L'ordre, 13 avril 1934, vendredi 13 avril 1934
,,,& CaSsitiFi ïiaS ¦M " f i II # RÉDACTION ET ADMINISTRATION 180 cat, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* TARIF DES ABONNEM ENTS 1 an 6 mois 3 moi* Administrateur PIERRE ASSELIN I Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), ) Royaume-Uni, France et [ $6.00 $3.25 $1.75 Espagne .J Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 Autres pay.$8.00 $4.25 $2.25 $9.00 $4.75 $2.50 On est prié d'envoyer toute correspondance à la " case 4018 ‘de l'Hôte! des Postes en mentionnant sur l'enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de Directeur-fondateur i ÔLIVAR ASSELIN renaissance nationale L’abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au • pair à Montréal.: Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.i Première année—No 29 Le numéro: 5 sous Montréal, vendredi 13 avril 1934 t Là pierre de touche conservatoire du français et que malheureusement on y enseigne notre langue d’une façon toute superficielle, parce qu'on y prend pour acquis que l’élève la connaît.Cette vérité d’évidence est comme la pierre de touche du degré de culture du Canadien-Français: l’admettre, c'est montrer quelque ouverture d’esprit; la nier, c’est prendre place parmi les demi-illettrés qui en l’espèce s’éclairent à la chandelle du Devoir, et qui sont en train de mettre pour longtemps le Canada français au dernier rang des peuples parlant le français.- Dédié aux apôtres La folie raciste du désarmement moral CECI, CÈLA ET AUTRE CHOSE ! ?Les observateurs bien placés constatent que le communisme brun, pompeusement appelé national-socialisme, se développe, à quelques détails près selon la norme de tout monisme : sa première phase est celle de la destruction.Cette destruction revêt la forme de persécutions aussi violentes que celles dont les bolchevistes se sont rendus coupables.Mais tandis que les maximalistes voulaient aux classes sociales, en tant que classes, les extrémistes allemands en veulent surtout à la race et à la religion.En cela, le paradis raciste ressemble étrangement radis rouge.Mais en Allemagne, les événements récents montrent que les pogroms ne sont plus seulement anti-juifs, mais aussi anti-chrétiens: tentative contre l'intégrité de l'église évangéliste, écrasement du parti catholique, nazifi-cation de la foi, essai de religion d'état païenne, mesures de coercition parfois révoltantes, enfin persécutions ouvertes et férocement menées par une bande de forcenés, qui, s'ils ne sont pas tous aliénés, montrent tous un athéisme significatif.Le problème juif n'est pas entièrement résolu en Allemaghe, que déjà le gouvernement tente de résoudre le problème religieux à coups de décrets et à coups de bottes.Les nistes bruns veulent détruire l’esprit de l’église chrétienne en transformant cette deVnière en rouage d'état, n'étant plus inspiré par les paroles et les enseignements des Ecritures, mais par le Diktat brutal du L’église majoritaire, c’est-à-dire l’église protestante, a été l’objet d’attaques d'une rare violence.On ne compte plus les emprisonnements de ceux qui ont osé protester.La foi chrétienne n’a pourtant pas été abattue par les mesures des racistes.L’église protestante se défend pas à pas.Cependant l’issue de fa lutte ne peut être douteuse: Berlin remportera la victoire, même si cela doit être une victoire à la Pyrrhus.L'église" protestante s'effrite sous les coups des nazi.D’aucuns désespèrent même de la sauver.On a vu récemment un fait extraordinaire dans l'histoire allemande: six cents pasteurs évangélistes ont demandé à Rome d'être admis à rentrer dans le giron de l’Eglise.Ce fait est remarquable.Il montre qu'il existe encore des hommes suffisamment attachés au christianisme pour placer leurs convictions au-dessus d’une question de clocher.Ce mouvement, pour étroit qu’il soit, est peut-être le signe avant-coureur de la fin du schisme.Ces pasteurs en effet n’ont pas adhéré au mouvement de réconciliation, lancé il y a six mois par Cari Thieme.Ce sont des individualistes dans le sens le plus large du mot.Le