Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 4 mai 1864, mercredi 4 mai 1864
>mnée QÏKBliC, MHKfRkDI 4 MAI 1864.Numéro 41 JOUI DES INTERETS CANADIENS JE CROIS J'ESPEHPÎ T SV «T'AIME.R 01)1*.(Correspondance particulière.) Rome, fi avril.La fete do RAnnonciation de la Vierge Marie, tombant cette année le vendredi saint, a été renvoyée an lundi 4: avril.# Il est d’usage que le l'ape tienne chapelle, ce jour-là, à Sainte-Marie do la Minerve, des Frères Prêcheurs, et se rende à la fonction en train de gala.Sa Sainteté assiste à la messe, célébrée pon-tiiiealcinent par le cardinal titulaire de l’é«rlisc, et bénit ensuite les jeunes lilies pauvres dotées par l’œuvre de la /Sanfi.y-sima Annunziata ; avant de remonter en voiture, elle a coutume de recevoir et d’admettre au baisement du pied, dans lu sacristie, les religieux du couvent de la Minerve et les personnes qui obtiennent cette faveur.La solennité a été entourée, avant-hier, d’un éclat reliaus-é d’ailleurs par un temps magnifique.A dix heures environ, le Pape, annoncé par les joyeuses volées des cloches de toutes les paroisse* que traversait le collège pontifical, e*t descendu devant l’église.La place de la Minerve était encombrée au point que l’allluence de la foule a fait plier plus d'une foits les lignes de soldats qui formaient le carré.Les cardinaux de Luca ut Rontini était dans la voiture de Sa Sainteté.A feutrée du couvent attendaient le cardinal Ratrizzi, protecteur de l’ordre de S.Dominique, le R.R.Jeaudci, maître général, et un certain nombre de religieux des diverses u.ai-sons de Rome.Le cloître, oit est caserne un bataillon français, était tapissé de tenture et jonché de myrte et de laurier mêlés au sable jaune qu’on répand a Rome partout où le Rape doit passer en cortège d’apparat.Malgré leur consi-.rjie, les soldats n’avaient pu empêcher leo fidèles, les étrangers surtout, de pénétrer dans la galerie qui conduit de la porte du couvent à la sacristie.Sa Sainteté a fait son entrée dans fé‘dise, portée sur ia sa lia gtstatoria.Nous avons tous pu nous convaincre que la sauté de Rie IX est beaucoup meilleure qu’on ne le ci oyait.Il était pâle, mais sa démarche seule démentait les bruits alarmants qui ont couru ce* jours derniers.Le correspondant romain de la Gazetta di Torino, qui prétend savoir que u Rie IX se traine plus qu'il ne u marche, et que l!i camarilla nlèrodien-“ ne f oblige à se montrer en public bon gré mal gré,” ce correspondant, Uis je, est aveugle ou a duo yeux pour ne pas voir.Après la messe (pii a été célébrée par le cardinal Rediui, archevéque-evèque de Viterbe et Toseanelh», le Rape a donné son pied â baiser, dans la sacristie, aux religieux du couvent et a plusieurs laïques.Au moment où il s’engageait dans le cloître et allait remonter eu voiture, un groupe de fidèle» a proféré le cri : Hosannah, jilio David ! Dencdictus gui venit in nomine Domini ! En même temps, un jeune ecclésiastique, français, disent les uns, belge, selon les autres, s'e*t avancé vers Sa Sainteté et lui a présenté un magnifique bouquet en llécliissant le genou.Rie IX a pris le bouquet, fa remis à Mgr Borromeo, auii majordome, et a répondu quelques mots ail’ectueux et pleins d'à-propos qui ont ému jusqu’aux larmes l’assistance.Je ne vous dis rien de l'accueil que Sa Sainteté a reçu paitout sur son passage.Il a etc d'autant plus emhoutia*-le que le peuple était plus impatient de revoir son père et souveiaiu, et de s assurer par lui-mème du rétablissement de e tante.L’illumination de la coupole et le l’eu d’artifice, favorisés par la beauté de la soirée, ont attiré une allluence extraordinaire.On n’a eu, grâce à Dieu, à déplorer aucun désordre, aucun accident.François II, le comte et la comtesse de Trapani, les comtes de Trani et de Ua-seite, le sénateur de Rome, les olliciers supérieurs des deux armées et les membres du corps diplomatiques oui assiste au feu d'artifice dans ies loges de la municipalité.Le spectacle représentait une éruption du Vesuve, celle de f au 79, qui engloutit Stable et dans laquelle Rime f ancien perdit ia vie.Les dernières fuaées ont éclairé l’inscription suivante, uictee par ia municipalité : Dio.IX.Dontijici.Maximo.Omnia.l1austa% Si.1*.(J.li.Ce tie allusion à ia sauté du Saiut-Roro a été accueillie avec une démonstration des plus sympathiques.La musique militaire française a joué ses meilleurs morceaux, entre autres i hymne national, qu’un groupe de soldats a accompagné eu détonnant a qui mieux mieux.M.(Jolleiuasi a définitivement pris possessiqn de la charge d'assesseur de police, un remplacement de l’avocat Rusquuloiii, nommé juge au tribunal criminel de Rome.Voici venir un nouveau contiit.Dimanche dernier, deux marins pontificaux, se trouvant dans un cafe de Ci vita- Vecchia avec cinq ou six soldats français (des ordonnances d’ollieior-, en habit bourgeois), ont eu, sans l’avoir provoquée, une altercation avec eux.Les Français, plus nombreux et plus vigou- reux, ont littéralement jeté leurs adversaires à la porte.En rentrant au café, l’ordonnance Moaiüac a porté la main au coté gauche en criant : Je suis blessé ! Ce malheureux avait, en elfet, reçu un coup de stylet dans la région du cœur.Il est mort presque instantanément.Les deux marine ont été arrêtés par l’autorité française, qui se piopose de les juger.Mgr de Mérode n’interviendra pas dans cette allairo, car la marine relève ici du ministère des finances.L’archiduc Maximilien a écrit au Pape pour le prier d’ordonner â l’archevêque de Mexico de laisser en suspens la question de* biens ecclésiastiques jusqu’à l’arrivée du nouvel empereur, celui-ci se proposant do tout régler au moyeu d’un concordat avec le Saint-Siege.Le Rape, à ce que j’apprends, aurait fait répondre à Son Altesse que cette prière ne saurait être prise en considération avant la signature de l'acte d’acceptation du trône de Mexico et que, d’ailleurs, il y a lieu de s’étonner qu’un prince de la maison de Hapsbourg croie le chef de REglisc capable de conseiller ou d’ordonner à un archevêque des mesures contraires à la justice et aux droits de l'Eglise.———- lut ric in*.KUOCI.AM ATIOX DK i/KM PI UK DU MKXIQUK.Le Mémorial diplojnatique nous donne des détails circonstanciés sur la solennité du château de Miramar.La dépupation mexicaine était composée de MM.Guttierez de Estrada, président ; le colonel Velasquez de Léon, ancien ministre ; Aguilar, ancien ministre ; Hidalgo, ancien chargé d’affaires ; le général Woll ; Lscandon, ban- quier, et Lancia, négociant.Dos notables mexicains, tels que M.Arntngoiz, ancien ministre des finances; M.Murphy, ancien envoyé mexicain â Londres ; le colonel Fatio, M.Guttierez de Estrada liis, des généraux, de* colonel*, et d'autre* officiers accompagnaient la députation.Les ministres de France et de Belgique, en Autriche, assistaient â ia cérémonie.M.Guttierez de Estrada a prononcé, en langue espagnole, un discours dont voici l’analyse, d’après le Mémorial diplomatique : L’orateur commence par exprimer la joie dont e*t pénétré la députation mexicaine, en se trouvant aujourd'hui eu présence de S.A.J.Au nom de la régence impériale, elle vient annoncer à 8.A.i.que le vote des notables qui lui avait conféré ia couronne est dé*ormais ratifié par Fenthotisiaste adhésion de l'immense majorité du pays.L'unanime acclamation des notables de Mexico, des autorités municipales et des corporations populaires Oot devenue un vote véritablement national.Appuyée sur le* promesses du 3 octobre de l'année dernière, la députation vient solliciter l'acceptation du trône mexicain.Cette acceptation est destinée à devenir un principe d’union et une source do prospérité pour un peuple soumis jusqu’à ce jour à de si douloureuses épreuves.Ce* dernières sont tel ies, que la nation mexicaine aurait infalliblement succombé sou* le poids de tant d’infortunes, sans le secours généreux d'un grand empire européen, sans les éminente* qualités et l'admirable adnégatiuu de l’archiduc, sans la liberté d'action enfin que le jeune prince a trouvée dans les seuit-metils élevés du chef auguste de ia maison d'Autriche.“ Honneur et gratitude aussi à la glorieuse nation qui, à la voix de *on souverain, n’a pas hésité à verser son sang pour la redemption politique du Mexique, on créant ainsi, entre l’un et l'autre continent, une confraternité nouvelle pour l’histoire.'’ u En conquérant l'amour des peuples, poursuit M.Guttierez, nous avez uppri* l'art difficile de gouverner ; uussi, après tant de luttes, notre, patrie, qui ressent un immense besoin d'union, vous devra-t-elle un jour l'inappréciable bienlait d'avoir rapproché et réconcilié ies cœurs mexicains, que le malheur publicet l'entrainement des passions aveugle* avaient sépares et divises, mais qui n’atlendent que votre précieuse intluence et l'exercice de votre volonté paternelle pour *e montrer pénétrés des mêmes sentiment*.Une princesse, qui est déjà reine par .