Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 8 septembre 1879, lundi 8 septembre 1879
ABcmc Année i\o SO'-Edition quotidieniie-Beme annee Lundi 8 Septembre 1879 îrn (fanak JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J’ESPÈRE ET J’AIME.I.vh iirotonoliiIreN i%|MiHtolU|iien [Suite et Jin.\ IV.—CONSTITUTION DE DIE IX.Pour mettre un frein à une foule d’abus et d’usurpations, qui donnaient lieu aux plaintes les plus graves de la part des évêques, Pie IX a publié, le 29 août 1872, la constitution A postalicte Sedis, qui règle définitivement les droits et les privilèges des protonotaires ad instar, lin voici les divers articles : 1.Les protonotaires, dont le nom ligure dans Y Annuaire pontifical, peuvent se dire de la famille pontificale et prêtais domestiques, d’après les déclarations expresses de Sixte IV, de Paul III et de Sixte-Quint.Non-seulement ils jouissent de ce titre, mais encore de tous les privilèges qui y sont inhérents.2.Le costume prélatice dont ils usent, se compose du col, des bas, de la soutane à queue, de la ceinture et du mantelet, le tout de couleur violette ; seule la barette est noire et ne peut-être d’une autre couleur.3.Le costume prélatice se porte avec le rochet sous le mantelet aux processions et fonctions sacrées ; partout ailleurs, on se contente du mantelet sans le rochet.Avec ce costume, sont formellement interdits l’anneau et la croix pectorale.Cependant, dans l’usage habituel de la vie, les protonotaires le portent à Rome.4.L’habit ordinaire se compose du col et des bas violets, de la soutane noire agrémentée de.rouire, d’une ceinture et d’un manteau violets, enfin d’un chapeau noir à cordons roses, auxquels il n’est pas permis de mêler des fils d’or.En habit prélatice, les protonotaires précèdent tous les prêtres, les chanoines pris individuellement et les supérieurs des ordres religieux qui n’ont pas le privilège, des pontificaux ; mais ils viennent après les vicaires généraux ou capitulaires, les chanoines en corps et les abbés mi-trés.Les protonotaires participants ont, au contraire, ^préséance sur ces derniers.G.L’habit prélatice donne droit dans les fonctions à ne pas faire la génuflexion devant la croix, mais seulement à incliner la tête, comme font les chanoines des cathédrales ; de plus, à rencensement à deux coups et à une place spéciale au chœur.7.Les protonotaires, qui sont en même temps chanoines ou dignités, doivent, dans leur église, revêtir le costume propre à cette église ; ils ne gardent alors que la soutane et la ceinture violettes et prennent place au rang que le droit leur assigne.S’ils préféraient porter le costume prélatice, ils occuperaient alors une place spéciale, mais perdraient les distributions afférentes.8.L’autel portatif leur est enlevé ; mais ils ont l’usage de l’oratoire privé, que doit préalablement visiter et approuver l’ordinaire.Us y célèbrent ou font célébrer, même aux jours les plus solennels, et la messe vaut pour leurs parents et alliés qui habitent avec eux, ainsi que pour leurs domestiques.9.Ils ont rang à la chapelle papale et prennent place après les protono- taires participants.10.Ils peuvent rédiger les actes pour les causes de béatification et de canonisation, suivant la doctrine de Benoit XIV, mais à la condition qu’il n’y aura pas dans le lieu un protonotaire participant.If.On les choisit canoniquement comme conservateurs des privilèges des réguliers et autres exempts, comme juges synodaux, quoiqu’i ls n’aient pas de canonicat à la cathédrale ; comme commissaires apostoliques et juges délégués pour terminer les causes ecclésiastiques et les litiges en matière de bénéfice.Par cela seul qu’ils sont constitués réellement en dignité ecclésiastique, ils sont aptes, du consentement de l’ordinaire, à recevoir la profession de foi de ceux qui sont tenus à la faire.Les translations de pensions ecclésiastiques se font juridiquement devant eux.12.Les protonotaires ne sont nullement exempts de la Juridiction de l’ordinaire.Ils en dépendent donc entièrement pour l’exercice des pontificaux.qui n’admet d’autres limites pour le temps, le lieu et la solennité, que celles opposées par l’ordinaire, dont les prolonotaires doivent préalablement requérir l’assentiment.13.Les protonotaires ne doivent pas se croire autorisés à user de la pompe qui ne convient qu’à la dignité épiscopale.Même dans une église exempte, il leur faut le double consentement de l’évêque et du prélat de cotte église.14.Quand ils se rendent à une église pour officier, ils le font d’une manière privée, sans la cappa, qu’ils ne peuvent porter qu’aux chapelles papales et encore non déployée ; sans le chapeau pontifical, ni l’accompagnement d’un prêtre ou d’un clerc en surplis.Le clergé ne vient pas les chercher à l’entrée de l’église : ce cortège n’est dû qu’aux évêques et le cérémonial le refuse même aux abbés mitrés.Le goupillon ne leur est pas présenté, encore moins pourraient-ils asperger le peuple, car ce serait faire acte de juridiction.Quand on présente le goupillon à l’évêque suffira-gant, il se contente de s’en signer, mais ne jette pas d’eau bénite autour de lui.Enfin, à l’intérieur de l’église, ils ne peuvent bénir, comme font les évêques.15.Ils doivent s’abstenir du septième chandelier, de la crosse, du canon, du bougeoir et du prêtre assistant, toutes choses qui ne conviennent qu’aux cvêoucs.Même avec l’autorisation do l’évêque, ils ne peuvent officier au trône, car le trône n’appartient qu’à l’ordinaire du lieu ayant pleine juridiction, puisque l’évêque dans son diocèse est à la fois maître et docteur.En 1722, la Congrégation des Rites a rejeté de telles prétentions pour un évêque administrateur.Les protonotaires n’ont môme pas droit au fauteuil et ils s’as-sayent, comme le célébrant, entre les ministres, sur un banc recouvert d’une étoile de la couleur du jour.Il leur est interdit de se laver les mains en dehors de l’ofïertoire, de dire Paz vobis et de donner, à la fin de la messe, la triple bénédiction.IG.Les seuls ornements pontificaux qui leur sont octroyés, sont les bas et les sandales en soie, sans nt aucun ornement d’or ou d’argent ; des gants de soie, simplement galonnés ou brodés de soie jaune ; la dal-matique, la tunique, l’anneau d’or à une seule pierre ; la croix pectorale non gemmée, attachée par un cordon violet ; la mitre simple en toile blanche à frange de soie rouge à l’extrémité des fanons et la calotte de soie noire qui ne peut être employée que sous Ja mitre.Il est, en effet, de droit strict que ni les cardinaux, ni les évêques no i^cuvent monter à l'autel sans un induit apostolique avec la calotte sur la tête, et les seuls évêques ont été autorisés par Pie IX à la porter violette.L’anneau gemmé ne convient qu’aux pontificaux ; aussi doivent-ils s’en abstenir pour les messes basses et en dehors de la messe pontilicale.Il en est de même de la croix pectorale, puisque c’est un insigne qui ne se détache pas do l’ensemble des pontificaux et ne peut être porté isolément.17.L’usage des pontificaux est restreint seulement à la messe solennelle, à l'exclusion expresse de toute autre fonction ecclésiastique, processions, salut, vêpres, etc., excepte si cette fonction précédait ou suivait immédiatement la messe et, dans ce cas, on devrait s’abstenir des gants, de la dalmaticjuc et de la tunique.Les pontificaux sont égaleme défendus aux messes des morts.18.Aux messes basses, les protonotaires ne different pas des autres prêtres.Ainsi l’a décidé la congrégation des rites en 1592, 1G12 et 1G59.Quatre cierges paraissent contraires au décret de la même congrégation, en date du 9 février 1G75 et du 7 août 1727.Ils n’ont pas droit davantage à être assistés par deux