Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
mercredi 12 décembre 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'ordre, 1934-12-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
: V, RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF des abonnemests 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* .pierre asselin Secrétaire de la Rédaction .PIERRE BOUCHER P , 1 an 6 mois 3 mois a Administrateur , 4 En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 $3.25 *1.75 Espagne .Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 Autres pays *9.00 *4.75 *2.50 m On est prit d’envoyer toute correspondance à la cas* 4018 de l’Hôtel dos Postes en mentionnant •ur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.*3.50 *1.85 *8.00 $4.25 *2.25 : Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur % OLIVAR ASSELIN L Mms C abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chèque affranchi.accepté et payable eu pair à Montréal.m :k 0 Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 230 # Le numéro : 5 sous Montréal, mercredi 12 décembre 1934 0 saurait accepter, même avec faculté de les censurer préalablement, des causeries offertes gratis par les rédacteurs de notre journal.M.H.Rooney Pelletier, qui ne semble pas être personnellement mauvais diable, pourrait-il maintenant demander pour nous au brillant M.Charlcsworth : 1 Qui a mis le poste de radio de l’Etat — notre poste, puisqu’il appartient à tous les contribuables — à la disposition de l’Action Libérale-Nationale, pour les seize conférences groupe politique dirige, à raison de trois par semaine, contre la personne et la politique de M.Taschereau, avec le cours oratoire de M.Abel Marion, vice-président de l’Union catholique (eh! oui) des cultivateurs.2° Combien ces émissions sont comptées à l’Action Libcrale-Nationale, et qui les paie.Le Radio-Etat et la politique voir traditionnel, certaines coutumes nécessaires à la commune, un 'sprit de distinction que l’influence des villégiatures et l'uniformisation rapide de la vie sociale semblent avoir entièrement ruiné.Quand ceux de Crète, nous dit Montaigne, voulaient maudire quelqu’un, ils suppliaient les dieux de le rendre esclave d’une coutume.Mais il y » des habitudes sentimentales, une sorte de logique affective sans laquelle les sociétés ne seraient guère possibles.L'idéal régiona-liste est de les conserver, comme les félibres ont gardé les mots d’oc.Mistral croyait que, sans la coiffe immaculée, signe ailé de la Provence, les femmes de son pays auraient perdu le charme furtif et lumineux qui les distingue dé toutes les autres (I).Ce qu’il ne faut pas vénérer, en revanche, c’est le régionalisme en matière d’art.Ce que l’on prend pour un caractère distinctif, dans l’œuvre régionaliste, n’est souvent que de l’étroitesse.De Mistral à Péro-chon ou Paul Arène, le délicieux romancier de Jcan-les-Figues, il n’y a pas de bon écrivain régionaliste dont l’œuvre ne vaille d’abord sur le plan universel.Le régionalisme est un accident du terrain culturel, pas autre chose.m Les aveux de MM.Johnson et Nevins LES MOINS JEUNE - CANADA H •\ un Leu amis de I'Ordre ne liront pas sans intérêt la correspondance suivante, échangée entre notre administrateur et la direction montréalaise de la Radio-Etat: par André BOWMAN Le général Johnson, ex-administrateur de la Nira, vient de faire des aveux que retiendra toute personne intelligente.Le chef de l’administration chargée de procéder à la restauration économique des Etats-Unis a déclaré que la Nira est morte et enterrée, ce dont personne ne doutait plus.En même temps, il a reconnu que la machinerie créée par le cabinet Roosevelt était d’une telle ampleur qu’il était impossible de la diriger d’une manière tant soit peu efficace.Autrement dit, après deux ans d’efforts, le général reconnaît que la Nira était une vaste pétaudière où chacun tirait de son côté, et dont on ne pouvait attendre des résultats sérieux.Entre les lignes de la déclaration du général Johnson on peut lire bien d’autres choses encore : les désillusions d’un homme énergique devant l’inanité de l’effort d’une économie dirigée dans un monde où règne une économie entièrement différente.Si instructives que soient pour les théoriciens ces déclarations, elles ne le sont pas autant que celles qu'a faites à Londres, il y a quelques jours, le professeur Nevins.Cet économiste distingué a reconnu que la formule adoptée par l'administration Roosevelt pour restaurer les Etats-Unis péchait par la base, qu'elle avait été mise en pratique sans préparation suffisante et que naturellement il en est résulté un fiasco.Le professeur Nevins a fait remarquer que l’application de la Nira est un exemple frappant de la légèreté laquelle les hommes au pouvoir se sont engagés dans une direction inconnue, et sans faire la part des impondérables.Il a souligné le danger de l'application d'une théorie qui n’a pas déjà été confirmée par les faits, le péril d’une ligne de conduite qui n'a pas été suffisamment étudiée, les risques qu’il y a à ne pas prévoir les conséquences logiques de mesures économiques entièrement nouvelles et sans aucun précédent.C'est une leçon objective, a dit le professeur Nevins, que les résultats obtenus par la Nira pendant la première année de son application.Le système de la Nira est sorti d’une nécessite.On l'a malheureusement appliqué en bloc.Aussi les Etats-Unis ont-ils eu à leur disposition un organisme grossier, mal adopté aux besoins de l’heure.Il a fallu le retoucher à chaque instant, le mettre au point.Il en est résulté confusion extraordinaire, terriblement néfaste.On ne peut méconnaître l’audace, le courage de Roosevelt, pas plus qu'on ne peut contester la grande ingéniosité de ses lieutenants.Mais cela n’est pas suffisant pour restaurer pays profondément atteint au point de vue économique et financier.Le professeur Nevins attribue défauts fondamentaux de la Nira, l'échec définitif de la tentative de * * * Le 24 octobre 1934.A M.Rooncy Pelletier, directeur des programmes pour la province de Québec, Radio-Canada, Montréal.r mm que ce O O ; v Cher Monsieur, con- Dans le but d'intéresser la classe sérieuse et instruite qui écoute vos émissions radiophoniques, nous avons songé à vous offrir la collaboration des rédacteurs de notre journal, qui seraient disposés à faire des causeries de quelques minutes sur des sujets d intérêt général.Vous n ignorez pas des journalistes comme MM.Olivar Asscîin, Georges Langlois, André Bowman, Dollard Danser eau, Lucien Parizeau et Jean-Marie A adeau sont suffisamment renseignés pour traiter en quelques minutes des sujets d’actualité, de façon plus que convenable, fis accepteraient de vous soumettre d’avance leurs manuscrits.L Ordre s’intéresse aux questions littéraires, économiques, musicales, théâtrales, bref à tout ce qui peut entrer dans un journal d’opinion.Nous croyons qu’il serait préférable de ne pas traiter des questions de politique: canadienne ou du moins de ne le faire que d'une façon tout à fait générale.Quant à la fréquence et à la durée de ces émissions, * A l’occasion de l'anniversaire du n il va de soi que vous en déciderez.Comme novembre, on a parlé de la Victoire ap-rémunéralion nous vous demanderions seu- terc- La comparaison a etc faite entre la fe: s rz »“'¦«> -1 L-A i - «— >• ** fin, Vadresse de nos bureaux.résultats subsistent sur la carte, et celle c„inn lln.