-es vertus, par son esprit et par ses grâces, saura du haut du trône attirer tous les cœur* mexicains à la parfaite union dans le culte commun de là patrie.44 Rour voir réaliser ces bienfaits, le Mexique met entre le* mains de .'archiduc, avec une confiance filiale, ses futures destinées et son grand avenir, promettant à coite heu:o d'alliance solennelle uu amour sans borne et une fidélité inébranlable.Eu mamféstant les vœux et les espérances du peuple mexicain, la députation ne dit ot ne veut pas dire que l’entreprise soit facile.Jamais ne Je lut ni le saura, la fondation d’un empire ; mais les difficultés d'aujourd’hui scroui demain la gloire de l'élu de la nation.'’ Après avoir fait ressortir combien, dans f œuvre qui s’accomplit, se montre visibleiueut le doigt de Dieu, l’orateur signale la place éminente que l’archiduc occupera dans l'histoire, pour avoir assis sur le sol vulcanisé de l’empire de Montezuma l’édifice de la prospérité et de la régénération du pays.L’archiduc Maximilien a répondu également en espagnol.Voici le texte de son discours, d »nt nous avons donné hier l’analyse : 44 Un iur examen de l’acte d'adhésion que vous me présentez m’a donné la conviction que le vote des notables de Mexico qui vous a d’abord amenés à Miramar était sanctionné par l'immense majorité du pays, et que je pouvais, dé* ce moment avec un plein droit, ine considérer comme l’élu du peuple mexicain.“ La première condition indiquée dans ma réponse du 3 octobre est ainsi remplie.“ J’indiquais une autre condition, relative aux garanties nécessaires au futur empire, pour pouvoir me consacrer en paix a cette noble tâche, et pour établir la prospérité et l’indépendance du pays sur de solides bases.“ Ces garanties sont maintenant assurées, grâce à la magnanimité de l’empereur des Français qui, pendant tout le temps des négociations, s’est montré animé d'un esprit de loyauté et de bienveillance dont je garderai toujours la mémoire.44 Le chef illustre de ma famille ayant consenti, de son côté, à ce que je prisse possession du trône qui m’était offert, je puis remplir aujourd'hui la promesse éventuelle que je vous avais faite, il y a six mois, et je déclare solennellement ici qu'avec l'aide du Tout-Ruissant, j'accepte des mains de la nation mexicaine la couronne que celle-ci m’a conférée.“ Le Mexique, suivant se* traditions et les habitudes du nouveau continent, a usé il u droit de se donner un gouvernement conforme à ses désirs et à ses besoins.Il a mis sa conscience dans un rejeton de cette maison de Ilapsbomg, qui a établi, il y a trois siècles, une monarchie chrétienne sur son sol.Cette confiance m’a touché, et je ne le trahirai pas.“Je prends possession du pouvoir constituant dont me revêt la nation qui vous a pris pour ses organes.Je le garderai seulement le temps nécessaire pour créer dans le Mexique un ordre régulier, et pour y organiser des institutions libérale* et conservatrices.Ainsi que je vous le disais, messieurs, dans mon discours du 3 octobre, je m'empresserai de placer la monarchie sous l'autorité des lois constitutionnelles, dès que la pacification du pays sera complète.“ La force d’un gouvernement est, à mon avis, plus assurée par le réglement que par l’indétermination de ses limites, et je veux, pour l'exercice de mon irou- *• 7 1 , # n vemement, fixer celle* qui peuvent garantir sa durée.14 Nous montrerons, j'en ai l'assurance, qu’une liberté bien entendue peut être obtenue avec la domination de l'ordre.Je respecterez l'une et je ferai respecter l’autre.44 Je tiendraihaut et avec non moins d'énergie le drapeau de l'indépendance, ce symbole de notre grandeur future.44 Je réclame le concours de tous les Mexicains aimant leur pays pour me seconder dans l'accomplissement de ma belle, mais difficile tâche.44 L’accord nous donnera la puissance, la prospérité et la paix.44 Mon gouvernement n’oubliera jamais la reconnaissance qu’il doit au souverain illustre dont l’appui amical a rendu possible la régénération de notre beau pays.“ Je me dispose à partir pour ma nouvelle patrie, en passant par Rome, où je recevrai des mains du Suint-Père cette bénédiction si précieuse pour tous les souverains, mais doublement précieuse pour moi, qui suis appelé à fonder un nouvel empire.'’ Nous donnons maintenant la parole au Mémorial Diplomatique qui nous raconte ainsi la suite de la cérémonie: Dès que l'archiduc eut prononcé le dernier mot, la députation et tous les Mexicains présents acclamèrent leur nouveau souverain en s'écriant par trois fois : Vive l'empereur Maximilien 1er ! Vive l’impératrice Charlotte ! Ces acclamations furent répétées avec enthousiasme par la foule du dehors.Au mémo instant, des salves d'artillerie parties des bastions du château portèrent au loin la nouvelle de l’avènement de l’archiduc Maximilien au trône du Mexique, et il y fut bientôt répondu par d’autres salves venant du port et de la ville de Trieste.Puis M.Guttierez de Estrada, en sa qualité de président de la députation, prit de nouveau la parole pour remercier Sa Majesté de son acceptation définitive de la couronne mexicaine.44 Sire, a-t-il dit, cette acceptation entière, absolue, do la part de Votre Majesté, est le prélude de notre bonheur ; c’cot la consécration du salut du Mexique, de sa reconnaissance prochaine, de sa grandeur future.Chaque année, à pareil jour, nos enfants élèveront leurs actions de grâces vers le ciel, pour le remercier do notre délivrance miraculeuse.Quant à uous, Sire, il uous reste uu der* nier devoir à remplir, c’est do mettre à vos pieds notre amour, notre reconnaissance, et l’hommage de notre flidélité.En (lisant ces mots, le président de la députation se prosterna, et baisa la main du nouveau souverain, suivant 1 usage espagnol, en signe d'hommage.Cet exemple fut suivi par tous les Mexicains présents.Un procès-verbal de i’accûptaticn de la couronne du Mexique ayant été dressé, l’empereur Maximilien y apposa le premiei sa signature ; les membres de la députation le signèrent ensuite, et enfin les notables mexicains.Ce soir, grand dîner à Miramar ; l’empereur y paraîtra pour la première fois en uniforme de lieutenant-général mexicain, lequel vient d'etre modifié sur le modèle de l’armée française.S.M.Ma ximilien 1er portera aussi les insignes de l'ordre de la vierge de Guadalupe, l’ordre national du Mexique.L'empereur et l’impératrice du Mexique doivent s’embarquer pour leur nouvelle patrie lundi ou mardi au plus tard.La Novara et les bâtiments formant l’escorte d'honneur envoyée pai la France, sont en rade dans le port, tout prêts â appareiller.Leurs Majestés Mexicaines doivent s’arrêter deux jours â Rome, où elles occuperont Litotes Mariscoti, bien que des appartements leur aient été préparés au Quirinal.Le capitaine Rodigucz a quitté Trieste dans la soirée, pour aller porter au Mexique la nouvelle de l’avénement de l'empereur Maximilien : il s’embarquera sans doute à bord du paquebot (pii doit, le 15 du courant, mettre à la voile à Saint-Nazaire pour Véra-Cruz.Italie.L'Europe) de Francfort, publie une lettre du secrétaire de Garibaldi, M.Guerzoni, qui donne un tout autre sens cpie celui qui avait été donné au voyage de Garibaldi.Cette lettre, adressée à un ami de Païenne de M.Guerzoni, contient les passages suivants : “ L ‘s journaux ministériels vont dire beaucoup de choses sur ce voyage.Toi qui connais autant que moi et plus (pie moi le général, réponds à tout le monde que Garibaldi va à Londres pour faire 1 Italie, et que et; voyage servira plus à notre sainte cause que nous mêmes ne pouvons arriver à le comprendre.44 Tu sais combien de fois les Anglais ont demandé au général de leur faire visite à Londres ; tu connais leur enthousiasme pour lui.44 Maintenant, rien de plus naturel qu’il arrive à faire à Londres pour i’Ita-lie ce que tous les diplomates du inonde n'ont, jusqu’il présent, pu faire ni su tai- s’il n’est pas étouffé par orgueil il risque fort de l’être par indigestion.Après cela il retournera à Caprera.Bon voyage ! Mais, en attendant, quel triste spectacle ! Et puis que sortira-t il de toutes ces incomparables folies ?Rien, absolument rien, et il en sera de Garibaldi comme il en a é é de tous ceux qui l’ont précédé dans les adorations éphémères de ces multitudes si faciles â égarer.Rappelez-vous Kossuth: pendant deux jours, il fut traité à Londres â l’égal d’un souverain.Qui se souvient encore aujourd’hui de l’ex-dictateur de la Hongrie ?re.Cette lettre est datée de Malte, et 44 il “ est très-probable, ajoute VEurope, que, 44 si cette lettre était a écrire, elle ne se-44 rail peut-être pas conçue dans un sens I 44 aussi affirmatif.Tout est changé de-44 puis deux ou trois jours à Londres." Une correspondance publiée par VEurope, de Francfort,’mentionne des 44 bruits très-inquiétants sur la santé de Victor-Emmanuel.” Si ces bruits étaient fondés, le roi du Piémont aurait eu, ces jours derniers, une attaque d’apoplexie si forte qu'on aurait craint un instant pour ses jours.Angleterre.Londres, 10 avril.La politique s’est réveillée depuis quelques jours.Et quel réveil ! La démission de M.Stansfeld, l’arrivée de Garibaldi, et l’exposé financier de M.Gladstone, le grand événement parlementaire de celle année, voiià le bilan qu’elle vous présente pour cette semaine.La cause de la démission do M.Stansfeld est bien réellement le discours prononce par le procureur impérial de Paris pendant le procès par contumace fait récemment à Mazzini.Les révélations piquantes de l’honorable magistrat ont ouvert tous les yeux et rendu la position de