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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mardi 28 juillet 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1891-07-28, Collections de BAnQ.

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85ème année No 45-Edition quotidienne.-14ième année Mardi, 28 Juillet 1891 innffief îm JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS.J' ET J’AIME THOMAS CIJ AP Al S, Directeur-Pariétaire LEGER BROUSSEAU, Editeur et administrateur, : HIMU.KTON DU COURRIER DU CANADA 28 Juillet, 1891.—No 10 LES DRIMIS DU FOYER (SUITK) A l’accès de désespoir violent de Mme Nantcuil, sucèda une sorte de prostration Elle sentait sa vie brisée, son cœur en morceaux.Elle se demandait comment elle aborderait son mari, ce qui, désormais, pou-vaitêtre commun entre lui et elle.Il fallut la bonté, la grace, la chaleureuse parole d’Eugénie, sa logique irréfutable, pour abattre l'irritation d’Augustine.—Tune peux, à cette heure, pardonner au mari, dit Jïugénic à Mme Nanteuil, soit.! une rancune involontaire restera au fond de tou âme blessée, mais tu as une tille.Tu dois à cotte enfant de garder tou secret.fJ u ne saurais, sans flétrir en clic quelques-unes de ces fleurs les plus pures de son aine, laisser éclater dans la famille le ressentiment qui t’anime- Peut-être orois-tu que tu trouveras un soulagement à ta peine en révélaut ù ton mari que tu connais ce qu’il t’a caché jusqu’ici, il n’en est rien.Froissé, humilié, ii ne changerait poiut sa façon d’écrire, et fuirait une maison qui lui deviendrait désagréable.Sache lui d’avoir conservé certains dehors.11 t’aime, plus sincèrement quo tu ne crois.Ce que tu considères comme une grave injure, il le regarde lui, comme la plus pardonnable des peccadilles."Y ictor Nantcuil ne croit nullement nécessaire d initier sa femme au secret du scenario de se» livres et de ses drames.Si tout est faussé dans cette conscience, tu ne redresseras rien.Une seule chose aurait le pouvoir de lui montrer 1 odieux de scs œuvres, ce serait uu rajou de ccttc lumière qui fond parfois sur les hommes que Dieu veut appeler en dépit d eux-inômc*.Mais nul ne sait quand ton mari entrera dans la route de Damas, où le coup de foudre est une preuve do la miséricorde •éieste.—Mais moi, moi .que vais-je devenir ?demanda Augustine.— Tu n’cs pas la seule créature éprouvée, trahie, la seule dont les larmes coulent, et qui vois succéder, à un bonheur qu elle croyait éternel, des épreuves si grandes qui lui semble qu’elle ne les traversera jamais.Si tn reates avec ta douleur, sondant ta plaie, versant des larmes, la force finira par te manquer, et tu tomberas avaut d’avoir rempli tou devoir à l’égard de ta fille.Tu es riche, ton mari ne t’a jamais refusé d’argent, répands l'aumône autour de toi, monte dans les greniers, consolo les pauvres mères, fortifie les jeunes fille tentées ; la souffrance que tu sentiras eu toi te rendra habile consoler et tu trouveras daus l’cxcrcico d’une charité ardente, le seul soulagement à ta douleur.Je dis le seul aujourd'hui, car la paix ne saurait se faire complètement dans ton umo, avant que tu aies déposé ton fardeau au pied de la croix.Mais Dieu est bon, Dieu est amour.Il regardera ce que tu feras pour les pauvres comme étaut fait pour lui-même, et cet acheminement vers lui commencera à l’apaiser.Garde-toi de montrer à ton mari que tou affection a subi une rude épreuve,au lieu de l'éloigner attirc-lo davautage ; un jour,-quand la force d’en haut te sera venue, •c sera toi qui le ramèneras à Dieu.Augustine sc débattit longtemps encore, luttant contre des conseils dont elle sentait dependant la solidité et la sagesse, enfin elle so jeta dans les bras (le son amie.