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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 27 octobre 1873
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1873-10-27, Collections de BAnQ.

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!7eine année // QUEBEC, LUNDI 27 OCTOBRE 1873 Numéro 112 LE DD JOURNAL INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J'ESPERE ET .T’AIME Feuilleton du “ Courrier du Canada.” 27 OCTOBRE 1873.“T- Frîi ii ce.Il faut une certaine attention NOUVELLE.Louis Vayssierc à Jules de Sauve, son bon rt fidèle ami.[Suite.) .II.“ Et Lotta qui semblait redevenue presque joyeuse prit clans sa poche et tendit vivement à la communiante le beau chapelet bien monté en or.cc La jeune fille parée et voilée prit le bijou et considéra un instant sans parler cette douce et pale ligure.—Et vous ma bonne amie, vous ne laites pas aujourd’hui votre première communion ?demanda-t-elle.Les deux jeunes lilies étaient à peu près de meme taille et paraissaient l’une et l'autre avoir près de treize ans.—Non.oh ! non,—soupira Lotta dont les yeux s emplirent de larmes.—Oli ! Mademoiselle, puisque vous m’appelez votre amie, priez le lion Dieu pour moi : j’ai bien besoin de son secours.“ Quand elle eut achevé ces mots, elle lit un mouvement pour partir, mais l'étrangère la retint.La pauvre Lotta avait cc privilège particulier aux natures d'élite, d’inspirer à première vue un intérêt inexpliqué, d'une puissance et d’un charme étranges.—Nous ne pouvons pas nous quitter ainsi, reprit l'autre enfant.Ne vous dois-je pas beaucoup de reconnaissance pour le plaisir que vous me faites ?—Priez Dieu pour moi.demoiselle,—répéta ma petite hôtesse.—Aujourd’hui, Dieu vous écoutera, et vous m’aurez tout payé.—Non, ce n’est pas assez.Dites-moi qui vous êtes, où vous demeurez; je voudrais vous revoir,—dit la jeune demoiselle qui avait échangé tout bas quelques mots avec sa gouvernante.—Je m’appelle Lotta ou Lottcheïi, et je demeure chez ma grand’mère, qui a un magasin de chapeaux de paille dans la première rue adroite, à quelques pas d'ici.Graiul’môre s’appelle Madame Schultze, et elle a pour enseigne.à la Bible de Luther,—ajouta la pauvre enfant, en poussant un long soupir et en baissant la tète.“ Puis elle lit un modeste salut, et s’éloigna, avant qu’aucun de nous eut pu la retenir.—Une bien charmante enfant, et qui paraît vraiment allligée, dit alors la dame.—Vous causiez tout à l’heure avec elle, Monsieur ; pourriez-vous nous donner quelques renseignements sur elle-même et sur sa famille Y Je me rendis très-volontiers à cette proposition, et j’accompagnai ces dames dans la petite cour du cloître, où j’appris bientôt que la jeune communiante s’appelait AV il-1 tait pas en péril lesi helmine de Steindahl, et apparte- fune.Seulement, coi nait à l’une des plus nobles familles de la ville.Bientôt aussi j’eus conté de l’histoire de ma petite hôtesse, tout ce qui pouvait intéresser et toucher des cœurs purs.Plus d’une fois, tandis que je parlais, je vis les larmes venir aux yeux de Wilhclminc.—Consolez Lotta, Monsieur,—me dit-elle en partant.—Dites-lui de prendre courage, et dites-lui aussi que nous la reverrons.Elle pourra voir des jours meilleurs ; qu’elle ait confiance en nous et en Dieu.de force de cette article n’est pas dans l’argumentation, mais dans l’orthographe.L’argumentation n’a rien de saillant, elle est meme plutôt fade; l’orthographe est meurtrière.L'Ordre écrit le mot roi avec un y grec : roy.Il semble que cela ne soit rien, mais cela dit tout.Roy par un y grec est barbare, moyen-âge, tyrannique, rétrograde, en un mot tout ce qu’il ne faut pas et tout ce qui nous menace avec IIenri\ \r.Roi par un i français ou corse est libéral, progressif, presque républicain comme le fut Napoléon.Sous le tyran Louis XVI, homme affamé de carnage, on écrivait roy ; à partir du doux et pacifique Bonaparte, on écrivit “ S.M.l’empereur et roi ”, et la liberté commença de luire.Ce fut S.M.l’empereur et roi qui le premier introduisit les Prussiens, et qui créa son fils roi de Rome, mais roi sans y grec, et dès lors la chose n’offrait pas d’inconvénient.Quand il n’y a plus d’y grec, il n’y a pas de tyrannie.Si un conseil quelconque de l’empereur d’Allemagne voulait bien de Napoléon IV, mais ne le voulait pas sous le titre d’empereur, on lui donnerait la roiavlê, s* III.Wilhclmine de Steindahl tint religieusement sa promesse, et ma chère petite Lotta eut alors quelques jours plus doux et plus joyeux.Un soir en revenant de l'église, je vis la jeune fille noble, avec sa dame de compagnie, entrer dans le magasin ; elle lit empiète de plusieurs chapeaux de paille, et raconta sans doute longuement à Mme Schultze l’histoire du chapelet, en y ajoutant de grands éloges sur la gentillesse de Lotta,car j’entendis ma vieille hôtesse dire sa petite-fille, au moment où je passais dans le corridor : — Une belle et noble famille que .,.,, .celle des barons de bteindahl ! Ce \ , r .i i , • de 1 Ordre sur la royauté.La trran- sont les gens les plus aimables et les plus généreux de la ville, et la demoiselle paraît avoir toutes les bonnes qualités de ses parents.