M.Stansfeld au ministère à tout initiais impossible.Devant les faits nouveaux mis au jour, lord Palmerston a compris qu’il ne pouvait plus, sans compromettre le ministère tout entier, continuer à M.Stansfeld la protection qu'il lui avait si imprudemment accordée jusque-là.Il l’a sacrifié.Comme je vous le disais en commençant ma lettre, l’exposé financier de M.Gladstone est le grand événement parlementaire de cette année.Je no partage pas les opinions du chancelier de l’Echi-quior, tant s'en taut, mais je ne puis refuser mon admiration à son génie financier.Rien ne peut être comparé à la lucidité avec laquelle il traite toutes ces questions hérissée* de chiffres.Les calculs les plus compliqués sont présentés avec une clarté admirable, et pendant les trois heures qu'a duré sou discours, M.Gladstone a exposé dans tous ces détails l’état do la fortune publique eu Au-glelorre, sous plus do difficultés que s’il ne s’agissait que d’une simple addition.Je puis me tromper, mais tout porte à croire qu’un pareil budget relèvera, du moins pour cette session, la barque ministérielle, près de chavirer.Le bilan de M.Gladstone accuse un boni de deux millions et demi de livres sterling pour l’année présente.Chiffre énorme et qui paraît presque incroyable.Indépendamment de ce boni, le chancelier de l’Echiquier présente plusieurs réductions sur l assiette générale des impôts.Les plus importantes parmi ces réductions sont assurément celles qui portent sur Yincome tax et sur les droits dont sont frappés les sucres.L’impôt sur le revenu est diminuée de un penny par livre, ce qui fera une somme de 1*200,-UüO liv.de moins par an à percevoir par le trésor.Quant aux sucres, la réduction varie de 5 à 3 shillings par quintal suivant leur qualité.D'antres modifications, moii.s importantes, à la vérité, ont encore été introduites dans le budget.C'est ainsi que les articles d’importation étrangère ne seront pins frappés à Rentrée (pie de 3 shillings.Or, de ce côté, il y a ira un vide assez considérable fait dan* les caisses de l’Etat, si Ron songe au grand développement du commerce extérieur pendant ces dernières années.Sans exagération, l’importation a plus que quintuplé.Le papier, par exemple (pii, en 1S59, ne rapportait que LS,000 livres, donne aujotid’hui 197,000 livres, et dans ce chilire vraiment énorme, la Belgique figure pour une bonne part.Le reste à l’avenant.Mais le trésor, certes, no souffrira pas de ces brillantes réformes qui font la gloire de M.Gladstone.Sa situation est si belle en ce moment, que, sans aucune taxe additionnelle, les diverses branches du revenu sont disposées de manière à produire un excédant de un million par an pour chacune d’entre elles.Ce qui a surtout contribué à amener une telle situation, c’est l’immense impulsion donnée à notre activité commerciale depuis une vingtaine d’années.Je n’ai pas besoin d'entrer dans ne grands détails pour vous donner une idée de la prospérité Je l'Angleterre en ce moment ; un seul mot suffira : en 1SG3, la *omine totale des importations et des exportations s'est élevée au chilire véritablement fabuleux de 444,955,000 li v.st., cinquante millions de livres de plus que l’année précédente.Devant un pareil spectacle l’imagination rc6te confondue.La nouvelle a été immédiatement télégraphiée à Paris pur l’ambassade de France.Elle est arrivée aux Tuileries pendant un bal auquel assistaient un grand nombre d’Anglais, parmi lesquels se trouvait M.Pope llcnnessy, membre de la Chambre des communes.L’Empereur communiqua le télégramme à ce dernier, lequel s’empressa de le faire connaître à lord Cowley.L'ambassadeur d’Angleterre en fut tout surpris ; il f ____ _____ __ _ .ne s’iitteriilait nullement à In retraite de i .'.rgaiiisaleurs du la i'ète d’aujourd’hui M.Stansfeld, preuve que la chute de ce dernier avait été le résultat de circonstances subites et impérieuses qu’on n'avait pas encore eu le temps de faire connaître à Paris.On ne peut que se réjouir de cette légitime satisfaction accordée à l’opinion publique.Le ministère, comme vous l'avez déjà appris, vient de subir des modifications importantes.Le duc de Newcastle, dont la santé affaiblie ne résiste plus au fatigues du ttuvail, a abandonné le département des colonie* à M.Cardwell.Ce dernier est remplacé par lord Clarendon qui, après mie retraite de plusieurs années, rentre dans la vie publique et prend place dans le cabinet en qualité de chancelier pour le duché de Lancastre.La présence de lord Clarendon au ministère est considérée à Paris comme tin symptôme de rapprochement e ntre les deux grandes puissances occidentales.Je crois que cette idée ne doit pas être admise sans réserve.Lord Clarendon a quitté le pouvoir il y a quelques années, précisément parce ou'il ne trouvait pas dans le Parlement 1 appui qu’il cherchait pour contrecarrer la politique de la France en Italie.Les projets de Napoléon l'effrayaient., et vous devez vous rappe 1er qu’en 1S59, il proposa formellement aux Chambres d’envoyer une escadre au secours de l'Autriche.Cortes, il n’a pas dépendu de lui que la guerre n’éclatât à cette époque entre la France et l'Angleterre.Je sais de très-bonne source qu’étant un jour à Compïègne en 1858, il s'éleva avec force, en présence de l'Empereur, contre toute idée d’un*» intervention française en Italie.Il ne t w.hait pus pour déclarer qu’une pareiu uterven-tion était une faute, sinon une imprudence, sans profit et sans gloiro pour ia Frau-ce et son souverain.L'avenir nous apprendra ce qu'il faut penser des dispositions actuelles de lord Clarendon â Regard de la France.Garibaldi fait demain son entrée à Londres.Il descendra chez le duc de Sutherland.Los corporations de la métropole, le reform club, lord Ralmerston, les ministres, tous les membres de la haute aristocratie se disputent l’honneur de l’avoir à diner.Rendant quinze jours, le “ héros de Marsala ” sera accablé de fêtes et de fètos et de banquets, et cei tes, La fièvre garibaldienne continue â sévir en Angleterre.Le Tinas croit faire un compliment à ses compatriotes, en disant qu'ils ont prouvé, le 11 avril, qu’ils éiaient capables d’enthousiasme.Cet enthousiasme s'est manifesté dans toutes les classes de la société.Les ouvriers avaient cessé leurs travaux pour prendre part à ce tie démonstration merveilleuse qui, dit le journal de la Cité, ne restera pas sans influence sur l< s maux qui affligent encore l Italie.Le Times fait observer que Garibaldi n'avait pas même reçu un pareil accueil lorsqu’il entra à Naples.Voici comment Y International raconte Rentrée de Garibaldi â Londres : Samedi dernier, M.Scott, chambellan de la Cité de Londres, est parti pour Rile de Wight, où il e*t allé porter au général Garibaldi le vote du conseil de la Cité qui lui confère le droit de bourgeoisie.On pense que la remise solennelle des titres au nouveau citoyen aura lieu jeudi prochain, à Guildhall, dans le palais de la municipalité ht plus conservatrice du monde, ou, déjà, un autre célèbre révolutionnaire, Kossuth, a reçu le même honneur.Samedi matin, le vice-amiral commandant à Portsmouth avait envoyé son yacht prendre le général italien, son fils et sa suite à Cowes, pour visiter le port et les chantiers militaires de Portsmouth.Le célèbre visiteur a été, en touchant terre, l'objet d'une ovation.Le général s’e*t rembarqué vers quatre heures du soir, pour Rile de Wight.La veille, il avait rendu visite à M.Tennyson, le poète, dans sa résidence de Freshwater.Aujourd'hui a eu lieu son entrée solennelle dans Londres, dont le programme, discuté et arrêté minute par minute, a été exécuté avec une ponctualité, sinon avec une pompe officielle, digne d’une entrée royale.Les municipalités et les associations oui seules pris part aux ovation* dont Garibaldi a été l’objet : il est probable que le gouvernement restera à l'écart, comme il en a montré l’intention lorsque lord Ralmerston a refusé le concours des volontaires aux manifestations de cette semaine.Dans la journée d'hier, malgré les prescriptions du repos du dimanche, les 1 organisateurs de la fête d’aujourd’lnr ont été activement occupés à transfer mer la station de Nine Elms ; la partie de la gare cou ucrée aux marchandises a été disposai*» en salle de reception, pouvant contenir cinq mille spectateurs.Le généra!, parti de Southampton à midi, est arrivé, sans s’arrêter aux stations intermédiaires, vers deux heuies et demie.Des délègues des comités font reçu à sa descente de voiture et l'ont conduit à une estrade préparée pour lui dans la grande salie de réception, pendant que l'orchestre jouait l’hymne garibaldien.Il a écoute; là, la lecture dec adresses du comité formé daus la Ciré pour sa réception, et de celui des ouvriers.Puis le cortège *’e*t mi* en marche pour Stafiord-llotise, demeure du duc de Sutherland, hôte du patriote italien.Les députés de la puissante associatiou mutuelle de* Forestiers uiurchuieiu et tète devant le cuitége ; il* étaient suivis des sociétés de divers corps de métiers des clubs d’ouvriers, etc., etc., chacune de ces corporations avec bannièr-s e couleurs.Les représentants de la colo nie italienne de Londres précédaient h voiture du général, que suivaient les dé punition* française, polonaise, allemand* et hongroise, et