servants, un seul devant leur suffire.19.A Rome, les protonotaires ne pouvant officier pontificalement à cause de la présence du Souverain-Pontife, en conséquence il leur est permis aux messes basses, quand ils sont en costume violet, d’avoir devant l’autel un prie-Dieu, simplement garni de deux coussins, où ils font la préparation et l’action de grâce, et prennent les ornements sacrés ; aussi d’avoir le bougeoir allumé et d’être assistés par un clerc en surplis pour tourner les pages du missel.20.Aucun protonotaire ne peut faire usage de ces privilèges qu’il n’ait obtenu du Saint-Siège des lettres apostoliques qu'il doit présenter au secrétaire du collège des protonotaires participants.Celui-ci enregistre alors ses noms, prénoms, âge, patrie et qualité, ainsi que la date d’expédition de ses lettres.Ensuite, soit par lui-même, soit par son procureur, le protonotaire fait profession de foi et prête serment entre les mains du doyen des protonotaires participants, qui lui en délivre un acte authentique, lequel est signé par le doyen et le secrétaire et muni du sceau du college.Cet acte est présenté à l’ordinaire, avec la note imprimée des privilèges inhérents au protonotariat.21.Quiconque agi autrement est déchu, par le fait même, de sa dignité, des qu’il a été deux fois averti par son ordinaire d’avoir à se conformer au droit, et s’il n’obéit pas.22.Ce règlement atteint tous les autres prélats de la cour romaine qui ont l’usage des pontificaux.23.Par concessions des Souverains-Pontifes, les chanoines de plusieurs cathédrales, comme Venise, Udine, Goritz, Padoue.etc., ont été déclarés prolonotaires ad instar.Qu’un chanoine déjà protonotaire de fait, le devienne une seconde fois nommément par la laveur du Pape, il ne s’ensuit aucune différence de dignité entre lui et ses confrères.A cette occasion, Mgr Cataldi fait remarquer que les chanoines des trois basiliques patriarcales do Rome, Saint-Jean de Latran, Saint-Pierre et Sainte-Marie-Majeure, sont de droit protonotaires ad instar, à condition qu’ils prêtent le serment requis.Enfui Riganti affirme que, quand le protonotariat est uni au canonicat, si le prélat sc démet de ses fonctions de chanoine, il n’en reste pas moins protonotaire.Si le protonotaire tient son titre de son canonicat, il ne peut faire usage du privilège que dans l’église à laquelle il est attaché, à moins que la huile de concession n’ait étendu le privilège à toutes les églises du diocèse.Les constitutions de Tie VIL et de Pie IX défendent également de porter les insignes soit à Rome, soit individuellement, car ils n’ont été accordés qu’aux collèges et non aux personnes.24.La présente constitution n’entend pas déroger aux droits, privilèges et exemptions accordés par Pie IX, le 9 février 1853, au collège des protonotaires participants.V.—PRIVILÈGES DES PROTONOTA III ES PARTICIPANTS.Le bref Quamvis peculiares établit les restrictions suivantes aux constitutions spéciales de Sixte-Quint et de Grégoire XVI.Le collège des protonotaires est autorisé, comme l’ont déclaré Urbain VIII et Benoît XIV, à conférer le grade de docteur en théologie et en droit canonique et civil, soit ensemble, soit séparément, à huit personnes seulement, quatre pour la théologie et quatre pour le droit, chaque année, pourvu qu’elles soient réellement présentes à Rome, et à condition que les protonotaires feront personnellement et collégialement un examen diligent et rigoureux.Le collège doit préalablement,sous peine de nullité, en référer au Saint-Siège.Si le nombre n’était pas complété dans l’année, il ne pourrait l’être les années suivantes.Cinq prolono-taires au moins doivent être présents aux examens, et si ce nombre ne pouvait être complet, on appellerait pour la circonstance des professeurs de l’Université romaine.Après chaque promotion annuelle, la congrégation des cardinaux préposée aux études doit en être informée, afin que le secrétaire en fasse mention sur les registres.Le privilège, conféré par Sixte-Quint, de créer, chaque année, un protonotaire titulaire, est dorénavant subordonné à l’assentiment préalable du Saint-Siège, à qui il faut en référer pour chaque personne en par ticulier.Les sept protonotaires participants continuent d’être libres et exempts des ordinaires et de leur juridiction, pour dépendre immédiatement du Siège apostolique.Ils ont encore le privilège de l’autel portatif, avec cette condition, toutefois, qu’ils ne puissent jamais l’ériger dans des maisons étrangères, à moins qu’ils ne les habitent occasionnellement pour cause de voyage ou d’hospitalité.L’autel portatif sera toujours érigé dans un lieu décent, et la messe qu’ils célébreront eux-mêmes, ou feront célébrer par un autre prêtre séculier ou régulier dûment approuvé, servira pour l'accomplissement du précepte ecclésiastique, même dans les fêtes solennelles, aux protonotaires eux-mêmes, à leurs parents et alliés qui cohabitent leur maison, aux personnes de leur service et de leur suite et jamais à d’autres.X.Barrier de Montault, prélat de la Maison de S.S.La Gazette des Tribunaux publie le récit qui suit d’un odieux attentat commis dans la journée de mercredi, entre Claraart et Meudon : “ Un odieux attentat a été commis entre Clamart et Meudon, sur les sé | îniiiaristes des Missions-Etrangères ; un individu resté inconnu a tiré sur j eux un coup de fusil et a blessé trois de ces séminaristes.! “ Le séminaire des Missions-Etran- gères, dont la maison principale se trouve à Paris, rue du Bac, possède depuis quarante ans environ, à Meudon, une vaste propriété servant de maison de campagne aux séminaristes qui, chaque année, viennent y passer trois mois.j “ Jamais, depuis quarante ans, les 1 séminaristes n’avaient é( ?injuriés ou menacés.Dimanche dernier, pour la première fois, quatre d’entre eux, revenant de Paris, étaient grossièrement insultés par des voyageurs venus à i Meudon pour y passer la journée, et , pour mettre un terme à cette scène honteuse, la police avait dû intervenir.: “ Dimanche dernier, tous les sémi- ; naristes, présents à la maison de Meu-| don, s’étaient rendus à Clamart pour 1 assister aux offices de l’adoration perpétuelle.Le lendemain, une cinquantaine des aspirants retournaient à Clamart, et mardi soir, enfin, dernier jour de la cérémonie, trente d’entre eux revenaient à Meudon, vers neuf heures du soir.“ Les trente aspirants venaient de traverser le carrefour de la Petite-Flaine où se trouve élevé un aéromc-tre et s’engageaient dans celui des IIuit-Routes, aboutissant à ce carrefour, et qui, passant près de l’établissement occupé par le génie militaire, les conduisait chez eux.Le dernier groupe, composé de trois aspirants, arrivait à l’entrée de cette route,quand soudain un coup de feu se fit entendre.“ Trois séminaristes étaient atteints par les projectiles, et run d’eux ayant crié : “ Sauvons-nous, on nous tire dessus, ” tout le monde se mit à fuir.“ L’un des blessés ayant perdu connaissance, ses camarades le transportèrent jusqu’au séminaire.M.le docteur Chanu, immédiatement prévenu, so rendit en toute hâte près des blessés.“Le premier,nommé Louis Laurent, âgé de vingt-quatre ans, né à Cer-cueur (Vosges), avait été atteint par dix-huit grains de plomb : sept à l’épaule droite, un au cou, trois dans les jambes, un à la pointe de chaque coude et cinq dans le dos.* Après un premier pansement, le docteur ajugé l’état du blessé assez grave pour nécessiter son transport immédiat a la maison des Frères de Saint-Jean-de-Dieu, rue Oudinot.“ Le second Blessé, nommé Gustavo Fouillard, âgé de vingt-sept ans, avait été atteint par le plomb aux deux coudes ; le troisième enfin, nommé Joseph Cliaussanjan, âgé de vingt-trois ans, avait reçu dans la tête, près de la tonsure, un grain de plomb qui n’a pu être retiré.Ces deux dernières blessures sont heureusement sans gravité.