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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 25 mai 1866
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1866-05-25, Collections de BAnQ.

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[Oème année QUEBEC, VENDREDI 25 MAI 1866 Numéro 48 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS Kr • • -*3T— - JE CROIS, J’ESPlïRE ET J’AIME.,p*la.le v.l «i’AIICMiagn* Voii'^Ueh __ 0ll lit clan* la Presse, libre ,ie Vienne : « flous R|»|,rcl10"8 (1"° ’ordre u eto , n,S de mettre toute 1 armeo antn-S,e sur lü pied de guerre, et, de cou-dl1,, i’i,rmro du nord sur les lroutio-rSTltS.- ilo Silùsiu.u uÜJ «erre complet de l’armoo autrichien- 3®,î B,ms compter les corps de vokm-' nii'on formera probablement.,a" Vautre part, on nous écrit de l’r 1 la mobilisation est enfin ordi *'} , ius directions des chemins de Va!,liait otdeSilésio ont reçu 1 ordre |ti * * a .I .I >,.i n.iti/il'l i II I u i UB- OI1- r,.r il ;\nn;u' ., ¦» â ,, Jîpt.i» rôt us pour lu transporta utie t'niiidü inafiSü a», troupes.c .probablement, il so trouvera sous ,lt.u aui frontières de Saxe un corps ifiirtiiée prêt à unvaiiir ce pays.Mais n’y entrera que ipiand U commission ‘ c à Francfort aura refusé ue fixer de la reunion du Parlement ulic-î£,d avant que .u Prusse ait fait connaître ses projets de reforme.« ()n!l„,| la commission aura tait connaître'c' -o décision, les Prussiens entru-t-ii *xe, et, on même temps, il pa-„,iira un .proclamation qui annoncera ,juu la Prusse se détache de la Confedé- ration., .„ i.Ti»u6 los préparants Bout laitb pour rue le roi Guillaume puisse se rendre lui-même au quartier général et prendre t'oiimuinôi'ineut ou cliul du 1 ui muu.la Gazciic le connu; On écrit de Munich à d'Avgsbourj : “ Le comte de Bismark paraît avoir choisi }U\ Saxe comme premier point (i attaque centre 1 Allemagne.On peut l-itérer que le gouvernement saxon saura garder vis-à-vis de ces menaces une attitude si calme et si réfléchie que la Prusse ne trouvera pas do prétexte pour donner suite à ces menaces.Mais si, contre toute attente, cela avait lieu tout de même, si un acte de violence était accompli contre la Brusse, ou peut être convaincu que ses confédérés lui prêteraient immédiatement le secours le plus énergique.” Un écrit au mémo journal : “ On assure que le roi do SSaxe arrivera un de ces jours a Munich.“ Le prince de Keuss, ministre de Prusse à Munich, a eu, le 0, une audience du roi, qui a dure plus de deux heu- » puis 100,000 chains, imminents.Ce que nous ferons, ' activité du.nous le ferons contre les traités de 1815 ; j d’armée sus mentionnés, hommes de la hindwelin en service, 00,000 hommes de la réserve su.nous baserons nos alliances sur cette ; composant d’hommes âgés de 35 à 3S idée, et nous marcherons, si Hienre vient1 ans.En ajoutant ces 210,000 hommes du marcher, contre les défenseurs de ces' déjà prêts a entrer en campagne, nous traités.M.Boulier avait raison de dire trouvons une armée pniBsieuno de 575, qu’on ne pouvait discuter sur une ques- b».• Ou écrit de Berlin, 5 mai, au Times ; “ Hier matin, 6a Majesté a oigne un îdre qui a été proposé souvent et sou-üiit ajourné.Eu vertu de ce royal dé-ret, cinq corps d’armée repartis dans i*è provinces centrales et sud-est du brandebourg, de la 6a.\e, de Bosuii et iü la Silésie, vont être mis sur le pied le guerre.Des gardes qui tonnent un orpo d’urmee séparé et sont principale Lient a Berlin et Bostdam, sont compris Ians ni mesure.Le cinquième corps I armée, après l’exécution Ue cette ordre, epreaentera un corps de 200,Uo0 liotn-uùfc ; le -le, 150,000 et la milice 15,000 toiumes.En séduisant de ce total de *65,000 hommes, les troupes qui doivent cater en garnison dans un certain nom-)ie de forteresses, et, celles qui forment te baladions de dépôt ou aura une ar-uce de 185,000 hommes avec une artil-ene de 000 canons, pour entrer en ctun- mgiie.