Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 23 décembre 1879, mardi 23 décembre 1879
Annce .i Edition quotidionne—Seme annee Mardi S3 Décembre 3S79 7^7r“r JOURNAL DES INTERETS CANADIENS «TE CROIS, J* ET J'AIME.Université ratbollqoe de Lyon SÉANCE SOLENNELLE DE RENTRÉE 12 novembre 1879 DISCOURS DE MGR GUIOL R'CTEUR 1)E L’ONIVERSITÉ (Suite et fin.) La sagesse le commande, et la justice exige, en outre, que ce soit sans préjudice des droits légitimement acquis.Or, changer de fond en comble l’économie d’une législation récente, sur la foi de laquelle les catholiques o ni ongts^v lo\%v wlv| LlUV/lé lAuO obligations, construit des édifices, sacriiié des sommes immenses ; enlever aux universités nouvelles leur nom, leur titre, leur participation aux jurys d’examen ; leur retirer le droit de recevoir des inscriptions, et par suite la possibilité de conserver des élèves ; réduire leurs professeurs au rôle de simples répétiteurs ; écarter, enfin, de leurs chaires toute une classe de citoyens par le seul motif qu’ils font partie d’une congrégation religieuse ; est-ce de la sageses ?est-ce do l’équité ?On objecte les droits de l’Etat.Mais ces droits n’étaient pas moins' chers aux législateurs de 1876 qu'à J ceux de 1879.D’ailleurs, en quoi peut-on dire qu’ils aient été mécon-1 nus ?Quelle insoumission a-t-on à ! craindre ?Quel péril trouve-t-on dans une concurrence consciencieuse autant que légale* dont s'applaudissaient déjà loyalement bien .ties1 membres de 1*université même de l’Etat ?Il est d expérience que l'émulation favorise le progrès des études.Il est notoire, au contraire, que le monopo- .le leur est funeste.Empêcher la concurrence, supri mer l'émulation, n’est-ce pas livrer renseignement aux caprices du despotisme, et ressusciter la tyrannie sous le masque de la li- .berté Y La haine prudente a beau faire, son habileté ne trompe personne.A travers ses détours, elle poursuit le même but que la haine sauvage.Sous le vain prétexte de légalité elle cache perfidement un dessein impie : le dessein de démanteler le christianisme, de ruiner son action, d’anéantir son influence, et d’amener insensiblement la France «à renier cette foi chrétienne qui l'avait faite si grande et si glorieuse ! .L’antipathie obéit à d’autres instincts.Elle n'est point l'ennemie de la religion.Elle ne songe ni à renverser ni à détruire.Son procédé consiste à s’abstenir, mais, en laissant apercevoir ses répugnances, et en les formulant quelquefois dans un langage amer, ou dans une critique railleuse.^ # Elle a pour mobile, tantôt les impressions de l'étonnement, tantôt les méfiances de l'intérêt.Malgré tout le bruit qui s’est fait autour des universités catholiques, à leur naissance, bien des gens ignoreraient encore qu’elles existent, sans les récentes protestations de l’épiscopat français, sans ces adresses, ces pétitions des pères de famille, dont la presse a multiplié les échos.Ce bruit nouveau, plus imposant que le premier, a réveillé des curio sites jusque-là endormies, lesquelles: qu'où peut s’étendre l'influence de la peur.Son pouvoir est immense dans la vie humaine.L?ignorauce seule sortant tout à coup de leur sommeil j peut prétendre à un empire plus vns-et apercevant avec surprise ces œu- te que le sien.On ^pourrait presque .11 i • _ _ _ • _ i I • • « , • I / / i • vres nouvelles et inconnues, se sont ' dire que ces deux.quantités négati- demandé : A quoi bon C 's universi- ves sont les facteurs naturels de cette tés Y • paralysie morale qu’on appelle Tiner- Et,feans se donner le temps de cher- ' tie.cher une réponse, sans s’informer si,1 La peur fait que l’on se cache, par hasard,ces grondes inslitul ions lie l’ignorance que l’on se tait.L'une correspondraient pas à quelque grand suspend l’action commencée, l’autre besoin des temps actuels, elles ont ne lui permet pas même de naître.