geste de ces six cents pasteurs est d’autant plus caractéristique.Voilà pour les persécutions contre les protestants.On peut juger de leur caractère quand on connaît les sentiments anti-romains qui prévalaient dans l'église évangéliste allemande.La traduction à Ottawa.prérogatives.» Il y a bien du Québec dans tout cela; on en peut déduire cependant que M.Taschereau ne prise pas énormément le projet fédé-ràl.Il déclarait même, plus tard, qu’il voit ce projet avec appréhension.Le journal ministériel doit refléter la pensée du premier-ministre de la province, encore mieux que la Canadian Press.Pourquoi cette agence de presse commet-elle une aussi lourde erreur?Le projet fédéral est d’une importance capitale, et M.Bennett semble y tenir autant qu à son lorgnon quand il paraît devant des photographes.Les journaux dénaturent parfois certains faits ou les omettent; très souvent ils se trompent.Les agences de Ptcsse ne sont pas moins sujettes à des faiblesses dè ce genre.Le cabinet fédéral ne néglige rien pour faire accepter par le peuple canadien la dictature de M.Bennett, l’intervention dé l’Etat dans les affaires privées, bref une Nira quelconque qui nous va plus ou moins.La Canadian Egress, comme les autres agences, apprête parfois ses nouvelles à la sauce voulue par les grands sachems du gouvernement; preuve nouvelle.— D.D.X ’ M.l’abbé Degagné tient dans le Proches 6u Sacuenay une rubrique intitulée « Questions de français », où il fait quelquefois des remarques fort intéressantes.On lisait bar exemple dans son dernier article: , Parlons français, un français pur et correct, le qui n’exclut pas certaines expressions popu-Lires Je bon aloi, certains Vocables bien Venus, es du terroir canadien.En fait de mots anglais, 'admettons que ceux qui sont naturalisés, tels Le reporter, interview, tramway, sport, et autres Itmblablcs.Mais poursuivons impitoyablement le pur de phrase anglais, tel que payer une visite, rendre une marche, aller voir quelqu’un en Lpport avec telle affaire, avoir été blessé quand auZo a capoté, faire une discours qui en est un e cérémonie, etc.C’est là l’anglicisme corrup-eur, plus néfaste que l’admission complaisante e termes isolés.Il y a, touchant la centralisation de la traduction, à Ottawa,-du pour et du contre.Le pour, c’est de soumettre à une même discipline un certain nombre de fonctionnaires dispersés dans les différents ministères et bureaux et à la Chambre, la plupart n’obéissant qu’à leur fantaisie.Le contre, c’est de vouloir faire des traducteurs des personnages omniscients, capables de traduire également de la radiologie, de l’agronomie, de la minéralogie; et c’est aussi de vouloir fondre avec la traduction administrative la traduction législative.M.Chevrier, député d’Ottawa, mettra peut-être tout le monde d’accord par sa proposition de centraliser, à condition de conserver la division entre l’administratif et le législatif.Pour notre part qui avons évité d'intervenir dans le début parce que nous croyions y discerner trop d’intérêts particuliers, toute solution nous satisfera qui nous donne les ' documents administratifs dans les deux langues à la fois et la version française des textes législatifs (débats des Chambres, projets de loi, etc.) dans les vingt-quatre heures qui suivront la publication du texte anglais (ce léger retard étant causé par les députés canadiens-français qui par snobisme s’obstinent à parler anglais).M.Cahan semble bien disposé à l’égard du français et il est à présumer que la question se réglerait assez vite sans les intrigues auxquelles certains des fonctionnaires intéressés se sont livrés.— 01.A.On parle beaucoup de désarmement depuis quelques jours, dans certains de nos journaux.Il n’est peut-être pas inutile de reproduire quelques textes qui montrent de quelle façon les Allemands conçoivent le désarmement moral.Les apôtres du pacifisme —— nous en avons beaucoup au Canada — pourront méditer ces quelques extraits publiés par M.E.L.Ney et cités dans VAction française par Georges Gaudy.Voici quelques exercices de grammaire et de chant à l’usage des petits écoliers de six ans: Les nouveaux sabres, votre tambour, vos fusils, sou canon.