Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 3 août 1889, samedi 3 août 1889
3 3e me Annce Année Samedi 3 Août 1889 A e*3tf > ÎJbl (ÏÏanaùa t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.TB CROÎS.J’ESPERE ET J’AIME.THOMAS CH A PAIS, Rédacteur en Chef.LEGER BR 0 U SSE A 27, Editeur Propriétaire.a.IC B'AKTI BOUI.AXIJIKVl!: Il y a eu hier, à Londres, un grand banquet boulangisto.auquel assistaient un grand nomine de Français.Après de nombreux toasts et discours, le général boulanger s'est levé et, d’après U Matin, a prononcé le discours dont voici la substance .Si quelque chose, dit-il, pouvait aiTaiblir l’amertume de mon exil, c’est de me trouver au milieu de si nombreux Français.Los renseignements que nous avons reçus des dillérentes parties de la France sont de nature à nous donner la plus grande satisfaction ; mais je me sens néanmoins très ému de ce qui arrive à Paris par la faute des Théveneî, des Kouvier, des Constans, qui n’ont le droit de parler qu’au nom des bagnes.Je ne les confondrai pas avec ceux qui les suivent, car il y a certainement parmi ceux-ci d’honnêtes gens trompés.Toutes sortes de calomnies sont inventées contre moi.On dit que je rêve une dictature ou une restauration monarchique, et quelques uns l’ont cru, quoique je sois prêt à verser la dernière goutte de mon sang pour défendre la république si elle était menacée.C’est \ our elle que travaille le parti national, qui cherche à créer une république d’union, de concorde et d'honnêteté.Depuis l’arrivée de Ferry au pouvoir, la République aurait péri sans nous.Et non seulement la République eût été perdue, mais la France eût été amenée à une guerre civile.C’est le parti national qui empêchera la perte de nos institutions et de notre liberté.Je n’ai aucune colère contre ceux qui ont cru à ces calomnies.Lorsqu’ils nous verront à l’œuvre, ils viendront à nous, et ils ne pardonneront pas aux drôles qui les auront déçus, et ces drôles eux-mèmes seront mis à leur vraie place.[ Quant à nous, nous travaillerons à j la gloire de la patrie unie.Ce qui ! doit nous dominer, c’est l’idée de la! patrie.Toute cette paitie du discours du général a été entendue avec grande difficulté, à cause des interruptions enthousiastes et surtout des clameurs qui s’élevaient lorsque le nom de Ferry ou d’autres opportunistes venait su.- les lèvres de l’orateur.Le général exprime ensuite son opinion sur la question de guerre : Je ne laisserai pas croire, dit-il, que je recherche la paix intérieure parce» que je désire une guerre extérieure ; vous gavez tous que ce n’est pas vrai.Je ne ferai pas la guerre, car la guerre la plus juste et la plus heureuse comporte tant d’immenses sacrifices et cause tant de victimes qu'un honnête homme lie peut la désirer.C’est, cependant un devoir de faire tout ce qui est compatible avec la dignité et l'honneur de la nation pour éviter les guerres, mais c’est aussi un devoir primordial de travailler do manière à rendre le pays capable de repousser victorieusement une agression injuste.C’est cette double pensée qui a été au fond de tout ce que j’ai fait quand j’étais ministre de la guerre.Si demain la confiance du peuple français place le gouvernement de la France entre mes mains, mes actes seront inspirés par ces deux principes.Le général a donné ensuite quelques renseignements sur les prochaines élections et a dit qu’il avait très bon espoir.Les nouvelles reçues au ministère de l’intérieur à Paris montrent que la situation peut être considérée comme complètement perdner pour les parlementaires.Nous le savons parfaitement, a ajouté le généra], car, même au ministère de l’intérieur, nous avons des amis dévoués.Ce ne sont pas les persécutions dont nous sommes victimes qurmo-difieront cette situation.On prétend que nous devons nos succès électoraux aux monarchistes.Il est vrai que le parti national a pour devise de rallier autour de son drapeau tous les partis politiques qui aiment la France, mais c’est surtout aux républicains que nous sommes redevables de ces succès.Aux élections prochaines, nos adversaires iront au combat dirigés par Ferry, 1 homme le plus