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Titre :
L'électeur
Éditeur :
  • Québec :Co. d'impr. de Québec,1880-1896
Contenu spécifique :
lundi 24 juin 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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  • Soleil
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L'électeur, 1889-06-24, Collections de BAnQ.

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Edition quotidienne (Richer, Lundi, 23 Juin 1880 9e année 281 jO Sénat ljan 0 i' •Qr.rr-r.T.a; Y.*Ktt*BU '.¦cwr.^ur» ».;u-»tnvx.: * PRIX DE L’ABONNEMENT.CTmCîf QCOTUHKCfX man.liait moisi.Six molt.7voit luoit.$5 00 .2 00 I 1 *^0 —.1 U) V I.atome ment «Utricle ment fuyablo d'avance.rimov iiKBDOwiDAnt*.D»n, au constant d’avance.*0 7i t té X j’O'ds.'ErA.i^, x»xr r-j TA Kl F DES A NNONCE3.Pro nIAro Invrtlon.jO I() AU‘:ov Irirortloii*» jmiWMi ( »u* Ici Jour* .r oft U .m U,\+ jHir eutaino.U')1 l»*u\ loi* |>ir«'.nuni*.ÜÜ7 Avi.i de iiaksatiJc, mariARO cudécÂt.0 23 Le* annonc 'i fluh'untoa x »:it Jn^ntat prar m tanUn lo mot -1 Miivimli* dViii|i|ol -IV:n%nil0 fia «.liai Mtl»| ui ou il\*iii|>lo>C4 • Annonce» jwur chambroj ou parutou .Zuuoiic-»-* «l'objet* perdu* ou trouvai Tontes (tttrfi, «*to., roncornant l’^lmlnittratioi devront (Mro adressées A MH.LKAV & Cl B.Human «Il "t'KiiïJhiüH'’, 111, (V.t?I.atnontacnn, etfcnitn»I*»ttro« rl concernant 1» rô fact ou a LllNU.il’ l*A(JAl/ü directeur do la rdivctiou.ERXEST l’ACAI D, direct otar de la redaction, RELI.EAU A Oc, administrai es.r.4 BUREAUX: III, Cote Lamontagne, Ra.sse-Villc, Qnclicv.% 3 ï i il ! 8 if I « M i .fc.X JL k QUEBEC, Cl JUIN 18S9 BIENVENUE A VOUS TOUS, COMPATRIOTES î En voyant rassembler autour do 11011% on eetto antique cité do Champlain, tous los représentants do nos frères cnmdiens-français des Etats-Unis, notre première pensée n'ost pas seulement une pensée do bienvenue pour ces visiteurs qui nous reviennent, hélas ! pour un temps trop court.Nous puisons aussi ot leur présence un légitime sentiment de satisfaction et de fierté nationale, car ils sont ici la preuve vivante de la persistance de l’idée de la patrie commune.Oui, sans doute, ils sont les bienvenus parmi nous, ces visiteurs, ils viennent célébrer not re fête nationale qui est aussi la leur.Leur empressement nous té-rnoigno qu’ils sont toujours fidèles à leur ©rigino et que pour s'être répandus à travei» les vastes espaces de l’Amérique du Nord ils n’en continuent pas moins à revendiquer les traditions de leur race.Ils ont quitté lo territoire canadien ; nuis eu mémo temps qu’ils portaient ailleurs leurs foyers, il semble que l'ftroo de la patrie ko soit élargie.L'unité do notre race est toujours vivante, mais cllo rayonne grace à eux d’un bon* du continent .1 l’autre partout où il y a uno demeure canadicnno-françaisc.Nous pourrions leur dire—mais h quoi sert-il de rappeler en ce jour de fête des regrets impuissants ?—que nous avions rêvé pour eux et pour nous d'autres destinées.N >us avons déploré cette émigration canadicnno qui nous enlève chaque annéo une partie do nos forcos.Autrefois nous aimions à supputai combien do temps il nous faudrait, grâce à la prodigieuse et persistante fécondité do notre race, pour devenir infailliblement, dans le Canada, la race prépondérante.Cette fécondité n'a pas diminuée; les états comparés des naissances et des décès nous disent mémo qu'elle a augmenté pendant les vingt dernièros années.Mais il nous a fallu compter avec l’émigration ; et pendant quo le poupîo c^nadieu-français no ccs30 point do so multiplier, il nous a fallu constater dans la province de Québec une diminution sensible de l’accroissement do la population.Comment n'en aurions-nous pas éprouvé au premier abord uno déconvenue et de vifs regrets ?Et cependant h quoi servirait-il do nous élever, de noua irriter contre des événements plus forts quo nous 1 A quoi servirait-il do récriminer ?Ce Berait provoquer dea animosités politiques qu’il vaut mieux taire en un jour comme celui-ci.Mieux vaut accepter la destinée qui suit impassiblement son cours.On ne refait pas du reste l’esprit d’une race, et c’est l’esprit d’aventure, lo goût des expéditions lointaines qui a toujours été un des traits les plus saillants do notro caractère national.A l'exemple de la vieille France dont lo génie no s’est jamais enfermé dans les limites d’uuo frontièro ot dont los grandes actions ont été accomplies non pour un seul pays mais pour l'humanité, nos Canadiens-français, missionnaires, soldats, colons ont toujours aimé avant tout los larges espaces ot les explorations hardies.C’est par eux que ce continent d’Amérique a été parcouru en tout sens alors qu’il n'était qu’uno immense solitude.A l’Age héroïque do notro histoire, pendant quo notre colonio so fonde sur los bords du Baint-Laurent, Joliet explore lo