(Julius Edert, Zu Hause und tu Iteinhof.P.12.) Page 93, répétition : Qui entre dans la chambre ?L’oncle Otto.Il apporta à Itudi un casque reluisant, un fusil et un sabre en bois.Rudi alla chercher son cheval de bols et joua au soldat toute la journée.Page 103, poésies enfantines: «Noël»: Tambour, titre et fusil, drapeau, sabre et bien autre chose encore, voire môme toute une armée, voilà ce que je désirerais.Voici un texte conçu pour Inspirer aux petits Boches l’amour des Polonais (Gross-deutsclier Erzaehler).C’est un livre de lectures.On y montre un « vrai Allemand », Berthold Rlngmann, aux prises avec le méchand Polonais Gonskl.Le Polonais, étonné de cette résistance inattendue, hésita.Puis, 11 alla se terrer pour éviter la lutte ouverte.Mais il essaya d’autant mieux d’arriver à ses fins par les moyens de l’excitation sournoise et de la lâcheté (p.11.) Ces chiens (les Polonais) m’ont emmené avec eux, mon lieutenant ! SI vous voulez vivre aujourd’hui, il ne faut pas être Allemand.Ils m’ont maltraité avec les crosses de fusil à en perdre connaissance, èt je me suis' retrouvé par terre, ligoté, la gueule en écume comme un chien enragé.(p.21).Quand on a bien travaillé, on se délasse en chantant.Le sieur Markus Koch s’est employé à composer des chants pour la Jeunesse.Voici un beau morceau extrait de son Singbüchlcin.Ce petit livre de chant a eu la faveur d’une approbation du ministre de l’Instruction publique en Bavière.Chantons en chœur ce couplet pacifiste : Lorsque le tambour battit par les champs et les forêts com- i s russes en Oliver ASSEL1N com- i.La salade municipale au pa- , Répudié par M.Houde avant les élections d ordre de M.Biggar (cê n'est pas ce que celui-ci a fait de plus mal), M.Bray a aussitôt offert son ours à M.Victor Marchand, qui l’a accepté avec d’autant plus d'empressement que Bray avait eu dès le commencement l’appui actif de son ami de coeur M.Gabias.C’est grâce à ces amitiés nouvelles et anciennes que l’ancien « Boss » a eu sur le Dr Côté, un honnête homme, une si forte majorité.On n’a donc pas été pris d apprendre, au lendemain des élections, que Bray, comme Houde, comme Desroches, avait son groupe, et que ce groupe, composé de huit conseillers, tiendrait dans l'organisation du Conseil la clef de la situation.Au fond, le groupe Bray, ce n’était que la fraction la plus faisandée du groupe de dix commandé i par M.Mouette.« Pit » Mouette au Comité exécutif, à la Commission métropolitaine, à la Commission des (Water Board), le public, tout gobeur qu'il soit, eût trop crié: par Bray, on croyait avoir meilleure chance d’arriver.Malheureusement pour le « Boss » et ses comparses, l'affaire n'a pas marché: M.Houde a beau avoir du coffre, de l’olfactif; même pour son nez qui en a senti bien d'autres; Bray est décidément un peu « avancé ».M.Houde aura pourtant besoin d’une alliance, car .il ne compte guère, dans le nouveau Conseil, plus d’une douzaine de partisans sûrs.Il ne manque pas d’amis de M.Desroches, ou Voilà une vue de gros bon sens qu’on ne Louve malheureusement pas toujours dans es sociétés d’archéologie linguistique qui p réclament chez nous du parler fran-pis et quelquefois du bon parler français.Lu fait, c’est parce qu’ils ne comprennent Sen à la question linguistique et qu’ils ont u, sur ce point, l’esprit faussé par quelques Bis de dictionnaire et les indigénistes de la imillc du Devoir (« nous parlons et écrions aussi bien qu’en France»), que mains lecteurs occasionnels de I’Ordre Lus écrivent dès lettres comme celle-ci, tçue à l’occasion de certain article de notre Wlaborateur Don Quichotte: noue en avons une l l Candidats sans le savoir.t Les élections terminées, j'ai reçu des expressions de sympathie de la part d’électeurs bienveillants et d amis bien intentionnés qui se désolaient de ma défaite dans le quartier Laurier et déploraient le fait que les votants canadiens-français ne se fussent pas solidarisés pour élire uti des leurs.Cette sympathie m’a profondément