Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 14 octobre 1864
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1864-10-14, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS J’ESPERE ET J’AIME.DISCOURS I)K monseigneur dup&nloup Eveque d’Orleuns yrunonti an üungrta de ilulinei le 31 août lBCt.(ü t! IT K .) 1.Kt ji.jiK.rd, !" uiMMili >l> l'ens>Â(,nimciil .«inulaire-, premier |>oiut sur lequel nous in i ncs d'accord avec nos adversaires, oui Ma nous reprôclieut iimôrcmont, et injuste.jci des seiitiuients (pu, certes, ne son! | I** lès nôtres.-veulent qu'on enseigne j .oie : c( Jc‘ réponds: Moi aussi, et peut- sw-v-?-.pourquoi?Qui est-ce qui ni a appris que • devais enseigner le peuple?Eh! mon Dieu Celui qui est venu, après quarante ificlès de soupirs et d’attente, de ténèbres et , d’-ibandon, «l’opprobre et de servitude pour] .‘ llW.ïietiretix et les pauvres, c’est-à-dire ,l‘îîir riininense majorité du «'euro humain, j qui est venu sur le boni d’un lac de la Gali-j Ice, dire à ses disciples: 44 Allez -t Ensei- j ,,nlz: liey Docetc, Euseiyntz toute créature : i binui erratum." Cela n’avait jamais été dit ; ,uï U terre f\o\ qilti CU fÙt .AVUIlt .1 CHUR- ! Christ, il n’y avait pas d’écoles, pas «le mal- .très pour enseigner le petit peuple et les | enfants du peuple : c’est la parole de Jésus- j Christ seule quia fondé les écoles popu- j pli .le ne dis pas qu’il n’v eût aucune école | (l'aucune sorte, et je me souviens d’avoir In |,.'mémoire d’un membre du l’Institut de l'rance, qui, dans les hiéroglyphes de l’E-irvpte, a retrouvé l’image d’un petit enfant allant en classe avec son panier, il y a trois èu quatre mille ans,—c’est, si je ne me | trompe, dans un travail du savant comte | Emmanuel de Rongé, sur les monuments j découverts par M.Mariette,—mais je me, que cet enfant fût un enfant du peuple ; car j je sais comment ou traitait alor.-, le peuple i eu ligvpte et sur toute la surface du monde habité" O’est Jésus-Cbrist, encore une fois, qui, parlant à douze hommes du peuple, a dit - “ Allez, Ennefi/nez tmitr rrén'nir.’ l'ur ü.il a fondé l’enseignement universel, et depuis dix-lmit siècles, nous n’avons pas cessé d’v travailler.I.aihsê/.-moi vous le dire, .Messieurs, vous n’avez jamais assez remarqué la brièveté,.l’énergie,jln puissance incroyable de ces deux I • fa Docte.Allez, allez, marchez; toujours; la terre est grande; enseignez j partout, enseignez toujours! il .laut aller ( jusqu'au bout.Ile, Docct.¦ Messieurs, vous êtes ici une grande as-1 semblée: Eli bien! ces vénérables l’dveqties, ¦ ce digne Cardinal, ne sont là, et je ne suis ' moi-même à cette place, qu’en vertu de cette parole: he, DotcU.C est elle «pu, | puissante et obéie.a traversé les siècles, alla-, Inaut dans les cœurs le courage de tout , atfroutur pour l'accomplir.C est par sa | vertu qu’il s'est constamment rencontre mi-bas des multitudes d’hommes passionnés pour elle, avides de l’entendre, et jamais rassasiés ! C’est cette parole, qui, dans tou-1 U-s les églises, d’un bout do la terre a 1 au- ! tre, s’accomplit chnques fois que le plus humble prêtre «le village monte dans sa chaire, et «pie là, Chrysostouie champêtre, comme on l’a dit, il explique 1 évangile et fait le catéchisme.(Appt" »«/***•»««'nts.) C’est par la vertu de cette |»an»ie que, dés l’orbdne, nous nous sommes attaqués à l’esclavage et à l’abrutissciiient «les esprits, comme nous avons combattu 1 esela\ a^e et l’abrutissement des corps, Eh bien, la question est toujours la mémo : aujourd hui encore nous voulons quoie plus petit en-j tant élève son âme aux plus hautes quos- ! lions, et que les facultés de sou esprit se de-, veloppent en s’oxerçuut.Nos é«dises sont et ont loueurs ote des , écoles gratuites, publiques et populaires de philosophie, de morale, de religion, de vie | pratique.t» .« Ce matin, je recherchais quelques traces du tout ce hir) une chaire établie pour instruire les iimcAy un t/ymnase où se trouvent les chars y?// les emportent au ciel (8).Je ne veux pas prolonger cos citations ; ruais vous me permettrez bien encore, Messieurs, «le vous citer un autre de tnes prédécesseurs, l'illustre cardinal de Coislin, grand aumônier de France, sous Louis XIV.Il avait fondé, cl il entretenait, à ses frais, deux cents écoles dans les paroisses du diocèse d'Orléans.Et Saint-Simon nous raconte que Louis XIV, qui l'aimait beaucoup, ayant voulu qu’il résidât plue souvent à ia Cour, le cardinal, o’est, Saint-Simon «pti parle, refusa absolument, ‘4 ne voulant pas s’exposer à voir ruiner une moisson si précieuse, des écoles si utiles.’’ Ces résultats Messieurs, ont précédé, comme vous le voyez, de bien loin tous les efforts des libéraux modernes.Les libéraux I.je me trompe, Messieurs ; pour moi, c’est un nom que je n'ai jamais consenti à leur donner.(Lw//s applaudisse-no tifs.') Messieurs, s'il m’était permis d'exprimer ici un vif regret, je dirais que j’ai toujours «léploré «le volts voir, «le vous entendre, dans les grandes luttes qui s'agitent entre vous et vos adversaires, les honorer d'un nom qu’ils ne méritent pas, qu'ils ne mériteront jamais, « ion t ils sont absolument indignes ! Les appeler des libéraux, ces hommes «pii, à Bruxelles comme à Lisbonne, insultent «laits les rues «les Sieurs de charité, c’est, faire violence à la sincérité du langage 1 l ançais.