Missis-î Lo Moyne d'Iberville est h la Louisiane, LaSalle est au Texas, Jucho-rcau do Saint-Denis, pénètre jusqu’il Moxico, do la Vérandryo traverso los montagnes Rocheuses, Partout où il y a eu dans l’Amérique du Nord un coin do terro à explorer, nos ancêtres y ont été les premiers ot y ont laissé dos traces glorieuses do leur jmis-^go.C’est encore au mémo esprit qu’o-héissont, peut-être sans s’en rendre •wupto, ceux qui, dans notre siècle po- sitif, eo sentent h l’étroit dans leur foyor, et cèdent à l’attrait do l’inconnu et.des horizons lointains.Qu! sait s’il n'y a pas dans l’âme do chacun do nos colons qui nous ont quittés quclquo souvenir héréditaire, quelque rôvo tcnaco dos ancêtres qui allaient droit dovant eux en perçant les forêts et qui découvraient un monde I Après tout, si lo but immédiat do nos efforts a été dérangé par cetto émigration aux Etats-Unis que nous n’avions pas fait entrer dans nos calculs, qui sait si en fin do compte nous aurons perdu au change ?Ce qui nous fait défaut comme masse compacte ot unie sur un sol restreint, nous le retrouvons en étendue.Si la diffusion do notre race î» travers l’Amérique du Nord entrait dans les desseins secrets do la Providence, ne nous en plaignons l'as trop vite.Grâce à l’émigration que nous avons tant déplorée, nous no aomxnca plus un petit peuple isolé, jeté sur un coin de la terre américaine et entouré do toute part par do puissants voisins.La race canadienne française fait bonne et noble figure aux Etats-Unis.Non seulement elle a su s’y faire rrspoctor et apprécier, miu déjà elle représente au sein de la grande ié-publique notre \~hsi.:n '’ément d’influence qui s’accroîtra et avec lequel les partis politiques sont obligés de compter.A chaque élection nous relevons avec orgueil les noms de no» compatriotes qui figurent dans les ossomblées publiques.Qui sait ce «pie l’avenir nous réserve ?Quelles que doivent être nos destinées politiques, eo continent ost appelé à former, à tout le means au point de vue social, un grand peuple uni par une corn-.muauté d'intérêts et de relations commerciales.Qui sait si quelque jour nous u’aurous pas lieu do nous féliciter ou pensant qu’il y a d’un bout à l’autre do l’Amérique du Nord des voix canadiennes-françaises en état do se faire entendre ?Que nos hôtes soient done doublement les bienvenus.Réunis ici avec eux nous représentons lame de la Patrie.Rentrés dans leurs nouveaux foyers, ils no ecront point pour cola dispersés ; car ils continueront à être les agents de l’infiuonco anadicnne -française à travers î’Améri-eque du Nord ACTUALITES Les journaux bleus annoncent qu’au premier de juillet Sa Majesté va conférer des titres honorifiques aux honorables messieurs L.R.Masson, J.A.Chapluau, O.Mowat ot J.RobinBon, en récompense do lours services rendus au Canada.Nous Accusons réception du Jean-Baptiste, une jolie fouilla publiée chaque année par M.Joseph Beauchamp, à l’occasion de la fête imtionalo.Le J tan-Baptiste publie cotto année lin oxcollont article plein de sages conseils à nos compatriotes.L’honorable E.L.Pacaud, conseiller législatif, est à Québec.M.Ernest Tremblay, journaliste, partira le quatre du mois prochain par lo “ Vancouver” pour un voyage do quelques semaines on Europe.Les funérailles d’un des citoyens les plus estimés de Québec, M.II.W.Welch, ont eu lieu samedi après-midi, & la cathédrale anglicane.L'Electeur partage le deuil général causé par eo triste événement ot offre ses condoléances à la famille.Nous appronons avec plaisir quo M.Alexandre Taschereau vient de subir avec succès les examens do la licence en droit à l’université Laval.M.lo juge Fournier, est rendu arec sa famille à sa résidence d’été à Borthior.L’hon M.Starnes, président du Conseil législatif,ost venu à Québec expressément pour prendre part aux fêtes do la St-Jean Baptiste.L’hon.M.Mercier partira demain après-midi pour Montréal.immmim'L Les fêtes du 1er jo .Arrivée à Québec de quinze mille de nos compatriotes HOMMAGES RENDUS AUX AUTORITES RELIGIEUSES ET CIVILES LA CÉRÉMONIE RELIGIEUSE Le feu de la St-Jean HUIT FANFARES SUR LA TLKIMSSi; Comme c’cat tout natural, nous consacrons notre journal presquo en onticr au récit des fêtes d’hier, h l’exclusion do tout autre sujet.