- , , .a'eÇ m,,es maxima de deux francs, retiendra Si nous souhaitons la réalisation de ce Quelle a remportée sur le plan moral, qui, p., epeC C .$soaa ed au Kursaal les habitués des casinos luxueux.projet, ce n’est pas tant par intérêt pécu- a-t-on écrit, « est devenue entre nos mains les3* e gouvernement amencam a dépensé, Comparons seulement le libéralisme intel- niairc que pour faire notre modeste part "ne pauvre victoire gémissante et blessée, au cours de l’exercice écoulé de 1934, j ligent de l’Etat suisse avec la bêtise de notre pour l’expansion de la culture française cl sans ailes et sans souffle.» Or jamais les $4,250 millions dont il ne doit en théorie l’avancement intellectuel du Canada.Grecs n’ont tenu la Victoire sans ailes, la recouvrer que le cinquième, soit $850 mil- Pour les Editions de I’Ordre, Victoire aptère pour «une pauvre victoire ! lions.Cette dépense énorme ne comprend gémissante et blesser >.Le temple qu’ils ! r ., , .y , l Administrateur : lui ont élevé sur l’Acropole, au quatrième T „ a tre30rcnc ~ en vcrtu du PA/D- - vr- —- "Pierre Asselin^ | siècle1 avant~ Jesiis-'Christ, glorifiait la plus Fam Ftlief Act ~ de "éancès hypothê-’ belle, la plus chère de toutes les victoires : maires à long terme.En supputant les pertes celle qui, s étant posée sur le sol de l’HcI- que l'Etat subira inévitablement de ce chef, Canadian Radio Broadcasting Commission Iadc\ SV était fixée pour toujours et ne on peut donc estimer à quelque $5 millards Commission canadienne de la radiodiffusion d=va,t plus quitterla République, celle qui le déficit réel du gouvernement américain ne s envoie pas.ici est le sens enthou- c , r.siastc et fier que les Grecs, confiants en pour 1934' Sauf< errcur- M- Roosevelt a eux-mêmes, donnaient à la Victoire aptère obtenu du Congrès un blanc-seing qui lui et non point celui d’une victoire gâchée.% permet d’emprunter jusqu’à $14 milliards pour réorganiser la vie économique.Depuis le début de la « Nouvelle Donne » (cette politique est bien un jeu de hasard), il a jetc les millions par les fenêtres, soit en in- que Oliver ASSELIN : * Ecboe i IA Aavmty,, mJ t La Victoire Aptère * • C’est le titre d'un article de M.A Vladimir d'Ormesson que nous avons reproduit du Figaro le 29 novembre.Dans un de ses derniers numéros, le Temps écrit à propos de ce titre les lignes suivantes : Lucien PARIZEAU (1) Dans le Journal d’Agricul-ture de septembre notre collaboratrice i Mme Smet parle très intelligemment des costumes régionaux.M.Esdras Minville encore m LES IDÉES ET LES FAITS Rendez-vous & yBjfi m m M.François Mauriac a demandé dans une chronique comment les hommes remplissaient leur vie.Il s’interrogeait, avec la pathétique anxiété dont il nuance les questions les plus simples, sur l’emploi du temps d’un ami : « Où va-t-il ?Où vont les gens ?De quoi est faite l’étoffe de leur destin ?» Et il disait encore : « Ce ne sont pas les grandes charges qui prennent du tenips, ni même les grandes oeuvres, ce sont les passions.» Il y a de la justesse dans cette réflexion; mais elle n’est pas tout à fait exacte par rapport à notre époque.Certes, les vies doubles ne sont pas exceptionnelles et derrière l’apparence de l’occupation se jouent parfois d'étranges ou 'de pauvres mystères.On y voit passer certains êtres, au vent de la dérive, loin de leurs ports habituels, fuyant vers des criques secrètes.Mais combien de vies remplies aussi par les obligations sociales, par le travail, l’ambition, la politesse! Ah ! combien d’existences sans détente et d’agendas sans loisir ! Parvenus au terme de ces carrières obstinées, le pire destin serait d'en apercevoir l'insuffisance.« Quand nous nous réveillerons d'entre les morts ?» C'est le cri d'Ibsen découvrant l’amour à l’extrémité d'une roule dont il lavait jusqu'alors soigneusement écarté.Mais la plupart des hommes, grâce au ciel, ou plutôt grâce à leur caractère, sc contentent de ce qu’ils ont cueilli : honneurs, étroits repos, retraites.Et ils oublient sagement le reste.Cette sagesse est sans doute une compensation de notre surmenage ; mais elle est aussi nécessité.Il fut un temps, qui n est pas si loin, où les hommes avaient plus de loisirs, où l’amour demeurait l’clégance de l’oisiveté.Les rendez-vous de cinq heures, les thés, les promenades chez les antiquaires, la découverte des bords de la Seine comme au début du Lys Rouge, étaient le pain quotidien d'une secte parisienne dont les privilèges ont à peu près disparu.On prêtait à M.Paul Bourget cette réflexion ; « Les complications sentimentales commencent à partir de quarante mille francs de rentes.» Or, c’est à partir de ce niveau quelles cessent à peu près au jour d hui, tant les préoccupations matérielles deviennent impérieuses.Quelle pitié ! Tous ces gens : où courent-ils ?Pour quel rendez-vous P On croit à l'amour ; on les suit et l on découvre au bout du chemin le percepteur.Confédération, à laquelle ressortissent ces matières.La Chambre des Communes a rejeté deux, fois, de suite le .projet de légaliser les loteries au profit de la bienfaisance.Le projet de M.Brien tendant à autoriser le jeu à Montréal a donc peu de chances de réussir.Les tripots fonctionneront dans une demi-légalité, où tous les tripotages passeront inaperçus.De temps en temps, quelque président du Comité exécutif aura une explosion de vertu, tel M.Savignac, acculé un journaliste et forcé de s'expliquer.Puis les loteries chinoises, les établissements de « barboutte », les maisons de paris, continueront d’acheter la bienveillance de l’administration municipale ou de la police.Même l’imposition fréquente