Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 12 septembre 1879, vendredi 12 septembre 1879
Aifeinc Amice i\o 84— E d ition (luotidieiine-Semc aimee Vendredi 12 Septembre 1879 iourrirr bn danak JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.’I».m AKClbETKItni: Le CJ lobe publie la dépêche suivante : Portsmouth, 21 août, 0.h.5o s.Comme je vous l’ai annonce dans une dépêche d’hier, j’avais adressé au nom du Globe, au duc de Cambridge, une demande d’autorisation de voir le capitaine Carey, aussitôt l’arrivée à Portsmouth de la Jumna.Cette autorisation in’a été gracieusement accordée, mais je n’ai pu être admis qu’au-jonrd’hui à bord du bâtiment.Le capitaine Carey se porte bien et ne paraît pas affecté.Il a répondu avec la plus grande franchise à mes questions.Il a dit qu’il avait été de toute impossibilité de sauver le prince Louis Napoléon, parce que les chevaux étaient affolés, et que, même en supposant qu’on eût pu rallier les cavaliers, on n’aurait obtenu d’autre résultat que de faire massacrer toute l’escorte.11 a ajouté qu’il ignorait absolument que le prince n’était pas remonté à cheval.Lorsqu’il s’en est aperçu, ! il n’était plus temps de rien essayer' pour venir à son aide.11 allirme que ce n’était pas lui qui commandait les hommes envoyés en reconnaissance.Il accompagnait la petite troupe dans le but de recti lier une carte du terrain, qu’il avait levée deux jours auparavant.1 Il confirme cette assertion en prouvant qu’il n’avait reçu aucune ins-; truction écrite du général, comme il est d'usage d’en donner aux officiers envoyés en reconnaissance.C’est le colonel Harrison qui a com- ’ mandé au prince d’aller reconnaître le terrain oû l’on devait établir le camp, et il était bien entendu que le prince ‘ seul dirigait l’expédition.Le colonel Harrison a fait savoir à Carey que le prince allait partir pour choisir l’endroit du campement, et il lui a conseillé de rester au camp pour finir sa carte.Le capitaine Carey a répondu qu’il ne pouvait mettre la dernière main û sa carte sans avoir de nouveau exploré le terrain, et c’est dans ce but qu’il a accompagné l’escorte.C’est le prince qui, dés le common-cement, a donné tous les ordres ; quant à lui, Carey, il ne s’est en au* 1 oune façon mêlé de la conduite de ! l’expédition.Devant les juges de la cour martiale, le colonci Harrison a prétendu qu'il avait dit à Carey qu’il était heureux de le voir accompagner le prince, parce que cela lui permettrait de surveiller l’expédition.Le capitaine Carey ne se rappelle en aucune façon ces paroles, et dans tous les cas, quand même elles auraient été prononcées, elles n’impliquaient aucunement que le prince fût sous sa direction.Le capitaine Carey a souri quand je lui ai demandé s'iî pensait que la condamnation à mort prononcée contre lui recevrait son exécution.11 a dit qu’il s’attendait à recevoir un blame, mais qu’il ne pensait pas qu’une autre punition lui serait infligée.11 regrette vivement que le procès-verbal de la cour martiale n'ait pas été publié en Angleterre, parce que le public anglais lui aurait certaine- ment été bienveillant après la lecture1 de ce document.1 Chaque fois qu'il est question du 1 prince, le capitaine Carey s’exprime dans les termes les plus affectueux.Le capitaine Carey est revenu à * différentes reprises sur ce point, que le prince seul commandait l’expédition, que seul il donnait tous les ordres et que lui, Carey, ne faisait partie de la reconnaissance que comme volontaire.C’est, à la vérité, le capitaine Carey qui s'est occupé de former l’escorte.Toutefois, s’il a pris ce soin, ce n’est nullement à titre olliciel, mais simplement comme ami et afin d’éviter au prince l’ennui de choisir les cavaliers qui devaient opérer la reconnaissance avec lui.Une fois sorti du camp, c’est le prince seul, qui a commandé.Je venais de terminer mon entretien avec le capitaine Carey, quand on lui a annoncé l’arrivée de son père.L'entrevue qu’il a eue avec celui-ci, a été longue et émouvante.Le capitaine Cary avait demandé à débarquer à son arrivée pour voir ses parents qui l’attendaient.Cette autorisation lui a été refusée.Il est aux arrêts sur parole.L’opinion publique se montre sévère poui le colonel Harrison, qui a permis au prince d’aller avec six soldats sur un terrain oû la présence de l’ennemi était notoirement, signalée.w ; mu\(i: M«K1J HS.OPPORTUNISTES Paris, 17 août 187fi.L’histoire a son envers, la elironi-que oû broute à belles dents la médisance, oû butinent abondamment les chercheurs d’anecdotes salées.L’an- .ci en ne société française a offert ce caractère particulier qu’elle supporte, sans en éprouver trop de dommage, la plaie des chroniqueurs, des faiseurs de mémoires et autres anecdotiers.Non, certes, que les grands siècles de la monarchie aient été exempts de taches, de vices et de certains abus en haut lieu.Il y avait là, sans cou- .teste, de la misère humaine, en suffi- ' sauce pour donner carrière à la verve cruelle du duc de Saint-Simon ou aux papotages de violentes saveurs j de Tallemant des Réaux.Mais il y a aussi, il y a, dominant tout, l’éclat, : la riche sève, et une incomparable, langue tout esprit, toute clarté, tout bon sens, naturel et charmant ramage de ce monde disparu.À travers les frivolités et les intrigues de cour, il y a des palpitations toujours vivantes de l’esprit de chevalerie, de la folie de l’honneur.Il y a la folle expédition à Candie de la Feuillade, du jeune marquis de Sévigné et de tout l’essaim des héroïques écervelés qui abordaient à coup de cravache les janissaires et emportaient, faute d’un résultat plus effectif, l’admiration de ces honnêtes Turcs.Même Saint-Simon, l’amer portraitiste, avec sa puissance à pousser au noir, n’arrive pas à amoindrir l’aspect et l’impression générale do grandeur.Pour notre part, il nous a toujours paru que les touches d’ombre de Saint-Simon font ressortir, de l’innée ma- jesté de Louis XIV, certains resplendissements imprévus que ne rendrait pas, avec ce relief et cet éclair, l’histoire olliciel le et purement louangeuse.Sans contredit, sur le tissu brillant de cette société les taches sont très en évidence et se voient de loin.On les distingue moins aisément sur le fond graisseux des mœurs opportunistes, il y faut une sorte de subtilité de vue.La vertu (risum teneatis) la vertu républicaine se répand en phrases nffli-gées sur les profusions de la vieille royauté, sur la substance des peuples dévorée en fêtes galantes.Mon Dieu ! il reste quelque chose des prodigalités do la monarchie, il reste Versailles, il reste les Gobelins, il reste le Louvre,Chambord,les créations du Primatice, de Philibert Delorme, décoration éternelle, luxe et orgueil de la patrie.Lejeune Louis XIV se plaisait au carrousel et ne dédaignait pas d’y figurer de sa personne.Il y avait là une part accordée au goût douteux du moment, il y avait les chars mythologiques, les devises limées de Benserade.Mais on avait aussi la primeur de maint ouvrage de Molière oû l’on peut admirer diverses choses, si tout est loin d’être irréprochable.Nos maîtres les opportunistes feraient sagement d’abandonner ce thème rebattu des plaisirs et des profusions de la cour de Versailles.Cela fait trop penser à certains festivals commémoratifs