____ lïcluiîs complets Nous avions raison d'appeler Québec la maison patcrnollo des Canadiens-Français.C’est bien ainsi quo paraissent juger les milliers d’étrangers que nous rencontrons h pleines rues depuis doux jours ; il y a dans l’attention recueillie avec laquelle on les voit s’arrêter ça et là devant nos vieux monuments historiques, plus que l'intérêt plus ou moins indifférent du simple touriste.Cea groupes que l’on voit ça et là, s’arrêtant à chaque coin do rue pour jouir un instant do ces étonnantes échappées de vue sur la verdoyante campagne ou sur le fleuve, qui sont si communes du haut «le notro rocher, ce sont des patriotes émus qui songent que Québec est lo berceau do la race, comme il en a été et* en est enooro lo boulevard.Ils reconstituent dans leur pensée les scènes héroïque» et tragiques du passé ; du haut do la citadelle, où beaucoup aiment à faire une sorte do patriotique pélérinago, ils dominent les plainos d Abraham ot 3 cherchent «i*.yeux l’endroit où sont tombés Wulfo et Montcalm ; s’ils se tournent du côté du Bcauport, ils songent à cette sanglante journéo du 31 juillet 17n9, où 3,000 boulet j do canon labourèrent profondément h* sol de Québec et dos campagnos voisines ; plus loinio grandiose panorama do lu vallée St-CImrlea reporte jour pensée à trois siècles et demi on arrière, évoquant la scène simple, mais grande, de la première descente dos Français sur lo r*>! canadien.Habitués à cos spectacles, nous, citoyen» du vieux Québec, en étions presque devenus blasés .l’intérêt qu'ils inspirent aux compatriotes qui en jouissent rarement, à ceux surtout qui, nés aux Etats-Unis ou dans quelque province voisine, voient Québec pour la première fois, vient à propos pour réchauffer notre propre patriotisme et nous apprendre le prix du rôle de gardiens du foyer qui nous est assigné.Jamais encore notre vénérable cite n’avait attiré tant do mondo dans ses murs.Mémo aux fêtes do 1880, on n’avait rien vu de tel Tl faut songer que depuis trois jours, tous les chemins do fer convergeant aurQuébec—et il y en a uno demi-douzaino d'importants,— lo Pacifique, le Grand-Tronc, le Québec Centrah ITutercolonial, le Lac St-J eau— no fournissent pas à transporter les passagers attirés par le triduum national Quelques-uns, comme lo Pacifique, ont chauffé quatre trains par jour à destination de Québec depuis vendredi ; lo Canada Atlantic deux ; hier encore, dimanche, il y avait deux trains sur lo Québec Central.Los bateaux à vapeur de partout étaient surchargés.Samedi après-midi, c’était une véritable procession do voitures de place sur la côte Lamontagne, qui est la porto de Québec du côté do Lévis ; au Palais, l’arrivée de cliaquo train transformait les abords do la gare en petit» Broadway.Aussi les hôtels se sont-ils vite remplis.Le Calcine a Québec , Lo Cfiièmo bataillon parti do Montréal à 5 p.m.samedi est arrivé à Québec par convoi spécial à la garo du Palais vers minuit.Dès dix heures une foulo considérable so pressait autour do la gare attendant l’arrivée du train, lo Thème bataillon était représenté par los lieutenants colonels Roy et Evanturel, les lieutenants Paradis, J.Lcbel, K.Lebol, Evanturel ainsi que par le capitaine Ix>vasseur.A l’entrée du train dans La gare, les excursionnistes furent acclamés avec uno enthousiasme indescriptible ; pendant dix minutes ce fut uno véritable ovation.Lo lieutenant coloncd Dugan descendit l'un des premiers suivi do l’état-major, puis tout le bataillon, compagnie par compagnie vint s'aligner suivant l’ordre do marche et l'on donna l’ordre du dé- λart : l’on passa par Icr rues St-Nicolas, 'abris, St-Jean, Fabrique, Iiuade, St-Louis, Grande-Allée, jusqu’au Manégo ou lo bataillon doit camper.L’excellent corps de musique qui ac- ajoutrà trois ou quatre reprises durant lo trajet do la compagne le bataillon gare du Pacifique au Manège.A minuit et demi lo bataillon a campé: lo tout «’est fait avec un ordre et une régularité parfaite, chaque compaguieoccu-pora quatro tentes.Près de cinq cents personnes ont accompagné les excursionniste» jusqu'à leur campement.Lo voyage s’est fait sans le moindre retard ou accident.Voici los noms des principaux officiers du tiôo.Commandant : — Lieutenant - colonel Dugas.Major Prévost, major Ethicr, junior.Quartier-inattr© Larocque, paic-muîtro Bossé, adjudant Labello.Compagnie No.1 : Capitaino Ostoll, lieutenant Lemieux.Compagnie No.2 : Capitaino Des-troiemiiisons, 1er lieutenant, Chares t, ‘Je lioutenant, Pichcr.Compagnie No.3 : Capitaino Hébert-, lieutenant H.Libelle.Compagnie No.1 : Capitaine Dos- noyers, lienteimut Trudel.Compagnie No.f» : Capitaine Manseau, lieutenant David.Compagnie No.t» : Lieutenant-commandant Sauvallc, Jo lieutenant, Chur-bouncau.Compagnie No.7 : Capitaino Lafratn-boiso, lieutenant Pelletier.Cvinpn^nio No.3: Capitaine MacKny, 1er lieutenant, DuVergor, Jo lieutenant, Jocks.Chirurgien Roy.Aumônier, le rév.l’èro Garcoau.Sergent-major < îanthicr.Hier lo déjeuner fut servi aux militai-1 oh par lo propriétaire do 1 hôtel du Lion d Or, M Boulet.Le “ Church Parade ” eu brigade fut uno imposante démonstration : à 8.30 heures a.m., 150 hommes du Oème Vol tigeurs do Québec sont montés au Drill Shed pour accompagner leurs amis de Montréal ; ils étaient sous lo commando-mont du lient.-colonel Thomas Roy, le licut.