touché et je prie mon homonyme Orner Langlois, journaliste comme moi — c’est sans doute l’ori-tphe de la confusion — d’accueillir ici 1 expression de cette sympathie à laquelle j’ajoute de qon coeur la mienne, bien que je ne connaisse pas cet homonyme que le sort n’a pas voulu favoriser.i; Ni Orner Langlois ni moi seillers municipaux; mais il semble bien que le qandidat Cambronne ait été plus chanceux que nous, car on a déjà commencé à entendre son mot fameux résonner à l’Hôtel-de-Ville et jusque dans les vespasiennes.Gloirp à Cambronne et m.la guigne! — C L sur- i commu» A propos d’une tragédie.L’Evénement commente ainsi l’élection de Camillien Houde à la mairie et les « réactions des journaux de Montréal » ; Plupart des Journaux de Montréal s’empressent de faire un brin de cour au jouteur victorieux et aux échevins élus aux élections municipales de la métropole.A l’oxçep-tion dé l’Ordre qu( justifie bien sa raison d’être, nos confrères paraissent se préoccuper des intérêts de personnes et de partis, trop s'inquiéter de la chose publique.Cette force servile d’abdication ne fait pas honneur à la profession.eaux hitlérien.coran : J’ai lu avec intérêt votre article: « Refran-mlion ».Je Vous donne raison du ent à la fin.Mais comment se fait-il que Votre iimablc journal nous avait un domestique.Il y avait aussi trois guides sauvages, pour conduire les traînes, six artisans écossais pour des travaux à faire dans la Colombie anglaise, et deux Muskégons pour nous frayer un sentier à travers les forêts, les marais et les petits lacs gelés qui se trouveraient sur notre route.Nos effets, et les ustensiles propres à l’usage des voyageurs qui ont à parcourir ces horribles contrées pendant l’hiver, furent placés avec soin et symétrie sur une traîne 'longue de 2 mètres 30 centimètres (7 pieds 6 pouces anglais).Sur cette traîne, j’ai relevé les articles suivants: vêtements, raquettes.fusils, petite batterie de cuisine, tabac, calumet, thé, sucre, rhum, viande d’orignal, tranches de la bosse de bison, graisse, gros craquelins et farine.Tous ces articles étaient renfermés dans des boîtes en ferblanc, et les autres roulés dans des bâches.Le poids du chargement de ma traîne, y compris le poids de celle-ci, px>uvait atteindre 100 kilos (220 livres anglaises), mais mes deux chiens esquimaux la remorquaient sur la neige sans qu’ils parussent être fatigués en arrivant le soir au campement.Ces animaux, utilisés par toutes les factoreries du Nord-Ouest, sont d’une grande force et d’une extrême puissance de travail.Ils ont cet avantage sur les autres chiens qu'il leur faut moins de nourriture et qu’ils ne souffrent des pattes que fort rarement dans leurs courses hivernales, circonstance qui, plus que tout le reste, épuise les chiens de trait.Raquettes aux pieds, la caravane se mit en marche sur la rivière Hayes, qui était solidement gelée et couverte de neige sèche d’une épaisseur de 20 centimètres.Nous suivîmes ce cours d’eau jusqu’à la Rivière au Renard, son principal affluent.Les bois des collines baignées par la rivière Hayes avaient été récemment ravagés par le feu, qui avait parcouru toute cette étendue de pays depuis la dite une émis par des villes ou des sociétés financières comprennent aussi des loteries, sous forme d’obligation i lots; chacun de ces emprunte doit être approuvé par une loi spéciale.Dans les loteries de cette classe, à un rang très modeste se range notre jeu de loto; venu d’Italie, avec ses cartons, son sac de numéros, ses qulnes (rangées de cinq numéros sortis au tirage), etc., 11 a connu ses heures de vogue et donné à bien des soirées familiales des émo- Derniôrement, j'ai eu l'occasion de voir un film tançais refusé par la censure qui l’a trouvé scabreux.Mais Design for Living a eu plus de chance.Il apporte aux jeunes gens et aux jeunes filles une conception de la vie, une liberté de moeurs, un mépris du mariage qui font frémir, lorsque l’on songe que la jeunesse, sans expérience, peut s’habituer & de telles libertés.L’Idée de refuser tout accès du cinéma aux enfants de moins de seize