Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 6 septembre 1882, mercredi 6 septembre 1882
£6eme Aiuiee J^o 76-Edition quotidieiiiie-Oeine Annee Mercredi 6 Septembre JOUKNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J'ESPERE E2T J' Dr N.JC.DIONNE, Rédacteur en Chef LÉGER UEOUSSEA Uy Editeur Propriétaire.FK.IXCF.(U*KllHTC A I»A KEMCîlOX Paris, 21 août 1882.Les dépêches de Y Agence Haras nous apprennent qu’une centaine de nvmlarmes, cinq cents hommes do 'troupe, le général Sclmcegans, le préfet de Saône-et-Loire, les deux sons-préfets d’Àutuu et de Chalon, le procureur général de Dijon, le procureur de la République de Chalon,ont été envoyés à Monceau-les-Minos.lin si grand déploiement de force et la présence de tant de personnages si importants montrent qu’on s’est enfin résolu à agir vigoureusement contre les émeutiers.Il était temps.Les désordres ont commencé samedi dernier et n’ont fait chaque jour que s’aggraver.Mais il semblait qu’on ne voulut d’abord y prêter que peu d’attention.A quoi bon déranger préfet, police et gendarmes pour arrêter dans leurs exploits des gens qui se contentaient de renverser les croix, de faire sauter avec la dynamite les statues de la Vierge, dé forcer les portes des églises fCe sont tout autant d’œuvres méritoires, auxquelles tous les fonctionnaires qui servent la République ont plus ou moins participé.Le préfet de Saône-et-Loire, qui s’est entre tous distingué dans la mise à exécution des décrets et le crochetage des couvents, devait se montrer plein d’indulgence ; le parquet avait pris l'habitude de présenter des conclusions favorables aux auteurs de pareils méfaits, et le gouvernement lui-même les protégeait par ses arrêtés de conflit.On peut croire que, si les émeutiers de Monceau-les-Mincs s’en étaient tenus là, ils n’auraient guère été inquiétés ou ne l’auraient été que pour la forme.Mais la bande rouge, encouragée par l'impunité, a cru qu’elle pouvait aller plus loin.Après avoir pillé et incendié l’église, elle s’est portée contre la mairie ; après avoir arrêté le curé et les Frères des écoles chrétiennes, elle a arrêté le maire ; elle a parcouru les campagnes, envahissant les propriétés privées ; rançonnant tout, le monde et menaçant ceux qui étaient assez osés pour refuser la contribution de guerre.C’est alors seulement que le gouvernement a compris qu’il avait affaire à une sorte de jacquerie.Il est donc sorti de son inertie, et toutes les mesures ont été prises pour organiser une véritable expédition.Si un laps de temps aussi considérable s’est écoule avant que les émeu-tiers aient pu être arrêtés, et si les officieux ne veulent point convenir que le gouvernement se soit tenu d’abord dans une indifférence systématique, parce que la bande rouge s’attaquait uniquement aux églises oi aux monument* religieux, il faut reconnaître que la sécurité publique est aussi mal défendue en province qu’à Taris.Ces lenteurs, cette inaction voulue ou non, n’ont rien de rassurant pour les populations.On sait quel travail s’accomplit ténébreusement dans les centres ouvriers pour la propagation du mouvement socialiste et révolutionnaire.D’autres émeutes peuvent se produire sur d’autres points du territoire, et il est inquiétant de constater qu’il a fallu plusieurs jours pour mettre la force publique en état d’agir à Monceau-les-Mines.Pologne et KusNic La correspondance suivante, adressée de Saint-Pétersbourg au Journal de Genève, met dans tout son jour une des conséquences du système de persécution poursuivi pendant nom-lire d’années contre la noblesse polonaise par la Russie, consequences désastreuses pour celle-ci, qui est menacée de payer cher les fautes et les violences de ses Mourawiett* : u II n’y a presque pas de jour où les gazettes russes n’annoncent des symptômes graves d’une invasion systématique des Allemands, en particulier dans le royaume de Pologne et les provinces qui le composaient avant le premier partage de 1772.Une bande de terrain de ôO kilomètres de largeur, le long de la frontière prussienne, a littéralement passé en la possession de propriétaires allemands, et ces nouveaux seigneurs, qu’ils soient Allemands ou barons teutons des provinces russes de la liaitique, ne viennent pas s’installer seuls sur leur conquête ; il amènent avec eux des dizaines, des centaines de cultivateurs, d’ouvriers, d’artisans, d’industriels allemands ; ils fondent des écoles de langue allemande, édifient des églises luthériennes, en un mot germanisent le pays.On se saurait aucunement comparer cjs envahisseurs aux capitalistes et aux entrepreneurs anglais où français qui viennent s’enrichir en Russie, mais qui, en même temps, relèvent le paysan et l’ouvrier russes, comme par exemple pour les usines e\ les exploitations minières et forestières des grandes compagnies anglaises et françaises dans les provinces de Khar-koff.de Catherinoslav.de Minsk, dans les monts Ourals,en Sibérie.A Piotkow, ville du royaume de Pologne, on compte près de dix mille ouvriers de fabrique allemands,qui vivent déjà depuis une vingtaine d'années dans la contrée,et qui ne parlent ni n’apprennent l’idiome du pays.Tout récemment, dans la province de Kallisch, un Prussien a acheté aux enchères publiques l’immense domaine de Biskoulisch, pour une somme de 400 000 roubles, alors que les forêts seules qui couvrent cette propriété sont estimées à SCO 000 roubles.Dans cette même province