‘Quel dommage que ce soient des papistes ! En dépit de cette condamnation portée par l’austère vieille femme qui pensait faire acte de ferveur religieuse, en recevant avec une certaine froideur les avances d’une noble jeune fille professant un autre culte que le sien, Wilhclmine ne se découragea point et parvint à se rapprocher chaque jour davantage de sa nouvelle amie.Avec cette finesse d’esprit propre à son sexe, elle sut trouver, au début, mille prétextes pour se montrer fréquemment à la Bible de Luther.Les promenades et les toilettes lui fournissaient Je bons moyens pour cela.C’étaient des chapeaux à blanchir, à changer de forme, des corbeilles de fine paille à acheter pour emporter les goûters mangés sur l’herbe.Bientôt, en sa qualité d'excellente pratique, la jeune baronne de Steindahl eut acquis un certain empire sur la propriétaire du magasin.Elle en profita d’abord pour demander que Lotta apportât les commandes, puis pour obtenir que Mme Shultze laissât parfois l’enfant quelq ues instants chez elle.Elle n’avait que des frères, disait-elle.et s’ennuyait de n’avoir point d’amie â la maison.Puis elle expliqua à la vieille marchande que sa petite Lotta était d’une adresse étonnante, et que si elle consentait que l’enfant prit quelques leçons de Mlle Rosa, la femme de chambre de la baronne, elle serait bientôt en état de garnir des chapeaux, ce qui augmenterait sensiblement le produit de la vente.Enfin, Mme Kessler gouvernante, ajouterait à ces enseignements quelques leçons d’écriture et de calcul ; il ne tenait donc qu’à Mme Schultze de mettre sa lille en état de diriger un jour un des meilleurs magasins de la ville.Or, comme je l'ai déjà dit, notre fervente luthérienne savait compter ; elle était mère, et l’avenir de l’enfant.l’inquiétait ; elle était vieille et la misère lui faisait peur ; elle était prévoyante et rangée et tout le respect qu’elle portait à la Bible de Luther ne l'empêchait pas d’en porter un, au moins aussi profond, à sa caisse et à son grand livre.D’ailleurs, il n’était nullement question de religion dans tout ceci ; Wilhclmine, dans ses conversations et ses plaidoyers, avait profondément évité toute allusion à de Lotta, à la sienne propre, aux pratiques pieuses qu’on observait dans sa maison.La vieille femme consentit donc, sans trop de peine, à accepter ses offres généreuses, pour assurer le bien-être matériel de son enfant, du moment où, selon elle, on ne met- intérêts de son comme elle conservait une méfiance invincible contre la messe, la communion, le culte des saints, etc., et toute ce qui constituait pour elle les idolâtries du papisme, elle usait à cet égard des plus minutieuses précautions.Ainsi Lotta ne se rendait jamais à l’hôtel de Steindahl avant deux heures de l’après-midi, car Mme Schultze savait que la messe se dit le matin, et Wilhclmine aurait pu entraîner Lotta à la messe.Le vendredi et le dimanche, l’enfant était aussi invariablementcon-signéc à la maison, car, le dimanche, les cloches annonçant l’olfice ans y.grec, et tout serait sauvé.C’est 1’// grec quj fait le mal, et il est indélébile.Nous disons que Y y grec n’y est plus, que nous écrivons roi comme tout le monde.Vaine ruse ! Si nous insistions, Y Ordre nous ferait remarquer que nous écrivons royauté, et nous serions battus.L'y grec est caché sous 17 corse.Henri V ne serait pas plutôt proclamé que l’on verrait Y y grec reparaître, et tous les maux avec lui.L'y grec est inhérent aux Bourbons.Un Bourbon ne peut s’empêcher d’être roy, et d’amener tous les maux et toutes Ici injures qui naissent de la royauté.Les démocrates sont ici comme en beaucoup de choses d’accord avec les impérialistes.11 y a un démocrate nommé M.Desonnazqui prépare une brochure intitulée: Le Roy.L’intelligent peuple de France ne comprend pas tout, mais il comprend cela, et il s’écrie : Point de roy.Le prince Napoléon, qui ne se refuse pas le mot pour rire, ajoute en son particulier : Point de Rou/ter ! et Al.Boulier, qui a aussi ses gaietés plus discrètes, dit : Point de roué ! Alais tout cela signifie : Vive l’empereur ! ’ Comme nous l'avons dit, en dehors de l’orthographe, l’article de Y Ordre est faible.Il roule sur les dissentiments qui éclatent dans le parti du comte de Chambord.Si l’on veut compter les dissentiments, le parti bonarpartiste n’en manque