( A i noble, ce nom «pti n’est fait que pour désigner les esprits généreux, c’est vraiment tomber trop facilement dans le piège que l'on nous tend.N«5ii, je imy humerai jamais un tel nom à de tels hommes.(JJravos ! bravos !) Pour moi, j'ai résisté toujours à de tels entraînements.Par exemple, en Franco, Messieurs, au xvine siècle, n'a-t-ou pas fait l'étrange faute de laisser prendre le nom «le philosophes par «les hommes comme Helvétius, Lamet t rie, le baron d’Holliacb et les autres ?Certes, j'ai toujours estimé trop liant la vraie, la bonne, la grande philosophie, pour avoir pu consentir jamais à déshonorer ainsi s«»n nom î De même, .Messieurs, «ptels que soient les égards dont je me suis toujours fait une loi dans la controverse avec lus protestants, je n'ai jamais consenti à leur •(onner ie nom de réformés.Je les nomme des luthériens, «les calvinistes, de.s anglicans, et je ne couvre pas l'infinie diversité de leurs mille sectes sous l'unité nominale et mensongère «lu mot Réforme (.1 j>pbt io! isseiromts.) Vous applaudissez, Messieurs, et.vous avez raison : c'e^t le bon sens et la lovauté % «le cette assemblée qui protestent avec moi contre de pareilles surprises.{Bravo ! bravo !) Disons-le bien haut.; chez vous il n'y a de vrais libéraux que les vrais catholiques.Et il n'v a de vrais libéraux, dans toutes les opinions, que ceux qui ne refusent pas à leurs adversaire» l'équité et la justice qu'ils (7) Ne pauperibus «jui parentuin opibus juvari non pussunt, legendi et proficiemli opportunitas subtrahutur, per unainqutnque Ecdesinin cat lie* dralctn, magistro, qui derives ejusdem Kcclosiie, et scliolaros pauperes doccat, etc,.—Kx Concilio Lntcranensi, 11 \ 1*.(8) Ob eain causant murito nuncuparis Gode-sium, Tribunal, Meducinæ et Philosophic soho-lain, sedein erudietulis animis institution, gymnasium curruuin in cœluin ferentium.demandent pour eux-mêmes.(Applaudisse^ men fs.) Un do vos plus illustres ‘‘compatriotes, Messieurs, le comte Félix «le Mérode, dont je suis heureux de prononcer ici le nom, nie disait un jour en parlant de ces hommes : 44 Je nu les appelle jamais que des libérâtn s." Et il faisait bien.J’entends un de mes auditeurs dire près «le moi : 44 Lu nom, c’est la chose.” C'est i vrai, le bon sens le dit.Non, ne croyez j pas que, dans les controverses humaines, les noms qu’on donne à ses adversaires soient indifférents.Quelquefois, il n’en faut pas plus pour décider de tout.Com-bien d’hommes honnêtes qui errent sur la I frontière entre vous et vos adversaires, «pii ont besoin «l'être éclairés, et que ces mots éloignent «le vous, et envoient dans un camp qui n’est pas fait pour eux L.Pour moi, Messieurs, laissez-moi former un vœu : Si j'avais l’honneur d'appartenir a la nation qui fournit en ce moment à l'Eglise catholique quatre mille cœurs comme ceux que je vois ici, je demanderais que l’une de vos premières résolutions fût, qu’à partir «le ce jour dans vos écrits, dans vos conversations, à la tribune, dans la presse, vous ne fassiez plus vous-même, par votre étrange complaisance, la force «le vos adversaires, et qu’on ne les nommât plus «les libéraux, mais des libérâtns, connue il est des femmes qu’on appelle des marâtres, parce qu'on ne saurait les appelor des mères 1 (Applaudissements prolongés).Je reviens à la question, en la résumant : Vous avez entendu Théodulle, les Evêques dans les conciles des Gaules, d’Angleterre, d'Italie et de Lutrau, et avaut eux le grand (Jhrysostoine : tous à l’envi décrètent, fondent, multiplient les écoles «lu peuple, et en couvrent le sol «le l’Europe et du monde catholique.Et que l’on ne «lise pas que, dans ces écoles, on enseignait seulement la religion.Théodulfe, llincinar, et les autres, parlent expressément des Lettres.Nous avons encore les règlements «les petites écoles de Paris, au xive siècle, et le programme es; a peu près le programme actuel.Traversons dix siècles.Grâce aux prétendues lumières de l'impiété philosoj bique, voici un autre progrès I Au xvme siècle, un grand lettré, voltaire—et ses incomparables amis ont bien voulu nous imprimer cela dans sa Correspondance générale—Voltaire écrit contre Renseignement du peuple et «le ceux qu'il appelait des yueux irjnorunts (1) ï A la même époque, dans le temps où Vol taira écrivait ces mots, qui embarrassent un peu ses amis aujourd’hui, un pauvre prêtre de Reims, l’abbé de Lasalle, fondait un Ordre «l'instituteurs pour les enfants des ouvriers et du peuple ; et un saint Pape, Benoit XIIl, bénissait cet ordre, et dans sa bulle d'approbation, en I 7*J4, il écrivait ces paroles remarquables : Jynorantiu, omnium origo malorum, prœsertim in eis o mette A bouder dans un coiu.Quand tout le monde marche, il faut se mettre à marcher.Seulement il faut marcher avec la lumière de l'Evangile.Je ne veux pas être un aveugle qui conduit d’autres aveugles et va se jeter avec eux dans une fosse.Je «lis que partout il faut être prêts, vigilants et armés.L'arme, c’est l'instruction et la morale chrétietmo.Sans cela, écuutez-inoqbieu, Messieurs, et je voudrais pouvoir ajouter, écoutez-moi bien, Ouvriers, plus intéressés encore que nous à cet avenir,— sans l'instruction ut sans la morale chrétienne, répandues, à pleines mains, dans dix ans, les ouvriers instruits, seront des mécontents, et tous les ouvriers illettrés seront des i/uliycnts.