polonaise de Kallisch, le magnifique domaine de Sharjoff vient aussi de passer dernièrement dans les mains d’un autre Prussien.Ce sont là des preuves de l’absence complète de capitaux chez les gentilshommes polonais, ruinés par les confiscations et les contributions.La Lithuanie et les provinces du Sud-Ouest sont inondées de propriétaires fonciers et de fermiers allemands.L’antique Setsch, cet ilôt du Dnieper, le foyer de la puissance des Cosaques Zaporogues, est aujour- d’hui une colonie allemande ; on y voit encore le siège creusé dans le roc, sur lequel trônait le grand hetman Sachaydatchny î mais, grâce à ces allemands, loirs les souvenirs historiques de ces lieux sont effacés, au point que le fameux capitaincy passe aujourd’hui pour n’avoir été qu’un misérable chef de brigands.Les provinces de Catherinoslaw, de Kherson et deïauride sont couvertes de colonies allemandes ; celles qui sont riveraines du Volga aussi.Ces faits doivent leur existence à la politique du gouvernement russe, qui, à partir de l’impératrice Catherine II,a dépensé beaucoup d’argent A inoculer ce vaccin dans l’organisme russe.Il es! vrai qu’alors on ne prévoyait pas que la petite Prusse deviendrait la grande Allemagne.Tirant parti de la politique baroque des journalistes moscovites, doci • lenient suivie par des gouverneurs de province, tels que MM.Moura-vielf, UezakjTchertkofF, etc., politique qui interdisait tyranniquement aux personnes de nationalité polonaise et de religion catholique d’acheter des terres dans les provinces occidentales de l’empire, les Allemands ont envahi le pays, et ils attendent maintenant patiemment leur Messie.I/Ktnt et PKgli.sc Berlin, 0 août 1882.Le prince-évêque de Breslau, Mgr Herzog, a rempli un devoir qui lui a sans doute été fort pénible, en signifiant aux prêtres de son diocèse qui s’étaient installés comme curés et pasteurs de paroisse avec la seule permission ou nomination du gou-reniement, d’abandonner ces fonctions et même toute fonction ecclésiastique.Quelle intolérance, quel scandale ! s’écrient à l’unisson toutes les feuilles libérales : ee chanoine Herzog, qui était à Berlin le plus tolérant des prêtres, n'est pas sitôt installé sur son siège épiscopal, qu’il devient d’une intolérance tout à lait scandaleuse pour son diocèse et pour tout l’empire.Pauvres raisonneurs ! de quel côté est le scandale ?Ces curés ne sont pas.devenus curés par l’autorité de l’Eglise, la seule qui pût leur donner la plus haute charge, la charge du salut des âmes, de ces grandes familles qui se nomment paroisses ; ils ont usurpé cette charge en vertu d'une loi que l'Eglise a repoussée comme empiétant sur son droit divin, et ils sont devenus un scandale pour tous les bons catholiques, qui savaient bien que ces prêtres infidèles préféraient se soumettre à la loi persécutrice de mai plutôt qu’à la loi de l’Eglise.Et dans la plainte qu'ils ont portée contre leur évêque, ils disent eux-mêmos : “ Nous avons préféré la loi du gouvernement à la loi de l'Eglise ; le gouvernement osera-t-il bien nous laisser dépouiller de nos cures ?” Mgr Herzog a reçu sa nomination du gouvernement, mais il a reçu l’institution canonique de l’Eglise, â laquelle il a dû, pour cette reception, prêter un serment de fidélité à toutes les lois de l’Eglise concernant les évêques, et il ne pouvait rester fidèle â ces lois en conservant de faux pasteurs qui les avaient transgressés.Le roi n’a point demandé aux nouveaux évêques qu’il a nommés le serment aux lois de l’Etat, parce qu’il savait bien qu’ils ne l’auraient pas prête, car l’Eglise leur en imposait un qui ne leur permettait pas de se soumettre aux lois de mai.Ces purs libéraux, si sévères sur la morale,ne doivent donc pas dire que M.de Bismark a eu la main malheureuse en choisissant Mgr Herzog ; au contraire, il l’a eue très heureuse en faisant choix d’un digne prélat, qui sera aussi fidèle au Roi qu’il l’est à l’Eglise.I-e muricau Le couteau s’efface peu à peu devant le marteau.• Depuis quelque temps, dit le G a ulois, presque to vis les crimes célèbres ont été accomplis par le marteau.Feuilletez l’histoire de ces dernières années, et arrêtez-vous aux paces marquées d’une tache de sang.~ Rue Hauteville.une laitière est assassinée.Lebiez ouvre la porte.Barré est derrière, un marteau à la main.Ld femmo entre, et Barré la frappe à la tempe.Elle tombe, et Lebiez, expert en chirurgie, l’achève à coups de canif.Prévost attire chez lui un vendeur de bijoux, et, tandis que l'homme étale sa marchandise sur une table, lui, par derrière, lui assène sur la tête un coup de massue, sorte d’énorme marteau.Avec quoi lut assassinée la marchande de journaux do la rue Fontaine { Avec un marteau.