“ Le maréchal des logis de gendarmerie, prévenu le lendemain matin, par la rumeur publique, des faits qui s’étaient passés la veille au soir, se rendit au séminaire et commença une information.Quelques-uns des assistants se joignirent aux deux blessés, et l’on se rendit à l’endroit où avait eu lieu l’attentat.“ Le maréchal des logis fit prendre aux séminaristes la place qu’ils occupaient au moment où l’on tirait sur eux et put ainsi se rendre compte de l'endroit où devait se trouver le mal fai tour pour faire feu.“ En continuant ses perquisitions,le maréchal des logis trouvait, sur la lisière du bois, une bourre de fusil ayant été faite avec un morceau de journal et portant l’empreinte de plombs de mémo calibre que ceux retirés des blessures des séminaristes.A quelques pas plus loin et sous bois se voyait sur l'herbe foulée remplacement qu’avait occupé le malfaiteur, et, à quelques pas de cet emplacement, quatre grains de plomb du même calibre étaient incrustés dans le bois du treillage placé entre le fourré et la route.“ Le parquet de Seine-et-Üise,immédiatement informé, a donné l’ordre de poursuivre l’information.“ Le commissaire de police de Meudon, voyant une certaine coincidence entre les faits qui s’étaient produits dimanche soir et ceux arrivés deux jours après,on avisa la police de sûreté a Paris ; mais, d’après les renseignements recueillis sur les individus qui, le dimanche, auraient proféré des injures contre les séminaristes, il est certain qu’ils ne peuvent être, en aucune façon, impliqués dans l’attentat commis mardi soir.“ L’information se poursuit.” 11 est une réflexion qui viendra naturellement à l’esprit de quiconque sera mis au courant des faits rapportés par la Gazette des Tribunaux.D’ordinaire, quand un crime est commis, c’est par l’excitation d’un sentiment particulier qui pousse l’assassin à se défaire de quelqu’un qu’il déteste personnellement.Ici, rien de pareil.Selon une expression familière, mais énergique, l’assassin qui s’est lâchement embusqué pour tirer sur des séminaristes, a tire “ dans le tas ”, et il n'a pas tenu à lui que la décharge ne causât la mort de quelqu’un d’en- Feuilleton du Courrier du Canada }uerkc.8 Septembre 1879—No 51 DES FOURRURES.Par Jules Verne.[suite.] —On s’exposera, mon lieutenant,” répondit le sergent Long.Jasper Hobson serra la main du sergent, dont le dévouement lui était bien connu.On pourrait croire que Jasper Hobson et le sergent Long exagéraient quand ils regardaient comme pouvant causer la mort la subite impression d’un tel froid sur l’organisme.Mais, habitués aux violences des climats polaires, ils avaient pour eux une longue expérience.Ils avaient vu, dans des circonstances identiques, des hommes robustes tomber évanouis sur la glace, dès qu’ils s’exposaient au dehors ; la respiration leur manquait ; on les relevait asphyxiés.Ces faits, si incroyables qu’ils paraissent, sc sont produits maintes fois pendant certains hiver- nages.Dans leur voyage sur les rives delà baie d’IIudson, en 1740, William Moor et Smith ont cité plusieurs accidents do ce genre, et ils ont même perdu quelques-uns de leurs compagnons, foudroyés par le froid.Il est incontestable que c’est s’exposer à une mort subite que d’affronter une température dont la colonne mercurielle ne peut même plus mesurer l’intensité ! Telle était la situation assez inquiétante des habitants du Fort-Espérance, quand un incident vint encore l’aggraver.Chapitre XXI I.ES GRANDS OURS POLAIRES La seule des quatre fenêtres qui permît de voir la cour du fort était cello qui s'ouvrait au fond du couloir d’entrée, dont les volets extérieurs n’avaient pas été rabattus.Mais pour que le regard pût traverser ses vitres, doublées alors d’une épaisse couche de glace, il fallait préalablement les laver à l’eau bouillante.Ce travail, d’après les ordres du lieutenant, se faisait plusieurs fois par jour, et, en mémo temps que les environs du cap Bathurst, on observait soigneuse] ment l’état du ciel et le thermomètre à alcool placé extérieurement, j Or, le G janvier, vers onze heures du matin, le soldat Kellet, chargé de l’observation, appela soudain le sergent, et il lui montra certaines mas- ses qui sc mouvaient confusément dans l’ombre.Le sergent Long, s’étant approché de la fenêtre, dit simplement : “ Ce sont des ours ! ” Eu effet, une demi-douzaine de ces animaux étaient parvenus A franchir l’enceinte palissadéc, et, attirés par les émanations do la fumée, ils s’avançaient vers la maison.Jasper Hobson, dès qu’il fut averti de la présence de ces redoutables carnassiers, donna l’ordre de barricader à l’intérieur la fenêtre du couloir.C’était la seule issue qui fût praticable, et, cette ouverturo une fois bouchée, il semblait impossible que les ours parvinssent à pénétrer dans la maison.La fenêtre fut donc close au moyen do fortes barres que le charpentier MacNap assujettit solidement, après avoir ménagé, toutefois, une étroite ouverture, qui permettait d’observer les manœuvres de ces incommodes visiteurs.“ Maintenant, dit le maître charpentier, ces messieurs n’entreront pas sans notro permission.Nous avons donc le temps de tenir un conseil do guerre.—Eh bien, monsieur Hobson, dit Mrs.Paulina Barnett, rien n’aura manqué à notre hivernage ! Après le froid, les ours.—Non pas “ après ”, répondit le lioutenanit Hobson, mais, ce oui est plus grave," pendant ” le froid, et un froid qui nous empêche de nous hasarder au dehors ! Je ne sais donc pas comment nous pourrons nous débarrasser de ces malfaisantes bêtes.—Mais elles perdront patience, je suppose, répondit la voyageuse, et elles s’en iront comme elles sont venues ! ” Jasper Hobson secoua la tête, en homme peu convaincu.11 Vous ne connaissez pas ces animaux, madame, répondit-il.Ce rigoureux hiver les a affamés, et ils ne quitteront point la place, à moins qu’on ne les y force ! —Êtes-vous donc inquiet, monsieur Hobson ?demanda Mrs.Paulina Barnett.—Oui, et non, répondit le lieutenant Hobson.Ces ours, je sais bien qu’ils n’entreront pas dans la maison, mais nous, je ne sais pas comment si nous en sortirons, cela devient nécessaire ! ” Cette réponse faite, Jasper llobson retourna auprès de la fenêtre Pendant ce temps, Mrs.Paulina Baraett et les autres femmes, réunies autour du sergent, écoutaient ce bravo soldat, qui traitait cette “ question des ours ” en homme d’expérience.Maintes fois, le sergent Long avait eu affaire à ces carnassiers, dont la rencontre est fréquente, mémo sur les territoires du sud, mais c’était dans des conditions où l’on pouvait les attaquer avec succès.