L'ordre, 31 octobre 1934, mercredi 31 octobre 1934
J : ' .________________________________________________________________________; .___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ s; RÉDACTION ET ADMINISTRATION I S' TARIF DES ABONNEMENTS ¦ W - 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 4 1 an 6 mois 3 mois -I I En ville, par la poste.Canada (hors de Montreal), 1 Royaume-Uni, France et | $6.00 $3.25 *1.75 Espagne .J Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres paya Administrateur.PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER $9.00 $4.75 $2.50 I S : ¦ $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prii d'envoyer toute correspondance à la casa 4018 do l'Hôtel dos Postes en mentionnant sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur % OLIVAR ASSELIN L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 196 Le numéro : 5 sous Montréal, mercredi 31 octobre 1934 a etc modifié par notre parlement, à sa dernière session, sans que M.Bennett ni M.Stevens, ni le rapporteur du projet M.Calian, y eut introduit aucune disposition propre à protéger l’épargne effectivement contre des opérations répréhensibles comme la reconstitution financière des sociétés Pat Burns et Robert Simpson.A notre avis, tant que les grands établissements industriels et commerciaux pourront légalement obtenir du public, par émission de titres, tout l’argent nécessaire pour rembourser dix fois à leurs propriétaires ce qu’ils ont coûté et pur surcroît réédifier leur capital de roulement, les enquêtes comme celles que M.Bennett avait autorisées Sur l’affaire Bennett-Stevens doit fixer particulièrement notre attention.Une fois constituée, la corporation élit dans son sein, d’après le principe de la proportionnelle, des délégués qui la représentent à la Chambre corporative.Le rôle de cet organisme imbriqué dans la corporation est 10 d'établir les conventions collectives de travail, de fixer le mode et le taux de la rémunération de la main d'œuvre, de veiller à ce que les méthodes de travail suivent la marche du progrès mécanique ; 2° de wk- * » veux point revenir sur le cas de JV1.I aul dans d'autres domaines du commerce et de Gouin sans voir la défense qu’il a promis j l’industrie, de ne pas tâcher à réformer un de présenter; l’offre que M.Taschereau : état de choses aussi dangereux pour la sé- lui , faire o ,93, -«crise eepend-n, I- j ’ public a faire de nombreuses reflexions qui j M Stevens l’a déjà dit, il le rappelle ne sont à l’avantage ni de M.Taschereau, ! dans sa lettre, un très grand nombre de patrons et d’industriels suivent des méthodes d’affaires honnêtes, ils sont justes envers leurs employés et leurs clients.Mais par suite d’une concurrence sans scrupule, i de pratiques qui tiennent de près à l’exploitation et même à la malhonnêteté, dans des maisons déjà trop influentes, cette majorité de commerçants et d’industriels honnêtes voient acculer à la ruine leurs maisons et leurs affaires.Cela aboutirait à un quasi, monopole du commerce et de l’Industrie aux mains de deux ou trois dans telle et telle catégorie de l'initiative économique.C'est vers ce quasi-monopole, vers l’asservissement de la masse que tend le régime présent, si l’on en juge à ce que M.Stevens a nettement démontré.Or ce sont ces concurrents redoutables qui ont fait contre M.Stevens la lutte où il parait avoir perdu la première manche.Il est goslavic devrait rendre des pays slaves à Budapest parce qu'il s’y trouve quelques j vanic, où l’on ne trouve qu’une infime minorité de Magyars.Pendant longtemps la Hongrie s’est ser- Lc ministre du Commerce, qu’il ait eu tort ou raison d’avoir laissé livrer à une certaine publicité son mémoire de juillet dernier, n'a pas voulu faire d’excuses à ceux qu’il a dénoncés.S'il a démissionné, c'est que, entre autres choses, il est convaincu de n'avoir rien dit qui ne fût vrai — il le note clairement dans sa lettre à M.Bennett, — et que.dans ces circonstances, Il ne veut pas avoir l'air de se condamner lui-même.Quelque doute que l'on puisse entretenir sur l’opportunité do ses dénonciations, quoi que l’on pense de la solidarité ministérielle, à laquelle M.Bennett fait allusion dans la lettre où II accepte la démission de son collègue, une question reste, celle-ci: Les abus signalés par M.Stevens existent-ils ?Et s’ils existent, que fera-t-on pour les corriger ?nalités, principe qu’elle a toujours nié jusqu’au moment où il a semblé faire son af- ! faire.cupérer par-ci par-là un district entièrement peuplé de Magyars.Mais lorsque Budapest I réclame des régions entières peuplées de Slaves ou de Roumains sous prétexte qu’il y a quelque part dans ces régions des enclaves hongroises, cela frise le grotesque.D’ailleurs les statistiques ne montrent pas exactement la répartition des races dans les Etats successeurs.La plupart du temps on trouve les Hongrois disséminés dans une région où ils sont perdus dans la masse.Cela ne saurait justifier une révision de frontières, surtout I Dollard DANSEREAU Noie de la Direction.— Un mot de M.Assclin vendredi sur ce sujet.Georges LANGLOIS « Tout est là », écrit M.Pelletier qui Depuis longtemps Ulrica est reconnu pour ses travaux soignés d'impressions : 11 est même spécialisé dans les faire-part.Echau-tlllons et prix sur demande.1340, Square Phillips, Têt.: LA 2121.ajoute : Le chalet du Mont-Royal Or la preuve établie en public pendant les séances de la commission, — séances où les compagnies mises en cause, invitées à comparaître et à se détendre, ont refusé démontre des abus (r-e) de se présente*, Loi civile et loi religieuses aux Indes Littérature comparée Sur les conférences que M.Paul Hazard doit donner à Montréal dans quelques semaines, R.G.