ans est aussi mauvaise que l’autorisation de tout voir quand on a atteint l’âge le plus critique pour le corps humain, celui de l’adolescence.Quel effet pernicieux peuvent avoir des scènes lascives sur un bambin de dix ou douze ans T A mon avis, 11 n’en comprendra pas la portée, mais tout de même la loi fait bien de lui défendre un tel spectacle.Jusqu’à seize ans, l’enfant Ignore le cinéma; ensuite, 11 a le droit de voir lee scènes les plus osées de lu vie.N’apercevez-vous pas l’effroyable lacune de ce règlement ?Quand je vols sur l’écran les admirables dessins des Silly Symphonies, les scènes amusantes de Mickey Mouse, sans compter d’excellents films sur les voyages, les Inventions modernes et autres histoires absolument Inoffensives, je pense aux petits enfants qui n’ont pas le droit de voir de telles choses et qui restent chez eux, le coeur bien gros, pendant que les grands frères et les grandes soeurs, qui ont atteint l'âge de seize ans, ont le droit, brutalement, sans préparation aucune, de voir n'importe quoi.Cela manque d’harmonie, la transition fait défaut, et le jeune esprit qui Ignorait tout des choses du cinéma, a des soubresauts devant un film « épicé ».Tu as seize ans ! La sève de la vie coule dans tes veines, tu as besoin de combattre tes Impulsions par une morale plus vigilante encore; cela ne fait rien, tu as 16 ans, la loi t’ouvre toute grande la porte sur toutes les scènes de la vie.N'est-ce pas ridicule ?En voulant trop bien faire les choses, n’a-t-on pas tout simplement dépassé le but T II y a des pères de famille qui sont Inquiets chaque fois que leurs entants vont au cinéma.Malgré la sévérité parfois Inouïe de la censure, nul ne sait d’avance, ce qu’lis vont voir, et tant pis si un père, accompagné de sa jeune fille de 18 ans, assiste à un spectacle très osé.Morale! Que d’erreurs on commet en ton sons d'un seul.Ouvrons à.la jeunesse des horizons nouveaux, taisons-la voyager & travers les pays merveilleux du globe.N’oublions pas le bien que peut faire le cinéma dans une jeune tête d’enfant, car cotte Industrie, qui fait souvent tant de mal, peut faire aussi beaucoup de bien dans l’éducation des hommes de demain.On parle du cinéma à l'école, qui fait son chemin dans d’autres pays, mais ceci c’est une autre histoire, nous en parlerons prochainement.une sur un Male que dire des autres espèces jJ loteries î S Jeux de pur hasard, où l’habileté et J connaissances personnelles n’ont pas de place elles sont d’abord à déclarer légitimes ttj mômes conditions générales qui ont été tlxti au sujet de ces jeux.Basées sur des contrail payants, elles réclament que la liberté d prendre part soit parfaitement respectée, qj les conventions en soient proclamées de nJ niôre ouverte et claire, accomplies plelnemetl et dans le tirage observées avec exactltadJ toute fraude, tout artifice à l’avantage toi des organisateurs, soit des concurrents «ont condamner et constitueraient des Injuatlcl obligeant à des restitutions et des réparation! Mais, outre ces conditions générales, 11J pour ces diverses espèces de loteries de» col dltlons de moralité plus particulières qui ties nent à leur nature spéciale.Les loteries payantes et Intéressées ol pour caractère propre d’être plus encore q^ tout autre Jeu de hasard chargées d’espéml à la fols précise et prolongée.Le gain poullj est fixé, connu; 11 est parfois considérable,tj Intervalle de temps asses long s’écoule géai râlement avant le tirage.L'Imagination a tej loisir de s’exercer: que de châteaux les loterlj font construire .un Espagne, Jusqu’à ce qi l’événement vienne les réduire au même éty que le pot au lait uo Perrette! L'attirance 4i loteries est facilement de püleeance coniii râblé.Elle laisse cep mdant une large maq à la réflexion et à la mesure; malgré les il clames, les sollicitations, les exemples qi stimulent les désirs, ce n’est pas l’amblu affolante d'une salle de jeu ou la surexdtatk d’une partie de cartes.Le billet a une vale déterminée, souvent modeste.On riiqi moine dans les loteries de s’engager pli qu’on ne le devrait raisonnablement.811 