le* voitures des membre) du comité de la Cite et des personne: qui avaient voulu s'associer à cette dé monstration.Les mesures prises par h police, et aussi par les comités ouvriers ont provenu le contiit que lu souveui des scènes dont Hyde Rai k a été le théà tre en 1SG2, faisait craindre.Hier, des affiches posées sur diver points de Londres, mais surtout sur l parcours de l’itinéraire que devait suivr le général, faisaient lire en gros carac tores : 44 Vivent Garibaldi, Mazzini Stansfeld et Ralmerstou ! ” Qui avai posé ces placards compromettants ?Le orgnisatours de la démonstration garibal dienne en accusent soit des dissideuts soit des adversaires politiques du miuifi tore, qui voudraient le perdre eu poufl saut jusqu'à ses dernières déductions h logique de la situation.Aussi escorté, le général a suivis le rues indiquées depuis plusieurs jours i l’avance ; il s’est rendu à Stallord-liousc où il sera, pendant une dizaine de jours l’hôte du duc do Sutherland.C'est à li suite d’une visite rendue, eu 1862, par < LK COl'RKIKK 1M CANADA dernier à Garibaldi, alors retiré à Ca- λrera, que des relations d’ainitié se sont iées entre le riche pair d’Angleterre et le soldat de la révolution.Mercredi, le dnc et la duchesse de Sutherland donnent une grande fête en l’honneur du général : lord Palmerston, lord Derby, le comte de Granville, le comte de Clarendon, M.Gladstone, M.Stansfeld, M.Bright, M.Pope Hennessy, sont au nombre des invités, choisis, comme on le voit, dans toutes les fractions de l’opinion.De grands préparatifs se poursuivent au Palais de Cristal, où des epées d'honneur doivent être présentées à Garibaldi et à son fils Ménotti par le comité italien, samedi 16.Lundi prochain, le général recevra, an Palais de Cristal, les adresses des corporations officielles ou particulières.L'International accompagne ce récit des réflexions suivantes : Dans toutes les parties de la ville, au moment où nous écrivons, on prononce le nom de Garibaldi, et la foule se porte vers les différentes rues que doit parcourir le général.Le programme des fêtes et des réceptions qui auront lieu en son honneur commence ù transpirer, et, parmi les hôtes illustres, nous voyons avec peine, pareeque, selon nous, l'accueil fait au patriote italien est une manifestation anti-française et anti-catholique.L'homme que l'on fête aujourd’hui, n’est pas l'aventurier de Marsala, c'est l'homme qui a voué à la France une haine implacable et qui, oubliant que -c’est à l'or et au sang français que l'Italie doit compter au rang des nations (?), ne rougit pas de venir remercier 1*.ngleter-re d'avoir gardé pendant la lutte une f>rudente neutralité.Ce n'est pas tant e condottiere cosmopolite a qui la haute aristocratie va ouvrir ses salons, que l'ennemi acharné du vénérable vieillard dont la voix ne se fait entendre à la ca thoîicitô que pour lui adresser la bénédiction évangélique.Et pour preuve de ce que nous avau çons, nous pouvons en appeler aux innombrables placards qui couvraient les murs des différentes rues que le cortège doit parcourir, portant ces mots écrits en gros caractères : Vivent Garibaldi, Mazzini, Stansfeld et lord Palmerston I Hurrah ! Un pareil accouplement de noms est assez significatif pour se passer de tout commentaire.C A ;\ A I > A .QUEBEC, i MAI ISCi.Les deux Chambres se sont réunies hier à trois heures.Dans la Chambre-Basse, les neuf nouveaux ministres qui y ont leurs sièges ont été introduits successivement par quelques uns de leurs amis politiques.Au nombre de ceux qui ont fait l'office d’introducteurs nous avons remarqué M.Le Boutillier, que certains journaux classaient dans la phalange opposition-niste.• Beaucoup de sièges étaient vides.Au moins une cinquantaine de députés étaient absents, entre autres M.Brown et M.J.S.Macdonald.Plusieurs des députés qui ont voté avec l’ancien ministère ont gardé leurs sièges du côté ministériel.Nous avons remarqué entre autres M.Perrault, M.McFar-lane.les deux indépendants qui ont présenté et secondé l'Adresse à l’ouverture de la session, M.Scoble et M.McKenzie d'Oxford-Nord.Après la lecture des pétitions et l’introduction de quelques projets de loi, M.J.A.MacDonald a proposé l’ajournement, vu l’absence d'un grand nombre de députés.M.A.A.Dorion a demandé des explications au sujet de certaines questions contenues dans le programme lu à la Chambre le lendemain de la formation du nouveau ministère.M.J.A.Macdonald a répondu qu'il valait mieux attendre pour cela le retour des céputés absents, en remettant à la séance suivante les explications demandées.M.Dorion s’est rendu à cette raison, et a déclaré qu’il ne s’opposerait pas à la motion d’ajournement.La Chambre s’est alors ajournée à quatre heures moins vingt minutes.Le Conseil Législatif n’a guère 6iégé plus longtemps que la Chambre d’Assemblée.Il ne 6’est passé dans cette séance rien qui mérite d’être signalé.Depuis l’avènement du miuistère Ta-ché-Macdonald, les journaux de l’opposition out fait tout en leur pouvoir pour indisposer l’opinion publique contre le projet de loi demilice qu’il se propose d’introduire.Les organes de l’ex-ministère ont fait assaut d’empressement pour éclairer le peuple, dont ils ont les intérêts si à cœur, sur les monstruosités présumées d’une mesure dont ils ne connaissent encore ni la base ni les détails.Pauvre peuple, ont-ils répété en chœur et sur tous le6 tons, dans un saint accès de sollicitude, pauvre peuple, tes nouveaux gouvernants veulent te mener à la boucherie ; mais heureusement, nous sommes là pour veiller à tes intérêts, et tant que nous serons débout personne ne touchera im- punément à un seul dotes cheveux.Et le bon lecteur, atteré par cette révélation, est presque tenté, eu lisant ces phrases sentimentales, de se jeter à genoux pour remercier la providence de lui avoir donné de si vigilants protecteurs.Mais, par malheur, le peuple du Canada ne se compose pas exclusivement des lecteurs du Pays, de la Tribune et du Journal de SL Hyacinthe, et voilà pourquoi il se trouve encoio des gens, assez peu soucieux de leurs tètes, pour dormir tranquilles à la veille d’une pareille catastrophe.Non* n'entreprendrons pas de relever toutes les balourdises qui ont été dites et repétées au sujet de la future organisation de la milice ; nous voulons seulement mettre nos lecteurs en garde contre certains préjugés propagés dans les campagnes, contre le plan d’organisation militaire que le gouvernement actuel parait avoir en vue.Ce plan, autant que nous pouvons en juger par ce qui a été dit dans les discours publics et dans les journaux à même d'ètre bien renseignés, consisterait principalement dans la formation d’un petit noyau de troupes régulières qui serviraient pendant deux ou trois ans et seraient, à l'expiration de leur engagement, remplacées par de nouveaux conscrits.Or nous croyons que c'est là le seul moyen de préparer efficacement le pays aux éventualités d'une guerre.Depuis quelques années nous avons pu juger par nous-inème de ce que vaut le système volontaire et tous ceux qui ont suivi son application sont unanimes à dire que les sommes énormes consacrées à le maintenir eu opération sont à peu près de l'argent jeté au feu.Nous voyons par les comptes publics de 1S63 qu'il a été dépensé, peinant cette année, §4:81,116 pour l'entretien de la milice.Les résultats ont-ils été proportionnés aux dépenses?Certainement non.Eh bien, puisque tout le monde, puisque tous les partis reconnaissent, eu principe, la nécessité d'une organisation militaire, pourquoi ne pas s’arrêter de suite à un système efficace.Il y a des gens qui, tout en admettant que la formation d'une petite armée régulière est le seul point raisonnable de départ d’une organisation militaire solide, s'y opposent néanmoins, mordicus, sous prétexte d'économie.Ainsi dans l'opinion de ces braves gens il vaut mieux dépenser inutilement §400,000 à §500,000 par année pour maintenir en opération un système reconnu défectueux’ que de sacrifier quelques milliers de piastres de plus pour obtenir des résultats réels et incontestables.C'est avec ces singulières idées d'économie qu'on compromet l’avenir d’un pays.En dépit des criailleries hypocrites de certainesfeuilles.publiquesqni cherchent, par des exposés infidèles ou des assertions en l’air, à fourvoyer l’opinion publique, nous avons l’espoir que le pays comprendra la nécessité de jeter une autre base d'organisation militaire et que la réforme projetée sera bien accueillie par les Chambres.ta Banque Nationale.Hier a eu lieu la quatrième assemblée annuelle des actionnaires de cette institution.Le procès-verbal de cette assemblée nous est parvenu a une heure trop avancée pour être publié aujourd’hui.Il paraîtra vendredi.Barreau du Ban-Canada.A l’assemblée annuelle du Barreau, section du District de Québec, tenue en cetto cité, le 2 mai courant, et à laquelle étaient présents 56 membres de la profession, les messieurs dont les noms suivent, ont été élus officiers pour l’année courante : Bâtonnier.—C.G.Holt, Ecr., C.R.Syndic.—M.A.Plamondon, Ecr.Trésorier.—Jacques Malouin, Ecr.Secrétaire.—James Dunbar, Ecr.Conseil.—J.13.Parkin, C., R.Archibald Campbell, P.Legaré, M.