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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 23 juin 1882
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1882-06-23, Collections de BAnQ.

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Si8einc Année A o 15-Edit ton quotidieune-Gemc Année Vendredi 23/Juin 1882 Duffief JOURNAL DES INTERETS CANADIENS TB CROIS, .fESPÉRE ET JAIME Dr N.E.DIONNE, Rédacteur en Chef .riCAXCK • K U ANC K KT HKI.OKlUK Le Figaro, continuant sa campagne en laveur (les écoles chrétiennes, s'appuie sur l'exemple de la Belgique.Nous reproduisons son article : POU U LES écoles libres.° lh ne l'an roui /tas l'âme, de /'enfant ! " La souscription s'élève à près de cinq cent mille francs.Demain, je viendrai vous parler d’une visite que j’ai laite dans les faubourgs.Aujourd'hui, Je li ai que le temps (le vous dire Pent revue que je viens d’avoir avec dos catholiques arrivés récemment de Bruxelles.Très préoccupé de savoir comment ce petit pays avait pu arriver si promptement à de pareils résultats, j’avais écrit à mes honorables correspondants pour leur donner un rendezvous.Te voudrais que tous les catholiques français eussent entendu ce récit.—Monsieur, m’ont-ils dit, en Belgique il n’y a pas eu un instant d'hésitation ; à toutes les injonctions du gouvernement on a répondu : 44 1! ne “ mani/ae (/a une chose à vos écoles, cl " c'est ce qui rem/dira les nôtres : la “ confiance des familles.” “ Au point de vue des ressources pécuniaires, les catholiques devaient •Mimuire absolument inférieurs à leurs ri v aux.“ Ceux-ci n’avaient ni saerilices à faire, ni offrandes à demander, un tour de scrutin leur suffisait pour disposer du budget de l’Etat et des fonds des communes.Les catholiques, au contraire, avaient à subvenir à des frais considérables.Ils ne désespérèrent pas cependant.44 Les moyens les plus variés ont été employés pour recueillir les dons.Auprès des riches, les Comités et les curés ont sollicité des donations de toute nature.“ Les membres de l’aristocratie belge, les grands propriétaires, les familles de la haute bourgeoisie, les principaux manufacturiers et commerçants si', sont chargés de.construire, d’entretenir ou de doter une ou plusieurs maisons d’école.La famille d’Arenberg à elle seule en a bâti plus de cent ; les Kobiano, les Mérodc, les Caraman-Chimay.figurent en première ligne dans ce li vr d’or de la charité.44 Les sommes si généreusement ofiertés étaient tantôt employées directement par les donateurs, tantôt versées entre les mains du Comité scolaire, qui en devenait alors légalement propriétaire.“ Les ecclésiastiques, donnant l'exemple à leurs ouailles, avaient payé les premiers de leur bourse, nombre de prêtres dépensèrent la meilleure partie de leur patrimoine pour construire l’école paroissiale ; plusieurs s’endettèrent ; d’autres firent argent de tout, de leurs meubles, de leur bibliothèque.A Estinnes au Mont, dans le Hainaut, le curé, vieillard instruit qui possédait de belles collections de numismatique, les vendit pour en verser le prix dans la caisse scolaire.44 Mais il y avait des paroisses où les recherches les plus minutieuses no faisaient découvrir aucun bâtiment propre à servir d’école.11 fallait alors s’installer â titre provisoire dans une maison quelconque, louée ou prêtée par son propriétaire ; souvenu le curé cédait quelques pièces do son presbytère, parfois on se contentait d'une grange ou d’une écurie ; et tandis que l’école provisoire s’y installait tant bien que mal, on bâtissait l’autre, la véritable ; on la bâtissait avec empressement, on la bâtissait presque avec fureur.“ Toll o do cos constructions a été terminée, des fondations au toit, en treize jours ; beaucoup ont été faites en moins d’un mois.Grâce â cette rapidité du travail, bon nombre de nouveaux établissements se trouvaient prêts dès la rentrée, et les autres s’ouvrirent durant le premier trimestre do l’année scolaire.“ C’était une grosse affaire dans le*s paroisses rurales que la construction de l’école catholique.On en posait la première pierre en grande pompe, au milieu des bénédictions de l’église; puis chacun apportait son offrande, et souvent son travail.“ Les attelages des fermiers et des propriétaires faisaient les transports ; les matériaux étaient fournis gratuitement ; les maçons, les charpentiers, les couvreurs, en plus d’un endroit, travaillaient sans salaire.Dans la l*r\.ôae, vl.ti.o 1i*ô cercles, cuuio les comités, les devis d’écoles, la distribution des classes, le choix du mobilier scolaire, étaient l’objet d'une foule de discussions et d’études.“ A peine bâties, les nouvelles écoles étaient soumises â un chauffage énergique, destiné â on sécher promptement les murs et à les rendre habitables en peu de temps.Il ne restait plus alors qu’à installer le maître et les élèves, ce qui était toujours l’occasion d’une letc religieuse et populaire.Tantôt les enfants étaient conduits processionnellement, au chant des cantiques,jusqu’à l’école parée de verdure et de drapeaux, et le bourgmestre, revêtu de ses insignes et accompagné de son Conseil, menait lui-même le cortège ; tantôt un grand propriétaire couronnait la cérémonie par un goûter offert sous les ombrages de son parc ; ou bien c’était un orateur venu de la ville Voisine qui profitait de l’afiluence des parents pour leurs adresser une chaleureuse allocution.“ La foule applaudissait, et la population ouvrière, accourue en lbulo sur le passage, répétait en chœur le “ Lion des Flandres " et la chanson populaire : “Ils ne l'auront pas, la belle âme de l’enfant.“ Us ne l’auront pas, l’àme si belle de l’enfant ; ils ne l’auront pas, tant qu’en Flandre restera un seul Flamand ! “ Laisscz-les venir, nous sommes prêts pour la bataille.Nous voulons que, fidèles à Dieu et à l’Eglise, nos enfants ne soient pas un jour gibier de potence, ne soient pas les clous de notre cercueil ! Ils ne l’auront point, la belle âme de l’enfant.“ Nous périrons s’il le faut, mais perdre la foi, jamais ! Jusqu’au LÉGER B ROUSSEAU, Editeur Provriétair, 14 4» * » 4.44 4.44 44 44 (4 44 F.uiHcton du COURRIER DU CANADA •23 Juin 1882—No If> Par Mme Augustus Ckavkn.(Suite) —Rinaldo ! s'écria lu princesse : mais c’est précisément à lui, c’est à Raynald de Limingesque ressemblai! eei inconnu.—Cet inconnu, c’était lui-même, princesse, n’en doutez pas.—Mais il n’est pas à Rome, —Vous vous trompez, il y est.le l’ai appris hier, et tout à fait par hasard.—A Rome ! Raynald de Limingcs ?Et il n’esfc pas vomi me voir ?Et il a eu l’air déconcerté de me rencontrer.Qn’est-co quo cola ciguifio ?-Chi h sa ?dit Loriani.” Mais un léger mouvement de sa physionomie pouvait faire supposer qu'il en savait plus qu’il n’en voulait dire." Vous n’allez pas, j’imagine, dit la princesse ITormiono, me faire des cnchotteries sur une chose que j'ai envie de savoir, qui me pique un peu, et qui m’intrigue beaucoup ?—Clic ri parc ! .Te m’en garderai bien ! 