L'électeur, 6 mars 1888, mardi 6 mars 1888
Çjition quotidienne QUEBEC, MARDI, 6 MARS 1888 8e annee.No 201 i>RIX UE L'AByMNEMENT lomuï «OOflMSIVB S3 00 0a** *••••.;;;;7;;;;;*//.*'77J } ^ 1 (j«im moi* „ e»t nrlotement pa-able d’avano» an- |.£ïnli*r»de|U»r*n fpmox tii»3oy.ADAia* • ••««••••WtMtlttll 90 AO .0 SA k*| .|ï t .§ l'jbor.ncoifnl n’wt l*B payé d'arauoe, 11 e-r» de |flt»'w* jBgLLSAU & OIE, administrateurs, JOURNAL DU MATIN TARIF DES ANNONCES l'romlère insertion. Autre* Inert Ion» «I publié loua les jours.o T .-olk lois par semaine.O 1 » * ux foin par semaine.0 A vin ilo nnlaaauue, marinât* ou tléce».(l Les annonces suivantes seront Inslrt'cs pour uti ( •ntm le mot ; -Demande d'emploi—Demande de D.mieHk.li|uee ou ceuidoySe—Annonces pour rhum-l*rri ou peiidru — Annonces d'objets perdue ou I rom »'• rouies lettres, eto., concernant l'administration devront Ctre odre*»!H***« A Uni.i.rac & Cia.Cureau dit l.'hi.»rr»ro 111, Côio Lamontagne, et toutes lettrvs, eto., onct-mmi la rMaoüou A K* sur Paoai'O Ditre< tour d» 1a ieduction.BUREAUX : 111, Cote Lamontagne, Basse-Vilio, Quebec.ERNEST PAOAUD, Rodacteur-on-cfco QUEBEC, « MARS 1888 fcslce iiiic capii liai ion ou non ?Le Canadien donnait hier un éclian-Jtilluo (b U manièro bizarro dont les or-Iptie» du gouvornoment fédéral onten-lort, quand co sera pour moins do vingt-quatre heures.En nia de plus long séjour, ils auront également libre accès dan» ndo ports pour décharger,recharger, trana border, vendre lours cargaisons, quand co sera nécessaire pour réparer leurs avaries, acheter les provisions nécessaires pour leur retour, sur simple exhibition d’un por-mis qu’ils ao procureront jrah’jdea autorités du lieu.Ils sont ainsi conçus : Article 10.— Les vaisseaux pêcheurs des Etats-Unis qui Cette proposition comportait la stipu lation suivante : 14 Qu’il est convenu que les haies et les ports d’où les bâtiments américains doivent être exclus à i’avonir, sauf pour les objets pour lesquels l'outrée dans les baies et les ports est permise par le dit article, seront les haies et les ports qui ont dix ou moins (le dix milles do largeur ; et la distance de trois milles ma rins, à partir de ces baies ot ports sera mesurée en droite ligne tirée à travers la bftio ou lo port, uanc la partie la plus rapprochée de Centrée, au p remit) poitit lorsque la largeur ne dèpazsc pas dix milles.” Le rapport du Conseil Privé on date du 1er février 1887, fait suivre cette citation do la tonnante protestation suivante ; 44 Cette disposition entraineraitl’u-bai'.ion de droits de pêche gui ont toujours été considérés comme la propriété ex du rive du Canada ” .(Correspondance des pôche-ries, p.217.) La même protestation est répétée à la page 252 du môme livro officiel.Ces deux cIauscs donnent gain de cause aux Américains en leurcédant un pri' ilège qu’ils ports do mer mon tionnés dan» 1 article premier de ce traité ho conformeront Auxroglenien du hâvre,qui seront les mêmrs pour eux et pour les vaisseaux du Canada et do l'erre neuve.Us n’auront pas besoin de faire do rapports d’entrée ou d’obto-uir de passe jiort lorsqu'ils entreront dans ce» ports de mer ou baies pour chercher un abri, réparer leurs avaries, ni lorsqu'il» viendront en dehors des limite» dans le but do ae procurer du bois ou do l'eau.Mais tout vaisseau qui restera àcet endroit plus de 24 heures, les dimanches et jour de fûtes 1>£A es exceptés, pourra être forcé d’obtenir une feuille d’entrée uU de décharge, et nul vaisseau ne pourra se soustraire à l’obligation de donner les informations voulues aux officiers visiteurs.Dans ce» bries, ce» vaisseaux ne seront pas tenus nu pilotage obligation, ot lorsqu'ils y viendront comme susdit pour ko met tro h l'abri, réparer des avaries, bo procurer du bois ou do l’eau, ils no seront plus tenus de payer les droit» do havre, Iridionalo du Labrador, etc.“Partout ailleurs, b exclusion des navires et bateaux étrangers est.absolue pour co qui est de !a pêche, et cette exclusion doit être mise à ?{]'< t dans les limite» établies par la convention de 1818, ces navires et bateaux étrangers n’étant admis dans les baies et havres que pour quatre Jîns seulement, savoir : s’y abriter, y réparer des Avaries, y acheter du bo«s et y faire do l'eau.” ( Co r re» po n d an ce officielle, p.27.) Legouvornomont était mOiiio si convaincu de son droits, qu’un moment il songea à appeler à son secours les vaisseaux do guerre do Sa Ma jouté pour chasser les pêcheurs américains à coups do canon.Voici co que nos ministres faisaient écrire le 30 mars 18S6 par Lord Lansdowno ; “Je puis ajouter, comme explication» des désirs do mon gouvernement, quo tandis qu’il reconnaît que la charge de mettre en vigueur le» règlement» du police concernant les pêcheries appartient aux autorités canadienne», il emit que d* tonnage, de que ces règlements bouées ou autres peuvent être plus ¦ nw«ln«Wi COl I t VI*.