de la prise de la Bastille.C’était, au propre, la fête du nombre ; compacte et pressée était la compagnie au palais présidentiel.11 n’y manquait que la société, les daines implacablement brillaient par leur absence.11 y a bien, dit-on, de par le monde, une pléiade de précieuses radicales, côtoyant le demi-siècle, mais il n’y a pas d’apparence que le vrai monde, ce qui s’appelle le monde, incline à prendre autour de ces étoiles peu fixes son axe de gravitation.N’est-co pas Chateaubriand qui a appelé les foules innommées et confuses un désert d'hommes ?Plus déserte assurément, plus morne et consternante nous paraît être une réunion soi-disant de plaisir, uniquement composée d’habits noirs, tenue de^rigueur aux enterrements.Le mot est de Mme Julie O.Lavergnc, dans ces délicieuses Légendes de Trianon.Le schisme des femmes comme il faut, quel terrible point noir dans le bleu de l’opportunisme ! De chute en chute, d’enlaidissement, en enlaidissement, allons-nous voir la république faire entrer dans les mœurs les bals d’hommes ?Il y a là toute une suite de dégringolades démocratiques qui s’annoncent.Les agglomérations purement masculines n’ont plus rien qui les bride, oui les retienne sur les pentes de l’inélégance et de la vulgarité grossière.La liesse facilement tourne aux repletions du vin et des viandes.Involontairement, la pensée se reporte aux Romains de Couture.Cette vaste toile, à sa manière, est épique ; c’est l’épopée de l’indigestion.Les têtes sont abruties, significativement blêmes, couronnées de fleurs d’ailleurs ; ces malheureuses fleurs se meurent, asphyxiées visiblement dans les vapeurs de la ripaille.Mais laissons la cuisine,laissons les sauteries, question subalterne après tout.Il est plus intéressant d’observer les mœurs opportunistes par le côté moral proprement dit.Ici, l’aspect devient particulièrement triste.Nous parlions il y a un instant de l’endroit et de l’envers de l’histoire ; voilà qui ne concerne que les époques évanouies ou il y avait un endroit et un beau côté sur deux, un beau côté des choses et des hommes.La chronique courante n’a pas d’endroit, il semble qu’elle soit à l’envers des deux côtés, comme les Anglaises de Rivarol qui avaient deux mains gauches.Ce qui reluit, ce qui bat la grosse caisse, ce qui s’impose à la notoriété et, bon gré mal gré, nous entre dans les yeux et dans les oreilles, tout cela est absolument à l’envers du sens commun et du sens moral, de la raison et de l'honnêteté.M.Naquet, par exemple, mène grand bruit avec son agitation du divorce ; il fait Paris et la province.M.Naquet a la bosse du divorce, c’est beaucoup de bosses pour un seul homme.Celte déviation intellectuelle du chimiste de Carpcntras prend un caractère alarmant, la manie est entrée dans la période aigue.Si nous étions le conseil de famille du député de Vaucluse, peut-être jugerions-nous qu’il y a lieu d’aviser.Mais, bail ! M.Naquet, supposons-nous, a peu d’affaires en son privé et n’a guère à gérer, comme député, que .la chose publique.On est toujours suffisamment sain d’esprit pour cette besogne, le scrutin universel est si bon prince, si peu regardant.M.Naquet donc se multiplie, confércncie à outrance, mène à fond sa propagande malpropre, sans y mêler, du reste, un grain d’esprit, sans relever par-ci par-là sa tiède faconde d’un paradoxe qui rutile et tire l’œil.Par exemple, soyons juste, le côté positif de la chose est particulièrement soigné.M.Naquet a compris que l’argent, qui est le nerf de la guerre, est aussi le nerf du divorce.Sans doute, de soi, le divorce a sa beauté.Les conjoints mal assortis et d’humeur antipathique offrent peu de garanties en ce qui touche le perfectionnement de la race ; M.Naquet se charge d’appareiller convenablement les couples, jeunes ou vieux, le divorce est son agent parfaitement sûr de sélection matrimoniale.Très certainement, la chose est bonne en soi, intrinsèquement utile, il n’y a pas à y contredire ; mais si bonne et utile soit-elle, l’argent n’y gâtera rien.C’est pourquoi M.Naquet tend la sébile et bat le rappel aux souscriptions.L’agence du divorce est fondée ; les souscripteurs pourront garder l’anonyme (sic), l’incognito des bailleurs de fonds honteux sera scrupuleusement respecté.Sûreté cl discrétion ; l’agence saura mériter de plus en plus la confiance des familles.11 existait, il y a quelques années, aux abords du palais de justice, un bureau d’affaires de physionomie interlope.L’enseigne portait en exergue : Au tombeau dès secrets.Voilà qui ne ferait pas mal en tête des pros pectus de l’entreprise Naquet.L’établissement de banque oû seront centralisés les versements est désignée ; le banquier est porteur d’un nom providentiel, il s’appelle M.Lehideux.Le hasard, par moment, est un incomparable farceur : maison Naquet-Lehideux nous semble d’un complet à désespérer la facétie la plus ultra-fantaisiste.Décidément nous n’aurons pas, croyons-nous, le courage de discuter à froid la thèse de M.Naquet.A quoi bon ?Le divorce est une turpitude absolument répugnante, ctM.Naquet rend toute réfutation superflue.Lui-même se charge de faire barboter ce qu’il appelle son projet de loi dans tous les ruisseaux du ridicule et de l’odieux.Pu.Serhet.et l’archiduchesse Marie-Christine vient d’avoir lieu à Casino et elle a été assez courte.Le cérémonial en était réglé à l’avance ; l’archiduchesse se trouvait accompagnée de la seconde femme de son père défunt et de quel» ques dames de son entourage.Le roi est arrivé avec plusieurs personnages de sa suite.KftI’AUXE MARIAGE I)U ROI D’ESPAGNE.- .J , .eunumes neiges, ces oar uls que lui fournit son correspondant siècle, l’avaient formulé particulier.Nous en extrayons les fornioc n,i;tmv • Le Globe publie à ce sujet des détails • 1 • ^ T a .a> passages suivants : Arcachon, 22 août LA VILLA BELLEGARDE.Te sors à l’instant de la villa Belle-garde, où réside, comme vous le savez, l’archiduchesse Marie-Christine.J’ai été assez heureux pour pouvoir visiter sa résidence et je vous adresse aussitôt le compte-rendu exact de tout ce que j’ai vu.La villa Bellegarde est un chalet rustique bâti sur un plan élevé et fort élégant, qui a une certaine ressemblance avec un décor d’opéra-comique bien réussi ; il est plus grand que les chalets Partout et sans cesse la Franc-Maçonnerie tend à faire pénétrer son principe dans la société civile et politique, dans les mœurs, dans les institutions.L’Etat sans Dieu et l’école sans Dieu ne sont que des application du mensonge proclamé comme vérité par l’un des chefs du mouvement sécularisateur et révolutionnaire.Ce principe n’est pas nouveau.Les •olid tires belges, ces barbaresduxixe naguère en ces termes odieux “ Plus de prêtres à ta naissance, au mariage, à la mort.“ La paix de fame se puise dans la négation de Dieu.4* Nous sommes notre propre Dieu, notre propre prêtre, notre propre Pape et notre propre Roi.(Voir discours du F.