Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 3 avril 1871, lundi 3 avril 1871
année QUEBEC, LUNDI 3 AVRIL 1871.Numéro 27 Æmirricr tot JOURNAL DES INTERETS CANADIENS r» JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.Vt'i-Millle* Capitale.PIS CO U K s DK M.T U IKK fl.Voici le discours qu’a prononcé M.flic», pour engager l’Assemblée nationale à choisir Versailles pour siège du gouvernement : " « Tiiikks, chef du pouvoir exécutif.(Profond silence.) Messieurs, la quos-tiu„ nui est soumise en ce moment à vos délibérations est tellement grave, tellement délicate, quo nous serions injustifiables si nolle l’avions soulevée sans une absolue nécessité., Pour moi, les questions les plus ro- «M-ottables sont celles qui pourraient nous diviser : car aujourd’hui, au milieu de calamités qui ont frappé le pays, ¦mm ne pouvons être sauvés que par SL.! (Trèe-bion ! Ufc-bta.!), .t nous (levons noue ofiorcor d’evitcr toute nncstion qui risquerait de nous diviser.Messieurs, mes collègues et moi, nous Honorions pas qu’en venant vous poser la question de la résidence de l’Asiom-bleo nationale, nous touchions à ce qu’on appelle uno question brûlante.Nous tarions évité cette discussion, si pour eda il n’avait fallu braver que des difficiles même très graves.Eli! mon Dieu, nous ne comptons plus aujourd’hui avec les difficultés.Mais nous étions l’une impossibilité véritable : l’impessi-bilité de gouverner, d’administrer, avec Jeux centres de gouvernement séparés ît éloignés, l’un siégeant à Paris, l’antre J Bordeaux.En temps ordinaire, ce serait déjà une impossibilité évidente; nais elle est encore plus absolue, plus nanilêste à l’époque où nous vivons, la plus extraordinaire sans contredit que notre pays, et qu’aucun pays au monde ait jamais traversée.Oui, la question que nous vous posons M des plus graves et des plus difficiles ; nais uno vie déjà longue m’a appris que plus les situations sont délicates et plus les questions sont périlleuses, plus le uoyen ellicacedo s'en tirer, c’est la vérité, c’est la franchise et la sincérité la plus lomplètc.(Vive approbation.) Eh bien, messieurs, j’espère résoudre les difficultés de cette discussion, grâce inné entière sincérité, et vous allez juger si je tiens la promesse quo je vous fais.Tour vous faire sentir la nécessité impérieuse qui nous a portés à soulever cette discussion, je suis obligé de vous retracer, en peu de mots, ce que nou9 avons fait depuis quelques semaines, et de vous montrer le moment précis où l’action du gouvernement s’est forcément ralentie.Dès les premiers jours, vous avez pu voir si nous avons perdu le temps du pays et le vôtre, et le temps est, aujourd’hui, une do nos principales richesses.(C’est vrai !) Vous vous ôtes réunis le 12 ou plutôt le 13 février, et nos travaux commençaient arec les vôtres ; car c’est avec vous que nous avons travaillé, que nous avons tout fait et que nous continuerons à tout faire.Vous avez hâté les vérifications de pouvoirs ; en trois jours, vous étiez constitués ! Le.17 février, vous noue avez fait l’honneur de nous charger du conseil exécutif, mes collègues et moi, honneur accablant dont nous vous sommes tout à la fois reconnaissants et effrayés, quaud tous le6 jours nous voyous les difficultés qui se présentent a nous.Le 17 février, vous nous avez imposés cette grande tâche ; le 19, le cabinet so présentait devant vous ; il n avatl tuis que deux jours à 6ü consti- -ftuillrtoii ha Counter bu Canada.3 AvuiL, 1871.tuer ; le 19 au soir, je partais pour Paris ; le 20, j’y étais arrivé; le 21, j’étais en présence du chancelier do la Confédération du Nord.Ma pensée, je no la dissimulerai pas, ma pensée, c’était la paix.Et que pouvions-nous faire ?Paris, on l’a très bien dit, Paris, non pas pris, mais affamé, Paris avait dû ouvrir ses portes.Nos armées, malgré le dévouement de nos soldats, malgré le mérite dos généraux, étaient dispersées, l’armée du Nord était dans les places ; l’armée delà Loire avait été obligée de se replier sur Laval ; l’armée do l’Est avait été contrainte de sc réfugier en Suisse.Quelle force avions nous pour traiter do la paix ?Messieurs, je no voudrais pas vous rappeler le souvenir de tant de douleurs ; mais à Versailles nous nous sommes défendue, je puis le dire, avec notre indignation, avec notre désespoir, et nous avons réussi quelquefois à les faire respecter ; car, de la force, par suite do nos malheurs inouïs, nous n’en avions aucune.(Mouvement.) Nous avons BÎgné les préliminaires de paix en cinq jours ; nous vous les avons apportés, vous avez eu la profonde sagesse de comprendre que discuter longuement la paix n’était qu’augmenter dos souffrances, sans nous donner aucune force réelle, et que c'était peut-être môme nous faire perdre quelque chose de notre dignité.Grâce à la promptitude de votre résolution, nous avons lait cesser l’occupation de Pari?, qui aurait pu durer encore quelques semaines, nous l'avons fait cesser en quarante-huit heures.Je ne crains pas de l’affirmer : Il n’y a pas eu lin seul moment do perdu dans les dix premiers jours.Mais depuis lors, je l’avoue, l'action s'est relentie sensiblement ; et tout ce que nous devions faii c, je ne dirai pas avec précipitation, mais avec la célérité que nous imposent les circonstances nous n’avons pas pu le faire aussi vite que nous l’aurions voulu.Je vais voue en signaler les motifs : et ces motifs vous montreront si c’est légèrement que nous sommes venus vous proposer do transporter le siège du gouvernement, sinon â Paris, môme du moins très près do Paris.Quelle est la mission que vous nous aviez donnée ?Ce n’était pas de constituer la France, nous en aurions le pouvoir mais vous avez la sagesse de ne pas le vouloir, vous nou9 avez donné la mission de réorganiser le pays.Après lui avoir rendu la paix, il fallait obtenir l’évacuation, la négocier chaque jour, la surveiller car ce n’est pas tout