pas.11 en a davantage.AI.Boulier et le prince Napoléon,la tête autoritaire et la queue rouge,la roiaute et la République peuvent s’accorder, non s'entendre.Le parti du comte de Chambord est plus aisément disciplinable : si diverses opinions y existent, il n’a cependant qu’une tête et qu’un cœur, llien ne prévaudra en lui contre le principe qui l’a formé.AI.le comte de Chambord n’a pas seulement autour de lui des légitimistes de naissance et des hommes qui veulent des places ; il représente autre chose que sa sortune.lia aussi, et c’est le grand nombre, des convertis de l’anarchie, des hommes qui en ont assez de la Révolution et qui veulent le présent à l’avenir.Les bonapartistes ne sont point dans cc cas là.La fermeté du comte de Chambord a fait la réconciliation de sa famille, et elle a réconcilié aux fils de Louis-Philippe, sans débats et sans résistance, les hostilités les plus légitimes et nous pouvons dire les plus enracinées.C’est un exemple de ce que peut faire un principe.La même fermeté en réconciliera d’autres dissentiments et les réconciliera avec la France.Ceux qui ne voudront pas venir à lui ne veiTont venir à eux personne.Ils trouveront des complices, points d’amis.Les amis viendront au comte de Chambord des rangs de ceux qu’ils auront trompés.Tout ce qui prolongera l’anarchie, sous quelque nom qu’elle se déguise, fera des recrues pour la royauté.A présentée port est ouvert, et l’espérance de se réfugier ailleurs est perdue.L’Ordre veut exploiter les plus bas sentiments, en disant que la monarchie “ trouvera un moyen “ de rendre à la noblesse un rang “ exceptionnel et voudra faire des Ci des prêtres une garde noire autour “ du trône.Ce sont des paroles pétroleuses, qui font écho aux avances rouges accueillies par le prince Napoléon.Le parti bonapartiste à sa noblesse comme les autres.11 ne compte pas choisir ses préfets, ses juges et ses hauts fonctionnaires parmi les débris de la Commune.Cependant, il faut contenter aussi ce monde-là.Il ne trouvera pas là ^autant de facilité et d’abnégation que le comte de Chambord est assuré d’en rencontrer parmi ses amis.Nous croyons que Y Ordre ferait bien de renoncer à cette mauvaise guerre et de crier tout simplement : Point de Roy ! Ce cri implique tout le reste, et il échappe mieux aux représailles de la raison.Louis V EU ILLOT.—— L'Autriche cil 1773 et en 1873.* Rome, 14 septembre.Marie-Thérèse, au déclin de sa vie, commit une grande faute ; elle se prêta au premier partage de la Pologne.Elle en sentit bientôt le remords, et voici ce qu’elle écrivait à AI.de Kaunitz, l’Andrassy de ce tetnps-là: “ Dans ma jeunesse, quand j’étais enceinte et ne savais plus où accoucher, au milieu de la guerre de Sept Ans, j’eus le bonheur de pouvoir dire : Alon Dieu et mon droit m’aideront.Alais ici le droit et le bon sens sont contre nous.J’ai honte de me montrer en public, tant je soulfre de cette action que vous trouvez si belle.” L’instinct royal de cette grande souveraine lui faisait pressentir que la part qui était échue à l’Autriche dans ce grand pillage ne porterait pas bonheur à sa race.Le ministre qui y contraignait l’infortunée princesse et “ trouvait cette action si belle ”, ne se doutait guère qu’en ce moment même l’ennemi de l’Autriche, le flatteur de la Prusse, le digne llomère de Frédéric 11, Voltaire, en un mot, écrivait à son patron prussien, le 18 Novembre 177o : “ On prétend que c’est vous Sire, qui avez imaginé le partage de la Pologne, et je le crois, parce qu'il y a là du génie." A un siècle de distance, le successeur de Kaunitz est encore en parfait accord avec le valet du successeur de Frédéric.Comment cela se lait-il, sinon parce Vienne, lors même que tout son la Prusse, la Russie et l’Italie ; règne n’eût pas été une longue cons- qu’au dedans les finances de l’Etat piration contre l’Autriche.Qu’on et celles des particuliers s’effon-n’objecte pas qu’au point où en drent ; que le mécontentement est étaient les choses, ne pas l’inviter partout ; que les peuples se eût été l’offenser et que cette offen- désaffectionnent de plus en plus se eût rendu inévitable une guerre de la dynastie, parce qu’ils ne avec l’Italie et,par suite, avec l’Al- trouvent plus dans ce centre de lemagne.D’abord, est-il bien cer- leur union ni force ni gloire ni mê-tain iiue la question se fût posée me repos pour leur conscience.Le dans ces termes ?En second lieu, Slave, disent les observateurs, sou-n’y avait-il pas moyen d’adresser pire vers la Russie, l’Allemand re-au roi subalpin une de ces invita- garde du côté de Berlin, l’Italien tious banales, peu engageantes qui, cherche des yeux le Quirinal.C’est sans offrir prétexte à une querelle, encore un partage qui se prépare, ne sauraientdétermin r