*.Franz Faider à la Loge de Grand, 1846 et Hymne des gueux, Bruxelles, 1875).L’enseignement laïque, le mariage civil et la mort civile, voilà les trois complètes modernes, les trois grands progrès que la barbarie maçonnique et solidaire espère imposer au monde afin de réaliser l’idéal d’une société humaine organisée sur ce dogme : L'homme a créé Dieu, mais Dieu n'a voisins et entouré d’une forte haie de pins au tra-i vers de laquelle on aperçoit les plan- pas fait l'homme ! ” IL manquait un ' exotiques dont fourmille le jardin, prophète à cette formule du progrès.arrive à l’entrée principale par Garibaldi est désormais le Mahomet tes On une allée qui fait le tour de la maison.Le chalet appartient à M.Joly, de Bordeaux.On entre de plein-pied eu passant par un petit perron avec balustrade en bois sculpté.l’archiduchesse Marie-Christine.des croyants de l’athéisme.Les journaux publcnt la lettre suivante de Garibaldi : Civila-Vecchia, 12 août.Mon cher ami, Pour tirer l’Italie de son apathie, il faut substituer la vérité au men- Àu moment où j’allais poursuivre ma tournée dans la maison,onentend une voiture oui s’arrête devant la porte.—C’est l’archiduchesse, médit le majordome.—Là-dessus je m'efface songe.“ l'homme a crée Dieu, mais discrètement et néanmoins je me dieu n’a pas paît L’homme."(Cuomo place de façon à voir entrer la mai- creo Dio, e non Dio Cuomo).Entresse du logis.voyez une circulaire à toutes les so- Je vois entrer une jeune femme, ciétés dont je fais partie et dont je grande, élancée, aux grands yeux ex- suis le président honoraire ; elle fera pressifs, le teint légèrement brun, le du bien.front large aux contours gracieux, la bouche line, les lèvres fines, nez retroussé, pommettes saillantes ; elle est vêtue de cachemire noir, elle porte un chapeau de paille cabriolet et des gants de Suède ; un bouquet de roses sur l’épaule droite.L’ensemble est très-séduisant.Laissas Cairoli tranquille, mais POUR LES PRÊTRES, NOUS DEVONS LES ATTAQUER DE FRONT.Votre, G.Garibaldi.Ce blasphème suprême : C’est l’homme qui a crée Dieu et non L’archiduchesse Marie-Christine a jjiku qui a fait l’homme—n’est pas vu plusieurs fois les roi d’Espagne a ajnsj qu’on pourrait le croire, une Vienne, et elle en a conservé un si excentricité échappée delà bouche bon souvenir que ce qui va se passer d’une •« ganache ” — comme disait dans un instant peut être considéré Mazzini.Ce blasphème est le blas-comine une pure formalité.Depuis phème du libéralisme tout entier de deux mois au moins,le consentement ja Libre-pensée et de la Franc-made tous les ayant-droit est acquis à la (.0nncric.demande officielle que doit faire le \\ a pouv corollaire obligé : la roi, qui retournera à Madrid dès lundi, guerre au prêtres, c’est-à-dire à i.1:giou catholique.place do Dieu maçonniques de 10 li.et demie du soir.Franco, de Belgique et d’Italie, qui L’entrevue entre le roi d’Espagne I ont définitivement aboli la croyance roi, qui retournera a iuaunu ucs îuuui, guerre AU PRfcTttES, pour éviter des manifestations qui PEo-fisc à la reliai pourraient gêner l’incognito de la Mettre l’homme à îa future reine d’Espagne.est le vœu des Loses r Feuilleton du Courrier du Canad iuKBKC, 11 Septembre 1870—No 54 — i DES FOURRURES.Par Jules Verne.[suite.] lin somme, l’importante modification provoquée par le tremblement de terro consistait en ceci : c’est que, sur un espace de quatre à cinq milles au moins, l’horizontalité du sol était détruite, et que sa pente s’accusait on descendant de l’est à l’ouest.“ Eh bien, monsieur Hobson, dit en riant la voyageuse, vous aviez eu l’amabilité de donner mes noms au port et A la rivière, et voilà qu’il n’y a plus ni Paulina-rivcr, ni port Barnett ! il faut avouer que je n’a par de chance.—En effet, madame, répondit le lieutenant, mais si la rivière est partie, le lac est resté, lui, et si vous le permettez, nous l’appellerons désormais le lac Barnett.J’aime à croire qu’il vous sera fidèle ! ’’ Mr.et Mrs.Jolifie.aussitôt sortis de la maison, s’étaient rendus, l’un au chenil, l’autre à l’étable des rennes.Les chiens n’avaient point trop souffert de leur longue séquestration, et ils s’élancèrent en gambadant dans la cour intérieure.Un renne était mort depuis peu de jours.Quant aux autres, quoique un peu amaigris ils semblaient être dans un bon état de conservation.“ Eh bien, madame, dit le lieutenant à Mrs.Paulina Barnett, qui accompagnait Jasper Hobson, nous voilà tirés d’affaire, et mieux que nous ne pouvions l’espérer ! —Je n’ai jamais désespéré, monsieur Hobson, répondit la voyageuse.Des hommes tels que vos compagnons et vous ne se laisseraient pas vaincre par les misères d’un hivernage ! —Madame, depuis que je vis dans j les contrées polaires, reprit le lieute- ; liant Hobson, je n’ai jamais éprouvé : un pareil froid, et pour tout dire, s’il eût persévéré quelques jours encore, je crois que nous étions véritablement perdus.—Alors ce tremblement de terre est venu à propos pour chasser ces maudits ours, dit la voyageuse, et peut-être a-t-il contribué à modifier cette excessive température ?—Cela est possible, madame, très-possible en vérité, répondit le lieutenant.Tous ces phénomènes naturels sc tiennent et s’influencent l’nn B autre.Mais, je vous l’avoue, la com- position volcanique de ce sol m’inquiète.Je regrette, pour notre établissement, le voisinage de ce volcan en activité.Si ses laves ne peuvent l’atteindre, il provoque du moins des secousses qui le compromettent ! Voyez à quoi ressemble maintenant notre maison ! —Vous la ferez réparer, monsieur Hobson, dès que la belle saison sera venue, répondit Mrs.Paulina Barnett, et vous profiterez de l’expérience pour l’étayer plus solidement.—Sans doute, madame, mais telle qu’elle est à présent et pendant quelques mois encore, je crains qu’elle ne vous paraisse plus assez confortable.—A moi, monsieur Hobson, répondit en riant Mrs.Paulina Barnett, à moi, uno voyageuse ! Je me figurerai que j’habite la cabine d’un bâtiment qui donne la bande, et, du moment que voire maison ne tangue ni ne roule, je n’ai rien à craindre du mal de mer! —Bien, madame, bien, répondit Jasper Hobson, je n’en suis plus â apprécier votre caractère ! Il est connu do tous ! Far votre énergie morale, par votre humeur charmante, vous avez contribué à nous soutenir pendant ces dures épreuves, mes compagnons et moi, et je vous en remercie en leur nom et au mien ! —.le vous assure, monsieur Hobson que voue exagérez.—Non, non, et co que je vous dis là, tous sont prêts à vous le redire.Mais permettez-moi de vous saire une question.Vous savez qu’au mois de 'juin prochain, le capitaine Craventy | doit nous expédier un convoi de ravitaillement, qui, à son retour, emportera nos provisions de fourrures au Fort-Reliance.Il est probable que notre ami Thomas Black, après avoir observé son éclipse, retournera en juillet avec ce détachement.Me permettez-vous de vous demander, madame, si votre intention est de l’accompagner ?—Est-ce que vous me renvoyez, monsieur Hobson Y demanda en souriant la voyageuse.—Oh ! madame !.