L'ordre, 2 mai 1934, mercredi 2 mai 1934
.______________________v .¦.m sSBffi L’ORDRE RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois En ville, par la'poste.SV.00 $4.73 $2.50 Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 $3.2$ $1.75 Espagne .Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 Autres pays.$8.00 $it25 $2.25 i PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU Administrateur 0n est prié d'envoyer toute correspondance à la case 4018 de l'H&tel des Postes en mentionnant ,ar l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.i Quotidien de culture française et de renaissance nationale ¦ / ' .; .Directeur-fondateur i OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'qvance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair j Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.U * .première année—No 45 Le numéro; 5 sous Montréal, mercredi 2 mai 1934 cipaux scs hommes paravents et hommes de main.Soit dit sans mettre en cause le dénommé Hulse, que nous ne connaissons pas personnellement.Mais le fait demeure que la place de directeur du Bureau de l'estimation immobilière, usurpée par un Anglo-Canadien, revient en droit strict (à égalité de compétence) à un Canadien français bilingue.N’y en a-t-il pas un qui ait la compétence, les états de service requis pour cet emploi ?Et s’il ne s’agit pas d’une manoeuvre malodo-.rante de petit clan, ce sera une belle occasion pour M.Houde de rabrouer le sans-gêne de M.Ferns.«BLEU» OU «ROUGE»?Économie d’aveugles Les beautés Je la statistique Notre ministre du commerce % .D’après la loi proposée par M.Bennett «¦j pour la régie des marchés de produits .:.naturels, une denrée en régie ne pourra ; se vendre hors de la province d'origine .fans le consentement du gouvernement.I Il n'est' rien de tel pour vous prêter figure d’homme «calé», dans un parlement anglo-canadien, que de réciter des colonnes de chiffres et de sembler y comprendre quelque chose.M.Stevens, notre ministre du commerce, est un des sorciers du cabinet Bennett.Sa réputation de praticien rompu aux affaires est solidement établie sur une dizaine de discours comme celui qu’il vient de prononcer à la Chambre des Communes.Il a parlé pendant une heure et demie.Il a lu la liste de 248 compagnies, dont les capitaux dépassent $460 millions, et qui ont formé 56 mergers ; il a cité largement ensuite un livre du « Professor » Gregory sur « l’or, le chômage et le capital ».Puis M.Stevens s’ept assis.La Chambre des Communes et la population du pays connaissent son opinion sur le budget Rhodes et l’impôt sur l’or.Nous pouvons, nous aussi, nous qualifier de praticien rompu aux affaires à la manière de M.Stevens, en lui lisant quelques pages de l’annuaire du Canada.Ce serait d’ailleurs utile pour lui de consulter notre Doomsday Book national.Le ministre du commerce affirme : « Ce ne sont pas des marchés extérieurs qu’il faut pour nos produits, puisque le Canada en consomme la presque totalité.C’est la réglementation de notre production », donc l’Office des produits naturels, donc le code de législation sociale que préconise le surhomme de Vancouver.Les exportations du Canada, en 1932, s’élevaient à $576 millions (M.Stevens réciterait les chiffres au long).La récolte de blé fut évaluée à $129 millions, et nos exportations de cette denrée,, à $115 millions.La production totale du bois était, en 1930, de $206 millions ; nous avons exporté du bols et des produits du bois, en 1932, pour $175 millions.Il est difficile d’évaluer la production métallurgique ; nos ventes de métaux (non compris le fer) se sont élevées à $69 millions, en 1932.Nous référons notre ministre du commerce à l’annuaire du Canada ; pourquoi ne lirait-il pas les pages 531 et suivantes, jusqu’à 555 aux députés de la Chambre ?Il serait consacré « expert » dans le commerce d’exportation ; tous béniraient T&iqûGte aur Ir «fmais- Kuÿiifg » .•"'uniquement parce qu’il est là.Des sophistes de cette espèce, il en est plusieurs parmi les députés anglophones d’Ottawa.Ils passent pour des demi-dieux de la finance et de l’économie.Leurs théories nébuleuses ont entraîné le pays à tenter des expériences de toute sorte.L’Office des produits naturels qu’on cherche à justifier par des discours spécieux cidé de porter à.l’ordre du jour de la conférence Interparlementaire de Stamboul, qui aura lieu cet automne, l’étude de la procédure parlementaire afin d’améliorer et d’assurer 1 l’indépendance de l’élu à l’égard des influences extraparlementaires.Elle a désigné com- , Le gouvernement Bennett hausse les tarifs au gré des industriels et des producteurs.On s’inquiète peu de l’intérêt du consommateur.Politidœs et producteurs croient aziui^r Jg lez qu'on vous, aide, appliquez-vous à le | ancien ministre de l'instruction publique mérUeft Un Canadien errant .L’ORDRE — Montréal, mercredi 2 mai 1934 2 x Une étude sur l’hitlérisme Plan-Wirtschaft La situation dans la Sarre I Histoire du National-Socialismeo> ;|A il1 Le Führer a déclenché le 21 mars, à 11 [ heures du matin, l’offensive de printemps contre le chômage.L'événement a eu lieu i , bous forme de radiodiffusion — technique-ment mal réussie — émise d'un chantier l 1 ; d’autostrade des environs de Munich.Les feuilles se répandent en commentaires dithyrambiques sur cette initiative géniale tout en dressant la liste des travaux publics et des commandes d’Etat qui vont permettre de donner du travail à plusieurs centaines de milliers d’ouvriers