\.Hearn, C.F.Vannovous, T.Fournier, C.R., H.G.Joly, et E.Rémil lard, écuiers.Ad ente d F.Garaeau, oculcr Samedi dernier, MM.les employés de la Corporation ont présenté l’adresse suivante à M.Garneau : A F.X.GARNEAU, éccier, Greffier de la Cité.Monsieur, Au moment où les relations qui nous ont unis depuis plusieurs années comme officiers de la Corporation vont cesser par votre retraite, veuillez nous permettre de vous exprimer le regret de votre départ avec nous, et surtout dans les circonstances qui font nécessité.C’est pour nous un bien grand plaisir de vous exprimer aujourd’hui les remerciements les plus sincères pour la conduite honorable, polie, et bienveillante qui vous a guidé dans tous les rapports qui ont existé entre nous tous, et dont nous garderons un bien doux souvenir.Xou^ expérons que le repos que vous permettra votre retraite du poste que vous avez occupé depuis longtemps si honorablement et avec tant de diligence causera une amélioration dans votre santé dont vous avez tant besoin, et vous permettra encore pour longtemps d'être utile à votre famille, à la société, et au pays, à qui vous avez déjà rendu de grands services par vos travaux littéraires passés.Veuillez recevoir nos souhaits et nos vœux les plus sincères pour votre santé et bonheur.Nous restons, Monsieur, Vos etc., (Signé) Jos.Ilamel, Aug.Gauthier, T.Baillargé, Hugh O'Donnell, J.W.Wright, A.B.McConnell, Thos.Trudel, C.L.Ge-things, Ino.A.Ely, Paul Thibaudeau, Ed.Lacroix, Jos.Rousseau, John Boomer, L.E.Dorion, J.N.Ilamelin, Jos.Grondin, A.S.Matte, Peter P.Bowman, X.Fages, F.X.Julien.Ou voit dans le résumé télégraphique des dernières nouvelles d’Europe que Son Altesse Royale le Prince de Galles a pa^sé une heure eu tête à tète avec Garibaldi.Les prochaines nouvelles nous apprendront probablement que toute l’Angleterre officielle est à genoux aux pieds de l’enfant gâté de la Révolution.Quel dommage que Victor-Emmanuel ne soit pas à cette fête touchante ! Ce serait un spectacle si imposant que de voir unis dans un affectueux embrassement : lord Palmerston, lord John Russell, M.Stanfield, Mazzini, Victor-Em-inanuel et le héros d’Aspromonte ! Après sa récolte d’ovations et de gros sous en Angleterre, Garibaldi se propose, assure-t-on do faire une tournée en Belgique.Garibaldi a encore lâché un mot quelque peu compromettant pour l’Angleterre, en réponse à une adresse du comité italien de Londres : “ Sans l’appui que j’ai reçu de lord Palmerston, a-t-il dit, Naples serait encore au pouvoir de6 Bourbons ; sans l’amiral Mundy, je n’aurais pu passer lo détroit do Messine.” Décidément Garibaldi est un maladroit.Le Journal de Quebec annonce à ses lecteurs qu’à partir d’hier il paraîtra tous les jours et exprime l’espoir de pouvoir continuer à publier une édition quotidienne s’il reçoit un encouragement suffisant.Le Canadien a également annoncé à ses lecteurs qu’à partir d’aujourd’hui il paraîtra tous les jours, pendant la saison des affaires.Le Daily News a considérablement aggrandi son format.M.Garneau a répondu dans les termes suivants : Messieurs, Je suis très sensible au regret que vous cause ma retraite, regret que vous exprimer avec une bienveillance qui eu rehausse pour moi beaucoup le prix.Soyez convaincu que je ne quitte point la corporation de Québec sans éprouver les mêmes sentiments pour vous, lorsque je songe à la conduite généreuse et loyale que le Conseil de Ville et tous ses officiers n’ont jamais cessé de me témoigner, depuis que je suis ici, et je vous prie, messieurs, de vouloir bien agréer l’expression de ma plus vive reconnaissance.Si vous avez trouvé ma conduite honorable, polie, et bienveillante dans tous les rapports qui ont existé entre nous, je dois déclarer que j’ai la même observation à faire à l’égard de la votre, et que vous avez toujours travaillé avec la même ardeur à seconder les représentais de la municipalité dans les grandes améliorations qui ont caractérisé jusqu’ici son existence.Si comme vous l’espérez le repos est suivi d’une amélioration dans l’état de ma santé, je n’oublierai pas ce que je dois à mon pays, et ne cesserai point de lui dévouer mes faibles talens pour en célébrer la gloire dans l'histoire ainsi que vous m’invitez à le faire en signalant mon utilité à cet égard.Veuillez messieurs, me croire avec la considération la plus distingué.Votre dévoué serviteur, (Signé) F.X.Gaiixeau.A messieurs les officiers de la Corporation de Québec.DUImUoIn L’armée fédérale est à la veille de fondre sur celle de Lee.Depuis quelques semaines ces deux grandes armées n'ont fait que manœuvrer pour choisir leurs positions.La rencontre, on ne peut en douter, va être terrible.Le résultat 6era-t-il un avantage décidé en faveur de l’un ou de l’autre côté?C’est possible.La lutte pourrait bien être longue et affreusement meurtrière, mais sans amener d’autres résultats qu’un épuisement de part et d’autre.Les chefs les plus habiles et les plus expérimentés du Nord et du Sud sont à la tète des meilleures troupes des deux pays.D’un moment à l’autre on peut donc s’attendre à recevoir les nouvelles du commencement de la plus grande bataille qui ne se soit jamais livrée sur ce continent.Nous lisons dans le Messager franco-Américain de lundi : “ Un réfugié venu de Shreveport dit que suivant l’tpiuion des rebelles, Steele marchait sur cette ville avec ving-deux raille hommes, et que Price su préparait à lui résister avec quatre mille sept cents hommes.Cette grande disproportion de forces était compensée par le bon état des fortifications de Shreveport, qui ont quatorze mille d’étendue et qui sont considérées comme imprenables, sinon par une armée d'au moins cent cinquante mille hommes.44 La goélette Juravista, prise par la canonnière fédérale Virginia, a fait naufrage près de l'ile de Galveston, en se rendant à la Nouvelle-Orléans, a été reprise par les rebelles, qui ont fait 6on équipage prisonnier.44 Les nouvelles de la Floride signalent deux petites expéditions fédérales aux environs de la baie de St.Andrews.L’une a eu pour résultat la destruction de 2000 boisseaux do sel, la capture d’un bateau plat et la délivrance de vingt-trois unionistes ; l'autre s’est terminée par la destruction d’une saline du gouvernement et de trois cents boisseaux de sel.44 Le grand théâtre de la Virginie ne nous offre encore que le calme précurseur de la tempête.Suivant les dernières nouvelles de Culepper Court House, où 6e trouve le quartier général de Grant, tout est tranquille dans le voisinage.Les Jeux armées semblent parfaitement immobiles.Le général en chef ne laisse guère deviner ses secrets.Amis et ennemis s’épuisent en conjectures sur ses projets.Yd Enquirer de Richmond en est venu â supposer (pie tous les préparatifs faits en Y irginie peuvent n'avoir pour objet que d’écraser Johnston, qui est en Géorgie.C'est tu tour de force dont le général Grant est bien capable." 44 Par le dernier arrivage de la Havane, nous avons quelques nouvelles, ou plutôt quelques rumeurs relatives à Haïti et à Saint-Domingue.Un dit qu'une revolution a éclat, contre le gouvernement de Geffard ut que les Dominicains out pris ’a ville de Saint-Domingue.11 n'y a probablement rien de vrai dansce* bruits.Cepemla.it i; parait qu'un fort parti parmi les Haïtiens se déclare en faveur des Dominicains et que Geffard persiste à rester neutre, ce (pii ••end sa position difficile.u On a exécuté dernièrement à Port au Prince plusieurs vaudoux convaincus du crime d'anthropophagie.*’ La Conference.Voici, d'après les informations parvenues au Foreign Office lu 6 avril, les noms des membres dont se composera la prochaine Conférence, sauf des modifications éventuelles en ce (pii concerne les plénipotentiaires de France, de Prusse et de Suède : MM.le comte Apponyiet le baron de Biegeleben pour l'Autriche.MM.de Brunuow et d'Evers pour la Russie.M.le baron de Bernfetorff et M.de Balan pour la Prusse.MM.le comte de AVachtmeister et le baron d’Adelsward pour la Suède.M.le prince de la Tour-d'An vergue et M.Dotézac ou M.Prosper Faugère pour i ir loi la r rance.MM.Quaade et Krieger pour le Danemark.Lecomte Russell et M.Edmond Hammond pour la Grande-Bretagne.Le comte Russell aurait de plus la présidence de la Conférence.Quant à la Confédération germanique, dans le cas, fort probable aujourd'hui, de son adhésion â la Conférence, son choix pencherait entre M.de Beusr, ministre de Saxe et M.Van Pfordtun de Bavière.Les journaux protestant- «l'Angleterre acclament eu ce moment u f neux co-dottieri italien.