que d’écrire dans un traité 4* l’évacuation aura lieu tel jour, ” il faut la suivre pas â pas et la surveiller dans toussas détails D’ailleurs cette difficulté n’est pas particulière à notre époque, après les grandes guerres, toutes les évacuations n’ont pu êtres obtenues qu’à la suite do négociations presque quotidiennes.Après avoir obtenu l’évacuation qui est à peine commencée et qui se continue saus interruption, il fallait assurer tous les services administratifs et financiers.Pour assurer tous les services, il fallait s’adresser presque tous les jours au grand établissement de la banquo do Franco qui a rendu au pays d’immenses services et qui continue de lui en rendre tous les jours.Il fallait ensuite assurer l'ordre.Vous no l’ignorez pas ; il y a des hommes qui ne craindraient point,s’ils n’étaient contenue, de faire succéder la guerre civile à la guerre étrangère ; il sont peu nombreux je le sais ; et je ne veux pas les confondre auec les hommes honorables et sincôreB, qui font de la République leur idéal de gouvernement.Mais enfin ces hommes existent et agissent ; personne no peut le nier.Il fallait donc assurer l’ordre, et je n’hésite pas à le dire, posantes que nous avons voulu décourager ces hommes coupables avant d’en être réduit â les vaincre.(Très bien ! Très bien ! ) Pour réunir ces forces, il a fallu les prendre dans toute la France, les transporter â Paris par des routes ruinée., où elles se rencontraient avec des troupes prussiennes qui bc retiraient.Nous sommes parvenus à faire opérer tous CC3 mouvements militaire?.Mais, l’ordre assuré, il fallait refaire notre administration tout entière.Vous savez tous que le personnel administratif est en partie hostile (Très-bien ! très-bien !).Puis vous savez aussi quo tons les corps électifs ont été abolis, il faut les recomposer.(Très-bien ! très-bien !) IL faut en outre pourvoir le mieux et le plutôt possible â une foule de grandes charges de magistrature actuellement vacantes.Il faut ramener nos prisonniers, leur rendre la France ; avec eux et en choisissant parmi eux, refaire une armée qui est aujourd’hui le premier de nos besoins, soit pour la politique, et je ne parle que d’une politique de paix, Boit pour le maintien do l’ordre dans tout le pays.Il faut rendre à nos provinces les mobiles, les mobilisés ; il faut rendre à l’agriculture des bras indispensables, surtout on ce moment.Il faut faire renaître la vie partout, et, en faisant renaître le calme, obtenir l’apaisement des passions si nous le pouvons, puis enfin nous occuper de l’Europe, agitée par le grand et terrible spectacle auquel elle vient d’assister, et par le drame auquel,—-je ne voudrais lui adresser aucun reproche, — auquel elle n’a apporté qu'une main trop réservée.(Très bien ! — Applaudissements f) Voila ce qu'a été notre tâche, messieurs.Je voudrais pouvoir vou6 dire qu’elle est accomplis : mais je suis forcé de vous déclarer avec regret qu’elle no l’est pas.Et cependant, j'ose le dire, devant vous et devant la France entière, mes collègues et moi nous donnons tout notre temps à no3 devoirs envers le pays ; nous lui donnons toutes nos forces et quelque fois plus que nos forces ; nous expirons do fatigue.(Nouveaux applaudissements.) Mais cette œuvre de réorganisation, je ne la confonds pas avec celle de la reconstitution politique ; je distinguerai complètement tout a l’heure l’organisation et la constitution, car nous n’avons accepté que la mission de réorganiser le pays, entendons-nous bien ! Mais, cette œuvrc-là, il faudrait qu’elle 6’exccutàt avec une rapidité extraordinaire, et dans l’état actuel des choses, elle no s’accomplit qu'avec lenteur.Quelques parties de cette œuvre si vaste, grâce au zèle que nous y mettons, permettez-moi de lo dire, s’accomplissent avec une certaine rapidité ; mais les plus importantes ne s'accomplissent, je répète, qu’avec lenteur, et le motif, le voici : On ue peut pas faire tout cela, on ne peut pas veiller sur l’évacuation, rétablir tous lc3 services financiers, recomposer toute une administration, ce qui suppose une multitude do choix, mûrement examinés, discutés entre tous les collègues qui y participent ; on ne peut pas ramoner Ica prisonniers, réorganiser uno armée, renvoyer tons ces mobiles, si LE IHtOIT D’AINESSE.[suite.] Saint-Omer, juillet Ift.J ai écrit a Francine pour la supplier : ’rcvc,m'; ,na>0 dévorût-olle l’espace, taren"13 k'°n T>’cl,c no vienne trop Snint-Oincr, août 18.rosi0"! ^ fini* ^’!unc do notre digne et riVm ° a^ ° 08t aKéo recevoir ea iifmi'U^CUSL’.ct ia,nfti8 nncun de nous no sain La .0,,.bl,e.r.cottc ,nort du juste, si taciPi Ct fl Pa,B,kl°.h avait reçu les m ”t8 avec une entière connaissance 1' "° *>"•« admirable, on notre pr6- arrivÛRU î0U8.' ^rancinc et son mari, jU8- , .la veille, étaient là avec aftne fct M- ™ î Edmond se et ga ‘'.genoux près du chevet ; Fanny Vé«S° B,c troi.,vaiont près do moi: n, (lUo pleurait dans un coin de la Pour mus- T" pôr?cut un ,not d'adieu ami mo8 ’ ’ 8eüra a main d$ son vieil ct nousT/na.nda Jfra,Mji,le à flou mari, enfante awîü'l C.nfa,n’ ,,OU8» 888 qnatre ) avec toute la tendresse et toute la piété do sou âme.Puis, il ne parla pins, excepté à Dieu seul, et les yeux snr le crucifix.Il inonrut doucement et sans quo son visage révéré eût d’autre expression que celle do la paix la pins profonde.Il est avec Dieu—et il m’attend.Saint-Omer, novembre 18.Bien dos jours se sont écoulés, et je ne puis m’habituer à la solitude do la maison que mon père a quittée pour toujours.Quelquefois, il me semble qu’il m’appelle, et je cours vers cette chambre déserte, où, pondant tant d’années, je l’ai vu languissant, souffrant, il est vrai ; mais il était là, mais sa maiu débile me protégeait, mais cette ombje, c’était encore mou père ! Maintenant, lo silence éternel règne dans ma triste maison.Ni la voie affaiblie do mon pauvre père, ni les jeunes accents