“ Viennent les hostilités, et il y aura :n plus oUjÙUO hommes qui composeront Minuterie de reserve des quatres corps icuillcton bit (Tourner îui (fiamiùa 000 homines, co qui est vraiment énorme pour un pays qui no compte pas 20 millions d’habitante.” On lit dans Y Italie : “ Des dispositions nécessaires ont été prises pour (pie les 50 bataillons de garde nationale mobile soient réunis le 20 de ce nuns.“ On dit que le quartier-général du prince Humbert, commandant d’une division, pourrait être établi à Bieve di Cento.“ Les bureaux de poète et deeîtôlégra-phes de camp doivent partir domain à ce que l’on assure.11 y au m prés de chaque corps d’armée un de eus bureaux qui sont par conséquent destinés, pour le udi, Crémone, Blaisauce et moment, à Lo< Bologne.” n Mac-Sheeliy.I.c «llM-our* (PAuxcrroN.Nous publions ci-dessous les commentaires des principaux journaux de Paris sur le discours prononcé par l’Empereur à Auxerres : (Du Monde du 8 mai.) “ La Franco fait la guerre pour une idée,” a dit l'empereur Napoléon.Bins tard il a dit encore : “ Lus traités de Vienne ont cessé d’exister.” Hier enfin, l'Empereur a déclaré u qu’il déteste ces traités de 1815, dont on veut faire aujourd’hui Tunique base de notre politique extérieure.” En réunissant ces trois déclarations, formulées à plusieurs années de distance, ou a, en quelque sorte, le mot de la situation de la France, au milieu des questions complexes qui agitent l’Europe.Ou peut, sans crainte d’erreur, indiquer où sont les sympathies et les antipathies de notre gouvernement.Il suffit pour cela do relire les actes du Congrès de Vienne et de constater tous les points de i’Europo dont ces actes ont réglé la situation.L’Italie, P Allemagne, la Bologne, voilà les trois grandes divisions des travaux du Congrès.Le reste n’était qu’accessoires ou conséquences.La première fois que l’empereur Napoléon a exprimé hautement, comme souverain, son hostilité contre les traités de Vienne, c’était à l’occasion du congres de souverains, sous l’impression d’un refus presque général.(Jette pensée, solennellement exprimée dans le discours du Trône, frappa tous les esprits et eut en Europe un immense retentissement ; mais elle pouvait être prise, et elle le fut par 1 .tion qui change de face à chaque instant.Depuis hier, la question européenne a changé du face par B affirmation nouvelle du principe politique de l'Empire.Le discours d'Auxerre sera bientôt connu en Europe, et s’il n’y porte pas des assurances pacifiques, ce qu’on ne peut y voir avec la meilleure volonté, il trace une ligne au-delà ou on-deça de laquelle il appartient à chacun do se placer.Si de la parole inpériale nous passons! aux articles de la presse officieuse on révolutionnaire, nous trouvons plus développés les mômes idées, le même principe.Le Constitutionnel et le Journal des Débats se rencontrent dans une affirmation commune du droit politique nouveau.Derrière toutes eus déclarations venu» ?d’on haut ou d’ailleurs, nous voy- l’unité italienne, l’unité allemande affirmées.La Brusse du.M.de Bismark et l’Italie do M.du.La Marmora ont entrepris la lutte contre les stipulations des traités de Vienne.Ce fait domine aujourd’hui la question lit rejette au second plan les nouvelles de détail.Il importe peu désormais que tel corps d’armée avance ou recule, que le ministère italien feigne ou non de retenir lus passions populaires qu'il n déchaînées, que la Saxo et la Brusse soient plus ou moins un délicatesse, que le premier boulet soit tiré sur lu Mincio, sur les frontières de Silésie ou de la Saxe royale ; ce qui importe, c'est que ce premier boulet sera tiré contre les traités do 1815.Le Journal des Débats a raison quand il dit qu’en 1859 ce ne fut ni le Piémont, ni l'Autriche qui commença la guerre, mais bien la parole de l’Empereur à M.de Hubuer le 1er janvier.Le discours d’Auxerre est peut-être destiné à avoir dans l'histoiro un sembla Mu retentissement.