1 “ dernier soupir, un pied dans la “ tombe, nous crierons encore : Ja-“ mais nos enfants n’iront à l’école “ où ne brille pas le crucifix.Nos “ enfants ne sont pas destinés à être “jetés dans un cachot où ne retentit “ pas la parole de Dieu.Ils ne l’an* “ ront point, la belle âme de l’en-“ faut.I/AXTISKJUTINME - I La famille juive traverse, en ce moment, une de ces crises douloureuses et pleines d’angoisses où elle puisera do grandes leçons et de sérieux enseignements, si elle sait tenir _____ compte du mouvement des esprits Une chanson française des pro vin- TU se manifeste en Europe.Une lutte :es wallonnes répondait : ardente a éclaté.C’est, presque par- tout, une explosion d’hostilité tenace Kl le n'est pus à vendre et profonde : en Allemagne, c’est la icrainte de la prépondérancee juive (dans tontes les manifestnfirms de P> 1 vie publique ; en Autriche, c'est le ^ • *l « • « .• *• L à me (io nos ciifunts, •• Nuis saurons lu iMeinire •• (Contre les mécréants ?” «*i 14 Aussi est-il plus aisé de concevoir que de décrire l’irritation des agents du pouvoir central, des bourgmestres gueux et des libéraux des provinces, devant le dôveloppeme?it si rapide désir de briser sa domination ; la Russie, dans un moment de fureur aveugle et de violent désespoir, est devenue le théâtre d’une persécution où le sang a coulé,et où la force bru- et si inattendu dos écoFs libres.Ils^ (ale a célébré ses triomphes, avaient compté, pour paralyser lac-, D’où vient cette manifestation potion des cléricaux, sur le défaut de pulaire contre la race israélite ?Quel ressources matérielles, et cette espé rance se trouvait partout déçue, 44 Aujourd’hui, le triomphe des catholiques est complétât incontesté.La proportion de leurs élèves à ceux des établissements de l’Etat, dépasse toujours les trois quarts, et atteint parfois 90 95.et même, dans certains cantons ruraux des Flandres, 98 et 99 pour 100.Toutes les communes, presque sans exception, possedont Jeu** ecoles libres, bien pourvues, bien *1 iviof firm! l ovov'ir oct assuré.est le mobile de cette levée de boucliers ?Quelles sont les causes de ce courant insurrectionnel qui menace d’envahir l’Europe entière ?Catholiques, nous en parlons en témoins impartiaux et en spectateurs désintéressés : ni en Allemagne, ni en Autriche, ni en Russie, notre cause n a été souillée par des compromissions ou des défaillances.Persécutées souvent elles-mêmes, les populations catholiques connaissent i*:.— i— iiuucuis ues mesures vexatoires pour devrait, par conséquent, revenir aux planteurs lésés ; mais on ne peut retrouver les noms de ceux qui ont payé cette taxe illégale.L’impossibilité d’effectuer la restitution ordonnée par la cour suprême à fait naître, chez notre cstimablcre-présentant, M.Robertson, l’idée de consacrer cette somme aux réparations des levées.La suggestion est excellente ; obtiendra-t-clle l’approbation du congrès ?C’est ce qu’un alors requis contre l’abbé Freychet l’application des articles du code pénal concernant les témoins défaillants.% M- Charbonnier, avocat, qui était a la barre, s’est levé, et a pris la défense de l’abbé Freychet ; il a déclaré que la théorie du secret pro-lessionnel intéressait non seulement le prêtre, mais encore l’avocat, le médecin, etc., et que l’intéressé était seul juge pour apprécier les limites de son silence.avenir très prochain nous apprendra.Le tribunal après avoir longuement Un nouveau mouvement d’emisrra- délibéré sur l’incident, a repoussé les trmi réquisitions au procureur au laivepu- equibiiionsau procureurae iaivep.blique, et a mis l’abbé Freychet hors applaudir aux violences de la presse, 44 La lutte a été courte, et aujour- j de la parole publique et delà rue.d’hui elle a complètement cessé.(Nous en parlerons donc à notre aise.Beaucoup d’écoles neutres sont res-* Nous tenons, tout d'abord, à protestées absolument vides, les autres 1 \CY contre les exagérations des organes n’ont pour élèves que les enfants de , juifs* Ils sont mal venus de parler l’instituteur, des fonctionnaires,et du , d® civilisation et d'humanité, quand très petit nombre de libéraux qui cü sont eux qui ont ,A1'1 1 * ’ ' osent braver la réprobation publique attachée à cet enseignement.“ Un maître s’estime heureux quand il peut réunir autour du sa chaire quinze à vingt entants dans une localité où les écoles libres en comptent cent à cent cinquante.Aussi ces postes sont-ils particulièrement redoutés des instituteurs, qui s’y voient honnis des neuf dixièmes de la population comme apostats, comme intrus et comme parasites émargeant au budget de la commune sans lui rendre aucun service.Le gouvernement n’y maintient ses cadres scolaires qu’à titre de protestation.et pour ne pas paraître déserter le terrain.’’ Voilà ce que j’entendais aujourd’hui ; et voilà ce que les lecteurs trouveront beaucoup plus completel mieux dit, dans la très remarquable brochure de M.Paul Gouy.Bientôt, je reviendrai sur cet exemple de la Belgique, d'un intérêt si actuel.En attendant, je dirai aux lecteurs : M nous voulons vraiment lutter, si nous voulons triompher, prenons leurs moyens, prenons surtout leur vie, leur ardeur et répétons leur chant de guerre : l* Us ne l’auront pas, l’âme si belle de l’enfant.Ils ne l’auront pas,tant que dans notre France restera un seul Français !._ lâché la bride à toutes les passions anti-religieuses et souillé sans cesse sur le feu des rivalités confessionnelles.A les entendre, cette persécution a revêtu le caractère odieux de la haine religieuse et d'une compétition de races.C’est grossir, de parti pris, les proportions de la lutte.Condamnable au point de vue delà religion, de l’hu- rnanilC ot do la civilisation, î?Panti sémitisme porte un caractère 44 éminçaient social et économique ” ; c’est une 4i réaction des populations appauvries et exploitées contre la prépondérance de la race juive.” Quiconque a suivi d’un œil attentif les péripéties de la lutte, a pu remarquer que ses promoteurs en ont fait une 44 question de défense sociale.” Lisez leurs journaux et leurs brochures ; prêtez l’oreille à leurs discours ; étudiez leurs récriminations, et écoutez les plaintes du peuple ; c’est partout le même cri : la race juive nous envahit, nous exploite et nous ruine; elle tient le haut du pavé ; elle s’appelle la banque, le commerce, la pres- Okj, lo j'VJU \ VJu , t'a»*, o»\ iiv» mrti Ù 1 fl fois une prépondérance excessive, et un empoisonnement de la vie publique.( Journal de Rome ) a.si rsoîiesso aux Mats-Vnis U y a au trésor des Etats-Unis une somme de 830 410,22 qui a été illégalement levée sous forme détaxé sur le coton.C’est la cour suprême qui l’a décidé par arrêt ; cette somme tion sc produit en ce moment parmi les noirs de l’Etat du Mississippi.x .Un assez grand nombre d’entre eux d’instance.paraissant aisés sont en ce moment -^ ^- en route pour le Mexique, où ils vont pOclicsilc Montreuil planter leur tente.Ils seront bien- r , • T tôt suivis deux cents des familles les Lepère était un simple garçon jardi-plus aisées de ce même Etat.Ils y njer- ^ meurI chevalier de la Légion vont fonder une colonie dans les d honneur, possesseur d’une fortune régions minières, aux environs de laborieusement gagnée, membre de Chihuahua.plusieurs sociétés, et professeur d’ar- Il y a réellement do prodigieuses C’est à lui que la France doit une aUX r?tatS'Um\ do ses renommées gastronomiques; toutes dues ;i d énormes spéculations c’cst A iui qu’elle doit cette magni- sm les chemins de fer.\ anderbilt et fi que culture du pêcher qui produit ses enfants représentent, a eux seuls.