«.,.4*.v* I u» droit» semblable».Cette énumération ne pourra pas s'interpréter d* manière A permettre d’autres changements incompatibles avec les droits ot libertés garantis ou réservé» par la convention du 20 octobre 1818.Article 11.—Los vaisseaux pêcheurs des Etats-Unis entrant dans les port», lo» baies et les ha* vrea des côtes est et nord oit du Canada, ou des côtes do Terroneuve, durant la tempe te,ou pour autre cause do force majeure, pourront décharger, recharger, transborder, m vendre, su jets aux règlements douaniers, tout le poisson qu’il y aura a bord, quand co déchargement, ce transbordement on cette vente seront ju gés nécessaire [comme incidents do ces réparât ions, et pourront réparer leurs agrcs et lofai.• un approvisionnement, endommagé ou perdu da .s la tsmpÔto ou lu naufrage ; et en cas de mort ou do maladie, seront permis tous les agissements nécessaires, y compris l’engageaient do i’équi-psgo.Des permis pour acheter dans les ports d'entrée désignés des dite» côtes du Canada ou do Terror.cuvo,pour le voyoge de retour, toiles provisions ordinairement vendues aux vaisseaux do commorce, seront accordés aux vaisseaux p ô - ch eu ru des Etat*-Unis, dans les ports efficacement appliqué» ot commanderont à un plu» haut degré lo respect do ceux contre qu*'ils sont dirigés, »’ils sont appuyés par la présen t d’un ou de plusieu rs va issea ux de Sa Majesté.” “Cette «eule présence serait certainement de nature à créer l'impression qu'en insistant sur les droits (pii lui sont reconnus par le traité (de 1818), lo Canada u l'approbation et aurait un besoin l'aide du gouvernement de Sa Majesté.” (Correspondance ofliciello, p.30 ) Ce» allures belli-qu uses étaient plus apparentes que sincères, si l'on en juge par la façon si pou digne dont ces mêmes ministres ont baissé pavillon.Ce quo les Américains convoitaient depuis longtemps, c’était de pouvoir se servir de 1a côte canadienne comme base d'opérations.Le» article* K) et 11 du traité leur coucidont précisément ce point important, à la grande humiliation do nos ministres qu», dans leur rapport du Conseil du 14 juin 188C, faisaient do» déclarations de ce genre : “D’uuautre côté, cette expansion indue aurait lieu ai.permission était ac-cordéoaux pêcheurs des Etats-Uni» do fréquenter habituellement le» havres du Canada, non pour y mettre leur» navires il l'abri et mont.L es» uu part du gouvernement canadien un désistomentcomplet de l'article 1er du traité de 1818.0’est aussi lo désaveu do toute la législation passée depuis deux ans au sujet des pêcheries.On lit dans le» instructions données par l’hon.M.Foster, ministre do la Marine et des Pêcheries, à sos subalternes, en date du J.(i mars 1S8IJ î 44 11 Bora de votre devoir de protégor le» pôchoriea dos côtes J u Canada en conformité des conditions établie» pai la convention du 20 • ; CépoU/jir3'é représentait lfi% du capital.Un ou deux employés reçoivent des bonus, vu le grand soin qu'ils prennent de leurs chevaux.J.A.Grenier, évaluateur, esta remploi de la ville de Québec depuis quinze ans.Depuis co temps, la valeur du la propriété a diminué dans certains quartiers, mais a augmenté dans les rues commerciales.Certaines rues, comme la rue St Joseph, prennent beaucoup d’importance depuis quelques années et cell au détiimont des rues do la Haute-Ville.Il 110 croit paa que, règle générale, les propriétaires do maisons sises sur la ruo Champlain reçoivent régulièrement le prix do la location do leurs maisons.A Sr.Uoch, la plupart des ouvriers sont propriétaires.Le contraire est vrai dans Québec Ouest.La population a diminué depuis une ouin-xaino d’années, mais les taxes n’ont pas diminué en proportior.Il attribue ce J fait i\ ce qu’une société composée de débardeurs a essayé, au moyen de règlements arbitraires, de contrôler tous les ouvriers travaillant à bord des n»vires.A St Koch, un ouvrier peut trouver u.i logement confortable pour le prix de £5 ou §4 par mois.Si la population de Québec a augmenté depuis lo dernier recensement (1881), cette augmentation a été très peu eenaible.A St Roch, a quelques exceptions près, les maisons des ouvriers «ont très propres et confortables.Depuis quinze ans qu’il est assesseur, il a pu constater que la class* ouvrière 11e peut plus se payer le confort dont elle jouissait autrefois.James }*atto>if gérant do la compagnie des bateaux-passcurs, dit que la compagnie emploie de cinq à sept ingéniears-mécanicions.Ils reçoivent de £45 à £55 par mois et los matelots de £12 à £20 La ¦ IM., ‘ A monsieur l'éiitour de l'Electeur* Québec.l'ormette/.