(de T Union.) Est-il besoin, dans les circonstances présentes, de faire remarquer quelle est l’importance de cette évocation solennelle des “ souvenirs du premier empire ” i 11 est bien plus inutile encore de mettre en relief la phrase sur les trai-:\6 de 1815, traités que l’empereur déclare u détester ” de longue date, et u dont, ajoute-t-il, on veut faire aujourd’hui Punique base de uotro politique extérieure.” Manifestement le sens de C06 paroles, et, si nous osons le dire, de l’allusion qu’elles contiennent, n’échappera à personne.Qu’il nous soit seulement permis de noter que ce qui nous concerne, et malgré le respect que nous professons pour le droit publique européen, nous n’avons jamais prétendu que loaucoup, comme l’expression d'un né- 'peon, nous n avons jamais protenan que :ouiunteinent naturel, d’une théorie les traites de 18L5 dussent être “ l uni-iouL l’application était encore éloignée (lae [a politique de la rrance.la Maison de Bour- UOilî dont l’appl—- .« .p.et que les événements pouvaient modi- au contraire ?jer- bon les a subis comme une des piusdou- 11 n’en est plus de même aujourd’hui, louruuses conséquences d une situation Ce n’est plue de congrès qu’il s’agit à qu’elio n avait pas laite et nul n a ou-l’heure présente, bien que ce mot ligure b lui les larmes patriotiques qu ils arra-oncoro daus quelques correspondances et i u baient au duc do Kicheheu, lorsque le rinna nnolmin« Hr«m\phpfi l/Eiirnno un-1 ministre de Louis 111 vint lea communiquer à la Chambre.Tout Belfort dans quelques dépêches.L Europe en tiôre est sous les armes.Dans huit jours, demain, aujourd’hui peut-être, la guerre éclatera, guerre dont nul ne se dissimule la portée.Les dernières paroles de l’Empereur peuvent être cousidérées comme le programme do notre politique diplomatique de la liestaurutiou tendit; à reudre la France assez puissante et assez prospère pour arriver pacilique-ment à la révision do ces traités, et si la révolution de juillet n’était pas venue! extérieure, nou poiut eu vue d’oventua- interrompre le cours de cette politique liléa lointaines, maitj d'événements pro- i proiondoment imtionale, la France qui avait reconquis dans le monde sa juste prépondérance, n’aurait pas tardé à se voir rendre lus réparations (pii lui étaient dues.Nos sentiments sont demeurés conformes à ces nobles inspirations.Quelle “ hase ” d’ailleurs peuvent offrir aujourd'hui des actes tant de fois violés, et dans leurs plus essentielles dispositions î Mais, an-dussus même des traités, n'existe-t-il pas dus principes de Justice et de Droit, qui sont le vrai fondement »les relations entre les peuples ?C’est à ces principes et à ces principes seuls que nous restons attachés, estimant que la paix de l’Europe est à ce prix.Mais revenons au discours d’Auxerre.Les mots et les pensées qui Je terminent nous semblent d’une portée Antérieure plus grave encore.En tout cas, cee pensées et ces paroles ne souffrent point (Je comment.tires : elles ont par elles-mêmes une signification assez considérable.Nous nous bornons à appeler sur elles les méditations, qui no leur feront pas défaut.(de YOjjinion nationale.) “ L'événement du jour est le discours do l’empereur à Auxerre.4k On comprend que, dans l’appréciation de ce discours nous nous croyons obligés d'apporter une grande réserve.“ Toutefois, il est impossible de ne pas constater que les paroles de l'empereur, graves par elles-mêmes, empruntent aux circonstances actuelles une gravité tout exceptionnelle.u La déclaration do l’empereur, relative aux traités de 1S15 aura,au delà du J/ihin et des Alpes, un immense retentissement.“ Elle apprendra à l'Europe quo la France réserve sa liberté d’action, et qu'elle ne se croit plus liée par dus traites subis et non acceptés.“ Elle sera approuvée un F rance par le peuple tout entier : car, en dehors des sphères où s’agitent les politiques du passé, il n’est pas un seul dus citoyens du ce noble pays qui nu se sente atteint dans sa dignité par ce pacte imposé daus un jour de lassitude.Dion merci, le peuple n’en est pas encore à considérer l’œuvre du Congrès de Vienne comme l’expression ia plus haute du génie politique.Il ne croira jamais que la France doive se résigner, suivant le mot d'un homme d'Etat, à n’étre en Europe que la première des puissances de second ordre.Il n’a pas appris, à l’école des éclectiques et des doctrinaires, à cousi-déier Watorioo comme une victoiro de la liberté.Il n'est pas assez raffiné pour comprendre la profondeur incomparable du ces diplomates qui divisèrent l’Allemagne et rivèrent les chainus de l'Italie en mutilant la France ; et, dans son honnêteté naïve, il réserve son jidmiration pour ces paysans du la brave Chain- j pagne, qui mouraient à l’heure où lus habiles trahissaient.