^ Et la femme de la rue du Pont-aux-Choux ?Avec un marteau.Et la fille publique assommée par Bel langer, rue Saint-Lazare ?Avec un marteau.Et la marchande de vin de la rue Montmartre, tuée â quatre heures du matin en ouvrant sa boutique ?et la crémière de la rue de Sèvres, frappée a une heure de l’après-midi, dans son magasin ?et l’épicier de la rue du Cherche-midi, frappé dans les mômes conditions ?et la concierge de la rue Sainte-Anne, assommée dans sa loge au moment oû elle vient de toucher ses termes ?et la vieille femme de la vue de Charonne, tuée par Métrai et Mariés, ces deux sinistres gamins ?Le marteau, toujours le marteau ! Bistor, le nouveau gracié, avant de serrer avec une ficelle le cou de sa victime, lui fracasse le crâne d’un coup de marteau.Bouffis, l’assassin du quai Conti, frappe à coups de marteau la fillette qu’il veut voler.Gabrielle Fenavrou attire soi; ancien amant dans la maison isolée de Chaton; et, quand Aubert entre dans le salon obscur, guidé par la main de sa maîtresse, le mari est derrière la porte, serrant dans ses doigts crispés le manche d'un marteau.Aubert franchit le seuil ; *• un coup sourd retendit " dit l’instruction.La victime est à terre, désormais à la merci de son meurtrier.ltel exemple Un touchant récit emprunté â la Gazette de Nîmes : C’est au retour de Jérusalem ; la Picardie était en vue de Marseille.Partout à bord, on se remémorait les saintes émotions, et l’on jouissait â l’avance du bonheur de les faire partager bientôt aux parents et amis demeures au pays.A l’avant du navire, un petit cercle s’était formé autour d’un homme et d’une femme qu’à leur allure il était facile de reconnaître pour des travailleurs de la campagne.Leur costume et leur bagage plus que sommaires n’annonçaient rien moins que l’aisance.L’un des passagers qui était le plus rapproché de l’homme se hasarda à lui dire, avec intérêt, qu’après un voyage aussi long et aussi coûteux, il ne devait pas lui rester grand’chosc dans sa bourse.—Tout juste ce qu’il me faut pour retourner au pays à X.(petite commune dans les montagnes l’Auvergne, aux environs de Clermont, et en arrivant je ne trouverai rien autre que mes deux bras.—Mais, alors comment avez-vous l’ait pour entreprendre le pèlerinage et en payer les frais ?—J’avais une bonne vache, monsieur ; je l’aimais bien, car le produit de son lait suffisait à peu près â me faire vivre.Mais j’avais une telle envie d’aller voir les lieux où Notre àSeigneur est né et mort pour nous, que n’ayant pas d’autre moyen, j’ai vendu ma vache.Le prix a fait le montant de ma place.C’était fait.J’allais partir pour Clermont,lorsque ma sœur que vous voyez-là me dit : Comment, frère, tu vas faire ce beau pèlerinage, et tu me laisserais seule ici ?Eh ! que faire ?que je lui dis.— N'avons-nous pas une autre vache / —C’est vrai, je vas la vendre.Et voilà comment nous avons pu tous les deux aller à Jérusalem.Ca n’empêche pas que pour regagner ces deux vaches, il va falloir de dix à douze années de travail à tous les deux.Mais nous ne les regrettons pas.À res mots l’émotion avait gagné les auditeurs, une collecte fut immédiatement organisée.Ce récit naïf fut rapporté à ceux qui ne l’avaient pas entendu,et dans peu de temps la somme nécessaire pour racheter les deux vaches était centralisée entre les mains d’un pèlerin, qui s’est chargé de la l'aire parvenir au curé de ces généreux croyants, sans qu'ils en sachent rien jusqu’à leur arrivée, de manière à leur laisser jusqu’au bout le mérite de leur sacrifice.Un coïk^rèh île libres.peiiKOiir* Les libres-penseuvs de l’Etat de New-York n’ont plus rien à envier à ceux de France et d’Italie : car eux aussi ont eu leur congrès.Ils étaient six cents à Watkins-j G Ion, localité profondément incon-j nue, où ces messieurs ont dù prendre leurs aises.lis ne se sont pas contenté, pavait-il, d’émettre leurs vues pour l’émancipation du genre humain de toute croyance religieuse, et de lancer leurs foudres contre les religions positives, quelle qu’elles soient.Cela n’est qu’une faible partie de leur programme.Les institutions sociales existantes ne leur plaisent pas davantage, et ceux d’entre eux qui se sont mis en frais d’éloquence ont conclu qu’il fallait tout démolir, tout détruire, parce qu’à leur avis tout est mal, tout va mal dans la société telle qu’elle est organisée.Nous ne savons sur quoi ils se basent pour en venir à ces conclusions formidables, ni comment ils entendent mener leur guerre contre l’ordre de choses établi.Mais en supposant que, par impossible, ces nouveaux iconoclastes réus* siraient à abattre toutes les “ idoles ” j en commonçant par le Dieu de la Bible, et à couper les cent têtes (le l’hydre de la superstition—style libre-penseur—nous serions curieux de savoir roii Criminel La Minerve dit que l’adresse de l’honorable Baby aux jurés, est commentée par plusieurs journaux anglais.Cette adresse, qui a été généralement remarquée, est, en effet, l'une des plus intéressantes qui aient été prononcées, à l’ouverture des termes criminels.Elle contient et provoque des réflexions d’une haute portée sur notre organisation judiciaire et criminelle.’ Il est incontestable que le régime de nos prisons et pénitencier est — ainsi que l’a dit l’honorable juge— relativement doux.Les condamnés sont bien pourvus des choses nécessaires à la vie, et ils jouissent même d’une aisance relative.Tout le système repose évidemment sur l'idée moderne du châtiment social, idée toute morale et immatérielle, qui fait consister la plus forte partie de la peine dans le déshonneur résultant de la condamnation et dans la privation de la liberté.Mais il est certain, aussi, que cette idée, toute noble et délicate qu'elle soit, n’atteint pas toujours, précisément à cause de cela, l'objet qu’on a en vue, qui est de punir, et surtout de prévenir le crime.La plupart des criminels se recrutent précisément dans la classe qui est la moins accessible à ces considérations, toutes philosophiques.Ainsi que l’a fait remarquer M.le juge Baby, il y a actuellement nombre d’individus pour qui le régime de la prison ou du pénitencier ne constitue pas une peine