-colonel Amyot étant lo plus ancien colonel commandait la brigade.Eu quelques instants tout le 05e bataillon composé de 314 hommes descendait la Grande Allée précédé par lo Oème.Arrivés à la porto St-Louis un détachement de l’Ecole de Cavalerie et une partie de la batterie B (100 hommes) commandée par les capitaines Farley, Fages, les lieutenants Shchyn, Caron, vinrent «adjoindre an défilé.Cos différents corps passèrent par les rues St-Louis, Parloir, Desjardins et Bande.La Place de la Basiliquo était littéralement encémbréo du curieux : chaque corps était accompagné de sa fanfare.L’intérieur de la Basilique était splendidement pavoisée do drapeaux tricolore» : la foule ae pressait dans la nef.l.n messe fut célébrée par l’aumônier du Oeba.aillnn, le Rév.M.F.X.Fnguy, curé de Québec : servie par lo lieutenant Edouard Lcbel, représentant le 9ètno ot lo lieutenant Trudel, repré- I Le (15o était accompagné do ko» aumônier le U.P.Garcoau, qui avait endossé la bandoulière militaire ]>ardcssus la soutane et marchait- en arrière du bataillon entre deux des principaux officiers.! visin: AM>\ i:mm:\4t., au c.oi vr.ic\i> uc\ r ntovixi w.ai mai ni: sur-nmvr »:r \i rui$ii»KYr «»‘ jla son 1; n: h \r 11 su: Hier après-midi, le» officiers îles différentes sociétés en visite a Québec sont allés présenter leurs hommages à M.Ko-hitaillo, président do la société St Jean-Ruptisto, et .1 AI.Iules Tessier, maire suppléant.M.Robitaillo los a ensuite conduits au Palais Législatif où il» ont rencontré le» membres «lu gouvernement provincial.Dans la soirée il» so sont rendus chez Son Eminence.Nous donnerons dans un prochain numéro les discours prononcés on cette circonstance par l’hon.premier ministre, lo Dr Martel, M.Robitaillo et les autres.(irVRRTITRK 1MN FÛTES NATSOXA1ÆS 1.1: SAM I A t I HASHIQI i: Comino d’habitudo, c’est à l’égliso qu’a commencé la célébration «le notio fête nationale.Hier soir, la vaste nef, les jubés et 1rs arcades «le la Basique pouvaient à poino contenir la foule «pii h’y était réunie.Un salut solennel avait été préparé pour 7 heures, tenant do la fête rolig’muses du jour par Ica cérémonies, et du la totu nationale par le remarquable sermon pa trintiquo prononcé par M.l’Abbé L.A.Paquet.Avant la cérémonie roligiouso, les musiques réunies du 80 ot du De, placées dans une chapelle latérale, firent entendra la magif.tralo Marche pontificale compoftéo par M.Gustave Gagnon, loi» dea fêtes d’installation du cardinal en 188(1.L’abbé TMquct monta ensuite ensuite en cliuirc et s adrosa en ce» terme» à à l’afisistanco : 1 : r._ « excité la curiosité des officiers du flàèmo, cette coutume n’oxistant pas à Montréal.Outre les principaux citoyens «te Québec, nous avons remarqué dans la nef le lieutenant-colonel Duchosnay, députc-ndjudant général du district, le lieutenant-colonel Taschereau, major «1»' brigade, le major Duois HoJoii, repicucti-tant le 8î*e, le major Crawl01 d Lindsay, commandant dt> la batterie d»> campagne, lo capitaino Geo.Garueau, le capitaine Ilowanî, do l’Ecolu do cavalerie, lu capitaine Le*sard, «lu même corps.Après la mette los troupes défilèrent dai » lo mémo ordre par le» rue» Buado et St-Louis jusqu’au camp «lu manège ; là les officiel u du G5c invitèrent le» officier» des autres corps militaires à-«légua-tor avec eux un verre .le champagne au Lion «l’Or.Le île bataillon était sous le» ordres do» officier» suivants ; Col.Roy, col.Evantiiro), major Chouimml, adjudant Jolicœiir, chirurgiens Walters «•(.Giassori.Compagnie No.J : Cspfc.T^evasscur, lieutenant Fisct.2nd lieutenant l’-lonin.Compagnie No.J : Capt.Donnée, 1er lieutenant W.Lcbel, 2nd lieutenant Bourget.Compagnie No.3 : Capt.Pinault, 1er lieutenant J.A.W.Lcbel, 2nd lieutenant .1 ulcs Paradis.Compagnie No.4 : Lieutenant-commandant Evanturel, lor lieutenant Dupuis, 2 lieutenant E.Lcbel.MESSE MILITAIRE La visite du ttôu Carabiniers do Mont-Royal (Tdonné lieu à un déploiement militaire qui rappelait presquo la splendeur dos parados du temps des réguliers.Ainsi hier matin, les circonstances ont donné à la population et aux visiteurs lo spectnclo inu&it-é d’uno véritable wirtio de brigade.Le Coq allait à la mosso à la Basiliquo, et le îio Voltigeurs do Québec lui faisait poliment la conduite ; à la même heure, la Bat-terio B et l’Ecolo do cavalerie descendaient Je la citadelle, musique en têto, et on grand gala.Réunis, les «juatro régiments formaient un petit corps d’armée.Trois fanfares —la célèbro Bande do la Cité sur lo nombre, — battaient la marche : c’ost assez dire si lo défilé était triomphal Matinéo fraîche, voilée do grands nuages gris do tempe \ autre percés par un rayon du soleil et chassés par uno forte briso d’ouest quo faisait l’offico d’éventail et tenait l’air on agitation constante.La coiffure des quatro corps do troupes était lo helmet blanc ; c’était tout un spectacle quo cette cclonno do 700 têtos blanches qui emplissait par moments la Grando-Allée ot la rue St-Louis.Lo détachement do cavalerie avec ses brandebourgs, les ceinturons blancs, et les galons d’or do la Batterie B tranchaient ga’o nont sur l’uniformo sombre commun au 0c ot au C5e, Cic, épicier*.