—Soit, dit-elle, je me tairai, mais pour ma fille, pour ma fille seulement.Quant à soulager les souffrances des autres, oui, je le tetenrai, aussi bien ne me scutirais-jc point le courage de m’abandonner comme autrefois i\ uu courant d’cxistenco qui me rappclerait trop la plaie que je garde au cœur.No me crois pas guérie, et dis-moi que tu me permets de venir pleurer près de toi.—Oui, répondit Eugénie, et je serai trop payée, si je te console.reuses lorsque survenait une calamité publique, ù une offrande aux comités de bienfaisance, à une large aumône dans la bourse des quêteuses, enfin à l’exercice de cette charité élégante pratiquée avec de l’argent et ù laquelle la coquetterie et l'amour-propre trouvent leur compte.En agissant comme le plus graud nombre de ses amies, Augustine se croyait quitte envers Dieu et les pauvres, il lui sembait que la mission de les consoler, le soin de monter dans leurs tandis, appartenait soit à des religieuses, soit ù quelques vieilles femmes ayant accepté cette œuvre d’une façon presque administrative.Les habitudes, les goûts raffinés d'Augustine l’avaient jusqu’alors tenue loin de la misère, des haillons et dos bouges.Il fallait qu’elle ressentit un brisement de tout son être pour so sentir le courage d’affronter la vue des tortures physiques, du dénûment et du désesj>oir.Mais Eugénie lui avait affirmé qu'elle puiserait la consola tion et le courage dans la pratique d’une charité active et elle crut Eugénie.Augustine n’avait pas besoin de demander des adresses de pauvre» gens.A Paris,certains quartiers sont dévorés par la lèpre de la misère.Ou peut, sans crainte de se tromper, frapper à toutes les portes.La femme du romancier sc fit conduire en fiacre dans une rue étroite et misérable, puis, marchant devant elle, elle s’arrêta devant une maison noire et lézardée, trahissant par son extérieur le dénuwent de ceux qui l'habitaient.Une vieille femme balayait une cour, sein-blablo à uu puits, Augustine s’en approcha.C’était une créature saus lige défini, aux O 7 yeux éraillés, aux cheveux d'un gris salcj dont un mouchoir noué eu mentonnière, au sommet de la tête semblait soutenir la mâchoire.Ses rides, ses loques concouraient, avec l’expression de son visage ravagé, ù en faire un des types saisissants delà décrépitude humaine.A'ictor Nanteuil, s’il l’avait vue, n'aurait pas manqué do placer cette malheureuse dans un de scs livres à sensation.—Que voulez-vous?demanda la vieille femme ù Augustine.La voix de l'infortunée n’avait plus rien d’humain, et elle semblait avoir une peine extrême à proférer des sons indistincts.ORAISON FUNEBRE DE MGR SEBAUX évtque d*Angoulême ntOKOXCÉK LK 30 JUIN par Mgr Preppel évêque d’Angers (Suite) Ce pendant la mort de Mgr Bouvier, en h fi tant la division du diocèse du Mans allait rattacher l’abbé Sébaux ù celui do Laval, nouvellement fondé.Vainement le vénérable métropolitain offrait-il de lui ouvrir les rangs du chapitre de Tours.Sa ville natale avait toutes ses préférences, et c’est là qu’il trouva ce (pie j’ai appelé sa deuxième préparation à la haute charge qu’il devait remplir un jour au milieu de vous.Préparation éminemment utile, en effet, puisque l’évêque est le premier pasteur de toutes les paroisses de son diocèse, et qu’il en apprécie d’autant mieux les intérêts et les besoins qu’une expérience personnelle les lui aura fait connaître.Il est vrai (pie, pour tout autre que son nouveau curé, la paroisse Notre-Dame de Laval aurait pu offrir quelques inconvénients.N’est-ce pas là en effet, qu’il était né et qu’habitait encore toute sa famille.Mais, loin d’être un obstacle au bien, la présence de son père et de sa mère allait ajouter à sa parole l'autorité de l'exemple.A nx travailleurs, il pouvait proposer pour modèle ce chef d’usine, vrai type de loyauté et de justice estimé et de ses trois cents ouvriers qui apprenaient