sensible.Bien plus, il y a des gens qui recherchent la prison, qui offre, on réalité, pour eux, plus d’attrait que la vie sociale.Cela étant, on peut se demander si notre organisation criminelle atteint bien son but, avec un système de châtiments relatifs, plutôt moraux que physiques, calculés pour les classes autres que celles qui fournissent le personnel ordinaire des maisons de détention.Cependant, on ne saurait, quoi qu’il en soit, songer à revenir aux anciens châtiments corporels.C’est aussi ce que reconnaît M.le juge Baby, qui parait avoir voulu exprimer une pensée un peu émouvante plutôt qu’une opinion ou une recommandation pratique.lai îlgulurité duns la tenue des livres de commerce Quoique dans les villes, la majeure partie des marchands au détail comprenne l’importance de tenir leurs comptes en parfait ordre et leurs livres de commerce régulièrement, en est-il de même dans la campagne et beaucoup de marchands ne perdent -ils pas chaque année une partie de leurs profits, pour avoir néglige ce devoir si sérieux ?Nous craignons que dans bien des cas des mémorandums d'achat ou de vente pris sur des feuilles volantes ou des entrées faites au hasard ne tiennent lieu de livres bien tenus et correctement mis à jour.Faudrait-il courir bien loin dans la campagne pour trouver un magasin ou un morceau de fil de 1er sert à enfiler toutes les factures d’achat et un autre toutes les ventes au fur et à mesure qu’elles se font, écrites sur un bout de papier en attendant le jour qui ne vient jamais où elles seront entrées dans un livre ?Ne voyez-vous pas d’ici cet amas poudreux de feuilles de papier de toute dimension suspendues à ce fil de 1er qui les traverse, jaunissant de jour en jour le long du mur, à l’atmosphère du magasin.Le trou qui les perce va 6'augmentant chaque fois qu’une recherche devient nécessaire et trop souvent pour allumer une pipe, on en déchire un lambeau.C’est là toute la comptabilité.Peut-être elle peut suffire quand le mon tant des affaires est minime et que le propriétaire, comme tous les gens qui ne tiennent pas de livres, a tous ses comptes dans sa tête, et qu’il paie toutes les factures et règle tout lui-même.Mais qu’il vienne à s’absenter et il trouvera bien vite que compter sur sa mémoire et sur les morceaux de papier enfilés n’équi- IV vaudra jamais à un livre bien tenu et fréquemment balancé.Dans une maison dont les livres sont mal tenus, les commis, au lieu de servir les acheteurs, sont obligés de négliger leur devoir pour débrouiller des comptes ou appaiser la colère d'une pratique, qui croit fort naturellement qu’elle ne doit pas payer deux fois pour le même achat ou voir porter à son compte des articles qu’elle n’a pas eus.La nature lmmainc est ainsi faite, tout acheteur, soit en gros, soit en détail, quelque claire que soit l'explication de l’erreur qui a été commise, se figure toujours qu’on a eu l'intention de le tromper ; et parvint-on même à le convaincre que la surcharge sur sa facture est le résultat d’une inattention, sa confiance est désormais ébranlée.A la premièro occasion, il transportera son compte et sa pratique à d’autres maisons qui donnent assez de soin à la conduite de leurs affaires et à la tenue de leur comptabilité pour que des erreurs ne s'y produisent pas.L'argent perdu par les marchands sans ordre, qui négligent de tenir leurs livres correctement, se monte à une somme considérable chaque année.Non seulement ces marchands opèrent des ventes qu’ils oublient de charger au compte de leurs pratiques, mais quelquefois il arrive que ces transactions oubliées sont rappeléesà leur souvenir par quelque mémorandum retrouvé par hasard : mais tant de temps s’est écoulé depuis la transaction, que ces marchands sont honteux d'en faire mention et quoique le montant des ventes pourrait peut être être recouvré, ils préfèrent se taire que d’exposer le désordre de leur comptabilité.Dans nos jours de concurrence outrée,une tenue des livres parfaite, qui facilite la liquidation prompte des transactions, est d’une nécessité plus absolue que jamais.Le succès ou la ruine d'une maison de commerce dépend fréquemment des sommes que lui sauve une comptabilité exacte.Si une méthode soigneuse de conduire les affaires est essentielle dans le commerce de gros pour qu'il soit prafitable, cette même méthode n’est pas moins indispensable dans le détail.Ceux qui dans l’une ou l'autre branche de commerce négligent ces précautions n’échappent tôt ou tard à la ruine que par les circonstances exceptionnelles dont ils ne peuvent en aucun ces cas s'attribuer la naissance.(Le Mon Heur du commerce) EI1KOFE FRANCE Paris, 5 sept.1882.Le statisticien Etienne fait savoir que,d'une manière générale,la récolte est bonne tant en Europe qu’eu Amérique.Dans un rapport sur la compagnie du canal de Suez, M.de Lesseps dit que l’Angleterre prend la responsabilité des dommages causés par l’interruption du service.ANGLETERRE Londres, 5 sept.Pendant Je mois, le nombre des crimes agraires s’élève à 165, dont un meurtre.La corporation de Waterford a voté le droit de cité en faveur deM.Gray.