impopulaire de France ; aussi, ces élections seront-elles en quelque sorte un plébiscite.Les électeurs n’auront qu’une question à se poser : Voterons-nous pour on contre Ferry ?Et la réponse ne saurait être douteuse.Les opportunistes font leur possible pour attirer à eux les conservateurs ; et les radicaux; leurs efforts sont! vains.Le général Boulanger termine son I discours en disant que le sol de la Grande-Bretagne a été pour lui très hospitalier et que l’Angleterre a mon- j tré ainsi comment elle pratiquait la liberté.! Le général remercie le gouverne-1 ment anglais et la nation anglaise de l'accueil qui lui a été fait depuis son arrivée, et, pour se conformer à la .tradition du pays, il porte la santé de la reine.€ ; JE A A' '1' I fit K B M > E t S-: S •: “ Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée.” C’est un vieux proverbe, l’un des dictons de l’honnêteté française.Aurnit-il fait son temps 1 II est certain, du moins, qu’il n’est pas en honneur auprès de nos gouvernants.Ce n'est pas cette pensée, à coup sûr, qui guidait M.Constans quand il acceptait, après des manœuvres qui ressemblent fort à de l’extorsion, la fameuse ceinture d’or et diamantée autour de laquelle il promettait à Norodom les plus tristes complaisances.Ce n’est pas cette pensée, non plus, qui inspirait ! hier à M.Tirard le plaidoyer piteux qu’il n’a pas craint de porter à la tribune en vue d’opérer le sauvetage du malheureux Constans.Notons que l’instant, d’avant, à propos d’une autre question, un député avait protesté contre tout langage capable de souiller la tribune française.Et quelle souillure que la thèse de M.Tirard essayant de soustraire M.Constans à la flétrissure, après la divulgation d’actes impossibles à justifier, du moment qu’ils n’étaient point contestés ! Or, cette contestation, M.Constans ne l’a même pas essayée.Donnant l’exemple d’une impassibilité qui passe aux yeux de tout le monde pour un aveu, ce singulier ministre entend coup sur coup tomber de la tribune à son adresse les accusations les plus méprisantes contre son honneur, et non seulement il ne bondit pas sous l’outrage avec la révolte d’une conscience indignée, mais il n’élève même pas la voix pour un semblant de protection.Il faut que le président du conseil, prenant sur lui de venir en aide à un pareil collègue, se substitué à lui pour une tentative de défense dans un débat dont la nature imposait à l’inculpé l'obligation de ne laisser à personne autre le soin de sa justification Ce seul fait suffirait à détruire par avance toute l’importance du plaidoyer de M.Tirard ; mais si on l’examine en lui-même, quelle confusion nouvelle n’en sort-il pas pour tout le gouvernement ! Des cadeaux, s’écrie naïvement [est-ce naïvement ?) M.Tirard, aux applaudissements de M.Spuller, mais j’en ai reçu il y a deux jours encore.M.le président de la République en reçoit, tout le monde en reçoit.»Se peut il rien de plus naturel à la fois et de plus innocent ?En souscrivant à cette pitoyable défense,' en votant incontinent après la question préalable, les mamelucks de la majorité gouvernementale ont-ils cru que l'opinion prendrait si aisément le change ?II ne faut pas être bien grand clerc pour comprendre que M.Tirard ou M.Carnot, par exemple, quand ils reçoivent des cadeaux, ne promettent pas en éclunge des complaisances suspectes pour tel ou tel tripotage.Or, c’est là le fond des accusations élevées contre M.Constans et ce à quoi il oppose un silence qui en dit long.! Aussi la question préalable, votée ! pour éviter une crise ministérielle, pourrait-elle bien avoir tout simplement pour résultat d’ouvrir devant le publie la crise gouvernementale.Nous ne savons par quel pacte MM.Tirard et Carnot ont pu se croire liés à la fournie de M.Constans.Mais ils pourrai -iiI bien apprendre à leurs dépens-et promptement—qu’il est des solidarités déshonorantes pour ceux qui les acceptent.En dépit du travail de démoralisation si persévé-ramment poursuivi par le régime républicain, le peuple n'a pas cessé de croire que “ bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée.” Tant pis pour MM.Carnot et Tirard s’ils s’enchaînent à M.Constans en vue de dire avec lui qu’il vaut mieux perdre la renommée et garder la ceinture.Auguste Roussel.L’ART RELIGIEUX AU TROCADERO UNE EXPOSITION I NTÉRKSSANTE.