Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 24 avril 1884, jeudi 24 avril 1884
£8 eme Aimée Annee Jeudi £4 Avril 1884 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS, ' J Rtf )T.£i.r • KS )' K R K VÎT .r-A T *'¦' • THOMAS CU A HAIS, Rédacteur eu Chef.LEGER BROUSSE A U, Editcur-Projoneluirc.FRANCE Paris, 25 mars.I/inltM-pollalion Lanessan (sur la question de Madagascar), qui se déroulait encore pendant que je lermais hier soir ma lettre au Courrier, n est pas vidée.On ne connaît pas sur ce chapitre les intentions (ht gouvernement qui doit; répondre jeudi.C’est vous dire que la séance d’hier, s’il n’y avait eu que M.de Lanessan à parler, aurait été d'un très maigre intérêt.Ce médecin politique est un orateur diffus et obscur, et comme membre de l’ex-t reine gauche, il est en principe opposé aux expéditions coloniales.Mais après M.de Lanessan, M.le «•omto de Mun est monté à la tribune pour exposer le caractère de la situation laite là-bas à nos missionnaires «•i à nos nationaux, et pour demander au gouvernement s'il ne comptait pas adopter, en des circonstances aussi graves, une politique definitive.M.de Alun a profité de l’occasion pour esquisser à grands traits les origines de la crise actuelle.C'est vous dire qu’il a appris bien des choses à nos législateurs du Palais-1 lour bon.Aussi, malgré le chagrin que cause à tout républicain l’élo-qucncc d’un orateur conservateur, M.de Alun a été écouté avec un grand intérêt.Quand il a parlé du rôle historique de la France méconnu par des politiciens sans traditions, et qu'il a rappelé le souvenir de AI.de Freycinet laissant l’Angleterre bombarder Alexandrie et planter son drapeau en Egypte, où, jusqu'à la République actuelle, l’inlluence de la France avait toujours été prépondérante.la gauche elle-même se tenait à quatre pouTne pas applaudir au langage si élevé et si lier de l'orateur.La droite, qui n'était gênée par aucun scrupule de parti, applaudissait avec énergie, et, quand AI.de Alun est descendu de la tribune, il a été l’objet d’une petite ovation parlementaire.Un orateur colonial et républicain, Al.Dureau de Vanlcomte, avait demandé la parole après Al.de Alun.Mais, intimidé sans doute par le succès de son collègue, il a prié la Chambre d’ajourner le débat à jeudi.La Chambre y a consenti, et c’est pourquoi nous ne saurons que jeudi ce que le gouvernement compte faire pour régler cette grosse question de Madagascar.Au Sénat, on s'est occupé hier du tarif général des douanes, des ventes judiciaires d’immeubles et des Irais de justice.Nos pères conscrits sont, comme vous le voyez, lancés sur la voit* des réformes économiques.Alais ils feraient sagement de commencer par ‘* réformer " leurs ministres.Vous n’avez pas idée de la singulière représentation qu’à propos de la question du tarif douanier, Al.Hérisson, ministre du commerce, a donnée à nos honorables.Cet éminent ministre qui disait un jour “ que son nom était synonyme de conciliation, est doué d’une intelligence peu développée et d’une éloquence extraordinairement défectueuse, appelé à donner des explications sur des questions de tarif, M.Hérisson s’est embrouillé en de telles explications* que, même avec le secours de plusieurs collègues de bonne volonté, il lui a été impossible de s’en tirer.On riait tout haut dans les tribunes.C’est l’honorable AI.de Sainl-Vallier, un républicain pourtant, quoique conservateur, ’* qui avait mis Al.Hérisson dans un tel embarras en protestant «outre certaines réductions du tarif qu’il trouve désastreuses pour le commerce français.Eh bien, pour le Sénat, c’est AI.Hérisson qui a eu raison.En séance, on a annoncé la mort de Al.le baron de Veauce, sénateur de l'Ailier, qui a été emporté subitement hier, et que Al.Le Royer a loué en termes convenables.Un peu plus, j’aurais pu vous annoncer aussi la mort d’un député républicain, Al.Arène (Emmanuel ) qui vient de se battre en duel avec un journaliste, rédacteur en chef du National, AI.Judet.Mais il a été blessé seulement au bras sans ’ gravité.Ces deux frères en République se sont battus à la suite d'une polémique véhémente entre le National et le Paris.où M.Arène rédige.M.Arène y était traité par Al.Judet comme un “ écumeur ” de l'océan politique.Pour finir, je peux vous dire que deux ministres sont dans le moment malades.Il s’agit de MAI.W aldeck-Rousseau et Cochery, que je soupçonne de vouloir imiter Al.Gladstone, dont la maladie préoccupe si fort nos voisins.Mais je crois que le cas de nos grands hommes n’est pas grave.X.