do b ranciae no s’y fout plus entendre ; Edmond me reete, mais Edmond s’en ira aussi.Mes amis 6ont fidèles copeudaut ; Fanny me recherche avec une constance d’amitié bien rare.Joséphine est une vraie sœur pour moi ; M.Thurel voudrait me voir tous les jours à sa table, tous les soirs autour du foyer de famillo, mais j’évite co3 réunions ; la société des heureux ne m’est pas bonne.Raymond ct sa femme •cmblent fort unis, lui parce qu’il est soumis, elle parce qu’elle rogne.Sa beauté tient le père et le fils sous lo charme ; mais elle, si aimée, aime-t-ello 1.Saint-Omer, jnilUt 18.J’écris peu : les confidences qu’on se fait à soi-mômo n’ont do gràco qu’au firintcmps do la vie, plus tard, lorsque ’expérience a répandu sa liqueur ainoro au fond de nos pensées, il no fait plus bon à regarder en soi ; on n’oso plus dire 8C3 peinc3, on a honte de ses rêves, car l’espérance n’c3t plus do raison.Je n’ai plus rien a dire de moi ! j’accomplis ma tftche journalière lo moius mal que je me fie eu Dieu.Cependant j’inscrirai un événement heureux : Francine vient do donner un fils à son mari, qui est fou de joie.Ce cher petit nou.vcau-nô portera lo nom de Paul.Mon Edmond achève brillamment ses études, et il viont do choisir sa carrière ; il veut être médecin comme notre père, et vraioment il a I03 goûts studieux qui font l’homme de dévouement.Un an encore et il mo quittera pour aller à Paris \ mais il reviondra à Saint-Omer, il le promet, il ne veut pas vivre sans moi, dit-il.“ Saint-Omor, décembro 18.Jo vois beaucoup moins ma sœur ct 6a famillo ; Francine, pour qui lo inoudc a eu dès son cnfanco un attrayant mirage, so livre maintenant tout entière à co qu'elle avait tant désiré.Elle reçoit chez elle la meilleure compagnie do la ville, ct il n’eat pas de jour qui n'ait sa fèto ou sa réunion.J’entends parler do sob succès, ct hier soir je l’ai vu partant pour un concert ; elle était paréo et bello à éblouir, et triomphante, sûre d’elle-même, elle s’éloigna au bras de Aon heureux mari.nécessaires à toutes les industries ; on ne peut pas faire tout cela par uno correspondance établie entre deux parties du f’ouvernement, l’une résidant à Paria, ’autre résidant ici (C’est vrai ! c’est vrai !) A l’heure qu’il est, notre seul moyen c’est la correspondance.Jo vous disais hier, quo nous aurions dû, depuis quelques jours, avoir déjà nommé nos négociateurs pour la rédaction du traité définitif.Noua devons l’avouer, car c’est vrai, nous avons été moins prompts que les Prussiens.Et pourtant, notre intérêt certain est do ne retarder cetto rédaction du traite définitif, de ne pas retarder surtout la reunion de ce tribunal, auquel sont déférés tous les abus et tous les excès qui se commettent pendant que les troupes étrangères exécutent leur retraite.Lorsqu’il s’agit de faire toutes ces choses, il faut se consulter, il faut s’entendre ; il faut discuter les choix qu’on fait ; et quand, tous Ica jours, à chaque instant, il faut écrire sur toutes espèces de sujets, sur le choix d’un individu, c’est presque impraticable.‘ On dit : Vous avez le télégraphe ! C’est vrai, nous avons le télégraphe ! mais quand nous l'employons, „nous avons pour confident le chancelier de la Confédération du Nord (Sourires), car le télégraphe dont nous nous servons et celui dont il sc 6ert c’est le mémo.Malgré tant d'obstacles, nous avons essayé de vraincrc la difficulté ; oui, nous l’avons voulu ; mais nous avons été obligés en tonte conscience et en toute sincérité de venir vous dire que nous ne pouvions pas surmonter cette impossibilité de deux centres de gouvernement.Voilà notre excuse d’avoir soulevé cette question.Je vous le dis en toute franchise, ct vous êtes trop hommes de sens pour ne pas comprendre, an simple exposé que je viens de faire, l’impossibilité absolue que nous avons rencontrée ct qui nous a portés à vous soumettre la question que vous avez maintenant à résoudre.Quelques personnes ont prétendu qu’il serait facile de triompher delà difficulté qui nous arrête, et ceux qui nous l’ont dit sont sans aucun doute des hommes éminente, et bien intentionnés : mais ils n’avaient pas fait pourtant les expériences que noue faisons tous les jours, ün nous a dit : “ Pourquoi ne pas réunir les deux parties du gouvernement en un 6eul lieu ?“ Pourquoi ne laisseriez-vous pas à Paris un.général et lin préfet ?ct no rassembliez-vous pas à Bordeaux tous les membres du gouvernement f „ Un préfet ! un général à Paris ! Tout à l’heure, je vous montrerai ce qu’il y a de sérieux dans une telle supposition : mais avant d’entrer dan3 ces détails,—et jo ne veux pas retenir plus longtemps votre attention sur ce sujet,— je vous ferai voir cependant que, quelque peu d’importance qu’on attache au gouvernement do Paris dans ce moment, il y a absolue nécessité qu’une partie des membres du cabinet soient présents dans la capitale.Jo l’ai déjà dit : il faut suivre l’évacuation pas à pas, et chaque jour lo ministre des affaires étrangères a été obligé d’aller à Versailles pour s’expliquer avec le chancelier de la Confédération du Nord sur un point ou sur un autre.Tantôt c’était l’évacuation des forts, tantôt ce sont des eorp3 français ct des corps prussieus qui 6e rencontrent, les corps français allant à Paris et les corps prussiens les croisant pour rentrer en Allc- Jo restai seule un instant dans cotte chambre qui semble arrangée pour l’intimité de la famille, pour les causeries du foyer, et je m’étonnais que Fracine désertât ce doux et sûr asile ; je regardai en passant dans le cabinet voisin le berceau où Paul dormait paisible sous la garde de ea nourrice, et je m’étonnais plus encore que la mère quittât l’enfant et emmenât le père.Oh ! comme ils fuient la vraie félicité !.Elle est là, près de co berceau, auprès de cette table ae travail, près de cos livres, près de co piano, et celle qui la quitte pour lc3 chimères du plaisir et do la