—Kuo Saint-Paul : Bowen, Bros., orfèvre.—Saint-Sauveur ; Dilua Castongnay «V YuiUancourt, libraires ; Josoph 'Ihéricu, librairo Tardif, ‘ “ Kuo Hermine : Napoléon if, tynosrr.ipluî.—Basse-Ville, rue Notre-Dame : F.d Belançer, marchand.—Côte l.’amon.tn^no : >v.Wright, libraire.— L**vls : Cyrille («üi'iié, typographe, No *t, rue Edeu.— Montréal : Poirier, Bessette A: Cie.—Ottawa : Alphonse Trépauier, typographe, No Sol, rue Saint-Patrice.Dépôt général : Edmond Rosa, No 53, rue Saint Dominique, Saint Koch, Québec.sulky«?m _ FAUCHEUSE RATEAUX MOISQNNEUSES CHARETTE VILLAGE Gharctte d3 coerce ÊüVOITURES A PLANCHES]! 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sous l'autorité do l’Acto do Québec, 32 Victoria, clmpitro Classe fl> U 25bnc tirage mensuel AURA UKJ MERCREDI 11 Juillet 1889 A 'i heure» I*.M.Au cabinet de Lecture paroissial, à Montréal, Canada.VALEUR DES LOTS $59,000 GROS LOT l \ lüMlBLEDK $5,000 $1.00 Le It II let liOMENCLATURE CES LOTS 1 immeuble do.$5,000.00 *\0no.on 1 do .2,000.00 2,000.00 J ila .l,(KKl.OO 1.0U0.1M 4 if.» .WWW 2.000.00 10 do .800.00 3,000.00 .'.'O Ameublements.ÜOO.OO o.ouo.OO GO TVTni>ïors Agent pour la vente des billets à Québec, et à qui V iLIUl iTlctl ICI toute deiuando de billots par lettre doit Otru adressée, No.83, ruo d'Aiguillon.Pour la commodité du public des dépôts do Billet s ont été faits chez Messieurs Alt i ions e Leg a UK, rue Desjardins ; Ferdinand Bkland, 2!>l, ruo’St-Jean ; .L < >.L P.Dkrv, 10 ruo St-Pierre ; ,Jas.Thkkikn,2- Ht.Jean, Kamedi matin, le 'JO Juin X l'arrivée du trnln rt revenant lundi «olr en teinne pour fabe raccordement avec le tra.n du »o:r do QUibjC.Fermi» de pèche, r robe rratIon*, et ten logement h la irrende Décharge., ., Mllcts en vent.i*r R.M.Stocking, vls-à-vls l'hôtel S.l/>ul», et k U parc du Palais, Quêter.ALIX II AUDI J.C.M OIT.Aj-ent tfén.F.oudre K pale ** New Lra-.Kéros blanche* en quart, de clxiix.Pomme* néches, extra, en quart*.Raisin» bleus zi boite, clcuu-bolte et quart de boite*.Moutarde française.Jambon* et baron en quart.Poro en quart, coupé court-F ucr de Itartede*.huorc granulé, en qfiart.Bucrv rattiré, en quart.-AUSSI - Un grand assortlmont de thé, de Conj^Bonchong Japon, imjH-rial.en demi-botte, etc.y., tout vient d'etru rt(,u et maintenant ne vente.WHITEHEAD & TURNER, KipicirjiA k.\ c;uos, llut* Düliioojfic, (|uékc » J.A.MORIN, M.D.Dispeasairo diSfc- Roch 325 RUE SAINT-JOSEPH (en face do la Congrégation) Médecines les plus pures ot du moiî-lcurchoix.Médecines brevetées françaises, anglaises et américaine».Célèbres parfums de Lubin, Gollé frères, Atkinson, Ijogntnd, Bertrand, etc.Article» du toilette et do fantaisie.Los clients qui désiront voir lo Docteur aRon*" binonu sont priés do venir aux heure» do consultations ; lu Docteur visitera hcs malades a domicile, hors ce temjw-lù.Heures de consultations : ?Is.n 0 ti.n.ni.i midi n 9 h.p.«u.t c Ii.a e Ii.p.m.J.4.MQJIIN, M.V \ * DENT DU RAT i.COMMENT IL ADVINT QU EN CHOYANT SK LANCER DANS 1 / KT K UNI T É, U RU A1N R ETt > M-11A DANS LES BRAS D UN ONCLE.\ dû % :t Vin-droit o.J C’était dans le bois ccnnes.La troisième allée donnant sur la route du Grand-Maréelml.Le 2ô juin 1878, à huit heures trente cinq minutes du hoir.J'e n'y étais pas.Il n’y a pas eu de procès-verbal.Mais vous pouvez m’en rroiro : l’heure et le jour sont restés gravés dans ma mémoire.Au pied d’un ehène do belle apparence, un jeune homme assez mal couvert mais fort beau tenait en main une corde de moyenne grosseur et confectionnait gravement un nœud coulant tout, en considérant avec intérêt uno branche qui s’avançait horizontaloinedt au-dessus de sa letc.La corde était neuve, la brandie solide et l'homme pari ai Lament résolu.Histoire triviale direz-vous ! Peut-être.Mais je n’invente pas, je raconte.Lfailleurs, attendez la suite.Le jeune homme prenait ses dispositions avec un soin particulier.11 calculait à la fois le jeu de la corde, la hauteur do la branche ot sa propre dimension.C’était sage.N'avait-il pas un intérêt direct ce que les choses ne traînassent j as en longeur?Quand tout fut prêt, il s’assit jetant un dernier coup d’œil satisfait sur son arbre et sur sa corde.Puis il tira do sou gousset un cahier do papier Joli qui n’lirait plus que trois feuilles, prit une pincée de tabac dans un vieux fond d’hectogramme, presque réduit en poudre, roula alertement uno cigarette, et allumant, — comme naguère ( î renier dans son rôle de l>oirot, - -sa dernière phosphoriquo à la coutume do son pantalon, il se in 11 à fumer lentement en homme qui savoure la seule jouissance qui lui