écrit au Canada: M.Hazard est avec son grand collègue de la Sorbonne, M.Fernand Ualdensperger, l’un des instigateurs du comparatisme en France.Cette méthode d’étudier les différentes littératures en comparant les thèmes et les styles de leurs meilleures œuvres, à une époque donnée, a bouleversé, on le sait, les idées qu'on se faisait auparavant dans chaque pays sur l'originalité et la valeur des chefs-d'œuvre des pays étrangers.Les travaux des maîtres du comparatisme ont habitué étudiants et, gens cultivés qui connaissent quelques langues étrangères à ne plus juger une œuvre absolument, ou seulement dans sa genèse nationale, mais à chercher aussi les Influences qu’elle a pu recevoir d’ailleurs, la part de nouveauté qu'un écrivain a mise dans un thème déjà connu, thème que les peuples se sont transmis comme un flambeau dont la lumière s’enrichirait en brûlant.Les moins doués des comparatistes se bornent à des analyses de ce genre, dont les maîtres se servent ensuite pour construire de vastes synthèses qui sont une véritable philosophie de la littérature.M.Paul Hazard consacrera précisément ses leçons à la définition du comparatisme en tant que méthode de l'histoire littéraire.L’Université de Montréal a eu une heu-Selon son habitude, la PATRIE en tient | reuse Idée en demandant ce jeune maître ' pour la solidarité ministérielle et disserte sur | le conflit d’opinion qui a entraîné la démis-I sien de M.Stevens.Conflit d'opinion) ! N’est-ce pas plutôt un conflit d'intérêts?Il y a trois ans, la Ville construisait un luxueux chalet au sommet du Mont-Royal.L administration municipale d alors, dirigw Un musulman qui, à Karachi, avait par M.Houde, s inquiétait peu de 1 utilité aj)anu un Hindou pour venger une offense d’un édifice public : il fallait construire pour procurer du travail aux chômeurs et des bénéfices aux amis.On démolit plusieurs marchés, et l’administration édifia de superbes édifices dignes de loger les fournisseurs du Grand Mamamouchi : les marchés Saint-Jacques, Saint-Antoine, Saint-Jean-Baptiste, et autres.On construisit un chalet d’au moins $200,000 aux Jardins Lafontaine.Le nombre des viaducs doubla en deux ans.droit de dominer sur 10,000,000 d’allogènes, on se demande pourquoi la Petite Entente et ses 42,000,000 d'habitants ne domineraient pas sur un million de Magyars éparpillés sur son territoire.que celui-ci avait faite au Koran, a été condamné à la peine de mort, le juge ayant estimé « que la loi du pays passe avant la loi religieuse ».L’annonce du verdict a frappé de terreur les éléments fanatiques de la communauté musulmane.André BOWMAN ni de M.Gouin.I Province de Québec District de Montréal Dollard DANSEREAU Népotisme No E-136609 N.de la R.— Vendredi, quelques mots de M.Asselin sur le même sujet.Enfin l’administration Houde-Bray fit construire deux ou trois postes de police restés depuis innoccupés.En avril dernier les contribuables ayant oublié cette époque de gaspillage éhonté confiaient néanmoins le pouvoir à M.Houde.Le corps électoral n’a jamais montré beaucoup de discernement dans le choix des chefs politiques ; comment nous étonner ensuite du mauvais état des finances publiques ?Revenons au chalet.Depuis trois ans qu’il est construit, il a servi deux ou trois fois.M.Allan B ray recommande aujourd’hui qu’on permette aux automobiles d'y accéder à travers la montagne.La Ville, soit en le louant à des particuliers, soit en l’exploitant elle-mcme, en tirerait quelque revenu.La presse anglophone s'oppose à cette mesure : il ne faut pas gâter l’aspect de la montagne, dit-elle ; il n'y a que sur le Mont-Royal qu’on n’entende plus le bruit COUR SUPÉRIEURE i DAME ROSE-ALBA JEAN, des Cité et L’ORDRE est édité par les Editions de l'Ordre limitée (cette bouffonne désignation est imposée par le seul gouvernement français d'Amérique) et Imprimé par la Cio de Publication de la Patrie limitée, 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.District de Montréal, épouse de Wilfrid Boucher, camionneur, du même lieu, dûment autorisée à ester en justice, I-e Canada a publié, le 25 octobre dernier, la correspondance échangée il y a trois ans entre le premier-ministre de la Province, M.L.-A.Taschereau, et M.Paul Gouin, devenu depuis fondateur et chef de l'Action libérale nationale.Nous apprenons que M.Gouin a sollicité de M.Taschereau un poste au Musée pro-i vincinl ; que ce poste trop modeste fut con-1 fié à un autre; que M.Taschereau*» ensuite offert un siège de juge à M.Gouin, et que celui-ci a refusé.La conclusion que les lecteurs sont censés tirer de cette correspondance, c'est que M.Gouin, dépité du mauvais accueil fait à ses offres de service, a fondé l’Action libérale nationale pour se venger de "M.Taschereau.M.Gouin a promis au public une explication.En attendant, n’est-il pas d'autres réflexions possibles sur les relations de M.Taschereau et de M.Gouin ?Le chef de l’Action libérale nationale passe pour millionnaire.11 y a trois ans, on lui a offert une charge de juge, alors qu'il ne pratiquait le droit que depuis cinq ou six ans.M.Gouin, ayant alors moins de trente-cinq ans, avait-il manifesté des aptitudes exceptionnelles pour mériter une offre qui, dans les circonstances, était extraordinaire ?Magistrat au tribunal pour entants, c’est une charge qui, au dire même de M.Taschereau, exige une grande expérience.M.Robillard, qui siège actuellement rue Saint-Denis, a exercé le droit pendant de nombreuses années avant d’y être nommé juge.Qu’est-ce qui distinguait M.Paul Gouin de ses confrères en 1031 ?Personne ne s’élève contre l'emploi au gouvernement d'hommes riches ou de fils de famille.C’est même à l’honneur d'un Paul Gouin qu’il ait cherche à rendre service au lieu de s’asseoir sur ses écus et de ae laisser vivre.Je dirai même qu'à égalité d’aptitudes, de connaissances et d’expérience, il est préférable d’employer à certaines fonctions importantes, comme l’est la magistrature, des hommes riches ou des fils de famille.On ne saurait dire cependant que M.Taschereau se soit toujours conforme à une aussi sage politique; au contraire le népotisme règne au gouvernement de Québec, et les offres de M.Taschereau à M.Gouin en sont une nouvelle preuve.M.Gouin, en 1931, n’était pas le meilleur candidat à la fonction de magistrat du tribunal pour enfants (communément appelé * Cour juvénile»), l e frère de M.Paul Gouin, M.Léon Mcro’er*Gouin, est professeur de législation industrielle à l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.M.Léon Mercier-Gouin, quoique très riche, a étudié en Europe aux frais de la Princesse.Pendant sommes à parler de l’Ecole des Haute-, Etudes, il est à propos de rappeler qui ht plupart des bourses d’étude •ont * (.soldées sur la recommandation d’un DEMANDERESSE VS Le dit WILFRID BOUCHER.DEFENDEUR, La tribune du lecteur d) AVIS D’ACTION EN SEPARATION DE BIENS (un jeune maître authentique celui-là) et universellement connu.Il s’agit maintenant de lui prouver par une assistance nom.breuse à ses cours qu’il n'a pas répondu en vain à notre appel.Une action en séparation de biens a été instituée en cette cause le 25 