•le conclus : Autrefois l'école chrétienne était utile; Aujourd’hui «lie est nécessaire.Et j ajoute ceci : La cause de l'enseignement populaire est, à l'heure qu'il est, universellement gagnée* ; et le bon Dieu y a donné visiblement sa bénédiction; le bon Dieu! le Notre, je m’entends.Car on nous en a fabriqué depuis quelque temps de singulière façon.Nous en avons heureusement un qui a l’ait le ciel et la terre ; c’est à lui «pte nous nous en tenons.(Bins et Applau- (i ISM tlO nts.) Eli bien dune ! notre Dieu, dans les desseins de sa miséricordieuse Providence, s'est feuilleton bu (flonrritr bu fianaba UC IT OCTOBRK 1864:.UNE MAMIE OE L’EPOQUE.NOUVELLE Avant d'arriver â cette chambre vénérée, on traversait la salle destinée aux »bjets divers quo lo père Sarradoit tt avait pu classer ; on trouvait la, pêle-mêle, dos urnes, bagues, lampes, lacrymotoircs^ cercueils, quenouilles de mariage, mourus primitives, ast.rolables, rapes a tabac iculptées, lustres, lanternes, trousses, etc., fouillis sans nom de toutes les nations et ‘le tous les âges.Nous arrivons culin au sanctuvi nciiio-'oruni.Ici, on voyait sévèrement divisé par siècle, les objets ayant appartenu a les personnes historiques et dont, d apres Sarradou, l’authenticité ne pouvait être contestée.Le doute seul était un crime de lèse-majesté ; aussi Octave prit-il, en y entrant, un maintien tespeetueux et recueilli.L'amiquaire, ayantoto sa casquette vénérable, Octave se découvrit, et le vieillard bq mit on devoir de lui expliquer les origines do ces reliques si précieuses.j l )n y voyait, en entrant à gaucho, la , framée de Clovis et deux pierres delai couronne de Charlemagne ; à côté, un éperon colossal de François 1er ; le bonnet do nuit (en dentelles) de Charles-Quint et des étriers des comte d'Àvesnes et de Béranger trouvés dans les sables d'Aigues-Mortes.Ces objets remontaient â l'entrevue de François 1er et de Char-les-Quint.Plus loin, le panache de Henri IV et deux dents du maréchal de Biron.Ici, Octave, quel que fut son respect pour tant de vénérables reliques, no put s’empêcher de sourire.—Des dents ! s’écria-t-il, il y en a tant de tombées depuis lacréatiou du monde! Qu elle preuve d’authenticité ?.—Cela vous étonne, jeune homme i N’avez-vous donc pas vu, a Paris, chez lu docteur Cloque!,la mâchoire (le Molière ?lino mâchoire sans dents.pourquoi n’aurait-on pas recueilli les dents «le Biron ?.—Au fait, répondit le bibliothécaire, le premier Biron a eu la tête emporté par un boulet de canon au siège d'Eper-miy, le second a eu la tète tranchée à la suite de sa conspiration contre le roi ; des secousses pareilles peuvent bien faire tomber les dents ! mais auquel îles deux Biron appartenaient-elles i Ici la science de l’antiquaire se trouvant en défaut, il hésita à répondre.Cependant, il reprit bientôt son aplomb: —Au premier, dit-il ; elles ont été trouvées avec ce malheureux panache, cause do tant d ennuis.Mais continuons notre revue : voici un bas de Diane de de Scarron son premier mari.Examinez-Poitiers., eu lu sculpture.—C’est singulier, interrompit encore —C est, je crois, Loth enivré, par ses ! Octave; j’ai vu souvent des portraits de la I lilies.belle duchesse de Valentinois, mais tou-1 —Précisément.Le sujet est digne de jours avec les jambes nues.j Scarron.Dans le compartiment du dix- ' —(j'est pour cela suns doute, répliqua ! huitième siècle, vous voyez une plume de sérieusement Sarradou, incapable de 1 Orébillion fils et l'encrier de Diderot.plaisanter sur un sujet aussi grave, que ses bas ont pu être conservés par des femmes do service qui en ont doté la postérité.Ce bas est de 1592, dans la même époque que le panache d’Henri 1\ , nouvelle preuve d'authenticité.—J'ignorais, répliqua Octave avec humilité, que les bas existassent au seizième siècle; je les croyais du dix-septième.-C'est que vous confondiez les bas tricotés avec les bas faits au métier, dit Sarradou avec uu sourire empreint d une certaine ironie, je vous apprendrai doue, mon jeune ami, qu'au nombre des inventions que se disputent la Frauceet l’Angleterre se trouvent les bas au métier.La première manufacture fut, ou effet établie au bois de Boulogne, sous ia direction d'Ilindret, mais avant ce moment les matrones françaises tricotaient, «*t les dames de la cour du roi Henri en portaient fort bien.Seulement les peintres préféraient les jambes aux bas, et peut-être avaient-ils raison-les archéologues pensent autrement.Chacun â son point de vue.Mais passons au dix-septième siècle.Ici, nous trouvons des manchettes de Billion, un peigne de la duchesse de La Vallièro, une boucle de cheveux de madame de Maintenon, et une râpe à tabac —OÜiciue du Diable ! interrompit Octave.Que d'hurreurs sont sorties de là ! Les romanciers de notre époque vous payeraient chez ces reliques! —Ils ne les auraient pas ! lit Sarradou, fier de sa propriété.Enfin une serrure d'acier fabiiquée sous les yeux do Louis XIV’ qui se plaisait à ce travail, le bonnet phrygien de Marat et l’épée du général Bonaparte ; l’épée d'Arcole et de Lod t .Un long silence suivit