de leur patron le respect des loi- do Dieu et de l’Eglise.Et quel sujet d’édification pour les mères de famille que cette noble Vendéenne qui, aux jours de la Ter* l eur, avait déployé au service des prêtres persécutés un courage à toute épreuve, jusqu’à désarmer le tribunal révolutionnaire par sa fermeté et sa présence d’esprit.H semblait quele père n avait attendu (pie ce moment pour rendre son finie à Dieu: après avoir—détail aussi rare (pie touchant—signé, comme président dit Mme Nanteuil.Si lu vieille femme avait pu rire», elle aurait ri d’une façon sinistre.Ses lèvres se pincèrent plus fort, et un son rauque sortit de sa gorge.—Des pauvres ! File lit de la main un geste désignant tour ù tour les cinq étages de la maison, et chacun des trous noirs représentant les fenêtres de ccs mêmes étages.—Bien, dit Augustine d’une voix douce, je verrai ces malheureux l’un après l’autre.Puis se tournant vers la vieille, elle lui demanda avec bonté : —Et vous ?Alors la malheureuse lui raconta, ave une grande lenteur et une peine extrême, qu’étant restée veuve avec des enfants, elle avait, pour leur donner du pain, choisi un état terrible, dont 1rs suites sont inévitablement fatales* Elle était entrée dans une fabrique (Fallu mettes chimiques.Le phosphore ne tarda pas à commencer son œuvre, cependant elie resta, les petites filles grandissaient.Malheureusement, en dépit du travail de la mère, les chétives créatures souffraient souvent du froid, le manque d’aliments fortifiants les —Y a-t-il des pauvres dans ccttc maison ?de ht fabrique, la prise de possession de son fils, il meurt peu de jours plus tard, assisté par celui qui venait d’inaugurer ainsi un ministre aussi laborieux que fécond.Ce ministère do quatre années,mes frères,on dirait qu’une via entière aurait dû suffire à peine pour encontenir lesœuvres.Je ne parlerai pas do toutcc qu’il a fallu à l’abbé Sébaux de zèle et d'activité pour organiser en si peu de temps une paroisse absolument dénuée de ressources, acquérir un presbytère, agrandir et restaurer l’église ; je no rappellerai pas combien toutes cospieusos entrepriseslui ont coûté de démarches,de voyages,de sacrifices.Ah de sacrifices, Yous qui l’avez vu à l’œuvre au milieu do vous,coin prenez mioux que personne, quelle grande place le charité dorait tenir dans sa vie pastorale.Yous êtes moins étonnés dapprendro avec quelle ardeur infatigable il remplissait les devoirs de sa charge,so partageant entre la direction des âmes qui absorbait une grande partie do sa journée, et le mi- VI TRES B’UNE MOURANTE .Augustine suivit le conseil de son amie.Pour tromper une douleur dont elle voulait dérober le secret à tous, elle chercha quelles souffrances il lui serait possible de soulager.Jusqu’à ce moment, ses bonnes œuvres b’étaient boruéos à des souscriptions géné- épuisa pendant les années de l’adolesccnce, et ., , n.* i i .i nistère de la parole sainte qu il exerçait toutes deux s eu allèrent dans leur seizième 1 c * 1 • année.La mère crut mourir de douleur.toute occasion; ne quittant la chaire Elle «avait pas seulement sacrifié à ses en- et le confessionnal que pour prendre le fants sa jeunesse et en force, elle leur avait chemin des malades et des \ auvres; tou- donnée sa vie jour par jour, heure par heure, jours prêt à recommencer avec une égale Ses dents tombèrent d’abord, puis la carie | constance le travail de la veille et ne se mt qu’il y avait un dé- _ ou une bonne œuvre flu uu a'ubulan‘-.Lc propri^tairo I “ ^ A trente Criées de distance, la de la maison qu’elle gardait en ce moment uw vtvhk.1 ».x- .».~ consumée uiiviin attaqua les os maxillaires, et quand l’infor- rep0sant jamais tai tunco quitta la fabrique, elle nVStait pl«« Lordre combattre l’accepta, en qualité de concierge, lui accor- paroisse Notre-Dame de Laval est cnco- , 1 * ’ ., , .