octobre 1934.Montréal, le 30 octobre 1934.Alcibiade BROSSEAU, Procureur de la demanderesse.Les bienfaits de l’instruction Avec notre confrère, nous souhaitons des salles combles à M.Hazard.Cela permettrait d'abord à nos hommes d’esprit de faire d'intelligents jeux de mois sur son nom en répétant par exemple que Hazard a attiré des foules à des conférences littéraires.Après l'expérience récente de M.Ettori, le jeu de A quoi attribuer une situation à ce j mot ne serait peut-être pas trop déplacé.Il est point encourageante ?Sans nul doute à j vral 9ue le sujet des conferences de l’excellent travail de nos gouvernements, ¦ M.Hazard, plus que celui des causeries de dont les directeurs et les employés des services d’hygiène se sont dépensés sans compter pour obvier aux inconvénients résultant de la diminution des crédits accordés à ces services; au non moins excellent travail des unités sanitaires dans notre province et des associations bénévoles à travers le Canada qui, elles également, ont redoublé d’efforts pour protéger la santé de nos populations.On ne peut que leur en être reconnaissant.« Sur les marches du métro Pigalle, un homme-sandwich, sa pancarte au dos, est assis et lit, Moitié par curiosité, moitié par hasard, un voyageur regarda le titre du livre: l’homme-sandwich lisait Y Enéide dans le texte latin.» Je trouve cette note dans le Figaro.Combien de nos bacheliers auraient quelque plaisir à lire l'Enéide dans le texte ?Un peu de démographie La PRESSE vient de découvrir que la mortalité a diminué au Canada et en Angleterre depuis la crise.Et la PRESSE s’en réjouit.LOI ELECTORALE DE QUEBEC LISTE DES ELECTEURS CITE DE MONTREAL BUREAU DE L'ENREGISTREMENT Toutes les personnes domiciliées dans les limites de la Cité do Montréal, qui sont sujets britanniques, du sexe masculin, qui ont 21 ans révolus et qui possèdent î?w^e;twi^Vlutres qualifications requises pour être inscrites sur LA LISTE 1>ES L ECTEURS POUR L’ELECTION D’UN MEMBRE DE L'ASSEMBLEE LEtilSLA-1 \ L, actuellement en voie de préparation, sont priées de se présenter: UN DE VOS LECTEURS * * * LES 2-3-5 NOVEMBRE DE 9 HEURES DU MATIN A 10 HEURES DU SOIR Communiqué de l'« Union Philatélique de Montréal » UNE SESSION DE LA COUIt DU HANG DU HOl à celui des bureaux temporaires qui est le plus proche de leur domicile pour s'assurer que leur nom est ou sera Inscrit sur la liste de leur domicile électoral, et, s’il y * lieu, y déposer une demande en Inscription sur la dite liste des électeurs.ayant juridiction criminelle dans et pour le district de Montréal, se tiendra eu Pelais de Justice, en la Cité de Montréal, le VENDREDI, 2 N0VEM1IRE PROCHAIN, A Ul.y HEURES DU MATIN.En conséquence, je donne avis public à tous ceux qui auront à poursuivre aucune personne maintenant détenue dans la prison commune de ce district et à toutes les autres personnes qu’elles y soient présentes.Je donne avis aussi à tous les juges de paix coroners et agents de la paix pour le district susdit, qu Ils aient à s'y trouver avec tous les records.MONTREAL.VERDUN.K: * $È K:::::: K, “.1; KïmuDomoNGES.: B Êîïï=d montreal-laurier .fefÆXii :::::: Æ, S SlT— MONTREAL.ST.JACQUES lit £ 5l: g: f„\%%% A.Lemay .358 est, rue Craig MONTREALSTEMAR.E .fcSrsAçtz:z££* Poste de Police No 13.2210,rue Frontenac MONTREAL-MERCIER .N.H.:: : : : 1037 Z ïïiss Poste de Po’ice No 19.2159 est, ave.du Mont-Roy*! Caserne de pompiers No 14.rue St-Dominique Pharmacie Faquin.1951, Boni.Rosemont .Poste de Police No 34.485, rue Letourneui Poste de Police No 22.2675, rue Masson Poste de Police No 11.3264 est, rue Ste-Catherine • • Poste de Police No 29.791, rue Jarry Caserne de pompiers No 39.2915, rue Monsabré Poste de Police No 33.' Poste de Police No 23.Poste de Police No 18.Montclair Pharmacy .• • - Poste de Police No 32, .Par ordre: ALBERT McCAUGHAN Directeur du Bureau des Listes de la Cité, 515, .Téléphone: Plateau 6181 — Local 222 Evidemment les services d’hygiène de l'Etat sont précieux et rendent d'éminents services à la société.Seulement il ne faudrait pas exagérer l’importance dé cette baisse de la mortalité au point de croire que la crise n’aura eu aucune influence sur la santé publique.Montréal, Que,, 29 octobre 1934 Au journal I’Ordre.A l'instar de Vienne en 1933, de New-York et de Londres en 1934, l’Union Philatélique de Montréal est heureuse d’annoncer pour les 16 et 17 novembre prochains, une exposition canadienne - française de timbres-poste, qui aura lieu dans la grande salle du Café St-Jacques, 415 est, rue Ste-Catherine.L’U.P.M.fondée en 1933, a déjà à crédit un grand nombre d’activités et veut donner à cette manifestation un cachet d'originalité.Le shérif, OSIER LAPIEItRE.Mais, et nous l'avons écrit à propos des statistiques britanniques dont nous avons parlé plus haut, si rien jusqu’ici no laisse supposer que la crise a eu une mauvaise influence sur la santé publique, au contraire, puisque la mortalité baisse régulièrement comme en temps normal, rien ne permet non plus do croire que des tares physiques, conséquence malheureuse des misères endurées par nombre de familles, et pas nécessairement parmi la classe ouvrière ou même pauvre, pendant les trois dernières années, n’apparaîtront pas plus tard, si nous ne continuons pas d’exercer une vigilance de tous les Instants.Nous voulons dire que la tâche des pouvoirs publies et la mission des associations volontaires n’est pas terminée et qu’ils doivent rester sur la brèche.Montréal, 18 octobre 1934.Bureau du Shérif.157-15 son « Votre téléphone a la valeur que vous lui donnez, » Sans être de l’envergure de celles mentionnées plus haut, l’association a cru bon d’organiser une exposition de ce genre, afin de faire connaître à toute la population l'intérêt immense qu’il y a de collectionner des vignettes postales et d'initier les nôtres à cette belle science, si répandue dans les pays étrangers.'y/OTRE téléphone c'est un serviteur fidèle qui travaille pour vous jour et nuit.Il fait vos emplettes, porte vos messages à vos amis, vous rend une foule de services divers.Cependant son salaire quotidien n'est que de quelques sous.Il est certain que ; MAISONNEUVE La mortalité retarde toujours sur les deux autres phénomènes démographiques qui tribuent pour une bonne part à en déterminer le rythme.On peut prévoir qu’un accroissement de la mortalité se produira d'ici quelques années et alors il ne faudra pas crier à la faillite des services d’hygiène publique car ils ne seront ni plus ni moins efficaces qu’avant ou pendant la crise.Peut-être pourront-ils l’être un peu plus, ce qui n’empêchera pas la hausse probable du taux des décès, L’admission sera gratuite et les heures d’acccs seront les suivantes: Vendredi le 16, de 3 à 10 hrs, p.m.Samedi le I 7, de 10 hrs a.m.