L'électeur, 14 octobre 1889, lundi 14 octobre 1889
Edition quotidienne Quebec, Eimui, 14 Octobre 18SÎ) Me nmicc Mo.7$ PRIX DE I/ÀBONNEMENT.rriricx QCenDtxxxs.Fnan.'.7T7T.(.100 Huit inom.fOO* tlx moi*.l io Trclt moi».1 it) 1.bltiit.tu.ru t iftittiictnrcnt rajablr d’itv^ma.nrticK midouadaiu.r.an, nu comptant rl'avance.$0 75 L - Cd IMWW P J***ey &«»** TA TMP DH 5 A ***0X03 5.T» * nl'n .$1 11 Au .rat i.itorU^vH p^lilUé Un h i Jour» .f 0 i Toi* fui 1 pir ni'ne.O U ‘•-’ u nUpir utalno.,.0 J1 AvhUo nitmau, t»irla;a o\i l3cè».0 là Lîi » n » * n» viWmi^i m U imiriu p » «r «t 11 *\W i *',l : -l>; no11 I’ju *bi—Djnmi!• #1 » h»tifcl 1 ui «>u r » u »' t/> »r 3‘ià n ira» o i ,?1 » »i J * M A i.uii.'ji i jtij i.i priai 04 triivij.Tinta» p».tr*i, otj., cnnnuit V\ l al'i'U.rlV > I «lavriit>t.M \ I-h.4 üt n i'AlAU 4lB Of (C.Ilnii I» 1 lt .1-4 t'f A J t ‘, ut, U it i L\ Il > |',IM », a*.».* it t il m* » I rt*.Ui » *tr u*U U rHuiiai i IMSri.C l\WJAJJ Ulraoto ir «la U ri liai >u , BRNEST PACAII», directeur d© lu rccluclion.Il MI, FA U A tic, rdmînistratciirs Ili'ItKAIX: III, Cote Lamontagne, Basse-YHIe, Quebec liLEUC ülüU’ilH, reJiiotour L’ELECTEUR ^ QUEBEC.14 OCTOBRE 1830.Une telle demonstration La paroisse la plus populeuse du District se range àl’iinanimU sous le drapeau national Hommage rendu à M.Jules Te> sier, député do Portuont DîSCOiDS IMPORTANT DE L'HOHORAGLE M.MERCIER Il T»*y a pr.5 de doute quo la politique conciliatrice et bienfaisante du gouvernement national, dont l'honorable M.Mercier est le chef, produit d’excellents effet# dons toutes les parties de notre province.Pas un seul comté, ni une Btule paroisse «pii n'ait bénéficié directement ou indirectement de au» mesures patriotiques.Conservateurs et libéraux, anglais et français, catholiques et protestants sunt forces tic reconnaître eu lui un homme aux idées larges dont la maxime parait être quo tous les hommes sunt frères et que chacun a droit à sa part de privilèges,do liberté et do soleil.Mais quoique puissante que soit cette idée dans le creur du peupleJcs divisions du passé ont étu m accentuées qu’elle no s?traduit pas toujours en un élan spontané, quoiqu’elle suit profondément .gravée dans toutes les poitrines.Aussi devons-nous enregistrer comme un événement tout à fait remarquable l’action de toute une grande paroisse qui, en dépit de ses divisions antérieures, donne le touchant exemple d'uuo union parfaite sur une question d’intérêt public.Tel était le spectacle qu’offrait hier StTlaytmmd lorsque l’honorable M.Mercier et un grand nombre de ses amis, sc rendant à l'invitation de M.Jules Tessier, député du comté à U législature de Québec* sont allés en cette paroiüic pour assister à l’inauguration du premier pont métallique construit dans le coinCé do Porfcueuf.Comme l’a très bien fait remarquer M.Déchêne, député de Plslct, dans le discours de circonstance qu’il n prononcé, 1 alliance de 1880 dus hommes h.umcLes et patriotiques dos deux p :rt;s sous le drapeau national est beaucoup plus durable encore que ces admirables monuments reliant les deux rives d’un llcuvo ; c’est sur un gouffre on apparence infranchissable que l’honorable premier ministre a réusai h asseoir sur dus b;i3ca solides le pont do lTmion et ue l’amitié.Le pont métallique dont St-Raymond est maintenant dotée grâce au zèle infatigable et à la haute influence de M.Jules Tessier n’est pas une œuvre isolée; c’est un des résultats d'une grande idée do haute politique conçue par l’honorable premier ministre afin d’aider à la classo agricole en facilitant les moyens de transport, si nécessaires pourpermot-tro a la population rurale d’avoir accès aux voies ferrées.Cette politique, l’A’.Vc-teur en a souvent entretenu sus lecteurs; l’on en trouvera d’ailleurs un exposé dans l'admirable discours du premier ministre que nous publions plus loin.Cuntcntoiis-nou3 pour le moment d’une courte description du pont do St-ltiy* mond.Ce pont construit sur la rivière Ste-Anno est du genre des ponts Soli wool or.11 a une longueur de 153 pds, une largeur de 10 pds, une hauteur de C0 pds.Il a été construit par la Dominion Bridge Company de Lachine,d’après les plans fournis par M.Gérard Macquot, ingé-niour au corps belgo des ponts et chaussées, directeur du service do construction dis ponts métalliques dans la province.Le j>oids total du métal est de 100,000 lbs; il peut supporter un poids do 28,000 lbs.Il est construis de façon à pouvoir résister aux crues du printemps ot à toutes les intempéries dos saisons; il peut durer plusieurs siècles.Toi est lo monument qui a été inauguré hior.A 0 heures du matin, après l» basse messe, un train spécial composé do 5 wagons partait de h gare du Palais, portant plus de 300 excursionnistes, parmi lesquels nous avons remarque l’honorable Honoré Mercier, premier ministre do la province de Québec* l’honorable sénateur C.A.P.Pelletier, M.Jules Tessier, député do Portneuf, MM.de St-Georgcs,M.I\, O.Langclier,M.P., G.Amyot, M.P.P.B.Casgrain.M P., J.M.Déchène, M.P.P., Charles Fitzpatrick, GérardMacquct.M.A.Devos, procureur du roi en Belgique ; MM.Vincent, L.J.Demers, S.Deniers, Duquet, Kaine, Iluard et Gagnon, mombrc3 du Conseil do villo, Taschereau, J os.Blondeau, Bart.Verrot, Chs.Laberge, Dr Lrochu, Â.Edge, Achille Carrier, Achille Larue, R.Roy, Allairo, N.P., Edouard Carneau, A.Talbot, A.Caron, P.Corrive.au, S.F.Pursuit, A.Malouin, major Kirwhi, A.Robitaiflo, Bazin, Charost, Cliâteauvert, O.Vézina, T.Flood, T.Tiipin, F.X.Robi taille, Er-nost Tremblay, P.Croteau, Nap.Robi* taille, A, Bouchor, A.Pampalon et i n trè3 grand nombre d’autres citovens remarquable^ Le voyage s’esf accompli rapidement et sans encombre.A l’arrivée à St-Raymond, lo soleil rayonnait beau ot clmud comme au milieu du l’été.La population tout entière était rendue à la gare pour recevoir l'honorable promior ministro et M.Tessier, le populaire député do Portnouf.Parmi les notabilités présentes on remarquait M.Jos.Linteau, uiairo do St-llaymond, Honoré Plainondoii, Joan Lallainmo, Edmond Julien, Charles Plamondon, Davidson et Wm McCombs, membres du etmsoil ; M.E.À.l’anot,secrétaire-trésorier ; Honoré Pelletier, Charles Cayor (âgé de 82 ans, patriote vénéré et premier colon do L paroisse) les Dra Goudron et llébort, Jean Ch.ni and, Louis Paré, F.Sa vary, Frs Rochette, C.A.Dubuc, Pierre Plamondon, Thom.L.Jackson, P.Russell, A.Dclanay, James Corkoran, P.Noil, T.Dean, A.McCorkill, Joseph Mois.au, ancien maire, ot une foule d’autres.Les invités ho mirent immédiatement on route accompagnés de leurs hôtes,vers lo lieu où devait avoir lieu l'assemblée.Los rues étaient pavoisées do drapeaux et do baiiderollcb aulx couleurs lus plus gaies ; au-dcMiis do l’estrade dressée au bord do la rivière, on lisait en lettres dorées lo mot IHenvcnue, et trois inscriptions ornaient le nouveau pont : Vii'e Tessier,— Honneur à Vhonorable Premier A/mû/re tl à ses collègues,—Dieu préside aux constructions tics hommes.Au moment du leur arrivée, M.l’ibbé Berger on, curé, et Al.l’abbé Rouleau, vicaire de la paroisio attendaient en surplis et en étoio et ont procédé immédiatement à la bénédiction du nouveau pont.Cette LdIIu cérémonie terminée, tous les orateurs do la circonstance sont montés sur l’est rade autour de la: s’utait rangée une foule compacte d au moins trois mille personnes.M K.\.î’anofc s’avnnco alors et lit à l’lio:i'»: iM ; premier ministre l’adresse sui\:;.,i • : Adh^sk a l’iionojiarle M.Mrrcikr A l’honorable II.Mercier, Grand’Croix do l'Ordre de Saint-Ci régoiro le Grand, premier ministre do la province de Québec.Honorable monsieur* C o n’est pos la promicro foi» que La paroisse de Saint-Raymond a l'honneur de vous souhaitor la bien von no.Elle a été l'une des premières à recevoir votro visite aux débuts de votre administration, et nous avons tous gardé lo souvenir du cotte agréable rencontre ; heureux do pouvoir la renouveler aujourd’hui avec tout autant et même plus d'enthousiasme que la première fois, ce qui est une bonne note en votro faveur et prouve quo vous ne faites que grandir dans l’estime du peuple.L» paroiLse do St-Kayinond offre aujourd'hui un spectaclo assez rare, celui d'une unanimité parfaito de sentiment.Comme vous lo savez, elle est la plus populeuse du comté de Portneuf, l’une des plus importantes du district, et sa population coin prend toutes les races, toutes Us croyances établies en Canada ; nous avoua ici dos Irlandais, des Anglais, des Ecoiu.ia, des protestants mêlés à la population cinadicnne-française ot catholique.Nous avons, cela va sans dire, doux partis politiques.Eh ! bien, aujourd'hui, tous ces éléments divers se donnent la main, s’associant loyalomcnt et franchement, sans arrière-pensée, sur lu terrain de la gratitude due à un bienfaiteur et de la respecLuauao estimo due à un homme distingué qui est l’uue de nos gloires nationales.Nous nous unissons tous ensemble pour saluer en vous un concitoyen, un compatriote plus que remarquable), qui s'est élevé aux premiers honnours dans notre province, par ses seuls talents, par sa seule énergie.Aujourd’hui, gràco à vous, grâce A vos travaux, lo nom do la province do Québec est i’itu des plus retentissants et des plus fréquemment répétés du continent.Notre province demandait à être connue ; elle r.o pouvait qu’y gagner : nous en avons ici la prouve, sous nos yeux, dans cett) région naguère isolée et presque désolée où régnent aujourd’hui l'activité et lu progrès, grâce à la construction do cetto voie ferrée, que vous avez parachevée, â travor nos montagnes, pour ouvrir tout un nouveau pays h la colonisation.Nous saluons .vusm on vous les belles qualités du cœur, •» générosité, la libéralité, l'empressement a rendre justice à tous, quelque soit leur jarti.Quelles que soient nos sympathies* politique» Gt nos divergences eu pareilles matières, il y a dus choses sur lesquelles nous sommes d’accord h vous féliciter : le règlement de la question tant débattuo des bion3 des Jésuite», la construction des ponts en fer, l'augmentation des revenus, lo développement immeuso donné à la colonisation.Nous sommes d’autant plus heureux de vous souhaiter la bienvenue, monsieur le premier ministre, ainsi qu’à vos collègues ot à vos amis, que nous avons ici 5ou3 les yeux des preuves tangibles do l’intérêt tout particulier que vous portez nu progrès do cotte partie de la province.L.e.i travaux considérables de colonisation que votre administration a fait faire h Saint Raymond, et surtout ce pont à la fois élégant et durable dont notre excellent député, M.Tessier, a doté jiotre paroisse, avec lo concours du gouvernement, resteront de» monuments impérissables de la générosité de votro gouvernement, de l’énergie ot du dévouement de notre député à rassemblée légistative et uuasi de n^tre inaltérable gratitude.Nous terminons en faisant des vœux pour votre bonheur et celui de votre» honorable famille.Josrru Lime .v u.Maire.A.Pan