.Il y eut un silence.Puis Malbec reprit.—.Aussitôt que Cramoizan lut en possession de sa nouvelle fortune, il voulut en user à sa fauta sic.Bien sou veut déjà il avait réfléchi à sa situation sociale ef, dans ces moments* là, il se demandait avec effroi ce qu'il Serait devenu si M.Salvetat ne c’était pas trouvé à Cramoizan le jour où on l'avait abandanné.Il 6e sentait alor*** pénétré de reconnaissance pour son bicna-iicur, mais cela ne l’empêcha pas de penser qu’il y avait dans le monde une quautité de malheureux dont les parents infortunés ou cruels s’étaient séparés pour toujours.Parmi eux pouvaient se trou ver de braves gardons doués des instincts les plus généreux et qui, taute d’un soutieu, étaient peut-être sur la pente du mal ou sur le grand chemin de la misère.^-C’ebt un sentimental, ce garçon-là’ dit le banquier.Coquelicot se taisait, mais elle écoutait avidement — N'est-il pas de mon devoir, se dit-il un jour, de donner à ceux qui sont m» g frères u'iuîortune la part de bien-être à la* qu'elle ils ont droit sur cette terre et de consacrer les biens considérables que ma laissés mon honnête homme de père adoptif à adowCir le sort des enfauts trouvés que le ciel enverra sur mou chemin ?—C'e6t tout au moins une idée génôreu-le, dit JCoquehcot —Vous pensez?dit Peyretorte.Moi j’appelle ça uue idée d’imbécile.Est-ce que vous vous chargeriez de nourrir et de Secourir tous les enfants de lu terre.—Je no sais, reprit le docteur si son intention était daller juEque-la mais il est certain qu à partir de ce moment la raeil-leur© recommandation pour être au-mis à bord de ses navires ou dans tes bureaux, lot de n’avoir jamais connu ses parente ou d’être le fils de quelque pauvre femme trompée et abondonnôc.-*-C'est très drôle.Ce farceur-là .est à coup sùr un oiiginal, dit Peyretorte, et ii finira pas m’intéresser.—Il n’est pas un capitaine de ses navires rep it le cloct» ur, pi s ua second, pas on li ut.naut, et, à part de prés rares exceptions pas un matelot qui ne soient dans les conditions de 6on prognmmc.— Tous bâtards ! c'est admirable 1 ^-Vous avez dit le mot, Peyretorte, c’est ahmtrablc, car comme vous le pensiez tout à l’heure, il n’a pu accenillir Itous les déshérités du globe ; mais il a choisi parmi eux les meilleurs sujets qui non seulement touchent chez i i.*ie« salaires assez forts pour pouvoirfceu et • •• iser une partie, mais encore qui tous, tau» exception, participent aux b*néfr;ts de ta maison.-^-Oh ! oh ! Cramoizan est décidé nent la perle des philanthropes.C’ot un socialiste.^-Aussi tous ses marina se feraient-iU caster la tête sans hériter pour lui éviter un ennui.Ils en est parmi eux à qui Cramoizan a personnellement sauvé la vie, et je n’ai pas besoin d’ajouter que ceux-là sont des séides.Leur dévouement, le fanatisme qu’ils ont conçu pour lui agrandi de tout lej rec-pect mêlé d'admiraiionquedes hommes habitués auxdangeiH les plusj extraordinaires professent pour l’étonnante bravoure dont il a donné des preuves en maintes circonstance?.Rien n a jamais pu faire reculer Jaïques de Cramoizan, et euitoui, quand il b’txpor-c sous les yeux de ses matelots, il poutre la témérité jn^qu à la folie.Ausri lui out il» donné un euruom qui dit bien ce qu’ils pensent.—Comment s’appellent-ils ?