était trop passionné pour elles, les Inened répétés corrigeraient aisément cette pawls 11 est plus facile à leur sujet que dans d’suta Jeux de hasard de résister eux .entratnemÿ ou aux excès.tlons qui n’avalent rien de troublant.Loterie» de bienfaisance c) Plus souvent, les loteries qui nous sollicitent sont des loteries de bienfaisance, destinées à soutenir des oeuvres de charité ou d’intérêt général.De telles loteries furent nombreuses en France aux XVIIe et XVIIIé siècles: l’Hôpital général de Paris fut érigé grâce à l’une d’elles en 1668; une autre dota en 1701 les vingt-quatre quartiers de la même ville de pompes à Incendie; plus tard se succèdent les loteries de l'Hôtel de Ville, 1741; des Enfants trouvés, 1764; des Communautés religieuses, de l’Ecole royale militaire, 1767; de Piété, 1762.La loi de 1836, complétée par divers règlements d’administration publique, permet aux préfets, sur rapport des maires, d’autoriser de telles loteries; très restreintes jusqu’en' 1860, ces autorisations se sont multipliées surtout depuis 1870; ces loteries sont facilement très productives; nos oeuvres catholiques en useraient volontiers; Il n’est pas sans Intérêt de noter qu elles s’exposeraient à des poursuites et à des amendes si elles se passaient d’une autorisation officielle qui leur serait généralement refusée; en fait, cependant, une certaine tolérance existe quand la loterie reste dans un cercle restreint et qu’elle est de peu d'importance.Loterie» organisée» par l’Etat d) Enfin ¦— comme dernière espèce de loteries, — Il faut mentionner les loteries organisées directement par l'Etat pour se procurer des ressources financières.Ces loteries officielles ont été Inaugurées en France sous Louis XIV.Au cours du XVIIIe siècle, divers essais en furent tentés (par exemple en 1747, loterie de douse années, les billets de 600 livres, non seulement pouvaient gagner des lots, mais étalent finalement remboursés avec Intérêts, Journal de Barbier, édit.Charpentier, t.IV(J!eA$$-IS;).En 1776, comme nous l’avons dit, était organisée d’une manière permanente la loterie royale, qui, supprimée en 1793, fut rétablie quatre ans après et ne disparut, en vertu de la loi de finances du 21 avril 1832, qu'à partirfu 1er Janvier 1836; les tirages y étalent fréquents, tous les quinze jours, et le mode asses compliqué; l'on pouvait miser non seulement sur un seul numéro, male sur plusieurs unis ensemble; la sortie, évidemment très rare, de ces ensembles donnait lieu à des gains qui pouvaient proportionnellement devenir considérables; ainsi, pour le quine (liaison de cinq numéros), on aurait reçu 40 000 fols la mise.Georges PETOLAS A lire pour l'originalité des vues: Mo» Encrier.de Fournier, 2 vol.à 50 sous chacun; 1,'Oeuvre de l'abbé Groulx, par O.Aaeelln, contenant considérations sur régimes français et anglais au Canada.1 vol.à 25 sous.En v.ft I ORDRE.Ajouter 7 sous pour le port.Laissant le lac du Genou à notre gauche, nous arrivâmes, presque cristallisés par ce froid excessif, au poste d’Oxford vers une, heure après-midi.M.Todd, chef de cette petite factorerie, nous souhaita la bienvenue et nous reçut cordialement.Nous séjournâmes deux jours chez ce bienveillant gentilhomme.Madame Todd souffrait d’une sorte de mélancolie, cruelle maladie contractée après un séjour de plusieurs années dan?ce pays de désolation.Ce poste d’Oxford est situé sur une pointe très élevée au dessus du lac de ce nom.Longitude: 98° 29’ ouest.Sa distance de York est de 364 kilomètres (226 milles).Partis le matin du 19 décembre, nous campions le soir à l’extrémité sud-ouest du lac Oxford, nappe d’eau très profonde et longue de 40 kilomètres (25 milles).Sa configuration est irrégulière.Il est riche en poisson exquis, la truite y abonde et est d une grosseur énor- Le système parlementaire Certains de nos compatriotes croient encore que nous, Canadiens français, sommes les seuls à faire servir la politique à notre enrichissement personnel.L'histoire nous apprend que les Canadiens anglais ont édifié maintes fortunes avec l’aide des pouvoirs publics, parfois à même les fonds publics.Lundi dernier, aux Communes, M.J.