et, Secrétaire * t réaorie r.St-llaymond, 13 octobre 1889.Adresse a M.Jui.ksTessier, député de Portneuf M.le maire donne ensuite locturo do l’adresse suivante : A Jules Tessier, Eeuler, avocat, député du comté de Portneuf, Présent.Monsieur, Lus électeurs de la psroissodc St-Raymond et des townships de Gosford, do Colbert et do Rocmont profitent do votro visito parmi nous, i»ouv vous témoiguur lours plus sincères sentimonts do gratitude jK)ur les bienfaits quo vous avez rendus au comté, et tout particulièrement aux électeurs do cette jiaroisso, par votro énergie, votre travail continuel pour l’nvauceincnt do la colonisation dans nos trois gmnda townships.Plusieurs chemins récotmnunt ouverts dans cetto paroisse par vos soins et ovoz Vaido bienveillant du gouvernement, ont véritablement contiâbuo à l’avancomont do l’agriculturo dans les localités où eus chemins ont été ouvert».Lo tnagniliquo ponton acier érigé dans lo courant do .l’été dernier sur la rivière Sta-Anne, et dont nous faisons aujourd’hui riiEUiguration, doniourura comme un monument qui rappellera aux électeurs do ÎSt-Raymond tout l’intérêt quo voua avez pris et quo vous prônez encore tous les jours pour conduire cetto ontrupriso à bonne fin.Lus électeurs du cette paroisse, réunis en assemblée, vous offrent leurs plus vifs sentiments do reconnaissance, et tous, sans distinction do parti j>oliûquo, vous promettent bien sincèrement leur appui en cas d’une lutte futile qu’on pourrait vous susciter en temps d election.Les électeurs do cette ikaroiKso vous prient d'être leur interprète auprès des ministres du gouvernement local afin do leur manifester leur3 plus sincères ro-morcienicnts pour les octrois qu'ils ont bien voulu nous accorder par votro en* trombe depuis que nous avons l'honneur de vous avoir comme député.Enfin, nous faisons les voeux les plus sincères pour votre bonheur et votro avancement dans la carrière politiqüo que Vuus ave/.eiubr.isséo.Josefii Linteau, Maire.E.A.Pan et, Sec.-Très.ItÉl’ONSF.DE l’uONOKjUîLR PREMIER MINISTRE Monsieur le maire.Monsieur lo curé, Monsieur le député Tessier, Mesdames et Messieurs.Jo vous remorcio infiniment do l’adresse toute sympatbiquo quo vous vo-noz de mo présenter, et je vous prie do croire que je garderai un excellent souvenir de *a réception toute cordiale que vous avoz bien voulu me fniro dans cot-to circonstance.Je vous remercie surtout des vœux quo vous avez faits, en terminant votre adresse, pour mon bonheur et celui de ma famille ; jo no manquerai point du transmettre, à ma femme ot à mes enfants, l’expression do vos généreux sontimonts à leur égard.Je suis enchanté do venir à St-Ray-inond avec les hommes distingués qui me font l'honneur de m’accompagner, pour inaugurer ce pont construit à la domantlo de M.Tesuor, et nprèa lus efforts énergiques qu’il a faits à cet égard.Tout lo mondo sait, on effet, quo sans lui co pont n’aurait pas été construit et que l'argent, quo lu gouvernement avait à sa disposition, aurait été employé ailleurs, vu la nécessité urgontu qui se présentait de toutes parts.Vous mo ditos, dans votro mlrcsso, que “ la paroisse do Saint-Raymond “ offre aujourd’hui un .spectacle as-“ scz rare, celui d’uno unanimité “ parfaito do sentiment.Comme “ vous lo Bavoz, ollu ost la plus po-“ puleuso du comté de Portneuf, l’uno ‘4 des plus importantes du district, ot na “ population comprend toutes les races, “ toutes les croyances établies au Cana-“ da ; nous avons ici des Irlandais, des “ Anglais, des Ecossais, dos protestants.“ mêlés à la population canadienuo-fran-“ çaiso et catholique ; nous avons, cela “ va sans dire, deux partis jiolitiques.znis Vin* tuüigctiO et L ir%>nj d**s’i2 5 C.cozluui, rtr.| (iw.icrîiini:rj n .:a-e |M,f.uinr»*.J • L- *’t nu ijr.-Jru fa ,jc IUN#, \ ’ tW-n" • cl b» Cetto œuvro terminéa, il faudra en commencer une autro.Co sera du pousser ce chemin vorslo Nord-Ouest,de manière à l’unir plus tard à celui du la vallée do la Gatineau, et mettre i*ar là à disposition du reste do la province l'im-nionso richesse naturelle, minière et forestière que nous offre cetto grande région.C’est un dos rêves do ma vie, et jo domando à la Providence lu temps de réaliser.Dans la pourauito de cetto i>olitiquo importante et véritablement nationale, j’ai besoin du concours de tout lu monde, sans distinction de parti, do raco et do croyances religieuses.J'ai besoin, surtout, du concours des hommes publics qui, comme vos députés, messieurs do St-Goorgo et Tessier qui sont eu état, par leur intelligence, leur énergie, leur influence, do in'aidor dnus la realisation de ces grands projets.Jo vous remercie bien cordialement j do l'appréciation flatteuse que voua faites de la politique que nous avons suivie depuis quo nous sommes nu pouvoir.Nous avons en effet, messieurs, rétabli lo crédit do la province, fortement compromis par uno accumulation regrettable et coiiHlanto de déficits annuel a, et par lo maintien, d'une manière permanente ot systématique, d’une dette tlottantc do plusieurs millions de piastre», nécessitant un service d’intérêt très élové et empêchant le reglement d'ui.o foule do réclamations légitimes et pressantes.Nous avons eu la bon no fortune de jxm-voir mettre fin à tout cela, et aujourd’hui nous avons dos surplus au lieu do déficits et nous pouvons régler lus réclamations (pii noua paraissent raisonnables.Nous poursuivons une politique énergique et active, ot travaillons à faire sortir la provinéo do l’ornière dans laquelle nos prédécesseurs l’avaient jotéo, faisant dus réformes, quand cllos sont jugées nécessaires, acceptant les idées do progrès intelligent, et bien entendu, évitant toutefois de mettra en danger les tradi-tient conservatrices respectablos, jugées nécessaires au maintien du bon ordre et au soutien des saines notions.Par une surveillance attentive de l’emploi des deniers destinés à la colonisation, nous avons pu mettre lin aux fraudes regrettables commises dans lo passé, et, par un système nouveau, assurer lin revenu additionnel considérable dans lo produit do nos limites à bois et l’exploitation do nos tones publiques ; ot le 30 juin dernier, nous pouvions, grâce à co système, constater que nous avions encaissé dans cetto brarclio du sorvico public seulement, au-delà d’un million de pia»tre8,c’e8t-à-diro $3(U,D21.-83 de plus que durant les années passées.Vous avoz fait allusion au règlement définitif do la quostion des biens des Jésuites.Cost certainement l’acte politique lo plus important de notre époque ; c’est la consécration solennelle du principe do la restitution ; c’est la reconnaissance ofliciollo du respect dû aux autorités religieuses; c’est enfin uil acte do compromis fait entre l’Kgliso et l’Etat sur uno matière très délicate, et qui témoigne en faveur do 1 esprit largo et éclairé de 8a Saintoté lcI’upoLéoii XII T, et de l’esprit do foi et des sontimonts do justice que possèdent vos gouvernants.Ce règlement si équitable à tous les points do vue, destiné à faire disparaître lu inalniso général ot inquiétant qui troublait les meilleurs esprits on ce pays, depuis près d’un siècle, reconnaît les nobles sorvicea rendus à la causo do la ci-vilisatif n.en Amérique, par les missionnaires Jésuitos, va mettre nos évêques et doux de nos principales maisons d’éducation on état de continuer leur œuvro admirable et du répandre uveo encore plus do succès (pie par le passé uno instruction chrétienne, pratique et abondante.l)e plus, ce règlement mot à la disposition de deux do nos plus illustres missionnaire» (les secours propres â les aider dans l'accomplissement de leur tâcho «i pénible, mais si sainte.ce règlement r*ad jn«Ucc à la minorité protestante qui pnirrn disposer librement, en faveur du scs maisons d’éducation, d'uno somme relativement considérable, dont la distribution vient d’être acceptée par qui do droit, à certaines conditions qui no nous paraissent pas irraisonnables.Il est bien vrai, comme vous le remarquez, que lo règlement do cetto question s créé uno certaine agitation dans le pays et que des hommes fanatique» ont voulu on profitor pour semer la discorde et la huino nu milieu de co pays.Ces hommes ont réussi à obscurcir temporairement l'intelligonco d'un bon nombre do personnes fort distinguées et très respectables, parmi nos compatriotes d’origiuo ot du croyances étrangères aux nôtres.Mais tout cela n’a été que passager, le calme est déjà revenu ; les esprits commencent à mieux comprendre ; et, grâce à notre prudente ré* serve, à nous les ministres, en gardant lo silence quand tout lj mondo parlait, ot on refusant de répondre aux provocations vgoleato» «t passionnéos dont nous étions les objets ; grâce ù l'attitude furet intelligente do quolquos protostants haut placés, soit parmi los Laïques, soit parmi les membres du clergé, grâce surtout à la parolu saga ot autorisée du représentant do Sa Majesté au Canada, la tempête est passée, le travail d’apii-soinont.su fait avec succès, et notre pays va jouir bientôt do cetto tranquillité admirable qui a fait sa force dans le passé et que sa constitution polit; pio et les traités lui garantissent.Quand lo dernier cri do r* so sera fait entendre* ot que lo dernier éclair aura sillonné le lirnpununt do notre monde politique, il no restera plus do ces jours d’orag* et do trouble qu'un monument impérissable, rappelant nu monde entier lo grand acte de justice accompli par la volonté unaniirio do la législature do cetto province.Je suis heureux do pouvoir vous dire quo le 6 novombre nous paierons les 8400,000 destinées aux catholiques \ ot j quand les protostinU auront rempli !