à 10 hrs p.m.con- LAVAL 1920 est, Boul.Gouin 3755, rue Botrel 5327, rue Gatineau 6929 ouest, rue Sherbrooke 40 Montée St-Laurent WESTM0UNT J.-E.GUIMONT, Agent de publicité.JACQUES CARTIER que nous en ( i ) La Rédaction de /'Ordre n’est responsable ni des idées ni de la forme de ce qui parait sous celle rubrique.St-Gabriel .rue j; 1 i < .¦ ¦ ' m .• " ; L’ORDRE — Montreal, mercredi 31 octobre 1934 3 LA PENSÉE ÉTRANGÈRE * EN REVENANT DU CANADA Les lois de l’hérédité DE LUTHER A NIETZSCHE X La pensée allemande Le carillon d’Ottawa (Du Journal de Genève) D’aimatSles lecteurs m’ont demandé, à plusieurs reprises, de leur expliquer les lois fondamentales de l’hérédité.Bien que le sujet ne soit plus d’une très grande actualité, je vais essayer de leur donner satisfaction.Les lois de l’hérédité ont été établies grâce à des croisements entre races de plantes et d animaux.Supposons que nous disposions d une race pure de souris grises et d’une race pure de souris blanches.Croisons entre elles une grise et une blanche.Les enfants, que 1 on appelle des hybrides, reçoivent les deux tendances opposées ; cependant, ils ne sont ni gris dilué, ni gris mélangé de blanc.Ils sont parfaitement gris.On dit alors que le gris, seul caractère exprimé, est dominant.Le blanc, qui est masqué, est dit latent ou récessif.formation de quatre sortes de gamètes: gris et court, blanc et court, gris et long, blanc et long.(Du Petit Démocrate du 30 septembre) (De /'ÉCHO DE Paris du 2 octobre) Les femelles produisent ces quatre sortes , B,en ^ue , e Pe*1» llvre de J-'E- r3?6"16- clésiastique se trouve détruite : le prêtrâ d’ovules, les males ces quatre sortes de sper- T Pen5(ie ûZemandc’ ParuA au Prln‘el?.Ps devlent un laïclue' >’• laïciuc un Prêtre- Pou“ matozoïdes.Il en résultera 16 combinaisons dern,er dans la collection Armand Colin, voir spirituel et pouvoir temporel se con-réalisables par la fécondation, puisque P°rtc en sous-titre : De Luther a Nietzche, fondent.Le Prince, summus cpiscopus, tient chaque sorte d’ovules est fécondable par les a vral dlre’.'^ Panorama de la pensce alle- dans sa main le glaive à deux tranchants, et quatre sortes de spermatozoïdes.On voit tout | ma"de "c 5 y dero,ule ^a Part,r du XVIIIc ?°,n ,abso ut.,smf est d institution divine, de suite que.parmi ces 16 combinaisons, cer-1 s,e.clc’ Le nom de Le,bmtz ne „se trouvc Lun.versal.te de 1 Lgl.se du Moyen-Age laines seront nouvelles.Quand un ovule gris' meme •"IS Pr.on°nce’ « si les premieres pages disparaît pour faire place au particularisme et court est fécondé par un spermatozoïde gris ! «ont consacrées à cl esprit de la reforme u- des chape les territoriales.La Force se et court, il en résulte une nouvelle race grise ! th=r,cnne »*.c est ,afm de zeter drcs?,eAau-dessl,'s, du Drolt' da la, Ju’l.,ce et à poils courts, alors que la race initiale était j "l,èrcs *Ur lcS 0mAb,r.cs vl- euses de la pen' de 1 Amour.’ Une mystl^e dc la dctre!?e grise à poils longs.Réciproquement, on peut SCe T "" ?Ea «mesure de 1 homme ».Et obtenir une race blanche à poils longs, alors , La.PÇ"°de etud.ee est courte : à peine 1 esprit de la Reforme, curieux melange de que l’on était parti d’un parent blanc et court.dcux «“}“¦ Cc n en est Pas moins de la mysticisme et de brutalités, ne tarde pas a Le croisement permet ainsi de réaliser un véri- Part de 1 auleur* un veritable tour de force s identitier avec la conscience nationale aile-table chassé-croisé des caractères et de pro- ?ue ,d av.0,r c°mpnmé en deux cents pages mande, duire des races correspondant à des combi- les theories ou les systèmes des plus grands naisons nouvelles.penseurs de 1 Allemagne, depuis Lessing Lorsque les animaux diffèrent par trois, ' ^5f'u a Gagner et Nietzsche, sans en oublier aucun, d avoir ajuste, et avec quelle Il faudrait avoir bien peu d’imagination, ce soir que, sur le carillon de la Tour de la Victoire, M.Percival Price, carillonneur du Dominion, exécute un « programme spécial en l’honneur des distingués visiteurs de France », il faudrait avoir bien peu d’imagination pour ne pas se prendre à rêver à tous les clochers de chez nous, Orléans, Dcaugcncy, Notre-Dame de Cléry, Vendôme, Vendôme !.d’Ottawa, par un tel rapprochement géographique, nous ramenât brusquement à M.Chautemps, à l’affaire Prince, à l'affaire Qfnvisky, à toutes les affaires.Eh bien! non, justement! En écoutant le carillon d’Ottawa, nous nous rendons compte qu’à travers les airs, et par delà I océan, les clochers de France lui doivent faire écho par d'autres musiques que tous ces vilains bruits, toutes ces criaillcries discordantes, toutes ces clameurs désolantes.Par cette calme nuit canadienne, devant la noble ordonnance de nue, du haut de la tour, les notes du carillon piouent le ciel comme des étoiles, au rvthme de palais, et tandis ces — pour ne pas entendre leur voix grave ou joyeuse, répondant aux cinquante-trois cloches qui sont l’orgueil du carillon d’Ottawa.Croisons maintenant, entre elles, ces souris grises hybrides, de première génération.Leur descendance, constituant la deuxième génération, se compose de trois sortes d’individus: des souris grises pures qui ne donneront plus jamais, entre elles, que des grises et ne conservent aucun souvenir de leur ancêtre blanc ; des souris blanches pures qui ne donneront, entre elles, que des blanches et ne gardent aucun souvenir de leur ancêtre gris ; enfin des souris grises hybrides qui ont conservé les deux tendances; croisés entre elles, elles redonneront, dans une troisième génération, des grises et des blanches.On voit que l'hybridation ne mélange pas, ne fond pas les caractères.Ceux-ci se trouvent simplement accolés dans l’hybride ; constamment, ils se séparent, dans une partie de la descendance, en reconstituant les deux races pures ayant servi de point de départ.Dans l’autre partie de la descendance, ils restent associés, prêts à se disjoindre dans une moitié de la génération suivante.Toute la pensée germanique n’est qu’une transposition, dans le domaine spéculatif, du comportement de la foi luthérienne : ce n’est