cette énumération et à cette dernière phrase ou eut pu voir briller une larme dans l'œil de l'antiquaire.Octave avait visité ce musée hors ligne, avec un vif intérêt ; il eut même pour certains objets des acconts d'une admiration naïve qui prévinrent le vieillard en sa faveur, mais quand arriva la présentation solennelle u la Heine de Beauté, il ne trouva rien, absolument rien.Son enthousiasme fut muet.Seulement, il rougit beaucoup et les joues d'Isaure se colorèrent d'un vif incarnat.Le père Sarradou ne s'en aperçut pas; il était tout à ses chefs-d'œuvre.Entre eux et sa tille il n'y avait que la différence de la vie : Isauro n’était pour lui qu'un chef-d'œuvre animé, la statue de Pygmalion.Aussi ne vit-il aucun dan- ger à laisser le lils de son ami venir libre ment admirer sa collection morte et vivante.Il faisait plus, l'imprudent vieillard ! on voyant l’air froid et embarrassé (l'Octave en présence d'Isaure, il lui faisait remarquer la pureté des lignes de ce profil sans égal ct le comparait à ceux de la Vénus de Médicis et de la jeune Niobé.Oh ! s’écriait-il enuiite, si elle eût vécu au temps de Praxitèle, n«>us aurions un chef-d'œuvre de phis ct celui-là surpasserait tous tes autres !” Octave no répondait pas, mais le poison s'infiltrait dans son âme ct plus son maintien restait froid, plus l'incendie faisait des ravages au dedans.Un grand événement so préparait pour lui.III Nous avons parlé de la fête du 15 août.Depuis longtemps la ville d'Arles était en émoi ; les esprits étaient divises, le& opinions étaient vivement débattues, les uns voulaient conserver la couronne à la tille de l’antiquaire, d'autres penchaient pour une nouvelle reine.Dans ce pays, où rien ne se discute avec calme, on était prêt à on venir aux mains pour cette affaire capitale.Four la troisième fois, la jeunesse arlésieune s'etait réunie et séparée sans rien conclure ; si bien que le jour fatal arriva sans qu'aucun parti 1 eut emporté.On s'en était remis à l'inspiration du moment.Le 15 août, Octave était là.11 avait, comme les autres jeunes hommes sa fleur à la main ; la foule hésitait eu songeant au uombreux uiouiphea d'Isaure et en voyant son maintien légèrement dédaigneux ; mais l'enthousiasme d'Octave ne permit plus l'indécision : la passion l'emportant sur sa timidité naturelle, salisse rendre compte (les suites de sou action, et comme poussé par un sentiment invincible, il plaida aveo chaleur la cause de l'objet uo son cuite, jusque-là secret ; puis il se précipita, l'œil en feu, vers la fille de l'antiquaire, et, fléchissant le genou, il lui offrit la rose qu'il tenait à la main.Aussitôt l'ascendant de la beauté, depuis, si longtemps chère aux Arlésiens, reprit son ancien prestige et, une fois encore, laaure fut proclamée reine.Elle était littéralement couverte de fleurs.Ce poétique scrutin n’eut pas lieu sans froisser bien des cœurs, sans faire couler bien des larmes silencieuses, aussitôt essuyées par l'auiour-propre ou séchées par le dépit et l'on vit ce phénomène de triomphe d'une femme applaudi par cent rivales.Octave rentra chez lui, le cœur plein, la tète en feu.Il se coucha, mais sans réussir à dormir.Si la fatigue Femuor-tait un instant, la scène do la veille se reproduisait pendant son sommeil avec un épisode de plus : il voyait Isauro lui sourire et conserver, de préférence aux autres, la tleur qu'il lui avait offerte.H.KOUX-FEKKAND.(à continuer.) 9 mis (le la partie, et il y a là pour moi une source intarissable de reconnaissance et d’administration ; c’est une chose que je redis sans cesse, et personne n'a de réponse à faire.—Voilà le xxxe siècle qui arrive avec ses industiies, avec scs progrès de toute nature, et aussi avec ses injustices, avec ses mensonges, qui vient nous dire que nous n’aimons pas l'éducation du peuple ; qu’on ne veut plus d’ordres contemplât ils, qu’il faut «les ordres qui travaillent.Eh bien, Siècle d’industrie et «le travail, Dieu répond était conçue le scandalisa outre mesure, et il se leva pour protester en son nom* et au nom de son p irti, sans doute.Il «lit qu’il voulait bien s'unir aux promo tours «le cette démonstration, tuais à une condition : à condition qu’il serait ajoute à la resolution préee I »nt«* le paragraphe suivant qu’il proposa en forme d'amendement : 44 Et en leur offrant ainsi une cordiale àtes exigences à l’heure où je parle, les uunuu 11 \nc CÜI“UUU congrégations religieuses dévouées à tous hospitalité, cette assemblée n entend pas les labeurs de la charité la plus active, Dieu se prononcer sur l objet de la mission poles multi] die parmi nous.Grâce à l’esprit titiqne de ces personnages distingués, de dévouement que sou souille met au cœur Comme il devient susceptible M.Do- impromettre md homme amendement congrégations hospitalières de femmes pour proposé par M.Dorion donne précisé- le.enflms et les malades, plus nombreuses ,nent à la resolution le caractère politi-qu elles n ont jamais été.Jamais nous n a-, .,l vous eu dans l'Eglise un siècle, quel qu'il 4liL* 4U 11 Velî‘ .ui utor et «pi clic n a pas, soit, le plus grand, le plus saint, le plus té- en y ajoutant une espèce «le pro test avion coud des siècles, qui ait présenté a la terre contre le projet vie confédération.s;„t .