•* \ conditions voulues, nous leur paierons la sommo qui leur rvvient.Co» promeut* se feront, je suis heureux de pouvoir lu dire, sans recourir à aucun emprunt.Eu terminant* laisacz-moi vous dire que j’ai contribué à L fondation d’un grand dolîtiquo, lo parti national, *p *i JVJumuiitftdifférents et d'homme?» p*» ?r ; ic* dihtingaés, pris dans les d *u v unitt}*» opposés et qui, claus in jour d : du»:ii, »» sont donné# la main, comme •lu 4 frères, ont promis d’ounlior les luttes du p ssé et ao travailler onsomblo, *r »avera progrès.AU peuple ; iutcli giiat et ami du dans l'avenir, â la prospérité commune do notre province.Cetto alliance existe encore, messieurs, et n’a jamais été mise en danger, quo jo sache ; jo la crois plus solide ut- plus forte que jamais, ot jo suis convaincu quo lorsque nous »»x>ns devant le peuple, lui rendre compte du notre gestion, protégés par cetto alliance respectable et respectée, il nous recevra comme dus honnêtes gens qui ont fait leur devoir, et nous continuera volontiers la confiance dont il nous a honores dopuis 1881».DISCOURS DE M.JULES TKSSIRR M.lu Maire, Mondâmes et Messieurs, Jo vous remercie de tout mon cœur de la belle adresse quo vous venez do mo présenter ot des sentiments gracieux que vous avoz bien voulu y exprimer.S'il est uno chose agréable pour un homme politiqüo, c’est do voir ses efforts reconnus ot apprécié» par le public et surtout par ses électeurs.Messieurs, vous mo faites bion plaisir on jugeant avoo tant de bienveillance lo rOle ni'Mlosto quo j’ai joué depuis que j’ai 1 houiiour d’être votre député et lo succès quo j’ai pu avoir en obtenant uno justo part d’améliorations publiques pour ce*to belle piroisso do Si -Raymond.Co pont en for qui sera, ju l’cspeie, un monument durable, voua lu devez à votre propre esprit (ViniLiativepwisqiiovousn’a-vez ]>aa hésité à accepter lus conditions imposés par le gouvernement pour sa construction ; vous lo dovor aussi au puissant concours do votre bon et digne curé qui, lo premier entre tous, l’a demandé pourvotro paroisso; vous lo devez, surtout au gouvernement Mercier, à sa politique généreuse qui a pour but d’encourager la colonisation et d'améliorer la position du la classe agricole.N'est*oo pas cette politique, messieurs, qui nous a donné un ministère d’agriculture, composé d’hommes pratiques chargés d’étudier les besoins Je la classo agricole, do stimuler l’émulation chez les cultivateurs des anciennes paroisses, et d’aider le colon dans sou œuvro bienfaisante et patriotique î N’ost-co pasee gouvernement qui a réussi à augmenter considérablement lo revenu dos Terres do lu Couronnes, à nous donner une semblable augmentation sans imposer de nouvelles taxes sur lo pouplo ?Ah 1 moasieurH, comme vous lo ditos si bion dmis la bulle adresse quo vous avez présentée a l’hoiiomble premier ministre, aucun gouvernement n’a autant contribué à faire respecter au loin le nom de notre chère province do Québec et à mettre en évidence ses richesses naturelloB et rus ressources «i variées.Hior encore il invitait une société d'ingénieurs américains, composée d'hommes distingués, à visiter la province nnn do faire commîtro ut exploiter nos mines, ce qui devrait nécessairement rapporter un revenu considérable à la prov'neo.Encourageons lo, tnessieur , ce ministre patriotique, uiiishoiia-iious, conservateurs comme libéraux pour l'aider dans sa tâche, permettons lui do mûrir sus grands projets puisque c’est la province qui duit en retirer les bienfaisant résultats.Mcssiours, j’ai été huuroux d’appuyer co gouvernement jvirccqu’il a à sa têto un homme capable do faire face aux ennemis do notre province ot do dé-fondro nolle autonomie provinciale.Ne l’a-t-il pas prouvé on établissant cot-to liguo puissante qui s’est, révélée lors de la réunion de la conférence inter-pro-vincialo et (pii a laissé des traces dans chaque province chacun étant maintenant convaincue do la nécessité de se défendre contre les empiètements du gouvernement fédérai.Jo no suis pas un de ceux, messieurs, qui favorisent les guerres do races et du religion.Au contnnnq veux (pie nous respoctious la minorité protestante de cetto province et quo nous lui accordions sa justo part du patronage et dim deniers publics.O est aussi le seul iment de l’honorable premier ministro admirablement exprimé dans une lottre qu’il vient de publier à l’adresse du Lird Evêque (le Quuboo.Go pont en ïor «p.*.» été bé;J «njour-d’îiiii, vous i avez obtenu pntuu *p*« vous l’avez, demandé tous «ans distinction de parti.Cela vous démontre ce quo jæut faire uno somblablo politique sur un plus grand théâtre.Comme ce pont servir» do trait d'union entre ces doux rives fertiles, j'us-pèro que cetto fête sera lo prélude d'un mouvement do ralliement entre les hommes do bonne volonté des deux partis qui à l'avenir soront heureux du travailler ensemble dans un but commun, le salut do notre patrie.Messieurs, comme il y a ici un grand nombre d’orateurs distingués quo vous serez heureux (l’entendre, ot comme jo suis ici de la famille, il est convenable q io je leur laisse la parole.Jo vous remercie encore do cette bulle démonstration, dus bon» sontimonts quo vous nie témoignez, et do la manière si aimable dont vous avez bien voulu me traiter aujourd'hui.Les orateurs suivants prennent ensuite la |u*ro!o : M.de St-Georges, M.E., l’honorablo C.A.P.Pelletier, sénateur, Charles l/uigclier, M.P., Charles Fitzpatrick, P.B.Casgrain, M.P.* G.Amyot, M.P., J.M.Déehèno, M.P.P., G.Macquet, l’éclievin Deniers, le major Kirwin, A.Taschereau, A.Robitaillc R Roy, A.Carrier, M.lo maire Linteau, Ernest Pacnud.Il nous est naturellement impossible de publior ici même un compte-rendu sommaire do tous ces discours.En voici cc[>c!idant deux qu) nous sommes heureux du pouvoir communiquer a nos locteurs ; M.DéoiikNE, DÜruiû ui: l'Llet N'»as sommes venus ici pour féliciter votre député M.Tessier du succès du scs constants efforts en faveur do s«»n comté ; nous sommes ici venus pour constater j>î«r nous mêmes quoique»-uns des résultats d’uno politique nouvello innuguréo par ceux qui gouvernent actuellement ta province de Québec, po-litiquo dont nous sommes tous solidairement responsable» à l’électorat.Et noua avons raison d’être satisfait de co qu'cllo a enfanté.Sous l'influence bion faisant o do l’honorable promior ministre ot do «os collègue», vous avez entendu dans vos paroisse» florissante» déjà le bruit du puissant marteau de l'industriel qui sait plier lo métal aux oxigcnces do son génie, »o mêler à celui dca arbres séculaires tombant sou» la bâche du colon civilisateur, espoir et consolation do la religion ot do f la patrio.Vous avez vu les obstacles s'aplanir ot los voies du communication rendre l'absence moins douloureuse en permettant aux êtres aimés de parler h distance dus choses du foyer natal et do la famille qui se souvient toujours et laisse/.-moi vous le dire, jeunes gens et jeunes fille» qui êtes maintenant devant moi,ù cos pensée» sériousos s’en est mêlé, une autre dont je vais immédiatement vois faire put.En voyant co magnifique pont,construit dan» tontes lu» region • 'o l'art moderne, jo mo mis dit qu'il nu servirait peut être pas soulemunt do voio du communication d'une rive à l'autre, mai» quo eu serait encore uno de' ces jolies promenades où les amoureux viendront à l’avenir rü redire ce» mille et un secret» que je ne commis pan mais quo ju soiipçonno fortement.Et, pour revenir au sujet du cotte magnifique dénimut ration dont non» vous somme» redevable» et reconnais'ants, jo crois qu'il m'appartiens de déclarer ictûn face du celui qui uni io chef et l'âme du grand parti national dans cette province, que co pont do fer est pour moi un symbole et un emblème fi ll relie le.» deux rives enchanteresses do votre'rivière.L’honornblo M.Mercier n jadis jeté outre le parti conservateur ut lu parti libéral, séparé.» par lui torrent autrement plu» rapido quo cos eaux paisibles, une idée de paix ot du conciliation qui réunit ù jamais les deux rives escarpées.C’est lui, c'eut cet homme ouu vous voyez maintenant à côté de moi, (pii a élevé et oui tient encore d’uno main forum au-uessu» do nos misérables luttes de parti, un drapeau usnuz beau et assez large pour abriter bous ru» plis tous les hommes du bonne volonté à quelque race et â quelque croyance qu'ils appartiennent.Et ce pont en fer est moins solide et moins durable quo l nllinnce que nous avons contracté.» alors aux appels réitérés de sa voix patriotique.Cetto union qui durera, et aussi longtemps quo vous aurez ii oomr du conserver intact le dépos sacré do» tradiotiuns d'honneur, du loyauté, du patr olisme que vous ont légué» vos ancêtres pour les remettre à ceux oui viendront après vous ; aussi longtemps quo vous vénérerez co cbxlior qui est là devant moi, ce clocher témoin île tou» les autos impur* tant s et chers du votro vio ; aussi longtemps quo vous garderez le consolant souvenir du ceux qui dorment lour dernier sommeil en vous attendant dans le séjour do l'éternel repos* aussi longtemps devrez voua conserver la mémoire de ceux qui poincut et qui travaillent, du ceux qui usent leur vie au service du leur province natale, à la défense des intérêts les plus cher?de leur:» ooneitoy-toyens.Messieurs les applaudissements qui ont accueilli M.Mercier, ces acclamations qui su flonl « levée» do vos vallées ot sont ailé» réveiller les éi'hu» endormi» du vos pittoresques collines, mo sont un gage sulllsant qu'au jour «lu la rétribution, au jour du poil, vous irez comme dus hommes qui ont lu co ur à la bonne place, jeter vos bulletin:» dans l'urno électorale pour ceux (pii ont eu tant n cœur lu bonheur et la prospérité delà province do Québec.Discou in de M.Gérard Macquet Monsieur !n premier ministre, nioiisiour lo M lire, mesdames ut mossiuur.i, Vous i l’être» pas sans savoir quo nous, ingénieur», nous aimons notre initier avec passion : la cause en est quo notre travail est do ceux qui contribuent largement au développement ut au progrès des peuples.Kt jo sons aujourd'hui en moi cotte passion plus vive encore, parcoipiu jo me vois au milieu d'une population virile ot intclligcnto, capable d’apprécitr l’utilité des travaux publics.Sans voie» de communication, sans ponts, pas de relationsontio lus habitants d’une même contrée, et par suite, aucun développement ni intellectuel, ni matériel.Et qu’on ne (lire pas quo les chemin» de fer ont diminué ou annihilé i’iuMtté des rouies et deu nbmnins ; un véhicule du transport, aussi puivmL que lus voies ferrées, exige une alimentation non moins puissante et continua , ces par lus routes et los chemins que ce» ressources quotidiennes leur arrivent.N'ost-co pis par les rivières, p u* li.smis seaux quo s'alimentent journ dlomont lui fleuves, ces riche» ot superbe» voies de communication quo la nature, dam «a générosité, a gratuitement mises a notre disposition, lhirmi ces llcuvo» figurent au premier rang votre superbe St Laurent ; parmi ses allluonts, la liante rivière Sto-Aimo.Sans ses affluent?