(ios millions îvir nn nt «nia ' nn.somme de 000 000 .(«moi.unir%,2t ntns, val.'' Sage possédé de $60 000 000 a $7o- 000 000.Gould ne vaut guère, pour r se doute pas de ce qu’il « son comnto.one rlo (IDA nnn a fallu d'efforts /le nofton™.,v .Ui v a-uüO 000, et Keene, le pauvre .ns pour arriver a créer cette inclus- Keene, de $25 000 000 à $30 000 000 ; trie «tonnante.Chez Alexis Lepère, en tout, dans les mains de quatre Pédant la saison, des escouades de hommes, de $150 à $500 millions, surveillants êtwvt occupés à visiter Il faut ajouter à cette liste Aloses chaque jour le fruit, a faire, manceu- Taylor, qui vient de mourir, laissant une fortune de $75 000 000, et Théodore Garrison, qui possède de $25000 000 à $35 000 000.(Le Propagateur-) vrer, la nuit, les toiles préservatrices.A telle date, à telle heure, c’est telle ieuille qu'il faut enlever pour favoriser la maturation : plus tôt, ce serait trop tôt ; plus tard, ce serait trop tard.Les fruits qu’on obtient ainsi atteignent des prix véritablement fabuleux.Il y en a de six et huit francs «secret professionnel A une des dernières audiences du Et ceux-la sont toujours retenus tribunal correctionnel de Grenoble, ^ arvance: % un incident curieux s'est produit., Lesiciiltares de Lepère ont été hono- t , roes de la visite de presque tousles Le tribunal avait a juger un cuit i- souverains européens, old contait à vateur de la montagne, nomme Jean co sujet, d’amusantes anecdotes le il 1*1*1 llOlU rtni m»utt AI trAi I .> r* 4 V* lrn.-i.Y 11 * Il Y I II ‘ 11 I 1 ArrillPvj _ qui mctltx*ait 6 ci blcooo sa femme, atteinte de paralysie.A la suite d’une scène qui eut lieu le 4 février,et dans laquelle le prévenu avait essayé d’étouffer cette malheureuse en comprimant sa respiration, la victime fit appeler le curé de la paroisse de Lavars, à qui elle confia ce qui s’était passé.Cité devant le tribunal, comme témoin, l’abbé Freychet déclara qu’il ne pouvait rien dire, et qu’il se retranchait derrière le secret professionnel.__________________ On fit alors venir la femme Arri- cultures de Montreuil.C’était bert sée un t _________ ________ tecteur et à un ami, et qu’elle l’auto- on se mit à cueillir les pêches les plus lisait à parler.belles et à les croquer.En piésencc de celle déposition, le L horticulteur ne dit rien, sachant minictoro ptiLlir* comma |p f*nré do ’ ’ déposer sur les faits à sa connaissance ; mais l’abbé répondit que, malgré 1 autorisation de la femme Arribert, l ne lois, c’est Louis-Philippe qui était venu le voir.Le brave roi constitutionnel admire fort les pêches appétissantes ; puis, quand il a admiré, il en demande le prix.—Six francs, sire.—Oh ! oh ! Puis le souverain, baissant la voix: —Envoyez-m’en deux douzaines, mais ne le dites pas à mes ministres ! Napoléon 111 rendit aussi visite aux au - — — - ^ W • « « » V% bert, qui déclara qu’elle s’était adres- début de l’empire, l’impératrice était sée à l’abbé Freychet, non comme à présente.un confesseur, mais comme à un pro- Uette ibis, sans s’enquérir du prix.ii.• * • é • i • .• .% .« • .• T 1 il était lié par le secret de la confes sion, ^ attendu que les faits se rapportant à la scène du 4 février avaient une connexité avec des confessions antérieures de cette femme.Le procureur de la République a bien qu’on l'indemniserait.Mais quanti il vit deux ou trois personnes de la suite en vouloir faire autant, il n’y tint pas, et s'élançant : Pardon ! s’écria-t-il naïvement, les pèches des aides de camp, ce n’esi pas par ici.Le mot lut répété, et lit bcaucou] rire.—Alors parlez.Pourquoi est-il à Rome sans qu'on le sache, et pourquoi se cache-t-il comme un conspirateur ?Oh ! c’est une longue histoire.Impossible de vous la raconter ici, dans la rue, comme mo voilà sur j sur mes deux pieds.—Eh bien venez de bonne heure ce soir.Jusqu’à dix heures, nous serons seuls.Vous aurez le temps de parler à votre aise.Sachez tout et ne me laissez rien ignorer.—Vous serez servie.—A la l)onne heure.A revedcrci maestro.* —Je suis votre humble serviteur.Et la voiture povrsuivit son che* min.Le maestro Vincenzo Loriani lat fidèle au rendez-vous.Avant neuf heures, il était au palais Mazzolini.44 Nous serons seuls, ” avait dit la princesse, et, en effet, il ne trouva dans le salon 44 que ’’ le maître ot la ma if rosso do la maison, leurs don y fils ot louro trois filloo.Un abbé, gouverneur des promiers, une Française, gouvernante des secondes, un secrétaire du prince, un bibliothécaire, un aumônier et un vieil ami, qui venait diner tous les jours chez ses amis, parce qu'il était vieux, et pauvre, et seul, et que ceux-ci trouvaient fort naturel qu’il vînt chercher à leur foyer tout ce qui manquait au sien.Ce cercle de famille était réuni l’esprit, composaient son caractère, dans un salon à la lois simple et Compositeur facile, accompagnateur magnifique,dont la voûte était peinte parfait, homme instruit, et ayant su à fresque, et les murs couverts d’œu- prendre les manières du grand vres des grands maîtres d’Italie : monde où il était admis, sa vie se quelques-unes d'entre elles y occupant partageait agréablement, entre les encoro la plaoo à laquelle leurs au- salons aristocratiques,où il s'était fait, leurs les avaient destinées, Mais par son tact, une situation exccp-cctte réunion, quelque intime qu’elle tionnelle, et le monde artiste, auquel lût, était encore trop nombreuse pour • il appartenait par sa naissance et par une confidence qui semblait avoir son talent.quelque chose de mystérieux.“ Eh bien, princesse,le fait est que, Aussi, attendit-on que la gouver- : je dois l’avouer, je li ai pas grand liante eût emmené les petites filles, chose à vous dire, si ce n’est que le dont la plus jeune avait huit ans ; Rinaldo est ici depuis près de six que les lils, dont l’aine en avait dix- • semaines.sept, se fussent retirés avec l’abbé : —Qui,Rinaldo ?.dit dit le prince., et que le secrétaire, le bibliothécaire j Est-ce de Raynald de Liminges et les chapelains les eussent suivis, dont vous parlez V.Qui passait sa selon leur discrète coutume, vers vie chez nous il y a deux ans ?.neuf heures et demie.Alors,le cercle —Oui, c’est de lui.étant réduit à sa plus simple exprès- —Qui jurait de revenir tous les ans sion, c’est-à-dire ne se composant à Rome ?.qui était tout fait à vos plus que du prince, de la princesse | pieds, llcrmionc.et de leur vieil ami, il comraonda- ; —Vous dites cela de tous ceux tore Rompe Gogoni, la princesse qui viennent dans ce salon, Pepino.s’écria : i —Mais c’est que.dit galamment Allons, Loriani, maintenant, par- le prince, lez-vito.” i —Eh bien, oui, c’est de lui.Lioriani était un homme de qua- —Qui parlait italien si étonnam-rante-cinq ans environ : d’une tour-1 ment bien pour un Français, dit le mire aussi épaisse que sa physio- commandeur, nomie était fine.Son visage no por- —Oui, encore un fois, oui.tait nullement l’empreinte du génie, —Et il est ici, sans être venu nous mais l’intelligence y étincelait.Son voir ?reprit encore le prince, regard, pénétrant et moqueur, ei\t été —Oui, et ce qu’il s’agit de savoir inquiétant, si sa bouche n’eut ex- j maintenant, et ce Loriani va nous le primé clairement la bouté qui, avec dire, c’est le pourquoi de cette mysté- rieuse présence.