«pic*lions dVxniiiciis lin ami, au courant des questions d’examen, nous communique des détails édifiants sur les examens de cette session dans le chef-lieu académique de son ressort.11 s'agit en premier lieu d’une postulante, d’une future religieuse à qui.pour vérifier son degré de capacité, les examinateurs ont fait subir cet interrogatoire : —Faut-il vous appeler Madame ou Mademoiselle ?—Mademoiselle.—Alais, vous êtes religieuse.—Non.(Elle pouvait donner cette réponse négative, n'étant même pas novice.) Vous venez d’une maison religieuse.A quel titre y êtes-vous ?—J’y donne des leçons.—Mais enfin vous vous destinez à la vie religieuse ?—Oui, monsieur, j'y aspire de tout mon cœur.—N'êtes-vous point venue avec deux de vos compagnes ?—Non, monsieur.—Alais, pourtant nous savons que deux autres religieuses de votre couvent se présentent également.Ou sont-elles ?—Ce n'est pas mon affaire.La vaillante postulante, nous n'avons pas besoin de le dire, a été “refusée”, malgré une préparation parfaite et une capacité éprouvée.Ajoutons que l'examinateur feignait d’ignorer où étaient les deux compagnes do la 4 postulante ”.Les espions de l’université avaient suivi leurs traces ; et comme leur compagne, elles ont été refusées.4i bref, nous dit notre correspondant, l’enquête a été générale, et le résultat de l’examen a été que sur trente-neuf jeunes filles qui se présentaient, deux seulement, dont une élève de l’école normale, ont éfé reçues.” Tout cela est-il assez odieux ?Et comprend-on bien qu’en acceptant la domination do MM.Jules Ferry et Paul Rert, il faut accepter la plus intolérable et la plus cynique des tyrannies ?L'heure' est aux faux marchands de la liberté, aux francs-maçons et aux francs cuistres.* Une poignée de sectaires haineux et cyniques s’occupe ardemment à déchristianiser et à déshonorer la France.Le “ moule unique ” annoncé jadis par AI.Jules Ferry est trouvé.La monstrueuse loi Paul Bert, que la Chambre finit à peine, est inutile.La république a AI Al.les examinateurs de In Diversité.(De V Univers) X « Testament I là ; par conséquent, c’est le législateur qui relève cette volonté caduque, et lui assure efficacité dans la mesure où il le juge convenable.C’est donc au législateur à régler le testament et à en fixer les conditions.Dans ce système, la mort nous dessaisit de tout.Alais le législateur veut bien condescendre à nos désirs, pourvu qu’ils soient conformes à sa volonté.Leiboiz a essayé de donner pour fondement au droit de tester l'immortalité de l’àme ; AI.Troplong semble se rallier à cette conception philosophique.L’idée, pour être ingénieuse, ne nous paraît pas juridique.Le droit ne mêle pas les affaires de l’autre monde avec celles de celui-ci.Sa compétence est bornée aux choses de la terre.Nous voulons, écartant la théologie et la philosophie, nous renfermer dans les limites exclusives du droit naturel, et établir la liberté de tester sur les principes les plus certains du droit de propriété.11 est admis que le droit de propriété n'a pas son fondement dans la loi civile et la volonté du législateur.Il est par lui-même et remonte à une source plus liante.Cette doctrine s’oppose au communisme d’Etat et consacre l’initiative et l'indépendance individuelle.Je suis propriétaire, j’ai sur ma chose un droit de disposition absolue je puis la donner,la louer, l'échanger, la modifier.Et je puis, à ces différents actes de la vie civile, apposer telle ou telle condition ou modifications qu’il me plaira, en restant dans les bornes de la raison.Ces actes sont valables parce qu'ils sont Le plus grand fait de l’ordre juridique est la transmission des biens d’une génération à une autre.Cette transmission constitue, à vrai dire, toute la société politique ; elle lui, - .imprime son caractère définitif de j e Produit de ma volonté.On objecte société stable ou instable, et