(de Y Emancipation betyc.) Les derniers renseignements que nous recevons do Baris ne sont malheureusement pas de nature a dissiper les appréhensions qu'à fait naître le discours de l'Empereur à Auxerre.La guerre est résolue, nous écrit-on, et rien ne l’arrête- ! ra.Les derniers arrangements ont été signés le 2 mai, la veille même du la seance du Corps législatif.L'omperour ; est aussi décidé qu’ou peut l'être ; ni lus obstacles opposés à ses lesseins par la Chambre, ni lus manifestations do l'opinion publique ne prévaudront cou Ire sa » résolution.i La Belgique, ajoute notre correspondant, n’aurait rien à redouter, pré-! tre régi i • • ?^ 1 i ! .Hontcment du moins, pour son indépendance.On s’engagerait d’avance à la respecter pour obtenir la neutralité de Le peuple sait, en effet, qu’aucun au-j régime n’a pu lui donner la satisfac- tion que réclamaient sa dignité et sa fierté ; il sait qu’aucun souverain, 6Î co n’est un Napoléon, n’aurait pu pronon- ’Angleterre ; la France aurait lus bords cer publiquement cette énergique fié-lu Bhiii incomplets ; l’Autriche rece- trissure contre d’odieux traités ; il sait vruit, en compensation de la Vénétie, les provinces danubiennes ; la PruHie prendrait les duchés, et le reste." il est bien entendu (pie nous no donnons que soue toutes réserves et à titre de renseignements ce projet do partage, dont le moindre défaut est do ne tenir aucun compte des éventualités du la guerre, qui ont si fouvent déjoué les plus habiles combinaisons diplomatiques.En Angleterre, comme sur lu continent, Je (lincourH de Napoléon III à Auxerre est généralement interprété comme le pré)l u de graves événements.Le Globe c»' .state que l’opinion exprimée par l’Empereur sur les traités do 1815 n'est pas une nouveauté, mais qu’elle emprunte une signification particulière à la situation violente de l'Europe.u Nous avons maitoiiant, dit-il, un quatrième article ajouté à ia recrute déclaration officielle de la politique française.M.Rouher l’a résumée en trois mots ; politique pacifique, neutralité loyale, entière liberté d’action.A ces trois termes, l'Empereur en a ajouté un quatrième, l’aversion contro les traités de 1815.Ce quatrième terme, le plus important de tous, est ajouté au moment où l'Europe parait vouée irrévocablement à la guerre.” [(do la Gazette de France) i% Les traités do 1S15 ! Que sont-ils aujourd'hui i Bour reconstituer la carte d'Europe d'après leurs indications, il faudrait bouleverser tous les Etats.Il n'y a peut-être pas un territoire dont, les frontières ne devraient ùtro profondément remaniées, si l'on voulait tracer les limites consignées daus eos traités laineux.Lus traites de 1815 sont des traités morts.Un do leurs lambeaux pro tégeait encore par une singulière contradiction l’autonomie de la Pologne ; la Russie l'a anéantie, et M.Drouyn de Lhuys so félicitait dans une dépêche qui a fait du bruit en son temps, que eu dernier coup ait été porté à ces traités.