«.r dans cette efflorescence admirable «les cou- d un grand jugement.S > is le rapport de la délicatesse, son amendement est eiic«i-re plus condamnable, puisqu'il établit en principe qu'ou doit refuser l'hospitalité à un adversaire politique.Dites a présent que la gente démocratique ne marche pas à grands pas vers le progrès idéal.' Nous devons dire à l'honneur de Montréal que l'amendement injurieux de il.Dorion a été rejeté par l'assemblée.Il n'est peut-être pas inutile de dire que l’illustre apôtre de la démocratie, qui est si scrupuleux lorsqu'il s’agit du ses principes politiques, ne l’es: p is tant lorsqu’il s'agit de ses principes sociaux : témoin le fameux manifeste rationaliste présenté sous forme d’adresse d’adieu à M.le baron Gauldrée-Boilleau, et qu’il signa des deux mains sans songer à protester.Ajoutons aussi que c'est la première lois que M.Dorion, 1 ardent champion de la confédération en 1S5P, ouvre la bouche en 1804 pour se prononcer contre cette même confédération.pense bien que la Pennsylvania se montrer» plus républicaine qu’ci» I8(’>2.C’est co que nous verrons.•• 11 faut savoir aussi comment se feront les élections, surtout dans l’Indiann, où le général Carrington, sous piétexto «le société secrètes, commet toutes sortes d’actes arbitraires.Kn Pennsylvanie, il y a apparence que l’autorité militaire n’osera pas intervenir.Plusieurs démocrates etninint», tels que MM.Horatio Seymour et Molm Van Buren, parcourent l’Etat depuis quinze jours, et nous souhaitons «pie leur infatigable parole n’ait pas été inutile à la cause démocratique.” “Hier s’est ouverte à (Québec la convention «les délégués «les provinces du Golfe et des ministres canadiens, pour s’entendre sur un projet «le confédération.V lle-ci est arrêtée en principe, et le sort «lu Ras-Canada va se jouer sur ce dernier coup «le dés.Voilà le cas pour les représentant.- du Canada français «le mettre «le côté toutes les rancunes particulières et toutes les petites ambitions, pour ne songer qu’aux grands intérêts «ju'ils ont à défendre.*’ grégations charitables.Et il n’y a pas à prétendre qu’il y en a trop: elles no suîflsent pas au besoin et aux vœux «les populations.De cela, je vais vous donner une preuve que j'ai faite moi-même.J’ai voulu, selon le vœu intelligent et vraiment patriotique, publiquement exprimé par un "excellent préfet, M.Dubessey, que j'ai eu le bonheur «le posséder à Orléans, eu 1851, j’ai voulu multiplier, dans mon «liocè-se, les écoles de tilles tenues par des religieuses.M.Dubessey eu voulait une pour chaque village.Je me suis adressée a 4'J congrégations; à l'exception d'une, qui m’a donné quatre religieuses, toutes m’ont répondu : “ Les demandes sont si nombreuses que nous ne pouvons y suffire.’’ Et qu’on nous «lise maintenant qu’on ne veut pas en France de l’enseignement religieux, ou que nous ne voulons pas de l’ins-truetiou pour le peuple î (Api^audissc-ment*.') Donc, sur la Xécessité t-à-dire à la moitié de la «lis-tance entre Stoncham et le- lac Saint Jean.D'autres citoyens du Québec, admirant leur courage et leur persévérance et parfaitement renseignés sur la praticabilité «le ce projet et sur son importance, ont eu la bonne pensée «le se joindre à e« s deux messieurs et «le coopérer avec eux dans les frai.** de ce travail qui se continue d'une manière rapide et avec d’autant moins de frais que chaque travailleur est intéressé dans lu résultat.“ A l'heure qu’il est, les ouvriers a la têtu desquels se trouvent «les personnes qui connaissent la forêt pour l'avoir parcourue en tous sens dans de nombreuses excursion* à la chasse et à la pèche, ont déjà ouvert «le trente-deux à trente-trois milles «l’un chemin bordé de belles et bonnes terres, sans côtes, extrêmement facile, et garantissent que de l'endroit où ils sont parvenus jusqu'au lac Jacques-Cartier, le chemin sera aussi bon sinon meilleur encore.** Quant à l'autre partie «lu chemin, du lac Jacques-Cartier au lac Saint-Jean, je tiens «L* source certaine que le travail y sera encore plus facile que «ie ee côté ci «lu premier lac.Des personnes sont Mir le point «le partir «lu lac Saint-Jean ou sont peut-être à l’œuvre maint nant pour explorer ut ouvrir en même temps celte partie «lu chemin.“ 11 est évident qu'une pareille entreprise qui comprend non-seulement la coupe des arbres sur le chemin, mais aussi la construction de ponts sur quelques rivières ne peut-être exécutée avec les seules ressources de cinq à six citoyens, malgré tout le dévouement «loin ils sont capables et qui ont dû épuiser en grande partie déjà les ressources dont ils pouvaient personnellement disposer pour cet objet.“ Cette entreprise est tellement considérable que, tout en faisant la part du l’économie apportée dans la dépense et des sacrifices de tontes sortes qui ont déjà été faits, elle devra encore absorber probablement une somme «le £3û«) U 0 pour son exécution.Cette somme n’est qu'une bagatelle, sans doute si on la compare surtout aux dépenses inutiles que «u gouvernement a faites pour les explorations de ce chemin « t dont chacune a coûté de 400 à 500 louis pour ie moins.Mais, encore une fois, «quelques citoyen.- seulement ne peuvent se charger «l’une pareille responsabilité.C'est l’œuvre de tous et il faut que chacun y concourt «lans la mesure «le ses ressources.