vanité la retrouvera-t-elle jamais ! Combien j’eusse été heureuse do ce qu’elle dédaigne.Saint-Omer, février 18.Tout l’hiver s’est passé pour Francine dans ccttc fièvre do plaisirs, et non contente des fêtes que notre ville lui offre, elle va chercher à Lille, à Arras, à Dunkerque les bals où brille sa grâce, les concerts où brille ea voix.Lo dirai-je ?Raymond qui, aux débuts do l’hiver, paraissait enchanté des succès do sa jeune femme, n’y applaudit plus, co me sonible, que par complaisance ; plusieurs foi8, il s’est plaint do la multiplicité des fêtes, et hier enfin, voyant Joséphine un peu souffrante, il a témoigné le déeir de rester à la maison.Or, il s’agissait d’un bal.Francine a résisté ; sa belle-sœur, magne.Si je pouvais vous initier à tous les détails de ces négociations, vous verriez qu’il était impossible, absolument impossible que M.le ministre des affaires étrangères no fut pas à Paris môme, c’cst-a-dire à uno demi-heure de Versailles, où lo chancelier du Nord avait sa résidence.^ Tous les jours on so plaint auprès de nous des incidents dont l’évacuation est accompagnée, ct l’on a raison de se plaindre ; on fait bien de nous signaler ces incideute, quelque douloureux qu’ils soient.Ceux qui s’adressent au ministre des affaires étrangères obtiennent, eu très peu d’heures, une réponse et souvent uno satisfaction du gouvernement prussien.Or, jo vous le demande, la nécessité pour le ministre des affaires étrangères d’etre à Paris n’est-elle pas absolue ?Voilà déjà un ministre qui ne peut à aucun prix être à Bordeaux.En voici maintenant un autre.Nous sommes obligés, comme je le disais tout à l’heure, de rétablir les services financiers.A cet égard, je dois rendre justice aux contribuables français: l’impôt est perçu si vite et si exactement, dans les pays non occupés, que nous pouvons à peine nous aporcevoir d’un ralentissement dans la recette.Aussi, je rends cet hommage à la France, elle s’empresse de s’acquitter envers son gouvernement, envers l’Etat, sachant bien quelles sont les difficultés de la situation présente.(Très bien ! très-bien 1) Mais, vous ne l’ignorez pas, les produits do l’impôt ne sont pas égaux aux charges qui pèsent actuellement sur nous.Il nous faut recourir à d’autres moyens et tout d’abord nous entendre avec la Banque de France.Lorsque j’étais à Paris, tout préoccupé des négociations de Versailles, je devais tous les matins voir le gouverneur de co grand etablissement, car il faut bien que nous l’avertissions tous les jours de nos besoins qui so produisent.Il y a nécessité de nous entendre tous les jours avec les directeurs ; car, vous le savez, la Banque, et c’est là la force do 6on esprit, lu Banque est une institution parfaitement indépendante du gouvernement.Son conseil est composé des propriétaires de 6on vaste capital, qui usent do leurs droits de propriétaires ; et quand le gouvernement s’adresse à elle et qu’elle a le plue grand désir de répondre à ses appels, les propriétaires discutent et délibèrent dans leur complète liberté et dans leur indépendance.Ainsi, nous devons être en communication continuelle avec le gouverneur de la Banque de France, et jo vais vous en donner une nouvelle prouve.J’ai invité M.le ministre des finances à m’accompagner à Bordeaux : pourquoi ?On a beaucoup dépensé à Paris pendant le siège, mais ce qu’il y a de remarquable dans ce siège mémorable, c’e3t que Paris a iguoré complètement ce qui se passait en province ; ct je lui rendrai cet hommage, c’est que Paris a espéré qu’on viendrait à son secours, c’est qu’il a vécu d’illusions—c’étaient là de généreuses illusions !—et que Paris non secouru, et déçu dans ses espérances, s’est tenu jusqu’au bout et n’a pas faibli un seul moment.Oui, je le répète, il a complètement ignoré cc qui sc passait ici.Quand nous avons dit à nos fonctionnaires financiers quelles dépenses avaient été faiteB à Tours, à Bordeaux, ils en ont été surpris, effrayés.Un membre.—Il y avait de quoi ! M.Thiers, chef du pouvoir exécutif.—Je ne veux blâmer personne ; je ne suis pas de ceux qui incriminent si sévèrement le passé.Non ; je suis étranger aux hommes qui ont gouverné pendant cet espace do temps.Mais Dieu me garde de les accuser ! je sais trop bien comment il est facile d’accuser ceux qui ont agi.(C’est vrai ! c’est vrai ! ) Cependant il y a eu des fautes énormes commises.M.le ministre des finances avait besoin d’établir un bilan II est venu ici ; il y a travaillé.Ce bilan était indispensable pour servir de fondement aux propositions que nous aurons à vous faire.Mais sur le champ on a appelé M.le ministre à Paris, pareequ’il était nécessaire qu’il fût non-seulement auprès du gouverneur de la Banque, mais en relations directes avec tous les chefs de la finance ; car il faut nous adresser à tous les grands capitalistes de l’Eurpe.Et a cet égard je dois dire que le crédit do la France, au milieu de se9 malheurs, est resté si solide quo toute l’Europe lui offre les ressources financières dont elle peut avoir besoin.(Vifs applaudissements.) Mais croyez vous, messieurs, qu’en voulant déplacer une capitale, on peut déplacer du même coup les grandes créations du temps ?E3t-cc que vous croyez qu’en essayant do déplacer une capitale, ou peut déplacer aussi la Banquo et le grand marché des capitaux ?Croyez-vous qu’il serait possible do transporter lo marché dans cette belle ville, de qui nous avons reçu une si gracieuse et 6i obligeante hospitalité ?(Marques d assentiment.) Non ! elle a son commerce qui est une bes richesses de la France ; mais elle n’est pas le grand marché des capitaux.11 a donc fallu que M.le ministre des finances quittât mémo ce travail qu’il avait commencé, qu’il avait laissé inachevé, pour se transporter dans ce grand marché des capitaux auxquels nous avons maintenant à nous adresser.Vous le voyez, voilà déjà deux ministres des affaires étrangères et celui das finances,—et j’en vais citer un troisième, —qui sont forcément à Paris.Et quand on nous dit de transporter le gouvernement tout entier à Bordeaux, je mo demande si nous lo pouvons, s’il serait utile que M.le ministre des affaires étrangères, du lieu d'etre auprès du gouvernement prussien, fut ici ; quo M.le ministre des finances au lieu d’être au milieu des finances et des établissements do finances, fut ici.