—LES RICHESSES DES ÉGLISES.M.Proust, commissaire géenéral des Beaux-Arts à l’Exposition, vient d’inaugurer pour les membres de la Commission des monuments historiques et pour la Presse l’exposition d’art rétrospectif et les trésors d’église que l’on vient d’installer dans la galerie de Passy au Trocadéro.L'inauguration officielle a en lieu au retour à Paris de M.le Président de la République qui avait exprimé le désir de faire lui-même l’ou verture définitive au public.Le clergé de France, nous l’avons dit, s’est join! de bonne grime à| l’Etat et aux collectionneurs pour exposer les merveilleuses productions 1 de l’art français.1 L’installation des objets a commencé par le placement des tapisseries qui recouvrent 300 mètres carrés de murailles, ce qui n’est pas un petit labeur.Les collections de l’église de Beaune de la cathédrale du Mans y figurent ainsi que les superbes tapisseries de Reims.de Chalais et les pièves appartenant à des particuliers.Parmi les pièces d’orfèvrerie qu’il est impossible de tout: citer, nous noterons les suivant es : La cathédrale de Sens a prêté tout son trésor, dont les morceaux les plus importants sont : une très belle châsse, l’anneau en or et le peigne en ivoire sculpté ayant appartenu à saint Loup, ainsi qu’un ciboire en argent doré.De la cathédrale d’Auxerre on a reçu son trésor, qui se compose de douze pièces.Soissons a confié une très curieuse réduction en cuivre doré de la ville.Vannes a prêté ausci plusieurs objets Le très beau trésor du diocèse d’Arras, le reliquaire des Augustines d’Arras, celui en cuivre de Saint-Nicolas, portant au centre une dent, avec cette inscription ; “ Dens sanctus Nichotai ”, et enfin le trésor de Troyes composé de : une grande châsse du reliquaire de Jaucourt, de la châsse de Videmort, du calice de Troyes, de croisés en émail champlevé de Limoges, etc., etc., forment une des plus importantes parties du catalogue.Le Mans, outre .ses tapisseries, a envoyé sa châsse.On a revu aussi le merveilleux évangéliaire de Gnmnat, si curieux avec ses beaux ivoires carlovingiens, la chasse de Meaux, l’évangéliaire de Saulieu, dont les ivoires représentent le Christ et la Vierge.Nancy a envoyé le calice et l’évangéliaire de Gozlin, ainsi que des bagues et des plaques d’ivoire sculptées.Nancy a envoyé un curieux vaisseau fait avec une conque marine ornée de lames d’argent doré ouvragé.Châlons-sur-Marne a p été un curieux soulier du treizième siècle, dont le cuir est doré en certaines de ses parties.La chasuble de S.ii «t Yves est venue de la commune de Lonannée ; la châsse et le chapelet de saint Benoit ont aussi quitté Saint-Benoit sur-Loire pour figurer à l’Exposition.Il en est de meme de la croix processionnelle de Perpignan, dont le diocèse a envoyé de nombreux objets.Figurent également à cette belle exposition : le chef de Saint-Adrien, treizième siècle, les calices et le ciboire de la cathédrale de l'ours, le chef reliquaire de saint Fortunat, le buste reliquaire de sainte Dumine, u tie fort belle monstrance de Mau-beuge, le reliquaire de Chancelade, puis un lutrin du quinzième siècle de l’église de Sainte-Catherine de Honfieur.Le diocèse de Lyon a envoyé de nombreux objets, notamment : un très curieux griffon en bronze argenté, des crosses, des calices, un ciboire en émail champlevé de Limoges, enfin une croix processionnelle du seizième siècle.Le diocèse de Limoges sera représenté par un reliquaire en cristal de roche du treizième siècle, provenant de l’église de Milhaguet, par un beau calice, par un second reliquaire en cristal de roche du treizième siècle, mais de forme ronde celui-là, et par deux croix reliquaires.Enfin, Chartres a prêté un splendide triplique en cuivre champlevé du treizième siècle, dont les figures en reliefs représentent la “ Crucifixion ” et les “ douze Apôtres ”, ainsi qu’une pièce premier ordre, une nef en coquille moulée en argent doré avec sa cuillère à encens.Sur le pied de cette nef est