“ On a beaucoup parler «lu colonisation depuis quelque temps, on nous a dit et répété «pie, dan.** l'accomplissement de cette (ouvre, reposait l’avenir «le nos enfants et la puissance «le notre race.On a gémi tant et plus sur le sort «les compatriotes qui émigrent aux Etats-Unis et vont s’y ensevelir dans un exil douloureux.Ces paroles et ces sentiments viennent du cœur, sans doute; mais il ne suffit pas d’exprimer «iu désespoir ou ne stériles sympathies, il faut apporter un remède efficace au mal ; il nous faut prendre L parti «lu l'action, le parti «le donner quelques piastres lorsque l'occasion se présente, «le les appliquer avec profit pour sccourii «les colons dans la détresse où pour permettre au pionnier d’arriver, en ouvrant la forêt, à la terre fertile que son liras réclame et d’en tirer l’abondance pour lui, et la force pour la nationalité.Voici nn«* occasion d'agir.“ Ce chemin au lac Saint-Jean est pour Québec et ses paroisses environnantes, pour leurs ouvriers, leurs marchands, leurs cultivateurs, pour tous ceux qui.«lans les temps d'abondance, peuvent économiser quelques piastres et les placer «lans une œuvre de défrichement profitable, ce chemin est important entre tous et les conduira à «les terres d’une fertilité sans égale.Dès ie commencement «le ce chemin, il y a u .* «.meme pour trois à quatre paroisses, «les terres d’une hi»*n meilleure qualité qu’a 8loneham.Avec un peu de courage et d’énergie, il est facilie «le réussir dans l'exécution «le cette entreprise et il est a espérer «pie les personnes qui viendront au nom de ce projet solliciter des secours seront bien reçues.“ Lac Saint Jkan.” u P.S.—J’avais écrit ce qui précède lorsque l’on in’a prié «le mentionner que, dimanche dernier, M.le cin é i j \ puise et se désorganise à l'extrême.Bas moins «h- AO déseiteuro, dit-il, sont arrives dan> nos quartiers-généraux aujourd'hui (13 octobre) et ils rapportent un grand mécontentement parmi ceux qt« iif‘ ont lai>sés derrière eux.Les demi rs combats .-«mis les murs «lu Kiuhmoud nous donne, cependant, la preuve d’un autre état «le chose.\ oici q ichjuus déptehes qui ne manquent pas d'intérêt : Now-York, 12 u«*t.Lu coiTesjxmilant «lu J le raid «jui suit Sheridan rapporte a la date «lu 9 «juu eu général, après avoir repoussé Early de la Vallée, a détruit tous les grains, fourrages, et a rendu le pays environnant entièrement impossible [mur une autre armée rebelle.Shuridan est déterminé à revenir sur ses pas et a prendre une position plus près du sa base d’approvisionnements.\ ilarriwcitrdiiiru où il se trouvait, Sheridan «levait faire venir ses provisions en wagons sur un parcours «le près de 101* milles.Dans sa retraite il n’a pas été suivi par une force considérable de rebelles jusqu'au S, où un corps nombreux «le cavalerie s’est montré et a attaqué une partie «le notre cavalerie.Ils furent vaillamment repoussés, mais bivouaquèrent cependant pendant la nuit.Le matin suivant Sheridan ayant arrêté la phi.** grande partie «le son armée «lans les environ?* de Fisher's Hill, donna instruction au général l’or-bert «l'attaquer l’ennemi et de le repousser loin de notre arrière-garde.Torbcrt se mit à l’œuvre et s'acquitta «le la tâche qu'on lui imposait.Les divisions Custer et Merritt tirent un vigoureux assaut sur l’ennemi de bonne heure ce matin.Sur la droite, la division Murritt occupa une position près du chemin du Winchester a égale distance a peu pré de Strasbourg et du Woodstock, et sur la gauche, la division du Custer occupa une position prés «le flames Creek sur le chemin en arrière environ deux milles plus près «les montagnes- t’aster s avança d’abord avec sa cavalerie et «K l’artillerie et attaqua hardiment l’ennemi «[u’iî repoussa pendant un inillejusqu’à une forte position sur le ruisseau.L’ennemi s’arrêta là.Lus confédérés étaient avantageusement situés sur une colline dominante.Le général Custer cependant jeta en avant toute sa division, lit trois charges magnifiques et finit par emporter la position «l’assaut.Toute la ligne fut alors poussée en avant et suivit l’ennemi «jui était en pleine retraite laquelle tourna bientôt en déroute.Custer et Murritt continuèrent la poursuite, capturant «les canons, cais.-ons, trains, un troupeau et plusieurs centaines «lu prisonniers.Quelque* unes «les pièces étaient des canons rayés «lu •• pouces venant «.l’être fondu** à Richmond.L’ennemi a été repoussé en grand désordre a travers Woodstock, Kdimhurg et Mount Jackson une distance de [«lus «lu 2U milles.Le général confédéré Lainar a élo bien près d’être lait pri son nier.New-York, 12.Une dépêche spéciale «lu Washington adressée au Times dit que le rapport officiel «le Sherman a été publié et «ju’il contient 2U colonnes de L'Anuy and Nue y Gazette.11 estime la force «ie l'ennemi du *15,000 à ôo,-OOO pour l'artilleriu ut 10,000 cavalerie.Il mentionnait les mûmes chillies pendant la campagne.Le retour des hommes en congé et des convalescents compense a peu près les pertes dans lu bataille et par la maladie.La force effective de >herman a Atlanta est «ie 5o,u00 hommes.Département de la guerre, Washington, 12, 4h.F.M.Au major gén.Dix.