(Non ! non !) Maintenant, je vais citer le troisième, dont je vous parlais tout à l’heure,—le ministre de l’intérieur.Messieurs, oui c’est vrai, des menaces ont été faites à l’ordre public : il ne faut passe les dissimuler do mémo qu’il no faut pas non pins les grossir.Il y aurait autant de danger à se les exagérer qu’à chercher à les oublier et à les méconnaître.Co qui s’est passé à Paris est [rave, sans doute ; cependant, il est entré, lans les récits qu’on a fait beaucoup d’erreurs, d’erreurs involontaires, et devant ces erreurs involontaires, il faut so conduire avec une patriotique prudence.(Très bien ! très bien !) Je dois donc lo dire, le jour où les Prussiens ont commis la faute,—que peut-être ils regrettent aujourd’hui, (mouvement)—d'entrer dans Paris, qu’ils ont été obligés d’évacuer on 48 heures, car ils ont été fidèles à l’engagement qu’ils avaient pris avec nous, le jour où les Prussiens sont entrés dans Paris, une grande émotion s’e6t emparée de la population parisienne ; c’était une émotion très graudo et très concevable.dit-cllo, n’était pas en danger, elle n’avait nul besoin qu’on lui fit ce sacrifice ; pourquoi donc renoncer à uno des dernières réunions do la saison ?Elle obtint co qu’elle voulait, mais je crus voir un secret mécontentement snr le front de son mari.Co matin, je suis allée voir Francine, elle se plaignait de lassitude et d’ennui, et, selon l’habitude des personnes qui ne savent pas employer le temps, elle près sait l’avenir de ses vœux et désirait que l’été ct les bains do mer vinssent lui rendre de la fraîcheur et des forces.—Tu t’épuises dan9 cette vie mondaine, lui dis-je.Reste chez toi, goûte un peu de repos entre ton mari et ton enfant, et ta santé reviendra, tu seras fraîche et contente comme on doit l'etro à vingt ans.—A vingt ans on doit s’amuser, il me semble, me répondit-elle vivement.Réserve-ton les fêtes pour les femmes de quarante ans, ma sœur?—Non, lui dis-je, essayant do rire, quoique les romanciers essayent do les mettre a la mode, mais avoue que l’excès des fêtes cc des voilles vieillit et use môme les femmos do vingt ans.—Jo suis un pou fatiguée, j’en conviens, mais au moins jo vis.Une exietenco comme celle que tu voudrais me faire est une espèce de mort ; je ne saurais la supporter.—Ma pauvre enfant, lni dis-je, tu comprends peu combien la vio est chose sérieuse et combien est insensé qui gaspille son bonheur et celui des autres.Crois-tu que Raymond soit heureux ?—Pourquoi pas ?répondit-elle avec indifference.S'il désirait un autre bonheur, il fallait qu’il épousât une femme de son âge, grave et pleine d’expérience.Il pouvait choisir, ma sœur, f Je fie m’arrêtai pas à la secrète alla sion que je crus trouver sous ces paroles, ct je lui dis : —Ta mère, Francine, était bien plus jeune que notre père, et cependant, quels exemples de dévouement et de travail ne t’a-t-ello pas laissés ?elle n’a pas cru que sa jeunesse fût une raison pour s'exempter des devoirs d’une femme ct d’une mère ! Francine avait rougi, et elle répondit à demi-voix : —Ce n'est pas la mémo chose ! notre fortune.— N’empêche pas que tu ne doives être uno bonne femme pour Raymond, une bonne mère pour Paul.— N’nimé-je pas mon fils?—Qui en doute?mais tu lo laisses à dos mains mercenaires, il te connaît à peine, tu n’as pa9 ou son premier sourire, tu n’auras pas sa première parole ! — Allons, répondit Francine eu s’efforçant de paraître gaie, je vois que pour toi, Octavic, il n’est pas do bonheur hors de la médiocrité ; que ton idéal est celui du vieux Philémon et de son antique Baucis.Heureux de ne devoir à pas lin domestique Le plaisir ou le gré des soins qu’ils so rendaient I Apres ccttc plaisanterie, clic détourna la conversation ; je n’avais rien obtenu et n’obtiendrai rien.Mau.Bourdon.(d continuer-) COURRIER DU CANADA.Le général si feme, fi sage, qui commande la force publique dans la capitale, a cru prudent,—et, pour ma part, je l’approuve d’avoir agi comme il a fait.__a crll prudent de déplacer une assez grande quantité d’artillerie, qui était déposée près dcB lieux où les Prussiens avaient consenti à se renfermer.Une portion do la population do Paris a voulu aider an transport de cotte artillerie, et, dans ce raouvemeut un peu tumultueux, un certain nombre de pièces ont été portées dans des lieux élevés où la population croyait les mettre en sûreté contre les intentions qu'elle prêtait à l’armée prussienne, et que, je dois le dire, l’armée prussienne n’avait pas conçues.(Mouvements en sens divers.) Messieurs, il faut que vous sachiez la chambre comme le pays ne s’en raient que mieux trouvés.Les votes et les discoure qui ont illustré la séance de vendredi no sont, les nus et les autres, qu’une répétition des votes ot discours des deux séances précédentes.Un des deux votes pris samedi, avant .n seconde lecture des résolutions, fait 2xeep:ion à cette règle : la chambre, annuyée sans doute de 1 exercice do la votation, s’est ralliée presque toute entière :iutonr du gouvernement et a laissé le député qui avait provoqué le vote dans un isolement humiliant.Le patron de cet amendement si titre : JYos croises, ou histoire anecdotique de Vexpédition des volontaires canadiens à Home.Nous avons parcouru avec un vif intérêt ces pages encore toutes humides du contact du l’actualité et, eu déposant !o livre, nous nous sommes dit : voilà un livre qui fora son chemin, quand bien même co no serait qu’en considération do la grandeur de l’œuvre qu’il esquisse.Co livre se vomi à la librairie de M.Léger Brousseau pour la modique somme d’un écu.Roch s’il no rend pas, en réalité, plus do services qu’une simple boîte a lettre fixée nu coin d’une rue?BULLETIN RELIGIEUX La clôture de lu retraite pour les hommes, il St.Roch, aura lieu le jour de la Quasimodo.Mgr.l’Archcvèquo présidera lui-mfi-me à la cérémonie.Ce sera s:i première visite officielle à St.Koch.tout.Le mouvement de là population j piteusement expédié n’est ni plus ni «mHctonna firms sa nrpmmvn îmnnUinn.r _ _ .