—Le pourquoi, je ne sais que vaguement,et je ne puis vous donner aucun détail.Il paraît seulement certain pu il a eu un grand chagrin d amour et qu’il voyage depuis plus cl un an.Il a été en Asie, puis au centre de l’Afrique, enfin il a couru comme un extravagant, et il déteste maintenant le inonde autant qu’il l’aimait ; il le fuit à Paris, tout comme à Rome.Depuis qu'il est ici, il fait, le matin, dès l’aube, (le grandes promenades, en évitant ordinairement les lieux où il pourrait rencontrer les gens de sa connaissance, qui fourmillent à Rome en ce moment, et toutes ses soirées, il les passe chez le vieux professeur lîingio Marini.~ —Biagio Marini le savant ?.dit le commandeur, le fameux commentateur de Danto ?—Précisément, il parait que le Rinaldo se livre avec lui à l’étude la plus approfondie de Va/tissinw porta, ci que cost là en ce moment sa seule distraction et sa seule occupation.—C’est singulier ! et comment savez tout cela ?—En partie par un jeune artiste de l’Académie de France, qui est mon ami et celui du marquis de Liminges, et en partie par ce coquin de Taddeo Marini, l’mpressiaro qui ressemble aussi peu que possible à son frère, le professeur.Te l’ai rencontré hier,et tout eu me parlant de sa nièce, la tille de Biagio.Oh ! oh ! le professeur a une fille!., dit le prince.Oui, dit Loriani, il a une fille à la quelle j’ai donné des leçons.Elle i une voix qui ressemble A celle Ontario.10 Nouvelle Ecosse.».7 Nouveau Brunswick.(égalité) Ile du Prince Edouard.2 Colombie Anglaise.6 Manitoba.• » 00 •» Majorité «lu gouvernement 07 icAjrovinsii.i Ce comté a été le théâtre d’une lutte acharnée.C’est un peu l’habitude.Les hommes de lvamouraska sont des hommes de bataille et chaque élection est pour eux l’occasion de combats homériques.Cette année l’ardeur des deux partis ne s’est point démentie.Tout le monde a fait un effort suprême- On a vu M.Chapais se jeter dans la mélée comme un jeune soldat, et ranimer le souvenir des anciens jours.M.Paschal Taché a.déployé en faveur de M.Blondeau toute sa brillante valeur.M.Blondeau lui-meme pour sa première campagne, a fait preuve d’une acti- vité et d’une énergie infatigables.Du côté libéral, l’honorable M.Pan-taléon Pelletier, M.Gagnon, M.Dessaint ont fait leur possible pour emporter l’élection.Ils ont parcouru le comté du haut en bas.M.Pelletier a fait appel à ses partisans de 1872 et 1874.M.Gagnon a lutté avec cet acharnement et cette opiniâtreté qu’on lui connaît En un mot.on peut dire que dans cette bataille, les deux partis se sont mesurés corps à corps.Et le parti conservateur a triomphé, M.Blondeau est élu par une majorité de dix-huit voix, ce qui est superbe pour lvamouraska, où l'on calcule par unités.Nos amis ont d'autant plus droit d’être fiers du résultat que la lutte s'est faite, de leur côté du moins, sans argent, sans violence et sans whiskey.On n’a vu aucune scène d’ivresse ou de brutalité.Tout a été digne de la cause conservatrice et c'est pourquoi la victoire est si belle.battus sont MM.Pelletier et Gagnon.Ils ont reçu le souillet sur la joue de M.Bouchard, leur victime inconsciente.L’enthousiasme de nos amis dans le comté de lvamouraska est indescriptible.Nous les prions d’accepter nos plus sincères félicitations.Chaque paroisse a fait son devoir.Mais le résultat a surtout dépasse toutes les espérances conservatrices à St-Faschal, où M.Blondeau réside et où son influence s’est brillamment aflirmée, et à St-André, où tout le parti s’est rallié autour du vieux drapeau comme aux jours d’autrefois.Nous donnerons demain un état coin* ^1V t V.1' .lu * ulula w .¦ VAni de# poil# du comté tie Lévlt Aux {‘ïoclenrs île la division île l|ll(klM‘0-Est Tous ceux qui m’ont donné leur appui, je les remercie de tout cœur ; à ceux qui ont voté contre moi,point de rancune ; mais les électeurs qui se sont abstenus de voter (c’est le grand nombre), je ne les félicite pas de leur conduite.Québec, 23 juin 18S2.1.P.Rhéaume.Après vérification,la majorité de M.Bossé dans Québec-Centre se trouve augmentée do 30 voix et portée 140 —— ¦— — - — — .~ — La majorité de M.Bolduc dans le comté de Beauce est de plus de douze cents voix.Le plus jeune député est probablement M.Médéric Catudal qui vient d’être élu à Napierreville.Il n’a que 25 ans.Il est agent de la Banque des Marchands à Napierreville.M.Poirier perd son dépôt de $200 dans l’élection de Terrebonne.M.Lamy perd aussi son dépôt dans l’élection de St-Maurise.Le Général de ChareHe.lUndamo la Baronne de Charette, le marquis de la Rochefoucauld et plusieurs étrangers de distinction arriveront à Québec par le train du chemin de fer du Nord mardi soir.Une adresse sera présenté à la gare par les Zouaves Pontificaux de la région de Québec, puis les illustres visiteurs se rendront à l’hôtel St-Louis, où le Cercle Catholique leur a fait préparer des appartements, on passant par les rues du Palais, St Jean, de la Fabrique, Buade, du Fort (place d’Armes) et Saint-Louis.Vauilreiii! Kigault .l’ointe loi tu ne*.Saint Rédempteur.Sain te Mar t ) îc.Sainte Justine.\ au J reuil.Sai n t La /ai o ».L Isle 1 ei rot.Como.Majorité pour M.McMillan.Itou ville ** mm* • « w* 9 O eu 73 V WH K* a u ««•••• Il il Bienville No 1.Village Lair/on No 1 u u o iè ii 3 u ii 4 Par.St-Joseph No 1 u u o Par.N.-Dame No 1 ii ii 2 St-David No 1 .T St-Romuald No 1.n u •> M • • • • • u a 3 t# • • • • • u u 4.St Henri No 1.Ï.’ Il II •> «••MM • • u « 3.St-Télespliore.St Jean-Chrys.No l u * u o st-iMcoms >o i.il u o Ml •••••• “ « 3.St-Etienno.St"Lambert No 1.a u o — • • • t • • 95 20 75 85 33 52 49 23 26 02 10 42 74 20 54 r*Q cü 3 35 23 12 76 38 38 119 27 102 83 23 60 57 58 \1 39 60 21 36 44 8 58 40 18 65 29 36 37 77 to 1S 64 11 53 42 32 10 92 4 88 78 *»•> ou 45 45 60 15 oo MW 92 Tl 21 57 36 46 08 OO 25 71 45 16 70 54 16 16 37 94 57 33 47 14 4U 30 10 59 35 24 40 32 8 50 29 21 37 64 27 OS 16 52 ANGLETERRE Londres, 22 juin.La Chambre s’occupe de Particle 12 du bill de répression, et adopte un amendement de M.Lloyd.Un correspondant de Londres dit que l’on est sous des craintes exagérées à propos du Fémianisme.Le steamer 14 Hope ” part aujourd’hui de Londres pour aller « la recherche de l'expédition artique (le Leigh Smith.M.Bradlaugh s’est présenté pour déposer une pétition sur la table de la Chambre, mais l’a retiré sur l’ordro du président.RUSSIE Saint-Pétersbourg, 22 juin.On annonce de Moscou la mort subite du métropolitain Makary, de l’église russe.Parmi les personnes arrêtées récemment se trouvait un chef nihiliste déguisé en femme.D’autres arrestations ont été faites.place dans des carosses.Les rues étaient brillamment illuminées.Woodstock, N.B., 22 Vers deux heures, hier matin, un brigand s’introduisit dans la résidence de Mad.Geo.Cornell, dans l’intention évidente d’y commettre un vol.11 monta sur le balcon au moyen d’une échelle, dans la chambre à coucher où Miss Kato Connolle et Mad.Buck étaient endormies.11 essaya de leur administrer du chloroforme et il était sur le point de réussir quand leur respiration embarrassée réveilla Mme Connell, qui accourut dans la chambre de sa fille.Le coupable prit la fuite immédiatement.Le linge du lit était saturé de chloroforme.On n’a pu encoro découvrir les traces du coupable.Hamilton, 22.Hier, Alex Forbes, âgé d’environ 45 ans, lit leu sur sa femme et un instituteur du nom de Ralston, puis se logea deux balles dans la tête.rfoils trois sont morts.Total.