gravé le nom du donateur.Le fameux trésor de Conques, déjà tant admiré à l’Exposition de 1878, ainsi que le trésor de Reims qui comprend un reliquaire paraissant avoir été fait pour contenir les reliques de saint Sixte et de saint Sisine, archevêques de Reims, ont été également envoyés.Les musées de : Amiens,Toulouse, Nevers, Chartres, Saint-Omer, Clermont-Ferrand, Poitiers, Guéret, Compïègne, Le Puy, Aix, Angers, Saint-Lô, Blois,Dijon,Reims,Le Mans, Châteauroux, Auxerre et d’autres encore ont prêté leurs collections.Enfin, les collections particulières n’ont pas fait défaut aux organisateurs et l'on peut admirer au Trocadéro tout ce que l’art français a produit de beau dans l’orfèvrerie, la joaillerie et la tapisserie depuis le douzième siècle jusqu’à la fin du siècle dernier.Et l’étranger entend cela, et hausse les épaules.Et l’Allemagne, et l’Itrffie, et l’Autriche déjà roulent leurs canons.C’est déplorable ! Cette pauvre majorité fait vraiment de la peine.Ses pires ennemis ne pouvaient lui souhaiter une fin plus lamentable que celle à laquelle nous assistons.Elle semble s'attacher, dans chacune de ses séances, à justifier, nous ne dirons pas le discrédit, mais l'indignation du pays, qui, depuis plus d’un an, ne cesse de lui signifier son congé.Chaque séance nous a offert un spectacle bien fait pour augmenter le dégoût que le régime parlementaire inspire à la masse électorale Nous avons vu la majorité, affolée par le besoin de réhabilitation, s’enfoncer encore davantage dans la boue où elle est appelée à périr.En présence d’une pareille situation, qui est tout à la fois humiliante et dangereuse pour la France, nous voudrions qu’aux prochaines élections le mot d’ordre général fût celui-ci : A la porte tous les républicains,conservateurs ou non, qui ont fait partie de la Chambre ! Us sont tous également coupables: coupables de folie ou coupables de lâcheté.Qu’ils s’en aillent ! Et qu’on mette à leur place des hommes nouveaux, capables de nous rendre la dignité, la sécurité et.riion* neur.Qu’on nous donne, si on le veut, des Cassagnac de monarchie ou de république, mais pour l'amour de Dieu et de la France, qu’on nous débarrasse donc une bonne lois de toutes ces vieilles femmes qui, depuis vingt ans, traînent leurs jupons sur les bancs de la Chambre et déshonorent la nation.Ce ne sont pas de vieilles femmes qu’il nous faut pour nous gouverner aujourd’hui ; ce sont des hommes qui aient du sang dans les veines, et, clans le cœur, du patriotisme et de l’honneur.Ernest Menusier.s CANAILLES JET VOLEURS (lernicrcs convulsions Canailles ! Voleurs ! Voilà les deux mots qui ont caractérisé cette semai-1 ne toute notre politique.; Tous ceux qui nous gouvernent sont des canailles ; le ministre de l'Intérieur et surtout celui de la : Justice, qui représente chez nous! ! 1 intégrité et l’honneur, est un ignoble voleur, complice kle toute la jui-verie des Meyer.On dit cela tout couramment ! C’est convenu.Et le peuple entend cela, et hausse les épaules.AOKïClï/nUU PLANTATION TROP PROFONDE DE ARBRES L’un des défauts les plus préjudiciables à la réussite îles arbres est sans contredit la plantation trop profonde.Etudiez la nature ; voyez l’arbre qui a cru spontanément : le collet est au raz du sol et les premières racines sont toujours apparentes.Afin d’éviter d’enterrer trop pro-iondément les arbres, voici un moyen sûr à employer : Comblez votre trou comme si vous aviez renoncé à votre plantâtionJ;suTélevez même au dessus du sol, de façon à employer toute la terre extraite, en maintenant exactement la forme carrée ou ronde de vos trous.Ceci lait, pratiquez au centre, avec une bêche un creux suffisant pour y loger les racines de votre arbre ; vous serez assuré alors de planter à la profondeur que vous voudrez.C’est ce creux que vous comblerez avec un terreau préparé à Fkuii.lkton du COURRIER DU CANADA 3 Août 1889—N° 80 rums êt Miiis (Suite) Des barques envoyées en toute hâte à Pilot où l’on avait encore l’espoir de reprendre les fugitifs,avec l’ordre de les ramener morts ou vifs à la ville, revinrent le soir, n’ayant rien trouvé que la proclamation lacérée du