* i * • re toute pénétrée d’admiration et de rodant, pour toute Enumeration de ses peines, 1U 11 11 “ t ^ .lc bouge sans air qu’elle habitait j ses gages connaissance poui ce piêtie qui mu ait seraient payés sur les locataires.fait en quelque sorte que passer au milieu Que pouvaient pour la malheureuse des d’elle, mais qui par son inépuisable gé-gens possédant à peine assez de meubles pour nérosité, a laissé dans les cœurs d’impé-répondre d'un chétif loyer qu’ils payaient A rissables souvenirs.la semaine ?I ., ., ., Mais la vieille Césarinc avait un toit et Aussl lcs rc«Vets ,lc la l,ilTO1S!iC n.va“^ s’on contentait.Quelques sous gngnds en Os 6té universels, quand le premier éve- rncommodnnt des vOtoiucnts, en gardant des cluc Oe Laval, Mgr icart, appela 1 a b bd en faits, suffisaient à payer le lait et le pain Sébaux à diriger, je devrais plutôt dire nécessaires à sa vie.à fou (Ici son grand séminaire.Mais ne Augustine lui remit une large aumône, fallait* il pas que la préparation de votre traversa la cour, et sc trouva bientôt dans fu^ur évêque fût complète, et qu’à l’ex- un couloir sombre aboutissant à uu escalier 1)($rience de l’administration et à l’oxer- en spirale auquel une corde graisseuse servait cice de la chrtrge pastorale il pût joindre de rampe.co qUqi y de plus important pour la vie CJ suivre.) | cpun diocèse, là science do l’éducation des cleros.Admirables institutions, mos frè- res,que nos grands séminaires tels quel’E-glise de France, fidèle à l’oprit des saints canons, a su les concevoir et les organiser.Personne ne l’a proclamé plus haut que vous, Monseigneur de Périgueux, vous qui malgré l’age et la fatigue, avez mis un si grand courage à construire l’une de ces pépinières du clergé.Pour moi, je n’hésite pasàidire que, dans cette alliance si bien compris# do l’étude et de la prière, des travaux de la science ot dos exercices de piété, du jeu libre de la volonté et des sévérités de discipline, de la solitude et delà vio commune,les Vincent de Pau], les Olier et leurs successeurs so sont approchés de lideal do la perfection.Je sais bien que nos jours, où la foi est si affaiblio, où l’idée du prêtre disparaît dans le vague d’un naturalisme qui voudrait paraître large, généreux, et qui n’est que superficiel, il en est qui trouvent ce genre’d’éducation trop retiré du rarnde; trop peu mêlé à ses habitudes e* à.ses passions ; volontiers, ils le remplaceraient par un régime qui fût à peu près celui de tous.Illusion fatale, s’il ne fallait pas y voir plutôt un calcul odi-•ux ! Qu’on le veuille ou non, l’éducation du prêtre est exceptionnelle et unique, comme son ministère lui-même.Médiateur entre le ciel et la.terre, il devra offrir tous les jours la Victime sainte sur l’autel du sacrifice.Médecin des fîmes, i! aura pour ^mission de guérir des blessures dont il doit avoir appris à se préserver lui-même Homme de prière et de méditation, il cherchera ses joies les plus intimes au pied de son crucifix et au milieu de ses livres, La pureté du cœur» la virginité de l’fune, voilà sa force, voilà son honneur.Que nous parle-Uon dès lors d’éducation commune à toutes les professions, de mélange des clercs au reste de la jeunesse, de contact anticipé avec les désordres et les souillures du monde ?Non, non, ce n’est pas à de tels dangers qu’il faut exposer les vocations sacerdotales sous prétexte de vouloir les éprouver, ce n’est pas en respirant une atmosphère viciée qu’on évite la contagion : ce n’est pas au sou file des passions humaines qu’il convient d’abandonner l’innocence et la vertu, quand on veut leur conserver toute leur fraîcheur et leur délicatesse.Le prêtre est un homme à part : c’est en dehors du monde, dans le silence de l’étude et de la prière qu'il a besoin de se