encore chômeurs.Dans les milieux gouvernementaux l’on se rend compte toutefois que cette reprise d'activité de la production, n’ayant le plus souvent d’autre origine que des initiatives officielles, n’enrichit pas le pays.En dépit de toute mystique : hitlérienne, un Etat comme un individu : n’accroît sa fortune que par l'excédent de ses recettes sur ses dépenses.Or, la baisse constante des exportations — des recettes — i alarme les cercles dirigeants.L’on vient de voir que le Troisième Empire, très appauvri de devises (les banknotes ne sont plus couvertes qu’à concurrence de 8%), très affecté de voir sa balance du commerce devenue passive, a décrété la surveillance de l’emploi de certaines matières premières.Il craint en effet, sans blocus économique étranger déclaré et par le simple effet do l’effondrement des exportations, de rencontrer des difficultés de plus en plus sérieuses pour ses approvisionnements.L'Allemagne hitlérienne va-t-elle introduire la carte de cuivre, la carte do coton, la carte I de laine, etc.?Ce contrôle des matières premières pour prévenir une disette possible n’est d’ailleurs que l’un des aspects de cette économie contrôlée (Plan-Wirtschaft) vers laquelle le régime s'oriente de façon toujours plus nette.ductions industrielles sont aussi limitées, réglementées.Le contrôle des matières premières aura pour conséquence, si la disette s'accentue, des restrictions et des standardisations de production.Les usines touchées devront travailler selon les consignes directes d’un office répartiteur des matières premières rationnées et renoncer à leur liberté d'action.Il est aussi question d’organiser des cartels d’exportation, c’est-à-dire des ententes entre fabricants, commerçants et banquiers allemands pour effectuer l’exportation au moyen de comptoirs de vente dans lesquels l'Etat aura — par exemple pour les questions de transports, de contrôle des rentrées de devises, de fixation du taux des avances de crédit —- un droit non seulement do regard mais de main mise.SI ces projets évoluaient complètement, l'Allemagne s’orienterait en somme vers une sorte de monopole du commerce extérieur.Et l’on nous permettra peut-être de demander respectueusement ici quelle différence existe entre ces tendances étatlstes et les théories économiques bolchéviques ?La propriété n’est pas abolie en Allemagne nazlste, mais apparemment la libre disposition de cette propriété est fortement compromise.Rappelons d’ailleurs que la devise du régime est « Intérêt général avant intérêt particulier » et que le Troisième Empire ne reconnaît à l'économie privée que ce seul rôle : subvenir aux besoins du peuple Uîa-darfs-Decltung).Dans son discours d'ouverture de Munich le Führer a donné un avertissement aux amateurs de dividendes rappelant qu’il ne toléreraient pas les profits personnels réalisés au détriment de la communauté.(En existe-t-il d'autres?).par ordre supérieur, et on lui présente le texte tout prêt d’une proclamation de ^ solution qu’il n'a que la peine de signer Goering n’avait pas eu le coeur de lui f*jr, de vive voix, ce gros chagrin.Mais les viem militants de la Sarre ne l’entendaient pg( j, cette oreille, et quand le pays pavoisa, au jWt de la proclamation de la « Deutsche Front > ils refusèrent d’arborer leurs bannières, Voici donc nos Sarrois rassurés jusqu’au jour du plébiscite.Toute pression est sévi, rement interdite.Des formulaires d’adhésioi sont répandus à profusion dans tous les map.sins.Chacun peut signer.On ne prend aucm engagement.On se déclare simplement (t, vorable au retour de la Sarre au Reich.Ce], n’a l'air de rien.mais c’est une sorte de pli.biscite anticipé.Et ceux qui ne signeraient pas?On les retrouvera bien plus tard I Hit Rhodiu, Me salts I Mais si le plébiscite est déjà fait, à quoi bon occuper le pays, l’ari pI0.chain, pour une simple formalité ?O Rocch.ling.« plus fin que vous n’est pas bête », & 'alors ce serait la marche aux urnes en serrés, comme aux jours du régime Slum,., et les piquets d’observateurs devant tous |t"J locaux de vote I Et le tour serait joué ! La Société des nations tombera-t-elle da» le parineau ?Ce serait le comble 1 Il y a du nouveau dans le Bassin de la Sarre.On sait que la « Commission des trois » que préside le baron Aloysi avait chargé un comité de juristes de rapporter sur différents points touchant au plébiscite qui doit avoir lieu dans ce pays au commencement de l’année 193).Il s’agissait notamment de préciser le sens de la clause du Traité de Paix qui veut que la votation ait lieu par communes et par districts.Les districts seraient conformément aux conclusions de ces experts, les districts électoraux établis pour les élections au « Landesrat ».Les juristes, qui ont aussi examiné les modalités du vote, n’ont pas.donné d’avis sur la question des forces de police qui pourraient être désignées pour en assurer la liberté et le secret, estimant que cette affaire était du ressort du Conseil de la Société des nations.C’est donc un point capital, qui est encore en suspens et sur lequel le Conseil du mois de mai tiendra sans doute à prendre des décisions définitives.Bien que l’agitation na-ziste ait cessé en Sarre depuis la création de la « Deutsche Front », il est cependant évident, pour tous ceux qui connaissent la mentalité qui règne en Allemagne, que sans la présence de forces suffisantes, une pression illicite ne saurait manquer de s’exercer au moment voulu si des mesures tout à fait spéciales ne sont