par là aussi détermine le caractère de son que le testament n’est pas le produit de la volonté, puisqu'il se réalise pour régler le mouvement qui porte '10 ™ testateur .II est, lui la famille à se perpétuer ?Iles famil-J *lc^e c*e sa volonté, et de sa les ont vécu et se sont développées ! *a F*us sérieuse, avant qu’il y eût des lois écrites et! Hans ce système, il ne vit pas, il des assemblées délibérantes.Far est mort en naissant seulement à la quel moyen ?par le testament ; par : mort du testateur, la loi.le lêgisla-l’acte de dernière volonté du père de ; teur interviennent : ils touchent le famille En pouvait-il être autre-! testament de leur baguette magnili-ment ?La plus simple prévoyance i que et le testament ressuscite.Oui, n'imposait-elle pas au chef de iamil- mais le testateur n'a pas le droil de le le soin de pourvoir à l’avenir de ; tester, il a usé d'une complaisance sa maison, de ses enfants ?Devait-il j du législateur, et il a su que la loi ne laisser ses enfants en lutte pour le ! validerait pas toutes ses volontés, partage de sa succession et condam-1 En fait, c’est le législateur qui ner à voir disparaître, dans de san- ; prend, à notre décès, possession de glantes dissentions, 1 œuvre de sa nos biens par le testament obligatoi-sagesse et de son travail ?Non, il a re qu’il nous impose et que, par bondit, c’est 1 intinct de la nature hu- j té, il nous promet de modifier légè-maine et son penchant le plus fort, renient.11 nous rend la possession chercher a conjurer de pareilles amoindrie et soumise aux réductions chances, en maintenant l’ordre, la légales.Nous n’avons pas le droit de • i i • * • -«i w 1 paix, la hiérarchie dans sa maison.Il atteignait le but en se choisissant un héritier, en le marquant à l'avance ou en le déclarant seulement au dernier moment de sa vie.Ce testament, cette volonté du père de famille qui n’a son efficacité qu'à la mort est-il fondé sur le droit naturel, ou bien no prend-il sa valeur que du législateur, qui a déclaré valables les volontés des mourants ?La question est grave.On dit : Vous ne pouvez pas agir, avoir une volonté quand vous n’êtes plus tester, il nous est retiré par le code civil.Ajoutons que d’après le même code nous n’avons que très imparfaitement le droit de donner.Ce n'est pas que le législateur ait craint notre prodigalité.11 se méfie au contraire de notre esprit de conservation.11 protège de toutes ses forces les actes juridiques par lesquels nous dissipons ou perdons notre bien.Alais enfin, si nous écartons les embûches et les empiétements du législateur, nous trouvons qu’en droit naturel, nous pouvons donner, par cela seul feuilleton du COURRIER DU CANADA 24 Avril 188*1—No 30 LE DRAME DES (SUITE) Il se débarrassa à coups de pied et à coups de poing des trois hommes qui l'entravaient et se rua de nouveau sur AI.Lavernède.—J’aurai sa vie ! hurla le bandit.Quoique sans armes, M.Laverncde se tenait sur la défensive, et très résolument, car il «rvoyait bien qu’il n'avait plus à redouter qu’un seul agresseur.Mais au moment où une lutte terrible s’engageait, des bruits significatifs se firent entendre.On distinguait des retentissements d'armes entrechoquées, des encouragements, des appels.Fuis des baïonnettes apparurent, des fusils, des soldats.Et une voix cria : —Vous ôtes pris !.Que personne ne bouge ! Un lugubre silence de quelques secondes suivit les paroles.Grollin, d’abord pétrifié comme les autres, s’approcha insensiblement de la bougie, la renversa d’un revers de main et mit le pied sur la flamme qui s’éteignit.