une visite/ comme celui que pleurait Alarie Les diplomates n’ont pas de leçons Thérèse et dont Voltaire félicitait à recevoir pour la rédaction de ces le “ génie ” de Frédéric, mais par-sortes de lettres plus que tièdesjtage encore plus lamentable, car ' ce n’est plus seulement Finise Polo- nue, ce sont les apprêts funestes du Finis-Austria*.Puissent se tromper ceux dont nous rapportons ici les discours.Alais cela ne suffirait pas à nous consoler, tant que les hommes d’Etat prussiens et Italiens pourront dire que l’Autriche ne saurait vivre plus longtemps.Un tel langage venant de tels hommes donne le droit de tout prévoir et de tout un chef capable de la finir.C’est que des situations indentiques là sa force, elle est à l'abri d'un coup de scrutin.Ce fils de France, du soir résonnaient toute 1 apres-1 - n’était jusqu’au 4 septembre midi, et les tentations se multi-j >uu.pr£ncipC et un sentiment, pliaient dans ^les églises \ le ven- maintenant une politique, est .~ .êt dmli^ étant religieusement observe ja geuie désintéressée de l'intérê à 1 hotel du baron, 1 enfant aurait personnel de ses partisans.On m pu consentir a pratiquer U maujre îui demande rien avant l’intérê ont coutume de ramener des vues et des sentiments qui se ressemblent?Aujourd’hui comme alors, la Prusse, plus clairvoyante que sa rivale, sait très-bien que tout ce qui lui est profitable est nuisible à l’Autriche.Le voyage Victor-Emmanuel à Vienne et à Berlin proli- aux bords de la semaine, en manière de pro- uu chef ü lcur donue ce qu>ils de.testation contre 1 antique abus.mandent.Il veulent bien sacrifier (àjuivre.) Jamais, non, jamais Victor Emmanuel n’aurait dû être reçu à dont on ne peut ni se fâcher ni se déclarer satisfait.Au surplus, nous n’admettons pas, en thèse générale, que les questions se posent ainsi fatalement d’elles-mêmes.Nous croyons à la logique des faits, nullement à la fatalité.S’il est vrai qu’aujour-d’hui l’empereur François-Joseph se soit vu pris entre tant d’écueils qu’il ne lui restât d’autre issue que de se jeter dans les bras de son plus funeste ennemi, cela prouve- [craindre, rait tout simplement que ses ministres, les uns après les autres, l’ont conduit, pilotes malhabiles ou perfides, dans cette situation désespérée.L’excuse accuserait donc ceux qui l’allèguent.S’ils viennent nous dire qu’après la cession de la Vénétie, l’empereur était dans l’obligation de reconnaître le roi d'I talie, nous répondrons : mais qui est-ce qui l'obligeait à en faire un ami ?Après l'invasion de Rome, n’avait-il pas une splendide occasion de rappeler son ambassadeur de Florence ?La Prusse avait alors assez de besogne en France et ne pouvait épouser les querelles de VItalie, dès lors son alliée sAns doute, mais alliée inavouée et inavouable.Loin de mettre à profit cette favorable occurence, AI.de Beust.non-seulement autorisa maie s contraignit M.de Kubeck a se transporter à Rome.AI.de Beûst, il est vrai, était le seul homme qui, pour être conséquent avec lui-même, dût en agir ainsi.Ayant poussé les Piémontais à profiter des embarras de la France pour forcer les murs de Rome, il était naturel qu’il les fit escorter par son ambassadeur.Alais François-Joseph qui, quelques mois plus tard, sous l'influence d’une intrigue de cour, sut se débarrasser de cet homme fatal, que ne l’éloignait-il de ses conseils, dès le 20 Septembre, pour adopter résolument une politique réparatrice et noblement autrichienne.La Russie, toute amie de la Prusse qu’elle fait profession d’être, a bien su saisir le moment pour convoquer, au milieu du fracas des armes, une conférence à Londres, * où elle a fait rectifier cc qui la blessait dans le traité de Paris.La Prusse qui avait besoin de sa neutralité l’a laissée faire.L’Autriche ne pouvait-elle alors faire acheter aussi sa neutralité au prix d’une attitude indépendante en Italie ?Elle n’en a eu l’idée ni le courage, et voilà comment elle se trouve en face d’une Italie doublée de la Prusse et redoublée de la Russie.Depuis lors elle s’est évertuée à vivre de complaisances, de gconces-sions, de cajoleries à l’adresse du premier auteur de ses malheurs.La visite de cet homme, personnification de toutes les hontes de la politique moderne,est le dernier opprobre auquel on l’ait réduite.Les ministres de François-Joseph ont inventé l’exposition de Vienne comme un jouet destiné à détourner sa pensée du spjctaclc de sa détresse.Cet étalage dispendieux des produits de l’industrie devait relever le prestige de l’Autriche.C’était une pacifique revanche du désastre de Sadowa.Et cette exposition n’a fait que consumer la ruine de ce malheureureux empire.Tous les hommes d’Etat qui ont visité l’exposition viennoise reviennent en disant que c'est le dernier