pas prises en temps opportun.A cet égard, la création de la « Deutsche Front » ne saurait donner le change.Cette création est l’oeuvre, surtout, de Hermann Rocchling, le grand industriel, passé maître dans l’art savant des contre-attaques.Sentant le tort que les violences des nationaux-socialistes pouvaient faire à la cause du rattachement à l’Allemagne, il réussit à obtenir de Berlin la dissolution du parti national-socialiste en Sarre.Le mot d’ordre de la « Deutsche Front » est de faire sans pression le ralliement de tous ceux tjui, en dépit de leurs divergences d’opinion, désirent faire retour à la mère-patrie, en supprimant l’obstacle que.représen- et les interdits par la commission de gouvernement — du sieur Spaniol, l’ami de Goering et le fondateur du parti national-socialiste sarrois, La manoeuvre a même si bien réussi qu’on a obtenu le désevoeu de Spaniol.Cet épisode est d’un comique achevé : soupçonnant le sert qu’on lui réservait, Spaniol s’envole par avion vers la cité berlinoise.Il va trouver les maîtres de l’heure, qui lui prodiguent des assurances réconfortantes.Il repart soulagé.Il atterrit à Francfort.Là, ô douleur, il fallut déchanter.Un ordre venu de Berlin signifie au pauvre Spaniol atterré qu’il est bel et bien dégommé i ¦ — i ; national-socialiste, et envoie Goëbbels à Berlin pour y remplacer Stresser.Toutes ce» intrigues montrent à quel point chacun, dans le parti, essayait dç se tailler la première place et que les amitiés comptaient pour fort peu dans ce mouvement soi-disant national.C’était la course à la première place, du plus petit au plus grand.Le frère dé Gregor, Othon Strasser.éditait une feuille dans laquelle il préconisait l’indépendance des cellules par rapport au pouvoir central, c’est-à-dire à Hitler.Il fut, lui aussi, forcé de se démettre et de quitter le parti.On peut dire que les années 1927 et 1928 sont les années Goëbbels, comme l’année 1925 avait été celle de Strasser.L’obscur fonctionnaire révéler un propagandiste de premier ordre.(Suite) Celt à partir de 1924 que le parti national-socialiste commence de jouer un rôle politique important dans l'histoire de l'Allemagne con-' temporaine, pourtant déjà si bien pourvue de partis et de volontaires de toute nuance.Si la croix gammée est appelée un jour à absorber ou à détruire tous les autres groupes, c'est que les chefs nazis n’ont jamais cessé de faire une propagande intense et remarquablement bien choisie.On ne peut concilier les masses que dans la haine commune d’une chose, d’une idée, d’un pays ou d’une race, et c’est à quoi Hitler et ses lieutenants vont s’attacher.Nationalisme exacerbé d’un côté, antisémitisme farouche de l’autre.En concrétisant l’attaque, le parti hitlérien répandra de plus en plus ses idées dans le public, jusqu’au moment où il sera considéré comme le seul sauveur possible.C'est la faillite de la multitude des partis qui a valu au parti nazi son énorme succès.Pendant toute l'année 1924, le mouvement progresse, mais subit une modification profonde.Roehm crée une nouvelle armée, Ludendorff s’agite et Hold, président du conseil bavarois, est presque gagné aux idées hitlériennes.Le Führer cherche à rester dans les limites de la légalité, afin de pouvoir poursuivre son oeuvre.Il faut reconnaître qu'il a parfaitement réussi dans cette tache difficile et parfois" même dan- : I i H i ¦i.! 1- : i , v va se mais il n’a pas le sens politique de son chef.S'il a fait des études universitaires très complètes, il surpasse encore Hitler en connaissances mal assimilées.Le Führer avait acquis des connaissances dans un domaine spécialisé: celui de la politique étrangère: chez Goëbbels, on ne constate aucun savoir réel.Mais, par exemple, dans le domaine de la propagande, il fut incomparable.Cependant, il n’y eut pas que les.discours de Gocbbels pour aider à lz.fortune du parti.Des renforts vinrent de la droite et le comte Rcvcn-tlow, celui qu’on avait exclu du parti quelques années auparavant, se range sous la bannière gammée, sans conditions.Année trouble que celle de 1929 où éclate à Berlin un mouvement national-marxiste provoqué par les déclarations des Strasser et même de certains chefs natiooal-iocialislcs régionaux.Les nazis se brouillent même avec la Reichiwehr et leur chef passe à la menace.Il sait bien pourtant que sans Reichswchr, pas de Ille Reich possible.Mais voilà qu’en 1930.le République commence à chanceler.Le fameux industriel Hugcnberg, dans sa cam- l ! 1 rangs j ¦ ,'v.v Marcel DU PASQUIE* (La Gazette de Lausanne) -—• — % faire «avoir que depuis environ un an, elle vind tout ce qui «si nécessaire â l'ameublement d une maison, toi que; meubles, tapis, réiriat.rateurs électriques, poêles, etc.Cela paiera de visiter son établissement ear iiu vend meilleur marché qu'atlleurs.610 est, ru! 8.Catherine.Tel.: HA.8111.h ' gereuse.Le nord de l'Allemagne commence à être sérieusement gagné à la cause hitlérienne en 1925, Lud'endorff est éliminé du parti, qui reçoit quelques puissantes recrues dans les personne* de Gregor Strasser, Graefe, Reventlow et Fritich.Au mois de janvier a lieu la réconciliation des chefs dissidents, et le mouvement reprend une nouvelle ampleur.La politique bavaroise de Hitler échoue et la rentrée de Stresser dans le sein du parti déplace entièrement le centre de gravité du mouvement.En quelques mois, le parti hitlérien avait été ruiné et ses soldats avaient en grande partie déserté.Dès la réapparition de Strasser, les progrès redeviennent