préparer à sa haute mission, s’il veut travailler efficacement à la gloire de Dieu et au salut des fîmes.Ainsi l’avaient compris les premiers fondateurs de nos écoles cléricales ; et si cent années de révolution, avec leur eor-tèg# d’erreurs et d’impiétés, ont pu passer sur le clergé de France sans rien lui ôter d’une réputation d’intégrité qui lui vaut les suffrages du monde entier, il faut en chercher la cause principale dans ces noviciats du savoir et de la vertu qu’on appelle nos grands séminaires.Ainsi le comprenait le prêtre éminent qui, jeune eucore, avait pu admirer à Nantes, dans le vénérable M.de Cour-son, ce* qualités lu vrai supérieur, dont la compagnie de Saint-Sulpice nous a offert tant de fois le modèle.Tout était à faire au grand séminaire de Laval, depuis les batiments encore inachevés jusqu’au régime intérieur et au programme des études.Mais rien n’est au-dessus du zèle et de l’énergie du disciple des Bouvier et des Courson.Tandis que, d’une part, il presse et dirige les travaux, se faisant au besoin l'architecte de ce grand et bel œuvre, il étudie, de l’autre, et règle jusque dans leurs moindres détails les choses de la discipline et de renseignement.Directeur, économe, professeur, il est tout cela en même temps, n’ayant pour suffire à ces charges multiples qu'une santé délicate.Mais les âmes de cette trempe ne voient que le bien à faire, et la passion du devoir double leurs forces.Lc professeur d’E-eritmo sainte do Laval avait d’ailleurs ce goût et cette liante estime do la science qui font trouver tant de charme à la communiquer.Attentif à toutes les questions nouvelles, familier avec les progrès do l’exégèse et de l’histoire, il portait dans ses laçons, avec la justesse naturelle de son esprit, cette étendue et cette variété de connaissances si propres à intéresser de jeunes auditeurs.Et qu# dire de son ardeur à implanter au séminaire la piété et les vertus sacerdotales ?Homme de foi profonde, habitué à voir toutes choses par leur côté naturel, l’abbé Sébaux sentait vivement que la direction spirituelle des clercs, plus encore que leur initiation aux sciences sacrées, était la partie principale de sa tache.Disçcrner la vocation de ces jeunes homme que l’attrait du sacerdoce et le sou file de l’Esprit-Saint conduisent au pied des autels ; diriger leurs premiers pas dans cette voie nouvelle où la présomption n’est pas moins funeste que le découragement ; suivre l’action de Dieu dans les fîmes, plutôt (pie de l’y précéder et seconder le travail de la grace, bien loin de vouloir s’y substituer par une pression indiscrète ; cultiver ces vertus naissantes avec la sollicitude du jardinier qui arrose la plante, la taille, la redresse, mais s’en remet pour le reste à Celui qui, seul, donne la croissance î appropiier les conseils aux besoins de chacun, suivant la diversité des dons que ia Providence distribue aux uns et aux autres ; user enfin de tous les ménagements et de toutes les délicatesses que peut suggérer une bonté vraiment paternelle : c’est à quoi excellait le supérieur du séminaire de Laval.Aussi bien sa propre conduite, plus encore que sa parole, était-elle une prédication toujours vivante ; il réalisait le mot de Pie IX à l’évêque de Laval : “ Un saint appelé à former des saints.” Treize années s’étaient écoulées de la sorte, années de travail et de mérite pour le pieux et savant prêtre devenu le conseil de l’évêque, le guide du clergé, l’édification de tout un diosèse, quand la Providence, le jugeant merveilleusement préparé à une plus haute mission, lc prit par la main pour le conduire là où il devait vérifier jusqu’au bout ces paroles de l’apôtro à l’évêque de File de Crète : “ Montrez-vous en toutes choses un modèle de bonnes œuvres, dans la pureté de la doctrine et dans l’intégrité de