—751 ;.39 339 Majorité pour Thon.M.Blanchet 412 Chu tenu gu n> Saiiit Jean Clirysostôin** t*i Sainte Clotilde.Norlon Creeck.Sainte Martine.Sainte Philomène .Chateauguay .Saint Urbain.D ttrli .I in.Howick .Saint Antoine l'Abbé .Majorité?- .MujorilAs.Quinn.Holton.52 30 90 25 34 *» 31 ‘21 *203 45 !) U 291 ‘231 03 Majorité pour Holton.—-^.« I/Epée, la croix, la charme, ont fait du peuple Canadien français, isolé et abandonné 3 ses propres forces, le plus grand phénomène historique de notre siècle.»] Maintenant que la lutte électorale est terminée, n’allons pas oublier le beau jour de notre fête nationale, la St-.leau-Baptiste.Sachons nous réunir en ce grand jour de la fête de la Patrie.Libéraux et conservateurs, qu’importe la couleur politique ; rallions-nous tous, le lundi, eo juin, coup, notre étendard national sur lequel est inscrite en lettres d or la devise sacrée : u Nos institutions, notre langue et nos lois ! *’ Que tous les Canadiens-franrais, au cœur bouillant de l’amour de la patrie, —depuis le grand-Papa, le père et le fils et le petit-fils,—se lèvent et s’animent avec le même zèle qu’ils savent apporter en temps de lutte électorale, et nous promettons au peuple Canadien le plus brillant avenir de grandeur, de prospérité et de force qu’il soit possible d'espérer.Car il ne faut pas l’oublier, c’est de notre union, c’est en se ralliant tous comme un seul homme sous le même étendard national, au moins un jour dans l'année, que nous saurons faire respecter notre religion, nos institutions, notre langue et nos lois.Mettons-nous tous à l’œuvre ; faisons a*c aigues ae cette grande solennité; partout sur le parcours de la proceesion, que chaque patriote se fasse lin devoir d'ornementer la devanture de sa résidence ; que notre maire populaire.Thon.M.Fis.Langelier, aidé de nos échevius et de nos conseillers canadiens-franrais, favorise dans une certaine mesure, la grande démonstration nationale qui aura lieu lundi prochain dans la vieille cité de Champlain et nous aurons le bonheur de revoir une fête nationale qui rappellera à notre souvenir la magnifique démonstration de 1880.Dimanche après-midi, immédiatement apiès la bénédiction de la pierre angulaire de l’église Saint-Jean-Baptiste, il se tiendra une assemblée publique des trois sections de la société, sur les lieux mêmes.Tous les Canadiens-français y sont invités.Plusieurs orateurs popif-laires adresseront la parole en cette circonstance.'fous les Canadiens désireux de s’enrôler sous notre bannière nationale, pourront se procurer des cartes d’admission à cette réunion.Le programment l’itinéraire de la procession tel que préparé par nous et adopté par le comité général de régie sera publié vendredi.A l’œuvre donc ; ne perdons pas une minute ; travaillons sans relâche d’ici à lundi, et nous ferons l’admiration, en ce beau jour, des autres races qui virent au milieu de nous.Joseph Mahcotee, Corn.Ordon-en-chcf.AFRIQUE EGYPTE Alexandrie, 22 juin.Le Khédive, dont la vie serait menacée an Caire, reste à Alexandrie.A nue réception officielle faite hier il y a eu une manifestation violente contre les européens ; après quoi le ministère a été informé qu’il ne pouvait être reconnu par le gouvernement britannique.Le gouvernement français refuse également de le soutenir.Dervish-pacha a reçu du Sultan un télégramme pour engager Arabi-pa-cha à se rendro à Constantinople avant la réunion de la Conférence.Le Sultan a aussi écrit au Khédive pour l’assurer de son appui.Le navire cuirassé anglais 44 Belle Ile ” et le torpilleur 44 Hécla ” sont purtio poui I'Ëjuvi'Lc.On Dl'é tend ri lir» 1’ A JJomtifrnp l’An-ijTcîhf 0C/YfTu reiV«seroiit"aé pren d re part à la Conférence.Arabi-pacha s’oppose absolument, (lit-on à toute action do l’Angleterre et de la France en Egypte.ARKKIQl’E Le président a reçu la pétition, relative à l’expertise à faire sur l’état sanitaire de Guiteau et a promis d’examiner l’a/faire.Les dommages causé par le dernier cyclone dans l’Iowa sont estimés à 3 millions de dollars.La foudre a tué madame Thompson à White hall (Wisconsin), madame Bordel à Henderson (Minnesota), et madame Glover à Charleston (Caroline du Sud).Le feu a été mis en plusieurs endroits.A Indépendance (Indiana), la tempête a endommagé ou détruit la station du chemin de fer, lin moulin à vent, et beaucoup de maison ; trois personnes ont été tuées.EUROPE FRANCE Taris, 22 juin 1882.Le Sénat rejette la loi sur l'importation du porc américain, comme ne garantissant pas suffisamment contre la trichinose.Cinq navires cuirassés se tiennent prêts en armement à Marseille ; 1300 marins militaires ont été envoyés à Toulon.A la Chambre des Députés, M.de Freycinet a exposé la politique qui sera suivie à la Conférence de Constantinople sur les affaires igyp-liennes.CANADA Montréal, 22 juin.A une réunion des membres du cabinet provincial il a été décidé d’accorder des licences pour la pèche dans toute la province.On s’attend retirer par là un revenu de $200,000 nnr nn.Tous les derniers détails concernant le transfert du chemin de fer du Nord ont été examinés et appprouvés.—Un incendie s’est déclare de bonne heure au matin, dans la prison des femmes, rue Fullum.On a constaté qu'il avait été causé par les fournaises.Le feu a été promptement éteint.Dommages, $200* —L’eau continue à baisser rapidement dans le fleuve.Elle a presque atteint le niveau ordinaire de l’été.—La nuit dernière, des voleurs ont enfoncé la porte du magasin d’épiceries de M.Jos.Riendeau frères, situé au coin des rues Bonaventure et Lusignan, et se sont pourvus d’une quantité de liqueurs, telles que whiskey, eau-de-vie, etc., et cigares.Ce matin, * aussitôt que le vol fut découvert, on en avertit la police, et l’agent de police Lapointe se mit sur la route.11 fit des recherches nombreuses dans les environs et dans le bois de Quesnel, mais ne put découvrir de traces des voleurs, ni des articles enlevés.Acton, 22 juin.La fabrique canadienne de gants, d’Acton, emploie environ 140 ouvriers recevant un salaire hebdomadaire d’environ $400.Ottawa, 22 juin.Dans le cours de la semaine dernière 279 radeaux de bois sont passés par les glissoires de Calumet, 279 par celles de Madawaska, et 319 par celles du Chat ; depuis le IG do ce mois, 14,633 billots sciés sont passés par les booms do ln.Gafinpan —Inutile de dire que la viotoiro rom portée par le gouvernement, cause ici la plus grande satisfaction.Les conservateurs de la capitale ont célébré leur triomphe par une grande procession aux flambeaux hior soir.2,000 personnes environ marchaient dans les rangs de la procession.Sir John McDonald, sir Hector Langevin et autres ministres et députés nouvellement élus avaient pris .Vote# rom merci u !