Vice-Roi, et l’annonce que, vers onze heures du matin, des pécheurs occupés à lever leurs filets, avaieut failli être surpris pas im lougre, qui monté par desjlibustiers, leur avait donné la chasse dans les environs de Pilot, mais qui, les voyant fuir vers la terre, avait viré do bord et mis lo cap sur Hispaniola.Ce récit laissait peu de doute sur la trahison du marquis et sur sa fuite ; ce fut uno raison de plus de presser Pnrmemcnt des navires les moins maltraités, avec lesquels don Pedro do Najera reprit la mer pour rentrer précipitamment à St-Domin-gue, maintenant qu’il savait que l’expédition conduite par Montbavs s’était éloignée.Les ravagea commis par les aventuriers étaient sans doute considérables, plusieurs bourgs sur la côte avaient été réduits en cendres, Porto-Rico à demi détruit, .San Yngo, la ville la plus riche d’Hispaniola mise à sac, nombre de notables et de dames appartenant aux premières familles, emmenés prisonniers ; mais tout cela n’était encore rien en comparaison de la douleur, de l'indignation causées par la découverte indéniable d’un vaste complot,habilement mené, avec la connivence d’un certain nombre de traîtres, dans le but d’éloigner des lieux menacés les forces espagnoles, et lorsque Saint Domingue avait été choisi comme but de l’expédition, de forcer, pour ainsi dire, le Vice-Roi à en retirer soldats et navires, pour les réunir à plusieurs centainos de lieues do là.Sans doute aussi, une attaque générale de toute l’escadre espagnole contre la Tortue avait quelque chance de réussir, surtout au moment où les aventuriers gorgés d’or, ne bougeaient qu’à se livrer à la débauche et sc plonger dans de dégoûtantes orgies, soit à la Basse-Terre, soit à Port-Mnrgo ; mais uno considération de haute importance arrêtait cette expédition vengeresse, des centaines de prisonniers appartenant, par leur rang, par leurs charges, leur naissance ou leur fortune, à l’élite de la société, seraient certainement égorgés sans pitié au premier coup de canon, et avant que d’engager les hostilités, il s’agissait de les retirer des mains des brigands.-D'accord avec le Vice-Roi, don Pedro se résigna donc à entrer en négociations avec l’Exterminateur.CHAPITRE XII AIGLE-NOIR ET VAUTOUR-BLANC.Près de trois mois s’étaient écoulés depuis l’expédition de Montbars, sans que les négociations, entamées entre le gouverneur de St-Domingue et le marquis d’Ogcron, gouverneur pour le roi de l’ile do la Tortue, en même temps que représentant des frères de la côte, eussent abouti.Une sorte do fatalité indépendante des passions ardentes des parties belligérantes, loin d’avancer les affaires, semblait sc complaire à les envenimer.Les flibustiers ne poussaient cependant pas à l'extrême leurs prétentions au sujet de la rançon de leurs prisonniers ou de leurs prisonnières, et de leur côté les Espagnols so montraient disposés à payer les sommes demandées.Mais, et c’était en cela que consistait le nœud do la difficulté, les Français s’obstinaient à no pas remettre on liberté un seul de leurs captifs jusqu’à ce que les Espagnols leur eussent préalablement remis Belle-Tête ; tandis que ceux-ci dé- claraient de leur côté qu'ils ne paieraient pas un maravédi tant que Pome de Valtlemar, ou comme rappelait le peuple, l’infâme, no serait pas livré à leur vengeance Or tvs deux cunditions paraissaient éga'ement inexécutables,les Français soutenaient que non seulement le marquis n'était pas entre leurs mains, mais, au contraire, s’était réfugié à la Havane,tous la protection du vice-roi qui n’élevait la pretention de se le faire rendre que pour écarter les soupçons pesant sur sa complicité dans l’affaire de Saint Domingue.Les Espagnols de leur côté affirmaient également que Belle-Têie était certainement retourné à la Toi t ue et que son extradition, dont M.d’Ugeron faisait une condition sina qua non, n’etait.qu’un prétexte pour prolonger l’état de choses actuel.De part et d’autre, et non saus apparence de raison, on s’accusait donc hautement de mensonge.Ceinment aurait-il pu être autrement ?La déposition faito par les pêcheurs après l’évasion du marquis, de son complice et de Léonord, ne