* lo Motive «omît bientôt à sec, et la source énorme de riehesao qu'il représente, serait lajddem nt tarie.Les fleuves, messieurs, co «ont los die-niins du fur de ta nature ; los affluents, ce sont lus routes et chemins.Ainsi, un savant écunoiuiito a-t-il pu dire avec raison quo la prospérité d’un peuple, surtout au point de vuo agricole, peut su mesurer à l'état de développement et do perfectionnement de scs route», et que toute amélioration dans lo mode do construction de cos route.» et des ouvrage» d’art qui on ddpen lent.se traduit par un accroissement certain, inévitable do la richesso publique.Et nous, uio»aiour», nous ingénieurs, noua «ouïmes heureux et fiers d’être par notre travail, les artisan» de la prospérité d'un peuple.Mais il no Rtillit pas d'ingénieur» pour ériger les ouvrages comme celui que avons devant nous.Cette construction, dans son ensemble, représente mi capital do près do 813,000, dont le» doux tiers environ sont à Attribuer à la superstructure métallique.Aussi tout le mérite de l'œuvre revient h ceux qui ont créé lus ressource» nécessaires à «un execution.Ju tci minerai donc, mesdames ut messieurs, on vous invitant à vous écrier avec moi : llonuour à votro gouvernement qui a inauguré cetto bieufaisauto politiqüo dos (Hints métalliques ; honneur à votre député, M.Jules Tessier, oui a au vous assurer uno (>nrt du co riche et superbe gâteau ; honneur enfin, à vous tous, qui vous être imposé do» sacrifice» pour assurer l’exécution do cetto œuvre éminemment utile ot durable.Le baptême do tont Los discour» terminés, M.io maire Linteau demande à l’honorable M.Mer-cior do bion vouloir donner un nom au nouvoau pont.Il accèdo à co déair ot propose do l’appolur pont Tousior en souvenir du député auquol la municipalité on est rodovublo.Cotto proposition cat Accuoillio par dca applaudissement» frénétiques,et.lo nom do pont Te.uUr désormais consacré par l’AOclamatioit populaire restera.Lk banquet Golfe belle fûto ont un couroiuitiinonfi dtgno d’elle.La municipalité do St-Uaymond,en invitant lu député do Fort-neuf ot le» membres du gouvernement national à lui rendre visite, avait voulu préparer ou leur honneur un bampuito vraiment somptueux.Dans la pension lMumondon ou avait dresse plusieurs tables ornées do flums naturelles et de fruits oxotiquo», chargées de mot» substantiel».Le vin dos ineilloum crus coulait on abondance, force toasts «ont bus ot maint discours prononcés.Nous voudrions» pouvoir tout décrire ; l'ospnco nous manque malheureuse mont.Mais i* Ojt deux incidents que noua no pouvons passer sous «douce.Vers lo milieu du banquet, inadonioisello Ida Parte, jolie fillette do douze nns.csf venue présenter à 1 honorable premier ministre un portrait do l'ancien pont de buis do St Raymond.Cetto toile admirable* mont réussie a été faite |ur uiadcuioi-fiuile Parke, de St Raymond, «pii, artiste ullu-mômo, ost do ces personnes qui inspirent lus poèteii ut su trouvent ainsi la (Hirsofiiiiticatioj) do l’art ut do la poésie.Nmi.s lui présentons nos félicitations.M.I1., A.1 allot a fait ! histoi : pie (lu ht paraisse St-Raymond.liii i83-, Charlos Alexis Cayor (assbi un co momout à la droite du (iremior mini»: ru), arrivait premier colon à St-Riyntond.En 1881, lu village o-uiqitait Ofl m lisons, (51 f uuitlo.i et 3;».’# âmes ; on 188t», ÎHJ inaisun», 148 t iiuillo ' ot 8Ü.i âmes ; ou 1881), 138 maisons, 209 familles ot 103») aine».La pojuilatiun de la (t.iroittHo était un 1881 d ) 3,Otî), on 1883, 3,807.ou i381), MO».II y avait» tiJO votants ««n 1881 ; aujourd'hui 7fl'J.Si RayiiKUid a une sipuiliciu do 3fl lieues.L*j chemin du for (larcourt 22 millea dans la paroisse ; il y a l(b* millcj» de chemins municipaux ot quinze pont».Coh détails si inténmauU méritent d’êt i 0 tkotv.l.Conclu lion En terminant nous dovoiM féliciter M.J ni c* Tessier sur sa popul ir ité qui lui assurera pour là venir une élection par acclamation.Nous nu devons paa oublier la fanfaro du St-U vymond, sou» la direction do M.Château*.oit, qui a joué avec uno précision admirable do très jolis morceaux.A la compagnie du chemin do fur du lac Si-Jean* en particulier ù M U.A.Scult, des remerciement!! ainoères «ont dus.Nous n’ou liniiion i plus s'il nous fallait énumérer loan cour, qui ont droit à la roconnaissance d**» touristes.Tou» ont f.’.it preuve de «’hospitalité large et généré ii.io «jui a inspire u un gouvernant anglais ces mot» resté» célèbres : Le» Orotatlictw sont un fou*de •jentUhoinine.ACTUAUrfiS I àouofilio météorologiqm' pour lo- pro* chuiiius \ iugt-quatre heures.Observatoire du Toronto.13 octobre, minuit.IJ * il ot lia» Saint-Laurent—'/ont» O.assez f«.u t» ; beau temps ; peu de changement d uts la température.t îolfe- Vèîits variant cio 1% au N.; beau temps ; pou do changement dan» La temperature.Aujomd’hui nst la date du vingt-troi* sièoit* nièi-.v ui>.aivo du la grande confla-giation du 8.vint Rocb ot Saint-Sauveur un ) 80rJ.Par inadvertance, rums n’avons pas mentionné samedi Io résultat du l'élection du quartier St-Louis., Comme nour l avions prévu», M.Fro* mon a été élu par acclamation.Nous félicitou* c irdialomont lo imu vol écho-vin, qui «vra une précieuse acfjuisitioil pour lo Coivioil du Vil lu.La Rur.ibrmdanco des matières et l’espace quo noua consacrons à l'imposai)to démoiisUiilUni d'hier à Saint .-Raymond nous oblige du remettre à uno autro édition uno leulo do choiui intéressa ii tes.Dans l’Etat do l'Iovru le juré a touto lui liburtéi désirables et ost traité qtms comme lu juge lui-mOmo.II vient eu cour lu matin, niègo tout la long du l’audience, et s'en retourne â sa maison ou à l'Iiôtel où il pensionne.11 pout employer «e» soirées à eo récréer* s’occuper, si cela lui plaît, de ses affaires personnelles, lire les journaux ; mai» il est averti par lu juge de garder silence cmu.>V.sur l'affaire dans Uqucllo il ec.t i ’•• •;• < ?•mme juré.M.L .ingénieur du dépar- tement d a iT.ivu ix publies, uat allé la semaine deniiâre faire le relevé do la rivière Licol lu, zur un parcours do dix milles do sou embouchure dans lo Richelieu, on vuo de travaux d’fissamUtcmonb» qui livreraient à la culture 10,000 acres do terre actuellement submergé».Il ost allé ensuite visiter le» travaux du pont do Matapédiu, qui so composo do doux immenses travée» en bois do 140 pieds chacune.L’inauguration do ce pont est.rem law au printemps prochain.Pondant les nouf mol» de l'année oxpi-I rant lo 30septembre dornior, il s’est éta-J bli 20,200 émigrants à Manitoba, soil 4,724 de plus que durant la périodo correspondante de l’an dornior.Lo nombre total d>M immigrants* l’an deruior, s’este élevé à 17.000 ;ii se chiffrera,«an» doute, cotto année par environ 22,000.Suite à la quatrième page 2 Jugomea&s en Oaur Supérieur 12 octobro.JUGE AXPBKWS GarneftU v» Vannier.—Aolion rcn-yo)éa avec dopons.Rumillard v» Truriol.—La défense on droit ust ni.aintcnuo et l'action ost ron-voyéo nuiis frais.Loi vin va Morin.—Jugomont pour $120 avec intérêts et drfpons.CitiS do Québec v« Bernard ot Allairo et autres, (cause d’expropriation).Motion dos intimés pour mettre do côté 1a division des arbitres renvoyée sans frais, ot un jugement homologuant ta rapport des commissaires est prononcé.JUGE CASAULT Collège do Lévis vs Brochu.Jugement on faveur du demandeur.minuit, il n’avait jwu ** possession les objets volés : mais quand il est rovenu chez Doyor, voru 3 la 30, il les avait.Transqttcslionnd jxir l'avocat de la Couronne Do minuit h trois heures du matin, dans la nuit du 25, il no se rappelle eu aucune manière co qu’il a fuit.Quand il est outré choz Doycr, Mme Doyer y était koulu ; il n’a pas vu d'autres femmes, La preuve o«t onsuito déclaréo close.Après les plaidoyers do part et d’autre, Son Jlonnour le juge Bossé résume la cause, puis les jurés se reliront pour délibérer.‘-•fiVÂT*/!* Assises criminelles Procès üô doux jsuncs gans accusés ile YOl PLIHIU'KS TIU.’ES R ILL Audiences du 12 octobre 1880.A 10 h.15 Yh&ii.juge Bosséoocune son j siège.• # 1 A ires lo3 formalités d’usage on corn* nitfUce 1 instruction du procès d'Achille Doyor et Edmond Gagne, aocuaés do vol, avec offraction, de bijouteries, au détriment d'Eosübc G vguon.MAI.F.X Lemieux et Aboi Rochette occupent pour les accusés.La premier témoin cmtondu est M.Y .sèbo Gagnon, horloger et bijoutier.U rend à peu près le mémo témoignage que celui donné hier, dms le procès de Jean Marcotte.TnniSgU^tionUe : U dit qu’il ne connaît nas les deux prisonniers fi la barro et ou il n’était pas présent lorsque Io vol a été commis.11 peut arriver dit-il, qu’on roucoutro dans Je commerce des montres semblables, mais celles qui m’ont été volées, je les reconnais, par la gravure, loi ayant examinées quelques jours avant; eu sont des montres gravées à la main, et ordinairement dans co goure do montre, on n’en rencontre pas deux absolument semblables, dans la gravure.Environ deux cents piastres de bijouteries m’ont été enlevées dans eu vol, et plusieurs autres montres volées ne sont pn* ici.A co moment les grands jurés entrent en cour et rapportent true trill contro l’iorre Hamel accusé d’avoir mû ’•» feu dans une maison d’écolo jFrancis ooytit, John Midono ut Thomas Nestor, assaut *;ravo sur la poraôniio do John Charles West ; Patrick Dorer et NV.H.Woodman, pour larcin.Un continue la cause.Lu détective Welsh est user men té.— C’est lui qui en compagnie du détoctivo l’ieury et du chef de police Denis a opéré l'arrestation des prisonniers.11 a trouvé dans la jmvcIio du gilet de Doyer la montre qu’on produit.Le prisonnier lui n dit quo cette montre venait de Johnny Marcotte.11 a aussi enlevé le jonc qu’on lui montre, dos mains do Doyer qui lui a dit quo cos montres, ils Ica avaient achetées de Mar* cotte.Tinnsfjueslionnd J.vs prisonniers ne lui ont jamais dit qu’ils avaient volé ces objota.JLu député-greffier do la ]>aix,M.Prûtton, identifie le* objets «pii lui ont été remis par le détective Welsh ; il le» a mis en «tireté et sont dans le môme état qu’ils étaient lorsqu'ils lui ont été remis.Le détective Fleury raconte les circonstances do l'arrestation des prison-ni *rn, /pie nous avons déjà publiées.Patrick Hou a y, gardien de» objets volés, le chef de polie* de Lévis, et M.< hülon Ynllièros sont entendus et rendent les mômes témoignages que ceux donnés dans le procès do Johnny Marcotte, instruit hier.Alphou.se Bonhomme, charretier, do StrSauveur, connaît les prisonniers à la lu&rre ; il les i» vus, lo lendemain de la •St Joan-Baptiste, en compagnie de Marcotte.l.a preuvo 'do la Courontio étant 1 •-chiréo close, on entend ensuite h s t.-moins do la défense.NOUVELLES le flmrlion Nous avons dit l’autro jour, qu'il y avait une grande quantité de charbon rut* la jetée Louiso.Nous avons oublié uo mentionner lo fait que cea importations sont vendues d'avanco à l’exception do colle do la umisou P.G ingras et Cio qui importe le charbon pour lo commerce local tout particulièrement.Cette maison a toujours un assortiment considérable ; elle possèdo aujourd’hui au moins 0,000 tonnes do charbon sur la jotéo Louise et sur lo quai Dinning.Le commerce est actif, mais il y a ou beaucoup de retard dans la livraison cos jours derniers, fi causo de la pluie.Yoici le prix do gros du charbon : Char.d’Ecosse,la chaud.85.50 a S 0.00 5.75 0.00 0.50 0.00 0.50 8.00 »• • i et 4i Sydney, N.K.ton.5.25 Aîné.White Ash egg Uhcsnut, stove tt tt «• tt I V red «ash, egg fi grille,Newcastle, cli.Roll lie ¦rlinnflnze Les quais et les cours sont couverts do bois.Aussi les prix sont extrêmement réduits, comme on pourra le constater par les cotes suivantes ; Erable 3 pieds.$4.25à $4.75 44 2.V “ .3.75 à 4.00 Merisier 3* 14 ___ 3.50 fi 3.75 “ 2.J “ .3.00 à 3.25 Bouleau rougo2 4* .2.30 à 240 44 .2.30à 2.40 44 ____ 2.20 à 2.30 44 .2.10fi 2.20 Cyprès Kpinutto «i l’ulalti de deux le me rccolto Plusieurs cultivateurs do Paspébiac, Baio des Chaleurs, ont récolté cetto an-néo dos patates pro vouant d’une deuxième récolte.La seconde récolte fut semée lo G juillet et récoltée le 5 octobre.Crrliflcat St.-Joseph de Lévis, 5 octobre 1889.A monsieur L.Pratto, Marchand de Pianos, Montréal.Lo ixmsionnat de Jésus-Marie, à St.