• Les caves furent plongées dans une obscurité complète, et, aprçs le premier instant de stupeur et d’angoisse, on n’y entendit plus qu’un sourd tumulte, des trépignements, des imprécations, des cris rauques et étoufîés.Que s’était-il donc passé ?Pour le savoir, il est nécessaire de remonter jusqu’au moment où Julien, d'après l’ordre de Goflin, avait été emmené sous la garde de Philibert dans une autre partie des souterrains.Philibert, comme on l’a vu, s'ôtait d’abord décidé à rompre pour toujours avec son infâme compagnon pour ne pas participer au guet-apens qui se préparait.Puis les protestations d’amitié de Grolfin, ses astucieux mensonges, avaient fini par retenir Philibert et par le convaincre qu’il ne s’agissait que d’une entrevue d’affaires, d’une légitime restitution à obtenir.Certes, c’était là une allégation aussi absurde qu’invraisemblable, peu faite pour être acceptée par un homme de bon sens.Alais Philibert en avait peu, et Goffin avait su noyer dans l'ivresse les résistances de son .compagnon, afin d’en faire son coni- que nous sommes propriétaires.Je donne ma propriété ; l’acte est valable, et à plus lbrte raison l'acte qui donnerait la moitié ou le quart de la propriété.A plus forte raison les conditions que je mets à la donation et qui la restreignent, s'imposent et sont valables.Est-il vrai que le testament n'existe qu’après la mort, et que du vivant du testateur, il ne donne ou ne'confère rien ?C’est là tout le débat.Le testament peut être révoqué sans que l'héritier ou le légataire y puissent rien.Or, une obligation facultative n'est pas une obligation.Si je signe ce billet : Je vous payerai dix mille francs si je veux, le billet est assurément nul.j Il est une contradiction dans les; termes : le mot je payerai est annulé par l'expression si je veux.Cet autre :( “ Je vous payerai dix mille francs, si je vais en Amérique ", est valable,! quoiqu’il me soit facultatif d’aller ou ne pas aller en Amérique.Vous avez une chance qui peut se réaliser.Cette chance est quelque chose, elle a un intérêt appréciable.Qu'cst-ce que je vous donne par mon testament au moment où je le signe ?Je vous donne une chance.Vous succé.derez à mes biens, si je ne manifeste pas une volonté contraire.11 n’y a pas de contradiction dans les termes.J'ai constitué en votre faveur une espérance.Four la détruire, il me faudrait revenir sur ce que j’ai fait, m'avouer à moi-même cpie je me suis trompé ou que j’ai agi à la légère.J’ai agi avec réflexion.Un événement grave et imprévu pourrait seul me faire changer.Il est probable que vous me succéderez ; vous avez toute chance.Ala volonté vous investit de cette chance qui représente un grand intérêt.Après tout, les enfants, du vivant de leurs parents, n’ont que cette chance ; ils hériteront si les parents le veulent bien.S’il plaît aux parents de dépenser tout le bien, les enfants n’ont rien à prétendre.La chance des cillants est toute à la merci des parents.Et cependant, n’est elle pas considérée comme sérieuse et renfermant un intérêt du premier ordre ?Les enfants, quoiqu'ils li aient rien par eux-mêmes, ne vivent-ils pas comme s ils devaient espérer hériter?Et l’opinion publique ne les tient-elle pas déjà comme participants de la fortune de leurs parents ! La chance des enfants repose sur la volonté naturelle et présumée des parents de leur conserver l’héritage.Elle est sérieuse, les usuriers le savent.Et nombre de mariages se font en vue de cette chance.Le législateur l a si bien compris, qu'il interdit tout pacte sur une succession future.Cette chance, cette espérance des enfants est pour eux un intérêt très réel, quoique reposant sur la seule volonté des parents.Eh bien ! le testament, quoique reposant sur la senile volonté du testateur, est un intérêt précieux pour le légataire.Sans être plus sûr que les enfants d’arriver au résultat, il a une chance, la probabilité* que le testateur maintiendra sa volonté et que ce n’est pas sans de bonnes raisons qu'il a disposé de sa fortune.(A suivre) * Heureuse chance «ITm trappeur canadien < )livier Daunais, canadien-français, né au Minnesota, et qui réside au Frince Arthur Landing depuis 10 ans, est venu dernièrement à Saint-Paul.Il a vendu quatre concessions minières, de 100 acres chacune,situées aux mines de la montagne au Lay in.Les premières ont été vendues à un syndicat, pour $200 000, et les autres à des capitalistes de Chicago et de Mil waukee, pour la même somme.AI.Daunais a été trappeur, et a vécu au milieu des Indiens, pendant de longues années.Il était devenu très intime avec ces Sauvages.Four le récompenser de ses nombreuses marques de bonté envers eux, un Indien nommé Pagopehnini,lui révéla l’existence d’une de ces riches mines d'argent.Elles sont situées à vingt-cinq milles au sud-est de Tort Arthur, à 0 • milles au-dessus du chemin de fer, et à huit milles de la rivière Kamisti-tiquia.M.Daunais a acheté du gouvernement l'emplacement de ces mines, aussitôt après les avoir découvertes.Dix tonnes de minerai envoyées dernièrement à New-Jersey, » • ont produit $5 000 par tonne.AI.Daunais attribue sa bonne fortune, qui en a fait d'un trappeur, un millionnaire, .