foudroyants.Cet homme organise dans l'Allemagne du Nord une aile marchante du parti national-socialiste qui réussit partout, sauf fc Berlin.Il se rend en septembre dans la Ruhr.Il y découvre un obscur, fonctionnaire, Paul Goëbbels, qu'il fait secrétaire de la Rhénanie du Nord, après avoir découvert, qu’ils partageaient tous deux les mêmes idées en politique intérieure et extérieure.Les deux hommes sont partisans d'une dictature socialiste, comme on peut s’en rendre compte en lisant le journal du parti de 1925, Avec l’obstination force, d’une nature politique qui a une vision saine et spontanée des choses, Strasser repousse l’antisémitisme russe de Rosenberg.L'Allemagne, dit-il, ne devra jamais chercher un appui à l'Ouest, t Elle ne devra jamais soutenir le capitalisme américain ou l'impérialisme anglais contre la Russie.La place de l'Allemagne est aux côtés de la-Russie naissante, de la Turquie, de la Chine, de l'Inde.H n’y a que des défenseurs ou des adver» contractuelle auccéderalt pour l'Allemagne s aires du traité de Versailles.Puisque la Russie une Intériorité de fait, d’ordre financier et est contre le traité de Versailles, elle est l'alliée, économique.Et ceci explique, sinon pourquoi naturelle de l'Allemagne.Telles sont les idées votre tille est muette, du moine comment 11 des deux hommes qui ont, avec Roëhm, lé plus.A la fin de 1930, le parti est un élément faft que ]• Troisième Empire, bien* que vé- influé sur la direction du parti national-socialiste., important dams la politique parlementaire, ritable Etat-caserne, en attendant dee Jours Les Russes blancs réfugiés protestèrent et furent Hitler est dans l'opposition.De simple tribun, meilleure, préférerait de beaucoup en son soutenus par Rosenberg.Ce dernier n’ose atta- ü efl devenu chef d'un parti redoutable par coeur une convention limitative à une course quer Strasser, mais se rabat sur Goëbbels qui ,on extrémisme.Tout ce que les autres aux armements.avait, à cette époque, écrit un article qui frisait groupes vont perdre en force, il le gagnera en l'hérésie au point de vue hitlérien.Goëbbels avait Puissance.Hitler parle d abondance sur la en effet presque pris la défense des juifs en Pulque étrangère.Il oriente son parti contre disant qu’il était probable que le juif capitaliste .rrance d abord, et plus tard contre la Rus-et le juif bolchevik ne sont pas une seule et var.at.ons_ politiques sont remar- même personnalité., Il cherche a gagner du temps et de Une année passe encore.On est en' 1926.2%/°'’" le‘ el >\reuT Au congre, de Bamberg, on reorganise le part., faiblesse extrême, les évêques se prononcent qui tombe complètement entre le# mami de contre les nazis, les communistes sont irrésolus Hitler.Celui-ci organise une sorte de Tchéka’ et enfin la camarilla qui gravite autour du président Hindenburg travaille activement à saper ce qui reste de la constitution de Weimar.•i.VDIII I ,1 I \ ;ij] * ?* l I La Hollande est-elle menacée?L’on peut remarquer en passant que le système économique vers lequel le Troisième Empire semble s’orienter est, très exactement celui d’une économie de guerre.Pendant un conflit armé, le pays luttant pour son existence même, l’Etat devient une véritable organisation socialiste, tous lea efforts ne devant avoir qu’un but : la victoire et tous les Intérêts particuliers devant (théoriquement) s’effacer devant la loi suprême : le salut de la nation.Une Allemagne où chaque sujet d’Hitler ne travaillerait plus pour soi et les siens mais pour la communauté réaliserait donc cet' Idéal Spartiate et dès le temps de paix.Quelle que soit la suite des événements, l’aveu Inclus dans la décision de contrôler certaines matières premières et certains demi-produits afin d’assurer l’approvisionnement de l’Industrie témoigne des difficultés que causerait à l’Allemagne une course aux armements.SI une telle lutte était déclenchée les matières premières nécessaires à 1* guerre deviendraient l’objet d’achats massifs et subiraient une hausse énorme.Lee pays pauvres, démunis de capitaux nationaux et au commerce extérieur passif comme l’Allemagne hitlérienne, se trouveraient alors sérieusement handicapée.A l’Intériorité d’armements * * * I : On a vu que le ministre de l’économie, Dr Schmitt, a promulgué le 13 mars une loi reclassant toute l’économie allemande en douze groupes, dont sept pour l’Industrie.Cette organisation a un Führer suprême (Dl-recteur Phlllpp Kessler) et chacun dos douze groupes a un sous-FUliror.Toute cette organisation nouvelle de l'économie est aux mains de militants nazlstes, des hommes très 1 ' jeunes pour la plupart.Ainsi la natlonal-so-J elallsine voulant réaliser l’Etat totalitaire, Embrigade producteurs et patrons comme 11 S eaporallsé les salariés dans le Front du Travail.Les Verbande industriels et commerciaux sont en effet dissous.Ils représen-1 ; talent des coalitions d’intérêts' de produc-' leurs et Us étalent demeurés, dans bien des pas, des centres de résistance au régime.Dorénavant les Industriels d’une même branche ne pourront plus se concerter entre eux mais seront obligés de faire partie du groupe économique incluant leur spécialité et d'y obéir bu chef de section nazlste.Bien des grands Industriels qui commanditèrent largement le mouvement dans l’espoir d'en faire une machine de guerre contre les syndicats et le < marxisme », doivent constater aujourd'hui amèrement qu'ils n'avalent pas voulu cela.Le principe du « maître chez sol », détendu avec