éclat d'un flambeau prêt à s’éteindre, qu’au dehors l'Autriche tremble sous les chaînes dont l’enserrent Le Constihdionncl nous permettra do revenir sur son erreur d’hier, qui est grave.Il prétend nous faire dire que le comte de Chambord veut la royauté pour lui, et non pour la France.Nos paroles ne se prêtent aucunement à cette méprise.Nous avons dit que le comte de Chambord ne veut être roi que pour la France, pour qu’elle règne avec lui, sur elle-même d’abord, ce qui ne tarderait pas de changer la politique de l’Europe, laquelle est et sera de plus en plus absolument révolutionnaire sans ce changement.Roi avec la Révolution, le Constitutionnel n’y fait pas d’obstacle.Au contraire, il le prie d’agréer cette royauté.Mais ce serait là précisément n’être roi que pour lui.La France, restant en révolution, n’y gagnerait rien.(Test a quoi le comte de Chambord ne peut consentir.On lui propose d'être roi pour régner et ne pas gouverner, selon la condition imbécile des rois constitutionnels et fainéants.Cette condition était proposée à Bonaparte par Sieyès ; on sait ce qu’il répondit.Le comte de Chambord à la même proposition, répond plus poliment et à meilleur titre que la royauté oisive convient moins en cure aujourd’hui aux intérêts de la France et à lui-même.Il veut régner et gouverner.Si là dessus, on lui insinue à voix basse qu’il doit savoir qu’un roi gouverne toujours, il réplique que les choses en France sont assez difficiles sans qu’on y ajoute par ces sous-entendus, dont l’interprétation devient une source de discordes.Il ne mit pas être accusé de fausse parole, et son honneur réprouve tout ce qui aurait l’air d’une duplicité et d’une subtilité.11 sait quel parti la Révolution n’en tire.C’est ainsi, pour nous, que nous comprenons son attitude.Nous la trouvons loyale et lière, et, par là même, très politique.Elle montre un grand caractère ; celui dont nous avons surtout besoiu.Si cependant l’opinion est repoussée par ce qui devrait l’attirer, tant pis pour l’opinion et pour la malheureuse France.Elle n’a nul moyen d’être sincèrement consultée.Abominablement trompée par tant de clameurs, elle ne sait ni ce qu’il lui faut ni même ce qu’elle veut.Son salut lui est offert.Elle le refusera peut-être, et toutes les probabilités, en ce cas, sont qu'il en résultera pour elle des malheurs insondables et plus inouïs que ceux dont elle est déjà frappée.La faute n’en sera pas imputée à l’homme de bien qui n’a voulu tromper personne et qui aura lait à son pays l’honneur de ne pas lui dissimuler la vérité.Que penserait le Coustitutionntl d’un médecin qui dirait : “ Je puis faire de bonnes ordonnances et qui guériraient ce malade; mais parc O qu’il ne voudrait pas les suivre, j’en composerai d’autres qui lui i LE CÜl'RRIEH DU CANADA.plairont et qui laisseront agir la natuie.Cependant je serai son médecin tout de même, à cause de la gloire et des gages.” Voilà le médecin et le roi pour lui-même.Plus ou moins nos rois constitutionnels ont gouverné de la sorte.Par eux, nous sommes devenus plus malades que nous n’étions, après les avoir chassés trop tard, dans un accès de la terrible fièvre qu’ils laissaient agir.Le comte de Chambord 11e veut pas les imiter.C’est une grande puérilité ou une grande mauvaise loi de considérer le Comte de Chambord comme un ambitieux qui se prépare à prendre la dîme sur tous les biens, sur tous les honneurs, et qui a conçu la pensée de régner en France à la façon dos tyrans de l’antiquité ou de l’ancien grand Turc.Ceux qui se font le tort de croire cela, se figurent qu’ils 11e sont plus chrétiens et prennent trop au sé-rieuxj qu’ils nous pardonnent le mot, les énormes bêtises qu’ils ont coutume de lire et d’écrire.Us n’ont pas encore tant que cela perdu le sens élevé et fier du christianisme.Un tyran régulier 11’est pas possible chez nous.Les avcntu-1 riers diversement effroyables qui s’y succèdent depuis cent ans, quoique généralement dépourvus par la nature et par l’art de tout sens moral et chrétien, n’ont jamais pu l’essayer longtemps.Vous savez à peu près ce que vous avez à craindre de la sottise forcenée de tel ou tel prétendant révolutionnaire, et la terreur qui les pousse à vous terrifier n’a pas eu le temps de sortir de vos souvenirs.Croyez-vous que M.le comte de Chambord songe à vous faire une commune royaliste ?S’il était de cette trempe, il 11e vous ferait pas ses conditions et il accepterait les vôtres.Voyez mieux l’homme qui s’offre à vous.Il est temps d’y prendre garde.Vous 11’avez plus qu’un mois.Si vous 21e l'acceptez pas, vous aurez les autres.Ou la monarchie ou l’anarchie, ou la religion ou l’athéisme.Aujourd’hui, plus de dextérité qui puisse tenir le de Scott.Toutefois il est condamné à subir son procès