à sa bonté envers ses amis indiens.St-Paul.Minnesota La prospérité de St-Paul depuis irois à quatre ans est réellemem quelque chose de merveilleux.Peu de villes sur le continent américain, à l'exception toutefois de sa sœur voisine, Alinneapolis, peuvent l’égaler dans sa marche vers le progrès.Voici un bref sommaire de l’état général actuel de cette métropole de l’Ouest, la capitale du Minnesota.St-Paul couvre une étendue de 15 000 acres.Sa populatian est aujourd’hui d'au-delà de 100 000 ; population qu elle a doublée depuis trois ans.Sa position à la tête du Mis-sissipi lui assure la prépondérance commerciale dans les Etais de l’Ouest.Elle possède 2 000 maisons de commerce de tout genre, et l'année dernière le montant de ses opérations commerciales a atteint le chillre énorme de $100 000 000.Sa propriété foncière est évaluée à $50 000 000, elle a dépense l’an dernier pour constructions publiques $15 000 000.Elle possède au-delà de 1000 établissements manufacturiers employant 20000 hommes.Transactions de banques en 1883,au-delà de $103 000 000.Capital de de banque de $5 550 000, chiffre excédant de $1 451 000 celui de toutes les autres banques réunies de l'Etat du Minnesota.Elle possède en outre les quartiers généraux de lu grande voie du Pacifique Nord el en lest le terminus à l’est.Comme on le voit par ce court exposé, St-Paul est à la tète du progrès et du mouvement commercial dans tous les Etats du Nord-Ouest, w plice, son esclave lié désormais à lui danger.sans cela je ne me mêlerais par la solidarité des forfaits acoom- pas de cette affaire moi ! plis ensemble, plus encore que par la Philibert appuya sur le mot moi, la longue habitude d’une existence comme s'il eût été encore le célèbre en commun qui les avait rendus Francastor du cirque des Champs inséparables.; Elysées, et comme si son incurable Résolu à tremper ses mains dans et stupide vanité eût encore trouvé le crime, Goflin avait voulu, ainsi l’occasion de s’exercer au sein de la qu’il est d'usage clans ces sortes vie abjecte qivil s’éait faite, d’associations, que les taches de sang Quant à Julien, Dieu lui épargna vinssent souiller et flétrir aussi les la foudroyante douleur de reconnaî-mains de Philibert.tre son père dans ce bandit de grands Alais le caractère du coupable i chemins, comme il l’avait reconnu époux de la pauvre Laure était un ; dans le montreur de chiens savants singulier mélange d'honnêteté, de du cirque.scrupules et de faiblesse, qui ne lui Les ténèbres des caves, à peine permettait pas de se lancer à corps j dissipées par la faible clarté d’une perdu dans les abîmes du mal, sans bougie, ne favorisaient d’ailleurs pas s’être placé auparavant un bandeau cette reconnaissance, que le visage épais sur les yeux.barbouillé de suie de Philibert Ram- Or le bandeau qu’il s’était mis cette ; baud Achevait de rendre presque nuit-là, c’était la croyance que Far- \ impossible.restation de M.Laverncde, si étran- —Mettez-vous là, reprit-il en dé- ge et peu justiciable qu’elle fût, ne I signant au prisonnier um dégénérait pas en une scène de vio- pierre pour s’asseoir, lence et de meurtre.Philibert se cramponnait à cette pensée avec toute la lâcheté des j silence et cette attitude, esprits des défaillants et toute la per- Il commença à trouver lourde la sistance des ivrognes caressant une 1 tâche qui lui était imposée.Lourdes idée fixe.aussi étaient les vapeurs de l’ivresse Aussi s’empressa-t-il de dire à i qui devenaient plus envahissantes, Julien, en le guidant à travers les I maintenant qu’aucune excitation de humides corridors des caves : i jeu ou de causerie n'v faisait plus diversion.