À Limerick, deux hommes ont été tués par l'écroulement d’un mur de soutènement, attenant à un magasin de liqueurs.On pense que 200 constables de Dublin seront réintégrés.A Woolwich, on a reçu des ordres pour expédier 3 000 hommes à Alexaradrie, et 1 000 à Ismaïlia.RUSSIE St-Fétersbourg, 5 sept.1SS2.Des matières explosives ont été dérobées dans plusieurs dépôts de l’Etat, notamment do Wadikarkas.La rupture d’un pont sur lequel venait de passer l'empereur, lundi dernier, est attribuée à une tentative criminolle.Le ministre de la guerre est grièvement blessé.TURQUIE Constantinople, 5 septembre.Un continue à masser des troupes vers la frontière.A Beyrouth (Syrie), un journal a été supprimé pour publication d’articles hostiles aux chrétiens.La convention militaire est sur le point d’ôtre signée.500 hommes vont partir pour l’Egypte.On connaît le texte de la proclamation que le Sultan va adresser aux Egyptiens : Àrabi est déclaré rebelle, et le peuple égyption est exhorté à se soumettre au Khédive.AMIE CORÉE Une grande excitation règne à Yokohama (Japon) par suite des événements de la Corée ; mais on est convaincu qu’il ne s’agit pas d’un mouvement national, et le Japon se bornera à réclamer la réinstallation du ministre japonais, avec une garde permanente.15 000 soldat* chinois sont entrés sur le territoire coréen, et 15 000 autres s'approchent de la frontière ; en outre, des vaisseaux de guerre s'approchent des côtes.EGYPTE Alexandrie, 5 septembre.L’autorité prend des mesures pour faire transporter à Rosette les arabes indigents, et de fermer la ville à tous nouveaux arrivants qui seraient dépourvus de moyens d’existence.Les meurtriers de MM.Richardson et Dobson seront pendus jeudi.Mahmoud Tehmy, qui s’est rendu au Khédive, a écrit un rapport sur les positions et ies forces d’Arabi.Kadri-Facha vient d’arriver avec le titre de représentant du Sultan.Quatre Bédouins pris près de Ramleh ont été comdamnés à mort.On commence les travaux pour rétablir un vieux canal permettant à l’eau (le la mer d’entrer dans le lac Maréotis.Port-Saïd, 5 septembre.Arabi a établi une ligne do défense d'El-Kéraim à Salihich.L’eau diminue dans le canal d’eau douce, et les approvisionnements sont d’une grande dilliculté.Ou a remarqué beaucoup de Bédouins le long du Canal entre Port-Saïd et Ismaïlia.Plusieurs officiers d’Arabi sont allés de Salihieh à Ismaïlia, pour faire leur soumission.La guerre on Egypte En dale du 5 septembre : Un grec qui est arrivé tout derniè-ment du Caire l'ait une sombre description de la situation à la capitale.11 craint qu’après sa défaite Arabi ne détruise la ville.Il calcule qu’il n’y a au Caire que 1.500 soldats qui aideront au pillage de la ville, dès la première occasion.Un circassien ne peut se montrer dans les rues sans être maltraité.La cour martiale égyptienne continue de recourir à la torture pour extorquer des aveux des prisonniers.On a découvert dans une mosquée trois mille carabines et six mille sabres.Cette découverte a causé beaucoup de malaise.On allirme qu'Arabi est en communication constante avec Stamboul via l’embouchure du Nil à Damiette.11 se sert de petits bateaux du Nil et de goélettes grecques.elle aura vite empoté deux douzaines doses du monde que s'il ôtait déjà de plantes.I !,;ms la.tombe.Mais ce remède magique Il ne lui reste plus qu’à les mettre quelques jours à l’ombre, puis à les bien arroser, les empêcher de fleurir et à l’époque des froids elle aura ch» belle plantes à mettre à l’abri, qui lui donneront pendant fout l’hiver une jouissance beaucoup plus grand le relève de son sépulcre.Quelques choses des pilules ramènent la digestion, l’appétit, et l’énergie physique.Cos laits sont trop clairs et trop bien établis pour qu’on puisse les contredire.Ils n,* sont pas basés seulement sur les oui dire, mais sur les témoignages de personnes occupant des positions élevées t!nc Infirmière Lnique Les infirmières laïques, qui dans les hôpitaux français, ont remplacé les sœurs si dévouées, jouissent alternativement de demi-journées, soit de deux heures de l’après-midi à huit heures (lu soir.Avant-hier, l’infirmière B.dont c'était le jour de sortie, dit la Patrie, s'installait à trois heures dans un des établissements les plus mal famés de la rue Galande, et y restait jusqu’à minuit, oubliaitf totalement l’heure de la rentrée.Hier matin, à cinq heures, ladite infirmière offrait en vente à une Le nombre des locomotives qui (Lune un magnifique sac de voyage, sont en route de Suez à Port-Saïd en portera le total à neuf, ce qui sera suffisant pour les fins de transport.Les chevaux des Anglais sont dans un bon état.Les plus grandes chaleurs semblent maintenant être passées.On dit que Wolseley est très confiant dans le succès.On considérerait presque comme un miracle si Arabi réussissait à se maintenir à Tel-El-Kebir.CAXADA Montréal, 5 septembre.Le conseil municipal de Durham a voté aujourd'hui, unanimeement la somme de §10,000, en faveur du chemin de fer (le Montréal et Champlain, et exempte des taxes toutes les propriétés de ce chemin dans les limites de la municipalité.Une boulangerie mécanique sera en opération sur le terrain pendant l’Exposition.Cette boulangerie est construite sur le plan de la boulangerie viennoise, exposée à Philadelphie en 187G.L’Exposition Brésilienne sera considérable.Quelques échantillons sont déjà arrivés et le reste arrivera prochainement par le SS.Degrade.Le nouveau steamer de la ligne brésilienne La Ville de Paris arrivera aussi dans notre port pendant l’Kxpo-sition.IVîijes nota veil c* que la somme de travail qu’elles Mans la société, témoignages tpn» nous •lurmit ovirréii corroborons par notre connaissance net*.