aux prochaines assises ! .Riel.Kiel passe à l’état de légende.Il est partout et n’est nulle part.Son nom suffit pour exciter des milliers, pour chauffer au rouge la rage des grits, pour augmenter le respect de toute une province envers celui qu’elle considère comme son protecteur.De fait, lîiel est tout un drapeau, il représente, il personni-I fie un principe.Son nom, auprès de ses concitoyens, est le synonime de bravoure, dévouement, protection.Quand les Métis étaient sous la domination tyi'annique d’une compagnie égoïste, ce fut un Kiel qui le premier leva la tête, protesta au nom du droit et de la civilisation, et soulagea ses frères de l’humiliant fardeau qui les accablait.Quand cette compagnie eut remis sa charte, et que les émissaires d’un prétendu lieutenant - gouverneur menacèrent cette belle province d’exactions et de nouvelles ismomi- qu’on a fait venir exprès de Rome.Quant à Riel, la prudence lui commande de ne rien précipiter : sa bravoure deviendrait témérité.Qu’il se sacrifie plutôt quelques semaines encore, dans l’intérêt de la paix publique.Son nom est grand, mais il grandira encore.I.e cliscourN du troue.Le discours du trône, programme abrégé des mesures ministérielles, a été reçu avec moins de huées et peut-être plus de découragement de la part de l'opposition que la première prorogation.Depuis plusieurs jours, l’opposition se disait certaine u qu’il y aurait rupture entre le gouverneur et les ministres au sujet de la rédaction de ce document et qu'il s'en suivrait le renvoi du ministère.” C’est le premier désappointement; à moins de complications imprévues, ça ne sera pas le dernier.• Le discours annonce que le rapport de la commission va être incontinent soumis aux chambres.Les commissaires se sont contentés de transmettre les témoignages et nies, un autre Riel, le fils du pre- jIes documents.Ils n’expriment allouer, protesta à son tour.Toute |cune °Piniou- Sur ce point encore, ._ _ 1» • , • 1 1 « .« « « m I a «A a A • .-v .% .« * ¦ i.1 .1.I .• I I la population, les anglais comme les français, les catholiques comme les protestants se pressèrent autour de lui, et se mirent sous son égide.C'en était trop : oser se défendre contre des attaques illégales repousser de perfides envahisseurs, lutter contre une force brutale mais non légale, quel crime ! Dès lors Riel fut voué aux gémonies.Puis vint l’exécution de Scott, fait regrettable, mais—dans la surexcitation des esprits—jugé nécessaire.Les grits s’emparèrent avec bonheur de cet incident.Leur haine trouvait un prétexte qui semblait milieu.Vous craignez tant la mes-|P us Plausible.La loi du • sang se et les hypocrites ! Le comte de Chambord 11e vous forcera point d’aller à la messe ; les autres vous feront aller où ils voudront ; il vous imposèrent une autre hypocrisie que vous ne dédaignerez point.Il est certain qu’un vote pour le comte de Chambord ferait beaucoup de royalistes ; mais un vote contraire fera incomparablement plus de républicains.Ce qui arrivera ensuite vous l’ignorez.Vous savez seulement qu’il ne sei'a plus question de conditions constitutionnelles, et moins encore 0 de drapeau tricolore.Si le chiffon n’est pas lavé, il prend la couleur du sang, et il la garde.Loris Veuillot.SOMMAIRE DE LA PREMIERE PAGE Feuilletox—botta.France.L’Autriche en 1773 et en 1873.CANADA, QUEBEC, 27 OCTOBRE 1873.Un verdict qui en vaut la peine.Lord Dufferin a envoyé deux dépêches au gouvernement anglais, expliquant sa conduite au sujet de la prorogation et de la commission et redatant tous les faits.L?gouvernement anglais, après avoir soigneusement examiné ces documents, et les avoir soumis aux officiers en loi, a répondu à Lord Dufferin : " Vous avez bien fait.” Les rouges sont épatés, éreintés, abasourdis.Le Globe s’écrie : personne n’a accusé le gouverneur d’avoir agi mconstitutionncUcment ! ” L’on dirait que les rédacteurs du Globe ne lisent pas les journaux, ne se lisent pas eux-mêmes, et n’entendent pas leurs orateurs.La cause de Lord Dufferin contre ces plats insulteurs est gagnée.Il n’est plus “ laquais, ” mais il est et a Toujours été le digne et intelligent représentant de la couronne britannique.