-F.Pouliot disait à l'un d'eux: < Lorsque vous étiez associé dans une certaine exploitation de la rivière Fraser, combien d’argent avez-vous réclamé du gouvernement î N’est-ce pas $37,000 ?» — Et à l’autre: «Parlez-nous des « passes » sur nos chemins de fer que vous avez quémandées pour vos parents, entre autres vos frères, qui sont des voyageurs de commerce ».Les deux messieurs ne répondirent pas.L'enquête de la Beauharnois révélait naguère les habiletés suspectes de M.Aird.Ce n’est pas en salissant la réputation d’autrui qu’on lave la sienne.Il ne faut pas cependant que, croyant être les seuls coupables, nous continuions de nous déprécier nous-mêmes.Les étrangers monnayent la supériorité que nous leur accordons gratuitement.Les Canadiens français obtÿrnnent-ils bien des entreprises du gouvernement fédéral ?Le système parlementaire donne lieu à de nombreux abus, les mêmes partout.L’Angleterre puritaine, pas plus que la France de Stavitsky; le Canada anglais, pas plus que le Canada français n'en est exempt.— D.D.K me.De notre campement, pour parvenir à la grande factorerie de Norway, nous eûmes à traverser une contrée affreuse, où le chaos primitif semblait se montrer dans tout son effroyable et horrible aspect.Malgré de formidables obstacles, et en dépit de la fatigue que nous éprouvâmes sur le petit lac des Pins où une tourmente nous aveugla, nous pûmes atteindre la rivière Franklin, que nous suivîmes sur un long parcours.Ayant franchi le portage Robinson, nous côtoyâmes la rivière et le lac Ouinépagoussi et, traversant des fourrés de sapins, nous arrivâmes à la factorerie de Norway le 24 décembre.Nous y fûmes reçus très cordialement par lè chef du poste, M.Ross.Madame Ross, belle Ecossaise, née à Montréal, fut pour moi pleine de bienveillance.i ! nom ! (Reproduit de la Documentation cathoUqi (A suivre) gavee-voue que Deaat LaagelUr est aujo: d’hui un- des plue gràn'da fabricants de réfrli rateurs.de pianos et d’harmoniums du Canil C’est aussi un des plue grande marchands du dloa et de tous articles d’ameublement d’i maison.Ce Canadien-Français entreprenant, I de mes oeuvres, fait honneur à sa nattonalit! i son pays.— 610 eat, rue Sainte-Cathifi Tél.: HA SU1.Mais alors, que faire î Faut-il que la censure soit encore plus rigoureuse ?Non ! Trop souvent elle dépasse les règles du bon sens et traite les personnes adultes comme des enfants au biberon.A mon humble avis il faut donner aux entants, aux jeunes et aux vieux, le droit d’aller au cinéma, mais il faut que le spectacle soit différent suivant qu’il s’adresse à l’une des catégories ci-dessus.C’est à la censure qu’il convient de classer les films, et c’est aux théâtres qu’incora-| be le soin dé préparer un programme homo- Paul MORIN m (A suivre) (2) Il faut lire, évidemment, « long de 100 kilomètres et large de 5 mètres ».Le Dnmnn est un asphalte de roche synthétique qui joint & la plasticité indispensable à la bonne circulation l’adhérence suffisante pour prévenir les accidents.L* « Ordre » ne vous trompera jamais délibérément.11 s’efforcera de vous tromper à son insu le moins souvent possible.' (r-e) On dit que les députés auront la 11M de donner leur vote pour ou contre la lé* lation des loteries pour fin de charité, fl que soit leur parti.Il semble donc quel gouvernement ne veuille pas se compromet! en prenant une attitude définie à.ce ni M.Bennett ayant toutefois manifesté j opinion, lors du congrès des gouvernent* provinciaux, on peut s'attendre à ce quel plupart des députés conservateurs suivent! cilement la ligne de conduite que leur a tj cée le grand Bouddha.savoir à quel prix on les obtient et leur préférer ceux qui ont mis à mûrir le temps qu'il faut.représentants, il fallait que la conciliation fût vraiment impossible, d'une impossibilité évidente à crever les yeux à tout autres qu'à des diplomates professionnels.Constatant que la Conférence du désarmement s'est vouée à la faillite dès le début en oubliant de iaire une « distinction essentielle », la Patrie