- Ici, les assiégés étaient bloqués, et le froid les empêchait de tenter aucune sortie.Pendant toute la journée, on surveilla attentivement les allés et venues des ours.Do temps en temps, l’un de ces animaux venait poser sa grosse tête près do la vitre, et l’on entendait un sourd grognement de colère.Le lieutenant llobson et le sergent tinrent conseil, et ils décidô-rent que, si les ours n’abandonnaient pas la place, on pratiquerait quelques meurtrières dans les murs de la maison, afin de les chasser à coups de fusil.Mais il fut décidé aussi qu’on attendrait un jour ou deux avant d’employer ce moyen, car Jasper Hobson ne sc souciait pas d’établir une communication quelconque entre la température extérieure et la température intérieure de la chambre, si basse déjà.L’huile de morses que l’on introduisait dans les poêles était réduit en glaçons si durs, qu'il fallait les brisers à coup de hache.La journée s’acheva sans autre incident.Les ours allaient, venaient, faisant le tour de la maison, mais ne tentant aucune attaque directe.On veilla toute la nuit, et, vers quatre heures du matin, on put croire que les assaillants avaient quitté la cour.En tout cas, ils ne se montraient plus.Mais vers sept heures, Marbre, étant monté dans le grenier afin d’en rapporter quelques provisions, rodescen-dit aussitôt, disant que les ours mar! chnient sur le toit de la maison.1 Jasper llobson, le sergent, Mac Nnp, doux ou trois autres soldats, saisissant des armes, s’élancèrent sur l’échelle du couloir, qui communiquait avec le grenier au moyen d’une trappe.Dans ce grenier, l’intensité du froid était telle, qu’après quelques minutes, le lioutenant Hobson et ses compagnons ne pouvaient même plus tenir à la main le canon de leurs fusils.L'air humide, rejeté par leur respiration, retombait en neige autour d’eux.Marbre ne s’était point trompé.Les ours occupaient le toit de la maison.On les entendait courit et grogner.Parfois, leurs ongles, traversant la couclie de glace, s’incrustaient dans les lattes^de la toiture, et on | pouvait craindre qu’ils lussent assez vigoureux pour les arracher, j Le lieutonant et ses hommes, bicn-' tôt gagnés par l’étourdissement que ! provoquait ce froid insoutenable, redescendirent.Jasper llobson fit connaître la situation.1 “ Les ours, dit-il, sont en ce mo- ment sur le toit.C’est une circonstance fâcheuse.Cependant, nous n’vivons rien encore à redouter pour nous-mêmes, car ces animaux ne pourront pénétrer dans les chambres.Mais il est à craindre qn’il6 lie forcent l’entrée du grenier, et ne dévorent les fourrures qui y sont déposées.à suivre. LE COURRIER DU CANADA Nous avons continué à donner dos lovons à haute voix dans l'école normale et dans les écoles modèles annexes.J’aime à vous le faire remarquer,monsieur le Surintendant, on ce moment surtout où le ministre de l'instruction publique, en > .ma « .* • .« t t * ire eux ou même de plusieurs, les porter un jugement éclairé sur 1rs dispremiers touchés au hasard par les positions pédagogiques des jeunes gens projectiles Qu en conclure, smon e .1-inslJmctionlde la jeunesse, ce miserable a etc pousse par la haine - .du prêtre ?Selon le récit de la Gazette des Tribunaux, les séminaristes, trois jours avant, avaient été grossièrement insultés ; dos insultes on passe au meurtre; Ion pourrait presque dire !• rance.M.lia,doux, vient d adresser a que ° est logique , 1 .obligatoire la lecture à haute voix dans temps il taut se demander a qu « - écoles normales primaires.“ La lec-monte la vraie responsabilité de pa- llire :x iîautc Voix dit M.Bardoux, reils attentats ?“ est un des éléments importants de l’ins- N’est-ce pas à ceux qui.par la pôle- j truction publique ; elle est un puissant inique qu ils déchaînent, et qui n'est moyen d'action sur la société, car, ap que l’odieux commentaire de dis- ! prendre à lire, c'est la meilleure manière d’apprendre à parler.' LT un autre côté, M.Buisson, dans une .m * • .% % q # .cours non moins odieux, ameutent contre les jésuites et le clergé en général l'opinion malsaine de la plèbe corrompue et trompée par eux / L'autre jour, nous citions de M.Madier-Montjau une phrase où cet atrabilaire ennemi des prêtres se moquait de la soi-disant persécution à laquelle évêques et prêtres se prétendaient en butte.Mais le crime de Meudon, venant après tant d'autres symptômes, qu’est-ce donc, si ce n’est là conséquence brutale tirée par les hommes d’action du parti des declamations furibondes propagées par les journalistes ou les orateurs de la révolution V Lorsqu’on tolère, par exemple, la publication de dessins où l'on otîre a l’amusement du public une potence où dansent de compagnie les rois, les nobles et les prêtres ; lorsque, chaque semaine, une multitude d'autres des-siifë s'ingénient à bafouer et injurier conférence donnée dernièrement à la Sorbonne, sur les diverses parties de l'exposition scolaire, constate avec satisfaction.au sujet de la lecture, u que les anciennes méthodes d’épellation sont en train de passer à l’état de curiosités.” Or, vous le savez, monsieur le surintendant, depuis plusieurs années déjà, la méthode d’épellation a fait place à la méthode phonique, dans nos écoles annexes.Ainsi, sur ce point, comme sur bien d’autres, je l’espère, nous ne sommes pas en retard avec les vieux pays.D’ailleurs, monsieur le surintendant, vous avez pu apprécier vous-même, à la fin de chaque année scolaire, les résultats obtenus dans renseignement de la lecture.Je suis heureux de vous dire que, cette année, comme les années précédentes, les élèves ont donné la plus entière satisfaction, soit par leur application au travail, soit par leur bonne éducation, soit enfin par leur conduite mo raie,qui a toujours été dos pl us édifiantes ment y prenne garde, car par une semblable tolérance, c'est à lui-même qu'on finira justement par s’en prendre d’entreprises odieuses où déjà l'on peut entrevoir sa part de responsabilité.- Auguste Roussel.—(L'Univers du 17 août).s: QUJCHKC, S SEPTEWHBE 1879 Que cela finite Le gouvernement-Joly est fort en peine de la fausse position qu’il s'est faite par l’ajournement de la chambre.Les murmures de la foule s’élèvent contre lui et lui reprochent avec raison d’avoir plongé la province dans l’embarras.La difficulté survenue entre le Conseil et la Chambre liasse pouvait se régler à moins de quinze jours, même en huit jours.Car, le gouvernement n'a que deux issues devant lui : la résignation, ou la demande d'une élection générale.La question de coalition est maintenant mise de côté par les organes des deux partis.Or, pour résigner, vingt-quatre heures suffisent ; et pour demander une élection générale, il s'agit de se rendre à Spencer Wood et de soumettre la demande au lieutenant-gouverneur.Dans le premier cas, un nouveau ministère se formerait en peu de jours, et les affaires reprendraient leur cours.Dans le second cas, un mois suffirait pour faire les élections.Mais un ajournement de deux mois, qu’est-ce que cela signifie ?Ah ! M.Joly, vous avez pris une bien grande responsabilité ; hât^z-vous de vous en débarrasser, car ceux qui souffrent de votre inertie prendront peut-être les moyens de mettre un terme à cette situation.Un rapport intéressant En parcourant le rapport du Surintendant de l’Instruction Publique, de l’année 1877-78, pour faire trêve aux agitations de la lutte active, et nous mettre au courant du progrès de l’éducation dans notre province, nous avons été surpris de l'attrait que nous a offert la lecture de ce document officiel.a Notre curiosité a été plus particulièrement excitée en lisant le rapport sur l’Ecole Normale Laval, rapport écrit par M.l’abbé Lagacé, principal de cette institution.A fur et à mesure que nous parcourions avec un intérêt de plus vif en plus vif, ces pages fort bien écrites, remplies d’excellentes idées, il nous est venu à la pensée que ce rapport, petit chef d’œuvre de style, était probablement destiné à l’oubli.Nous avons pris la résolution de le sortiT de son enveloppe officielle, pour en offrir la lecture au public, afin que les enseignements qu’il contient ne soient pas totalement méconnus Après avoir donné le nombre d’élèves qui ont suivi les cours, M.Lagacé entre dans les particularités du procédé adopté à l’Ecole Normale Laval pour former les instituteurs et les institutrices, et il s’élève aux hautes considérations qu’on va lire.Les écoles modèles annexes ont fourni, dit-il, comme par le passé, aux élèves-maîtres et aux élèves-maîtresses, l’avantage de mettre en pratique les leçons de pédagogie reçues a l’école normale.C’est là que chacun manifeste ses aptitudes pour l’enseignement, et il serait bien difficile, sans celle épreuve, de rant en même temps de les initier à la connaissance des meilleures méthodes : car savoir et savoir enseigner sont deux choses bien distinctes l'imode l’autre, et personne n'en doute aujourd’hui, ce sont là deux qualités absolument nécessaires à tout instituteur.Aussi, la méthode dans renseignement primaire, voilà la grande préoccupation du moment.On n’a jamais autant parlé de méthode : méthode de lecture, méthode d’écriture, méthode de dessin, etc., etc.