• parisienne, dans sa première impulsion, n’avait rien de coupable ; cependant il a été exploité par des hommes mal inten- moinr» que Sir A.T.Galt.L’amendement a etc rejeté sur une donnés, de vrais coupables ; ils s'en sont division de 120 voix contre 7 ; il était servis comme d’un moyen pour égarer la conçu .\ pe., près en ces -.ormes : population de la capitale.Mais tous les jours cette population s’éclaire ; tous les jours elle voit qu’on avait abusé de son patriotisme.Nous avons l'espérance fondée de l’éclairer entièrement, de la ramoner et de pouvoir éviter, je dis le mot, la guerre.(Mouvement.) Mes collègues et moi, messieurs, sur tous les pointe de la tâche qui nous est confiée, et qui est la réorganisation du pays, nous pensons de môme.Si l’ordre est sérieusement et définitivement troublé, comptez sur notre dévouement pour le rétablir avec la dernière énergie.(Vive approbation sur un grand nombre de bancs.) Nous ne parlementons pas avec l’émeute,—cela n’a jamais été l’habitude de ma vie ;—mais nous ne sommes pas si pressés de jeter le pays dans la guerre civile avec tous ses horreurs, et si nous pouvons éviter l’efiusion du saug par l’attitude de l'armée, par sa force imposante, par le calme du gouvernement, nous serons trop heureux de venir vous dire que cette extrémité qui un moment a effrayé la France, il a été possible de la conjurer.(Très bien ! très bien !) S'il faut maintenir l’ordre, nous le maintiendrons, quelle que soit la condition.Tant que nous aurons* le pouvoir entre nos “ Que l’adresse soumettant les résolutions à Sa Majesté no soit lue pour la seconde fois que lundi, alin de permettre à la chambre de déclarer que tout en acceptant les conditions d’union de la Colombie, elle n’entend pas prendre rengagement de construire quand même, dans dix ans, le chemin de fer du Pacifique.” # A la lia do la sôauce de samedi les Communes ont siégé e:i comité général sur le budget et adopté quelques items des estimés.La colonisation dans les Cantons de VEst : tel est le titre d'une brochure qui porte la facture du gouvernement et qui vient de sortir des.ateliers du Courrier de Saint-Hyacinthe.Cotte brochure, dans laquelle on trouve une foule de renseignements sur les débuts, les progrès et l’avenir do la colonisation des Cantons de l'Est, est l’œuvre d’un zuljé agent d'immigration et de colonisation, M.l’abbé J.13.Chartier.Tous ceux qui portent quelque intérêt â la colonisation liront avec profit cet qui n, entre autres mérites, ouvrage u Manitoba.celui d'être complet et d'etre éciit à un point de vue pratique.- ¦ .4k • Le Baron de Si.Castin.mmmmm La légis;ature de la piovince confodé- | .Nous traduisons, du dernier numéro du rée de Manitoba est entrée en session le ytiC.Dominion Monthly,l’extiaitsuivaut 15 mars et une dépêche nous apporte le ' qlie uos lecteurs liront avec plaisir.C’est Nécrologie.Nous avons la douleur d'approndre la mort de M.Philippo Vincent,Senior, (ThcouSathast) l’un des chefs Ilurou, arrivée jeudi à la jeune Lorette.M.Vincent était figé do 59 ans et 11 mois et était le père de M.Prospère Vincent (SaSatonncu) premier prêtre Huron.L’enterrement a eu lieu aujourd’hui h Lorette.Mort île la reine de Suède.Une dépêche du câble annonce la mort, à Stockholm, do la reine do Suède.La défunte reine appartenait à la maison d’Orangc et avait épousé le petit-fils du général français Bernadette, alors prince royal de Suède, en 1S27.texte du discours du Trône.Le discours dit nn met de toutes les questions d’actualité peur la nouvelle province, et, en particulier, des voies de communication à l'état de projet qui doivent relier Manitoba au centre de la un brief aperçu de la vie d'un homme qui s'est illustré par une lutte opiniâtre, contre les anglais.Il commandait la vaillante tribu des Àbénaquis, ces Français de l'Amérique comme on les a appelés, et c’est en Acadie qu’ont en lieu ces combats sanglants, dignes d’une épopée, confederation.Parmi ces voies de coin muiiïcation il en est une qui fera, par où une petite tribu sauvage vendit chè- inaine, soyez sûrs que la loi fera respec- exce-leuce; les affaires de Manitoba, le ( reiuent sa liberté et arrosa de son sang chemin de 1er du Pacifique, et le gou- eî de celui des envahisseurs la terre où verneur Archibald ne s 2st pas fait faute donnaient les cendres de scs ancêtres, de .aire allusion à cette gigantesque Parlant des aventuriers qui se sont entreprise et aux profits que devront j fait UQ n0|n cn Amérique, cette revue en tirer se* administres.met au premier rang le baron de St.Eh bien, messieurs, cette question si j Le discours n est m trop long m tiop Castin.Nous ferons néanmoins reinar-grave qui exige à la fois l’énergie froide court et il constitue un programme de : cr qlie Ic baron de St.Castin avec ses et le calme dans le general qui comman- session fort sortable.de, et beaucoup de tact politique dans 1 tée ; mais si nous pouvons éviter de répandre le sang, nous nous ferons honneur d’avoir résolu la difficulté de cette manière pacifique, et vous nous approuverez tous, j’en ai la confiance.(Oui ! oui !—Applaudissements prolongés.) Après la lecture du discours du Trône, j pfttrie ot qu-;i cst difficile de ré|)I.i; t'assemblée législative a procédé à l’élec- .ces onfants dll désert.D’ailleurs, n les hommes qui sont placés à côté de lui, je vous demande si nous pouvions la confier, comme on nous le propose, à un préfet et à un général.