vigueur par le patronat contre les syndicats ouvriers, doit être maintenant abandonné depuis que l’Etat nazlste s’est arrogé tout droit de contrôle et de direction.La loi d’organisation du travail national laisse bien au patron son entreprise et des droits de chef sur son personnel ; mais le « conseil de confiance » de l’usine et les « commissaires au travail » de la circonscription sont des agehts du parti, assurant en fin de compte la soumission de l'entreprise aux directives de l’Etat.La loi de réforme organique de l’économie, classant tous les modes d’activité en douze sections, constitue un autre mode d’assujettissement des entreprises au parti.En d'autres termes, ni les salariés ni les patrons n'auront la parole, mais seulement le parti, décidant au nom de l’Etat totalitaire destructeur de volontés particulières.Il existe déjà, comme on sait, des monopoles de produits agricoles.Certaines pro- talent pour beaucoup les intransigeances brutalités des adeptes — d’ailleurs ir pagne contre le plan Young, s’adresse k Hitler.Le plébiscite allemand contre le plan Young et « le mensonge des dettes de guerre» étaient en réalité une protestation des dirigeants de l'industrie contre la politique étrangère de Strcsemann.Hitler avait toujours cherché à entrer en contact avec ces milieux.Or, c’est Hugenberg lui-même qui va le chercher et lui ouvre la porte.Son succès est maintenant certain.Il triomphe aux élections de Thu-ringe et Frick devient le premier ministre na-tional-socialiate de l'Allemagne.Malgré ces succès parlementaires cl financiers, on note de graves symptômes de malaise dans le parti.Les S,A.se mutinent, mais les fautes des dirigeants républicains vont en quelques mois rendre au parti national-socialiste toute sa On s'inquiète depuis quelque temps, am Pays-Bas, de l'acttvttê que déploient, te ton; de la frontière hollandaise, les natlonsur.socialistes du life Reich.Dans les réglons de l’ouest contiguës aux provinces de Oro-nlngue, de Drenthe, de même que le long du Ltmbourg, les nazis n’ont pas installé moins de vingt camps do concentration ou de travail.' i Prés de Meppen où se trouvent les champs de tir de Krupp et où Von est en train d'ex-pérlmenter une nouvelle pièce de 33 cm.es fait actuellement toute une série de terras, semente et de bétonnages.Les Hollandais 'se demandent dans «as conditions si les Allemands ne préparent pas, & leur frontière, une base d'attaque qui serait dirigée, par Oronlngue et la Frise, vers la digue de clôture.En cas de conflit avec la France, l’éven-tuallté d’une invasion de la Hollande ns semble pas devoir retenir l’attention des milieux de la Relchswehr pas plus qu'elle n's séduit l’état-major allemand en 1914.Mais certains milieux militaires nazis ont des conceptions stratégiques différentes, ainsi qui l'illustre « professeur de guerre » Hanse dont on a souvent entendu parler, et qui ne nourrit aucune sympathie pour les Pays-Bas; Ils seraient partisans dé l’Invasion du Lfmbourg hollandais pour contourner lés défenses des frontières franco-belges.W, y K **S4a*@*#*$*»e@+**eo*e*»#@$$@##* Jarry Automobile Limitée, «459.rue 8 - Pente ont done leur# dlvere dépote l'auto neuve ou usagés qui voua conviendra.Avant d'acheter, téléphonez-leur; PL 8321, Voue obtiendras dans t'échange les meilleures conditions.Le cabinet Muller tombe et se trouve remplacé du jour au lendemain par le ministère Briining, soutenu par les conservateurs nuance Hugenberg.Le public sc défia immédiatement de la manoeuvre, et le régime républicain fut de ce jour condamné.Il suffisait de crier : « A bas la politique ! », pour recruter des adhérents à n’importe quel mouvement.C’est alors que la plèbe entra en jeu.Strasser entraîna derrière lui des milliers d'individus qui devaient à un moment donné se joindre au parti national-socialiste.(r) Les auteurs de cette constitution n'avaient jamais pensé au colonel de la Reichswehr, fils du président.Son action fut immense.Brü-ning fait des propositions à Hitler.L'autorité du premier ministre chancelle, et le dernier chancelier parlementaire finit par être balayé.Hindenburg écarta la candidature du Führer à la chancellerie.Pap'en arrive sur la scène et Hitler rentre temporairement dans la coulisse.Des intrigues finissent par fane tomber Papen ; le général Von Schleicher prend le pouvoir, pour une période très courte, du reste.La chute du chancelier amena le retour de Hitler.Le 30 janvier, il était chancelier.Un mois plus tard, à la suite d'une faute stratégique du parti du centre, le Führer devenait le maître absolu de l'Allemagne, après des élections qui ne laissaient plus de doutes sur les sentiments populaires.Les autres événements sont trop connus pour mériter la peine qu'on les reprenne en détail : l'incendie du Reichstag, l'unification des états allemands, l'anéantissement des partis, les persécutions antisémites.L'histoire du parti national-socialiste cesse avec l’arrivée au pouvoir de Hitler.L’histoire qui suit est celle du IHe Reich.I I se , /i.(La Gazette de Lausanne) Camille LOUTRE (LaGazette de Lausanne du 29 mars) Pi Avant de faire un cadeau K uh communiant voyes chés Hlrke les chapelets, médailles, crucifix.médaillons, de même que les montres, ela Consultez-.