—Nous avons aujourd'hui des dépêches des généraux Grant, Sherman, «*t Sheridan, mais on ne rapporte aucun mouvement militaire depuis mon dernier télégramme.Lus détails suivants sur l’engagement «L cavalerie qui a eu lieu dimanche sont fournis par Sheridan : je n'ai eu aucun signe de l'ennemi depui> le brillant engagement «lu 0 courant.C'était un magnifique combat «lu cavalerie dans lequel l'ennemi a été mis en déroute d’une manière «pic je ne puis décrire.11 a perdu tout ce qui se trouvait dans ses chariots, et aussi ses canons à l’exception d’une pièce d’artillerie et lorsque nous l’avons vu pour la dernière fois, il passait Kudo’s Hill près «le New-Market.Les artilleurs et les chevaux furent capturés.Les chevaux étaient en bonne condition ut remplacèrent ceux «pie nous avions perdus.Nos pertes ne se monteront pas à plus «le 00 hommes.Les lou hommes «lu bemede l'Ohio dispersés pendant qu'ils gardaient le pont sur la North Shenandoah, sont tous revenus à l’exception «les officiers.E.M.Stanton.Philadelphie, 12.La convention démocratique de l'Etat a reçu une dépêche «lu comté «le Somerset donnant un surplus de ô«mj voix pour le ticket démocratique ; dans u liornent au voyage de l’empereur, qui a été retarde par une maladio.A Dolorès, où le curé Ifi.dalgo a poussé le premier cri d'indépendain\* cl.lsio, 1 empereur a prommeé le discours suivan «le 1 une des fenêtre- de l’habitation histori«iui* «ni il était descendu .1 “ Mexicains : “ ILs’est écoulé plus d’un demi-siècle au mj.lieu des ««rages politiques depuis le jour où, «lt.«elle humble maison et «lu cœur d’u?j limuî.;, vieillard, fut poussé le cri d’indépendance qui de* vau éclater comme la foudre d’un Océan à Pâtit*-.«ian> toute l’étendue de l’Anahuac, et détruirl l'esclavage et le desputi-me «1«* plusieurs siècle*.( ° cri (\ul éclata dans la nuit comme un éclair tira toute une nation du long sommeil où elle él i t prosternée, l’appelant a la liberté et à l’émancipa* lion.Mais tout ce qui est grand, tout ce qui est destine à durer s’accomplit difficilement ; c’e** l’œuvre «lu temps.Des années de passions «k-combats, et «le luttes sc sont 'succédé.L’idéé «L l'indépendance était née, mais la nation ne la voyait pas encore.Les frères étaient armés contre les h ere.** ; les haines de partis menaçaient de mi-nur co que les héros unte h* rang «pii lui appartient dans le monde, n'«u> n«* «levons pas oublier l’époque mémorable «le notre in«iup« mJanco et lus hommes auxquels nous en devons la conquête.# Mexicains î \ ive i’indépendauce ! Vive la mémoire de ses liéios î ” Certes, il est impossible n un Mexicain de nais* san«*e «le tenir un langage plus patriotique.Cette harangue a produit la plus favorable impression.Le même jour, l'impératrice Uharlotte apo.se À Me.xioo la première pierre d’un monument dédié à l’indépendance.He D«*iorès, Maximilien s’est rendu a Guana* junto, «1 «*u il ira probablement à Léon.Là, 1 raga, «levant 1 un des plus chauds partisans «le 1 empire, organise des fétus magnifiques pour l& reception «le l'empereur.Il est possible que le souverain aille jusqu à San Luis de Potosi, bien «pi on 1 attende avec quelijuo impatience à Mexico, pour commencer définitivement la réorganisation administrative «lu pays.'—f ourrier des Ktab-Un is.New-York.12 octobre.Par le steamer Eaylt nous avons «lus nouvelle «le la Havane du »i, «le Mexico jusqu’au 26 ult.e • lu \ era Cruz jusqu'au premier.On rapporte «pi .>on français et Ion mexicains ont attaipic I,UW me.\i«*ains, les ont défaits, leur ont enlevé 1,501 lu m unes, un ont tué et blessé 5ÜU et ont pris Par tillerie des autres.On rapporte aussi que Mata moras a été occupé par les Français.Le gén.Vi «anl «lit av«>ir pris .NI i lapa et «levait prendre Mc! fancingo, «*c qui ouvrirait une communication Me l'expédition «l’Acapulco.L'T'stuhth «lit que «Tua rez n abdiqué en faveur «l’drtega.Pierre .Souk est arrivé a \ era Gruz le 22.Une expédition de vait partir sous peu pour Mazatlan.Au dépnr «lu steainenio \ era Uruz on annun«;ait «pie Maxi milieu avait été assassiné, mais on n’ajoutait cime foi à cette rumeur.Mil Incendia «lesastr«-.iv « ii Nous lisons duns h* Journal des Villes ft Campagne* : Sous l’influence de la Russie, l'Autriche a rtw ùiso a la Suisse l’extradition «le Langiewicz qu’elle avait promise.Est-ce grâce à la meme influence qu'on a fait en Prusse «le nombreuses arrestations «le Polonais, sous prétexte «le la découverte d’nnc conspiration et de la saisie «les statuts d’une association «le trois cents membres «pii la plupart ont été arrêtés?La Russie cependant aurait un intérêt plus pressant, celui «le veiller sur elle-mémc.En effet, il parait certain aujourd’hui «pic, pour la seconde fois, elle est livrée à la torche «les incendiaires, «pii manifeste nt, on le sait, le profond élément de révolution sociale et politique «pii fermenti* nu .loin de cet immense empire.Le signal de cette seconde conspiration par k feu fut donné à Viazniki lu 27 avril dernier.D 2î), cinquanto-quatro maisons étaient consumées à Kalouga ; lu 4 mai, soixauto à Okhansk, avec LE COURRIER CANADA.l’église, la trésorerie, les entrepôts «le sel et de spiritueux.Le 5, l'incendie dévorait Serapoul ; le 18, Serdolsk nvi*c son hôtel du ville, sa poste, son hôpital, son école et 5(11 maisons; le 22, Mo-h\t; lf 28, Mologu; le 4 juin, J48 maisons et fôl4 bouthpiCK delà foire de Nij ni-Novgorod ; du 1 au 28, il consumait six fois des ws, petite feuille oran-giste qui su publie à Armagh, raconte une scène «lotit la paroisse «le Drumcree a «Ré témoin, et qui explique, mieux que tout ce • pie nous avons lu, l'origine «l«.