(Non, non.—Sourires.) Un préfet !.Il y aurait un préfet suffisant pour veiller à lui seul â la so- _ ., ,, .__ ._ _r lutiou de cette grave question ! Un pré- semblée legislative de Manitoba, M.fet possédant ce mélange de prudence et | Royal était assurément le mieux qualifié do iermeté?.Si vous 1 avez, messieurs, j poui remplir la fonction de Président.donnez-nous le donc.(Rires sur un grand L’Adresse cn réponse au discours du nombres de bancs.) Au! vous causeriez i m .,A, , ,r T , à tons mes collègues et à moi, cn parti-1 ^r0LC a Prol-t°'tje Par Joseph culier, un véritable soulagement, car { L)ubuc el secondée par M.Thomas sauvages combattait pour le sol de la mer , nous tion de son président.Le choix de la | CPi>yon8 qn’en fait de trahison et de bri-chambre est tombé sur M.Joseph Royal, ci-dcvant irédacteur-en-chef du Nouveau-1 Monde.De tous les membres de l'as- nous pourrions venir vous dire : Messieurs, voilà le chef du gouvernement, c'est à lui qu’il faut vous adresser (Nouveaux rires d’assentiment.) C'est là ce qui nous a porté messieurs, à penser que c’était nous tous ensemble, sans exception, nous tous, unis, Burn ; elle a été adoptée d'emblée et sans division.pouvant nous entendre à tout moment, président ; les honorables MM.Donald autrement que par correspondance, qui devions résoudre une question de cet ordre.(Approbation.) 11 ne 6’est pas écoulé un seul jour de la semaine passée qu’on ne m’ait demandé de me rendre à Paris ; il n’y a pas eu un jour où je n'aie été plein de douleurs de ne pouvoir m’y rendre personnellement ; car mon devoir, celui que vous m’avez imposé, c’est d'etre là.toujours là.Quelques membres à gauche.— Et nous aussi gandage,les Abénaquis n’avaient pas à en montrer aux Anglais surtout sur la presqu’île de l’Acadie.L’histoire a jugé et certes le beau rôle n’est pas resté aux fils de lu blanche Albion.u Parmi les premiers habitants de l’Acadie il en est un qui semble le typo le plus extraordinaire do la classe d'hommes qui nous occupe.C’est le baron de St.Castin, né à Berne, en Suisse.Capitaine dans le fameux régiment de Carignan, il se distingua parses services militaires^en Hongrie, dans les guerres contre les Turcs.Il vint dans la Nouvelle-France en 1GG5.Lorsque son régiment fut licencié et que ses soldats eurent accepté les conditions favorables qui les portèrent à se fixer en Canada, il s’établit lui-même sur le Richelieu, mais bientôt lassé do cette ^ vie oisive, il abandonna scs pénates du Ca- Gunu, Colin, Inkster, M7.Ogletree, nada pour aller demeurer au milieu des forêts, Francis Dauphnaie, J.Ilamelin et le , a Pentagoet^ (Penobscot.) Là, il fraternisa Dr.O'Donnell.M.Molynetix, de Saint-Jean, a été nommé greffier de l’Assemblée-Législa-tivc, M.Thomas Spcncc, greffier du Conseil-Législatif.• —- - — — # Bibliographie.Les messieurs suivants ont été nommés membres du couroil-légUlatif de O Manitoba : Thon.M.James McKay, Le* Dcmeiiageiirtt.Il fût du Imvetier emporté les serviettes.Plutôt qui* de rentrer nu logis les umiiis nettes.C’est lo cas encore aujourd’hui des soldats prussiens de Guillaume le déménageur.Grâce à leur esprit d’organisation, dit le Paris-Journal, ils ont froidement réglementé les rapines qu'ils n’ont cessé de commettre chez nous.A cet effet leurs juifs brocanteurs so sont constitués eu un conseil suprême qui, sous la présidence d’un ingénieur badois, s’efforce de tirer le meilleur parti possible de ces larcins.Que chacun reconnaisse les siens ! C’est le Journal de BCdc qui donne la nomenclature des objets à vendre à Hausbaden prè3 de Bedonvillcr (duché de Bade), à un prix avantageux, chez M.Maclily qui s’intitule ingénieur et qui est à coup sûr ingénieux.1.Un secrétaire en bois de rose, tombeau à coulisses avec galerie bien dorée et une tablette de marbre, avec caisse , garniture bien dorée, serrures avec clés à trèfles.Co beau secrétaire a appartenu à Louis XVI et vient du garde-meuble de Paris (trè3 bien conservé.) 2.Une table unique, madame de Pompadour, avec incrustations délicates et minutieuses.3.Une cousolo dorée avec marbre Louis XVI, provenant du garde-meuble de Paris.4.Le mobilier Je Cimpératrice Joséphine entrevue avec Bismarck.Les deux personnages ont discuté l’état des affaires dans Paris.A la suite d’uno réoeption conrtoise et d’un bout do eonvorsation dans laquelle le prince a exprimé combien il appréciait l’attitude sensée et logique du peuple et du gouvernement américains pendant la gnerre ; qu’il est faux que T Allemagne ait adressé nn messago aux Rouges déclarant qu’elle n’interviendrait nullement, mais qu’ollo maintiendrait des rolatious amicales ; et qu’il règne cn Angleterre une fausse impression concernant la position de l’Allemagne vis-à-vis les émeutiers de Paris, par suite d’uno mauvaise traduction d’utie lettro du général Schlotter.Le Journal Officiel a fait diro au général Schlottor que los allemands garderaiont une attitude amicale taut qu’ou no se mêlerai!; pas d’eux : o’était “ attitude passive ” au lieu do “ attitude amicale.” Il ay a eu quo trois dépêches envoyées do Berlin relativement aux émeutes ; doux do ces dépêches avaient un caractère complètement militairo ; l’une d’elle adressée par lui-même à Favre, a été mésintcrprétéc.BicutGt l’Allemagne n’intervicudra plus dans les affaires intérieures de Frauce, mais la France dovra observer et respecter toutes les stipulations du traité et si, pour les oxécutcr, lo gouvernement légitime de Franco a besoin d’aido, l’Allemagne lui prêtera main forte cn uno certaine mesure.L’Allemagne aidera aussi lo gouvernement français à mettre les lois cn vigueur et à rétablir l’ordre en exigeant la stricto exécution des préliminaires de la paix.En outre l’Allemagne gardera une attitude passive, donnera toutes les facilités de concentrer les troupes du gouvernement et si la chose est nécessaire, aidera