“ Cependant," dit M.Defodon,i; on a tort d'appeler méthode ce qui n’est qu’un procédé plus ou moins ingénieux.A proprement parler, il ne peut y avoir qu’une méthode en pédagogie ; elle doit être universelle et embrasser tout l'enseignement.Elle doit avoir pour caractère essentiel de substituer l’observation des choses à l'étude des mots, le jugement à la mémoire, l’esprit à la lettre, la spontanéité à la passivité intellectuelle.Elle exerce d’abord les sens de l’enfant pour les rendre plus forts, plus souples, plus justes, c’est par eux que nous viennent les premières connaissances ; elle exerce ensuite son jugement eu le guidant sans lui imposer des idées toutes faites, eu lui faisant peu appren dre el beaucoup trouver ; elle exerce sa | volonté en lui donnant les occasions de se former, et au besoin de se réformer ; elle exerce enfui le sens moral en lui faisant tirer de sa propre expérience la notion du devoir et même l'idée religieuse.’’ [Manuel Général de l'Instruction Primaire, ü juillet 1878.] Telle est la méthode intuitive.C’est celle que nous nous sommes efforcé de suivre dans i’école nui ma!?; c’est aussi celle que tous les maîtres éclairés cherchent à préconiser aujourd'hui.Elle s'applique également bien à toutes les branches du programme ; mais c'est surtout dans l'enseignement de la langue qu'elle est appelée à produire d’excellents résultats.C’est une armé puissante pour celui qui sait s’en servir.L’instituteur, donnant toujours à l'intelligence le role prépondérant, s’abstient alors de faire apprendre par cœur et de faire réciter du bout des lèvres des leçons dont les mots les plus usuels souvent ne sont pas compris.Il pénètre avec ses élèves dans le domaine des idées, il y fait de nombreuses excursions et il en revient chaque fois avec quelque chose de nouveau.C’est un champ immense ouvert devant lui ; pourquoi ne le pas explorer ?Pourquoi n’y pas cueillir de riches moissons ?Ce n’est pas l’enfant qui l'en empêchera.L’enfant n'a pas lu goût mauvais ; si vous lui présentez un fruit succulent, il l’acceptera volontiers, et vous ne le verrez pas rejeter l’amande pour ne conserver que l'écorce.Sans doute, le maître ne néglige pas la forme ; au contraire, il la respecte même dans ce qu’elle peut avoir de plus irbitraire ; puisqu'il doit enseigner à parler et à écrire correctement ; mais avant tout il s’occupe des idées, il les répand comme une semence abondante dans les jeunes intelligences où elles germeront plus tard et produiront leurs fruits ; car il doit enseigner à parler el à écrire ; or, comment parler et écrire si les idées manquent ?Les instituteurs suisses se plaignent qu’on attache bien plus d’importance à l'orthographe qu'à la connaissance de la langue, et qu’on s’occupe plus de l’accord matériel des mots que de leur signification.Le fonds disparait ainsi sous la forme.Nous faisons, dit spirituellement un rapporteur, comme celui qui donnerait à un tailleur toutes les mesures sans fournir d’étoffe.[Revue Pédagogique, livraison de juillet 1878, p.104.] ’ Nous méritons peut-être aussi nous-mêmes un peu ce reproche.Je ne sais si messieurs les inspecteurs se sont occupés jusqu’à présent de ce sujet ; mais, à en juger par les élèves qui tous les ans nous arrivent à l’école normale, je crois que sur ce point nous ne sommes pas tout à fait sans défaut.Au reste, monsieur le surintendant, cette tendance à cultiver la forme au détriment de la pensée so manifeste aujourd’hui dans toutes les productions de l’esprit humain.On la retrouve dans la peinture, dans la sculpture, dans la littérature, dans la musique, etc.Partout, le culte do la forme pour la forme elle- même ; nulle part, les grandes compositions.les grandes œuvres, les grandes idées d’autrefois.En entrant dans cette voie commune, [’instruction primaire nous prépare des fruits de même naturp ; des fruits dont les dehors seront très-beaux, sans doute, mais qui, à l'intérieur, ne contiendront qu'une vaine poussière ; et les autorités scolaires qui imposent à leurs instituteurs des programmes dépouillés de tout principe religieux n’en pourront jamais recueillir d’autres.L’école,- en effet, n’a pas été instituée seulement pour faire lies commis, des ouvriers, des industriels ; ce sont des hommes, des citoyens, des chrétiens qu’elle doit former, et il est bien dillicile d’arriver là sans le concours de la religion et de la philosophie qui sont les deux grande?sources de nos connaissances intellectuelles.Pour la plupart des enfants, renseignement de l’école sera le seul enseignement île leur vie : il faut donc qu’il soit complet.Autrefois, l’enfant vivait dans la famille,il apprenait de ses parents les vérités nécessaires, les vérités que tout le inonde doit savoir : les devoirs de l’homme, du citoyen et du chrétien.S'il allait à l'école, ce n’était pour ainsi dire qu'en passant, le temps d’apprendre à lire, à écrire, à compter, etc.Aujourd’hui, l’enfant vit dans l’école, il consacre toutes ses heures à l'élude des vérités accidentelles.L’instituteur n'est p'us le collaborateur du père, il est son substitut.Il doit donc le remplacer dans son enseignement, et ne point laisser de lacune dans son œuvre, autrement, les conséquences seraient des plus désastreuses.L’artiste ne travaille que sur la matière, etl e sculpteur inhabité ne peut gâter après tout qu’un bloc de marbre ; mais l'instituteur,c’est sur l’Ame humaine elle-même qu'il travaille, et s’il laisse quelque part un défaut, un vide, c’est dans les intelligences, c'est dans les cœurs qu’il le laisse.11 ne faut donc pas s’étonner, après cela, si l'instruction primaire n’atteint pas toujours le but qu’elle devrait atteindre.Elle devrait avant tout moraliser, et malheureusement elle ne moralise pas toujours.11 Ainsi, en France, par exemple, les tableaux statistiques de M.Guerrv démontrent que les départements où le nombre des crimes et des délits est le plus considérable sont précisément ceux où l'instruction suit une progression plus rapide.” Ce seront toujours là les conséquences d'un enseignement sans Dieu, sans religion tel qu'il est donné aujourd'hui trop souvent.La Ligue de l'enseignement, à Bruxelles, inscrit en tête de son programme cette maxime funeste : L'école est laïque : il appartient au père de famille de diriger féducation religieuse de son enfant.D’un autre côté, les instituteurs français, invités par le gouvernement à visiter l’exposition universelle, sont convoqués à la Sorbonne pendant leur séjour à Paris.Là, des conférences leur sont données par des hommes compétents et dont ta parole fait autorité en ces sortes de matières.On leur parle de l’enseignement de la géographie, de la langue maternelle, de l'histoire, des sciences physiques et naturelles ; on leur parle dé l’organisation des musées scolaires, (le l'hygiène dans les écoles, etc.; mais des grands principes fonda mentaux auxquels il importe d’initier de bonne heure L’enfant comme homme, comme citoyen, comme chrétien, il n'en est pas question.Cependant l’instituteur doit cultiver les facultés intellectuelles de son élève, il doit développer en lui les forces de la pensée, il doit le familiariser avec l’abstraction : c’est ie propre de l’esprit humain de procéder par abstraction dans la recherche