\ oiei couru ;nt s'exprime à cet égard lu Tablet, nu de& priri -cipaux organes des catholiques: Garibaldi est donc arrive eu Angleterre.Les journalistes qui sont payés à la ligne ne manquent pas de nous dépeindre tout son accoutrement : chemise rouge, chapeau, porte cigare, hottes élégantes en cuir vernis, tous les détails sont donnés au grand complet.Au débarquement à Southampton, le maire de la ville 6'ust disputé avec certain monsieur pour avoir l'hoimeur de recevoir Garibaldi à sa table, et unejeune beauté de vingt ans s’est avancée timidement pour presser avec respect contre ses lèvres virginales la main souillée de sang du boucanier génois.Mazzini et le cnuitc de Shaftesbury, arcades arnbo, ce qui veut dire.bien, ne lâchons pas le mot, ont eu des entrevues, et tous les saute-ruisseaux de la presse quotidienne nous apprennent, sans trahir le secret, que le noble Shaftesbury a présenté au héros d’Aspromonte les très-humbles et très-cordiales félicitations de son beau-père lord Palmerston, premier ministre de S.M.la reine Victoria, Souveraine très-gracieuso de la Grande-Bretagne.En outre, les notables de la Cité, sur l’avis du conseil de la commune ont offert â Joseph Garibaldi une boite de la valeur de 100 guinées, renfermant le diplôme en vertu duquel ils lui confèrent le droit de bourgeois de Londres.N’ont-ils pas voulu quelque peu singer l’idole qu’ils encensent ?Lui ausri, prodigue de ses dons, a solennellement puisé dans la caisse des autres pour accorder, le 25 septembre I860, une pension mensuelle de 30 ducats à la mère, et une dot do 2,000 â chacune des deux sœurs du meurtrier et régicide Agésilas Milano.Ce n’est pas tout.Garibaldi doit arriver lundi prochain 11 avril, à 2 h.20 minutes, à la station Nine Elms do Londres; en descendant du train, il prendra place dans une voiture do gala que lui enverra lo duc de Sutherland.Belle gloire ducale! à quels abaissements sommes-nous descendus ?Viendra ensuite la marche processionnelle à travers les principales artères de la grande ville, pour aboutir b Stafford-Ilouse^ où Garibaldi mettra pied à terre et sera reçu officiellement par lo duc do Sutherland.Les secrétai- ! ge et d’expliquer comment il 6ert les ir res de la Cité et lo comité des ouvriers térêts de la "* e anglaise • !‘0UB le Lü .'"crcr«di ,13’ dü ”oin- m à Nice, on Provenance, comme m breux mvués muteront a un dîner | di?ait availt 1781>j j, prétend en v"Soi" i i*i .j uieuii iivuub xioo, ii proie: splendide qui aura lieu a Stafford-llou- U ¦ „ irPJinp« n , r i .1 i.i*- » U/-V a ia rrance, patee ou elle s est «nrmv/ se: lo jeudi, Garibaldi se rendra a 1 O- JL .?,nexc* r J til .cette cite provençale ; et ce grand tirtf!» limit* nntondri.Inc dniiv lit»! iir>inun y I .1 .• % * .pHtjj amassé sur 1 que leurs pè toute i ° .i looi i pms h uomuami pendant huit leur tete autant d ignominies » 1 -/.mK|:niin ,i„ ,, ,llmaus » , .?* * pom la tcpuoiique ue Jiio-Grandu erus n en eussent dévoré en * • _ .« ton • , , ., tie le l>ietil , puis, pendant quatn» uneannee de temps ; oui, une Beu u les Montévidéens contre la immr’ semaine aura snfh pour s avilir au delà > de l3u6uos.Ayres.P“bl de ce que leurs plus cruels ennemis pour- on * *»i i* «, • .| uû ruoui en i-^urope.ou ces , .tr°u >e o.r.j j, ., ”, ,* , de volontaires dont les feuilles rév.i Stafford-House, assiste du duc deSutlier- tl* .ïllt i i , i i , d i .ci \ tlonnaires vantent les maigres e\,»l«.;ic .land, dus lords l alinerston et bhaftesbu- ./, »• _ „ ”, .t-‘M/*l,its • i»* i, les Italiens reconnaissants ui artrîl».,.ry, nous aurions un spectacle digne de la t llt « .*.i , «luioueiit t5te ‘ ° ioux \o succès de la campagne, il devient Vr ./., lM, l'épée et i instrument de Cavpnr i.j Mais nous, enfants de 1 Eglise cathoh- ]>a|mer pareil u \t;i .• , .y I aventurier un champion de la liberté Hoc -uilauo est sacree pour le pays, car il s itu- i ?i iv i * 1 , utne des “ mola avec un héroïsme .ans pareil sur Tau- IW?8 et ,du 1 ««dépcfidaucü nationale.* * ¦ ¦ 1 L indépendance, il la deiend en imp,, saut aux Napolitains le joug piéuiontai-la liberté, il la protège en détruisant toutes les lois, en partageant toutes les lois, en partageant la dictatures de zini, eu soutenant la dictature du pjj.mont.2snii, Garibaldi n’est ].as le champion de la liberté, il n’est que le champion de la Révolution, et voilà pourquoi ia presse révolutionnaire n’a pour [.j pu.: “ tel de lu patrie, pour la délivrer du tyran “ qui l'opprimait ; 44 Décrète : “ Art.1er.Est accordée une pension de “ trente ducats mensuel à Madeleine Kusso, mère de Milano, sa vie durant, à compter du 1er octobre prochain.u Art.2.Est arebrdée une dot de deux u .t “ mille ducats pour chacuno des deux sœurs 44 de Milano.-— .r^u.m 4t Cette somme sera convertie en rentes sur tetulresous, voilà pourquoi l'An “ l’Etat, à titre de dot inaliénable, et sera gleterre l’accueille avec enthousiasme 44 donnée aux autres sœurs dans le courant du et que toutes les classes, ministres ans 44 mois d’octobre prochain.' * Yrt.3.Le ministre des finances est chargé 4i de l’exécution du présent décret.44 Naples, 25 septembre 1800.44 (Signé) Gauiuai.pi.tocratie, bourgeoisie, ouvriers, etc., tous les partis, lor elle «pii n’i ‘ tre des souverains.La dictature qui règne Jama*s voulu faire une démarche sérieu dans le royaume des Deux-Siciles a offert cet se Pour arrêter lus immenses massacre: « ii a u ii II II J w •• VU.I UIV.1WO « vue.I CC V II .viiwww IIKIOOIICH affligeant spectacle.Cette glorification de ^Amérique ?Garibaldi est l'homm f assassinat a eu lieu dans une ville occupée | He l'Angleterre, parce que Garibaldi es Ru vol ni i- par les troupes piémoutaises, par uu courfot- l'homme de la Kevolution, et que tou Ucrt agissant au nom du roi de Sardaigue, ce qui trouble le continent fait la sue u ri qui depuis quatre mois récuse toute espèce | té de l'Angleterre et la fortune de se; u u i.a a “ de responsabilité, car on meut à son drapeau 44 et à son nom.“ L’homme qui tente d’assassiner son sein u blable, le soldat qui sort des rangs pour tuer 44 son généra^ le citoyen qui, armé d'une “ baïonnette, se précipite sur sou roi, est donc il considéré, par le gouvernement do Garibal-44 di, comme un martyr digne d’éloge, de récompense et de regrets! Cette apothéose dans le journal officiel de Naples, ces récompenses du régicide données au nom du roi Victor-Emmanuel parlent plus haut que toute description de l’anarchie et de l’état 44 déplorable où gémit le pays depuis Pinva-*4 sion.Je ne proteste pas coutre lo scandale 4* du ce décret qui révolte tout sens moral, tout 44 priucipe d’honneur et de religion.Jo me 44 borne ù le dénoncer ù la justice do l’Europe 44 comme une des innombrables preuves de la 44 moralité politiques de certaines gens, qui, 44 grâce à la force étrangère et en provoquant 44 d’indignes trahisous, ont usurpé l’autorité et 44 occupé la partie la j ’us considérable de la “ Péninsule/DE MAHTINO, ministres des affaires étrangères de S.M.le roi de Naples François ii.” Voilà Garibaldi ; voilà le noble et héroïque Garibaldi ! Allons, M.Stansfeld, reprenez votre place! Quoi, messieurs, vous êtes si étrangement choqués en voyant M.Stansfeld et sa femme Caroline se rendre complices des manœuvres infernales de Mazzini, tandis que des manufacturiers, Garibaldi esr l’honnm de l’Angleterre, parce que Garibaldi o-: l'ennemi de la France ; Garibaldi es 1 homme de l’Angleterre, parce que h cri de Garibaldi est : Home ou la mort J et l'Angleterre sait bien que si la Ké volution s’empare de Rome, l’Europe «c ra profondément troublée, et lu France profondément affaiblie.Ceux qui ne voient pas cela sont de; aveugles.Ceux qui voient cela ut qui continiieni du faiie (le Garibaldi leur héros,sont de: ennmts de la France.Les manifestations britanniques u( doivent pas d’ailleurs trop émouvoir.Elles sont un avertissement et une leçon dans 1 intention de lord Palmerston cl de ses amis, Stansfeld, Mazzini et tut\ quanti, elles sont peut être une menace mais nous considérons cetto menace comme impuissante, si les gouvernement* veulent bien en comprendre la leçon Quand a Garibaldi, qu’il jouisse do sa gloire, elle ne peut plus être de longue durée.La populace qui l’acclame, les noble: hôtes qui l'accueillent en seront bientôt fatigués : la populace n’adore pas long temps les mêmes idoles ; les homme: d'Etat qui font du général un instrument de leur politique le rejetteront aussitôt n mMj *t\kl.4k • « n.B- .I.,.I_nil /ill'll.mais votre folie passera ! En attendant, dites nous, M.Carlyle, que le inonde est un vrai chenil, quand les hommes deviennent occasionnellement des mania- 3ties.C'est ce que nos arrière-neveux iront de nous, quand ils apprendront par l’impartiale histoire ce qu’on a fait à Londres en l’an do grâce 1864.L’ovation que Garibaldi reçoit on Angleterre fournit au Moudfe l’occasion de rappeler les antécédents de ce persouira- tniemaies ue Mnzzmi, tandis quotes .V .1 ?.A.t„* A,, , * i • A « qu ils n eu auront plus besoin ou qui ducs, des comtes et des vicomtes, des i , .• 1 ., , * » * i • , *n 1° trouveront incapable de les servir maires, des echevms, des conseillers mu- ' nicipaux, sont sur le trépied pour nrocla mer la gloire de Garibaldi et 1 élever jusqu’aux nues! C’est de l’hypocrisie.Peuple anglais, vous êtes pris de vertige, mais votre folie Ofissera ! Fri ajteniLmt ce sera fini ; il n'y aura plus de liéios, il n’yauraplus qu’un aventurier, et l’on s’étonnera d’avoir vu un pareil enthousiasme sur son passage, comme on rougit d’avoir acclamé le boxeur Tom Sayers.L’histoire est pleine de ces chutes; l’his* toil»' inontic à chacuner de voiture, faire diversion à vos amusements, vous avez devant vous un beau chemin sur le sable dur long de plusieurs milles.Alors vous respirez l air irais emnreigné de satin ; vous admirez la beauté du fleuve, vous vous mirez dans ses eaux limpides qui viennent, par de douces ondulations, mouiller le bord de votre chemin, et semblent vous inviter au plaisir d’un bain frais.Ailleurs le tableau change d’aspect.Ici c'est un petit cap qui fait saillie; la vue domine le fleuve, ses îles et tou** les alentours.Tout â la cote s’éloigne, s’abaisse, s’élève en amphithéâtre, puis se rapproche du fleuve; et vous avez devant vous, rangées en demi-cercle, une longue suite «le maisonnettes blanches qui se dessinent agréablement sur un fond de verdure.Joignez à ces beautés toutes les facilités désirables sous le rapport du logement, des aliments, «les moyens de transport et de correspondances, avec la paix cl la tranquillité et vous connaîtrez N.D.du Portage.I)i*jà deux citoyens distingués de Québec ont su apprécier tous ces avantages.Les deux superbes maisons qu’ils viennent de construire sur leurs propriétés au sein «le cette jolie paroisse, leur promettent les pures jouissances de la vie champêtre.Topographie.