-Joseph do Lévis, possède, depuis nombro d'années, un piano Jlazclton qui est encore trC3 bon, malgré quo depuis vingt-trois h vingt-quatre ans il ait servi continuellement aux leçons des élèves.D’après l'expérience acquise par les maîtresses do njuniquo, elles peuvent fitiirmor quo I03 instruments do la manufacture llazdton sont des meilleurs et dos plus durables ; aussi n’ont-elles pas hésité, lorsqu'il o’est agi do faire l’achat d’un nouveau piano, do s’adresser à M.j L.Pratto, do Montréal, pour avoir ‘ oncoro un piano do la fabrique Jlazelton, bien persuadées que, pour un établissement c vr.r.no le lour, c'était une excellence acquisition.La Suré.uiEr ïiE, du couvent J.-M.Au maz'.ulD Rouse La grando vonto du fonda do banqueroute, au No .00, rue .lu la Couronno, so continue toujours avec grands succès, chacun so rond à co magasin et n’en sort pas sans avoir un paquet sous le bras, satisfait de son achat et sc promettant bien d’y retourner.Les marchandises s'écoulent rapidement.Au Magasin Rouge, il y a toujours foule, co qui prouve lo bon marché auquel sont sacrifiés ces mille ot unarticlos du nécessité.A ceux qui n’y sont pas tjtiouru allés, nous leur conseil ions de s’y rendre au moins une fois et au plus tôt, ; a’ils veulent profiter du grand avantage ^iiis uu la uuiuiisu.: .,r ., ., .Cimuir UéDAitn, do St Sauveur, do- *1" ,uur oir°rt Pédant quelque tempo me uro dans la inOmo inaiKon que m prisonnier Doycr.Lo 25 juin au H.iir, les Avis trois prisonniers ont passé la veillée «tans la maison do son père.Vers minuit, Doyer et Gagné sont partis ot aont montés sc coucher.Il no peut diro ce nue lo* accusés ont fait, après qu’ils •out partis de chez lui.Co soir-là, Doyer •était pas mai chaud et on a été obligé do le monter chez lui.Mkli.k OuÉUNr.Boi r.qrr.— Le 25 juin dernier, elle était eu pen ion chez ïl mo Doyor, la mère J on des i moulders à La barri:.J - ’v s v*.s l*i «* soir-là, < n compagnie clos ac-.u , v.chez M.B6-durci, iusqu’à minuit et quart, après quoi Doyer et Gagné sent montes so coucher, et no sont pas ressortis.Lo ^lendemain matin, Marcotte est vomi à la runison et a vendu à Doyer ot à Gagné une chaîne et un gardo pour $1.25.Kilo juru que Doyer et Gagné ne sont pas sortis cette nuit-là.Transqvcs lionne* : Go suir-là Dover a couché dans la cuisino près do l’escalier, par terro, et Gagné dans le grenier.Elle, madame et Mello Doyer ont veillé toute la nuit, M.arcotto est venu à la maison vers troln heures du matin et a montré des montres, chaînes, mix prisonniors.Il était alors six heures.Quand lo matin, vers 7 heures, elle ust jrnrÜo du la maison, les prisonniers ot I Marcotte y étaient encore.Aliue Doycr ot Mello Doyaju mère ot ot la soeur d’un des prisonniers à la barro, ne font quo répéter oo quo le ti'm .in précédent a dit.A i heure la cour s’ajouruo.Audience de i'aprhanidi.A 2 h.15 l’ho notable jugo Bossé oo-cuihj son siège.Woodman, Thos Neston et Jainos Maluno sont fi la banc et plaident non-coupable.Procès fixé fi mercredi pro-sîinin.Pierre Hamel, accusé d’inccndio, filiale non-coupable.Procès jeudi.Ou cuntinuo ensuito l’audition don témoins de la défense, dans l'aflhiro do Doyor et Gagné.J nui Marcotte, celui qui a subi son procès hier ot a été trouvé coupable de rocol,c»t entendu comme témoin.Il raconte qu’aprea Savoir quitté la euÀtaon Doyer, il est allé faire un tour ; il était alors à peu près minuit et douxi.B y •est rovenu Vers 3 h.30, s’ont assis sur une chaiso ot a dormi jusque vers six heuro*.J1 a montré une bague ot des chalucs à Doyer à.qui il a vendu coa uf-fets.11 est parti do chez Doyor vers 7 h.SO, en compagnie des deux prisonniers 2k la barre.Ils sont allés A Lévis lui n’a jvis dit aux accusés nourquoi il icur demandait do ce imulre la.Quand il a été rondu cher.M.Vaifièros, à Lévis, il a dit aux prisonniers, qu’il entrait la yniur faire pover uno vitro à sa montre.Quand il est parti do choz Bcdard vers Pour toute affaire concernant la pharmacie du feu lo Dr.Lofrançnis, il faut s’adresser à M.J.IL Belaud, numéro 101, rue St Joseph.j.et o.ls.I>« retour ui* le tornio do la cour criminelle.]jo sorgent Burke ot lo cous table Somerville sont partie vendredi pour le ponitoncior do St-Viucont do Paul où ils vont couduiro Donald Morrison.Im Forreim Catliollque** La cour du cette association établie à la Busse-Ville est en pleine prospérité.Kn offet toii3 les principaux citoyens do la Bas3ü-Villo en font maintenant part le.Nous citerons entre autres MM.Ber-govin, Bélanger, Paquet, Potvin, lo conseiller Sauveur Demers, M.David Gagnon, otc.Notro ami, M.lo Dr Arthur Potvin ont le médecin oxaminatour do l’associa-tiôh et remplit son importante mission à la sntisfActiou do teii3.AInukIou des nfTalrcs Allons cher.A E.Boisseau ot Cio, 52 x 51, ruo do la Couronno ci l’on veut profiter do l’énormo bon marché auquel sont vondues les marchandises.Un magnifique fonda do banquorouto est sacrifié û 50 pour cent do réduction, et il faut voir si on en profile.Tous les jours il y a foute nu magasin.La maison Boisseau ayant décidé d’abandonner lo3 «flaires a résolu do vendre sans véservo tout son stock comprenant un immense fonds do banqueroute.Ainsi donc qu’on so lo dise ot.qu'on en profite.Imprudence On a est plaint autrefois de ce quo des gens, amateurs de chevaux, se permettaient do fniro du chemin do Boauport uno arène publique, où les accidenta n’é-laient pas rares.Il parait qu’un abus du mèrr.o gortre, mais beaucoup plus grave se commet assez fréquemment dans les limites mémo do la ville, dans la Grande Allée, qui est do vomi o, nous voulons bien lo croire, un maguitiquo champ do courco.La Koinaino demièro uno damo do cetto ville a été fr&ppéo à la figure et renversée par un véhicule lancé à fond de train sur In Grande Allée.On nous apprend que eotto dame on aura pour quatre ou ciuq soni.aimis d'une maladie assez sérieuse.Et l’An *'• L-mando si ù l’avenir ccs abus no soivni r.» rîgmireu-somenfc réprimé*.Les dangers qu’ils créent sont très graves ; uv*.persoum* figée, ou quelque peu sourd, ou (>out-&tix) autrement ompGchéo do so garor dans cotte ruo, peut fitro tuée sur lo coup à la roncoutro dos équipages que l’on y voit lancés fi toute vitesse.IN attendons pas qu’un xcoîdonb fatal soit YOlItt Il OUA nppnruùn» ù wiro prudent*.^oalnze toajonr* Si vous êtes accablérdémoraUsé, irrita-blé maussade, ot quo vous éprouviez invariablement dos sensations désagréa-bioa après avoir mangé, jjtocuroz-voua uno bouteillo do Vin chauaina et il voua soulagera c’est lo plus grand digestif connu.Il est en usage depuis un quart do siècle et il a toujours remporté les plus grand succès.Demandez lo fi votre pharmacien.E- 6c J.2f* Terrible explosion.Une importante manufacture mise en piétés,—Mort de Vingénieur.On 'élégraphie do Lindsay on date du 10 octobro : “ Vers six heuros, co matin, la villo fut éveillée par uno explosion épouvantable.Dans tous les quartiers do la villo les maisons ressentirent la secousno et lo bruit semblable au grondement du tonnorro so roporcuta fi uno grando dis-tanco.En un instant l’alarmo fut donnée et lo pouplo courut on foulo fi la manufacture Dovoy ou l’explosion avait eu lieu.La manufacture est située sur la rive est do la rue Kent.La forco do l’cxplosiun avait été tollo qu'une partio de la bâtisse a été dumolio ot lancée dans toutos les directions ot fi uno grando distance, avec les machines.Les vitrines do tous les magasins situés sur la ruo Kent ont cédé fi la rapidité des vibrations atmosphériques ot ont volé en éclat.On attribue la causo du désaslro h un manque d’eau dans la bouilloire.Mais co u’est lfi qu’uno supposition, la seule personne qui aurait pu donner des ren-seiguomouts, l’ingénieur John Poles, ayant été tué pendant l’accidont.Tleu-reusement que l’explosion n’a pas eu lieu une heure plus tard car on aurait ou fi déplorer la mort do tous leu employés do la manufacture.” Co terrible accident peut aorvir do leçon fi ceux qui négligent do faire assuror leurs manufactures contre les explosions.11 existe pourtant fi New-York une assurance pour ces sortes d’accidents.Certes cetto compagnie ofiro do grands avantages.Ceux qui y assurent lours établissements ont !’avantago do voir examiner lours bouilloires, et par* taut do prévenir les accidents, et s’il arrivait uno explosion malgré cela, ils verraient leurs dommages compensé* par un paiement fait sans retard.Pour lo Canada, on s’assure ou s’adressant fi IL Flaueuty, Gérant, 279 Imperial Bu Hiding, Montréal.o j Sorlcte i!c construction permanent* iïo Quebec Le et nprea le 2 novembre prochain, la Société paiera fi ses actionnaires un dividende semi-annuel do 3 par cent sur lu fonds capital.Par ordre, G.GouitftBAU.Secrétaire.11 octobre.—lm o j Aux vendeurs up.Pour le Qiicbec-Ccntrxil 8.15 Malle do U Blr.-du-Loup.P.M.?.15 Kxprcsi pour Shorbrooko.l.^JU Train mixte pour 8t-Joeeph 8.80 Express do nuit I*our Sherbrooku 8 juillet 1880 • A.M.6 45 Kxprcsi da nuit.10.45 Tram Slide do Bt-Joacph.P.M.1.46 Express de Bher-U rook e.Ligne de Québec ISIT* Z3 I.« vapeur “ IXROT81 ERA" (Capâ Eîz.Forlior) A commencer du 8 octobre fera le trajet ooimse nuit : - DEqtJBBEG (Quai Champlain) L .s Dimxnohe.G.S0 A.IL, *1 lu t^mps Icp -raiet, Samedi 12 Octobre à 2.30 I».M.Mardi 15 M 4.00 1».M.Samedi 19 (C II.OU A.M.Mardi •-» *« 1.10 P.M.Hamvdl S «« 2 00 I».M.Mardi 29 «« 8.00 P.M.De STK-AXNK (Quoi Stc-An vo) IJn Dimanche .3.00 P.SL, si le temps le imrmoL Vcndrodi 11 Octobio A 4.(AI i*.M.Lundi H .« 0.00 p.M.Vendredi 18 a 12.00 A.M.Lundi 21 11 3.00 1*.M.A e irltc.il 26 u 4.00 I».M.Lundi 23 a U.(X) P.M.l*ar ordre, Caps.EU.FOB I IEK.A VENDUE % B AIX r.PIERHE.de-11 Itlvl.is du-Sud, un m.v ** Rs»in ave*.! ex»»?vt aitrev déitcidnoit |ttr(ai> teuicnt ut-j r *j r è «•» e n***rvé», >u»ni4f»iijUaut une exeellrotc ir c 1 .v.anrvjcw » m Mit h t n e pour un marcli iml, nncîvtmê rvMîtctieo «le feu »m* dama veuve Cîiurlin» Ii.»< on.!*0ur N3Cf QU’ON SE LE OISE Immenses A van fuies •:o: Grands bénéfices à faire >:o: Réduction!) sur toutes les lignes.—Chars payes, aller vt retour, aux gens de la campagne.Ed.N.Blais & Oie.57-59, RUE DE LA COUROME (TKLKrilO.U; 436) 14 JullUt-E 3iu Clarets ! 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Union Bank of Canada CAPITAL PAYÉ.$1.200,000 RESERVE.150,000 BUREAU JFHiNCIPAL !ji QUÉBEC ODKTIUU Andrew Thontfwon.Ecr., Président lion.K.J.Filw, Vicf-I’rûsi'lent.Hon.Thotc lleCreet.v, 1>.C.Thornpnon, Aar., E.G i roux, écr., E.J.écr., Sir A.T.Ü*lt U.C.li.*K.Wcbbr oaU-Jcr.'«I —r ¦rrwg PENDULES FRANÇAISES Venant justement d’armer Par le steamer “ BOCCVXSIUS AUxaiulrin, OnL Iroqnohi, Oui.Lethbtld je.T.N.W.Montréal.Qué.Ottawa, (Jlit.Québec, Qué.SiuilbfalD, Ont.Toronto, Ont.Wn»t Winch ««ter, Ont.Winnipeg, Man., AOMMT?» A L'ICTIcANURH Londres : The Allicn^e Bank (llraltfo.) 