de la vérité.Et puisque la vérité est l’aliment de la pensée, ne doit-il pas donner la préférence aux vérités nécessaires sur les vérités accidentelles ?Il est bien beau, sans doute, de savoir le nom des montagnes de tout un pays, de connaître les règles du participe passé jusque dans les cas les pl.is compliqués, mais tout le monde admettra qu'il y à des vérités plus importantes encore.Et, je le répète, puisque l'instituteur s’empare de l’enfant tout entier, qu’il prend tout son temps, qu’il l’arrache pour ainsi dire à sa famille, qui lui enseignera res vérités, s’il ne les lui enseigne pas lui-même ?En présence de considérations aussi graves, il est bien permis de ne pas partager, sans réserve du moins, l’enthousiasme général qu'inspirent aujourd'hui les progrès de l’instruction primaire, et de se demander si le programme actuel ne laisse pas quelque chose à désirer.u Cet enfant, ” écrit M.Antonin Rondelet, lî cet enfant qu’on amène à l’école est destiné à un double rôle dans la vie.” Il doit être à la fois un liontme et un ouvrier.Ces deux destinations sont évidemment parallèles, mais elles ne sauraient ni se confondre, ni se substituer l’une à l'autre.L’enfant doit être préparé au travail de l’ouvrier parce qu’on appelle l'instruction professionnelle et l’apprcntîssa-ge.Il doit être préparé aux devoirs de la vie, à la situation d’homme et de citoyen, par la religion sans doute et par la religion en premier lieu, mais simultanément par cette formation de l’esprit et du cœur qu’on appelle l'instruction générale et l’éducation.u L’instruction primaire, ” continue M.Rondelet, u telle qu’elle est donnée maintenant, ne répond visiblement pas à ce double programme.” C’est pour combler cette lacune, que l’abbé Rambaud a fondé, à Lyon,: il y a quelques années, une école primaire où l’enfant du peuple peut apprendre à devenir un homme, a lutter contre les difficultés de la vie, non seulement pour gagner son pain matériel mais encore Sour résister aux suggestions perfides u siècle.Afin d’arriver à son but, le modeste prêtre n’a pas craint de modifier le programme ordinaire des éludes élémentaires,en faisant de larges emprunts aux sciences de religion, de philosophie et d’économie sociale.On pense bien qu’il ne s'agit pas ici d'une philosophie orgeuilieuse et déclamatoire, qui voudrait tout recommencer, tout refaire ; mais d’une philosophie simple, pratique, à la hauteur du bon sens el qui ne dépasse pas la portée des esprits.les moins extraordinaires.* 1 Le succès de cette œuvre a été des plus étonnants.On est venu et l’on vient encore de tous les coins de la Franco, même de la Sorbonne, pour en admirer les résultats.*l On pourra, si l’on veut, ” dit encore M.Rondelet, u différer d’avis avec l’auteur de cette tentative, sur l’urgence de la réforme à accomplir ; on pourra élever telle critique qu’on voudra contre les détails de la méthode ; mais ce qu’on ne pourra absolument pas contester ni méconnaître, c'est l’efficacité pratique du système et la merveille visible des résultats obtenus.” I/abbé Rambaud trouvera sans doute de nombreux imitateurs aussitôt qu’il aura fait connaître au public les ouvrages qu’il prépare en ce moment el qui donneront tousles détails désirables sur sa manière de procéder.Pour nous qui, dans notre Canada, n’avons jamais le malheur de perdre la tradition religieuse dans les écoles, nous avons moins besoin, peut-être, de changer le fonds de notre programme.Au moyen de renseignement de la religion, et de la langue maternelle, on peut facilement pénétrer dans le domaine de la philosophie et de l’économie sociale.Et d’alleu rs, quand on ne peut imiter un modèle à la lettre, y a t-il encore quelque avantage à s’en approprier i’esprit.C’est ce que nous avons taché’ de faire dans la direction de l’école qui nous a été confiée, du moins, autant que les circonstances nous l’ont permis.Cette direction comporte une grande responsabilité.Nous avons à former des instituteurs qui, à leur tour devront élever les enfants dans le bon vieux sons déco mot significatif.Ils devront en faire des hommes, et le pays sera plus tard ce que nous l’aurons fait nous-mêmes dans la génération qui traverse en ce moment nos écoles.11 Les instituteurs sont la pierre d’attente de la civilisation future, " disait M.de Lamartine j et Cormenin : t: Si j'étais maître d'école, j’estimerais mon humble métier au-dessus de tons les métiers du monde.*’ Lue couvre aussi importante mérite tous nos soins, et nous ne les épargnons pas.Nous suivons attentivement tout ce qui se fait ailleurs et nous tâchons d'en tirer quelque profit ; mais nous redoublons d’attention lorsqu'il s’agit de clioi sir parmi les éléments divers qui nous viennent de l'étranger et qui pourraient avoir la plus funeste influence sur le sens moral ue nos élèves.Monsieur le surintendant.La région intellectuelle où nous avons à conduire la jeunesse et l’enfance est.ainsi que le monde physique qui nous environne, un mélange de lumière et de ténèbres.Comme le général, vous avez placé des sentinelles, sur les hauteurs, pour veiller pendant la nuit, et vous leur demandez en leur temps : Custos.quid de node ?Je suis moi-même une de ces sentinelles, et voilà ma réponse.Je vous la présente avec sincérité et avec toute la déférence que m'imposent mes devoirs envers vous, convaincu d’avance que, dans votre cœur de chrétien et de patriote, vous lui ferez un bon accueil.J’ai l’honneur d’être, etc., P.Lagacé, 1 * ri n ci pal.pays au Canada soit prohibée par le présçnt, — Il a plu à Son Excellence, sur la recommandation de l’honorable ministre de l’Agriculture, et en vertu des dispositions de l’acte passé dans la 12e année du règne de Sa Majesté et intitulé “ Acte pour mieux protéger les animaux contre les épizooties ou lc6 maladies contagieuses qui les attaquent,” d’ordonner, et il est par les présentes ordonné que l’importation ou l'introduction de bestiaux des Etats-Unis d’Amérique dans les provinces d’Ontario, Québec, Nouveau-lîrunswich, Nouvelle-Ecosse et Ile du Prince-Edouard, est par les présentes prohibée jusqu’au six octobre prochain inclusivement.AV.A.Ill MS WORTH, Greffier du Conseil Privé.lïudrc&Ne a riiupératricc Londres, 5—L’ex-impératrice Eugénie a reçu aujourd’hui M.Barry, délégué des Canadiens-Français de Québec, et a été très émue de l’adresse de sympathie et de condoléances présentée en leur nom au sujet de la mort du prince impérial.Elle a exprimé sa reconnaissance pour ce témoignage de sympathie.Le laurier sera mis sur le tombeau du prince.Mariage projeté tf’mi llourbon Paris, 5.—Don Philippe de Bourbon, second fils du comte d’Aquila, est sur le point d'épouser une riche Américaine résidant à Paris.Son lrère aîné, don Louis, a également épousé, il y a une dizaine d’années, Miss Kernel, à New-York.Nous lisons dans la Pairie de samedi dernier et dans le Chronicle de ce matin, que 4‘ Quatre cents des principaux ci-“ toyens des Trois-Rivières, accom-“ pagnes d’un corps de musique, “ se rendirent à Batiscan, pour faire “ une ovation à l’honorable M.Tur-“ cotte.” .Un témoin oculaire nous informe qu’il y avait tout au plus quarante personnes présentes, et que le corps de musique était d’une telle insignifiance qu’il était impossible de distinguer la nature des instruments : c’était une véritable cacophonie.Pour nous, nous ne saurions comprendre pourquoi les amis de M.Turcotte qui résident aux Trois-Rivières se donnent le trouble de descendre à Batiscan pour lui faire de semblables ovations, tandis qu’ils pourraient si bien le faire chez eux, si véritablement il y sont en aussi grand nombre que le disent la Patrie et le Chronicle.C’est à douter de la mort de M.Joseph Prud'homme.Voici ce que nous lisons en tète des colonnes du Franco-Canadien, l’organe de M.Marchand : “ Le News de cette ville, journal “ conservateur qui n'a jamais cru au “ scandale Gowen, dit que l’enquête “ lui a donné raison.