—?• ^— NOUVELLES D'EUROPE.Depuis lundi trois steamers sont arrivés d Europe, apportant des nouvelles jusqu'au 2-1 avril.Ce sont le City of Washington, arrivé à New-York avant-hier, le Scotia arrivé au morne port hier a midi, et le Belyian qui est arrivé ce marin.Les Fi lissions se sont emparés «les fortifications du Duppell le 18.Ils y ont fait 2,GÜU danois prisonniers, dont 400 officiers, et capturé 00 canons.Les Prussiens ont perdu 2 généraux, 600 officiers et 600 soldats.Quatre régiments danois ont presque été totalement détruit.Une grande partie de l’armée prussienne avait reçu ordre d’occuper la province du Jutland et d’assiéger Frederick!.Les Danois se sont réfugiés dans Tile d’AIscn.L'cnquùt«* sur la perte du Bohemian était terminée.Le capitaine Borland est suspendu pour douze mois, pour manque d'attention et pour ne pas s’être servi de la soude.Le steamer City of New York, qui s est échoué dernièrement a 1 entree du port de Queenstown, s’est brisé complètement et a disparu sous l’eau.Le 1S avril, le bruit a couru à Londres que la visite «le Garibaldi devait se ter-I minet d’une manière abrupte et qu’il s’en retournerait à Caprera le 22, parce que 1 excitation était très prejudiciable a sa vaise nourriture que nous avons ; main-santé.li paraîtrait que la vérité est que tenant il faut s'en tenir à notre ration, ce départ était suggéré par le gouverne- qui n’est pas ce qu’il y a de mieux, ment a l’instigation do Napoléon.Ces | “ D'après les rumeurs, nous irons nous bruits ont été démentis formellement par ! battre vers le 6 de mai; pour mieux que qui nous vient de Cochinchine, vient de faire commettre â quelques journaux anglais ' ‘ une méprise des plus réjouissantes.Un document officiel parlait des ruines d’Ankhor, dans le Cauiboge, visitées par le gouvernement de Suïgou.Le typographe lut mines, et uu journaliste anglais, enchérissant sur cette première erreur, u parlé de houille et appelé 1 attention de ses compatriotes sur l’insatiu-le ambition de la France.La chose alla plus loin, puisqu’une compagnie anglaise se forma pour nous arracher les mines de houille en question.Vous voyez que uous Pavons échappé belle, et tout cela à proposées ruines d Aukhor transformées eu mine* par un compositeur distrait.—L'Angleterre est renommée pour ses foutes gigantesques.Les usines anglaises se chargent de fabriquer des engins d’un volume et d’un poids tellement extraordinaires, qu’on a peine â croire à l’existence de pareilles masses métalliques.Cependant les exemples de semblables audaces de fa- suite d’intempérance.a ._______ _____ Dimanche dernier, on a trouvé, en arrière bncalion ne sont pas rares, et l’un de ces jours derniers encore, à Newcastle, on a tondu pour le gouvernement russe un marteau-pilon â vapeur auquel nul autre au monde ne saurait être comparé.Il paraît que la tige seule du piston qui fait agir le marteau ne pesait pas moins de 42 tonnes avant d’avoir été foigée ; elle en pèse 35 depuis l'opération de la forge.Elle mesure 38 pieds de long, 2 pieds I nonces de dia- de Valcarlier, sur lu rive du lac, le corps d’uu nommé John Daveis qui avait disparu depuis le 30^ novembre dernier.Le cadavre était dans un état avancée de décomposition ; cependant on a remarqué au derrière de la tête une profonde blessure, qui paraît avoir été faite avec une hache, et plusieurs autres marques de violence sur différents endroits du corps.Le coronaire est parti lundi pour tenir une enquête.—La barque Edmond est arrivé hier de Brême avec 210 emigrants.—A St.Henri, mercredi dernier, un enfant, âgé de 2 ans, s’est noyé dans un cours d'eau près «le la résidence de ses parents.—L.A.Camion, écuier, le nouveau greffier de la cité, est entré en fonction lundi.—Samedi, â la cour du Recorder, une personne convaincue d'avoir passé â cheval sur un trottoir, dans la rue Cul-dc-Sac, a été condamnée à payer une amende do 88 et les frais de la poursuite, et, â défaut, «le subir un emprisonnement de six jours aux travaux forcés.— Un de nos amis nous communique les extraits suivants d'une lettre qu'il vient de recevoir d’un Canadien dans l’armée du Potomac.Elle est datée du 26 avril : J’arrive du piquet, c’est-à-dire d'une exploration sur les frontières.Je n’ai jamais enduré tant de misères.Nous avons couché dehors trois nuits de suite par un tiè=> mauvais temps.Les nuits sont ici beaucoup plus froide qu’en Canada.Nous sommes allé cette fois-ci beaucoup plus près de l’ennemi, mais nous n’avons pu les voir.Lorsque nous fûmes de retour nous eûmes à subir la grande inspection faite par les généraux.** J«j n'ai reçu aucune punition, Dieu merci, et je m'eu garde bien ; car l’on invente tous les jours des instruments pour ceux qui font mal.Ils ont pris la façon d'attacher les coupables à un poteau, les bras en l’air et les pieds atta eliés au bas; aussi il y en a un qui a perdu connaissance pour être resté ainsi attaché pendant 3 heures ; il a été bien malade pendant deux jours.Ils ont aussi une croix plantée en terre, à laquelle iis attachent les coupables pour deux ou trois heures, suivant la faute.“ Les boissons sont absolument défendues dans le régiment ; autrefois nous avions des marchands d'épiceries qui suivaient le régiment, mais ils ont été tous chassée, ii y a deux jours, pour avoir vendu ieurs diets trop cher.Ces mar- pieus -i pouces mètre, et a demandé 44 jours de travail.Quant au poids total du marteau du cylindre et des accessoires, il n’est pas au-dessous de 150 tonnes.(Mechanics’ Mayuzine.) —La femme d’un ouvrier de Gaushoreu, près Bruxelles, vient de donner le jour à «leux tilles jumelles qui sont jointe par la tête et par le thorax, formant ainsi un entant ayant une double tête, deux nez, quatre yeux, une double bouche, quatre bras et quatre jambes, le tout de conformation a plus parfaite.Rien n’y manque, depuis les ongles des doigt île pieds jusqu’aux cheveux.Au dire de tous les praticiens qui ont examiné ce phénomène extraordinaire, c’est un sujet d’une rareté surprenante.La photographie s'est emparée de ce sujet poulie représenter.Les jumelles ainsi conformées n’ont vécu qu’une heure environ après leurs naissance.Elles ont 48 centimètres de hauteur.LE MEDECIN TANT IMS ET LE MEDECIN tant Mieux.—La Gazette de Milan raconte que le 1er avril, il est arrivé à l’hôpital major un scandale qu’elle passerait volontiers sous silence, si elle ne craignait de voir s’accroître les exagérations auxquelles le fait a donué lieu.Deux médéoins, les docteurs C.et R.qui étaient en service d’inspection dans la salle des maladies contagieuses, engagèrent entre eux une discussion scientifique sur ces affections, et s’échauffèrent au point d’oublier les égards qu’ils se devaient à eux*mêmes, aux malades et à l'établissement où ils se trouvaient.Ileureusemeut, la dispute n’a pas été de longue durée, grâce à la présence d’autres médecins, qui parvinrent à les séparer.Les deux médecins ont été punis d’une interdiction de quinze jours dans leur service à l’hôpital.—Un individu bien mis outra avant-hier chez le sieur Alexandre B., marchand horloger-bijoutier, rue de Paris, à Saint-Denis, et demanda ;ï voir des montras «le prix.Tout en examiuaut celles qu’on lui présenta, il causait assez longuement.Il fit connaître ainsi qu’il se nommait Leroy, qu’il demeurait précédemment à Paris, rue du Faubourg-Saint-Antoine, 14, et qu’il était venu depuis peu de temps habiter Saint-Denis, où il avait loué un appartement chez le sieur Mercier, marchand de meubles, rue de la Boulangerie, 46.Après avoir choisi une fort belle montre sont en vente chez tons les principaux droguistes ici et à l’éti anger.J.F.IIkxkv & Cie., Agents-Généraux pour le Canada, 303, rue SL-Paul, Montréal; vendu à Québec par tous les droguistes.