Tliicrs à abattre la Commune do Paris, il déclare que le gou reniement régulier est le seul compétent pour assurer à l’Allemagne lo paiement do l’indemnité promise ot e’est pour cela qu’il l’appuiera.Il ne reconnaît dans les Rouges que do simples émeutiers, et dit que du moment que ccs individus transgresseront les conditions de la convention conclue avec lo gouvernement légitimo de la France, les allemands les traiteront comme des émeutiers et les disperseront par la force des armes ; mais tant qu’ils ne viendront pas en contravention aux stipulations, ils :cront laissés tranquilles.Havane, 27.Le général Modesta Diaz, chef rebolle, a surpris dans le voisinage doBayamo, un corps de 70 hommes d’un régiment de la Havane.Les espagnole, après une légère résistance sc sont enfuis, mais à l’cxcoption do leur chef, tous ont été faits prisonniers et fusillés.Diaz a aussi surpris une troupo de cavalerie et tué douze cavaliers.Londres, 31 mars.t Des nouvelles do Paris constatent qu’à midi hier, le Comité sous-central a remis ses pou voirs au Conseil do la Commune et une proclamation annonçant co fait aux citoyens a été émise.Un décret a été aussi rendu public, abolissant la conscription et disant qu’aucune force, la garde Nationale exceptée, ne sera introduite dans Paris et ordonnant à tou6 les citoyens en Un Comité Exécutif a ma dlvulSunsé-quemment, empêchera la calvitie.Libre de toutes les substances délétères qui composent les préparations dangereuses et pernicieuses pour les cheveux, le 44 \ icon, ne peut que leur être avantageux sans leur nuire.S’il ne vous faut simplement qu une AVIS auxparents.LA POMPE Mères sauvez vos Lufants j Submergée à double force, LES CELEBRES I lie gêlllllt pas î- PASTILLES A VERS.1 | *—***—** urmsioM! iirumim!! 000 On exécute à l’imprimerie C ArrlvéJEiifin.7«rç est u» des cnt« «t des plu sahuiri» ‘,lu9 «H-¦o iiniii à l’approbation publique sur '¦»!• ta II rend l'erprit brillMt ct parfaitement clair Si on la prend habituellement, il du.»,, i vitalité et de l'énergie à torn les organes du £ ll Par l'usage de ce remède nn homme de Jo !’!- reprendra autant de vigueur que s'il N ,"n!’ do 30 ans ct il cit fortement licommaufi A t‘ee sonnes do constitution délicato.“Ul C’est le remède favori des Daines de l’Orient «¦paiement.• wicntpi,n Ü « TONIQUE TURC AUABASA# Tenu en dépôt chez les principaux DmguUu.,,, Epiciers do la puissance.b Uà hoSlès8 Pre8cri‘,liün8 voir les “WuotU*f«r ,(t A rendre par J.W.McLEOD, Pharmacien-Droguiste Porto St.Jean, Quel/oc.GREFFIERS, NOTAIRES.¦000* FACTUMS, ROLES D’EVALUATION LISTES ALPHABETIQUES.000 BIABCS DE COMPTES, CARTES D’AFFAIRES, CIRCULAIRES 5 LETTRES FUNERAIRES.OOO- Oa peut voir un Module et on peut acquérir le droit do construire co genre de clôture, en s’adressant à LÉGER BROÜSSEAÜ, 7, Rue Buade, Québec.Québec, 1er Juillet 1870.1035 CELEBRES SAVONS ou aperçu sur le Chevalier BENOIST ET QUELQUES FAMILLES CONTEMPORAINES.Ouvrage illustré contenant plu9 do 600 pages.Agent, Québec.864 Conservatoire National de Musique de Québec.LE Directeur du Conservatoire a l’honneur d’annoncer que l’établissement est ouvert aux élèves depuis le 1er Septembre.Les élèves sont priés de donner leurs noms à rétablissement No.2, rue Petit Richmond, faubourg St.Jean, rue plus basse que les Sœurs Grises.A.DESS A NB, Directeur.CONDITIO N S.I.eçoiiN l'art iculJèrcN.Pour le Piano, le Chant, la Vocalisation, la Harpe, Y Orgue Y Harmonie écrite, Y Harmonie appliquée au piano, la Composition, l’Accompagnement du Plain-Chant.Une J heure de leçon particulière, deux fois par semaine, $10 par quartier, 20 leçons.Leçons en Cours.Une heure de leçon collective, 2 fois par semaine $1 par mois payable d’avance.Voyez le programme publié en Février 1870.D’IBERVl L L K OU LE Jean Bai l Canadien ET LA BAIE PittnoNLyneh & , K.V CES magnifiques instruments sont en vente dans Je même établissement.Ils sont recommandés pour leur solidité an climat, leur richesse do ton, ainsi que par leur bon marché.Québec, 2 sept.1870—1m 1072 PRECIS HISTORIQUE OT7 ABRÈGE DE L’histoire du Canada, Am aperçu nr lu principaux penomagu dn FAIS.Ceux qui désirent «e procurer leu volumea iuï- iitE n’ont qu’à «’adresser à I W-EK bkoummka U, Qui est chargé de recevoir des commandes à ce sujet.Québec Janvier 1871.DE AIORSTATT EN VENTE A LA LIBRAIRIE DD “ COURRIER DU CANADA.” LES SAVONS nouveaux suivants, venant de la célébré manufacture de MORSTATT.SAVON de jleur de ris d'un parfum exquis.SAVON de souffre recommandé par les médecins les plus éminents.SA VON camphré, pour les gerçures des mains.SAVON de mic ’ SAVON de gycerine, reconnu pout des effets hygiéniques sur la peau.SAVON brun dit Windsor Castle.SAVON économique, pour faire disparaître les tâches et rugosités de la peau.SAVON d'alumine, l'agent le plus énergique et en même temps le moins dangereux pour laver la peau.iS’^4 VON de Pierre-ponce que les dames devraient toujours avoir sur leurs tables de toilette.SA VON d.'Amandes ¦ SAVON Alliance.SA VON Lis de la Vallée.SA VON Pétroline.SA VON Spermaceti.SAVON de Comme de Ccncvièvre, recommandé par la Faculté dans les cas de la maladies de la peau.SA VON de Gruau, pour blanchir, assouplir et embellir la peau.-AUSSI— POUDRE pour la toilette des dames, POUDRE de violette pour les enfants.- LEGER BR4IUMEAV, CASTES DE VISITES D’ADRESSES, JDE COMMERCE, ETC., ETC.OOO QuéteCf 23 Novembre 1870.7, Rue Buade.Haute-Ville.PROGRAMMES 5 ¦¦OOO• ¦OOO- LIVRES, BROCHURES.¦GOO> LA variété et le grand nombre de caractères typographiques d que possède l’établissement nous permettent a’exécuter les il de|luxe impressions qui nous seront coufiées, de manière tFeatisfairo' les goûts les plus difficiles, de même, que nos presses mues par la vapeur nous mettent sous le plus court délai.Qnlbec,' 2SflN o vtinbft 1870.Québec, 29 Août 1870.10GG Aux Laitiers ! 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