la vie : ” Tn omnibus te ipsum proche cxernplum bonorum operum, indoctrina, in inte-gritate.II Dieu, qui s’est plu à combler la F'rance des dons de la nature et de l’esprit, a rapproché au millieu d’elle des races dont la réunion offre un assemblage heureux des qualités les plus fécondes par leur diversité même.Ici, le caractère vif et ardent ; là, le calme et le sang-froid ; ailleurs, l’esprit de recherche et d’initiative ; plus loin, l’application forte et persévérante au travail.En se pénétrant ainsi sans se confondre, ces qualités, modérées les unes par les autres, ont fait au peuple français un tempérament unique comme le sol qui lui est échu en partage.Or, s’il est une région où ces éléments se soient fondus dans une harmonie parfaite, on le Nord et le Midi en présence l’un de l’autre aient mêlé leurs races et leurs langues mêmes, où l’on ait vu s’établir peut-être mieux 'qu’ailleurs ce qui pourrait s’appeler l’équilibre de la France, c’est bien le pays où la nature et l’indusirie ont su faire d’Angoulème un foyer si puissant de richesse et de vie.Pourquoi faut-il que la religion n’ait pas gardé dans cette riche et belle contrée la grande situation dont témoignent avec tant d’éclat les monuments d’un autre fige ! Il semble que, de siècle en siècle, tout soit venu se réunir pour y amener l'affaiblissement de la foi, depuis l’hérésie calviniste, nulle autre part plus audacieuse,, jusqu’à la Dévolution avec ses haines et ses passions irréligieuses.Encore si, dès la restauration du culte, les œuvres et les institutions catholiques avaient reçu d’en haut une vigoureuse impulsion ; mais près de vingt ans allaient se passer avant que l’on songeât à créer les établissements indispensables pour assurer ce qui fait la vie d’un diocèse : le recrutement du sacerdoce, Pour relever les ruines du passé et pour jeter les fondements d’un meilleur avenir, il fallut attendre l’avè* nement des Guigou, des Rçgnicr et des Cousseau, de ces pieux et zélés prélats dont le nouvel évêque d'Angoulême était appelé à reprendre et à continuer les travaux.(A enivre) TRISTE AVENTURE La triste aventure des deux Brésiliens; qui étaient allés visiter de trop près le cratère du Vésuve est racontée comme il suit par les journaux d# Naples ; Le docteur Silva Jardin, brésilien, était arrivé il y a peu de jours de Paris et était logé à l’hotel de Genève,rue San Giuseppe.sor?Fuites usaco il» l’i llxir Porto* ml, grand re-iuHmIiiJou renntro la TOUX, le RIHJ-.MK et autres afl'eo-Atlons In (.forgo et 'v(des Poumons.IV »*.u i;\ b mix certifient* émanant do ellovons éminents, do membres du clergé, do communautés rollKlouM**, *!«• médecin* dis* tin;; ne* attestent, l’oîffcHclté merveilleuse do oetto pré* pn ration.A défaut dVnpne® nniiH no donnons le certificat mil— — vu ut • MAROL'E DECCVMÎRC&.* Montréal.27 mars B39.Après avoir pris connaissance de la composition do l'i'llxlr fie* i lieux I*ectornl,Jo crois do mou devoir île la recommander comme un excellent remède contre les mictions dos poumons en général.r> / NvF.\FA«n,M.D.1 rofcztcur >v0—ian (MAIS i ÜIIION MPOilT.irEUnS d’instruments de musique DR FRANCE, d’aLLK.MACNE ET DES ETATS-UNIS Aussi : Instruments (le fabriques anadieMnes, TELS QUE LES CÉLÈMlES PIANOS : IIEINTZMAN & Cie, Wm.BELL & Cie, MASON & RISCII, DOMINION & Cie Etc Tj ORGUES ET HARMONIUMS WILLIAM BELL A CIE, DOMINION & CIE, THOMAS & CIE, SCIIIEDMAYER, E/c., Et.Les dernières publications musicale> reçues chaque semaine.MACHINES A COUDRE : New Williams, et Davis, à entrai neraent vertical.AUSSI l UOITKES l)E suit ETE (Sales) VITIUNJKS (Show dises) 19, Hue St.Joseph, St.Roch, Québec.Telephone : Boîte 278 Québec, 16 ianvier 1S90—lan 921 lûTSON PERSIENNE i i?MAU* ï’°ur blanchir lo teint, lu! 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