que lentement, laborieusement, que cette pen- nos vieilles chansons qui semblent bien vouloir narguer aussi les rythmes nègres des proches jazzbands américains, songeons à l’harmonie française, qui existe.Dieu merci, et qu’il suffit de ne pas laisser dénaturer, gâcher ou étouffer sous l'affreuse cacophonie de quelques misérables saltimbanques.Ottawa, nous sommes à Ottawa, dans cette ville qui est la capitale du Dominion, comme M.Percival Price en est le caril-lonneur officiel.Toute cette longue suite d’édifices gothiques, que le feu des projecteurs fait sortir de la nuit comme des décors de rêve, en effet, c’est le Parlement fédéral et c'est la Cour Suprême du Canada; et il faut bien dire que, depuis notre arrivée en terre canadienne, nous ne nous étions pas encore sentis si loin de chez nous, et aussi près de la Grande-Bretagne, que parmi cette prodigieuse floraison de gothique anglais.Aussi bien, nous avons vu disparaître sur la route qui nous a amenés de Montréal à Ottawa les dernières inscriptions de langue française.Et tout à l’heure, à l'hôtel, la recherche éperdue à laquelle j’avais dû me livrer à la poursuite d’un carton à chapeau fantôme, ou qui, du moins, avait mystérieusement disparu de mes bagages, jusqu'à l’instant où il lui plut d’y reparaître aussi mystérieusement, cette recherche m’avait fait mesurer combien, enfant, j’avais été inconsidéré de ne point apprendre, sinon la langue de Shakespeare, celle dont usent les employés des gares et des hôtels canadiens, passés Québec et Montréal.Que notre attitude d’angoisse et d’irritation est donc singulière devant les gens qui ne nous comprennent pas ! D’abord nous croyons éclairer le sens de nos paroles, hermétique pour ces étrangers, par une pantomine maladroite et rudimentaire qui en aggrave la confusion; alors, nous reprenons ce que nous avons dit en parlant de plus en plus fort, en criant comme des sourds, ou plus exactement comme si nous nous adressions à des sourds ; enfin nous nous livrons à des invectives qui, non plus que toutes nos explications, ne sau-.raient y faire chaud ni froid.Du moins je dois au jeune Ontarien qui m’accompagnait dans mes premières recherches infructueuses une excellente leçon de philosophie; lui qui m’avait semblé ne pas savoir un mot de français, je pus constater qu'il en savait au moins un, un seul, il est vrai, et ce seul mot de français c’était: — « Doucement ! » Réfléchissez à tout ce qu’un tel mot représentait d’expérience, de sagesse aussi, et aussi de voyageurs exaspérés et de bagages égarés, dont mon jeune compagnon avait dû apaiser l’égarement (je parle des voyageurs et non des bagages) : — « Doucement ! » Ce n’est pas à prétendre que les habitants d'Ottawa ne sachent dire que « Doucement I » puisque, sur une population qui atteint aujourd'hui près de 200,000 habitants, un tiers environ, d’après les statistiques, est de langue française: seulement, ce tiers-là, il faut le rencontrer.Cependant, le guide qui nous fit les honneurs de la ville nous fit ces honneurs en français, et même dans ce français reux que les voyageurs qui reviennent du Canada croient devoir appeler, comme je vous en ai déjà fait part, le « français du XVIIe siècle ».' quatre couples de caractères, les résultats de- ; ., .,., ., , , viennent de plus en plu, complexes.Avec ! Prec!slon' cn 9"^u=s chapitre», une histoire see se laissera penetrer par les idees rat.ona-trois couples de caractères, il y a formation, ! T" jubsta.nt,=lle' ,Le travail était d autant listes issues de la Renaissance et encore I as-par les hybrides, de huit sortes de cellule, Plus difficile a exécuter qu il ne s agissait similaUon ne sera jamais complete.L Irrat,o- pas de traiter ici, soit de la philosophie en nel, la Vie, 1 Organique, le Dynamique : reproductrices donnant 64 combinaisons.Avec quatre couples, on a 1 6 sortes de gamètes et 256 combinaisons.L'homme renfermant 48 chromosomes, soit 24 paires, le croisement peut mettre en présence 24 couples de caractères, ce qui représente plusieurs millions de sortes de ga- ! mètes et des trillons de combinaisons.Bien entendu, la faible fécondité d’une famille humaine ne permet de réaliser que quelques-unes de ce, innombrables combinaisons.On voit que l'hérédité n’est pas nécessai- , i r r- c i» l rement, comme on le croit si souvent, la res- .Le h:re d=.,bpenIe’ beauc°:'p semblance du descendant à se, parent,.Des mleU,X une histoire de, penseurs aile- chlvëux %,TLaiT qü toStn'eux! à elje-meme l ïes divers^chapitres s'in- l’état récessif, venant d’ancêtres souvent éloi- " " ?= K au " * “à ''T'T* A V T * *• hberte ”e SOnt P?que SSüt SÉrErESE dite comme une force aveugle et capricieuse.! ttt ^in pour montrer la liaison des idées, taire d’une discipline collective.dans la chevauche les divisions du livre : après que subordination à un ensemble, dans la parti- la philosophie politique de Hegel a fait l’ob- cipation à un ordre supérieur ».jet d'un chapitre, les premières du suivant, traitant du radicalisme philosophique, sont éthique du travail (en opposition complète «encore consacrées à l’idéalisme absolu, d’où avec la conception marxiste du travail-mar-est issu ce mouvement connu aussi sous le chandise).Le travail est un service rendu à la communauté, une discipline librement acceptée, une intensification de l’individualité à l’intérieur d’un ensemble.Et, en même temps, une double mystique, celle de la et celle d’une régénération, s’efforce, à l’intérieur d’un « germanisme fermé » de retrouver les énergies primitives dans les vieilles religions, dans les inspirations autonomes de 1 âme et de la poésie populaires.J.-E.Spenlé ne conclut pas.Le 1ère même de la collection Armand Colin l’obligerait à éviter le subjectif, à garder impartialité.Et son livre, comme celui d Emile B rehier, antérieurement consacré à la philosophie allemande, comme celui, tout nouveau, de Vermeil, sur la politique allemande, se pose comme un excellent comprimé de science objective, que tout homme d étude ou d’action, débordé par l’ampleur de connaissances modernes, doit garder précieusement sur les rayons de la bibliothèque, à porté de la main.Pour nous, nous serions tentés de croire que^ la pensée française, dans un excès opposé à celui de la pensée germanique, a tant soit peu abusé de la connaissance abstraite : le rationalisme ne donnera jamais que le squelette idéal du monde.L’Irrationnel allemand a ses raisons que la raison, dans son incapacité a saisir l’absolu, connaît bien.Mais 1 important n’est-il pas de savoir à quel absolu peut atteindre la volonté de puissance ?Ce que nous n’admettrons jamais, c’est que cet absolu puisse se confondre avec le particularisme d’une église, d’une nation ou d’une race.particulier, soit des doctrines politiques et so- voilà ce qui va prédominer chez les penseur» dales, soit de la pensée romantique, etc.