— Le capitaine Murche-ou- rêve.Lorsque devant eux on raconte uu fait impossible, pas un qui no di«c : Si lo capitaine Marche-ou-Crève se mettait dans la tête de faire cela, il faudrait bien qu’il lo fit.Vous ne les étonneriez pas en leur annonçant qu’il au décroché une constellation ou qu’il est revenu sain et sauf d’un voyage dans la lune.Peyretorte ne raillait plus, —%S’il prenait fantaisie à quelqu’un d’entamer une lutte contre Cramoisan, ajouta lentement le docteur, je ne lui conseillerais pas de le faire ouvertement, car il [se mettrait sur les bras "une mauvaiso affaire avec trois cents gaillards sur le corps desquels il faudrait passer pour arriver jusqu'à lui.~-Ceci n’est 'pas suffisamment démontré, remarqua le banquier d’un air de doute.—Tenez, reprit Malbec, à l’époque de la terrible guerre de 1870,] Cramoizan arriva de l’Inde à Bordeaux vers la fin de 8eptem-bre.On Ici apprit où nous en étions de cette lutte désastreuse.| Lo lendemain, les équipages des huit navires de sa maison, qui so trouvaient en ce moment en rade, furent réunis à bord du Malabar, magnifique trois mâts quo Jacquos couitnaudc eu personne.—Mes enfants, leur dit-il, lo hasard, la Providence, Dieu ont voulu quo nous no connussions pas noB ^parents.Mais ; nous avons tous uno môro que, comme moi, vous devez aimer à l’adoration à la folie.Cette mère, vos cœurs Tout déjà nommée, c'ost la France, c’est la patrie.Un hou»ruh frénétique interrompit son discours.—iteodez, reprit-il.Les bataillons allemands t couvrent un quart du sol do la France* Quels ^sont coux d’entre vous qui veulent venir avec moi combattre l’enva-hissuur ?—Moi ! moi ! Tous, Fan6 exception, demandèrent à partir.—.Soit, mes amis, nous irons tous et je pleure de joie en voyant que pas uu cœur u a fléchi.Vo« officiers vous commanderont comme à bord.Nous partirons daus huit jours.Vous êtes des braves, et je vous aime.Je voudrais pouvoir ^vous embrasser tou**.Et de grossos^larmes coulaient réollemeut de ses yeux.Plus d un loup de mer à la face bronz e fî’dét.n t ait aussi pour essuyer ses paupières.—.Messieurs, reprit Cramoizan en s’adressant aux officeiers je vous charge e’ha-biller et d’armer vos hpmm^s.La dépeuse d’entrée en campagne sera payée dans mes bureaux.Uno (fois en route, tout le monde touchera sa solde comme à la mer.Combien sommes-nous ?On se comptp.— Deux cent vingt-Bept, capitaine.-**Ce!a suffit pour faire une compagnie de francs-tireur*,* Nous nous appelerons leg Enfants-Perdus.Enfants perdus! répéta-t-il avec un soupir, ce n’est que trop vrai, —Où irous-nous, Capitaine ?—Au plus fort du danger, meg enfants Dans les Vosges.^-Quinze jours après, la compagnie des Enfants-Perdug opérait dans les forets qui couvrent les cimeB des Vorges et faisait de temps en temps quelque terrible befo-gne.