—Eh bien, “ mon lieutenant ”, répondit Mrs.Paulina Barnett en tendant la main à Jasper Hobson, je vous demanderai la permission de I passer encore un hiver au Fort-Espé-! rance.L’année prochaine, il est probable que quelque navire do la Compagnie viendra mouiller au cap Bathurst, et j’en profiterai, car je ne serai pas fâchée, après être venue par la voie de'terre, de m’en aller par le détroit do Behring.” Le lieutenant fut enchanté de cette détermination de sa compagne.Il l'avait jugée et appréciée.Une grande sympathie l’unissait à celte vaillante femme, qui le tenait, elle, pour un homme bon et brave.Véritablement, l’un et l’autre n’eussent pas vu venir sans regrets l’heure do la séparation.Qui sait, d*ailleurs, si le Ciel ne leur réservait pas encore de terribles [ difiô la forme des falaises, qui s’é-epreuves, pendant lesquelles leur , taient singulièrement abaissées.Au double influence devrait s’unir pour delà, les montagnes ignivomes, coule salut commun ?j remuées d’une légère vapeur, sem- Le 20 janvier, le soleil reparut blaiont momentanément apaisées, pour la première ibis et termina la j Vers le 20 mars, les chasseurs si-nuit polaire.11 ne demeura que quel- | gnalérent les premiers cygnes, qui ques instants au-dessus de l’horizon, j émigraient des territoires méridio-et fut salué par les joyeux hourras : naux et s’envolaient vers le nord en des hiverneurs.A compter de cette poussant d’aigres sifflements.Quel-date, la durée du jour alla toujours " ' • - - croissant.Pendant le mois de février et jusqu’au 15 mars, il y eut encore des ques “ bruants de neige ” et des “ faucons hiverneurs ” firent aussi leur apparition.Mais une immense ______________t m_ _____ _______ __ couche blanche couvrait comme le successions très-brusques de beau et sol, et le soleil ne pouvait fondre la de mauvais temps.Les beaux temps j surlace solide de la mer et du lac.furent très-froids ; les mauvais, très-neigeux.Pendant ceux-là, le froid empêchait les chasseurs de sortir, et pendant ceux-ci, c’étaient les terapê-es de neige qui les obligeaient à La débâcle n’arriva que dans les premiers jours d’avril.La rupture des glaces s’opérait avec un fracas extraordinaire, comparable parfois à des décharges d’artillerie.Des brus- rester à la maison.Il n’y eut donc ques changements se produisirent que par les temps moyens que cer- : dans la banquise.Plus d’un iceberg, i * - l ._ .J.Ai v /> 1111 1 A i> vu m c* O r.o c a tains travaux purent être exécutés au dehors, mais aucune longue excursion ne fut tentée.D'ailleurs, à quoi bon s’éloigner du fort, puisque les trappes fonctionnaient avec succès.Pendant cette lin d’hiver, des martres, des renards, des hermines, des wolverenes et autres précieux animaux se firent prendre en grand nombre et les trappeurs ne chômé-rent pas, tout en restant aux environs du cap Bathurst.Une seule excursion, faite en mars à la baie des1 Morses, fit reconnaître que le tremblement de terre avait beaucoup rao- ruiné par les chocs, rongé à sa base, culbuta avec v.n bruit terrible xiar suite du déplacement de son centre de gravité.De là, des éboulements qui activaient le bris de l’iccfield.‘ À cette époque, la moyenne de la température était de trente-devx degrés au-dessus de zéro (0° centigr.) a suivre. LE COURRIER DU CANADA en Dieu, mémo sous l’apparence d’un j simple architecte de l’univers et la croyance en Vimmortalité de V(hne.r (IUEHKC.12 SEPTKMBBK IS70.Conseil M>jci»lntil' I/CX|HM»itioil Ü^OÜAMU Plusieurs personnes s’informent s’il est vrai que l’expôsition d’Ottawa est retardée de quelques semaines.Nous n’avons vu nulle part une pareille annonce.L’exposition aura lieu au temps fixé.D’après les préparatifs qui se font, cette -exposition sera considérable et brillante.h 1/lIon.Juge l.af’riiiiilioiftu» Le Conseil Législatif s’est réuni à onze j .mr cures hier matîti.! Percé, IL—Lundi dernier, 1 lion.L hon.M.Si aunes annonce au Conseil juge Laframboise est revenu des Iles Législatif que Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur viendra à 3 heures de l’après-midi, sanctionner les bills passés par les deux Chambres depuis le commencement de la session.L’iion.M.de Boucherville demande au président du Conseil s’il a quelques renseignements à donner au sujet de la crise actuelle.L’Hon.M.Starnes répond qu’il ne connaît rien île nouveau et qu’il ignore si le gouvernement a pris une décision quelconque au sujet de la crise.L’iion.M.Ross dit qu’en vue de l'inaction du gouvernement a mettre fin à la crise, le Conseil doit rôatfirmer de nouveau ses protestations.11 propose alors les résolutions suivantes : Que cette Chambre désire renouvel-Icr l’expression de son attachement profond ii la personne de Sa Majesté la Reine Victoria et aux institutions dont elle a doté la province de Québec.•* Que cette Chambre s'empresse toujours de favoriser les mesures qui auraient pour but de fournir à Sa Majesté les subsides nécessaires pour la bonne administration de la chose publique, mais que cette Chambre ne saurait concilier son respect à notre souveraine avec le devoir que la constitution lui impose, en laissant les devoirs publics à la disposition d’une administration qui a méconnu le respect dû à la constitution, à la volonté de la législature et aux engagements pris au nom de la Couronne.•* Que l’ajournement prolongé d’une des branches de la législature au milieu d’une session, lorsque tout le service public est eu souffrance depuis la fin de l’année fiscale dernière et sans pourvoir aux engagements financiers aux quels la province est tenue, est de nature à nuire gravement au crédit public.•* Que cet ajournement recommandé par les aviseurs de Son Honneur le lieutenant-gouverneur est une nouvelle preuve de leur impuissance à administrer efficacement les affaires de cette province, et une nouvelle raison pour cette Chambre de persister dans la détermination qu’elle a prise et qu'elle exprime dans les résolutions déjà transmises à Son Honneur le lieu tenant-gouverneur.*’ L’hon.M.Starnes demande que ces résolutions ne soient pas discutées aujourd’hui.L hon.Rémillard dit qu’il volera contre ces résolutions, parce que le gouvernement actuel n’a pas encore perdu sa confiance, mais il est d'opinion que le Conseil ne reviendra pas sur sa décision et que le gouvernement devrait prendre de suite les moyens nécessaires pour mettre fin à la crise.Les résolutions sont mises aux voix avec le résultat suivant : 13 pour 3 contre.Le Conseil s’ajourne jusqu'à 1.3C heure.de la Magdeleine où il a présidé la Cour pendant huit jours.Il part aujourd’hui pour la Rivière au Renard où il présidera la Cour [de Circuit et reviendra à Percé le 1er d’octobre pour présider la Cour Supérieure, la Cour Criminelle et la Cour de Circuit.Emparons-nous «lu sol Plus de 500 familles de Québec et des environs, effrayées des rigueurs de l’hiver qui arrive, sont prêtes à aller prendre des terres au LacSt.