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Ha! et Chicoutimi.On pourra so procurer don billets ot rctonir des cabines pour Montréal, au bureau do La Compagnio, Quai Napoléon et pour la ligne du Saguenay au bureau sur le quai St-André, et aussi au bureau des billots do R.M.Stocking, vis-à-vis riiôtcl St.Louis.JULIEN CHABOT, L II.Mtr and, gérant-général.Agont.Onéboc, 20 avril 1889.VITRES! VITRÉS! •:o:- B85 hv k o * ! .-v • r'-.J;'» m LOTERIE NATI0MI.E 6ou« le patronage le ;m.le cure a.labelle Au profit do l'Œa-[vro des Sociétés Diocésaines do Colonisation [do la province do Qué-|lx>c.Fondée en juin jlSS4 ; îouj l’autorité jde l’Acte do Québec, [o2 Victoria, chap, 30.*¦ a* rue Notre-Dame, Baeee-Ville.—T/*s première* huîtres noue sont niainte-I nuit arrive ».Ceux qui veulent en a'olr n’auront • nu’À ino donuor leur commande d’avance.Une vaste Malle 0J»t A U .li p îdilmi tUt Damei et Messieurs qui riéoiivrout d.^mbfr re« fameux mollusques, au verre, sur c.-adîo* «»u A r.wùcttce.X8stpt~J B DVSI’KPJlïH, radicalement fuérloparruao^odo VJïau tatou-L 'oru IN l»Hd.VHü\, rnpidetnent jfuérie par l'Eau Sutolt-LtOlU CONSTIPATION, toujoun guérie en buvant VJ-Jau LXtirU-L.cn to«ii les matins.ttlll ’.MATIr.MK, ne |Hiut résister contre lescfTete biiiif de Vt\tu Saint-L^rm.MALATIIKX «In FOIE et de* BOGNONft.n’ont panda rcmôie plu»» «dr que cette Lan MrrvcilU'u.te.RBOVCnm» ftCAin ikrkN levpluncbn- gereux dispar.GSR*»iit rapidement quand on fait xo-(piiicreiiiekit e de l'L’au üsint-Lcuii.M kVX (le TETE, guéris comme jxar enchantement jur VJSau Laini-L ‘on.AllBirriOM CI2K0NIQI;R5|, malvlie* causée* )>ar .abus «b I al.ool, prouiptoment ^ucr.o }>ar cette Katà inuouqAarablc De fait, toutes le* maladies août toute* nv^licalj-meht.guérie» ou au moin« «’•melderabieuie'it soûla-fcéu* *ar l’uaa^e de l'/i’uu Saint-/rion.qui eut rcoous-înfwnDe t*sd es médecins l«* plus dinmcnts.Nous a ruo.des mJüer» da Urtnufçaaa*»* vt de certifient* a l'appui Je nos asaertlone.Cette eau înervelHeuse en vente ohez tous l«ss principaux pharma Jeno « t épimnrf et eu «ro« ».*t d^ tuil par les sml* propriûuir** La t omp mtilo d'Enis Mlaernli* St Leon.G.E.A.LANGLOIS, Gérant Oun|ust, Uwn teriiui promenades sur l'eau, cto., eto.Uu médecin expérimenté est attaché k l'hôtel.1.*fis*il HI.-1.4*0il «d naoniiuc comme un mn/Mia Infaillible pour ceux qui soiilfruiit du rhumatliunu, né' ralffle, indigestion, débilité générale, etc., cto.I.c* p< rsonn4-* qui se rendront * Sr.-LKON trou» vprnntilui voiture» A l/niisevillc A l’arrivée des trains de Montréal e(de QuéVo, pour le( conduire Pour lue termes de pension et rcnscii(untii»*iit4, *'adri’«eer a l,:((uinpii"iiii> de* Eaux 9flnc» riilri St.-Lron, m'.te do Ta Montagne,seuls propriétaire ]K)ur vendre cette cuu célèbre dan* le Do-luinion.C.E.A.JLAXCxLOIS, GKiujrr.Cluillet—KJ i Gants on «M;io.D.MORGAN.Gants en kid.________________D.MORGAN.Gants on peau do chien.D.MORGAN.Ganta on peau do chèvre.D.MORGAN.Ganta on peau de poulain._______________U BÎORGAIL Ganta ou iwau do daim.D.MORGAN.G vit h on peau do veau.1).MORGAN.Ganta en astracan.Ganta trienttéa.D.MORGAN.Ganta on d.* .p.D.MORGAN.D.MORGAN.CISRMÜÏ IMÎ Quebec, Montmorency et Charlevoix r.Pr »r> fniée Kir mrrsufrtfr SAMEDI, LE 10 AOUT Ta s trains quitteront )fed!e> ville pour Stc-À/ino, A 7 h.30 À M., et n h, :>> P.ll ; quiferont 8te-Anne pour licdleyvilir, a 6 h.là A.21.rl S h.0 T.M.train» mr nniANinr, Quitteront Ste-Anno i 9 h, A.M et I II.V 2T Québec, à 7 h.4b A.21.*t fl h.P.21.Pour l’avanti^e des pderini k Saints-Anne de Beaupré.1rs train i S|x>cuux de* dlmaochf» conti uuerunt à circuler comme suit : Départ do lledley.viU A fl hr*- a.m., el l.Ji b.p.m.Djjart do 8te Anne A 11.^0 h, a.m.Des bltlrt* «le eccfjnde cL*m* seulement seront rendus, vu que le* ch«is de vrcrnlère ela*«e no s^nft •a« encore arrivé*.Pour le* taux spéciaux de fret et de voyageuri, s'adresser au surintendant.W.IL BUS3F.LU Surintendant.£ J M.P.CB FAT MAN, (iémnl Ganta en drap Jersey.D.MORGAN.D.MORGAN 13a—B TA» LLFLU AUX AMATEURS D’HUITRES J*ûi l’honneur d’annoncer quo fa Tient ce recevoir directement dea BANGS DUC PECHE.J«* première» liuttree MALPEQUES que jo Tondrai à de* prix déliant toute compétition.EN GROS ET EX DETAIL JOSI PH .IlIilLX, Marchand d’Iiuitroa, Ruo St-îwin, Québoo.21 nopt—E J luis Man n puiuo Ôteit-il assis qu’il entendit, quelques pas derrière lui, prouoncorsou nom comme un appel.— Bruno ?I^a voix était basse, contenue, mais distincte.Il tressaillit malgré lui, et crut d’abord ïi quelque hallucination de sa concienee.Mais la voix rapprochait prenant du cops, et répéta : — Bruno ?C’était bien à lui qu’on voulait.Il retint sa respiration et tendit.— Après tout, se dit-il, peut-être Coppola qui me cherche pour me donner quelque nouvelle consige.Mais la voix s’accentuant sans qu’il ont saisi aucun bruit, do.pas, ii lui reconnut subitement !o timbre.— Ne bouge pas.c’est moi Jacques.Je suis resté ici pour toi,.Car tu duis pas être mêlé, à la surprise que j’ai ménagée à tes patrons.— Hien ! — Tu verras cela tout à l’heure.Mai h il faut d’abord quitter co poste où lo Paeot t’a laissée, et me enivre sans bruit.-— Bien volontiers, mais comment ?— Tends ta main droite.— La voilà.— Je te guide, te voici sur ^uîr^ ponte douce.Laisse-toi aller sans crainte je te soutiens.Les genoux pliés, Bruno se laissa glisser sur un sol tapissé d’aiguilles de pins et se trouva bientôt debout sur un lit de sable.— C’est un lit d’uu ancien torrent débordé.En le sui- vant nous allons sortir d’ici sans bruit, ainsique j’y suis venu,te surveillant sans être entendu de toi.— C’est vrai.— Et nous allons tourner la situation.Los arbres s’écartaient, laissant liltrcr quelques rayons de lune tamisés pur lo feuillage .f Jacques lui avait lâche la main.Il put voir sa silhouette se dessiner devant lui, dans la zone de clarté qui emplissait le chemin.Et il marcha sur ses pas.Au bout do quelques minutes ils débouchaient prés de lu tour, gagnaient le petit escalier dont Jacques avait la clef, et pénétraient dans la salle du second étage, d'où l’on dominait toute l'habitation.Corréard les y attendait./— D'ici, dit Jacques à Bruno nous pourrons, sans être inquiétés, voir ce qui va se passer.— Mais quoi donc ?— Ah ! l’occasion était bien favorable pour susciter une mauvaise allaire ou marquisat h son Coppola, et si je n’avais pas besoin d'apprendre encore bien des choses pour n’agir qu’à coup sûr, j’en aurais certes profité.Mais il bat son plein en ce moment, sa puissance n’est pas entamée, il nous glisse des main* J’ai voulu seulement lui infliger une petite le«;on.lit tout en parlant, il avait emmené Bruno près d’une grande baie qui s’ouvrait au-dessus de la Üioserie des Acacias.-— Ces gens là sont d’une audace, continua-t-il, qui dépasse toute croyance.— Oui, dit Corréard, ils se croient tout permis.— Et ils n’agiraient pas plus librement sur une terre franche d’Amérique.Vous sa- vez, Bruno, ou vous avez deviné co qu’ils sont venus faire ici i —' Oh ! je n’ai demandé nulle explication.Il s’agit, je crois d’un enlèvement.— Oui ; seulement lo projet m’étant connu, j’ai d’abord mis en sûreté la personne menacée.Mais n’aurious-nous pas pu attendre dans la maison même et nous préparer à recevoir à coups de fusil, comme des voleurs, la bande qu'ils coinmendent ?C’eût été do bonne guerre et nous avions droit do tuer sans hésitation les escaladeurs.— Aussurément.—“Il ne s’est môme pas in-informo, ce marquis, s'il trouverait ici qui lui répondit.11 veut cctto jeune fille, il la cherche, il Ja treuve, il la lui faut, ooütc que coûte.Il risquera allègrement la vio de ses agonts il bravera le scandale et mémo la loi, qu’importe ?Avec son orgueil, il se croit si fort ; graco à son influence, il so croit placé dans une sphère inattaquable.S’il y a tapage, meurtre et massacre! ses amis, ses créatures ar.iv a ic le pays « ?i I heure étpufTeront l'affaire, et l’argent fermera les bouches prêtes n témoigner contre lui.— Regardez, dit soudain Cor-rôard, qui n’avait pas * quitté j son poste d’observation, voilà i le signal.# Bruno s'avança dans la direction que Corréard indiquait' du doigt, et vit à mi-côte, ;\deux cents mMvos do l’habitation, une vive lueur illuminant en rouge une partie de la vu lié.Cela ressemblait un feu do Bengale de grande intensité et devait être vu do fort loin.— C'est Bitard, dit simplement Jacques.— Et la réponse no so fait pas attendre, ajouta Corre-arcl.En effet, h ce signal, qui, sans doute, était attendu, lu vallée, tout à l’heure silencieuse et muette, sembla s'animer tout l\ coup.Sur les hauteurs, on vit «l'abord paraître de toutes parts des points lumineux.1 >cs lanternes ot des torches.Les 1 nu ternes, su pendues ou bout d’un baton, su balançaient.Les torches, secouées, par don qui couraient dans la dheciion (le la t’Ioserie, flamboyaient à travers les arbres.Une sourde rumeur aux oreilles do Bruno.Evidemment tout était sur pied, malgré avancé de la nuit.Et tout à coup, de trois eôfé.t di lieront s, des cloches se mirent à tinter, sonnant une sorte do tocsin.Lj bruit grandissait.Les voies devenaient distinctes.On pouvait suivre la marche circulaire do tous ceux qui arrivaient.j.;;' \ ï^ Evidemment c’était une battue organisée, dont la (’loscrie des Acacias était lo centre.Déjà Bruno avait pu distinguer sur certains points, à la lueur (les torches, des groupes de paysans armés de faux, do fléaux, de fusils mémo.Et il lo voyant sc rapprocher, enlaçant l'habitation dans un.cercle do rabatteurs dont il no serait pas (ncilo au marquis à Coppola et n leurs agents d’éviter le contact.— Voilà ma surprise, dit Jacques, ot j'espôro quo le marquis Hercule so souviendra du celle unit — Mais ils vont tous être pris comme les renards qui no savent plus où se terne*.— Peut-être.Coppola a bien des tou:s dans son sac.En tous cas, ils subiront une furieuse chns.se et leurs agents paieront les frais de la campagne —s Mais comment a-t-on pu ameuter ainsi tout le pays ?— Très simplement.Vous savez quo Li inours a été longtemps la proie d’uuc d'une bande de scélérats qui dévastaient, pillaient brûlaient, sans qu’on ait pu mettre pondant clos mois un terme à leurs déprédations.Depuis co temps, les petites communes de l'arrondissement sont toujours sur le qui-vive, et un certain nombre «le maires ont embrigadé les hommes valides do leurs paroisses, dans une soi te de garde nationale rurale qui doit se lever au premier signe et marcher de jour ot de nuit aux points menacés.Bitard, sur mon ordre, a Jonc prévenu, de la part do Mmo Saint-Ange, quelques-uns do cos braves maires et leurs adjoints qu’elle était avisée d'un danger pour la nuit présente qu’une bande malfaiteurs avait résolu de profiter de l’isolemonC de son habitation pour venir la voler ot l’assassiner ; ello annonçait en mémo temps qu’elle allait se mettre à l’abri, mais qu’elle leur confiait son bien, sa maison, ses meubles, ses tableaux.— Je comprends.