reste, tandis que ia corde ballante allait et venait au bout de la branche à un mètre au-dessus de lui.Quand la cigarette lui brûla les doigts, il la jeta.lit sans s'attarder a réciter la moindre élégie sur sa lin prochaine il grimpa à l’arbre.11 y grimpa mémo un chat, avec une jirestes.se et une-grace qatfaites.Mais il faut tout dire : il avait eu, en rhétorique, le premier prix do gymnastique au lycée Louis-le-G nmd.Aussi jamais n’avait-il mieux compris qu’à ce moment les bienfaits de l'éducatiou universitaire.Une fois à cheval sur sa brandie, il attira sur sa branche, il attira la corde a lui, se le passa au cou, jeta un cou d'œil circulaire à travers la fouillée, comme pour dire adieu à ce monide qu’il quittait sans regret ; puis le sourire aux lèvres écartant les jambes brusquement il lit la culbute.Outre son prix de gymnastique il avait eu un second accessit di» géométrie et un quatrième d'histoire naturelle, ce qui qui lui avait permis de.calculer (jne le poids de son corps combiné avec la longueur de la corde et la rapidité de la chute, devait avoir pour résultat la rupture immédiate des vertèbres cervicales et la mort sans agonie.Seulement comme on no saurait tout prévoir, surtout l’invraisemblable, il lui arriva une chose surprenante, qu’il n’avait pu cal eu ter.11 resta à mi-chemin, en l’air à peine étranglé.Suffisamment pourtant pour perdre connaissance.Quand il revint à lui, il était couche sur le gazon, au pied du grand chêne, n gi tenait Ta tête d’une main, tandis que de l’autre il lui ingurgitait quelques gouttes d’une cordiale renfermé dans uno gourde.A deux pas, un groom en livrée, le chapeau à la main semblait attendre les ordres de son maître.En lui voyant rouvrir yeux : — Bon cela.Prenez la gourde, John, dit le gentleman, le cure est faite.Il en sera quitte pour un bleu au pli «lu cou.Dans huit jours, tout sera « »•-blié.Et secouant la main du jeune homme, qui ouvrait do grands Un gentleman ganté lui sou- yeux.ne se rendant pas bien compte de ce qui so passait : — Toussez un peu, mon cher Urbain, la voix reviendra, ja sais ce que c’«?st, j’ai passé par là.» Lo groom fit la grimace et poussa un “ aoh ! ’’ qui lit retourner le gentleman.11 y avait comme un reproche d'inadvertance dans l'exclamation do l’Anglais.Mais le jeune homme tout surpris de s’entendre appeler par son nom n’v fit pas attten-lion.Il regardait cet homme qui le soignait, et se disait quo bien certainement il ne l'avait jamais vu.Puis, lo sentiment do la situation lui revenant tout à fait avec la voix, il s’écria on so dressant sur son séant t — QuiVst-ce qui s’eét permis de me décrocher l.Et,fronçant les sourcils, il dit à l'homme qui vouait do lo secourir.— Est-ce vous, animal ?— Donne nature ! répondit l’autre avec un sourire ; c’est moi, en ellet, qui passais fort à propos pour vous empêcher do faire uno sottise.— Je no sais ce qui me retient dit lo jeune lioinun-, qu’avant de me reprendre je ne vous donne, une leçon.Mais je suis pressé, allons rendez-moi ma corde et passez votre chemin.Et il tendait la main vers le gentleman, qui l’arrêtant du geste, jeta la corde qu'il tenait au groom.— Mon cher neveu, trêve do plaisanterie.— Hein ! comment dites- vous cela.?Votre neveu.moi.Ah ! la farce est bouf- fonne.Mais regardez-moi donc.Vous faites erreur, mon bravo homme.Jamais je no fus lo neveu de personne.— il y a commencement à tout, dit l’autre avec llegme.— Alors vous prétendez ino prouver.— John, qui est monsieur V — Master Urbain J Ci bey relies.— N’e-d-il pas mon neveu l.— Y es, monsieur lo baron, cert ainly.11 rbain se frotta les yeux.— Je rêve, et je suis en purgatoire, ponsa-t -il.- Depuis combien do temps le cherchons-nous.— Depuis trois ans, répondit John.— Quand l'avons-nous découvert { — Il y a trois jours.— Et nous le surveillons ?Depuis trois heures.— Vous voyez, mon cher Urbain, que si John est si bien au fait, c’est qu’il y a déjà longtemps que je m'inquiète de ce que vous éti« z devenu.11 faut parbleu bien vous résigner et vous dire que c’est assez de so prendre uno lois en un jour.Je *ie prétends pas enolilner votre liberté ;plus tard, M le ccmir vous en dit, vous pourree reprendre l’opération au point où je l’ai interrompue.Imaginez-vous qu’au moment de sortir, vous recevez uno visite ; pestez si cela vous soulage, contre Fim- j»ort mu.mais aceueillez-le comme on accueillie un oncle millionnaire.Soyez tranquil- le, John aura soin de votre corde, et vous la rendra quelque jour, qunud vous l’exigerez absolument.