— \ de l’Allemagne, et pareille conception philotâches dont chacune, à elle seule, eût été sophique qui atteint son maximum chez le* déjà suffisamment complexe — mais il fau- romantiques, un Schopenhauer ou un Niets-drait brosser sur une toile de dimensions ré- zche, aura encore sa résonance chez les réduites une fresque générale de l'Idée, l’ani- présentants les plus caractéristiques du ratio-mer en toutes ses particularités et faire voir nalisme intégral.Un Kant s’efforce de li-que les divergences des tempéraments indi- miter les prétentions de la raison pure pour viduels représentaient, somme toute, les fonc- donner le pas à l’impératif de la raison pra- tions d’un seul et même puissant organisme tique, et Hegel lui-même, s’il identifie la lo» spéculatif.gique et la métaphysique, le réel et le ra- tionnel, n’en aboutit pas moins, dans sa doctrine de l’Etat, et par l’excès même de son rationalisme, à une sorte de machiavélisme et d'impérialisme.Nous venons de rencontrer ici une population pour qui le seul mot de France — ouelle douceur ! — conserve après tant d’années un pouvoir mystique : ce mot, allons-nous le laisser avilir, allons-nous laisser abolir ce pouvoir ?Tous ces braves gens qui pensent à nous et qui nous aiment, comment ne voudrions-nous pas nous appliquer à demeurer dignes d’occuper leur pensée, dignes d’inspirer leur amour ?Aussi bien, quand on constate ce persistant et magnifique rayonnement français, on ne doute plus des destinées de la France; il peut y avoir des nuages, des orages et des averses: c'est tout de même un grand, un beau pays que le nôtre, c’est un ciel haut et pur que le ciel français vers lequel s’en vont ce soir les notes argentines et grêles, frêles et fraîches, du carillon d’Ottawa; mais peut-être n'était-il pas mauvais de venir jusqu’à Ottawa pour nous en apercevoir mieux encore.Voici comment s’expliquent ces résultats au premier abord surprenants.Les grains de matière qui conditionnent les caractères héréditaires et que l’on appelle des gènes, se trouvent localisés dans de petits éléments constitutifs du noyau des cellules et que l’on désigne Chaque souris possède le même nombre de chromosomes, disposés par paires, et chaque paire de chromosomes contient les mêmes gènes.La souris grise pure renferme deux .,, chromosomes contenant le gène producteur du de fixer quelques souvenirs heureux d un pC]age grJs et qUe nous appellerons, par abré-heureux voyage : nous n avons pas decou- viatiotl_ des chromosomes gris.La souris vert le Canada; mais peut-etre (et comme ce serait utile aussi, et comme ce serait bien !.) peut-être nous sommes-nous un peu découverts nous-mêmes !.su- ie nom de chromosomes.sous Professeur E.GUYENOT Je le disais au début de ces articles ranidés, où je n’ai eu d’autre prétention que On aboutit bientôt à une véritable Le Daman est un asphalte fle roche synthétique qui Joint 4 le plasticité Indispensable » la bonne circulation l'adhérence suffisante pour prévenir les accidents. ne sont que des ré-emprunts, lire d artistes et qu ils sont d excel- Jacques ROUSSEAU plutôt: il serait juste, que le rembourse-j L'amortissement réel des emprunts con- lents interprétés de Debussy, mais a con- ment de ces emprunts fut terminé avant | lactés depuis une vingtaine d’années est dition de bien choisir dans son œuvre, M.- que la desuetude ou la deterioration vins- I négligeable que les fonds publics sont .Morin plutôt dans des œuvres poétiques .sent imposer 1 abandon ou le renouvelle- ntdisés non pas pour le règlement du coût comme La terrasse des audiences du clair Ln film nazi ment des ameliorations qui les ont motives.des améliorations réalisées, mais pour le de lune M.Schmitz plutôt dans des | -•- Le « champ d emprunt » d’une émission, règlement de la « finance » qui a permis i r*.* * * .*« «.,, zs i,cii,s ”,éii°ra,i°"s- c'« *=” d autres points, M.Morin triomphant que M.Adolf Hitler lui-même a décidé : gements qu'elle permet, dans 1 interpretation des modernes — de donner au film sonore tourné lors du ! La chose est importante.Louable est lisons p utot i es contemporains M.dernier Congrès du parti national-socialiste ’ 'c souci des financiers qui veulent répartir ; > » .M comprendre pleinement certaines œuvres I le film sera présente au public au édifice.Mais la vétusté de Ravel, Fauré, Prokoficff, de kalia, et mois de décembre prochain.Les incurables finances publiques rendue par les artistes de la troupe, du premier jusqu'au dernier.Rien d'irréel I G.L.Ce sont ces fêtes qui forment le motif du ballet.Dans le camp, fort bien reconstitué, — on voit même le tclmug planté en terre, — des danseuses, tout de rouge vêtues et portant de longs voile;, exécutent une remarquable chorégraphie; puis viennent les danses des guerriers, danses barbares qui ne manquent pas pour cela de grandeur.Il y a là énormément de vie et de couleur.Le ballet sc termine sur une sarabande fantastique du plus bel effet.Trois pièces chorégraphiques parfaitement interprétées.Il n’y a que les ballets russes pour nous valoir de pareilles soirées.L’imprésario, M.Bourdon.a droit à tous les remerciements du public.cette fois.Ce n’était pas une vision à distance.J'avoue regretter le recul du Forum.Vu de loin, le spectacle des Sylphides paraissait plus éthérc.Ce fut un succès.La salle et le publie créaient une atmosphère plus chaude, plus compréhensive.Je ne saurais trop insister sur la maîtrise des danseuses-étoiles et de Paul Petroff.Il est simple-i ment dommage que l'orchestre ait été un peu faible n certains moments.Les décors laissaient aussi un peu à désirer.Union Pacific la généreuse imprévoyance des soi-disant financiers et l’implacable avance du temps et du progrès est pour beaucoup dans la congestion des budgets publics.Il est d'usage de donner entre deux pièces sérieuses une sorte d’interlude léger.Il était difficile de trouver mieux que le ballet américain Union Pacific.André BOWMAN Un grand voyageur le fait des commissions à verser