de fortes amendes aux bookmakers (je cas impossible) ne tuerait point leur industrie : la plupart d’entre eux exploitent, soit un music-hall, soit un cercle (ce que nous appelons « club social », avec un plus vif souci de pittoresque que de propriété), dont les recettes compenseraient les déficits de leur établissement de jeu.Dans une grande ville cosmopolite le jeu ne se réprime pas.Pour empêcher qu’il ne devienne l’allié du crime (comme dans le cas de Charles Felgcn-baum), le mieux est encore de le légaliser.A la condition de n’accorder de patente qu’à bon escient, la police pourrait même trouver des indicateurs éventuels dans les propriétaires de tripots.En l’occurrence, il faut choisir entre deux maux celui qui risque le moins de troubler l’ordre.V m IF avec : * * * * Montréal, ie 26 octobre, 1934.m Monsieur Pierre Asselin, L’Ordre, M ontréal.au mur par 0# Contre la papauté Cher monsieur Asselin, '\ J'ai votre lettre du 24 octobre.Votre projet sera soumis aux commissaires de Radio-Canada et je vous ferai tenir une réponse au plus tôt possible.Bien à vous, H.Rooney Pelletier, Directeur régional de la provi de Québec.• Dans le village de West Wickham, dans le Kent, le recteur, reverend Shaw Page, ancien lieutenant-colonel, a prononcé dcmmtés de chômage, soit en travaux publics récemment un sermon contre la papauté, inutiles.En se substituant aux créanciers hy-II 1 a fait en vertu d une fondation qui pothécaircs, son gouvernement s’est concilié tenta de faire sauter le Parlement.Depuis cette époque, le 5 novembre de chaque année, ce sermon vengeur est prononcé à West Wickham et le pasteur reçoit gui née.Le même legs prévoit ran te paroissiens l’écouter recevront 1 shilling à la sortie de l’église.Le « sermon de la poudre » jouit d’une grande réputation locale et le recteur se pique de ne jamais prononcer le même.mÿ suppose un nce TEL teneur en or du dollar, il a favorisé les débiteurs, surtout les grands propriétaires fonciers et les administrateurs de compagnies de services publics, au détriment des créanciers, notamment des porteurs d’obligations.L’inflation indirecte, comme l'émission de papier-monnaie sans contre-partie, est une essentiellement socialiste puisqu’elle frustre les possédants d’une partie de leur Enfin, 1 Etat a élaboré une législation sociale à laquelle notre « Bonne Presse » s’est empressée d’applaudir.A l’épreuve, il n’en est rien sorti d’équitable.Les syndicats ouvriers, entre autres 1 'American federation of Labour, ont même trouvé dans certains articles de cette législation une invite à la grève et au lock-out.* * * Canadian Radio Broadcasting Commission Commission canadienne de la Radiodiffusion une que qua-pauvres venus pour Montréal, le 5 décembre, 1934.Monsieur Pierre Asselin, L’Ordre, Montreal.une mesure Cher monsieur Asselin, avoir.Je reçois d’Ottawa la lettre suivante : « Le projet de causeries suggéré par M.Pierre Asselin, de I’Ordre, a été à M.Charlesworth qui est chagrin de ne pouvoir l'accepter par considération du fait que l'annonce des causeries est faite sous les auspices du journal I’Ordre.Veuillez informer M.Pierre Asselin que nous lui sommes reconnaissants pour cette suggestion mais, comme organisation gouvernementale, il nous est impossible de donner suite à sa requête.Veuillez aussi, s'il-vous-plail, énumérer pour M.Asselin la liste des causeries éducatives données par la Commission, cnlr autres « La revue littéraire », « Les series universitaires », « La revue des événements de la semaine », « Les causeries hebdomadaires de l’U.C.C.», « Les cinq émissions quotidiennes de « La Petite Histoire», préparées par M.Robert Choquette », « La causerie hebdomadaire, préparée par le département de F Agriculture, à Ottawa », etc., etc.Je regrette, personnellement, qu’il nous impossible d'accéder à votre demande, euillez croire, toutefois, que vos suggestions 5c,ro.nf fou/ours les bienvenues et qu’il me fera plaisir de vous serrer la main à la première occasion.Vieille coutume • A propos du récent lancement du paquebot britannique Quccn Mary, il est intéressant de rappeler qu’autrefois c’était un condamné à mort qui était chargé de libérer le navire.On creusait entre les glissières où l'homme se précipitait après avoir fait sauter la dernière cale fixée à l’étambot.Le bâtiment passait le trou.Quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, on retirait le condamne en bouillie, ou cuit par les huiles, ou asphyxié.Mais si par hasard il échappait à l'écrasement, à la cuisson ou à l’asphyxie, on le conduisait devant le grand-juge de la ville qui, devant la foule assemblée, prononçait ces paroles : « Dieu n’a pas voulu que tu meures.Tu es libre.» Et le rescapé s’en allait vers de nouvelles aventures, lesté d'une pièce d’or.Molière en japonais • Le professeur Yoshié, de l’université Waseda, à Tokio, vient de faire paraître, en collaboration avec quelques amis, une traduction japonaise des œuvres complètes de Molière.La littérature française moderne n’intéresse pas moins les lettrés au Japon que la littérature ancienne.On a publié récemment une traduction des oeuvres complètes de Marcel Proust, et les derniers ouvrages français qui aient été traduits en japonais sont l’Enfant terrible et la Voix humaine, de Jean Cocteau; Poil de Carotte, de Jules Renard et le Paquebot Tenacity, de Vildrac.Ajoutons enfin que la revue Wakakusa (l'Herbe qui pousse) vient de consacrer un important essai ouvrages de Colette.un sou- mis aux un trou restauration américaine telle qu'elle avait été originellement conçue.Ces défauts ont causé, selon l’expression du professeur, « une retraite progressive sur plusieurs fronts ».Tout d’abord, voulu appliquer du jour au lendemain un système nouveau que l'on aurait dû, au contraire, introduire progressivement.Ensuite, les résultats immédiats de l'application de la Nira ont soulevé de nouvelles questions délicates, dont l'une, celle des rapports entre employeurs et employés, était tellement difficile à résoudre que le gouvernement préféré l'esquiver.D’autre part, la Nira était une grave menace pour le sommateur.Enfin, et surtout, le principe essentiel de cette tentative de tauration, le principe d'après lequel ou pouvait ramener la prospérité par l'augmentation du pouvoir d'achat des masses, est resté, on ne sait trop comment, un simple principe que tous les efforts de l'administration n'ont III.