érigé en condamnation leur étonne- La première sait bien ce qu’exigerait ment et leur répugnance, résolues le devoir, mais l’énergie lui manque sans doute à ne point nuire, mais se j pour l’accomplir.La seconde serait promettant bien de se tenir à distan- j nent-Atro firUlo cî oil a , ce, et se réfugiant dans l’abstention, elle ne sait rien, et par suite elle ne Un mot surtout leur a déplu et a fait rien.Dans les deux cas la volon-choqué leur sagesse : c’est l’épithè-jtô est frappée d’impuissance; elle te de cathodique, adjointe au nom est sans force ou elle est sans lumiè-d’universiîé l'ourquoi braver ainsi )re ; elle demeure sans- mouvement, l’opinion par une profession de foi Le navire est pris par les glaces et il publique Y Pourquoi mettre son pro- reste immobile ; ou bien, il n’a pas gramme dans son titre Y Cela leur a déboussolé, il est enveloppé de ténè-paru ressembler à de l’affectation.bres, et les ténèbres à leur tour le D’autre agtij athie plus intelligen- retiennent dans l’immobilité, les oui trouvé, au 'contraire, qu'il Ainsi en est-il, messieurs, à l’égard t tait opportun, pour une œuvre d’en- de nos universités catholiques, geignement, d indiquer nettement ( Tant que la persécution était loin, son caractère, filles ont pensé que si, elles avaient des amis qui semblaient au siècle dernier, en fondant des éco- dévoués ; elles trouvaient des appro-les pour le peuble, 1 Eglise avait cru bateurs et des partisans.Aujourd’hui, di voir les nommer des Lcoles chrc- l’horizon est noir, la tempête gronde, tiennes, an siècle présent, en fondant péril approche et tout aussitôt les des institutions pour 1 enseignement amitiés se dispersent, les ardeurs s é-supérieur, elle avait raieon d’acccu- teignent, et l'indifférence s’empresse tuer davantage 1 orthodoxie de ces d’étendre son voile sombre sur ces nouveaux loyers d’étude, et de les, relations sympathiques qu’elle essaie nommer des Universités catholiques» do faire oublier.Elh-b oui si nti que cette épithète qos défaillances subites de la peur renlermait niuiiÇiuantie.fea sïgn ica- ge une excuse dans les no- tion leur a i.lHte semble si redouta- cesgités de la prévoyauce.hk-, qu elles s en sont alarmées pour ( Qu craint se ^promettre, on loin piopre nitere .s’inquiète de l’avenir ; on croit avoir Kien n’est sagace, messieurs, com- intérêt à effacer sur son front, ou sur me T intérêt ; mais aussi, rien îf’est le front de ses fils, tout vestige appa-jaloux comme lui.Il aperçoit partout rent d’éducation chrétienne.On redes rivalités, et il prend ombrage de doute la défaveur officielle, la censure leur simple apparence.Dès qu’il est de l’opinion.On tremble que l'entrée en jeu, dès qu’il se croit menacé, son de certaines carrières ne se ferme deregard se.trouble, la perspectivechan- vaut des dossiers portant une em-ge autour de lui, les proportions preinte cléricale ; et, sans renier peut-grandissent, les distances s’alongent, être au fond ses sympathies antérieu-tout lui paraît colossal ou immense, res, on parle, on pose, on se conduit et il voit d’avance sa ruine assurée, comme si elles n’existaient plue, dans une entreprise encore au ber- >Si au moins on suppléait à cette ccau.Le commerce, l’industrie sont abstention pusillanime par un autre Tels sont les conseils de la peur ! j il ne s’est point attiédi le zèle de nos Telles sont aussi, messieurs, les cou- éminents professeurs ! Il s'est accru elusions de l’ignorance.au contraire de toute l’énergie que Ne rien faire, s’abstenir, attendre, ' soulève en eux l’injustice do l’atta-et, sous prétexte de neutralité, faire J que ; et, quoi qu’il arrive, ils reste-ouvertement profession d'indiffé- ront debout, armés du glaive de la rence.parole, prêts à la défense, prêts à Pac- L'ignorance ne se doute pas de la tion, offrant les trésors de leur scion-nécessité d’un enseignement supé-[ ce à la jeunesse courageuse qui vou-rieur franchement chrétien.Elle ne dra, elle aussi, rester fidèle à l’cnsei-s’est jamais préoccupée des doctrines 1 gnement catholique.