* Voici, em peu de mots, le plus for.i.!oll,‘- , ., de la besogne enseigné.Bien en- ' tendu, que certains détails sont omis, que des méthodes plus satisfaisantes sont suivies, mais enfin, pour le débutant qui a peu lu, qui a peu à sa disposition, il est important (le commencer modestement, et de s'instruire en petit par la pratique.En effet, s'il est bon et nécessaire d’avoir un peu de théorie pour commencer, il faut aussi être bien convaincu que rien ne vaut la pratique pour se former à l'horticulture comme aux autres choses.Pour ceux qui sont plus avancés dans la culture des fleurs d’appartement, je me permettrai (le leur conseiller d’acheter des bules.Rien ne donne autant de satisfaction que les plantes bulbeuses en hiver, tout en exigeant relativement peu de soins.Les hyacinthes, les tulipes, les crocus, certains lis, etc ; se prêtent bien à cette culture, qui consiste à leur donner d’abord de la bonne terre ordinaire, de l’obscurité et une température modérée,pendant les premières semaines après la plantation, puis une température plus élevée et de la lumière, ainsi que de l’eau en abondance à l’époque de la floraison.Le grand avantage que présente cette classe de plantes, c’est celui de donner des fleurs tout l’hiver, si elles sont plantées à des époques différentes, disons tous les quinze jours, à partir de décembre jusqu’en février.calendhieii.— Québec, le mercredi li septembre 188?, 2ie jour de la lame.Il y a eu dentier quartier le lundi T septum' hrc, à 8 heuies î2 minutes du matin.Le jour dure 13 heures 05 minutes, ri la nuit 10 heures 55 minutes ; le Soleil se lève à 5 heures 25 minutes, passe au méridien à midi moins 2 minutes, et s.» couche à 0 heures 30 minutes ; à midi, sa hauteur au-dessus de riiotizon de Québec est de îl) degrés et 5 dixièmes.La Lune sYst levée hier à 11 heures -i(J minutes du soir, et se couche aujourd’hui a 3 heures 12 minutes du soir.SOCIÉTÉ MUSICAL!-: STE CECILE UE QUÉBEC.— Il y aura répétition ce soir à 8 heures précises au lieu ordinaire.Tous les membres sont priés d’v assis ter.Par ordre l’.-X.Ko r uni eu.secrétaire.exposition.— I /exposition dhorlicul Luro.dont l’ouvetture officiel!»?a lieu cet après midi à trois heures, va surpas ser celle des .muées dernières.Le choix de Heurs de tout»* sorte est surtout magnifia ne.KJ é chemin de flu.—Le contrat pour la construction de l'embranchement de l’Assomption, sur le chemin de fer du Nord, a été donné à M.L.A.Hoberge.Les travaux vont commencer immédiatement.LES Ht ÉG AT es.— La Noi thumptoii et la •' Phénix quittent le port aujourd’hui à deux h (Mi res.renfermant de nombreux objets, et ce pour la somme de 200 francs.Ce prix fantastique inspira des soupçons a des agents de la sûreté, qui se trouvaient là fortuitement, et ils arrêtèrent la femme B.Celle-ci rendit facilement compte de l’emploi de son temps jusqu’à une heure du matin : elle avait mené joyeuse vie dans le cabaret de la rue Galande, avec des gens qu’elle dit ne pas connaître, et I de brigade aux Etats-Unis, le 26 de ce qui avaient constamment soldé les dé- moi*.penses.Puis, après les avoir quittés, cebclr cathodique.—Le pèlerinage elle avait trouve le sac dans la rue.annuel des membres du Cercle, à S:a Ür, ce sac contenait, entre autresun.c c*° Beaupré, qui a été forcément choses, des cartes de visite au nom rem,b* ,;|1 mai Germer, a cause du de il.JI.de \\ .,conseiller prive de dimanche prochain, 10 septembre, si le I r»mnornnr rId Wnecin ( m onvnro I .i .élection.—On a procédé lundi soit à l’élection des officiers dé la Société St-Jeau-Baptisle de Québec, pour Tanné»* courante.Eu voici le résultat : Président—M.S.LeSage.Président adjoint—I/lionoiable A.Chauveau.Trésorier—M.Archange Racine*.Commissaire ordonnateur— M.lus Marcotte.Secrétaire archivUl.* — M Alphonse Pouliol.a a u ic u LT u it H.— Il v a dans la province de Québec, soixante-quinze sociétés d’a griculture qui marquent leur existence par des expositions annuelles Ces di v» rs sociétés comprennent 16,659 membres.I)o ce nombre, 12,502 sont canadiens-français, les autres app irtirnnen t à di T fôren tes national i lés.la temeeratitik.—Tandis qu’à Mont réal la température est écrasant*) à Québec, le temps est tout à fait rouvonable.Il ne fait pas trop chaud et les nuits sont fraîches.CONVENTION DES POMPIEHS.— Lt* chef de la brigade du feu de Québec, M.Dorval, prendra part à une convention de chefs envoya temps le permet.immédiatement avertir ce haut lone- M.le curé do St-Roch, visiteur du tionnaire à l’hôtel où il est descendu, j Cercle, et d’autres prêtres accompagne et de sa déclaration il résulte que le roui les pèlerins.Fleur* «l'appartement [Du Journal d'AgricuUure\ Nous voici déjà rendus à l’époque où il importe que celles de nos lectrices désireuses d’avoir des Heurs dans leur maison en hiver s’en occupent.Parmi nos lectrices, s’il s'en trouve quelqu’une qui voit arriver avec chagrin le temps où les plantes qui lui donnent actuellement de si belles Heurs vont périr, qu’elle ne so désole pas.Je vais d’abord lui demander si elle peu disposer d’une fenêtre, d’une seule, dans son appartement, mais donnant sur le sud ou l’ouest.Comme elle me répond probablement dans l'affirmative, voici ce qu’elle a faire.D’abord qu’ello se lasse acheter deux douzaines de pots en terre, de six pouces de diamètre en haut, puis qu’elle emplisse ces pots de terre composée, autant quo possible, d’une partie de terre glaise, d’une partie de sable et d’une partie d’un bon terreau.Enfin qu’elle choisisse parmi les plantes de son parterre au mois d’août, celles qui ont le moins ileuri, et transplantant ainsi quelques géranium?, des giroflées, une couple de pots de mignon-nette, enfin ce qu’elle* sous la main, que le I rom ies pc sac lui avait été volé hier, à l’hôtel , l'1' départ aura lieu, des salies du même.L’argent qui s’y trouvait Cercle, a huit heures du matin, et le teste à savoir main- programme publié le printemps dernier .