— Régionalisme Les Américains appuient M.Roosevelt à cause du sourire qui accompagne ses embardées, et surtout parce qu’en le désavouant c est eux-mêmes qu'ils désavoueraient.Quand les $14 milliards de M.Roosevelt auront fondu, • le chômage en sera-t-il atténué ?La trésorerie devra faire le sur On trouve souvent dans les hebdomadaires des articles de bonne venue.Au Bien Public, Clément Marchand justifie le régionalisme trifluvicn, auquel l'abbé Tessier emploie sa grande capacité de travail.« J’assimile le régionalisme, dit-il, à la comptabilité de nos forces vives.Dans région, d’après cette conception, les chefs de file sont tenus, il me semble, de tenir un registre où ils consigneront les points et les points à conquérir.De celte façon, prévenant automatiquement les mouvements de recul, ils verront à utiliser tout le potentiel humain et à cultiver sur le plan pratique toutes les possibilités.» on a cau- GUERMANTES (Du Figaro) ages service annuel de c es emprunts, ce qui au taux moyen de 3]/z% représente des interets énormes.Les démagogues comme le P.Coughlin, les fumistes comme Upton Sinclair, auront alors beau jeu.une Les Juifs en Palestine Le nombre des juifs qui ont quitté l'Allemagne pour sc rendre en Palestine, d’avril 1933 à juillet 1934, est de 15,000, ce qui représente 25 pour 100 de l'immigration totale en Palestine, au lieu de 2 pour 100 pour les années précédentes.Parmi ces I acquis a II.—Le jeu illicite Bien que le scrutin fédéral eût autorisé les gouvernements cantonaux de Suisse à rétablir les jeux — supprimés par le Conseil Je comprendrais le régionalisme écono-d’Etat — dans certains établissements pu- mique qui organiserait, par exemple, les blics, la municipalité de Genève s'était tou- corps de métier, le régionalisme rural qui jours opposée à la réintroduction de la boule tâcherait à exploiter au profit de la localité au Kursaal.Cet établissement subventionné, les arts familiaux ou domestiques, comme le affecte à la musique, coûtait annuellement tissage, la sculpture sur bols, etc.L’indus-100,000 francs à la Ville.C'est l’adminis- triel entreprenant devrait organiser dans sa (ration socialiste de M.Nicole qui vient de région les métiers manuels, abandonnes près-lever le veto, apparemment pour se concilier que partout, et qui pourraient créer aux le commerce et l'hôtellerie.Hôteliers et corn- étoffes canadiennes (tapisseries, merçants estimaient en effet que, faute d’une housses, couvertures, etc.) une réputation salle de jeu à Genève, les étrangers passaient égale à celle des soieries de Lyon.Voilà du aux j les soirs d été à Evian et à Aix-les-Bains, i régionalisme bien compris, par lequel B ne nous appartient pas de chercher en quoi scrvçraicnt dans les familles d’artisans le sa- réfugiés, on estime à 3,000 le nombre de ceux qui ont apporté des capitaux, évalués au total à plus de 600 millions de francs.Les avocats, qui étaient au nombre de 250, ont pour la plupart changé de profession : les uns sont de-agriculteurs, les autres commerçants, quelques-uns artisans, et une dizaine ont ouvert un cabinet de consultations, espérant faire d ici peu de bonnes affaires.Parmi les médecins 75 sur 375 continuent à cer leur profession; les autres, avocats, ont cherché des ressources dans d’autres carrières.con- g : Sincèrement vôtre, H.Rooney Pelletier, Directeur des programmes (Montréal) res- venus * * * U aura donc fallu six semaines au i onronnant M.Charlesworth pour juger MM.Duranleau et Cartier consultés " que « par considération du fait que 1 annonce est faite sous les auspices de I Ordre », « la Commission canadienne de la radiodiffusion, organisation ''ornementale » (air! Iaisscz-moi dormir, fut-ce les pieds dans mes bottes) ne pas exercera me les réussi à faire passer dans la réalité.De cette expérience américaine il se dégage bien des enseignements.Certes, la Nira renferme quelques ccllcntes, mais il est certain nattes, 1 mesures cx- L'enseignement de l'Ecole de» Etudes Commerciales.53Ü avenue Virer, pré-pare aucominerce, à.la publicité, au journalisme.Complétera avantageusement les con -naissunecs professionnelles de l'avocat et du notaire.Cours du Jour, du pundance.— Té!.: HA 6-03.¦ liantes gou- que personne ne songe plus à conserver intact se con- nu système qui offre plus de désavantages que d'avantages, qui menace sc» soir et par correa- (*>¦) fï - '_______________________________________________________________________ ______________________________________________________________________________________________ & __________________________ __________ ' - -L’ORDRE—Montréal, mercredi 12 décembre 1934 2 Le Dr Schacht contre toute dévalorisation du mark rieusemcnt toute l’économie nationale, I (d'ailleurs en nombre insuffisant, dit-on) .qui crée une situation nouvelle, et dan- de connaître les besoins réels des chômeurs, gereuse dans plusieurs domaines.i caractère décentralisé rend plus fa- .c-p™ «= • ‘- 163 es t.rue Notre-Dame â Montréal lr~ei) m Sx.V —- a. VORDRE — Montreal, mercredi 12 décembre 1934 T v6 — ?: LA PENSÉE ÉTRANGÈRE SK- A * s : 1 U CANADA 1934 Impressions d'U R S S.France, Italie, Yougoslavie Qu’est devenue la «Nouvelle France »?{Du Petit Démocrate) Le correspondant parisien de la Nation belge écrivait le 19 novembre: devant la Société des Nations, il faudra qu’elle soit réglée pour que la conversation s’engage utilement entre Paris, Belgrade et Rome.Car, dans l’incertitude, M.Mussolini n’a rien change au système qu’il a choisi pour l'Europe centrale.Il vient de recevoir le général Gœmboes qui, de retour à Budapest, a pu déclarer que la Hongrie se réjouissait toujours de l’amitié du Duce.Au général Gœmboes va succéder le chancelier Schuschnigg, dont la visite est destinée à démontrer que le « pacte de Rome » est « devenu une réalité ».C’est-à-dire que, pour l’Autriche, l’Italie maintient une position qui s’appuie d’autre part sur Budapest et que la Petite-Entente continue à contester.Ainsi les inspirateurs et les auteurs de la tragédie de Marseille ont produit des conséquences que, d’un mot, le discours du trône anglais indiquait encore avant-hier.Contraire à l’apaisement, il l’est aussi à l’union et, devant les inquiétudes qu’éveille jusqu'en Angleterre le cas de la Sarre, jamais les pays attachés à la paix n’ont eu plus grand besoin d’être unis.La politique générale a le pas sur tout.C’est ce que l’on voit encore par le traitement délicat qu’exige le rapprochement, pourtant si nécessaire, de la France et de l’Italie dans une Europe trop compliquée alors que, pour tous ceux qui voient grandir les forces militaires de l’Allemagne, la question