ù .Léplne.Nous avons parcouru tous les té-moiqnages, et rien n’est prouvé contre lui au sujet de l’exécution pour sang ” fut proclamée, et l’on jura de n’avoir de repos que quand l’on aurait étanché la soif de la haine dans le sang du président choisi par toute une nation.Depuis lors, des années se sont écoulées.Riel s’est rendu utile à son pays.Sans lui, l'admission du Nord-Ouest dans la confédération était impossible.On a sollicité et il a accordé son prestige pour la pacification et l’annexion du domaine qu’il commandait.Plus tard, l’un des chefs conservateurs dut son siège dans les communes à son noble désintéressement.Il y a donc du cœur et de l’intelligence chez cet homme.Raison de plus pour que les grits le maudissent et l’exècrent.Maintenant qu’il est de nouveau l’elu de son peuple, des menaces de mort se font entendre à son adresse.Les orangistes, cette société qui travaille secrètement pour l'ordre et la morale, fomentent les haines et le fanatisme.Eli bien, où veut-on en venir ?Est-il réellement décidé qu’il doit y avoir une guerre intestine en Canada?Ne sait-on pas que les Métis en élisant Riel ont juré de le protéger, et qu'ils protégeront sa personne et vengeraient sa mémoire.Certes, si nous voulions nous aussi déterrer la hache de la guerre, si nous voulions chercher dans le passé les causes de haine et les sujets de vengeance, il nous serait bien facile de faire des appels émouvants aux passions populaires.Mais nous préférons la paix, la concorde, l’entente.Dans notre province, toute les origines, toutes les croyances vivent dans l’harmonie.Hélas! faut-il que des cœurs gâtés et des cerveaux vides comme ceux de certains grits cherchent sans cesse à détruire cette union ! Et pourtant, ils trouvent des amis dans notre province, ils y ont des alliés qui leur tendent la main pour monter au pouvoir ! Et ces amis nous demandent de les joindre ! Espérons que le gouvernement va se hâter d’obtenir l’amnistie l’opposition avait fait erreur.Elle prétendait que les commissaires jugeraient l’accusation, et décideraient la cause.De là, grand bruit, violation de privilèges, insulte aux chambres et à la moralité publique ! 11 est par trop malheureux qu'une aussi noble indignation tombe à faux.Toutefois, il y a lieu de reprise.La compagnie du Pacifique a remis son contrat.Quelque soit le mode qu’adoptera le gouvernement pour construire le Pacifique, l’artère la plus vitale du Canada, la voie obligée entre l’Atlantique et le Pacifique, l'opposition pourra encore s’indigner.Le gouvernement aura beau faire, sa conduite sera révoltante! Que nos rouges ne sedécou-l'agent donc point.Nous avons bate de voir le bill au sujet de la représentation.Il y a là matière à de sérieuses réformes.Quant à la loi de faillite, nous avons déjà fait connaître 110s vues.La loi actuelle protège la fraude, encourage le marchand incapable, enrichit quelques syndics au détriment des créanciers, et condamne le marchand honnête à enfouir une partie considérable de son actif dans des frais inutiles.Nous aurons l’occasion de revenir sur cette importante question qui mérite la plus sérieuse attention.La formation de la cour générale d’appel est annoncée depuis longtemps.C'est une autre question délicate au point de vue de la juridiction et de l’opportunité.L’inspection, la navigation, l’émigration, voilà trois grands sujets qu’il faudra améliorer encore longtemps, mais qui ont déjà fréquemment occupé nos législateurs.Le discours nous annonce l’état prospère de nos finances.Somme toute, le premier acte du gouvernement donne bien peu prise à la critique, et l’opposition va sans doute être forcée de prendre la tangente pour trouver matière à l’explosion de sa profonde indignation, condensée, comprimée, refoulée depuis tantôt de si longues années.Non Excellence le lieutenant-gouverneur au couvent de Nt.Koch.Mercredi, leurs Excellences, M.et madame Caron, accompagnés du major Amyot A.I).C., d’une partie de leur famille et de quelques autres person nos, ont été reçues au couvent des Dames de la Congrégation à St.Rocli.Ayant été empêchées l’année dernière, d’assister à la distribution des prix, leurs Excellences ont bien voulu faire une visite spéciale à cette florissante institution.Elles ont d’abord visité le département des externes : sept cents élèves au moins étaient groupées là dans lin ordre parfait, formant un spectacle vraiment curieux et intéressant.Du chant, une adresse, la demande d’un grand congé-composaient cette première partie du programme; et leurs Excellences exprimèrent à plusieurs reprises leur admira lion sur le nombre immense et la bonne tenue des enfants qui fréquentent les classes de l’externat.On se rendit ensuite à la grande salle res, au nombre de plus de trois cents Entre deux morceaux de musique parfaitement exécutés, une adresse de bienvenue, sous forme de dialogue, fut prononcée par trois élèves.Dans cette adresse-011 lit très délicatement allusion aux ser, vices rendus par Thon.Caron au couvent dcSaint-Roch lors du grand incendie (le 1845, ainsi qu'aux membres de la famille du gouverneur qui ont pris, à la Congrégation de Notre-Dame, une partie de leur éducation.