-Jean et ailleurs.La société de colonisation de Québec apprenant cela, s’est décidée à tenter un grand effort, et elle compte sur le concours du public.Elle y a droit.Le temps de discuter la nécessité de la colonisation est passée.Ce serait injurier le bon sens public que d’insister davantage sur le fait que s’emparer du sol est une œuvre nationale et patriotique autant qu’intelligente.D'ailleurs, nos ouvriers n’ayant plus d'ouvrage, c’est un devoir que la charité impose à la société de leur venir en aide.Aussi ne saurions-nous trop applaudir aux projets de la société de colonisation de Québec.Depuis bientôt seize ans, cette société, sans bruit ni ostension, a fait son œuvre méritoire.Des paroisses entières lui doivent d’avoir échappé à la ruine, et ses membres se sont imposé mille sacrifices pour pourvoir à toutes les demandes.Des centaines de colons ont reçu d’elle la semence de leurs terres, et bien des désastres ont été ainsi réparés.Mais cette fois la société veut se procurer plus de ressources, car les besoins à satisfaire sont plus grands encore et plus pressants.Le succès de son œuvre va dépendre de nous.Dès aujourd’hui nous pouvons annoncer quelques-uns des moyens qui vont être adoptés.D’abord une excursion à bas prix va être faite à quelqu’en-droit de là rive du Nord.Puis une grande lotterie va être organisée et des billets seront demandés à Québec et dans les paroisses voisines.On parle aussi d'un bazar organisé par des dames charitables, et d’une grande soirée littéraire.L’on sait que la législature offre de fournir la moitié du montant qu’une société de colonisation réalisera.Il importe de se prévaloir au plus tôt de cet avantage.Il faudrait que d’ici à quelques semaines, la société eût réalisé un fort montant, afin d’obtenir une grande part de cet octroi.Comme l'œuvre de la colonisation intéresse tout le public, que la richesse nationale y est intimement liée, la société fait un appel aux cœurs généreux de toutes les parties de la province.La plus faible contribution sera reçue avec reconnaissance.* Nous reviendrons sur ce sujet important, espérant que la société de colonisation va recevoir un accueil sympathique en retour de son (dévouement patriotique et éclairé.—iCommunique).XoiivelleM loin Nous publions aujourd’hui les lois passées durant la présente session qui ont été sanctionnées hier.Plusieurs de ces lois sont très-importantes.Chamiire du Conseil Législatif.Québec 11 août 1879.Aujourd'hui, à midi, Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur s’est rendu avec les cérémonies ordinaires, à la Chambre dn Conseil Législatif, en la maison du Parlement.Les membres du Conseil Législatif étant assemblés, il a plu à Son Honneur d’y faire requérir la présence de l'Assemblée Législative, et cette Chambre s’v étant rendue, les bills suivants ont été sanctionnés a il nom de Sa Majesté, par Son Honneur le Lieutenant Gouverneur, à savoir : B Acte pour incorporer u Le collège théologiquo Wesleven de Montréal.” E Acte pour permettre à certaines corporations, d’utiliser plus efficacement les biens-fonds qu’elles peuvent posséder.F Acte pour ratifier les procédés en liquidation de certaines sociétés de construction.*2 Acte pour amender les actes concernant le cautionnement des officiers publics de la province, (32 Yict., ch.9 et 30 Yict., ch.15.) 4 Acte concernant les asiles d’aliénés dans la province de Québec, subventionnés par le Gouvernement.9 Acte pour amender l’acte pour rectifier les lignes de division, et assurer les titres, dans certains rangs du townships de Grenville.11 Acte d’incorporation du séminaire de Chicoutimi.12 Acte pour incorporer le a Bishop’s College School Associations.” 13 Acte pour amender l’acte incorporant u The Debee Plain Advent Camp Meeting Association.” (49 Yict., Chap.54.) ii Acte pour autoriser les ministres de l’église connue sous le nom de u Scandinavian Church ” dans la province de Québec, à tenir les registres de baptêmes, mariages et sépultures.15 Acte pour incorporer la Société Ecclésiastique de St.-Joseph, dans lé diocèse de Québec.IG Acte pour incorporer le Séminaire de St.-Charles Borromée de Sherbrooke.17 Acte pour amender l’acte d’incorporation de la compagnie du chemin à rails du Saint-Laurent et du village d'industrie.18 Acte amendant l’acte incorporant la “ The "Windsor Hotel Company of Montreal.” 19 Acte amendant l’acte pour incorporer la cité de Sherbrooke, 39 Yict., chap.50.21 Acte pour incorporer u La ville de Chicoutimi.” 22 Acte pour amender la charte de la ci té de Montréal.*23 Acle pour incorporer l’Union Commerciale de Québec.*24 Acte pour changer le nom de la municipalité du village de Notre-Dame de Grâces, et pour étendre ses pouvoirs.*25 Acte pour refondre et amender l'acte d’incorporation de la ville de Saint-Henri.*2G Acte pour incorporer le Collège de Pharmacie de Montréal.07 Acte incorporant11 The Montreal Dio- é cesan Theological College.” 28 Acte pour amender l’acte d’incorporation de la ville de Nicolet.30 Acte pour amender l’acte incorporant u La Nouvelle Compagnie de Gaz de Montréal ” et les différents actes qui l’amendent, et pour changer le nom de la compagnie et étendre ses pouvoirs.32 Acte pour autoriser les corporations municipales à employer le* fonds d’amortissement qu’elles sont obligées de placer au rachat de débcntnres par elles émises.45 Acte pour amender l’article 2098 du code civil.56 Acte pour amender et refondre de nouveau, les actes concernant la profession médicale et la chirurgie, dans la province de Québec.48 Acte pour amender l’acte des chemins _ de fer de Québec, 1869.50 Acte pour amender l’acte 37 Vict., chap.48, intitulé : u Acte pour incorporer la ville Salaberry de Yallev-field.” 51 Acte pour autoriser la chambres des notaires de la Province de Québec à admettre George Simeon Théberge à la pratique du notariat.52 Acte pour amender les actes 23 Victoria, chapitre 75 et 3G Victoria, chapitre 58, relatifs à l’incorporation de la ville de Sorel.55 Acte incorporant la Compagnie Manufacturière de Coton de Coati cook, et ratifier le règlement No.74 du village deCoaticook, accordant de l’aide à la dite Compagnie.55 Acte amendant l’acte d’incorporation de la cité des Trois-Rivières, 38 Vict., _ chap.76.5G Acle pour amender l’Acte intitulé: “ Acte pour incorporer la Compagnie du chemin à macadamiser de la paroisse de Laprairie.” 58 Acte pourvoir à la transmission de la propriété du Cimetière Catholique Romain de la paroisse de St.Hyacinthe le Confesseur, des mains des syndics de la dite paroisse, en celles | de la Corporation Episcopale Catholique Romaine de St Hyecinthe, et à l’administration, maintient et entre- _ tient du dit cimetière.59 Acte pour amender Pacte 30 Victoria, chapitre G0, intitulé : u Acle pour refondre et amender l’acte pour incorporer la ville de Lévis et les divers actes qui l’amendent.00 Acte pour autoriser la vente de certains biens-fonds substitués par ladou- 150 Acte pour amender l’acte 31 Vict., chap.9, concernant le département du trésor, et les revenus, dépense et comptes publics.152 Acte pour amender l’acte delà oi-devant province du Canada, 24 Vict., chap.32, concernant le£ compagnies d’assurance mutuelle.155 Acte concernant la nidation de l’en-_ registrement de droits réels.15G Acte pour amender les actes concernant la vente des terres pour l’exploitation des mines de phosphate.157 Acte pour amender le code municipal de la province do Québec.159 Acte pour amender le chap.18 Statuts Refondus pour le Bis Canada, concernant l’érection des paroisse.nation de feu Alpheus Kimpton et IG3 Acte pour amender la loi des licen- Liletta Lcnay en faveur des enfants et descendants de feu Walter Kimpton.G2 Acte pour amender les actes concernant les mines d’or.GG Acte concernant la vente des immeubles par les shérifs de la province de Québec.G8 Acte pour assurer la publicité des _ saisies des biens immobiliers.71 Acte pour permettre aux svndics et aux membres de l’Eglise Zion, Montréal, d'hypothêquer davantage eertai- ces de Québec de 1878,(41 Vict.,chap.3.) IGG Acte pour encourager les sociétés de colonisation, dans les cités de Québec