des alliances devrait être si simple! On ne peut parler de la vie sociale en Russie,sans parler d’abord des Israelites.Lenine — prononcer Légninne — et ses premiers compagnons de lutte étaient des révolutionnaires implacables mais désintéressés.Les Israelites, grâce à leur sens merveilleux de l’opportunité, ont tout de suite compris le parti qu’ils pouvaient tirer de la situation nouvelle et, par un de ces renversements de rôle que l'histoire a maintes fois consignés, ils sont devenus les maîtres de la Russie.nomats des usines, soit dans les magasins communaux, où ils payent en roubles-papier.L'accès de ces magasins est interdit aux touristes, et ceux-ci ne peuvent davantage prendre un verre de bière ou une tasse de thé dans les échoppes qui pullulent sur les trottoirs.On oublie vite et la tragédie de Marseille semble déjà appartenir à l’histoire.Pourtant elle a des effets qui continuent d'être ressentis et dont le premier a été de retarder l’heure d’un rapprochement positif entre la France et l'Italie.La réception du roi Alexandre en France devait précéder de peu la visite de M.Barthou à Rome.Tout était préparé.L’avant-veille de la journée régicide, Mussolini, dans son discours de Milan, prononcé en présence d'aviateurs français, avait eu des paroles aimables pour la France.Il avait ajouté qu'il offrait « encore une fois » (et non, selon une version malveillante, « pour la dernière fois ») son amitié à la Yougoslavie.Alexandre 1er venait précisément à Paris pour achever de construire le pont.Quarante jours ont passé.Le projet de la visite à Rome n’est pas abandonné, tant s’en faut.Il est différé.L’ambassadeur de France auprès du Quirinal, M.de Chambrun, est venu à Paris pour prendre les instructions du gouvernement.Aucune date toutefois n’est encore annoncée pour le départ de M.Pierre Laval.m m IV 1 M 1 Ronde provinciale dans les salons de Québec m Si, pressé par le désir d’entrer dans un café, le voyageur demande à changer de l’argent français contre de l’argent russe, les agents de l’Intourist consentent à lui vendre un rouble au prix de treize francs.H lui arrive ainsi de payer les marchandises à des prix astronomiques, et s’il avait la fantaisie de s’offrir dans un mostorg — magasin communal de Moscou — une paire de chaussures, par exemple, il devrait, pour se la procurer, verser une somme égale au prix que coûteraient en France une vache.et son veau! Multipliez deux cents roubles par treize, et vous arriverez à une somme coquette de francs.Mais, si le visiteur est un partisan du système D et s’il ne redoute pas de passer dix mois dans.les « maisons de rééducation » soviétiques, il peut employer un moyen qui n’est pas dépourvu d’avantages.Il achète d’abord un dollar pour la somme de quinze francs: la chose est aisée, car les Américains, et les Juifs américains notamment, abondent dans les palaces russes.Puis, muni de son dollar, notre homme se campe tout seul dans un jardin public ou devant la vitrine d’un torgsin, et, comme se parlant à soi-même, il marmonne: « Dollar, quarante-cinq, quarante-six; dollar, quarante-cinq, quarante-six.s> II y a toute chance qu’avant un quart d’heure quelque Russe l’aura tiré par la manche en déclarant: « quarante-trois, quarante-quatre! » Pour un dollar, c’est-à-dire pour quinze francs, notre habile voyageur obtient quarante-cinq roubles-papier, qu’il aurait payés à la caisse de l'hôtel cinq cent quatre vingt-cinq francs.Alors, il peut se procurer, pour quatre francs, un litre de vodka excellente — et son timbre-poste lui coûte cinq centimes au lieu d’un franc cinquante.m (Du Quotidien du 15 novembre) Son Excellence — que nous appellerons, si vous voulez bien, Athanase Bertrand, pour ne pas lui créer de difficultés avec son gouvernement, au cas où il nous ferait des confidences indiscrètes — habitait hors des remparts.Comme Montréal, Québec a son quartier résidentiel.Passé le Parlement, la voiture roula dans une large avenue ornée de grands arbres et bordée d’hôtels particuliers édifiés en retrait et précédés de pelouses et de massifs que nul entourage ne sépare du trottoir.C’est un des traits les plus curieux du caractère anglais que cet art de s’isoler en ayant l’air de laisser sa porte grande ouverte.Nous nous arrêtâmes devant l’une des demeures les plus luxueuses de l’avenue.Au bout d’un long moment, un homme assez âgé, mais dont le visage glabre était extraordinairement jeune, vint nous ouvrir.Il était vêtu d’un pantalon noir et d’une veste d’intérieur sang de bœuf.» — Excusez-moi ! Mes femmes sont par- ties I Les bonnes aussi I Je ne sais même pas du tout comment nous allons dîner I nous dit-il, non seulement sans la moindre gêne, mais d’un ton enjoué.Et réellement, il paraissait ravi de l’aven- — Passons d’abord chez Gédéon Descamps.C’est un homme à voir ! répondit notre chauffeur avec un demi-sourire prometteur.En apportant cette affirmation, j'en dois immédiatement limiter la valeur.Je parle des Russes que j’ai vus, avec qui je me suis entretenu, des agents de l’Intourist, des ingénieurs des usines que j’ai visitées, des vendeurs des magasins où j’ai fait des emplettes.Partout, aux bonnes places, j’ai rencontré des personnes appartenant au « parti » et ayant le nez confortablement arrondi.Sur dix mille Russes » — hommes et femmes — que vous croisez dans la rue, vous en trouvez neuf mille neuf cent quatre vingt dix-neuf qui portent la blouse ou la robe blanches, et une seule personne qui arbore un veston de coupe anglaise ou une robe à la mode de Paris.Immanquablement, cette personne est un guide ou un directeur de l’Agence ou — plus rarement — un fonctionnaire haut gradé ou sa respectable moitié.Mais tous ces privilégiés appartiennent à la race d’Israël.Ils viennent de partout, d’Allemagne, de France, d’Autriche, même de Russie, et l'on se demande par suite de quelles circonstances ils sont parvenus à la situation qu’ils occupent.Le mystère de ces situations personnelles se double d’un autre mystère inaccessible: celui de la distribution des richesses.