—Tiens,’ remarqua le banquier, je n\ i pas entendu parler de ces IraucF-tireurs-là -^C’est que,iépondit ie docteur.Cramoi-zan et ses hommes étaient plus occupés à chercher les partis pour les combattre qu’à rédiger des bulletins de victoire, semblables à ceux des chefs de bande qui annonçaient pompeusement la capture d’uu cheval et de trois casques piusfclen6.Ou so battait trop souvent dans sa compagnie pour avoir le temps de se vanter, —Pardieu,mon cher docteur,dit Peyretorte, qui depuis quelques luttant* ne lais*iiifc pas vide une seule minute le verro de Mai-üec ; pa*dieu, je crois que voua vous enthousiasmez -*-Ce fut la compagnie de francs-tireur» de Cramoizan, contim a le médecin, qui prit la plu# grande part à la destruction dû tunnel de Fontenoy, opération qui arrêta quelques jours les progrès do l’ennemi et l’exaspéra au poiut do luijfaire commettre deB dévastations inutiles, de cruelles représailles contre un village innocent.Un jour, il y eut une chaude alerte dan» la compagnie.Elle était $ campée ^au pied d’un rocher à pic et ee préparait à une rencontre que le capitaine prévoyait pour le lendemain.Tout à coup, les 6entinePe8 avancées se roi lièrent vivement on lâchant leur coup de fusil.—Tiens l déjà l’ennemi ! dit tranquillement Cramoizan.Vous tavez, mes cnf»ntsque si tous voulons sortir dfici, il faut culbuter les Prussiens.D'après les rapports des paysans qni nous renseignent, nous avons devunt nous fix ou iept et nts hommes.Ce n’est pas trop pour nous.J’espère que nous paierons.-^-Parbleu! dirent en même temps cinquante voix.—Par où [arrive l’ennemi ?domanda le c&pi'&'ne Cramoizan aux sentinelles qui bo repliaient.— Par ici, dit l’une.j — Pur là, dit l’autre.—Non, par ce côté, déclara une troi* eièmo.—,Ah çaj vous moquez-vous de moi ?—Non, capitaine, répondirent cngemble les trois matelots.—Alors nous sommes cernés, dit Cra-moizan, —Et cernés par toute nue armée, ajouta uu officier qui revenait de faire une reconnrisfianco.— Uue armée ?—.Oui, d’au moins vingt mille hommes.—Ah 1 ah ! remarqua froidement lo capitaine.|nons avons été livres par quelque lâche voquiu, par un de ceux à qui nous nous sommes fiés, et nos braves ennemis ee sont permis de nous tuer au gite ; mais cela ne *c a pas,mes amis, nous allons leur jouer un tour do gabier* —Sacrebleu 1 Peyn torts, dit te ut à coup Malbec en «arrêtant, qu’est-ce que vous m’avez donc fait boire ?—.Mais du vin.—J’ai déjà la tête lourde, et chose extraor liuaire, je sens que, malgré moi, je de.vi ns extrêmement lyrique.—C’est que vous êtes abominablement gri«, mon cher.—Continuez donc, docteur, M.Peyretorte e-jt impatientant avec ses interruptions, dit Celeato.—Cramoizan et ua troupe étaient réellement cernés, reprit le médecin, et c’était vraiment toute une armée,qu’ils avaient sur les bras.Jacques passa en revue ses soldats et demanda vingt hommes do bonne volonté.Tout le monde se présenta.—Merci, mes amis, dit-il, mais il ne faut guère que vingt hommes pour ce que je veux faire.Que chacun d’eux ait une poulie et scs cordages.Cramoizan avant d'entrer en compagne avait muni chacun de ses marins d’un paquets de cordes ; puis un homme sur cinq avait dans son sac une forte poulie.—Lieutenant Delbos, reprit Jacquos en s’adressant à un jeune homme à la figure sympathique, renommé parmi ses camaia-dea pour sa force, son adresse et son agilité.-r-Voilà, commandant, —Vous voyez bien cette muraille de granit à laquelle nous sommes acculé» ?