£îi2?ali$l8 CertainC! g;andeS | Que dire do ces autres dévouements W ril E , • ,a Pa'S entCndu P”' ' plus cachés, mais non moins ad mi- neuf i Lit °m TPL,Y!er qu 1 râbles, qui ont accepté et qui portent À într ri °’ u.n £rand intérêt social avec une religieuse constance .comme a introduire dans 1 enseignement du une missiou b la Providence leur sciences, la “lumière protèc^ce des vérités révélées.Accoutumée à ne de l ui1'lyonnaise ?La encore juger des choses que par leurs appa- ra „.a cShancol6 rences lointaines, elle prend pour des \r , .% , , - - v~.- » l’heure chimères les entreprises nouvelles.,^ous constations tout Instinctivement elle s'en méfie, et » humiliantes revelations.Soyons ne trouvant en elle-même aucun constatons maintenant l’u- moÿen de sortir de son doute, ou î1,?0” Pll^.etJolt(îîl amour plus intense, m ] st de’$5 000 A lui anmr-hinn plln HomnnrA ,inlie cnn in !1 intrépidité plus ferme de tous ces I 7 I ur.A IU1 aPP?r bien elle demeure dans son mertit, dévoués à oui Dieu adonné tient le clroit nommer tous les on bien elle se tourne rln ^ rlei.a 'outs, a qui Dieu adonne fonctionnaires publies, depuis les se- crétaires d’Etat jusqu’aux plus hum-blés employés.j Nul ne peut occuper un emploi public s’il n’a pas servi dans l’armée.La peine de mort est abolie pour les offenses politiques.Les secrétaires d’Etat doivent contresigner tous les leur prière s’adresse, aussi bien que leur espérance.Et si Dieu leur accorde son appui, si sa grâce vient habiter en elles.ah ! qu’elles envisagent le présent sans crainte, et qu’elles se tiennent sûres de l’avenir ! Car, ni la malice des hommes, ni les colères de l’enfer ne pourront jamais rien contre les œuvres que la bonté de Dieu protège ! AXTILLF.S Les avis de Port-au-Piince du 24 novembre disent que la tranquillité règne dans la République haïtienne qviM «V « r»lvio An cymplompR rb desordres depuis l’installation du nouveau président.La constitution de 18G7 a été révisée par l’addition de 202 articles, dont les plus importants sont résumés comme il suit : Le président de la République est élu pour huit ans, et son traitement *4 n CT' le théâtre ordinaire de ces frayeurs, quelquefois puériles ; mais les carrières libérales, les professions les plus hautes, les œuvres de bienfaisance ou de charité n’en sont pas toujours exemptes.genre de concours, qu’il serait facile de rendre efficace tout en l’enveloppant de mystère : le concours de la générosité ! Si, croyant de bonne foi que la prudence exige le retrait (le toute adhésion extérieure, on conscr- ou bien elle se tourne du côté de , .r- , , l'autorité qui gouverne, applaudis-1 ! Vf,prof°nd des detresses saut, quand elle applaudit, coudant-,lntellectuelles la France, nant quand elle condamne ; d’où il j II comprenait ces choses, ce chré-est aisé de conclure que, pour le tien fervent qui disait à un ami, il y moment, nos universités n’ont à at-( a quelques semaines: “Je ne suis tendre d’elle que de l’hostilité ou du 14 pas riche ; mais les universités ca- mépris.| “ tholiques sont menacées, voici mon __________ _ _ ^ Mais, messieurs, Si tant (le coiltia-, tl °ttrand° • c'eot 1 obolo .Le Rev.M.Rouleau prêchera le* LVICment canadien aux E tatii-(Juin [De C American Catholic Quarterly Review].D’après le recensement de 1870, l’élément canadien-français forme un dixième de la population émigrée aux Etats-Unis.C’est dans le Michigan que figure le groupe le plus important ; 89,590, soit un huitième de la population.Viennent ensuite l’Etat de New-York, avec 79,000 Canadiens ; Massachusetts, 70,000 ou 6 pour cent de la population ; Illinois, 32,000 ; Vermont, 28,000 ; Wisconsin, 25,000.Enfin dans les Etats de Pensylvanie, 0.1 :r_m .1 .t 1 ~ 1, /'i.lL .cut, New-Hampshire, Ohio, Minnesota et Iowa, la