« Chez nous, il n’y a plus d’exploiteurs ni de koulaks, nous sommes tous des travailleurs.» Or, un travailleur d’usine gagne deux cents roubles par mois, et mon interlocuteur était vêtu d’un complet gris cendre qui valait bien huit cents roubles.La paire de chaussures que portait ma guide de Kharkov lui avait coûté 350 roubles.J’ai peine à croire que, dans ces conditions, on puisse parler d’égalité.Peut-être voudra-t-on savoir à quelles sommes, calculées en francs, correspondent ces divers prix ou ces mensualités.Ici, nous tombons dans une difficulté quasi inextricable.i a# — Va pour Gédéon I Si l’on retrouve, au Canada, tous les vieux noms français, que dire des prénoms 1 Athanase, Hyacinthe, Séraphin, Héloysus.La petite femme de chambre de l’hôtel ne m’avait-elle pas confié quelle s’appelait Mlle Aramide La flamme ?Je devais bientôt connaître un garagiste du nom de La Tulipe, et un garçon coiffeur nommé Lafleur.C’est un des charmes de Québec que ce parfum vieille France qui y flotte.On y respire un air Louis XIII, mousquetaire et vieux répertoire qui est délicieux.— Bien que nous habitions la capitale, nous menons ici une vie très provinciale l me dit Athanase Bertrand, tandis roulions à 110 à l'heure.A cela quelque excuse.Nous jouissons d’un hiver de sept mois.On allume les feux fin septembre et on ne les éteint guère que dans les premiers jours de mai.Et encore! Pendant quatre mois, nous avons une moyenne de 25 à 35 degrés au-dessous de zéro.L’hiver dernier, nous avons eu au moins 45 degrés.C’est vous dire que nous ne flânons guère dans les rues où il y a souvent deux mètres de neige.« Aussi passons-nous les soirées les uns chez les autres.On reçoit beaucoup, à Québec.D’ailleurs, ici, les familles sont très nombreuses.Un ménage ayant douze ou quatorze enfants est un phénomène social tout à fait courant.A la maison, nous étions dix-huit, et j’ai encore treize frères et sœurs vivants.Chacun d’eux ayant une dizaine de rejetons, vous pouvez juger de la famille 1 Comme la nuit tombe vite, que les soirées sont longues et les divertissements limités, les visites — allons, n’ayons pas peur des mots: les veillées! — chez les parents et les amis demeurent la principale distraction.« Il n’est pas rare que, dans la même soirée, on aille passer une heure dans trois ou quatre maisons.» Nous étions en pleine campagne.Des pavillons à mine confortable éclairaient çà et là des coins de verdure.Nous stoppâmes devant l’un d’eux.— Courtes indications biographiques pour que vous compreniez mieux le personnage.Gédéon Descamps, 38 ans, Canadien-Français de vieille souche, ingénieur, Signe particulier: libre-penseur.— Un libre-penseur! Il faut avoir vécu au Canada— le pays le plus catholique du monde — pour savoir ce que ce mot signifie là-bas.J’eus l'impression qu’on allait trer un phénomène.Ü m SS m ¦ 1 On affecte de dire que les questions coloniales sont la clef des rapports de la France et de l’Italie.C’est très exagéré.Le statut des Italiens de Tunisie, les limites libyennes, les facilités d’accès à la mer pour l’Erythrée, ne sont pas de ces affaires qui tiennent la politique générale sous leur dépendance.Entre la France et l’Angleterre, il y avait cent ans de rivalité coloniale lorsqu’en 1904 les vieux différends furent aplanis.Pour Terre-Neuve, pour l’Egypte même et pour le Maroc, l'arrangement s’était trouvé dès qu’on avait senti à Londres comme à Paris U" incident curieux s est produit récem-la nécessité de s’unir face à l'Allemagne.ment à 1 hotel Drouot, à Paris, où 1 on ven-De même le problème européen est ca- dait une -remarquable collection d’auto-pilai pour les relations de la France et de graphes, de documents et de livres: l’Italie.La clef n’est pas en Afrique.Elle | Napoléon et son temps, réunie par M.Emile est à Belgrade., Mussolini attend et s’abs- ! Brouwet.En vertu d’une antique ordonnance royale, datant de François 1er, con- que nous nous avons Jacques BAINVILLE La llle République fait état d'une ordonnance de François 1er .plus encore turc.— Un dîner de bohème, à la bonne franquette, vous convient-il ?me demanda Son Excellence.Cela nous rappellera le Quartier Latin I II paraît que tout a bien changé, là-bas 1 Mais de mon temps.Athanase Bertrand, dans sa jeunesse, avait vécu plusieurs années à Paris.Il évoquait avec délice un Quartier Latin aussi différent de celui que nous avons connu que le sien devait l’être de celui de Murger.Let « maudits françat » ms tient parce qu il n est pas encore fixe sur , l’attitude des Yougoslaves à l’égard de l’Ita- flrm«e sous Louis XIV, I Etat français a revendiqué 90 documents autographes, se réservant de les examiner et d’en autoriser ultérieurement la vente, dans le cas où les Archives nationales n’estimeraient pas nécessaire de les conserver dans leur hôtel de la rue des Francs-Bourgeois.Aux termes de l’ordonnance royale, en effet, l’Etat a toujours la faculté de réclamer la possession des documents ayant appartenu aux chefs d’Etat et aux hommes d’Etat.Parmi les documents précieux qui furent mis en vente figurent une lettre de Bonaparte à Joséphine où éclate sa passion jalouse, adjugée 46.300 francs; une lettre de Joséphine à Barras, adjugée 5100 fr., une lettre de Marie-Louise, 5600 francs.m RS lie et sur l’attitude du gouvernement français à l’égard de la Yougoslavie et de la Petite-Entente.Maurice GERMAIN a L’assassinat de Marseille a donc eu pour effet de tenir tout en suspens.Non seulement Alexandre 1er a disparu, non seulement la régence n’a pas l’autorité du roi unificateur pour prendre d’aussi grandes initiatives, mais les circonstances du crime elles-mêmes entraînent des complications.On peut déjà regarder comme un résultat favorable que les régents de Belgrade aient contenu la fureur populaire.Aux premiers mouvements, on pouvait craindre que la Yougoslavie n’exerçât sur les Magyars une vengeance éclatante, mettant par là le feu à l’Europe.Il est du moins une satisfaction qui n’a pu être refusée aux Yougoslaves: c’est de mettre en accusation à Genève le terrorisme et les complicités qu’il a pu trouver.Sans préjuger des suites de cette affaire ni de la tournure qu’elle pourra prendre 180 eet, rue 8alnte-Cathertne, Montréal.Le recensement du bétail en U.R.S.S.il m En U.R.S.S., on ne se borne pas à recenser les hommes.Les animaux domestiques vont être, eux aussi, l’objet d’un recensement général.Le conseil des commissaires du peuple vient de fixer les opérations au 1er janvier 1935.Ordre est donné de dresser la liste complète des chevaux, .bœufs, vaches, moutons, brebis, porcs, ânes, mulets et chameaux se trouvant à cette date en Russie soviétique.Les personnes chargées du recensement (instituteurs, étudiants, vétérinaires, etc.) devront donner de sérieuses garanties politiques.D’autre part, tous ceux qui tenteraient de donner de faux renseignements, de cacher leur bétail et de s’opposer aux opérations, seront poursuivis devînt les tribunaux.Tandis que Son Excellence donnait quelques coups de téléphone — faisant ainsi ses provisions à la manière des maîtresses de maison américaines —.Meunier me faisait visiter l'appartement.Le salon Louis XV avait-il été importé dq chez, nous ou fabriqué ici par quelque artisan émigré ?Dans le cabinet de travail, je remarquai plusieurs toiles de l’école française de 1900.Je retrouvai les noms de tous nos classiques sur les rayons qui allaient du parquet au plafond.Athanase Bertrand me montra une collection de romantiques somptueusement reliés.