— Hum ! lit Urbain, moi qui ne croyais pas au contes de fée.Ainsi vous tenez beaucoup à être mon oncle.et vous êtes baron i — Célestin Nargeot, baron de Coppola, le propre frère d’Eti-lalio Nargeot.votre mère.Ma baronnie est bien à moi, d’ailleurs, je l’ai payée on beaux ecus comptant, et n’en tire pas variiô.Allaire (le mode, mon neveu.Pas autre chose.Il le fallait pour tenir mon rang dans le où j’ai vécu.Ah ! oui, l’on no vous a jamais parlé de moi, je le comprends.J’ai quitté pè- re et mère et sœur à quinze ans et j’ai couru quarante ans les pays les étranges, faisant la boule de neige, sans qu’on sût chez vous si j’étais vivant ou mort.Aussi me devait-on croire bel et bien enterré, dans quoique coin commo un chien perdu.Depuis trois ans, ins- tallé à Paris, j’ai pris des informations paur retrouver les miens, mais sans succès; il y a trois jours, un hasard m’a appris votre existence, mais déjà vous prépariez sans doote le joli fait rater, car je pus mettre la main sur vous : vous aviez disparu de votre chambre d’hôtel !.Et sans John, à qui vous devrez je l’espère, des reracrciracnts, un jour, peut-être serais-je arrivé trop tard.Le prétendu baron mentait • .v.t au xnoius sur un point, car ( ; f »urré où il était caché ii av.it Mirveillé fort à l’aise les p .• d’Urbain Kibeyrolles .i ; .voulu scmontrer quo .ment cio l’exécu* .‘LO HOU* (il continuer) 19 3929 IOI mSÊÊËÊk Lu justice; dit l'Ecriture, élève les iwv-tions, niais le péché les abaissé et les rend misérables.La patrie est un temple, un vaste sanctuaire où tout un peuple à genoux prie, espère et aime.Qu on bannisse la prière, qu’on remersa l’autel, et le temple est détruit : ce n’est 'plus qu’une demeure vide de choses saintes, une construction fragile qui n’a rien de sacré, rien qui la protège contre les foudres du Ciel et les justes anathèmes du maître souverain des nations.Si donc la vertu, la religion, la morale sont des forces nécessaires au Lien des sociétés, si elle sont lu moyen de tenir en équilibre les différents pouvoirs et ci assure i lo règne de la justice, de la paix et de l’ordre, quel en sera le principe?La raison naturelle?Ah ! consultons l’histoire.L’histoire est là pour nous dire leridento impuissance des dogmes philosophiques à maîtriser les passions humaines et à retenir les peuples sur la pente fatale de leur décadence Les ( îrecs avaient de l'esprit, les Romains du savoir, et cepcndrmt ^çq doux notions fameuse, déchues, dégénérées, n'ont elles pas roulé dans l'abîme, entraînées par le poids do leur corruption et de leur faute ?Non, JW.F., une seule force, une soûle puissance au inonde est capable dc provenir de semblables entas trop/ces ; c’est l'Eglise catholique, interprète ! i), SU1 • .*' 1J t a i K< '• I ! p 11 0 o et a donné la bénédiction du Saiiifc-SacremenMyant à sa droite comnio diacro M.l'abbé A.A.Blais, chapelain do la Société St-J eau-Baptiste, et à sa gauche comme sous-diacre M.l’abbé F.C.Gagnon, procureur du séminaire do Québec.Voici le programme de la musique : La musique est fournie par l’Union Musicale sous la direction de M.Gustave Gagnon.Farce Domine.—par Ernest Gagnon Solo par M.Garrigue L’inflammatus de Rosini Solo par madame Chouinard Tantum Ergo do Sedan Far le chœur de l’Union Music do hO la couronne britannique même aux loars les plus sombres de.UQtro histoire, nous, les descendant*, nous ayons uuc tâche b^n plus douce à remplir puisque nous avons ftsjduer dans la personne de notre Très Gracieuse* Souveraine une relno dont les qualités éminentes ont conquis nu trône d'Angleterre le respect et In vénération do Vunivers, et que le représentant de Sa Majesté dans la Province de Quebec est l’un des nôtres, un homme de notre snng, de notre langue, de notro fol.Dans de pareilles conditions, la loyauté devient un devoir facile, surtout si l'on considère lu 6ûiiinie de libertés publiques dont nous jouissons en paix sous l’égide de la constitution britannique.Aussi, grande est notre joie de vous voir au milieu de nous dans cette fête où revivent tint de souvenirs bien chers, et dans laquelle nous aimons à évoquer des évènements, des noms et des figures dont notre peuple a gardé fidèlement la mémoire.Pour peu que nous laissions libre carrière à notre imagination, P illusion est complète.Nous sommes encore près du château Saint-Louis et non loin de Notre-Dame, environnés de cette même belle et grandiose nature qui ravit l'admiration de Cartier et de Cliumpluin.Ce même fang généreux si veut prodigué par nos pères coule aujourd'hui dans les veines d'un peuple de 2 millions d'hommes orgueilleux et fiers de parler ce noble et beau langage de France que vous écrivez, si bien.Dans toute cette foule Immense heureuse de vous voir prendre part uses réjouissances nationales, qui donc ne recommit en vous l’image fidèle de ces illustres gouverneurs do la Nouvelle France dont la glorieuse lignée commence à Chainplulu pour finir A de Vnudrcuil ?Comme eux nu sortir de l’église, entouré de l’élite de la nation, vous venez allumer les feux de la St-J eau pour montrer nu pay?tout entier que, voués désormais aux seules luttes de l'Intelligence