-.leur liste de- prix.1240, BqusM (r-S) Phillips.TW.: LA 2121.Annoncer ses produits à V « Ordre », c’est un témoignage qu’ils sont de bonne qualité.L’ « Ordre » ne vous trompera jamais délibérément.Il s’efforcer» de vous tromper à son insu le moins souvent possible.i : I Le chemisier et marchand de confection pour hommes Basil* Tkledale, 838 est, rue Saint»-Catherine, expose pour le printemps une marchandise qui vous plaira.Bonne 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moyens nécessaires soient pris pour améliorer cette situation ».Voilà les termes précis du communiqué officiel.et de la finance et accepte la déclaration qu’ils veulent bien faire sur leur revenu annuel; et il refuse de faire confiance au menu fretin du public et d’accepter sa déclaration d appareil ?On se demandera si, sur les hauteurs du flanc ouest de la Montagne, il y a autant de percepteur# à domicile et s’ils se présentent aussi fréquemment.et aussi cavalièrement que dans certains autres quartiers.On n'est pas obligé de recevoir chez soi ces messieurs, d’autant que des colporteurs et des Dit la Patrie.ge"s P*us I°uches se présentent souvent sous ce Même à un dollar par année, les éminences Prét,ext8 et 9U= tout le monde ne songent pas grises du « Comité consulat!! des finances » a *aisurer J*6 leur identité.Ils frappent aux nous coûtent trop cher.Pour donner ce mot P°r*e,s au* heures où ils sont assurés de trou-d’ordre, ils n’avaient pas besoin de se réunir à jCr a P*u Pr®5 Partout des femmes seules ou l'Hotel-de-Ville.Tout le monde sait que l'éco- ¦ j a?t5 et s imposent le plus souvent corn-nomie s'impose.En restant chez eux, ils au- i me.°cs bouviers.C est déjà vexant pour ceux raient économisé à la Ville un dollar pour , qul ont ^quitte I impôt d avoir à produire leur chacune de leurs têtes et les frais d’éclairage re*u au n?0lns bsus les mois, car il vient de et de nettoyage de la salle où ils se sont réunis.ces gens a no* domiciles toute l’aqnée et, à Eminences, prêchez d’exemple !.' certaines époques, il en vient plus d'un par jour.C est encore plus vexant pour ceux qui La perception à domicile n'ont PaS d’appareil, car ces messieurs, munis ou non d’une pièce d’identité, cherchent à A la suite du Toronto Star, la Paine parle , s introduire dans les maisons, sous prétexte de de la perception à domicile de l’impôt sur les | vérifier la véracité de la réponse, ce qui est appareils de T.S.F.une violation de domicile; dans ces cas, ils Le Star de Toronto fait écho à des plain- sc muent souvent en colporteurs et font subir tes du public du (ait que des percepteurs aux Sens leur inconvenante sollicitation.Que pansent do porte on porto et Insistent sur le Gouvernement change le mode de percep- faisant valoir que les permis ont expiré le 31 q , déplacé 1 impôt pour en établir un plus mars dernier.Et l'on juge cette Insistance conforme a la constitution du pays qui a prévu injustifiable puisque, sur le permis de 108a, une répartition des impôts entre le gouverne-11 est stipulé qu’un délai de trente jours, jus- ment fédéral et celui des provinces, qu’au 1er mal, est accordé pour son renouvellement.Mais la Patrie considère cette question sous un tout autre aspect, Elle a beaucoup de sym- Il y a des gens qui voudraient que les pathie pour les inquisiteurs qui commettent, Canadiens-français oubliassent les vexations et au nom du Gouvernement, une véritable vio- les persécutions dont ils ont été les victimes Une revue éternelle dirigée par un Immolation de domicile.Ils travaillent à commis- en ce pays, dans l'espoir que nos pcrséculeufs lc*» •] n en pas davantage pour que |e sion, ces pauvres et ne reçoivent que dix-huit d’hier oublieront à leur tour leur antagonisme Devoir se découvre une ressemblance avec es sous par versement qu’ils perçoivent.C’est et que cette attitude réciproque inaugurera vétuste mais impérissable périodique.Admiron1 bien regrettable pour eux, mais ils n’exercent l'ère de la bonne entente complète et définitive, l'application que A.A.fait de cette anecdote: pas un métier qui puisse leur attirer une gran- A ceux-là, nous demanderons de retenir Nous Pourrions répondre la mémo cho** ppis mmmm dan, Umpire britannique ferait - exclusive- : dans son mode de perception.Le Gouverne et la commente au Droit, sous le titre Oran Vers l’éternité e'n -' mienne.ment 1 affaire do la métropole.I ment fait confiance aux magnats des affaires; giste d’abord; | Geavges LANGLOU Pris à partie pour son attitude Injuste envers la minorité catholique et pour la rébellion oranglste de 1914, le vicomte Crsl-gavon, premier ministre de l'Irlande du Nord, a fait cette profession de fol oranglete : «C« que j’ai fait dans le passé, je.le répéterai il tout au tout.Je suis d’abord un Oranglste, ensuite un homme politique et un merobrs de ce Parlement.» SI l'Intransigeance de ce premier ministre devait toujours Inspirer des actes conformes à la justice et au bien de l'Etat, elle serait digne d’être Imitée, mais les principes oran-glstes ne sont pas ceux qui sont supérieurs aux intérêts du bien commun ou ,qul engendrent l'ordre et la paix.Les minorités catholiques du Canada savent aussi Men à quoi b'gh tenir, sur ce point, que la minorité de l'Ulster.Aussi est-ce avec raison qu’elles regardent l’Oranglsme non seulement comme leur propre adversaire, mais également comme un obstacle à l'établissement de relations cordiales et à l’avènement de 1s justice.: I REVUE DE LA PRESSE La loterie honnête tous 1m Canadiens se contenteraient de ee procurer un ou deux billets et, en cela, la règle de modération est aussi satisfaite.La loterie que déaire M, Taschereau ne s'oppose donc pas aux données de la morale chrétienne et lea députés fédéraux ne