écrit : Les Etats réunis à Genève ont cru pouvoir éluder la question de l'égalité en réglant celle de la sécurité.Ils n'y ont pas réussi.La France n'a jamais obtenu dé la Grande-Bretagne et des Etats-Unis le degré de sécurité qui lui eût permis de laisser réarmer l’Allemagne.Mécontente de ce qu'on lui offrait, celle-ci s'est refusée à tout arrangement, notamment à l’accord de principe franco-anglo-américain du 14 octobre dernier.L’Allemagne a effectivement réarmé.Les garanties de paix Inscrites dans les traités de paix n'ont pas l'efficacité sur laquelle on avait compté.Le seul moyen d’en sortir — et l’on commence enfin à y songer — serait d’aborder le problème sur ses données non pas Idéales mais actuelles.« Les garanties de paix inscrites dans les traités de paix n'ont pas l’efficacité sur laquelle on avait compté.» Il sera beaucoup pardonné à la Patrie pour avoir écrit cette phrase.Mais oublie-t-elle que cette admission au sujet du désarmement infirme tout son récent plaidoyer pour la S.D.N.?dure que, dans l’esprit des électeurs anglais de Montréal, la victoire sert admirablement le parti tory.Nous voulons nous tromper mais nous ne trouvons pas d’autre motif que celui-là pour expliquer l’élection du 9 avril.(.) REVUE DE LA PRESSE En apparence, nous aimons les enfants.A considérer ceux qui ont grandi, minime proportion, il est, bien évident toutefois que nous lee aimons mal.Soit paresse, soit incompréhension, nous leur passons toutes leurs fantaisies.Du nourrisson fc la débutante.l’autorité des parents subit une éclipse totale.C’est la domination du caprice, de l’humeur, - de l’inconscient.On s’incline devant les cris du bébé, on cède devant les pleurs du gamin, on se rend à l’entêtement de la fillette.Plaignons les pauvres mioches qu’une marâtre taloche soir et matin ; plaignons davantage les victimes de la maladive tendresse de leur famille.Réfléchissons bien à l’humiliation que l’on inflige de propos délibéré à la métropole et à la province et demandons-nous si tout cela ne fait pas partie du plan Bennett, en vue d’unô élection prochaine.Nous avons surpris trop de confidences, en ces derniers jours, pour n’être pas sur le qui-vive.I L’élection de M.Houde Le Soleil a été évidemment impressionné par la main que M.Houde a fait mine de tendre à M.Taschereau.Il se plait à découvrir un nouvel homme en M.Houde.Le nouveau maire est toujours le démagogue des anciens jours.Nous ne nous fai- Le Devoir s’est décidé, mercredi soir, à parler de l’élection de M.Camillien Houde à la mairie.Comme il fallait s’y attendre, M.Dupire, dont l’article couvre trois colonnes, Tuïï!rr.raU”n,pràT.èuïïÆ! implacable.Un quart de son article vise a se s’est montré beaucoup moins violent et desmoquer de la Presse et du ralliement de ce tructeur que par le passé.Sa campagne a été journal à l’équipe nouvellement élue, alors que aussi calme que celle de ses adversaires.Sous M.Dupire commence lui-même son article par cù rapport, 11 s est amélioré.Il a su profiter - ">= * : « Nothing ,u=ce«U lit.T.SuiV ul” success.» .raffinement qui pourrait lui être utile.Mais Ensuite M.Dupire se fait fort d’avoir pré- nous n’espérons pas grand’chose de ce poli-dit la victoire de M.Houde, victoire facilitée, ticlen retors, qui manque de tout ce qui par ses prédécesseurs, écrit-il.Cela lui donne fait) homme public vraiment utile.'•««»?» *«-b- i b» j&ft.tssr \t.adversaires du vainqueur ».m.Houde emporte avec lui, à la mairie de Montréal, l’animosité qu’il nourrit depuis longtemps contre le chef qui l’a supplanté à la tête du parti conservateur de cette province.S’il y a lutte entre l’un et l’autre, on en verra de belles.2 On voit par là quelle est la liberté tique de nos dépistés quand ils votent, opinion sur le projet de loi qu'on leur soud cela n'a aucune importance.D'ailleurs ils w ont généralement pas d'opinion.Ils votent * selon l’inspiration des chefs de groupes.Qd le ministère présente une mesure sous son f tronage, on impose donc aux députés l groupe majoritaire de voter comme le
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