-Vous voyez que, quoi qu’en disent certains, on aime toujours la France et les Français, ici 1 — La France, toujours ! Les Français, presque toujours 1 rectifia Meunier avec un sourire caustique.— Ah I ah I L'histoire des maudits franças ! reprit Athanase Bertrand.Eh bien 1 savez-vous que lorsque nos Canadiens traitent un de vos compatriotes de maudit fronça, ils ont presque toujours raison ?Vous ne pouvez imaginer le nombre d’aventuriers, chassés de chez L’étranger n’a pas le droit d’acheter des roubles, et il doit s’approvisionner, soit dans les magasins des hôtels, soit dans les maisons de commerce qui lui sont réservés et qui s’appellent des torgsins.Là, le prix des objets est marqué en roubles-or, et ce rouble, théorique vaut treize de nos francs actuels.J ajoute que, depuis quelque temps, les Russes sont admis dans ces magasins, mais ils payent, soit avec l’argent qu’ont déposé pour eux dans les banques d’Europe les amis qu'ils peuvent avoir à l’étranger, soit en apportant leurs bijoux qui sont acceptés pour leur poids d'or.Dans toute autre circonstance, ils se ravitaillent, soit dans les éco- H 6 1 L'ORDItE est édité par les Editions de l'Ordre limitée (cette bouffonne désignation est Imposée par le seul gouvernement français d’Amérique) et Imprimé par la .Cle de Publication de la Patrie limitée, 8 fJi m il me mon- X I George» REYER A SUIVRE m C £ 1 L’Etat italien et le cinéma vous, qui se sont réfugiés ici, ni la triste besogne qu’ils y ont faite I « Il est nécessaire que ces choses soient dites, car elles dissiperont une légende que d aucuns ont intérêt à entretenir: à savoir que le Canadien, qui aime la France, déteste le Français.Peut-être avez-vous entendu déjà cette sornette ?Eh bien ! c’est faux I C’est absolument faux 1 Les gens qui ont été tenus à l’index ici étaient ceux-là mêmes que vous aviez expulsés.« Savez-vous qu’à l'époque où le quai-tier réservé de Montréal était un des plus grands du monde — on comptait, paraît-il, quinze cents maisons dé femmes 1 — la plupart de ces « boîtes » étaient tenues pai des Français ?Voilà le fait brutal.Il en est d’autres plus sournois.Parmi les paysans, les ouvriers, qui ont apporté ici ce que la race a de meilleur, combien se sont glissés d’individus tarés, venus on ne sait d’où après avoir fait on ne sait quoi, et à qui leur seule qualité de Français a permis de s’introduire dans un milieu social où chez eux ils n’eussent jamais eu accès.« Combien en ai-je connu de ces brillants causeurs, de ces danseurs qui portaient avec tant de chic les plus grands noms de chez vous, de ces hommes du monde parés ici de tout le lustre de Paris, que se disputaient les salons les plus fermés et qui, un beau jour, sombraient dans quelque crapuleuse affaire de trafic de stupéfiants, d’escroquerie ou même de traite de blanches I » Wilson, à New-York, m’avait déjà parlé de ces choses.¦— Il y a autre chose encore ! poursuivit Athanase Bertrand.Il y a parfois l’attitude un peu maladroite du Français qui, en arrivant au ¦ Canada, fait des gorges chaudes de ce qu’il peut y avoir de suranné dans le langage et les mœurs du pays.Or nos gens sont susceptibles.Pas plus que vos terriens, ils n’aiment le Parisien qui vient goguenar-der chez « Allons, « maudit frança » I s'écrie notre hôte en riant, venez un peu à la cuisine ! Nous allons préparer la soupe aux Pois et ouvrir les « cannes de bines ».Une direction générale du cinéma, chargée de contrôler et de coordonner l’activité cinématographique nationale dans toutes ses manifestations, a été constituée auprès du nouveau sous-secrétariat de Rome pour la presse et la propagande, L’Italie est, en effet, l’un des pays qui paraissent avoir le mieux compris toute l’influence du cinéma sur la masse.On y part du point de vue qu’il agit par la sensation et par conséquent impressionne les intelligences les moins ouvertes.Jusqu’à maintenant, seuls les films d’actualités étaient mis à un contrôle sévère, tandis que le reste de la production était censuré comme partout ailleurs.Actuellement, il semble que la nouvelle organisation annonce une censure plus sévère, car, écrit le Messaggero, « les formes de propagande politique et sociale sont, dans les pays où le cinéma est très développé, si subtiles et insidieuses qu’une censure normale et sommaire n’est pas suffisante pour les combattre ».En outre, on songe aussi à diriger et non seulement à contrôler la production privée italienne.On veut lui donner un caractère original, distinct, et la rendre autant que possible indépendante de la production étrangère.On estime que si les salles italiennes pouvaient être débarrassées de tant de stupides comédies américaines qui les encombrent, on ne pourrait que se réjouir des mesures envisagées.1 ie monde tei \' frc.US8lt théâtre.Le mari rentre en retard pour d ,.leureuse fa5on" ®0r8.08 faU de la première fois de sa vie après s'être aPPar,.,lons dans le role m6rat laissé entraîner, pour la première fois d lmc bdle-mcre.encore, à suivre une fille qu’il s’est d’ailleurs borne à reconduire chez elle.Dans un monologue à l’ancienne façon et qu’on ne pardonnerait pas à un autre que Guitry, ce mari raconte sa mésaventure qui ne laisse pas d’être ridicule.Quoi de plus vaudevillcsque en effet, que cette faiblesse « incomplète » d’un mari Une société de production cinématogra-fidèle qui s’oublie momentanément et pbique, la « Jerusalem Film Promoting Co.s’en étonne lui-même au point de man- Ltd.», vient de se fonder cn Palestine, quer d’imagination pour trouver un Sa première production, Jérusalem, terre motif à son retard.Vovez la charge j sacrée, qui comprend trois parties : arabe, qu’en pourraient faire certains corné- : chrétienne et juive, est un documentaire d’un diens.Mais Guitry n’aime pas rendre j style particulier.Il montre la richesse et la trop ridicule un personnage qu’il joue beauté d un pays où se mêlent des races si lui-même: ni par la tournure parti eu- diverses, tous les lieux où l’histoire cl la lière du monologue, ni par le ton que religion ont laissé leurs traces, et surtout doit lui donner l’interprète il ne faut toute l’intensité de travail et la renaissance que Charles Blondel soit ridicule.actuelle de la Palestine juive.Et cela continue ainsi tout le long M.L.