“ En France, on a jamais aimé les traités de 1815 ; mais il y a longtemps qu’ils ont cessé, daus leur lettre et dans leur esprit, de subsister, et pour ne parler que dus deux questions pendantes, celle d’Italie et celle du Danemark, l’on voit (pie c'est à l’inobservation do traités beaucoup plus récents, ceux de 1852 et ceux de Zurich, quo l'on doit les conflits dont nous sommes menacés.” (Du Constitutionnel.) u L’empereur a eu une do cos belles inspirations qui font époque et qui ne sont pas rares dans lo règne do Napolé- pio ce n’est pas sons les monarchies f ilenientaires qu’un tel langage eût étv possible ; il sait, beaucoup mieux que d’anciens hommes d’Etat ne paraissent s’en douter, faire la différence des temps et des régimes ; il ne confond pas 1855, 1859 et 1806 avec 1S40 ; il ne confond pas les déroutes diplomatiques de la monarchie do 1830 avec cette belle page de notre histoire contemporaine, qui s’appelle le traité de Baria de 1856 ; il est frappé du profond contraste qui existe entre les deux politiques, et on lui ferait comprendre difficilement qu’il doit préférer celle qui l’a toujours ou dédaigné ou humilié à celle du souverain responsable qu’il s’est donné, et qui, daus la paix comme dans la guerre, par ses grandes réformes aussi bien que par ses grandes victoires, a augmenté d’un .si vif éclat la gloire du nom napoléonien et la gloire de la France.” Lo loup et l’agrneau.U Union de Baris, du 9 mai, publie, sous eu titre qu'on peut remplacer au besoin par celui de la Prusse et l'Autriche, la spirituelle et mordante boutade suivante, qui sous sa forme légère contient de dures vérités et de graveB reflexions : Au tempe où les bêtes parlaient, un agneau fut pris un certain jour d’une soif extrême.Il courut aussitôt se désaltérer dans une onde pure qui était située à peu près sur les contins de la Brusse moderne et de l'Autriche d’à présent.Je ne sais si le ruisseau existe encore, maintenant que tant de choses ont été effacées, mais j'affirme du moins qu’il a existé, et je m’appuie sur les témoignages les plus authentiques et les plus incontestables do l'histoire.Ces ^témoignages m’assurent également qu’à l’heure clémente où l’agneau se vint désaltérer, coinino je l’ai dît, aucun nuage ne tachait le bleu de l'Jiori-zon.Le zéphyr était doux et les feuillages, d’un vert nouveau, s’entrechoquaient avec de légers murmures.Nul tonnerre ne grondait dans les profondeurs du firmament ; nulle tempête ne passait, avec ses frissons, à la surface du sol.L’agneau entra dans le fil do l’eau jusqu'à mi-pattes, et il se mit à lapper de sou mieux les petites vagues que lo vont soulevait : Quoi bonheur, pensait-il, que de pouvoir apaiser ainsi les dé- on 111.Le pays tout entier sera profon- faillanccs de sa nature ! Rendons grâce dément ému du eus puissantes et patrie- 11 a,J r«>vffiencc de tons ses bienfaits, tiques paroles.” .|B n était point philosophe, dan6 le «nau- tiques paroles.-, * * Ce*n’est paVcliez le‘peuple* en“ Fraii- ! Prêlé ^oreille aux Renans de son siècle, ce, que l'esprit de parti étouffera jamais i hl CvSt.(lu alt 011 ^es Rubans par- le patriotisme.Aussi lorsqu’aujour- !lnl., an,1^aux» d'hui, en présence de l’Europe profonde- Comme il buvait avec dehees, il en-mont troublée, de cette Europe qui avait | *cn^11 un ^uH Air la m v opposée, et, cru, il y a cinquante ans, trouver dans ' a^ant GVU a *ot.eî } apeiçnt un io:ip.l'humiliation de la France les conditions ! ^onP !l avaît rion ^ attrayant ni de droit an cœur de tous et fera naturelle- l,c*au ot ^CB ;‘fc* Mai& ses yeux avides, sa ment remonter la reconnaissance à sa gueule enu ouverte, indiquaient claire-source.ment qu’il voulait engraisser, et engrui - 25 mai 1866.L.fc è\ Slionte lavas, u?grô spiculn.IX b* lu Poésie.— Poètes Canadiens; M.Octavo Crémaxic.(I) (Suite) 1 lâcher l'accord, lfumo7i entre tous les 5 „ Trc* (*c ^îl f^niillo canadienne ; oncoura-, gor œuvre do la colonisation • s’élever contre , ct s’efïbrcor d’en arrêter les pro- ^rts!*Tc Cbt KHAuréiiiont faire acte du plus pur pi notiHiue.Ou peUt revendiquer co mérite ‘ cÇt honneur eu faveur de M.Octave Oré-lazio.Lieu des fois, il a su trouver, on effet, r son cœur, des parolos d’oncouragomont ;>utcs lus causes qui peuvent contribuer imJr?uVU kynheur do la patrie,-—de ‘oco -/F l\H cst ffth uu devoir, daua quclquos nrisna TV1’.^V0rscr lo blàtno sur des entro-; * “umblos aux véritables intérêts do la ^adienne-françaiao.Ç(,nnnJ umP d iuapirations do nutro pooto s'ont /Z t xtCndu davantage ; son regard «^^J^rüen^ 8ur dos horizons plus larges, lÜ10r\ 1 S'est
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