*s troubles de Belfast,.La fille «le M.Alexander, ministre protestant «le Drumcree, avait épousé un certain M.Rollenson, autn» pasteur «b» l'église établie.Quehpie temps après leur mariage, les «leux époux embrassèrent la religion catholique.La semaine dernière ils allèrent passer «pielques jours chez le pasteur de Drumcree.Quand vint le «Tunan-ehe, ils s«* rendirent à la chapelle de leur culte pour entcmlre la messe ; sur quoi, les n««tables «lu parti protestant vinrent trouver le ministre et lu sommèrent «le renvoyer ?a fille et son epoux, sous peine devoir sa maison saccagée.Les délégués «léelarè-runt que la présence «les «leux “romanistes” «lans leur propre chapelle, était une insulte à la paroisse, et ils prirent une attitude si me-na«;antu, que AL Alexander «lut céder â leurs Injonctions et chasser de chez lui sa tille et son geinlre.Voilà les actes odieux à propos desquels l'organe orangisto exalte jusqu'au ciel la conduite du peuple «le Drum-creo.I n autre journal protestant ne voit, pas les choses du même œil, et il fait à ce sujet les réflexions suivantes : kk Quand l'animosité religieuse est arrivée à un tel point, il est temps que l’autorité séculière s’interpose pour assurer la liberté do conscience ut faire régner un peu la décence sur la terre1, dût-elle à eu prix compromettre aux yeux 2 1803 1864 Pin blanc.21,223,374 21,316,181 22,968,683 Pin rouge.3.852.772 4,996,218 6,242,616 2,067,438 1,434,102 1,381,338 2,876,672 287,660 678,689 14,159 38,101 3,893 7,675 1,157,01 ~ 2,546,935 188,2 17 235,578 853 pcs.1257 pcs.1476 pcs.3035 pcs.# Douves marchan.1202.8.3.20 1455.0.0.22 1232.4.0*.17 Douves W.I-2002.1.2.123701.8.1.133602.3.1.18 Douves pour tou.2,9.1.15 73.2.0.3 20.3.3.7 Wm.QUINN, Surintendant.Chêne.Pruche .Orme.Frêne.Noyer.Kpinette.Bouleau et Erable Mâts et Beauprés.Espars.3,01 5,292 2,214,311 1 83,600 13,526 7,753 836,229 233,204 1 3ÛU pcs 5448 pcs j BUREAU DE Fa Minerve, ( Montréal, 12 oct.Lu temps continue :\ être très-mauvais ; nous avons eu durant la journée une pluie presque continuelle.Les alfaircs restent lus mêmes, sans activité aucune dans les ditie-rent es branches de commerce.Ce prix a été néanmoins refusé pour un lot de 1000 qrts ; prime $16.37J.Beurre—Marché actif 18J à 19j «;ta.Fromage, 9 â 10 et».Marches de new vokk.12 octobre.Alcalis, tranquilles.—10.75 pour Potasse : 12.50 pour Perlasse.Fleur—10,097 qrts reçus.—Le marché a «ubi une hausse de 10 à 15 cts.Ventes; 7.70 â 7.fut pour Supsitine de l'Etat; 8.10 à 8.40 pour Extra do; 8.45 à 8.10 pour choix do ; 7.70 à 7.85 pour Superfine de l’Ouest; 8.15 h 8.90 pour «ommune à or«li-naire Extra «!«• l'Ouest ; 3.50 à 9.85 pour commune i\ bonue, marques d'exportation ex B.H.O.Farine Canadienne, plus ferme.Vente 400 «jrts.8.25 u 8.50 pour commune ; 8.55 à 1 1.10 pour bonne au choix Extra.Farine d'avoine, tranquille, 8.50 à 9.Blé—25,890 mts.reçus.Marché tranquille et à la hausse «1e 2 â 3 cts.Vente 49,000 mts 1.82 à 1.87 pour Chicago du printemps ; 1.84 â 4.89 pour Milwaukee Club; 1.90 à 1.91 pour Amber Milwaukee ; 1 88 â 1.95 Winter Red de l’Ouest.Seigle, tranquille.Blé d'Inde—37,273 mts reçus.Marché un peu plus ferme.Vente, 71,000 mts.1.45 â 1.47 pour celui de l'Ouest.1.48 pour mêlé.Avoine—Marché tranquille, avec une hausse de 1 à 2 cts.h() h 81 £ pour celle «le l'Ouest.Lard—Marché tranquille.Vente, 1,500 «jrts.40 à 41 pour Mess: 42.25 à 42.65J pour nouveau do ; 38 à 39.50 pour Prime.Bœuf, lourd.I^ Bristol si elles n’ont pas accompli cet omet.De toute 'a multitude qui en a fait usage, pas un seul individu vous répondra que non.Le témoignage de lu faculté sur leur eflicacité «-st le plus fort qui ait jamais été donné en faveur «le n'importe quel cathartique.Sur le poumon leur effet est aussi salutaire que surprenant.Dans les fièvres bilieuses et rémittentes elles causent en peu de temps un changement bénéficiaire, incroyable hormis pour ceux qui ont éprouvé ou qui en ont été témoins.Homme, femme, ni enfant, ne peut soutirir longtemps de dérangements dans l'estomac, le poumon, ou les boyaux, partout où ce remède souverain est en vogue.—Ces Pilules sont contenues dans d'*s fioles et peuvent être conservées sous tousles climats.420 J.F.Henkv A Lie- Agents-!iénérau.x pour le Canada, 308, rue St.-Paul, Montréal ; vt*n«lu à Québec par tous les droguiste?:.Témoignage Remarquable! — M.M.Picault et Fils, Chimistes et Droguistes, n.42, rue Noire-Darne, Montréal, eut reçu le témoignage suivant .* Montréal, 31 juillet, 1863.Messieurs,—Je désire certifier que pendant 5 années j’ai été accablée pur une débilité générale, qui me rendait incapable de me livrer au travail du ménage ; j«* souffrais violemment de palpitation du cutur.J'étais constamment sous l’influence favorables dan- lesquelles se trouvent la plupart des malades, il sera rarement nécessaire d m pass r celte de 3o a *0 grammes (2 n 3 cuit.créés à oouctiu),
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.