permettait pas de douter qu’ils n’eussent été transportés, soit à Port Margo, soit à la Basse Terre, pendant que celle de Trébutor et de J ambe-Torte établissait de la manière la plus formelle qu’une corvette espagnole, prenant à son bord Mlle de la Moré- lie avec les deux scélérats associés pour ce rapt odieux, les avait conduits à la Havane.Entre ces dénégations et ces affirmations il ne pouvait y avoir aucune concession possible ; les hostilités suspendues depuis quelque temps, devenaient de jour en jour plus imminentes ; une dernière, mais très insolente sommation du duc de Fernand Nunez, dont la Hotte avait eu non seulement le temps de réparer ses avaries, mais d’augmenter considérablement son effectif, fit éclater la guerre.Ce lut a l'auberge du Grand-Boucan que le Vautour-Blanc en porta la première nouvelle.11 était d’habitude qu’après le partage des prises par la voie du sort, chaque chef d’expédition invitât à un grand banquet les maîtres qui avaient pris part sous ses ordres à l’expédition, pour les remercier de leurs concours, après leur avoir rendu ses comptes.Quoique le sac de Porto-Rico, où, contrairement à ce qui s’était passé à Saint-Domingue, aucun prisonnier n’avait été fait, eut fourni des parts de gain plus que suffisantes pour contenter les aventuriers les plus avides, l’Exterminateur avait cru devoir remettre à plus tard la reddition de ses comptes.Les Espagnols amenés de Saint-Domingue n’avaieut en effet pas encore été vendus, et par conséquent l'argent des rançons pas distribué.Dans ces circonstances, voulant dégager sa responsabilité, Montbars s’était décidé à donner le repas d’usage, afin de s’entendre avec ses compagnons sur ce qu’ils avaient à faire.Jamais, de mémoire de flibustier, semblable fête n'avait eu lieu à la Tortue.Aucune des salles, pas meme celle des engagés, n’étant assez grande pour faire asseoir à la même table près de cent cinquante convives, force avait été d'ajouter bout à bout des madriers, qui, supportés par des chevalets ou larges tréteaux en charpente, faisaient le tour de la grande cour clôturée de murs, dans laquelle les engagés gardaient habituellement les meutes, où l’on attachait les chevaux,on entassait lo bois de chauffage et l’on réunissait les charrettes, parfois même les bateaux on réparation.Pour convertir cette cour en salle à manger, l’Exterminateur n’avait donné que trois jours à Poignet-d’Acier, le menaçant, pour peu qu’il trouvât le délai trop court, de s’adresser an propriétaire du Lamantin-Couronné.A cette menace, l’invalide se redressant de toute sa hauteur, avait répondu d’un air do dédain : A suivre Le Courrier du Canada, Samedi 3 Août 188$) l’avance ou avec de la terre meuble, britannique.M.Caven ajouta que Laissez dire ceux qui prétendent que ce(je ]0j sanctionne de plus une vos arbres plantés ainsi craindront a jn(erven(jon qUj n0 peut être admise S6DaTi8Snn terreau brûlant, lorsque dcs s"Je U«,s«*ou a, produit un effet favorable a l’appaivcc j«.r soimello.lt nettoie Je cuir chevelu de toute impureté, guérit toutes les humeurs, la lièvre, cm pêché les cheveux «le devenir m»cs, par « n séqueiuja Calvitie n’est plus A craindre.Il stimule l’action «les glandes allublies, et les met à même-dc produire une nouvelle cr«>is-sance i.ca effets de cette préparation 11e sont pas passager- comme ceux des préparations alcooliques, ils restent longtemps, ce qui la rend supérieure et économique.(Buckingham's Whisker Dye.) 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Ha ! et Chicoutimi.L'Union arrête à l’Anse St-Jean le Mercredi et le Samedi.Voyage extra à Murray Ray après le S juillet.Le vapeur Union partira de Québec tous les Lundi matin à dix heures pour Murray Bay.Au retour partira de Murray Bay tous les Mardis matin à 7 heures, arrêtant aux Eboulements et à la Raie St-Paul.Québec et Montréal Ix* vapeur Montréa/, capt Roy, laisse Québec pour Montréal, les lundis mercredis et vendredis ;\ 5 heures P M.Le vapeur Québec, capt Nelson, laisse Québec pour Montréal, les mardis, jeudis et samedis A 5 heures P M.LIGNE ALLAN SORS CONTRAT AVEC LE Ci OU V ER N EM BNT DU CANADA ET DE TERREKEUVE POUR I.E TRANSPORT DES MALLES (-uiiiiriieiiiie* et ties Ftats-tiiis 1S8G—Arrangements d’été— Chemin de Fer Intercolonial LES TRAINS QUITTERONT LÉVIS Pour la Hiv.du lx>up et Dalhousie (L xpress local).