population canadienne varie de dix mille à dix-sept mille Ames.De 1840 à 1850, à la suite des événements de 1837, trente mille Canadiens émigrèrent aux Etats-Unis.M.Gagnon, rédacteur du Travailleur, et les autres personnes qui, en 1874, organisèrent une grande fête à Montréal afin d’obtenir le repatrie-ment de leurs compatriotes, estiment à 550,000 le nombre des Canadiens résidant aux Etats-Unis et v conservant leur langue, leur foi et leurs traditions nationales.Pendant la guerre de sécession, l'aimée américaine comptait dans 80S rangs quarante mille Canadiens.Dix ont servi comme officiers dans l’armée du Sud.Cette population catholique eut à subir les attaques et les railleries d’une bigoterie ignorante.Nouveaux venus dans des églises déjà trop petites pour le nombre des fidèles où les prédications se faisaient en langue anglaise, plusieurs Canadiens négligèrent leurs devoirs religieux.Cependant ils eurent bientôt bâti un grand nombre d’églises, et des prêtres canadiens formés aux vertus apostoliques sous la direction des enfants de Laval ou des enfants du vénérable Olier veillent aux intérêts religieux de leurs compatriotes.Les Canadiens ont aussi des écoles et des académie» dirigées pas les communautés du Canada.Les clercs de St.-Viateur ont fondé un collège à Bourbonnais, Illinois, les jésuites enseignent dans l’Etat de New-York, les PP.de Ste-Croix dans l’Indiana, les PP.Oblats desservent Lowell.A Salem et Lawrence, Mass.; à Ogdens-burg et à Plattsburg, N.-Y.; à St.-Johnsbury, Vermont, et dans le Dakota, les Sœurs de Charité ou Sœurs Grises y ont établi des communautés.Les Sœurs Notre-Dame ont des établissements à Bourbonnais et à Kankakee, Illinois ; celles de la Providence ont des hôpitaux à Fort Vancouver, Fortland, Seattle et plusieurs écoles pour les enfants indiens.D’autres congrégations ont ouvert des écoles dans le Vermont, en Floride et en Louisiane.Toutes ces institutions forment un cnacmblo qui indique rrrpv: le rôle important de l’élément canadien dans le progrès matériel, moral et religieux des Etats-Unis.En cherchant à conserver leur identité, les Canadiens n’ont pas laissé tout faire à leur clergé et à leurs communautés, eux aussi ils ont recours à cette grande puissance moderne : La Presse.Dans le Massachusetts, les journaux canadiens sont : le “ Protecteur Canadien, ” le “ Jean-Baptiste, ” le “ Travailleur ” et le “ Bien Public ” ; le New-York a la u Patrie Nouvelle ” ; le Rhode-Island, le “ Courrier Canadien ” ; l’Illinois, le “ Courrier de l’Illinois ” ; le Minnesota, le *• Canadien.Ces publications démontrent le goût des Canadiens pour la lecture et témoignent de l’énergie avec laquelle ils font face aux exigences de leur nouvelle position.La classe nombreuse des ignorants de notre pays qui s’imaginent que les Canadiens parlent un patois incompréhensible pour un Français, apprendra avec surprise que les articles de ces journaux sont écrits dans un style très pur et souvent avec un talent et une force remarquables.Le siècle dernier a vu s’opérer bien des changements ; peut-être n’en est-il pas de plus étrange que cette influence du Canada sur les Etats-Unis.En voyant les plans les mieux conçus produire des résultats directement opposés à ceux qu’on espérait atteindre, il semble que la Providence ait voulu se jouer des prévisions humaines.> Depuis la fin du XVIIe siècle, les colonies américaines et particulièrement, la Nouvelle-Angleterre, aveuglées par une haine fanatique, s’efforcèrent de ruiner le Canada catholique, mais au moment où,' abandonné par son roi dépravé et, vaincu par la force des armes, le Canada tomba épuisé, la Providence arrêta ce qui semblait inévitable.Le catholicisme fut épargné et les Canadiens demeurèrent fidèles à leur foi.Les colonies firent de cet acte de justice un de leurs principaux griefs pour lever l’étendard de la révolte contre l’Angleterre.Elles commencèrent leur révolution comme ultra protestante, mais ayant besoin de secours, elles durent mettre leur protestantisme de côté et se montrer tolérantes en présence des armées, de la marine et des représentants de la France catholique.Ce fut à partir de ce moment que les gouvernements d’Etats et le gouvernement central firent entrer dans leur politique le principe de la liberté de conscience et la tolérance de tous les cultes.net se trouve battu par 158 contre 126.