—Que chacun connaisse l’opinion d’uce petsonne qui a fait usage de la Salsepareille de Bristol : MM.Devins et Bolton, Droguistes, Montréal.Messieurs,- C’est avec les sentimen ts de la plu vive reconnaissance que je vous donne les délais d’une cure opérée sur moi par l’usage de la Salsepareille de Bristol que j’ai achetée à votre magasin J’avais un rhumatisme sévère depuis plusieurs années, qui m’otait presque complètement l’usage de mon bras droit, et s'étendait jusqu’à ma poitrine et mon dos.J'étais iucapable de marcher et de plus j'éprouvais uue graude douleur duns le côté, c’est pourquoi mon médecin croyait que c était une maladie du foie.M Kennedy, mon voisin, sur lequel la salsepareille de hrisiol avait produit uue guérison presque miraculeuse, me conseilla d’en essayer une bouteille ou deux Je le fis, et en rnôme temps je pris une couple de pilules recouvertes en sucre de Bristol.Je suis aujourd’hui radicalement guérie, je n’éprouve plus aucune douleur quelconque, ei je suis comme si j’avais reçu une vie nouvelle.Je puis avec confiance recommander la salsepareille et les pilu les à tous ceux qui out lu même maladie.Mao.Crohby, Rue Saiute-Marie, Montréal.AVIS IMPORTANT.Le public est particulièrement averti d’examinei avec soin chaque bouteille de la Salsepareille de Bristol, qu’il achète, attendu qu'aucune n'est véritable que celle qui porte la signature de Lanman et K6mp écrite sur l’étiquette bleue qui est à l’extérieur de l’enveloppe, autour de chaque bouteille.La salsepareille véritable est préparée seulement par Lanman a Kbmp, Droguiste en gros, Sew-Yor k Agents à Québec:—John Mussou et Cie; J.8.Bowen; J.K.Burke; Bowles et McLeod; K.Giroux; U.Giroux; J.IL Marsh; J.W.McLeod: W.K.Brunet© ;i R.Du gai et J.-B.Martel et Cie.ü>«*C’é*.Lundi soir, au faubourg 8t.Jean, Dame Thérèse Boivin, épouse de feu sieur Pierre Trudel, menuisier, à l’âge de *18 ans.Elle laisse pour déplorer Ba perte, cinq enfants qui la regretteront longtemps.8es funérailles ont eu lieu ce matin, à l’église St.Jean.BUREAU DE POSTE DE QUÉBEC.4 mai 1864.DURANT le mois «le MAI, les MALLES pour le Royaume-Uni, seront closes au Bureau comme suit : VIA BOSTON, par la Ligne Cunard.Les LUNDIS, les 9 et 23 du courant à 4h.30m.P M.VIA NEW-YORK.Les SAMEDIS, les 14 et 28 du courant à 4h.30m.P.M.Par la Ligne Canadienne, VIA PORTLAND.VENDREDI, le 8 «lu courant, à 4h.P.M.; Et les SAMEDIS, les 14, 21 et 2** du courant à 7 heures, A.M.tuïî le St.Laurent.J.SEWELL, Maître de Poste.cluinds nous dédomniiigcaieut de la tniiu- eD.or avec.c^1:i*ue et breloques, ce visiteur feignit d’iuspccter le contenu de son porte I outil v * v.• o a vs v va \_» mill ^ * liai v i ¦ l«»rd Clarendon dans la chambre des dire, nous n’en sommes pas bien certain.Lords et par lord Palmerston dans la ** 11 m'en coûte peu d'aller au feu ; ee- Chambre des communes.Ils ont affirmé que Napoléon n'a pas pris ombrage de la réception faite à Garibaldi ; mais qu'il Ta pleinement appréciée.Le Moniteur contredit la rumeur que sa visite devait être terminé brusquement à l'instigation de l'Empereur.Finalement, Garibaldi a quitté Londres le 22 avril pour la résidence de la duchesse douarière de Sutherland, où il devait passer quelques jours et s'embarquer ensuite pour Caprera le 26.Avant de laisser L»>ndres le 22, Garibaldi a déjeuné avec un parti d'Américains à la résidence du Consul des Etats-Unis.Il a parlé chaleureusement en faveur des Etats-Unis dans leur lutte contre l'esclavage.Il aurait volontiers offert ses services, mais il était heureux d’apprendre qu'ils n’étaient pas nécessaires.Jl lit remarquer que T Angleterre et l'Amérique unies en sentiment pouvaient maintenir la paix du monde.Lo Daily News dit que la visite de Garibaldi avait un but politique, la Franco ayant prouvé être une amie déloyale de l'Italie.Garibaldi a publié une adresse d’adieu au peuple d’Angleterre, dans laquelle il lui exprime sa profonde gratitude, et il dit que le principal but de sa visite était pour remercier l’Angleterre de sa sympathie pour la cause italienne.Ii regrette la nécessité de son départ, mais il espère revenir encore à une époque rapprochée.Quelques membres de la Conference se sont assemblés à Londres le 20.Le représentant de la Diète n’étant point présent, la conférence s’est ajournée au Le roi de belges était parti d’Angleterre pour Bruxelles.La cour d'Angleterre était allé à Osborne.L’Empereur et l'Impératrice du Mexique sont arrives à Rome lo 18 avril et en sont repartis le 20 pour Civitta-Vec-chia pour s’embarquer pour Mexico.Ils avaient eu une audience du Pape le 11), et Sa Sainteté leur avait rendu leur visite.Ils ont entendu la messe au Vatican avant leur départ.Le Prince de Galles s’était rendu à Londres et avait fait une visite,qui adulé une heure, à Garibaldi.Les farines ont baissé de 6d.par baril.Extra.19s.à 2üs.1316 rouge, 7s.9d.à 8s.3d.; blanc, 9b.à 9s.6 d.par 100 livres.peu pendant, il n'y en a pas un seul de ma mouuaie.c n’ai pas assez d’argent sur moi, dit-il; veuillez m’envoyer cela dans une heure à mou domicile.Et il se retira.L’horloger, par mesure de précaution, envoya deux de ses employés : Tuu nommé C.âgé de vingt-quatre ans, devait monter à igné de la Malle Royale.ÜMPAGÂiir ftlii ELIEü KNTRE compagnie qui n aimerait pas mieux voir l’acheteur la montre et la chaîne ; l'autre, son pays que d'aller recevoir une balle Dominé Ernest P., âgé de quinze ans, des confédérés.avait inissiou de rester eu bas pour garder la 44 Nousavons reçu ces joursderniers des porte de la maison, capots de caoutchouc et des gants blancs, C.monta et trouva dans une première qu'il nous faut laver tous les jours pour pièce le prétendu Leroy, que lui prit des la parade de cinq mortelles heures.mains 1 écrin et la facture et lui dit : 44 îSi tu nous voyais tous en rang, en — Attendez ; je vais vous payer.«rants blancs et drapeaux déployés, je Lu même temps il passa dans une chambre ?assure .10 nous ne faisons pas pitié.‘ v.°“,no’ ot,le ?0,utu,s> c,ucuduut bruit d’une “Je commence à aimer la vie militaire.?cf.,touru6e d“n?une *?rrure> fut ou ou- ÎNien ai pas le malheur de me taire cm- quC8 Liants, ne voyant rien paraître, il se porter la tele, et si je puis cncoie une hasarda à pénétrer dans la chambre et rccon-tois revoir mon pay*, jo ne me consiue- Ilut qu’il avait eu affaire à uu escroc, rerai pas trop malheureux.^ En effet, il y avait dans la seconde pièce " Priez pour moi.’ une porto qui était restée eutr’ouverto ; elle —C’est avec plaisir que nous enrégistrous communiquait avec un corridor aboutissant à le fait que, Olivio* Duval, Her., de la Bau- l'escalier, et le locataire était évidemment sorti lieue de Trois-Rivières et président de la So- par là.ciété agricole Provinciale, a mis en terre le Le commis descendit rapidement et trouva 30 avril dernier, la scmeuce de cent minots en bas son camarade tout étourdi.Ce jeuue de grains.—(Ere Nouvelle.) garçon avait été violemment renversé par le —Au milieu des cardiuaux, des évêques et Tilou, qui s’était élancé uu dehors et sc trou-Jautres personnages de distinction qui, le jeu- ™it loin, eu sorte qu'on ne put le rejoin- di saint, ont servi à Rome los pèlerins au repas I dre.# commémoratif de la passion, on remarquait Uo chevalier d industrie avait loué le matin l'ambassadeur de Portugal, qui, eu tablier “Gmo l’appartement meublé qu'il occupait, et blanc, portait la soupe sur la table.|11 «’avait encore donné ni argent ni papiers.DEFINITION DE L’IVRESSE.—Oïl U trouvé, dans un vieux manuscrit, cette définition de 1’ivresse : 44 Lorsque Adam eut planté la vigne, Satan vint l'arroser avec le sang d’un paon.Lorsqu’elle poussa des feuilles, il l’arrosa du sang d’un singe.Lorsque les grappes parurent, il l'arrosa avec le sang d’un lion.Lorsque lo raisin fut mûr, il l'arrosa du sang d’un cochou.44 La vigne, abreuvée du sang de ces quatre animaux, en a pris les différents caractères.Ainsi, aux premiers verres de vin, on nouvkau triomphe médical.—Aucune maladie le sang d’un buveur devient toujours plus n’est pins douloureuse que lo rhumatisme, aucune animé, sa vivacité plus grande, ses couleurs Plus difficile à guérir; cependant, un cas qui i,lus vermeilles ; dans COt état il a l’éclat ‘««ndant treate années avait résUté HUI remèdes de I, r ’ i* l j .i* la faculté, a été radicalement guéri.Les journaux d un paon.Les 1 uniécs de cette liqueui de l’ouest en donnent des détails en exprimant leur commencent-elles a lui monter dans la tete, étonnement.Us affirment que John Roche, de Cle-il est gai, il sauto, il gain bad comme UU i veland, Ohio, âgé de 5G ans, a enduré, pendant la singe.L’ivresse le saisit-elle, il est un lion plus grande partie de sa Vie, des tourments terri- furieux.Est-elle à son comble, semblable b‘es-, membre» s'étaient contracté» sou» le» ., ’ .eflorts «le la maladie, et diverses parties de son au quatrième animal, il tombe, se vautie, corp8 étaient couvertes de boutons et do pustules qui indiquaient une tendance scrofuleuse dans le sang.Dans cette triste condition, il commença à faire usage des pilules recouvertes de sucre de Bristol, conjointement avec ce grand antidote des scrofules, la Salsepareille de Hrisiol.Onze fioles de pilules et huit bouteilles de la salsepareille, fit disparaître tout vestige de la maladie, et à part ses membres dont la contraction n’a pu être guéri, il est bien, et capable do vaquer à ses occupations.Ces pilules sont renfermées dans des fioles en verre, et se conserve nt sous tous les climats.Ces deux articles Quebec et Montreal Incorporée par Acte du Parlement.Le splendide navire U vapeur EUR OPA, CAI’IT.J.B.LA BEL LE, L .41SSERA LE Q U A1 NA / *O L f ON POUR MONTREAL Cet apres midi a quatre heures.Pour particularités s’adresser au Bureau.J.B.DESCHAMPS, Agent.Québec, le 4 Mai 18G4.—88G Bled de semence ! 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