aux inter-:, mcdiaircs qui négocient l’emprunt, des intérêts à verser durant trente ans aux gataires, des emprunts de renouvellement, et parfois même des emprunts nécessités par les échéances d’intérêts.A remarquer qu’un particulier achète une propriété pour le rapport qu’elle est censée lui assurer.Même s’il emprunte la somme qui lui permet de s’en porter acquéreur, on peut dire que, sauf accident, j la propriété elle-même rembourse l’emprunt.Mais les profits que retire une ville de la construction d’un tunnel, l’élargissement d’une rue, l’érection d’une camil-liennc, sont impondérables.Loin de nous la pensée d’en contester l’utilité ou.la nécessité; seulement, quand une dépense est faite sans qu’on puisse évaluer le profit qu’on est susceptible d’en avoir, on doit la faire avec la plus grande circonspection et multiplier par 2 ou 3 le coût apparent de l’initiative que l’on prend pour savoir ce qu’effectivement elle coûtera au public.obli- Croyez-le ou non, il y a un homme au monde qui se réjouit d’être traité de menteur, c’est Ripley, quand il relate les coutumes des peuples qu’il a visités.Les relations véridiques de Ripley sont cependant plus étranges encore que les inventions des romanciers.C’est ce que Ripley explique à ses auditeurs de langue française aux émissions radiophoniques de la Brasserie Dow, tous les mardis, jeudis et samedis, à 7 h.15 du soir, aux postes CKAC, CRCK et CKCH.M.Ripley reçoit par an plus d’un million de lettres d’auditeurs soucieux de se renseigner plus à fond sur les choses qu’il raconte.Ripley se réjouit de recevoir une aussi volumineuse correspondance ; cela prouve, dit-il, que scs relations sont intéressantes.1 I 1 expropriation qui coûterait $100,000 à un particulier en coûte effectivement 200 à 250,000 à une municipalité.Et il n’est pas tenu compte dans ce calcul des « pots de vins » qui expliquent, comme on sait, des majorations surprenantes.Ce que nous voulons dire, c’est que $100,000 coûtent 200 ou $250,000 à un pouvoir public par En vous assurant à Le Sauvegarde, vous nrotéeez votre famille contre le* éventualités de la vie tout en suivant l'adage de Cartier : «Travaillons pour le maintien de nos Institutions.» 152.est.rue Notre-Dame â Montréal.(r-n> a son mot à dire en faveur des générations futures à qui André VERRIER Claude-Henri Grignon expurgém ]bout de quelques jours.Alexis vend tre de ces montagnes immobiles dans > mit à trembler doucement d'abord, puis donc sa terre, morceau par morceau, leur majesté (nouveau!), au milieu de [ un peu plus vite, pour s'agiter à la Fin ' jusqu au jour ou il ne lui reste plus qu a cette couronne (téméraire!) d’arbres \ comme (2) ' se faire cordonnier, ce qui l'empêchera touchés (délicat!) de toutes les cou- I .Prêt à lutter, ainsi eue le soir de mourir trop tôt parce qu il ne peut leurs, ce grand facc-à-main (le fin du même, contre les misères du monde sr ,ich‘ * —~ » tuer son vieux compagnon, le cheval un déploiement de tant de grâces et de Blond : la bête le regarde si pitoyable- beautés que l'âme la plus froide ment qu’il ne peut se décider et qu’elle exulte.meurt de sa belle mort.Enfin, dernière consolation, Paulo, le petit-fils d’Alexis, semble aimer la terre.Et ensuite?Le capitaine d’une goélette intéresse fort les paysans lorsqu'il parle de l’homme des Price, McLeod, qui boit comme un trou et qui meurt dans le «delirium ».Je vous ai donné le plus fidèle résumé de ce que M.Potvin appelle un roman.Le sujet est excellent à coup sûr.Le pèlerinage des croque-morts sur la neige, à travers les montagnes et les forêts de Charlevoix, si l’on veut bien oublier l’éloquence et la poésie indiscrètes de M.Potvin.surtout si l’on veut y mettre du sien, imaginer par delà les mots et les phrases, voilà une scène pittoresque, dirai-je épique?Les marin-gouins ont aussi fourni à M.Potvin quelques traits heureux, comme celui-ci : « .au temps des maringouins et des brûlots, quand on était obligé d'habiller les chevaux de feuillages pour les préservervdes taons.» Le lecteur a sans doute été frappé par cette autre scène, où l'auteur montre les colons réunis dans une grande cabane qui remplace l’église inexistante, en chantant tout ce qu’ils savent.Et puis?Et puis, c'est tout.Il ne reste plus à M.Potvin qu’à écrire son roman ou son épopée de la colonisation au Saguenay, dont il nous donne aujourd’hui une verbeuse préface.Vous devinez que M.Potvin est un descriptif intempérant et qu'il y a débauche de poésie.Un extrait suffira : Car l'azur du beau temps pleut à verse (hardi!) sur la baie, en même temps qu'il inonde (hardi encore!) les arbres des bords et les fait ruisseler de lumière.Ajoutons (élégant!) qu'au cen- il traduit quatre coupures de la Gazette en les réduisant des trois quarts, il écrit une demi-colonne sur la dernière assemblée de la Commission scolaire, endosse son pardessus et va faire son service : demander ce qu’il y a de neuf aux greffiers des différents juges et en faire part à ses collègues des autres journaux.Il s'enquiert à la Commission des Utilités publiques, à celle « du salaire minimum des femmes ».Il revient et il écrit son rapport.Cela vous amuse ?Il s’agit pourtant d’un métier, celui de journaliste, qui avec celui de cultivateur eut la plus « poétique » des presses tout le dernier siècle.Seulement, ce n’est pas tout de dire : voici un paysan, voici un reporter : encore faut-il les placer dans des situations intéressantes,.leur faire dire des paroles et faire des gestes qu on ne prévoit pas trop.En lisant M.Potvin, j’ai l’outrecuidance de me dire que, « poésie » à part, j’aurais pu faire la même chose : ses colons sont des colons de manuel.Le pire, pour moi, c’est qu’Alexis et les autres sont des « héros ».Nous sommes fatigués de « l’héroïsme de nos pères ».Que ne nous parle-t-on de l’héroïsme de ceux qui sont restés en France et qui ont subi les misères de la guerre de la Succession d Espagne, par exemple! Que ne nous décrit-on la vie héroïque du paysan qui quittait Saint-Ours, Saint-Antoine ou Saint-Denis pour aller travailler dans les « factories » de la Nouvelle-Angleterre Toute misère est héroïque, si on le veut.La main tremblait toujours.Il regarda longtemps cette main brune, longue et large, remplie de signes de toutes sortes et dont les jointures paraissaient être des anneaux difformes.Il la fermait avec lenteur, cette main, puis l'ouvrait brusquement.Il l élevait à la hauteur du visage.Elle tremblait toujours.