-M.Daniel, Palestinien, est le de la pièce.Après avoir longtemps lié- metteur en scène.La musique originale arabe (a) Les idées émises dans cette série En ce qui concerne les professions libé-fité à paraître devant sa femme et s’être et les chants grégoriens de la partie chré- d’articles sont personnelles à l’auteur et raies, c’est-à-dire les associations de profes- longtemps creusé la tête pour trouver tienne ont été enregistrés sur les lieux mêmes, n’engagent pas la direction.— N.de la R.seurs, d’avocats, de journalistes, de méde- II y a une grosse difficulté aujourd’hui qui s’oppose à cette réalisation: c’est que le régime de la concurrence absolue a rendu rivaux les commerçants de la même profession.Mais je crois sincèrement que, devant la menace du danger réel, ils arriveront à s’entendre et appliqueront, comme l’évolution l’exige, le principe corporatif de la collaboration des professions dans un même organisme.Cette organisme professionnel doit avant tout être local parce que la communauté d’intérêt et la facilité d’organisation pratique sont plus grandes.Ils pourront créer ou perfectionner des organismes professionnels, intellectuels et moraux.Sur le terrain provincial et régional, selon le principe corporatif de décentralisation, pourront fonctionner des organismes interprofessionnels avec un « Secrétariat » ou « Bureau permanent » s’occupant de toutes les affaires particulières à cette région.Ainsi l’artisanat et le commerce enlèveraient des charges superflues à l’Etat ou à la Province.cins, de dentistes, elles pourraient former une section spéciale au C.N.C.Mais aujourd’hui certaines professions libérales sont devenues nettement industrielles ou commerciales.Les ingénieurs par exemple pourraient rentrer dans la section : « Commission centrale de la production », au sein du C.N.C.Les pharmaciens et les architectes-entrepreneurs dans la section : « artisanat et négoce ».Reste donc l’organisation du haut commerce et de la haute banque qui existent d’une façon exemplaire sous le titre de Chambres de commerce.Celles-ci pourraient limiter leur activité' au commerce de gros et à l’exportation et constituer ainsi une sous-section dans celle du commerce au sein du C.N.C.Le HURON La polarisation des ondes hertziennes Georges LANGLOIS .i Les recherches de Kollingsworth ont montré qu'il existe une rotation marquée du plan de la polarisation des longues ondes radiotélégraphiques à une station de réception, au lever et au coucher du soleil.En appliquant la théorie des rayons magnéto-ioniques à la propagation de ces ondes, MM.A.L.Green et G.Builder expliquent le phénomène par un transport de la réflexion, au point du jour, dans une région de l’ionosphère, à 30 milles environ’au-dessus de la surface de la terre, où la fréquence des collisions entre électrons est élevée.Une société palestinienne a tourné uij film i Voilà donc une vue d'ensemble bien théorique sur le fonctionnement des Chambres corporatives.Encore une fois ceci n’est qu’une suggestion et non un plan intan-1 artisanat et du négoce » dans le Conseil gible, c’est dans cet esprit seulement national des corporations.je me suis permis d’entrer dans le détail.En ce qui concerne la représentation auprès des Chambres corporatives, cette organisation pourrait constituer la « section de Abonner un ami à 1 « Ordre », c’est faire deux cadeaux pour le prix d’un seul : un à lui et l’autre.à P « Ordre ».une .i: que Walter Patrick O’LEARY A SUIVRE leur signification.Pensez à ces montées vers le ciel qui viennent couper les horizontales du fleuve et apportent la vie dans ce paysage éthéré.Le spectacle prend alors son équilibre : les arbres balancent la composition, ajustent l'échelle des valeurs, apportent la note indispensable dc tons plus chauds et font ressortir admirablement par leur masse imprévue le caractère serein dc ce chromatique azuré.M.Jean-Charles Faucher, ancien élève de l’Ecole des Beaux-Arts de me demande si beaucoup d’écrivains réussissent leur premier livre avec tant de bonheur.L’auteur ne pouvait trouver sujet plus général et plus local à la fois.Que je lui sais gré d'avoir évité l’inévitable allégorie sur la science, la musique et les beaux-arts, expliquée par des personnages conventionnels et ridicules! Non pas qu’en soi cette façon d’imaginer un décor soit de mauvais goût.Au contraire, c’est encore le genre le plus noble, le plus élevé.Mais parce qu'il emprunte à la une observation exercée pouvait rendre toute la vibration assourdie de cette atmosphère qui laisse à lame une impression de plénitude.Ce ciel fondu pouvait faire « léché » : il fut exécuté en fine mosaïque, chaque touche se mêlant à distance à la voisine "mais contribuant à la vigueur de l'ensemble.Les arbres pouvaient se perdre dans cette immensité : M.Faucher a décidé hardiment de leur donner un tel élan que la composition les coupe à la partie supérieure.Il les a franchement interprétés en masses décoratives, avec un tronc et un bouquet énormes.Il n'en a placé qu'un seul de chaque côté du décor, jugeant avec raison que point n'est nécessaire dc peindre tous les arbres qu’on veut suggérer, surtout s’ils ne servent que de repoussoir (au sens technique du terme).Le feuillage est vert sombre et le tronc, grenat, dc cc ton rare que prennent les couleurs chaudes, le soir.Toute cette richesse fait ressortir la distinction des bleus.Malgré tout, les arbres s’estompent dans la brunante : cette atmosphère qui unifie l'eau, le ciel et la montagne les entoure également de sa poésie contenue.et gagne le spectateur.La stylisation est réussie et donne à l’ensemble un caractère assez moderne.Ce dernier vocable a servi à bien des croûtes comme à bien des extravagances.Entendons-le dans son sens le plus raisonnable.Je l’applique ici à une œuvre faite en 1933 par un jeune peintre qui n'a pas voulu copier le passé ni suivre les excentricités à la mode.Son travail n’appartient à aucun genre en particulier, et c'est par là qu'il est original.Quelques faiblesses dans le traitement du feuillage : certaines branches ne s'expliquent pas facilement, elles jaillissent un peu gauchement du tronc et font « plaqué ».C'est la seule ré- Montréal au crépuscule
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.