et de Montréal, en faveur des ouvriers et de leurs familles.171 Acte pour amender l’acte passé dans la présente session, intitulé : i: Acte pour amender la charte de la cité de Montréal.” _ nés propriétés de la dite Eglise.72 Acte pour incorporer la Compagnie d’Elélévaleur de Québec.74 Acte pour étendre les pouvoirs accordés au synode provinciale do l’é glise anglicane, par l’acte de la ci-devant province du Canada, 29 et 30 Vict., chap.IG, au synode du diocèse de nt t Québec, en autant qu’ils se rapporten aux propriétés de l’église dan* \e di diocèse.75 Acte pour incorporer la communauté des Religieuses Carmélites d’Hochela- ga- 83 Acte pour annexer cette partie de la Paroisse de Saint Eugène situé dans le comté de Bagot, au comté de Drummond, pour toutes fins quelconques, et pour ériger la dite paroisse en niuni-palité.84 Acte pour amender l’acte électoral de Québec.88 Acte pour amender les articles 2 et 3 du code de procédure civile, concernant les jours non juridiques.90 Acte concernant la liquidation volontaire des compagnies à fonds social.91 Acte pour incorporer la société de secours mutuels des Français à Montréal.- 92 Acte pour faciliter l’administration de l’Académie de Knowlton, pour pour pourvoir à son incorporation et pour d’autres fins.9G Acte pour incorporer la l; Compagnie du chemin de fer d’Ottawa et de la Vallée de Gatineau.’’ 99 Acte pour amender l’article 1G08 du code de procédure civile au sujet de la signification de certains brefs éma nés dans la cour de circuit dans certains cas.100 Acte pour amender le chapitre 75 des Statuts Refondus pour le Bas- Canada concernant la division entre ies limites de Charlevoix et Montmo- renev.* 191 Acte pour amender le chapitre 75 des Statuts Refondus pour le Bas Canada concernant la ligne de divi sion entre les comtés de Compton et Beauce.102 Acle pour amender le chapitre 75 des Statuts Refondus pour le Bas Canada concernant la ligne de* division entre les comtés de Bellechasse et Dorchester.103 Acte pour constituer en corporation l’association connue sous le nom de Le Club de Québec.” - 104 Acte pour amender certains articles du code civil.108 Acte pour amender “ l’acte pour incorporer la cité de Hull,” 38 Victoria, chapitre 79, et l’acte 39 Victoria, chapitre 49, amendant le dit acte.109 Acte pour incorporer u La Société d’Art décoratif de Montréal.” 110 Acte pour amender l'acte de cette province, 30 Yict., Chap.33, intitulé : Acte pour amender et refondre les différents actes concernant le notariat en cette province.” 112 Acte décrétant de nouvelles dispositions relativement aux Sociétés de Construction dans la Province de Québec, et pourvoyant à la liquidation de leurs affaires.116 Acte pour rendre valides certains actes notariés.119 Acte pour amender de nouveau le chapitre 7G des status refondus du Canada, concernant la pratique do la médecine et de la chirurgie et l’étude de l'anatomie.121 Acte concernant les enquêtes faites par les coroners.122 Acte concernant la fiducie.123 Acte pour définir les placements que les admistrateurs sont tenus de faire.124 Acte pour amender les lois sur l'ins- truction publique en cette province, quant aux écoles placées, sous le contrôle du bureau des commissaires d’écoles catholiques romains de la cité de Montréal.> 127 Acte pour amender de nouveau l'acte concernant les dépôts judiciaires et au 1res.128 Acte pour amender l'acte de cette province 33 Vict., Chapitre 2G intitulé : u Acte pour pourvoir à l’interdiction et à la guérison des ivrognes d’habitude.” - ; .! 131 Acle pour amender de nouveau l’acte concernant le Département de l’Agriculture des Travaux Publics, [32 Vict., c.15.] 132 Acte pour amender l’article 49 du code de procédure civile.133 Acte pour établir des compagnies d’assurance mutuelle.13G Acle pour abroger l’acte 41 Vict., chap.16, et amender la section 1G des status refondus pour le Bas Canada, chap.109 concernant l’indemnité des petits jurés dans les affaires criminelles.” • 138 Acte concernant le contrat de natis-tissement.142 Acte concernant la vente des “ effets publics ” appartenants à des incapables.149 Acle concernant la fermeture des auberges le dimanche, et à certaines heures, les autres jours.COUKKSPOXl>AXCi: M.le Rédacteur, À propos de l’attaque de M.Tardivel contre le Naturaliste, dans ie Canadien d’hier, permettez-moi donc de lui dire que les articles sur le chien, qui ont paru dans le Naturaliste, n’étant pas de moi, je laisse à l’auteur le soin de lui faire une réponse, s'il le juge à propos.L’auteur, professeur de philosophie dans l’une de nos maisons d’éducation des plus recommandables, a fait sa théologie et son cours d’écriture sainte, et ne serait nullement embarrassé pour faire justice des ragoûts réchauffés du nouveau docteur du Canadien.Evidemment ce jeune écrivain a manqué sa vocation, ce n’est pas un fauteuil de rédacteur de journal qu'il lui faudrait, mais bien une chaire d’écriture sainte dans un grand séminaire, sauf toutefois à se mettre d’accord avec l’enseignement de l’église qui veut, comme on l’enseigne partout dans les grands séminaires, que, dans les questions qui ne concernent ni la foi, ni la moralité, on laisse aux savants leur liberté u opinion ; tandis qu’à l’école du nouvel exégète du Canadien, on prétend interpréter les textes de l’écriture de manière à lier tout le monde.Les paroles du texte sacré sont là, il n’y a plus à réfléchir.Que si parfois on se trouve embarrassé pour faire accorder les lois de la nature avec le sens étroit que l'on donne aux expressions du texte, on fait intervenir un miracle, et tout est dit.Rien de plus commode.11 va sans dire que Moïse n’aurait rien eu à apprendre des savants d'aujourd’hui pour écrire son livre, mais je suis certain aussi que si St.Augustin et St.Thomas vivaient de nos jours, ils n’auraient rien à apprendre du docteur du Canadien en lait d’exégèse ; ces grands grands génies répéteraient avec l’église : in dubiis liber-las.M.Tardivel ignore-t-il que Rome s’est déjà prononcée sur le sujet en question ?Dans le cas de Vossius, la congrégation de Ylndex, composée de neuf cardinaux, a déclaré que l’opinion contraire à l’universalité absolue du déluge ne contenait rien de contraire à la foi ni aux bonnes mœurs, et pouvait être tolérée et discutée.Mais par malheur on décide autrement au Canadien.M.Tardivel me parait tourmenté d’une idée fixe de me trouver en défaut du côté de l’orthodoxie ; cependant j’ai la certitude que, pas plus que la première fois, il ne pourrajouir de ce plaisir ; car entre sa dernière attaque et le triomphe, il y a un aby-mc qu’il ne pourra jamais franchir.Votre etc., L’abbé Provanciiek.Cap Rouge 11 Sept.1879.Une race «le .fuir* nègres Abyssinie en Sous ce titre, on lit dans les Missions catholiques : Voici un fait ethnographique qui dépose en faveur de l’unité du genre humain.En quelques siècles, le climat de l’Abyssinie a suffi pour changer en nègres les enfants d’Abraham.Des détails irrécusables nous sont donnes par un-voyageur, M.Halévy, israélite converti.Nous citons littéralement : Ayant entendu parler d’une race de juifs nègres qui, d’après ce qu’on m’en disait, devaient habiter les hauteurs d’où descend le Takezzé, je mo sentis uu attrait particulier pour ces