—*Oui.V _____gne Allan Sous contrat avec U gouvernement du Canada et de Terrcnacve pour le || j| 7 transport des malles Canadienr II A aL nés et des Etats-Unis.8« ARRANGEMENTS D’ETE 86 Je viens «le recevoir ftl’oceusion «les Fêtes LE PLUS GRAND ASSORTIMENT «le beaux instruments qu’il y ait en Canada, cousis-tauten’»U > .il queue («le tous les formats) pianos droits (uob*«'«,u modèles) pianos carrés et orgues ca * hn pelles et «le salons.CETTE LIGNE se composo des puissants steamers en fer de lro classe suivants, bâtis sur la Clyde, à double engin.Ils sont construits par compartiments étanches, surpassant les autres en force, rapides et confortables, renfermant toutes les améliorations modernes que l’expérience pratique peut suggérer et ont fait la plus courte traversée.Vaisseaux.Ton.Commandant.NUMIDIAN.6100 (en construction) PARISIAN.5400 Capi James Wylie SARDINIAN.4650 Lt Smith, R NB POLYNESIAN.4100 Capt J Ritchie SARMATIAN.3600 Capt J Graham CI UCASSIAN.4000 Capt WRchardson PERUVIAN.3400 NOVA SCOTIAN.3300 Capt R H Hughes CASPIAN.3200 Lt R Barrett,RNR CARTHAGKNIAN .4600Capt A Macnicol SIBERIAN.4600 Capt R P Moore NORWEGIAN.3531 Capt J G Stephen HIBERNIAN.3440 Capt John Brown AUSTRIAN.2700 Capt J Ambury NESTORIAN.2700 Capt W Dalziel PRUSSIAN.3000 Capt AMcDougall SCANDINAVIAN.3000 0*pt John Park BUENOS AYREAN.3800 Capt J Scott COKE AN.4000 Capt C J Menzies GRECIAN.3600 Capt CELeGallais MANITOBAN.3150 Capt RCarruthers CANADIAN.2600 Capt John Kerr PHOENICIAN.2800 Capt D.McKillop WALDENSIAN.2600 Capt D J James LUCERNE.2200 Capt W S Main NEWFOUND LAND 1500 Capt C Mylius ACADIAN.1350 Capt F McGrath La route océanique la plus courte entre l’Amérique et l’Europe, (cinq jours seulement d’un continent à l’axtro.) LIGNE DE LA MALLE DE LIVERPOOL LONDONDERRY, QUEBEC ET MONTREAL De Liverpool De Derry Steamships De Quebec 6 mai 7 mai Parisian .r .27 « 20 “ 21 “ Sardinian .10 juin 3 juin 4 juin Polynesian.24 « 10 “ 11 « Parisian^.1 juillot 24 “ 25 « Sardinian.15 « 8 juillet 9 juillet Polynesian .29 « 15 «• Parisian* .5 août Prix du passage de Quebec Cabine.$60.00, $70.00 et $80 00 (selon le confort.) Intermédiaire.$30.00 Entrepont .20.00 flgfUn vapeur avec les malles et les passagers pour les steamers en destination de Liverpool quittera le quai Napoléon, le matin du#départ à neuf heures précises.SERVICE SUPPLEMENTAIRE ENTRF LIVERPOOL, LONDONDERRY, QUEBEC ET MONTREAL De Liverpool 14 mai 28 « 18 juin 2 juillet De Derry 15 mai 29 « 19 juin 3 juillet Steamers Sarmatian .Circassian .Saumatian.Circassian* .De Quebec 4 juin 18 « 9 juillet 23 « En partant de Québec, ces steamers 6e rendront directeMent à Liverpool et ne transporteront que des possagers de Cabine.Prix du passage de Quebec Cabine.$50 et $60 Selon le confort LIGNE DE GLASGOW QUEBEC ET MONTREAL De Glasgow Steamers De Montreal le ou vers le 6 mai 13 « Voir ligne de Londres .20 mai Hibernian.Luc F un k.Corean .Buenos Ayrkan.23 « Voir ligne de Londres.27 mai 6 juin Carthageulan et le Bueuos Ayrcan ne transporteront que des passagers de cabine à $50 chaque.LIGNE DE LONDRES, PLYMOUTH, QUEBEC ET MONTREAL Steamers De Londres 22 avril |Nkstorian 6 mai Corean .Voir ligne de O .t Jtovr .l.UCERNE .