« • Pour Halifax et St-Jean (Express direct) (2.30 p m).14-3° Pour la Riv.-du-Loup.(5.45 pm).i7-*5 LES TRAINS ARRIVERONT A LÉVIS De la Rivière-du-Loup.••••••••• ^.18 De Halifax et St-Jean (Express direct).- 13.10 De Dalhousie et de la Rivière-du-Loup.(Express local).20 05 Ces trains circulent sur l’heure du Eastern standard Time.Québec-Central Express—quitte Lévis A 2.45 p.m., arrive A Sherbrooke à 8.40 p n.et à New\ ork, 11.40 a.m.Mixte—quitte Lévis 3.C0 p.m., arrive à St-François à 6.45 p.m.Ligne» de Steamer» Ligne Allan Un steamer de cette ligne laisse Québec pour Liverpool, tous les jeudis, durant la navigation, avec les passagers, arrêtant A Rimouski pour le service de la malle.Prix du passage de Québec : Cabine $60, et $So ; Cabine secondaire : $30 ; ri titre pont : S 20.Compagnie des Ports du Golfe Le Miramichi partira de Québec mardi, le 9 \uillct, à 2 h.p.m., pour Pictou, arrêtant A la Pointe aux Pères, Summerside et Charlottetown.Vente des billets de passage chez Lève et Alden, vi -Louis.Berthier Le vapeur Montmagny, quittera le quai Chain plain tous les jours à 4 hrs p.m., pour St-Laurent St-Michel et St-Jean.J-es lundis, mercredis, jeudis et samedis, il se rendra à Berthier.Le vapeur Montmagny, tiendra sa ligne ordinaire tous les Dimanches, quand le temps le permettra, et touchera aux ports intermédiaires, suivants : St-Laurent, St-Michel et St-Jean Ile d’Orléans.Départ de Québec, quai Champlain, à 1 heure p.m., pour être de retour le soir vers S heures.Prix du passage aller et retour, 50 cents.Ste-Croix Ix; Ste-Croix, capt Boisvert, part de Ste-Croix tous les lundis et vendredis, remontant le lendemain, arrêtant fl la pointe A Aubain, Pointe aux Trembles St-Antoine.Heure réglée par la marée.Grondines U Etoile, capt Paquet, part desGiondines tousle lundis et vendredis, remontant le lendemain, arrê-tntau Cap Santé, Platon, Deschambault,Lotbinière, Grondines et St-Jean Deschaillons.Heure réglée par la marée.St-Nicolas Le Pèlerin, Capitaine A Baker, part tous les jours de Quéliec, A 4 heures P M- et de St-Nicolas à6 h a m.Prix : aller et retour 30 cents.Tous les samedis, le vapeur ferr un voyage extra de St-Romunld et Sillery pour Québec, à heures P M.Bateaux à Vapeur» Québec et Lévis o lx-s bateaux font le trajet entre Québec et Lévis tous les 10 minutes.Prix 6 cents aller et retour.TRAVERSE DE QUEBEC A LÉVIS.Intercolonial QUÉBEC | LÉVIS A.M.7.co Malle pour la Rivière du Loup.P.M.2.00 Malle pour Halifax.c.1 5 Acc o ni o d a t i o n pour la Rivière du Loup.A.M.6.00 Train mixte de la Riv du Loup.P.M.1.15 Malle de la Riv.du Loup.8.15 Malle de Halifax.Ste-Anne-de Beaupré Un vapeur laissera Québec tous les jours à 6)4 heures A.M., excepté les mardis et samedis où les voyages sef eront suivant la marée.Le retour de Ste-Anne aura lieu dans l’après midi.Toutes sociétés religieuses et civiles qui voudront organiser des pèlerinages pourront engager et* vapeur à îles conditions très faciles en s’adressant au capt.du vapeur.1 t* rfmy&i/îï COMPAGNIE DE NAVIGATION —DU— RICHELIEU BT —ENTRE Ut ERKi FT a• Four le Québec Central i*.M.A.M 2.15 Express pour 6.45 Express de nuit Sherbrooke 2.30 Train Mixte pour St-Joseph P.M.10.45 Train mixte de Saint-Joseph.8.30 Express de nuit pour Sherbrooke.1.45 Express de Sherbrooke Traverse dp Grand Tronc LAISSERA QUEBEC STA T/ON DE LE VIS P.M.1.30 Train Eclair pour l’Ouest.P.M.8.00 Malle |>our l'Ouest.A.M.6 30 Malle de l’Ouest P.M.2,00 Express de l’Ouest 7.45 Mixte de Richmond.De Québec a St-Romuald Le vapeur “ Lévis ” \ commencer le 8 mai, fie temps et les circons-ces le permettant), fera le trajet comme suit : St-Romuald De Québec 5 1 $ A M 600AM i 00 A M 9 00 A M d 00 A M 11 30 A M i 00 P M 2 00 P M 3 00 P M 4 00 P M 5 00 P M 6 15 P M LES DIMANCHES s 00 P M I 30 P M j 00 P M 3 00 P M o 00 P M Arrêtant au quai de Eowen A Sillery aller et LE steamer QUEBEC, capitaine R.Nelson, partira du quai Napoléon les Mardi, Jeudi et Samedi.Le steamer MONTREAL, capitaine L.II.Roy, les Lundi, Mercredi et Vendredi, arrêtant à Batiscan, Trois-Rivières et Sorel, départ de Québec.A 5 heures P.