sauraient la rejeter pour cette raison, k moins qu'ils n’invoquent une morale supérieure.On n’a pas fini de revenir sur cette question.Il • ne se passe pas de semaines qu'un ou plusieurs journaux y aillent d'un article.Nous-n’avons pas suivi au jour le jour la campagne de la Presse, momentanément suspendue, mais qui reprendra vraisemblablement à la veille du débat qui précédera le vote de nos députés.Hier, c’est M.Henri Girard qui consacrait à cette question Je premier-Montréal du Canada.M.Girard met d’abord ses lecteurs en présence de ce double fait que le gouvernement de Ja Province n’a plus les revenus suffisants pour défrayer ses dépenses augmentées des allocations aux chômeurs et autres suppléments onéreux, qu il ne peut raisonnablement augmenter son revenu en recourant à de nouveaux impôts, M.Girard en conclut que la loterie est le seul moyen honnête pour la Province de se tirer de 1 impasse financière dans laquelle l’a engagée la crise.Seulement il y a M.Bennett et le gouvernement fédéral.Il y a M.Bennett qui n’est pas tree disposé à admettre que la loterie soit un moyen honnête d’augmenter ses revenus, et d y a le gouvernement fédéral qui marchande aux provinces le droit d’organiser des loteries.M.Girard craint que les députés ne s’en laissent imposer par M.Bennett et s’emploie à convaincre le premier ministre que la loterie n’a rien d’immoral.Le libéralisme anglais Sir Herbert Samuel s’en sert pour tendre un appât grossier aux possessions britanniques.C’est le libéralisme anglais qui, en nous dotant des institutions parlementaires dont nos tribuns espèrent toujours plus de bien à mesure qu’il nous cause plus de mal, c’est le libéralisme anglais qui a endormi notre méfiance à l’égard de Londres et permis à la Métropole de reprendre, en sous-main et à notre insu, la direction de notre politique économique et étrangère.C’est au nom de ce même libéralisme anglais que sir Herbert Samuel préconise aujourd’hui le libre-échange dans les limites de l'Empire.L Evénement démontre facilement k quel point ce libre-échange serait avantageux pour l’Angleterre et désastreux pour ses possessions, pour le Canada en particulier.( Puis le rédacteur du Canada ajoute, en majuscules, que « nécessité fait loi » et qu'il est d'absolue nécessité pour le gouvernement de la Province de trouver de l'argent.M.Bennett trouve immoral que la province de Québec veuille se procurer de l'argent par ce moyen, mais il trouve tout à fait moral, et même naturel, aue les provinces de l’Ouest se laissent couler doucement vers la faillite pour que M.Bennett reconnaisse gentiment la nécessité de leur ouvrir les coffres de la Confédération que nous avons pourtant largement contribué à remplir.Cela, c'est peut-être plus -moral aux yeux de M.Bennett, mais cela nous semble parfaitement injuste à nous qui voyons ainsi s’évaporer de l'argent qui nous appartient partiellement et qui n ignorons pas quelle serait la réponse si nous éprouvions le même désir et le même besoin de puiser à la caisse fédérale.Aussi M.Girard n’a-t-il pas tort d'écrire que M.Bennett, qui est féru d’unité nationale, porte, par son attitude, un mauvais coup de sape à l’unité canadienne déjà si ébranlée par ailleurs; Noua espérons que le gouvernement fédéral, s’il craint d’offenser la « supra-moralité » do quelques provinces, accordera quand même à chacune d'elle le droit de légiférer comme bon lut semble sur la question des loteries.Pour faire oublier aux provinces de l’Est qu’oMea sont parfois les vaches & lait de l'Ouest canadien; M.Bennett aime à parler (l'unité nationale.Puisque la chose lui est si chère, qu’il réfléchisse bien à ceci Ma province de Québec ne demeurera pas confédérée du moment que la confédération ne lui rapportera pas économiquement les mêmes avantages qu’aux autres provinces et surtout du moment que ce lien la soumettra •'oralement à des principes étroits qu'elle i n'admet pas.Pensez-y bien, M, Bennett, et A retenir et à méditer.• Le « Devoir » étemel.Au rez-dc-chauiiée du Devoir, A A.rt-conte, d’après un hebdomadaire français une anecdote au sujet de M.René Doumic, « d’aca* doumique mémoire », dirait Léon Daudet, j* montre le secrétaire perpétuel de l’Académie dans son rôle de directeur de la Revue dw Deux-Mondes, recevant et.enterrant les ms* nuscrits de jeunes écrivains remplis de pl,JI d’espoirs que de talents.Les candidats attendent leur tour, les années se payent, il» •• présentent de nouveau chez M.Doumic qul le fait recevoir par son secrétaire; «Si vous aviez été moins pressé.'vert fussiez passé à votre tour, leur explique W seorétslre du secrétaire perpétuel, — Oui, mais jeunesse se passait, dit 1’""' — Monsieur, ne l'oubliez pas, la ltevu' doa Deux-Mondes est éternelle I » ^.4 t; .Pour le Canada, la libre entrée des produits anglais serait la ruine de plusieurs de nos Industries.Il y en a quelques-unes qui ont toujours abusé de la protection que le tarif leur donne pour exploiter les consommateurs, et celles-là méritent peu de sympathies par elle-même.Mais il y en a d'autres qui rendent des services et qui ont véritablement besoin de cette forme de protection.Qu’on parle de réduire le tarif, de temps à autre, de façon à diminuer le coût de la vie pour les consommateurs canadiens, c'est très juste : mais qu’on ne préconise pas le commerce libre, lorsque, même pour un contre Industriel comme Québec, cela voudrait dire la fermeture de la moitié dp nos fabriques et le chômage de milliers