“ C'est la récompense d'une opinion " honnête el indépendante." (! ! !) Du haut du ciel, ta demeure dernière, O Henri Monnier, tu dois être content ! (Courrier de Montréal.) La Tribune de Chicago dit : Ghi-cago ne s’est jamais accru aussi rapidement qivaujourd’hui.En visitant le sud-ouest et le nord de la ville on est convaincu de ce développement prodigieux ; c'est ce qui se voit particulièrement au “ Stock-Yard ” où se développe une véritable cité.Il y a là une population de 18.000 ouvriers employés ; le nombre s’est même élevé à 20,000.C’est la plus grande population industrielle du monde qui soit réunie pour le même emploi, dans l’espace d’un mille carré.Ouverture de rKxpo.sitlon Toronto, 0.—Hier après-midi, après avoir pris un lunch chez le lieutenant-gouverneur.Son Excellence le gouverneur-général et la princesse Louise ont ouvert solennellement l’exposition.La ville regorge de monde et les produits exposés sont supérieurs à ceux des années précédentes.Les Syndics de Ste.-Foye ont l’honneur de présenter leurs rcmercîmonts les plus sincères à tous ceux qui ont bien voulu encourager la toilerie, qui vient d’être tirée, en faveur do l’église de Ste.-Foye.Ils ont le plaisir d’informer leurs amis que le produit net de l’œuvre,' (toutes dépenses payées) a été de $1603.39.Les messes promises pour les bienfaiteurs, seront acquittées les 8, 9, 10, 11 et 12 du courant.J.SasseviRLE,Ptre.Curé de S te.Foye.1/iinportatlon de bestiaux prohibée Un extra de la Canada Gazette a été publié vendredi à Ottawa, comme suit : Hôtel du Gouvernement, Ottawa, jeudi, 4 septembre 1879.PRÉSENT : Son Excellence le Gouverneur-Général en Cofiscil.Attendu qu’une maladie contagieuse sévit parmi les bestiaux dans certaines parties des Etats-Unis d’Amérique, et qu’il est expédient, pour en empêcher l’introduction au Canada, que l’importation des bestiaux de ce NOUVELLES l’union musicale de quérec.—A une assemblée générale des membres de l’Union Musicale de Québec, tenue le 5 septembre dernier, les messieurs dont les noms suivent ont été élus officiers pour l’année courante.MM.Ep.Dugal, président ; G.Hébert, directeur ; Clod.Delisle, secrétaire ; F.E.Gauvreau, trésorier ; G.Fee lean, bibliothécaire.Membres adjoints au comité : MM.P.Drolet ; F.F.Gauvreau ; G.N.Bellcau.Par ordre, Clod.Delisle Secrétaire, U.M.Q.HONNEUR AUX FAURIQUES DU CANADA.— Dernièrement, à nue exposition qui a eu lieu à Pérome, en Franco, un prix d’honneur a été décerné à la compagnie u Phœnix Foundry et Gie ” pour une moissonneuse fabriquée dans ses ateliers.11 y avait des exposants de France, d’Allemagne, d’Ecosse et des Etats-Unis.portraits.'—On a suspendu, dans la salle du conseil de ville, deux magnifiques portraits de Leurs Excellences le gouverneur et la princesse Louise.nos marchés.—Les fruits et les légumes se sont vendus à très-bas prix samedi.On a donné des patates pour là cts le minot, tandis qu’on offrait du foin pour 84.00 par 100 bottes de 15 livres chacune.SOCIÉTÉ DE COLONISATION DE QUÉRKC.— Demain soir à huit heures il y aura réunion des membres dans les salles de l’Institut Canadien, pour affaires importantes.Le public est invité.souvenir.— L’impératrice Eugénie a ordonné de faire une collection de tous les journaux anglais et français, qui ont publie les funérailles du prince Impérial* feu dans le charron.—Le feu s’est déclaré samedi matin dans un monceau do charbon, sur le brise-lame, appartenant à M.A.H.Murphy.On fit venir la pompe à vapeur de la station do la rue Fault au-Malelol, ma s scs services ne furent pas nécessaire l'incendie ayant été éteint au moyen ’un simple boyau.taxe spéciale.— Rassurez-vous, lecteur,c'est à Lévis.La corporation de cette dernière ville vient de prélever fine taxe de J e.par piastre sur la propriété immobilière, afin de lui aider à payer une partie de sa souscription au chemin de fer Lévis et Kennéhec, paris, 7 sept.—On rapporte jue 135,000 francs ont été volés hier au ministère des finances.vienne, 7 sept.—Los journaux officiels apportent que le roi Alfonso ayant demandé la main de l'archiduchesse Marie Christine, l’empereur y a consenti, et l’archiduchesse a accepté avec empressement.r expositions.—Los exhibitions annuelles auront lieu à St.-I Iyaciotlie, le 9 et 10 août prochain ; à Sl.-Alexandre, pour le comté d’Iberville, le 20 prochain ; à St.Jean, le 25.' ’ postal.—50 nouveaux bureaux de poste seront ouverts prochainement, dans les Territoires du Nord-Ouest.LA PETITE VÉROLE AU PÉROU.—Lü bureau de l’hôpital de la marine à Washington est informé par le consul des Etats-Unis au Callao que pendant le mois de juillet 11 y a eu 400 décès par la petite vérole à Lima et 190 au Callao.Dans cette dernière ville, il y a eu 33 cas de petite vérole et 10 décès pendant la semaine finie le 2 août,39 cas et 15 décès la semaine suivante.La plupart des victimes sont des enfants non vaccinés.est-il FOU ‘/—Sons ce titre le Chronicle de ce matin contient ce qui suit : u M.Birch, le marcheur à la raquette norvégien qui a fait le trajet de Montréal à Québec l'hiver dernier, annonce sou intention de marcher de Montréal à Norway via les détroits de Behring.” Pourquoi ne pas s • rendre au pôle nord tout de suite '/ vol.—Ou a volé un huilier à la résidence de M.Bndden, vendredi, chemin Ste.-Foye, Un vagabond est accusé de la chose.méfait.—Dans la nuit de vendredi à samedi, des maraudeurs ont brisé [du sieurs arbres à Spencer Wood parmi lesquels des pommiers qu’ils ont dépouillés de leur fruit.après la noce.— Un étranger s’est fait voler SI7 dans une maison malfamée de la rue Madeleine, vendredi soir.Halifax.— Le steamer Québee qui était échoué près d’ici a été remis à flot ti 4-iulifé |»oiir Enftmts : CORSETS PERFECTIONNÉS.BAS DE FANTAISIE Libraires, RUE ST.JOSEPH, ST.ROCH.Québec, 25 août 1879—6m 839 P0ÜK PARAJTKJ! prochainement.VOYAGE SENTIMENTAL DANS IA RUE SAINT-JEAN DIBIE3-A_3R,T ETSr 1860 4 De la Cathédrale à la Porte St.Jean ; RETOUR EN 1880 De la Porte St.Jean à fa Basilique, Par HUBERT LaRUE Prix de l’ouvrage : 80.25 Pour sousci ipljon s’adresser à C- DARVEAU IMPRIMEUR, 82, kue ue la Montagne, Québec.A\ II.— Le nombre d’exemplaires sera limité nu nombre des souscripteurs.Gel ouvrage «•m d une stricte moralité comme tous les écrits • le raideur et peut être donné on prix dans les couvents ot les collèges.Québec, 2 septembre 1879.—6f.847 HUILE ASTRALE DES PRATT Pour /'éclairage des maisons privées, des églises, des couvents et toutes autres places où une lumière économique, certaine et sans danger, est de première nécessité,et dont T emploi est préférable à limite de charbon.