ï / • , ¦ Paris, 22.—De Freycinet ayant refusé de former nu cabinet, M.Grévy a requis M.Waddington de garder la présidence du Conseil et de réorganiser le ministère.M.Waddington a demandé 24 heures de délai et a même temps prié M.Grévy de en confier la charge à M.Say.On croit Sue si le Premier refuse finalement ’agir, M.Léon Say sera chargé de former un nouveau Cabinet.appartenant A Madame Walker.Les deux boites à argent ont aussi été retrouvées.—Les pommes*de terre et les volailles du Canada arrivent, en grande abondance, sur le marché anglais, à l’occasion des fêtes de Noël, et y sont très appréciées.Le dernier vapeur de la ligne Allan emporte 10,000 dindes à Liverpool.Une partie de cette cargaison sera expédiée à Pari».—Il est constaté que 2,935 émigrants se sont fixés durant l’année dans la province de Québec, soit 1,114 do plus qu’en 1878 et 155 de plus qu’en 1877.On comptait 1,391 Anglais, 49G Ecossais, I i*l n nrl o ^ Sic a ti Rapidité du temps Il IKK.Toujours mu condition Kn expirant est de renaître ; Et pour me donner mon nom, On ûtltînd que jo cesse d’étre.Mon successeur est aujourd'hui ; Hier je m’appelais couimo lui ; Mais à son tour il est certain Ou’il portera mon nom demain.aujourd’hui.Du t/mps qui vient et qui luit Je coupe l'intervalle immense ; Par moi lé passé fini!, Et j ai* moi l’avenir commence.Malheuroux mortel, saisis-moi, De tes jours je suis seul à toi : Hier n’est plus rien à to* veux Et demain ne vaut guère mieux.DKMAI.V.Demain est un jour qui fuit Lorsque nous croyons qu’il s’avance ; Au m lieu de chaque nuit Il perd son nom dès sa naiisance.Quand on Veut s’assurer de lui, On trouve que c’est aujourd'hui ; Jamais encore aucun humain N’a pu voir arriver demain.(Dni'K KI.KRSl.LE JOUR DE NOëL À ROME 1396 Irlandais, 358 Français, 111 AUe-Rome, 22—L’on fait de grandes pré- quelques Belges, Suisses el paratifs por.* la célébration de la fête' SllH(iois* Dernière* Dépêches SON ALTESSE ROYALE LA PRINCESSE .LOU ILE.Londres, 22 déc.—La princesse Louise s'embarquera pour le Canada le 22 janvier.L’AFGHANISTAN.Londres, 22 déc.—La presse russe est très violente dans ses commentaires sur les affaires de l’afghanistan.La Gazette de St.-Pclersbourg dit : “ Noir* devons avouer franchement que la Russie ne pleurerait pas dans le cas probable où la colonne de Roberts partagerait le sort de l’ambassade Caragnari.Bombay, 20—L’assertion du général Roberts, disant qu’il pourrait se maintenir dans sa position et prendre l’offensive à une occasion favorable est si positive, que l’anxiété entretenue jusqu’à présent par la garnison des cantonnements de Shir-pur est beaucoup diminuée.POLITIQUE FRANÇAISE.Paris, 21—Au Sénat hier, le ministre de l’Intérieur a dit que le Conseil municipal, en abolissant l’impôt annuel de 12,500,000 francs sur la municipalité de Taris, pour la réparation des églises et l’entretien du clergé, avait outrepassé ses pouvoirs et qu’il avait annule leur décision.Le Sénat a adopté les octrois au culte public, après avoir rejeté une motion, pour l’ancienne allocation des archevêques et évêques.Waddington eut un décret déclarant la session close.A la Chambre des Députés, Raynal accusa Gresley, ministre de la guerre, de n’avoir pas adopté des mesures disciplinaires contre le sénateur Carayon Latour, qui, bien que Lt.