^ • v: r i* ' n , sera suivi exactement, enants 1 infirmière 1 a réellement Lcs membres sont spécialement invités trouve fracture, ainsi qu clin le ra-1 ^ s»v renc]r0 conte, ou .si, au contraire, les gens o en grand nombres et les _ personnes étrangères au Cercle qui avec lesquels elle se trouvait, et I désireraient faire partie du pèlerinage qu’elle affirme ne pas connaître, sont [seront aussi les bienvenus, les voleurs, et la femme B.leur complice.La presse Avec quelle sagesse les évènements ne s(* suivent-ils pas ! Au moment oii les esprits en Europe s’éveillaient d’un siècle de léthargie, et lorsqu'il fallait un moyen pour faire connaître au loin le résultat des funérailles.-— Los membres du cercle catholique assistaient aux funérailles de Madame Ferdinand, Labbé ce matin à l’église St Roch.La levée du corps a été faite par M.l’abbé Sexton et le ser vice chanté par M.l’abbé Pampalon.Les porteurs du poêle étaient MM.P.V.Valin, L.Samson, N.Rosa.constructeurs de navires et M.Alexis Rliéaume, marchand de buis.UNE BONNE JIECOMMANOATION.— Voici s q* i peut en endurer.J’ai foule te prétendus remèdes célèbres l'onguent et les pilules lui a fait do douleurs voir 1 avantage qu’il pourrait tirer de la essayé une presse pour le monde et pour lui-même, sans obtenir aucun changement.Enfin 11 a donc fait connaître ses découvertes, de compte j'ai eu de l’huile St-Jacôb confiance partout où la qui m’a donné un soulagement insUn- semant avec deux hemispheres, et leur valeur intrin-.sèque est maintenant établie partout r tabac.M.le Notaire Yé/.iua, comme le meilleure remède à opposer à 6e Saint-Anne de Beaupré, a donné ses toutes les maladies.soins a trois cents pieds de tabac ; plu Pour les maladies du foie et de l’osto- s,c.ms v?Lins ont mesuré des feuillus mac les pilules sont regardées comme 5111 üRcignent en longueur 37 pouces et un spécifique rapide et certain et il y a|Ju?9u il ^ pouces, de nombreux témoignages de Or nous savons tous que la santé rale depend de la condition de ces doux ! liUiiaiU ‘joe ceue renoue produira plus organes importants.Si la digestion est c®ntl cinqante livres après un complet embarassée, les intestins en désordre, I dessèchement, et s'il y a congestion du foie, tout le n cl il y a J11™ 11 P°uces, o co l'ait.tabac est aujourd’hui coupé et in lé géné- transporté au séchoir.Un est à peu près e ces cjoux certain que cette récolte produira plus système souffre ; la force diminue, l’esprit s’affaiblit, le teint devient cadavérique, le découragement et le désespoir remplacent l’énergie et l’espérance, et le malade devient aussi insouciant des iuÎPAiiATJON.—M.L T.Dussault, um, cnandjfu ‘ faire des réparations considérables à son magasin.Pendant le temps du travaux il offre ses marchandises à une grande réduction.Nous conseillons à nos lecteur d’en LftS UkiKHIËH OU CANADA ' uroüier.M.Dussault tient son magasin force d’aucun autre élixir ou Uniment, n„ni(;ro 123, Hue St-.losoph, Sl-Roeli j dans le monde et devrait se trouver dans/ il.* Québec.| toutes les familles alln de l’avoir sous la .| main en tout temps, car c’est le meilleur1 lî«o!« normale Lavuf.bustes.— D’n près lu nippurl oiliciel «lu im.iîip* de poste Réitérai il*- Lomires pour ivmede dans lu monde pour les crampes dans l’e^totnac et douleurs de toutes liinuée 1881, :17,0U0 !«uire> coiitouanl fiGries.••iiseinblc 0,000 livres .sln!:nf,r, ont éléf fôn venu* chez tous les phannar.ienr* à jrti'vs dans les boites sans adresse ni j 25 et» la bouteille susiTÎption.r i: p in r P r h: 1)17 Villaïr.dr« Anlii;ii(% Que de distractions ! CuNSliQÜKNOK n’UNIJ IMIMIKVOVANr.i: INliX- ri.icAin.i:.—Un cultivateur de Beau port libres ! Mail's ! HlèrfN J , .^ jiinirrn* ijumiiu.nous avons un Etes-vous troublées iajiuilftt tenues «les premiers Horticulteurs du C éveillées par iessouilïanceset les gémir, j Etats-Unis.Os fraisiers sont tiè -S dents ?! résistent au froid le plus vi IKS FRAISIERS « Sharpies» produisent des .J fraises d'une grosseur prodigieuse et de première fju/ilijlé.Nous avons les témoignages Canada et îles ès productifs et I I" A rentrée «J* s élèves instituteurs aura lieu 1«* ; septembre prochain [lundi], fi C heures La reiiiiée des élèves institutrices, le 5 sep- _ # ._ ._ ______ temhre [mardi], ù 4 hourcs P.M.ne pourrons pas guérir avec les pilules végétales b‘*s disses des écoles modèles annexes s’qu-j IJOUr 1® ^oio du Dr West, lorsque l’cn aura suivi vriront le 5 septembre, à 9 heures A.M., pour ! '’.xacteinent les prescriptions.Ces pilules sont j les garçons et pour les filles., ^?urementvégétales, et donnent toujours satis- S500 de récompense ! _ \jOi»S paierons la récompense ci-dessus pour L" « haque cas de maladie du foie, dyspepsie, mal do tête, indigestion, constipation que nous 4*rovant que sus vaches avaient perdu sements il’iin enfant qui lait>es dents ?résistent au froid luplus vigoureux, l’aimétit administrait lundi malin à S’il en est ainsi, allez chercher tout ciel ],it: l,rix ,11‘*s ,r?i*tors «Shaiples* est de 50 chi/cnn.’ «l’fil!r*-c «ne forte dose de suite une bouteille du S,hop calant oui j™ d,““ mTlîoVm"?fraisV'cn JAo?.t saumure de vieille date d.qui « lait IANOK **» LA MUSIUMUTÉ (.xcrüict ail que h août 188- VJ DI.StDKUKaUD, comté da Dorchester, une personne ondes personnes incon- « u li-u.-s «h* uimbcc, une institutrice munie nues aux jurés ont félonieusement assas- d’un diplôme modèle D l’I-cob* normale pour le si né Virginie Noël, l’enfant de fIeles-1 fra!u»’ai.s* Salaire : $150, avec logement «*t chauffage.Nom Ore d’élèves : environ 60.S'adresser à ce bureau.Québec, r, septembre 1882—1.*.G27 U On recommit universellement c;u** le» J*IIu 1i*h C'Hthartii|UCfl* iu» •îc l'a]i]iarc)t dii*ciUif dont elle» [ireviemient «-t Kuérbseiit le» dérangement», ei elle» »onl a«lmi.nUtrée» r:i temp* utile.Ce.* Pilule» bout !«• meilleur «t lt né« cflaire d'employer .«i pui^'.tif anodm Men qti'éncrfrique.Prépare par le Ur.1.C.Aycr & Ci*-., I.ou«-;t, K, t'., Cliimift» - pratique» et analytiques.Jii» veut o cîivx tou» U - Piiurin icielf.Québec, 31 juillet 1882—Ian.S M.h* curé «le Kamourutdui a acheté PaiiLéc dernière 2 douzaines de* l'raisie s Sharplcss .* «le M.Auguste Dupuis, «le St-Iiocïi «les Aulnaies, et i! a récolté cette année des fraisej de trois, quatre et cinq jrouccs de tour, el il est convaincu qu’il jfv a rien «J«* mieux.N.T.Il É B EH T, Dite.Kamouraricu.T août D*'82.Di: MANAGEMENT.Le Dr Am/us te C.IIamet t Uantpurt/ «• dmu urr il h i inuioM du défunt Br JfüllEHT LAIOJE.Au coin des rues Str-ANNE ET Stk-Tt1ïST'L1v.M.I tipuis nous a donné une pinte de fraises * Sharpies » que nous avons trouvées excellentes pour le goût et probables pour la grosseur.Plusieurs du c os Irais s dépassaient chacune 11 once, el avaient piès de 5 ponces «le circon-r«*i «‘nce.El H51 IN 11 PitOU LX, l!»*«l >ct-ur .!«,* la (juztlle des CumpOf/nes.Sle-Anne «le la Poeolièr^*, juille* 1882.M.Auguste Dupuis nous a l'ail parvenir, par IVn/remise «le M.Eiruiin H.Prouix, une boite de liaises Sharplcss » «pii dépassaient par leur bon goui «*i h-ur grosseur, toutes les autres variéiés cultivées à notre connaissance jusqu’à ce jour.Nous ou recommandons la culture aux amateurs de fruits.L.O.TH EMULA Y, Pire, Directeur de l’Ecole d’agriculture de Ste-Anne.>1'* Anne «le la Uocatière, juillet 1882.ItépuiLit obtenu à c Castel Coney* Québec, lésidencc de Thonorable «I.Th.Taschereau, ( \ juge de la Cour Suprême.L»*s fraisiers « Sharplcss » «pie nous avons eus chez vous l’automne dernier, nous ont donné un produit magnifique.Nous avons cueilli une j bonne quantité de fraises mesurant çinq j ouces et plus.Les i Sharplcss » ont fait l'étonnomeui de nos amis, par leur grosseur «*t leur excellente qunlil.*.Veuillez nous expédier 200 plants de celle belle variété, en septembre.Avenue ries Erables, Qu«‘d*ec.La .Sharplcss » est une (raise sans pareille, énorme ar sa grosseur et «le première qualité, son arôme est délicieux.•t’ai acheté, en septembre 1SS1, Bonnette! i«* pour Dames el M**3sieurs [Cols, Poignets, Cravates, Fichus, etc.! Tweeds et Etoffes à lia b ils pour été.iSerge line pour habillements d>té (de In [meilleure qualité).Toiles barrées et unies pour habillements d’enfants.Colons et Toiles à draps Toiles h nappes, Serviettes, etc., etc.j Trois caisses «le Chemises, Cois, Poigmd?jpour Messieurs, que nous venons «le recevoir et marqué bien au-dessous des prix réguliers.La balance de nos Tapis vendue à sacrifice.Termes comptant.Ilelisifi Frères.rue 39 «JOHN C.WEST A GTE, Seuls propriétaires, Toronto, Ont.En vente ù Québec chez ,1.J.Vcldon, 122, e «St-Joseph, et chez E.Giroux A Frères, 37 et , rue St-Pierre Québec, 9 août 1882— lan.GU2 Librairie ! Librairie ! Nouvelles Importations.Un immense assortiment île U UIIAI RIE venant d'etre reçu à fa .FOURNITURES on ne peut plus variées pour ECOLES *•( pour BOREAUX.Livres — I0O •> •• 200 1 — 200 DEMANDE D’UNE INSTITUTRICE.ON DEMANDE POUR LA MUNICIPALITÉ DE TEWKESBURY, à 8 lieues do Québec, une institutrice munie d’un diplûme élémentaire de l’Ecole normale pour le français et l’anglais.Salaire : .$120, avec logement et chauffage.Nombre d’élèves * 25.S’adresser à co bureau.Québec, 1er septembre 1882—ls.G‘25 Dix prix en or de.Vingt prix en or «le.Cent prix en or «le.Deux cents prix en or «le.TRENTE PRIX : :*« I.OTS DK TERR Al Y De *0 pieds de front sur 90 pieds • 1h profondeur, évalués à.$200 — $G,0ü0 Total des prix.$8,000 N oilà deux excellents livres de nies^e, approuvés et hautement recommandés par •Sa Grandeur Mgr l’Archevêque El tous les Evêques de la Province.N’oubliez pas les titres : Le Guide du Jeune /tomme ; Le Guide de la Jeune Fille.P.MASSON, Libraire, Nu 18f», RUE ST-JOSEPH, No 185, Vis-à-vis «l«* l’Eglise de St-Roch, Québec.—AUSSI— A Li MEME LIBRAIRIE: U VUES fl LANCS ! 1.1 Vil ES FLANCS ! 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Thé ! Thé! AVIS IMPORTANT LA MEILLEURE ! a üAcî«?*j POUR RHÜftiA iSiViE, Lu Névralgie.Snath pu*.mbîigo.U* Niai «k* Reins, Douleur* «le l'E-tomae, la Ci title, TEsquimmeie.liilbiinmatinu du Giï.vier, Endures et Foulures, Brûlures.r.ehaudements.Douleurs générale «lu Corps, et pour le Mal de Dent**, «TOieil!«*s.pour Pieds et Oreilles Glacés.*t ; .oui* tonies autres Douleurs et Maux.Aucune préparation sur la terre est '•••:»!
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