— C est ben ça, cracha-t-il, je suis ! *s=^-n=ïe,„1pondaL P,=m*,=S taincs de Maltais et de nombreux I anaees unf .9oe,e.tte vient de temps à Alexis ».Or.« un jour, Alexis Maltais j aUtre rav,ta,'iert ',a Pet,te colonie.Les dit Picoté, du haut de sa terre, tourna ! Pingouins font beaucoup souffrir.On j coupe du bois, que 1 on perd parfois lorsque les « chaînes de bois pent « sous la force des eaux tumultueuses de la rivière grossie par la fonte des neiges ».D’autres colons s'amènent.Le dimanche, et à minuit le jour de Noël, on s'assemble dans la « grande maison ».où l'on chante des cantiques: les fidèles sont appelés au moyen d’une « scie ronde (.) suspendue à la maîtresse branche (.) d’un pin», et qu’Alexis fait résonner avec un « rondin de merisier ».Un hiver, Eucher Dufour, Victoire Bouchard et la femme de François Desbiens quittent cette vallée de larmes.« Des croque-morts » bénévoles transportent les cadavres gelés jusqu’à la Malbaie, sur la neige et par un froid de loup, afin que ces chrétiens aient une sépulture et des funérailles chrétiennes.Un terrible incendie détruit la forêt et une partie de l’établissement : le curé de la Malbaie, qui rendait visite à ses anciens paroissiens, a détourné le feu du ciel, disent-ils, et les a sauvés.Tout finit pour le mieux ; on a écoles, églises.Les récoltes sont excellentes.Alexis on construit Voilà.Et il paraît que ceci est « canadien », de « chez nous », « poésie du terroir », et que sais-je?Quant à moi, j'estime que les descriptions de nos rustiques et celles des rustiques français sont interchangeables, de même que les portraits et caractères.quand il y a portraits ou caractères.Puisqu’ils veulent être romanciers- en-souyers-de-beu.que ne sont-ils uniquement romanciers-en-souyers-de-beu, au lieu d écrire comme une chroniqueuse ou un sonnettiste ! Je suis peut-être, sans le savoir, plus paysan qu’eux : comme l’habitant de Saint-Wenceslas, je n’aime pas qu'on chante pour la millième fois des scènes que tout le monde connaît depuis son enfance, et en des termes que tout le monde connaît.Je ne vois pas qu’il soit nécessaire de recommencer les Géor-giques tous les mois si on n’a rien de neuf à me dire.M.Potvin et ses émeu-les, lorsqu'ils peignent des paysans, nous les montrent à la fois idiots et héroïques et héroïques et idiots.Ce ne sont jamais des hommes, mais des marionnettes.Petit-Guignol du terroir.Je ne vois que notre ami Grignon qui, dans un livre que je n’aime pas (mais peu importe), ait essayé de peindre un homme «de la campagne » autrement qu’en rose.L’on chercherait en vain, dans le livre que nous analysons, des passages semblables à celui-ci que je.tire du Déserteur de Grignon : Une après-midi qu'il venait de saigner le cochon du notaire Lepotiron (nom assez peu respectueux pour la profession), le père Dursol.après s'être décrassé, voulut allumer sa pipe.Or.il arriva que sa main droite (.) se scs yeux vers le nord-est, et il eut une vision ».Il voyait le « royaume du Sa- I guenay ».ses forêts qu'on abattait avec j profit, cette terre qui pourrait être si fertile.Et bientôt Alexis Picoté « organisa une société qui prit la responsabilité financière de son entreprise, tentative d’exploitation forestière et de colonisation, sur les bords de la Baie des Ha! Ha!, à cinquante milles à peu près des sources du Saguenay.Au printemps, la « Société des Vingt-et-Un » était formée.Elle était composée, comme son nom l’indique, de vingt-et-un actionnaires.» On se met en route « en mai sur une petite goélette qui appartenait à Thomas Simard.Alexis Picoté amenait toute sa famille, la première à pénétrer dans ces solitudes.Ses deux fils sauraient l’aider plus tard, de même que sa femme aux bras hardis et au jugement sain ».Remarquez tout de suite le trait de caractère : Elizabeth Maltais est une femme aux bras hardis et au jugement sain.Alexis est un homme qui aime la terre, son fils Arthur est un enfant qui aime la terre ; son autre fils, Pierre, et sa fille Jeanne sont des enfants qui n’aiment pas la terre.Notre ami Alfred DesRochers doit être content : M.Potvin, loin de chercher ces complications dont Proust, les deux Mann, Lawrence et les autres sont hélas! trop friands, M.Potvin, en deux coups de pinceau, nous fait voir ses personnages.» se rom- ; \ fini.Et il alla se coucher sans ajouter un mot.Cela est pour le moins vivant, et je n ai pas devant moi un colon pour prospectus de missionnaires-colonisateurs.M.Potvin, lui, trop souvent, décrit des choses insignifiantes : Dans la grande bâtisse, valent les machines dont le nombre était réduit au strict minimum : la grand scie qui tournait au milieu du plancher branlant et disjoint.le char-riot circulant sur deux minuscules rails d’une extrémité à l’autre de l'appentis et que du dehors on voyait surgir et disparaître à temps réguliers ; le déli-gneur, composé d une petite scie circulaire et d'une autre charriot long et bas.qui remplissait pour les planches sorties de la grand scie le rôle du grand charriot.(etc., etc.).Description passionnante peut-être pour un homme du métier, pas pour nous.Ne me demanderiez-vous pas de chercher un autre sujet, si j’écrivais Le reporter se rend au journal à sept heures moins vingt, le matin.Il « colle » sous des dix-huit le Canada, ' r.se trou- L.- : cependant perd son Arthur qui se noie en pêchant à la truite.Il perd sa Jeanne qui épouse un ouvrier de Chicoutimi, il perd son Pierre qui se marie et émigre aux Etats-Unis.Sa femme se fait vieille qui n’a perdu courage qu'une fois, ce jour où la piqûre des maringouins l’a fait pleurer.Alexis est obligé d’accepter l’aide de ses voisins pour cultiver sa terre.Il s’avise de faire venir son gendre et sa fille, mais en vain, car Jeanne et Camille n'aiment pas la terre.Des garçons de ferme?Ils le quittent au Le roman de M.Potvin ne s en lit d’intérêt.Cela V pas moins avec assez est du Grignon assagi, sans force, une prose plus châtiée que celle de notre ami.On lit jusqu’au bout, tout en sau-tant les descriptions ; ce qui nous pet-met, entre temps, de rêver à lceuvr qu'aurait pu écrire M.Potvin.Je te-commande La Rivière-â-Mars au « commissions scolaires ».: ttfv ' 4r ( ! ) Damase Potvin : La Rivicre-à Mars.Montréal, Editions du Totem, 1934- b'-:'/: (2) Je permets de supprimer les me Berthelet BRUNET images et la « poasie ».« '
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