-Col.dans l’armée territoriale, avait assisté à une démonstration légitimiste.Gresley répondit qu’il avait agi en conformité de l’avis de la commission d’enquête.Gresley quitta alors la Chambre.L’on dit qu’il se rendit de suite à l’Elisée, et qu’il offrit sa démission.Tous les journaux annoncent que le cabinet va résigner en corps, et que de Freycinet va former un nouveau cabinet.Mais le gouvernement se réunira d’abord à la résidence de Waddington.Paris, 21-Tous les ministres se sont réunis à la résidence de Waddington aujourd’hui, et ont signé leur démission de Freycinet a été chargé de former un nouveau cabinet.Paris, 21—L’incident qui s’est passé à la Chambre des Députés hier avant le départ de Gresley, après sa réponse à Raynal, a créé une scène tumultueuse.Gresley était très excité et a protesté contre l’ingérence des civilien8 dans les affaires militaires.Londres, 21—Un correspondant de Paris pense que la formation du nouveau cabinet n’aura pas lieu avant la fin de la semaincou le commencement de la semaine prochaine.Waddington gardera le portefeuille des affaires étrangères.Le gôn.Faure sccèdera probablement à Gresley au ministère de la guerre.Après le départ de Gresley de la Chambre des Députés hior, Tirard s’efforça d’adoucir les choses, et proposa l’amendement à l’ordre du jovfr pui et simple.Cet amendement fut adopté par un vote de 244 contre 103.118 membres de la Droite ont voté avec la majorité.En ne comptant * rn wiu, et a * ^ „ de Coaticooke, syndi qui ne s es» pas fait depuis que les ,c distric( de Kamoùraska.Italiens se sont empare de Rome.Une proclamation autorise la compa- La chambre des députés a passé un gnie du chemin de fer de Jonction d’On-bill autorisant le gouvernement à tario et du Pacifique de commencer les prendre des mesures immédiates pour travail x^ l’exécution des travaux publics, afin % La commission nommant le comte do de venir en aide aux ouvriers en dé- Gqnu'von et autres pour s’enquérir et tr06S0 Çuro rapport sur le système de défense * de l’empire est publiée.SUSPENSION d’un journal Avis est donné d’une application pour Vienne, 22.—La rresse a etc w*.,a Banque d’immru- r i u i,, mes des cultivateurs nu Canada lisquee hier, pour avoir reproduit du tp fondit cL» a * ,¦ Figaro de Pans un article insultant p0llr la dernière fois cette année.Gambetta.Avis est donné d’une application pour COLONIE DU cap Ulle 9^iai tre d’incorporation de la coin- T.n i n t ai* pagnie du chemin de fer de Nipissingue ville du Cap.2—Les Anglais se| au Sault Ste Marie.sont emparé le 28 novembre de ld • 1 I ^ • • • , ’-.-—11 o- u 11 ne iormer une compagnie de becoconies sont considerables, 25 avec un capital de §200,000 divisées en soldats anglais ont été tués.| 2,000 parts de SKîO chacun.Il a été ré- solu aussi d’ouvrir une liste de souscrip , tions.OUVELLES au yoLEun.—Tel était le cri que pous- sait hier après-midi un commis de M.‘ rchand de la Basse-Ville, toutes jambes un jeune S".'-, , y ~ * .ru.I iiuiuiiiu qui venait d’enlever un par- ÿuinteurs de la Lolomc-française a Que (lessus étalé à la porte de ce magasin.Le voleur prit la rue Sault-au-Matelot pavillon des patineurs.— Arec la et garda pendant quelque temps une dij permission du lieut.-colonel Strange et tance respectable entre lui et son pour-des ofliciers, la fanfare de la batterie B.suivant ; mais parvenu en face des bu i pati mu ¦ rx\j - ICI C , n .sait hier aprês-mid CEIICI.E CATHOLIQUE DE QUÉMKC.-Ce SOU', Dec|lenso ,'n;lrchan a 8 heures p.m.il y aura une conference poumiiva’nt t0llt pir M.le Dr.N.h.Dionne.Sujet : « Les |10mine nui venni es officiers, la fanfare de la batterie B.suivant ; mais parvenu en face des bue l’artillerie jouera au pavillon des reaux lélégraphique#de la Cie de Mon-atineurs, Grande cette après- tréal il vit qu’il allait être bientôt atteint nidi, de 3.30 à 5.30.VtmM;y programme : et, prenant un parti suprême, lâcha le #> .w i .i n .I r\*i r» (Incc.it*
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