—* Il a été convenu alors quo Bitard ferait lo guet sur un certain point de la colline et qu’à rapproche des bandits, sitôt qu’ils auraient mis pied dans lo parc et consommé leur escalade et leur eilruction, il en préviendrait les gens dans hameaux environnants en allumât un feu prolongé assez vif pour se distinguer à deux lieues à la rondeur.-.OVst ce qu’il a fait et vous eu pouvez voir le résultat.Les ruraeuis augmentaient d’intensité.Le cercle, bien marqué par les lanternes et les torches, so so resserrait autour do la Clo-serie.Et dès aboiements prolongés se faisaient entondro sur toùto la ligue.Les paysans avaient amené leurs chiens de chasse et les excitaient à fouiller lobois.Pour le marquis et sesaflidés, la situation devenait critique.¦* ' tfnitnucr) t«*SX.ZICITBaK7K A la promicro reunion du Club des Jeunes Libéraux, h Toronto, après la riaito do l’honorablo M.Laurier, plus do trois cont trente cinq nouveaux membres ont été proposes.Touto la#jeunos8o du pays éprouve uno «yrapAthio profonde pour l’honorable Wilfrid Laurier, çc no perd aucune occision do la lui manifester.A la grande assemblée tenue à Belleville plus d’uno ccntaino d’étudiants du collègo Albert y assistaient en corps et ont chanté des chunsoub en l'honneur du fraud chef libéral.^îous regrettons d’apprendro la mort do M.J.O.B.Bru nolle, l’ini des principaux citojciifl de Trois-Rivières Les journaux do Paris conaoilîonfc d’orgnnisor une sério de grandes fêtes qui auraient lieu pendant, la dernière quinzaine do l'Exposition.IA3 prix d’entrée à ccs fêtes serait iixé il cinq ou six tickets, de façon ii liquider tous les tickets, restant invendus h co jour.Un syndicat s’est formé pour conserver d’uno façon permanente la rue du Cairo cr.les pavillons voisins à l’Exposi-lion.M.Boswell, de la compagnie do chemin de fer d'Edmunston est au Saint-Louis.L’honorablo M.Muilhot, conseiller législatif oet en ville.Hier matin, Son Honneur lo juge Andrews a rendu jugement dans la cause vu Trudol.Nos lecteurs se souviendront quo l'llon.M.lié mil lard, régistratour, a comme adjoint M.Charles Trudol.Lors do la nomination do co dernier, il a été entendu, plaide M.llénullard, quo M.Trudol no devait pas avoir la moitié des émoluments, mais un salaire ouulu- XUütlt.Quelquo temps après sa nomination M.Trudel a notifié M.llémillard qu’il avait droit à la moitié des éninlurnotiti et qu’il entendait sc prévaloir do co 1 droit.Do la l’action intentée par M.lléinillnrd.Son Honneur le juge Andrews a décidé que les conditions consenties entro MM.Hémillard et Trudel n'étniont pis légales, et en conséquence il a prononcé jugeaient en faveur do M.Trudol.L’honorablo M.Hémillard a dit à un de nos reporters,hier matin, qu’il eu appellerait do cette décision, qu’il porterait sa cause jusqu’il la cour Suprême, si cela était nécessaire.L'université d'Ottawa Son érection soienne Jo INA"CURATI3H DE LA STATUE DF SON FONDATEUR FEULE R.P.TABAHEi (De notro correspondant particulier) Ottawa, samedi, 12 oct.Il y a de cela environ quarante ans, un jeune prêtre français humble et inconnu, pauvre des biens de ce monde, mais riche des trésors de la sicnco, du dévouement et de la charité, vint s’établir dans la région alors presque sauvage où venait de se former le petit village Bytown, Co pauvre prêtre missionnaire so dévoua corps et âme a la population clair semée d’un vasto district ; sa vio so ilassait en travaux apostoliques,et souvent lo dimanche,la messe terminée,il rassemblait sous lo toit de sa petite chapelle touto la population protestante do la région ; il leur prêchait la morale chrétienne,leurs devoirs envers Dieu et envers le prochain, et cela avec uno telle délicatesse, une telle charité, qu'oubliant les préjugés de leur enfance et touts les idées préconçues, ils curent confiance on lui, lui demandant en touto occasion consoil ot assistance, l'appelant à Jour chevot au moment suprême pour leur verser dans l’âme la consolation divino et adoucir l’indicible amertume du dernier soupir.Mercredi et jeudi dernier on célébrait dans la capitale fédérale l'érection définitive par bulle pontilicalodo U grande univorsito d’Ottawa, on inaugurant au miliou do fêtes magnifiques uno statue a son fondateur feu le révérend Père Titbaret.C’était un beau spoctaclo quo cette procession imposante do plus de six cents ^anciens élèves, accourus do tout es les parties du continent, faisant leur outrée solennelle dans la salle des promotions à la suite îles dignitaires et des professeurs do l'université dans leurs toges bordées d'hermine et aux couleurs distinctives des diverses facilitée.Une foulo d’évêques, do prélats et do laïques éminents venaient à leur suite.Son Eminence lo cardinal Taschereau, premier prince do l’église du Canada, était présent malgré son grand âge et scs nombreux travaux.Do toutes les parties do l’Amérique, des dépêches do félicitations étaiout parvenues à Sa Grandeur Mgr Duhamel, chancelier de l'uni vor-sité : dos évêques du Canada ot des Etats-Unis, des universités sœurs, y compris celle de Harvard, Mass., do Bon Eminence lo cardinal Gibbons, de Baltimore.Tous voulaient rendre lioni-mago h la mémoire de l'homme illustre dont lo3 traita sont désormais immortalisés i«\r lo bronr.o ; lo Pape lui-mOmo daigna envoyor uno bénédiction spéciale.Or cet homme do génie, cet il-lustro fondateur de la première université anglaise catholique du Canada, la troisième do l'Amérique, n’était autre que l’huinblo prêtre français qui naguère encore prêchait la pr.rôlo divino dans uno pauvro chapelle du fond des bois.C'est ainsi que lo ciel bénit scs efforts on permettant qu’il fondât un foyer do scienco et do lumière là on il n’avait trouvé que la solitude et l’obscurité.Mais quels sacrifices n’a-t-il pus fallu pour cola, quel génie, quelle forco do caractère était nécessaires afin d'oublier on quoique sorte ses idées françaises, ob s'inspirer des sentiments d’uno nation étrangère à lu siunuo ?N'eiteo pas là une des preuves Ica plus frappantes que l'on puisse trouver de l'universalité du cnlhnlicànio ?Lo but du Père Tubarot, o#mme l’a faitemont expliqué lo 11.P.McGuckin, o nouveau recteur de l'université, était d'établir uno^ institution universitaire mur lo ^ bénéfice spécial dos catholiques l’Ontario.L’université Lava), déjà si illustra par lo nombro d’hommes éminents qui en sont sortis, suffit amplement aux besoins do Québec.Lo français no sora pas exclu do l'umvorsibé d'Ottawa.Loiu do là, il y sora tenu ou hounour ; cm l’y enseignera toujours comme une dus langues les plusbclloodu monde, mais l'université sera la gloire d'Ontario où prédomine.On y cuBoignora au point de vue catboliquo la science et les arts ; les plus illustres professeurs y donneront dos cours de droit et do médecino ot !os élèves qui s’y rendront auront l'avantage d’y,étudier notro constitution à scs sources même;* puisqu’ils seront dans la capitulo du Domi- r, d’ $ nion, ayant accès à la bibUothcque et au musée du parlement.Les fêtes commencées [virune brillante séance académique mercredi soir, so sont terminées jeudi, par l’inauguration du monument ot par un grand banquet.Lo télégraphe yousa déjàdonné un mot de ccs démonstrations, jo n’y 'reviendrai pas, car a cotte distance les détails n’ont qno pou d’intérêt.Qu’il me suffiso do fairo remarquer quo certains discours pronom* cés au banquet ont été tout à fait remarquables tant pour l’éloquence dos orateurs, que pour Jcs idées exprimées.Un de cos discours a été prononcé |>ar lo colonel Montgomery, un Américain catboliquo appartenant à la mémo famille que lo célèbre général qui autrefois assiégea Québec.En répondant au toast 14 Au président des Etats-Unis, ’’ il a fait une admirable description do l’état social des deux peuples qui r.o divisent lo nord du continent, mais qui doivent prochainement s’unir parceqno leurs intérêts ot louis idées sont absolument identiques.lTu beau discours a été prononcé par le père Filiatro, un écrivain fran-ço’s qui n’est pas inconnu et qui purlo l’anglais avec la même aisance que sa languo maternelle.Jo n’ai jamais entendu un exposé plus piste des devoirs des élèves d’uno établissement d’éducation envers leurs professeurs et leurs confrères.L’iüéo qu’il a développée jicufc se résumer on ccs mots: L'élève qui n’a pas n&soz d’hounour pour ««* respecter lui-même, qu’il faut pousser de forco à l’étude et à In bonne conduite, n’est pas digue d'une éducation soignéo et ne fera jamais honneur à ses professeurs.Le système du collègo d’Ottawa a pour base la liberté individuelle et le développement du corps aussi bien quo de l'esprit.Il serait bien désirable quo des réformes dans eo sens s'opérassent dans nus collèges do la province de Québec.Un incident tragique est venu jeter un voile do tristesse sur les fêtes d’inauguration.La mort du juge Olivier n’.i vurpris personne,car depuis plusieurs années il était atteint do consomption pulmonaire et de maladie de cœur, mais on ne s'attendait pas à une fin aussi subite.C’est api ès avoir répondu an toast: i^sim-titillions Meurs dans un discoms élaboré ot d’une voix forte ot distincte, qu’il cit tombé mourant entre les bras do l’un des Pères nu moment même où il quittait la salle.11 était le président de l'association des anciotis élèves du collège.Magistrat distingué, sa mort sera surtout ressentio par scs compatriotes d'origine française, qui ont jusqu’à tout récemment beaucoup souffert do l’igno-rnuco profonde do notre langue chez les juges d’Ontario nommés par le gouvernement fédéral.On afhrmo quo sir John A.Macdonald a décidé d’exclure à l’avenir les Canadiens-français do la magistrature dans Ontario.Iaj3 secrétaires et organisateurs do la démonstration étaient MM.W.II.Barry et Jules Boauset.lis méritent des félicitations.K B.i Culture des fruits 1 La Corporation et le verdict du jury Nous reproduisons do nouveau co matin lo verdict du jury contre la Corporation dans l’aflairo du désastre do la rno Clmuiplsin que nous avons publié samedi matin parccqu'il s’o3t glissé une grave erreur typographiquo au paragraphe 4.qu'on saisira facilement en relisant le verdict tel que donné ci-dessous.Que la partie de l’enquête inMxuito devant Alfred Gauvreau Boileau, écuicr, coroner do sa Majesté dans et pour lo district de Québoc, lo 28èmo jour de septembro dernier, sur lo corps do lliclmrd Leahy, ot déposée aux bureaux du Greffier de la Couronne pour lo dit district, en ce qu’elle impliquo la dite Corporation dans des faits qui lui sont tout-à-fait éîiaugers, savoir ; la partie suivante du dit verdict du jury do la dite enquête : 44 Quo le nommé Joseph Koinp a été retiré vivant des «lits débris, lo matin du 24 septembro do l’année susdite et qu'il est décélé le soir du même jour et quo sa mort est duo à la négligenco grossière des autorités municipale» de la cité do Québec en no procurant pas et ne fournissant pas les outils nécessaires pour lo retirer des dits débris” suit rejetée pour les raisons suivantes : 1.Parccquo la susdite partio do l’enquête est entièrement nulle en autant qu'il n’y a pas été mentionné qu'elle a été tenue sur le corps do Joseph Keinp dont la mort est misa sur lo compte de la uégligcnco grossière des autorités municipales do la cité do Québec ; 2.Parccqu’il appert, par la dito enquête même, .qu’elle a été tonuu «levant les jurés dénient assermentés ot chargés de s’enquérir au nom do Sa Majesté la Ruine quand, où et comment est arrivée la mort du dit Richard Leahy ot les faits s’v attachant, et que ces jurés n’étniont en nucuno manière assermentés ou chargés do s'enquérir sur co qui concerno la mort du dit Joseph Komp ; 3.Parccqu’il apport par la dito en-quête,quo,quand ello a été commcncéo.ot quand les dits jurés mit été assermentés, le dit Joseph Komp vivais encore ot qu’il n’est mort quo le soir du 24 septetn-bro dernier ; 4.Parccquo la dito onquêto ot lo verdict.portent que la mort du dit Joseph Komp ost due à la négligence grossière des dites autorités municipales do la dite cité do Québec, savoir : do la dito Corporation, et qu'il n’appert nulle part par la dito enquêto que les dite» autorités municipales, ou la dito Corporation, ont négligé ou manqué à l'accomplissement d'aucun des devoirs à elles imposés par la 1«4 ; G.Parccquo, îmr la dito enquête, il apport que ledit Joseph Komp a été trouvé sous los débris de sa propre maison, laquelle maison n'était ni la propriété des dites autorités municipales do ta cité de Québec, savoir : la dite Corporation, ni sous son contrôle ou inspection ; et qu’il n'appert pas \ a»* la dito enquête que les dites autorités municipales, à savoir: la dito Corporation, soient en quoi que ce soit légalement responsables do la mort du dit Joseph Kcmp.A moins qu'une prouve vnlablo et suffisante à ce contraire soit produite lundi, le 14ièmo jour d'octobre courant.Baillaiiuié «& Pelletier, Procureurs do la cité do Québec.Le *• Dominion l'StKtrhfcd" Lo Dominion Illu*traUd dont la répu tation est univorscllo et qui est lu par un grand nombro do personnes, est sans contredit do tous los journaux illustrés publiés au Canada celui qui offro lo plus d'attraits.Scs gravures, ouvrngea do nos meilleurs artistes,so dessinent nettement sur lo i*pior ot repréaonto toujours los événements los plus récents, comme le» plus intéressants.Lo dernier numéro du Dominion Illustrated, celui du 12 octobre, est particulièrement remarquable.On y voit parmi les gravures, des scènos du Manitoba tout à fait pittoresques, un portrait du maire Grenier, de Montréal, des scènes de sport, etc.Un écrivain bien habile a traité dans votre journal cotte question intéressante.Il s'efforce à démontrer qu’il y a do «P'mds profits dans la culture des fraisp» pour lo marché et qu’il y a perte à cultiver le» pommes ot les prunes.Jo suis do sou avis quant aux fraises, si on a à sa disposition lo sol convenable, si on fait un choix judicieux des variétés, si on a facilement la main d’œuvre pour la cueillette des fruits et si lo producteur a l’habileté de savoir disposer de sa mar-cliandîso .promptement (carlo fruit so * détériorant très vito a bientôt perdu do sa valour.) Comnio il n'y » pas d’école ici où lo public puisse apprendre à cultiver les fraises pour Jo marché, il ne faut pas commencer sur uno grande échelle.Il faut partir on petit comme l’a fait lo Dr Bolduc et agrandir au fur et à mesure de» profits réalisés ot de» connaissances acquises par l’expérience.Quant a la culture des pommes et îrunos n’avons-nous pas la preuvo que a généralité du sol do la province de Québec convient à oea arbres t N’avoiis-noti» jkis la cortitude que «les variétés do pommier», pruniers et ceri-niors importé» pur les premiers colons français, ont réristu nu climat jusqu’à présent ot sont appréciés et recherchés par dos horticulteurs d’Ontario cl du Nord-Ouest i Banni les variétés do pommiers introduits depuis environ 25 ans, dans lés comtés même à l’est do Québec, la ma-cmitiquo pomme Duchesse (originaire do Russie) no vient-elle p.ts également bien partout ?Cette variété cominonco à produire à 2 ot 3 ans de greffe et produit régulièrement et abondamment.L’A s traçai) rouge, lu Saint-Laurent, la Calville, la Pomme Pcche, la Fameuse, la Wealthy (ou Fameusedu Nord-Ouest), la Pomme G rise, etc., no réusîibsont-ellcs pas bien dans les régions les moins favorisées do lu province ! Voir les rapports du la société ri’Horticulture do la prov ince.Il est donc établi que le planteur peut réussir du moment qu’il fers un choix judicieux do variétés.Il aura des arbres forts ei vigoureux s’il prépare avec Soin le terrain du verger, et s’il donne à se3 arbres l’attention «ju'un cultivateur intelligent prodigue à R3 culture do légumes, il eu retirera lin bon revenu.Celui qui désire planter un verger pour cil retirer du profit suivra lVxoinph) saun doute des bons jardiniers ; il cultivera le terrain du verger en légumes pendant les cinq ou six premières années, il le laissera ensuite en prairie.Son terrain lui rapportera presqu'autunt quo s’il n’avait- pas fait «lu plantation et il récoltera des fruits apres la cinquième ou sixième année, par-dessus le marché ; surtout s'il a planté des pommiers précoces comme les Duchesses, les Wealthy et les Sibérie» qui produisent généralement après 3 ans de greffe.Quand les pomme» et les prunes sont récoltées, i) y a profit pour celui «pii prépare honnêtement ses fruits en séparant les bons d’avec les mauvais et en marquant son nom sur s»s barils, boites et jwvniers.Si la récolte est abondante, le producteur doit vendre nu prix courant sans trop do rotaid.Un prix modéré crée plus do demandes et toutos le» classes do la société jouissent do ce» fruits sains et nourrissant ot s’y accoutument.Le producteur so fait dos pratiques pour l’avenir.Quant aux fruits d'Ontario dont parle lo correspondant, qui viennent en grande quantité sur nos marchés «rt qui ce \ en-don ù quelquefois ù vil prix, ce sont généralement los pommes.«IVt ! et d'automne, qui no se co finer va n*- pan.Ccs pommes ne sont pas e rimées par les détaiilcurs «le fruits; elles u’ont pas l'apparcuco fraîche «le.» pommes de inôinu variété récoltées dans lcn envi rond do Québec, et sc gâtent très promptement.Aussi, pouJunt l'Exposition Provinciale do 1887 à Québec, les fouîmes Duchesses d’Ontario «,e vendaient 81.IL) h $2.00 10 baril, et le Dr Bolduo réalisait : muses Duchesses récoltées au S.mU M nt-moronoy au-delà «le $3.50 lo baril ; n is 11 los faisait transporter en panier*.En septembro 188d,j'ai j a: cou ru les marchés à fruits do Montréal.Il arrivait ce jour là une grande quantité de pommes d’Ontario par Id bateau de la Cio Richelieu et le» prix étaient très bas.Cependant les jardiniers dos environs avaient dos wagons chargés de pommes qu’iîn vendaient facilement $1 le panier d’un petit miuot, et celles qui étaient préférées par les hôteliers et le» commerçant1: détaiilcurs, étaient les pointu en Fn.isos (Strawberry) et les Duchesses.Les jardiniers étaient très satisfait» clos prix «ju'ils recevaient.A Québec comme à Montréal, il y a de» acheteurs qui savent discerner outre le» fruits vieux récoltés mis on barils avant lu maturité et les fruits cueillis à I maturité,et no rogardent pas de payer la différence, surtout quand les fruit» sont bien choisis, pas incur, ris, et jinqnotés proprement.Ceux qui ont nbscivé lu marché aux fruits depuis quelques années ont dù remarquer quo les prune» do nos campagnes sont préférées aux prunes d’Ontario, quo les prunes portée» au marché on boîtes petites on lattes se vendaient au moins un tiers plue cher que les prune.» mises en baril arrivant fermentées et écrasées.Aussi quand ce» dernières se vendaient à pertes, le» premières donnai Mit un bon profit ; oil es étaient plu» propres, n’oxi-gcànbpas do manipulation ni do treillage.L’abondance extraordinaire de nus prunes dan» quoique» année» exceptionnelle» les a fait connaître à New-York, à Saratoga etc., etc., ro qui a créé uno demande pour no» prunes du Damas, do ccs endroit».Je crois que votre correspondant devrait plutôt consoil 1er d'agrandir nos vergers que de décourager les plantations.Il devrait suggérer aux cultivateurs do do no pas ]tordre un seul petit rerousson do pruniers de Dama»; mais qu'il devrait les transplanter et les soigner, ne pas laisser un seul chancre (“Black knot”) sur lus branches.Il devrait enseigner aux cultivateurs la manièvo do préparer les fruits pour lo marché, dt-udfar et leur enseigner lo goût des acheteurs.Mais aviser les cultivateurs dans une voio do rétrogradation n'est pas digne d’une bonne plume comnio colle du votre correspondant.Désirant voir progresser l'Horticulture dans notro province, jo risque cet écrit dans moif langago do Jaudimeu.$Lr> not profit on an aero of oats or barley fool quite contant, Would tho orchard is t foci contented* to roalizo that amount por aero, or in tho same ratio for tho money invested ?I think not 1 Neither tho horticulturist nor tho farmor, os a rule, keops an account-book, that would onablo him to give tho amount of expenditure and receipts of his orchard.Hence tho reason why it is wo so seldom boo any figure» or fact that would onablo us to como to a conclusion as to tho result of an apple orchard as commercial enterprise.1 havo maintained for the last 30 years that tho Province of Quebec can, and should, grow' it» own apples, and I have soon no reason to change my mind.It is true thero has been no united effort until tho last fow years.But recently tho Montreal Horticultural Society has published sumo valuable reports, and ono can now make a selection of botter varieties of fruit, tree» and plant an orchard which will be far moro successful as an investment than tlioao »o planted in former years.For tho benefit of those who nre seeking information, and would like facts and figures of tho returns of an orchard 25 years old, 1 will give tho receipts for tho last four years : 1881.2,871 Bushels $1,132.84 3885 .J ,477 " 5811,110 3886 .3,461 “ 758.50 1887.2,015 44 1,002.05 Total.7,824 Total.§3,537.20 Average of orchard, per year, $884.32 ; average per aero, $78.43.Deducting, aay 25 per cent, for expoaso of picking, packing, marketing and care of orchard, it would leave a nut profit of $%.33 por acre per year.These figure» compared with figures in glowing grain give a far better result.Anyone wishing for a description of this orchard and its product) in previous years can refer t > tlm Montreal Horticultural Society's Report f n 1381, page 142.Notwithstanding that thisorclisrd was planted 25 years ago, on a stony piece of 1 uni.-, .mibiting cultivation other than top-dressing with manure, and before any reports a» to the mo.;! hardly varieties for t ills Province had been published, anti the fact rhsttl:i! orchard contains moro than 30 varieties of apples, and so mo
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