• Son Excellence lit à cette adresse la ré ponse que nous donnons plus bas ; et la fête se termina par la présentation de deux magnifiques bouquets à M.et Mme Caron, qui accordèrent gracieusement un grand congé à toute la communauté.Xi/x’ élèves de la Congrégation de Noire-Dame de Saint-Roc h de Québec.Mesdemoiselles, .Je suis heureux de vous entendre dire dans votre charmante adresse que cette visite, retardée plus qui» je 11e l'aurais voulu, 11e vousen est pas moins agréable, qu’au contraire, elle vous cause un grand plaisir que je partage sincèrement avec vous.En ellèt, comment ne me pas réjouir en visitant une communauté qui a lait et qui fait, depuis tant d’années, dans cette intéressante localité et ailleurs, r.ie somme de bien si considérable, et dont, cependant, elle n'est pas satisfaite, puisqu'elle veut l'augmenter encore au moyen de nouveaux sacrifices qu'elle s'impose avec un dévouement sans égal.Ces considérations d'intérêt public ne sont pas les seules qui me rendent cette visite agréable : elle me rappelle en outre que j’ai eu avec la communauté des rapports intimes et (le longue durée ; elle me rappelle surtout que plusieurs membres de ma famille y ont pris une partie de leur éducation religieuse, à leur grande satisfaction et à la mienne.Quant à ce que vous dites au sujet de ce que j'ai l'ait à l'égard de la communauté, lors du grand incendie de Saint Roch, (n'avant fait en cette occasion que ce que je devais, ce quelle méritait et ce que m’imposait ma position, 1 j'en ai perdu le souvenir, je suis tout surpris mais bien satisfait de ce que ce souvenir ait été ganté dans la communauté.Recevez, mesdemoiselles, mes remer-cieme ‘ts et ceux des personnes qui m'ac comp* gnent, pour les agréables moments que vous nous avez procurés; acceptez nos félicitations pour les succès que vous avez remportés, et les progrès dont vous ave., fait preuve ; ils dénotent le zèle et l’habileté de vos excellentes, maîtresses aussi bien que votre application et votre aptitude à l'étude.En retour des souhaits que vous avez faits pour la famille et pour moi même, agréez les nôtres pour votre prospérité et le bonheur de chacune tie vous dans les diverses positions où la Providence vous appellera.Présentez à vos dicnes maîtresses nos félicitations.110s respects et nos remerciements pour le tiouble quelles se sont donné en préparent celte agréable réeep lion.Québec, 2*2 oct.1873.—[Communiqué.) .(le l’institution où se trouvaient réunies promise, entr autres a Mgr.Taché, les pensionnaires et les demi-pensionnai- la jurisdiction de Charles Dorion, écuyer, de*la ville de Sorel, magistrat de district, au district do Richelieu, dans les matières criminelles.Concert .Mazurctte.Le concert de vendredi a été un succès complet sous tous les rapports.L'artiste principal, M.Mazurette s'y est surpassé, et les tonnerres d'applaudissements et les encore ont du lui prouver que Québec sait apprécier son talent.Nous ne croyons pas qu’aucun artiste ait jamais fait rendre au piano tant de sons variés.C'est à se demander si nous ne sommes pas victimes d’une supercherie, et s'il n'y a pas derrière les toiles, un instrument étranger qui vient au secours du piano.La dernière chance d'entendre M.Mazurette sera de se rendre demain soir, à la Salle Jacques Cartier, où assisté des artistes qui l'accompagnent, M.Mazurette donnera un concert au profit de la Saint Vincent de Paul.Il v aura foule.- — • Acte» olliclelft.HUI»EAU nu SECRÉTAIRE.Québec, 22 oct.Il a plu à Son Excellence le lieutenant-gouverneur en Conseil, d'adjoindre Hospice Desjardins et Joseph Sirois, écuyers, de Sainte-Anne de la Pocatière, dans le comté de Kamouraska, à la commission de la paix pour le district de Kamouraska.Québec, 22 oct.Il a plu à Son Excellence le lieutenant-gouverneur en Conseil, de nommer Joseph-Octave Gagné, écuyer, greffier de la cour de Magistrat, siégeant en la paroisse de Saint-Sylvestre, dans le comté de Lotbinièrc.Québec, 22 oct.Il a plus à Son Excellence le lieutenant-gouverneur de faire les nominations suivantes : Juge de paix.Pour le district de Québec.—Owen Murphy, de la cité de Québec, et Louis Carmichaell de Saint Pierre de Charles-bourg, écuyers.Pour le districl de Montréal.—James Rose, Charles Stanhope Watson, et William Miller Ramsay, écuyers, de la cité de Montréal.Pour le district• de Gaspé.—Joseph Eden, écuyer, du Bassin de Gaspin.Juges de paix sous l'autorité de l'acte 33, Victoria, chapitre 12.Pour le district do Saguenay—Samuel Strong et William Henry Parsons, écuyers, de Moi sic,1Thomas McGregor Roberts, écuyer, de la cité de Montréal, et Edward Pope, écuyer, do la Pointe sud-ouest de Pile (l’Anticosti.Commissaire perdedimus potestatem pour faire prêter serment aux membres de VAssemblée legislative de Quebec.Peter-Paul-Ernest Smith, écuyer.Québec, 22 oct.Il a plu
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