*M.ENTRE - TKEAL KT TOKOXTO ]-es]steameis voyageant entre ces ports quitteront tous les jours (les dimanches exceptés) le Bassin du Canal, à 10 heures du matin, et Lachine à l’arrivée du train qui quitte la gare Bonaventure, A midi, et par le train de 5 heures de l’après-midi, pour le Coteau Landing, Kingston et Toronto.Ces steamers arrêtent aussi en montant et en descendant, à Alexandria fcBay, Parc des Mille-Iles, Round Island et Clayton.'ous les samedis, il y a un voyage de Saint-nuald et de Sillery à Québec à 5 00 hrs A M et 00 hrs P M.*s jours de fête, un voyage se fera à 8 hrs du in de St-Romuald, et dans l’après-midi, les es seront les mêmes que le dimanche.LA LIGNE EU SAGUENAY - ENTRE - Québec et Chicoutimi IJt vapeur UNION, capitaine Lecours, partira du quai Saint-André à 7 h.30 a: m., tous les MERCREDIS et SAMEDIS arrêtant /& la Raie Saint-Paul, Eboulements, Murray Bay, Rivière-du-Loup, Tadoussac, l’Anse St-Jean, Baie des lia ! Ha ! et Chicoutimi.Le steamer ST-LAURENT, capitaine Barras, partira du quai St-André à 7.30 A.M.les MARDIS et VENDREDIS arrêtant à la Baie St-Paul, Eboulements, Malbaie, Rivière du Loup, Tadous-sac, Baie des Ha ! Ha ! et Chicoutimi.Pour la commodité des personnes, à partir du 1er juillet au 15 septembre un steamer quittera Québec pour Murray Bay tous les lundis, à 10 heures A.M , et pour retourner, quittera Murray Ray, le Mardi/ à 7 heures A.M.pour Québec.On pourra sc procurer des billets et retenir des cabines pour Montréal, au bureau de La Compagnie Quai Napoléon et pdur la ligne du Saguenay au bureau sur le quai St-André, et aussi au bureau des billets de R.M.Stocking, vis-à-vis l'hôtel St-Louis.JULIEN CHABOT, j L.H.Myrand, gérant-général.Agent.J Québec, 21 juin 1889.993 ! Les lignes de cette compagnie se composent de.» vapeurs en fer A double engin suivants construits sur la Clyde.Us contiennent des compartiments à l’épreuve de Peau, sont sans rivaux pour la force, !a rapidité et le confort, sont équipés avec toutes les améliorations modernes que l’expérience pratique a pu suggérer.Vaisseaux Ton- Com minutants nage PARISIAN .5400 Capt James Wylie SARDINIAN .4650 U Smith, R N R POLYNESIAN.4100 Capt J Ritchie SA RM ATI AN .3600 *• CIRCASSIAN 4000 44 W.Richardson PERUVIAN.3400 44 II Wylie NOVA SCOTT AN 3.T00 44 HR Hugues CASPIAN.3200 I.t R Barrett R N CARTAG1NIAN.4600 Capt A Macnicol SIBERIAN.4600 44 R P Moore NORWEGIAN.3534 44 J G Stephen HIBERNIAN.3440 44 John Brown AUSTRIAN.2700 44 J.Ambury NESTORIAN.2700 44 W Dalziel PRUSSIAN.3000 44 A McDougal SCANDINAVIAN 3000 44 John Park BUENOS A y rk an.3800 44 J Scott CO RE AN.4000 44 C J Menzies GRECIAN .3600 44 C H LeGallats MANITOBAN.3150 44 K Carnuhors CANADIAN .2600 44 John Kerr PHOENICIAN .2S00 44 D.McKillop WALDENS1AN .2600 44 D J James LUCERNE .2200 44 W S Main Newfoundland .1400 “ ACADIAN.1350 44 F.McGrath POMERANIAN.4364 44 W Dalziel ASS\ RI AN .4005 “ J Bendy KOSARIAN.3500 44 D Mc Kill >p MO N TE-VIDE A N.3500 44 W S Main La voie la plus courte sur mer entre l’Amérique et l’Europe, la traversée s’atTectuant en cinq jours seulement d’un continent A l’autre.Les vapeurs du service de la malle île LIVERPOOL, LONDONDERRY, QUEBEC kt MONTRÉAL Ces steamers partent de Montréal au lever du soleil, les mercredis.Les passagers de première classe, de deuxième classe et d’entrepont qui désirent s’embarquer à Montréal peuvent le faire (sans payer aucun extra) après X’heures P.M., le soir précédent * N.B.—I* Carthaginian étant engagé dans le commerce du bétail n’aura aucun accomodement pour aucun passager en voyage de Montréal et Québec à Liverpool.* Les vapeurs du Service de Glasgow, Québec et Montréal De Glasgow Steamers 12 juillet 19 44 26 44 2 août 9 “ 16 44 Siberian.PONfERANI AN.SARNIA’!’! AN.COREAK.(Norwegian.i SIBERIAN •••••••••••••• De Montréal à Glasgow le ou vers le 29 juillet 5 août et 12 44 19 “ 26 44 2 sept De Londres 11 juillet 25 *• S août 22 a
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