d’ouvriers.Comme le Canada, l’Australie accorde une préférence tarifaire aux produits anglais, mais elle ne consentirait point à leur permettre l'entrée libre de son marché.M.Samuel, qui a maintes fois visité notre pays, devrait savoir que les Canadiens sont suffisamment avertis pour i M! h: I Pour peu que nous ayons affaire à dos : ’ êtres normaux, la preuve de la moralité des loteries s’établit aisément.Les Cahier» d'Ac-tien religieuse et sociale du 16 janvier reconnaissent que « la morale chrétienne tolère la loterie, comme elle le fait de tout autre jeu de hasard joué dans des conditions convenables de modération et d'honnêteté ».Or dans le cas présent les conditions requises sont pleinement réalisées.On est certain, absolument certain que là loterie provinciale serait organisée de la façon la plus honnête, sous la surveillance Immédiate du gouvernement.D’autre part il n’y aurait qu'tin nombre infime d’écervelés qui risquerait l'achat Nous connaissons moins l’A.A.A.que la N.R.A.Il n’est certes pas inutile de donner quelques précisions sur la première, au moment même où notre Etat fédéral s’apprête à nous affliger d’un plan à peu près semblable.L’A.A.A.est un des rouages très compliqués créés par le président Roosevelt pour tirer l’agriculture américaine du marasme où elle se trouve.Sans entrer dans les détails de cette charte agricole, on peut dire qu’elle à pour mission essentielle de maintenir durant l’été le niveau dès prix d’hiver.L'A.AA.n’est donc, comme notre Office des produits naturels, qu’un système de réglementation des prix du marché.Ce n’est pas sans inquiétude que l’on prévoit, aux Etats-Unis, les conséquences possibles de cette intervention de l’Etat dans ce domaine de l’économie.Les fermiers américains s’attendent à une baisse, inconnue jusqu’ici, des prix de leurs produits laitiers.Les marchés seront littéralement inondés de lait.Des économistes qui ont étudié les causes de l'avilissement général des prix disent que l'élément le plus coûteux du prix de revient au détail est le transport.H faut compter aussi dans le coût de production la rémunération du capital et du travail et les impôts.Les prix baissent souvent au-dessous de toute limite raisonnable, malgré tous les efforts en sens contraire de l’administration américaine.Par suite de la diminution considérable du pouvoir d’achat des populations urbaines, la demande des produits agricoles fléchit constamment.La surproduction n’est donc pas la seule cause de la mévente.A un pouvoir d'achat diminué correspond un volume de production stable ou même en décroissance et qui provoque la stagnation de tous les marchés.Quand donc verra-t-on, aux Etats-Unis comme au Canada, l’erreur fondamentale qui est à la base de tous ces plans, « codes », chartes, etc.?La politique actuelle, dite de reconstruction, s’appuie sur cette idée fausse que la surproduction est la cause de tous nos maux.Nous souffririons alors d'une crise d'abondance?L’Etat américain, comme le nôtre, pense que la réglementation des prix arrangera tout.Le professeur Capland, du La solution gyroscopique [ ou géométrique Il n’eat paa possible dans le cadre de est article d'exposer en détail ce qu'est un gyroscope.Il suffit de savoir que l’axe d’une masss tournant à grande vitesse demeure fixe psr rapport à l’espace.Tous ceux, et Ils sont légion, qui se sont servis d’une toupie gyroscoplqui ont remarqué cette curieuse propriété.C’est celle-ci qu’il Importait d’utiliser pour maintenir l’équilibre de l’avion.Admettons donc un gyroscope suspendu à l’Intérieur d’un avion.L’appareil soumis ans remous va osciller autour de.l’axe du gyroscope, qui, lui demeure fixe, en principe, par rapport à l’espace.Aussitôt qu’il aura tendance fc quitter sa position d’équilibre, calquée sur celle du gyroscope, l’appareil ouvrira ou fermera des circuits électriques.Ceux-ci, par l’Intermédiaire d’un servo-moteur et de timoneries appropriées, agiront sur les gouvernes, Ce qui vaut pour l’équilibre longitudinal vaut naturellement pour l’équilibre latéral et la tenue de cap.A cet égard, d’ailleurs, la question a été réglée depuis longtemps dans la marine par' l’emploi des compas gyroscopiques.Sur le papier, l’utilisation des gyroscope: •pour maintenir l’avion en position d’équilibre apparaît relativement simple.En fait, la réalisation est très compliquée.La suspension du gyroscope constitue déjà un problème trè: complexe.Quand il s’agit- de transmettre au* timoneries des gouvernes les ordres du gyroscope, cela implique une abondance de circuit: électriques, hydro-pneumatiques, souvent le: deux ensemble, extrêmement délicats.C’est là un des graves inconvénients d: l’utilisation des gyroscopes.Les dispositif: remarquablement ingénieux des Sperry et de; Smltls comportent un nombre considérable d’organes sujets à panne : servo moteur électrique, pompe à huile sous pression, relais électriques.Evidemment, si la maudite panne survient, il n’en résulte pas un drame, si le constructeur a pris le soin d’assurer le débrayage rapide d* dispositif.Mais l’Idéal n’est-il pas justement d’établir un système qui, par sa rusticité et M simplicité, élimine les chances de panne.Ajoutons que les admirables réalisations de Sperry et de Smltls, admirables par tout ce qu’elle: représentent de science et d’ingéniosité, son* extrêmement coûteuses, (à suivre) Harvard Business College, et bien d'autres aVet lui, a démontré que les conséquences
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