(L nous fait grand plaisir d'offrir de nouveau à nos pratiques et au public généralement celte huile tant appréciée par tous'ceux qui on ont fait usage.II n'y a guère plus d’un nu que cctto huile est offerte en vente par nous à Québec, et nous pouvons dire sans friser la réclame, que des milliers «b* familles l’emploient aujourd'hui do preference n tout autre ; plus particulièrement dans les églises, dans les communautés ot dans les hôpitaux.Gomme lumière pour la bibliothèque, et pour éclairer la chambre des malades elle est incomparable, et pour l’usogo des sacristies et des sanctuaires d’églises elle est non-seulement préférable aux autres huiles mais encore au gaz en ce sens qu’aucunn odeur désagréable ou fumée ne s’échappent quant elle brûle, so qui ne détériore nullement les peintures et les dorures.On vante partout les avantages do L'HUILE AUSTRALE DE PRATT tirée de l’huile do pétrole et produite par un procédé de fabrication nouveau, qui en détache complètement tous les gaz volatiles.Kilo endure une épreuve pat le feu de 150 degrés, ce qui est 45 degrés au-dessus de celle endurée par l’huile de charbon, ce qui la rend conséquemment plus puissante et il en faut donc une moindre quantité pour produire une lumière supérieure a celle donnée par l’huile do charbon.Res principales qualités :—Kl le est non-explosive—Kilo ne croûte pas la mèche—Elle ne fume pas les cheminées—Kilo ne sent rien—Elle donne uno lumière égale au gaz—Kilo ne fume pas plus quand la lumière est basse que quand elle est touto montée—Elle no répand aucuno mauvaise odeur.Cette huile est employée dans les lampes à l'huile ordinaires.Vendue en barils, en cuisse, eu canislro et au gallon.EN GROS ET EN DÉTAIL.Peverley & Cie., SEULS AGENTS, RUE LA FABRIQUE.Québec, 2G août 1879—Im 842 Â VENDRE Un beau Corbillard.Pour plus ample information, s’adresser a M.JOSEPH FORTIN, Bedeau do l’église St.-Romuald.Québec, 2 septembre 1879.840 ., r* I rl r ***’¦*-.' ?¦ L-u___^ * —/ z T~.*r -•> *4^%.Sr l .Jusqu’à nouvel avis, le vapeur •» JC® Jtiî • ^ Capt.A.Bernieiî, LAISSERA le quai St.André à 7 HEURES A.M., les MERCREDIS et SAMEDIS, pour Berthier, Isles aux Grues, 1’Islet, St.Jean Port Joli, Rivière Oiieîle et Kamouraska.Au retour il laissera Kamouraska suivant que la marée le permettra et la Rivière Oùellé à G A.M.,ÿes LUNDIS et JEUDIS.Pour plus amples informations s’adresser au bureau ne la Compagnie, quai St.André.LIVRES D’ECOLES approuvés.MLES COMMISSAIRES D’ECOLES .pourront se procurer au DEPOT DE LIVRES DU GOUVERNEMENT et chez tous les libraires de cette ville les livres suivants : No.18, rue $otis-lc-Fort, .1».OOO Tenus ck livres en partie simple et en partio double, par M.Napoleon Laçasse, Prof, à l’Ecole normalo-Laval.Québec, 5 Juin 1879.A.GABOURY, Secrétaire.75G r +:ix‘•-v> >:• > * I .*K .-V;.i a—Sac des malles p.chars ouvert jusqu’à.G.30 P.M.à— Do do G.45 A.M.c—Sac supplémentaire, les vendredis.Midi.Les lettres enregistrées doivent être déposées à la Poste 15 minutes avant la clôture de chaque malle.Les boîtes aux lettres sur la rue seront visitées à 6.00 A.M., 10.00 A.M., t.30 P.M.et 5.45 P.M.Le f&ctetr délivrera les lettres à 8.30 A.M 10.30 A.M., et 2.30 P.M.J.B.PRUNEAU, Maître de Poste.Québec, 25 juin 1879—30 oct.1878—c.610J Traverse «lu Grand-Tronc.IE et après Je 14 courant, le steamer de la J Traverse laissera QUEBEC.A.M.0.45 Express pour Halifax.9.15Train pour Richmond.11.15 Malle|pour Riv du-Loup.P.M.7.15 Train du marché pour * la Rivière-du-Loup.8.30 Mal le pour l’Ouest.Les samedis seulement.12.30 Malle anglaise par Rimouski STATION DE LÉVIS.A.M.5.30 Train du marché venant du la R.-du-Loup 7.15 Malle de l’Ouest P.M.G.Ü0 Malle venant de la Riyiôro-du Loup.G.45 Train mixte de Richmond 8.40.Expresse de l’Intorcoloniftl venant de Halifax.•Voyages intermédiaires pour le fret.Québec.’ 12 juillet 1879.GG9 C’est le seul ouvrage de ce genre, forme anglaise et publié en français.L’enseigno-menl de la Tenue des livres est obligatoire pour toutes les écoles supérieures, soit modèles ou académiques.-Prix $5.30 la douzaine.Grammaire française de Lhomond (éléments revus et augmentés), par le même ; Professeur de français à l'Ecole normale-Laval, l’auteur a donné dans cette grammaire l’enseignement du français qu’il donne à ses élèves-maîtres et maîtresses : aussi, pour suivre le même enseignement, s’est-on empressé d’adopter ce livre dans la plupart des écoles élémentaires, auxquelles il est spécialement destiné—Prix $1.00 la douzaine.Exercices ohthogiiapiuquks sur les Eléments de la grammaire française de Lhomond, par le même.—Prix : $1.25 la douzaine.Corrigé des Exercices orthographiques, par le même.— Prix : 45 cts.cImkjuo copie.Traité d’Analysk grammaticale, d’analyse logique et de ponctuation,par le mime.— Prix : $2.75 la douzaine.Alpiiadkt ou Svllabairo gradué, par MM.E.Juneau et N.Laçasse.Ce petit livre est aujourd’hui adopté dans presque toutes les écoles de la Province do Québec.- Ces six ouvrages approuvés par lo Conseil de l’Instruction Publinue,sont généralement adoptés dans les écoles communes de lo Province do Québec, et les cinq premiers dans plusieurs séminaires ou collèges.Pour les achats en gros, MM.les libraires devront s'adresser à Itl.Léger 11 rousseau, Propriétaire du Courrier du Canada.N.B.—Le soussigné profite de cette occasion pour remercier ses anciens élèves (instituteurs ou institutrices) qui ont déjà introduit ces livres dans leurs écoles, et aussi pour engager les autres à suivre leur exemple: c’est pour eux tous le moyen le plus sûr de rendre facile et uniforme leur enseignement du Français et de la Tenue des livres que d’adopter les ouvrages de leur professeur.NAPOLEON LAÇASSE.Québec, 17 juillet 1877.Departement des Messieurs.Tweed Anglais et Ecossais.Ttveed Canadien.Tweed Ecossais double largeur pour kabilleraeuU .Patrons do vést&s (h ou veau té.l Soi'ge pour habits (grande variété de patron.) Drap noir fin.Casimir uoir.• Flanelle 4e fantaisie.Etoffe à chemises (patrons nouveaux.) HARDES FAITES EN TWEED ET EN SERGE.Gants de kid Alexandre.Gravâtes et mouchoirs en soie.Parapluies de toutes sortes, cannes.Chapeaux en feutre Anglais et Américains.Chemises en toile blanches et couleurs.Cols et poignets en toile.CANADIAN, CORINTHIAN, •• •• 10oclol.ro Prix du Passage de Québec : Chambre.$00 Intermédiaire.$\[\ Entrepont .Les steamers de la ligne de la malle de Halifax, parlant de Halifax pour Saint-Jean, Terreneuve cl Liverpool, comme suit : HIBERNIAN.2 septembre NOVA SCOTIAN.IG •• CASPIAN.30 •• HIBERNIAN.14 octobre NOVA SCOTIAN .18 “ 1*1'h' du passage entre Mali fax et Saint Jean ; Cabine.$20 | Entrepont.$G.Les billets de retour sont à prix réduits.Lits payables d’avance.Chaque vaisseau possède un chirurgien mlim».111 en té.Un vaisseau de service ton tenant les malles ‘ et les passagers destinés aux steamers de la | malle de Liverpool, laissera le quai Napoléon 'tous les SAMEDIS matin, à NEUF HEURES I précises.Pour plus amples détails s’adresser à ALLANS, 1U ?4 CIE., Agent Québec, ‘28 août 1879 e.-t.CONDITIONS —DU— Ofr-Dcs tailleurs expérimentés sont attachés i fétablissement et toutes commandes pour habillements seront exécutées sans délai.CARTES DES DERNIÈRES MODES ANGLAISES ET AMÉRICAINES.JOS.H A MEL & FRERES, KO.*8.RITE SOUS-LE-FORT, RAS8E TILLE, NO, 58.Tapis Prelarts, Rideaux.Tapis de velours.Tapis Bruxels.Tapis Tapisserie.Tapis impérial.cr* J G0RYZ1NE.CONTRE LE RHUME DE CER- ! 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CANADA—Un an 4 .$41.00 do .I Six mois CL4)4) do .J Trois mois.1.50 Etats-Unis d’Amkriqueï Un an.0.410 do .I Six mois.:t.4)4) do .J Tro ls moi s.1.54^ ANGLETERRE.v Un an.£5* stc do .I Six mois.141 do .J Trois raoiB.O 4« «.FRANGE.¦) Un an.50 Franc » do .I six mois 25 " do .••.«• .1 I rois mois.15 • TARIF DES ANNONCES NO.58, RUE SOUS-LE-tORT\ B.-V.Québec, 22 février 1879.Les annonces sont insérées aux conditions su vantos, savoir ; Six lignes et au-dessous.50 cents Pour chaque insertions subséquonte 12j •• Pour les annoncesd’uno plus grande étendu., olios seront insérées àruison de 10 cents, par lign pour la première Insortion, et do 5 cents pour e Insertions subséquentes, RECLAMES -20 cents la ligne.Tout ce qui a rapport à la rédaction doit • adressé à R.PAMPHILE VALLEE, Rêdacleur-eii- C/i.I.es annonces, les réclames, lus aljonnumun.doivont être adressé à : Loger Broiisscau, EDITEUR-PROPRIETAIRE RUE BUADE, HAUTE-VILLE * QUEBEC.IMPRIMÉ KT PUBLIÉ PAR LEGER B R O USEE A U Editeur-Propriétaire, No 9, Rm> Ruade, H.V., Québoc
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