«*» La compagnie qui s’est Formée, sous le nom 44 d’Association d’Ontario, pour la Fabrication de l’acier ” se propose de faire flotter ses actions sur le marché de Toronto et de bâtir ses usines dans l’Ontario.L’acier que cette compagnie se propose de Fabriquer, sera Fait avec les minerais de Madoc ;il sera de pure qualité et d’un grain très fin ; il pourra rivaliser avec le meilleur acier importé d’Angleterre, et servir à la Fabrication des outils.Si les capitalistes canadiens voient favorablement cette entreprise, elle sera en opération sous très peu de temps.Cette industrie fera honneur au pays, et non seulement emploiera un grand nombre d’ouvriers, mais nécessitera l’établissement d’un o-ra n o nombre d industries secondaire géant pour les capitalistes.C’est en 1830 que le premier Fromage américain a traversé l’Atlantique.De septembre 1880 à septembre 1881, la quantité de Fromages exportée du port de New-York seul s’est élevée à 2,127,311 boites, et la diminution qui est survenue dans cette exportation durant ces quatre derniers mois, a jeté la pertubation parmi les restaurateurs et les maîtres de pension de Londres.Les employés et les commerçants londonniens sont de grands consommateurs de Fromage, et on pouvait voir, l'an dernier, des piles respectables de.fromages ainéri cains et canadiens dans tous les res taurants de la métropole de la Grande Bretagne.Aussitôt que les exportations auront repris leur cours normal on verra reparaître ces mêmes produits à leurs places accoutumées.Quelques pessimistes prétendent que le» bœuf n’a pas encore atteint son plus haut prix.Les raisons que quelques-uns donnent pour la rareté et conséquemment la chèreté des animaux sont les suivantes : 1.Le grand froid de l'avant dernier hiver qui a tué 500,000 animaux dans les plaines ; 2.La sécheresse du dernier été ; le mais et autres produits se vendant mieux que les animaux, les fermiers ico cwiticiit «u lieu au les cun \ urili en A’iande ; o.L’exportation énorme des animaux pendant ces huit à neuf dernières années, exportation qui s’est élevée en moyenne de 4 à .">,000 animaux par semaine.Petites nouvelles CAi.ENimiEn.— Québec, le vendredi 23 jnm 1882, 8e jour de la Lune.Il y a eu dernier quartier le vendredi 1.7 juin, à 1 heure IG minutes du soir.I-e jour dure là heures 51 minutes, et la nuit 8 heures !) minutes ; le Soleil Ko lève i heures G minutes, passe au méridien à 12 heures 02 minutes, et se couche à 7 heures 57 minutes ; à midi, sa hauteur au-dessus de l’horizon de Québec est de GG degrés et G dixièmes.La Lune se lève aujourd’hui à 11 heures 12 minutes du matin, et se couche a 11 heures î3 minutes du soir.CEnnu: catholique.— Messiems les membres du cercle catholique sont priés de s assembler lundi, à 7 heures, aux salles du cercle pour escorter le drapeau a l’Esplanade.• la st jean-iiaptisti:.—Immédiatement apres la pose de la pierre angulaire de l’église St-.Iean-Uaptiste, dimanche après midi, il y aura une grande assemblée populaire à laquelle plusieurs discours patriotiques seront prononcés.La nouvelle bannière de la section St-Jean, qui a été confectionnée à Paris, sera bénie à la même occasion.ukpétition.—Ce soir à 8 lis précises, à la chapelle St-Jean, répétition générale des choristes et instrumentistes qui prendront part dimanche, à la cérémonie de la bénédiction de la première pierre do l’église St-.lean.tjomme 11 faudra un billet pour être admis à l’estrade des musiciens, les personnes qui doivent prêter leur concours pour cette circonstance devront se ranne-er qu’on fera la distribution de ces l»il-letq, ce soir à la répétition.militaire.—L’escouade des militaires canadiens qui doivent prendre part au couCQiirsdu tir de Wimbleton, arrive aujourd’hui a Quel Q/.cl s’embarquera pour l’Angleterre demain.• • •.• .promotion.—{Nous apprenons avec plaisir, quo M.Pamphile Lôgaré, compteur â la Caisse d’économie Notre-Dame vient d’etre nommé inspecteur de la meme institution.* M.Alphonse Gourdeau, commis, remplace M.Légaré comme compteur.Tints par le tonnerre.— Dimanche après-midi, le tonnerre a frappé quatre jeunes gens qui revenaient des vêpres à ïv»£jlUo St.Rylvn-Gre comté de Lotbinière, Deux ont été tués instantanément et les deux autres dangereusement blessés.un noyé.—On a trouvé hier au midi, dans le fleuve près du 14 Napoléon III ”, le corps d’un viellavd inconnu.Le cadavre a été transporté à la morgue.Quelques personnes croient que ce sont les restes du nommé Breman, tombé à l’eau il y a quelques jours, près du marché Champlain.pêche.—Quelques citoyens* de Québec sont de retour d’une excursion de pêche au lac Montaubin, comté de Poiïiieuf.Kn deux jours, iis ont pris deux cents livres de truite.Ils ont de plus ranimé un petit caribou qui traversait le lac à laitage, l/animal est en possession de M.Hoy, photographe.pknhile accident.—Mercredi apiès-midi, deux ouvriers, un nommé Marquis demeurant rue de la Couronne, à Québec, et un autre dont noue ignorons le nom, travaillaient à lu oharg.* d’un navire à Lévis.Tout-a-cojup le treuil qu’ils venaient de faire mouvoir et qui était en ce moment au repos, sVst dévidé, et les manivelles ont atteint b s deux ouvriers.Marquis a été frappé à la télé et au visage et porte des blessures d’une na Lire fort dangereuse.Son compagnon a été atteint à la jambe.Marquis e.t père de trois enfants.tué accidentellement.- Mark Wright, second d’une barge à vapeur ancrée dans l’anse Ottawa, Québec, a été tué instantanément hier par la chute d’un billot de noyer.Ses restes ont été en voyés chez ses parents, hier, à Port Hope.UNE EXCLUSION.— ÜU UI1 HOKICe pOUl* lundi prochain 2G courant une grande excursion autour de Pile d’Orléans à bord du opionHîHn ti.Uoaij à VapCtH* u Rraihers.” Il Y aura à bord musique SssTRienîs.t jn comae de> membres de la société St Jean-Baptiste, est chargé de prendre toute les mesures possibles pour maintenir le bon ordre pendant le voyage.Le départ aura lieu a 2 heures de l’après-midi et le retour à 7 heures du soir.Prix du voyage 50 cents.IL FAUT K TI» E RIEN PAUVRE—Si 1111 llOill me préfère endurer les toitures du rhumatisme au lieu d’acheter une bouteille de l’huile St-Jacob, nous plai-gnoi s autant sa pauvreté que ses souffrances.L'officier Wellel S.Uawxiiurst, du corps de police régulier de Brooklyn, en devoir sur le Catheiie ferry, dit qu’il a soullert énormément du rhumatisme pendant huit années, étant souvent obligé de s’abitenir de travailler.Il était, devenu si perclus qu'il ne lui était plus possible de rien faire.En désespoir de cause, et sans consul ter son médecin, il a fait, il y trois mois un premier essai de l'huile St-Jacob, et avec un succès presque instantané.lien a dépensé deux bouteilles et il est aujourd’hui aussi bien et aussi actif que jamais.Kt se redressant il appela l’attention sur son apparence robuste et pleine de santé en disant : Je suis lieu reux d’avoir l’opportunité de témoigner en faveur des grands bienfaits rendus par ce remède étonnant.chasse a l'ours.—M.William Milliken, de Boston, faisait partie d’une bande de gentlemen en chasse à l’ours samedi dernier sur les monts Adirondacks, près du lac Piseco.Les chasseurs avaient aveceiiv un enide.nommé James Shires.Les chiens ont trouvé une piste et l’ont suivie rapidement, appuyés par M.Milliken, qui a pris une avance considérable sur ses compagnons et s’est trouvé sou (lain on présence de deux ours, mâle et femelle, et de trois ouisons.Il a aussitôt ouvert le feu sur ccs animaux.Jîn entendant les détonations, les autres chasseurs, ont.hâté le pas.Le guide, arrivé le premier a vu les quatre chiens étrangles et 1 ours mâle aux prises corps à corps avec M.Miliken.Ayant expédié cet adversaire, l’animal s’est jeté sur le guide, l’a blessé grièvement, mais n’a pas eu le temps de l’achever, grâce à l’apparition de M.Watson, qui a abattu la bête féroce d’un coup de fusil.Au même moment sont venus les autres chasseurs, dont une décharge générale a tué l’ours femelle.Le mâle pesait 400 livres, la femelle 300.Les trois oursons ont été pris vivants.Le guide a été reporté chez lui sur une litière improvisée, et le corps en lambeaux du m.Miiikcn « eie unvuvc a Boston, ou il avait une femme et trois enfants.LE CHAMPION DES SIFFLETS.