—Ne vous affectez pas.Il n’est j II s'affaissa sur le moellon qu’il question que d’une formalité à rem- \ venait d’indiquer, plir.Votre père ne court aucun —'Surtout, ne vous faites pas de grosse Julien refusa d’un geste.Philibert se sentit froissé par ce mauvais sang, ajouta-t-il.Je vous donne ma parole d’honneur la plus sacrée qu’on ne fera aucun mal ni à votre père ni à vous.Ces messieurs veulent régler à l’amiable une petite dette.ou une grosse.qui se perd dans la nuit des temps.11 s’embrouillait.Le sommeil le gagnait.—Voyons, balbutia-t-il, que peut-on vous offrir ?.Un madère, un fin cognac ?.Et il s’endormit.Julien, d'abord, ne bougea pas.Pâle, debout, immobile, il ne songeait qu’à AI.Lavernède et se consumait d’inquiétudes.Un ronflement sonore lui fit tourner la tète.11 s'imagina que c’était là une feinte, un piège peut-être.Alais il s’aperçut bien vite que c’était réel.son gardien dormait.Que faire ?S’évader ?L'essayer du moins ?Et Al.Lavernède ?• Fallait-il F abandonner seul dans ce coupe-gorge, sauf à y revenir le plus promptement possible pour lui porter secours ?Cette alternative était tellement redoutable que Julien en fut quelques secondes comme écrasé.Puis, relevant le front : —11 vaut mieux tenter de délivrer mon bienfaiteur, mon second père, se dit-il.Allons, et que Dieu me protège ! o Use glissa doucement à travers les couloirs des caves.11 arriva au-dessous du principal orifice, ne rencontra pas l'échelle, mais s’enleva par la force des poignets et atteignit la surface de sol.Sur la route, il n'eut pas de peine à rejoindre le cheval qui, après de nombreuses tentatives, avait réussi à retirer la voiture du fossé, mais qui ensuite était resté là, inquiet, ne sachant où aller, et attendant ses maîtres.Julien sauta eu voiture, et.dix minutes après, il était à la caserne de Courbevoie, réclamant ce qu'on appelle communément la garde,c’est-à-dire quatre hommes et un corporal L’officier du poste, instruit brièvement de ce qui se passait, s’empressa d’acquiescer à cette demande.Il eût souhaité seulement, en raison même du nombre des bandits, de pouvoir envoyer plus de cinq hommes contre eux, afin de ne pas compromet tre le succès de la répression.Alais Julien fit observer que sa voiture, sorte de breach léger et assez spacieux, pouvait à la rigueur contenir les cinq soldats et lui-même.En se contentant de cette- petite troupe, on regagnait donc en rapidité d’action ce qu'on perdait en force numérique, et il y avait urgence de délivrer sans retard le prisonnier des voleurs.(A suivre) LE COURRIER DU CANADA SOMMAIRE France.|,d.s questions d'examens.Le testament.Heureuse chance d'un trappeur canadien.Si-Paul, Minnesota.F»:rii.i eton.— Un drame des Champs L'amendement de M.BIalœ.Depart de Sa Grandeur M_rr l'A relie’.pi**.Nos pêcheries.Itêsumê des dépêches.Bazar Si Jean-Baptiste Petites nouvelles cas.M.Laurier s’est levé pour dé- le Grand Vicaire LOaré,s’est rendue‘ '’‘«sieurs nouveaux cardinaux soient rinierprête de mus nmliteurs.un lm ' dit soir il a donné à la délunt,.lendro la proposition de M BU.11 à pied à ,a Basse-ViUe.' ~ „„„ ! •¦« vi.™.de Hid,, s est constitué 1 avocat au leader Le cortège était très nombreux.• • duise a bonne fin ses nombreuses entrer La delunte était men dans la haut-canadien, il s’est lait le complice d’une tactique qui pouvait induire les provinces rivales à nous refuser justice.Nous avons déjà cité ses alors que, sur l’invitation de M.le! paroles : nous les citons encore : maire, trois hourrahs enthousiastes " M.lîlake demande simplement ({UE s'échappèrent de toutes les poitrines.LA MÊME MESURE de justice t»ui puis les adieux commencèrent.EST ACCOUDER a qi'ebec, soit ACCOR- Tous les membres du clergé, les pro- mt peu _ WfÊ _ a journée Une lois embarqué sur le Polaris, Madrid,.23 avril 1884.prises.” , fl0'1 elle a été empoisonnée.Mgr rArchevêque vint sur le pont à .}} *81 vmnet.r que des olliciers publics Lasamédes Damtsn'a pas été oubliée.‘Hier Quay, lille de .lo^plrine lt„„ ** .1 ( uba et .en hspagno.sont ini plujues Monsieur Arthur Piquet, l’a proposée et cliard, dit que la défunte répétait sou monsieur Ferdinand Auclnir y a I vent qu’elle avait été empoisonnée 1 rùP°n.d!!.e",.des \cv$?s "?s.l"‘"n‘,,lx\.‘ •« vin de Kusébie Trainblay.ldi,., l'avant saluer ses ouailles, et c’est dans la conspiration d’Agncro.4 FIC Ht v E ANNONCES NOUVELLES Chapeaux «le feutre.