• • • • I)t Montreal le ou vers le 13 mai Voir ligne de Glasgow 30 mal __Les lits sont invariablement payables d’avance.Uq médecin expérimenté se trouve dans chaque steamer.Connaissements directs accordés à Liverpool et dans les ports du continent poui toutes les parties du Canada et des Etaœ de l’Ouest.Pour plus amples détails, s’adresser à ALLAN,RAE à Cio., Agont.U.I.BARTHE Avocat, C.H Ex-M.P.peur Richelieu tient actuellement son bureau àsarôsidonc No 19 rue des Champs (Avenue Lavioiotto) Aussi un bureau à Nicolet, rue St Joseph, chez P.Prince, huissier, où il se rend tons les jeudis.Suit les termes des cours à Sor« et de Révision et d’Appel.S’occupera particulièrement de» affaires criminelles.Espèr par son assiduité à la pratiquo obtenir’un part du patronago public.* Troi s Rivières, 29 mai 1886.FISCHER et le* orgues-harmoniums « l)Offll.\SON.»» Tous Instruments de choix,-do nouveaux styles, uniques dans leur Kenre et trouvant nulle part ailleurs.® uro et ne M Les personnes désirant un instrument do choix à un prix raisonnnhm a , venir visiter mon assortiment si possible, ou écrire pour catalogues illustrés OFraIo*d L.JE.Pï.IPJR,A.TTïC * SEUL AGENT P0UR LA PROVINCE DE QUEBEC 1676, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL, 1676, Messieurs les Marchands Peuvent se procurer constamment A bas prix un assortiment très varié de ‘ BISdi’ITS en tons genres, CONFISERIES PURES, ordinaire» et «ie fautais CHOCOLATS Cic Coloniale, * CIGARES les meilleures marque», CIGARETTES les plu» en vogue.~ s EUE ERE NT ’ —CHEZ- «©* EN A.DUPUIS 8 fév 11m BUE ST-PAUL 57 BIERE ET PORTER LABATT Leu boissons par excellence pour les chaleurs sont les raiAhraa niA.« .Porter I.abutt de London ores Bière et V .1 • .__ comme fos8eur qualités d'orgo at do houblon et qu'ils peuvent rivaliser avec les «dheimTlèreTe?porters importés, et ne contiennent ni aei lo, ni autres ingrédients nuisibles à la santé L% célébré bière Labatt do London est reconnuo la meilleure dn n.»!)! ?', d» «rlü,l.lc Ubcllc p», do.'SÏÏÏÏ.Î1 .SSXS POUR UA BEEIiE SAISON, achetez la célèbre Bière et Porter Laba.t, London, et n’en prenez point d’autre eu substitution.1 N.Y.MONTREUIL, Seul agent, tlnébeco P.8-En mains le stock lo plus considérable de Québec de Bière en Bouteille» 13 avril 6m q*h • 1 1 TRAVERSE DE St Romuald et Sillerv R 99 LE VAPEUR « LETIS Capt Dosrochcrs, gérant Le et après le 12 MAI laissera (le temps et les circonstances le permettant) commo suit : New Liverpool Québec 5 16 a m 6 00 a m 8 00 am DOOam 10 00 a m II 30 a m 1 00 p m 2 00 p ra 4 30 p m 6 LES DIMANCHES 00pm * I 30 p m 00 pm 3 OOjpm 6 00'p m Arrêtant à St Romuald et au quai de M.Bowen, Si 1 lory, en montant ot descendant.Tous les samedis il y a un voyage de St Romuald et Sillcry à Québec à 7 h.p.m.Iraverse de l’Ile d'Orléans" 3 5 2 5 00 p m 30 p m 15 p ra c re gsl o* 2 p—.fpg-5 r €.O.I.a l’honneur d’informer le public de la ville et do la carapagno qu’il a ouvert uno pharmacie ruo St Panl No 235 (on faco do la gare du Palais).Son assortiment soro conrotet, renfermant tous les produits pharmocoutl ques ot chimiques, médecines patentée, tant américaines que françaises, graines et teintures j ainsi quolos orticles do îantaisio et spécialités du dernier goût.Lo public est respectueusement invité à venir visiter son établissement ot l’honoror do son patronago.Il déûo touto compétition danB 808 prix.Dos consultations médicaîos gratuites seront donnéoa à tonto houro.Los proscrip* tlons ot les comranudosdo la vlllo ot do la campagno soront romplios voo grand soin_ ponctualité, mmrn 3m
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