— Le plllS grand si 111et a vapeur que des ennemis du repos public se soient jamais ingéniés a confectionner vient de sortir de la fa brique de la compagnie Cole et Burnham, de Bridgeport, Connecticut, Ce silllel monstre a quatre pieds 0 pouces de long et pèse 400 livres.Il sera actionné par une chaudière de la force de 150 chevaux, avec pro sion de l«)0 livres de vapeur.Les fabricants assurent quo le son sera entendu â plus de 50 milles.Heureusement que cet engin assourd'ssant n’est pas destiné à fonctionner â portée d’oreilles québoc-quojses.Il doit être placé sur le toi d une scierie, au Canada, et quand il fera retentir les échos p 50 milles â la ronde les habitants des coques volàjnii auront le droit de dire que lu scierie osl une scie.* dans les glaces.—On télégraphie de ot-Jean do Terre-Neuve que vingt-un navires de péché français—bricks et barques—sont mouillés au bord de la glace au large do White Bay et se trouvent dans l’impossibilité de se rendre dans les rades poissonneuses de la côte nord-est do Terre-Neuve.La pêche à la morue est jusqu’à présent un fiasco corn* LE COURRIER DU CANADA plet, à cauBü de U présence des glaces à cette date tardive.LES PILULES ET ONGUENT HOLLOWAY.— On doit exercer beaucou p de surveillance dans le temps présent sur les commencements de maladie de gorge, diphtérie, bronchites et autres maladies pulmonaires,que Ton peut prévenir par l’usage de l’onguent et des pilules llolloway.Ce traitement bien simple mais efficace, est d’un grand secours dans les maladies des entants.D'anciennes maladies d’asthme ont été guéries par l’usage des remèdes llolloway,alors que plusieurs autres remèdes n’avaient eu aucun effet.MAiiiTiMB.—On télégraphie de Saint-Jean (le Terreneuve, les détails suivants sur le naufrage de la goélette de pèche française la Sirène, qui a sombré près dii banc de Saint-Pierre, le 10 courant : ;i La goélette a été percée à tribord par un énorme glaçon, et elle a coulé bas presque instantanément.La rapidité avec laquelle la catastrophe s’est produite n’a pas laissé le temps aux autres navires de pèche qui en ont ôté les témoins d’essayer de porter secours aux victimes.La Sirène appartenait à M.Priant, de Saint-Pierre.Au moment de sa perte, elle était chargée de sel et de morue.” PHÉNOMÈNES KLECTIUQUES.—*A N(JW York, pendant l’orage de jeudi soir, on :t constaté du curieux phcnomènoB do pyrotechnie électrlquedans le bureau central du télégraphe et dans la police Les étincelles électriques allaient d’un appareil à l’autre et couraient le long des tils pour se concentrer au bureau, et cela avec un telle intensité que deux employés du service ont dû mettre leurs appareils sur le fil de terre et quitte! la salle de transmission.Après l’orage on a constaté que la section ouest avait été partiellement détériorée et que plusieurs stations de police avaient été isolées du bureau central.les juifs.—Berlin est en ce moment plein d’israélites russes, presque tous couverts de haillons.On prétend qu’il en est déjà arrivé huit à dix mille par bandes de 300 à 500.Les agents du Comité sémitique vont toujours les prendre aux gares de l’Est, et les conduisent, sur d’énormes voitures de déménagement, dans un vaste local de la PHD rl’AlcttOO, où on commence par les nettoyer, les savonner, les inonder et les rAcler des pieds à la tète ; puis on leur met des vêtements obtenus de la charité publique.Ainsi transformés, ils sont expédiés à Hambourg ou réexpédiés en Russie ; car on s’est aperçu que ceux qui affinent pour implorer la pitié étrangère ne sont pas des expulsés.Il en est qui ont quitté leur pays paice qu’ils ont entendu dire qu’à Vienne et à Berlin,des mi Uionn liai res juifs ouvraient largement leurs bourses à tous leurs coréligionnaires russes et polonais.Celle nouvelle répandue de village en village a provoqué au sein de cette malheureuse population une émotion extraordinaire.Des milliers sont partis pour Vienne et Berlin, comme autrefois les peuplades nomades se dirigeaient du côté du soleil.Il a doncétô convenu que les arrivants seraient divisés en deux catégories : les expulsés, et ceux qui se soin expatriés sans nécessité.Les premiers sontexpédiés en Angleterre, les autres sont invités à rebrousser chemin et à rentrer tranquillement chez eux.a/jiav* du coacyucac s I WemmaND POUR RHUMATISME, i.;*.Névralgie, Sciatique.Le mlmgo, le Mal tic Reins, Douleurs de i’Ksloinac, la Goutte, l'Ësquinnncic, Inflammation tiu Gosier, Enflures et Foulures, Brûlures.Kcliaudcmcnts, Douleurs générale •lu Corps, et pour le Mal de Dents, d'Oieillcs, pour Pieds et Oreilles Glacés, t i pour toutes autres Douleurs et Maux.Aucune préparation sur la terre est égale A riluilc St.Jacob comme remède externe sain, certain, simple et bon man-hé.L’essai coûte peu, seulement ].« j*t tîte ovmnvo Uo f»0 cents, et lutin jonx souffrants de douleurs peuvent tvoir line preuve positif du mérite que vette médecine réclame.Les directions sont publiées dans onze langues différentes.Vendue Par Ton« Les Droguistes Et Commerça nU I>o Mpdcrlnu.A.VOQELER «te CIE.llaltlmoro, Md., U.8, A.Québec, 20 septembre 1881—lan P Repos et co»fort pour Ion naïades la fanacéb des FAMILLES DK BHOWN Jl’a pas d'égale pour guérir les douleurs internes et externes.Elle guérit les dou leurs dans le côté, le dos ou les instes-tins, le mal de gorge, le rhumatisme, le mal de dents, le mal de reins etc., etc Elle purifiera le sang promptement car son action e^t puissante La panacée domestique de Brown, est reconnue comme le meilleur remède, possédant double force d’aucun autre élixir ou liniment dans le monde et devrait se trouver dans toutes les familles afin de l’avoir sous la main en tout temps, car c’est le meilleur remède dans le monde pour les crampes dans l’estomac et douleurs de toutes sortes.t , En vente chez tous les pharmaciens à 25 cts la bouteille.DÊCfeS Lo 22 (lu courant, au Monaslèro do3 Dames Ursulines tic Québec, Mademoiselle Iinogène Morissel, en religion Mère St Françoisjde Borgia, Agée do 20 ans.Son service et sa sépulture auront lieu le 24 du courant, à 8 heures A.M.Les parents et amis sont priés d’v assister sans autre invitation.NOUVEAUTES ï I NOUVEAUTES ?Demandé».DEUX GARÇONS et DEUX FILLES pour travailler aux presses et à l’atelier de reliure du Courrier du Canada.Québec, 23 juin 1882 N.146, RUE ST-JEAN, VIS-A- VIS LE MARCHÉ MONTCALM, |Près de la Port' Si-Jean] NOUS avons le plaisir d’annoncer à nos pratiques et ail public en général, que notre assortiment de marchandises du printemps est maintenant au complet.D’après notre nouveau SYSTEME d’affaires, consistant à no vendre que pour ARGENT COMPTANT, nous pouvons rivaliser avec n’importe quelle maison do commerce de ce genre, et nos prix défient toute compétition.SPÉCIALITÉS.