coreligionnaires dont les traits et la couleur avaient si complètement changé.Je inc mis donc à la recherche de ces juifs nègres, appelés dans le pays Falaschas.J’eus la fortune d’en découvrir deux qui avaient été baptisés, et j’amenai facilement la conversation sur leurs parents et sur leur origine.L’un d’eux me parla de la prière du matin, que «a mère lui avait apprise, et n’eut pas de peine à la lui faire réciter.11 dit alors, les mains non pas jointes, comme en Occident, mais élevées jusqu’à la hauteur do la face, la paume ouverte et tournée du côté des yeux : “ Entendez-moi, 6 Etemel ! Ecou- tez ma prière et les paroles de mes supplications.Vous êtes le Tout-Puissant, ô Eternel ! C’est vous qui nous avez délivrés de l’Egypte ; c’est vous qui avez détruit l'armée de Pharaon ; vous nous avez nourris dans le désert ; vous nous avez conduits jour et nuit par une nuée.Qui vous ressemble, ô Eternel ?Quel autre que vous est adoré dans l'assemblée des saints ?Quel Dieu est comme notre Dieu ?Vous êtes de toute éternité, vos années n’auront jamais de fin.O Eternel ! rappelez-vous votre Testament, le Testament que vous avez' donné à Moïse sur le mont lloreb.Que Dieu soit loué dans toute son éternité.Amen ! Amen ! ” Il est impossible de ne pas trouver dans cette prière un caractère exclusivement juif.C’est bien la manière de s’exprimer de mon peuple, et, malgré la couleur noire de mon interlocuteur et la dépression des traits de son visage, je reconnais en lui un fils d’Abraham.Il l’était aussi sous le rapport de la loi, bien que celle-ci fût un peu effacée.Uar l’entremise de ces deux boni, mes, je parvins à découvrir plusieurs autres juifs de la même tribu.Au marché de Kabta, j’en trouvai cinq faisant le commerce des ]>ipes et des sabres.Par eux, je fus introduit dans une petite société de noirs sur qui je fis une impression d’étonnement tout ii fait semblable à celle que j’avais ressentie.4*—Comment ! s’éciièrent-ils, un Falascha blanc ! ” Ces nègres étaient réellement juifs et, lorsqu’ils surent que j’étais allé à Jérusalem,ils se pressèrent autour de moi, m’accablant de questions.— “ Comment, en vérité, vous avez vu “ Jérusalem la ville sainte ?De vos “ yeux vous avez vu la montagne de (* Sion ?Vous avez vu le tombeau de notre mère Rachel t Et Bethléem “ et la ville d’IIébron où reposent “ Sara et Abraham ?” Ils ne pouvaient trouver assez de mots pour exprimer leur étonnement.Notre voyageur cite encore, comme preuve de l’origine juive de ces nègres, une guerre sainte entreprise par eux dans le but de délivrer Jérusalem, de l’arracher aux infidèles ot d’en faire, non-seulement la capitale du peuple juif, mais la capitale de toutes les nations sous un chef juif.Ils partirent en masse, convaincus que Dieu renouvellerait en leur faveur les miracles accordés à Moïse, que la mer se retirerait pour leur donner passage, qu’ils se nourriraient de la manne tombée du ciel, etc.Presque tous périrent.Cette circonstance, jointe à la croyance au Messie temporel chargé de relever le royaume d’Israël, prouverait aussi que l’exode en Abyssinie remonterait à l’époque de la dispersion des Juifs, après la destruction de Jérusalem.NOUVELLES SOCIÉTÉ DK COLONISATION.— Le comité d’organisation doit se réunir ce soir à sept heures et demie dans les salles de l’Institut canadien.—La ^barque norvégienne Columbia allant de Londres à Québec a rencontré le 4 de ce mois un monstre marin avec qui elle est venue en collision et elle a sombré une demi-heure après le choc.L’éau s’est couverte de sang dans une certaine étendue tout autour du vaisseau aussitôt après le choc.L’équipage a réussi à se sauver.Londres, 10—L'excitation est grande dans l’armée anglaise au su jet de la révolte de l’Afghanistan.On l'ait de grands préparatifs pour une prochaine campagne.Plusieurs régiments ont reçu l’ordre de s’embarque à Portsmouth et grand nombre de transports sont en armement.Dans quinze jours le premier détachement va partir et les travaux nécessaires vont* être poussés activement.Toutes les précautions sont prises pour éviter l'encombrement que l’on a eu à déplorer dans les précédents envois.Ottawa, 10.—Après le Globe de cette ville, Sir John MacDonald aurait abandonné le projet d’aller rendre visite à Lord Dufferin et à Lord Monk en Irlande.Le premier ministre de la Puissance du Canada ayant reçu une dépêche d’Ottawa, au sujet de l’embargo mis sur les bestiaux, a eu une entrevue avec les membres du Conseil Privé.Sir Alexandre Galt et Sir John MacDonald doivent revenir à Québec par le Peruvian mardi prochain.Ce matin le Gouverneur Général et Son Altesse Royale la Princesse Louise ont visilé le couvent de Notre-Dame de LO relie et y ont reçu une adresse en vers.Cette après-midi ils doivent aller visiter ^Université et si le temps est favorable, ils sc rendront au couvent de St.-Joseph.Ce matin un train de marchandises du Grand Tronc a heurté deux wagons qui s’étaient détachés du train précédent et stationnaient sur la voie proche de Parkdale.Ces deux chars ont été précipités hors des rails et gravement endommagés.Le conducteur Gormnlcy a reçu quelques contusions clans cette circonstance.Sorel, 10.—Quelques entrepreneurs de cette ville ont soumissionné pour la construction d’un évêché à Trois-Rivières.Mais le contrat a ôté donné à M.E.Joliette de celle dernière ville.St.Jean deTerrcncùve, 10.—Les récoltes sont bien au-dessous de la moyenne.D’autre part, la pêche est excellente et donne une moyenne de 110 à 120 quintaux par barque.10—Hier après midi l’après-midi un étranger entra dans l’auberge de John Eagle et demanda un verre d’eau (le vie.Pendant qu’il dégustait son verre, un nommé Pierre Gaud-beau, employé dans la fabrique de Smith et Will), entra dans l’auberge et adressa la parole à* l'étranger.La conversation roula principalement sur la position de la population canadienne française de la Province de Québec.De gros mots furent échangés de part et d'autre et on finit par en venir aux coups.Un nommé Gourou qui était présent, se rua sur Gaud beau et le renversa à terre.Les combattants furent séparés, et on s'aperçut que Gaud beau avait reçu trois coups de couleau dans le côté.L’étranger sortit aussitôt.G and beau dit qu’il a été frappé par cet étranger et par Gourou, mais les témoins de la querelle disent que Gourou ne s’est pas servi de couteau.Gaudbeau était arrivé de Montréal depuis six semaines.Les médecins croient qu’il va succombera sus blessures.un domït coupé.et RECOLLÉ.