—J.C.Paterson.Maintenant en vente histoire du Gap.S.in'é dée aux autres provinces.Puisque le gouvernement fédéral veut aider aux gouvernements provinciaux, IJ, EST équitable et juste QUE CE PRINCIPE NE SOIT PAS APPLIQUÉ A UNE SEULE PROVINCE.” C’est Traverse t.Laurent.—A.Gahoury.Soumissions.—C.J.L.Lafrance.Au hon marché, maison Aristide Bouc aut.A louer.—Chs Cinq-Mars.Grande vente de marchandises.—Behsn Bros.rier.le chef du parti libéral bas-canadien, prétend que la même Mesure t/e justice qni est accordée à Québec doit être accordée mix autres provin • Sociét.-de Construction Permanente de Qu* I ,.„._Mais c'est précisément la proposition contraire qui est vraie ; mais ce que l’on demande, c'est que la même mesure de .justice qui a été accordée aux autres provinces soit accordée à Québec; mais, comme l’a fait observer M.Iloude, les autres provinces ont déjà éu leur part.— C.B.Lanctôt.Montréal.Déménagement.—I.C.Paterson.C A N A I) A QUEBEC 24 AVRIL 1884 M.Laurier ne veut tenir compte I d aucune objection.Il faut appuyer l'amendement - Blake au détriment r/miiendcment!,.ne pas faire d'enquête.Quatre mois avant la mort de la «lé fnnte les deux femmes se sont querel lées.11 accourut : la défunte lui dit de mettre l’accusée à la porte.Ce qu’il fit : l'accusée en sortant dit Célina à Trom blay : •* Ma mille gueuse ’ lu momra> de ma main." Celle querelle étail à propos de luni tons.Il jure n'avoir jamais dit qu'il se dé barrasserait de sa hru, ni qu’il avait mis aucune poudre dans fi; vin qu’il donna.L accusé lui a dit qu'elle ne voudrait pas qu il y eut (l’enquête «*u ras «m’ou trouvât «lu poison Borna din el dose pli l rem I il a v ont vu vomir la défunte et rouf entendu dérla rer qu'elle avait élé empoisonnée.Zéphirin («été a entendu l'accusée lm dire qu'il serait malheureux d'ouvrir la corps de cette malheureuse Célina.1 n de.ses enfants est entré en pl« u rant et disant que tout le inonde disait qu’elle avait emuoisonné la défmiie, à quoi l’acrusée répondit qu’il n’\ avait pas de poison dans la maison.Le matin sHilde de support«*r la plus légère «•ouverture.Rontl'raû en mémo temps d’un violent catarrhe, et «l’une toux eatar-rheu«» ; J'acals perdu lappétit, tl mon sy*.i.*me était au plus !>;*««.«’«ninntaaiit la valeur de la SAtJIRI*AltEIl.LB ll'AVKH, Soit par observation «lans plusieurs cas de maladie, soit par l'usage que JVn avait fait inoi inêmJ rptebpics Aimées auparavant, j«; commençai à men servir, polir mettre, s’il était possible, un termed mes horrible* souffrances.Mon appétit eoiuuicnça à r«*vcnir presque ti la pre-«lose.Après un temps très-court la *‘'‘vfe et i‘’s denmiigeaisoiih se calmèrent, et tout si^nc «1 irritation «lu la |ieau «Hsimrut.«Dju eatarrlie et nia t«»ux disparurent aussi, et ma saut** s’.um'lloiant graduellement est «avenue excellente.,Je me sens cent potir ••eut plus fort, \ LM'.p.vhr.n.i.l;, «pie ju recommande en tout»* eounancecomme htnudllcuro médecine [•our purifier le sang, j’en preuais tr«»i* petites doses par jour, et avant que la «leu-M«*m«* flacon lût fini, ma santé était cotnplète-neut rétablit*.I«* mets «•«'* faits À votrn «lis|K»sitlon, vous devriez, les publier dans l'intérêt «l«; no> si*inl>labk*s.A vous, itvco l«:.'pi*Ct, Z.P.WILDS.” Le cas cité ci-«lc.SMts est un entre mille.Nous reccYous journclleiucuides attestation** «le cures merveilleuses, toutes prouvent la faculté «le la .Salsepareille d’Avek pour gti«*iir foute> le- iuala«Ii«*s provenant de l’ini pureté * t de I i paiirretc du sang et d'une * ît.dite ailaiidie.h Salsepareille d’Ayer puritic, cnrieliit, et fortifie le sang, stimule *ti«>n «a* r«>iomao «t «les intestins, et par ••««n « •lueiii met l«» système :i mêm**«b« re-l-ter -u.ni\ nttuqueo de tonte* les Ma-•• * .l oi nleu»a*Mt lô'lipt iiiim «le lu .i » » i n«*^, Cntni'i’lic*, 1 >«* I « i - .i «u> les désordres résultant *1 *• t .i.i «t e.rnmipu et «l'im sys- • .«ible et •! bile.iilKPADKE PAU LE *-•••• 0.Ayer&Co., Lowell,Mass.'* tctites l«.»s Pharmacies; prix i î! v *eoit« pour tCm» Chapeaux de feutre ! 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lia ! faisant escale à la Baie St-Paul, les Eboulemonts, file aux Coudres, la Malbaie, la Rivièrc-du-Loup, Tadoit-sac et l’Anse St-Jean.