—Tweed CANADIEN, FRANÇAIS et A NC LA IS.Tout HABILLEMENT fait à ordre par un TAILLEUR de première CLASSE.GANTS DE K ID, PERRIN FRERES.SCIE et SA TIN Noirs et de Couleur.ETOFFES h ROUES.Indienne de tous les patrons les plus nouveaux.Nous attirons tout spécialement l’attention du public sur nos CACHEMIRES noirs comme étant d'une valour exceptionnelle.Nous sollicitons une visite avant d’aller ailleurs.Béland, Garneau & Cie., 14G, KITE ST-JEAN (vis-à-vis le marché Montcalm).Québec, 11 avril 1882.CHEMIN DE PEE INTERCOLONIAL.DEs soumissions cachetées seront reçues par le soussigné, jusqu'au 1er JUILLET prochain.pour le terrassement et la construction de la tlootion Eat do l'Embranchement Kl Charles, comprenant depuis la Station de St 268, 1 ii\ mai Rue Notre-Dame, Montréal Mère* Mère* ! Mère* ! Ktcs-vous troublées la nuit et tenues éveillées par les souffrances et les gémissements d’nn enfant qui fait ses dents ?S’il en est ainsi, allez chercher tout de suite une bouteillédu Sirop calmant dk Mme Winslow.Il soulagera immédiatement le pauvre petit malade— cela est certain et ne saurait faire le moindre dojito.Il n’y a pas uns mèro au monde qui ayant usé ue ce sirop, ne vous dira paa aussitôt qu’il met en ordre les intes-iiiiD, donne le repos à la mère, soulage enfant et lui rend la santé.Ses effets tiennent de la magie.11 est parfaitemen inoffensif dans tous les cas, et agréable à prendre.il est ordonné par un des anciens cl des meilleurs médecins du sexe féminin aux Etats-Unis.En vente partout i 25 cents la bouteille.COMMISSION DU HA I RE de Q UE REC.Dragage.Avis aux Entrepreneurs.IKS COMMISSAIRES basses eaux.15 pieds tie; 15 i 20 « • 20 • 20 i « 23 .26 « i 26 i 35 « 1 rix par verge cube.La capacité de l’objet dont on se servira pour fuiro le dragage sera déterminée par l'Ingénieur ou ses assistants, et il sera du devoir des Inspecteurs nommés à cette fin de déterminer si l'objet dont on se sert pour le hâlage contient une charge complète, et leur décision, approuvée par ITrgénicur, quant à la quantité ou à lo place du dépôt, sera finale.Les matières à enlever consistent en sable, galets et cailloux recouverts d’une couche de glaise et de vase.Les paiements se feront à mesure (pie les travaux progresseront, sur le certificat de Fin nieur, moins une retenue de 10 par cent comme garantie, payable sur lo certificat final.La commission se réserve le droit de rejeter une ou toutes les soumissions.L'adjudication du contrat sera sujette ù l’approbation de l'Honorable Ministre |des Travaux Publics.^ Les soumissions seront reçues jusqu'à Le 4 JUILLET prochain, à MIDI.311 ] K.) Bureau de lu Commission du Havre, Québec, le 22 juin 188' A.H.V EUR ET, Secrétaire trésorier.Québec, 23 juin 1882—8f.5C0 COMMISSION DU HA VRE de QUEBEC.AYIN AUX EXTREPREXEIIKN.DES SOUMISSIONS sont demandées pour le prolongement des travaux intérieurs de la jetée du Bassin de la Princesse Louise, dans la Rivière St-Charles, et l’achèvement do lour jonction avec le Quai des Usines au Gaz, conformément aux plans, spécification et cahier des charges qui peuvent être vus au Bureau des Commissaires du Havre de Québec.La Commission se réserve lo droit île rejeter une ou toutes les soumissions.L'adjudication du contrat sera sujette à l’approbation de l’Honorable Miiustre des Travaux Publics.Los soumissions seront reçues jusqu’à Le 4 JUILLET prochain, à MIDI.;i Bureau de la Commission du Havre Québec, le 22 juin 1882.A.H.VERRET, Secrétaire trésorier.Québec, 23 juin 1882—8f.5Q1 C0UVKNT JESUS-MARIE, SILLERY.La sortie des Elèves du Couvent de Jésus-Mario, do Sillery, aura lieu MARDI, 27 du courant, dans l’après-midi.Québec, 21 juin 1882.558.Feutre à Tapis ! 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Clairets ! ! RERES.Québec, 29 avril 1882.» » 100 CAISSES JOURNlMf Une des plus grandes maisons de BORDEAUX.Une visite est sollicitée afin de voir notre assortiment.C1NGIIA8 U LANGLOIS, 2*7, 29 et 31, Rue St-Jean Québec, 12 juin 1882.551 A louer pour l’été.ONE partie de maison située sur un silo élevé et très isolé, près du couvent et de l'église de •' St-Joseph do Lévis, et à proximité du quai où le Steamboat, nui fait* la traverse entre Québec H le d’Orléans, arrôlo trois fois par jour, Pour informations s’adresser aux Révérendes Dames Religieuses de St-Josoph de Lévis, 8tJoseph de Lévis, 2 juin 1882.Québec, 2 juin 1882—!5f, rv^\ i TAPIS! TAPIS! ! TAPIS ! ! N’OUS attirons l’attention des personnes garnissant des maisons, sur les marchandises suivantes que nous recommandons comme les meilleures cl les plus à bas prix qui se soient jamais importées ici.Tapis Axminster, Tapis Brussels, Tapis 'Tapisseries, Tapis Ecossais, Tapis Hollandais, 'l apis de Ficelles, Tapis d’Escaliers, Tapis de corde de Napier, Tapis do Coco.R.igs, Nattes, etc.Toile cirée pour Tables.Les meilleurs Prefarts Anglais et Linoléum, pie toutes largeur jusqu'à 8 vgs).' à Rideaux, EN GRANDE VARIÉTÉ î 300 prs Rideaux de Points, depuis 95c jusqu’à 522.00 la pr.Toile pour Gard Soleil, (do toute largeur et de toute couleur).Aussi une caisse de pardessus imperméables pour Messieurs quo nous vendrons très bon marché pour cluirer.ISclian Brothers.ENSEIGNEMENT.peuvent être vus au bureau de l’agent de station, à la Pointe-Lévis, le et après le 17 JUIN prochain.Un chèque de banque, approuvé pour la somme de mille piastres, doit accompagne** chaque soumission, comme garantie de bonne foi ; et ce montant restera confisqué si le soumissionnaire néglige ou refuse de prendre le contrat lorsqu’il en sera requis.La personne dont la soumission aura été acceptée, devra déposer au crédit du Receveur Général, des sûretés au montant de cinq par cent sur la somme totale du contrat.lies soumissions devront être marquées à l’extérieur : * Soumission pour le terrassement do l’Embranchement St Charles.» D.POTTINGER, Surintendant en chef.Bureau du chemin de fer, oncton, N.B., 26 mai 1882 Québoc, 29 mai ISS2 1m.S3 O CHEMIN DE FER INTER COL O NT AL.DES soumissions cachetées seront reçues par le soussigné, jusqu'au 1er JUILLET prochain, pour la construction des ponts et Je terrassement de la voie, sur une nouvello section de l’embranchement St-Charles, depuis Je quai Chabot près la Pointe Lévis, P.Q., jusqu’à un point éloigné d’à peu près qua lie railles ou quatre milles et demi à l’est, où la ligne se raccordera avec la partie ouest de la section déjà annoncée.Les plans, profils et devis de l’ouvrage peuvent être vus au bureau de l’ngent de station, à la Pointe Lévis, à partir du 17 JUIN prochain.Un chèque do banque approuvé pour la somme de mille piastres, doit accompagner chaque soumission, comme garantie de bonne foi ; et ce montant restera confisqué si le soumissionnaire néglige ou refuse de prendre le contrat lnr^a»»’’1 nr% .Lia personne dont la soumission aura été acceptée, devra déposer au crédit du Receveur Général, des sûretés au montant de cinq par cent sur la somme totale du contrat.Les soumissions devront être marquées à l’extérieur : c Soumission pour le terrassement de l'Embranchement St-Charles.» D.POTTINGER, surintendant en chef.Bureau du chemin de fer, Moncton, N.B., G juin 1882.Québec, 7 juin 1882—201' 543 O 'ur.C O La s s « ¦3 S >¦
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