-moj, monriour l’éditeur, do signaler dans vos colonnes uuo certaine irrégularité quo l’on remarque sur la carte qui accompagne le dernier Indicateur du chemin de fer do Québec et du Lac St Jean.Sur cutto cafte ligure naturellement le tracé du chemin de fer do Québec au Lac St «Juan avec tousses embranchements projetés et mémo en construction d'après le dernier contrat do la compagnie avec M.Boemcr.Or, rem-branchement.de l’Kit, qui doit s'étondre jusqu’à St Alphonse, sur les bords do la Baie des Ha! Ma ! (en passant par Chicoutimi) n’est tracé aur la carte quo jus qu’à Chicoutimi.Avant que la compagnie do Québec et du Lac St.'oan se soit chargée de laçons-truction de l’embranchement do l’Est, noua remarquons bien que sur toutes les cartes et les imprimés qui sortaient du buroau de cetto compagnie on omettait d’indiquer la ligna jusqu’à St Alphonse ; cependant nous passions âous silenco cetto omission, que nous considérions alors être lo fait d’un manque de renseignements précis.Aujourd’hui quo la compagnie s’est chargée de la construction do l'embranchement do l'Est, et qu’elle vient même du signer un contrat Avmn M B««»nor.ax» 11 rant, mnvminanh les subsides, lo parachèvement do l’em* branchement dans deux ans, on s’explique difficilement une semblable omission.Personne, que nous connaissions du moins, no conteste i’importance ’absolue «ju’il y a do pou sa or l'embranchement do j’Kst jusqu’au liûvre de St Alphonse, ou Baie dos Ha ! lia 1 L’intérêt du Saguenay on général ot celui du chemin on particulier l’exige.Cependant vous me permettrez, monsieur l’éditear,de tracer ici quelques données irréfutables qui i* 031 SI IM € ATIOX QUJ5 VONT DEVENIR LES l'HOMESSES ?L’été dernier, lo comté do Charlevoix a été dans la nécottité d’élire un nouveau mandataire fédéral, en remplacement de M.Cimon,décédé.Aux débata préliminaires ot durant l’élection, la question a été :—amélioration du comté et sa mise sur le même pied que sont aujourd'hui toutes les autres parties du pays, au moyen des chemins do fer.Pendant quo nous agitions ainsi nos intérêts et quo noua lus mettions dans la balance électorale, sir Hector qui désirait voir M.Simon Cimon élu, écrivait à différentes personnes dans lo comté les priant de favoriser scs vues, ot dans co mémo temps M.Cimon autorisé—nous pouvons le supposer bien légitimement —promettait au comté, entr’autres pro messes, que le chemin do fer sur la rire nord du Saint Laurent, se continuerait depuis Québec jusqu'à Tadousac, et co dans un aussi court délai que possible— Ces promesses vont-elle* se réaliser ?Autrefois sir Hector, dans un moment critique, a fait appel à Charlevoix.Aujourd’hui co petit pays, sur lu rive nord du fcair.t Laurent, depuis Québec jusqu’à Tadousac, fait appel à ce monsieur— ?a-t-il refuser do lui accorder ce qui est en son pouvoirde faire ?Et puisque je me suis permis de rapporter ici un souvenir do notre passe', qu’il me soit permis aussi de rapporter ici quo depuis que i:honorable î>l.Mercier, premier do l’administration do la province de Québec, est au pouvoir, co monsieur 11’a cessé de faire pour noua ce que les ressources dont il pout disposer lui permettent défaire ; aussi eût te belle conduite do sa part lui attire-t-elle de phis en plus notre estime et notre reconnaissait ce.Un cultivate en.'¦ET ESPACE EST HESEliyis .OCT LEMIEUX & ci B Vente, a l'encan de riches meull etc., etc.' Pur OCT.LEMIEUX & cif jiej-o-idi, S MARS a 11 rfsidenrc do ».ARTU1R [ (i RHl «rr.U Sa, rnr dMiiruillon.E.nl'uA St-Jean.* i SîStifJ0?1 rc xpi' rirnee dan» rrtfe Jfjne *-«• une K*.rantie feufb-an-.e a c-ux q .i «o-riro^t bien nous coulinuer leur pu rouage, l.omiition-» libéraV-, r* element» immédiat».1 our toutu itîonualion .adre«»er a Oct.LEMIEUX & Cie, 253, Ruo et Faubourg St-J eau.-3 frv-10 li Québec.F A LF.ST-LAÜOT ENC.iNTEIK et COURTIER SenI fabricant cio la Peinture Elastique a )’epreuv
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