et du 11 avail, nous entendons néanmoins garder^ dans les «rts de la paix, la religion, la langue et les traditions de la Nouvelle France.Que votre Honneur nous permette de lui dire au nom de tous : Mere i.Nous garde-rous de cette fête un long et doux souvenir» et que sais je ?peut être un enseignement salutaire pour Pavenlr, »i seulement nous voulons toujours avoir devant 1er- y«*ux les nobles devises In se rites sur le blason d»ud ux hommes éminent* qui représentent ai; milieu do uous l’illustre Kcinc d’Angleterre, notre très gracieuse souveraine, si, di< je, uous voulons marcher d'un pas ferme v< rs les destinées que la providence nous réserve “San* changer” mais toujours u far d soils c/um ins,” Les fw^MUe'^onr4 PROGRAMME.PÇtA JOURNEE INAUGURATION!! .MONUMENT JACQUES CARTIER, ITSSE, PROCESSION ÈT BANQUET Description du monument et du terrain Comment on s’y rend Détails sur la partie musicale LE BANQUET nr.rov.m: m: so.v iiowmi: le i .i s : t vr-«.iitvi:::xi:i i: Monsieur le Président, Je voua suis reconnaissant de l'adrcsso que vous votiez de me présenter.Je voua remercie de m'avoir associe en ma qualité ofijcicllo a notre fête nationale.Vous in’apportez le témoignage de voire af.ta-chonient à notro reine et aux iii3titu-tions politiques dont elle nous a dotés.J'admire le programme quo vous avez tracé pour célébrer la .Saint-Jean.Vous y donnez le spectacle d’une légion de croyants.II no s'élève aucune protestation, et mille récrimination no trouble l’I m.mnh: du jour.Vous offre/.î’i lo tableau d’un peuple heureux et content de son soi t et plein de confiance dans l’avenir.Saint-André, saint-Georges et saint-Patrice devront demain rapprocher leurs tr-'nea de celui de leur aîné.Nous, d’origine française, nous avons pour patron spécial le précurseur, mais coi u n i u .;»jvU au^l.ns, le» Uuij p.irinU> de 1 empire biil.uuiiqau nous appartiennent également.Vous avez consacré cette solennité entièrement au passé, à un passé glorieux et sans tache.Avec fierté, nous pouvons nous replier sur les pages de notre histoire ; jamais une rougeur ne noiu montera au front.Nous y trouverons la hardiesse mais aussi la prudence du découvreur, la ténacité du fondateur ; nous y puiserons lu foi et le dévouement du missionnaire : nous nous y inspirevoun do la sages^o qui prévient les revers.Toutes ccs choses nous grandiront, nous feront hommes dans le présent et dans l’avenir.A rot h* heure, sur levcôton de l’Arvor, à -Saint Malo, à Sainto Anne d’Auray, dans la baie des Trépanés, lo > feux de la S dut Jean s'éloignent lentement.Leurs dernières étincolî -s emportées par un souille miraculeux, par un veut de Pente* côte, traversent l’Océan et n ligicusc-motiL recueillies par nous, se raniment ici d'un nouvel éclat.Fui» cet to flamme s'envole dans cent ville.do la République v *i inc, a Ont .- », à Manitoba ; elle brille ii Regina en faco du Palais d’un lieutenant-gouverneur canadien-' français, elle scintille à Vancouver, embrasant dans son cours la moitié du globe.Ce feu vient de bien loin et de bien haut.Il est l'cinblimo du culte (pie l’on doit à Dieu et à la Patrie ! Nourrissons lo toujours sous ce double symbole.(Tour autres details, voir supplément).Rondcz-vous général à 8.30 au monument Jacques Cartier.A l’amvéo de Son Honneur lo lieutenant-gouverneur ot do sa suite, Ica musiques joueront lo God save the Queen I A l'ontréo do Son Eminence lo cardinal Taschereau et de son cortège, les musiques joueront la Marche Pontificale de Gustavo Gagnon.Le commencement do la messo sera annoncé paruno salvo d’artillorio ; cette partio du programmo C3t aux soins d’un artilleur français, employé h Ja cartoucherie, M.Guillaume.Le Credo du 2nd ton sera chanté par un chœur do GCO voix accompagné do trois fanfares.A l’Elévation, il y aura salvo do mous-qiicrio et d'artillerie et salut royal par les corps de tambours et clairons du fine et du 9o.L'Agnus et lo Domine Snlvum far.rojcm—ce dornier morceau alternant avec le GW Save the Queen,—seront aussi exécutés par lo memo chœur de C00 voix avec triple fanfare.Toute la partio musicale est sou3 la direction de M.Jus.Vézina.Après la messe, les musiques réunies de la Batterie B, du 8e Carabiniers Royaux ot du De Voltigeurs joueront la mosaïque d’airs canadiens arrangés par M.Vé/ina.L'adresse à .Son Eminence, la collation (les médailles du prix Angers, le discours de circonstance par l'hon.P.J.O.Chauveau, la procession, tout cela formera une succession do spectacles que personne no voudra manquer.Aussi croyons-nous quo 25,000 personnes assisteront à la messe de ce matin : ce sera ui.o messe bien ont endue.Le Monument CAHTiKR-Brrr.airr Une visite au monuraent Jacpes Cartier La routa à suivre pour s’y rendre miscun»no.N uu mon u.hunt, si i m*jx-IC&4 IT IXS
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