• Pour plus amples informations, s’adresser au bure.au de la compagnie, quai St-André.A.GABOURY, Secrétaire.Québec, 23 avril 18X4.1022 L Québec, IG mars 188i.B li ANRIL prochain, lundi de PAq ucs s’ouvrira, dans la grande église S.-,lean Baptiste, un bazar, d«*jù annoncé depuis un an mais retardé jus«juïi ce jour, pour «les raisons incontrôlables.Le but du bazar est «1«* venir en aide ù la Fabrique pour l'ornementation intérieure de l’Eglise, dont la bénédiction se fera, à moins «le contre-ordre, le dimanche 25 mai prochain, «pii est celui dans l’octave «le l’Ascension.Cette bénédiction soleunolie sera présidée par Mgr l'Archevêque lui-même.Mgr Antoine Racino.évêque de Sherbrooke, n bien voulu accepter le sremon de circonstance.Les «lames ci-dessous nommées tiendront le; tables du bazar.I.Table do Monseigneur Ant.Racine, table des rafraîchissements, tenue par Mesdames Dr.1)1.Robitaille, EliséeBeaudet, .loseph Hardy et Joseph Le beau.Madame Balzaretti, que la mort a enlevée d’une manière si tragique,lésait partie «le cette table.II.Table Ste-Cécilo et Union Musicale tenue par Mesdames Georges Costolow.Isidore Bazin, Honoré Malouin, Oct.Lemieux, Kphrem Dugal, Clodomir Delisle.III.Table St-Jean-Baptisle, tenue par Mesda mes Henri Bolduc, Alfred llamel «*t Frs Faguy.IV.Tabie St-Louis, tenue par Mesdames P.Labadie et Augustin Dallaire.V.Tnblo St-,loseph, tenue par Mesdames II.Lortie, Félix Gabourv.\ I.Table du Sacré-Cœur, tenue par les Demoiselles Marier.VII.Table de Ste-Anne, tenue par Madame F.X.Robitaille.Vill.'fable do N.-I), de Lourdes et ArcliiC3ii- j frério, tenue ]>ar Mesdames Augustin Trtnielle, ’ F.V.Lacroix, et Ford.De Va rennes.IX.Table St.François d’Assises, tenue par.Mesdames F, X.Lachance, W Gingrns et «los.| Pichette.X Table St-François-Xavier, tenue pur Mesdemoiselles Moisan, Mademoiselle Emilie I 'fessier et Madame Edouard Rov* F.-X 1‘LA MON DON, Pin* Québec, 19 mars 1884.892 ELEGANTES LAMPES SùSPENDUES .A une seule lumière, ET DES L A M r E S - A r P L 1 Q U F S Et aussi un»' grainle variété de Petites lampes coloriées, Au Dépôt d’Muile Astrale, 56, rue de la Fabrique Québec,.IG février 1884.— tan, 537 LE TIERS- OR DRE DK Sa»i iïI-Frail cois.sous les tapis.Aussi boites ù allumettes en papier, cartes, tapisseries et papiers ù envelopper et ù imprimer A la Papeterie du Pont Rouge On fabrique les cartons en bois, pour boites, carton «le paille, et pulpe «le bois.OPUSCULE Contenant /.’Encyclique «< Ausncatoj la nouvelle (Constitution nu Tikiis-Ommi*:, u*: nouveau cérémonial, UNE NOTICE SUR LA VIE DK S.François, une neuvaine en son HONNEUR, ÉCLAIRCISSEMENT ET EXPLICATIONS sur le Tiers-Ordre, etc, etc, Par l’Abbé H.BARIL, Directeur du Grand Séminaire îles Trois-Rivières.OUVRAGE indispensable aux Tertiaires et à tous «’eux qui désirent connaître F Ti«*rs-Ordre Prix : 15 Cts.Kclié : 25 Cion.Sujet depuis longtemps a de violents maux de tête, vos pilules seufa-me procurent du soulagement.Vue dose agi: sur mes intestins et mon mal de tête disparaît Comme médecine je n’ai jamais rien troim d'aussi effleure.C’est »!onc avec un grand plaisir que j’en fais l’eloge.toutes le.- foi?»p • r* 'occasion se présente.W.r.Page, of NV.l.Page a Bk franklin Stltichmon-J, Va., J Juin.P Jamais elles n’ont manquo.•• Je me sers depuis longtemps dos Pili u < I •’ A V K K.jamais elles n’ont manque de prt-duire l’etfet déliré.Nous eu avons tou -cher nous une provision, les considérant en mm a une médecine de famrWe, sûr**, infaillible.et agréable a prendre.Pottr la DV.SPKPS1E elles sont inappréoiablo.J.T.Haves.” Mexin.Texas, 17 Juin.I.a Constipation guérie.Le Kev.Francis B.Haki.owk écrivant il'Atlanta, (Sa., dit : *• Pendant quelque?au-nées j’ai été sujet A la constipation, et malg ê l’emploi do quantités île médecines de toute sorte, mes souffrances n’ int fait * ig mentor.Je commençai, il y a quelques moi?, a prendre les Pint i.r.s n'AYi K, me?s*ml trances se sont peu à peu calmées, mes intestins ont pri?leur fonctionnement régulier, et ma saute e»t devenue excellente.” Ï.C9 PiLfLF.s CATîlARTlQt*! 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