—Des parties fraîchement détachées du corps, les oreilles, des morceaux de chair, ayant conservé encore toute leur vitalité, peuvent, dans des circonstances favorables, se ressouder là où elles ont été enlevées.Un jeune homme de vingt-huit ans, menuisier, reçut un coup de hache sur le pied droit.Le gros orteil fut presque complètement détaché : il ne tenait plus que par un petit fi let de peau et tombait complètement sur le côté du pied.Le docteur Gavoy, appelé de suite, détacha complètement l’orteil, puis après l’avoir lavé, ainsi que la peau., il adopta les deux surfaces aussi bien que possible Finie contre l’autre, et les fit tenir au moyen de mèches de charpie imbibées de collodion mises dans le sens de leur longueur.Quand le collodion eut pris, il enrou la une autre mèche autour des premières.De plus, un appireil fixa toutes les parties du pied dans une immobilité complète* Douze jours après, le pansement ne donnait aucune odeur, le malade se trouvait très bien, et demandait à sortir.Vingt-quatre jours après l’accident, la cicatrisation était parfaite, et à l’endroit où l’orteil avait été tranché,on voyait « une cicatrice rosée semblable à celle, des coupures ordinaires.Actuellement, ce jeune ouvrier marche sans aucune don leur et sans difficulté — Redoiiner.de la vigueur au cerveau le reconstituer, est œuvre médicale familière à l’ordre du jour.Nos ancêtres s'y connaissaient peu en ces matières, et en peuple lion enfant, ils attachaient plus d’importance à leur estomac.Le cerveau de Shakespeare, pour un instant, n'a jamais en l’avanta ge de bénéficier du phosphate ou autres matières chimiques du genre adminis liées par uu medécin patenté tout désintéressé, mais ou peut affirmer en toute sûreté que sa digestion était parfaite.On prévient ou on fait disparaître aisément les troubles survenus dans les organes digestifs, troubles qu’engendre notre manière de vivre, eu se servant assidûment du vin de Quinine de C; ’ La débilité générale, la perte de l'appétit, Findigestiou, la fièvre cèdent en peu de temps devant cet excellent remède.En vente chez MM.Thompson, Codeville et ('ie, Jos.Lepage et J.B.Z.Dubeau.20 juin 79-1 an-79G Annonces Nom elles.Nouvelles marchandées.— Béla ml, Carneau A Cie.Département «le la Milice.—'W.Powell.Ligne des vapeurs allant au Saguenay.—A.Gahourv.Attention ! 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M., tous les jours, pour la Donne Ste.Anne.Au retour, le vapeur laissera Ste.Anne, à 3 HEURES • "b, arrivant a Québec avant le départ des vapeurs de Montréal.seul de fera un et sera ANT le plaisir d’annoncer au public et (Meurs pratique* en particulier qu’ils ont reçu uno N*qVi^rrn°fw?l!vim?»,«rieC?a '°*ri îio1|m; ASSOrl',nen* U quantité de MARCHANDISES D'AUTOMNE dans tous les derniers goûts et (iu’?ls Untinm^ ^ des plus célèbres manu.» «mIr *, ta j„,„, d'ici i, ce ,|UC choque dé*«SS*AS t^ST %j£*T2.CHEMISES BLANCHES ET DE COULEUR faites pour Messieurs.HABILLEMENTS POUR MESSIEURS ET ENFANTS faits à ordre.Inutile d'énumérer leur prix, il suffira de dire qu'ils défient toute compétition.UNE VISITE EST SOLLICITÉE.Belaud, Garneau & Cie., Québec.Il septembre 1879 •22 avril 1879—-lu».—e 740 ïame contre le Catholicisme libéral par l’abbé Jules Morel, 2 vol*, in-8 broché.$3 Soi» l’abbé .lub s Morel, 2 vol*, in-8 broché.$3 00 OEuvres choisi»-?«le Bossuet, 5 vols, in-12 biocIlé.»•••••.» 00 Œuvres choisies «b» l'énrlon, 4 vols in-12 broc h*.I (10 La Doctrine Catholique par Bourdalou».» «u M .n s s i 11 » » 11.in-8 brin-lie.0 70 Instructions sur les vertus chrétiennes et le* péchés capitaux par l'ahSé Gridel, i vols in-12 broché.I 00 La Itcligion et ln Liberté par l'abbé Bautain, in-12 broi.-hé.() i*»5 L'Ame sur ic Calvaire par l'abbé BamlniHd, Ul I %, t eh*, .0 a U Le •• .Journal pour Tou* '’ relié, 22 vols .20 00 Cierges 1ère qualité.05 cts la 11».Une visite «4s! sollicité!».i Fruits, Etc.# Q.iéb v, 12 septembre IS O.Oranges par caisse.$0.03 u Citrons 44 .b.dO a Pêche 4* .2.50 a Bouilli'- pur bai tl.•••••••••••«•• I 11*1*** •••«••••••••••• • •• • • I é 1 * * n ••#•••••••••••*••••••• Fign»**- « * 11 boil*- d" 2 livres .II ;i i r- i ii d*- Mahiga par livre.2.50 a il h 0 !« 3.00 3 (10 7 00 a 8.00 3.50 a o.( 0 O 00 u 0 10 0.10 fl 0 20 Provision», Etc., Kt«.Québec.12 septembre 18.9.Heurre Irais pur llvro.$0.1 i u ’).*•> ** salé 44 “ .0 10 se suivants, Inities sur le Clyde, h double engin.4‘200 /,/.Dullofl, B N B *7.**400 U.Smith, H A It AF.4‘200 Cditt.It.Brown.5 Ait MA TlA N.3600 Cavi A.Air il ^ N.3000 Capi.Barclay .Clip,.J.(iralain.rKIt U\IA A.JüûO Cupt.Walt*.('AS.IA A.#.3 20(î Cant.'Pruclîs.'UNIA S.3400 Ll.Archer, B A’ li 1 fj/.cAFf’¦! /T.1300 Capt.Itichanlson «sfllv n/ .‘2/00 Capt.J.Wuhf.\FFJr! /.UC hit h h.‘2800 t ¦api, Kn v • [fjlHP .1350 Capt.CuOel.NKTiFOblfnUNt).1500 Capt.Hyluis.LK5 VAPKUHS DK I.A LIGNE UK La MALLE DE LIVERPOOL.«Pmtunt de LI YK«POOL tous les JEUDIS **i rtv (J U KD KO abaque SAMEDI arrêtant à Lmh I*oylü pour rrcovoii à bord et débarquai- l.i» Malle» cl les Pusmgers allant en Irlande et e i ffr.osfee ou «n roiiàiit) pailiront comme suit : ¦>o stw tr.î* aJtcrtiicmeai.Québec, 18 juillet 1879—9m.Patrons de robes en soie, t Nuances des plus Nouvelles.) 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Professeur de français ù l'Ecole normale-Laval, l’auteur a donné dans cette grammaire l’enseignement du français qu’il donne à ses élèves-maîtres et maîtresses : aussi, pour suivre le même enseignement, s’est-on empressé d’adopter ce livre dans la plupart des écoles élémentaires, auxquelles il est spécialement destiné—Prix $1.00 la douzaine.Exercices orthographiques sur les Eléments de la grammaire française de Lhomond, ; par le même.—Prix : $1.25 la douzaine.Corrigé des Exercices orthographiques, par le même.— Prix : 45 cts.civique copie.Traité d'Analtse grammaticale, d’analyse | logique et «le ponctuation,par le même.— Prix : $2.75 la douzaine.Alphabet ou Syllabaire gradué, par MM.E.Juncau et N.Laçasse.Ce petit livre est aujourd’hui adopté dans presque toutes les écoles de la Prorince de Québec.- Ces six ouvrages approuvés par le Conseil de l’Instruction Publique,sont généralement adoptés dans les écoles communos de la ooo Departement des Messieurs.Les lettres enregistrées doivent être déposées à la Poste 15 minutes avant la clôture de chaque malle.Les boîtes aux lettres sur la rue seront visitées à 6.00 A.M., 10.00 A.M., 1.30 P.M., et 5.45 P.M.Le facteur délivrera les lettres à 8.30 A.M.10.30 A.M., et 2.30 P.M.J.B.PRUNEAU, Maître de Poste.Québec, 25 juin 1879—30 oct.1878—c.610J» ‘Voyages intermédiaires pour le fret.Québec.12 juillet 1879.GG9 Province do Québec, et les cinq premiers dans plusieurs séminaires ou collèges.Pour les achats en gros, MM.les libraires devront s’adresser à !¥!• Léger Brousseitii, Propriétaire du Courrier du Canada.N.B.—Le soussigné profite de cette occasion pour remercier ses anciens élèves (instituteurs ou institutrices) qui ont déjà introduit ces livres dans leurs écoles, et aussi pour engager les autres à suivre leur exemple: c’est pour eux tous le moyen le plus sûr de rendre facile et uniforme leur enseignement du Français et «le la Tenue des livres que d’adopter les ouvrages do leur professeur.NAPOLEON LAÇASSE.Québec, 17 juillet 1877.Tweed Anglais et Ecossais.Tweed Canadien.Tweed Ecossais double largeur pour habillements Patrons de veslë's (nouveauté.) Serge pour habits (grande variété do patron.) Drap noir fin.Casimir noir.Flanelle do fantaisie.Etoffe à chemises (patrons nouveaux.) IIARDES FAITES EN TWEED ET EN SERGE.Gants de kid Alexandre.Cravates et mouchoirs en soie.Parapluies de toutes sortes, cannes.Chapeaux en foutre Anglais et Américains.Chemises en toilo blanches et couleurs.Cols et poignets en toile.Prix du Passage de Québec : Chambre.$co Intermédiaire.$ïn Entrepont .Les steamers de la ligne de la malle Je Halifax, parlant de Halifax pour Saint Jean, Terreneuve et Liverpool, comme suit : HIBERNIAN .2 scpli*iiihi
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